• En 2020 et 2021, les mesures sociales et fiscales ont surtout profité aux plus aisés – Libération
    https://www.liberation.fr/economie/en-2020-et-2021-les-mesures-sociales-et-fiscales-ont-surtout-profite-aux-

    Selon la dernière édition du « portrait social » de la France de l’Insee, la baisse de l’impôt sur le revenu, la disparition de la taxe d’habitation et les mesures anticrise ont fait gagner 420 euros aux ménages les mieux lotis, contre 130 euros pour les moins riches. Avec pour résultat « un effet quasi neutre sur le taux de pauvreté ».
    [...]
    Cette étude de l’Insee s’inscrit dans la suite des précédentes réalisées par l’Institut des politiques publiques (IPP). L’an dernier à la même époque, l’IPP calculait que les mesures prises pendant le quinquennat, hors période de pandémie, avaient amélioré de 1,59 % le niveau de la vie de toute la population, avec un effet très net sur les plus aisés. A l’inverse, elles avaient fait baisser celui des 5 % les plus défavorisés.

  • Pesticides : le « tour de passe-passe » pour rendre l’eau potable
    https://reporterre.net/Pesticides-le-tour-de-passe-passe-pour-rendre-l-eau-potable

    Cette soudaine amélioration n’est en réalité qu’illusoire. Le métabolite est bien toujours présent dans l’eau. Générations futures souligne qu’il existe de nombreuses alertes sur le potentiel cancérigène et reprotoxique de la molécule mère, le S-métolachlore. En juin dernier, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) classait cette dernière comme cancérigène suspecté.

    « La confiance dans l’eau potable a pris une claque, affirme pour sa part Régis Taisne, chef du département Cycle de l’eau à la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR). 10 à 12 millions d’habitants ont été informés que leur eau n’était pas conforme. Et aujourd’hui, on leur explique qu’elle le redevient. Les usagers peuvent se poser des questions. »

  • Se chauffer : les erreurs à éviter (on se chauffe mal !​) — [Chat Sceptique]

    https://www.youtube.com/watch?v=LtOH31LY-KU

    Bambou craint d’avoir froid cet hiver. Heureusement pour elle, la science a trouvé comment se réchauffer sans dépenser des fortunes !

    Le projet slowheat : https://www.slowheat.org

    Toi aussi, apprends à vivre sobrement :)
    tldr : chauffe ton corps, pas ta maison.

    Mais donc #SlowHeat iels font quelques recherches tout de même sur le sujet et vont publier un guide prochainement, si je comprends bien leurs actus.

    – s’adapter au froid et se couvrir (la base)
    – chauffer les corps directement plutôt que l’air ou les murs, avec des petits radiants, des couvertures chauffantes, etc...
    – privilégier des matériaux peu effusifs (bois, tissus, isolant...), là où tu es en contact plutôt que l’inverse (carrelage, cuir, simili-cuir, plastique ...)

    Quelques articles du site SlowHeat :
    – Choisir une couverture chauffante :  https://www.slowheat.org/post/choisir-une-couverture-chauffante
    – Avoir chaud en télétravaillant :  https://www.slowheat.org/post/avoir-chaud-en-t%C3%A9l%C3%A9travaillant (par exemple tapis chauffant pour les mains, et/ou couverture chauffante et/ou petit radiant 300w max...

    Etc. etc.
    Vive les couettes et les bouillottes.

    Oui, je sais là il fait encore 25°C un 30 octobre… mais on va faire comme si ça n’allait pas durer comme ça éternellement

    #chaleur #électricité #isolation

  • Coupe du Monde 2022 : le Qatar refuse d’indemniser les ouvriers étrangers tués ou blessés sur les chantiers
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/11/02/coupe-du-monde-2022-le-qatar-refuse-d-indemniser-les-ouvriers-etrangers-tues

    Beaucoup d’organisations dénoncent, en plus du fait que le droit du travail est bafoué sur les chantiers de construction, l’insoutenabilité des conditions de travail et les pertes humaines, importantes. Selon des études de l’Organisation internationale du travail et des ONG de défense des droits humains, le bilan humain de la Coupe du monde au Qatar s’élève à des centaines, voire des milliers de morts – Amnesty International et Human Rights Watch évoquent des milliers de morts.

  • Le « Canard enchaîné » est-il devenu « un journal de vieux schnocks » ? - Par Pauline Bock | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/articles/le-canard-enchaine-est-il-devenu-un-journal-de-vieux-schnocks-1

    Ce manque d’estime agace. "Aujourd’hui, si vous avez une grosse info, vous ne la sortez pas dans le Canard, vous allez à Mediapart, souffle un‧e pigiste. Question de reconnaissance." En septembre, Yan Lindingre, un ex-dessinateur du Canard, témoignait dans Blast de son expérience au palmipède. "Nous, les petits pigistes, on est vraiment de la merde au Canard, écrivait-il. « Aucune logique », telle est la véritable règle au Palmipède. Mais pire que les règles à dimensions variables : jamais aucune communication." Il décrivait une situation délétère au sein du journal, où "des journalistes brillants sont en souffrance, épuisés par ce système inique et despotique", et regrettait que "les vieux boss" maintiennent l’hebdomadaire dans une voie sans issue : "Ce qu’ils ne comprennent pas, ils le récusent, le rejettent. Quitte à faire chavirer le navire."

    voir aussi : Yan Lindingre, le Canard l’a tué
    https://seenthis.net/sites/7282461336007806651

    #médias #canard_enchaîné

  • Georg Simmel : Pont et porte
    https://visionscarto.net/georg-simmel-pont-et-porte

    Ce pont que l’on passe est le chemin par excellence. Il matérialise dans le paysage la possibilité et la volonté du voyage. Enjambant les obstacles, l’eau, le vide, il nous fait accéder à cet ailleurs qu’est l’autre rive. Mais on l’emprunte en deux sens : il est ce qui lie et relie. La porte, elle, gère autrement nos flux. Entre l’espace du dedans et celui du dehors, l’intime et le monde, elle permet de choisir de séparer. Quels rôles jouent vraiment pour nous les ponts et les portes ? dans nos usages ? (...) #Billets

  • REPORTAGE. « Si on a plusieurs étés comme ça, c’est la fin des glaciers » : dans le massif des Ecrins, les vagues de chaleur menacent les géants blancs
    https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/reportage-si-on-a-plusieurs-etes-comme-ca-c-est-la-fin-des-glaciers-dan

    Selon les scientifiques, la moitié de la surface des glaciers du massif des Ecrins a déjà disparu. Et les modélisations ne sont guère optimistes. « A l’échelle des Alpes, les climatologues prévoyaient une perte de 85 à 95% de ces glaciers à la fin du siècle, mais on se rend compte que ces estimations sont déjà caduques et que tout va plus vite, s’inquiète Ludovic Ravanel, directeur de recherche au CNRS à Chambéry et géomorphologue. A la fin du siècle, il n’y aura quasiment plus aucun glacier dans les Alpes. »

    Les glaciers, qui se composent d’une couche de neige sur une couche de glace, sont censés tenir l’été, et se régénérer chaque hiver grâce aux nouvelles chutes de neige. L’hiver dernier, la neige a été peu abondante, et les mois de mai et juin, anormalement chauds, l’ont fait fondre. « Le déneigement est arrivé très tôt, donc la période de fonte est très longue et les glaciers vivent au-delà de leurs réserves », détaille Ludovic Ravanel.

    https://www.francetvinfo.fr/pictures/5-YmQqHy3hK5UbA4LebINVgzpIQ/fit-in/540x/filters:format(webp)/2022/08/12/phpnHbjJm.jpg
    Légende des deux photographies :

    Deux clichés du glacier du Casset, pris en juillet 1980 et juillet 2018, témoignent de la fonte des glaciers dans le massif des Ecrins. (PARC NATIONAL DES ECRINS)

    #réchauffement_climatique #glaciers

  • https://www.liberation.fr/politique/au-nom-de-la-valeur-travail-les-senateurs-restreignent-la-prime-exception
    Au nom de la « valeur travail », les sénateurs restreignent la prime exceptionnelle de rentrée – Libération

    Dans la nuit de mardi à mercredi, les sénateurs ont privé 4 millions de foyers pauvres d’une prime de rentrée de 100 euros. Ils souhaitent concentrer les aides sur les seuls travailleurs modestes.

    [...]

    Au lieu de l’aide de 100 euros, majorée de 50 euros par enfant à charge, qui devait être versée à la fin de l’été aux bénéficiaires des minima sociaux, comme le RSA ou les APL, le dispositif privilégié par le Sénat réserve le versement de 150 euros aux personnes éligibles à la prime d’activité. En clair, seuls les travailleurs aux ressources modestes seront aidés. Les auteurs de l’amendement souhaitent « recentrer l’aide sur les travailleurs pauvres plutôt que les bénéficiaires des minima sociaux qui ne travaillent pas. La valeur travail doit être encouragée ».

    [...]

    Les sénateurs ont déjà droitisé la copie de l’Assemblée en y ajoutant de vieilles marottes de LR, comme la monétisation des RTT ou la pérennisation du plafonnement à 7 500 euros de la défiscalisation des heures supplémentaires. Le maintien ou le retrait de la transformation de la prime exceptionnelle de rentrée en majoration de la prime d’activité sera un bon indicateur sur l’état du rapport de force entre les deux chambres.

