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  • Que deviennent les dents en or ou les prothèses des défunts après crémation ? - 17/12/2018 - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/article/2018/12/17/2926224-cremation-quand-la-mort-vaut-de-l-or.html

    Vous pensiez que les dents en or et les prothèses articulaires ou mammaires des défunts étaient restituées à la famille après la crémation ? Pas du tout. Seules les cendres sont rendues à la famille, pour être placées dans un caveau spécifique, ou enfouis dans le jardin des souvenirs du crématorium.

    Les résidus métalliques provenant des prothèses mammaires ou de hanche, de dents en or, etc., sont filtrés et confiés à des sociétés spécialisées qui en retirent divers métaux, précieux pour certains, que ces déchets contiennent : titane, cobalt, inox, aluminium, cuivre, zinc, fer, acier, or, platine, argent… Des métaux réutilisés à destination de l’industrie automobile ou aéronautique, voire de l’armement. Les prothèses sont parfois reconditionnées et exportées vers des pays émergents pour y être réutilisées (lire ci-contre).

    Le crématorium de Cornebarrieu a confié le marché du recyclage après crémation à une société hollandaise, OrthoMetals, suite à un appel d’offres en 2015. Une attribution contestée par une autre société spécialisée, française, EMC (Europe Metal Concept), dont le siège est à Avignon. EMC a porté plainte le 7 août 2015 contre Toulouse Métropole (dont le crématorium de Cornebarrieu dépend) devant le tribunal administratif de Toulouse. L’instruction, close depuis le 26 mars 2018, le magistrat rapporteur décidera de la mise au rôle de ce dossier à une prochaine audience dès qu’il le jugera possible.

    Le gérant d’EMC, Louis Piazza, évoque une « concurrence déloyale » d’OrthoMetals, « qui n’a pas demandé les autorisations nécessaires en France et n’acquitte pas les taxes françaises » et « un contrôle fiscal en cours ». Ce que dément Hidde Verberne, d’OrthoMetals BV : « tous les paiements obligatoires ont été faits » (lire ci-contre). La responsable de la société hollandaise explique que sa filiale française, qui a obtenu le marché en 2015 sans personnel en France, a été clôturée car « les appels d’offres sont faits désormais au niveau européen ».

    Louis Piazza accuse : « La Ville de Toulouse stockait ses résidus métalliques depuis 25 ans. Ce stock faisait partie du marché. Il contenait des métaux précieux, et de l’or, peut-être une demi-tonne… D’où vient la recette exceptionnelle d’1,20 million d’€ enregistrée par le crématorium en 2015 ? »

    Ghislaine Delmond, élue métropolitaine en charge des cimetières, affirme : « le stock a été enfoui » et Sacha Briand, en charge des finances explique : « les 1,20 M€ correspondent au reversement des excédents antérieurs du budget annexe portés alors par la ville (…) transférés à Toulouse Métropole » en 2015.
    Le business caché de la crémation

    40 % des défunts sont incinérés, en France (38 % pour Toulouse Métropole). Notre pays est devenu le quatrième d’Europe pour la crémation. Une proportion à la hausse, au rythme de +1 % l’an, selon Ghislaine Delmond, élue métropolitaine en charge des cimetières. La mort est aussi un marché. Et ce marché reste tabou dans notre société, ce qui explique sans doute qu’il reste aussi opaque qu’un tombeau. Savez-vous par exemple que les familles peuvent récupérer les cendres d’un défunt dans une urne métallique qui est gratuite ? Mais les services de pompes funèbres proposent systématiquement aux familles des urnes payantes, plus élaborées. à noter que Toulouse Métropole a sa propre société de pompes funèbres, depuis 1904 (elle relevait alors de la Ville de Toulouse), une régie publique, la plus ancienne de la métropole. Orthometals, la société hollandaise leader mondial du marché de la récupération des résidus métallique après crémation, a, elle, collecté et traité 50 tonnes de métaux provenant de France sur un total de 350 t. au niveau mondial, en 2013. Cette PME de 6 personnes travaille avec 180 crématoriums en France (1 250 dans le monde) mais se montre très discrète sur ses comptes, se réfugiant derrière le secret des affaires.

    #prothèse #or #mort #la_gerbe



  • Des universités japonaises pénalisaient les filles trop douées - Les Echos Start
    https://start.lesechos.fr/continuer-etudes/etudier-a-letranger/des-universites-japonaises-penalisaient-les-filles-trop-douees-13667.

    Le ministère de l’Education avait lancé, à l’automne dernier, un grand #audit des #concours_d'entrée de tous les établissements, publics comme privés, après la mise à jour de pratiques discriminatoires au sein de l’#Université_médicale_de_Tokyo. La prestigieuse fac avait admis en août que son comité de sélection s’arrangeait pour que les #filles ne représentent jamais plus de 30 % du nombre d’élèves reçus au sein de chaque promotion. Certains candidats garçons recevaient ainsi des points bonus sur la seule justification de leur #genre.
    Des efforts de justification

    Cette stratégie de discrimination avait, selon la direction de l’université, été mise en place pour contenir les pénuries de médecins dans les hôpitaux du pays. L’établissement expliquant que les femmes devenues médecins peinaient souvent à accepter les lourdes conditions de travail exigées pour ces postes et étaient même tentées de démissionner pour se consacrer à leurs familles après le mariage.

    Après avoir été, à leur tour, dénoncé publiquement par le ministère de l’éducation, d’autres universités ont tenté de justifier, à leur tour, les pénalités appliquées à toutes les candidates. Un effort qui a été souvent moqué par les réseaux sociaux.

    #sexisme #discrimination #médecine #Japon



  • Inclusivement vôtre
    https://mailchi.mp/slate/il-se-passe-un-truc-532533?e=a942088280

    Je pensais tout savoir sur l’écriture inclusive, et puis j’ai lu le dernier livre d’Éliane Viennot et j’ai envie de m’excuser pour mon arrogance. Il est temps de faire un « l’écriture inclusive, deuxième partie ». Éliane Viennot a donc publié un très court ouvrage que je vous recommande chaudement, que vous vous intéressiez au féminisme ou à la langue française : Le langage inclusif : pourquoi, comment.

    C’est jouissif, stimulant, et cela vous permet de vous demander : quelles sont mes habitudes de langage, que véhiculent-elles et qu’est-ce que je souhaite y changer ? Vous pouvez également écouter cette émission de France Culture, où Bernard Cerquiglini, linguiste et l’un de ceux qui ont participé aux premières batailles pour l’inclusif dans les années 1980, fait le point sur l’évolution de la langue –et c’est passionnant.
     
    Déjà, on ne dit pas féminisation de la langue, parce que le terme est impropre et tend à valider l’idée d’un grand complot féministe qui voudrait remplacer le masculin par le féminin. La démarche ici n’est pas de féminiser, mais plutôt de pratiquer une démasculinisation, dans le sens où le masculin a pris une place dingue dans le français et que l’on tente seulement de le reporter à ses justes proportions.

    Sur cette idée de féminisation, Éliane Viennot explique également que l’on ne féminise pas des termes masculins. Les mots sont faits de radicaux (un noyau originel), auquel on ajoute de quoi faire un masculin ou un féminin. On ne part donc pas de mots masculins que l’on torturerait pour en faire des féminins, mais de radicaux. Elle est également très déculpabilisante, parce qu’elle prône la souplesse et la liberté, notamment en accordant selon le sens. Si j’ai envie d’accorder au féminin pluriel pour un accord de majorité, pourquoi pas ? 
     
    Dans son livre, on découvre de vieux mots oubliés, comme orfèvresse, mairesse, victrice, tavernière, archière, bourrelle (pour des femmes bourreaux), poétesse, procureuse, médecine (pour une femme médecin), agente, vétérante, proviseuse –des mots qui s’employaient encore tardivement à l’oral. C’est la massification de l’enseignement, avec la mise au point de traités de grammaire, qui ont généralisé des usages qui n’étaient auparavant employés que dans certains milieux lettrés. 

    Cette généralisation du masculin ne nous apparaît même plus comme telle. Autrefois, on disait par exemple « ça pleut », avant de le remplacer par « il pleut ». De même, des formes se sont complexifiées avec un sujet dit « apparent », comme dans « il faut partir ». « Il » est un sujet apparent, le vrai sujet est « partir ». On disait jadis « faut partir », ce qui sur le plan du sens me paraît plus juste, mais qui pour nous est ressenti comme une forme populaire –donc impropre, et il y aurait beaucoup à dire là-dessus.

    Plus proche de nous, Madame de Sévigné, à qui un homme disait : « Je suis malade », répondait : « Je la suis également », et expliquait qu’en disant : « Je le suis », elle aurait eu l’impression d’avoir de la barbe. On a totalement perdu cet usage. Pourtant, on le trouve encore chez Beaumarchais, dans Le mariage de Figaro : « J’étais née, moi, pour être sage, et je la suis devenue » (acte 3 scène 16).

    Également jetée aux oubliettes, l’élision du « a » devant voyelle dans les déterminants possessifs. Exemple : « ma amour » se disait « m’amour », avant que l’on ne décide de le transformer en « mon amour » (le mot « amour » était alors féminin).

