grommeleur

Wrong’Em Boyo

  • De la #paperasse à la #numérasse

    Chronique d’une ex-signeuse de documents en milieu universitaire, en commentaire de l’intervention de Gilles Babinet sur #PerriScope, la quotidienne @LCI sur l’actualité économique & sociale

    Le #numérique permet de libérer du temps en évitant la paperasse… il y a beaucoup à dire là-dessus. Je vais parler uniquement de ce que je connais très bien, de l’intérieur : l’administration universitaire. En 20 ans de responsabilités diverses qui impliquent des tâches d’administration, j’ai effectivement vu disparaître une grande quantité de « paperasse ». Mais uniquement au sens propre du terme : le #papier. Il y a d’ailleurs encore de la marge avant d’avoir éliminé le papier complètement. Mais la disparition de cette paperasse s’est accompagnée de l’apparition d’une non moins grande quantité de ce qu’on pourrait appeler « numérasse » (ou « #digitalasse » pour ceux qui persistent à dire « digital » au lieu de « numérique »). La numérasse peut prendre des formes diverses. La forme #excel + #mail est la plus virulente, mais la forme « #application dédiée, vous allez voir c’est pratique il y a juste à cliquer » fait également partie du paysage.

    Documents papier, #documents_numériques

    Prenons l’exemple d’une directrice de structure universitaire impliquant d’avoir à signer un certain nombre de documents, la plupart du temps par délégation de signature des tutelles de la dite structure.

    La paperasse, c’est prendre 10 minutes dans la journée pour aller physiquement au secrétariat signer des choses variées préparées soigneusement par des personnels dont c’est le métier, rassemblées dans un parapheur, avec de petites notes en post-it là où il y a quelque chose d’important à regarder avant de signer. On profite du voyage pour dire bonjour, parler du temps qu’il fait ou des projets du prochain week-end, et régler en deux mots des questions importantes pour la structure, qui autrement auraient nécessité un coup de téléphone ou un mail. Ensuite on peut se consacrer au reste de ses activités, enseignement ou recherche, l’esprit libre, sans se soucier d’avoir oublié de valider quelque chose d’important ou urgent, grâce à la confiance qu’on a dans les personnels compétents.

    La numérasse, c’est jongler entre des clics réguliers dans les bonnes applications, des mails asynchrones de demande de validation dans d’autres applications, des cases à cocher dans des fichiers excel reçus par mail et à renvoyer, etc. Il faut une discipline de fer pour ne pas se disperser complètement en essayant de suivre le rythme, tout en ne risquant pas d’oublier un clic important. Les applications dédiées ont des interfaces toutes plus imaginatives les unes que les autres, on s’y connecte avec ses identifiant/mot de passe de l’université X, ou de l’université Y, ou du CNRS, ou avec un compte dédié de l’application. Il peut s’agir d’ordres de mission, de validation des plannings de congés, d’avis sur des demandes de formation, de validation de devis avant commandes, de feuilles de temps des projets européens (une application par tutelle), de contrats de travail, d’avis sur des dépôts de projet ou des cumuls d’activités, de conventions de stages, de certification des commandes, … Parfois, même avec de l’habitude, on doit demander à une personne compétente ce que signifie la chose à valider (coucou l’interface Geslab pour la certification des commandes). Quand on a bien cliqué dans toutes ces applications au doux nom poétique de Hamac, Safia, Tempo, Agate, Sirhus, SAM, Sinchro, Geslab, etc., on peut parcourir ses mails pour ne pas oublier un fichier excel à renvoyer d’urgence en ayant rempli une ligne. Le pompon revient au #fichier_excel utilisé comme #formulaire, avec des cases fusionnées à remplir par un paragraphe de texte un peu long.

    Il est utopique de penser que tout cela puisse faire gagner du temps à la personne qui signe en bout de chaîne. Dans le contexte que je décris ici, cela a simplement servi à embaucher moins de personnels administratifs, en faisant faire une partie de leur travail, beaucoup moins bien, par les chercheurs et enseignants-chercheurs. Alors j’espère vraiment que quelqu’un, quelque part, a effectivement gagné du temps. Parce que moi non.

    Interdire Excel

    Ce qui ferait vraiment gagner du temps à tout le monde, c’est l’interdiction d’excel. Et ce n’est pas une boutade. Cet outil est un accélérateur phénoménal de questionnaire bureaucratique inexploitable car préformaté, et donc rempli, n’importe comment. Toute personne ayant vu de près les fichiers excel HCERES à 6 ou 7 onglets saura de quoi je parle. Le délire de la mise en chiffres couplé à la méconnaissance des fonctionnalités d’excel produit ce qu’on pourrait presque considérer comme des performances artistiques.

    Je veux bien croire que dans d’autres domaines de l’administration (que je ne connais pas de l’intérieur) le numérique soit tout rose et fasse gagner un temps précieux à au moins une personne. Mais il subsiste un doute. La #bureaucratie ne disparaît pas miraculeusement par l’intervention divine du numérique. Tout au contraire, tout se passe comme si la fluidité tant vantée du numérique supprimait tout frein naturel à la croissance incontrôlée de la bureaucratie.

    Et pour finir j’espère ne pas avoir donné à quelqu’un l’idée d’une startup pour développer un outil à base d’IA qui rassemblerait toutes les applications et les mails, pour finalement remplacer le parapheur. Le #parapheur est une très belle invention d’interface humain/humain, tout à fait lowtech, qu’il serait désolant d’abandonner.

    https://academia.hypotheses.org/31293
    #administration #administration_universitaire #université #facs #France

  • À Strasbourg, Dedalus licencie un lanceur d’alerte sur la protection des données de santé
    https://www.rue89strasbourg.com/strasbourg-dedalus-licencie-lanceur-alerte-protection-donnees-sante

    Pour l’entreprise Dedalus, un développeur a détecté plus d’une centaine de failles dans des logiciels vendus aux laboratoires d’analyse et autres établissements de santé. La multinationale a fini par licencier son employé strasbourgeois.   « C’est comme si j’entrais chez toi et que je prenais tout, sans même que tu puisses t’en rendre compte. » Arnaud (le prénom a été modifié) est un développeur de 28 ans. Il est devenu un lanceur d’alerte. Cheveux courts, chemise noire et demi de picon à la main, (...)

    #données #santé #bug

    ##santé

    • retracer l’origine des données des 500 000 patients français disponibles gratuitement sur le darknet #LeBrief - édition du 24 février 2021
      https://www.nextinpact.com/lebrief/741

      CheckNews a pu authentifier et retracer l’origine des données des 500 000 patients français disponibles gratuitement sur le darknet. Elles émanent de laboratoires de biologie médicale ayant pour point commun d’avoir utilisé un logiciel baptisé Mega-Bus, désormais obsolète mais commercialisé depuis 2009 par la société Medasys, filiale de Dedalus France.

