• Breaking Out With CSS Grid Layout - Cloud Four
    https://cloudfour.com/thinks/breaking-out-with-css-grid-layout

    A while back I shared a simple technique for allowing certain elements to fill the full viewport width from within a fixed-width container (...). As concise as this technique was, it had one big, dumb caveat: On some platforms, you’d see a horizontal scrollbar unless you set overflow-x to hidden on the body element.
    It’s now a year later and every modern browser supports (or will soon support) CSS Grid Layout (hooray!!). I thought it might be fun to reexamine this problem with a fancy set of modern layout tools at our disposal.

    #css #web_design #graphisme


  • Why is decentralized and distributed file storage critical for a better web? | Coin Center
    https://coincenter.org/entry/why-is-decentralized-and-distributed-file-storage-critical-for-a-better-

    The team behind #IPFS and #Filecoin explain how advances in distributed data storage and strong alignment of market incentives are combining to create a much more secure and efficient #web.

    BY JUAN BENET, JESSE CLAYBURGH, & MATT ZUMWALT / June 20, 2017

    #cccp

    • À chaque fois ça me pose la question : ça augmente la résilience, et ça fait aussi moins de requêtes lointaines à faire, donc moins d’énergie pour ça, puisqu’on peut récupérer du contenu depuis le plus proche possible, parfois dans sa propre ville donc. Mais en revanche ça va augmenter beaucoup… beaucoup… BEAUCOUP le stockage ! Puisque TOUT va être dupliqué des millions de fois partout en permanence. Donc ça va forcément augmenter de manière exponentiel les disques durs à utiliser partout ?

    • Pourquoi TOUT serait dupliqué ? Seul ce qui est utilisé le sera, tout comme c’est déjà le cas actuellement avec le cache des navigateurs. Sauf que là une fois que c’est dans un des caches, c’est utilisable par d’autres.


  • Pourquoi nous n’irons plus acheter nos graines chez #Kokopelli - Le Jardin des Possibles
    https://www.lejardindespossibles.org/divers/article/pourquoi-nous-n-irons-plus-acheter

    Puis des regrets, nous sommes passés à la consternation puis à la rage ! il y a quelques jours, à la librairie « Le Tracteur Savant » à Saint Antonin, nous tombons le nez sur un livre (et quel livre !) « Nous n’irons plus pointer chez Gaia ». Ce livre est à la fois une compilation de témoignages issus de plusieurs salarié(e)s (dont la majeure partie sont des femmes) sur leurs conditions de travail au sein de l’association Kokopelli et une révélation qui décrit la gestion toute particulière et singulière des semences « rares et anciennes » que le cartel familial « Guillet » a entrepris depuis des années

    #semences

    • Et donc :

      https://www.hobo-diffusion.com/catalogue/1419/nous-n-irons-plus-pointer-chez-gaia

      NOUS N’IRONS PLUS POINTER CHEZ GAÏA
      JOURS DE TRAVAIL À KOKOPELLI

      Ce livre est le fruit d’une lutte salariale qui n’a pas eu lieu. Il est presque impossible, dans une association, de critiquer ses conditions de travail et le sens de celui-ci. Encore plus quand on a affaire à Kokopelli, un symbole de la résistance aux OGM et à l’appropriation des semences par l’industrie. D’ancien.ne.s salarié.e.s et jardinières, écoeurés par les pratiques de l’association, se sont attelés à faire la critique rare et nécessaire de cette forme particulière d’exploitation : de sa politique de management aux rapports qu’elle entretient avec les petits producteurs, de son discours new age à ses pratiques commerciales, Kokopelli est une incarnation parfaite du capitalisme vert.

    • J’ai été étonné par la subjectivité de l’article, très à charge.
      Son seul rapport avec Kokopelli est qu’il a acheté des graines qui germaient mal, mais il reprend toutes les attaques du livre à son compte.

      Il faut donc lire également le droit de réponse de Ananda Guillet :
      https://www.lejardindespossibles.org/divers/article/droit-de-reponse-d-ananda-guillet

      Je ne connais pas Kokopelli mais je connais assez bien le Mas d’Azil et la vallée où ils sont implantés, et je vois très bien le milieu « alternatif » dont il parle.
      Un vrai réseau vivant, plein de gens formidables, mais aussi pas mal de punks à chiens. Pas toujours faciles (euphémisme)...

    • À partir du moment où il y a des échanges d’argent en grande quantité ET surtout des salarié⋅e⋅s à payer pour que la structure tourne, je suis toujours partisan que ce soit une coopérative plutôt qu’une association. Sinon il y a toujours de gros mélanges entre bénévolat et travail, et ça finit toujours par péter, enfin quasiment.
      Ça ne change rien qu’il peut aussi y avoir des vraies merde à Kokopelli (et notamment l’aspect new age qui était déjà critiqué avant cette histoire hein). Mais au moins la coopérative clarifie les choses.

    • Oui, c’est une remarque que je m’étais faite il y a un moment déjà sur Kokopelli.
      Il y a une activité commerciale, ils louent des grands locaux et ça fonctionne suffisamment bien pour leur permettre de gagner des procès qui leur sont fait. Tant mieux.
      Mais effectivement le statut d’asso est le pire dans ce cas là.

      C’est peut être ce qui s’est passé ou se passe, un gros mélange des genres...

    • Cela fait plusieurs années que de jeunes amis grainetiers bio indépendants m’ont relaté maintes histoires tristes avec kokopelli qui ne ressemblent pas du tout à l’idée qu’on se fait du partage ou de la démocratie associative … Ils sont tombés des nues, car c’est vrai que kokopelli a été précurseur et que beaucoup de jeunes les idéalisant s’en sont inspiré, tant mieux, vraiment. Sauf que les courriers vengeurs que ces potes ont reçu les traitants de sales bourgeois voulant profiter du bio les ont laissé sans voix avec leur stock de graines que kokopelli devait intégrer dans son catalogue, sur les bras.
      Dans tous les cas, il y a un souci réel avec la chefferie arrogante et fortuné de kokopelli, et c’est bien que ça sorte, car beaucoup, dont mes amis, ne voulaient pas rendre public leur déconvenue profonde de manière à ne pas faire de tort à l’image des grainetiers bios, kokopelli étant LA référence, mais à force de dire qu’à la FNSEA c’est pire, ça n’aide pas.

      Et j’avoue que là nous taquinons notre rapport politique à la pratique de nos idéaux. Doit-on faire silence devant des agissements qui vont à l’encontre pour laisser les fantasmes intacts ? ou doit-on ne pas perdre le sens critique, même avec ceux qu’on espère « de notre bord » et qu’il faudrait soutenir (ou taire) malgré tout face aux vrais affreux ? Cela me taraude souvent, (non pas ma capacité critique que je réserve le plus souvent au privé) mais pour douter de la meilleure stratégie à adopter.

      Sinon il y a 20 ans j’avais acheté chez Kokopelli des graines une petite fortune qui ont à peine donné, un peu l’arnaque à #touristes_du_bio. Comme @odilon je suis contente des relations et des graines de chez germinance, BiauGerme ou graines delpaïs.

    • Réponse à Nicod :
      L’article est la chronique d’un livre qui rapporte entre autres des témoignages sur l’exploitation du salariat et la violence dans les rapports sociaux dans une structure pour laquelle on ne s’y attend pas. Le témoignage qui porte sur la sélection et la vente peu scrupuleuse des graines recoupe nos propres expériences sur le faible taux de germination des graines Kokopelli que nous avions constaté bien avant la parution de ce livre. Par conséquent, je ne reprends rien à mon compte.

      Daniel du Jardin des Possibles

    • Colportez des allégations invérifiées, il en restera toujours quelque chose. Je note le courage des signataires du livre, qui s’appellent « le collectif du Grimm », sans plus de précisions que leur prénom, dont on ne sait même pas si c’est le leur.

      L’éditeur qui a publié le livre n’est pas plus clair. On sait seulement qu’il a démarré en 2012.

      Moi, j’aime bien savoir QUI parle.

      Pourquoi ne sont-ils pas allés aux prud’hommes, s’ils étaient aussi sûrs de leur fait ?

      Et à propos de « capitalisme vert » : M. Vivas facture ses stages entre 120 et 780 euros. Et il fait bosser ses stagiaires et des bénévoles ainsi que des « woofers » ??? (voir son rapport d’activité de 2015, sur son site). Quant à l’éco-hameau de Verfeil, il a été bâti sur une zone non constructible à l’origine (en ZNIEFF). L’ancienne maire de la commune en est l’une des résidentes (source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/08/04/la-bastide-de-verfeil-ne-veut-pas-d-un-eco-hameau_1395514_3224.html)

      La charité qui se fout de l’hôpital, en clair. Même si je n’ai rien contre la permaculture, était-il urgent de cogner sur Kokopelli ? Quel intérêt y avait M. Vivas, à part râler sur des graines qui n’ont pas germé ?

