• Plus beaux, plus blancs, plus polluants… Caroline Montpetit
    https://www.ledevoir.com/lire/722133/coup-d-essai-plus-beaux-plus-blancs-plus-polluants

    Ils ont atterri dans nos poubelles, portés par la publicité et ses mirages de propreté et d’individualité. Pourtant, paradoxalement, plus ils sont beaux et blancs, plus ils sont polluants. Ce sont ces objets jetables, gobelets, mouchoirs, téléphones, bâtons de déodorant, dont la philosophe française Jeanne Guien retrace l’histoire dans son dernier livre Le consumérisme à travers ses objets.


    Photo : Tobias Steinmaurer / APA via Agence France-Presse Le gobelet jetable est apparu aux États-Unis au milieu du XXe siècle, dans un contexte où les tasses communes étaient soupçonnées de transmettre des germes.

    À travers cette histoire, ce sont les fondements de notre consumérisme qu’elle traque, tels qu’ils sont conçus par une industrie sans cesse en quête de profits. Pour les atteindre, c’est l’individu qu’elle vise au cœur de son intimité. Et cette pseudo-propreté individuelle, du jetable et du parfumé, se fait trop souvent, on le voit avec la crise environnementale, au prix de la santé et du bien-être collectif.

    « Le consumérisme est quelque chose de très individuel, confirme-t-elle en entrevue. C’est d’abord l’individu qui agit. » La publicité s’adresse à « vous, à votre corps, à votre famille », et non à la société dans son ensemble. « Dans un monde comme cela, la pensée politique devient individualité. »

    Pour Jeanne Guien, le consumérisme n’est cependant pas « tant le vice moral de sociétés gâtées qu’une affaire de production et de conception ». Et c’est en décryptant comment le marché et la publicité ont créé ces besoins qu’elle laisse voir la possibilité de s’en libérer.

    Pour chaque objet analysé, l’autrice retrace les contextes et surtout les peurs qui ont porté son apparition, puis sa consommation.

    Le gobelet jetable, par exemple, est apparu aux États-Unis au milieu du XXe siècle, dans un contexte où les tasses communes, qui étaient accrochées par exemple aux fontaines d’eau, étaient soupçonnées de transmettre des germes.

    En 1910, l’Individual Drinking Cup Company (IDCC) lance d’abord le « gobelet public », puis le « gobelet individuel », puis le « gobelet sanitaire », prisé durant l’épidémie de grippe espagnole. « Toujours plus de propreté impliquait toujours plus de matière : des gobelets jetables, des pailles jetables, des emballages jetables », écrit-elle.

    Des besoins inventés
    Ce que Jeanne Guien démontre, c’est qu’il n’y avait pas de demande préexistante à l’apparition de ces objets. En France, au XVIIe siècle, « le peuple se mouchait avec ses doigts ou sa manche, les nobles avec un foulard ». Le mouchoir jetable, ancêtre du Kleenex, a pour sa part été conçu au Japon. Les nobles s’y mouchaient en effet dans du papier de soie dès le IXe siècle, nous dit-elle.

    En 1930, une publicité américaine de Kleenex affirme que « Kleenex remplace les mouchoirs en tissu chez les gens progressistes ». Après avoir ciblé les femmes riches qui se servaient des mouchoirs jetables pour se démaquiller, Kleenex lance son Mansize, pour conquérir le marché masculin. Et puis, pourquoi reculer devant la manne d’un public plus large ? Les mouchoirs jetables sont désormais présentés comme des produits « “pratiques et essentiels”, comme des objets quotidiens dans toutes les maisons ».

    Plus encore que la nécessité, c’est la peur qui est souvent mise en avant pour justifier la vente d’un nouveau produit. En entrevue, Jeanne Guien cite en exemple le cas des déodorants. En 1912, à une époque où les gens considéraient que le fait de se laver avec de l’eau était amplement suffisant comme mesure d’hygiène, une agence de publicité a l’idée de convaincre les femmes qu’elles pourraient faire souffrir leur entourage de l’odeur de leur transpiration sans s’en rendre compte.

    « Ce type de publicité, surnommé “campagne de la honte” ou “de la peur” devint un modèle par la suite : à travers le monde, on le retrouve dans les publicités pour le savon, le dentifrice, les déodorants vaginaux et même le papier à lettres… », écrit-elle.

    Indispensables téléphones
    Sans être immédiatement jetables, mais au moins aussi polluants, les téléphones intelligents ont fait l’objet d’une « diffusion rapide et massive, à un point unique dans l’histoire des techniques ». Grâce à l’effet de réseau systémique, « l’objet devient en soi un moyen d’intégration, ou d’exclusion ».

    « Dans certains pays, comme en Chine, il est nécessaire d’avoir un téléphone intelligent pour prendre les transports en commun », relève-t-elle.

    Experte de l’obsolescence programmée, Jeanne Guien met le lecteur en garde contre les multiples voies d’évitement en matière de réduction de la surconsommation.

    Prévient-on vraiment la surconsommation, par exemple, en mettant en marché un steak végétarien ? Soigne-t-on vraiment l’environnement en remplaçant, comme l’a fait McDonald’s dans les années 1990, le polystyrène par du carton ? Pourquoi ne pas carrément réduire l’usage du plastique plutôt que de compter sur son recyclage ? Les lois sur l’obsolescence programmée, comme celle qui est en vigueur en France, devraient-elles être plus largement appliquées ?

    Le greenwashing , largement pratiqué par les entreprises pour obtenir une acceptabilité environnementale douteuse, mériterait également d’être condamné, dit-elle. « Kleenex et Pornhub ne pourront jamais remplacer une forêt boréale en plantant des monocultures arboricoles. Ce discours est d’autant plus absurde que ces monocultures servent en général à la production », écrit-elle à titre d’exemple. Autre exemple ; un déodorant dit « bio efficace », qui a échoué au test d’innocuité « pour les femmes enceintes, les adultes, enfants et les adolescents, autrement dit pour tout le monde », écrit-elle.

    « Il faudrait pouvoir légiférer sur les contenus publicitaires », dit-elle en entrevue. « S’il n’y a pas de loi, les entreprises ne feront pas les choses par elles-mêmes. » Dans ce rapport publicitaire qui lie directement les entreprises et le grand public, les forces en cause sont pour l’instant déséquilibrées, et les intermédiaires ne sont pas au rendez-vous.

    #jetables #consumérisme #publicité #kleenex #peurs #déodorants #smartphones #obsolescence_programmée #surconsommation #plastiques #greenwashing #bio_efficace

    • Le consumérisme à travers ses objets Jeanne Guien
      https://www.editionsdivergences.com/livre/le-consumerisme-a-travers-ses-objets

      Qu’est ce que le consumérisme ? Comment s’habitue-t-on à surconsommer, au point d’en oublier comment faire sans, comment on faisait avant, comment on fera après ? Pour répondre à ces questions, Jeanne Guien se tourne vers des objets du quotidien : gobelets, vitrines, mouchoirs, déodorants, smartphones. Cinq objets auxquels nos gestes et nos sens ont été éduqués, cinq objets banals mais opaques, utilitaires mais surchargés de valeurs, sublimés mais bientôt jetés. En retraçant leur histoire, ce livre entend montrer comment naît le goût pour tout ce qui est neuf, rapide, personnalisé et payant. Car les industries qui fabriquent notre monde ne se contentent pas de créer des objets, elles créent aussi des comportements. Ainsi le consumérisme n’est-il pas tant le vice moral de sociétés « gâtées » qu’une affaire de production et de conception. Comprendre comment nos gestes sont déterminés par des produits apparemment anodins, c’est questionner la possibilité de les libérer.


      JEANNE GUIEN , ancienne élève de l’École normale supérieure, est docteure en philosophie et agrégée. En 2019, elle a soutenu une thèse à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne consacrée à la notion d’obsolescence, étudiant l’histoire des débats autour de la durée de vie des moyens de production et des biens de consommation. Membre du CETCOPRA et du LISRA, co-organisatrice du séminaire Deuxième vie des objets (Mines, EHESS), elle conduit également des expériences de recherche-action concernant les biffins (récupérateurs de rue en Ile-de-France), le freeganisme (récupération alimentaire), la collecte municipale des déchets et l’antipub. Elle anime également une émission radio et un blog sur médiapart afin de médiatiser certains enjeux sociaux et politiques liés au déchet : condition de travail des éboueurs et des biffins, politiques d’ « économie circulaire », injustices environnementales en France, répartition inégale de l’étiquette « écologiste » dans les luttes et les mouvements sociaux.

  • Intrusion de Chimpanzés du futur à l’exposition Novacène de Lille
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1695

    Ce dimanche 5 juin, un groupe de Chimpanzés du futur, du Nord et d’Isère, sont intervenus à l’exposition transhumaniste « Novacène » qui se tient à la Gare Saint-Sauveur dans le cadre du festival Utopia ; opération de greenwashing organisée par la métropole lilloise (ici). Ils ont arpenté l’exposition avec leurs masques et distribué un tract lu à voix haute. Ils ont échangé avec des visiteurs souvent intrigués et intéressés. Les vigiles ont été vigilants et ont expulsé les chimpanzés du zoo, non sans une fermeté frisant l’agressivité. Les chimpanzés grenoblois de Pièces et main d’œuvre étaient invités pour une causerie sur « Technologie – Technocratie – Transhumanisme » au cinéma L’Univers, dans le cadre du contre-festival « Tutopia ». Ils en ont été empêchés par le cinéma sous la pression et les menaces de « (...)

    https://chez.renart.info/?Lille-3000-denature-l-ecologie-ou-l-utopie-transhumaniste-du-Novacene #Nécrotechnologies

  • Les smartphones sont en perte de vitesse, les téléphones basiques font leur retour - rts.ch - Economie
    https://www.rts.ch/info/economie/13119321-les-smartphones-sont-en-perte-de-vitesse-les-telephones-basiques-font-l

    Le marché des smartphones est en perte de vitesse au niveau mondial. Les livraisons de ces mobiles ont chuté de 9% au premier trimestre 2022. En cause, certains changements de consommation qui s’ajoutent au ralentissement économique mondial liée à la guerre en Ukraine.

    En raison de la pénurie de semi-conducteurs et de la hausse des coûts de livraison provoquées par la guerre, les confinements en Chine et l’inflation mondiale, la conjoncture économique est clairement défavorable à l’industrie des smartphones. Mais les facteurs conjoncturels pourraient n’expliquer qu’en partie cette baisse.

    Adossée à cette tendance de fond du marché mondial, il y a celle du retour des téléphones à l’ancienne. Des appareils pour simplement téléphoner ou envoyer des SMS comme au début des années 2000, à l’instar du fameux Nokia 3310, l’un des appareils les plus vendus de tous les temps.

    Ce type de téléphones semble revenir en grâce. Il est difficile d’avoir des chiffres globaux, mais selon le cabinet de conseil Deloitte, au Royaume-Uni, un utilisateur sur dix possède un tel appareil.
    Nostalgie ou conscience écologique

    Plusieurs explications sont possibles. Sur le plan esthétique, l’effet de nostalgie joue certainement un rôle. Sur le plan pratique, une batterie plus résistante et des prix plus abordables. En termes d’usage, ils constituent aussi un rempart contre les dynamiques toujours plus invasives de l’économie de l’attention. Un retour à la sobriété parfois bienvenu en termes de santé.

    Enfin, cette tendance traduit peut-être aussi une prise de conscience de l’impact écologique de cette industrie. Le marché du smartphone d’occasion en avait déjà bénéficié, avec près de 250 millions d’appareils d’occasion vendus en 2020.

    Reste désormais à savoir si l’industrie et l’innovation dans le secteur de la téléphonie mobile suivront ces changements d’usage et se tourneront vers plus de durabilité ou de recyclage. Mais quoi qu’il en soit, il faut renoncer à l’idée d’un « internet propre », rappelait le journaliste spécialisé Guillaume Pitron mardi dans La Matinale. « Rien n’est propre. Mais il faut aller vers un internet responsable. Et ça passe d’abord par l’allongement de la durée de vie des produits », estime-t-il.