    Éliane Viennot a également l’intelligence de nous mettre face à nos propres contradictions. J’ai déjà expliqué pourquoi autrice et pas auteure. Autrice existait au XVIe siècle, puisqu’il y avait des femmes qui écrivaient. L’Académie française a décidé d’interdire le mot, pour interdire l’activité. Ces femmes et leur dénomination ont été rayées de nos mémoires. Au XXe siècle, totalement amnésique, on a inventé « auteure ». Dire « autrice », c’est dire que les femmes n’ont pas commencé à écrire au XXe siècle, c’est rendre leur place à toutes les Catherine Bernard qui nous ont précédées –amusant, dans ce lien vous verrez que Slate avait écrit « auteure » dans les titres et intertitres, alors que j’employais le terme « autrice » dans le corps du texte [depuis, la rédaction de Slate emploie le terme « autrice » et continue de réfléchir à la meilleure façon d’appliquer l’écriture inclusive, ndlr]. Mais celles et ceux qui restent attachés à « auteure », qu’est-ce qui vous paraît le plus logique entre une « auteure-compositrice » ou une « autrice-compositrice » ? À l’inverse, doit-on dire sage-homme pour un homme sage-femme ? Nope : femme renvoie ici à la parturiente.
     
    Il y a quelques semaines, sur France Inter, j’écoutais un reportage sur des femmes violées en temps de guerre. Le journaliste a conclu en disant que c’était une véritable atteinte aux droits de l’homme. Sérieusement. Même pour ce sujet, on n’a pas eu un petit « aux droits humains ».

    De même, ça me fatigue, quand je fais la lecture aux enfants, de devoir systématiquement remplacer « hommes » par « humains ». C’est encore arrivé hier soir : « Les hommes vivaient-ils au temps des dinosaures ? » Sans parler des innombrables « hommes préhistoriques »...

    Et je me dis que quand les enfants liront seuls, ils ne remplaceront plus par « humains ». J’aimerais vraiment, chères et chers ami·es de l’édition, que vous profitiez des rééditions pour remplacer « hommes » par « humains ». 

    Dans le même ordre d’idées, plus j’écoute ou je lis les infos, plus la masculinisation me semble poser un réel problème d’invisibilisation d’une partie de la population, au point d’aboutir quasiment à une fausse information. Quand on nous parle chômage, on pense chômeurs et jamais chômeuses, parce qu’elles n’existent pas dans le langage : ce sont les droits des chômeurs qui sont concernés. De même quand on parle des agriculteurs, des avocats, ou du statut de l’auto-entrepreneur –dont Éliane Viennot nous rappelle qu’on pourrait aisément le remplacer par « auto-entreprise ».
     
    Mais le point le plus intéressant à mon sens, c’est qu’elle répond à mes propres interrogations. Si je suis acquise à l’écriture inclusive, j’ai tout de même un contre-argument : tout ce qui tend à genrer encore davantage le monde me gave. J’aimerais dégenrer la vie, alors une démarche qui consiste à mettre plus de féminin n’y participe clairement pas ; elle insiste au contraire sur une fondamentale différence des sexes et/ou des genres, elle renforce la binarité. Dans mon idéal, nous aurions un langage épicène. À cela, Éliane Viennot oppose plusieurs arguments. D’abord, démasculiniser la langue permet au moins de sortir d’un système hiérarchique où le masculin est plus valorisé, plus noble, plus universel. Mais dans ce cas, cette démarche ne pourrait-elle pas être simplement transitoire, le temps d’atteindre un ordre plus égalitaire où le masculin ne sera plus paré de toutes les qualités ? Sa réponse est très claire : non. Les lois sur la parité en politique seront peut-être un jour dépassées, inutiles. Mais « concernant le français, on voit bien comment le démasculiniser, mais pas comment le dégenrer. De fait, il se pourrait que la langue (les langues romanes en tout cas, et sans doute beaucoup d’autres) soit le seul domaine “intraitable” en la matière ». Même si les récentes recherches en biologie nous ont appris que la nature n’était pas proprement ordonnée en deux catégories étanches, mâle et femelle, le français est ainsi structuré. Éliane Viennot explique que l’on peut dégenrer un certain nombre de formes, mais pas toutes. Elle propose de commencer par diminuer la place du masculin, et de voir ensuite les nouvelles formes proposées, si elles sont pratiquables, adoptées par tout le monde –ce dont elle doute, et je la rejoins assez. 

    Je retiens surtout que nous avançons très vite, au moins dans ce domaine, et en tant que féministe, cela fait du bien. On hésite encore sur « autrice », mais à peu plus personne n’est choquée par « une traductrice » ou « la ministre ». En 2005, on pouvait encore lire dans le Figaro : « Chaussé d’escarpins à talons aiguilles et vêtu d’un coquet tailleur rose, le chancelier allemand a serré la main de Jacques Chirac. » Désormais, tout le monde qualifie Angela Merkel de chancelière, sans que cela ne heurte nos oreilles –à part Gérard Longuet, mais qui écoute encore Gérard Longuet ?

    #écriture_inclusive


  • Opinion | In Praise of Mediocrity - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/09/29/opinion/sunday/in-praise-of-mediocrity.html

    But there’s a deeper reason, I’ve come to think, that so many people don’t have hobbies: We’re afraid of being bad at them. Or rather, we are intimidated by the expectation — itself a hallmark of our intensely public, performative age — that we must actually be skilled at what we do in our free time. Our “hobbies,” if that’s even the word for them anymore, have become too serious, too demanding, too much an occasion to become anxious about whether you are really the person you claim to be.

    If you’re a jogger, it is no longer enough to cruise around the block; you’re training for the next marathon. If you’re a painter, you are no longer passing a pleasant afternoon, just you, your watercolors and your water lilies; you are trying to land a gallery show or at least garner a respectable social media following. When your identity is linked to your hobby — you’re a yogi, a surfer, a rock climber — you’d better be good at it, or else who are you?

    #hobbies #loisirs #médiocrité


  • PLUS POLITIQUES QUE DANS LES JOURNAUX : LES GILETS JAUNES DANS LE MIROIR DE FACEBOOK

    Quatre chercheurs d’un labo toulousain en sciences sociales ont décortiqué des milliers de tweets, posts Facebook et commentaires des Gilets jaunes. Ils les ont comparés au traitement du mouvement par la presse écrite. Leur verdict : de l’Huma au Figaro en passant par le Monde, les journaux dépeignent des automobilistes fâchés, parfois racistes, et indifférents aux enjeux climatiques. Sur les réseaux sociaux, les chercheurs, dans ce rapport révélé par ASI, ont vu au contraire l’affirmation croissante et argumentée d’une citoyenneté.

    https://www.arretsurimages.net/articles/plus-politiques-que-dans-les-journaux-les-gilets-jaunes-dans-le-miro

    #giletsjaunes #presse #médias #médias_sociaux


  • L’obsolescence programmée existe aussi dans le domaine pharmaceutique Yves-Alain Cornu/gma - 27 Novembre 2018 - RTS

    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/medecine/10024247-l-obsolescence-programmee-existe-aussi-dans-le-domaine-pharmaceutique.h

    Les brevets qui protègent les nouveaux médicaments permettent à l’industrie pharmaceutique d’engranger des bénéfices. Au terme des vingt ans de couverture, les fabricants n’hésitent pas à dénigrer leur propre produit.
    Pour éviter qu’ils ne soient imités par la concurrence, les nouveaux médicaments créés par les entreprises pharmaceutiques sont protégés par un brevet pour une durée de vingt ans. Si les premières années sont consacrées au développement du produit, le reste du temps vise à rentabiliser l’investissement.


    "A peine le médicament sort de sa couverture par un brevet que des génériques apparaissent. Du coup, plus personne n’est intéressé à continuer la recherche", explique mardi dans l’émission "On en parle" de la RTS Thierry Buclin, médecin-chef du Service de pharmacologie clinique au CHUV, qui dénonce les effets pervers de ce système de brevets à durée limitée.

    De l’obsolescence programmée
    L’industrie pharmaceutique est en revanche intéressée à développer des nouvelles variantes de ses propres médicaments en fin de couverture de brevet.

    "Il y a une tendance à considérer qu’il faut remplacer les vieux médicaments : parfois c’est juste, mais parfois c’est entièrement faux. Tant que dure la couverture du médicament, le fabricant va lui trouver toutes les qualités. Mais quand l’échéance du brevet approche, le fabricant commence à dénigrer son propre produit, pour profiler le produit suivant", indique Thierry Buclin.

    Peut-on dès lors parler d’obsolescence programmée ? "Absolument", répond Thierry Buclin. "Dans la médecine, il y a une pensée un peu magique qui dit que tout ce qui est nouveau est meilleur."

    « La recherche fonctionne ainsi »
    Pour l’industrie, il ne s’agit en aucun cas d’obsolescence programmée. "La recherche fonctionne ainsi. Nous n’avons pas de grande percée tous les jours, mais nous avons très souvent de petites avancées qui se révèlent totalement décisives au fil des ans, notamment pour le diabète", déclare Sarah Käch, responsable de la communication pour Interpharma, l’association des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche.

    L’association Public Eye, qui milite pour des médicaments à prix abordables, estime cependant que l’industrie, avec ces petites avancées, cherche à accélérer la phase de recherche d’un médicament, voire à la bâcler, afin de rallonger au maximum la phase de commercialisation.

    "Les études montrent que non seulement les coûts de recherche sont très vite rentabilisés, mais qu’en plus il y a une marge bénéficiaire absolument astronomique", assure Patrick Durisch, responsable politique santé chez Public Eye.