      Enfin, nos gentils salariés mécontents espéraient quoi ? Glander toute la journée en étant payé ?

      Perso, j’ai bossé dans une radio associative pendant deux ans. Et j’ai constaté combien certains profitaient quelque peu de la gentillesse (voire du laisser pisser) du responsable : ils pouvaient arriver bourrés, fumer des pétards (j’ai rien contre, au contraire, mais pas à l’antenne) et raconter des conneries genre humour pipi caca (si c’est ça une radio « libertaire », merci), aller et venir quand ils voulaient, facturer des frais de transport fantaisistes, passer leur vie au téléphone, tout ça sur le dos de l’asso, etc...

      Or, Kokopelli a besoin d’argent. Pour continuer son job, payer les producteurs et les salariés. Pour faire ce qu’il fait depuis des années. Et accessoirement payer ses avocats, contre Baumeaux, par exemple.

      Bref, je continuerai « d’aller chez Gaïa »... !


  • Remercions les rédacteurs du #comité_invisible de nous donner l’occasion de leur dire franchement qu’ils nous emmerdent.
    http://www.vacarme.org/article3054.html

    1. Prenons le texte comme il se présente : un condensé agressif et stylisé de politique. Naïvement, on croyait une lettre écrite à des amis, un désir de conversation planait dans l’air. « Il n’y a donc d’autres choix que de déployer un art de la #conversation » (p. 154). Même si c’était, il est vrai, que de la conversation par défaut, puisque les amis à qui parler se font rares, manifestement, et qu’en plus, les « moyens de communication » sont contrôlés « par ceux qui ne sont pas nos amis », si bien, que ce livre-même là, cet objet marchandisé qui passe entre nos mains, est sans doute déjà, aussi, le malheureux, le résultat de petites compromissions, encore ! Encore des petites compromissions, à l’issue d’un catalogue infini d’entres elles. Maintenant est le titre de ce catalogue de compromissions. « Quand on a des amis, plus besoin d’avoir d’ennemi » adage réécrit d’Aristote ou de Montaigne vérifié à la lecture de Maintenant . Car si les rédacteurs de Maintenant s’adressent à leurs « amis », c’est bien pour leur signifier sur tous les tons, et dans toutes les langues, qu’en réalité ils ne le sont pas.

    #La_gauche

    • Le Comité invisible est un producteur en série de vignettes spectaculaires toujours écrites en vue de signaler à la masse qu’elle succombe aux illusions tandis qu’eux, aristocratiquement placés de l’autre côté de la signalisation spectaculaire, s’en retrouvent les fabricants !

      (…) avec l’exposition Soulèvement au Jeu de Paume, le titre Révolution donné au pseudo-livre de Macron qui, sans honte, dans le magazine Elle, appelle aussi les jeunes à relire le Capital, il se passe que le romantisme insurrectionnel a été récupéré par la machine médiatique, ce qui rend difficile, en l’absence de situation insurrectionnelle réelle, de sauver ce qui fait le cœur positif de Maintenant. Que les rédacteurs de Maintenant le veuillent ou non, ils appartiennent désormais au secteur du marché de l’illusion insurrectionnelle.

    • Flash back : "Vous allez tous mourir et vos pauvres vacances n’y changeront rien" , clamait une banderole déployée sur une plage lors d’une des "actions d’éclat" du Parti imaginaire dont on trouve une photo dans Tiqqun...

      Pas possible d’isoler Maintenant de l’histoire dont il est issu, et du contexte dans lequel il s’inscrit (à tout le moins une crise des perpectives révolutionnaires). Quelques éléments.

      Pour un autre point de vue que celui proposée sur @vacarme, on peut consulter quelques pages de En quel temps vivons-nous ? (Rancière, 2017), à ce sujet :
      https://seenthis.net/messages/602424

      À partir des thèses énoncées par la revue #Tiqqun à la fin des années 90, pratiquant un usage singulier de l’héritage de l’#autonomie en Italie (cf. La Horde d’or ), le Comité invisible s’inscrit dans un courant #insurrectionnaliste qui n’a cessé de se développer depuis les émeutes de 2005 et la mobilisation lors du #CPE (2006). L’utilisation du CI par l’État et son antiterrorisme ( "affaire de Tarnac") a in fine accru le succès de thèses qui, sous une autre forme, servaient déjà de viatique à une frange importante des jeunes qui s’étaient politisés lors de la #lutte contre le CPE. Le texte qui suit a fait l’objet de mille réunions, conversations, reprises, usages : #Appel, 2004
      http://bloom0101.org/wp-content/uploads/2014/10/appel.pdf

      Rien ne manque au triomphe de la civilisation. Ni la terreur politique ni la misère affective. Ni la stérilité universelle. Le désert ne peut plus croître : il est partout. Mais il peut encore s’approfondir. Devant l’évidence de la catastrophe, il y a ceux qui s’indignent et ceux qui prennent acte, ceux qui dénoncent et ceux qui s’organisent. Nous sommes du côté de ceux qui s’organisent.

      Pour ne citer qu’un exemple des diverses approches qui se sont directement inspirée de L’appel, un très beau texte, bien loin de la morgue arrogante du Comité invisible : Défendre la zad , livre-appel publié en janvier 2016
      https://constellations.boum.org/spip.php?article125

      Bref, on peut penser en termes de récupération, et on trouvera aisément des confirmations (les deux numéros de Tiqqun, ancêtre revendiqué, sont en salle des ventes), mais une telle approche raterait l’influence de ce versant de l’insurrectionalisme (cf, le succès de @lundimatin ou l’ampleur des ventes des extraits de Tiqqun par La fabrique). Ce serait aussi louper l’intérêt et les échanges que suscitent ces textes. Ainsi, cette semaine, le séminaire Conséquences a réuni pour une lecture de Maintenant 300 participants à la #lutte_contre_la_loi_travail aux Beaux-arts à Paris, autour de quatre thèmes qui n’ont pas pu être tous abordés : #guerre_civile, #destitution, la #figure_du_crevard, #déterminations_sociales
      https://fr-fr.facebook.com/consequencesintervention

      Retour sur une matrice, lointaine :

      Rions un peu avec Tiqqun
      http://www.multitudes.net/Rions-un-peu-avec-Tiqqun

      Le Tiqqun est un être très sensible. « Nous autres décadents avons les nerfs fragiles. Tout ou presque nous blesse, et le reste n’est qu’une irritation probable, par quoi nous prévenons que jamais on ne nous touche ». C’est toute une ontologie qui se dit dans ces quelques lignes inaugurales d’une « introduction à la guerre civile »[[Tiqqun, page 2.. Une ontologie très duale et assez simple : le réel c’est nous et les autres. Les autres supportent tout, leurs nerfs sont narcosés par les poisons psycho-actifs d’un #Spectacle omniprésent, leurs corps pris en charge par le #Biopouvoir à un point que ça en est fichu. Les autres, en fait, c’est tous les faux contestataires (dont Multitudes). C’eût été digne d’un léninisme déplacé et vieillot que de boviniser ou oviniser le prolétariat qui parle par la bouche du Tiqqun. Du coup, « nous » c’est beaucoup plus que le Tiqqun, autrement dit, le Tiqqun c’est beaucoup plus qu’une revue. « Nous, c’est une masse de mondes, de mondes infra-spectaculaires, intersticiels, à l’existence inavouable, tissés de solidarités et de dissensions impénétrables au pouvoir[[Tiqqun, page 32. ». On est très impressionné. Ça fait quand même rêver cette zone rouge que le pouvoir ne pénètre pas. Mais le plus amusant est de tomber, en feuilletant la revue, sur le passage de La Volonté de savoir, où Foucault parle de l’essaimage des foyers de résistance, qui ne s’explique que par la dissémination en réseau des relations de pouvoir, à travers tout le corps social, par delà les appareils et les institutions. Un tel souci philologique nous laisse pantois[[Rions un peu : « certes on ne peut pas dire que les négristes se soient jamais embarrassés de soucis philologiques ».. On se perd en conjectures et hypothèses quant à la cohérence d’un discours qui se réclame de Foucault et situe son ego révolté dans un en dehors des relations de pouvoir. « Là où il y a pouvoir, il y a résistance et pourtant, ou plutôt par là même, celle-ci n’est jamais en position d’extériorité par rapport au pouvoir [… Il n’ y a donc pas par rapport au pouvoir un lieu du grand Refus – âme de la révolte, foyer de toutes les rébellions, loi pure du révolutionnaire[[La volonté de savoir, pages 125-126, Tel Gallimard. ».
      On sera sensible au vide de ces énoncés, vide de l’ontologie, en dépit des lectures affichées (Deleuze et Guattari). C’est le vide des énoncés du #post-situationnisme qui en appelle au chaos et à la guerre sociale contre tous les réformismes mous. Un certain anti-programmatisme, qui a dépassé le léninisme, mais reste incapable d’envisager une ontologie du désir et la question des stratégies politiques immédiates, par où les « sujets » misent, entre autres modalités stratégiques, sur l’efficace d’une parole agissante. Et cette parole agissante constitue bien autre chose que ce vide dont souffrent ces énoncés ( « le chaos sera notre grève », « oui au mouvement réel et à tous les comportements qui rompent avec la passivité »).
      Au delà de ce vide, il y a aussi, dans ce discours de l’hyper-nervosité, non seulement un dispositif de distinction, mais, si l’on y regarde bien, un risque d’épicurisme vraiment drôle, et très peu séduisant sur le plan politique. Au beau milieu de tout l’attirail des références prestigieuses que Le Tiqqun ne manque jamais d’exhiber, voilà ce bon vieil Épicure et son hypersensibilité maladive qui revient. Nietzsche, en bon philologue, lui, a remarquablement formulé la vérité effroyable de l’épicurisme : « L’épicurien choisit pour son usage les situations, les personnes, voire les événements qui conviennent à sa constitution extrêmement irritable, et il renonce à tout le reste ; ce qui revient à dire presque tout[[Le Gai Savoir, IV, § 306. ». Laissons les hyper-nerveux dans leur retranchement mortifère (mort du monde). C’est peut-être ça que ça veut dire « Tiqqun », dans la langue imaginaire de « cet organe de liaison du #Parti_imaginaire » : « mort du monde ». Il y a des conceptions plus joyeuses et productives de la fuite, des réactions plus constructives à la honte qui peut nous saisir face au monde comme il va.

