• Gouvernance, pandémie et auto-contrôle
    https://lundi.am/Gouvernance-pandemie-et-auto-controle-3618

    Depuis le début de la pandémie de Covid-19, les références à Michel Foucault se sont répandues presque aussi rapidement que le virus lui-même. Pour le meilleur et souvent par les pires, le philosophe et sa biopolitique ont été convoqués à tout-va pour comprendre ce qu’il était en train de nous arriver. Les mauvaises lectures de Foucault consistent le plus souvent à régurgiter maladroitement quelques cadres analytiques alors que toute la puissance de son travail aura au contraire consisté à dynamiter les cadres. C’est donc en tirant le meilleur du philosophe que Dimitri M’Bama formule la question qui selon lui nous fait face : il ne s’agit pas de se demander « ce que nous pourrions faire d’autre » mais « comment pouvons-nous continuer comme ça ? ».

    Le COVID-19 devait changer le monde. C’est en tout cas ce que tous les signaux laissaient croire : rhétorique officielle à mi-chemin entre la guerre et l’effondrement, prévision de la plus grande récession économique depuis 1929, instauration d’un état d’urgence sanitaire dans de nombreux pays et explosion du nombre d’articles universitaires sur la question. On pourrait aussi parler de la contamination médiatique qui a progressivement remplacé l’actualité mondiale par le décomptage des morts et de la contamination symbolique qui a fait du langage une suite de synonymes pour le confinement. Dans tous les cas, l’épidémie avait le profil pour être un évènement total, le point zéro politique, économique et culturel de la postmodernité, l’espèce de tournant millénariste qui devait assurer la transition entre « un monde d’avant » encore traumatisé par deux crises financières et un « monde d’après » purgé une fois pour toutes des vicissitudes du Capital. Et puis la « deuxième vague » est arrivée. Plusieurs millions de gens ont été reconfinés. Le réel a gentiment repris le dessus sur la fiction et le quotidien est redevenu unidimensionnel [1]

    [1] Herbert Marcuse, L’Homme Unidimensionnel, Paris,...
    . Bref : l’éternel retour a renvoyé dans les cordes l’eschatologie, et le temps semble maintenant venu de tirer quelques conclusions : ou bien « le monde d’après » n’a toujours pas fait son apparition triomphale sur la terre, ou bien celui-ci n’est qu’une forme particulièrement aggravée et dystopique du « monde d’avant ». En nous inspirant de Foucault, nous aimerions ici discuter l’idée que l’épidémie de COVID-19 constitue une radicalisation de l’ordre néolibéral. Par son caractère mondial et omniprésent, le virus créé aussi un climat anxiogène favorable à l’expérimentation de nouvelles techniques de pouvoir qui pourraient -cette fois-ci - constituer la véritable architecture du « monde d’après ». Le but de cette petite étude n’est pas de « dédramatiser » la situation sanitaire, mais bien d’effectuer le constat beaucoup plus grave qu’elle s’intègre parfaitement à ce qu’on pourrait désigner comme une rationalité politique de la catastrophe – vision de longue date dans laquelle la pandémie ne représente qu’une nouvelle « étape ».

  • Vers des institutions animistes | Les auditions du parlement de Loire
    https://topophile.net/rendez-vous/vers-des-institutions-animistes-les-auditions-du-parlement-de-loire

    Et si, pour la première fois en Europe, un fleuve avait la possibilité de s’exprimer et de défendre ses intérêts à travers un système de représentation interspécifique ? Animée par l’écrivain et juriste Camille de Toledo, la commission pour un parlement de Loire vous invite à suivre son travail d’enquête au travers d’une série d’auditions.... Voir l’article

    • C’est une piste intéressante, mais tout aussi intéressant est de constater qu’en France, on étudie la possibilité d’une personnalité juridique à un fleuve, à des arbres millénaires, mais pas à des animaux pourtant reconnus sentients ! Pays de chasseurs et éleveurs impénitents, tout puissants lobbys qui ont l’oreille du Sénat et de la Présidence de la République.

  • La pétro-masculinité
    http://carfree.fr/index.php/2020/11/27/la-petro-masculinite

    Voici un nouveau concept que nous n’avions pas encore abordé sur Carfree France, celui de pétro-masculinité (Petro-masculinity en anglais). Cara Daggett, chercheuse en sciences politiques à Virginia Tech (Blacksburg dans Lire la suite...

    #Destruction_de_la_planète #Fin_de_l'automobile #Fin_du_pétrole #Réchauffement_climatique #climat #énergie #pétrole #politique #pollution #recherche #sexisme #sexualité #SUV #usa #violence

  • Depuis Plutarque, nombre d’auteurs s’interrogent sur l’utilité de manger de la chair animale. D’autres se sont depuis interrogé sur les dérives de l’industrie de la viande. Séduits, dubitatifs ou carrément hostiles, vous trouverez votre bonheur dans l’un (ou plusieurs) de ces 10 livres pro-végétariens.
    Je recommande Plutarque, Jonathan Safran Foer, Nicolino et bien sûr Charles Patterson
    https://www.vanityfair.fr/culture/voir-lire/diaporama/litt-list-to-be-veggie-or-not-to-be-/32068

  • Le mouvement de défense des animaux, mouvement planétaire et désormais vieux de 150 ans, serait en nombre le premier mouvement de femmes, avant les mouvements féministes eux-mêmes ; en effet, 68 à 80 % des militants pour les animaux sont des femmes. Pourquoi les femmes ont-elles été les premières à prendre conscience de l’exploitation des animaux par les humains, que ce soit dans l’élevage, les cirques, la vivisection, à la chasse comme à la corrida ?

