• Regain d’hostilité :

    Liberte-algerie.com 24 juin 2015

    Le radicalisme religieux gagne du terrain en Algérie et il est aussi dangereux que les nébuleuses islamistes qui ont plongé dans la violence que le pays a connue durant dix longues années. Ce qui l’a prémuni du désordre “ printanier ” qui a secoué de nombreux pays arabes. Ce n’est pas pour autant que le danger est écarté, malgré la concorde civile accordée sans assurances ni contrepartie. Des signes d’apparence anodine démontrent un regain d’hostilité pour un retour en force d’un islamisme politique camouflé.
    S’il est vrai que dans la quasi-majorité des mosquées, les discours restent contrôlés et les imams encadrés, il n’en est pas de même dans les autres espaces publics qui échappent à tout contrôle. Il s’agit des campus universitaires, de certains quartiers populaires, de villages de l’Algérie profonde où le travail d’endoctrinement se fait à ciel ouvert et en toute impunité. Des sectes étrangères au référent religieux algérien y pullulent et prospèrent. D’autres espaces comme les réseaux sociaux sont squattés pour des discours haineux ou pour un prosélytisme qui remet en cause l’islam de nos ancêtres.
    Ne se limitant pas à ces territoires, le radicalisme religieux s’invite dans certains médias qui ont ouvert grands leurs écrans à des prédicateurs de la Djahilia qui distillent, sans modération, des diatribes dangereuses, enveloppées de paroles coraniques falsifiées pour la circonstance. Le résultat est que des actions, sous couvert de la religion, sont menées en toute quiétude sans que les pouvoirs publics ne s’en émeuvent. À Béjaïa, l’esplanade de la Maison de la culture est interdite pour les animations. À Alger-Centre, des affichettes ont fait leur apparition demandant aux maris d’interdire à leurs épouses de sortir. Dans les campus, on surveille la longueur des jupes. À la télévision, on demande la tête d’un écrivain doué. Dans le commerce, on pousse à la fermeture de débits de boissons et on gèle une décision concernant l’importation des alcools.
    Le ministre des Affaires religieuses est le seul à avoir encore le courage de dénoncer ces dérives et ces dérapages qui nuisent à l’islam du Maghreb et dénaturent son référent fait de tolérance. Mais il est seul, et une seule main ne peut applaudir. ❞


  • “ Alacrité ”, un mot à retenir…

    http://www.liberte-algerie.com/18 juin 2015

    “ A“Alacrité”, a dit François Hollande. “Vacance du pouvoir”, vient de répondre Ali Benflis qui ne manque d’ailleurs pas d’enfoncer le clou en assénant que notre état des lieux national n’a nullement “ besoin d’une expertise étrangère ” pour être établi. Si on sait que la situation générale du pays et le psychodrame politique qui s’y joue ont largement de quoi inspirer une telle réplique à Benflis, bien des observateurs en sont encore à se demander où le chef de l’État français est allé chercher ce mot… “alacrité”. Sûrement pas dans le vocabulaire courant, encore moins dans le jargon diplomatique consacré.

    D’où cette autre question : pourquoi François Hollande est-il allé aussi loin dans la recherche de son lexique du jour ? Et, surtout, pourquoi a-t-il opté pour un mot aussi engageant pour lui, au risque de paraître provoquant, alors qu’il pouvait se tirer d’affaire en usant de ces discours convenus en pareille circonstance ?

    En forçant sur la dose de manière aussi remarquable — voire aussi grossière, diraient d’autres —, Hollande voulait peut-être, de manière subliminale, faire un aveu : celui de jouer pleinement le jeu, d’enfoncer les pieds dans la gadoue,… mais pour la bonne cause, celle des intérêts français du moment.

    alacrité : XVIe siècle du latin alacritas, enjouement, entrain. Rare selon le dictionnaire Robert. Le président Hollande a donc trouvé son homologue algérien enjoué et plein d’entrain...