      Tiqqun, une #rhétorique de la remontrance, Jacques Guigou
      http://tempscritiques.free.fr/IMG/pdf/tc_15_a5_187_190.pdf

      Le dernier métaphysicien de l’histoire de la philosophie occidentale, #Heidegger, est traité de « vieille ordure » mais Tiqqun s’empare de son ontologie (« l’homme est le berger de l’être », etc.) car elle permettrait de sortir du nihilisme. Il s’agit donc de « politiser la métaphysique » (p. 16), de la remettre sur ses pieds comme Marx voulait le faire de l’idéalisme hégélien. Au « Spectacle1 », entité hypostasiée, puissance abstraite et universelle, véritable « métaphysique marchande » de la domination, la « communauté des métaphysiciens critiques » oppose « la création d’un monde » (p. 20), une pratique « col- lective et positive de communauté et d’affectivité indépendantes et supérieures » (p. 20), une « utopie concrète » dans laquelle chacune des grandes métaphysiques du passé serait réalisée non plus comme discours, mais comme « Demeure de l’Être » et ceci dans le « fécond tissu de l’existence ».

      #comité_invisible #aristocratisme #livre #idéalisme

      Vu tout autrement : Les Communes de l’insurrection du Comité invisible
      http://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.fr/2011/06/propos-des-communes-du-comite-invisible.html

      « Il n’est pas question d’occuper,
      mais d’être le territoire. »

      En matière d’« urbanisme insurrectionnel »,
      les propos de la mouvance impliquée dans la revue Tiqqun, le Parti imaginaire et le Comité invisible, constituent un renouvellement des idées et de la posture de l’#intellectuel : il n’y a plus lieu de raisonner encore comme si le dilemme était de choisir entre réforme ou révolution, entre alternative et révolution, entre théorie ou action. Le livre L’insurrection qui vient paru en 2007 appelle à la destruction de l’Empire et il institue la Commune comme un des moyens pour y parvenir.

      Une oeuvre magistrale pour la pensée urbaine anti-libérale car les auteurs ne s’attaquent non plus à la critique mais à l’élaboration de principes pragmatiques, non utopiques, destinés à inventer une autre #communauté préparant l’insurrection qui vient. Le plus grand intérêt de leur pensée, pour ce qui concerne le domaine de l’urbanisme, est qu’elle relie, à nouveau, les différentes formes de luttes au sein d’une emprise spatiale : la Commune.

    • @supergeante Vacarme critique le dernier livre du comité invisible, Maintenant paru aux éditions #La_Fabrique.

      Remercions les rédacteurs du comité invisible de nous donner l’occasion de leur dire franchement qu’ils nous emmerdent.

      Pour dire qu’ils nous emmerdent, faut-il encore les avoir lus.
      L’article d’Arthémis Johnson est très long surtout pour quelqu’un qui n’a pas lu l’ouvrage en question.
      Je me suis arrêté à L’insurrection qui vient et à Contributions à la guerre en cours. J’ai du lire, ce dernier, en biais comme longtemps, je me suis couché de travers.
      De la littérature et beaucoup de théorie.
      https://lafabrique.atheles.org/auteur/tiqqun

      Le comité invisible s’échange très bien chez les bouquinistes. Entre autres, par exemple, contre le premier roman de Jim Thompson, Ici et Maintenant (1942) avec une superbe préface de Stephen King.

      http://www.vacarme.org/auteur846.html

    • Sur le lien précédent (merci) :

      Or ces affirmations d’évidences qui n’en sont pas, et surtout ce ton souvent méprisant, produisent un effet sur le lecteur : il doit déterminer de quel côté il se range. Cela interfère avec la discussion dont nous avons besoin, et qui est en cours, pour élaborer des catégories communes. Cela interfère d’ailleurs aussi avec tout ce qu’il y a de chouette dans Maintenant : les développements conceptuels, les retournements de perspective malins, les traits d’esprit rigolos, les citations bien choisies, les propositions intrigantes, la vigueur de la pensée. Tout cela, c’est ce qui remue le lecteur et peut l’amener à changer d’avis, à se dire qu’il avait tort – sauf qu’au lieu de se dire qu’il avait tort, il doit se dire qu’il était un peu bête au fond, puisqu’on le lui signifie avec un certain mépris et depuis une position d’évidence. Bref, le Comité invisible alimente la réflexion politique autant qu’il interfère avec elle, c’est pourquoi la lecture est à la fois enthousiasmante et agaçante.

    • Jacques Rancière En quel temps vivons-nous ?
      https://seenthis.net/messages/602424

      « D’un côté, l’écart affirmé (par rapport au fonctionnement de ce qu’on entend par politique) est orphelin d’un monde symbolique et vécu auquel s’adosser (plus de communauté déjà-là qui garantisse la communauté à venir. Le travail ne fait plus monde). De l’autre, il a du mal à trouver les formes dans lesquelles se développer. C’est pourquoi l’idée que le système est moribond et prêt à s’effondrer reste commode. Elle comble l’intervalle entre les écarts actuels et l’avenir espéré et elle permet de s’imaginer alternativement qu’il suffit qu’on donne un petit coup d’épaule au système pour que tout s’effondre ou qu’il suffit qu’on se retire pour qu’il se dissolve."

    • Donc l’émeute : les « vivants » d’un côté ; les mort-vivants de l’autre... Le « subversivisme » d’époque fonde sa ligne sur son culte réitéré. Définie comme « intelligente », c’est-à-dire capable, « d’un même geste », de « désertion » et d’ « attaque », d’ « élaboration » (le « graffiti ») et de « saccage » (la destruction du symbolique publicitaire-marchand) (p. 85), cette émeute tant vantée relève d’un corps-à-corps sans frottement, d’une dialectique de l’avancée et de l’esquive, de la construction d’un monde réduit à une zone d’autonomie temporaire où tout est possible dans l’éphémère d’un instant. N’ayant d’autre but que de tenir l’espace du conflit, comme « Nuit debout » tenait la place, le principal caractère de ce simulacre d’émeute, fougueusement ritualisé, est de faire spectacle et, ce faisant, de substituer une impuissance singulière à l’impuissance générale. En s’inventant un supplément d’âme, en somme, au prétexte que le « parti de la rue » serait « tout » (p.63). Mais tout, c’est quoi ? Précisément quoi ?

      #subversivisme Quoi est-ce ?
      Une autre critique de Maintenant par Freddy GOMEZ
      http://acontretemps.org/spip.php?article630#nh4

      « Ce qui s’est passé au printemps 2016 en France n’était pas un mouvement social, mais un conflit politique au même titre que 1968 » (p. 60). Fanion nostalgique, la phrase claque au vent, comme sentence, pour finir par flotter, comme évidence, sur une subjectivité résolument assumée qui n’a rien à justifier de cette curieuse comparaison. Tout est dans la suite : « Cela se repère, nous dit-on, à ses effets, aux irréversibilités qu’il a produites, aux vies qu’il a fait bifurquer, aux désertions qu’il a déterminées, à la sensibilité commune qui s’affirme depuis lors dans toute une partie de la jeunesse, et au-delà. Une génération pourrait bel et bien se rendre ingouvernable. » Ces voyants-là ne voient que ce qu’ils veulent voir : un monde qui s’inventerait, dans les décombres du négatif, au pas de course des « émeutiers » d’un printemps héroïsés jusqu’à l’enflure.