    Investissement exagéré ?
    L’investissement pour développer de nouveaux médicaments coûterait 2 milliards de francs en moyenne. C’est du moins le chiffre sur lequel communique l’industrie pharmaceutique.

    "Ce chiffre est extrêmement important, ce qui permet à l’industrie de justifier le prix de vente très élevé de son médicament. Il y a d’autres études qui arrivent à des montants dix fois inférieurs. Pour l’industrie, il est clair que c’est moins intéressant, puisque cela ne justifie pas d’imposer des prix sur le marché qui sont disproportionnés", explique Dominique Sprumont, professeur à l’Institut de droit de la santé de l’Université de Neuchâtel.

    L’industrie pharmaceutique se défend cependant d’abuser sur ses prix et insiste sur la grande nécessité de maintenir un système de brevets qui permet d’assurer des revenus sans concurrence pendant vingt ans, afin de financer la recherche.

     #obsolescence #obsolescence_programmée #capitalisme #gaspillage #innovation #pharma #santé #big_pharma #brevets #médicaments #industrie_pharmaceutique #brevet



  • Implant Files - ICIJ
    https://www.icij.org/investigations/implant-files

    Health authorities across the globe have failed to protect millions of patients from poorly tested implants, the first-ever global examination of the medical device industry reveals.

    83 000 morts, 1,7 millions de victimes du manque de régulation des prothèses et implants. Méga enquête de l’ICIJ.


  • Edward Snowden Explains Blockchain to His Lawyer — and the Rest of Us | American Civil Liberties Union
    https://www.aclu.org/blog/privacy-technology/internet-privacy/edward-snowden-explains-blockchain-his-lawyer-and-rest-us

    ES: In a word: trust. Imagine an old database where any entry can be changed just by typing over it and clicking save. Now imagine that entry holds your bank balance. If somebody can just arbitrarily change your balance to zero, that kind of sucks, right? Unless you’ve got student loans.

    The point is that any time a system lets somebody change the history with a keystroke, you have no choice but to trust a huge number of people to be both perfectly good and competent, and humanity doesn’t have a great track record of that. Blockchains are an effort to create a history that can’t be manipulated.

    BW: A history of what?

    ES: Transactions. In its oldest and best-known conception, we’re talking about Bitcoin, a new form of money. But in the last few months, we’ve seen efforts to put together all kind of records in these histories. Anything that needs to be memorialized and immutable. Health-care records, for example, but also deeds and contracts.

    ES: Let’s pretend you’re allergic to finance, and start with the example of an imaginary blockchain of blog posts instead of going to the normal Bitcoin examples. The interesting mathematical property of blockchains, as mentioned earlier, is their general immutability a very short time past the point of initial publication.

    For simplicity’s sake, think of each new article published as representing a “block” extending this blockchain. Each time you push out a new article, you are adding another link to the chain itself. Even if it’s a correction or update to an old article, it goes on the end of the chain, erasing nothing. If your chief concerns were manipulation or censorship, this means once it’s up, it’s up. It is practically impossible to remove an earlier block from the chain without also destroying every block that was created after that point and convincing everyone else in the network to agree that your alternate version of the history is the correct one.

    So on the technical level, a blockchain works by taking the data of the new block — the next link in the chain — stamping it with the mathematic equivalent of a photograph of the block immediately preceding it and a timestamp (to establish chronological order of publication), then “hashing it all together” in a way that proves the block qualifies for addition to the chain.

    Think about our first example of your bank balance in an old database. That kind of setup is fast, cheap, and easy, but makes you vulnerable to the failures or abuses of what engineers call a “trusted authority.” Blockchains do away with the need for trusted authorities at the expense of efficiency. Right now, the old authorities like Visa and MasterCard can process tens of thousands of transactions a second, while Bitcoin can only handle about seven. But methods of compensating for that efficiency disadvantage are being worked on, and we’ll see transaction rates for blockchains improve in the next few years to a point where they’re no longer a core concern.

    Yet the hard truth is that the only thing that gives cryptocurrencies value is the belief of a large population in their usefulness as a means of exchange. That belief is how cryptocurrencies move enormous amounts of money across the world electronically, without the involvement of banks, every single day. One day capital-B Bitcoin will be gone, but as long as there are people out there who want to be able to move money without banks, cryptocurrencies are likely to be valued.

    BW: But what about you? What do you like about it?

    ES: I like Bitcoin transactions in that they are impartial. They can’t really be stopped or reversed, without the explicit, voluntary participation by the people involved. Let’s say Bank of America doesn’t want to process a payment for someone like me. In the old financial system, they’ve got an enormous amount of clout, as do their peers, and can make that happen. If a teenager in Venezuela wants to get paid in a hard currency for a web development gig they did for someone in Paris, something prohibited by local currency controls, cryptocurrencies can make it possible. Bitcoin may not yet really be private money, but it is the first “free” money.

    BW: So if Trump tried to cut off your livelihood by blocking banks from wiring your speaking fees, you could still get paid.

    ES: And all he could do is tweet about it.

    BW: The downside, I suppose, is that sometimes the ability of governments to track and block transactions is a social good. Taxes. Sanctions. Terrorist finance.

    We want you to make a living. We also want sanctions against corrupt oligarchs to work.

    ES: If you worry the rich can’t dodge their taxes without Bitcoin, I’m afraid I have some bad news. Kidding aside, this is a good point, but I think most would agree we’re far from the low-water mark of governmental power in the world today. And remember, people will generally have to convert their magic internet money into another currency in order to spend it on high-ticket items, so the government’s days of real worry are far away.

    BW: How would you describe the downsides, if any?

    ES: As with all new technologies, there will be disruption and there will be abuse. The question is whether, on balance, the impact is positive or negative. The biggest downside is inequality of opportunity: these are new technologies that are not that easy to use and still harder to understand. They presume access to a level of technology, infrastructure, and education that is not universally available. Think about the disruptive effect globalization has had on national economies all over the world. The winners have won by miles, not inches, with the losers harmed by the same degree. The first-mover advantage for institutional blockchain mastery will be similar.

    BW: And the internet economy has shown that a platform can be decentralized while the money and power remain very centralized.

    ES: Precisely. There are also more technical criticisms to be made here, beyond the scope of what we can reasonably get into. Suffice it to say cryptocurrencies are normally implemented today through one of two kinds of lottery systems, called “proof of work” and “proof of stake,” which are a sort of necessary evil arising from how they secure their systems against attack. Neither is great. “Proof of work” rewards those who can afford the most infrastructure and consume the most energy, which is destructive and slants the game in favor of the rich. “Proof of stake” tries to cut out the environmental harm by just giving up and handing the rich the reward directly, and hoping their limitless, rent-seeking greed will keep the lights on. Needless to say, new models are needed.

    ES: The tech is the tech, and it’s basic. It’s the applications that matter. The real question is not “what is a blockchain,” but “how can it be used?” And that gets back to what we started on: trust. We live in a world where everyone is lying about everything, with even ordinary teens on Instagram agonizing over how best to project a lifestyle they don’t actually have. People get different search results for the same query. Everything requires trust; at the same time nothing deserves it.

    This is the one interesting thing about blockchains: they might be that one tiny gear that lets us create systems you don’t have to trust. You’ve learned the only thing about blockchains that matters: they’re boring, inefficient, and wasteful, but, if well designed, they’re practically impossible to tamper with. And in a world full of shifty bullshit, being able to prove something is true is a radical development.

    #Blockchain #Edward_Snowden #Pédagogie #Bitcoin


  • Dozens of indigenous women forcibly sterilised in Canada, ...
    http://news.trust.org/item/20181123160226-zt1ay

    Dozens of indigenous women were forcibly sterilised by Canadian health authorities, including as recently as in 2017, said the lawyer leading a class-action lawsuit against the government.

    Alisa Lombard was speaking on Thursday after appearing in Geneva at the U.N. Committee against Torture during hearings into Canada’s human rights record.

    More than 90 indigenous women in the western province of Saskatchewan contacted lawyers to join the lawsuit over forced sterilisation, said Lombard of Maurice Law, the indigenous-run firm spearheading the case.

    “This practice needs to stop,” she told the Thomson Reuters Foundation, adding that she knew of cases in 2009, 2011 and 2017.

    “If it happened then and nothing was done to prevent it, I don’t see why it wouldn’t be happening now,” Lombard said.

    A government spokeswoman said officials were still gathering information on the issue, and could not say with certainty that the practice had stopped.

    The U.N. committee will publish its findings on December 7.

    #canada #stérilisations_forcées #peuples_premiers #suprématie_blanche #racisme #femmes


  • Mafia PayPal : que sont devenus les fondateurs de l’entreprise aujourd’hui ?
    https://www.clubic.com/pro/entreprises/paypal/article-847677-1-mafia-paypal-devenus-fondateurs-entreprise.html

    De la création de PayPal en 1998 est née la « Mafia PayPal », un surnom donné aux co-fondateurs du service de paiement, dont la majorité ont fondé ou participé à la création d’entreprises technologiques particulièrement puissantes dans la Silicon Valley. Mais qui se cache derrière ce mythe, et que font réellement les co-fondateurs de la plateforme qui rassemblait plus de 203 millions de comptes d’utilisateurs actifs dans le monde début 2017 ?