      L’an passé, nous avions révélé que ce le « leader européen en matière de solutions logicielles de Santé » avait licencié, pour « fautes graves », un lanceur d’alerte qui avait alerté les autorités sur ses problèmes de sécurité, et découvert que « n’importe qui pouvait accéder à l’extranet, depuis le web. Ce qui permettait notamment d’accéder aux tickets ouverts par les hôpitaux et laboratoires clients ».

    • C’est cela la vraie, grosse et belle raison pour laquelle on doit refuser le regroupement de nos données personnelles partout et en tous temps : dans ce système capitaliste à la con, mais peut-être bien dans tout système humain même protocommuniste, il y aura toujours des idiots pour réagir comme ça et vous laisser à poil au milieu de la banquise...

    • La CNIL enquête sur la diffusion de données médicales de près de 500 000 Français sur le Web
      https://www.lemonde.fr/pixels/article/2021/02/24/la-cnil-enquete-sur-la-diffusion-de-donnees-medicales-de-pres-de-500-000-fra

      Le gendarme des données personnelles a déclaré ne pas avoir été notifié par les entreprises concernées, alors que l’ANSSI affirme avoir identifié l’origine de la fuite et prévenu les concernés en novembre.

  • retracer l’origine des données des 500 000 patients français disponibles gratuitement sur le darknet #LeBrief - édition du 24 février 2021
    https://www.nextinpact.com/lebrief/741

    CheckNews a pu authentifier et retracer l’origine des données des 500 000 patients français disponibles gratuitement sur le darknet. Elles émanent de laboratoires de biologie médicale ayant pour point commun d’avoir utilisé un logiciel baptisé Mega-Bus, désormais obsolète mais commercialisé depuis 2009 par la société Medasys, filiale de Dedalus France.

    L’an passé, nous avions révélé que ce le « leader européen en matière de solutions logicielles de Santé » avait licencié, pour « fautes graves », un lanceur d’alerte qui avait alerté les autorités sur ses problèmes de sécurité, et découvert que « n’importe qui pouvait accéder à l’extranet, depuis le web. Ce qui permettait notamment d’accéder aux tickets ouverts par les hôpitaux et laboratoires clients ».

  • « Comme vous avez pu le voir sur Twitter, j’ai récemment mis en place une infrastructure complète en Data Center. De l’installation des serveurs à la configuration du réseau, venez découvrir comment j’ai mis en place ma nouvelle infra ! »

    Un très détaillé compte-rendu de l’installation de serveurs et de leur connexion réseau. Pour se rappeler que l’Internet (SeenThis, par exemple), ne fonctionne pas dans un nuage !

    https://blog.ataxya.net/une-infra-en-datacenter

    #centre_de_données #Internet

    • Argh...
      je suis mal mal mal là...
      j’ai une fille d’à peu près le même age et je lui ai donné un tél mais j’ai viré toutes les applis qui me plaisaient pas et elle a un forfait sans internet...
      Quand je vois que tu autorises Tik Tok à la tienne ça me met un gros doute sur ma méthode...surtout quand je vois qu’elle a un léger décalage avec ces copains (qui lui reprochent de pas être « populaire » (est ce que ça veut dire que la popularité au collège passe pas les réseaux sociaux d’ailleurs ?) et de pas connaître ou utiliser ce genre de chose...)

    • @fonkisifou Etre « populaire » au collège ça répond à un besoin de conformisme très prégnant à cet age. Y céder est bien tentant (voire facile) pour les parents.
      Ta méthode et tes choix éducatifs t’appartiennent.
      Ta sincérité est le moteur de ce que tu veux transmettre.
      Oui parfois les enfants sont « décalés » mais ils sont aptes à surmonter cette différence si tu peux leur expliquer les motivations de ton choix.
      Arrivés au lycée cette différence sera soudain valorisante !

    • j’espère...
      c’est dur de trouver le bon dosage des fois...
      la pression sociale pour que tu te conformes à la norme me pèse des fois...j’imagine même pas à son âge...
      ca me casse la tete lol
      merci en tout cas :)
      (et j’interviens pas beaucoup mais vous m’aidez beaucoup havec vos partages sur rezo et 7h36 alors j’en profite pour vous dire aussi merci à tous)

    • Alors de manière un peu surprenante, elle utilise Tik Tok depuis bien avant d’avoir son téléphone, c’est sa mère qui lui prêtait son téléphone et gérait le compte. Et c’est réglé en mode privé, elle n’a que ses copines qui la suivent.

      On a toujours été surpris par le fait qu’elle était très créative avec ces outils et qu’elle apprenait à maîtriser des codes visuels et de narration pas du tout évident. Du coup, trouver un équilibre entre la consommation de contenus (pas toujours glorieux) et le fait d’apprendre et de pouvoir rester créative, mais on trouve qu’elle ne s’en sort pas mal. (Chez nous, le truc qui a été rapidementchiant, c’est Gacha Life, utilisé de manière un peu créative au début, et rapidement ça retombe dans le très laid et débile, avec en plus des trucs assez discutables.)

      Elle a un Instagram monté avec sa mère, et la logique c’est qu’elle y poste ses photos « artistiques » (au sens : elle essaie de faire des belles photos avec un travail esthétique) ; et elle ne donne pas son identité, elle ne donne pas son âge, elle ne poste pas de selfies… Et elle fait des photos vraiment pas mal. Leur mère anime aussi un Instagram commun aux trois gamins, pour poster leurs dessins (mine de rien, ils sont depuis la semaine dernière suivis par un copine artiste qu’ils aiment beaucoup, qui les encourage et les valorise, et c’est très très sympa).

      Bref, pour l’instant pas vraiment de réseaux sociaux, ou alors quand c’est les cas, c’est avec un but de publication, pas de discussion, et c’est géré avec leur mère.

      Pour les communications et échanger avec les copines (et une poignée de garçons), c’est WhatsApp.

      Pour le conformisme et les histoires d’être « populaire », à mon avis à 12 ans c’est déjà réglé par le fait qu’elle est déjà dans un groupe de copines qui soit sont fascinées par ça, soit qui trouvent ça ridicule. (J’en discute régulièrement avec elle, parce que moi j’étais un nerd, alors je suis assez sensible au fait de ne pas être dans les canons du « populaire » au collège, et elle a déjà sa propre distance avec ça : elle fait une imitation vraiment poilante des filles « populaires » de sa classe, « j’veuxdireuuuuh ».)

