hubertguillaud

Journaliste et rédacteur en chef de http://www.internetactu.net - aka @iactu -, le média de la Fondation internet nouvelle génération http://www.fing.org

  • L’administration en ligne, France, 2019
    http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/seine-saint-denis-quand-les-rendez-vous-de-la-prefecture-s-achetent-au-ma

    C’est écrit en grand sur le site de la préfecture : « ATTENTION ! Toutes les prises de rendez-vous proposées sur ce site Internet sont gratuites. Soyez très vigilants, n’acceptez aucune prise de rendez-vous en ligne payante. » Gratuites mais rarissimes. Tous les essais que nous avons tentés de jour comme de nuit ont échoué, à l’instar de ces jeunes étudiants africains de 18 et 19 ans, rencontrés à Bobigny ce mois d’avril.

    « Cette convocation, j’ai essayé de l’avoir pendant trois mois mais ça n’a jamais fonctionné, alors j’ai payé 120 € à un homme qui a réussi à prendre rendez-vous pour moi », explique ce jeune majeur, candidat à une admission exceptionnelle au séjour. C’est l’ami qui l’accompagne qui avait trouvé la combine.

    Le rendez-vous monnayé 120 €
    « Moi j’ai essayé pendant un an, le jour, la nuit, quand j’étais en stage, mais je n’y arrivais jamais, finalement j’ai découvert sur Internet qu’il existait des rendez-vous payants. J’ai pris contact par mail, j’ai dû payer avec ma bourse trimestrielle de 170 €. Le jour où je récupérais ma convocation, il y avait cinq à six personnes comme moi qui avaient aussi payé 120 €. » Le rendez-vous était bien valide puisque ces deux étudiants ont obtenu à l’issue un récépissé. « C’est pitoyable d’en arriver là, mais sans ça on ne peut rien faire », confie le plus âgé. D’après le réseau éducation sans frontière (RESF), cela fait huit mois que la prise de rendez-vous par Internet est devenue quasiment impossible.

    La préfecture indique avoir porté plainte
    La préfecture est au courant. « Cette situation nous indigne d’autant plus que nous avons fait un très gros travail interne pour résorber les stocks depuis deux ans » commentait le préfet Pierre-André Durand, juste avant son départ. Pour lui, il s’agit « de malfaisants qui ont monté un système, soit avec des robots soit avec des petites mains, qui prennent les rendez-vous puis le revendent ». Le préfet assure qu’une plainte a été déposée « il y a trois mois » et qu’une enquête administrative est en cours, en même temps qu’une parade informatique recherchée. Au parquet de Bobigny, on n’a pas trace de plainte.

    Plutôt que de déposer plainte, l’administration devrait surtout revoir son système de prise de rendez-vous : http://www.seine-saint-denis.gouv.fr/Prendre-un-rendez-vous Car le problème, comme l’explique l’article du Parisien n’est pas tant un problème de manque d’agents et de disponibilités, que le fait que le système permette d’être surveillé par des robots et que des robots puissent s’inscrire à la place d’humains au prétexte de la règle du premier arrivé, premier servit !

    Profitons-en pour signaler que ce système de prise de rendez-vous n’est pas spécifique ni à la préfecture du 93 ni à la question de la demande de titres de séjour. A Paris, pour obtenir un passeport ou faire renouveler sa carte d’identité, il faut également passer par un site de prise de rendez-vous du même acabit (les nouvelles places ou les places libérées le sont visiblement le vendredi en fin de matinée) : https://rdv-titres.apps.paris.fr/eAppointmentCNI-internet/element/jsp/appointment.jsp - Ici, l’enjeu n’est pour l’instant pas suffisant pour être monnayé... mais allez savoir.

    Il faudra un jour en tout cas que l’administration en ligne se mette un peu dans la peau de l’usager, ça lui permettrait en tout cas de ne pas créer elle-même les malfaisants qui profitent de sa propre malfaisance !


  • Pour des négociations collectives des licences nationales : http://blog.univ-angers.fr/rj45/2019/05/01/pour-des-negociations-collectives-des-licences-nationales

    Le bibliothécaire Daniel Bourrion, sur son blog, propose que les bibliothécaires du consortium Couperin qui négocient les principes de licences d’accès nationales pour les bibliothèques des contenus provenant du groupe privé Elsevier, partagent avec la communauté des bibliothécaires les accords, afin que d’autres bibliothécaires, concernés par ces accords puissent les amender, les corriger, faire des suggestions à leurs collègues chargés des négociations.

    Un principe simple pour améliorer l’expertise, qui pourrait être élargit à bien d’autres négociations entre une autorité et un groupe privé : des modalités de discussions de passation de marchés publics entre une commune et un fournisseur privé pour sa cantine, aux accords passés entre un gouvernement et prestataires de service pour une délégation d’exploitation d’autoroute ou d’aéroports. Une méthode partagée qui permettrait d’améliorer un accord de régie d’eau par exemple en améliorant les modalités de l’accord et en produisant un référentiel qui pourrait être utile à d’autres acteurs publics dans leurs négociations.