    « Le spécisme se fonde sur une appropriation directe, physique des autres animaux et tente de se légitimer par l’idée d’un ordre du monde naturellement hiérarchisé. Ce schéma présente de nombreux points communs avec d’autres systèmes d’oppression, notamment ceux du racisme, du capacitisme et du sexisme. En raison de cette matrice commune, l’antispécisme apporte des points de vue nouveaux aux autres luttes progressistes et à la pensée éthique et politique en général. »
    Deux critiques de livres sur mon blog :
    http://hypathie.blogspot.com/2020/11/feminisme-et-cause-animale-solidarite.html


    #Elevage #Spécisme #Complexe_agro_industriel #Biosécurité #Pandémies

  • A proximité d’algues vertes aux odeurs nauséabondes, de graves incidents ont été constatés sur les côtes bretonnes : un cheval, des chiens, des sangliers, un homme allant travailler sont retrouvés morts. Des associations se mobilisent progressivement pour mener un combat difficile face aux autorités qui tentent d’étouffer l’affaire.

    L’agriculture intensive et notamment l’élevage de porcs semblent très largement suspectés dans l’origine de ces décès. Dans les années 1960, alors que le plan Marshall est mis en œuvre, les terres agricoles sont « remembrées » et modernisées sur le modèle américain.
    https://pantin.bibliotheques-estensemble.fr/catalogue/selections/243-algues-vertes-ines-leraud
    #Elevage #Complexe_Agro_Industriel #Alguesvertes

  • " Depuis des années, Inès Léraud enquête sur les horreurs de l’agroalimentaire en Bretagne. Pas facile. Ce beau monde est très malin pour s’entourer de silences et de connivences. Il faut de l’entêtement et du temps.

    Pour être têtue, elle est têtue, Inès. On la connaît, c’est une ancienne modeste et géniale de Là-bas. Et pour avoir le temps, elle s’est installée pendant quatre ans dans un village au cœur de la Bretagne. Pas évident au début, mais la confiance est venue, et elle a commencé à diffuser des reportages qui ont dévoilé les méthodes de l’agroalimentaire et ses dégâts, autant sur la santé du petit personnel que sur la verdoyante nature bretonne. Verdoyante, c’est surtout les algues qui l’ont intéressée au point d’en faire un album de BD qui lui vaut un gros succès et aussi de gros ennuis [1].

    La voilà qui subit des pressions, elle et son éditeur, la voilà poursuivie en justice par un gros patron ombrageux. Le procès aura lieu les 20 et 21 janvier au TGI à Paris. Mais du coup, c’est toute une élite locale de patrons, d’élus et de notables qui apparaît dans une lumière pas vraiment à leur avantage. Et c’est aussi toute une mobilisation pour défendre la liberté d’informer sur le secteur agroalimentaire. Et c’est aussi des journalistes en Bretagne qui refusent la docilité à laquelle la précarité les contraint, et qui s’organisent au sein d’un collectif, Kelaouiñ, qui veut dire « informer » en breton. Tout ça à cause d’UNE journaliste. Il y a 35 000 cartes de presse en France, vous imaginez, même 10 %, mettons 3 500 journalistes, aussi têtus dans le pays ? Les méchants ne dormiraient plus jamais. Mais heureusement que tous les journalistes ne font pas comme Inès Léraud." Là-bas si j’y suis :
    https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/heureusement-que-tous-les-journalistes-ne-font-pas-comme-ines-leraud
    #elevage #complexe_agro_industriel #viande #Bretagne #Lobby

  • LES FEMINISTES SONT-ELLES MISANDRES ?
    https://sporenda.wordpress.com/2020/11/26/les-feministes-sont-elles-misandres

    Je vois passer régulièrement sur mon mur des déclarations telles que « les féministes ne sont pas contre les hommes, elles sont contre le sexisme », acompagnées, comme si ces postantes craignaient que ça ne soit pas assez clair, de protestations insistantes : « non, les féministes ne sont pas misandres ! »

    Ces protestations insistantes sont profondément déprimantes aux yeux des féministes radicales.

    D’abord, comment est-il possible que des féministes soient incapables de discerner l’illogisme quasi-oxymorique d’énoncés tels que : « nous ne sommes pas contre les hommes, nous sommes contre le sexisme » ?

    Comment se fait-il qu’elles ne perçoivent pas l’absurdité de cette phrase, alors que le non-sens de l’affirmation : « nous ne sommes pas contre les fascistes, nous sommes contre le fascisme » leur sauterait aux yeux ?