  • Le patron de Syngenta appelle à arrêter l’agriculture biologique
    https://www.rts.ch/info/monde/13077059-le-patron-de-syngenta-appelle-a-abandonner-lagriculture-biologique.html

    Face à la menace d’une crise alimentaire mondiale, le patron de Syngenta, Erik Fyrwald, appelle à abandonner l’agriculture biologique. Les pays riches ont l’obligation d’augmenter leur production agricole afin d’éviter une catastrophe mondiale, selon lui.

    #crise_alimentaire #ogm #pesticides #agriculture_biologique

    • Faudrait pas déconner !
      Syngenta , engrais semences, faut bien qu’il ramasse l’oseille !

      Tous les moyens sont bons, aux prix des consommateurs, de leur mort, de leur empoisonnement.

      Qu’en pense Ursula Van der Leyen ?
      Ou bien ses commissaires de l’union européenne.

  • TOUTE RELATION À L’ÉTAT EST TOXIQUE

    Nous faudra-t-il crever de ne pas vivre pour réaliser que ceux qui gèrent nos existences la cancérisent ?
    Le sécuritaire qui se substitue au sanitaire est un crime délibéré. Nous savons que chacun est sujet à des réactions psychosomatiques qui diffèrent d’une personne à l’autre. Ce type d’organisation intime, seule une relation de confiance entre le médecin et son patient est habilitée à le prendre en charge et à le traiter en connaissance de cause.
L’État dans sa servile obédience aux mafias pharmaceutiques, a mis fin au « medicus curat, natura sanat » (le médecin soigne, la nature guérit) qui tissait entre soigné et soignant une solidarité propice à la guérison.
    Notre autodéfense sanitaire a toutes les raisons d’ignorer les raisons d’État. Ne sommes-nous pas en droit d’estimer nuls et non avenus des décrets dictés par le souci de propager une frayeur citoyenne, de confiner chacun dans sa niche où il fera de sa colère un instrument de délation ?
    La perspective de vie, c’est la création de soi et du monde.
    Dans la guerre que les mafias de la mort rentabilisée mènent contre nous, nos forces ; vives sont une arme absolue.
    Tragédie de la souffrance, comédie des traitements. Les victimes potentielles des épidémies l ; présentes et à venir sont prises d’angoisse à la pensée de variants récurrents. Tout détenteurs qu’ils soient de vaccins, dont l’effet placebo n’est pas négligeable, ils ont les yeux fixés sur le compteur médiatique qui enregistre au profit du virus providentiel les décès dus aux pesticides, à la pollution de l’air, aux gestionnaires de la peur, à la paupérisation, au saccage du secteur hospitalier, aux troubles des relations affectives, au retour du puritanisme, à l’agressivité, aux coups de folie, au racisme multicolore, à la misogynie, aux rats génétiquement améliorés du transhumanisme.
    Alors que le financement et l’amélioration des services sanitaires auraient été en mesure de faire face à une épidémie qui tue principalement des patients en mauvaise santé, on a assisté à une mise à sac des hôpitaux et de la médecine due au marché des intérêts privés et à une politique de rentabilité morbide. Sans parler de l’empoisonnement des nourritures, de la pollution de l’air et de l’eau, de la paupérisation, de l’usure au travail, de la grisaille de l’existence.
    Pour dissimuler leurs malversations sanitaires et leurs carences criminelles, les gouvernements propagent une panique qui identifie le coronavirus à une fatalité.
    Le capitalisme en est venu à mettre en scène sa propre mise à mort, et il la conçoit comme une dernière mise à prix.
    Il n’y a qu’une réponse à un État dont le ridicule éborgne et tue, c’est la joie de la désobéissance se déversant tel du sable dans les rouages qui fabriquent l’inhumain.
Passer outre aux interdits, au puritanisme, à la culpabilité qui sont autant d’entraves aux plaisirs de vivre renoue avec l’innocence originelle de l’enfance.
    Quand les vivants du monde viennent à nous, c’est à une rencontre avec nous-mêmes qu’ils nous convient ! Rien de tel pour affermir la pulsion de vie qui ne demande qu’à rayonner en nous et autour de nous. Être conscients et insouciants du danger ôte à l’ennemi ses armes pas à la conquête de l’aliénation. Son abstraction vole aujourd’hui en éclats et nous confronte à la souffrance de la bête qui loge en nous, la souffrance du non-dépassement.
    La comédie, elle, participe plutôt du drame bourgeois. Alors que le financement et l’amélioration des services sanitaires auraient été en mesure de faire face à une épidémie qui tue principalement des patients en mauvaise santé, on a assisté à une mise à sac des hôpitaux et de la médecine due au marché des intérêts privés et à une politique de rentabilité morbide. Sans parler de l’empoisonnement des nourritures, de la pollution de l’air et de l’eau, de la paupérisation, de l’usure au travail, de la grisaille de l’existence.
Pour dissimuler leurs malversations sanitaires et leurs carences criminelles, les gouvernements propagent une panique qui identifie le coronavirus à une fatalité.
    Passons outre à tout décret liberticide !
    La guerre civile est un jeu de mort où toutes et tous s’affrontent, la désobéissance civile est le jeu de la vie solidaire où les passions se vivent en s’accordant.
A chaque instant se pose la question : à qui cela profite-t-il ? La stratégie de la confusion est l’apanage des gouvernements et des puissances financières mondiales. L’art de la communication sert à discréditer les révoltes de la liberté offensée.
    L’épidémie est venue à point pour rendre au Pouvoir vacillant un peu de son autorité répressive.
    Certes, le coronavirus et ses mutations constantes représentent un danger incontestable. Mais là où des mesures favorables à la santé eussent permis d’en atténuer l’impact, on a assisté à une gestion catastrophique du chaos. La gabegie hospitalière, les mensonges en cascades, les marches et contre-marches, la prévarication des milieux scientifiques ont aggravé le péril. Plus toxique encore a été et reste la panique orchestrée par les médias, serpillières des intérêts privés. La partie était belle pour les grands laboratoires pharmaceutiques dont les actionnaires s’enrichissent chaque fois que les citoyens-cobayes paient le renouvellement des vaccins.
    Quant aux résidus de ceux qui bousillèrent le mouvement ouvrier, ils ont une revanche à prendre sur ce peuple qu’ils ne reconnaissent pas parce qu’il refuse de les reconnaître. Ils font périodiquement surgir de sa boite de Pandore un fascisme de pacotille qui leur sert de faire-valoir. Leur conscience révolutionnaire ignore manifestement la mise en garde de Bemeri, lors de la révolution espagnole : « Seule la lutte anticapitaliste peut s’opposer au fascisme. Le piège de l’antifascisme signifie l’abandon des principes de révolution sociale. La révolution doit être gagnée sur le terrain social et non sur le terrain militaire ».
    Ils en sont par ailleurs à cautionner la manœuvre de culpabilisation par laquelle les responsables de la dévastation sanitaire imputent la propagation de l’épidémie celles et ceux qui, refusant le rôle de cobayes, sont surtout coupables d’avoir compris que l’obligation de se faire vacciner laissait augurer un contrôle social à la chinoise.
Au lieu de dénoncer les fauteurs de la morbidité généralisée, une faction d’intellectuels,
de rétro-bolchéviques, de prétendus libertaires ont adopté la novlangue orwellienne, devenue le mode de communication traditionnel des instances gouvernementales. Ils dénient au peuple le droit de choisir ou non les vaccins en cours d’expérimentation. Ils apportent à l’État un soutien effarant en taxant d’individualistes les Gilets jaunes en lutte pour le droit de vivre et la liberté qu’elle implique. Or, cela fait trois ans que les insurgées et insurgés de la vie quotidienne n’ont plus à démontrer qu’ils sont des individus autonomes, réfléchissant par eux- mêmes, non des individualistes.
    Ni peur ni culpabilité. Le vivant aura raison de ce monde à l’envers et de ses complices.
La joie de vivre est une inclination naturelle, C’est à sa souveraineté que la nature devra d’être libérée de l’homme prédateur.
Seule une absolue liberté anéantira l’absolutisme qui nous tue.


    Raoul Vaneigem,
    
Rien ne résiste à la joie de vivre,

    Libres propos sur la liberté souveraine, 2022 (extraits)

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Raoul_Vaneigem
    http://inventin.lautre.net/livres.html#Vaneigem
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  • « Scandaleux #Macron profite de l’entre-deux tours pour une nouvelle fois faire ses sales coups pour l’environnement cette fois-ci avec la réforme du code minier #Ecologie #mine #Guyane »
    https://reporterre.net/Pollution-miniere-les-maladies-sont-desormais-la-faute-de-la-victime

    Le gouvernement profite de l’entre-deux-tours pour réformer par ordonnance le Code minier. Les dispositions contenues dans le texte publié, explique notre chroniqueuse, visent à aider les exploitants à s’exonérer de la responsabilité des dommages tout en reportant le blâme sur les personnes qui les subissent.

    Entre les deux tours de l’élection présidentielle, le gouvernement réforme le Code minier par ordonnances. Le moment est bien choisi, en pleine tempête électorale, pour que personne n’y prête la moindre attention. Pourtant, il s’y joue une part de notre avenir. Entre la poursuite de la numérisation, le boom des véhicules électriques et l’industrialisation des pays du Sud, le monde est secoué par une ruée minière de haute intensité. Face aux monopoles chinois sur les métaux, les industriels européens font pression depuis des années sur les gouvernements pour qu’ils facilitent l’exploitation des gisements du continent. En France, suite aux protestations soulevées ces dernières années par des projets de mines d’or (en Guyane) ou de tungstène (en Ariège et dans le Tarn), le principal enjeu de la réforme du Code minier est d’améliorer l’acceptabilité sociale des activités extractives. « Permettre l’émergence de projets mieux acceptés, porteurs de développement durable du territoire en tenant compte de tous les enjeux environnementaux, économiques, sanitaires et sociaux », résumait Emmanuelle Wargon pour le ministère de la Transition écologique.

    L’un des principaux problèmes des mines, ce sont les déchets : le secteur minier en est le principal producteur au monde. Qu’on soit en Chine ou en Europe et quel que soit le niveau de réglementation, exploiter par exemple une mine de cuivre contenant 100 g de cuivre pour 10 kg de roche nécessite de broyer et de traiter aux produits chimiques de gigantesques volumes de matières. En une décennie d’exploitation, on peut remplir une vallée de boues de traitement chargées de métaux toxiques et voir s’élever une montagne de roches excavées, l’une et l’autre susceptibles d’empoisonner les milieux pour des centaines d’années. Il est très coûteux et très difficile de confiner durablement ces déchets. C’est pourquoi le ministère de l’Écologie promettait de « renforcer les dispositions relatives à la responsabilité de l’exploitant minier à la fin des travaux pour une gestion des risques post-exploitation ».

    Organiser le blâme des victimes

    La loi Climat votée en août 2021 a autorisé le gouvernement à modifier le Code minier par ordonnances. Il a donc eu carte blanche lors de la rédaction du texte. Dans l’ordonnance publiée au Journal officiel ce 14 avril, conformément à l’esprit de la loi Climat, la définition d’un dommage minier est enfin étendue aux « dommages environnementaux et sanitaires » (il ne concernait jusqu’ici que les effondrements et remontées des eaux), mais son effet n’est pas rétrospectif : cela n’aura aucun effet sur les nombreux sites en France pollués par d’anciennes mines. Le gouvernement y a ajouté une clause restrictive : « L’exploitant peut s’exonérer de sa responsabilité en apportant la preuve d’une cause étrangère. » Si de fortes précipitations ravinent sur des terrils, intoxiquant les rivières et les vallées, comme à Salsigne (Aude) en 2018, il pourrait ne pas en être responsable, car la météo, personne n’y peut rien.