  • Parent en EHPAD : culpabilité et conviction - Marie Claire
    https://www.marieclaire.fr/ehpad-dependance-autonomie-personnes-agees-vieillesse,1304186.asp

    « Moi, je ne mettrais jamais ma mère en Ehpad », promets-tu … Mais tout le monde n’est pas prêt à devenir l’aide soignante de sa mère : la faire manger, (mixer sa viande comme pour un enfant). L’asseoir tous les jours sur le siège des toilettes, essuyer ses fesses, changer ses couches, soulever son corps lourd, inerte, jusqu’à la douche, à s’en coller des lombalgies (elle peut être en surpoids), savonner son intimité, lui laver les dents, (et son dentier). Pour les femmes âgées qui étaient autonomes il y a encore peu et qui sont conscientes de ce renversement des rôles, c’est parfaitement humiliant. Standing ovation au passage pour les 3,7 millions de héros anonymes (dont une majorité de femmes), qui apportent cette aide épuisante quotidienne. Spoiler alert encore : un tiers des aidants familiaux d’un parent alzheimer meurent (d’épuisement ?) avant la personne aidée (2) …


  • Un jour tout cela semblera ridicule | PrototypeKblog
    https://prototypekblog.wordpress.com/2019/04/24/un-jour-tout-cela-semblera-ridicule

    Il est de plus en plus clair qu’il n’y a pas de place pour nous et nos enfants dans l’utopie néolibérale en construction, sinon comme esclaves ou comme pièces détachées.

    Il est de plus en plus clair qu’il faudra d’une manière ou d’une autre mettre les nuisibles hors d’état de nuire.

    Il est de plus en plus clair que le transhumanisme, stade suprême du néolibéralisme, est une idéologie exterminatrice.

    #surnuméraire #capitalisme #fascisme


  • #linky en ses enjeux - CanardPC
    https://alireailleurs.tumblr.com/post/145249927438

    CanardPC publie un excellent dossier sur les enjeux du compteur “intelligent” Linky… qui revient sur les évolutions à venir de la production et de la consommation d’énergie. L’intégration des énergies renouvelables va transformer en profondeur le fonctionnement du réseau électrique, rendant la production plus fluctuante et nécessitant de faire varier la consommation en réaction immédiate à l’ensoleillement et au vent et non plus en tentant de lisser une production continue (la journée pour les entreprises et la nuit pour pour les particuliers). Pour que notre consommation fonctionne par intermittence, pour lisser les pics de consommation entre consommation rapide et lente pour recharger des batteries électriques, nous allons avoir besoin de #compteurs_intelligents. “A l’avenir, plus vous créerez de pics (...)

    #énergie #transitions


  • Du jargonnage technologique - Quartz
    https://alireailleurs.tumblr.com/post/145392185654

    Si les startups ont du mal à toucher le grand public, c’est peut-être lié au fait qu’elles ont du mal à expliquer ce qu’elles font, suggère Josh Horwitz pour Quartz. Elles jargonnent. Elles ont toutes recours à des mots clefs techniques qui ne parlent qu’à elles et qu’aux spécialistes - notamment aux investisseurs. “Mais ces termes ne veulent rien dire et rendent difficiles pour les gens ordinaires de comprendre ce que font ces entreprises. Dans un effort pour paraitre intelligent et attirer les investisseurs ou pour simplement habiller un produit qui serait ennuyeux autrement, les startups comptent trop sur un jargon qui leur aliènent les utilisateurs qu’elles souhaitent attirer”. Les startups ont recours au jargon pour se rendre plus intéressantes qu’elles ne sont. Pas sûr que ça (...)

    #culture #innovation


  • 55% des Français veulent gérer par eux-mêmes l’accès des marques à leurs données personnelles - JournalduNet
    https://alireailleurs.tumblr.com/post/145648086530

    Selon la 5e édition du baromètre de l’intrusion de Publicis ETO, “78% des sondés sont dérangés par le fait que des informations les concernant soient collectées et mises en base !”, explique l’un des responsable de l’étude dans une tribune au Journal du Net. “55% des personnes sont intéressées pour gérer par eux-mêmes l’accès des marques à leurs données personnelles via un logiciel, une application smartphone ou un site web dédié. Ils n’étaient que 47 % il y a 1 an. C’est à la fois une prise de conscience mais aussi la preuve d’une certaine “maturité digitale”. Il ne s’agit plus seulement de s’inquiéter mais aussi de “s’outiller” pour mieux se protéger et être plus autonome dans la maîtrise de sa destinée digitale.”Décidément, le retour des données aux utilisateurs devient chaque jour un peu plus une exigence. 