    #pauvreté #précarité #chasse_aux_pauvres

  • Philosopher avec son corps : bienvenue en phénoménologie | La série documentaire
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-philosopher-avec-son-corps-bienvenue-en-phenomenologie

    Elise Gruau part à la recherche d’expériences de philosophie incarnée. Sur les traces de la phénoménologie, elle cherche combien cette philosophie du corps inspire des pratiques et engagements, à l’université, dans l’espace public, dans la création artistique ou dans le soin psychique. Durée : 4 épisodes d’1h chacun. Source : France Culture

    https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10177-23.05.2022-ITEMA_23035076-2022C26362E8098-21.mp3

  • Je viens de lire « Ni Web ni master » de David Snug.

    Depuis quelques années, David Snug, à travers ses livres, nous parle de sa vie d’avant et d’aujourd’hui, celle d’un dessinateur de bandes dessinées fauché, convaincu de l’absurdité du monde du travail comme il l’avait expliqué dans Dépôt de bilan de compétences, musicien intermittent au sein du groupe de musique Trotski Nautique, vivant chichement dans son petit appartement parisien. Il nous raconte tout ça dans des histoires souriantes, pleines d’humour, de bonne humeur, de bon sens et de franchise, le tout dans un univers graphique qui a su au fil des parutions devenir de plus en plus attachant. [...] Sorte de double de l’auteur, ce petit bonhomme à casquette d’une dizaine d’années interroge son alter ego sur tout ce qu’il découvre : la dématérialisation de la musique, le commerce en ligne, l’ubérisation de la société… tout ça questionne, étonne, émerveille (plus ou moins) notre bonhomme qui pose un regard impertinent et naïf sur cette société actuelle avec, en fond, un point de vue critique et toujours décalé de la part de David Snug sur l’absurdité de ce monde numérique capitaliste.

    Ni Web ni Master – David Snug : libertés et esclavagisme du numérique - Benzine Magazine
    https://www.benzinemag.net/2022/02/16/ni-web-ni-master-david-snug-libertes-et-esclavagisme-du-numerique

    Sur David Snug, voir aussi https://seenthis.net/sites/7282461336007623316

    #critique_de_la_technologie #BD

  • Miss Tic, princesse du graffiti, est morte à l’âge de 66 ans
    https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2022/05/22/miss-tic-princesse-du-graffiti-est-morte-a-l-age-de-66-ans_6127219_3382.html

    Connue pour ses silhouettes de femmes brunes, sexy et poétiques au pochoir sur les murs de la capitale, notamment, la street-artiste Miss Tic est morte, dimanche 22 mai, à #Paris, peut-on lire sur son compte Instagram. Elle n’a cessé de façonner sa légende sur les murs, les façades décrépites, sous un réverbère, une impasse ou un trottoir mal éclairé.

    #pochoirs

  • Miss. Tic, figure du street art parisien, est morte à 66 ans - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/miss-tic-figure-du-street-art-parisien-est-morte-a-66-ans_2173944.html

    Paris - Miss. Tic, figure parisienne du street art connue pour ses silhouettes de femmes brunes, sexy et poétiques graffées au pochoir sur les murs de la capitale notamment, est décédée dimanche de maladie à l’âge de 66 ans, a annoncé sa famille à l’AFP.

  • Guerre en Ukraine en direct : la Finlande membre de l’OTAN serait « assurément » une menace pour la Russie, affirme le Kremlin
    https://www.lemonde.fr/international/live/2022/05/12/guerre-en-ukraine-en-direct-la-finlande-annonce-etre-favorable-a-une-demande

    Pour le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui s’est exprimé face à la presse, la réponse de la Russie dépendra « des retombées pratiques de ce processus, de l’avancée des infrastructures militaires vers nos frontières ». « Tout cela constituera les éléments d’une analyse spécifique et pour l’élaboration des mesures nécessaires afin d’équilibrer la situation », a-t-il ajouté.

    Faire partie de l’OTAN, ça veut dire héberger des missiles nucléaires sur son territoire.

    Mais on peut aussi expliquer qu’on est libre de pointer des missiles nucléaires sur ses voisins, et que c’est un droit imprescriptible des démocraties contre les méchants.

    (on a un autre droit imprescriptible quand on est une démocratie, c’est celui de sniper dans le visage les journalistes au prétexte qu’il y a de la résistance armée pendant une opération militaire contre des civils colonisés ; où que l’on regarde l’impérialisme et le colonialisme sont des tares hideuses).

    • Ça va aussi avec ce qui est arrivé au Moskva, coulé en mer noire : la flotte à Mourmansk sur la mer de Barents devient dans une situation particulièrement compliquée (moins de 200 km des frontières de l’OTAN). La Russie se retrouve avec ses moyens militaires conventionnels bloqués (avec pour effet immédiatement contreproductif de justifier le déploiment d’armes non conventionnelles).

      Sinon, oui, Cuba est toujours sous embargo américain, et je ne crois pas que grand monde promeuve l’idée qu’il serait du droit inaliénable de Cuba d’installer des missiles russes sur son territoire. (Malgré ça, j’ai récemment vu une campagne de dénonciation contre Chomsky, qui a eu le tort de rappeler qu’il y a une réalité géopolitique, et qu’il faut bien un tout petit peu faire avec si on ne voulait pas faire sauter la planète.)

    • La France « soutient pleinement le choix souverain » de la Finlande, qui veut rejoindre l’Otan
      https://www.bfmtv.com/international/la-france-soutient-pleinement-le-choix-souverain-de-la-finlande-qui-veut-rejo

      La France « soutient pleinement le choix souverain » de la Finlande de vouloir intégrer l’Otan le plus rapidement possible, a fait savoir jeudi l’Élysée.

      Mourir souverainement sous un déluge nucléaire, après tout, c’est peut-être ça le progrès.

    • L’art de jeter de l’huile sur le feu :

      Côté diplomatique, la tension monte autour la probable future adhésion de la Finlande à l’OTAN, dont la candidature est attendue dimanche. La Russie a menacé, jeudi, la Finlande d’une riposte « militaro-technique » après que ses dirigeants ont annoncé leur volonté d’adhérer « sans délai » à l’OTAN sous l’influence de la guerre en Ukraine.

    • La Russie de Poutine devrait cesser de se torcher avec le « Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes ».
      Les Finlandais ont le droit de ne pas trembler tous les quatre matins parce que Poutine éternue.

      Il ne s’agit pas de s’aligner sur les USA.
      Mais il ne s’agit pas non plus de laisser Poutine, assassiner, violer, faire main basse sur tout ce qui lui passe sous le nez.

    • Question : vu que La Finlande et la Suède sont deux états membres de l’UE, en cas d’agression contre l’un d’eux, l’UE a-t-elle une obligation de soutien militaire ?

      Et, comme de juste, la réponse n’est pas claire. Ici, on décortique l’article 42 alinéa 7 du TUE (Traité sur l’Union européenne)

      https://www.cairn.info/revue-defense-nationale-2016-3-page-68.htm

      La clause d’aide et d’assistance en cas d’agression armée

      8
      Le traité de Lisbonne introduit une clause d’aide et d’assistance en cas d’agression, équivalent d’une clause de défense collective, au nouvel article 42§7 du TUE. Cette clause prévoit qu’en cas « d’agression armée sur le territoire d’un État-membre, les autres États-membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir (…) ». Cette innovation illustre la nouvelle dimension conférée par le traité à la politique de défense.

      9
      Cependant, la formulation du traité reste prudente, dans la mesure où il est énoncé que cette clause de défense mutuelle « n’affecte pas le caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de certains États-membres ». Est ainsi respectée la neutralité ou le caractère « non-aligné » de certains des membres de l’UE. En outre, la clause précise que « les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l’Otan, qui reste pour les États qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en œuvre ». Cette déclaration de conformité permet d’éviter toute possibilité de contrariété d’engagement pour les États-membres également parties à l’Otan. La possibilité d’une telle contrariété n’aurait en réalité de sens qu’en cas de conflits entre un État-membre faisant partie de l’Otan et un autre membre de l’Otan, extérieur à l’UE et n’a pour ambition que de rappeler l’engagement transatlantique de défense collective (article 5 de l’Otan), sans qu’il ne soit explicitement confié à l’UE un rôle pour sa mise en œuvre.

      C’est vrai que dans cette analyse, on cherche les ressorts qui permettraient une intervention dans le cadre d’attaques terroristes.

      #diplomatie #traités #OTAN #UE #guerre

    • L’UE n’a pas de vraie force militaire propre, jusqu’ici. Et question puissance ... rien à voir avec l’OTAN.

      Donc face à Poutine, même si je sais que les américains ont souvent commis des crimes de guerre, moi je préfèrerais adhérer à l’OTAN qu’à l’UE ;-))

    • L’UE n’a pas de vraie force militaire propre, jusqu’ici. Et question puissance ... rien à voir avec l’OTAN.

