hubertguillaud

Journaliste et rédacteur en chef de http://www.internetactu.net - aka @iactu -, le média de la Fondation internet nouvelle génération http://www.fing.org

  • Les dents - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2018/07/04/les-dents

    Je viens d’un milieu suffisamment pauvre pour savoir que la malnutrition n’est pas l’amie des dents. Les dents, c’est plus souvent ce qui fait honte que ce qui s’affiche : tâchées, jaunies, gâtées, manquantes… les pauvres sont souvent emmerdés par leurs dents. C’est peut-être pour cela qu’elles sont si mal remboursées par la Sécu → un problème de pauvres, un problème de « sans-dents ».

    #santé #pauvreté #inégalité #vieux


  • #Inégalités : comment expliquer l’#hypocrisie de la gauche ?
    https://www.inegalites.fr/Inegalites-comment-expliquer-l-hypocrisie-de-la-gauche

    Si l’hypocrisie existe en matière d’inégalités sociales, elle vient donc de la gauche, et plus précisément d’une forme de « bourgeoisie culturelle ». Diplômée [3], elle occupe les centres de pouvoir au niveau national comme au niveau local, dans l’univers politique, médiatique, associatif ou professionnel. Cette #bourgeoisie culturelle vote le plus souvent à gauche, parfois jusqu’à l’extrême. Mais tout en tenant un discours très virulent contre les inégalités, elle s’intéresse surtout à l’école de ses enfants (la reproduction des inégalités dans le temps), à ses loisirs (la maîtrise de son temps), ou à son environnement (bien manger, bien respirer, etc.). Le sort des ouvriers qui travaillent à la chaîne ou des caissières n’est pas vraiment son problème. Elle célèbre la « mixité » (sociale, ethnoculturelle, etc.) tant qu’elle s’applique aux autres catégories et n’envahit pas ses quartiers.

    • Si certains phénomènes relevés sont réels, l’analyse ne tient pas. Il me semble par exemple tout à fait abusif d’en rester à ces « 16% de diplômés », un stock qui ne dit rien de la tendance à l’ouvert, de cette dynamique de la scolarisation de masse à laquelle paraissent s’opposer les réformes de l’université et du lycée en cours.
      LE NIVEAU D’ÉTUDES DE LA POPULATION ET DES JEUNES
      https://publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr/eesr/7/EESR7_ES_19-le_niveau_d_etudes_de_la_population_et_des_jeunes.php

      En France, les jeunes sont plus souvent diplômés de l’enseignement supérieur que les personnes plus âgées et plus souvent aussi que les jeunes vivant dans les autres pays de l’OCDE. À la fin des années 2000, 42 % des jeunes sortants de formation initiale sont diplômés de l’enseignement supérieur.

      Tout comme ce « la gauche », ici assimilée à la bourgeoisie cultivée, n’est pas sérieux (avec son corollaire : le populaire voterait FN, sans qu’il soit question d’abstention...).

      Il y aurait plutôt besoin d’analyser à nouveaux frais la prolétarisation des diplômés et d’autres catégories, sans le faire en terme de « déclassement », sans en passer par la référence à la classe moyenne ou à on ne sait quelle élite.

      #Louis_Maurin #justice_sociale #gauche


  • Disappearing Rivers
    https://disappearingwest.org/rivers/map/index.html

    Today, nearly half - 49% - of all river miles in the West are no longer in their natural state. In all, 140,000 miles of rivers in the American West – a distance long enough to circle the Earth nearly 6 times – have been modified by dams, diversions, suburban sprawl, legacy mines, and other human development.

    Click anywhere on the map to explore how and why rivers in the West are changing and disappearing.

    #cartographie #rivières


  • La honte de l’hôte | castagne
    http://hyperbate.fr/castagne/2018/02/11/la-honte-de-lhote

    Une fois de plus, je constate que le « numérique » (ici un formulaire en ligne) se révèle un outil de choix pour empêcher la résolution de problèmes et laisser chacun dans une certaine solitude face aux dits problèmes : une personne de chair et d’os, à qui l’on s’adresse en face, n’aurait pas le cran de se montrer aussi maltraitante, aussi peu arrangeante, aussi catégoriquement impolie et aussi peu soucieuse d’aider que le peut un automate — qu’il s’agisse d’un portillon automatique du métro, d’une borne d’achat de billets ou du programme qui gère la validation d’un formulaire en ligne. Et bien sûr d’une administration, car une administration est bel et bien une machine. Comme je le disais pas plus tard qu’hier lors d’une conférence sur l’Intelligence artificielle, il ne faut pas craindre la méchanceté d’hypothétiques machines conscientes, celles-ci n’existent pas encore, mais bien les mauvaises intentions de ceux qui conçoivent des machines et se cachent derrière celles-ci pour agir nocivement.

    #administration #informatisation


  • Where have all the insects gone? | Science | AAAS
    http://www.sciencemag.org/news/2017/05/where-have-all-insects-gone

    No one can prove that the pesticides are to blame for the decline, however. “There is no data on insecticide levels, especially in nature reserves,” Sorg says. The group has tried to find out what kinds of pesticides are used in fields near the reserves, but that has proved difficult, he says. “We simply don’t know what the drivers are” in the Krefeld data, Goulson says. “It’s not an experiment. It’s an observation of this massive decline. The data themselves are strong. Understanding it and knowing what to do about it is difficult.”