  • Ni Foucault 2.0, ni Debord 2.0 - France Culture
    https://alireailleurs.tumblr.com/post/146000332994

    Dans l’émission la Suite dans les idées, Sylvain Bourmeau recevait Bernard Harcourt (@bernardharcourt), professeur de droit à la Columbia University où il dirige le Center for Contemporary Critical Thought, et directeur d’études à l’Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales. Bernard Harcourt est également l’auteur de Exposed, un essai qui interroge la question du désir et de désobéissance à l’heure du numérique. Dans son livre, Harcourt interroge ce qu’il appelle la “société d’exposition”, pour savoir si nous sommes dans une “société du spectacle” ou une société surveillée, panoptique… Qu’est-ce qui nous pousse à nous mettre sur l’écran ? Etre visible est devenu le moyen de communiquer et de s’organiser à l’heure des réseaux. Pourtant, malgré son talent visionnaire, Orwell dans 1984 nous promettait un futur (...)

    #surveillance


  • AlireAilleurs c’est fini... mais ça continue !
    https://alireailleurs.tumblr.com/post/149796698943

    Après une longue coupure estivale, AlireAilleurs s’apprête à reprendre, mais plus ici ! Désormais vous pourrez suivre notre revue de web sur InternetActu.net. Les billets publiés sur ce tumblr resteront accessibles pour ne pas briser les liens que vous avez établi vers nos informations… Mais tous les billets publiés depuis plus d’un an ici sont désormais également disponibles sur InternetActu.net. Les brèves d’AlireAilleurs seront intégrés au flux RSS d’InternetActu.net : un seul abonnement vous permettra de suivre toute notre activité éditoriale. Pour recevoir les articles par e-mail, vous pouvez vous abonner pour recevoir chaque publication par e-mail ou vous abonner à notre newsletter mensuelle. La page Facebook et le fil Twitter d’AlireAilleurs vont par contre s’arrêter. Nous vous invitons à vous (...)


  • A Paris, le fric-frac des trottinettes
    https://www.alternatives-economiques.fr/a-paris-fric-frac-trottinettes/00088765

    Les trottinettes électriques – et leurs opérateurs privés – s’accaparent l’espace public en toute anarchie. La réglementation à venir de la mairie de Paris arrive-t-elle trop tard ? On connaissait le coup du démarcheur à domicile : tirer la sonnette, puis mettre le pied dans la porte pour ensuite parvenir à vendre sa camelote à force de tchatche. A Paris, on peut faire encore mieux : pénétrer par effraction sur le domaine public, occuper le terrain et, de guerre lasse, obtenir le droit de s’y maintenir (...)

    #Google #BMW #Uber #lobbying #marketing #domination #Mercedes #trottinette #Lime #Hive (...)

    ##urbanisme


  • En cinquante ans, l’extraction de ressources a plus que triplé dans le monde
    https://www.liberation.fr/planete/2019/03/21/en-cinquante-ans-l-extraction-de-ressources-a-plus-que-triple-dans-le-mon

    Aujourd’hui, l’économie mondiale extrait 92 milliards de tonnes de #ressources_naturelles par an pour fonctionner, alors que ce chiffre n’était « que » de 27 milliards de tonnes en 1970. Nous utilisons ainsi 3,4 fois plus de matières qu’il y a cinquante ans à l’échelle du globe.

    Dans un rapport, le Groupe international d’experts sur les ressources (un groupe de scientifiques organisés sous l’égide de l’ONU Environnement pour travailler sur l’utilisation des ressources naturelles dans le monde) expose ces chiffres et met en garde.

    [...] Au total en 2017, le monde prélevait près de 44 milliards de tonnes de minéraux non métalliques (de sable, de gravier, d’argile), 24 milliards de tonnes de biomasse (notamment par l’agriculture), 15 milliards de tonnes de combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel, pourtant principale cause du changement climatique) et 9 milliards de tonnes de métaux pour satisfaire aux besoins de la production. Une répartition qui, selon les auteurs du rapport, témoigne de la place des #infrastructures dans le monde et de leur croissance dans les pays émergents.


  • Profession : Haut Commissaire à la tromperie sociale | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/les-economistes-atterres/blog/210319/profession-haut-commissaire-la-tromperie-sociale

    Premièrement, il a confirmé que le futur système à points inciterait à travailler beaucoup plus tard que 62 ans. Le faible nombre de points lorsqu’on aura eu une carrière à trous (temps partiel et maternité pour les femmes, chômage…) et/ou à faibles salaires pourrait être compensé par des points supplémentaires en travaillant jusqu’à extinction des forces. Il s’ensuit que le principe de « la liberté pour chacun de choisir » le moment où il part en retraite, décliné à l’envi par le Haut Commissaire, est un déguisement de l’obligation pour beaucoup de travailleurs et surtout de travailleuses à travailler toujours plus longtemps pour avoir une pension décente, en susurrant que l’âge qui permet d’équilibrer le système de retraite est de 63 ans ou 63 ans et demi.


