Fin de saison : bilan et synthèse | InternetActu.net
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Voilà près de 10 ans que l’administration publique - la CAF, notamment, rejointe depuis par Pôle Emploi et l’administration fiscale - pratique des calculs de risque - du scoring - de ses administrés, sans vraiment nous en parler… Avec le sociologue Vincent Dubois, à l’occasion de la parution de son livre « Contrôler les assistés », nous revenons sur cette révolution discrète, largement faite à notre insu, cette transformation de fond du contrôle des administrés, à bas bruit.
Comment la fouille de données, l’échange de données et la rationalisation des pratiques administratives pour mieux se mouler dans les évolutions informatiques, d’une manière bien plus réticulaire qu’on le craignait en 1978 avec le projet Safari, nous a conduit à « atteindre une forme de surveillance jamais vue »... ►https://www.internetactu.net/2021/06/22/le-calcul-de-risque-cette-revolution-industrielle-de-ladministration-p
Cette automatisation de la décision… on peut voir soit positivement, comme une posture normative, un rempart logique contre les décisions individuelles des contrôleurs. On peut également la voir négativement, car elle conduit à une forme de déréalisation du traitement des dossiers. Les situations sociales sont souvent complexes et mouvantes et ne se laissent pas appréhender sur la base de critères standards et formalisés… Les contextes familiaux et les situations complexes échappent aux catégories bureaucratiques standards.
#data_mining #croisement_données #dématérialisation #statistique_prédictive #vie_privée #déshumanisation
Priver Donald Trump de Facebook, était-ce « la » bonne solution ? – Libération
▻https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/priver-donald-trump-de-facebook-etait-ce-la-bonne-solution-20210609_C6ESG
▻https://www.liberation.fr/resizer/4KgeH85ELDR_bRChfFjlO5MT4Ow=/1200x630/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/DLVQPLX3FJHU3F45SPPOJOQWNA.jpg
Poser la question, c’est y répondre. Mais à l’heure actuelle, il n’y a que de mauvaises options, une impasse qui révèle la crise de gouvernance de l’entreprise de Mark Zuckerberg qui relie 2,85 milliards d’humains.
(FILES) In this file photo illustration, a phone screen displays a Facebook logo with the official portrait of former US President Donald Trump on the background, on May 4, 2021, in Arlington, Virginia. - Facebook’s independent oversight board on May 5, 2021 upheld the platform’s ban on former US president Donald Trump but called for a further review of the penalty within six months. The board, whose decisions are binding on the leading social network, said Trump "created an environment where a serious risk of violence was possible" with his comments regarding the January 6 rampage by his supporters at the US Capitol. (Photo by Olivier DOULIERY / AFP) (OLIVIER DOULIERY/AFP)
par Olivier Ertzscheid , Chercheur en sciences de l’information et de la communication, maître de conférences à l’université de Nantes et à l’Institut universitaire de technologie de La Roche-sur-Yon
publié le 9 juin 2021 à 6h10
L’homme qui se vantait « d’attraper les femmes par la chatte », l’homme qui refusait de reconnaître sa défaite et d’assurer la transition des pouvoirs après l’élection, l’homme qui a soutenu, encouragé et refusé de condamner l’invasion du Capitole, le 45e président des Etats-Unis, Donald Trump a été « banni » de Facebook le 7 janvier pour une durée indéterminée. Il a aussi été « banni » de Twitter mais cette fois, à perpétuité.
Donald Trump a été « déplateformisé », privé de plateforme, il a été « amégaphoni », privé de l’audience et du porte-voix qu’elles apportent.
On s’est beaucoup interrogé sur la durée du bannissement de Trump que choisirait Facebook et Zuckerberg. Elle est désormais connue : elle sera de deux ans. Trump pourra faire son retour (« si les conditions le permettent ») sur Facebook en 2023. Ce qui lui laissera le temps de revenir faire campagne sur le réseau pour les primaires et les prochaines élections américaines de 2024 (si bien sûr il choisit de s’y présenter, option qui semble aujourd’hui n’être pas totalement exclue et même assez vraisemblable).