  • Les films de Carole Roussopoulos disponibles sur le site de la Médiathèque Valais - Martigny

    Le F.H.A.R., 1971
    http://xml.memovs.ch/f0199a-002.xml

    Manifestation du Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire
    Discours d’une militante sur l’homosexualité (mythique)
    Discours de Guy Hocquenghem sur les rôles sexuels et les relations de pouvoir
    Témoignage de militants
    Evocation des débats sur les homosexuels et l’élite (Cocteau, Marais, Gide...)
    Accusation contre les homosexuels et condamnation ; discrimination ; le journal « Tout »

    Gabrielle Nanchen, 1972
    http://xml.memovs.ch/f0199a-003.xml

    Témoignage de paysans sur le vote des femmes
    Fonctionnement du gouvernement suisse
    Témoignage d’un paysan sur l’élection de Gabrielle Nanchen
    Intérêt pour la politique, parcours professionnel
    Interview de la belle-mère de Gabrielle Nanchen
    Inscription au parti socialiste valaisan, Mai 1968
    Témoignage d’un paysan
    Définition du socialisme, importance de la religion
    Témoignage d’un ecclésiastique et d’une étudiante
    Technique pour transmettre les idées politiques
    Témoignage contre le vote des femmes
    L’électorat, réaction des gens

    Y a qu’à pas baiser, 1973
    http://xml.memovs.ch/f0199a-004.xml

    Générique et publicité
    Journal télévisé I.N.F. 2 consacré à l’avortement : interview du professeur Jérôme Lejeune
    Manifestation pour le droit à l’avortement et témoignage de passants
    Rapports sexuels entre femmes et hommes et plaisir dans la relation
    Avortement selon la méthode karman en temps réel
    Reprise de la manifestation

    Les prostituées de Lyon parlent, 1975
    http://xml.memovs.ch/f0199a-012.xml

    Revendications des prostituées à l’Eglise de Saint-Nizier
    Retransmission des débats à l’extérieur de l’église
    Témoignages de femmes : vie de femmes, de famille et professionnelle, proxénétisme

    La marche du retour des femmes à Chypre, 1975
    http://xml.memovs.ch/f0199a-011.xml

    Camps de réfugiés
    Marche pacifiste
    Discours sur l’application de la résolution de l’ONU ordonnant à la Turquie de permettre le retour des Chypriotes grecs
    Distribution de vêtements et de nourriture
    Témoignages de réfugiées chypriotes
    Discours
    Habitations et conditions de vie rudimentaires des réfugiés, témoignages ; viol des femmes
    Marche pacifiste
    Arrivée et mot de bienvenue du commandant militaire de la section des Nations Unies
    Témoignage

    S.C.U.M. Manifesto, 1976
    http://xml.memovs.ch/f0199a-015.xml

    Lecture du S.C.U.M Manifesto, un texte de Valérie Solanas (1967), par la comédienne Delphine Seyrig
    Manifestation pacifiste de femmes catholiques et protestantes en Irlande contre la guerre
    Reprise de la lecture
    Violence policière en Argentine, manifestation des femmes à Belfast

    Maso et Miso vont en bateau, 1976
    Cinéastes : Carole Roussopoulos, Ioana Wieder, Delphine Seyrig et Nadja Ringart.

    Mythique film de 55’ sur lequel on peut tout savoir grâce à @volt :

    Images de la culture : Maso et Miso vont en bateau
    https://imagesdelaculture.cnc.fr/-/maso-et-miso-vont-en-bateau

    Bernard Pivot invite Françoise Giroud, alors première secrétaire d’Etat à la condition féminine, pour une émission gentiment misogyne : Encore un jour et l’année de la femme, ouf ! c’est fini. Le collectif les Insoumuses recycle l’émission par des interventions pleines d’humour et en fait « la preuve officielle que le secrétariat d’Etat à la condition féminine est une mystification ».

    Des cartons donnent les réponses que Françoise Giroud aurait dû donner ; une interview de Simone de Beauvoir contredit ses propos ; les arrêts sur image soulignent son inaptitude. « Notre propos est de montrer qu’aucune femme ne peut représenter toutes les autres femmes au sein d’un gouvernement patriarcal, quel qu’il soit. Elle ne peut qu’incarner la condition féminine oscillant entre la nécessité de plaire (féminisation-maso) et le désir d’accéder au pouvoir (masculinisation-miso). Quant aux réformes proposées par Françoise Giroud, elles peuvent être proposées directement par les ministères concernés (travail, justice, santé...). Aucune image de la télévision ne veut ou ne peut nous refléter, c’est avec la vidéo que nous nous raconterons. » Une des premières vidéo scratch en France, une vidéo mythique.

    (Nathalie Magnan)

    http://xml.memovs.ch/f0199a-016.xml

    Lip : Monique et Christiane, 1976 (autre film absolument mythique)
    http://xml.memovs.ch/f0199a-017.xml

    Conditions féminines chez Lip ; manifestations des inégalités de genre dans l’organisation syndicale et la prise de parole
    Peur de l’expression chez les femmes ; comité d’organisation (1976)
    Situation des femmes par rapport aux hommes, importance, rôle et préjugés sur les femmes (1976)
    Extrait d’une assemblée générale
    Compte-rendu de l’intervention de Christiane à l’assemblée générale
    Journées portes ouvertes de Lip, lettre sur la condition des femmes
    Stands tenus par les femmes, réaction des hommes
    Invité :
    Suite du compte-rendu de l’assemblée générale ; question du partage du droit d’expression et des tâches
    Invité :
    Vie au chômage

    Le viol : Annie, Corine, Annie, Brigitte, Josyane, Monique et les autres..., 1978
    http://xml.memovs.ch/f0199a-020.xml

    Lecture de coupures de presse
    Correspondance entre Anne et Corinne
    Discussion entre Corinne et Anne
    Emission débat « Les dossiers de l’écran » avec Anne pour invitée
    Discussion entre Corinne et Anne
    Ecoute de l’émission radiophonique d’Etienne Lalou et Igor Barrère sur le viol, témoignage de Brigitte
    Discussion entre Corinne et Anne
    Discussion avec les trois avocates, Monique Antoine, Colette Auger et Josyane Moutet sur la justice et la répression
    Discussion entre Corinne et Anne
    Emission débat « Les dossiers de l’écran » avec Anne pour invitée
    Discussion entre Corinne et Anne
    Discussion avec les trois avocates, Monique Antoine, Colette Auger et Josyane Moutet sur la justice et la répression

    Ça bouge à Vendôme, 1982
    http://xml.memovs.ch/f0199b-003.xml

    Déroulement de l’enquête sur la femme en 1982 et bilan des réponses
    Association pour une école non sexiste
    Opinion des intervenantes sur la parité

    Ça bouge à Mondoubleau, 1982
    http://xml.memovs.ch/f0199b-002.xml

    Explication de l’enquête réalisée sur la différence des rôles masculins et féminins
    Débats entre les élèves et leur professeure sur l’enquête

    Flo Kennedy, 1982
    http://xml.memovs.ch/f0199b-004.xml

    Waiting and discussion between Margo Jefferson and Ti-Grace Atkinson until arriving of Flo Kennedy
    Flo Kennedy’s family and her life course
    Feminist movement
    Feeling about oppression
    Dressing
    Freedom of women
    Friendly discussion with Margo Jefferson and Ti-Grace Atkinson

    Profession : agricultrice, 1982
    http://xml.memovs.ch/f0199b-005b.xml

    Témoignage de Marie-Cécile Jacquet et Marie-Louise Navet sur leur travail et leur statut
    Marie-Cécile Jacquet déléguée du canton de Rocroi pour la commission féminine
    Témoignage de Roseline Dupont et Martine Guillet sur leur travail et leur statut
    Témoignage d’agricultrices de l’Association Féminine de Développement Agricole (AFDA)
    Discours de la porte-parole de l’AFDA

    Femmes immigrées de Gennevilliers, 1984
    http://xml.memovs.ch/f0199b-013.xml

    Information auprès de la population arabe de la création de l’Association de femmes arabes immigrées en France
    Témoignage
    Animation d’une émission radiophonique par des femmes arabes immigrées, régularisation des situations
    Témoignage de femmes marocaines
    Emission radiophonique à radio Gennevilliers
    Générique

    La mort n’a pas voulu de moi, 1984
    http://xml.memovs.ch/f0199b-014.xml

    Travail avec Werner Herzog
    Lecture du commentaire du film « Fata Morgana »
    Lecture de poème de Verlaine « Gaspard Hauser chante »
    Extrait de « Nosferatu » de F.W. Murnau (1922)
    Parcours de vie
    Extrait de « The Diary Of The Lost Girl » de Pabst, anecdote sur le tournage
    Extrait de « Tabou » de F.W. Murnau, critique du film
    Ascension et prise de pouvoir d’Adolf Hitler
    Fuite à Paris, sauvetage de films muets allemands
    Emprunt du nom Escoffier en référence à Mérimée
    Conservation cachée de films à Figeac, dont « le dictateur de Chaplin »
    Travail avec Henri Langlois
    Générique

    Pionnières et dictionnaires du cinéma : 1900 - 1960, 1984
    http://xml.memovs.ch/f0199b-010.xml