    • La mienne a aussi été un extra-terrestre toute sa scolarité, mais a tout de même réussi à toujours se constituer un noyau de potes. Mais arriver en arts appliqués (et dans une métropole loin du bled) en seconde a été une libération  : elle s’est retrouvée avec une classe entière de gens parmi lesquels elle passait pour quelqu’un de plutôt normal . Du coup, elle est plutôt « populaire », même si elle n’a pas repris les cours en septembre. Ses potes ont fait plusieurs actions pour forcer les profs à noter ses DM, par exemple et organisent régulièrement des soirées vidéos pour qu’elle participe.

      Côté écrans, la TV a toujours été très contingentée. Par contre, elle a eu son ordi à 3 ans avec Gcompris dessus (un OS libre pour enfants). On a dû lui filer un téléphone à 12 ans à cause du covoiturage pour aller en cours. Mais tout cela s’est fait avec beaucoup d’éducation sur les outils (« sur internet, personne ne sait que tu es un chien… »). Et comme beaucoup, elle s’est approprié les outils pour s’exprimer et créer.
      https://linktr.ee/Camiliero

      Résultats des opérations  : même si elle n’a pas eu le droit aux RS avant ses 13 ans, dès qu’elle y est entrée, elle a intégré des équipes de co-création où elle a tissé des liens très forts. Nous sommes allés avec elle aux expos de certains de ses co-artistes. Elle est la + jeune, mais super intégrée et cette communauté s’entraide beaucoup. Elle a déjà fait de petites commissions qui lui apprennent à négocier son travail et a créé son propre univers. Globalement, elle a moins souffert des confinement que pas mal de monde.
      Et bien sûr, ça l’a rendue bilingue. Ce qui lui permet aussi d’intégrer de petites équipes internationales.

      Donc, oui, ces outils ont été très profitables, mais ça s’est accompagné de pas mal de culture internet.

    • merci à tous les 2 @arno et @monolecte
      la télé c’est réglé, depuis petites, elles sont conditionnées à voir les pubs comme le diable et à limiter drastiquement son usage.
      Par contre effectivement ordi + gcompris dès toutes petites en effet...au point qu’elles s’en sont lassées lol.
      Ce que je retiens de ce que vous avez dit est qu’il faut que je l’accompagne dans sa compréhension d’internet et sa culture...et peut être que je lache la bride un petit peu pour lui permettre de partager un peu...en surveillant beaucoup...
      merci encore !

    • En fait, tout cela ne peut pas réellement se penser en dehors d’un ensemble  : la manière dont on décide d’éduquer nos enfants, sachant que c’est un gros boulot aussi de déconstruction.

      Dans les tuyaux, il y a eu le respect de la vie privée. Étant gosse, j’étais choquée que tout le monde trouve normal que les journaux intimes soient dotés de serrures. Théoriquement, avant même la mention de « journal intime » en gros sur la couverture, il y a l’idée qu’il est parfaitement normal et légitime d’entrer dans la chambre de son gosse, de fouiller, regarder, contrôler.

      Et un débat plus profond  : est-ce que fliquer, c’est protéger  ?
      On a creusé et on en a déduit que fliquer induisait la dissimulation, laquelle induisait le mensonge. Ce qui pose les questions du contrôle et de la domination.

      La question de la protection pose aussi celle de l’autonomie. Ça avait commencé avec les bidules qu’on colle partout pour que le bébé ne se blesse pas en se cognant ou en tombant. Si on en mettait partout, en dehors de coûter du fric, qu’est-ce que ça impliquait  ?
      Un probable faux sentiment de sécurité, donc une baisse de vigilance, une absence d’apprentissage. Si tu fais n’importe quoi, tu te fais mal. Le job du parent, c’est d’éviter que ce soit grave, mais il faut bien apprendre à explorer sans se mettre en danger. On avait tranché pour l’absence de protections en pensant au fait qu’on ne pouvait sécuriser le reste du monde et qu’on n’aurait pas les yeux derrière la tête en visite dans la famille ou chez des amis.

      Donc, en amont d’internet, des écrans et des RS, il y a déjà bien des choses qui sont mises en place ou pas… ce qui fait qu’on ne peut jamais vraiment s’inspirer des solutions apportées par les autres parents. Ça ne marche pas des masses sans le reste du contexte éducatif.

      Quand le gosse arrive à l’âge estimé par ses parents des outils numériques, s’il faut, il y est déjà en loucedé depuis un bail, habitué à la transgression par une politique d’intrusion.

      Donc, on a parlé de nos expériences avec nos gosses, mais faut garder en tête que ce n’est pas forcément transposable partout et tout le temps, dans toutes les familles et avec tous les gosses.

      Ouais, parce qu’en plus, ce qui marche avec le premier n’est probablement pas top pour le second…

    • yes...c’est toutes ces questions qui me cassent la tête.
      Clairement je suis pas un flic et j’aime pas qu’on regarde derrière mon épaule donc je le fais pas non plus.
      Je les ai un peu éduqué sur les risques...j’ouvre peu à peu sur le potentiel...mais tout ça sur ordi (j’ai retapé un ordi en suivant ça : https://seenthis.net/messages/892938 ; ça a marché de la boulette d’ailleurs) parce que je trouve que c’est plus facile à paramétrer et pour éviter de partir dans tous les sens (autrement dit j’ai mis ublock origin avec un filtre qui déglingue tous les trucs porn etc...comme elles savent pas encore ce que c’est un navigateur et qu’elle maîtrise mal l’anglais et les messages « d’erreurs » pour le moment ça marche plutôt pas mal...)
      Sur téléphone...même avec le notre je trouve que ça prend une autre dimension. Le côté social du téléphone fait que c’est la nouvelle clope : ça fait grand de savoir le manipuler. En plus le côté vidéo facile c’est littéralement hypnotisant pour les mômes et ils peuvent passer un temps fou dessus à faire...pas grand chose.
      Bref je trouve qu’avec le tel ça peut vraiment vite partir n’importe comment sans qu’on se rende compte de quoi que ce soit...et c’est ce qui m’embête...mais bon je vais continuer ma méthode douce avec ordi (en plus le vieux processeur limite l’utilisation de la vidéo...donc ça limite aussi les usages hypnotisant lol) et je « surveille » surtout si ça ne l’a désociabilise pas trop...

      (et oui tu as raison...avec la plus jeune je sais d’ores et déjà que je devrai utiliser une autre méthode...mais j’ai le temps d’y réfléchir ; )) )

  • On a appris sur Touiteur le décès de « Maître Mô ».