La situation, même hypothétique, dans laquelle Trump tenterait un nouveau mandat en étant privé d’accès à la plateforme qui réunit plus de la moitié de l’humanité connectée et près de 70% des Américains, aurait été simplement intenable au regard des (des)équilibres médiatico-politiques actuels.
Le changement de règles de Zuckerberg
Mark Zuckerberg travaille à un changement assez radical dans sa manière d’envisager les règles encadrant l’expression de personnalités politiques élues sur sa plateforme. Les « personnalités publiques » s’exposant désormais à une échelle de sanctions ainsi hiérarchisées en cas – c’est précisé – de troubles à l’ordre public (« civil unrest ») et de violences en cours (« ongoing violence ») : Trump écope donc du maximum sur l’échelle des sanctions mais échappe au bannissement permanent (« permanent removal »).
On se souvient que de manière tout à fait stupéfiante, le fondateur de Facebook avait jusqu’ici assumé et acté le fait que la parole politique, du seul fait qu’elle était énoncée par une personnalité élue, serait exemptée de toute vérification, fact-checking, et autres avertissements contextuels. Le simple fait d’être une personnalité politique vous permettait donc, sur Facebook, d’affirmer sans crainte des contre-vérités, des fake news et autres mensonges, ainsi que différents appels à la haine ou à l’insurrection, sans jamais risquer d’être inquiété, contredit ou de voir son compte fermé ou suspendu.
Ce ne sera désormais plus possible (en théorie en tout cas, puisque ce ne serait pas la première fois qu’on constaterait un écart entre théorie et pratique chez Facebook). Donald Trump est banni pour deux ans et pourra ensuite faire son come-back. Et les publications des responsables politiques élus seront soumises au même régime de modération que celui de tous les autres utilisateurs de la plateforme.
Un revirement de posture en moins de deux ans
Il faudra d’abord voir si ce changement se vérifie et s’applique effectivement à l’ensemble des responsables politiques de tous les pays et à tous les niveaux, du député de province au président élu. Pour l’instant, c’est assez flou et rien n’est moins sûr : dans la discussion détaillée des mesures prises, Facebook semble garder une marge de manœuvre pour l’appliquer surtout aux politiciens « de premier plan ».
Mais on peut d’ores et déjà tirer certains enseignements paradoxaux, à commencer par le revirement complet de posture en moins de deux ans d’intervalle.
Le premier enseignement ressemble à la morale d’une fable : quand quelqu’un peut décider seul que tous les autres doivent être traités en égaux, c’est qu’il en existe au moins un qui s’estime supérieur à tous les autres. Pour le dire autrement, les hoquets et reniements de la politique de modération sur Facebook entretiennent un régime d’aléatoire qui aliène au pouvoir de quelques-uns l’ensemble de ce que 2,85 milliards d’utilisateurs sont en capacité de raconter chaque jour. Cela n’est ni juste, ni sain, ni légitime, et ne pourra jamais l’être, d’autant qu’il n’existe aucune « instance » de régulation sérieuse capable de contrebalancer le pouvoir d’un seul, l’« oversight board » (conseil de surveillance) dont Facebook s’est récemment doté étant essentiellement une farce.
On peut légitimement considérer comme une victoire le fait que la parole des responsables politiques soit enfin traitée comme celle de n’importe quel autre utilisateur de la plateforme. Comme celle de n’importe quel autre citoyen. Mais cela ne doit pas nous empêcher de nous interroger, et c’est le second enseignement, sur cette nouvelle équivalence discursive décrétée « d’en haut » et sur ce qu’elle dit du fait d’acter l’effondrement constant de la valeur de sincérité de la parole politique. Un effondrement auquel Facebook participe évidemment mais dont il n’est pas, loin s’en faut, le seul et le premier responsable, et qu’il ne fait que rendre excessivement tangible et observable.
« Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt », dit le proverbe. Si Facebook en vient à décider que la parole des présidents élus de démocraties modernes doit être modérée comme celle de n’importe quel complotiste inculte homophobe et sexiste éructant et publiant des fake news en continu, ce qui doit nous interpeller, c’est d’abord que des complotistes incultes homophobes et sexistes puissent devenir présidents des Etats-Unis ou du Brésil. Et qu’au-delà de Trump et de Bolsonaro, nombre de responsables politiques élus de premier plan (que l’on ne peut pas soupçonner d’êtres incultes), dans nombre de démocraties parlementaires modernes, n’hésitent plus à propager les pires fake news ou à se faire le relais en acte de pseudo-théories scientifiques en pleine crise sanitaire mondiale. Je pense notamment au Royaume-Uni avec l’attitude tout à fait indigne et mensongère de Boris Johnson dans la campagne du Brexit mais aussi sur sa manière de (ne pas) gérer la pandémie avant de manquer lui-même d’en mourir. Mais il existe aussi tant d’exemples dans tant d’autres pays à commencer par le nôtre…
Entre mauvais choix et… mauvais choix
Il n’y a plus que de mauvais choix. A l’échelle de Facebook et de ses 2,85 milliards d’utilisateurs, choisir de bannir Trump (ou d’autres élus de premier ou de second plan) à perpétuité serait antidémocratique et donc un mauvais choix. Choisir de continuer, par principe, de ne jamais modérer la parole publique de représentants élus serait un autre mauvais choix. Mais ramener la parole d’élus occupant d’éminentes fonctions au rang de celle de simples utilisateurs en effaçant toute frontière et toute dimension de citoyenneté ou de représentativité ne peut pas, non plus, être considéré comme un bon choix. Une crise majeure de gouvernance se définit par le fait que l’on se trouve acculé à choisir entre de mauvaises options pour envisager dans l’urgence et sous la contrainte de se tourner vers la moins mauvaise d’entre elles. Et c’est très exactement à ce type de crise que Facebook fait face actuellement. Une crise de gouvernance qui concerne au moins 2,85 milliards d’entre nous dans la quotidienneté de leur rapport à l’information et à la politique, et qui est peut-être à ce titre, la mère de toutes les crises.
#Olivier_Ertzscheid #Facebook #Liberté_exprfession #Politique #Véracité
Des #Enjeux de nos données de santé (2/2) : les données plutôt que le soin
▻https://www.internetactu.net/2021/11/16/des-enjeux-de-nos-donnees-de-sante-2-2-les-donnees-plutot-que-le-soin
Suite de notre tentative à saisir les transformations en cours du système de santé en regardant les enjeux que posent l’exploitation des données de santé. S’affranchir de notre consentement ? La confidentialité des données de santé est toujours critique, rappelions-nous. Le problème ou le risque, c’est que pour que les acteurs (...)
#Articles #données_publiques #intelligence_artificielle #politiques_publiques #Santé
Scoring partout… justice nulle part
▻https://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/scoring-partout-justice-nulle-part
« Si vous n’avez pas accès à votre score ou si vous ne savez pas qu’un score est calculé, quelle possibilité d’action vous reste-t-il ? » Aucune, explique une excellente vidéo du Data Justice Lab (@DataJusticeLab) – et on pourrait d’ailleurs ajouter, que savoir qu’on est calculé ou comment ne vous donne pas (...)
#A_lire_ailleurs #algorithmes #big_data #confiance #économie #politiques_publiques #surveillance #travail #Usages
L’apprentissage automatique peut-il changer notre compréhension du monde ?
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Le journaliste philosophe David Weinberger (@dweinberger, blog) étudie depuis longtemps les effets d’internet sur la connaissance. Il est actuellement écrivain en résidence (« à temps partiel et temporaire ») chez Google (et il tient un autre blog sur le sujet de l’apprentissage automatisé, lié à sa résidence). Pour le magazine Aeon (@aeonmag), (...)
Nous défaire de nos imaginaires statistiques
▻https://www.internetactu.net/2021/12/16/nous-defaire-de-nos-imaginaires-statistiques
331 449 281, telle est la population totale des États-Unis au 1er avril 2020 selon le bureau du recensement américain. Le recensement de la population produit depuis longtemps un chiffre, toujours précis. Précis, mais par nature inexact. C’est pour la chercheuse danah boyd (@zephoria), chercheuse associée chez Microsoft et fondatrice (...)