      #tiqqun


  • Cyril Hanouna est un danger public | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/145842/cyril-hanouna-danger-public

    On parle ici de #persécution. Pas de canular, pas de blague potache, ni même de harcèlement. Une persécution est « un type d’oppression consistant à appliquer à une personne ou un groupe de personnes des mesures ou des traitements injustes, violents ou cruels pour des raisons d’ordre idéologique, politique, religieux ou encore racial ».

    Rire d’un homme parce qu’il est homosexuel, le rabaisser, l’humilier, le jeter en pâture aux rires d’un public, et être tout content de soi, c’est l’exacte définition de la persécution. Sans compter que, comme le rappelent de nombreux internautes sur Twitter, cette méthode, consistant à se faire passer soi-même pour gay, est exactement « la technique des casseurs d’homosexuels ».

    Quant au contexte : l’émission est diffusée le lendemain de la journée mondiale de lutte contre l’#homophobie et la transphobie, alors que les actes homophobes sont repartis à la hausse, et alors qu’en Tchétchénie, les homosexuels sont traqués, torturés par les autorités avec la complicité de la population. J’entends déjà ceux qui vont dire que, quand même, « c’est pas pareil ». Bah si. Bien sûr qu’Hanouna n’est pas un génocidaire, mais il passe son temps à mettre plein de pièces dans la machine à homophobie, et légitime dans l’esprit de certains, que rire des homosexuels et de les rabaisser est tout à fait normal. La #violence physique à l’égard d’un groupe commence toujours comme ça : on moque, on parodie, on humilie, on essentialise, on rit... et la malveillance, puis la violence physique finit toujours par débouler.



  • J’ai ajouté un gros paragraphe consacré à « Image adaptative, recadrage et direction artistique » dans ma documentation du #plugin #SPIP image_responsive :
    http://www.paris-beyrouth.org/Plugin-SPIP-Image-responsive

    Ça explique les critères de recadrage que l’on peut utiliser directement dans le filtre image_responsive, comme ceci :

    [(#LOGO_ARTICLE_NORMAL|image_responsive{
            0/480/800/1280/1920/480/800/1280/1920,
            0, 0,
            (max-width: 480px) and (orientation:portrait)/(min-width:481px) and (max-width: 800px) and (orientation:portrait)/(min-width:801px) and (max-width:1280px) and (orientation:portrait)/(min-width:1281px) and (orientation:portrait)/
            (max-width: 480px)/(min-width:481px) and (max-width: 800px)/(min-width:801px) and (max-width:1280px)/,
            4x5/4x5/4x5/4x5/3x2/3x2/3x2/3x2
            })]

    (lequel code fabrique une bonne grosse balise picture en HTML5, extrêmement efficace au niveau de l’affichage, puisque l’image est préchargée, et l’affichage est instantané quand on revient sur une page déjà affichée).

    Pour le plugin lui-même :
    http://zone.spip.org/trac/spip-zone/browser/_plugins_/image_responsive

    • Et je viens d’ajouter un paragraphe sur le précalcul des images avec _IMAGE_RESPONSIVE_CALCULER, ainsi que l’ajout de liens <link> pour faciliter l’aspiration du site, avec _SPIP_LIER_RESSOURCES.


  • Grosse nouveauté dans mon #plugin #SPIP Insertion avancée d’images :
    https://zone.spip.org/trac/spip-zone/browser/_plugins_/medias_responsive_mod

    Outre le raccourci <imgXXX> et ses tripotées de variables (zoom, habillage automatique, image dans un rond, « flip »…), il y avait donc le raccourci <ligneXXX> pour placer plusieurs images l’une à côté de l’autre, éventuellement sur plusieurs lignes bien alignées, en fonction des dimensions des images et de l’écran.

    Il y a désormais un raccourci super-méga-trop-la-classe : <slideXXX>, qui fabrique automatiquement un slider horizontal quand on en met plusieurs à la suite. Par exemple :

    <slide970>
    <slide971>
    <slide972>

    provoque l’affichage suivant :

    Je suis très content, c’est totalement responsive, multilingue (même en direction rtl) et ça fonctionne entièrement sans Javascript. (Attention, limitation : on ne peut mettre que 8 images à la suite.)

    L’intérêt c’est de mettre ces petits spiders (idéalement 2 ou 3 images pas plus) directement dans le corps du texte, et donc d’en mettre plusieurs dans différents endroits du texte si on veut.

    Pour la suite (cette semaine j’espère), j’ajouterai un petit script pour gérer le swipe du doigt pour faire défiler les images sur écran tactile.

    • Et je viens d’ajouter le javascript qui gère le swipe gauche-droite sur écran tactile, pour faire défiler horizontalement le slider. Du coup je passe en translate3d pour que l’animation soit plus fluide. (D’après caniuse, désormais translate3d a grosso modo le même taux de compatibilité que translate.)



  • Nouveau #plugin #SPIP : Fonds d’articles
    https://zone.spip.org/trac/spip-zone/browser/_plugins_/fonds

    C’est un plugin particulièrement important dans les sites que je réalise désormais, parce qu’il me permet d’installer les images qui viendront se fondre sous le texte de l’article, ce qui constitue un aspect central de mes #longforms avec SPIP.

    Par exemple :
    – dans les dossiers histoires d’Orient XXI :
    http://orientxxi.info/l-orient-dans-la-guerre-1914-1918/german-asymmetric-warfare-in-world-war-i,1423
    – les articles d’Orient Palms :
    http://fr.orientpalms.com/L-oeil-de-Tony-Hage
    – la page d’accueil de Paris-Beyrouth :
    http://www.paris-beyrouth.org
    – les « formes longues » du site de l’OPPIC :
    http://www.oppic.fr/rubrique18.html
    – bien entendu, ma spectaculaire démonstration à base d’images de la NASA :
    http://www.orientpalms.com/demo/spip.php?rubrique2

    Le principe est de créer des images se terminant par un dégradé vers un aplat de couleur (de la même couleur que le fond de la page, que l’on indiquera aussi dans l’interface du plugin), puis d’installer cette image en « fond » d’article, une partie se trouvant avant le pavé de texte, et la seconde (la partie peu contrastée) en dessous du pavé de texte. Le plugin permet d’installer de telles images en haut et en bas de l’article. D’autres options permettent d’installer une image « en fond » d’article, sans notion de haut et de bas.

    Par ailleurs, l’affichage est responsive, avec un balisage moderne qui autorise le pré-chargement des images et l’affichage adapté sur écran haute définition.

    • Pour créer l’effet de dégradé ci-dessus…

      (1) Je pars de l’image d’origine (celle-ci n’est pas très grande, je préfère si possible travailler avec des images de 2400 pixels de large, pour couvrir les besoins d’un écran haute définition de type iPad) :

      (2) Dans mon logiciel de dessin, je déterminer (avec des règles bleues ici) comment découper mon image :


      – La partie supérieure du ciel sera ici supprimée.
      – La partie centrale sera la partie qui apparaîtra au-dessus de la zone de texte : on n’écrira donc pas sur cette partie (par choix graphique, et parce que c’est une image trop contrastée pour que du texte qui soit lisible).
      – La partie inférieure sera la partie sur laquelle on commencera le bloc de texte : on écrira donc « par dessus » cette partie, qui devrait être faiblement contrastée.

      (3) Étape particulièrement importante : j’applique un dégradé vers une couleur d’aplat (qui correspondra à la couleur de mon fond d’article) sur la partie basse de l’image :

      (4) Je découpe l’image en deux parties :

      Je sauvegarde ces deux images (img_haut.jpg et fond_haut.jpg par exemple) sur mon disque dur.

      (5) Je me rends dans l’espace privé de mon site, sur l’article qui convient, et je trouve en colonne de droite, l’encadré suivant :

      Les deux intitulés qui m’intéressent sont : « Image du haut », où je vais installer img_haut.jpg, et « Dégradé du haut » où j’installe fond_haut.jpg. Je peux uploader via « Enregistrer », mais ici, je vais cliquer plutôt sur la pipette.

      Et hop… Cela donne directement une vue réduite de la page :

      La pipette a indiqué que je voulais extraire automatiquement la couleur en bordure bas de l’image. Si le résultat automatique ne convient pas, je peux évidemment renseigner le code de la couleur à la main. (Et à l’inverse, si j’ai oublié de passer par la pipette pour uploader les images, je peux simplement cliquer sur la pipette une fois les images déjà chargées, ça fonctionnera aussi.)

      Si nécessaire, j’effectue la même opération pour le bas de l’article.