    Son portrait sur France Inter en 2011 :
    Dans le quotidien de Maître Mô du 16 décembre 2011 - France Inter
    https://www.franceinter.fr/emissions/dans-le-pretoire/dans-le-pretoire-16-decembre-2011

    Maître Mô a une belle voix de basse, 45 ans et déjà 20 ans d’expérience. On ne donnera pas sa véritable identité, car Maître Mô, c’est un peu son double de fiction, qui lui permet de raconter, dans de longues chroniques proches de la nouvelle, les histoires souvent très dures qui font son quotidien. Je lui ai demandé pourquoi ses histoires, toutes inspirées de faits réels, avaient autant de succès.

  • Workers clear ’huge, disgusting’ #fatberg from London sewer
    https://www.theguardian.com/environment/2021/feb/19/workers-clear-huge-disgusting-fatberg-from-london-sewer


    Before and after images of the fatberg in a sewer beneath Yabsley Street in Canary Wharf, London. Photograph: Thames Water/PA

    “We’d ask everyone to help fight the fatberg by only flushing the 3Ps – pee, poo and paper – as well as disposing of fat and oils in the bin, not the sink,” he said.

  • Filmer le travail | Édition 2021
    https://filmerletravail.org/filmer-le-travail-edition-2021

    Une thématique centrale et transversale : l’éducation

    La 12ème édition du festival international Filmer le travail se tiendra à Poitiers du 19 au 28 février 2021 et aura pour thématique centrale et transversale l’éducation, reliée à la question du travail, de la transmission, de l’émancipation. Autour de ce fil rouge se déclineront de nombreux événements : une rétrospective de films traversant les époques et les genres, une programmation jeune public, des conférences et rencontres portées par des chercheurs/euses, des podcasts, un journal du festival, etc… mais aussi la compétition internationale de films documentaires, une occasion unique de découvrir le regard singulier de cinéastes du monde entier sur le travail.

    Le festival se tiendra exceptionnellement en ligne et sera accessible gratuitement sur enligne.filmerletravail.org à partir du vendredi 19 février. La programmation au complet arrive très bientôt !

    https://enligne.filmerletravail.org

    Par contre, c’est dommage :

    Les films sont visibles dans la limite des places disponibles, une jauge définie en lien avec les ayants-droits de chaque œuvre. Lorsque la limite est atteinte, il ne sera plus possible de voir le film.

  • Juppé, mensonges et génocide : retour sur une séquence - Bondy Blog
    https://www.bondyblog.fr/opinions/billet-dhumeur/juppe-mensonges-et-genocide-retour-sur-une-sequence

    Je me rappelle, j’étais assez stressé, j’avais 15 ans à l’époque, bientôt 16. Puis je prends le micro : « Bonjour monsieur Juppé, il y a 21 années de cela vous avez été ministre des affaires étrangères sous le gouvernement Balladur. J’ai ici un livre de Patrick de Saint-Exupéry qui dit que l’opération Turquoise était biaisée dès le début, du fait que le pouvoir politique a envoyé notre armée dans un piège. Le pouvoir politique monsieur Juppé c’était vous à l’époque. Donc comment être sûr que votre politique internationale en tant que président de la République si vous le devenez sera différente de celle en tant que ministre des affaires étrangères ? »

    Alain Juppé répondit en disant : « C’est pour moi un sujet extrêmement sensible et douloureux. Il m’arrive rarement de perdre mon sang froid mais sur ce sujet là ça m’arrive parfois. Parce que je trouve que le procès qui est fait à la France, y compris par l’auteur que vous citez, est scandaleux. Je n’hésite pas à dire que c’est une falsification historique, l’idée que la France aurait été complice du génocide perpétré contre les Tutsi par les Hutu est une falsification historique. L’opération Turquoise a eu pour effet de sauver des centaines de milliers de vies, c’était une opération humanitaire qui ne visait pas à prendre partie d’un côté plutôt que de l’autre mais à protéger les populations. Ne simplifions pas l’histoire et ne faisons pas porter à la France un chapeau qui n’est pas le sien. »

  • L’« islamogauchisme » n’est pas une réalité scientifique | CNRS
    https://www.cnrs.fr/fr/l-islamogauchisme-nest-pas-une-realite-scientifique

    « L’islamogauchisme », slogan politique utilisé dans le débat public, ne correspond à aucune réalité scientifique. Ce terme aux contours mal définis, fait l’objet de nombreuses prises de positions publiques, tribunes ou pétitions, souvent passionnées. Le CNRS condamne avec fermeté celles et ceux qui tentent d’en profiter pour remettre en cause la liberté académique, indispensable à la démarche scientifique et à l’avancée des connaissances, ou stigmatiser certaines communautés scientifiques. Le CNRS condamne, en particulier, les tentatives de délégitimation de différents champs de la recherche, comme les études postcoloniales, les études intersectionnelles ou les travaux sur le terme de « race », ou tout autre champ de la connaissance.

    Oh le beau #coup_de_pelle !

    • Sur CNews, Jean-Pierre Elkabbach et Frédérique Vidal s’allient contre les islamo-gauchistes
      Ma vie au poste, le blog de Samuel Gontier
      https://seenthis.net/messages/902211

      Face à Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Jean-Pierre Elkabbach, journaliste vedette de #CNews, révèle l’ampleur de la subversion de l’Université : l’islamo-gauchisme des indigénistes adeptes de Mao et de Khomeiny a conquis jusqu’au directeur du CNRS, Antoine Petit. Son interlocutrice promet de mener une enquête… confiée au CNRS. On marche sur la tête.

      « Islamo-gauchisme » à l’université ? Servilité et surenchère : Elkabbach face à Frédérique Vidal
      https://www.acrimed.org/Islamo-gauchisme-a-l-universite-Servilite-et

      Jean-Pierre #Elkabbach sévit dans les médias depuis plus de cinquante ans [1]. Après avoir occupé, à proximité des pouvoirs politiques de droite, des postes très en vue dans l’audiovisuel public et sur Europe 1, il a trouvé refuge sur CNews : conseiller de l’actionnaire majoritaire Vincent #Bolloré, il anime sur cette chaîne une émission hebdomadaire : « Repères ». « Chaque dimanche un intervenant différent, qu’on ne voit pas partout », proclamait-il dans Le Parisien du 19 septembre 2020. Et le 14 février 2021, il recevait successivement deux de ces inconnus : Alain Duhamel (pour un entretien tout en complaisance entre deux dinosaures) et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur (pour un entretien tout en servilité et en surenchère).