  • Ouf, de retour à la maison avec les enfants. Un de ces merdier, en ville !

    Alors je lis qu’il y avait 8000 manifestants en France, mais 4500 rien qu’à #Montpellier. Toujours aussi délirant, le compteur des flics.

    En début d’après-midi avec les enfants, on était sur l’esplanade à l’aire de jeux. On voit arriver les camionnettes de CRS, qui se garent là le long de l’esplanade. Mais alors, vraiment beaucoup de camionnettes. Comme il s’est mis à faire 26° (sérieusement) et qu’on était en plein soleil, j’ai pris les enfants pour aller m’acheter une casquette à Polygone, le grand centre commercial du centre ville. On longe donc les CRS dans leurs camions, et je remarque qu’en tête du cortège à l’arrêt, il y en a un qui se pavane, juste à l’entrée de la place de la Comédie, genre à 50 mètres de l’office de tourisme, lourdement armé d’un fusil mitrailleur (j’y connais rien : mais le genre Famas, quoi, pas un LDB). Mon mecton l’a repéré, et commente « Ah ben celui-là il est armé jusqu’aux pieds ! ». Sympa l’ambiance. Le type prévoit de tirer dans la foule sur la comédie ? Il protège quelle institution républicaine, à cet endroit ? L’aire de jeu des enfants ?

    Bref, on va acheter ma casquette (qui est très belle, des fois que tu te demandes, elle va me faire la saison), et on ressort avec dans l’idée d’aller chercher une glace chez Cabiron grand-rue Jean-Moulin. Et donc on repasse par la place de la Comédie.

    Là, il y a une ligne de CRS alignés, postés devant l’office de tourisme, et en face la Comédie est absolument pleine de monde. Les GJ évidemment, mais tout autant les promeneurs d’un samedi après-midi où il fait un grand soleil. Avec les enfants, on passe rapidement les CRS, on croise la première ligne des manifestants qui progressent vers les flics, et quand on arrive à peu près au centre de la place (qui est immense), on entend des détonations. À ce moment, franchement, on est au milieu d’une foule carrément tranquille, des milliers de gens venus défiler avec leurs pancartes, beaucoup de gens d’un certain âge, enfin bref, ambiance de manif sympa. Et là, ils gazent. Ils ne gazent pas les premiers rangs des manifestants, près des flics : ils balancent une volée de grenades lacrymogènes en plein milieu de la place de la Comédie. Je peux pas me tromper : je vois atterrir les grenades juste à notre droite, avec les enfants.

    Les gens, à cet endroit, furieux. Il est 15h20, par là, l’ambiance était calme, et ils gazent une foule immense en plein sur la Comédie.

    Bref, j’évacue mes gamins, on arrive à aller suffisamment vite pour ne pas respirer les gaz, alors on va se faire notre glace rue Jean Moulin, un peu plus loin (fraise, chocolat, et rouergate). Là on discute avec les commercants, dont on peut s’attendre à ce qu’ils soient plutôt du côté de l’« ordre ». Hé ben pas franchement : certes ils n’aiment pas « les casseurs qui se cachent parmi les manifestants », mais les gaz balancés à tout bout de champ en pleine ville toutes les semaines, clairement ils apprécient moyennement la gestion policière du truc. La phrase la plus entendu aujourd’hui : « mais c’est n’importe quoi ! ». À côté, une femme GJ me raconte qu’elle a dû aider son ami en fauteuil roulant à évacuer la Comédie quand ils ont gazé, et qu’elle regrettait de pas avoir pu aider toutes ces familles avec des enfants qui se sont retrouvés piégés par les jets de grenades en plein milieu de la place.

    En tout cas, avec nos glaces on essaie de remonter, mais non, rue de la Loge évidemment c’est les gens qui refluent de la Comédie, accueillis par les CRS. Alors on part dans l’autre sens, et je décide d’aller attendre le bus à la Babotte, parce que l’après-midi en ville avec les enfants, clairement c’est mort.

    Donc on attend notre bus, et là je vois arriver la marée des manifestants, rapidement, depuis la gare, suivis par des CRS. Je prends les gamins et je les entraîne sous la tour de la Babotte, me disant que si ça se met à courir, dans ce coin généralement y’a moins de monde. Sauf que le fond de la cours de la Babotte est verrouillée, et quand on essaie de revenir vers l’autre sortie, il y a des manifestants qui courent partout et un épais nuage de lacrymogène qui s’abat, à nouveau, juste devant nous (je te rappelle qu’avec mes enfants, on n’est pas en train de manifester, hein, juste on essaie de rentrer chez nous). J’aperçois les gens du club d’échecs de la Babotte qui regardent depuis leur perron, à l’étage, je prends les gamins, on monte les escaliers en vitesse et on se réfugie au milieu du tournoi d’échecs régional… Pendant que ça castagne en bas.