    Quelle est la catégorie d’humains responsable de l’élaboration et de la propagation des préjugés sexistes, et surtout à laquelle de ces catégories bénéficient ces préjugés ? Aux femmes ou aux hommes ?

    Car si les femmes véhiculent ces préjugés, il faut rappeler que ce n’est qu’à leur détriment, et dans la mesure où elles ont elles-mêmes si totalement intériorisé la normalité de la domination masculine qu’elles ont adopté le point de vue de ceux qui les oppriment (male identified) jusqu’à légitimer leur propre oppression.

    Le sexisme n’est pas un problème purement culturel–la conséquence d’un « manque d’éducation » à l’égalité chez les hommes, la reproduction irréfléchie de traditions séculaires aberrantes– c’est l’instrument essentiel d’un projet politique –la masculinité hégémonique–en ce qu’il le met en oeuvre concrètement, sous la forme de toutes sortes de discours et de pratiques sociales qui ont pour point commun de maintenir une relation inégalitaire entre les sexes et de favoriser systématique les intérêts masculins.

    Majoritairement, ceux qui mettent en oeuvre cette praxis inégalitaire, ce sont les hommes.

    C’est affligeant de devoir énoncer de tels truismes, mais il n’y a pas plus de sexisme sans sexistes que de racisme sans racistes ou de fascisme sans fascistes : dans la lutte militante, on ne peut pas séparer une idéologie de ceux qui la théorisent, l’interprètent et la diffusent. on ne peut donc pas combattre le racisme ou le sexisme sans s’en prendre aux racistes ou aux sexistes.

    Mais pourquoi cette distinction faite avec tant d’instance entre hommes et sexisme par les non-radfems ? Quel est le message codé dont elle est porteuse ?

    Signaler que l’on est contre le sexisme, pas contre les hommes, pour celles qui jugent indispensable de répéter constamment ce mantra, c’est faire savoir que oui, elles sont féministes, mais qu’en aucun cas, le fait qu’elles soient féministes ne pourra compromettre leur relation avec les hommes, qui est posée implicitement comme non-négociable et prioritaire.

    A chaque fois qu’elles s’affirment féministes, il est donc indispensable à leurs yeux de poser tout de suite après un autre énoncé qui corrige le tir, annule en quelque sorte le premier et dont le but est de rassurer les hommes : « non, vous n’avez rien à craindre de nous, notre féminisme n’aura aucune conséquence désagréable pour vous, il ne changera rien à notre relation, » ; et qu’ils sachent bien surtout qu’elles ne veulent ni les blesser ni les offenser.

    Donc implicitement, elles leur assurent que leur féminisme sera toujours limité à ce qu’ils voudront bien leur autoriser, et qu’elles ne feront rien qui puisse susciter leur désapprobation. Le « féminisme qui va trop loin », c’est-à-dire celui qui choque et dérange les hommes, ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles, elles le refusent a priori. Elles attestent ainsi que leur féminisme ne veut rien changer d’essentiel dans les rapports homme-femme, qu’il ne remettra pas en cause la domination masculine elle-même–et garantissent ainsi sa quasi-totale inefficacité,

    L’autre message envoyé aux hommes, c’est : « vous aurez beau nous fémicider, nous violer, nous harceler, nous exploiter, nous discriminer, nous prostituer, nous pornifier, nous n’éprouvons et n’éprouverons jamais aucune rancune tenace, aucun ressentiment inexpiable, aucune colère inapaisable envers vous. Quoique vous puissiez nous faire, nous supprimerons notre rage, refoulerons notre désir de vengeance, nous serons toujours gentilles, patientes et pédogiques avec vous, nous dépenserons éventuellement des trésors d’énergie pour vous changer –mais nous ne vous rejeterons jamais et nous continuerons loyalement à vous aimer, à vous soigner et à vous servir ».

    C’est ce que précise encore plus clairement le « les féministes ne sont pas misandres » qui est un engagement explicite à toujours respecter cette règle patriarcale essentielle qui interdit aux femmes de détester les hommes (alors que la misogynie est intrinsèque à la virilité traditionnelle et normative dans les cultures patriarcales), et les contraint à les aimer. Car les femmes sont la seule catégorie opprimée à qui il est interdit de ressentir de l’animosité envers leurs oppresseurs –ni les Juifs, ni les colonisés ni les esclaves n’étaient sommés d’aimer leurs bourreaux. Sous sa forme collective, le syndrome de Stockholm est spécifique à la classe des femmes.

    Ce genre d’énoncé désole les radfems parce qu’il exprime une demande affligeante d’approbation masculine, une profonde insécurité affective, la peur panique chez ces femmes qu’un féminisme trop intransigeant fasse fuir les hommes, la hantise d’être abandonnée et rejetée par eux si elles sortent du cadre que le patriarcat leur prescrit, de se retrouver seules car étiquetées comme rebelles et anti-mâles, donc incasables, et vouées à finir leur vie avec leurs chats.