      Donc face à Poutine, même si je sais que les américains ont souvent commis des crimes de guerre, moi je préfèrerais adhérer à l’OTAN qu’à l’UE ;-))

    • @stephane_m :
      Mouais. Ceci dit, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est parfois (souvent ?) soluble dans la volonté hégémonique des États-Unis, dont l’OTAN n’est que le bras armé (mais tu en es conscient) .
      Ci joint un extrait d’article de mai 2015 mis en ligne chez Cairn.info le 22/03/2020 :

      https://www.cairn.info/revue-la-pensee-2016-1-page-71.htm

      L’idéologie atlantiste est une idéologie interventionniste. Elle l’est en Europe, elle l’est dans le monde. Une fois le Rubicon franchi, il n’y a pas de retour en arrière et les principales victimes, dans toutes les guerres, ce sont les peuples. Cette stratégie de la tension est d’autant plus dangereuse que l’état-major de l’Otan est actuellement sous le commandement d’un faucon parmi les faucons, le général d’armée aérienne Philip M. Breedlove qui, dans la tradition bushienne d’intoxication des opinions, a multiplié les déclarations sur «  l’invasion russe de l’Ukraine et de l’Europe orientale  », déclarations que même ses alliés ont considérées comme outrancières. Cela lui a valu un rappel à plus de mesure et, lors des conférences de presse, d’être placé sous le contrôle du secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, atlantiste confirmé, mais plus expérimenté en diplomatie et communication.

      L’intérêt des peuples européens est-il de chercher une solution diplomatique à la crise ukrainienne ou de recourir à la menace des armes  ? (nous sommes en 2015) Qui peut croire les dirigeants russes prêts à mener une guerre suicidaire pour leur pays et leur peuple  ? (et 7 ans plus tard, il a dû se passer des choses pour qu’on en arrive là, mais pour l’instant, on a du mal à y voir clair ou nos "stratèges" ne veulent toujours pas avouer qu’ils ont merdé quelque part)
      Un principe de négociation consiste à entendre l’autre partie. Dans le cas de la Russie, au cœur du conflit ukrainien, comme cela était dans le conflit géorgien, se pose, comme pour toute grande puissance, la question de «  l’espace vital  ». Il y a une volonté politique et idéologique de ne pas comprendre que tout élargissement de l’Otan à ses frontières est jugé inacceptable par la Russie, que cela est considéré comme une ligne rouge stratégique, au même titre que les États-Unis, en application de la doctrine Monroe, ont durant deux siècles défendu leur pré carré et porté la guerre, multiplié les coups d’État, soutenu des dictatures, commandité des assassinats en Amérique centrale et du Sud.

      Connaître les options stratégiques de l’Otan et les choix politiques des dirigeants atlantistes qui nous gouvernent ne signifie nullement ignorer que dans tout conflit deux parties (au moins) sont en présence et s’affrontent, et qu’il convient de connaître les objectifs de chacune des parties, en l’occurrence ceux de Moscou comme de Washington, Berlin, Paris, Varsovie ou Kiev. Cela précisé, il nous revient, comme citoyens, de tirer les leçons et dénoncer les politiques suivies depuis vingt-cinq ans par nos gouvernements, de reconnaître les responsabilités qui découlent de ces politiques dans la situation de conflits que l’Europe et le monde connaissent, c’est là un préalable nécessaire, indispensable, à une autre politique.

      et plus loin :

      À quoi sert l’Otan aujourd’hui (en 2015)  ? La finalité de toute structure est de se perpétuer, c’est donc par la guerre (froide ou chaude) qu’elle peut légitimer son existence et son rôle. Il en a été ainsi après l’implosion de l’Union soviétique, l’Otan a pu alors assurer son maintien par l’existence d’un foyer de guerre dans les Balkans, d’où le risque qu’aujourd’hui, l’Ukraine ou un autre conflit soient sa justification.
      Le bilan de vingt-cinq ans de «  guerres justes  » dont l’Otan a été un instrument essentiel condamne celle-ci. Si l’idéologie atlantiste responsable de ces politiques interventionnistes n’est plus porteuse d’un projet hégémonique, cela n’en change ni la nature ni la logique de puissance et de domination. C’est pourquoi il faut rompre avec les concepts atlantistes s’appuyant sur la force des armes et les interventions militaires de l’Otan pour maintenir la domination des puissances occidentales et imposer au monde l’économie de marché. Il faut se libérer de l’allégeance à l’Otan, proclamée dans le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale adopté 2013 sous la présidence de François Hollande, dans lequel il est affirmé que «  l’Alliance est un pilier de la politique de défense française  ». Il faut encore et toujours en demander la dissolution. (sauf que dans le cas présent, ce n’est plus à l’ordre du jour)

      Après, chaque nation souveraine dispose de son droit pour adhérer ou non à une alliance militaire mais encore faudrait-il que les dirigeants de ces nations aient toujours à l’esprit que la diplomatie et la négociation passe avant le déclenchement d’un conflit armé, surtout si la prise de décision est conditionnée par une certaine forme de panique.

    • Je comprendrais que les peuples arabes se défient de l’OTAN car les USA les ont sans cesse massacrés.

      Mais la Russie ? Quand l’OTAN ou les Etats-Unis ont-ils portés atteinte aux intérêts de la Russie ?

      Je ne crois pas que la Russie ait réellement peur d’une attaque de l’OTAN.

      Par contre, Poutine, grâce à sa possession de bombes nucléaires se donne le droit de menacer, outre l’Ukraine, la Moldavie, la Finlande et la Suède.

      Poutine est un dictateur sanguinaire qui se plait à faire plier le monde par peur de ses bombes nucléaires qu’il agite sans cesse.

      Considérer qu’il faut céder un prétendu « espace vital » à un dictateur au delà de ses frontières internationalement reconnues, me parait une complicité avec la volonté de main-mise de ce dictateur sur les peuples voisins.

  • « La Cour de cassation offre un beau cadeau de bienvenue à Emmanuel Macron pour son second mandat. L’une des toutes premières mesures de son premier quinquennat avait été de répondre à une vieille lubie du patronat : la « peur de l’embauche »

    https://www.alternatives-economiques.fr/licenciement-abusif-cour-de-cassation-conforte-bareme-macron/00103317

    La plus haute juridiction française a confirmé ce mercredi le barème d’indemnisation instauré par les ordonnances travail de 2017. Un revers cuisant pour les salariés injustement licenciés ayant une faible ancienneté.

    Il a un peu plié mais n’a pas rompu. Bien au contraire. Le sort du barème des indemnités prud’homales introduit par les ordonnances Macron il y a près de cinq ans vient d’être scellé par la Cour de cassation. Dans un arrêt très attendu qui clôt un long épisode judiciaire tout autant que politique, les magistrats de la Chambre ont, ce mercredi, confirmé en tout point la validité du dispositif qui fixe, en fonction de l’ancienneté du salarié et de la taille de l’entreprise, un plancher mais surtout un montant maximum de dommages et intérêts en cas de licenciement abusif.

    « Nelson, licencié ABUSIVEMENT par Free. Avant la #LoiTravail 10.800€ d’indemnités. Après la loi : 1800€. Interrogée pour la 1ère fois sur ce nouveau barème la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, s’était embourbée face aux questions d’Elise Lucet. »

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/932509639656296448/pu/vid/1280x720/iTu0Rso5zkg5Kxp8.mp4

    https://twitter.com/Brevesdepresse/status/932511762418733056

    🚨 Licenciements abusifs : la Cour de cassation valide le barème Macron entré en vigueur en 2017. Une ordonnance dont tout avocat, même de droite, vous expliquera qu’elle a détruit le Code du travail.
    Nous, licenciés sous Macron, posons la question : où est la justice dans ce pays ?

    https://twitter.com/alancelin/status/1524456221998202881?cxt=HHwWgoCyvey2-qcqAAAA

    Vous savez maintenant que la seule chose qui vous protège de la budgétisation des licenciements abusifs c’est d’enlever le pouvoir à cette droite macroniste qui va poursuivre sans complexe sa casse de la protection sociale si on la laisse faire. #nupes

    https://twitter.com/achabus/status/1524494451443478534?cxt=HHwWjMC9hYzoi6gqAAAA

  • Les sujets de #SES du #BAC2022 😨
    D’une neutralité politique parfaite, accrochez-vous ⤵️

    https://twitter.com/Les__Infiltres/status/1524748112740249602?cxt=HHwWhMCj_Y-V_6gqAAAA

    « Vous montrerez que l’approche en termes de classes sociales de la société française peut être remis en cause », et ce pile au moment où elle n’a jamais été aussi pertinente.

    Question 2 du bac Blanquer de SES aujourd’hui : « Vous montrerez que l’innovation peut aider à reculer les limites écologiques de la croissance. »
    Ben non.
    C’est pourtant simple : soit on change, soit on crève 🔥
    En Inde et au Pakistan, la température atteint le seuil fatal à l’homme
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/inde-pakistan-temperature-atteint-deja-le-seuil-fatal-a-lhomme_fr_627

  • Face à des #Caf devenues des monstres numériques sans humanité, un collectif s’organise - Basta !
    https://basta.media/Face-a-des-CAF-devenues-des-monstres-numeriques-sans-humanite-un-collectif-

    Les personnes aux minimas sociaux témoignent de dysfonctionnements multiples dans les Caf, qui ont des conséquences dramatiques. Dans le même temps, les allocataires sont de plus en plus contrôlés. Un groupe d’associations veut que ça change.

    L’administration accuse les allocataires de fraude, mais c’est souvent aussi elle qui se trompe. « Catherine, 40 ans, handicapée, a une valve au cœur et vit avec l’allocation adulte handicapée (AAH). Elle a subi cinq contrôles de la Caf en 15 mois et demi. Elle découvre que ses droits sont suspendus sans aucune information préalable, ni information sur le motif de cette suspension.

