• Mozilla a retiré la fonctionnalité de prévisualisation des flux #RSS dans #firefox (et donc la possibilité de s’y abonner dans un lecteur de flux perso comme nextcloud ou autre) cf : https://www.gijsk.com/blog/2018/10/firefox-removes-core-product-support-for-rss-atom-feeds

    Voici deux extensions pour rétablir cette fonctionnalité :

    https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/rsspreview
    https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/feed-preview

    Perso, j’utilise la seconde car elle permet de s’abonner au flux en plus de le prévisualiser.


  • Abécédaire des prépositions : #Quotidien
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-quotidien

    https://youtu.be/PwfEVH0vsT0

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste / Quotidien, #Écriture, #Histoire, #Récit, #Portrait, #Musique, #Lecture, Vidéo, #Voix, #Sons, #Inventaire, #Politique, Société, #Georges_Perec, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des (...)

    #Société #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_
    « http://bit.ly/filmdesfilms »



  • Toujours intéressant de lire Achile Mbembe :

    « Dans la competition mondiale en cours pour le controle de parts importantes du marche global des talents, l’Afrique n’a pas besoin de la France.

    C’est la France qui a besoin des talents africains. »

    Je crois qu’Achille Mbemebe a plus que raison

    Source : FB

    LA FRANCE NE VEUT PLUS D’ETUDIANT.E.S AFRICAIN.E.S DANS SES UNIVERSITES ? EH BIEN, TANT PIS POUR ELLE !

    Deux collegues (Crubezy et Allemand) se penchent une fois de plus sur la question de l’augmentation des frais d’inscription des etudiants africains dans les universites francaises.

    Evidemment, ils perdent leur temps. Ils ne seront guere ecoutes.

    Pas du tout parce que leurs propositions seraient revolutionnaires. Elles ne le sont pas, loin de la.

    Ces collegues sont prisonniers du raisonnement anti-etrangers qui est a l’origine de la decision d’augmenter les frais d’inscription pour commencer.

    Ils proposent un schema du genre : « On vous laisse etudier gratuitement chez nous, mais a condition que vous rentriez chez vous une fois votre cursus termine ».

    Pour cette seule raison, nous ne les ecouterons pas.

    Pas parce que les etudiant.e.s africain.e.s doivent a tout prix rester en France apres leurs etudes. Mais parce qu’apres leurs etudes, ils sont libres de vivre la ou la vie les menera. Ailleurs ou chez eux, peu importe ! C’est ainsi pour tous les autres etudiants au monde. Ce doit etre ainsi pour les etudiant.e.s africain.e.s aussi.

    Les deux collegues ne seront pas non plus ecoutes par leurs propres autorites.

    Tout simplement parce que, pour ce qui concerne l’Afrique, la France (ou ceux et celles qui la dirigent) ne savent pas ce qu’ils veulent.

    Ils ont beau faire illusion, voire gesticuler, il est tres difficile de les prendre au serieux.

    Emmanuel Macron (qui proclame par ailleurs que ’la France n’a pas de politique africaine’) a mis en place une structure (dans laquelle ne figure aucun intellectuel !) supposee lui donner des conseils en ce qui touche aux affaires de notre continent.

    Voici justement le genre de probleme au sujet duquel cette structure aurait du se mettre en pointe longtemps avant que la decision ne soit prise. Mais tout le monde l’a note, il est aux abonnes absents !

    La France ne veut plus d’etudiant.e.s africain.e.s dans ses universites ?

    Sur le plan humanitaire, evidemment j’ai de la sympathie pour les milliers de jeunes (et leurs familles) qui devront desormais s’acquitter de sommes d’argent non negligeables.

    Sur le plan geopolitique ? Il faudrait simplement dire « Tant pis ! ».

    Car dans la competition mondiale en cours pour le controle de parts importantes du marche global des talents, l’Afrique n’a pas besoin de la France.

    C’est la France qui a besoin des talents africains.

    Si elle n’en a pas conscience, alors il faut la laisser a elle-meme et regarder ailleurs.

    Pour avoir travaille dans le secteur universitaire sur trois continents, je suis relativement bien place pour dire un mot sur ce qui est en train de se passer.

    Et d’abord toutes les grandes universites mondiales (lesquelles sont, pour la plupart, privees et basees aux Etats-Unis) sont en train de delocaliser.

    Le semestre prochain, deux amis, grands anthropologues de Harvard, iront enseigner pendant un semestre sur le campus de l’Universite de Yale a Singapour. Deux autres, des critiques litteraires de renommee mondiale, enseignent six mois l’an sur le camps de New York University a Abu Dhabi. Et je ne parle meme pas de ce qui se passe dans les sciences et autres disciplines.

    On peut penser ce que l’on veut de ces delocalisations, c’est la direction que prend le marche educatif global.

    Davantage encore, la plupart des grandes compagnies multinationales, celles dont l’ambition est veritablement planetaire, viennent chaque annee « recolter » les talents en Afrique - les meilleurs dans toutes sortes d’institutions, auxquels ils accordent des bourses afin qu’ils aillent etudier aux Etats-Unis.

    La carte de credit Mastercard, par exemple, finance ainsi depuis plus d’une dizaine d’annees un vaste programme d’excellence qui a vu des milliers d’etudiants africains s’inscrire, tous frais payes, dans de grandes universites americaines. A l’universite de Duke en Caroline du Nord ou j’enseigne partiellement, j’en ai rencontre plusieurs et ils sont parmi les plus performants de leurs cohortes.

    Les exemples sont nomnbreux. Ici en Afrique du Sud ou j’enseigne egalement, il n’y a pas une seule universite qui ne comporte son lot d’etudiants venus du reste du continent. Des programmes tels que PANGEA a l’universite de Stellenbosch financent les meilleurs dans le cadre de programmes de doctorat ou de bourses postdoctorales.

    La Chine a elle seule recoit chaque annee des dizaines de milliers d’etudiant.e.s africain.e.s dans toutes les branches du savoir. Ceux-ci peuvent, en outre, travailler pendant la duree de leurs etudes.

    Dans mon seul domaine de recherche (les sciences humaines), les fondations privees americaines depensent quelques millions de dollars chaque annee au profit de chercheur.e.s et etudiant.e.s africain.e.s d’expression anglaise.

    Les Allemands viennent d’ouvrir a Accra un Institut d’etudes avancees qui sera finance sur fonds du gouvernement allemand pendant les douze annees qui viennent. La fondation Volkswagen finance de nombreuses bourses depuis de nombreuses annees. L’Universite de Bayreuth a elle seule vient de decrocher d’importants financements qui lui permettront d’intervenir dans l’etude de l’Afrique de maniere forte dans les annees qui viennent, en collaboration etroite avec quatre institutions africaines. Les Suedois financent, depuis plus d’une trentaine d’annees, a hauteur de plusieurs millions de dollars via le CODESRIA et d’autres institutions continentales, de nombreux programmes de recherche ainsi que des bourses d’etudes.