    #insectes


  • Métamorphoses des classes populaires françaises
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/HUGREE/57486

    (…) Si les commentateurs libéraux déplorent rituellement une durée du travail française moins élevée qu’ailleurs, ils oublient de mentionner les conditions, plus difficiles qu’ailleurs. Sous cet angle, la France s’approche plus de la Grèce que du Royaume-Uni : 79 % des classes populaires portent des charges lourdes (78 % en Grèce et 67 % au Royaume-Uni), 79 % travaillent debout (82 % en Grèce et 75 % au Royaume-Uni), 45 % travaillent dans la fumée ou la poussière (43 % en Grèce, 33 % au Royaume-Uni), et enfin 59 % travaillent dans le bruit (61 % en Grèce et seulement 47 % au Royaume-Uni).

    Qui tenterait d’expliquer cette singularité par une plus forte présence d’immigrés, traditionnellement moins bien traités et moins « revendicatifs » que les travailleurs établis, en serait pour ses frais : en France, la part d’étrangers parmi les classes populaires (9 %) est moindre que dans tous les autres pays européens (14 % en Allemagne, 22 % en Espagne, 16 % en Grèce, 12 % au Royaume-Uni, 19 % en Italie). L’explication réside ailleurs : le patronat a fait le choix, ces vingt dernières années, d’intensifier considérablement le travail pour accroître la productivité, au détriment de l’emploi, mais aussi de l’investissement dans les nouvelles technologies et l’amélioration des conditions de travail. Tout comme l’Espagne et le Portugal, la France se caractérise par un volant plus important d’emplois peu qualifiés, précaires et sans perspective de carrière. Certes, l’emprise de l’économie informelle dans les pays du sud de l’Europe limite la portée de cette comparaison. Toutefois, si l’on ne prend en compte que les salariés ayant une activité déclarée, les classes populaires françaises subissent une précarité supérieure et des conditions de travail détériorées par rapport à des pays européens comparables.

    Pourtant, elles affichent une proportion de diplômés relativement importante, plus élevée qu’en Espagne, en Grèce et en Italie et analogue à celle du Royaume-Uni. Cette conjonction entre un bagage scolaire non négligeable et des conditions de travail très défavorables peut s’avérer explosive sur le plan politique.

    Source : @mdiplo, mai 2017


  • Soufflé par le vent : pourquoi tant de villes ont-elles leurs pauvres à l’Est - The Guardian
    https://www.theguardian.com/cities/2017/may/12/blowing-wind-cities-poor-east-ends

    Beaucoup de villes (Londres, Paris, Manchester, Helsinki, Toronto... ) ont des quartiers pauvres à l’Est. Au-delà des contextes locaux spécifiques, la domination des vents d’Ouest pourrait en partie expliquer la répétition de ces situations. Via des modélisations, les chercheurs ont montré que les riches auraient fuis les fumées des cheminées industrielles. « lls ont conclu que les zones de forte pollution étaient en effet plus susceptibles de devenir des zones défavorisées et ont constaté qu’elles se situaient généralement à l’Est ». La ségrégation spatiale aurait persisté là où la pollution a été la plus durable et la plus concentrée.

    #pauvreté #pollution #villes #ségrégation_spatiale



  • Stéphane Beaud : "La jeunesse populaire paie “plein pot” les transformations du marché du travail" - Le Monde http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/20/stephane-beaud-la-jeunesse-populaire-paie-plein-pot-les-transformations-du-m

    Le sociologue Stéphane Beaud qui fait paraître Une génération sacrifiée ? Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée aux presses de l’école normale sup, souligne combien la désindustrialisation lamine les jeunes des classes populaires.

    La difficulté d’accéder à un emploi stable retarde toute socialisation professionnelle et allonge le temps de la jeunesse.
    Maintenus dans un statut indéterminé, marqué par une alternance entre stages, contrats précaires et chômage, ces jeunes vivotent sans perspectives d’avenir.

    http://www.presses.ens.fr/477-sciences-sociales-une-generation-sacrifiee.html
    #jeunes #travail #sociologie #


  • « Les bannis du caddie » - Le Temps
    https://www.letemps.ch/suisse/2017/05/19/bannis-caddie

    En Suisse, ceux qui volent ou troublent l’ordre public peuvent être exclus des supermarchés durant des années. Et sévèrement punis s’ils tentent d’y pénétrer. Enquête sur une pratique qui a le vent en poupe.

    Ce jour-là, Jérémy n’a commis d’autre crime que d’entrer dans ce supermarché alors qu’il n’en avait pas le droit. Il sera condamné le lendemain à 300 francs d’amende, ainsi qu’à payer 250 francs de frais de procédure, selon l’ordonnance pénale émise par le Ministère public genevois le 26 mars dernier, et que Le Temps a pu consulter. En droit, le Français s’est simplement rendu coupable de « violation de domicile ».

    Notre enquête dévoile une pratique aussi discrète que répandue : l’interdiction de supermarchés visant une population de petits voleurs récidivistes, de sans papiers, de marginaux et de personnes psychologiquement fragiles. Des damnés de la terre devenus bannis du caddie – parce que les supermarchés, avant d’être des lieux publics, sont des endroits privés dont on peut être exclu presque sur un claquement de doigt.