    Chaque contrôle dure environ trois mois. Il faut trois mois supplémentaires pour rétablir les droits et verser un rappel, car la Caf est mal organisée et ne répond pas aux appels. Pendant toute cette durée elle ne perçoit aucune allocation et n’a aucune ressource. Elle doit se débrouiller en empruntant aux voisins et allant au Resto du cœur mais risque l’expulsion de son logement ».

    Mme X comprend que la Caf ne la reconnaît plus

    Quand on est allocataires du RSA ou de l’AAH, on peut aussi se retrouver sans aucune ressource parce que la Caf ne reconnaît plus votre nom. « Mme X bénéficie de l’AAH et des aides au logement, à deux ans de la retraite. En janvier 2019, le versement de toutes les aides de Mme X est suspendu sans explications. Grâce au travailleur social qui l’accompagne, Mme X comprend que la Caf ne la reconnaît plus.

    En effet, ayant divorcé, elle a repris son nom de jeune fille et la Caf pense verser l’AAH une mauvaise personne. Mme X a déjà fourni le document à sa Caf, mais celle-ci l’a égaré. Mme X envoie à nouveau le document. Ces démarches n’ont aucun effet sur les délais d’instruction et il leur est impossible d’obtenir un versement des aides, ne serait-ce que partiel. Mme X se retrouve sans ressources, contrainte à vivre de la mendicité autour de la Maison relais où elle est hébergée.

    Ce n’est que 12 mois après l’arrêt des versements que sa Caf valide finalement le document fourni par Mme X et procède à un rappel de tous ses droits. » Ce sont deux témoignages parmi les dizaines de ceux recueillis en quelques mois par le collectif citoyen « Changer de cap », qui se bat pour un service public plus humain et qui dénonce la numérisation à marche forcée des caisses d’allocations familiales (Caf).

    #Droits_sociaux #dématérialisation #allocataires #RSA #AAH #APL #classes_populaires #services_publics #contrôle #pauvreté

  • Quand le Sud refuse de s’aligner sur l’Occident en Ukraine,
    par Alain Gresh (Le Monde diplomatique, mai 2022)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2022/05/GRESH/64659

    (...) Si, au Nord, les voix discordantes sur la guerre en Ukraine restent rares et peu audibles tant une pensée unique en temps de guerre s’est à nouveau imposée (2), elles dominent au Sud, dans ce « reste du monde » qui compose la majorité de l’humanité et qui observe ce conflit avec d’autres lunettes. Sa vision a été synthétisée par le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), M. Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui regrette que le monde n’accorde pas une importance égale aux vies des Noirs et des Blancs, à celles des Ukrainiens, des Yéménites ou des Tigréens, qu’il « ne traite pas la race humaine de la même manière, certains étant plus égaux que d’autres (3) ». Il en avait déjà fait le triste constat au cœur de la crise du Covid-19.

    C’est une des raisons pour lesquelles un nombre significatif de pays, notamment africains, se sont abstenus sur les résolutions de l’Organisation des Nations unies (ONU) concernant l’Ukraine — des dictatures bien sûr, mais aussi l’Afrique du Sud et l’Inde, l’Arménie et le Mexique, le Sénégal et le Brésil (4). Et, fin avril, aucun pays non occidental ne semblait prêt à imposer des sanctions majeures contre la Russie.

    Comme le fait remarquer Trita Parsi, vice-président du think tank Quincy Institute for Responsible Statecraft (Washington, DC), de retour du Forum de Doha (26-27 mars 2022), où se sont côtoyés plus de deux mille responsables politiques, journalistes et intellectuels venus des quatre coins de la planète, les pays du Sud « compatissent à la détresse du peuple ukrainien et considèrent la Russie comme l’agresseur. Mais les exigences de l’Occident, qui leur demande de faire des sacrifices coûteux en coupant leurs liens économiques avec la Russie sous prétexte de maintenir un “ordre fondé sur le droit”, ont suscité une réaction allergique, car l’ordre invoqué a permis jusque-là aux États-Unis de violer le droit international en toute impunité » (5). (...)

    #Ukraine

    • MEGHAN MURPHY, éditrice du site “Feminist Current”:
      Hey everyone. A few weeks ago, I received the following email from the company that facilitates the ads featured on Feminist Current, SheKnowsMedia:
      “Dear Ms. Murphy:
      After careful review, pursuant to the SheKnows Publishing Network Agreement, attached for your reference, we are terminating your account effective immediately due to Feminist Current’s failure to comply with the Agreement’s quality guidelines regarding content that attacks a group on the basis of their sexual orientation and/or gender identity. Specifically, this articles https://www.feministcurrent.com/.../must-trans-activists... and https://www.feministcurrent.com/.../trans-activism... as well as others of similar tone are in violation.
      Please remove all ad code from your site as soon as possible...
      CHRISTY ROSENSTEEL
      GENERAL COUNSEL
      SheKnows Media”
      We chose to have ads hosted by SheKnowsMedia (previously BlogHer) because these companies claim to aim to support and empower women AND because I was able to limit ad categories that showed up on Feminist Current, meaning that I was able to exclude ads for things like dieting, makeup, the oil industry, the meat industry, religious ads, “dating” ads, and a myriad of other categories of ads I didn’t want showing up on a feminist site. This, of course, limited the income we were able to access via ad revenue, but still allowed us a base revenue that could ensure we were guaranteed a certain level of sustainability, from month to month. We have had ads hosted on the site via BlogHer/SheKnows since 2012.
      Recently, I have had several issues with the ads popping up on Feminist Current, some of which were unsuitable (anti-ageing ads and makeup ads, for example), others which were outright racist and sexist. When I contacted SheKnows about this, which I did numerous times, the problem was not addressed and the company claimed not to be able to do anything about these ads, despite the fact they were showing up via their ad network. As a result, I had been planning to get rid of ads on the site entirely, but needed to make sure we were able to sustain ourselves after that loss, so had tried to do some fundraising over the past month, in order to make up for the loss. (Thank you to everyone who donated!)
      Before I was able to do this, I received the above email, which referenced two posts, one of which challenges violent, misogynist threats against women and lesbians, the other that challenges the unethical and dishonest tactics trans activists use to shut down critical questions about the transitioning of children and around transgender ideology that reinforces sexist ideas about males and females more broadly.
      Neither post “attacks a group on the basis of their sexual orientation and/or gender identity.” Rather, one post directly opposes attacks and violent threats against a group of people based on sex and sexual orientation (women and lesbians), and the other defends journalism/journalistic ethics and good faith debate, and opposes censorship and attacks against journalism that challenges popular discourse and the status quo. Both posts, of course, support a feminist analysis that says gender is not innate, neither men nor women are stereotypes, and that women are oppressed under patriarchy on account of being born female, not on account of their feelings, clothing, or behaviour.
      It is incredibly important, particularly now, that journalists are able to report on issues and trends independently and with integrity, no matter how it may upset certain groups. It is also incredibly important that women be allowed to defend their sex-based rights without being beat up, smeared, and threatened. These are fundamental ideas that should be supported by those who support democracy and human rights, as well as by those who oppose hate speech and fascism.
      I responded to Christy Rosensteel at SheKnows Media, saying I was confused by her email, as the two posts in reference did not attack any group of people, and asked if she could please specify which aspects of the posts constituted an attack on “a group on the basis of their sexual orientation and/or gender identity.” I told her that our mandate at Feminist Current is to advocate the liberation of women from patriarchy and male violence, and that I felt both posts fit this aim. I added:
      “I find your claim to be quite a serious accusation, especially considering Feminist Current’s longstanding and dedicated work to opposing male violence against women and supporting the global feminist movement. If SheKnows is opposed to feminist analysis, that would be good to know, as I’d assumed your organization did not support male violence against women or sexism, in general.”
      I received no response.
      The good news is, we will no longer have to deal with a company that allows sexist, racist ads to pop up on the site, which I have no control over, and who refuses to be accountable for said ads, and will no longer be beholden to anti-feminist companies who revoke revenue because we publish articles opposing misogyny, male violence against women, and the shutting down of feminist debate/discourse. The bad news is that, more and more frequently, women who speak out against gender identity ideology, ask questions about the short and long term effects of transitioning children, and try to host discussions and debates about the impacts of gender identity legislation on women and girls are being systemically persecuted, slandered, silenced, threatened, fired, and rendered unemployable.
      It is unacceptable to try to shut down feminist media, simply because feminist ideas offend the sensibilities of some. And this is exactly what has happened. It is clear that someone who opposes the work we do at Feminist Current, who has connections or power at SheKnows, complained, and demanded they cut ties with the site. Our content has not changed substantially in the past few weeks. We have been opposing violence against women and asking critical questions about transgender ideology for years now. We are under constant attack, as a result. This was a direct attack against us by one individual who wished to attempt to shut down the site, by rendering us unable to pay our bills and support ourselves.
      Luckily, we have an enormously supportive readership around the world, are independent, and are part of a powerful, global women’s liberation movement that has more integrity and courage in its pinky finger than these self-interested, cowardly, dishonest, greedy, misogynist neoliberals.
      Fuck SheKnowsMedia. Fuck these capitalist pigs, who care more about their income than their integrity. Fuck this disgusting cooptation of feminism that bends over for men while throwing women under the bus. If they think this bullying will shut down Feminist Current and the hundreds of thousands of people who support our work and contribute to the site, they underestimate the power, courage, and steadfastness of women.
      In the past year we have seen attacks on our sisters amped up, as warrior women like Max Dashu, Nina Paley, Thistle Pettersen, Kajsa Ekis Ekman, Yuly Chan, and countless more are being smeared and no-platformed because they dare stand in solidarity with women. Women are being beaten up in the streets because they wish to speak about gender identity legislation and an ideology that says there is no such thing as a woman or a female body. Women are being threatened at the Dyke March and at Pride because they stand up for lesbians. Women are receiving death threats for supporting women-only spaces.
      These women are not wealthy, they are not powerful, they are not “privileged.” They are regular women and lesbians fighting to survive and to have a voice and to protect our and YOUR hard-fought-for rights.
      We stand in solidarity with women and in defense of free speech and democracy. We oppose the misogynist, capitalist bullying that dictates the editorial content of the vast majority of publications in North America, including those publications that claim to be “feminist.” At Feminist Current, we have always been accountable only to the feminist movement, and that will never change, no matter how many try to shut us down. Solidarity with our sisters in the struggle. Until we win ❤️✊