    • On peut tout à fait n’installer qu’une image de haut, ou qu’une image de dégradé du haut, ou la même chose en bas, selon la nature des images qu’on utilise. Toute la difficulté, c’est de bien prévoir à quel endroit on accepte ou on interdit de placer le texte par dessus l’image, avant tout par souci de lisibilité.

      Un autre usage très simple consiste à ne même pas utiliser d’image, ni en haut ni en bas, mais à simplement choisir une couleur de fond d’article.

    • Au niveau des squelettes, il faut modifier son squelette d’article pour appeler fonds_article.html, par exemple :

      [(#INCLURE{fond=fonds_article}{id_article})]

      Ce squelette gère l’ajout des images. En revanche, c’est toujours à vous de créer le squelette d’affichage du bloc de texte de l’article (contenant le texte, mais aussi le titre, le sous-titre, et tout ce que vous voulez…).

      De manière automatique, le squelette du plugin essaiera de charger un squelette : inc/contenu-article.html

      mais vous pouvez aussi lui passer un autre nom de squelette, que vous passerez dans une variable contenu_article :

      [(#INCLURE{fond=fonds_article}{id_article}{contenu_article=inc/mon_squelette_a_moi)]

      Oui, c’est un peu brut de décoffrage, il va falloir bosser un peu de votre côté…

    • Ah, un détail mignon : sur écran de petite taille (smartphone, tablette verticale), les images sont recadrées automatiquement, on conserve tout leur contenu vertical, mais on supprime une partie de la droite et de la gauche de l’image. De cette façon, sur petit écran, on limite l’aspect « minuscule bandeau horizontal », en « zoomant » un peu par rapport à l’image d’origine.

    • Quelques remarques :

      – d’expérience, ce n’est pas évident du tout à utiliser ; pas techniquement (une fois qu’on a réussi à bidouiller les squelettes), ni de l’interface, mais surtout au niveau graphique ; si on n’a pas de solides compétences de graphisme (et si on ne sait pas bien utiliser un logiciel de manipulation d’images), on n’y arrivera pas ;

      – du coup : ça réintroduit un graphiste dans la mise en ligne des articles. (Je te laisse réfléchir à ça…)

      – réaliser les images du haut avec des dégradés est généralement beaucoup plus difficile que de créer les images du bas de l’article. Avec les images du haut, on est généralement coincés par le corps des gens, sur lesquels on ne peut pas facilement appliquer de dégradé de couleur… avec les images du bas, on a souvent le ciel ou le plafond, c’est nettement plus facile (mais moins spectaculaire puisqu’on ne le voit qu’après avoir scrollé tout l’article)

      – par ailleurs, il faut essayer de faire des images « du haut » (au-dessus) du texte très larges et pas trop hautes, c’est-à-dire de grands bandeaux très horizontaux, puisque sinon on va rejeter le texte après l’image, possiblement en dehors de l’écran ; ça ajoute encore de la difficulté dans la création des images de fond du haut de l’article (alors que, en bas de page, on n’a aucun problème à avoir une image très haut).

    • Le plugin permet aussi de gérer une image en fond d’article (ni en haut, ni en bas, « en fond »…). Cela se passe dans la partie basse de l’interface :

      On chargera donc une image dans « Image de fond », qui devra s’afficher sous le bloc de texte de l’article.

      Il y a alors trois options pour dimensionner ce bloc de texte :

      taille automatique, le bloc aura naturellement la taille fabriquée par son contenu ; c’est l’image qui tentera de s’adapter aux dimensions du bloc de texte (donc de manière potentiellement grotesque) ;
      remplir l’écran, le bloc aura la hauteur de la fenêtre du navigateur ; si nécessaire, le plugin ajoutera de l’espace en haut et bas du texte pour centrer le texte dans l’écran, ou au contraire provoquera un ascenseur vertical (pas dément). C’est surtout destiné à un texte très court. Et c’est excessivement difficile à maîtriser, à cause des grandes différences de tailles d’écrans ;
      proportions de l’image : fabriquer un bloc de la « taille » de l’image affichée sur toute la largeur de l’écran ; on ne cherche pas à « remplir » l’écran, mais à afficher toute l’image. Comme précédemment, c’est destiné aux textes courts, ça ajoute du blanc ou ça ajoute des ascenseurs selon la hauteur du bloc de texte, mais c’est généralement plus facile à maîtriser…

      Dans le cas de remplir l’écran, par défaut le plugin affichera l’image en « position : fixed », l’image s’affichera avec cet effet de « parallaxe » (qui personnellement me sort désormais par les oreilles…), c’est-à-dire un élément qui ne scrolle pas pendant que le reste de la page défile.

    • Et une dernière technique : si tu fais ça en haut et bas d’articles, et que tu affiches tous les articles d’une rubrique les uns après les autres dans la même page, tu obtiens un énorme… longform. Et c’est comme ça que j’ai fabriqué ma démo de la Nasa. (Ou, moins « fondue » graphiquement, la page d’accueil de Paris-Beyrouth.)

      Dans le cas de la Nasa, toute la difficulté consiste à découper les images pour que le bas de l’article se « fonde » pour devenir le haut-dégradé de l’article suivant, et qu’on ait ainsi une impression de passage d’un article à l’autre avec une même grande image dégradée vers le haut et vers le bas. C’est pas évident à faire graphiquement, ça demande des images très spécifiques, le choix des couleurs se complique d’autant, mais le résultat est assez bluffant.

    • Super !

      Au niveau technique (je fais ce que je sais hein :p) il y aurait sûrement moyen de rendre ça générique pour l’activer (avec une config) sur n’importe quel type de contenu (objet SPIP). Le stockage est dans un sous-dossier « article123 » donc on devrait pouvoir avoir la même chose pour « rubrique123 » ou « patate123 ».
      (D’ailleurs je ne vois pas pourquoi l’id est répété dans le nom des fichiers, puisqu’on stocke déjà tout dans un sous-dossier dédié à tel contenu précis.)

      Pour les images, effectivement je ne vois pas ce qu’on pourrait automatiser de plus, et donc il faut forcément des compétences graphiques, c’est sûr.

      À la limite, avec une interface plus complète dans l’admin avec du JS, on pourrait imaginer faire le découpage, définir la ligne où va commencer le dégradé, et créer le dégrader (pas auto, avec un outil graphique pour définir l’amplitude, etc)… il y a des librairies JS qui permettent de manipuler ce genre de choses. Mais bon ça demande un sacré gros boulot en plus…

    • @rastapopoulos :

      – oui sur la généralisation, très juste, juste faire attention que ça stocke trois petites infos en base de donnée de l’objet (intitulé des images, et dimensionnement quand image de fond) ;

      – ne me demande pas pourquoi je répète le numéro dans un dossier déjà numéroté :-))

      – une évolution que j’envisage, effectivement, c’est de ne plus demander deux images pour gérer l’endroit où commence le texte, mais d’utiliser directement un curseur à gérer par glisser-déposer sur l’image dans l’interface privée ; parce que c’est un des points les plus bloquants pour les usagers ;

      – une autre difficulté : mon plugin image_reponsive ne fabrique pas de timestamp, et comme il faut souvent s’y reprendre à plusieurs fois, hé ben c’est pas pratique parce que l’usager lambda se fait planter par son cache quand il veut voir ses nouvelles images…


  • #seenthis_fonctionnalités Je propose de reprendre (les) différentes fonctionnalités (éditoriales !) qui caractérisent #Seenthis, de voir si ça fonctionne, bien, pas bien, voir si on les retrouve ailleurs, si ça peut servir de paniers à idées pour d’autres, et évidemment ce qu’on pourrait très hypothétiquement améliorer si des fois on trouverait le temps…

    Histoire de pouvoir en faire une discussion ouverte, je vais mettre une fonctionnalité par message, comme ça on a le forum en dessous pour en discuter, avec ce hashtag : #seenthis_fonctionnalités


  • #seenthis_fonctionnalités La composition/maquette des messages

    Pour moi c’est la grosse caractéristique intéressante de Seenthis, qui permet de maquetter des messages plus ou moins longs, rythmés visuellement, à la fois sans outils Wysiswyg, ni raccourcis façon SPIP…

    Le principe premier est d’avoir une maquette en paragraphes (comme SPIP), mais aussi le respect des retours à la ligne. L’astuce était que sauter deux lignes ne provoque pas deux retours à la ligne mais un vrai changement de paragraphe (visuellement, c’est différent).

    Le second principe, c’est la détection automatique des liens hypertextes, même un peu complexes (à l’époque, ça n’avait rien d’évident, et notamment pas sur Twitter), ainsi que les hashtags.