    Si ces femmes tiennent absolument à rester dans les codes patriarcaux de la féminité, c’est parce que leur identité est centrée sur une définition d’elles-mêmes fondée sur leur lien avec les hommes, lien impliquant une dépendance affective et matérielle telle qu’elles ne peuvent absolument pas laisser le féminisme le mettre en danger.

    Etre féministe mais s’interdire de vexer ou fâcher les hommes, ou de nuire à leurs intérêts d’aucune façon, et poser a priori le maintien du lien avec eux comme non-négociable, c’est s’enferrer dans une contradiction interne majeure : vous reconnaissez implicitement que le périmètre de réflexion et d’action de votre féminisme sera déterminé par l’approbation masculine, ce qui est la définition même du libfem.

    Plus grave encore, cette peur panique d’être accusée de misandrie augmente l’exposition de celles qu’elle domine aux violences masculines : du fait qu’elles s’interdisent d’éprouver des sentiments négatifs pour les hommes et en conséquence refusent par principe de rompre leurs liens avec eux même s’ils leur sont toxiques, il leur sera particulièrement difficile se libérer de l’emprise d’individus dangereux–on sait que de nombreuses femmes battues sont incapables de détester les hommes qui leur font du mal, ce qui est pourtant une réaction d’auto-protection normale. Socialiser les femmes à aimer inconditionnellement les hommes, c’est les priver de la capacité psychologique de se protéger contre leurs agressions et les préparer à leur statut de victimes. On peut dénoncer la misandrie comme abusivement généralisatrice et réductrice–mais elle présente cet avantage indiscutable pour les femmes : en ce qu’elle les incite à se méfier des hommes et à les fuir, elle est protectrice, en particulier pour celles qui ont un parcours de vie jalonné de violences.

    Certain.es objecteront que c’est mettre tous les hommes dans le même panier, ce qui est injuste pour les « hommes bien ». Si les femmes et féministes misandres mettent tous les hommes dans le même panier, ce n’est pas parce qu’elles refusent d’admettre qu’il existe des « hommes bien », respectueux des femmes, voire alliés actifs du féminisme (elles le savent, et nous le savons toutes), c’est parce qu’il n’existe à ce jour aucun moyen infaillible de distinguer avec certitude les hommes dangereux des « hommes bien ». Face à cette impossibilité potentiellement mortelle de faire le tri (la majorité des 87 000 femmes annuellement victimes de féminicide dans le monde pensaient sans doute initialement avoir épousé des « hommes bien »), la misandrie a le mérite d’éliminer tous les risques : pas de contacts avec les hommes, pas d’agressions.

    Il n’est absolument pas indispensable d’être misandre pour être féministe, mais cela n’est pas interdit non plus–parce que le droit légitime à être misandre des femmes multitraumatisées par les violences masculines doit être respecté : face à l’impuissance (ou au manque de volonté politique) des pouvoirs publics et de la société à réduire les violences envers les femmes, leur misandrie est le seul moyen à peu près efficace qu’elles aient trouvé pour se protéger,–et c’est une autre violence patriarcale que de leur refuser.

  • Insuffisance de précautions préventives contre les pandémies, émissions massives de gaz à effets de serre, surconsommation d’antibiotiques, près des trois-quarts des principaux fournisseurs de viande, de poisson et de produits laitiers au monde ne font donc pas suffisamment d’ efforts pour éviter l’ éclosion et la propagation d’ une future pandémie. C’ est l’ une des conclusions de la troisième étude sur l’ impact ESG (environnement, social et gouvernance) des grands producteurs de protéines cotés en Bourse* réalisée par le réseau d’ investisseurs FAIRR représentant des actifs de plus de 25.000 milliards de dollars. Ce groupement réunit notamment les sociétés de gestion françaises Amundi, LBPAM, Mirova et Comgest.

    44 des 60 entreprises étudiées sont classées comme « à risque élevé » selon un nouveau « classement des risques de pandémie » établi par FAIRR et fondé sur les critères de notation considérés comme essentiels pour prévenir le risque de futures pandémies zoonotiques : la sécurité des travailleurs, la sécurité alimentaire, le bien-être animal et la gestion des antibiotiques.
    https://www.boursorama.com/bourse/actualites/les-producteurs-de-viande-pourraient-favoriser-de-nouvelles-pandemies-96
    #Elevage #viande #pandémies

  • « J’adore mon travail. Et depuis 2019, je ne compte pas mes heures. Après le premier confinement, j’ai touché la prime Covid de 1000 euros attribuée par l’Etat. Et je suis maintenant en CDI. J’ai aussi signé un contrat d’intégration républicaine. Pourtant, le préfet dit que je n’ai pas fait la preuve de mon insertion dans la société française. Je ne comprends pas. J’ai un terrible sentiment d’injustice », confie Lydia qui réside à Montmélian (Savoie).
    En Savoie, une aide-soignante d’origine béninoise, veuve d’un français, menacée d’expulsion en pleine épidémie https://www.leparisien.fr/societe/en-savoie-une-aide-soignante-menacee-d-expulsion-en-pleine-epidemie-22-11

    • En Savoie, une aide-soignante menacée d’expulsion en pleine épidémie

      #Lydia_Veyrat, 37 ans, était mariée à un Savoyard et le couple vivait au Bénin. En 2019, Roger, le mari de Lydia, meurt. La Béninoise se rend en Savoie pour régler la succession de son défunt mari. Des démarches qui vont prendre du temps. Alors Lydia cherche du travail. Au Bénin, elle était infirmière. Mais son diplôme n’est pas reconnu en France. Elle trouve un emploi d’ #aide-soignante dans un #Ehpad de #Pontcharra (Isère), accumule les contrats.