    Mais l’aspect psychédélique de ce nouveau Code minier réside dans l’introduction d’une clause punitive pour les victimes de pollutions. L’exploitant (ou l’État, s’il s’est substitué à lui entre-temps) peut « réduire ou supprimer sa responsabilité s’il démontre que le dommage est causé conjointement par l’activité minière et par la faute de la victime, consistant, notamment, en une abstention de prise en compte par cette dernière des recommandations émises par les autorités sanitaires ». Pour prendre la mesure d’une telle formule, il faut comprendre en quoi peuvent consister de telles recommandations. Suite à l’exploitation de l’or et du cuivre dans le bassin minier de Salsigne, 200 kilomètres carrés sont pollués par des dizaines de substances dont l’arsenic, un métal très cancérigène. Dans toute la vallée, il est interdit par arrêté préfectoral de consommer des légumes, fruits, escargots, plantes et champignons locaux ; de fréquenter les aires de jeux et de pique-nique de 14 communes ; de consommer l’eau des fontaines et des sources ; de se baigner dans la rivière et ses affluents. L’Agence régionale de santé recommande à l’ensemble des habitants de « couper les ongles des enfants courts », de « ne pas [les] laisser jouer sur des sols nus », de « nettoyer souvent les pièces du logement, des balcons et des terrasses avec un linge humide », de « se laver soigneusement les mains après avoir joué ou travaillé en extérieur », de « prévoir des protections pour la peau et les voies respiratoires lors des travaux », de « laver fréquemment les vêtements, jouets et doudous », etc...

    « Cet article du Code minier est de nature à exclure la quasi-totalité des victimes du droit à la réparation de leurs préjudices », constate François Espuche, de l’association Gratte Papiers, qui regroupe des habitants de la vallée de l’Orbiel. De fait, en mai 2021, la plainte des riverains pour « mise en danger de la vie d’autrui » a fait l’objet d’un non-lieu au motif qu’il existe depuis 1997 dans la région des « restrictions d’usage » et des « recommandations liées à la pollution ». Lors de la consultation en ligne portant sur la réforme du Code minier, toutes les associations concernées, de France Nature Environnement à Guyane Nature Environnement, ont protesté contre cette ordonnance. Sans effet sur la version finale du texte.

    Les futures victimes de pollutions pourraient donc être jugées fautives de ne pas avoir adopté le mode de vie hors sol exigé par la contamination des milieux. La pratique d’activités de subsistance ou le fait de persister à mener une existence normale à la campagne suffiraient à dédouaner l’entreprise minière ou l’État d’avoir rendu l’environnement impropre à l’agriculture, aux promenades, à la baignade et aux jeux des enfants. À travers ce transfert de responsabilité, le nouveau code minier entérine une tendance déjà à l’œuvre : l’État naturalise les pollutions (ou les catastrophes industrielles ou bactériologiques) tout en exigeant de la population qu’elle artificialise son mode de vie pour y faire face.

  • L’essor des tests génétiques pour sélectionner les embryons est alarmant
    https://reveil.courrierinternational.com/#/edition/58/article/189124

    Nature (Londres)
    De plus en plus de sociétés proposent aux futurs parents d’analyser leurs embryons. Le but : évaluer les risques de maladies des enfants à naître. Mais ces tests génétiques ne sont pas encore validés scientifiquement, et ils ouvrent la voie à de profonds bouleversements sociétaux, s’inquiète dans cet éditorial la revue de référence “Nature”.

    L’apparition d’entreprises qui proposent aux futurs parents des tests génétiques complexes sur leurs embryons, à la veille d’une fécondation in vitro (FIV), préoccupe aussi bien les généticiens que les spécialistes de la bioéthique. Ces sociétés se disent capables de prédire les risques de nombreuses maladies courantes — y compris celles favorisées par des dizaines, voire des milliers de gènes. Les couples ayant recours à la FIV ont dès lors la possibilité de sélectionner un embryon ayant a priori moins de chances d’être atteint de telles maladies.

    L’inquiétude des chercheurs est justifiée. La sélection des embryons en fonction de ces critères n’est pas encore fondée sur des faits scientifiques. En outre, faire appel à des tests génétiques complexes pour trier des embryons a des conséquences sociétales qui n’ont pas encore été pleinement prises en compte. Certains scientifiques sont radicalement opposés à de telles pratiques, tandis que d’autres reconnaissent qu’il pourrait y avoir des avantages à collecter de nouvelles données, même s’ils sont conscients qu’il faut strictement réglementer ce type de procédure. Une étude, publiée dans la revue Nature Medicine le 21 mars, explique une partie de la méthodologie utilisée pour déterminer ce qu’on appelle les “scores de risque polygénique”. Si ce travail a le mérite d’attirer l’attention sur ces pratiques, il n’apaise pas pour autant les craintes des scientifiques.

    Dans certains pays, les autorités sanitaires réglementent l’utilisation des tests génétiques simples dans le cadre d’une FIV, mais ce n’est pas le cas partout. Ces tests ont pour but de réduire le risque pour les parents de transmettre une maladie héréditaire à leur enfant. Ils sont employés, typiquement, pour prévenir l’apparition de terribles maladies causées par les mutations d’un seul gène. Ainsi, au Royaume-Uni, des tests portant sur plus de 6 000 affections héréditaires, notamment la maladie de Tay-Sachs et des cancers du sein provoqués par les mutations des gènes BRCA1 et BRCA2, ont reçu l’aval de la Human Fertilisation and Embryology Authority [“Autorité pour la fécondation et l’embryologie humaines”] (HFEA).

    Mais les maladies les plus courantes, comme le diabète de type 2, sont liées à des mutations portant non pas sur un seul, mais sur de nombreux gènes — parfois même des milliers. Pour comprendre le rôle de la génétique dans ces affections, des chercheurs ont analysé les séquences ADN de milliers de sujets atteints de la maladie et les ont comparées avec l’ADN de personnes non atteintes, afin de repérer les variants associés à un risque plus élevé de contracter l’affection. Cette information est ensuite convertie en un score de risque global, qui permet d’évaluer la probabilité qu’a un individu de présenter tel ou tel trouble.

    À mesure que les études génétiques vont continuer à échantillonner plus largement et plus en profondeur certaines populations, on peut espérer que les scores de risque polygénique vont s’affiner, ce qui à terme pourrait servir à orienter les stratégies de traitement et de prévention. Mais il existe un consensus [chez les scientifiques] quant au fait que ces scores ne sont pas encore prêts à être utilisés à des fins autres que celle de la recherche.

    Dans la dernière étude en date, les chercheurs – qui, pour la plupart, travaillent pour des sociétés de FIV ou de tests génétiques – ont découvert qu’ils étaient capables de déduire la bonne séquence génomique sur des régions utilisées pour calculer les scores de risque polygénique concernant 12 maladies – dont le diabète, certains types de maladies cardiaques et plusieurs cancers et maladies auto-immunes –, avec une précision de l’ordre de 97 % à 99 %. Les auteurs affirment que cette technique – qui a fait l’objet d’un examen collégial – confirme la faisabilité de l’évaluation des régions génomiques nécessaires au calcul du score de risque polygénique pour un embryon. Mais cette capacité technique n’est pas la seule source de préoccupation et de débat quant à l’utilisation des scores de risque polygénique dans la sélection des embryons en vue d’une FIV.

    Il y a bien d’autres inquiétudes concernant cette pratique. L’une d’entre elles est le fait que les scores ont été mis au point sur la base d’études d’association pangénomique [une analyse des variations génétiques portant une vaste population] faisant largement appel à des échantillons d’ADN prélevés sur des personnes d’ascendance européenne. Même si une diversification de ces bases de données est en cours, les scores actuellement disponibles ne sont pas fondés sur un sous-ensemble d’individus suffisamment divers. Même parmi les Blancs européens, les scores de risque polygénique ne sont parfois prédictifs qu’au sein de petits sous-groupes de cette population — peut-être, pour une part, du fait qu’on connaît mal les interactions entre le rôle de la génétique et celui de l’environnement dans l’apparition de telle ou telle maladie.
    La possibilité d’un effet boomerang

    En outre, les scientifiques ne savent pas encore dans quelle mesure la sélection d’embryons présentant un risque relatif plus faible de contracter une maladie ne pourrait pas accroître les prédispositions à d’autres affections. Les variations génétiques peuvent avoir un certain nombre d’effets – un phénomène connu sous le nom de pléiotropie –, et une séquence d’ADN associé à une caractéristique bénéfique pourrait aussi augmenter le risque de présenter un caractère défavorable.

    Bon nombre de ces scores polygéniques sont utilisés pour prédire le risque d’affections qui se déclarent plus tard dans la vie, sans qu’il soit possible de prendre en compte les changements dans l’environnement qui pourraient se produire avec le temps. Un enfant né aujourd’hui ne sera sans doute pas atteint de maladie cardiaque ou de diabète avant plusieurs décennies, et il n’y a aucun moyen de savoir quels traitements ou mesures de prévention existeront d’ici là, ou quelles modifications seront intervenues dans l’environnement.

    L’évaluation des risques polygéniques est déjà proposée directement aux consommateurs (et pas seulement pour la FIV) dans certains pays, notamment les États-Unis et le Japon. Difficile de savoir dans quelle mesure ces personnes sont prévenues des incertitudes et des risques liés à cette technique. Or les scores de telles évaluations pourraient avoir des conséquences néfastes. Ils pourraient donner lieu à la destruction d’embryons viables ou inciter des femmes à subir de nouveaux cycles de stimulation ovarienne afin d’obtenir davantage d’ovocytes.
    Il faut un vrai débat de société

    Pour l’instant, les futurs parents ayant recours à la FIV ne devraient pas se voir proposer des scores de risque polygénique en dehors d’essais cliniques rigoureux. Les associations professionnelles devraient insister sur cette question auprès de leurs membres – comme certaines l’ont déjà fait – et publier des directives sur la manière de conseiller les couples participant à de tels tests, afin d’éviter de leur donner de faux espoirs ou de leur inspirer des peurs excessives quant à la santé de leurs enfants. Des conseillers en génétique doivent être formés à cette fin.

    De tels tests exigent un vrai débat de société. Du fait de leur nature complexe, les scores de risque polygénique ouvrent la voie à une évaluation non seulement des risques de maladies, mais de caractères génétiques comme la taille ou l’intelligence. Pour l’heure, on ne connaît pas encore suffisamment la part de l’inné dans ces caractéristiques pour mettre au point des tests pertinents, qui permettraient aux futurs parents de sélectionner leurs embryons. Mais ces données ne tarderont pas à être disponibles, et la technologie va évoluer rapidement. Jusqu’où peut-on aller ? Il est grand temps de débattre sur cette question.
    Éditorial
    Cet article a été publié dans sa version originale le 21/03/2022.

    #Génétique #Eugénisme #Fécondation_in_Vitro

  • En quoi la vidéosurveillance algorithmique est-elle illégale ?
    https://www.laquadrature.net/2022/04/07/en-quoi-la-videosurveillance-algorithmique-est-elle-illegale

    La vidéosurveillance algorithmique (VSA) s’installe dans nos villes, en toute opacité et surtout, en toute illégalité. Depuis plusieurs années, nous tentons de lutter contre ces dispositifs, notamment en les attaquant devant les tribunaux. Nous pensons…

    #Surveillance

  • Contrôles discriminatoires : « Nous demandons le démantèlement des pratiques illégales des CAF »
    https://www.laquadrature.net/2022/04/06/controles-discriminatoires-nous-demandons-le-demantelement-des-pratiqu

    Nous republions ici une tribune initiée par le collectif Changer de Cap et que nous avons signée. Elle est parue le 5 avril dans Basta !. Nous appelons à signer et faire circuler l’appel correspondant. Contrôles abusifs…

    #Données_personnelles #Surveillance #Vie_privée_-_Données_personnelles

  • Les dessins de Vercors
    http://www.drame.org/blog/index.php?2006/07/08/186-les-dessins-de-vercors

    Avant d’entrer en résistance et de publier clandestinement Le silence de la mer en 42, écrit l’année précédente, Vercors était le caricaturiste Jean Bruller. [...] Symbole de la résistance à l’occupation nazie, pacifiste prônant la résistance civile, compagnon de route du Parti Communiste jusqu’à l’invasion de la Hongrie en 1956 (nationalité de son père), cofondateur des Éditions de Minuit alors clandestines, Vercors avait eu une autre vie, avant. La guerre a tout changé, son mode de vie, sa conscience, son métier. Il est devenu écrivain. Et là encore, il y a deux Vercors, le résistant (Le piège à loup, Armes de la nuit, La puissance du jour, Les yeux et la lumière, La bataille du silence) et l’humaniste (Les animaux dénaturés, Sylva, la traduction de Pourquoi j’ai mangé mon père de Roy Lewis...).