    Dorothy Arzner
    Jacqueline Audry
    Muriel Box
    Esther Schub
    Germaine Dulac
    Marion Frances
    Alice Guy Blaché
    Théa von Harbou
    Ida Lupino
    Elvira Notari
    Lotte Reiniger
    Leni Riefenstahl
    Schlesinger dite Leontine Sagan
    Agnès Varda
    Nicole Vedrès
    Margot Benaceref ; Valentina Broumberg ; Wanda Jakubowska ; Ruth Orkin ; Olga Preobrajiuska ; Wendy Toy ; Hermina Tyrlova
    Générique

    Les travailleuses de la mer, 1985
    http://xml.memovs.ch/f0199b-020.xml

    Présentation du port de pêche
    Témoignage de femmes fileteuses
    Témoignage des ouvrières de la nuit (trieuses)

    L’inceste : la conspiration des oreilles bouchées, 1988
    http://xml.memovs.ch/f0199b-028.xml

    Témoignage de Monique sur le viol commis par son grand-père ; lecture de textes ; articles de presse
    Permanence viols, femmes, informations
    Témoignage de Claudine sur son père incestueux
    Rôle et réaction de mère
    Témoignage d’Anne
    Témoignage d’Emmanuelle et Elisabeth
    Perception et ressenti lors d’abus sexuel
    Réaction de l’entourage : médecin, famille, instituteur, ami
    Soutien médical
    Parler, partager, dénoncer

    Debout !, 1999
    http://xml.memovs.ch/f0199c-021.xml

    Découverte du féminisme ; influence, lutte
    Création de Féminin Masculin Avenir (FMA) et du Mouvement de Libération des Femmes (MLF)
    Découverte et début du féminisme ; front des bonnes femmes, première revendication
    Naissance des groupes du Mouvement de Libération des Femmes (MLF, Emencipi)
    Racisme militant ; rapport au militarisme ; conscience sociologique des groupes
    Libération des femmes ; définition du mouvement
    Grève des femmes à Troyes (1971) : lutte solidaire
    Avortement ; manifestation féministe
    Relations entre homosexuels et hétérosexuels ; Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire
    Groupe de conscience ; Le Torchon Brûle (journal) ; rôle de la presse ; droit de vote
    Féminisme chez les jeunes ; mère célibataire ; congrès ; estime de soi
    Grève, manifestation et revendication du Mouvement de Libération des Femmes (MLF)
    Lutte pour l’avortement ; anti-congrès de l’année de la femme (1975) ; mouvement « oui » à la vie
    Mysogisme ; reconnaissance du viol en tant que crime
    Centre pour les femmes ; changements engendrés par le Mouvement de Libération des Femmes (MLF)
    Réafirmation du droit de la femme : avortement, contraception ; grève des femmes


  • La revanche des neurones
    L’invention des machines inductives et la controverse de l’intelligence artificielle
    Dominique CARDON, Jean-Philippe COINTET Antoine MAZIÈRES
    dans la revue Réseaux, 2018/5

    The Revenge of Neurons
    https://neurovenge.antonomase.fr

    Résumé
    Depuis 2010, les techniques prédictives basées sur l’apprentissage artificiel (machine learning), et plus spécifiquement des réseaux de neurones (deep learning), réalisent des prouesses spectaculaires dans les domaines de la reconnaissance d’image ou de la traduction automatique, sous l’égide du terme d’“Intelligence artificielle”. Or l’appartenance de ces techniques à ce domaine de recherche n’a pas toujours été de soi. Dans l’histoire tumultueuse de l’IA, les techniques d’apprentissage utilisant des réseaux de neurones - que l’on qualifie de “connexionnistes” - ont même longtemps été moquées et ostracisées par le courant dit “symbolique”. Cet article propose de retracer l’histoire de l’Intelligence artificielle au prisme de la tension entre ces deux approches, symbolique et connexionniste. Dans une perspective d’histoire sociale des sciences et des techniques, il s’attache à mettre en évidence la manière dont les chercheurs, s’appuyant sur l’arrivée de données massives et la démultiplication des capacités de calcul, ont entrepris de reformuler le projet de l’IA symbolique en renouant avec l’esprit des machines adaptatives et inductives de l’époque de la #cybernétique.

    Mots-clés
    #Réseaux_de_neurones, #Intelligence_artificielle, #Connexionnisme, #Système_expert, #Deep_learning

    le pdf en français est sur le site ci-dessus, qui met en ligne 2 graphiques et l’abstract
    https://neurovenge.antonomase.fr/RevancheNeurones_Reseaux.pdf

    • Ce récit coloré de l’annonce des performances en classification d’images d’une technique de deep learning (Krizhevsky, Sutskever et Hinton, 2012) témoigne des effets que provoque sur une communauté scientifique la réussite soudaine d’un paradigme hétérodoxe longtemps marginalisé. Surprise devant le résultat, interrogation sur la validité épistémique de la nouvelle démarche, inquiétude sur le devenir du paradigme orthodoxe, moquerie devant l’ignorance des enjeux théoriques du domaine des nouveaux entrants, vertige face au renversement de paradigme qui se profile... Depuis 2010, domaine après domaine, les réseaux de neurones profonds provoquent la même perturbation au sein des communautés informatiques traitant du signal, de la voix, de la parole ou du texte. Une méthode d’apprentissage proposant le traitement le plus « brut » possible des entrées, évacuant toute modélisation explicite des caractéristiques des données et optimisant la prédiction à partir d’énormes échantillons d’exemples, produit de spectaculaires résultats. Une manière simple de figurer ce renversement est de le caractériser comme le passage d’une machine hypothético-déductive à une machine inductive (figure 1).

      Ce qui était conçu comme la partie « humaine » de la fabrication des calculateurs, le programme, les règles ou le modèle, n’est plus ce qui est introduit dans le système, mais ce qui en résulte. Le regard que portent les sciences sociales sur ce tournant inductif consiste souvent à déconstruire l’illusion naturaliste des données « brutes » et les naïvetés d’un calcul sans théorie (Gitelman, 2013). Si une telle mise en garde est certainement nécessaire pour relativiser certains discours imprudents assurant que les « données parlent d’elles-mêmes », elle ne rend cependant pas justice au travail résolu et intensément artificiel entrepris par les promoteurs des techniques de deep learning pour imposer la seconde architecture de calcul, celle que nous appellerons dans cet article machine inductive et, plus précisément encore, machine connexionniste afin de mettre en évidence le type particulier d’induction dont elle se réclame.


      Figure 1. Machine hypothético-déductive (1) et machine inductive (2)

      […]

      Dans l’histoire tumultueuse de ce domaine de recherche, les techniques d’apprentissage utilisant des réseaux de neurones – que l’on appellera donc « connexionnistes » ont même longtemps été moquées et ostracisées par le courant « symbolique ». La tension entre ces deux approches est née avec la démarcation que la naissance de l’Intelligence artificielle opposa à la première cybernétique. L’approche symbolique qui constitue le cadre de référence initial de l’IA s’est identifiée à un cognitivisme orthodoxe : penser, c’est calculer des symboles qui ont à la fois une réalité matérielle et une valeur sémantique de représentation. En revanche, le paradigme connexionniste considère que penser s’apparente à un calcul massivement parallèle de fonctions élémentaires – celles qui seront distribuées au sein d’un réseau de neurones – dont les comportements signifiants n’apparaissent au niveau collectif que comme un effet émergent des interactions produites par ces opérations élémentaires (Andler, 1992). Cette distinction entre deux manières de concevoir et de programmer le fonctionnement « intelligent » d’une machine est au principe d’une tension qui n’a jamais cessé de structurer très profondément les orientations de recherche, les trajectoires scientifiques et la conception d’infrastructure de calcul. Aussi assiste-t-on aujourd’hui à un de ces retournements de situation dont l’histoire des sciences et des techniques est coutumière : une stratégie de recherche marginalisée par ceux qui ont contribué à poser les cadres conceptuels de l’Intelligence artificielle revient au-devant de la scène et se trouve désormais en position de redéfinir très différemment le domaine dont elle avait été exclue. Comme le souligne ironiquement Michael Jordan (2018), « c’est l’agenda intellectuel de Wiener qui domine aujourd’hui sous la bannière de la terminologie de McCarthy ».

    • très bien en effet ;-)

      Au cœur de ce débat tendu avec la communauté du machine learning, un sous-entendu est omniprésent : il n’y a que dans les laboratoires que les modèles sont linéaires, le monde, le « vrai monde », celui des données produites par la numérisation des images, des sons, des paroles et des textes, lui, est non linéaire. Il est bruité, l’information y est redondante, les flux de données ne sont pas catégorisés derrière des attributs de variables homogènes, claires et construites de façon intelligible, les exemples sont parfois faux.

      (...) La croissance exponentielle des jeux de données accompagne dans le même mouvement celle des architectures des calculateurs : le nombre de neurones dans un réseau double tous les 2,4 ans

      (...) Il y a une vague qui est la vague des données, une espèce de grande vague de fond qui a tout emporté. Et cela a bazardé complètement tous les courants de pensée qui étaient basés sur de la modélisation humaine, sur de la modélisation explicite. J’ai travaillé sur plusieurs domaines qui sont des domaines applicatifs, de la parole, de l’écrit, du texte, des données sociales, et chaque fois j’ai vu la même chose. Les gens ont imaginé pendant une période mettre des connaissances dans leur système et cela a été balayé. Systématiquement !