  • Retour sur la visite de François Hollande : Alger-Paris : le soutien et la contrepartie

    http://www.liberte-algerie.com

    Sans sa flatterie poussée à l’égard de Bouteflika, la visite de Hollande à Alger passerait certainement mieux aux yeux des observateurs, tant au niveau des deux pays que sur le plan international.
    Le chef de l’État français a, toutefois, préféré défendre les intérêts économiques de son pays, faisant fi des réactions que pourrait provoquer sa démarche.
    “Le président Bouteflika m’a donné une impression de grande maîtrise intellectuelle (…) c’est rare de rencontrer un chef d’État qui a cette capacité de jugement. Bouteflika a toutes ses capacités pour apporter sa sagesse et son jugement pour régler les crises dans le monde.”
    C’est par cette flatterie pour le moins surprenante, que le chef de l’État français, François Hollande, a tenu à réaffirmer, avant-hier à Alger, son onction à son homologue algérien. Pourquoi autant d’éloges exprimés à la faveur d’un président grabataire dont la faculté à exercer ses fonctions est pourtant sérieusement mise en doute depuis, notamment, l’AVC l’ayant contraint, en 2013, à 88 jours d’hospitalisation à l’hôpital militaire français du Val-de-Grâce ? Pour quel prix ? La caution de Hollande à Bouteflika se justifie par quelques éléments essentiels aussi bien pour la France que pour le régime algérien.
    Pour ce dernier, il s’agirait surtout de donner une meilleure image du président Bouteflika qui a quasiment disparu des écrans ces derniers temps.
    Pour la France, il s’agit d’abord de protéger et de renforcer ses intérêts économiques en Algérie. Ensuite, il y a l’incontournable coopération sécuritaire avec le voisin du Sud dont “le combat commun” mené par Paris et Alger contre la menace terroriste, comme l’a rappelé Hollande à l’occasion de sa visite de lundi dernier. Les questions économiques et de sécurité ont d’ailleurs constitué l’objet principal de cette deuxième visite du locataire de l’Élysée, après sa première visite en décembre 2012. Hollande n’a pas tardé à annoncer la couleur en affirmant dès son arrivée à l’aéroport d’Alger que le constructeur automobile de son pays, Peugeot serait sur la bonne voie pour l’implantation, prochainement en Algérie, d’une unité de montage de voitures. Il a, en effet, révélé qu’un projet d’implantation en Algérie d’une usine du constructeur de véhicules Peugeot était “en discussion avancée et que les deux parties algérienne et française travaillent pour faciliter l’installation de cette unité”.
    Le chef de l’État français a dit avoir aussi évoqué avec Sellal d’autres projets de partenariat avec le groupe pétrolier Total dans les domaines énergétique et d’industrialisation. “Nous voulons attirer des investisseurs français en Algérie et même des investisseurs algériens en France. Les PME (françaises) particulièrement sont les bienvenues en Algérie”, a estimé Hollande dont le pays est, selon lui, “le premier partenaire économique de l’Algérie”. “Les relations algéro-françaises étaient fructueuses notamment sur le plan économique”, résume-t-il. Sur le plan sécuritaire, le locataire de l’Élysée a, par ailleurs, beaucoup insisté sur la nécessité de renforcer la coopération franco-algérienne pour faire face à la menace terroriste et aux crises affectant les pays de la région. A priori, toutes ces questions économiques et sécuritaires préoccupent les deux pays. Mais force est de constater que Hollande a pris quelques risques, du moins vis-à-vis de la communauté occidentale, en poussant sa flatterie à l’égard de Bouteflika. Une flatterie qui cache bien des “non-dits”. Côté algérien, les observateurs soupçonnent la volonté des décideurs de soigner l’image du Président à travers cette visite du chef de l’État français.
    Le politologue, Rachid Grim, affirmait, la veille même de cette visite, que la rencontre entre les deux chefs d’État allait constituer “ une opération de communication, qui vise à montrer qu’Abdelaziz Bouteflika est toujours aux manettes, qu’intellectuellement il a encore toutes ses facultés, même s’il est diminué physiquement”. Et d’ajouter : “ Ce sera une victoire pour le pouvoir s’ils arrivent à faire dire à François Hollande qu’il a rencontré quelqu’un d’intellectuellement valide”. Hollande n’a fait que confirmer l’hypothèse.


  • France and Morocco strengthen counterterrorism cooperation

    – AP | Paris Friday, 29 May 2015

    France and Morocco have vowed to strengthen counterterrorism cooperation, four months after they resumed judicial cooperation following a year-long diplomatic rift.
    After meeting with French president Francois Hollande on Friday, Moroccan Prime Minister Abdelilah Benkilane said : “We had a difficult year of course, now it’s behind us, and (relations) are resuming as if nothing had happened.”
    French authorities say counterterrorism and the fight against radicalization were at the top of the agenda for the meeting.
    Both countries are deeply concerned by the large numbers of citizens leaving to fight with the ISIS.
    Morocco suspended judicial cooperation in February 2014 after French police attempted to arrest the visiting head of Moroccan intelligence. Cooperation resumed in January.