  • Ni Dieu, ni Roy – Johann Chapoutot
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/opinions/ni-dieu-ni-roy-20220425_SFIHPW4WXVEUPI3OERIJBSTHUI

    La Constitution de 1958 a transformé la France en aire de jeu pour personnalités rêvant de la « magistrature suprême ». Voulu par un vieux général patriarcal, le texte étouffe le débat et provoque une désaffection croissante à l’égard du suffrage, provoquant l’impuissance du pouvoir.

    Le passé, décidément, ne passe pas. Après avoir vu ressurgir Vichy et les mérites, manifestement trop méconnus, du maréchal Pétain, voilà réélu un faux jeune, qui cite Gérard Majax (à quand Léon Zitrone ou Sacha Guitry ?), qui rêve à Reagan et Thatcher et qui vient de découvrir l’importance de la question écologique (sur quelle planète, littéralement, vivait-il donc avant ce second tour ?). Le fringuant archaïque, ami des puissants (ceux qu’il a satisfaits en abolissant l’ISF) et des cogneurs (Benalla), rêve et jouit de verticalité, de royauté, d’autorité… Partout en Europe de l’Ouest, ce genre de personnalités est généralement exclu du champ politique. Partout, en effet, des démocraties parlementaires, avec des scrutins largement proportionnels, encouragent la discussion, le débat et une attention à l’intérêt général et au bien commun. La France, elle, est une aire de jeu offerte à des personnalités fragiles qui, tout petits déjà, se prennent pour Dieu ou le Roy. Les asiles, jadis, étaient pleins de gens qui se prenaient pour Napoléon : désormais, ils racontent à leur maman ou à Alain Minc qu’ils seront, un jour, grand chef à plume de toute la Terre.

    Personnalisation extrême

    Depuis 1958, ils peuvent rêver d’élection à la « magistrature suprême », au dialogue « d’un homme et du peuple », etc. Car, en 1958, un général né en 1890, éduqué par des hommes issus de la droite maurrassienne, qui pleuraient le XVIIe siècle de Louis XIV, qui maudissaient la Révolution française, celle qui avait décapité le Roy et le royaume, revient au pouvoir. Certes, à 67 ans, il n’avait pas l’intention de commencer une carrière de dictateur, mais il lui fallait en finir avec la République parlementaire, qu’il abhorrait car elle était, à ses yeux (comme à ceux de Pétain), responsable de la défaite de 1940. Il fallait un nouveau Roy à la France, et tenir en respect les Etats généraux du Palais-Bourbon. En 1962, estimant que sa légitimité historique ferait défaut à ses successeurs, il leur offrit par référendum la légitimité politique, celle du suffrage universel direct : les députés protestèrent (la précédente tentative, en 1848, avait abouti à un coup d’Etat bonapartiste et à un nouvel Empire…), votèrent une motion de censure contre le gouvernement Pompidou (la seule en soixante-quatre ans, à ce jour), Mongénéral, furieux, dissout, et ce fut tout.

    Le résultat est là : une personnalisation extrême, des programmes parfois inexistants, car, comme le dit le candidat Macron, en 2016, « on s’en fout », un scrutin uninominal à deux tours, qui aboutit, pour la majorité des électeurs, à un non-choix. De Gaulle avait trop d’orgueil et de souci du bien commun pour en abuser : il se retira quand il fut désavoué, en 1969. Mais n’est vraiment pas de Gaulle qui veut : en 2022, on peut être « élu » avec 38,5 % des inscrits (dont une grande partie « contre elle » et non « pour lui »), avoir perdu 2 millions de voix et 5,6 points par rapport à 2017, avoir permis une croissance de près de 3 millions de voix de l’extrême droite, et être revêtu du lourd cordon de la Légion d’honneur et de pouvoirs exorbitants (le président des Etats-Unis n’en a pas autant, et de très loin). Est-ce bien suffisant pour continuer à fermer des maternités et détruire l’hôpital (17 500 lits fermés lors du quinquennat qui s’achève) ? Pour abreuver d’argent public les cabinets de conseil qui ont contribué à son élection de 2017 ? Pour fréquenter des voyous épargnés par des parquets compatissants ? Pour assister, sans rien faire, voire pire, à la destruction du vivant ? Pour continuer à se proclamer le « camp de la raison » alors que l’on est confit en idéologie déraisonnable, voire irrationnelle (le « ruissellement », l’« écologie productive »…) ? Pour raconter tout (singer le slogan du NPA, puis de LFI, entre les deux tours) et continuer à faire n’importe quoi ? Pour insulter, ignorer et assouvir ses fantasmes infantiles de toute-puissance ?

    Structures mentales archaïques

    Il ne faut pas personnaliser outre mesure : le pouvoir grise, isole, peut rendre fou et, de toute façon, la Constitution de 1958 est un appel aux dingues. Les gens qui paradent et caracolent sur les cendres d’une élection par défaut sont le produit de structures mentales archaïques (le mythe du messie, le culte servile du « chef »), d’intérêts patrimoniaux puissants et d’un mode de scrutin obsolète : rappelons que la Constitution de 1958 est une constitution de guerre et de guerre civile (guerre d’Algérie, 1954-1962), voulue par un vieux général patriarcal et défiant à l’égard des parlements qui, au fond, avait fait son temps dès 1968. De Gaulle partit en 1969, mais la Constitution demeura, et demeure toujours. Tant qu’elle demeurera, elle étouffera le débat, assourdira l’intelligence collective et produira des catastrophes : une désaffection croissante à l’égard du suffrage, avant la bascule vers l’autoritarisme, stupidement préparé par la veulerie d’un « pouvoir » impuissant, qui ne tient que par le recours massif à la violence, et sourd aux questions fondamentales de notre temps – le besoin d’intelligence face aux injustices croissantes et à la dévastation du monde.

    • Il y a déjà 15 ans, Politis avait publié une intéressante synthèse historique sur la question de l’élection présidentielle.

      https://www.politis.fr/articles/2007/04/faut-il-supprimer-la-presidentielle-766

      ❝Faut-il supprimer la présidentielle ?
      Par Denis Sieffert, Michel Soudais
      jeudi 5 avril 2007

      La timide évocation de réformes, voire d’une VIe République, cache l’essentiel : l’élection du président de la République au suffrage universel. Seuls les candidats de la gauche antilibérale et les écolos l’évoquent.

      Difficile de sortir la tête de l’eau au plus fort de la bataille. Pas facile de remettre en cause une institution qui conditionne depuis des mois déjà tous nos commentaires, rythme toute notre vie politique, et relègue toute autre considération, sociale et internationale. Depuis des mois, la France vit sous l’empire de la présidentielle. Et malheur à quiconque remettrait en cause l’institution sacrée. Toucher aujourd’hui à l’élection du président au suffrage universel est un crime de lèse-démocratie.

      Et si c’était exactement le contraire ? Le consensus médiatique est si pesant qu’on en vient à oublier que la gauche a longtemps été hostile à ce mode de désignation du chef de l’État. Et la gauche avait pour cela de bonnes raisons historiques. Le premier usage du suffrage universel (un suffrage très peu universel, d’ailleurs, puisqu’il n’admettait pas le vote des femmes) date comme on sait du fameux scrutin du 10 décembre 1848. Il s’inscrit comme une suite logique de la contre-révolution de juin. Il vire au plébiscite. Un aventurier portant le nom prestigieux de Bonaparte recueille 5 400 000 voix, quand deux des acteurs de la révolution de février, Ledru-Rollin et Raspail, n’obtiennent que quelques dizaines de milliers de suffrages. La magie du nom a opéré, plus que la politique. Et la logique ira à son terme puisque, trois ans plus tard, Louis Napoléon Bonaparte s’appuiera sur sa légitimité populaire pour commettre le coup d’État qui le fera empereur.