#Articles #Technologies #démocratie #données_publiques #ouverture_des_données #statistique
article du 16/12/2021, à l’occasion du recensement de la population états-unienne (le US Census est décennal, les années multiples de 10)
Je ne saurais trop recommander la lecture d’#Alain_Desrosières, apparemment peu (?) connu de l’autrice et véritablement indispensable sur les sujets traités.
L’IA vise à accélérer la décision, bien plus qu’à l’améliorer !
▻https://www.internetactu.net/2022/01/06/lia-vise-a-accelerer-la-decision-bien-plus-qua-lameliorer
« Les gens ne prennent pas de meilleures décisions lorsqu’ils disposent de plus de données, alors pourquoi supposer que l’Intelligence artificielle, elle, le fera ? », interroge l’ingénieure et anthropologue Marianne Bellotti (blog, @bellmar) dans un article pour OneZero. Bellotti, longtemps responsable technique des Services numériques des États-Unis (@USDS), est désormais responsable du (...)
#Articles #Technologies #biais_cognitifs #évaluation #intelligence_artificielle #nossystemes
Quel contrôle démocratique sur la #vidéosurveillance privée en réseau ?
▻http://www.internetactu.net/2019/06/25/quel-controle-democratique-sur-la-videosurveillance-privee-en-reseau
Aux États-Unis, les quartiers résidentiels les plus aisés ne sont pas toujours les mieux pourvus en caméras de vidéosurveillance publiques. C’est pourtant dans ces quartiers que se développe une nouvelle forme de surveillance, popularisée notamment par le succès de Ring, la sonnette vidéo d’Amazon, explique le journaliste Alfred NG (@alfredwkng) (...)
La « loi de Neven », plus fort que la loi de Moore ?
▻http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/la-loi-de-neven-plus-fort-que-la-loi-de-moore
Malgré certaines voix discordantes, il semblerait bien que l’informatique quantique progresse, et progresse très vite. Pour preuve, cette histoire relatée par le magazine Quanta : « En décembre 2018, les chercheurs de Google AI ont effectué un calcul sur le meilleur processeur quantique de Google. Ils ont été capables de reproduire le (...)
Créer de nouvelles protéines avec Foldit
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Il y avait longtemps qu’on n’avait pas parlé de Foldit dans nos colonnes. Cela signifiait-il que ce système de « gamification » du pliage de protéines, qui avait tout de même permis la découverte d’une protéine susceptible d’être utilisée dans un traitement contre le SIDA en 2011, était désormais dépassé ? Que nenni, (...)
Aux États-Unis, extension du domaine de la #surveillance des élèves
▻http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/aux-etats-unis-extension-du-domaine-de-la-surveillance-des-eleves
La peur des fusillades dans les écoles aux États-Unis fait prendre à la société américaine des décisions absurdes, estime le journaliste Benjamin Herold (@BenjaminBHerold) dans une longue enquête pour Education Week (@educationweek). Surveiller les #réseaux_sociaux pour prévenir les fusillades ? Dans une des banlieues de Houston au Texas, le district (...)
#A_lire_ailleurs #Enjeux #Services #Education_et_formation #Territoires
Technocritiques (2/2) : a-t-on besoin d’une communauté technocritique ou d’un essor des luttes technologiques ?
►http://www.internetactu.net/2019/06/14/technocritiques-22-a-t-on-besoin-dune-communaute-technocritique-ou-dun
Pour Edouard Piely, journaliste à Sciences critiques, « les crises économiques, sociales, financières et écologiques rendent la nécessité de créer une communauté technocritique radicale de plus en plus vitale ». Mais radicale ne signifie pas jusqu’au-boutiste ou extrémiste, se défend-il, « radicale consiste à revenir à la racine, à la source des problèmes ». (...)
#Articles #Débats #critique #écologie #politique #technologie #transitions
Technocritiques (1/2) : comment prioriser la #critique ?