  • The Algerian Exception -
    http://www.nytimes.com/2015/05/30/opinion
    By KAMEL DAOUD

    ORAN, Algeria — Algeria is indeed a country of the Arab world: a de facto dictatorship with Islamists, oil, a vast desert, a few camels and soldiers, and women who suffer. But it also stands apart : It is the only Arab republic untouched by the Arab Spring of 2010-2011. Amid the disasters routinely visited upon the region, Algeria is an exception. Immobile and invisible, it doesn’t change and keeps a low profile.

    This is largely because Algeria already had its Arab Spring in 1988, and it has yet to recover. The experience left Algerians with a deep fear of instability, which the regime of President Abdelaziz Bouteflika, in power since 1999, has exploited, along with the country’s oil wealth, to control its people — all the while deploying impressive ruses to hide Algeria from the world’s view.

    October 1988: Thousands of young Algerians hit the streets to protest the National Liberation Front (F.L.N.), the dominant party born of the war for independence; the absence of presidential term limits; a mismanaged socialist economy; and a tyrannical secret service. The uprising is suppressed with bloodshed and torture. The single-party system nonetheless has to take a step back: Pluralism is introduced; reforms are announced.

    The Islamists came out ahead in the first free elections in 1990, and again in the 1991 legislative elections — only to be foiled by the military in January 1992. Long before Gen. Abdel Fattah el-Sisi in Egypt, Algeria had invented the concept of therapeutic coup d’état, of coup as cure for Islamism. At the time, the military’s intervention did not go over well, at least not with the West: This was before 9/11, and the world did not yet understand the Islamist threat. In Algeria, however, Islamism was already perceived as an unprecedented danger. After the coup followed a decade of civil war, which left as many as 200,000 people dead and a million displaced, not to mention all those who disappeared.

    When in 2010-2011 the Arab Spring came to Tunisia, Libya and Egypt, Algerians hoped for change, too. But their fear that war or the Islamists would return was greater still. “We have already paid,” the vox populi said, and the government joined in, intent on checking any revolutionary urge.

    At the time I wrote: “Yes, we have already paid, but the goods have not been delivered.” The regime had slowly been gnawing away at the democratic gains made in October 1988: freedom of speech, a true multiparty system, free elections. Dictatorship had returned in the form of controlled democracy. And the government, though in the hands of a sickly and invisible president, was brilliant at playing on people’s fears. “Vote against change” was the gist of the prime minister’s campaign for the 2012 legislative elections.

    The government also exploited the trauma left by France’s 132-year presence, casting the Arab Spring as a form of neocolonialism. To this day, the specter of colonialism remains the regime’s ideological foundation and the basis of its propaganda, and it allows the country’s so-called liberators — now well into their 70s — to still present themselves as its only possible leaders. France’s direct intervention to oust Muammar el-Qaddafi in Libya only played into their hands; it looked like the sinister workings of their phantasmagorical triptych of enemies: France, the C.I.A. and Israel. Enough to quiet any populist ardor and charge the opposition’s leaders with being traitors and collaborators.

    And so it was that as soon as January 2011 the early stirrings of protest were promptly quashed. The massive police apparatus played a part, as did state television, with stations taking turns reminding the people of a few chilling equations: democracy = chaos and stability = immobility.

    Money also helped. Oil dollars may make the world go round, but they have kept Algeria still. In the contemporary mythology of the Arab Spring, Bouazizi the Tunisian is the unemployed man who topples a dictator by setting himself on fire in public. This hero could not have been Algerian: In this country, Mohamed Bouazizi would have been bought off, corrupted.

    The Algerian regime is rich in oil and natural gas. And at the outset of the Arab revolts, it reached into its pockets, and gave out free housing, low-interest loans and huge bribes. Oil money was distributed not to revive the economy or create real jobs, but to quell anger and turn citizens into clients. Wilier than others, the government of Algeria did not kill people; it killed time.