    A Nairobi, un consortium d’institutions pour l’essentiel anglo-saxonnes finance, depuis des annees, le Consortium pour la recherche economique en Afrique a hauteur de plusieurs millions de dollars par an.

    Si la France cherche a s’auto-marginaliser, pourquoi devrions-nous la sauver de sa propre betise et de sa petitesse d’esprit ?

    Dans cette affaire, il n’y a que ceux des Africains qui sont prisonniers de la langue francaise qui sont les perdants. Les veritables flux financiers dans le marche global de l’education superieure, c’est dans les filieres anglo-saxonnes qu’il faut aller les chercher.

    Je fais partie de maintes institutions ou certaines de ces allocations se font et je vois comment de jeunes Africain.e.s qui ont etudie en francais en France eprouvent d’enormes difficultes a rentrer dans ces circuits.

    On l’a dit a plusieurs reprises, le drame de l’Afrique est son incapacite a retenir chez elle et pour elle les meilleurs de ses gens, le meilleur de sa creation. Ceci est vrai de ses cerveaux. Elle ne pourra les retenir que si elle devient un vaste espace de circulation, si elle debalkanise et de-frontierise.

    Au moment des independances, nous disposions de quelques grands campus regionaux. Ibadan, Makerere, Dar-es-Salam et ainsi de suite - il s’agissait d’universites regionales. Il nous faut donc pousser vers la creation de quelques grands ensembles educatifs regionaux capables de soutenir la competition internationale.

    Le marche de l’education superieure en Afrique ira croissant dans les annees qui viennent. La demande ne fera qu’augmenter.

    Entre 2050 et 2100, le gros des etudiant.e.s dans le monde viendra d’Afrique.

    Mettons en place de grandes institutions regionales, enormes viviers de talents. Mutualisons nos ressources. Elles sont immenses. Sachons nous connecter sur l’international. La France n’est pas a elle seule l’international. Recouvrons le pouvoir de description, d’interpretation et de theorisation de nos realites.

    La France veut s’immiscer dans nos affaires. Mais elle veut que l’Afrique et les Africains restent chez eux et la laissent tranquille. Negocions avec la France un pacte.

    Qu’elle reste chez elle et nous laisse tranquille. Nous resterons chez nous et la laisserons tranquille. Nous verrons, dans 50 ans, qui sera le gagnant.


  • La carte de l’Afrique par rapport au reste du monde
    Kal Krause, Une Carte du Monde, le 22 octobre 2012
    https://www.unecartedumonde.fr/2012/10/la-carte-de-lafrique-par-rapport-au-reste-du-monde

    Un exemple particulièrement extrême, c’est la mauvaise appréciation de la taille de l’Afrique. Cette image tente de représenter concrètement sa taille massive, plus grande que les USA, la Chine, l’Inde, le Japon et l’Europe… réunis !

    #Afrique #Carte #Cartographie #Taille #Echelle


  • Les réseaux du trading à haute-fréquence, par Alexandre Laumonier

    extrait du livre 4

    Comment gagner beaucoup d’argent en grattant quelques microsecondes dans les transmissions d’ordres d’achat et de vente — le plus rapide gagne, et tous les coups sont permis pour passer devant… les spécialistes achètent donc le droit d’installer des antennes sur les points les plus élevés du paysage entre Francfort et Londres, ou entre New York et Chicago. Et c’est la course pour s’approprier ces toits d’immeubles, ces tours militaires désaffectées…

    Géniale enquête cartographique dans les milieux de la finance internationale.

    https://visionscarto.net/enquete-reseaux-hft

    Je dois dire qu’on est très fier de la confiance d’Alexandre qui nous a confié ses “bonnes feuilles”.

    Pour commander le livre :
    http://www.zones-sensibles.org/alexandre-laumonier-4

    #enquête #cartographie #finance #réseaux


  • A word without a world: between Earth and elsewhere

    https://www.architectural-review.com/10039223.article

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    24 January, 2019 By Honor Gavin

    Ursula K Le Guin’s Paradises Lost is the story of a starship, the journey spanning many generations. Honor Gavin retells its story

    Ursula essy may

    Ursula K Le Guin was an American novelist whose stories and poems depict alternative realities and fictional worlds. She sadly passed away at the beginning of this year. Notes refer to quotes from Le Guin’s Paradises Lost in the anthology The Birthday of the World and Other Stories. Illustration by Essy May

    Somewhere between the planet Earth and somewhere else, there once was a world. Or some said it was a world. Some said it was something else, not a world but the needlessness of orientation or having a care or ever remembering where it was that you once were. Not a world but the needlessness of getting on in any old world. Not a world, therefore, said some. But still, a world, said others. A world for us! The discussions went on and on and so did the somewhere between planet Earth and somewhere else. The somewhere was pleasant to live inside but not necessarily pleasant enough. For the time being, which some said was the entire time, or no, the entirety of time, there was nowhere to go other than somewhere that may or may not have been the world, so nobody there could perfectly understand what the words gone and away† meant, but some still loved to press their nose to the stars.‡ Others preferred tending to the surface of the somewhere, the side that wasn’t inside. It made them feel good, and gave them purpose. These people were mostly those who felt that where they were, was a world, and that the world, like themselves, had a destination.§ Everything was heading somewhere.*

    ‘They had everything they needed, they had nothing they could keep’, p288

    †‘Lovers do not run away (where is away?)’, p305

    ‡‘Light-specks on a screen. We can’t reach them, we can’t get to them. Not us. Not in our lifetime’, p301

    §‘Of course, they would “land” on some other dirtball, but that wasn’t going to happen till she was very old, nearly dead […]’, p250

    *‘WHERE ARE WE GOING?’, p285

    The first to notice that there were more words in the world than things to which the words referred was not, funnily enough, the Librarian.†† It was everybody, because when anybody there said a word such as hill, or a word such as wind, there was nothing in the world that resembled the word, which was another reason why some felt there wasn’t a world, or that the world had somehow waned. Gone away, maybe. Words such as hill and wind came to seem fussy and butterfingered, but people still said them anyway because, when spoken among other words, their exorbitance was less. What was away about them ebbed. The Librarian nevertheless kept the aways of these words in a set of dictionaries that anybody could check at any time, but nobody did, because the Librarian could never figure out where, in the Library, the dictionaries of words such as hill and wind should themselves be kept. The Librarian could never decide whether the dictionaries of words resembling nothing in the world belonged in the aisle of FICTION or in the aisle of REALITY, so the dictionaries’ location changed constantly, and the Librarian was always going back and forth, and over time the dictionaries grew heavy.‡‡

    ††‘Honeymooning, it was called, a word that didn’t have many reverberations in this world without honey or bees to make it, without months or a Moon to make them. But a nice custom’, p311

    ‡‡‘By the Third and Fourth Generations the general content of Earth transmissions had become so arcane that only devotees followed them closely; most people paid no attention to them at all’, p302

    Even the dictionaries have begun to sigh, the Librarian said to a friend, and the friend had to ask what the word sigh meant. When you speak without saying anything, the Librarian said.§§ When you say nothing, you mean, replied the friend. No, said the Librarian tersely, I mean just what I said.