    #Jean_Bruller #Vercors #illustration

  • TRIBUNE : « Le Sénat a-t-il peur de connaître les conséquences de la vaccination massive de la population ? »
    https://qg.media/2022/03/21/tribune-le-senat-a-t-il-peur-de-connaitre-les-consequences-de-la-vaccination-m

    Pourquoi une telle obstruction sur les effets secondaires des vaccins contre le Covid ? Dans une tribune, près de 800 universitaires, chercheurs, professionnels de la santé et du droit interpellent le Sénat afin d’obtenir une commission d’enquête. Ils demandent à ce que les sénateurs acceptent enfin de faire procéder à une analyse de la mortalité toutes causes confondues en fonction du statut vaccinal des personnes. Un sujet d’importance alors même que certains évoquent déjà une possible vaccination obligatoire après la présidentielle, notamment en cas de réélection d’Emmanuel Macron.

  • Souriez, vous êtes manipulés  !
    La manipulation et l’ingénierie sociale sont des sujets étudiés depuis des décennies et méritent d’être connus, afin de s’en préserver et rester l’esprit libre.
    Colette Perret présente deux techniques de manipulation comportementale permettant d’orienter les choix des sujets.
    https://www.economiedistributive.fr/Souriez-vous-etes-manipules
    #Fenêtre_d'Overton #manipulation #ingénierie_sociale #nudge

  • Obstruction du Sénat à la demande de pétition de Laurent Toubiana sur l’accès aux données (Francesoir.fr)
    https://www.crashdebug.fr/obstruction-du-senat-a-la-demande-de-petition-du-laurent-toubiana-sur-l-a

    Bonjour, 7 jours du conflit en Ukraine, les médias sont en roue libre, mais ce matin j’ai choisi pour la Une cet article de France Soir, comme on l’a vue Laurent Toubania a atomisé la politique sanitaire du gouvernement (version courte), version longue avec arguments, politique basée sur des chiffres faux, et en changeant constamment les indicateurs pour faire perdre leur repères aux gens, etc..

    Et il ne lâche pas le morceau, car les données des décès des personnes vaccinés et non-vaccinés ne sont pas clairement indiquées dans les chiffres officiels, et c’est CRUCIAL.

    Aussi on peut féliciter Laurent Toubiana, qui n’oublie pas de pointer les responsabilités dans cette Crise Covid et qui cherche (avec d’autres) inlassablement à savoir la vérité.

    Amitiés,

    f.

    Laurent Toubiana face (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • Le prix de ma liberté : 8 euros 30 tous les deux mois.

    Linky : La somme à payer pour les clients qui refusent l’installation du compteur
    https://www.20minutes.fr/economie/3245871-20220303-linky-somme-payer-clients-refusent-installation-compteur

    Selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), 10 % des clients étaient encore équipés de compteurs ancienne génération au 31 décembre 2021. Alors que 90 % du parc de compteurs d’Enedis possède le boîtier connecté Linky, certains refusent donc encore son installation, rapporte Capital ce jeudi.

    Dans ce contexte, la CRE a mené une consultation publique jusqu’au 5 janvier 2022 pour « définir le nouveau cadre de régulation incitative ». En effet, la commission estime que la non-communication de l’index de consommation à Enedis au cours des douze derniers mois engendrera un surcoût dû à l’intervention du gestionnaire, alors contraint de relever lui-même les compteurs.
    8,30 euros tous les deux mois

    En conséquence, la CRE considère que les clients s’opposant à la pose d’un compteur Linky devront supporter ce surcoût à hauteur de 8,30 euros tous les deux mois, à compter du 1er janvier 2023. Selon nos confrères, cette facturation pourrait évoluer après 2025 pour les clients qui ne seraient pas encore équipés du petit boîtier vert.

  • Olivier Rey : « Revenir à la vie sans Covid provoque chez beaucoup, paradoxalement, une angoisse »
    Tribune publiée le 3 février 2022 – Les mesures sanitaires sont allégées à compter de mercredi. La place disproportionnée qu’a prise la pandémie dans nos vies n’est pas tant due à la mortalité qu’elle a provoquée qu’à l’incapacité de nos mentalités à concevoir la mort, argumente le philosophe.
    https://www.lefigaro.fr/vox/societe/olivier-rey-revenir-a-la-vie-sans-covid-provoque-chez-beaucoup-paradoxaleme

    Les évolutions récentes laissent espérer que, au fil du temps, le Covid-19 deviendra une maladie sans gravité pour tous, par apparition d’un variant aussi contagieux que bénin qui éliminera ses concurrents plus agressifs. À supposer que cette hypothèse se vérifie, nous ne serons pas sortis de l’auberge covidienne pour autant. Car quand bien même le Covid disparaîtrait du paysage, les mesures anti-Covid qu’il a suscitées feront sentir longtemps leurs effets.
    Que l’on songe, par exemple, aux dettes publiques monstrueuses accumulées en très peu de temps ; ou, sur le terrain de l’instruction, dont tout le monde s’accorde à reconnaître l’importance déterminante dans le devenir des êtres, aux inégalités et manques irrattrapables qu’un enseignement profondément perturbé pendant deux ans a creusés, qui se perpétueront pendant des dizaines d’années. Au bout du compte, la balance entre avantages et inconvénients de mesures anti-Covid drastiques penche tellement du côté des inconvénients que l’on s’étonne de voir gouvernement et Parlement français aggraver encore les contraintes, au moment même où la menace décroît et où de nombreux pays en profitent pour relâcher la pression.
    L’explication la plus simple réside dans la date prochaine du scrutin présidentiel : le président en exercice a tout intérêt, pour favoriser sa réélection, à neutraliser autant que possible la campagne en maintenant le Covid au centre du jeu. Une telle raison, cependant, est en elle-même insuffisante. Encore faut-il, en effet, pour qu’une telle politique ne s’avère contre-productive pour le président en place, qu’elle soit largement approuvée au sein de son électorat potentiel. D’où la question : pourquoi une telle tolérance, voire appétence, dans une partie conséquente de la population, pour les mesures qui diffèrent le retour à une vie « normale » ?
    À la recherche d’une réponse, m’est revenue en tête une remarque que j’ai plusieurs fois entendu formuler au cours des deux années écoulées : l’épidémie de Covid-19 nous aurait rappelé notre caractère mortel.
    Proposition curieuse, à première vue. Car enfin, aucun d’entre nous n’aura eu besoin d’attendre le Covid pour savoir qu’il mourra un jour. Proposition non dépourvue de sens, néanmoins, dans la mesure où, quand les sagesses anciennes ne cessaient de rappeler l’éphémère de cette vie, les modes de vie modernes ne cessent de marginaliser, d’anesthésier le savoir de la mortalité.
    Il y a un siècle déjà, Max Weber avait parfaitement perçu et décrit le phénomène. « La vie individuelle du civilisé, écrivait-il, plongée qu’elle est dans le “progrès”, dans l’infini, devrait, selon son sens immanent, ne pas avoir de fin. Car il y a toujours un nouveau progrès à accomplir pour qui vit dans le progrès ; personne, au moment de mourir, n’est parvenu au sommet, qui repose à l’infini. Abraham, ou n’importe quel paysan d’autrefois, pouvaient mourir “âgés et rassasiés de jours” parce qu’ils étaient installés dans le cycle organique de la vie, parce qu’il leur semblait que la vie leur avait apporté, au déclin de leurs jours, tout ce qu’elle pouvait leur offrir, parce qu’il ne subsistait aucune énigme qu’ils auraient encore voulu résoudre ; ils pouvaient donc considérer que la vie leur avait donné leur part. L’homme civilisé, au contraire, placé dans le mouvement permanent d’une civilisation qui ne cesse de s’enrichir en pensées, savoirs, problèmes, peut se sentir “fatigué” de la vie, jamais “rassasié” par elle. Il ne saisit en effet qu’une part infime de ce que la vie de l’esprit engendre à jet continu – et toujours quelque chose de provisoire, rien de définitif. De ce fait, la mort est pour lui un événement dépourvu de sens. Et parce que la mort n’a pas de sens, la vie civilisée en tant que telle n’en a pas non plus, qui, par son “progressisme” insensé, frappe la mort d’absurdité. »
    Cela étant, en même temps que le progressisme rend la mort toujours plus terrifiante en ajoutant, à l’effroi qu’elle a toujours suscité, une absence radicale de sens et la liquidation des cadres traditionnels, religieux, rituels qui, jusqu’à un certain point, l’« apprivoisaient », il maintient cette terreur à distance en parvenant, l’essentiel du temps, à effacer la mort de l’horizon. La mortalité s’oublie par plongement des individus dans un progrès qui, lui, apparaît comme sans fin. À un « projet » succède immédiatement un autre « projet » et, de projet en projet, l’angoisse de la mort se trouve refoulée.
    Le traumatisme causé par le Covid vient d’une levée partielle du refoulement. Ce n’est pas le nombre de morts qui est en cause : lorsque l’on tient compte, pour évaluer sérieusement la situation, de la taille de la population et de sa répartition en âges, il apparaît qu’aucune hécatombe n’est à signaler. Bien entendu, les mesures prises pour contenir l’épidémie y ont certainement été pour quelque chose. Mais même si, avec moins de confinements et de passes, le nombre des décès dus au Covid eût été plus important, il serait demeuré bien inférieur à celui des décès par maladies cardiovasculaires ou par cancer, que le directeur général de la santé n’a jamais pris l’initiative d’annoncer jour après jour en un « point de situation ».
    Le fait marquant est ailleurs : en raison du brusque afflux de personnes en détresse respiratoire, l’hôpital, dont l’une des missions est désormais d’accueillir les mourants (en France, à peu près 60 % des décès ont lieu dans un établissement hospitalier), s’est trouvé débordé, et n’a temporairement plus été en mesure d’absorber convenablement le flux des malades. En conséquence, la mort est devenue visible – le métabolisme social n’a momentanément plus été en mesure de la « digérer » sans à-coup comme il le fait d’habitude.
    L’irruption de la mort sur la scène publique a été, pour les hommes tels que décrits par Weber – tenants du progrès indéfini et des projets s’enchaînant les uns aux autres sans temps morts (c’est-à-dire sans temps où il serait possible de songer à la mort) -, une horrifique nouvelle. Voilà que le spectre, habituellement repoussé dans les marges, venait s’agiter en pleine lumière !
    Heureusement, un miracle s’est produit : une transmutation de la source d’angoisse en remède contre l’angoisse. Par quel prodige ? De prime abord, on se dit que l’exposé quotidien des statistiques sur les morts du Covid ne pouvait avoir qu’un effet déprimant. À ceci près qu’il faut prendre en compte, à côté de ce que les paroles servent à exprimer, de ce qu’elles conduisent à laisser dans l’ombre. Polariser névrotiquement l’attention sur les seuls morts du Covid (alors même que ces derniers demeuraient très minoritaires dans l’ensemble des morts), c’était laisser s’établir une équation : mourir = mourir du Covid. Bien sûr, personne n’a jamais soutenu pareille chose.
    Le message implicite n’en était pas moins là, d’autant plus prégnant qu’inapparent. C’est pourquoi la mauvaise nouvelle – le Covid augmente les risques de mourir -, s’est transformée en bonne nouvelle – la protection contre le Covid (qui tue quand même peu de monde, et principalement des personnes très âgées ou en mauvaise santé) protège de la mort. Autrement dit, moyennant masque, gel hydroalcoolique, « gestes barrières » et « schéma vaccinal complet », la mortalité, qui s’était malencontreusement imposée à la conscience, s’est trouvée à nouveau mise au placard.
    On comprend, dès lors, les sourdes réticences à s’affranchir des mesures anti-Covid, en dépit des contraintes qu’elles imposent : en abandonnant ces mesures, on perd son bouclier contre la mort ; on se sent aussi vulnérable qu’un bernard-l’ermite sorti de sa coquille ; on redevient ce que l’on n’avait jamais cessé d’être, mais que le Covid, en prenant toute la place, avait fait oublier, c’est-à-dire un mortel exposé à une infinité d’accidents et de maladies possibles, et qui finira de toute façon par trépasser. Voilà comment l’angoisse engendrée par le Covid s’est muée, chez ceux qu’elle avait envahis, en angoisse inavouée à la perspective de revenir à la vie sans Covid. En conséquence, le président de la République et son Assemblée ont les coudées franches pour durcir les mesures sanitaires, précisément au moment où le danger diminue.
    Me revient à l’esprit l’un des plus célèbres poèmes de Constantin Cavafy, En attendant les barbares. Au matin, une ville entière se prépare, empereur et hauts dignitaires en tête, afin d’accueillir en grande pompe les barbares et leur chef, dont l’arrivée est annoncée. Le soir, les habitants regagnent leur logis, le visage grave, la mine soucieuse. Non que les barbares, en investissant la ville, se soient montrés particulièrement barbares : ils ne sont pas venus. Mais alors, qu’allons-nous devenir sans les barbares ? Ces gens étaient en somme une solution. Il y a quelque chose d’un semblable désarroi, devant la perspective d’un reflux du Covid. À bien des choses, cette maladie était une solution. Maintenant, il va falloir en trouver d’autres. Pour l’instant, le gouvernement fait jouer les prolongations, avec l’assentiment d’une bonne partie du public.