      Ce n’est pas ce type de péril qui nous guette aujourd’hui. Mais une grande figure de la gauche, dont on commémore cette année le centenaire de la naissance sans entendre son message (c’est un classique de la commémoration !), a mieux que quiconque fait la critique de l’élection du président de la République au suffrage universel. C’est évidemment Pierre Mendès France. « Choisir un homme, écrivait-il en 1962, sur la seule base de son talent, de ses mérites, de son prestige (ou de son habileté électorale), c’est une abdication de la part du peuple, une renonciation à commander et à contrôler lui-même, c’est une régression par rapport à une évolution que toute l’histoire nous a appris à considérer comme un progrès [1] . » Et l’éphémère président du Conseil en rajoutait une couche : « Lorsqu’un homme est porté à la tête de l’État par le suffrage universel, c’est essentiellement sur sa personne que l’on vote. En fait, on lui fait confiance, on s’en remet à lui, et parfois sur la base de promesses plus ou moins démagogiques. » « À cet égard, concluait-il, les campagnes électorales présidentielles aux États-Unis sont d’une médiocrité que l’on n’est guère tenté de transposer ici. » Nous sommes en 1962, et Charles de Gaulle vient de faire adopter par référendum sa grande réforme institutionnelle qui donne en réalité tout son sens aux institutions de la Ve République. S’agissant de « talent » de « mérites » et de « prestige », l’homme que critique Pierre Mendès France n’en manque pas. Cela n’enlève rien à la pertinence de l’analyse. Au contraire. La seconde citation a, hélas, une portée plus prophétique. Quand le personnage n’a plus la stature du général de Gaulle, la médiocrité s’ajoute au péril antidémocratique. Nous y sommes parfois, ces jours-ci.

      Longtemps donc, l’opposition à l’élection du président de la République au suffrage universel fut une sorte de marqueur identitaire de la gauche. Même François Mitterrand, en 1962, en faisait une critique virulente dans un petit ouvrage polémique, le Coup d’État permanent. Mais son point de vue a changé quand il a revêtu les habits du candidat. On connaît la formule d’une plasticité toute mitterrandienne : « Les institutions n’étaient pas faites à mon attention, mais elles sont bien faites pour moi [...]. Elles étaient dangereuses avant moi, elles le seront après moi... »

      Non seulement le président socialiste ne toucha pas à l’institution présidentielle, mais il conserva l’une de ses attributions les plus régaliennes, le fameux article 49-3 de la Constitution, qui permet à l’exécutif de contourner le Parlement. Il a même usé sans retenue de l’article 13, par lequel le Président nomme aux emplois civils et militaires. Les deux septennats de François Mitterrand marqueront en vérité l’apogée de ce qu’on a appelé « la monarchie républicaine ». Des structures de pouvoir parallèles ont été créées ou renforcées. Des conseillers nommés de façon discrétionnaire par le Président ont rapidement été plus influents que certains ministres. Nul n’a oublié la trop fameuse « cellule antiterroriste » de l’Élysée du commandant Prouteau et du capitaine Barryl, fabriquant de fausses menaces d’attentats dans l’affaire dite des Irlandais de Vincennes. Nul n’a oublié non plus les mésaventures de Jean-Christophe Mitterrand, fils du Président, propulsé conseiller particulier aux affaires africaines. Il est vrai que le monarque républicain « de gauche » perpétuait en l’occurrence une tradition « africaine » héritée de Chalres de Gaulle et de son conseiller occulte Jacques Foccart.

      Les exemples foisonnent de pouvoirs parallèles échappant au contrôle démocratique. Ils sont autant d’arguments qui plaident pour l’abolition de cette légitimation par le suffrage universel du pouvoir d’un seul homme. Curieusement, c’est un autre haut responsable de la gauche qui a renforcé l’institution présidentielle en 2002. En inversant le calendrier électoral, le Premier ministre-candidat, Lionel Jospin, a réaffirmé le primat de l’élection présidentielle sur la législative. Trop sûr de son accession à la magistrature suprême, il a fait le pari que les électeurs confirmeraient ensuite leur vote en donnant au nouveau Président une majorité de députés. Le calcul s’est révélé exact, mais il a profité à un autre que lui... On devrait voir dans cette mésaventure la preuve que la gauche a davantage intérêt à miser sur les législatives, réorganisées autour d’un scrutin proportionnel, que sur l’élection d’un seul personnage. Si l’on se réfère aux principes fondateurs de la gauche sociale, il n’est pas exagéré de dire que la présidentielle au suffrage universel est une institution intrinsèquement de droite. Elle relègue les grandes questions programmatiques et les valeurs d’un pouvoir partagé. Le renoncement à s’attaquer à cette institution archaïque et unique en Europe constitue sans doute la plus grande faute de la gauche, au même titre que son glissement libéral.

      Quels que soient les reproches adressés à la gauche sur ce plan, force est de reconnaître que c’est encore dans ses rangs que ce coupable accommodement a été le mieux analysé. Et pas seulement quand la gauche était dans l’opposition. En 1991, François Mitterrand est encore à l’Élysée quand la Gauche socialiste, animée alors par Jean-Luc Mélenchon, Julien Dray et Marie-Noëlle Lienemann, se prononce pour une VIe République dans la motion qu’elle dépose au congrès de l’Arche du PS. Tirant un premier bilan des gouvernements de la gauche depuis 1981, ce texte, intitulé Une VIe République pour le changement social, établit déjà un lien entre l’extrême délégation induite par les institutions et l’atonie de ce que l’on n’appelait pas encore le mouvement social [2]. « Trente ans passés dans le moule de la Ve République ont diffusé partout une culture qui attend tout de ceux qui occupent les institutions et rien de l’action des citoyens », peut-on lire au début de cette motion, qui demandait de « libérer le pays de sa camisole » présidentielle.

      Si la demande de la Gauche socialiste n’a pas eu le succès escompté ­ son texte ne recueillit que 6 % des suffrages des militants socialistes ­, son analyse du régime de la Ve République n’a pas été totalement perdue. Arnaud Montebourg l’a remarquablement relancée en publiant, à l’automne 2000, un réquisitoire très argumenté à l’origine de la création de la Convention pour la VIe République (C6R), au printemps 2001. Dans la veine du Coup d’État permanent, dont il actualise le propos, le député de Saône-et-Loire, nourri des expériences gouvernementales de la gauche, croque les institutions de la Ve République en « machine à trahir » ­ c’est le titre de son essai ­ les espoirs du pays. Avec, au centre du dispositif, un pouvoir présidentiel, dont il remet en cause l’élection, qui favorise l’inertie, l’irresponsabilité et l’impunité. Mais il faut croire que l’élection du président de la République au suffrage universel résiste à toute remise en cause. Le projet de constitution présenté par Arnaud Montebourg et Bastien François, en 2005, la maintient tout en privant l’hôte de l’Élysée d’une grande partie de ses pouvoirs et prérogatives.

      Douze ans de présidence chiraquienne ont considérablement renforcé l’audience des contempteurs de la Ve République. Au point que sept des douze candidats à la présidence proposent de passer à une VIe République. Jean-Marie Le Pen, Marie-George Buffet, Olivier Besancenot, José Bové et Dominique Voynet ont été rejoints sur ce terrain par François Bayrou et Ségolène Royal. Nicolas Sarkozy, lui-même, envisage des aménagements. Tout en qualifiant la Ve République de « meilleur régime politique de l’histoire » de France, le président de l’UMP estime qu’il faut « préserver l’efficacité de notre cadre institutionnel, tout en l’adaptant ».
      Si le numéro est le même, les motivations et les réformes diffèrent. En changeant de République, le FN, qui défend un septennat présidentiel non renouvelable, veut surtout inscrire dans la loi fondamentale ses principes idéologiques, dont la préférence nationale. La suppression des pouvoirs du président de la République rassemble les « petits » candidats de gauche. Hormis Dominique Voynet, tous remettent en question l’élection du président au suffrage universel direct. Avec des variantes : régime primo-ministériel pour le PCF et les Verts ; régime d’assemblée pour la LCR et José Bové.

      À l’opposé, la VIe République de François Bayrou est présidentielle. Hostile à tout changement de République jusqu’au référendum européen de mai 2005, il plaide désormais pour de nouvelles institutions, où le Premier ministre ne serait que « le premier des ministres », soit un simple coordonnateur de l’action gouvernementale, tandis que la charge de « déterminer et de conduire la politique de la nation » incomberait au président de la République « élu par les Français pour assumer la charge de les gouverner ». S’il réforme le Parlement, avec une forte dose de proportionnelle, des pouvoirs législatifs et de contrôle accrus, le président de l’UDF souhaite que le mandat des députés prenne fin automatiquement dès l’élection du Président, y compris en cas de scrutin anticipé, subordonnant ainsi le mandat parlementaire au mandat présidentiel.

      La VIe République de Ségolène Royal repose sur « quatre piliers » : « Une démocratie parlementaire revivifiée qui va mettre fin au cumul des mandats » ; « une démocratie sociale » avec un « dialogue social » modernisé ; « la démocratie participative » ; la « démocratie territoriale », enfin, avec une « clarification » des compétences de chaque collectivité pour mettre « fin aux superpositions, aux doublons, à toutes les formes de gaspillage ». Ce projet ne remet toutefois pas en cause la concentration des pouvoirs au profit du chef de l’État.
      Interrogée sur ce point, la candidate socialiste a indiqué, lors d’un entretien au Monde (5 mars), que les prérogatives du Président ne seraient pas entamées sous son quinquennat, promettant d’« exercer pleinement le pouvoir » que lui donnent les institutions tout en résistant à la « tentation monarchique à laquelle la République a trop souvent cédé ».