    While distributing handouts thwarted a revolution, it did trigger thousands of small local riots — 10,000 to 12,000 a year, by some estimates. But these protesters were not demanding democracy, just housing and roads, water and electricity. In 2011 a man set himself on fire in a town west of Algiers. Reporters flocked to him, thinking they had found a revolutionary. “I am no Bouazizi,” said the Algerian, from the hospital bed in which he would not die. “I just want decent housing.”

    Meanwhile Mr. Bouteflika, ailing and absent, managed to get himself re-elected in 2014 without ever appearing in public, campaigning mostly by way of a Photoshopped portrait plastered across the country. The best dictatorship knows to stay invisible. Local journalists are under strict surveillance; the foreign media’s access is restricted; tourism is limited; few images of Algeria are broadcast internationally.

    The only spectacle to come out of Algeria these last few years was of some Islamists taking hostages in the Tiguentourine gas field in January 2013. But the government, by responding firmly, was able to project the image of a regime that, though no ideological ally of the West, could nonetheless be counted on as a dependable partner in the global war against terrorism. To a Morsi, an Assad or a Sisi, Western governments prefer a Bouteflika, even aging and ailing and barely able to speak. Between antiterrorism and immobility, Algeria has succeeded in selling itself as a model even without being a democracy. No small feat.

    But the situation is untenable. Politically, the Algerian regime has become the Pakistan of North Africa, with both money and power in the hands of a caste that the West thinks of as a difficult partner. Algeria is too vast a country to be run by a centralist government, and no new leaders have emerged who could ensure a guided transition. The Islamists are on the rise. Oil prices are dropping. The Algerian exception cannot last much longer.

    Kamel Daoud, a journalist and columnist for Quotidien d’Oran, is the author of “The Meursault Investigation.” This essay was translated by Edward Gauvin from the French.

    NEXT IN OPINION


  • L’Egypte renvoie les Palestiniens dans leur « prison » El Watan (Alger)
    http://www.elwatan.com/international

    Le Caire renforce le blocus israélien contre Ghaza
    L’Egypte renvoie les Palestiniens dans leur « prison »


    Resté fermé durant 86 jours consécutifs, le terminal de Rafah, unique point de passage entre la bande de Ghaza et l’Egypte, a été rouvert hier et avant-hier par les autorités égyptiennes afin de permettre aux citoyens palestiniens, bloqués dans ce pays voisin, de rentrer chez eux. 570 citoyens ont ainsi réussi à traverser la frontière mardi. Des centaines d’autres personnes ont cependant été forcées de passer la nuit du côté égyptien du terminal à cause… d’« une panne d’ordinateurs ».

    Fait unique dans l’histoire, le terminal de Rafah n’a été ouvert que dans un seul sens. Les gens ont le droit d’entrer à Ghaza mais pas d’en sortir, ce qui confirme le rôle de prison que l’on veut faire jouer à l’enclave palestinienne. Cette réouverture partielle n’a été possible, selon Maher Abou Sabha, directeur du terminal du côté palestinien, que grâce aux pressions exercées par les citoyens bloqués en Egypte sur l’ambassade de Palestine au Caire.

    En décodé, Abou Sabha qui a été désigné par le gouvernement du Hamas, avant la constitution du gouvernement de consensus national, n’a aucune autorité réelle sur le terrain.

    Les Egyptiens refusent d’ailleurs de traiter avec les responsables actuels au niveau du point de passage palestinien. La cause officielle ? Ils disent avoir des différends avec le mouvement Hamas qu’ils accusent d’immixtions dans leurs affaires internes. Le Caire explique aussi la fermeture du terminal par la situation sécuritaire complexe qui prévaut dans le Sinaï.

    De son côté, le mouvement Hamas a toujours nié toute forme d’intervention directe dans les événements qui ont marqué l’Egypte depuis la révolte populaire contre l’ancien dictateur Hosni Moubarak en 2011. La bande de Ghaza et ses près de 2 millions d’habitants n’ont pourtant d’autre fenêtre sur le monde extérieur que ce point de passage frontalier avec l’Egypte. En cas de fermeture de cette issue, l’enclave palestinienne, soumise à un blocus israélien étouffant depuis près de huit longues années, devient de facto « la plus grande prison à ciel ouvert du monde ».

    L’ouverture actuelle a été porteuse de beaucoup de déception pour tous ceux qui espéraient quitter Ghaza pour un motif ou un autre. Plus de 15 000 citoyens, parmi lesquels on recense 3000 malades (dont la moitié sont des cancéreux dont la vie est en danger) attendent désespérément l’ouverture de la frontière dans les deux sens pour pouvoir se faire soigner.