    Left hand copy

    Illustration from the first edition of Le Guin’s The Left Hand of Darkness, published in 1969 and depicting the ambisexual people of a faraway planet

    The first to say that everything was going nowhere and nothing meant anything was meanwhile Terry. Terry! Such a great name for an Angel. An Angel was what Terry became when Terry’s mother, the last of those who once upon another time had lived on the planet Earth, died. At her funeral, Terry gave an interesting speech about remembrance. Terry’s main point had to do with reciprocity. Is there really any such thing? Terry wondered. If nobody here remembers there, does anybody there remember here even if they do.* Does a word need to refer to anything still to be a word? Does a word need to remember where it has been and where it will go and where it will have gone? Well, Terry did not say this exactly, but what he said nevertheless sang in the hearts of many of those onboard the somewhere between the planet Earth and somewhere else, because what Terry was basically saying was that everybody onboard was like, or not like, but actually the same as, a word without a world. A word without anywhere to go other than where the word already was.††† Had somebody said to Terry that he had his clouds, Terry would have agreed. Now you’re talking, Terry would have said. Now you understand.

    §§‘… and never see the Moon’, p268

    *‘Now that no living person in the world remembered the planet of origin, was there any reason to think anyone there remembered them?’ pp296-7

    †††‘Nothing in the world soars,’ p251

    We’re not going anywhere, said Terry the Angel, in other words. We’re simply gone, but not from anybody, and not from anywhere. We’re not gone on any terms. All we are is gone. Oh!‡‡‡

    Now, Terry’s way of thinking was persuasive to many, but not to all. It soon grew words of its own, and some found those grown words to be at once secretive and loud.§§§ It was too much, to be nothing but a word. It was too much, never to be on your way. Others were OK with what Terry and the Angels said but just preferred to return and return to the Library, where as well as the undiscoverable dictionaries and theaways they contained, which some said you could sometimes sense, like a tickle from the nonexistent wind, there were books with screens with pictures of things with names, pictures of things from the planet Earth that did not know your name in turn, words for things that did not know to name you.

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    The 1980 edition of The Word for World is Forest, first published in 1972

    A child once asked such a picture its name, but the picture did not reciprocate, and the child burst into tears. When the child got a little older she fell in love with a girl who was an Angel, but did not herself become one.** Even though the Library had hurt her, she still preferred its words to those of the Angels. She preferred to live with the aways of words, to keep on losing the world over and over.†††† She became good friends with the Librarian, whom she once had to ask what the word sigh meant.‡‡‡‡

    ‡‡‡‘The great crowd sighed, a sound like wind in a forest, but they did not know that; they never heard the sound of wind in a forest; they had never heard any sigh, any voice but their own and the voices of machines’, p332

    §§§‘But many people discussed the ideas and images Kim Terry had put into their minds, feeling that he had given them something they had craved without knowing it, or felt without being able to say it’, p295

    **‘Reciprocity is a rare thing’, p250

    ††††‘The hole in the wall of the world had not been made by something from outside, a bit of dust or rock; when she saw it she knew, as one knows in a dream, that it had been there ever since the ship was made’, pp336-7

    ‡‡‡‡‘“Ahh”, sighed the forest leaves’, p333

    There were indeed many who fell in love with the concept of gone, but who did not become fully fledged Angels, followers of Terry. Perhaps those people were more onto what the Angels were getting at than the Angels. Perhaps the point was not to become.§§§§

    The dispossessedursula k. le guin crop

    A 1976 edition of The Dispossessed, set in the same fictional universe as The Left Hand of Darkness

    When eventually the destination came sooner than expected, not everybody went for a look.*** The Angels kept their heads firmly in the clouds. The Librarian, who was not an Angel, likewise remained onboard the somewhere that was now somewhere else and therefore either less the world it had never been or more a world than it ever was. Something like that. Arriving at the destination, which turned out to be a planet much like Earth, a planet that uncannily resembled Earth, confused everything. Or made sense of it. Why don’t you want to see the world?, the friend of the Librarian asked, when she heard the Librarian was staying aboard the somewhere world, forever suspended between FICTION and REALITY, forever destined to tread the Library’s sighing aisles. You’re not an Angel. No, said the Librarian, but I know enough of the world already. ††††† Even though I can’t say for certain whether I’ve ever been to the world, or anywhere other than the world, I know enough of the world already.‡‡‡‡‡ And I am done with going round in circles.§§§§§

    §§§§‘This world hated you’, p353

    ***‘The great goal of our voyage, the destination for which the ship and its crew were intended from the very beginning of our voyage, is closer than we dreamed’, p337

    †††††‘I want to live my life in peace, doing no harm and receiving no harm. And judging by the films and the books, I think this may be the best place, in all the universe, to live such a life’, p346

    ‡‡‡‡‡‘Librarians are the masters of useful trivia’, p314

    §§§§§‘AFTER THIS THERE ARE NO MORE HEADINGS, FOR THE WORLD IS CHANGED, NAMES CHANGE, TIME IS NOT MEASURED AS IT WAS, AND THE WIND BLOWS EVERYTHING AWAY’, p348

    #littérature #science-fiction #architecture



  • Pourquoi il faut (sérieusement) s’intéresser à Fortnite – Signaux Faibles
    https://signauxfaibles.co/2018/12/26/pourquoi-il-faut-serieusement-sinteresser-a-fortnite

    Pourquoi donc s’intéresser à un jeu vidéo lorsque l’on n’est pas soi-même joueur, ni proche de cet univers qui peut légitimement laisser de marbre ?

    Parce que Fortnite, phénomène de l’année avec plus de 200 millions de joueurs à fin novembre (en hausse de 400% par rapport à janvier), soit plus que le nombre d’habitants qu’un pays comme la Russie, constitue l’un de ces mouvements de fond qui préfigurent demain.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéos #Fortnite #Sony #Google #Amazon #Epic_Games #socialisation #enfants #ado

    • « Fortnite is not really a game about shooting people. It’s a game about escape. »

      lolz : et HBO is not TV.

      La puissance de Fortnite s’est notamment manifestée cette année avec le rapport de force exercé par son éditeur, Epic Games, face à Sony puis Google.

      Sony d’abord : le géant japonais, fabricant de la console PS4, a toujours eu pour habitude d’interdire la possibilité de jouer à un même jeu sur plusieurs plateformes (possibilité appelée cross-plateforme), dont celles de ses concurrents.