    Olivier Rey

    #mesures_sanitaires #covid-19 #mort #progrès #Olivier_Rey

  • Ouvrage : Nouveauté : Le grand krach de l’attention – Tim Hwang – Gemdev
    https://www.gemdev.org/20987

    Nouveauté : Le grand krach de l’attention – Tim Hwang

    Bonjour, J’ai le plaisir de vous présenter la première publication 2022 de C&F éditions. Une traduction d’un petit ouvrage qui a connu un véritable succès aux États-Unis, et qui vient bousculer de nombreux mythes concernant la publicité sur Internet. Le grand krach de l’attention. La publicité, une bombe au cœur de l’internet
    Tim Hwang
    Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne Lemoine
    Et si la publicité personnalisée promue par les géants du web n’était qu’un mirage ? Tim Hwang déconstruit le mythe promis aux annonceurs d’un accès sur mesure à chaque utilisateur ou utilisatrice de l’internet. Il dévoile, ce faisant, les pratiques spéculatives et les manipulations des grandes places de marché publicitaires, intimement liées aux monopoles du web. Que se passera-t-il quand ce mythe s’écroulera ? Quelles seront les conséquences de cet effondrement sur l’ensemble de l’économie de l’internet ? Et au-delà ? Tim Hwang s’attache à montrer les similitudes entre le risque induit par la spéculation publicitaire sur internet et ce qui s’est passé dans le secteur de la finance en 2008. Un ouvrage éclairant et pédagogique sur les mécanismes de la spéculation dans la finance comme sur l’internet. « Espérons que le livre de Tim Hwang parviendra à faire éclater la bulle spéculative du système publicitaire de l’internet qui profite à si peu. »

    Tim Hwang est écrivain, avocat et chercheur sur l’impact politique des technologies. Il a été responsable des politiques publiques de l’intelligence artificielles chez Google. Surnommé « l’homme le plus occupé d’internet » par la revue Forbes, Tim Hwang s’intéresse à l’avenir de l’économie de l’attention et à la géopolitique du numérique. Il est chercheur associé au Center for Security and Emerging Technology de l’université de Georgetown qui produit des rapports sur l’impact mondial de l’intelligence artificielle. Il était auparavant directeur du think-tank philanthropique Harvard-MIT Ethics and Governance of AI initiative qui émet des propositions afin que les projets d’intelligence artificielle soient bien orientés dans l’intérêt public.

    #Tim_Hwang

  • Les suspendus et les désactivés
    https://blogs.mediapart.fr/bluejuliette/blog/020222/les-suspendus-et-les-desactives

    Depuis ce début d’année, j’ai la sensation que nous pouvons nous réjouir d’être vraiment arrivés à créer collectivement une dystopie. Comme dans les romans qui décrivent ce type de société, la discussion est morte de la polarisation des opinions et d’une adhésion intellectuelle - muée en croyances - purement liée à l’appartenance de groupe. [...]

    #vaccination #pass_vaccinal #covid-19

  • Alerte : Le directeur général de la FDA, Christopher Cole, avoue approuver les vaccins contre de l’argent (Lemediaen442.fr)
    https://www.crashdebug.fr/alerte-le-directeur-general-de-la-fda-christopher-cole-avoue-approuver-le

    Le directeur général de la FDA a été piégé en caméra cachée (voir vidéo ci-dessous) par les journalistes indépendants de Project Veritas. Dans ces extraits vidéo, Christopher Cole admet que le président Biden forcera à la vaccination annuelle contre le covid puisque c’est une « source de revenus récurrente » pour les entreprises pharmaceutiques.

    C’est une bombe qui vient d’exploser. James O’Keefe, journaliste et fondateur de Project Veritas, a piégé Christopher Cole qui n’est autre que le directeur général de la FDA (Food and Drug Administration), l’Agence fédérale des États-Unis qui autorise ou non les vaccins.

    Secrètement enregistré le 31 janvier 2022, le 3 février 2022 et 9 février 2022, lors de dîners-rencontres, Christopher Cole a clairement affirmé les plans machiavéliques de la FDA pour le compte des lobbys (...)

  • Au seuil de l’An III de l’Ère Covid

    Les déclarations du chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, lors d’une interview radiophonique du 10 janvier dernier, ont suscité un certain écho dans la presse française. D’après certains médias, Sánchez, qui décréta le confinement le plus brutal d’Europe (les adultes ne pouvaient descendre dans la rue que pour faire leurs courses dans les magasins les plus proches de chez eux, tandis que les moins de 14 ans étaient purement et simplement renfermés dans leur foyer), s’est transformé en une sorte de Nostradamus annonçant l’avenir du développement de la maladie.

    Inutile d’aborder ici la dimension scientifique des affirmations de Sánchez. Il est indéniable que, au-delà des fantaisies qui accompagnent souvent l’image qu’on a, en France, de ce qui se passe de l’autre côté des Pyrénées, il y a deux choses, dans son interview, qui méritent notre attention – moins pour ce qu’elles disent que pour ce qu’elles sous-entendent. D’abord, en disant que le covid-19 « se normalise » et devient une maladie endémique comme la grippe, Sánchez ne fait qu’exprimer la lassitude générale vis-à-vis de l’enchaînement des restrictions qui se sont abattues sur les populations depuis mars 2020, pas seulement en France ou en Espagne, mais partout dans le monde. Il semble reprendre à son compte le souhait le plus pressant de toute la planète : « On en a marre et on veut revenir dès que possible à une prétendue normalité ».

    Mais Pedro Sánchez a dit des choses qui ne trahissent pas que son empressement pour se dédouaner de sa responsabilité par rapport à ce qui s’est passé ces deux dernières années en Espagne (la débâcle de l’atención primaria, notamment, c’est-à-dire les soins médicaux élémentaires, laminés pour s’être réorientés presque exclusivement autour de la lutte contre le SARS-CoV-2), mais aussi la perception complètement délirante par rapport au danger réel du virus – une perception qui est sans doute largement partagée par la majorité de la population espagnole (qui portait volontairement le masque pour descendre dans la rue avant même que cela ne redevienne obligatoire le 24 décembre 2021). Littéralement, le chef du gouvernement espagnol a dit : « lors de la première vague, […] la mortalité était de l’ordre de 13% environ. Aujourd’hui, en moyenne, […] près de 1% ». C’est complètement faux. Le chef du comité scientifique qui conseille Sánchez pour le covid-19, Fernando Simón, admettait en été 2021 que l’Espagne n’était en capacité de repérer, au printemps 2020, qu’à peu près 10 % des contaminations, ce qui réduirait la létalité du virus à un peu plus de 1 %. Or, pendant les 14 jours qui ont suivi cette interview, il y a eu un peu plus de 1 000 morts attribués au covid, sur un total de presque deux millions de cas, ce qui donne un taux de moins de 0,1 % de mortalité. Encore une fois, on est très loin des chiffres assénés par Sánchez.

    Où veut-on en venir ? Simplement au constat que le covid-19 continue à être regardé comme une sorte de fléau biblique, une maladie qui tue massivement et de manière indiscriminée n’importe qui ; il n’y a pas de fact-checking pour les discours qui évoquent de manière répétée une mortalité apocalyptique du virus. C’est que l’horloge de beaucoup de gens s’est arrêtée en mars 2020, quand des gouvernements, craintifs du possible reproche qu’on pourrait leur faire d’avoir ruiné la santé publique pendant des décennies, ont préféré renfermer les populations (sous le nom de « confinement »), en faisant retomber la responsabilité de ce qui pourrait se passer sur les gestes de chacun de nous. Ainsi, si le système de santé s’effondre, ce serait la faute de ceux qui ne respecteraient pas les consignes.

    Il est frappant que presque personne, sauf quelques rares individus comme Toby Green, n’ait évoqué le protocole de l’OMS pour d’éventuelles pandémies grippales (comme celles qui ont fait d’importants ravages en 1918-1922, 1957-8 ou 1968-1969), jamais appliqué, qui préconisait des mesures raisonnables (mais surtout pas le confinement, qui n’est même pas mentionné). Le succès invraisemblable de la stratégie désespérée de l’État français pour collectiviser la faute a tellement bien marché que, à partir de l’été 2020, l’ensemble des partis politiques, la plupart des médias et une grande majorité de la population ont accepté de rallier l’« union sacrée » contre le virus, en négligeant entièrement tous les dégâts que cela allait entraîner. Et tout cela pour une maladie qui était loin d’atteindre la mortalité de la grippe espagnole de 1918, malgré l’hécatombe que certaines prédictions très peu scientifiques, mais bien relayées par la presse et les réseaux sociaux, annonçaient en mars 2020.

    Pendant ces deux dernières années, tout a été bouleversé, non pas par l’épidémie, mais par une surenchère délirante dans les restrictions pour la combattre – ou, parfois, pour faire semblant de la combattre, comme le montre l’obligation de porter le masque dans la rue, réinstaurée récemment pour l’ensemble de l’Espagne et dans certains espaces urbains de la France. Entretemps, nous nous sommes subrepticement transformés en espions de nos voisins, bureaucrates procéduriers ou parents qui tolèrent que nos enfants soient entourés d’adultes cagoulés pendant des journées asphyxiantes – ou bâillonnés eux-mêmes –, et nous avons accepté que la communication en ligne est « à peu près » la même chose que le dialogue à visage découvert ; nous avons été matraqués par une propagande aussi infantilisante que mensongère, etc.

    Comment cela a-t-il pu être possible ? Pour comprendre cette abdication, nous ne trouvons qu’un argument, dont l’indigence est consternante : la peur de la montée de l’extrême-droite, une extrême-droite qui a agité en même temps, selon ses intérêts du moment, un discours à la fois négationniste ou complotiste. Accepter le débat sur les restrictions ou sur la manière dont la vaccination a eu lieu est devenu tout de suite synonyme de connivence avec celle-ci. Nous pensons au contraire que, si elle monte aujourd’hui, c’est en raison de l’abandon de la critique des restrictions par la gauche, ce qui a constitué un cadeau pour les ultras (et l’Espagne est un exemple éloquent de ce que nous disons : le succès d’une franquiste non déguisée comme Isabel Díaz Ayuso, qui a largement remporté les élections de la communauté de Madrid, est inséparable de son refus d’appliquer certaines restrictions).