►http://www.internetactu.net/2019/06/06/technocritiques-12-comment-prioriser-la-critique
Les perspectives auxquelles nous sommes confrontés sont alarmantes, souligne Anthony Laurent, rédacteur en chef de Sciences critiques (@Sciences_C en ouvrant la journée que ce collectif technocritique organisait à Paris le 29 mai. Le dernier rapport du Giec publié en octobre 2018 (voir sa version française) sur les impacts du réchauffement (...)
Bienvenue dans l’anthropocosme
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Pour Joi Ito (@joi), le fameux pionnier du web devenu directeur du Media Lab du MIT, nous sommes entrés dans une nouvelle ère, et ce n’est même plus l’anthropocène : il suggère le terme « anthropocosme » (anthropocosmos) pour décrire une « époque au cours de laquelle l’activité humaine est considérée comme ayant une influence (...)
#A_lire_ailleurs #Débats #Enjeux #Gouvernance #biens_communs #espace
Quand la #méditation fait « flipper »
▻http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/quand-la-meditation-fait-flipper
Encore une étude, repérée par Science Daily, qui montre le caractère extrêmement complexe de la méditation. Ce travail initié à l’University College de Londres s’est penché sur les expériences déplaisantes qui peuvent surgir lors de cette pratique. Elle a porté sur 1232 personnes ayant toutes pratiquées la méditation pendant au (...)
#hypervoix (2/2) : les enjeux de la voix au-delà de la voix
▻http://www.internetactu.net/2019/05/27/hypervoix-22-les-enjeux-de-la-voix-au-dela-de-la-voix
L’enjeu des #assistants_vocaux ne se limite pas à leur seule conception sonore et vocale, comme nous le rappelions dans la première partie de ce dossier. A l’occasion de la journée d’étude Hypervoix qui avait lieu le 15 avril à Paris, retour sur les autres enjeux de conception que posent (...)
#hypervoix (1/2) : concevoir les interactions vocales
▻http://www.internetactu.net/2019/05/24/hypervoix-12-concevoir-les-interactions-vocales
A l’heure où les enjeux commerciaux des interfaces vocales semblent sans limites, leur conception n’est pas sans heurt ou difficulté. A l’occasion de la journée d’étude Hypervoix qui avait lieu le 15 avril à Paris, retour sur les enjeux de conception que posent les #assistants_vocaux et notamment la question (...)
Les origines multi-modales du #langage
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D’où vient le langage ? Vaste question qui a longtemps été considérée comme impossible à répondre, au point qu’en 1866, rappelle le New Scientist, la société linguistique de Paris alla jusqu’à interdire toute discussion sur le sujet. Mais heureusement, depuis, le débat a repris. Le New Scientist nous explique ainsi qu’il (...)
Apprendre la multiplication aux ordinateurs quantiques
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On attend avec impatience l’arrivée des ordinateurs quantiques, et surtout le moment où ils achèveront la suprématie quantique, c’est-à-dire quand ils seront capables d’exécuter des tâches inaccessibles aux ordinateurs classiques. Pour des tas de raisons, il y a encore beaucoup de travail : combat contre la décohérence, correction des erreurs, mais (...)
Internet, cette révolution qui n’en était pas une : les désillusions de l’activisme numérique
►http://www.internetactu.net/2019/05/07/internet-cette-revolution-qui-nen-etait-pas-une-les-desillusions-de-la
Le livre de la sociologue Jen Schradie (@schradie), The revolution that wasn’t : How digital activism favors conservatives (La révolution qui n’était pas : ou comment l’activisme numérique favorise les réactionnaires, Harvard University Press, 2019, non traduit) sonne comme un nouveau revers pour tout ceux qui pensaient que le numérique allait changer (...)
#Articles #Recherches #économie_de_l'attention #eDémocratie #Participation #politique #réseaux_sociaux
[...] dans les groupes des classes moyennes et supérieures, les outils sont plus accessibles, tout comme les compétences, les ressources et la confiance en soi. Les individus qui composent ces mouvements sont plus éduqués, ont un peu plus de compétences et de moyens, et donc accèdent plus facilement aux outils numériques… mais surtout, ils n’ont pas connu la peur de la répression.