    La police privée progresse... ;(

    #police_privée #pauvreté #exclusion


  • La fin du salariat ou le renouveau de l’exploitation | Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2017/03/16/la-fin-du-salariat-ou-le-renouveau-de-lexploitation

    Pendant que tout le monde fait mine de s’esbaudir devant les habits neufs de l’empereur, la vie politique se vide de toute substance et se limite au seul combat des chefs, spectacle non seulement fort peu intéressant, mais également manœuvre de diversion qui nous écarte de tout questionnement sociétal, de toute réflexion quant à la société actuelle, son fonctionnement, les forces qui la travaillent et ce vers quoi nous aspirons réellement à aller.

    #chômeur #confiscation #démocratique #débat #libéralisme #propagande #société #travail

    • Des universitaires ont réécrit un code du travail allégé, mais plus protecteur – EURACTIV.fr
      http://www.euractiv.fr/section/justice-affaires-interieures/news/des-universitaires-ont-reecrit-un-code-du-travail-allege-mais-plus-protecte

      L’émergence de l’économie des plateformes a révélé les écueils du code du travail à l’ère du numérique. À l’heure de l’ubérisation, certains travailleurs indépendants sont en réalité dépendants, selon le GR-Pact, et le droit ne protège pas ce sous-salariat qui est en train de se constituer.

      Aujourd’hui, «  le contrat de travail laisse de côté ceux qui sont dépendants de la volonté d’autrui  », explique Julien Icard, professeur de droit à l’université de Valenciennes. L’idée est alors de réintégrer dans le champ du code du travail ceux qui en étaient exclus, en créant deux nouvelles catégories : les salariés autonomes et les salariés externalisés.

      Ainsi, les chauffeurs Uber par exemple seraient des «  salariés autonomes  » en ce sens qu’ils garderaient la liberté de leur emploi du temps et bénéficieraient en même temps de protections minimales garanties par le code du travail, à savoir : un salaire minimum et le droit à un revenu de remplacement en cas de non-activité (une indemnité chômage en quelque sorte).

    • Plus de 20.000 décès liés au travail en 15 ans ! Les intérêts industriels prévalent sur la santé au travail - non sujet collectif qui favorise la mort de la médecine du travail... : Pharmacritique
      http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2017/03/18/en-15-ans-plus-de-20-000-deces-lies-au-travail-les-in

      Ni les industriels ni les autres corporations qui sont à leur botte (comme les ordres professionnels des soignants, à commencer par le pire d’entre eux : l’Ordre des médecins) n’agiront de leur propre chef pour faire connaître et améliorer les conditions difficiles de travail des salariés. Et ce ne sont pas les siestes en entreprise - ou d’autres gadgets mis en place pour augmenter la durée de présence et la productivité - qui vont changer quoi que ce soit.

      Cela vaut tout autant pour les start-up et d’autres qui s’en inspirent et demandent toujours plus de sacrifices, sur le modèle des GAFA, vanté médiatiquement à coups de reportages sur des salariés « heureux » au point de passer toute leur journée en entreprise, puisque tout y est fourni... La médiatisation de ces trouvailles marketing, bien tournées, il faut le reconnaître, a entraîné encore plus de pressions exercées sur les salariés, au nom du dévouement à des patrons qui se mettent en quatre pour les salariés, quitte à prendre même leur santé en main, en leur offrant des objets connectés qui les contrôlent, ou alors par des séances de sport et l’appel à des coachs et autres « thérapeutes », sans dire un mot sur le fait que cela relève du dévoiement de toutes les lois et de tous les principes qui séparent la vie privée de la vie au travail, entraînant une violation du secret médical et la transformation progressive de l’entreprise en une institution totalitaire, selon le modèle décrit par le sociologue Erving Goffman pour l’armée ou les asiles...

      C’est certainement par philanthropie que les patrons envahissent ainsi la vie des salarié.e.s, allant même jusqu’à décider des étapes de leur vie, comme lorsqu’ils poussent les femmes à la cryoconservation de leurs ovocytes... La « violence douce » du message - ne faites pas d’enfants maintenant, ça n’arrange pas nos affaires... - peut avoir des conséquences très violentes sur l’ensemble de l’existence d’un.e salarié.e et de sa vie de couple.

      Catherine Abou El Khair a publié le 16 septembre 2016 un article édifiant dans Le Monde sur l’envers du décor des start-up : Le côté obscur des start-up. La vie personnelle passe à la trappe, les droits des salariés ne sont pas respectés au nom d’une souplesse nécessaire dans une boîte qui fait ses débuts sur un marché très concurrentiel, au nom aussi d’une endurance à acquérir, d’une polyvalence vue unilatéralement comme une chance et d’une « culture du dépassement de soi qui, en fait, se traduit surtout par du dépassement d’heures supplémentaires ». Celles-ci passent à la trappe quant il s’agit de les payer, parce que la jeune boîte doit rester compétitive, et ainsi de suite dans le cercle vicieux qui use les salariés jusqu’à l’épuisement, et n’en a cure, puisqu’il y a une armée de jeunes prêts à accepter ces jobs « de rêve ».