      (...) En transformant l’architecture des machines prédictives, les connexionnistes ont ainsi contribué à déplacer les mondes sociaux de l’IA : d’abord, parce que les données « réelles », notamment celles venues des industries du numérique, se sont (partiellement) substituées aux dataset « jouets » des laboratoires académiques, ensuite parce que les savoir-faire requis pour fabriquer les machines connexionnistes appellent des compétences en développement informatique qui n’étaient pas celles des précédentes génération

      #IA #machine_learning #deep_learning #histoire #recherche

    • Je précise tout de suite avant de poursuivre que je suis chercheur dans le domaine de l’IA symbolique, histoire de ne pas enfumer mon monde...

      Le panorama décrit est plutôt honnête, quoi qu’il soit beaucoup plus fourni côté connexionniste que côté symbolique. Cela laisse à penser que les auteurs sont des gens actifs dans la communauté connexionniste (je n’ai pas été vérifier j’avoue).

      On peut reprocher à l’article un certain ton revanchard. L’IA symbolique est très loin d’être morte et enterrée, de gros progrès ont été réalisé ces 20 dernières années, en particulier dans la résolution pratique de problèmes à forte combinatoire, ce qui a ouvert à nombre d’applications sur des problèmes réel avec des quantités de données assez faramineuses (ce genre de solveur par exemple est très efficace : https://potassco.org/clingo ).
      Ce point contredit une thèse sous-jacente de l’article, qui dit en substance : dès qu’il y a plein de données, l’approche symbolique est dans les choux.

      En revanche l’historique synthétique de l’IA est plutôt bien écrite.

      Ah, et un petit problème passé sous silence par les auteurs : le problème des réseaux de neurones, c’est qu’aujourd’hui encore, d’un point de vue théorique, on ne sais pas trop comment ça marche. C’est quand même assez embêtant...

      Ah oui un autre point gênant : finalement les auteurs ne sortent pas de la guerre connexionisme vs. symbolisme : ils parlent des progrès des approches connexionnistes dans le domaine des tâches de perception. C’est tout à fait vrai et spectaculaire (et les auteurs soulignent bien que le symbolisme ne vaut pas un clou dans ce domaine). En revanche ils se gardent bien de parler de tâches de raisonnement (au sens très large d’inférer de nouvelles connaissances à partir de connaissances préexistantes). Dans ce domaine les approches symboliques restent très largement supérieures (en particulier grâce aux progrès que j’ai mentionnés plus haut).

      Et comme je ne voudrais pas que vous croyiez que dès qu’on parle connexionisme ça me déclenche des crises d’urticaire, je signale que j’ai lu plusieurs papiers récemment qui parlent d’approches combinant connexionisme & symbolisme, et que je trouve ça plutôt intéressant. Très grossièrement deux approches différentes : a) les sorties du réseau de neurones sont utilisées pour apprendre des représentations symboliques. b) le réseau de neurone est utilisé pour apprendre la sémantique de certains formalismes logiques (dits « non monotones »). Bref, il s’agit dans les deux cas d’utiliser les bonnes performances des approches connexionnistes en terme d’apprentissage de perceptions, et les bonne performances des systèmes symboliques en terme d’inférence (et aussi le fait qu’on puisse caractériser formellement les propriétés de ces systèmes).

      Et je précise que compte tenu de mon age, je ne me sens absolument pas concerné par la guéguerre pleine de dédain entre famille connexionniste et famille symbolique (ce sont plutôt mes ancêtres scientifiques qui s’adonnaient à ça).

    • Je précise que mon commentaire précédent ne se veut absolument pas une analyse exhaustive de l’article cité : je l’ai lu assez rapidement par manque de temps, il faudrait que je relise à tête reposée pour développer. Autrement dit c’est juste un ensemble de questionnements rapides suite à une lecture elle aussi rapide !

    • C’est vrai qu’il y un ton un peu revanchard. On sent à travers les citations et les anecdotes — les types qui se dévouent pour aller s’emmerder à la cantine avec Yann LeCun — que c’est un milieu social assez toxique.

      L’article offre une vue sur la science en train de se faire, et de ce point de vue est assez passionnant. Il montre que le connexionnisme radical est une idée brute d’une grande puissance ; mais c’est comme le feu : pour en tirer un maximum d’énergie il va falloir créer des machines qui préparent le combustible, contrôlent les flux de chaleur, et évitent les rejets polluants.


    • L’analyse de Cathy O’Neil sur la puissance de destruction de certains algorithmes mal intentionnés vaut aussi dans le secteur de l’éducation. Aux Etats-Unis, les étudiants les plus pauvres se retrouvent ainsi inondés de pubs pour des facs de seconde catégorie, qui misent tout là-dessus pour remplir leurs amphis, quand les bonnes facs jouent plus de la réputation de leurs profs : « Apollo Group, maison mère de l’Université de Phoenix, a dépensé en 2010 plus de 1 milliard de dollars pour son marketing, focalisé presque entièrement sur le recrutement. Ce qui donnait 2 225 dollars par étudiant pour le marketing, et seulement 892 pour l’enseignement, raconte Cathy O’Neil. Un chiffre à comparer au Portland Community College, dans l’Oregon, qui dépense 5 953 dollars par étudiant pour l’enseignement et 185 pour le marketing ».

      #parcoursup ?

    • Pour ceux et celles qui ont du mal à voir l’aspect politique de leurs pratiques internet …

      Je suis sur Google, je n’utilise pas Tor ou autres proxy. Je n’ai pas besoin de me cacher : les ravages des algorithmes ne frappent pas des gens comme moi. Au contraire, le système est fait pour favoriser les gens comme moi et fragilise encore les plus fragiles

      #contrôle_social #inégalités


  • https://puzzlemontage.crevado.com/puzzle-montage-by-tim-klein

    Jigsaw #puzzle companies tend to use the same cut patterns for multiple puzzles. This makes the pieces interchangeable, and I sometimes find that I can combine portions from two or more puzzles to make a surreal picture that the publisher never imagined. I take great pleasure in “discovering” such bizarre images lying latent, sometimes for decades, within the pieces of ordinary mass-produced puzzles.


  • Une très intéressante étude sur les conséquences du mode de scrutin pour l’élection présidentielle en France en 2017 https://vote.imag.fr/results/online

    On y voit que la plupart des modes « alternatifs » auraient fait élire Mélenchon. (Évidemment, comme toutes les études de ce genre, cela dépend de comment les voteurs auraient réellement voté si le mode de scrutin avait été différent : les électeurs font de la tactique et on ne peut pas être sûr de ce qu’aurait été leur vote avec un autre mode des scrutin.)

    Par contre, aucun mode de scrutin n’aurait pu faire gagner Asselineau :-)

    #mode_de_scrutin #vote #démocratie


  • How To Kill Your Tech Industry, by Marie Hicks
    https://logicmag.io/05-how-to-kill-your-tech-industry

    In World War II, Britain invented the electronic computer. By the 1970s, its computing industry had collapsed—thanks to a labor shortage produced by sexism.

    JavaScript is for Girls, by Miriam Posner
    https://logicmag.io/01-javascript-is-for-girls

    Decades ago, men kicked women out of the programming profession just as it was taking off. Now that women are fighting their way back in, men are finding new ways to protect their status.

    Women in Computer Science: A 1983 MIT Report
    https://logicmag.io/women-in-computer-science-a-1983-mit-report

    In 1983, female computer scientists at MIT wrote a report on how sexism was pushing women out of their—historically female—field.

    These were their recommendations.

    In the age of Uber and VC sexual harassment and the Google memo... how much has changed? How many do we still need to start following?

    #informatique #sexisme

    • Merci @fil, ça donne des billes !
      Quand j’essaye d’expliquer sous le biais politique /ça me protège aussi/ comment le sexisme agit en informatique, c’est souvent pris par les hommes à titre personnel et on aboutit alors à une discussion défensive qui vise à déculpabiliser l’interlocuteur masculin et me rappelle à l’ordre du patriarcat (qui s’invite toujours sans crier gare).
      Ou bien, il y a toujours une femme qui leur a dit que cela ne la dérange pas.
      C’est comme si c’était du vent, ou pire, comme si je me retrouvais dans une situation où je dois rassurer l’autre, modifier mon discours et mon propre comportement pour aller me noyer dans le personnage féminin de la mère nourricière. J’en ai marre d’expliquer sans succès que le problème ne vient pas du comportement individuel des femmes. Il serait temps que la communauté des hommes qui constituent à plus de 80% le logiciel libre se sorte les doigts du cul pour au moins commencer à se questionner sur l’absence des femmes.




  • How Unpaywall is transforming open science
    https://www.nature.com/articles/d41586-018-05968-3

    After being kicked out of a hotel conference room where they had participated in a three-day open-science workshop and hackathon, a group of computer scientists simply moved to an adjacent hallway. There, Heather Piwowar, Jason Priem and Cristhian Parra worked all night on software to help academics to illustrate how much of their work was freely available on the Internet. They realized how much time had passed only when they noticed hotel staff starting to prepare for breakfast.