      « Depuis des décennies, des entreprises comme Sony, Nintendo et Microsoft fixent les standards de relations business avec les éditeurs de jeux. Puis Fortnite est arrivé ». (Matthew Gault)

      Suite à de nombreuses protestations de joueurs, mécontents de ne pas pouvoir utiliser leurs personnages sur d’autres plateformes, Epic Games a réussi le tour de force de faire plier Sony, qui a changé son fusil d’épaule fin septembre en autorisant le cross-plateforme pour Fortnite. Début septembre encore, le PDG de Sony lui-même affirmait qu’il n’en serait rien. Mais la pression des joueurs, symbolisée par le hashtag #BlameSony, aura eu raison de sa volonté.

      Pour Daniel Joseph, auteur de multiples études sur l’économie des plateformes de jeux, Fortnite établit une nouvelle tendance parmi les concepteurs de jeux vidéo : « c’est un nouveau business model qui émerge. Sony était jusqu’ici la plateforme. Maintenant, c’est la plateforme qui laisse une autre plateforme opérer par-dessus elle, avec sa propre économie interne. Je pense que ça les a surpris, et qu’ils sont maintenant obligés de suivre ces changements ».

      Le coup de maître le plus impressionnant d’Epic Games n’est pourtant pas celui-ci : il est surtout d’avoir réussi à outrepasser Google.

      D’ordinaire, tout éditeur passe par le magasin d’applications de Google (Google Play) pour permettre aux utilisateurs de smartphones sur Android d’accéder à ses applications : en contrepartie d’être listée et de pouvoir être téléchargée sur Google Play, l’application doit s’acquitter d’une commission de 30% sur chaque achat.

      Epic Games a décidé de ne pas faire lister Fortnite sur Google Play et d’inviter les utilisateurs désirant télécharger le jeu à se rendre directement sur son site, contournant ainsi Google et sa commission de 30%, jugée disproportionnée. Ce choix a constitué un pari commercial considérable mais a été permis par la puissance acquise par Fortnite en seulement quelques mois. Ce pari s’est avéré payant.

      Anyway c’est très intéressant parce que ça accrédite la thèse selon laquelle l’avenir du secteur se jouera hors des supports physiques type console. Là aussi les #plate-formes et le #streaming vont accélérer la dématérialisation des #jeux_vidéo.

      Cf. https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/16/jeux-video-la-revolution-du-streaming_5398439_3234.html

      Fortnite : une plate-forme qui fait la nique à Sony et aux GAFA, ça me rappelle Netflix faisant la nique à… Sony et autres majors du #divertissement. Même si les GAFA n’ont pas dit leur dernier mot en matière de #SVOD : Amazon Prime Video est bien engagé, Facebook Watch, Youtube Originals, Apple TV vont grandir. (Mais je suis ptet obsédé, quand on travaille sur un sujet on a tendance à le voir partout.)

      En l’occurrence, en tout cas : Fortnite se la joue cross-plate-formes, mais à la fin ça profite à Epic Games, soit un éditeur de jeux vidéo qui veut lancer son propre magasin d’applications, c’est-à-dire… une plate-forme, pour faire la nique à une autre — Steam —, avec pour seule ambition de proposer une meilleure rémunération des auteurs, ce qui est déjà ça me direz-vous.

      Enfin :

      Le visionnage de jeux vidéo en tant que contenus concurrents de programmes TV, vidéos et films connaît une croissance qui ne devrait que s’accélérer. Par le passé, le spectateur regardait la #télévision ; aujourd’hui, les nouvelles générations regardent #Netflix et YouTube ; les générations suivantes se tourneront vers les plateformes comme #Twitch, leader actuel du streaming de compétitions d’#esport.

      Il n’est pas anodin que dans sa dernière lettre aux actionnaires, Netflix ait écrit : « We compete with (and lose to) Fortnite more than HBO. »

      NB. Sur quoi repose la fluidité cross-plate-formes de Fortnite ? #AWS d’Amazon (comme Netflix). Et qui a racheté Twitch en 2014 ? #Amazon.

      Bref, à la fin c’est toujours Jeff Bezos qui gagne.


  • Que répondre à votre beau-frère qui dira à Noël qu’on traverse une « grave crise de la masculinité » ?
    https://www.nouvelobs.com/notre-epoque/20181223.OBS10293/que-repondre-a-votre-beau-frere-qui-dira-a-noel-qu-on-traverse-une-grave-

    Dans son dernier ouvrage, Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique, déconstruit le « mythe tenace » qui voudrait que les hommes aillent mal.

    Difficultés scolaires, incapacité à draguer, taux de suicide élevé, impuissance… On l’entend chez des partisans de tous bords et pas seulement depuis #metoo : les hommes iraient mal. La masculinité serait en crise.

    Dans « La crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace » (éditions du remue-ménage), qui sortira en France le 24 janvier 2019, le québécois Francis Dupuis-Déri déconstruit ce qui n’est pas une crise mais un discours de crise. Une rhétorique antiféministe dont on retrouve trace… dès l’antiquité.

    Le professeur de science politique, qui signe également des ouvrages sur les mouvements sociaux, travaille sur le masculinisme depuis les années 90. « Les femmes sont loin d’avoir atteint l’égalité alors ce discours m’a toujours énervé. » Entretien.

    • @bce_106_6 tu cites un texte qui ne fait qu’ajouter du confusionisme à la confusion de son écriture.

      Concernant l’interview de Francis Dupuy-Deri, chercheur et pro-féministe que j’apprécie particulièrement pour sa rigueur, je ne vois pas bien ce qui t’empêche de réfléchir dans l’analyse étayée qu’il nous offre.

      Ce qui m’a fasciné, en étudiant l’histoire et la diffusion dans l’espace de ce discours, c’est que les hommes sont en crise quel que soit le régime politique, le cadre législatif, le droit de la famille, la situation économique, le cadre culturel voire religieux… On trouve des expressions de crise de la masculinité à peu près partout, sur tous les continents. C’était un étonnement dans ma recherche, de voir que c’était un discours aussi ancien et diffus.

      #démystification

    • Je voie pas l’interet de ce texte ni son rapport avec ce que dit Dupui-deri. Je retrouve seulement la réthorique des anarchistes misogynes classiques ; néo-féminisme, défini comme « Les filles contre les garçons… Le but est toujours de diviser, exciter des haines, désespérer. »
      #manarchisme #anarcouilles

    • Je vous trouve bien mesurées, Mesdames !

      À la lecture des commentaires de @bce_106_6, je croirais être à la table du #beauf_officiel de ST dans la version « sympathique » à la cause des femmes… En tous cas, ce pourrait être ses arguments.

      com1 : c’est tellement évident que ça vaut pas la peine d’être mentionné et encore moins diffusé -> version « soft » de l’invisibilisation

      com2 : assimilation implicite (?) à du bullshit avéré (disclaimer : je n’ai pas suivi le lien, n’y étant pas vraiment invité par la fin du com)

      J’avais hésité au premier, le deuxième m’a convaincu.