    Peut-être que, si jamais une normalisation a lieu, soit parce que la mortalité provoquée par le virus est relative, soit parce que notre lassitude envers les dégâts collatéraux de la gestion de l’épidémie nous oblige à accepter notre cohabitation avec lui, le moment de réfléchir sur ce qui s’est passé depuis mars 2020 viendra peut-être. Nous ressemblerons sans doute à ces survivants qui sont sortis en pagaille d’un bâtiment en flammes, et qui, une fois à l’extérieur, se mettent à dresser un bilan de ce qui vient de se passer : un bilan des victimes et des dégâts matériels, mais aussi des comportements peu glorieux qui se seront révélés lors de la fuite, et qui auront peut-être été très peu rationnels, avec des gens bousculés et laissés sur le carreau par ceux qui ont voulu sortir les premiers. Peut-être nous rendrons-nous compte qu’il ne valait pas le coup de perdre la raison d’une telle manière, et nous aurons honte d’admettre que notre course folle, tout en ayant servi à épargner un certain nombre de vies, aura créé d’autres problèmes tout aussi graves, voire plus – y compris la dégradation de valeurs moins tangibles que celle de la sécurité. Après une telle démonstration d’indécence, ce qui est certain est que la plupart ne voudront même pas entendre parler de ce qui s’est passé, ou qu’ils se consacreront à réécrire héroïquement le comportement qu’ils auront eu en faisant comme si rien, ou presque, ne s’était passé. Comme le disait Paul Steinberg à propos d’un autre fléau : « Le virus de la conscience est présent chez tout le monde, mais très peu de gens en tombent malades ou en ont des démangeaisons. Les autres s’en sortent les braies nettes. »

    Pourtant, si, malgré notre honte diffuse, nous osons encore nous regarder en face pour réfléchir à ce qui s’est passé pendant les deux dernières années de l’Ère Covid, en nous demandant comment nous avons été capables de faire et de tolérer certaines choses, voici quelques-unes des certitudes auxquelles nous pourrions parvenir :

    1) La plupart des restrictions qui se sont succédé depuis l’apparition du virus sont fondamentalement nuisibles , à commencer par le confinement, qui a servi à terroriser de manière indiscriminée et à gonfler les pronostics les plus alarmistes sur le danger réel de la maladie. Le geste tueur n’était pas celui de l’individu qui portait mal son masque dans son lieu de travail, mais le pillage de la santé publique pendant des décennies de banquet néolibéral. À cela il faudra ajouter aussi tous ces diagnostics tardifs ou inexistants pour des maux qui ont été considérés mineurs par rapport au SARS-CoV-2.

    2) Au lieu de suivre le protocole de l’OMS pour les pandémies déjà évoqué, lors de l’arrivée de la maladie en Europe et aux États-Unis, accompagnée (et souvent précédée) de la panique, on a préféré improviser à partir du modèle d’un État totalitaire, la Chine post-maoïste. Au nom d’un populisme sanitaire inouï s’est enclenchée une surenchère de mesures restrictives qui avaient souvent une base scientifique maigre voire inexistante.

    3) Ce qui est vécu comme une sorte d’apocalypse virale a réduit à peine l’espérance de vie en Europe. Par exemple, en France, elle est en légère hausse par rapport à 2020, mais en baisse par rapport à 2019 (nous sommes donc passés de 85,6 ans pour les femmes en 2019 à 85,4 en 2021, et de 79,7 pour les hommes à 79,3). La priorité aurait dû être, comme le recommandait le protocole de l’OMS de 2019, de protéger d’emblée les personnes les plus fragiles, dont le profil était déjà connu avant que ne soient mises en place les restrictions, et de faire prendre conscience du besoin d’imposer quelques mesures, au lieu d’étendre la peur à l’ensemble de la population.

    4) En acceptant l’existence d’un rapport en proportion directe entre les restrictions et la santé , la gauche a renoncé à exercer la moindre critique sérieuse envers l’absurdité régnante, avec des violations des droits les plus élémentaires, comme ceux de réunion et de manifestation lors des confinements et des couvre-feux. Les médias dits alternatifs ont serré les rangs autour d’une propagande uniforme et parfois mensongère, avec des gens réduits au silence pour avoir émis des avis critiques, comme l’a montré le cas de Laurent Mucchielli [Mouais ; il a juste été viré de Médiapart pour avoir dit des conneries, il continue de s’exprimer ailleurs ; NdTranbert]. Il aurait été souhaitable d’appliquer à la propagande de l’État ou d’entreprises telles que Pfizer la même exigence de vérité qu’aux complotistes et aux négationnistes, ce qui, bien entendu, n’a presque jamais été le cas. Et si l’#extrême_droite grandit grâce à cette situation, c’est parce qu’il lui a été octroyé un espace politique gigantesque que personne ne semble vouloir défendre. Au Royaume-Uni, The Guardian (un journal de gauche qui a soutenu toutes les restrictions possibles) a pu interviewer il y a quelques semaines l’épidémiologiste Mark Woolhouse, auteur d’un ouvrage critique du confinement et de ce qui est venu ensuite : The Year the World Went Mad [L’Année où le monde est devenu fou]. Rien de semblable n’est concevable en Espagne ou en France.

    5) Enfants et adolescents subissent un véritable endoctrinement dans le but de leur faire accepter les consignes les plus stupides. Un nouveau concept de « normalité » se crée, surtout pour les plus petits, basé notamment sur l’obéissance, ce qui est d’autant plus grave que ce sont eux qui devront faire face aux urgences à venir (climatiques et énergétiques, par exemple) qui vont leur exiger de savoir agir avec aplomb afin de sauver la dignité humaine, ce qui ne saurait être l’œuvre de ces décideurs qui ont fait largement preuve d’incompétence.

    6) Oubliant que toute décision scientifique ou technique ayant des conséquences sociales est avant tout une politique, la gauche, y compris la minorité qui a essayé d’esquisser une critique, a attendu que ce soient des savants, des juristes ou même des historiens dissidents qui réfutent la propagande officielle, ou qui confirment leurs timides intuitions – acceptant ainsi qu’on ne peut donner son avis que sous la caution de l’expertise, ce qui revient à renoncer à agir en sujet politique. Qui va oser lever la voix lors des crises à venir ? Qui connaît en profondeur la fusion nucléaire, la « décarbonisation » ou les tensions politico-militaires dans la Mer de Chine Orientale ?

    7) Internet n’a pas servi, loin s’en faut, à mettre en avant des positions critiques vis-à-vis de l’épidémie et de la manière d’y faire face, mais à diffuser en substance deux types d’opinion pareillement défaitistes : soit l’acceptation de toutes les contraintes, soit les folies complotistes. En moins de deux ans, un grand pas en avant a été franchi dans l’auto-enfermement numérique : des mesures telles que le confinement n’auraient pas été concevables sans l’accès généralisé au web, qui nous a fourni un ersatz de communication et de vie.

    8) Notre consentement général aux consignes les plus irrationnelles nous a avilis et infantilisés . On nous a appris à nous méfier les uns des autres sans cesse et partout, et nous avons assimilé le fait que se serrer la main est un acte terroriste. Et si quelqu’un osait baisser son masque dans un train ou un autobus parce qu’il n’en pouvait plus, le comportement du bon citoyen était de le gronder ou, du moins, de le regarder méchamment. Bref, nous sommes davantage soumis et nous nous sommes avilis, même si un secteur large de la gauche trouve que tout cela nous prépare mieux pour les catastrophes à venir, puisque nous représenterons des pantins plus dociles, prêts à suivre les bonnes consignes. Comme le disait Naomi Klein avec un cynisme presque candide : « L’une des choses que nous avons pu voir avec le covid est la manière avec laquelle un gouvernement doit gérer une véritable urgence : on ne suggère pas aux gens de rester chez eux, mais on leur donne des ordres : vous devez rester chez vous. Et on applique des sanctions. » ( El País , 18 février 2021)

    Nous pouvons enfin nous poser la question suivante : si, après avoir assisté à cette réaction hystérique vis-à-vis du nouveau coronavirus, une nouvelle épidémie comme celle de la grippe espagnole (qui a été bien plus meurtrière que celle du covid-19) se reproduisait, resterait-il quelque part un seul gouvernement en place ? Ou bien s’écrouleraient-ils tous les uns après les autres pour être remplacés par quelque chose de bien pire que ce qu’il y a aujourd’hui ?

    Bonne année, et surtout bonne santé !

    10 février 2022, fin de l’An II de l’Ère Covid.

    Ander Berrojalbiz, Séverine Denieul
    et Javier Rodríguez Hidalgo,
    auteurs du livre
    Les avant-derniers jours de l’humanité ,
    éditions {L’Autre Côté}, 2021 (120 pages, 12 euros).

    Éditions {L’Autre Côté},
    34, rue de la chaine,
    86 000 Poitier
    www.editionslautrecote.com

    #covid-19 #confinement

  • TOUS DEHORS !

    Appel aux convoyeurs de la liberté. « Parce qu’au fond, ce que nous voulons, c’est tout simplement retrouver des moyens de vivre décemment. Nous savons ce qu’il nous en coûtera. L’heure de la décision a sonné. Donnons-nous la main et entrons dans Paris. »

    L’histoire montre que le peuple est du côté des Gilets Jaunes et de tous ceux qui se lèvent pour mieux vivre. De la même manière, l’histoire montre comment la dépréciation de nos vies profite à une minorité de nantis, de courtisans et de politiciens. Parce qu’au fond, ce que nous voulons, c’est tout simplement retrouver des moyens de vivre décemment. Nous savons ce qu’il nous en coûtera. L’heure de la décision a sonné. Donnons-nous la main et entrons dans Paris.

    Depuis deux ans, le gouvernement expérimente, applaudi par ses médias de propagande, des nouvelles manières de nous faire taire, de nous obliger à rester spectateurs de leur politique qui nous emmène vers le désastre. L’intensification dramatique de la pauvreté et de la précarité n’est que le revers des records sans précédent du CAC 40, de l’évasion fiscale des plus riches, de la destruction des services publics et de l’hôpital.

    Nous ne voulons plus trimer dans des boulots de merde. Nous voulons vivre décemment de notre travail. Nous voulons des augmentations de salaire ! Pour ceux d’entre nous qui sont au chômage, nous ne voulons plus être contrôlés, humiliés et radiés de Pôle emploi sans un radis. Nous ne voulons plus que quelques migrants servent d’alibi raciste à des politiciens véreux pour qu’ils se dédouanent de leur gestion désastreuse de la France.

    Nous ne voulons plus montrer un QR code pour aller au bistrot, au sport, au cinéma ou pour prendre le train comme si nous traversions une frontière ! Et nous en avons assez d’être brutalisés par une police chez laquelle prospère la haine du peuple.

    Nous voulons que tout le monde puisse prendre soin des personnes vulnérables à la place d’une vaccination obligatoire.
    Nous voulons nous battre contre l’empoisonnement des terres, des rivières, de la mer et de l’air que nous respirons. Et nous regardons avec dégout cette scène obscène où s’agitent des politiciens corrompus, escrocs, violeurs, amis des grands patrons français, qui prétendent nous gouverner.

    Tous à Paris les 12-13 février, en camion, en voiture, à scooter, à vélo, à pied, en vélo, en scooter ! Le 14 février tous à Bruxelles !

    https://www.facebook.com/tousdehors
    https://www.facebook.com/hashtag/convoidelaliberte
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  • Effondrement sociologique ou la panique morale d’un sociologue, Jean-Michel Hupé, Jérôme Lamy, Arnaud Saint-Martin, Politix 2021/2, n° 134.
    https://www.cairn.info/revue-politix-2021-2-page-169.htm

    Apocalypse cognitive (Paris, Presses universitaires de France), treizième ouvrage du sociologue Gérald Bronner, a été célébré à sa sortie début 2021 par la presse généraliste du Figaro à La Croix et couronné par plusieurs prix dont le prix Aujourd’hui, lequel récompense un « document politique ou historique de haute qualité littéraire  ». Dans une chronique-portrait dithyrambique pour Le Monde parue le 24 janvier 2021, le philosophe prescripteur Roger Pol-Droit souligne par exemple que ce professeur de l’Université de Paris est « couvert de titres et de fonctions académiques et que la liste de ses contributions savantes dans les revues de recherche occupe des pages ». Le lecteur ou la lectrice pourrait donc s’attendre à lire un ouvrage sérieux de sociologie, empiriquement documenté et nourri de neurosciences, comme c’est l’ambition affichée. Hélas, il n’y a guère de sociologie ni même de science dans cet essai qui rassemble de façon peu cohérente des affirmations répétées mais jamais fondées, des anecdotes et des opinions politiques tranchées, des citations d’études de neurosciences et de psychologie le plus souvent inexactes ou surinterprétées, tout en usant de notions qui ne sont jamais définies. On ne pourra pas relever ici toutes les erreurs et faiblesses de cette Apocalypse cognitive, car, comme l’écrit l’auteur lui-même à propos de ce qu’il appelle le « principe d’asymétrie du bullshit », « la quantité d’énergie nécessaire à réfuter des idioties est supérieure à celle qu’il faut pour les produire » (pp. 220-221).