      Pourtant, le préfet de Savoie vient de signifier à Lydia « une obligation de quitter le territoire français » ( #OQTF ). Une décision incompréhensible pour la jeune aide-soignante.

      https://www.leparisien.fr/societe/en-savoie-une-aide-soignante-menacee-d-expulsion-en-pleine-epidemie-22-11

      #renvois #expulsions #France #Savoie

    • Savoie : la justice confirme l’expulsion d’une aide-soignante en pleine crise sanitaire

      Le tribunal administratif de Grenoble rejette la requête déposée par Lydia Veyrat. Employée d’un Ehpad, cette aide-soignante béninoise résidant à Montmélian en Savoie conteste son obligation de quitter le territoire en pleine crise sanitaire.

      https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/savoie-la-justice-confirme-l-expulsion-d-une-aide-soignante-en-pleine-cri

    • Lydia Veyrat, aide-soignante béninoise menacée d’expulsion, va obtenir un titre de séjour

      Lydia Veyrat, employée dans un Ehpad d’Isère, va pouvoir obtenir un titre de séjour, ont annoncé vendredi les ministres Marlène Schiappa et Olivier Véran dans un communiqué commun.

      C’est un soulagement immense pour Lydia Veyrat. Cette aide-soignante béninoise, employée en CDI dans un Ehpad d’Isère, va pouvoir obtenir un titre de séjour lui permettant de rester en France, ont annoncé vendredi 27 novembre Marlène Schiappa, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la citoyenneté, et Olivier Véran, ministre de la Santé.

      « Je suis libérée ! Je vais pouvoir rester avec mes résidents [de l’Ehpad] et mes collègues, donner le meilleur de moi-même. Je vais continuer à me battre aux cotés de mes collègues dans cette crise sanitaire », a-t-elle confié à InfoMigrants, quelques heures après l’annonce, encore sous le coup de l’émotion.

      « Que je travaille en France, c’était le rêve de mon mari et il va pouvoir se réaliser. »

      Mariée à un Français avec qui elle a vécu pendant 20 ans au Bénin, Lydia Veyrat est arrivée en France en mai 2019 après la mort de son époux. Le couple avait prévu de venir s’installer dans l’Hexagone pour des raisons médicales, Monsieur Veyrat étant très malade. Cet ingénieur en électricité n’a malheureusement pas eu le temps d’arriver en France et est mort dans son pays.

      De son côté, Lydia Veyrat – qui avait déjà quitté son emploi d’infirmière au Bénin pour s’installer en France – a décidé de venir seule en Savoie afin de régler la succession de son mari. Elle a rapidement trouvé un emploi d’aide-soignante et avait signé un CDI dans un Ehpad en octobre dernier.

      Pourtant, son renouvellement de titre de séjour a été refusé et la soignante a reçu une Obligation de quitter le territoire français (OQTF), au motif, notamment, qu’elle ne serait pas assez intégrée à la société française.

      Le recours déposé par son avocat Me Didier Besson devant le tribunal administratif de Grenoble avait été rejeté lundi.
      Découragement

      « Mme Veyrat commençait vraiment à se décourager. Moi, je lui disais de tenir bon car je voyais l’ampleur de la couverture médiatique de l’affaire », a-t-il déclaré à InfoMigrants.

      Selon lui, « c’est vraiment le fait que Mme Veyrat soit soignante qui a débloqué les choses ». « J’ai d’autres cas de personnes [dans la même situation] qui sont aberrants » mais qui ne reçoivent pas de réponse favorable, souligne le conseil.

      « Les services de la préfecture de Savoie prendront l’attache de Madame Guinnou veuve Veyrat aujourd’hui pour formaliser cette décision », affirme le communiqué commun de Marlène Schiappa et d’Olivier Veran,

      Didier Besson, lui, dit s’attendre à ce que la préfecture « traîne la patte comme d’habitude ». « Il manque toujours un papier, après ils nous renvoient sur leur site. Il faut parfois que j’accompagne des personnes à la préfecture pour qu’ils acceptent d’enregistrer leur dossier », déplore-t-il. « Mais là, ils ne vont pas voir le choix, ils vont devoir plier. »

      https://www.infomigrants.net/fr/post/28801/lydia-veyrat-aide-soignante-beninoise-menacee-d-expulsion-va-obtenir-u

    • voir aussi :

      Finalement, Lydia Veyrat, infirmière béninoise venue en France pour y suivre son mari français et décédé depuis, travaillant en France comme aide-soignante auprès de patients COVID, ne sera pas expulsée ! La Préfecture de Savoie, devant la bronca sur les réseaux sociaux sans doute, lui remet une carte de séjour.