    • Je suis d’accord @simplicissimus mais j’essaye de plus m’énérvé pour mon propre bien. J’ai bien remarqué la haine que @bce_106_6 porte aux femmes, pour lui toute femme est une bourgeoise qui ne devrait vivre que pour flatter une paire de couilles d’ouvrier. Ca fait longtemps que je le sais, je me souviens encore des saloperies qu’il écrivait pendant metoo allant jusqu’a relayé et soutenir les propos de Zemmour.
      edit - j’ai cru qu’ @elihanah était un conte alternatif de @bce_106_6 mais c’est manifestement une seenthicienne qui écrit pour son plaisir de faire une blague sexiste et agiste assimilant les femmes et les enfants et de légitimé la violence masculine contre ces deux groupes de personnes et peut être défendre son droit à elle en tant qu’adulte de battre et humilier des enfants.

    • Tout de suite l’anathème, les insultes, à propos des sujets dont vous vous réservez l’exclusivité. Je voudrais être méchant, je dirais du parfait bhl.

      @mad meg, merci de citer mes propos approuvant zemmour. je te met au défis de le faire. (Je comprends pas que tu mettes une majuscule au nom de ce type).
      Au fait, pourquoi as tu laissé tomber l’écriture inclusive ?
      Intéressant ta recherche stalinienne sur les liens que tu me prêtes avec elihanah. Ça rappelle je suis partout.

      @Simplicissimus si tu peux être plus clair dans ce que tu écris, ce serait bien. La générosité de ton anti-racisme sélectif est poignante.

    • @simplicissimus, je ne suis plus depuis longtemps la logorrhée haineuse du masculiniste et couilliste @bce_106_6 qui continue de se répandre sur seenthis.
      Comme @mad_meg mes réactions parfois virulentes m’affectent plus que les #pro_viol que j’attaque et qui disposent du soutien tacite de 90% de la population, bref, je me protège.

      J’ignorais même l’existence de l’infect post que tu cites @mad_meg et je te remercie de ne pas l’avoir laissé passer et de dénoncer ici ces propos pitoyables de #culture_du_viol.

      Remettre en cause et nager à contre courant prend beaucoup d’énergie et je me demande si cela sert à grand chose quand on voit que machin bce continue de véhiculer sa haine sur @seenthis sans être plus bloqué que cela.

    • Que répondre à votre beau-frère qui dira à Noël qu’on traverse une « grave crise de la masculinité » ?

      instinctivement j’ai failli répondre qu’il aille se faire couper les couilles. Ensuite j’ai étoilé le billet de @simplicissimus pas pour Francis Dupuis-Déri que je ne lis pas et encore moins pour le nouvelobs mais pour le fil de discussion et pour @bce_106_6 que je ne suis plus et que je bloque parfois quand il clic à répétition. Maintenant que j’ai répondu @seenthis me signalera la suite. Donc je désétoile. @monolecte hésite entre « ta gueule ! » et « dégage ! », moi je dirai juste " va te faire enculer ! "
      au réveillon de Noël c’est pas mon beauf qui a dérapé mais mon frangin. C’est le seul que j’ai avec trois sœurs et c’est lui l’aîné.
      c’est parti en couilles à la fin du repas après une réflexion de ma fille (ils bossent tous les deux à St Nazaire aux chantiers de l’Atlantique) s’en prendre sa défense (elle est assez grande pour ça et pour raconter des conneries aussi) je ne supporte pas mon frangin quand il aboie et il aboie fort ce con ! Comme tout le monde fermait sa gueule et qu’il continuait de gueuler je lui ai dit qu’on étaient pas sourd et que c’était pas la peine de brailler comme ça. Ma fille s’est mise à chialer (c’est son défaut) et mon frangin s’est tiré. Ensuite on me raconte qu’il est dans une mauvaise passe. Divorce, plus de dialogue avec ses deux filles ... s’il leur gueule dessus comme ça, elles risquent pas de l’écouter. Pauvre chéri va ! et il a de la chance que j’ai arrêté de picoler parce que sinon je lui rentrais dans le lard malgré ses 100 kg et son mètre 98. Connard !

    • J’ai une amie qui ne va plus depuis longtemps au repas de Noël chez sa mère. Au courant des violences que sa fille a subit de son ex compagnon, il est invité cependant à chaque Noël avec sa nouvelle copine. Il faut dire que la mère a élevé ses enfants en les frappant régulièrement et qu’elle doit trouver logique de valoriser tout agresseur. Ses frères tentent aussi ce soir là de poursuivre leur œuvre de destruction envers leur sœur. Par exemple en se moquant de son féminisme à table devant ses neveux et nièces, c’est sa fille qui lui raconte dépitée. Elle avait en effet osé demander à la notaire qui gère la succession de leur père de respecter l’ordre des naissances comme la loi l’exige et non pas l’ordre des sexes, les frères étant bien entendus cités avant les sœurs.
      Depuis quinze ans le soir de Noël comme tous les autres jours de l’année, cette femme a choisit de ne pas se retrouver à la table de ses agresseurs·e.

    • Désolé, il me semblait avoir été assez clair, mais je veux bien reformuler.

      Com1 : que dit-il d’autre que c’est un non sujet, ce n’est pas la peine d’en parler ?

      Com2 : Tu mentionnes « en passant », pardon en « cadeau », un autre billet sur internet pour dire que, décidément, on trouve bien des conneries sur la toile. Le procédé, classique en rhétorique, a un nom : l’assimilation.

      Le billet propose un argumentaire bien construit à opposer à un éventuel discours de #crise_de_la_masculinité.
      (1) À l’évidence, il touche une corde asses sensible chez toi pour te pousser à réagir en le déclarant sans intérêt.
      (2) Au moins l’un des éléments du discours du beauf’ n’est apparemment pas étranger à ta façon de voir, ce qui te fait assimiler l’ensemble de l’argumentaire à des conneries.
      (3) en bonus, on a droit à la prétérition : «  je voudrais être méchant, je dirais du parfait BHL »

    • Ça me rappelle dans Books une brève sur les femmes désormais mieux payées que les hommes (dans une ville des États-Unis entre 30 et 35 ans - ailleurs tout allait très bien !). Comment tout conspire à nous faire pleurnicher sur une classe de personnes qui est toujours en situation de pouvoir en cassant le thermomètre, en le mettant à un endroit où il ne nous informera de rien, etc.

      À part ça, André, c’est moche. Je ne sais pas comment tu supportes d’être le troll de Seenthis, celui qui arrive avec une remarque bête sur une page où des personnes échangent des arguments honnêtes et fins, celui qui n’a jamais appris rien à personne, celui qui rajoute toujours préjugés, confusion et tout ce que le militantisme de gauche a de plus moche et triste. Heureusement, il y a autre chose que ça à gauche.