    That all-nighter, back in 2011, laid the foundation for Unpaywall. This free service locates open-access articles and presents paywalled papers that have been legally archived and are freely available on other websites to users who might otherwise have hit a paywalled version. Since one part of the technology was released in 2016, it has become indispensable for many researchers. And firms that run established scientific search engines are starting to take advantage of Unpaywall.

    https://chrome.google.com/webstore/detail/unpaywall/iplffkdpngmdjhlpjmppncnlhomiipha
    https://addons.mozilla.org/en-US/firefox/addon/unpaywall
    http://blog.impactstory.org/unpaywall
    https://www.chronicle.com/article/How-a-Browser-Extension-Could/239714
    http://www2.biusante.parisdescartes.fr/wordpress/index.php/unpaywall-libre-access-biu-sante
    https://www.nature.com/news/science-publishers-try-new-tack-to-combat-unauthorized-paper-sharing-1.21959
    http://openaccess.inist.fr/?Libre-Acces-des-outils-pour-vous

    #open_access #open_science #recherche #communs #intelligence_collective #Unpaywall



  • Qui diffuse le mieux les mythes autour du #podcast ? C’est la #radio ! Voilà que la #BBC sort les « Onze commandements du podcast » et que [edit] un journaliste de [/edit] #RFI les traduit, plus précisément de L’Atelier des médias... dont le producteur a aussi monté une école (gratuite) de production de podcasts (voir son manifeste là -> https://medium.com/@ziadmaalouf/manifeste-transmission-9a9cdf9d515d) :

    https://www.youtube.com/watch?v=4oKcLygAf94

    Pourquoi des mythes ? J’en cause ici : http://syntone.fr/il-etait-une-fois-le-podcast-1-faire-table-rase.

    Pourquoi la radio joue-t-elle ce rôle ? Le podcast semble être, bon gré mal gré, un bon outil marketing pour « accompagner » (justifier et couvrir) le démantèlement du service public radiophonique et la libéralisation de la production audio. On fait croire qu’on réinvente la création sonore, au moment même où on (parfois les mêmes personnes au sein de la radio, parfois d’autres) détruit les conditions communes de l’expérimentation, de l’invention, de l’ouverture à de nouvelles écritures (voir par exemple https://seenthis.net/messages/718381). On préfère d’ailleurs parler d’#innovation que de création.

    Ça fait longtemps que la radio diffuse des pièces dont le format et la durée sont dictées par le contenu, et pas simplement des 24 ou 52-minutes. Feue l’excellente émission Les passagers de la nuit sur France Culture (https://www.franceculture.fr/emissions/les-passagers-de-la-nuit-seine-saint-denis-1/speciale-derniere-des-passagers-de-la-nuit) offrait par exemple chaque semaine une splendide collection de formats différents.

    Faire de la #création_sonore, en rendre la production accessible à toutes celles et ceux qui veulent s’y frotter, la promouvoir, mille fois oui. Mais inutile de s’abriter derrière cette fausse opposition podcast / radio, parce qu’alors on parle de tout à fait autre chose.

    • Ah, le journaliste de RFI qui a fait la traduction ne partage pas mon avis :

      J’ai de fait rectifié mon raccourci erroné entre l’initiative d’un journaliste de RFI et RFI en tant que telle - mea culpa.

      Pour le reste, je ne change rien. Ça n’est pas, s’il est besoin de préciser, une charge contre L’Atelier des médias, dont j’apprécie régulièrement l’écoute même si je ne partage pas (preuve en est) forcément ses enthousiasmes ou ceux de ses membres. Je ne dis pas non plus que ce journaliste promeut activement le démantèlement du service public radiophonique : il a simplement relayé, pour défendre la création sonore, un discours sur le podcast dont j’ai précédemment relevé toute l’ambiguïté.

      Je dis, en revanche, qu’il est frappant de constater la concomitance et la complémentarité, plus ou moins consciente, de ces deux discours, aussi bien en Grande-Bretagne qu’en France : celui de la promotion du podcast et celui de la libéralisation de la production sonore. Comme je l’avais indiqué, ils ne sont pas forcément portés par les mêmes personnes au sein des antennes (mais parfois si, comme dans le cas de la direction de France Culture, qui utilise le podcast pour saborder la grille de création sonore), c’est-à-dire qu’il n’y a pas nécessairement de stratégie concertée (mais parfois si - je l’ai déjà dit ?).

      Que les artisan·es de la radio veuillent davantage de diversité dans les formats, c’est une très bonne chose. S’abriter derrière « l’innovation » que constituerait le podcast pour le faire me semble en revanche périlleux : c’est brouiller le discours (du coup compatible avec les visées managériales, qui suivent leur propre logique) et oublier l’histoire de la radio (qui a bien plus de ressources et de possibilités, dans le passé comme dans l’avenir, que ce qu’on nous serine à longueur de temps).

    • Lui non plus, il ne t’a pas contactée d’abord pour s’assurer de vos divergences avant de te traiter de menteuse devant des centaines (milliers ?) de personnes... Quel sale procédé ! D’autant que ton message, que j’avais lu en passant, ne me semblait vu de loin pas du tout personnalisé et prenait soin de parler d’une tendance, observable dans des milieux très différents avec des motivations très différentes. C’était rien de perso. Et en échange : « JV est une menteuse. » Merde alors ! Et tout mon soutien, Juliette.

    • Merci @aude_v. C’est la forme des « échanges » sur twitter, à ce que j’ai compris - c’est pour cela que je n’y suis pas, mais que je poste des billets argumentés ici.

      De fait, il n’y avait rien de personnel, je ne connais pas ses positions sur la casse du service public, qui ne changeraient rien à mon analyse. Pour tout dire, je pense même que l’Atelier des médias, avec son école gratuite, tente de repenser la façon dont la radio publique peut démocratiser l’accès à la production audio. Ce qui n’empêche pas que le marketing autour du podcast est très ambigu et à double tranchant.

      Après, le coup de "les contacter pour savoir le vrai du faux" , ça me fait rigoler : je n’ai pas à demander la permission à RFI pour analyser le podcast et le rôle qu’on lui fait jouer dans les radios publiques européennes. Aucun fact-checking ici, juste de la tentative de délégitimation à l’ancienne. Enfin bref, sans rancune non plus :P.

    • Je ne rentrerai pas dans le débat « les anciens versus les nouveaux », il y a un nouvel appétit pour le son tant du côté des producteurs que du côté des auditeurs, cela devrait être, à mon avis, une fête et pas un motif de grogne ou d’opposition. Que des dirigeants de chaines prennent des décisions injustes et souvent stupides quand à la création sonore me révolte mais je ne vois pas le rapport. Quand la BBC (sur sa page de soumission de programme par des amateurs) dit « la radio n’est pas du podcast... » elle le fait, peut-être, avec démagogie mais elle a surtout le courage de dire à l’amateur ne cherche pas à faire la même chose que nous, ne te mets pas la pression, nous ne faisons pas la même chose. Encourager la création plutôt que de l’étouffer, il me semblait que c’était plutôt vos propos. Je passe rapidement sur le raccourci fait entre « diffusion des mythes » et « étouffement du service public » qui est tellement rapide qu’on dirait un point godwin. Vous utilisez ma production non pas pour en débattre (comme j’avais appelé à le faire sur mon profil) mais pour étayer des propos qui ne sont pas liés directement. Je réitère donc ici ma proposition, apportons une touche française à ces 11 commandements. Je précise que je ne suis pas journaliste, mais réalisateur, que Ziad n’a rien à voir dans cette traduction, que j’ai dévoré « Contrôle » au moment de sa sortie, et que non Aude, je n’ai pas « traiter » Claire de menteuse, mais vous avouerai que les informations concernant ma personne et l’intention sont juste fausses comme je viens de l’écrire.

    • Bonjour @simondecreuze et bienvenu sur Seenthis.

      Je ne vous ai pas contacté parce que je fais une analyse générale, pas une attaque personnelle comme vous semblez le penser. Je ne parle pas de vous. Je pointe un symptôme, une tendance générale que vous n’êtes pas du tout le seul à porter, loin s’en faut : c’est même la tendance dominante, de la BBC au milieu de la production francophone.

      Qu’aurait-il fallu que je vérifie auprès de vous ? Votre opinion sur la casse du service public ? Mais je ne dis nulle part que vous y êtes favorable.

      Quant à l’injonction à ne pas critiquer le podcast pour la seule raison qu’il y a une vraie ébullition en ce moment autour de lui, elle est un peu... étonnante.

      Savez-vous que j’ai écrit plusieurs dizaines de milliers de signes sur cette question, avec un tantinet plus de nuance que cela ?

      « Il était une fois le podcast. 1 : Faire table rase ? »
      http://syntone.fr/il-etait-une-fois-le-podcast-1-faire-table-rase

      Un vent de fraîcheur, une nouvelle vague, le début d’un âge d’or, une renaissance, que dis-je : une révolution ! L’enthousiasme qui anime le milieu du podcast francophone s’est visiblement transmis, ces derniers mois, aux médias qui le couvrent. Ce, d’autant plus aisément que le milieu du podcast et celui des médias se recoupent : le premier accueille nombre d’exilé·es du vieux monde radiophonique et journalistique, tandis que dans le second, ceux qui ne maniaient jusque là que l’écrit et la vidéo se sont depuis peu avisés de l’existence du son. Une révolution gagnante-gagnante en somme. Mais une révolution qui, pour asseoir sa légitimité, prend un soin particulier à oublier le passé et à brouiller le débat. De l’invention il y en a, mais pas forcément chez celles et ceux qui crient le plus fort, et elle ne date pas d’aujourd’hui. S’il est réjouissant d’assister à une ouverture du paysage de la production sonore, à un questionnement de ses formes et à un intérêt nouveau pour elle, il reste fondamental de ne pas perdre pour autant – voire refuser – toute mémoire sonore.