      https://seenthis.net/messages/888552

  • C’est un meurtre qui secoue la Libye. L’avocate Hanane al-Barassi a été abattue dans sa voiture, mardi 10 novembre, en pleine rue à Benghazi, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès d’une source sécuritaire dans l’est du pays. Figure médiatique en Libye, Hanane al-Barassi, 46 ans, donnait constamment la parole à des femmes victimes de violences, dans des vidéos qu’elle diffusait ensuite sur les réseaux sociaux. Elle dirigeait aussi une association locale défendant les droits des femmes.
    « Hanane al-Barassi a été tuée par balles dans la Rue 20, l’une des plus grandes artères commerçantes de Benghazi », a dit à l’AFP la source sécuritaire, qui a requis l’anonymat.
    https://madame.lefigaro.fr/societe/lavocate-et-militante-des-droits-des-femmes-hanane-al-barassi-abattu
    #droitshumains #corruption #Libye #assassinat

  • Le corps, cet objet éminemment historique, domestiqué, violenté, pathologisé ".

    Après Caliban, (voir ma chronique de 2017) Silvia Federici continue, en 9 courts chapitres alertes, son exploration de la captation-transformation des corps pour les besoins du capitalisme : celui de l’ouvrier d’abord, temps minuté, gestes calibrés au rasoir pour servir une machine convoyeur, puis corps augmenté pour servir les défis à venir : aller dans l’espace, la Terre étant désormais vidée de ses ressources. Puis le corps des femmes, historiquement domestiqué pour le travail de (re)production d’autres corps pour l’usine et aussi pour la guerre, avec interdiction et criminalisation de l’avortement et de la contraception comme crimes contre l’humanité.

    Pour les femmes donc, après la création de la figure de la « sorcière » qui a contribué à la tentative de « perfectionnement de l’humain », la dernière trouvaille du capitalisme c’est de vendre leurs corps à la découpe, histoire d’améliorer les fins de mois. La GPA, Gestation pour Autrui, (Federici s’y oppose) parée du substantif valorisant d’ ’altruisme’, (qui refuserait d’être altruiste, franchement ?) est donc le dernier moyen, permis par les techniques de reproduction largement expérimentées et utilisées sur les animaux d’élevage, pour asservir le corps des femmes au profit des hommes gays et de tous les couples stériles, du moment qu’ils paient pour utiliser 9 mois de votre vie, pour une stricte surveillance de la femme durant la grossesse, son « produit » ne lui appartenant pas, pour sa soumission à des techniques biologiques invasives, pour finalement aliéner ce « produit » à d’autres personnes par contrat. Rappelons à toutes fins utiles, qu’il n’y a pas de droit à l’enfant, pas plus que de droit au sexe dans la Déclaration des droits humains !
    http://hypathie.blogspot.com/2020/11/des-corps-en-capitalisme.html

    #Federici #Féminisme #Matérialisme

    • C’est le vieux débat clivant de la priorité des luttes. Ici ca fait féministe blanche. La photo ne viens pas me contredire. Il y a des femmes qui se sentent plus solidaires de leur classe ou de leur race que de leur genre. Et on peu aussi ne pas vouloir exclure les différentes luttes. Les féministes militent souvent sur de nombreuses causes. C’est en tout cas une affirmation impossible a quantifié sérieusement.

    • @nicolasm Oui, mais moi je ne marche pas dans l’intersectionnalité, le féminisme est universel. Donc, ennemi principal : le patriarcat et ses agent.es, surtout les mecs, ils bénéficient tellement du système qu’on les voit mal le saborder (d’où le ridicule des #Lesmecsavecnous et autres # des réformistes libérales sur Twitter que je ne partage jamais). Pour le coup des « féministes blanches », aller voir mon blog et mon thread sur Twitter. Je me fais traiter régulièrement de tiersmondiste pleureuse parce que je défends les femmes agricultrices du Monde Tiers qui n’ont accès ni aux prêts bancaires, ni aux machines (phalliques réservées aux mâles, gros engins petits zinzins) ni, du coup, aux gains de productivité qu’elles permettent. Ceci dans l’indifférence générale. Ce sont elles qui « nourrissent le monde » contrairement à ce que me prétendent tous les jours que j’en rencontre les éleveurs de la #FNSEA. Mâles à 95 %, of course. #fatigue

    • Donc d’une certaine manière c’est intéressant, de rappeler que les femmes peuvent toujours soutenir des luttes concernant la classe et la race, elles n’en resteront pas moins des femmes dans les yeux de leurs camarades.

      Je suis d’accord avec toi @aude_v mais on peut tout autant dire que les femmes noires peuvent toujours soutenir des luttes concernant la classe et le genre, elles n’en resteront pas moins des femmes noires dans les yeux de leurs camarades blanc·he·s.

      Personnellement je met une priorité sur le féminisme mais je vais pas mettre la pression sur les femmes racisées ou en situation de handicape ou lesbiennes ... qui choisissent d’autres priorités que le féminisme.