    Bref on est restés là une grosse heure avec les enfants, en jouant aux échecs, mecton a mangé une crêpe, les filles ont eu des sucettes et des têtes brûlées… je peux donc te conseiller le club d’échecs de Montpellier : c’est très sympa comme ambiance :-))

    Ensuite on a voulu rentrer : l’arrêt de tram/bus abîmé (bon, du verre cassé, hein, c’est pas la guerre civile non plus), le bus il passe plus là, il faut aller le chercher derrière le Peyrou. En chemin on re-longe la collection de camionnettes de CRS, au Peyrou on longe des gilets jaunes, on traverse le Peyrou, pas de bus avant 35 minutes, du coup on est rentrés à pied.


  • [Essay] Machine Politics by Fred Turner | Harper’s Magazine
    https://harpers.org/archive/2019/01/machine-politics-facebook-political-polarization

    The rise of the internet and a new age of authoritarianism

    par Fred Turner

    “The Goliath of totalitarianism will be brought down by the David of the microchip,” Ronald Reagan said in 1989. He was speaking to a thousand British notables in London’s historic Guildhall, several months before the fall of the Berlin Wall. Reagan proclaimed that the world was on the precipice of “a new era in human history,” one that would bring “peace and freedom for all.” Communism was crumbling, just as fascism had before it. Liberal democracies would soon encircle the globe, thanks to the innovations of Silicon Valley. “I believe,” he said, “that more than armies, more than diplomacy, more than the best intentions of democratic nations, the communications revolution will be the greatest force for the advancement of human freedom the world has ever seen.”

    At the time, most everyone thought Reagan was right. The twentieth century had been dominated by media that delivered the same material to millions of people at the same time—radio and newspapers, movies and television. These were the kinds of one-to-many, top-down mass media that Orwell’s Big Brother had used to stay in power. Now, however, Americans were catching sight of the internet. They believed that it would do what earlier media could not: it would allow people to speak for themselves, directly to one another, around the world. “True personalization is now upon us,” wrote MIT professor Nicholas Negroponte in his 1995 bestseller Being Digital. Corporations, industries, and even whole nations would soon be transformed as centralized authorities were demolished. Hierarchies would dissolve and peer-to-peer collaborations would take their place. “Like a force of nature,” wrote Negroponte, “the digital age cannot be denied or stopped.”

    One of the deepest ironies of our current situation is that the modes of communication that enable today’s authoritarians were first dreamed up to defeat them. The same technologies that were meant to level the political playing field have brought troll farms and Russian bots to corrupt our elections. The same platforms of self-expression that we thought would let us empathize with one another and build a more harmonious society have been co-opted by figures such as Milo Yiannopoulos and, for that matter, Donald Trump, to turn white supremacy into a topic of dinner-­table conversation. And the same networked methods of organizing that so many thought would bring down malevolent states have not only failed to do so—think of the Arab Spring—but have instead empowered autocrats to more closely monitor protest and dissent.

    If we’re going to resist the rise of despotism, we need to understand how this happened and why we didn’t see it coming. We especially need to grapple with the fact that today’s right wing has taken advantage of a decades-long liberal effort to decentralize our media. That effort began at the start of the Second World War, came down to us through the counterculture of the 1960s, and flourishes today in the high-tech hothouse of Silicon Valley. It is animated by a deep faith that when engineering replaces politics, the alienation of mass society and the threat of totalitarianism will melt away. As Trump fumes on Twitter, and Facebook posts are linked to genocide in Myanmar, we are beginning to see just how misplaced that faith has been. Even as they grant us the power to communicate with others around the globe, our social-­media networks have spawned a new form of authoritarianism.

    #Fred_Turner #Autoritarisme #Médias_sociaux #Mobilisation #Extrême_droite


  • Les dents - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2018/07/04/les-dents

    Je viens d’un milieu suffisamment pauvre pour savoir que la malnutrition n’est pas l’amie des dents. Les dents, c’est plus souvent ce qui fait honte que ce qui s’affiche : tâchées, jaunies, gâtées, manquantes… les pauvres sont souvent emmerdés par leurs dents. C’est peut-être pour cela qu’elles sont si mal remboursées par la Sécu → un problème de pauvres, un problème de « sans-dents ».