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Elkabbach

  • Rwanda : un document prouve l’ordre de la France de laisser s’enfuir les génocidaires
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140221/rwanda-un-document-prouve-l-ordre-de-la-france-de-laisser-s-enfuir-les-gen

    Juillet 1994. Les principaux membres du gouvernement responsable du génocide des Tutsis sont dans une zone contrôlée par l’armée française. Leur arrestation est possible et même réclamée. Un document inédit, émanant du cabinet du ministre des affaires étrangères de l’époque, Alain Juppé, prouve aujourd’hui que la France a préféré les laisser partir. Il est signé de l’actuel patron de la DGSE.

  • #Rwanda : un document prouve l’ordre de la France de laisser s’enfuir les génocidaires

    Juillet 1994. Les principaux membres du gouvernement responsable du #génocide des #Tutsis sont dans une zone contrôlée par l’#armée_française. Leur arrestation est possible et même réclamée. Un document inédit, émanant du cabinet du ministre des affaires étrangères de l’époque, #Alain_Juppé, prouve aujourd’hui que la #France a préféré les laisser partir. Il est signé de l’actuel patron de la DGSE.

    L’#ordre_politique de laisser s’enfuir à l’été #1994 les principaux membres du gouvernement responsable du génocide des Tutsis au Rwanda, alors que leur arrestation était possible et même demandée, a été directement pris par le #gouvernement_français, selon un document inédit émanant du ministère des affaires étrangères.

    Le massacre des Tutsis du Rwanda, dernier génocide du XXe siècle, a fait près d’un million de morts en cent jours, entre avril et juillet 1994.

    Le document, dont Mediapart a pu prendre connaissance, apparaît vingt-cinq ans après les faits comme la pièce manquante de l’un des épisodes les plus sombres de la #responsabilité française dans la tragédie rwandaise.

    Il a été obtenu par le chercheur François Graner, auteur de plusieurs livres sur le Rwanda et membre de l’association Survie, qui a récemment pu accéder à des #archives inexplorées de la présidence Mitterrand grâce à une décision du Conseil d’État. La plus haute juridiction administrative a mis fin, en juin dernier, à des années d’entraves orchestrées par les gardiens de la mémoire de l’ancien chef de l’État et de la politique de la France durant le génocide des Tutsis.

    Le document en question est un télégramme « confidentiel diplomatie » émis le 15 juillet 1994 par le cabinet du ministre des affaires étrangères de l’époque, Alain Juppé, aujourd’hui membre du Conseil constitutionnel, et adressé à l’ambassadeur #Yannick_Gérard, alors représentant du Quai d’Orsay auprès des militaires français envoyés au Rwanda dans le cadre de l’#opération_Turquoise.

    L’ambassadeur Gérard avait réclamé le jour même des « instructions claires » du gouvernement (pour lui et pour l’armée française) afin de procéder sur place à l’#arrestation des autorités qui, écrivait-il dans un télégramme, « portent une lourde responsabilité dans le génocide ». Le fait est que les principaux membres du gouvernement génocidaire, au premier rang desquels son président, #Théodore_Sindikubwabo, se trouvaient alors dans une zone intégralement contrôlée par l’armée française, à proximité du Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo), pays frontalier du Rwanda.

    « Nous n’avons pas d’autre choix, quelles que soient les difficultés, que de les arrêter ou de les mettre immédiatement en résidence surveillée en attendant que les instances judiciaires internationales compétentes se prononcent sur leur cas », soulignait le haut fonctionnaire, conscient d’avoir des génocidaires identifiés à portée de main.

    La réponse du gouvernement français fut pourtant à l’exact opposé de la requête de l’ambassadeur Gérard. Dans le télégramme du 15 juillet, rédigé à 18 h 22 et adressé à « Yannick Gérard seul », le cabinet du ministre Juppé donne ainsi pour instruction de transmettre aux autorités génocidaires « notre souhait qu’elles quittent » la #zone_contrôlée par les forces armées françaises.

    Le message à transmettre semble si délicat que le cabinet Juppé demande à son ambassadeur de ne pas s’entremettre personnellement avec les génocidaires. « Vous pouvez en revanche utiliser tous les canaux indirects et notamment vos contacts africains, en ne vous exposant pas directement », peut-on lire dans le télégramme, qui a d’ailleurs pour titre : « Le département vous autorise à passer notre message de manière indirecte ».

    « Vous soulignerez que la communauté internationale et en particulier les Nations unies devraient très prochainement déterminer la conduite à suivre à l’égard de ces soi-disantes autorités », précise encore le télégramme, qui, insistant de la sorte sur une décision à venir de la communauté internationale, offre un #sauf-conduit au gouvernement génocidaire pour quitter sans la moindre anicroche le territoire sous contrôle français. Et passer au #Zaïre.

    Le document porte la signature « #EMIE ». Il s’agit de #Bernard_Émié, l’actuel directeur de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), l’un des principaux #services_secrets français, qui était à l’époque conseiller d’Alain Juppé au ministère des affaires étrangères, avant de rejoindre l’Élysée sous la présidence de Jacques Chirac.

    Sollicité par Mediapart, Alain Juppé a fait savoir qu’il ne souhaitait pas répondre à nos questions. Également sollicité, Bernard Émié n’a, pour sa part, pas donné suite.

    Un quart de siècle après la tragédie rwandaise, il n’y a aujourd’hui pas de doute sur le fait que la France savait qui étaient les organisateurs et commanditaires du génocide, et où ils se trouvaient. C’est donc en toute connaissance de cause que le gouvernement et l’Élysée les ont laissés filer.

    D’innombrables documents et témoignages, obtenus depuis des années par des historiens, des journalistes ou des juges, ont déjà largement permis de documenter que la France avait connaissance d’un génocide en préparation avant que celui-ci n’ait lieu et qu’elle a maintenu un soutien indéfectible aux autorités en cause quand le pire a commencé.

    Cela est si vrai que le gouvernement génocidaire, constitué au lendemain d’un attentat ayant tué le président #Habyarimana, jugé trop modéré par la frange la plus radicale du pouvoir hutu, a été formé, le 8 avril 1994, dans les locaux mêmes de l’#ambassade de France à Kigali, sous le nom de « #gouvernement_intérimaire_du_Rwanda » (#GIR).

    C’est un certain Théodore #Sindikubwabo, ancien président de l’Assemblée nationale, qui sera choisi pour diriger le pays avant que celui-ci ne s’enfonce dans les ténèbres. Pédiatre de formation, Sindikubwabo est considéré comme l’un des commanditaires du génocide, soupçonné d’avoir personnellement incité aux #massacres – notamment à l’occasion d’un discours retransmis le 19 avril sur Radio Rwanda – et d’avoir démis de leurs fonctions les préfets et autorités qui ne tuaient pas assez.