Voilà le résultat le plus important du travail de Jen Schradie : les « activistes » les plus susceptibles de subir la répression ont tendance à limiter leur « surface d’exposition ». Ce phénomène n’a pas grand chose à voir avec les conseils prodigués dans les brochures militantes pour assurer un certain niveau de confidentialité de ses échanges numériques. Il s’agit de la méfiance spontanée de celles et ceux qui savent plus ou moins consciemment que lorsqu’on est du mauvais coté du manche, aucun moyen technique ne permet de rétablir l’équilibre. Le seul levier qui ne risque pas de vous revenir dans la gueule, c’est celui des rapports humains différents de ceux que les dominants ont tendance à penser comme universels.
Pour Jen Schradie, les coûts de la mobilisation n’ont pas baissé avec internet, comme on le lit souvent. En ligne, les mises à jour de sites et les mises à jour sur les réseaux sociaux sont bien plus fréquentes selon le niveau social des acteurs, mais également selon la structuration même des collectifs auxquels ils appartiennent. En étudiant les sites web et les réseaux sociaux, Schradie calcule la participation en ligne sous la forme d’un score d’activisme numérique, qui se révèle bien différent selon qu’on se situe à gauche ou à droite du jeu politique. Elle souligne que les groupes les plus actifs en ligne sont aussi les plus structurés et les plus hiérarchiques.
Un constat bien loin des promesses d’horizontalité et de décentralisation pionnières du numérique.
[…]
Il questionne les outils que nous utilisons… et montrent que leurs biais ne reposent peut-être pas seulement sur le miroir qu’ils nous tendent, mais peut-être plus profondément sur la structure même qu’ils organisent. À la lire, on pourrait se demander, assez légitimement, si le fait que les conservateurs réussissent mieux à utiliser ces outils n’est pas aussi lié à l’idéologie qui façonne ces outils. Le fait qu’ils favorisent la propagation de messages simples, leurs logiques agrégatives plutôt que disséminatrices, interrogent fondamentalement les biais cachés dans les fonctionnalités mêmes de nos outils.
#internet #activisme #militantisme #politique #technologie #critique_techno
Gafam : et si la concurrence était le problème plutôt que la solution ?
▻http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/gafam-et-si-la-concurrence-etait-le-probleme-plutot-que-la-solution
Pour atténuer les nombreux effets néfastes des grandes plateformes technologiques, certains gouvernements cherchent les moyens pour réintroduire de la concurrence dans les monopoles qu’imposent les plateformes. Nombreux sont ceux qui cherchent ainsi les moyens pour démanteler les Gafa, comme si la concurrence était le « mécanisme magique qui apprivoisera les géants, (...)
#A_lire_ailleurs #Débats #Confiance_et_sécurité #Economie_et_marchés #régulation
Un robot au secours du corail
▻http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/un-robot-au-secours-du-corail
On a déjà présenté dans nos colonnes des moyens technologiques destinés à sauver la Grande Barrière de Corail. Physorg nous en révèle un autre basé sur la #Robotique. Les coraux, nous explique l’article, vivent en symbiose avec une espèce d’algue, les zooxanthelles. Il ne s’agit pas d’algues au sens où (...)
Quel avenir pour les « essaims de robots » ?
▻http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/quel-avenir-pour-les-essaims-de-robots
Dans nos colonnes nous avons souvent parlé des « essaims de robots » (par exemple ici, ou ici, ou encore, -plus inquiétant-, ici). Cette technologie inspirée de la #vie_artificielle et des sciences de la complexité, implique la création de dizaines, voire de centaines de petits robots, chacun possédant des capacités limitées, (...)
Sois positif !
▻http://www.internetactu.net/2019/04/24/sois-positif
Au pendant à l’injonction au bonheur répond l’injonction à être positif ! Nous devons être constructifs, optimistes, inspirants ! Dans le caporalisme ambiant, dans l’univers communicationnel qui est le nôtre, aucune critique ne semble avoir droit de citer, comme si la moindre contradiction relevait de la pire opposition. A quoi sert une (...)