    • Que répondre à notre beau-frère qui affirme, tout en découpant la bûche de Noël, que l’« on traverse une grave crise de la masculinité, depuis #metoo » ?
      Lui offrir où au moins qu’il lise La crise de la masculinité de Francis Dupuis-Déri
      https://www.hobo-diffusion.com/catalogue/1876/la-crise-de-la-masculinite-observatoire-de-l-antifeminisme
      Et aussi coïts d’Andrea Dworkin à paraître en février prochain aux éditions Syllepse
      https://www.syllepse.net/coits-_r_62_i_755.html
      https://tradfem.wordpress.com/2018/12/29/coits-avant-propos
      source : @tradfem

    • simplicimus, bloquer mon profil, et ensuite m’insulter en écrivant que je suis front national, rassemblement national, c’est petit, et bête.
      => J’ai modifié mon profil, ce qui me permet de te répondre. Surprise !

      On ne fait pas son petit castaner comme on veut.
      castaner, lui, il a ses flics pour cogner celles et ceux qui le dérange.
      Toi, tu as toujours la même méthode, simpliste, bloquer, insulter, insinuer . . .

      Tu es dépassé par les événements, comme beaucoup en ce moment chez les Bourgeois.
      C’est ton problème de #beauf_officiel, qui n’a trouvé, pour exister, que de reproduire à la chaîne des articles sur le web, où l’on ne rencontre que rarement les mots capitalisme, violence institutionnel, collaboration par omission, enfumage . . . . .

      Intéressante ta recherche stalinienne sur les liens que tu me prêtes avec elihanah.
      Ça rappelle je suis partout.

    • mad meg, mon profil étant débloqué, je peux me permettre, humblement de te demander une seconde fois de citer mes propos approuvant zemmour.
      (Je comprends pas que tu mettes une majuscule au nom de ce type).

      Si je suis un troll de base, tu en est la reine quand le sujet concerne un tant soit peu le féminisme, que tu dessers, sauf peut être dans certains milieux assez peu représentatif de la société dans laquelle nous sommes, hélas.

      Quand à la grave question du nouvel OS : Que répondre à votre beau-frère qui dira à Noël qu’on traverse une « grave crise de la masculinité »
      Le papier ne refuse pas l’encre, ça remplit les colonnes a peu de frais, et ça permet de briller aux ternes. Dans quel monde vivez vous ?


  • " Meeting Snowden " par Flore Vasseur
    https://enuncombatdouteux.blogspot.com/2018/12/meeting-snowden-par-flore-vasseur.html

    Le temps d’une rencontre inédite, Edward Snowden, Lawrence Lessig et Birgitta Jónsdóttir, figures de la lutte pour les libertés, s’interrogent sur l’avenir de la démocratie.
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=Q2yb6dyrsh0


    Députée islandaise depuis 2009, Birgitta Jónsdóttir se mobilise pour redonner le pouvoir au peuple. Professeur de droit à Harvard et pionnier de l’Internet libre, l’Américain Lawrence « Larry » Lessig dénonce sans relâche l’influence délétère de l’argent sur la politique et la collusion des élites, qui mine l’intérêt général. Quant à son compatriote Edward Snowden, ancien collaborateur de la CIA et de la NSA, il a révélé la surveillance généralisée de la population et des alliés des États-Unis, et vit désormais en Russie, où il a obtenu un asile politique d’autant plus précaire que les relations entre les deux pays apparaissent aujourd’hui illisibles.

    Tandis que, depuis Moscou, Vladimir Poutine règne en maître sur la scène internationale, son homologue américain Donald Trump, pur produit de la société du spectacle, s’installe aux commandes de la première puissance nucléaire avec autoritarisme… Cette nouvelle page de l’histoire signera-t-elle la fin de la démocratie ?

    Figures de proue d’un mouvement mondial de défense des libertés, ces trois compagnons de lutte, qui s’estiment et s’entraident à distance sur Internet, se sont rencontrés pour la première fois en secret à Moscou, à la veille de Noël. Ils ont autorisé les caméras de Flore Vasseur à capter cette conversation hors norme, au fil de laquelle émergent des questionnements essentiels : comment sauver la démocratie ? Qu’est-ce que l’échec ? Qui écrit l’histoire ?

    Documentaire complet de Flore Vasseur


  • « L’école du chat noir », excellente série de films d’animation (les deux premiers sont sortis) faits avec peu de moyens et beaucoup d’idées :

    https://www.youtube.com/channel/UCqJ4PgXsd2KFY2K2Vldc-MQ

    (Le fond ne va pas très loin mais les images sont magnifiques.)

    Le making of doit également être vu (sous forme d’un fil Twitter) :

    https://twitter.com/lorenzopapace/status/1048865127783649280

    #animation


  • Révolt ! Don’t react
    L’avenir sera soit révolutionnaire, soit réactionnaire.

    #Traduction d’un texte du Journal de #Pamela_Anderson, le 18 décembre 2018
    https://www.pamelaandersonfoundation.org/news/2018/12/18/revolt-dont-react
    ///edit : quelques ajouts d’importance en commentaires de cette traduction ///

    Dans son célèbre poème, La Solution, #Bertolt_Brecht a dit en plaisantant que "Le peuple, a par sa faute perdu la confiance du gouvernement" et qu’il serait plus simple "pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre".

    Cela m’a donné matière à réflexion. Je suis aux États-Unis depuis quelques jours et je suis attentive à ce qui se passe ici.

    Pas grand chose a changé. Les États-Unis ont toujours les meilleures universités au monde mais des écoles désastreuses. Beaucoup d’étudiants sont illettrés. Il y a une augmentation énorme de la dépendance aux produits pharmaceutiques. Plus d’hyperactivité. Pas de média libre (je ne considère pas les médias remplis de propagande comme libres). Beaucoup de division selon des critères raciaux et ethniques. En bref, un pays en crise.

    Deux ans plus tard, le gouvernement actuel et les démocrates et leurs grands amis des médias sont toujours obsédés par le rôle présumé de la Russie lors de la dernière élection présidentielle. Les récents rapports de la Commission du Sénat sur le Renseignement affirment que la Russie aurait pris pour cible des électeurs afro-américains et aurait « exploité les tensions raciales et le sentiment d’isolement ». Ils croient encore naïvement que les électeurs américains ont été soumis au lavage de cerveau par une puissance étrangère pour élire le président.

    Et, ils donnent l’impression d’un clivage politique entre les bons et les méchants. D’un côté, le camp de la « civilité » et des valeurs. De l’autre, celui de la frustration et de la haine.

    C’est tellement superficiel.

    Je trouve cela absurde et pathétique. Parce qu’ils ne comprennent toujours pas : ce pays est ce qu’il est à cause du système que les démocrates et les médias ont contribué à bâtir. Au lieu de dissoudre le système, ils préféreraient dissoudre le peuple.