    Sindikubwabo fait partie des responsables politiques du génocide qui ont pu rallier le Zaïre en juillet 1994 avec l’aval du gouvernement français. Il est mort en 1998 dans des circonstances mal connues et sans jamais avoir été inquiété pour ses crimes.

    L’ordre de Juppé, l’ombre de Védrine

    Il existe dans les archives disponibles la trace d’un contact, en mai 1994, entre Sindikubwabo et le général #Christian_Quesnot, le chef d’état-major particulier du président de la République. Dans une note du 6 mai écrite à l’attention de #François_Mitterrand, après son échange avec le nouveau chef de l’État génocidaire – les massacres ont débuté un mois plus tôt –, le militaire indique que le dignitaire rwandais le « remercie » pour tout ce qu’il a « fait pour le Rwanda ».

    Dans ses commentaires personnels à la fin du document, le général Quesnot préconise alors d’appuyer, même au prix d’une « #stratégie_indirecte », le pouvoir rwandais face aux forces armées tutsies. Le général Quesnot dit, en effet, craindre l’établissement d’un « #Tutsiland » (sic), le tout « avec l’aide anglo-saxonne et la complicité objective de nos faux intellectuels remarquables relais d’un lobby tutsi auquel est également sensible une partie de notre appareil d’État ». Le document est annoté de la main du secrétaire général de la présidence de la République, #Hubert_Védrine, d’un mot : « Signalé ».

    Pourtant, sur le terrain, la diplomatie et les services de renseignements français ne cessent d’accumuler des éléments sur la responsabilité du gouvernement intérimaire dans le génocide.

    Un télégramme « confidentiel diplomatie » daté du 10 juillet 1994 de l’ambassadeur Gérard, également découvert par le chercheur François Graner grâce à la décision du Conseil d’État de juin dernier, évoque même « un témoignage digne de foi qui confirme la responsabilité collective et personnelle des autorités de #Gisenyi [le gouvernement génocidaire – ndlr] dans les massacres ». Le diplomate ajoute que, selon d’autres témoignages « directs et concordants », le président Sindikubwabo a personnellement appelé à plusieurs reprises à « l’élimination totale des Tutsis » et que l’une de ses ministres a, en particulier, réclamé le massacre « des femmes et des enfants ».

    Cinq jours plus tard, c’est donc en parfaite connaissance de cause que l’ambassadeur Gérard demande des « instructions claires » au gouvernement pour pouvoir mettre aux arrêts ou, au moins, en résidence surveillée les génocidaires.

    En vain.

    À Paris, la question de l’arrestation des membres du gouvernement génocidaire a pourtant été source de confusion au sommet de l’État, comme le prouvent plusieurs autres documents.

    Dans les archives de l’Élysée figure notamment la copie d’une dépêche émise depuis Paris, le 15 juillet en fin de matinée, par l’agence de presse Reuters sous un titre éloquent : « Paris prêt à arrêter les membres du gouvernement ». « Les membres du gouvernement intérimaire rwandais […] seront mis aux arrêts s’ils tombent aux mains de soldats de français dans la #zone_humanitaire_protégée par l’opération Turquoise », indiquait l’agence de presse internationale, qui disait tenir ses informations d’une « source autorisée à Paris ».

    Seulement voilà : une annotation manuscrite, inscrite par Hubert Védrine dans la marge de la dépêche imprimée par les services de l’Élysée, montre qu’il n’en était, en réalité, rien. « Lecture du Président : ce n’est pas ce qui a été dit chez le Premier ministre », peut-on lire sous la plume du secrétaire général de l’Élysée.

    Le document du cabinet Juppé sur l’ordre de laisser filer les génocidaires, daté lui aussi du 15 juillet, vient aujourd’hui conforter le soupçon d’un ministre des affaires étrangères, Alain #Juppé, en accord avec la politique élyséenne, bien qu’appartenant à un gouvernement de cohabitation dirigé par #Édouard_Balladur. Ce dernier fera d’ailleurs savoir à ce sujet, en 1998, qu’il « n’était pas question » aux yeux de Mitterrand « de châtier les auteurs hutus du génocide ». « Et il n’était pas question aux miens, ajoutait-il, de permettre à ceux-ci d’aller se mettre à l’abri au Zaïre ».

    C’est pourtant exactement ce qui s’est passé, et ce, sur ordre de son propre ministre Alain Juppé. Sur le terrain, l’#exfiltration est pilotée par le lieutenant-colonel #Jacques_Hogard, qui commande le groupement Sud-Turquoise au Rwanda, formé de troupes de la #Légion_étrangère.

    Dans un supplément spécial consacré aux opérations au Rwanda, la revue militaire Képi blanc a résumé des années plus tard la situation dans un style d’une raideur militaire qui ne fait guère dans la contorsion : « L’#EMT [#état-major_tactique] provoque et organise l’#évacuation du gouvernement de transition rwandais vers le Zaïre. »

    Le lieutenant-colonel #Hogard confirmera lui-même à plusieurs occasions les faits, notamment au journaliste David Servenay et à l’universitaire Gabriel Périès, auteurs du livre Une guerre noire (La Découverte). Dans cet ouvrage, le militaire raconte être allé voir en ces termes son homologue zaïrois pour lui parler des génocidaires qu’il s’apprêtait à laisser partir : « Vous ne fermez pas les #frontières, vous les laissez poreuses, je ne veux pas que vous empêchiez ces gens-là de partir, le Zaïre est grand, ils n’ont que ça pour partir. »

    Dès le 16 juillet, c’est-à-dire au lendemain du télégramme envoyé par le cabinet Juppé, le lieutenant-colonel Hogard rencontre le chef de l’État du Rwanda pour lui faire savoir que lui et ses hommes doivent – et peuvent – partir dans les vingt-quatre heures. Et c’est ainsi que la France escorte du Rwanda à la frontière zaïroise parmi les principaux responsables politiques du génocide.

    Un militaire de l’opération Turquoise, Guillaume Ancel, a raconté des années plus tard dans un livre (Rwanda, la fin du silence, éditions Belles Lettres) avoir vu le lieutenant-colonel Hogard quelque temps après cette scène. « Certes, il est convaincu que ce n’est pas notre rôle de rendre justice, mais escorter poliment des décideurs qui ont de terribles responsabilités dans les massacres et “du sang jusqu’au cou” le tourmente. Il aurait pu les arrêter, il aurait même pu les neutraliser, mais ses ordres ne lui laissaient pas le choix », a-t-il témoigné.