      Dès lors, peut-on vraiment parler de VIe République ? Faute de remettre en cause le principe de l’élection du président de la République au suffrage universel direct, clef de voûte de la Constitution de 1958, faute aussi de contester au chef de l’État le droit de dissolution qui place l’Assemblée nationale en état d’infériorité, Ségolène Royal et François Bayrou ne proposent qu’un « simulacre » de réforme puisque « l’architecture de la Ve République est intacte, sacralisée, intouchable », comme le note Alain Duhamel (Libération, 28 mars). Ce qui ne signifie pas que leurs projets soient équivalents : « La VIe République de M. Bayrou, c’est... la Ve République "en pire". [...] La VIe République de Mme Royal, c’est... la Ve République "en moins pire" », nuance Bastien François, dans une tribune publiée dans le Monde (30 mars).

      Pour ce professeur de science politique, cofondateur de la Convention pour la VIe République, « l’élection présidentielle bride toutes les initiatives de modernisation démocratique de nos institutions chez ceux qui ont quelque chance d’accéder à la présidence ». À l’heure où le déficit démocratique de la construction européenne nécessiterait de refonder nos institutions nationales mais aussi européennes, ce constat confirme, s’il en était besoin, l’inanité de cette compétition électorale.

      Notes

      [1] La République moderne, Pierre Mendès France, 1962, cité par Paul Alliès, in le Grand Renoncement, Textuel, 2006.

      [2] Jean-Luc Mélenchon rappelle cet épisode dans Quelle VIe République ? (Le Temps des cerises, 170 p., 12 euros), un ouvrage collectif qui rassemble des contributions de François Hollande, Nicole Borvo, Christian Picquet, Arlette Laguiller, Anicet Le Pors, José Bové, George Séguy, Roland Weyl et Roger Bordier.

  • https://twitter.com/Bloom_FR/status/1519745821893402626
    Thread by Bloom_FR
    28 avril 2022 – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1519745797268684801.html

    Manœuvre scandaleuse, hypocrisie et cynisme politique : on vous raconte comment le groupe d’ @EmmanuelMacron (présidé par @steph_sejourne ) tente de nuire au climat et à la biodiversité au Parlement européen.

    RT pour donner de la visibilité à notre combat 🧶
    1/15 : À 5 jours d’un vote crucial, la bataille fait rage dans les couloirs de Bruxelles. Et les masques tombent.

    L’enjeu est simple : les députés vont-ils enfin avoir le courage de faire face aux intérêts des lobbies climaticides et anti-écologiques ?
    2/15 : Le 3 mai, les eurodéputés pourront faire en sorte que les aires marines dites « protégées » (AMP) le soient réellement en votant pour qu’on y interdise les méthodes de pêche destructrices.
    3/15 : Cela peut paraître bizarre de formuler une demande aussi évidente, et pourtant, les zones protégées ne le sont pas du tout.
    4/15 : Ce vote est donc une première étape fondamentale pour protéger le climat et la biodiversité.

    Mais à quelques jours de ce vote crucial, nous avons découvert que le groupe d’@EmmanuelMacron tente d’amoindrir cette ambition avec une manœuvre scandaleuse.
    5/15 : En bref : le groupe présidé par @steph_sejourne vient de déposer un amendement climaticide, hypocrite et très dangereux pour l’avenir de l’océan.
    6/15 : Hier à minuit, nous avons découvert l’amendement ahurissant du député LREM @Pierre_Ka , président de la Commission de la Pêche du Parlement européen, qui propose d’interdire les méthodes de pêche « néfastes » dans les zones de « protection stricte ».
    7/15 : Le problème : les aires marines de « protection stricte » ne représentent qu’une infime fraction des AMP et les méthodes de pêches destructrices y sont DÉJÀ interdites !
    8/15 : L’objectif de cet amendement ? Tromper les citoyens et citoyennes et éviter de voter l’interdiction des méthodes de pêches destructrices dans l’ensemble des Aires Marines Protégées.
    9/15 : D’un cynisme absolu, cet amendement permettrait de détruire la définition même d’une AMP en laissant croire qu’on peut appeler « protégée » une zone dans laquelle on peut extraire des ressources ou pêcher avec des filets lestés de chaînes métalliques qui raclent les fonds !
    10/15 : Les députés « En Marche » essaient de tuer dans l’œuf l’ambition environnementale de toute l’Union européenne.

    L’imposture écologique d’Emmanuel Macron et de son groupe au Parlement européen s’expose en plein jour.
    11/15 : Ce cynisme politique n’est pas à la hauteur de l’urgence : l’océan absorbe chaque année près d’un tiers de nos émissions globales de CO2 et agit comme le principal régulateur du climat de notre planète.
    12/15 : Détruire l’océan et son écosystème avec des méthodes de pêche destructrices, c’est nous condamner collectivement.
    13/15 : Aujourd’hui, Macron clame que la France a « dépassé » les objectifs internationaux de 30% de protection de l’océan. Mais c’est totalement faux : les méthodes de pêche ou d’extraction qui détruisent les fonds marins sont interdites dans seulement 4% de notre ZEE.
    14/15 : Le vote du 3 mai au Parlement européen vise à mettre fin au mensonge de la supposée protection en appelant nos dirigeants à protéger RÉELLEMENT les aires marines protégées.
    15/15 : Pour mettre fin à ce scandale et mettre la pression aux députés LREM : merci de signer et partager la pétition que nous lançons aujourd’hui. 👇

    Pétition : https://protectmpa.bloomassociation.org

  • Les loyers emportés par la pression inflationniste

    Alors que les charges augmentent, en raison, notamment, de la hausse des prix de l’énergie, l’indice de référence des loyers, qui sert de base à la révision annuelle, a bondi de 2,49 % au premier trimestre. Du jamais-vu depuis 2008.

    Les nuages s’accumulent au-dessus des locataires. Leur pouvoir d’achat a d’abord été entamé, en 2021, par l’envolée des prix de l’énergie, surtout du gaz. Pour désamorcer les colères, le premier ministre, Jean Castex, a, dès octobre 2021, instauré le « bouclier tarifaire », un blocage des prix à leur niveau du 1er octobre 2021 jusqu’au 1er juin 2022, soulageant ainsi 11 millions d’usagers individuels abonnés au tarif réglementé.

    Mais 5 millions de ménages chauffés, eux, par une installation collective, en HLM ou en copropriété, étaient oubliés et n’ont bénéficié de l’extension dudit bouclier qu’à partir du 1er février. En outre, avant le 1er octobre 2021, les tarifs du gaz avaient tout de même déjà augmenté de 45 % en un an. Quant au prix de l’électricité, sa hausse est aussi, à partir du 1er février, plafonnée à 4 % par rapport aux tarifs d’octobre 2021.

    Qu’il s’agisse de gaz ou d’électricité, seuls les abonnés aux tarifs dits « réglementés » bénéficient de ces mesures – pas les clients des fournisseurs alternatifs. C’est le cas, par exemple, des 15 000 locataires de la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP), dont le bailleur avait opté pour le fournisseur E-Pango qui, défaillant, a rompu unilatéralement ce contrat en décembre 2021, obligeant la RIVP à trouver un remplaçant appliquant, lui, les prix de marché.
    Conséquence : les charges de chaque locataire vont augmenter de 40 euros par mois en moyenne – une hausse que la RIVP étalera sur deux ans pour la rendre moins brutale. « Beaucoup de bailleurs sociaux ont déjà relevé les provisions pour charges, afin d’éviter une régularisation trop douloureuse en fin d’année », observe Eddie Jacquemart, président de la Confédération nationale du logement, première association de locataires HLM. Le gouvernement tablait sur un retour à des tarifs plus « normaux » d’ici à l’automne, un scénario que la guerre en Ukraine perturbe.

    Vers un gel des loyers ?

    Mais les locataires s’exposent à une autre mauvaise nouvelle à l’occasion de la révision annuelle de leur loyer. Les contrats en cours dans les parcs privé comme social sont indexés sur l’indice de référence des loyers (IRL), dont la dernière valeur, celle du premier trimestre 2022, publiée le 18 avril par l’Insee, a bondi de 2,49 % – du jamais-vu depuis 2008.

    Et ce n’est qu’une étape, puisque l’IRL est composé à 100 % de l’indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers sur la moyenne des douze derniers mois. Or cet indice a augmenté de 4,5 % en mars. L’IRL n’est donc pas près de décélérer, même si les bailleurs peuvent vouloir faire preuve de modération et ne pas le répercuter en totalité. Toutefois, selon M. Jacquemart, « le gouvernement devra songer, en 2023, à un gel des loyers ».

    Pour les nouveaux locataires qui signent un bail, la conjoncture n’est guère meilleure, car la tension sur les loyers, dans les centres-villes et les zones touristiques, est remontée depuis la fin de la crise sanitaire. Selon l’agence Lodgis, filiale de Foncia, spécialiste de la location meublée, « les loyers repartent à la hausse dans la capitale, au rythme de 5,8 % par an, avec le retour des locataires européens et des étudiants. Le loyer moyen par mètre carré atteint 36,76 euros, et même 40 euros dans le centre de Paris », est-il précisé dans son communiqué du 21 avril. Tous ces locataires adoptent le « bail mobilité » – un contrat de location de courte durée d’un logement meublé, de six mois maximum.