    Le seul « raccourci » technique initial, ce sont les blocs de citation. En fait, initialement, j’ai essayé de ne vraiment avoir aucun « raccourci », et le principe était qu’un paragraphe qui commence et se termine par des guillemets est un bloc de citation. En pratique, ça ne marchait pas trop bien, et j’ai introduit le système de « gros guillemets bizarres » qui n’a aucune chance d’utiliser sans le faire exprès.

    Par la suite, on a ajouté le gras, l’italique et le code source. J’étais un peu inquiet, je craignais que ça transforme le flux régulier des messages en arbre de Noël, mais non, c’est utilisé de manière plutôt discrète. (Et en fait, je ne suis pas certain que le gras et l’italique étaient vraiment indispensables.)

    Enfin, une importante caractéristique a été de faire un « oembed », c’est-à-dire d’insérer les images et les vidéos (accessoirement, quelques sites de musique) quand on tape l’URL de leur page.

    • Mon commentaire : je trouve que c’est l’aspect le plus frappant pour caractériser Seenthis. Ça fonctionne vraiment bien et c’est très agréable à utiliser : on peut faire des messages courts ou longs, ça se maquette tout seul joliment, la lisibilité et le look sont – pour cette partie de la page – vraiment bons, et chaque message s’insère bien dans la verticalité et le flux de l’ensemble des messages.

      J’ai un peu de mal à voir ce qu’on pourrait améliorer de ce côté (idées bienvenues), et j’ai toujours peur de transformer le truc en sapin de Noël… :-))

      Peut-être commencer par afficher les vidéos sur toute la largeur de la colonne de texte, et aussi les images larges, et bidouiller pour mettre plusieurs images hautes l’une à côté de l’autre.


  • #seenthis_fonctionnalités Les forums qui s’affichent sous les messages

    À mon avis, c’est l’un des points fondamentaux d’opposition entre Seenthis et Twitter (surtout pour un usage « sérieux »). Les forums s’affichent sous le message initial, quand on poste une réponse elle n’apparaît pas « isolée » dans son propre flux comme sur Twitter, mais à sa place en réponse au message initial. Pour préserver la lisibilité du grand flux vertical, quand il y a plus de 3 réponses à un message, on replie le forum pour n’afficher que les 2 dernières réponses, on déplie les autres d’un clic, mais le principe c’est bien qu’on a les réponses sous le message d’origine.

    C’est une de mes vieilles théories (on avait ça dans uZine aussi) :

    – avant tout mettre en avant les forums, si le message d’origine est de qualité, ça renforce infiniment la qualité des contributions, parce qu’on a naturellement envie de maintenir le niveau de la conversation quand elle est à ce point mise en évidence ; et là, je dois dire que c’est juste sidérant la qualité de la collaboration sur Seenthis, quand on voit à quel point les participants s’astreignent à enrichir le message initial avec la thématisation par hashtags qui va bien et l’ajout de références supplémentaires sur le même thème, et parfois des commentaires pour/contre.

    – l’autre aspect de la présence très visible des forums, c’est que ça oblige les messages initiaux à un certain niveau ; sinon ça ne pardonne pas, le forum est juste en dessous pour te faire remarquer que ton message était faux, indigent, idiot, mal sourcé, etc. C’est à la fois très positif, et à mon avis c’est aussi une des raisons du faible nombre de contributeurs initiaux. (D’ailleurs, imagine un journaliste du quotidien de référence qui viendrait pondre ses élucubrations ici, il tiendrait une demi-heure…)

    • Mon commentaire : je reste sidéré par la qualité des contributions en « forum » (parce qu’à ce niveau, je ne sais pas si c’est encore du « forum »).

      Une question serait de savoir si ça tiendrait un changement d’échelle, ou si c’est lié au fait qu’on est une petite communauté.

      Et en même temps, je suis persuadé que ces forums formidables sont une des raisons du manque de participants à Seenthis : c’est infiniment moins risqué d’aller publier là où l’on est certain de ne pas se faire immédiatement flinguer sous son propre billet, avec une présentation qui met vraiment en évidence les « réponses ».

    • Oui, SeenThis est très élitiste, et même les meilleurs sont découragés d’y participer au point de se désinscrire purement et simplement (@jeanno par exemple... et d’autres...).

      Je regardais les stats (j’ai injecté les logs dans un webalizer), et le nombre de visiteurs est ridicule par rapport au nombre de hits.

    • @biggrizzly D’accord sur l’aspect élitiste. Mêmes les habitués semblent mettre de côté les sujets plus légers (la bande dessinée par exemple). Après, les gens qui se sont désinscrits, dans mon souvenir, ce n’est pas à cause d’un « élitisme », mais parce qu’il y a eu des engueulades.

      En revanche, sur les stats : sur les 30 derniers jours j’ai seulement 1,45 fois plus de sessions que de visiteurs uniques, et seulement 1,63 pages vues par sessions. C’est quasiment plus dans la logique d’un site Web classique que d’un réseau social.

    • (D’ailleurs, imagine un journaliste du quotidien de référence qui viendrait pondre ses élucubrations ici, il tiendrait une demi-heure…)

      Merci @arno de me faire mourir de rire à 00:41 heure lettone et de flinguer la moitié de ma nuit, je ne vais pas pouvoir m’endormir, alors que - carbonisé par une excursion soviétique dans Riga - j’étais sur le point de m’écrouler.


  • #seenthis_fonctionnalités Les #hashtags, hiérarchisés

    Bon, les hashtags sont désormais omniprésent, je ne pense pas que ce soit particulièrement une caractéristique de Seenthis.

    En revanche, il y a l’aspect hiérarchisé qui est marrant : les messages avec le hashtag #seenthis_fonctionnalités apparaissent aussi dans la page du hashtag #seenthis_fonctionnalité, et du hashtag #seenthis, et #seen… On peut par exemple préciser #spip-3.1, ou #spip-3 ou juste #spip, et ça fera une hiérarchie. On a une série avec #ghost et autres endroits abandonnés…

    Et par ailleurs on a un système de thématisation automatique, qui tourne avec l’API Reuters (OpenCalais), qui produit des hashtags automatiquement.

    Et enfin on peut s’abonner (« suivre ») des hashtags (pas seulement des @auteurs). Si on suit un hashtag, dans la logique des hashtags hiérarchisés, on voit aussi passer les enfants de son hashtag. Ça me semble particulièrement intéressant, parce qu’on peut taguer de manière précise (#spip-3.1), mais suivre de manière plus générale (#spip tout court).

    • Commentaire : j’aime bien l’idée des hashtags hiérarchisés, et je trouve particulièrement élégant le principe de taguer précisément et de suivre plus largement. Mais après, dans la pratique, je ne suis pas certain que ce soit très important. En dehors de #spip, je n’ai pas vu autre chose qui tourne comme ça.

      Sur le fait de pouvoir s’abonner à un hashtag, très bien. Mais notre communauté étant très petite, là encore dans la pratique, ce n’est pas forcément indispensable. Si on avait le nombre de participants de Mastodon, ça deviendrait sans doute plus pertinent, du coup :-))

      Quant à la thématisation automatique, ça fonctionne surtout bien en anglais (c’est censé fonctionner aussi en français, mais ça ne semble pas donner des résultats très spectaculaires), sur certains sujets. Genre dans le flux de @nidal, c’est fonctionne très bien parce qu’on y parle de pays, de villes, de mouvements politiques… qu’OpenCalais identifie plutôt bien.

      L’autre aspect problématique, c’est qu’on dépend là d’une API propriétaire, et qu’on n’a pas franchement de concurrent même propriétaire. Je me souviens que @fil avait évoqué des choses libres, mais est-ce que ça fonctionne bien ?

    • Moi je trouve ça très bien la hiérarchie, ne serait-ce que pour les problèmes de pluriels ou autres tags pas tout à fait écrits pareil.

      C’est une des méthodes pour organiser l’énorme bordel que sont les tags libres. Dans d’autres systèmes (Stackoverflow il me semble par ex), il y a des fonctionnalités de fusion des tags, administrable par des admins et par celleux qui ont beaucoup de points. C’est une autre méthode. Mais si on laisse tout libre, alors ce système de hiérarchie limite les dégâts de l’éparpillement.

      Et je m’abonne à quelques tags (dont « ghost », pour avoir toutes les variantes).

    • Pouvoir construire son propre flux (ou sa newsletter) serait vraiment bien. La page « Thèmes », c’est ce qui m’a permis de garder le contact avec Seenthis (@7h36 est vraiment précieux aussi pour ça) et de me motiver à venir éplucher une fois par mois la 20aine de tags que j’essaie de suivre.

      Par contre c’est pas évident de savoir quoi suivre parce qu’il n’y a pas de page qui permettrait d’explorer tous les tags et de capter leur hiérarchie, ou encore de voir les articles les plus « favorisés » sur tel ou tel tag (dans l’esprit de Delicious), ou « favorisés » par celles et ceux qu’on suit uniquement. Ou encore une bête liste des « tags » les plus utilisés en ce moment.