    Un document déclassifié de l’état-major de l’armée française confirme que les membres du gouvernement génocidaire « ont franchi la frontière rwando-zaïroise » le 17 juillet en fin de journée, « l’option clairement avouée étant de replier également le reste des #FAR [#forces_armées_du_gouvernement – ndlr] avec leur armement au Zaïre, afin de poursuivre la #résistance depuis ce pays ».

    En un mot : que les génocidaires soient à l’abri pour que le sang, lui, continue de couler.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/140221/rwanda-un-document-prouve-l-ordre-de-la-france-de-laisser-s-enfuir-les-gen
    #génocide #Quesnot #Balladur #Edouard_Balladur

    signalé par @arno : je mets ici le texte complet

    • Une guerre noire. Enquête sur les origines du génocide rwandais (1959-1994)

      Au printemps 1994, au Rwanda, près d’un million de personnes ont été exterminées en quelques semaines. À un rythme trois fois plus élevé que le génocide des juifs d’Europe. Comment un tel crime de masse a-t-il été rendu possible ? Quelle est la responsabilité des grandes puissances occidentales et de la France, surtout, si proche des génocidaires ? Après quatre ans d’enquête, dans les archives du monde entier, sur le terrain, auprès des militaires français, rwandais et belges, à interroger diplomates et politiques, Gabriel Périès et David Servenay tentent de répondre à ces questions. À l’aide de témoignages inédits et de documents confidentiels, ils lèvent le voile sur l’une des origines secrètes du génocide rwandais : la doctrine française de la « guerre révolutionnaire ». Des opérations clandestines menées dans le « pré carré » au moment de la décolonisation, en passant par le trouble jeu du général De Gaulle, ils établissent la généalogie de ce qui fut pendant des décennies un véritable savoir-faire de l’armée française. Formalisé pendant la guerre d’Indochine et appliqué en Algérie, il a largement inspiré les dispositifs répressifs mis en place dans un grand nombre d’États africains… dont le Rwanda des années 1960. Et ce n’est pas le fruit du hasard si l’un des meilleurs élèves africains de la « guerre révolutionnaire » perpétra, plus de trois décennies plus tard, le dernier génocide du XXe siècle : hiérarchies politico-militaires parallèles, gardes présidentielles transformées en escadrons de la mort, action psychologique, quadrillage administratif et militaire des populations formèrent un système efficace susceptible de mobiliser toute une société au service du projet exterminateur de ses dirigeants. Cette histoire inconnue éclaire d’un jour nouveau la responsabilité de l’État français dans le génocide rwandais.

      https://www.editionsladecouverte.fr/une_guerre_noire-9782707149145

      #livre #Gabriel_PÉRIÈS #David_SERVENAY

    • Rwanda, la fin du silence. #Témoignage d’un officier français

      Au lourd secret qui entoure le véritable rôle de la France et de son armée lors du génocide des Tutsi au Rwanda, #Guillaume_Ancel oppose la vérité de ses carnets de terrain, témoignage des missions auxquelles il a participé durant l’opération Turquoise. La fin du silence est aussi le récit du combat mené par cet ancien officier pour faire savoir ce qui s’est réellement passé durant cet été 1994 et « rendre hommage, dignement, aux centaines de milliers de victimes rwandaises que nous n’avons pas su empêcher. »
      Officier de la Force d’action rapide, détaché au sein d’une unité de la Légion étrangère, le capitaine Ancel mène avec ses hommes des opérations d’extraction de personnes menacées. Sous couvert d’une opération humanitaire destinée à mettre fin aux massacres, cet officier comprend vite que la France soutient le gouvernement génocidaire rwandais dont elle a formé l’armée. Il décrit les errements de l’armée française, ballotée au gré de décisions politiques dont les motivations sont toujours tenues secrètes, les archives officielles restant inaccessibles. Ce témoignage dévoile également certains épisodes méconnus de cette opération « #humanitaire » durant laquelle l’armée française a tué. Parfois pour défendre, parfois pour des raisons moins avouables.

      https://www.lesbelleslettres.com/livre/3565-rwanda-la-fin-du-silence
      #opération_humanitaire

  • Alès : condamné à 15 ans pour viols sur sa nièce et sa fille, l’accusé sort de prison un an après
    https://www.midilibre.fr/2021/02/09/ales-condamne-a-15-ans-pour-viols-sur-sa-fille-et-sa-niece-pourquoi-laccus

    Quel témoignage faites-vous de votre combat ?

    À 45 ans, j’ai parcouru un long chemin. D’abord isolée, abîmée, et en survie, j’ai cherché de l’aide et du soutien à l’intérieur de ma famille (parmi les personnes de ma génération) et aussi à l’extérieur, j’en ai trouvé. J’ai trouvé des personnes dotées de grandes qualités humaines, constantes, en qui j’ai eu confiance et qui ne m’ont jamais déçue.

    Parmi elles, il y a mon avocat, Me Joanny Moulin. Il est payé par l’aide juridictionnelle pour mon affaire. À mes côtés depuis le début, il n’a jamais baissé la garde, disponible, réactif, compétent. Je ne me bats pas seule. Cependant, cette affaire est un dossier sur son bureau. Pour moi, c’est une part douloureuse de ma vie. Je veux pouvoir tourner cette page.

    Je n’imaginais pas un tel combat, mais il est salutaire. J’encourage vivement les victimes à parler et à s’entourer pour se reconstruire et retrouver la liberté. Aussi, je souhaite que les événements de l’actualité lèvent enfin le tabou de l’inceste, c’est vital. Il faut se former, faire de la prévention très tôt, et protéger ceux qui signalent.

    Tous les enfants, quelle que soit leur condition sociale, doivent être protégés dès leur naissance. Mon engagement, ma participation pour un changement de société, est visible dans le documentaire réalisé par Michèle Bourgeot et produit par Thierry Maisonnave.

    Le documentaire (2018) relate le procès et le cheminement des victimes dans une famille incestueuse où onze filles ont subi des viols. Pas de voix off, le récit se déroule avec beaucoup d’humanité et de courage.
    https://vimeo.com/254865234

    #inceste #entregent #impunité #justice

    • Comment comprendre qu’après deux condamnations, à 12 ans, puis à 15 ans de prison ferme en appel, il soit toujours au bureau du Lions ? (L’accusé a décidé de se pourvoir en cassation NDLR). Est-il toujours inscrit à l’ordre des médecins ? Nous avons démontré qu’il bafouait son contrôle judiciaire en se rendant à l’anniversaire de sa loge maçonnique à Marseille, alors qu’il était à l’époque assigné à résidence en Corse.