  • Donald Trump et les limites de la caricature http://imagesociale.fr/4014

    s’arrêter à la simple expression d’une détestation viscérale est un aveu d’impuissance de la part des élites, que l’élection américaine a précisément remis en cause. N’en déplaise au New York Times, la principale cause de l’arrivée au pouvoir de cet outsider n’est ni les fakes news ni les hackers russes, mais plus simplement le refus d’une part grandissante de la population de poursuivre le programme de la mondialisation néolibérale, qui ne profite qu’aux plus riches.

    Et effectivement, bien souvent, les récits font état de l’abandon : http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/recit-franceinfo-warren-ou-l-amerique-desenchantee-comment-une-petite-v

    #abandon


  • Les parlementaires dénoncent l’« usage détourné » de l’état d’urgence
    https://www.mediapart.fr/journal/france/101216/les-parlementaires-denoncent-l-usage-detourne-de-letat-durgence

    Alors qu’un projet de loi de prolongation de l’état d’urgence visant à couvrir jusqu’aux législatives a été présenté en conseil des ministres, la commission de suivi parlementaire publie un rapport faisant le bilan d’un an d’application : l’état d’exception s’éternise et ses mesures sont détournées pour des missions ordinaires de maintien de l’ordre.

    #France #assignations_à_résidence #état_d'urgence #libertés_publiques #perquisitions_administratives

    • Visiblement, ils ont un statisticien à la #commission_parlementaire_de_suivi de l’état d’urgence…

      Nombre de perquisitions par jour (du 14/11/15 au 14/11/16)

      Heure de début des perquistions réalisées du 13/11/15 au 15/11/16

      Découvertes faites dans le cadre d’une perquisition administrative

      Assignations à résidence mise en œuvre depuis le 14/11/15

      http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i4281.asp

    • B. LES CONTRÔLES D’IDENTITÉ ET LES FOUILLES DE VÉHICULES : UNE MESURE NOUVELLE UTILISÉE MASSIVEMENT PAR QUELQUES DÉPARTEMENTS
      […]
      Il convient de rappeler que le Conseil constitutionnel a encadré le recours à des contrôles d’identité à caractère préventif. Dans sa décision du 5 août 1993, il considère que « la pratique de contrôles d’identité généralisés et discrétionnaires serait incompatible avec le respect de la liberté individuelle » et que « s’il est loisible au législateur de prévoir que le contrôle d’identité d’une personne peut ne pas être lié à son comportement, il demeure que l’autorité concernée doit justifier, dans tous les cas, des circonstances particulières établissant le risque d’atteinte à l’ordre public qui a motivé le contrôle ». En d’autres termes, le préfet doit dûment motiver son arrêté et indiquer pourquoi il a été amené à retenir cette solution.

      2. Une mise en œuvre concentrée dans quelques départements
      L’analyse des quelque 1 650 arrêtés pris depuis le 21 juillet 2016 fait apparaître une grande hétérogénéité des motifs invoqués pour recourir à ce dispositif, les préfets s’en étant emparés très vite avec un objectif principal de sécurisation des personnes. Utilisés à l’occasion de grands rassemblements estivaux comme les fêtes de Bayonne, des festivals ou des grands feux d’artifice, ils ont été aussi mis en place au moment des chassés-croisés routiers ou pour sécuriser des sites touristiques nationaux. À l’occasion des célébrations religieuses du 15 août, plusieurs préfets ont également autorisé les forces de l’ordre à procéder à des contrôles.

      Si cette utilisation de l’article 8-1 de la loi du 3 avril 1955 s’inscrit dans une logique d’ensemble de sécurisation et de prévention de troubles à l’ordre public dans un contexte sécuritaire spécifique, force est de constater néanmoins qu’une très grande majorité d’arrêtés ne vise pas de circonstances particulières. Dans certains départements, le caractère répétitif des arrêtés montre bien qu’ils ne relèvent plus d’une logique d’urgence et d’exception mais, en fait, se substituent aux mesures de droit commun. Dans la zone de la gare de Mâcon-Loché en Saône-et-Loire, les forces de l’ordre sont ainsi autorisées à procéder à des contrôles d’identité, fouilles de bagages et visites de véhicules, tous les jours entre le 28 juillet et le 8 septembre 2016, le préfet reprenant chaque jour un nouvel arrêté, voire élargissant de façon plus ponctuelle les plages horaires de cette autorisation. De même, entre le 21 juillet et le 11 octobre 2016, le préfet du Loiret a prononcé pas moins de 53 arrêtés autorisant les forces de l’ordre à procéder à ces contrôles, en raison de « flux importants de circulation ». En Seine-et-Marne, quelque 111 arrêtés ont été pris pendant la même période pour des zones situées autour des gares SNCF ou RER, sans qu’un événement particulier ne soit organisé. Le préfet de l’Yonne a quant à lui justifié le recours à de tels contrôles par les nombreuses « atteintes à l’ordre public constatées » dans les secteurs visés et le préfet d’énumérer les « 28 vols à la roulotte, 13 vols d’accessoires, 8 cambriolages, 8 vols d’automobile et 19 infractions à la législation sur les stupéfiants ». La préfecture de Seine-et-Marne motive également un de ses arrêtés par la « recrudescence des vols avec effraction ».