    En plus des malades, il y a aussi les étudiants inscrits dans des universités à l’étranger qui risquent de voir leur avenir scolaire compromis. Ce n’est pas tout. Beaucoup de Palestiniens porteurs de cartes de séjour dans les pays où ils vivent et travaillent sont restes bloqués à Ghaza et ont perdu leurs postes et le droit au retour dans ces pays. Des familles ont été séparées et n’arrivent pas à se réunir à cause de la politique aveugle égyptienne.

    Tout cela s’ajoute à la crise humanitaire qui frappe la bande de Ghaza du fait du blocus israélien et de trois guerres sanglantes et destructrices en six ans. Un blocus qui n’aurait pas été possible sans la complicité des autorités égyptiennes. D’ailleurs, des institutions financières internationales, dont le FMI et la Banque mondiale, ont publié dernièrement des rapports dans lesquels ils parlent d’une bande de Ghaza « pauvre, désespérée et proche de l’effondrement total ».

    Dans son rapport sur l’économie palestinienne, le FMI s’est dit inquiet de la lenteur de la reconstruction de la bande de Ghaza où des milliers de maisons et d’installations économiques ont été rasées par des bombardements israéliens durant l’horrible été 2014. Le FMI a relevé aussi que l’économie palestinienne était tombée en récession en 2014, et ce, pour la première fois depuis 2006.

    La Banque mondiale avertit même que la bande de Ghaza est « menacée par une grave crise financière ». Avec 40% de la population active, le taux de chômage dans l’enclave est l’un des plus forts au monde, estime la BM, qui désigne le blocus israélien auquel participe de fait l’Egypte comme responsable du désastre qui frappe l’économie de Ghaza, dont le PIB a chuté de 50%.
    Mais ces chiffres effrayants ne semblent pas préoccuper les autorités égyptiennes. Il n’y a pas d’autres mots pour qualifier une telle attitude : c’est une situation de trahison et de non-assistance à personnes en danger. Fares Chahine


  • Le FMI approuve une extension de sept mois de l’accord de confirmation avec la Tunisie
    Communiqué de presse n° 15/229
    Le 19 mai 2015
    Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé le 11 mai 2015 — la décision a été prise sans réunion du Conseil1 — une extension de sept mois, jusqu’au 31 décembre 2015, de l’accord de confirmation avec la Tunisie. Cette extension donnera aux autorités tunisiennes le temps d’appliquer les mesures requises pour tenir les engagements futurs — concernant notamment les réformes bancaire et budgétaire — qui contribueront à réduire les vulnérabilités de l’économie et à promouvoir une croissance plus forte et solidaire. Une mission se rendra à Tunis fin mai 2015 pour mener les consultations au titre de l’article IV et procéder à la sixième revue de l’accord de confirmation.
    L’accord de confirmation de deux ans, d’un montant de 1,146 milliard de DTS (environ 1,75 milliard de dollars, soit 400 % de la quote-part de la Tunisie au FMI) a été approuvé par le Conseil d’administration le 7 juin 2013 (voir communiqué de presse 13/202). Après la conclusion de la cinquième revue en décembre 2014, les décaissements au titre de cet accord ont atteint 787,875 millions de DTS (environ 1,15 milliard de dollars).
    1 Dans certains cas, le Conseil d’administration prend ses décisions selon la procédure dite du défaut d’opposition lorsqu’il convient qu’une proposition peut être examinée sans réunion formelle.

    Mme Lagarde ne s’est pas laissée fléchir, faute d’avoir rempli les conditions prévues par l’accord de 2003 signé par la Troïka alors au pouvoir, le Trésor tunisien ne recevra pas en juin les 600 M$ promis.
    Le Plan B pourrait être un emprunt sur les marchés financiers américains garantis par les États-Unis d’où le Président Béji Caïd Essebsi est revenu cette semaine


  • Monnaie : La dépréciation du dinar engendrée par la baisse des prix pétroliers
    http://www.elmoudjahid.com/fr/jeudi 21 mai