      On dirait un bingo du notable intouchable pour les débutants.
      Histoire horrible, tout est dit dans les tags.

  • Sister Rosetta Tharpe, l’âme sœur du rock
    https://pan-african-music.com/black-history-month-rosetta-tharpe

    Inspiratrice méconnue de Chuck Berry ou Elvis, cette chanteuse gospel et guitariste virtuose a longtemps été oubliée par l’Histoire avant qu’un récent revival ne lui rende enfin justice, près de quarante ans après sa mort.

    https://www.youtube.com/watch?v=Y9a49oFalZE

    #musique #Rosetta_Tharpe #rock #gospel #guitare #femmes #Histoire

  • La justice considère qu’une fille de 14 ans peut être consentante pour coucher avec trois hommes adultes | Titiou Lecoq
    http://www.slate.fr/story/201108/justice-considere-fille-14-ans-consentante-coucher-trois-hommes-adultes-julie-

    Changer la loi ne suffira pas à dépasser cet échec. Il faut déconstruire des siècles de préjugés, enseigner le consentement actif et poser des interdits très clairs. En un mot : il faut éduquer. Source : Slate

    • j’ai un problème avec le titre de cet article (d’accord avec tout le reste). L’impression que quelque chose s’exprime mal, comme si on voulait dire qu’une jeune fille de 14 ans ne peut pas avoir envie de coucher avec trois hommes adultes, alors que si, c’est possible.

      Ce terme de #consentement, c’est vraiment la merde.

      Déjà, 1.consentir à quelque chose, il me semble, n’a rien de positif, et implique même de céder . à moins qu’on le prenne dans l’idée de sentir ensemble, mais qui fait ça ? Personne.

      Sinon 2, j’ai l’impression que ce titre :

      La justice considère qu’une fille de 14 ans peut être consentante pour coucher avec trois hommes adultes

      entretient la confusion sur ce que la justice doit juger, les actes des agresseurs/violeurs, pas le consentement des gosses (qui ne demandent que ça, c’est des ados, en grèce antique on les foutait dans la forêt pendant deux ans, à chasser leur bouffe).

      En même temps, je suis d’accord avec tout ce que dis l’article, que j’aurais moi-même bien du mal à fondre en une phrase.

    • Darmanin, l’Action française chez les flics

      4 févr. 2021 Par Gabas Blog : Le blog de Gabas

      SÉPARATISME : DARMANIN ÉTAIT (EST TOUJOURS ?) LIÉ À UN GROUPUSCULE ROYALISTE ET PÉTAINISTE.

      https://blogs.mediapart.fr/gabas/blog/040221/darmanin-laction-francaise-chez-les-flics

      Alors que le Régime en place est en train d’imposer une batterie de mesures liberticides et racistes au nom de la lutte contre le « séparatisme », rappelons le pedigree du ministre de l’Intérieur :

      ◆ Gérald Darmanin est un ancien proche du groupuscule d’extrême droite royaliste « L’Action Française ». En 2008, il écrit plusieurs articles pour le mensuel « la Restauration nationale », revue liée à l’Action Française. Il aurait aussi, selon l’organisation, participé à un « camp d’été » royaliste. Pour rappel, l’Action Française est un très ancien groupe d’extrême droite, antisémite, partisan du « nationalisme intégral », c’est à dire racial, pétainiste, et souhaitant restaurer la monarchie. Ses militants ont notamment déployé récemment une banderole « décapitons la République ».

      ◆ Selon le Canard Enchainé, le jeune Darmanin, lorsqu’il a commencé sa carrière politique, a adopté une position catholique traditionaliste « tendance intégriste », à la droite extrême de la droite. Lors de la Manif Pour Tous, il appelle à soutenir les manifestations contre l’égalité des droits. Il va déclarer, la même année, qu’il refuse de marier des couples homosexuels en tant que maire de Tourcoing. Il continuera, même après l’adoption de la loi, à réclamer sa suppression.

      ◆ Plus tôt, Darmanin était le bras droit du politicien Christian Vanneste, député du Nord et lui-même ancien responsable des jeunes d’Action française à Lille. Darmanin était le Directeur de campagne de Christian Vanneste pour les élections législatives de 2007 et les élections municipales de 2008. Le député Vanneste a été mis en cause suite à de nombreux propos homophobes, affichant sa volonté de « rééduquer » les personnes homosexuelles, décrivant l’homosexualité comme « inférieure » et une « menace pour l’humanité », et tenant des propos négationistes. Il est aujourd’hui proche de la droite du RN.

      Le vrai visage du Macronisme c’est cela. Derrière une vitrine néo-libérale bien marketée, des idées, des choix et des mots d’extrême droite. Ces gens qui frappent sur les musulmans au nom de la « République » et contre le « séparatisme » sont des nostalgiques de Pétain et de la monarchie.

      https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/les-gros-sabots-cloutes-de-laction-francaise

      https://lille.indymedia.org/spip.php?article33069

      https://lincorrect.org/quand-gerald-darmanin-etait-royaliste-lincorrect

      https://agauche.org/2021/02/04/le-ministre-de-linterieur-gerald-darmanin-et-laction-francaise

  • Il y a 50 ans, les Suissesses obtenaient le droit de vote - la page spéciale de la RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/11944158-il-y-a-50-ans-les-suissesses-obtenaient-le-droit-de-vote-la-page-specia

    Le 7 février 1971, les électeurs acceptent clairement le droit de vote et d’éligibilité pour les femmes avec 621’109 (66%) « oui » contre 323’882 (34%) « non » et un taux de participation de 58%. Quinze cantons et demi approuvent le projet, alors que six cantons et demi de Suisse centrale et orientale (UR, SZ, OW, GL, SG, TG, AR et AI) le rejettent.

  • Anticor : le gouvernement a bien cherché à connaître le nom du plus gros donateur de l’association
    https://www.capital.fr/economie-politique/anticor-le-gouvernement-a-bien-cherche-a-connaitre-le-nom-du-plus-gros-donat

    Contrairement à ce qu’a soutenu le cabinet du Premier ministre, le gouvernement a bien réclamé à l’association #Anticor l’identité de son plus gros donateur, dans le cadre de sa demande d’agrément. Une exigence pourtant irrégulière selon un avis de la CNIL.

    « Après avoir traîné le plus possible, mis la pression pour connaître le nom des donateurs puis menti en le niant, #Castex doit se prononcer aujourd’hui sur l’agrément d’Anticor.
    Une chose est claire, ce gouvernement préfère la corruption à la transparence... »