  • Très coûteux, polluant et inefficace : l’absurdité française du chauffage électrique
    http://www.bastamag.net/Precarite-energetique-surcout-emissions-carbone-l-absurdite-francaise-du

    Plus de neuf millions de logements français sont chauffés à l’électricité, soit autant que dans tout le reste de l’Europe ! Engagée pour absorber la production du parc #Nucléaire français, la systématisation du chauffage électrique affiche un bilan catastrophique. Radiateurs et convecteurs, peu onéreux à l’installation, s’avèrent très chers à l’usage. Les factures flambent, la précarité énergétique aussi, sans compter les tensions provoquées sur le réseau électrique et un bilan carbone déplorable. Nous sommes à (...)

    #Décrypter

    / #Climat, #Le_défi_du_réchauffement_climatique, Nucléaire, #Inégalités, #Garantir_l'accès_au_logement, #Logement, A la (...)

    • « Le #chauffage électrique est facile à installer, pour un faible investissement initial, précise Anne Lefranc, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’#énergie (Ademe). Mais il est plus cher en coût global, si on intègre les factures d’#électricité. Avec un confort qui peut-être moindre. » Pourtant, 30% de la population française se chauffe via des #radiateurs électriques, soit 9,5 millions de foyers. Un record en Europe ! Jusqu’en 2013, année de la mise en place de la réglementation thermique (dite « RT 2012 »), 80% des #logements neufs étaient affublés de ce que l’on appelle vulgairement des « grille-pains » [1].

      Pourquoi cette passion française pour les radiateurs électriques ? Elle est liée au programme nucléaire, lancé dans les années 1970, alors que les coûts du pétrole s’envolaient. « On avait visé d’emblée des quantités d’électricité dont on ne voyait pas du tout qui allait les consommer », se souvient André Marquet, ex-ingénieur de recherche à EDF dans le documentaire « Chauffage, le piège électrique » [2]. Les radiateurs électriques n’équipent alors que 10% des habitations. Leur part va dépasser les 45% pendant la décennie suivante ! « Il fallait créer un marché pour absorber la sur-production d’électricité, poursuit Joël Vormus, directeur adjoint du réseau pour la transition énergétique (Cler). On a donc inventé le chauffage électrique. » Pour vanter ses avantages, et vendre un maximum de kWh, EDF lance une grande campagne : avec lui, les plantes revivent, les odeurs s’évanouissent, les enfants s’enrhument moins l’hiver, tout le monde est plus heureux [3].

      Le grand électricien n’est pas le seul à bénéficier de l’engouement généralisé pour le chauffage électrique. Pour les promoteurs immobiliers et les bailleurs, c’est aussi une aubaine : le coût d’installation est jusqu’à dix fois moins cher que celui d’une chaudière assortie de tuyaux et radiateurs [4]. « À Paris, par exemple, dans les bâtiments Haussmanniens, les propriétaires ont volontiers remplacé des chauffages centraux par des systèmes électriques », ajoute Joël Vormus. La plupart des personnes qui les utilisent sont des locataires, souvent dans le parc privé, parfois dans le parc public. « Les bailleurs en ont installé partout, simplement parce que ce ne sont pas eux qui paient les factures », regrette le médiateur national de l’énergie Jean Gaubert.

      Chargé de gérer les litiges entre les distributeurs d’énergie et les consommateurs, Jean Gaubert affirme qu’« il y a un lien évident entre le chauffage électrique et la #précarité_énergétique. Comme il coûte cher, en dehors de son installation, les ménages en difficulté se retrouvent avec un poids en plus ». 10% des ménages français, soit 5,5 millions de personnes sont en situation de précarité énergétique : elles peinent à payer leurs factures et ont froid chez elles.

      [...] « Nous sommes le seul pays du monde à avoir une pointe électrique à 19h, soupire Marc Jedliczka, du réseau Négawatts. Ailleurs en Europe, elle a lieu à midi, quand les entreprises tournent et que l’activité augmente pour fournir les déjeuners. Le pic français de 19h est largement supérieur au pic européen de midi. La différence, due au chauffage, peut aller jusqu’à 5 GW, l’équivalent de cinq réacteurs nucléaires » [6]. Pour faire face à la demande hivernale, la France importe de l’électricité de ses voisins européens, avec un risque de saturation des interconnexions en cas de pic trop élevé, comme cela a été le cas en 2012, lors d’un épisode particulièrement froid [7].

    • « Nous sommes le seul pays du monde à avoir une pointe électrique à 19h », soupire Marc Jedliczka, du réseau Négawatts.

      Ça tombe bien, c’est juste l’heure à laquelle les véhicules électriques des particuliers appelleront 32 Ampères chacun pour se recharger après leur journée de labeur. Estimation pour 2020 : 400 000 par an, la part des véhicules électriques dans les ventes de véhicules neufs…


  • Du mythe de la maîtrise de soi, à celui du bien-être et de la réussite individuelle
    http://www.internetactu.net/2016/12/09/du-mythe-de-la-maitrise-de-soi-a-celui-du-bien-etre-et-de-la-reussite-

    Sur Vox, le journaliste Brian Resnick revient sur le mythe, oh combien persistant, de la maîtrise de soi. Pourtant, rappelle-t-il, pour les psychologues il est clairement établi que notre volonté n’est pas suffisante pour atteindre les objectifs que l’on se fixe. Cela ne nous empêche pas, depuis Adam et Eve, (...)