    La dépréciation de la monnaie nationale, depuis ces derniers mois, est due essentiellement à la baisse des prix de pétrole, a indiqué à l’APS un responsable auprès de la Banque d’Algérie, rappelant que le taux de change du dinar est soumis exclusivement au régime flottant dirigé.
    La dépréciation de la monnaie nationale, depuis ces derniers mois, est due essentiellement à la baisse des prix de pétrole, a indiqué à l’APS un responsable auprès de la Banque d’Algérie, rappelant que le taux de change du dinar est soumis exclusivement au régime flottant dirigé.
    Depuis juin 2014, le dinar s’est déprécié, accentuant ses pertes face au dollar suite à la chute de prix de pétrole. Selon les chiffres de la Banque centrale, le taux de change moyen du dinar par rapport au dollar s’établissait à 93,24 DA à la fin mars 2015 contre 77,9 DA une année auparavant.
    La Banque d’Algérie ajuste le taux de change nominal du dinar de façon à ce que le taux de change réel soit à son niveau d’équilibre qui est déterminé par les fondamentaux de l’économie nationale que sont le prix de pétrole, le différentiel de l’inflation et de la productivité entre l’Algérie et ses partenaires étrangers, explique la même source. D’ailleurs, le FMI relève que la Banque d’Algérie a réussi, depuis 2003, à situer le taux de change de la monnaie nationale à son niveau d’équilibre. Interrogé sur la différence entre une dépréciation et une dévaluation, le même responsable explique qu’il est « insensé » de parler de dévaluation du dinar du moment que le taux de change de ce dernier est soumis au régime flottant dirigé. Autrement dit, le régime flottant dirigé ne peut « cohabiter » avec la dévaluation. « Il y a confusion de concepts. Dans un régime de change flottant, il s’agit de l’appréciation ou de la dépréciation d’une monnaie. Il ne peut être opéré une dévaluation ou une réévaluation que dans un régime à taux fixe », affirme-t-il. Qui plus est, poursuit-il, il n’est pas dans l’intérêt de l’Etat de procéder à une dévaluation du dinar du fait qu’une telle opération aurait alourdi les dépenses publiques et accentué l’inflation importée. Une dévaluation du dinar aurait engendré, selon lui, une hausse des prix de produits de première nécessité importés, qui sont soutenus par l’Etat tels les céréales et le lait, et donc une « explosion » de la facture des subventions. « La Banque d’Algérie cherche l’équilibre entre deux objectifs contradictoires : Freiner les importations et préserver le pouvoir d’achat des citoyens », souligne la même source qui relève la difficulté de cet arbitrage pour la Banque centrale. La Banque d’Algérie « doit choisir entre réduire les importations et appauvrir les ménages ou laisser les ménages consommer comme ils le font habituellement et tant pis pour les importations », note-t-il. Pour lui, la dépréciation est le résultat des conditions économiques du pays, caractérisées par une baisse drastique des cours de pétrole qui est le déterminant le plus important dans l’établissement de la valeur de la monnaie nationale : « Lorsque le prix de pétrole chute, il faut s’attendre à ce que le dinar se déprécie ». En outre, explique-t-il, les banques centrales, de par le monde, recourent à la dévaluation de leur monnaie dans le but de rendre leurs exportations moins chères et, donc, plus attractives. « Or, l’Algérie, qui n’exporte que des hydrocarbures, n’est pas dans ce cas de figure. Pour dévaluer, il faut en tirer profit comme celui d’encourager les exportations, mais nous n’exportons presque rien en dehors des hydrocarbures », précise-t-il.

    Une semaine après la nomination d’un nouveau ministre des Finances, M. Abderrahmane Benkhelfa, un banquier favorable de longue date à une dévaluation du Dinar, la banque centrale s’y oppose publiquement avec deux arguments : le Dinar a déjà suffisamment baissé et les algériens paieraient la note. Pour le ministre, une baisse encore plus forte du Dinar augmenterait ses recettes fiscales en monnaie locale... Qui tranchera ?


  • Actualités : MALGRÉ LE « DÉCRET RECTIFICATIF » DE BOUTEFLIKA
    Lamamra-Messahel : le flou persiste

    Le Soir d’Algérie, Kamel Amarni
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2015/05/19

    L’Algérie aura vécu, pendant quatre jours, depuis jeudi dernier, une situation des plus cocasses : avec deux ministres aux Affaires étrangères. Un intermède vite clos, certes, mais l’image du pays à l’étranger en aura pris un sacré coup. Comment l’Etat algérien peut-il se tromper aussi lourdement, et à son plus haut niveau de la hiérarchie, sur des questions aussi lourdes ?