    Le dispositif de plafonnement des loyers renforcé

    Deux modestes mesures gouvernementales récentes pourraient cependant amoindrir la flambée, au moins dans les villes qui ont adopté le dispositif de plafonnement des loyers : Paris, Lille, Lyon et Villeurbanne, les communautés de communes Plaine Commune (au nord de Paris) et Est-Ensemble (à l’est), qui seront bientôt rejointes par Bordeaux et Montpellier. Les annonces de locations émises par les agents immobiliers dans ces secteurs doivent, depuis le 1er avril – et sans doute à partir du 1er juin pour les particuliers – préciser le loyer de référence.

    La seconde mesure permet à ces villes d’appliquer, en lieu et place du préfet, les sanctions en cas de non-respect de l’encadrement des loyers – des amendes administratives pouvant aller jusqu’à 5 000 euros pour un bailleur personne physique et à 15 000 euros pour un bailleur personne morale. Cette délégation d’un pouvoir de sanction aux villes devrait améliorer l’efficacité du dispositif, jusqu’ici non respecté par 30 % à 50 % des bailleurs, voire encourager son adoption ailleurs.

    Mise à jour le 28 avril à 15 h 05 : correction de la composition de l’indice de référence des loyers (100 % de l’indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers).

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/04/28/les-loyers-emportes-par-la-pression-inflationniste_6123968_3224.html

    #logement #loyers

  • Fraude électorale par Frédéric Lordon
    https://blog.mondediplo.net/fraude-electorale

    Umberto Boccioni, « Le Forze di una strada » (« Les Forces d’une rue »), 1911.

    Qu’on s’entende : il ne s’agit pas de dire qu’il y a eu fraude dans l’élection. Il s’agit de dire que l’élection est une fraude.

    C’est bien compliqué cette histoire car, en politique, on peut difficilement faire l’impasse sur les institutions, donc sur quelque forme de représentation. Donc sur quelque forme de désignation — d’élection. Or, qu’est-ce que la politique — quand elle n’est pas simplement la politique gouvernementale ? La politique, c’est du collectif en situation. Et qu’est-ce que l’élection (en tout cas la nôtre) ? L’élection, c’est l’émiettement des sujets politiques transformés en atomes par passage dans le bien nommé isoloir. Dans ces conditions, quand elle prétend être l’expression la plus achevée de la politique, l’élection n’en est que la défiguration. Rapportée à son objet qui est de « faire vivre la politique », l’élection est une fraude. Par définition, là où il y a de l’élection, il n’y a plus de politique sinon mutilée. En tout cas plus de politique qui ne soit institutionnelle, plus de politique vivante. Expérience de pensée : soit un événement ; il se passe quelque chose dans la rue, un mouvement, grand, puissant, qui ouvre une crise, profonde. On organise une élection pour en tirer le « débouché politique » : la chose meurt. C’est immanquable. Comme il y a des tue-l’amour, il y a des tue-la-politique : les scrutins.

    Où aller pour trouver de la politique vivante ? Partout sauf dans un bureau de vote : dans un cortège qui prend la rue, dans une entreprise débrayée en AG, dans un amphi d’université occupée, sur un rond-point de « gilets jaunes ». Mais surtout pas dans un isoloir où, pour ceux qui ne comprennent pas bien, on se retrouve isolé — individuel, coupé de tout collectif...

    • Les constructeurs d’impasse

      La situation de ce second tour, devenue répétitive en phase de crise organique, concentre alors au plus haut point les apories politique de la procédure électorale, et jette les gens au tréfonds de l’impasse, du désarroi et de l’angoisse — avoir à éviter un mal en n’ayant d’alternative que de choisir un autre mal est une situation propre à rendre fou. On leur fera difficilement reproche de s’en tirer comme ils peuvent. Même la ligne stratégique, normalement sûre, qui chercherait l’option laissant les moins mauvaises possibilités aux résistances et aux luttes, livre des indications de moins en moins claires — dans une lecture à l’aveugle, à qui attribuer l’élément de programme annonçant « la privation de droits civiques pour ceux qui s’en prennent aux forces de l’ordre » ? (réponse : Macron).

      Dans un article qui sue la complaisance, le matraquage et la peur, Le Monde , non content de nous ripoliner l’officine islamophobe du Printemps républicain comme républicaine (au moment où La Voix du Nord nous apprend que certains de ses membres préparent Le Pen à son débat), Le Monde, donc, sonde la « collaboration » des préfets en cas de victoire de l’extrême droite, et mesure les risques d’« une remise en cause par morceaux de l’État de droit ». Comme si, après les blanchiments systématiques de l’IGPN, la nouvelle « norme » où les citoyens se trouvent de devoir exposer leur intégrité physique quand ils vont manifester, le traitement des migrants à Calais, et la loi « sécurité globale », l’« État de droit » n’était pas déjà sérieusement parti en « morceaux ». Le Monde raconte début mars la réception de François Sureau à l’Académie Française, mais a tout oublié à la mi-avril de ce que l’impétrant y disait de l’état des libertés publiques. Le Monde , qui a pour modèle et pour boussole The Economist , ne se souvient pas non plus que The Economist a classé la France de Macron dans la catégorie des « démocraties défaillantes ». On demande : depuis quand et depuis qui, au juste, « les morceaux » ?

      Sous différents prétextes, les libertés publiques régressent en France et en Europe. Face à cette spirale répressive, les contre-pouvoirs sont trop souvent complices ou impuissants. Cela n’empêche pas des citoyens et des associations d’organiser la riposte.

      Tentant de nous convaincre (ça n’est pas trop difficile) que le programme de Le Pen est « fondamentalement d’extrême droite », Le Monde ne voit pas combien souvent, pour chaque ligne examinée, on pourrait mettre en face une saloperie déjà commise par le gouvernement Macron. Ni combien souvent, également, les associations et les ligues ont averti de ce que donneraient ces dispositions si elles venaient à « tomber dans de mauvaises mains ». Et voilà les mauvaises mains.

      Si le journalisme de majesté avait deux sous de dignité, s’il avait surtout quelque éthique du vote éclairé, il n’escamoterait rien, rappellerait tout. Alors, lui qui jouit tant de sa fonction magistrale, il pourrait se donner le bonheur d’interpeller, magistralement, et pour une fois à bon compte. Il faut bien le dire, tout ce que le pays compte de précepteurs barragistes, escamoteurs par peur ou par « pédagogie », donne furieusement envie de leur désobéir, et depuis assez longtemps déjà. Eux aussi auront à répondre en cas de désastre. Voilà donc, comme si ça n’était pas déjà suffisamment odieux, au milieu de quoi il faut faire faire leur chemin à des décisions impossibles.


      Car nous savons aussi ce qu’il y a en face : la ruine (anti-)constitutionnelle du principe fondamental d’égalité, un État policier et raciste parachevé, la BAC en liberté dans les quartiers, et des milices fascistes jouissant d’une bénédiction encore plus étendue que celle du préfet Lallement. C’est-à-dire un appareil de force déjà fascisé jusqu’au trognon aux mains d’un pouvoir cette fois-ci authentiquement fasciste — au milieu de la désorientation, il reste quand même quelques points de repère fiables. Il y a des groupes à qui on n’ira pas faire la leçon abstentionniste : ils sont en première ligne et ils le savent — mais, symétriquement, qui oserait aller faire la leçon barragiste à Jérôme Rodrigues ? Le macronisme, lui y a laissé un œil, d’autres une main. Il vaut mieux abandonner les « leçons »... On conçoit qu’il y ait de grandes peurs. Elles sont terriblement bien-fondées. On conçoit aussi que faire obstacle aux effets en reconduisant éternellement les causes apparaisse comme une absurdité insoutenable à force de répétition. À la fin des fins en tout cas on ne compterait comme responsables d’une victoire de Le Pen que les électeurs de Le Pen. Et Macron, évidemment. Macron surtout. Enfin tous ceux qui ont si bien construit l’impasse .

  • Dans les Cévennes, la fin du tout #voiture reste un combat
    https://www.lagazettedescommunes.com/800913/dans-les-cevennes-la-fin-du-tout-voiture-reste-un-combat

    Le sujet le plus explosif, c’est finalement la mise en place de la zone à faibles émissions (ZFE) de Montpellier, qui va progressivement exclure les véhicules les plus polluants de la métropole, en partant du périmètre de 9 communes desservies par le tramway, puis en l’étendant à toutes les communes, avec une entrée en vigueur au 1er janvier 2025. Les citoyens sont encore peu conscients de ce qui les attend, mais les élus, eux, l’ont bien en tête. Notamment des différences de traitement qu’il va y avoir entre les habitants métropolitains et les ruraux qui résident dans ce bassin de vie. Ces derniers ne pourront pas bénéficier de la gratuité des transports collectifs de MPM (qui sera totale en 2023), qui est la principale mesure mise en avant pour compenser les contraintes nouvelles de la ZFE.

    #transport #territoire #exclusion

  • Le mode de vie impérial
    http://carfree.fr/index.php/2022/04/15/le-mode-de-vie-imperial

    Lorsqu’il a été publié pour la première fois en allemand en 2017, le livre d’Ulrich Brand et Markus Wissen intitulé « Le mode de vie impérial – La vie quotidienne et Lire la suite...

    #Destruction_de_la_planète #Fin_de_l'automobile #Livres #allemagne #capitalisme #consommation #crise #écologie #économie #exploitation #impérialisme #société #SUV