    • @hypathie

      Oui, mais moi je ne marche pas dans l’intersectionnalité, le féminisme est universel.

      Je trouve le mot « intersectionnalité » bien plus riche et précis que « universel ». Il a une histoire qui prend racine dans le féminisme ( plus précisément le féminisme des femmes noires US) qui le rend plus adapté d’un point de vue féministe. Puisqu’il a cette origine afro-féministe il a cette base qui le renvoie à ces luttes (cf sexe, race et classe d’Angela Davis) et le féminisme est un mouvement qui s’est toujours investis dans toutes les luttes (y compris toi qui est aussi écologiste et végé). Dans ce sens je trouve que le mot « intersectionnalité » contiens l’idée d’universalité du féminisme mais en ajoutant plus encor.
      Je trouve que dans « intersectionnalité » il y a l’idée d’une multitudes d’individu·E·s qui sont à la croisées d’une grande toiles de systèmes. C’est un mot que je trouve imagée avec cette idée de section. Je le voie pas comme une fabrication de particularismes ou une individualisation au détriment de l’idée politique des ensembles de discrimination systémiques, culturelles ou collective.
      Je ne comprend pas ce qui te gène autant dans l’idée d’intersectionnalité pour que tu t’en défende comme tu le fait. L’intersectionnalité ne dit pas que les femmes ne sont pas toutes concernées par la lutte féministe d’une manière universelle. Il dit que le féminisme doit être capable de prendre en compte les particularismes au sein de son universalité.

      @aude_v je suis d’accord avec toi. Les femmes ne sont pas des hommes, elles sont à la limite de l’humanité et souvent en dehors. Ca rend la tache difficile de te faire entendre.

      Il se trouve quand même qu’on discute ici plutot entre blanc·he·s et que la citation qui a lancé la discutions viens aussi d’une femme blanche. Du coup la citation qui enjoint les femmes de toutes races, classes, ages, groupe ethnique et nationalités à faire ce que la dame blanche qui a le micro demande et qu’elle dit que c’est universel, c’est un peu abusé.
      Ca me fait pensé aux machos de gauche qui me disent qu’on parlera des femmes (races, ages, groupe ethnique et nationalités) après le grand soir et que la seule vrai lutte universelle c’est l’anti-capitalisme.

    • Merci @Odilon Effectivement, excellent papier. Mais qui confirme les études et ouvrages de Paola Tabet et de NC Mathieu sur la construction sociale de l’inégalité des sexes : les femmes n’ont pas accès aux armes ni donc aux outils (les premiers outils sont des armes pour la chasse, qui démultiplient les gains de productivité -le propulseur javelot par ex- les femmes restent donc sans défense et dans les basses zones de l’économie, fourageant, cultivant, nourrissant, rendant des « services » à faibles gains de productivité aux hommes et à leurs enfants. Mon blog ne parle guère que de ça. La pauvreté, la faiblesse économique des femmes est partout sur la planète, alors qu’elles assurent toutes les corvées dans le sens médiéval du terme : liées à une terre, à un seigneur, sans rémission, sans mobilité. Je ne supporte pas d’entendre un éleveur conventionnel me dire « nous nourrissons le monde, Madame ». C’est faux, ils détruisent le monde, spéculent sur les marchés à terme, brûlent des énergies fossiles et alimentent les écarts déjà béants de richesse entre nord et sud dans le monstrueux élevage industriel non soutenable. Les femmes, elles, nourrissent le monde.

  • Ça saigne sur mon blog ! Une petite histoire des règles, le livre enlevé, drôle et complet les règles d’Elise Thiébaut

    "Avoir ses fleurs, ses coquelicots, ses jours, ses lunes, son rosaire, avoir ses ourses (allusion à la Déesse Artémis : étymologiquement ourse puissante ?), ses ragnagnas, les anglais ou les russes qui débarquent..., les expressions populaires pour désigner les règles ou menstrues abondent, toutes plus poétiques les unes que les autres.

    Drôle, sans tabous, plein de ressources, ce livre évoque toutes les problématiques des règles, mythologie, histoire, garnitures à travers les âges, et alternatives actuelles aux tampons, en réalité extrêmement polluants et très difficiles à dégrader, et les deux combats les plus récents menés par les femmes : la tampon taxe, et la composition des tampons. On expérimente la Moon Cup réutilisable qui laisse s’écouler le flux sainement, ce que les tampons ne font pas, et le « flux instinctif libre » ! Là, j’ai des doutes, mais il faut voir. Le syndrome pré-menstruel, la terrible endométriose ignorée par les médecins, sont bien décrits, notamment parce que l’auteure en a souffert elle-même. Enfin, Elise Thiébaut aborde le sujet des cellules souches que contiendraient les règles. Avec des expériences sur des rats, là je suis nettement moins d’accord ! Tout savoir sur l’utérus (ce tueur qui balance à la poubelle tout ce qui ne lui plaît pas, contrairement à ce que pensent les religieux obscurantistes de tous bois aha), vos trompes de Fallope, vos ovocytes, et votre endomètre qui « refait la déco, le papier peint et le carrelage » tous les 28 jours pour recevoir un nouvel hôte au cas où... Un conseil, quand votre fille vous dit qu’elle croit qu’elle a ses règles, au lieu de lui dire « eh ben, vla aut’ chose » (la mère de l’auteure) faites une petite fête avec un gros gâteau (vegan) avec plein de rouge, et offrez-lui deux ou trois moon cups. Il n’y a aucune raison que nous n’ayons pas nos rites initiatiques nous aussi. Et les mecs qui passez par ici, arrêtez d’emmerder les femmes avec leurs « humeurs ragnagnas », vous avez vos propres humeurs vous aussi, et la plupart des femmes sont surprises chaque mois par le débarquement des anglais. Au point de devoir se précipiter à la pharmacie pour se trouver des protections périodiques."