      Quand ne on suit pas Seenthis au jour le jour, c’est compliqué de saisir les nouveaux usages qui pourrait peut-être nous intéresser.

      Merci en tout cas pour ces #seenthis_fonctionnalités, c’est vraiment super classe de capter la richesse de cet outil et sa conception.


  • #seenthis_fonctionnalités Les outils de langue

    Une caractéristique très originale de Seenthis est d’avoir un système de détection de la langue, qui permet au système de déterminer automatiquement dans quelle langue est un message, et dans quelle(s) langue(s) sont les extraits cités dans le message. Et ça détecte même quelle est la langue de la page Web référencée pour chaque lien hypertexte.

    Intellectuellement, je trouve ça trop de la balle. :-))

    En pratique, pour l’usager, ça donne quelques outils :

    – le premier, à la fois très visible mais généralement imperceptible : on applique les corrections typographiques de SPIP (guillemets automatiques, espaces insécables…) selon la langue ; ce qui fait qu’on a un respect automatique des « bonnes » règles typographiques…

    – puisqu’on détecte la langue, on a aussi un affichage adapté (et automatique) des langues qui s’écrivent de droite à gauche (arabe, farsi, hébreu).

    – le détail mignon : ça indique la langue de la page de destination des liens hyper texte ; si ça vous dit que la page référencée est en Chinois, c’est pas forcément la peine de suivre le lien…

    – traduction automatique des extraits cités dans les messages. Alors là c’est un peu compliqué : le système connaît la langue d’affichage des utilisateurs identifiés (c’est dans les préférences), et sinon adopte pour l’interface la langue réglée par défaut dans le navigateur des visiteurs non identifiés. Du coup, l’outil compare la langue d’affichage du visiteur avec la langue de chaque citation, et si elles sont différentes, propose un bouton pour afficher la traduction automatique.

    (a) c’est volontairement limité aux citations, parce que l’idée n’est pas qu’on fasse un réseau social où des gens qui parlent des langues différentes qu’ils ne comprennent pas pourquoi discuter, mais simplement de donner accès au sens des citations dans des langues étrangères ;

    (b) c’est Google Translate qui tourne, et ça a fait beaucoup de progrès. Les langues européennes, ça fonctionne très bien. Et si au début l’arabe était du pur charabia, ça s’est beaucoup amélioré. La difficulté, ici, c’est d’accepter que le but n’est pas remplacer un vrai traducteur, mais de donner accès à des citations qui seraient de toute façon totalement inaccessibles. @gonzo référence des choses en arabe, et hop on peut vérifier en gros de quoi ça parle ; @klaus cite en Allemand, c’est bien pratique ce bouton…

    – et donc, comme indiqué ci-dessus : on a l’interface générale du système qui se traduit dynamiquement en différentes langues.

    • Mon commentaire. Depuis, les gros réseaux ont tous ajouté des boutons de traduction automatique, alors c’est moins original. Et en même temps, c’est peut-être l’aspect le plus anecdotique de la reconnaissance de langue. Quand c’est en panne, c’est pas super-grave.

      Un aspect difficile et qui beugue parfois, c’est le titre des articles, quand ils sont dans une langue différente du commentaire. Autant les citations sont bien identifiées indépendamment, autant tout le reste du message est traité comme une même langue, et donc si on commence en français un article avec un titre en arabe (ce que fait par exemple @gonzo), ça déconne un peu.

      Le truc qui me botte bien, c’est à nouveau la typographie automatique de SPIP appliquée selon les règles de la bonne langue.

    • @ARNO* Je me régale tout en n’y comprenant pas grand chose ! Une question : la bonne pratique, ce serait quoi ? Je mets systématiquement une citation avant de commenter en français ? Un truc de ce genre ? Je peux aussi me lancer dans le nord-coréen :-)

    • @gonzo : il n’y a pas vraiment de solution pour l’instant, parce que le titre de l’article (en arabe par exemple) est utilisé comme le commentaire (en français, disons) pour identifier la langue du billet. Du coup, forcément, c’est un mélange français/arabe et l’outil penchera pour l’un ou pour l’autre selon les cas.

      La question ne se pose pas avec les extraits en citation, parce qu’ils sont calculés à part, l’outil s’en sort donc particulièrement bien avec les commentaires en français avec des extraits en arabe dedans, ça pas de problème.

      Une « solution » serait peut-être de ne pas mettre le titre de l’article en arabe directement au premier niveau (avec ton commentaire en français), mais de le mettre en début de citation (en gras pour le faire ressortir, pourquoi pas). C’est pas génial, mais ça résoudrait la difficulté « technique »…

      En fait une autre difficulté spécifique à tes messages, c’est que tu commences généralement tes messages par le titre en arabe de l’article d’origine. Et du coup, quand ça passe automatiquement dans Twitter, c’est ce titre en arabe qui est balancé, alors que ce sont des comptes destinés largement à un public francophone qui s’intéresse au monde arabe. Du coup, là encore, commencer par le petit résumé et mettre le titre en arabe dans la citation, ça aiderait encore pour cet aspect.


    • Commentaire. La seule solution que j’ai quand je suis sur le téléphone, c’est de sauvegarder l’article qui m’intéresse (sous Safari, « Liste de lecture » ; il y a l’équivalent sous Chrome et Firefox), et rentré à la maison je reprends ces articles sur l’ordinateur pour poster. Mais bon, j’en oublie, faut retrouver l’extrait qui va bien, et ça fait un peu chier de pas l’avoir fait au parc quand j’avais rien à faire d’autre.

      Il faut vraiment développer une alternative au bookmarklet pour les smartphones. Pour iOS, je pense qu’il faut faire une « App Extension », mais je coince si on ne m’aide pas :
      https://seenthis.net/messages/589311

      Par ailleurs, je ne sais pas si quelqu’un utilise l’application de @stephane sous Android, que je n’ai d’ailleurs jamais vue tourner. Vu qu’on a une API, ce serait la piste maximaliste (une appli complète)…

    • Ayant eu l’expérience (réussie) récemment, juste pour dire que quand on a une API bien fichue, pas trop lourde, et assez complète, c’est apparemment pas si horrible à faire des applis natives complètes, pour les deux grands acteurs.

      Je n’y connais rien du côté Cordova ou ce genre, ce sont d’autres collègues qui se sont occupés de cette partie. Moi je me suis occupé de faire une API en JSON, lecture + écriture, avec le plugin HTTP et le plugin Collection-JSON (mais ça peut être une autre grammaire, peu importe).

      Du coup pour ce point des mobiles, la première étape serait peut-être de faire une refonte de l’API (c’est technique) mais pour avoir la base qui permet d’imaginer des fonctionnalités intéressantes (pas technique).

    • Sur Firefox OS, ça s’affiche très bien. Parfois quelques bugs (5-10 fois par an), que j’imagine liés aux upgrades. Car durant quelques heures à quelques jours, parfois, les champs ne répondent plus correctement (plus de publication possible, plus de starring possible… en général j’attends le soir d’être devant un vrai PC).
      Et en règle générale, parfois les CSS ont l’air un peu cassés. Obligé de charger la page 2 fois pour avoir le rendu final. Comme si le CSS arrivait après la bataille.
      Mais mon FirefoxOS, ce n’est pas la fine fleur de l’ECMAscript.


  • #seenthis_fonctionnalités Les liens courts

    Seenthis a une fonction pour raccourcir les liens hypertextes de manière « intelligente » : on conserve la racine, puis on supprime progressivement le début du « path », de façon à conserver la dernière partie de l’URL, et enfin on raccourci ce qui reste. Mais dans le même temps, si on fait un copier-coller sur cette adresse « raccourcie » visuellement, ou si on exporte le texte, on récupère bien l’adresse complète.

    Alors ça, c’est une fonction PHP facile à récupérer (et même à recoder dans un autre langage, c’est juste l’idée qui est astucieuse, le code est basique). Si quelqu’un voulait reprendre ça dans un autre outil, c’est cadeau et c’est facile.

    • Commentaire : comment c’est trop kikou ça.

      Dans les fonctionnalités de Seenthis, les deux trucs les plus mignons à mon avis, c’est : (a) ces liens raccourcis, (b) la correction typographie appliquée selon la langue détectée automatiquement.


  • #seenthis_fonctionnalités Système de suggestion d’auteurs (et de thèmes)

    L’outil essaie de proposer des auteurs à suivre de manière un peu pertinente. Mais c’est loin d’être idéal. Ça commence par suggérer les plus populaires (là y’a pas trop le choix), ensuite ceux que suivent les gens qu’on suit déjà.

    C’est pas top top.

    Ah si, normalement il me semble que si on s’inscrit à partir de la page du message de quelqu’un, on se retrouve à automatiquement suivre cette personne. (Ou alors c’est dans mes rêves, mais ce serait une bonne idée.)