    #santé #pauvreté #inégalité #vieux


  • #Inégalités : comment expliquer l’#hypocrisie de la gauche ?
    https://www.inegalites.fr/Inegalites-comment-expliquer-l-hypocrisie-de-la-gauche

    Si l’hypocrisie existe en matière d’inégalités sociales, elle vient donc de la gauche, et plus précisément d’une forme de « bourgeoisie culturelle ». Diplômée [3], elle occupe les centres de pouvoir au niveau national comme au niveau local, dans l’univers politique, médiatique, associatif ou professionnel. Cette #bourgeoisie culturelle vote le plus souvent à gauche, parfois jusqu’à l’extrême. Mais tout en tenant un discours très virulent contre les inégalités, elle s’intéresse surtout à l’école de ses enfants (la reproduction des inégalités dans le temps), à ses loisirs (la maîtrise de son temps), ou à son environnement (bien manger, bien respirer, etc.). Le sort des ouvriers qui travaillent à la chaîne ou des caissières n’est pas vraiment son problème. Elle célèbre la « mixité » (sociale, ethnoculturelle, etc.) tant qu’elle s’applique aux autres catégories et n’envahit pas ses quartiers.

    • Si certains phénomènes relevés sont réels, l’analyse ne tient pas. Il me semble par exemple tout à fait abusif d’en rester à ces « 16% de diplômés », un stock qui ne dit rien de la tendance à l’ouvert, de cette dynamique de la scolarisation de masse à laquelle paraissent s’opposer les réformes de l’université et du lycée en cours.
      LE NIVEAU D’ÉTUDES DE LA POPULATION ET DES JEUNES
      https://publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr/eesr/7/EESR7_ES_19-le_niveau_d_etudes_de_la_population_et_des_jeunes.php

      En France, les jeunes sont plus souvent diplômés de l’enseignement supérieur que les personnes plus âgées et plus souvent aussi que les jeunes vivant dans les autres pays de l’OCDE. À la fin des années 2000, 42 % des jeunes sortants de formation initiale sont diplômés de l’enseignement supérieur.

      Tout comme ce « la gauche », ici assimilée à la bourgeoisie cultivée, n’est pas sérieux (avec son corollaire : le populaire voterait FN, sans qu’il soit question d’abstention...).

      Il y aurait plutôt besoin d’analyser à nouveaux frais la prolétarisation des diplômés et d’autres catégories, sans le faire en terme de « déclassement », sans en passer par la référence à la classe moyenne ou à on ne sait quelle élite.

      #Louis_Maurin #justice_sociale #gauche


  • Disappearing Rivers
    https://disappearingwest.org/rivers/map/index.html

    Today, nearly half - 49% - of all river miles in the West are no longer in their natural state. In all, 140,000 miles of rivers in the American West – a distance long enough to circle the Earth nearly 6 times – have been modified by dams, diversions, suburban sprawl, legacy mines, and other human development.

    Click anywhere on the map to explore how and why rivers in the West are changing and disappearing.

    #cartographie #rivières


  • La honte de l’hôte | castagne
    http://hyperbate.fr/castagne/2018/02/11/la-honte-de-lhote

    Une fois de plus, je constate que le « numérique » (ici un formulaire en ligne) se révèle un outil de choix pour empêcher la résolution de problèmes et laisser chacun dans une certaine solitude face aux dits problèmes : une personne de chair et d’os, à qui l’on s’adresse en face, n’aurait pas le cran de se montrer aussi maltraitante, aussi peu arrangeante, aussi catégoriquement impolie et aussi peu soucieuse d’aider que le peut un automate — qu’il s’agisse d’un portillon automatique du métro, d’une borne d’achat de billets ou du programme qui gère la validation d’un formulaire en ligne. Et bien sûr d’une administration, car une administration est bel et bien une machine. Comme je le disais pas plus tard qu’hier lors d’une conférence sur l’Intelligence artificielle, il ne faut pas craindre la méchanceté d’hypothétiques machines conscientes, celles-ci n’existent pas encore, mais bien les mauvaises intentions de ceux qui conçoivent des machines et se cachent derrière celles-ci pour agir nocivement.

    #administration #informatisation


  • Where have all the insects gone? | Science | AAAS
    http://www.sciencemag.org/news/2017/05/where-have-all-insects-gone

    No one can prove that the pesticides are to blame for the decline, however. “There is no data on insecticide levels, especially in nature reserves,” Sorg says. The group has tried to find out what kinds of pesticides are used in fields near the reserves, but that has proved difficult, he says. “We simply don’t know what the drivers are” in the Krefeld data, Goulson says. “It’s not an experiment. It’s an observation of this massive decline. The data themselves are strong. Understanding it and knowing what to do about it is difficult.”

    #insectes


  • Métamorphoses des classes populaires françaises
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/HUGREE/57486

    (…) Si les commentateurs libéraux déplorent rituellement une durée du travail française moins élevée qu’ailleurs, ils oublient de mentionner les conditions, plus difficiles qu’ailleurs. Sous cet angle, la France s’approche plus de la Grèce que du Royaume-Uni : 79 % des classes populaires portent des charges lourdes (78 % en Grèce et 67 % au Royaume-Uni), 79 % travaillent debout (82 % en Grèce et 75 % au Royaume-Uni), 45 % travaillent dans la fumée ou la poussière (43 % en Grèce, 33 % au Royaume-Uni), et enfin 59 % travaillent dans le bruit (61 % en Grèce et seulement 47 % au Royaume-Uni).