    #Débats #Opinions #cognition #comportement #économie_de_l'attention #psychologie

    • « Le contrôle de soi n’est pas un muscle moral spécial », explique le psychologue Brian Galla. C’est une décision comme une autre, et pour l’améliorer, nous devons améliorer l’environnement, c’est-à-dire par exemple se donner les compétences nécessaires pour se détourner du Marshmallow tentateur. Ces recherches sur le contrôle de soi démontrent que manger une tranche de gâteau supplémentaire n’est pas un échec moral. C’est juste ce qui doit se passer quand quelqu’un se retrouve devant un gâteau. Tout l’enjeu consiste plutôt à apprendre à éviter le gâteau !

    • La culture du contrôle de soi, de la mesure, de l’amélioration personnelle, ne nous permet finalement que d’être mieux adaptés aux lois économiques du marché et à la compétition. Le politique s’inscrit dans l’intime. Notre existence devient notre entreprise. Notre corps devient notre capital, mais il ne nous appartient plus, car il est dirigé par des principes qui nous échappent, comme en a fait l’expérience Chris Dancy, l’homme qui mesurait tout de lui-même. Nous cherchons à améliorer notre productivité et notre performance sans plus rien produire et performer. La mesure de notre bien-être, de notre maîtrise est la nouvelle norme qui nous conduit à une terrible uniformité. Nos existences doivent se conformer aux exigences du système, même si cela tue notre propre existence en nous faisant remiser tout ce à quoi nous pouvons aspirer.

      Voilà ...

    • @aude_v vraiment super l’article de David Loy et Ron Purser Beyond Mcmindfulness. La préoccupation des pratiques spirituelles asiatiques pour le bien-être collectif (et l’élévation collective), est bien expliquée.

      #Krishnamurti, dans une vidéo youtube What is the right way to earn a living ?, pose la double question « What is right action ? - which must be right in all circumstances ». Et il dit ensuite que pour y répondre il faut s’intérroger sur quoi exactement nos actions reposent. Il rajoute que nos actions reposent essentiellement sur des idées/concepts et des principes/valeurs, ou encore (et là il sourit face à son auditoire) sur le principe du « I do whatever i want to do ! ». Et là il fait le lien avec le monde de la psycho, qui certainement a beaucoup fait pour aider à libérer ce « I do whatever i want to do ! » (ou redit différemment « The moment you want to do something, simply do it ! », qu’il qualifie aussi de « the latest cry of psychologists : don’t have inhibitions, do what you want ! » )

      https://www.youtube.com/watch?v=iIqVJaF4Gig&feature=youtu.be&t=2136

      PS : j’ai vu que ça pullule de vidéos de coatchs français sur Youtube, il me semble que le summum du coatch français en ce moment est David Laroche qui possède sa propre chaîne.


  • hypathie - Blog féministe et anti-spéciste : Le #divorce : continuité du #mariage
    http://hypathie.blogspot.fr/2016/09/le-divorce-continuite-du-mariage.html

    La charge des #enfants est l’aspect de l’état de divorce qui éclaire le plus le mariage et en même temps confirme la continuation du mariage après le divorce. Cette charge assumée par la femme, confirme l’hypothèse de l’#appropriation du #travail de la #femme par le mari, mais de plus elle fait entrevoir ce qui est moins évident : que cette appropriation, caractéristique du mariage, persiste après que celui-ci est rompu. Ce qui nous permet d’avancer que le divorce n’est pas le contraire du mariage, ni sa fin, mais un avatar, une transformation du mariage. 

    [au nom officiel de « l’intérêt de l’enfant »]

    Officieusement (action négative) la garde des enfants est considérée comme un privilège et même une compensation pour les femmes, mal loties par ailleurs. Toute une mise en scène a pour but de dresser les conjoints l’un contre l’autre, de faire peser des incertitudes quand à l’issue du combat, et d’ériger la garde des enfants en enjeu de ce combat, mise en scène au terme de laquelle, celle (celui) qui obtient la garde des enfants considère avoir remporté une victoire. Bien entendu, il n’est jamais question de leur entretien -de leur charge- mais seulement de leur « garde » -notion juridique qui dénote officiellement la responsabilité civile, et officieusement le droit d’en jouir comme d’une propriété. Officiellement encore la charge est répartie entre les deux parents. Dans les faits les femmes ont toujours la garde des enfants jeunes. Leur #revenu après le divorce est toujours très inférieur à celui de leur mari. Les pensions fixées par le tribunal sont toujours dérisoires. La contribution financière de la femme est nécessairement supérieure en valeur absolue à celle du mari, ce qui, compte tenu de son revenu inférieur, représente une valeur et un sacrifice relatif beaucoup plus grand pour elle. De toutes façons, les pensions ne sont jamais versées. Mais même en restant dans le cadre officiel -dans l’hypothèse où elles sont versées- les pensions ne prennent jamais en compte l’entretien matériel : le temps et le travail de la femme.