    • Commentaire. C’est un des points qu’on a toujours voulu améliorer, mais c’est assez lourd, et pas forcément évident. Le fait que la page « @auteur » présente à la fois les auteurs qu’on suit et leurs messages, ça n’aide pas à rendre l’interface limpide.

      (1) En fait, il semble que les listes de billets dans les pages « @auteur » et « #thèmes » (et même « >sites ») ne servent à rien. On n’a réellement l’utilité que de la page général (Accueil personnel) qui regroupe tout ce qu’on suit, et de la page personnelle (nos propres messages). Les 3 autres pages devraient être dédiées à trouver quoi suivre.

      (2) On n’est pas prévenu sur le site que quelqu’un vient de nous suivre, et encore moins que quelqu’un suit quelqu’un d’autre. Du coup, au bout d’un moment on n’ajoute plus grand monde à ceux qu’on a déjà, et surtout on n’intègre pas les nouveaux arrivants. Ça passe dans les alertes mail, je crois, mais c’est pas quelque chose que j’utilise perso. Il faudrait envisager d’ajouter plus visiblement le fait qu’on a un nouvel abonné, et ainsi être encouragé à le suivre en retour et à éventuellement discuter.

    • Ça passe dans les alertes mail, je crois, mais c’est pas quelque chose que j’utilise perso.

      Oui, perso j’utilise les notifications et ça fait bien le job pour ça.

      Il faudrait envisager d’ajouter plus visiblement le fait qu’on a un nouvel abonné, et ainsi être encouragé à le suivre en retour et à éventuellement discuter.

      Pour ça il faudrait stocker tout ça en base, c’est un peu un serpent de mer de #spip cf passer les notifications en mode digest, ou générer une page de type « fil d’activités depuis votre dernière visite » (certaines personne appellent ça un mur/wall certainement par contamination).

      ps : il faudra penser à un moment à basculer tous les commentaires intéressants/motivants dans des tickets sinon ça risque de ne jamais se faire (déjà qu’on est pas nombreux⋅ses à s’y coller ^^).

    • Ce n’est jamais évident de débuter sur un réseau social, mais il me semble que c’est encore plus difficile de débuter sur Seenthis, malgré l’accueil souvent bienveillant. Quelques petites fonctions permettraient pourtant d’exposer davantage les personnes nouvelles. On pourrait imaginer plein de solutions :

      – une page pour présenter les seens des personnes inscrites depuis par exemple moins d’un mois ;

      – une autre page, inspirée des flux local et global de Mastodon/Gnu Social, pourrait permettre de voir tous les derniers seens, quelles que soient les auteur·es (oui y’a la page d’accueil, mais justement quand on est connecté on la voit pas ^^) ;

      – enfin, y’a un espace qui présente les abonné·es avec leur avatar : j’ai jamais compris la logique de son organisation. Lister les comptes dans l’ordre d’abonnement serait peut-être possible, ou alors dans l’ordre d’inscription ? D’ailleurs il me semble que les vignettes sont assez illisibles et peu compréhensibles pour le ou la nouvelle arrivante, et alourdit un peu la page. Peut-être supprimer cet espace et créer une page qui permette de lister tout simplement ses abonné·es dans l’ordre d’arrivée avec leur description et paginée ?


  • #seenthis_fonctionnalités Système de popularité des auteurs

    Il y a un algorithme totalement secret dont on ne doit jamais parler : il y a un système de pondération de la « popularité » des auteurs. Hum… oui vous êtes notés.

    Alors en gros, je pense que ça ne fonctionne plus trop, ou alors pas de manière fine, et ça n’a quasiment aucune incidence sur le fonctionnement du site.

    En gros, il y avait des systèmes de pondération avec :
    – le nombre de personnes qui nous suit,
    – peut-être (je sais plus) le nombre de messages postés, ou postés récemment,
    – peut-être (je sais plus) le fait d’avoir des messages en favori,
    – sans doute (je ne sais plus) le fait d’être bloqué par d’autres auteurs (en fonction de la popularité de ces auteurs).
    Et théoriquement (je ne sais plus), on récupère des points et on perd des points selon qu’on est suivi et bloqué, avec une plus forte incidence selon le nombre de points de ces autres auteurs.

    Mais bon, disons qu’en gros, il semble que c’est surtout le nombre d’auteurs qui vous suit qui va influer sur votre popularité.

    (1) Là où ça se voit encore, c’est sur la page d’accueil hors connexion, qui propose une liste des auteurs les plus « populaires ». C’est basé là-dessus. Ainsi que les auteurs qu’on vous propose de suivre tant que vous ne suivez personne.

    (2) En théorie, c’est pour essayer d’avoir une régulation automatique des trolls. Pour commencer il faut déjà être un peu suivi (donc avoir un peu de points) pour que les liens qu’on poste passent en « follow » (c’est pour éviter que des spécialistes du référencement ne viennent nous polluer en postant plein de liens juste pour leur page rank Google). Le seuil est très faible, donc on passe en follow très vite, et franchement je ne sais pas si c’est toujours actif.

    (3) Et ultimement, c’était dans l’optique, éventuellement, d’avoir des méthodes pour calmer les gros trolls qui débarqueraient pour faire chier le monde (genre fachosphère). Genre si vraiment tu es bloqué par trop de monde, ça déclenche des alertes et tu as des trucs qui sautent (genre tu ne peux plus commenter les messages d’autres auteurs), tes messages ne passent plus sur la page d’accueil public… Ce genre de choses.

    • Commentaire. Je ne sais vraiment pas où ça en est, si ça fonctionne encore bien ou si on est tous au maximum de la popularité.

      L’intérêt anti-troll, c’était au cas où on se retrouverait avec un gros réseau. En pratique, ben on a peu de trolls. Et le seul qui nous a vraiment fait chier, on l’a viré (pas besoin d’algorithme).

      Le coup de débloquer les liens de “no-follow” en “do-follow” dès qu’on commence à avoir quelques suiveurs, en revanche, ça me semble vraiment bien et, là encore, ça marque l’esprit de l’endroit (j’ai déjà dit que Mastodon mettait tous les liens en no-follow, comme Twitter et Facebook, ce que je trouve vraiment pas bien).

      Une idée que j’avais au début (mais je n’ai jamais développé quoi que ce soit réellement dans ce sens), c’était d’essayer de rendre visible cet aspect, en le « gamifiant », par exemple avec un système d’étoiles à « gagner », de façon à inciter les gens à avoir les bons comportements, surtout au début : suivre des gens, se faire suivre, poster des réponses, poster des messages, partager, etc.

    • @arno Ça me fait penser au fonctionnement des sites de type StackExchange. Où les fonctionnements que tu indiques sont :
      – très visibles, puisque les indicateurs, les seuils, les points, tout est affiché et connu.
      – les règles sont modifiables par des gens de rang supérieur qui ont accès à la zone « méta » où l’on règle ces seuils et ces droits.

      Mais ça provoque une difficulté d’entrer dans ce réseau social, avec une résistance très très forte.
      En gros, si tu ne poses pas la bonne question ou que tu ne donnes pas de bonnes réponses. En gros, si tu es ignares. Et même si tu veux apprendre, tu risques de stagner un long moment.

      En ce qui concerne Seenthis, je ne suis au final pas contre cette autorégulation, mais je trouve dégueulasse que le fonctionnement ne soit pas plus explicite et affiché.


    • Pour ma part je ne l’utilise pas car c’est encombrant mentalement, et puis même si je voulais, il me semble que je n’aurais pas toujours la même inclination pour chaque message.

    • Pareillement : choisir la licence par défaut, c’est bien, mais j’aimerais l’ajuster au cas pas cas… Quoique sur SeenThis, où il s’agit souvent de citations, ne faudrait-il pas plutôt indiquer la licence du texte d’origine ? Est-ce vraiment utile ?

    • Dans un monde idéal on choisirait les deux pour chaque billet (licence du texte d’origine + license par défaut ou une autre pour notre propre texte) mais c’est peut-être trop encombrant.

    • Esprit du lieu… les licences proposées vont de l’extrémisme conservateur à l’agression libertarienne. Au dela de ces mots durs, ce que je veux dire c’est que Creative Commons ne veut pas dire libre. À la rigueur open source (et pour un texte à lire, c’est le strict minimum).

      Exemple, une licence CC BY-NC-ND-SA c’est du bon vieux droit d’auteur façon chambre des métiers / SACEM.
      Plus finement, ND ou NC ce n’est pas libre !!!

      Alors que CC BY-SA c’est plus ou moins une GNU GPL 3.0.

      Donc c’est quoi l’esprit du lieu ?
      Ici, on surfe sur les licences CC qui viennent faire semblant de liberté quand on les utilise mal ?