    Qui tenterait d’expliquer cette singularité par une plus forte présence d’immigrés, traditionnellement moins bien traités et moins « revendicatifs » que les travailleurs établis, en serait pour ses frais : en France, la part d’étrangers parmi les classes populaires (9 %) est moindre que dans tous les autres pays européens (14 % en Allemagne, 22 % en Espagne, 16 % en Grèce, 12 % au Royaume-Uni, 19 % en Italie). L’explication réside ailleurs : le patronat a fait le choix, ces vingt dernières années, d’intensifier considérablement le travail pour accroître la productivité, au détriment de l’emploi, mais aussi de l’investissement dans les nouvelles technologies et l’amélioration des conditions de travail. Tout comme l’Espagne et le Portugal, la France se caractérise par un volant plus important d’emplois peu qualifiés, précaires et sans perspective de carrière. Certes, l’emprise de l’économie informelle dans les pays du sud de l’Europe limite la portée de cette comparaison. Toutefois, si l’on ne prend en compte que les salariés ayant une activité déclarée, les classes populaires françaises subissent une précarité supérieure et des conditions de travail détériorées par rapport à des pays européens comparables.

    Pourtant, elles affichent une proportion de diplômés relativement importante, plus élevée qu’en Espagne, en Grèce et en Italie et analogue à celle du Royaume-Uni. Cette conjonction entre un bagage scolaire non négligeable et des conditions de travail très défavorables peut s’avérer explosive sur le plan politique.

    Source : @mdiplo, mai 2017


  • Soufflé par le vent : pourquoi tant de villes ont-elles leurs pauvres à l’Est - The Guardian
    https://www.theguardian.com/cities/2017/may/12/blowing-wind-cities-poor-east-ends

    Beaucoup de villes (Londres, Paris, Manchester, Helsinki, Toronto... ) ont des quartiers pauvres à l’Est. Au-delà des contextes locaux spécifiques, la domination des vents d’Ouest pourrait en partie expliquer la répétition de ces situations. Via des modélisations, les chercheurs ont montré que les riches auraient fuis les fumées des cheminées industrielles. « lls ont conclu que les zones de forte pollution étaient en effet plus susceptibles de devenir des zones défavorisées et ont constaté qu’elles se situaient généralement à l’Est ». La ségrégation spatiale aurait persisté là où la pollution a été la plus durable et la plus concentrée.

    #pauvreté #pollution #villes #ségrégation_spatiale



  • Stéphane Beaud : "La jeunesse populaire paie “plein pot” les transformations du marché du travail" - Le Monde http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/20/stephane-beaud-la-jeunesse-populaire-paie-plein-pot-les-transformations-du-m

    Le sociologue Stéphane Beaud qui fait paraître Une génération sacrifiée ? Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée aux presses de l’école normale sup, souligne combien la désindustrialisation lamine les jeunes des classes populaires.

    La difficulté d’accéder à un emploi stable retarde toute socialisation professionnelle et allonge le temps de la jeunesse.
    Maintenus dans un statut indéterminé, marqué par une alternance entre stages, contrats précaires et chômage, ces jeunes vivotent sans perspectives d’avenir.

    http://www.presses.ens.fr/477-sciences-sociales-une-generation-sacrifiee.html
    #jeunes #travail #sociologie #


  • « Les bannis du caddie » - Le Temps
    https://www.letemps.ch/suisse/2017/05/19/bannis-caddie

    En Suisse, ceux qui volent ou troublent l’ordre public peuvent être exclus des supermarchés durant des années. Et sévèrement punis s’ils tentent d’y pénétrer. Enquête sur une pratique qui a le vent en poupe.

    Ce jour-là, Jérémy n’a commis d’autre crime que d’entrer dans ce supermarché alors qu’il n’en avait pas le droit. Il sera condamné le lendemain à 300 francs d’amende, ainsi qu’à payer 250 francs de frais de procédure, selon l’ordonnance pénale émise par le Ministère public genevois le 26 mars dernier, et que Le Temps a pu consulter. En droit, le Français s’est simplement rendu coupable de « violation de domicile ».

    Notre enquête dévoile une pratique aussi discrète que répandue : l’interdiction de supermarchés visant une population de petits voleurs récidivistes, de sans papiers, de marginaux et de personnes psychologiquement fragiles. Des damnés de la terre devenus bannis du caddie – parce que les supermarchés, avant d’être des lieux publics, sont des endroits privés dont on peut être exclu presque sur un claquement de doigt.