    • Je dirai même que c’est un préalable ! Combien de fois j’ai entendu cela : «  on nous conseille de nous marier parce qu’en cas de séparation (donc de divorce) c’est mieux » Pour avoir des enfants (en cas de séparation), pour acheter une maison (en cas de séparation), etc !


  • L’addition s’alourdit pour les fruits et légumes  - La Croix
    http://www.la-croix.com/Economie/France/L-addition-s-alourdit-pour-les-fruits-et-legumes-2016-08-22-1200783980

    Le prix moyen d’un kilo de fruits atteint 4,1 € soit 18 % de plus par rapport à l’année dernière et celui d’un kilo de légumes 2,3 €, soit + 10 %. « Si un ménage veut suivre les préconisations de l’Organisation mondiale de la santé, soit la consommation de 400 g de fruits et de légumes par jour, le budget devient conséquent », insiste Dominique Marmier.

    L’addition mensuelle atteint 98 € pour un couple avec un enfant de moins de 10 ans et 156 € pour un couple avec deux enfants de plus de 10 ans…


  • AlireAilleurs c’est fini... mais ça continue !
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/149796698943

    Après une longue coupure estivale, AlireAilleurs s’apprête à reprendre, mais plus ici ! Désormais vous pourrez suivre notre revue de web sur InternetActu.net. Les billets publiés sur ce tumblr resteront accessibles pour ne pas briser les liens que vous avez établi vers nos informations… Mais tous les billets publiés depuis plus d’un an ici sont désormais également disponibles sur InternetActu.net. Les brèves d’AlireAilleurs seront intégrés au flux RSS d’InternetActu.net : un seul abonnement vous permettra de suivre toute notre activité éditoriale. Pour recevoir les articles par e-mail, vous pouvez vous abonner pour recevoir chaque publication par e-mail ou vous abonner à notre newsletter mensuelle. La page Facebook et le fil Twitter d’AlireAilleurs vont par contre s’arrêter. Nous vous invitons à vous (...)


  • Très belle réécriture de l’histoire ici : http://fressoz.blog.lemonde.fr/2016/06/20/chirac-au-musee-mais-plus-que-jamais-dactualite

    Chirac ou le dialogue des cultures , il fallait oser, on se souviendra notamment de son immense sens du dialogue avec les Kanaks en 1988. Je n’ose pas imaginer quel sera le parainage muséal qui sera destiné à racheter l’oeuvre de son successeur, la Cité de la musique - Sarkozy ? parce qu’il aimait beaucoup la musique, la preuve il a épousé une brailleuse ?


  • DAO May Be Dead After $60 Million Theft
    http://spectrum.ieee.org/tech-talk/computing/networks/dao-may-be-dead-after-40million-theft

    By midday, the attacker had stolen over 3 million Ether (Ethereum’s native currency), which at the time was worth more than 60 million U.S. dollars.

    [...]

    The DAO software gives token holders the ability to take their contributions and split from the larger group into their own identical DAOs. Once the split occurs, the person who created the new DAO has full control over what happens to the tokens, and after 27 days he or she is free to sell the tokens on an exchange to recoup the investment. People who choose this route should be able to leave with only as many tokens as they rightfully own. But late last night, someone found a way to split off with more than their fair share. According to sources, the hacker who did this now controls a satellite DAO that contains 100 times the amount of tokens that he initially invested

    Already, Ethereum developers are proposing ways to fix the situation. The easiest, and least controversial solution is for the network to adopt a new version of the Ethereum software that blacklists the address holding the hacker’s stolen funds, making it impossible for him to cash out on the heist.

    [...]

    There is no telling yet whether The DAO will survive this hack. But the theft has undeniably harmed the reputation of decentralized financial instruments and the Ethereum project in general. Since Ethereum went live in the spring of 2015, developers have rushed to build autonomously functioning services on the platform. It is now becoming apparent that properly implementing these applications requires expertise in both coding and game theory.

    La ligne de code : la force et la faiblesse d’Ethereum. Les conséquences d’un bug fortuit (sans donc parler de fonctionnalités malveillantes) peuvent être considérables... On pourra relire cet article de Stéphane Bortzmeyer :
    http://www.bortzmeyer.org/valider-contrats-ethereum.html

    #Bug_(informatique) #Decentralized_autonomous_organization #Ethereum #Faille_informatique #Piratage_informatique #The_DAO_(organization)


  • France/Monde | La chaudière téléphone toute seule, la mairie doit payer 134000 euros !
    http://www.leprogres.fr/france-monde/2016/06/17/la-chaudiere-telephone-toute-seule-pour-134000-euros

    Mauvaise surprise : « Orange ne nous avait pas prévenu de la nouvelle affectation de la ligne [...] vers des services commerciaux surtaxés », explique l’adjoint au maire. Or une chaudière défaillante a appelé, durant tout le mois d’avril 2015, ce numéro pour signaler une défaillance.

    L’internet des objets, ça va être fendard

    • Déjà que pour obtenir une réparation sur une simple ligne internet-téléphonie pour un particulier, c’est la croix et la bannière, je t’explique même pas lorsque tu voudras que tes volets se ferment à l’aide de ton smartphone et que ça va partir en sucette ... « Le progrès fait rage ».