    La thèse principale du livre est l’inadaptation du fonctionnement cérébral humain aux moyens modernes de communication et d’échanges. La liberté débridée de trouver et de produire du contenu sur Internet révélerait (sens premier de « l’apocalypse » du titre) une « nature humaine » dangereuse qu’il s’agirait de canaliser : « L’heure de la confrontation avec notre propre nature va sonner » (p. 22), avertit G. Bronner. Cette thèse s’articule sur trois affirmations. La première, développée dans la première partie de l’ouvrage, est une augmentation récente et très importante d’un temps libre permettant de se consacrer à des activités intellectuelles. Une grande partie de ce temps libre serait affectée aux usages d’Internet. La deuxième affirmation reprend la thèse déjà avancée dans les essais précédents  selon laquelle Internet serait un marché libre ou dérégulé, marché dont les marchandises sont cognitives. Le mécanisme intrinsèque de ce marché libre ne pourrait que révéler de la façon la plus transparente et directe les préférences humaines, mesurées par le nombre de visites des sites Web. Le tableau que dessine l’usage d’Internet révélerait selon l’auteur des humains rarement rationnels, attirés par la violence, peureux, narcissiques ou encore obsédés par la sexualité. La troisième affirmation est que ces comportements ne sont pas contingents à notre époque mais correspondent à une véritable nature humaine, telle qu’on peut la décrire grâce aux résultats des neurosciences. Cette vraie nature (le sociologue parle de « cerveau ancestral ») aurait donc été canalisée par les structures sociales de la civilisation, ou n’aurait pas eu le temps ni l’opportunité de s’exprimer jusqu’à aujourd’hui et la « libération cognitive » permise par le temps disponible et Internet.

    Aucune des trois affirmations, répétées tout au long de l’ouvrage (nous avons recensé une trentaine de reformulations de la thèse), ne s’appuie sur des raisonnements scientifiquement valides. Nous allons montrer dans la suite de cette note que le premier élément, présenté par G. Bronner comme une « augmentation du temps de cerveau disponible », est en réalité une métaphore douteuse que le sociologue utilise comme un concept scientifique, sans jamais, pourtant, asseoir cet emploi sur une définition ou une méthode rigoureuse. L’analogie du marché libre, utilisée pour décrire le fonctionnement d’Internet, manque également de définition et d’approche critique. Nous constaterons que l’auteur ne fait en fait qu’affirmer qu’il s’agit d’un marché libre pour éviter de s’engager dans un travail de sociologie et d’analyser les structures d’organisation d’Internet et les stratégies de pouvoir qui s’y jouent. Le troisième élément de l’argumentation est celui qui mobilise la majorité des références scientifiques et du contenu de l’ouvrage, empruntant essentiellement aux neurosciences et à la psychologie expérimentale. Malheureusement, comme nous l’attesterons, ces emprunts manquent presque toujours de pertinence pour au moins trois raisons, dont nous donnerons plus loin des exemples précis. Dans le meilleur des cas, les expériences décrites par G. Bronner ne sont pas inintéressantes mais sont en fait sans rapport avec l’argument qu’il essaie de mettre en avant ; elles font alors office d’argument d’autorité (illégitime). Dans de nombreux cas, l’auteur déforme les résultats ou conclusions des études. Enfin, certaines des études convoquées sont elles-mêmes contestables, mais il semble manquer à G. Bronner l’expertise (ou la volonté ?) pour s’en rendre compte.

    #Gérald_Bronner #sociologie #neurosciences

  • Chine : « Alerte virale » de Xu Zhangrun, l’intellectuel qui prédit la fin de Xi Jinping

    Le livre de Xu Zhangrun ne fait que 73 pages, mais chacune d’elle est brûlante. Écrit et publié au début de la crise du Covid-19 en Chine, Alerte virale, quand la colère est plus forte que la peur a valu à son auteur, intellectuel chinois prestigieux et réputé, d’être brièvement emprisonné avant d’être démis de ses fonctions de professeur de droit constitutionnel à l’université de Qinghua à Pékin. C’est que dans cet essai, paru le 17 août dernier dans sa traduction française aux éditions R&N, Xu prédit la fin du régime de Xi Jinping qui, selon lui, a accumulé les erreurs stratégiques depuis quelques années à propos de Hong Kong et de Taïwan. Le principal architecte de ces errements funestes est le président chinois lui-même, accuse l’auteur, devenu ainsi l’artisan de sa propre disgrâce.

    https://asialyst.com/fr/2021/10/13/chine-alerte-virale-xu-zhangrun-intellectuel-qui-predit-fin-xi-jinping
    #Chine

  • Véran et Delfraissy, deux grands comiques dans la Pandémie !

    — Pour #Delfraissy, qui confesse qu’il ne « devrait pas dire ça », les nouveaux vaccins anti-covid sont quand même « très particuliers »https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/covid-19-le-vaccin-est-un-peu-un-medicament-avec-une-action-formidable-
    On ne le sait pas. Il y a une diminution de la protection avec le temps” pour Jean-françois Delfraissy. “Ce vaccin est très particulier, c’est un vaccin-médicament. Il protège contre les formes sévères et les formes graves, et ça n’a pas été assez dit

    –- Pour #Véran, dont la théologie byzantine évolue de jour en jour, il n’est finalement plus nécessaire de faire une injection post-infection au bout 4 mois (qui était pourtant vitale la semaine dernière !)
    https://www.bfmtv.com/sante/pass-vaccinal-olivier-veran-annonce-qu-une-injection-equivaut-a-une-infection

    –- D’ailleurs, pour Delfraissy auditionné au Sénat, ces injections répétées pourraient bien déclencher des maladies auto-immunes, on ne sait pas trop, « on n’a jamais fait ça ! »

    "la vaccination peut être un facteur de génération de maladie auto-immune chez une personne prédisposée. Est ce que les vaccins répétés pourraient induire des phénomènes d’auto-immunité plus fréquents ? Je ne sais pas" !

    https://twitter.com/B_Stiegler/status/1489701674746884102

  • South Africa’s looming vaccine revolt
    Cet article a été publié début décembre 2021. Alors que le Président Ramaphosa envisageait de rendre l’injection obligatoire pour accéder à certains lieux et activités, 60 % des Sud-Africains n’étaient pas vaccinés contre le Covid-19. Brian Pottinger analyse les raisons de cette opposition, à la lumière de la gestion de la crise sanitaire et de ses conséquences désastreuses pour la population et la nation sud-africaine.
    L’auteur, Brian Pottinger, est ancien rédacteur et éditeur du Sunday Times en Afrique du Sud. Il vit sur la côte nord du KwaZulu.
    https://unherd.com/2021/12/south-africas-looming-vaccine-revolt

    Je partage ici quelques extraits traduits de l’anglais.

    Seule 40 % de la population africaine a été piquée contre le Covid – un lent démarrage euphémiquement décrit comme une « hésitation vaccinale ». Il n’en est rien : il s’agit bien d’une opposition farouche.

    Un grand nombre de raisons explique pourquoi il est si difficile d’obtenir des Sud-Africains qu’ils prennent l’umjovu, l’injection : la gestion calamiteuse de l’épidémie, un scepticisme préexistant au sujet de la science, une méfiance vis-à-vis du gouvernement et une appréhension largement répandue parmi les pauvres et les marginalisés qu’il s’agit au mieux d’une forme de répression et au pire de sorcellerie. Un cocktail explosif dans un pays déjà en proie à une grande instabilité politique, sociale et économique.

    En Afrique du Sud, comme dans le reste du monde, les prévisions de mortalité aux premières heures de l’épidémie ont frisé avec le fantastique. Les estimations initiales se situaient entre 87 000 et 350 000 décès lors de la première vague. Il y en eut 17 103. Deux ans après, avec le recul du virus, les morts attribués au Covid (mais en aucun cas garantis) commencent seulement aujourd’hui à atteindre les estimations initiales les plus basses.

    Cependant, le gouvernement sud-africain a imposé l’un des confinements les plus longs et les plus sévères, soutenu par un aboiement national et par les médias sociaux. La décision a montré qu’elle était inadaptée, prématurée dans le temps et catastrophique dans ses conséquences. Dans un pays où la survie de nombreux habitants dépend de revenus quotidiens ou hebdomadaires ad hoc, l’interruption soudaine de l’activité économique a causé des ravages parmi les pauvres et chez les travailleurs indépendants. Un État défaillant s’est avéré incapable de tenir ses promesses de subsides, de politique responsable et d’endiguement efficace de l’épidémie.

    Les premières aides aux personnes ou aux petites entreprises ont mis plus d’un an à être versées. Et elles furent alors entachées d’irrégularité et de corruption, inappropriées et, d’après de nombreux rapports, attribuées sur des critères racialement biaisés. Près d’un quart des petites entreprises ont disparu tandis que le chômage a connu une explosion sans précédent.

    Une part entière de la population s’est vue criminalisée : au cours des quatre premiers mois de l’épidémie, 230 000 citoyens, soit 0,4 % de la population, ont été accusés de violation de l’état d’urgence, en raison du non-respect des restrictions, dont 311 policiers. Toutes les charges ont ensuite été levées : le système judiciaire ne pouvait tout simplement pas faire face.

    A la fin du mois de juin de l’an dernier, pour chaque infection enregistrée, sept citoyens étaient arrêtés pour non-respect des restrictions sanitaires ; pour 100 infections, un officier de police était arrêté ; et pour 1 200 infections, une comparution immédiate devant la Haute-Cour de Justice avait lieu. Sept personnes ont été tuées au cours d’interpellations musclées.

    Lorsque deux médecins d’un hôpital public ont été internés de force dans l’un des rudimentaires camps d’état, la Haute-Cour leur a finalement accordé la possibilité de s’auto-isoler à leur domicile, reconnaissant ainsi qu’ils avaient plus de chance de mourir de leurs conditions d’incarcération que du virus.

    Il est ainsi peu surprenant que la population en général, et plus particulièrement les pauvres, ait pris le maquis. Alors que la présence du rétrovirus du VIH/Sida a connu une baisse de 95 à 30 % ; le traitement de la malaria a suivi le même chemin. L’affluence pour le dépistage de la tuberculose a diminué de deux tiers, tandis que les consultations pour le syndrome des plaquettes grises ont baissé de 60 % et que 10 interventions chirurgicales urgentes sur 1 000 ont été reportées, afin de permettre l’accueil des patients du coronavirus qui ne sont jamais arrivés.

    L’achat en urgence d’équipement de protection personnelle, entre-temps, a ouvert la porte à une corruption s’insinuant à chaque strate de l’État. L’héritière pressentie du Président Ramaphosa a ainsi dû démissionner, une agence étatique d’enquête l’accusant d’avoir détourné un budget de 350 millions de rands (16,6 millions £) d’équipement de protection personnelle au profit d’amis. Le Service de santé du Gauteng, cœur industriel du pays, est impliqué dans une enquête pour fraude d’un montant de 560 millions de rands (26,5 millions £). La lanceuse d’alerte a été assassinée dans les jours qui ont suivi le lancement de l’enquête.

    L’auteur décrit également la mise à l’arrêt des services publics, qui ne sont toujours pas rétablis convenablement après deux années de « pause prolongée ».