    La police privée progresse... ;(

    #police_privée #pauvreté #exclusion


  • La fin du salariat ou le renouveau de l’exploitation | Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2017/03/16/la-fin-du-salariat-ou-le-renouveau-de-lexploitation

    Pendant que tout le monde fait mine de s’esbaudir devant les habits neufs de l’empereur, la vie politique se vide de toute substance et se limite au seul combat des chefs, spectacle non seulement fort peu intéressant, mais également manœuvre de diversion qui nous écarte de tout questionnement sociétal, de toute réflexion quant à la société actuelle, son fonctionnement, les forces qui la travaillent et ce vers quoi nous aspirons réellement à aller.

    #chômeur #confiscation #démocratique #débat #libéralisme #propagande #société #travail

    • Des universitaires ont réécrit un code du travail allégé, mais plus protecteur – EURACTIV.fr
      http://www.euractiv.fr/section/justice-affaires-interieures/news/des-universitaires-ont-reecrit-un-code-du-travail-allege-mais-plus-protecte

      L’émergence de l’économie des plateformes a révélé les écueils du code du travail à l’ère du numérique. À l’heure de l’ubérisation, certains travailleurs indépendants sont en réalité dépendants, selon le GR-Pact, et le droit ne protège pas ce sous-salariat qui est en train de se constituer.

      Aujourd’hui, «  le contrat de travail laisse de côté ceux qui sont dépendants de la volonté d’autrui  », explique Julien Icard, professeur de droit à l’université de Valenciennes. L’idée est alors de réintégrer dans le champ du code du travail ceux qui en étaient exclus, en créant deux nouvelles catégories : les salariés autonomes et les salariés externalisés.

      Ainsi, les chauffeurs Uber par exemple seraient des «  salariés autonomes  » en ce sens qu’ils garderaient la liberté de leur emploi du temps et bénéficieraient en même temps de protections minimales garanties par le code du travail, à savoir : un salaire minimum et le droit à un revenu de remplacement en cas de non-activité (une indemnité chômage en quelque sorte).

    • Plus de 20.000 décès liés au travail en 15 ans ! Les intérêts industriels prévalent sur la santé au travail - non sujet collectif qui favorise la mort de la médecine du travail... : Pharmacritique
      http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2017/03/18/en-15-ans-plus-de-20-000-deces-lies-au-travail-les-in

      Ni les industriels ni les autres corporations qui sont à leur botte (comme les ordres professionnels des soignants, à commencer par le pire d’entre eux : l’Ordre des médecins) n’agiront de leur propre chef pour faire connaître et améliorer les conditions difficiles de travail des salariés. Et ce ne sont pas les siestes en entreprise - ou d’autres gadgets mis en place pour augmenter la durée de présence et la productivité - qui vont changer quoi que ce soit.

      Cela vaut tout autant pour les start-up et d’autres qui s’en inspirent et demandent toujours plus de sacrifices, sur le modèle des GAFA, vanté médiatiquement à coups de reportages sur des salariés « heureux » au point de passer toute leur journée en entreprise, puisque tout y est fourni... La médiatisation de ces trouvailles marketing, bien tournées, il faut le reconnaître, a entraîné encore plus de pressions exercées sur les salariés, au nom du dévouement à des patrons qui se mettent en quatre pour les salariés, quitte à prendre même leur santé en main, en leur offrant des objets connectés qui les contrôlent, ou alors par des séances de sport et l’appel à des coachs et autres « thérapeutes », sans dire un mot sur le fait que cela relève du dévoiement de toutes les lois et de tous les principes qui séparent la vie privée de la vie au travail, entraînant une violation du secret médical et la transformation progressive de l’entreprise en une institution totalitaire, selon le modèle décrit par le sociologue Erving Goffman pour l’armée ou les asiles...

      C’est certainement par philanthropie que les patrons envahissent ainsi la vie des salarié.e.s, allant même jusqu’à décider des étapes de leur vie, comme lorsqu’ils poussent les femmes à la cryoconservation de leurs ovocytes... La « violence douce » du message - ne faites pas d’enfants maintenant, ça n’arrange pas nos affaires... - peut avoir des conséquences très violentes sur l’ensemble de l’existence d’un.e salarié.e et de sa vie de couple.

      Catherine Abou El Khair a publié le 16 septembre 2016 un article édifiant dans Le Monde sur l’envers du décor des start-up : Le côté obscur des start-up. La vie personnelle passe à la trappe, les droits des salariés ne sont pas respectés au nom d’une souplesse nécessaire dans une boîte qui fait ses débuts sur un marché très concurrentiel, au nom aussi d’une endurance à acquérir, d’une polyvalence vue unilatéralement comme une chance et d’une « culture du dépassement de soi qui, en fait, se traduit surtout par du dépassement d’heures supplémentaires ». Celles-ci passent à la trappe quant il s’agit de les payer, parce que la jeune boîte doit rester compétitive, et ainsi de suite dans le cercle vicieux qui use les salariés jusqu’à l’épuisement, et n’en a cure, puisqu’il y a une armée de jeunes prêts à accepter ces jobs « de rêve ».