    Cela est particulièrement clair dans le Sud ; le Ventre de la bête.

    J’aimerais visiter le sud. Je suis curieuse de connaître cette partie des États-Unis qui adorerait prétendument les fusils et Trump. Les libéraux voient dans ces gens un tas de moins que rien. Ils les accusent de toutes sortes de choses : d’être des arriérés ; de se conformer au "restez tranquilles, ne vous faites pas remarquer, ne causez pas de problèmes et soyez rentrés à 22 heures".

    Je regarde autour de moi et, dans tant de pays, je vois un dénominateur commun. Une révolte de la périphérie. Depuis l’élection de #Trump à la présidence, en passant par le #Brexit, la #Catalogne, les #Gilets_Jaunes... et je me demande si c’est parce que le #capitalisme est toujours plus radical, plus cruel en périphérie.
    Les gens dans tant d’endroits ne se sentent pas représentés par les ou leurs politiciens. Ils savent que le choix de ceux qui votent n’a pas vraiment d’importance car rien ne changera dans leur vie. Parce que le vrai pouvoir ne siège pas dans l’urne. Il est assis ailleurs. Le pouvoir est entre les mains des grandes entreprises mondiales et du capital financier.

    Et dans ce monde post-démocratique, arrivent les dénommés "populistes". Ou - comme certains appellent ça - la politique de "l’homme fort".

    Pourquoi ont-ils autant de succès ?

    C’est parce qu’ils ont réussi à sensibiliser les plus démunis ? A mettre la lumière sur l’histoire de ces outsiders qui ont survécu au travers des conditions créées par le capitalisme prédateur ? L’histoire de gens qui ont d’horribles emplois dans des chaînes de production, des usines et des supermarchés. Les personnes qui croient que le travail acharné améliorera leur vie et celle de leurs enfants.

    Les hommes-forts politiques ne leur offrent pas d’alternatives. Ils répondent simplement à leurs sentiments d’exclusion. Ils rendent la fierté aux gens, ou du moins c’est ce qui est dit, mais tout ce qu’ils font, c’est leur rendre leur illusion de la fierté. Ils leur offrent de l’émotion.

    Pour moi, il est logique que la périphérie vote comme elle le fait. Le statu quo les empêche de rêver d’un avenir différent, d’un avenir meilleur, ils sont donc obligés d’idéaliser le passé.

    Je comprends également pourquoi ils ne répondent pas aux appels à la solidarité. La solidarité ne peut être commandée. Les classes moyennes et les travailleurs pauvres, qui ne peuvent pas se permettre beaucoup, se sentent obligés de défendre le peu qui leur reste et se radicalisent par la peur ; la peur de la perte. Et puis, les riches et les privilégiés et l’État (ainsi que les banques) sont déjà si puissants et si riches qu’ils dirigent leur colère vers les groupes les plus faibles de la société. Vers les réfugiés et les minorités.

    Cela a donc du sens, mais c’est aussi inquiétant.

    Inquiétant parce que ces jours-ci, les gens aux États-Unis (et ailleurs) n’ont pas énormément de choix. Ils doivent choisir entre les néolibéraux, c’est-à-dire des gens égarés qui répètent le même désastre économique qui dure depuis une décennie, ou les hommes-forts. Cependant, le problème n’est pas le politicien populiste ou l’homme-fort (qui se mélangent dans certains cas). Le problème est l’économie et l’inégalité économique. Le problème est le néolibéralisme.

    Je veux aider les gens à devenir des révolutionnaires en formation.

    J’ai lu une récente interview d’#Adam_Curtis dans The Economist (L’antidote à l’effondrement des civilisations). Curtis est un documentariste britannique qui parle d’un sentiment de malheur et du fait que rien ne change jamais. Je suis d’accord avec tout ce qu’il dit.

    Nous devons cesser de croire que le système actuel est gravé dans la pierre et incapable de changer. Nous devons cesser de croire que ce que nous avons est le meilleur système possible. Nous devons cesser de prétendre que l’autre côté est mauvais, confus ou avec le cerveau lavé par les #fake-news. Au lieu de cela, nous devons faire mieux que simplement hisser le drapeau de la tolérance et de la civilité. Nous devons nous efforcer d’offrir une histoire politique plus forte.

    Nous devons lutter contre ceux qui non seulement détiennent le pouvoir et la richesse, mais s’y accrochent avec une ténacité implacable.

    Nous devons nous opposer au néolibéralisme et à ses institutions mondiales et régionales. Nous devons offrir une société alternative, démocratique et juste sur le plan social, sans compromis en matière de démocratie sociale (en particulier pour les grandes entreprises).

    J’ai mis en place une nouvelle fondation pour soutenir les militants et autres révolutionnaires, elle s’appelle Tenure. Nous prévoyons des choses radicalement formidables.

    Mais il faut aller plus loin. Il y a des universitaires qui offrent une alternative à l’économie, il y a un nouveau manifeste d’économistes français. Très intéressant.

    L’avenir sera soit révolutionnaire, soit réactionnaire.

    Je souhaite également réunir d’autres artistes et créateurs, des personnes intelligentes, pour voir grand. Penser ambitieux. Faisons notre manifeste pour l’avenir révolutionnaire et réfléchissons à la façon de le mettre en pratique. Je souhaite rassembler des personnes capables de décrire avec précision la société. Et alors, nous pouvons la CHANGER. J’ai tellement d’idées.

    Cela dépend de nous Il y a suffisamment de ressources pour construire de meilleures alternatives.

    Je veux construire l’avenir révolutionnaire. Et dissoudre le #SYSTÈME, pas les personnes.

    Es-tu avec moi ?

    Avec amour

    Pamela



  • David Harvey : la revanche de l’espace by Cecile Gintrac

    Le géographe marxiste David Harvey développe depuis plusieurs années un « matérialisme historico-géographique » permettant notamment de penser les conflits entre les territoires comme un enjeu central de la domination capitaliste. Reprenant à Henri Lefebvre le concept de « droit à la ville », il réfléchit également aux manières d’en sortir

    « Le capitalisme est accro à l’expansion géographique autant qu’au changement technologique et qu’à la croissance économique » David Harvey

    Lire la suite dans : https://www.causecommune-larevue.fr/david_harvey_la_revanche_de_l_espace

    #periurbain #harvey #geopolitique #capitalisme #blanc_des_cartes



  • 67 000 cartes historiques superbes, à télécharger en ultra haute résolution

    Le David_Rumsey_Map_center fait partie de l’université de Standford. Leur site offre en accès libre une ressource de plus de 67000 #cartes. En tout il en compte plus de 88000 si on compte les images associées.

    http://www.laboiteverte.fr/67-000-cartes-historiques-superbes-a-telecharger-en-ultra-haute-resolut

    #cartographie


  • Des singes en hiver, partie 2
    http://www.radiopanik.org/emissions/emissions-speciales/des-singes-en-hiver

    Vers le XIXème siècle le colonialisme s’approprie massivement les terres du monde entier. Une étrange image accompagne cette démarche : l’idée que ces terres sont un #désert, et que seules les techniques et l’économie occidentale peuvent faire fleurir le désert. En Argentine le massacre des indiens et le vol de leur terres s’appelle officiellement la conquête du désert. Mais on retrouve cette image aux Etats-Unis, en Algérie, en Palestine…

    Ce n’est pas un manque d’information, les colons savent très bien qu’il y a des gens, des animaux, des plantes, des minéraux précieux, de l’eau… dans ces déserts. Mais « désert » est une manière d’envisager le rapport à la terre.