    Les successions ne peuvent toujours pas être réglées, les enquêtes médico-légales menées, les crimes jugés (y compris pour les responsables de la soi-disant « capture de l’Etat » par l’ancien Président Jacob Zuma) et les propriétés transmises. Plus d’un demi-million d’élèves ne sont tout simplement pas retournés à l’école.

    Le poids de cette défaillance des services publics a été supporté de façon disproportionnée par les pauvres, surtout les citoyens noirs mais également de plus en plus par les blancs, à en juger par les mendiants aux coins des rue. Il fait peu de doute que les retombées de ces stratégies de confinement, défendues par les guerriers scientifiques d’Afrique du Sud, ont favorisé l’émergence des troubles de juillet de cette année, qui ont coûté la vie de 357 personnes au cours d’une épidémie de pillages, d’incendies criminels et de violence [...]

    Les Sud-Africains ont supporté, sans jamais les approuver, les absurdités et les atrocités de cette panique malavisée, instrumentalisée et, à ce jour, inutile. La partie instruite et connectée de la communauté a suivi attentivement les fluctuations du débat mondial sur l’évolution de la pandémie.

    Ils ont observé, comme beaucoup d’autres dans le monde, la manière dont les certitudes scientifiques arrogantes qui ont confiné le monde ont fondu devant la science mesurée et les faits empiriques. Ils comprennent qu’on ne peut pas obéir aveuglément à une « science » lorsque les scientifiques se contredisent désespérément. Ils sont tout aussi bien conscients des abus du langage que des manipulations statistiques, en particulier ces nouvelles pratiques de « vol » statistique qui consiste à attribuer au Covid-19 des décès liés à d’autres causes, ou encore l’utilisation de la trajectoire naturelle d’un virus expirant pour justifier de l’efficacité d’un remède, ou enfin le phénomène d’annexion d’une surmortalité pour légitimer une cause perdue.

    Ils constatent avec ironie la façon dont leur gouvernement, qui enjoint le monde à juste titre de ne pas s’alarmer du variant Omicron, envisage dans le même temps une attaque sans précédent contre les droits des citoyens pour contenir sa propagation, encouragés en cela par les habituels forcenés réclamant des confinements complets. Les citoyens ont minutieusement pris connaissance des récents rapports faisant état des pressions de Pfizer sur leur gouvernement, afin d’être légalement exonéré des effets de son produit : qui a déjà entendu parler de citoyens forcés à se faire vacciner alors que le fournisseur est absout de toute responsabilité quant aux conséquences ?

    La plupart des Sud-Africains ne sont pas conspirationnistes mais leur histoire leur a appris une chose : un pouvoir sans limite finit toujours par nuire. Et beaucoup se sentent aujourd’hui victimes d’une convergence de forces (et non pas d’une conspiration) qui – de Big Pharma aux gouvernements autoritaires, en passant par la Big Tech – cherchent à tirer une rente de cette incomparable tragédie.

    Mais une autre composante, bien plus importante, d’hésitants et d’opposants existe. Ceux qui prennent le temps de parler aux Noirs, pauvres et marginalisés, meurtris par leurs expériences du confinement, sont stupéfaits de voir à quel point ceux-ci considèrent la panique actuelle comme un nouveau moyen de les opprimer. Les couvre-feux, l’interdiction de l’alcool et du tabac et les règles proscrivant les rassemblements politiques sous couvert de combattre le Covid-19 témoignent en faveur de leur cause. Et, pour beaucoup d’entre eux, l’umjovo (l’injection) n’est rien d’autre que de l’ubuthakathi, de la sorcellerie.

    Le Président Ramaphosa pénètre ici un territoire dangereux. Pour différentes raisons, l’adhésion aux vaccins est plus forte au sein des minorités. Et c’est un segment de la minorité blanche qui défend de la manière la plus véhémente la vaccination-à-tout-prix. Le bannissement des lieux publics, comme toujours, donnera instantanément lieu à des esclandres politiques et raciaux. Des bouts de papier, autorisant ou restreignant les déplacements de certaines personnes, ont une terrible résonance dans l’histoire de ce pays : une résonance amère pour chaque personne noire.

    Il est aujourd’hui reconnu qu’en Afrique du Sud des forces en ébullition guettent l’opportunité de raviver l’insurrection de juillet. Il s’agit de gens qui ne protestent pas au moyen de manifestations rangées, avec pancartes et poussettes. Ils attendent seulement l’occasion ; les conséquences des mesures d’endiguement de l’épidémie pourraient amener à une révolution.

    Mais les révolutions finissent un jour ou l’autre par consumer leurs enfants. Le temps détruira certainement le prestige des artisans de cette tragédie historique : scientifiques, firmes pharmaceutiques, politiques et médias. Et si Ramaphosa n’est pas prudent, la fragile nation d’Afrique du Sud pourrait également s’embraser.

    #afrique_du_sud #confinement #corruption #covid-19

  • Un cauchemar totalitaire LA CIVILISATION DU “QR” CODE Claude Semal
    https://www.asymptomatique.be/un-cauchemar-totalitaire-la-civilisation-du-qr-code/?shared=email&msg=fail

    A ceux qui pensent encore que seules des justifications “médicales” inspirent les actuelles politiques sanitaires, l’évolution de la situation en Grande-Bretagne et en Irlande devrait poser une sérieuse énigme.
Les gouvernements de ces deux pays viennent en effet d’annoncer, pour la semaine prochaine, la levée de (pratiquement) toutes leurs restrictions sanitaires.


    
Oh ! My God ! Ce “fucking” virus couronné serait-il donc incapable de traverser la Manche à la nage ? Cette horrible Peste atchoumesque perdrait-elle tout son pouvoir de nuisance dès qu’on la traduit en anglais ?
    
Google translate, help us ! God Save The Queen ! À l’aide ! SOS ! Save Our Soul !

    Pas du tout : Omicron gambade là-bas dans les “pubs”, les “clubs” et les “fish and chips”, aussi teigneux et morveux qu’ici.

    Simplement, d’autres choix politiques ont été faits, d’autres stratégies sanitaires mises en place. Et si par ailleurs, les protocoles curatifs anglo-saxons encombrent moins leurs services de soins intensifs que les nôtres, la seule chose que l’on puisse en dire, c’est qu’on ferait bien de s’en inspirer d’urgence !

    Oui, au moment où l’Autriche cloître ses “non-vaccinés” ; au moment où l’Allemagne les exclus de ses bibliothèques et de ses restaurants ; au moment où l’Italie leur interdit ses bars, ses transports en commun, ses universités et même ses cérémonies religieuses ; au moment où la France impose un “Passe Vaccinal” qui conduit déjà à des restrictions semblables … la Grande-Bretagne et l’Irlande semblent faire, au contraire, des choix diamétralement opposés.

    C’est que, malgré les années Thatcher et sa brutale politique coloniale, l’Angleterre reste aussi le berceau de l’habeas corpus : cet attachement historique et quasi viscéral aux libertés individuelles et publiques. Ce que la démocratie libérale peut sans doute proposer, sur le plan moral et législatif, de plus abouti.

    Une fois n’est pas coutume, je vais me faire ici l’avocat du diable (le diable n’en manque pourtant pas : il a ses affidés et ses “bavards” dans tous les médias).

    Il est vrai que le Covid 19 est une maladie qui avance par “vague”, et qu’on n’applique donc pas “rationnellement” les mêmes protocoles sanitaires quand la vague “explose”, ou quand on “gère” au contraire tranquillement sa descente. Or cela fait plus de trois semaines, comme je l’ai ici même déjà souligné, que
    l’Angleterre a passé son “pic” de contagion, quand d’autres pays sont encore en pleine phase “ascendante”.

    Il est vrai aussi que la décision du gouvernement anglais reste un pari sur l’évolution de la pandémie. Et que, comme tous les paris, il contient une part d’incertitude.

    Il est vrai enfin qu’Omicron n’est sans doute pas la “fin” du Covid-19. Si un autre de ses mutants devait débarquer, aussi contagieux que son cousin, mais en plus méchant, il n’est pas interdit de s’y préparer dès aujourd’hui.

    Mon propos n’est donc pas de condamner par principe toutes les stratégies sanitaires qui seraient plus “alarmistes” que celles du gouvernement anglais.

    Je suis toutefois profondément convaincu que certaines forces économiques et sociales instrumentalisent aujourd’hui la pandémie pour nous imposer “leur” propre calendrier et “leurs” propres priorités. Je ne parle pas seulement des entreprises pharmaceutiques, des rois du vaccin ou du business des tests PCR, mais de toutes les entreprises qui ont intérêt à accélérer la “numérisation” de l’économie et, par delà, de l’ensemble des sociétés humaines.

    En Europe, cela devrait prochainement se traduire par la généralisation d’un “QR code” européen qui conditionnera à l’avenir l’accès à de très nombreuses activités. Un redoutable outil de contrôle social. Nul “complot” là-dedans. Un simple “effet d’aubaine”, avec de gigantesque moyens financiers pour le concrétiser.

    Le webmagazine écologique “Reporterre” vient à ce sujet de publier une très intéressante enquête de la journaliste Célia Izoard sur le “Digital Identity Wallet” de la société Thalès, “un « portefeuille d’identité numérique », c’est-à-dire une sorte de passe sanitaire étendu à toutes les démarches de la vie quotidienne, assorti d’un dispositif de reconnaissance biométrique pour empêcher la fraude” (“Reporterre”, 7 décembre 2021) (1).

    Je vous invite vraiment tous et toutes à visionner ci-dessous le très orwellien spot publicitaire de Thalès. La vie de Julie, du lever au coucher, qui présente un véritable cauchemar totalitaire comme un rêve libertarien.

    Vous verrez sans doute d’un autre œil, après cela, nos innocentes conversations sur le “Covid Safe Ticket”.

    https://www.youtube.com/watch?v=YSb0nLRte_A&feature=emb_logo

    Thalès a reçu en 2019 le prix “d’entreprise de l’année” attribué par le cabinet Frost & Sullivan, qui soulignait à cette occasion un de ses “qualités” : « En cas de suspension d’un droit de l’individu pour quelque raison que ce soit, le gouvernement peut l’invalider en temps réel sur la plateforme ».
    A noter que Thalès, qui peut aussi être utilisé comme moyen de payement, a également accès à toutes vos informations bancaires.

    Avec un certain humour, un lecteur commentait donc ainsi l’article de “Reporterre” : “Avec l’arrivée de l’euro numérique, Lucie a désormais accès à notre Wallet électronique. Tous ses paiements sont sécurisés. Mais Lucie n’a pas respecté le 48 ème confinement décrété en raison d’une épidémie de gastro. Lucie voit son Wallet débité automatiquement de 135 euros … Lucie récidive, son Wallet est désormais désactivé pendant une durée de 15 jours. Elle ne peut plus rien faire et elle ne peut plus aller nulle part. Gardez-le, votre monde dystopique, et allez bien vous faire enc…”. Avec ou sans QR code ?

    Thalès a fusionné en mai 2021 avec l’entreprise Atos pour créer Athéa.

    En juin 2021, la Commission Européenne a acté la création d’un “Digital Identity Wallet” pour tous les citoyens européens.

    D’ici septembre 2022, tous les états membres devront avoir créé les conditions techniques de la mise sur pied d’expériences pilotes.

    A noter que Thierry Breton, le commissaire européen au Marché Intérieur, est l’ancien PDG du groupe Atos. Comme dit l’adage populaire, on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

    Maintenant, si vous croyez toujours que l’instauration d’un “passe vaccinal” et d’un QR code pour aller au cinoche ou pour prendre un train est vraiment le meilleur moyen de combattre le SARS-COV-2, je ne peux malheureusement plus grand chose pour vous.

    Claude Semal le 21 janvier 2022

    Nota Bene : Vous aurez remarqué que je n’ai pas commenté ici les décisions du dernier CODECO. Disons simplement qu’avec son “Baromètre COVID” et son “feu rouge sans feu vert”, il reste bien dans la ligne de nos précédentes belges absurdités.

    (1) https://reporterre.net/Bientot-le-portefeuille-d-identite-numerique-un-cauchemar-totalitaire