    http://hypathie.blogspot.fr/2017/06/ceci-est-mon-sang-une-histoire-des.html

    • “A ce compte là, autant prendre le violeur, t’auras autant de plaisir !”
      Université - Tarn - Une professeure. Lors d’un exercice d’oral pour savoir quelles personnes (d’une liste donnée) nous sauverions si nous faisions un naufrage, une de mes collègue a dit qu’elle prendrait le surfeur, pour plusieurs raisons, puis a rajouté en rigolant que “Comme il est beau en plus, ça peut pas faire de mal !” Un des personnage était décrit comme sortant de prison après 5 ans pour viol. Voilà ce que notre professeure lui a répondu.

      Ce qui m’a rendu le plus mal à l’aise dans tout cela ? Le nombre de personnes qui a ri de bon cœur à sa blague parce que, “oh ça va détend toi, c’est qu’une blague, puis c’est drôle !” Heu… Non.

      https://seenthis.net/messages/557215

  • Tours-Bordeaux, première ligne #TGV privée de France - Le blog de Bernard Gensane
    http://bernard-gensane.over-blog.com/2017/03/tours-bordeaux-premiere-ligne-tgv-privee-de-france.html


    On admire le montage financier : on finance plus de la moitié des travaux, on garantit l’emprunt de la boite privée sur la caisse de l’État, on est engagés pour près d’un demi siècle à rembourser les pertes éventuelles et les autres escrocs vont empocher 100% des bénéfices : pas difficile d’être rentable de cette manière. Même moi, j’arriverais à m’enrichir dans ces conditions : l’État me paie 80% de mon outil de travail et me file du fric chaque fois que je me plante ! En gros, je serais fonctionnaire !

    La ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux entrera en service le 2 juillet prochain. C’est la première ligne TGV confiée à un concessionnaire privé, Vinci, à travers le consortium Lisea, Ligne à Grande Vitesse Sud Atlantique. La plupart des fonds ont été apportés par l’État. Les risques encourus par Vinci si la ligne est déficitaire sont faibles. Les profits seront garantis jusqu’au terme du partenariat public/privé en 2061.

    Vinci est associé à Caisse des Dépôts et Consignations et à deux fonds privés : Meridiam et Ardian (ex-Axa Private Equity qui gère 50 milliards de dollars d’actifs).

    La contribution de l’État est de 4 milliards d’euros (un peu plus de la moitié du budget total. L’État garantit par ailleurs l’emprunt de 3 milliards contracté par Lisea. Le privé n’a apporté en fonds propres que 700 millions d’euros.

    Dans un passé récent, la SNCF et son équivalent espagnol furent contraintes de reprendre à leur compte la ligne privée Perpignan-Figueras (Eiffage-ACS).

    En cas de faillite de la ligne Tours-Bordeaux, la responsabilité de Vinci n’excèdera pas 350 millions d’euros.

    L’alternative est simple : soit le contribuable perd, soit Vinci gagne.

    #train #transport #territoire #privatisation #PPP

  • L’Etat, une entreprise comme les autres ?

    Le mythe de l’État géré comme une entreprise revient en force. Mais comment penser l’égalité des citoyens avec le référentiel de l’entreprise ? Virginie Martin, politologue, Kedge Business School, et Yoann Bazin, directeur de la recherche ISTEC
    Performance des services publics, évaluation des politiques publiques et des fonctionnaires, libéralisation et privatisation, faillite du modèle social, ... Comme un leitmotiv il est de bon ton de dire ou de d’employer dans les cercles de la haute administration française des termes tout droit sortis du champ de l’entreprise. Mis sous la coupe de cette philosophie managériale, l’Etat pourrait enfin efficace, rentable, sans dette et, même moderne.

    Mais est-ce si sûr ? Faut-il vraiment que l’Etat soit considéré à la manière d’une entreprise ? Permettons-nous un moment de poser la question tant ce toc idéologique est dans les bouches de beaucoup de cadres et dirigeants d’entreprise, d’acteurs de la société civile, mais aussi de politiques. Avec quelques exemples bien concrets que sont des hommes venant de l’entreprise tels Trump ou Berlusconi. "

    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/l-etat-une-entreprise-comme-les-autres-666976.html

    #entreprise #économie