  • Ni Foucault 2.0, ni Debord 2.0 - France Culture
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/146000332994

    Dans l’émission la Suite dans les idées, Sylvain Bourmeau recevait Bernard Harcourt (@bernardharcourt), professeur de droit à la Columbia University où il dirige le Center for Contemporary Critical Thought, et directeur d’études à l’Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales. Bernard Harcourt est également l’auteur de Exposed, un essai qui interroge la question du désir et de désobéissance à l’heure du numérique. Dans son livre, Harcourt interroge ce qu’il appelle la “société d’exposition”, pour savoir si nous sommes dans une “société du spectacle” ou une société surveillée, panoptique… Qu’est-ce qui nous pousse à nous mettre sur l’écran ? Etre visible est devenu le moyen de communiquer et de s’organiser à l’heure des réseaux. Pourtant, malgré son talent visionnaire, Orwell dans 1984 nous promettait un futur (...)

    #surveillance


  • 55% des Français veulent gérer par eux-mêmes l’accès des marques à leurs données personnelles - JournalduNet
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/145648086530

    Selon la 5e édition du baromètre de l’intrusion de Publicis ETO, “78% des sondés sont dérangés par le fait que des informations les concernant soient collectées et mises en base !”, explique l’un des responsable de l’étude dans une tribune au Journal du Net. “55% des personnes sont intéressées pour gérer par eux-mêmes l’accès des marques à leurs données personnelles via un logiciel, une application smartphone ou un site web dédié. Ils n’étaient que 47 % il y a 1 an. C’est à la fois une prise de conscience mais aussi la preuve d’une certaine “maturité digitale”. Il ne s’agit plus seulement de s’inquiéter mais aussi de “s’outiller” pour mieux se protéger et être plus autonome dans la maîtrise de sa destinée digitale.”Décidément, le retour des données aux utilisateurs devient chaque jour un peu plus une exigence. 


  • Du jargonnage technologique - Quartz
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/145392185654

    Si les startups ont du mal à toucher le grand public, c’est peut-être lié au fait qu’elles ont du mal à expliquer ce qu’elles font, suggère Josh Horwitz pour Quartz. Elles jargonnent. Elles ont toutes recours à des mots clefs techniques qui ne parlent qu’à elles et qu’aux spécialistes - notamment aux investisseurs. “Mais ces termes ne veulent rien dire et rendent difficiles pour les gens ordinaires de comprendre ce que font ces entreprises. Dans un effort pour paraitre intelligent et attirer les investisseurs ou pour simplement habiller un produit qui serait ennuyeux autrement, les startups comptent trop sur un jargon qui leur aliènent les utilisateurs qu’elles souhaitent attirer”. Les startups ont recours au jargon pour se rendre plus intéressantes qu’elles ne sont. Pas sûr que ça (...)

    #culture #innovation


  • #linky en ces enjeux - CanardPC
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/145249927438

    CanardPC publie un excellent dossier sur les enjeux du compteur “intelligent” Linky… qui revient sur les évolutions à venir de la production et de la consommation d’énergie. L’intégration des énergies renouvelables va transformer en profondeur le fonctionnement du réseau électrique, rendant la production plus fluctuante et nécessitant de faire varier la consommation en réaction immédiate à l’ensoleillement et au vent et non plus en tentant de lisser une production continue (la journée pour les entreprises et la nuit pour pour les particuliers). Pour que notre consommation fonctionne par intermittence, pour lisser les pics de consommation entre consommation rapide et lente pour recharger des batteries électriques, nous allons avoir besoin de #compteurs_intelligents. “A l’avenir, plus vous créerez de pics (...)

    #énergie #transitions

    • Le dossier de CanardPC revient également sur les questions de vie privée. Il rappelle que les données provenant des compteurs sont lissées : le compteur ne transmet pas les données en continue, mais émet des mesures toutes les 10 minutes pour éviter de savoir quelle chaîne de télé vous regardez et quand vous en changez… Reste que ces “courbes de charge” lissées permettent tout de même de connaître certaines de vos habitudes, et également d’en extrapoler d’autres : occupation des lieux, nombre de personnes dans le foyer, qualité de l’isolation… L’ADEME et la CNIL ont donc fixé une règle : “ces données sont considérées comme privées et appartiennent au client” et pour les transmettre, ERDF devra recueillir le consentement des clients. “nul doute que le fameux "consentement” sera intégré dans le fin fond des petites lignes du contrat. Ensuite, l’arrivée de nouvelles offres financièrement avantageuses pour les clients, basées sur une tarification beaucoup plus précise que le système HP/HC actuel, exigera sans doute la récupération de ces données. Le refus sera alors toujours possible… mais il se traduira par un surcoût. En définitive, l’usager risque de ne pas vraiment avoir le choix.”

      Enfin, le dossier revient sur la question récurrente du piratage. Le risque principal, estime CanardPC n’est pas tant l’accès à distance aux données pour savoir si logement est occupé, que le risque de brouillage des compteurs ou de piratage des centres de traitement des données d’ERDF. Quant à la question de l’accès à sa consommation en temps réel pour l’utilisateur, elle ne semble pas tranchée pour l’instant.