    Parallèlement, lors de ces conquêtes, et c’est aussi une nouveauté de l’humanisme du XIXème siècle (les Espagnols ou les Portugais ne s’étaient pas (...)

    #racisme #décolonisation #racisme,décolonisation,désert
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/emissions-speciales/des-singes-en-hiver_05714__1.mp3


  • Orienté plutôt vers les développeurs, ce très bon rapport de stage (en français) réalisé chez #Framasoft détaille le principe de la #fédération (#fediverse ou #fédivers comme dit l’auteure), du format #ActivityPub qui est en dessous, et aussi des nombreux autres protocoles et formats qu’il faut mettre en œuvre pour réaliser un membre du fédivers (#Webfinger et compagnie). Avec mise en œuvre d’une preuve de concept en Node.JS

    https://asso.framasoft.org/nextcloud/s/geoJBDycra8P8AX#pdfviewer

    Si quelqu’un veut ajouter la fédération à SeenThis, c’est le premier document à lire...


  • Sociologie de l’espace

    http://journals.openedition.org/lectures/19530

    Martina Löw, précurseure décisive du spatial turn, détaille dans ce livre à la fois rigoureux et foisonnant l’espace comme produit social et sa constitution comme acte performatif. Son idée phare : l’espace émerge de l’interaction entre objets, structures et culture. Cette théorie dynamique de l’interdépendance des dimensions matérielles, sociales et symboliques de l’espace permet un nouveau regard sur l’architecture, le développement urbain et l’action sociale, éclairé par la sociologie de la culture.
    L’auteure lance ainsi un des grands défis pour l’avenir : établir la typologie et comprendre les mécanismes relationnels comme des organisations spatiales du social qui engagent notre quotidien et déterminent nos choix de vie. L’ouvrage combine des analyses théoriques approfondies avec de nombreux exemples scientifiques, historiques, littéraires et cinématographiques. Paru une première fois en 2001 dans sa version originale et réédité maintes fois depuis, il est devenu l’un des travaux sociologiques les plus influents de ces deux dernières décennies.
    Haut de page

    Auteur

    #Martina_Löw

    Martina Löw est professeur de sociologie de planification et d’architecture à l’Université Technique de Berlin. Elle a obtenu en 1993 sa thèse de sociologie à l’Université de Johan Wolfgang Goethe à Frankfurt/Main et en 2000 son habilitation à l’Université Martin-Luther à Halle/Saale, département d’histoire, Philosophie et sciences sociales. Ses domaines de recherches portent sur la sociologie urbaine et la théorie de l’espace.

    #sociologie #espace #territoire


  • Mad Men (1/4) : Les années 1960 de Matthew Weiner

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-compagnie-des-auteurs/mad-men-14-les-annees-1960-de-matthew-weiner

    La série préférée de Mona Chollet @mona qui a entre autre fait une brillante prestation sur France Inter dans un contexte pas très facile :)

    https://www.franceinter.fr/emissions/par-jupiter/par-jupiter-12-novembre-2018

    Adulée ou décriée, « Mad Men » est en tout cas une série discutée, analysée encore aujourd’hui, près de trois ans après la dernière saison. Ce premier volet est consacré aux références cinématographiques et littéraires aux sources de cette série américaine à succès.


  • Read it when someone looks down at your Web site, saying “you should pay a designer”:

    https://brutalist-web.design

    “A website’s materials aren’t #HTML tags, #CSS, or #JavaScript code. Rather, they are its content and the context in which it’s consumed”

    And

    “By default, a website that uses HTML as intended and has no custom styling will be readable on all screens and devices. Only the act of design can make the content less readable” (for those who keep repeating “responsive” without understanding it)

    #brutalist #brutalism #web_design



  • Je découvre le mag récent Pan African Music par l’intermédiaire d’un lien de Rocé disant qu’il a participé au dernier album du malien Pédro Kouyaté :
    http://pan-african-music.com/pedro-kouyate-vis-ta-vie
    dans lequel il y a aussi Oxmo ou Mamani Keita.
    https://www.deezer.com/fr/album/75582082

    Du coup, je découvre plein de choses en suivant les suggestions et menus… Beaucoup trop de choses à écouter, ça va encore me prendre la journée voire le week-end entier, cloitré dans ma chambre à écouter de la musique… Je suis tombé dans un nouveau puits sans fond.

    Sachant que je suis du genre à avoir les larmes aux yeux quand j’entends de la kora :

    Il est temps que tout le monde connaisse Ablaye Cissoko
    http://pan-african-music.com/ablaye-cissoko
    https://www.youtube.com/watch?v=-xGupCsHjbg

    Et comme ce dernier travaillait avec Habib Faye, le bassiste et arrangeur de Youssou N’dour notamment, qui est mort récemment (je ne connais pas du tout tout ce monde hein, je découvre) :

    Habib Faye s’est retiré en laissant un grand vide, et beaucoup d’héritiers
    http://pan-african-music.com/habib-faye-sest-retire-en-laissant-un-grand-vide-et-beaucoup-dher

    Sans rapport mais dans le menu des trucs récents :

    Clip du jour : Fuse ODG – Bra Fie (Come Home) feat. Damian Marley (ping @sinehebdo, pour le clip violence policière un peu, même si le thème principal est le retour en Afrique)
    http://pan-african-music.com/clip-du-jour-fuse-odg-bra-fie-come-home-feat-damian-marley
    https://www.youtube.com/watch?v=4nwS0Lb0kEc

    #musique #Afrique #Pédro_Kouyaté #Ablaye_Cissoko #griot #kora #panafricanisme


  • (Un)believable Utopias: 6 Forgotten Projects and their Provocative Stories | Features | Archinect
    https://archinect.com/features/article/150010917/un-believable-utopias-6-forgotten-projects-and-their-provocative-stories

    Consciously or otherwise, social context determines design. Architecture, in turn, is capable of not only representing political ideals but also of reinforcing or shaping them—for example, through fostering forms of collective living or through breaking down gendered behavioral norms. The following projects may not be well-remembered, but they represent ambitious attempts to address or challenge the status quo through the built environment.

    #urban_mattr