      Savez-vous qu’il existait en France dès 2005 une cérémonie des Podcasts d’or ? Que la même année, l’on trouvait déjà des articles de la « grande presse » pour s’émerveiller du potentiel de cette nouvelle pratique, en même temps que des billets de blogs qui craignaient que le podcast amateur ne soit sur le déclin ? Que l’on s’étripe depuis tout ce temps sur ce qu’est et n’est pas le podcast ? Que la rediffusion sur Internet d’émissions de radio remonte à une vingtaine d’années ? Que les premières fictions sonores réalisées exclusivement pour le web datent de l’an 2000 ? Et même, que l’on écoutait des histoires mises en scène ou des informations sur son téléphone il y a… cent trente ans ? Tentative impossible de définition du podcast et contribution à son histoire culturelle.

      « Au cœur du bouillonnement podcastique »
      http://syntone.fr/au-coeur-du-bouillonnement-podcastique

      Les contenus et les passerelles évoluent rapidement sur la planète podcast, tant et si bien que trois petits mois après vous avoir proposé une première cartographie de ces espaces de création et de diffusion, issus du bouillonnement actuel ou plus anciens, Syntone y apporte une importante mise à jour. Plusieurs outils de veille ou de sélection ont en effet émergé depuis.

      « Webradios et plateformes de création sonore et radiophonique »
      http://syntone.fr/webradios-et-plateformes-de-creation-sonore-et-radiophonique

      Une intense actualité autour des plateformes de podcasts, une webradio expérimentale qui naît, celle d’un festival radiophonique qui fait peau neuve : la période semble idéale pour proposer une sélection de webradios et de fournisseurs de podcasts « natifs » (c’est-à-dire diffusés d’abord et avant tout sur Internet) consacrés, naturellement, à la création sonore et radiophonique.

    • Comme vous avez modifié votre commentaire depuis ma réponse ci-dessus, en voici une nouvelle.

      Je pense au contraire que les mythes autour du podcast le déservent - et que de manière générale, on ne promeut jamais bien une pratique, un objet, une idée, en les faisant paraître autre qu’elles ne sont.

      Je me réjouis autant que vous de l’ouverture de la production sonore, je l’ai suffisamment écrit dans @syntone, milité pour cela, et cela a modifié mes pratiques d’écoute (dans lesquelles j’accorde plus de temps aux créations ou émissions indépendantes qu’aux programmes de grandes radios). En revanche, la façon dont les directions d’antenne utilisent le podcast pour détruire les grilles et pour ubériser la production sonore me paraît préoccupant. Or elles se servent des ambiguïtés et des mythes pour le faire, c’est bien pour cela qu’il me paraît essentiel de les démonter : pour démasquer, notamment, le libéralisme sous les nouveaux atours dont elles le parent. On est bien d’accord : le podcast n’est pas cela - ou plutôt, pas uniquement cela, car les tenant·es du libéralisme sont bien libres de faire elles et eux aussi du podcast ou de la radio.

      Je réitère donc ici ma proposition, apportons une touche française à ces 11 commandements.

      J’espère alors que la "touche française" permettra de soutenir et d’encourager l’ouverture de la production sonore de façon moins brouillonne que la BBC, sans discours marketing, avec davantage de mémoire de la création sonore. Pour prendre l’exemple d’un autre de ces "commandements", après celui sur les formats qui auraient été magiquement libérés par le podcast et dont je parle dans mon billet initial : la fameuse "intimité" qui serait propre au podcast. Yann Paranthoën parlait déjà de l’intimité de la voix radiophonique et a beaucoup travaillé dessus, théorisant l’usage de la mono pour capter la voix, jouant merveilleusement des timbres et des souffles dans ses montages... et il a commencé sa carrière à la Radiodiffusion française dans les années 1950. Ça n’a pas besoin d’être nouveau et d’occulter toute l’histoire de la radio pour être une bonne idée - au contraire : je pense qu’on ne peut véritablement inventer qu’en ayant connaissance du passé.

    • Rhââ, les querelles des réseaux sociaux arrivent jusqu’ici avec un nouvel abonné qui vient exprès pour expliquer la vie à notre copine. Vous n’avez pas traité « Claire » Volcler de menteuse mais de diffuseuse de « bêtises » et de discours « faux ». La nuance entre les deux, ce serait de l’imbécilité ou un manque de crédibilité féminine, ne vous enfoncez pas plus ! Les propos de Juliette (c’est son nom) ne parlent pas de votre nombril et même en lisant vite je ne m’y suis pas trompée. Faut-il en remettre une couche et recommencer à parler complaisamment du dit nombril pour que votre ego retrouve sa satisfaction habituelle ? Votre invitation à écrire ensemble ressemble à un vieux procédé de vampirisation : aucune femme n’a vocation à mettre son travail à votre disposition pour un écrit dit « collectif » que vous valoriserez mieux qu’elle. Merde, tout ça pue l’ego froissé et de vieux réflexes machos.


  • Tu aimes les formations de #crop_circles dans les champs, grâce au multivers tellurique à cordes associé à la physique quantique spatiale à vortex fractal ? Quelques vidéastes (Hygiène mentale, Défékator, La Tronche en Biais, AstronoGeek, Un Monde Riant) se sont pris au jeu. Bravo !

    La vidéo de ► Hygiène mentale :
    https://youtu.be/iB6gcSyl6Fs

    La vidéo de ► Astronogeek :
    https://youtu.be/XtO_KLxb2Mk

    La vidéo de ► Un Monde Riant :
    https://youtu.be/VrXnZsNcLuI

    La vidéo de ► Defakator :
    https://youtu.be/XYKs5HxhHRQ

    La vidéo de ► La Tronche en Biais :
    https://youtu.be/-CK4pLMn8-s

    #zététique

    • Il y avait eu d’excellentes (oups) études de ce dessin tout de même, par exemple https://web.archive.org/web/20180817052827/http://cropcirclegeometrie.com/index.php/2018/07/01/la-colonne-vertebrale-de-sarraltroff

      1) Que sa structure de base repose sur un alignement d’un même cercle étalon provenant du Fruit de vie centré SUR le CARRE de la 3ème quadrature (= 3ème niveau de conscience = conscience universelle). Je rappelle qu’en géométrie sacrée, le carré représente tout ce qui est en rapport avec la Matière, la Réalité, le Concret, le Tangible… Nous sommes donc en présence d’un motif qui inter-agit uniquement avec les hautes vibrations du 3ème niveau, en vue de rendre plus tangible et plus concrète la réalité de ce niveau de conscience, qui symbolise notre prochain stade d’évolution. [...]

      Si encore ça s’arrêtait à la symbolique du dessin…

      Il semble que Umberto Molinaro, le pape des crop circles en France, un poil chatouillé du coup par ces vidéos ait réagit https://www.facebook.com/umberto.molinaro.5/posts/2308264425855449

      Ils disent faire du land art, que nenni, le land art est une expression artistique originale et pas une escroquerie ou une imitation lamentable pour simplement satisfaire un ego malsain en croyant faire tomber les gens dans leur piège. Les crop circles véhiculent des messages d’amour [...]

      Alors, si on avait fait des analyses de terre et des investigations on aurait pu s’en rendre compte, mais c’est comme avec les faux billets de banque, il faut un peu de temps. Ce que nous devons comprendre c’est qu’on n’a plus de temps à perdre avec ça, soyons responsables, réveillons-nous, les crop cela fait près de 30 ans que la désinformation existe, avec les faussaires de 1991, et ils ont des moyens car derrière tout cela, posons les bonnes questions, qui tirent les ficelles de ces marionnettes. Qui a intérêt a tout salir ! Et nous qu’avons nous à faire, être dans le juste, et être enfin libres de penser par nous-mêmes. Oui, qui sont les cagoulés dans la vidéo, et ce ton arrogant et méprisant, à quoi cela sert-il ?

      Bah oui, lui il vend des bouquins et des voyages sur les crops circles… faudrait pas trop enquiquiner ses affaires !

      Cela dit après tout, ces humains qui ont fait le coup sont, comme nous tous des extra-terrestres… un amas d’atomes issus de l’origine de l’univers et presque aussi vieux que lui, non ? :)

      Dans cette histoire, je me demande quand même si et comment vont réagir les quelques médias qui en ont parlé.

      Le Républicain Lorrain a sorti un petit papier, bien plus intéressant que ses précédents : https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarrebourg-chateau-salins/2018/08/24/le-crop-circle-etait-l-oeuvre-d-une-bande-de-youtubeurs

      Pour eux [les vidéastes expérimentateurs], ne pas en révéler l’origine faisait partie de la méthode scientifique. L’objectif était de constater si leur crop circle était identifié ou pas comme étant d’origine extraterrestre par les pontes autoproclamés du genre

      [...] Sur le plan scientifique, cette expérience a donc une double valeur. Tout d’abord, elle prouve que ce crop circle est d’origine humaine. Mais elle montre aussi que les arguments avancés pour parler de signes extraterrestres (blés coudés, insectes morts, etc.) sont en fait fallacieux puisqu’ils ont été utilisés pour définir l’origine extraterrestre de ce crop circle humain.