    Voilà ce qui restera, en effet, de ce remaniement ministériel en deux temps et qui fleure bon l’improvisation, la précipitation et une lutte flagrante des clans au sommet.
    Jeudi dernier, donc, un communiqué de la présidence de la République annonce la nomination de Abdelkader Messahel, jusqu’alors ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines, au poste de ministre des Affaires maghrébines et africaines et de la Coopération internationale. En résumé, ministre des Affaires étrangères, tout court. Rien d’anormal jusque-là, au vu, du reste, du parcours de l’homme et de son expérience incontestable en la matière. Sauf que, en même temps, le détenteur du même portefeuille de souveraineté, en l’occurrence le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra est … reconduit !
    Ce cas de figure vouait naturellement la diplomatie algérienne à une inertie certaine et est de nature à provoquer une permanente guerre des prérogatives entre les deux hommes en même temps qu’il déboussolera et nos représentations diplomatiques à l’étranger et nos partenaires dans le monde.
    Heureusement que, hier, dans l’après-midi, un autre mini-remaniement, un décret présidentiel « rectificatif » en fait, est venu remettre un peu d’ordre. Ainsi, Ramtane Lamamra est promu au rang de ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale tandis que change la dénomination du portefeuille de Abdelkader Messahel, désormais ministre des Affaires maghrébines, africaines et de la Ligue arabe.

    Si l’on y ajoute l’autre décret présidentiel « rectificatif », pris dans la même journée d’hier et destiné, celui-là, à « repêcher » le désormais ancien ministre de l’Energie, Youcef Yousfi, et en vertu duquel il est nommé comme ministre conseiller auprès du président de la République, chargé des Affaires énergétiques, la boucle est vraiment bouclée : oui, effectivement, le dernier remaniement, nullement prévu en ce moment, n’aura été qu’une synthèse de « conjoncture » entre clans.Deux clans. Chacun des deux « antagonistes » ayant placé les siens ou les ayant réhabilités dans la perspective d’échéances cruciales à venir. Bien entendu, tout cela est dû, s’explique et est intimement lié à la maladie de Abdelaziz Bouteflika…


  • Exclusive: The UK Has Just Unearthed New ’Top Secret’ Colonial-Era Government Files | VICE News
    https://news.vice.com/article
    By Katie Engelhart

    May 11, 2015

    The British Foreign and Commonwealth Office has located a new cache of colonial-era government documents, VICE News has learned.

    The documents, some with “Top Secret” classifications and tantalizing subject titles, originate in the Colonial Office — the long-ago-disbanded government department that oversaw the colonies of the British Empire.

    The Foreign and Commonwealth Office (FCO) confirmed to VICE News that the files were located last year, during an audit of government offices that revealed a staggering 170,000 historic files which had never been made public. Some are long overdue for release, and have been held unlawfully, in violation of the UK Public Records Act.

    The discovery of the colonial-era documents is likely to arouse unease among historians — some of whom have accused the government in recent years of purposefully suppressing damning material from Britain’s Imperial days.

    Indeed, this is not the first time that the FCO has uncovered a large trove of long-lost, and sometimes incriminating, historical documents. In 2011 — after repeated denials, and amid a protracted legal battle — the FCO admitted to unlawfully holding 1,500 Kenya files (nearly 300 boxes, occupying 100 linear feet) at Hanslope Park: a sprawling and secretive high-security government compound in Buckinghamshire that the FCO shares with intelligence agencies MI5 and MI6, and where government scientists reportedly develop counter-espionage techniques.

    Later that year, the FCO conceded that it actually possessed 8,800 — and, eventually, 20,000 — colonial files, covering 37 former colonies and territories. The government dubbed these files the “Migrated Archives,” as if they had drifted, on their own, into the tombs of the Foreign Office.

    Some of these documents, which have since been released to the National Archives, paint Britain’s colonial administration in a far from flattering light. One file includes a 1953 memo from Kenya’s then Solicitor General, who described colonial detention facilities in the country as “distressingly reminiscent of conditions in Nazi Germany or Communist Russia.”

    The FCO has not made the content of the newly-discovered documents public, but has revealed their general contents. 

    One box titled “Colonial Intelligence Summaries” is among the historic findings — as are numerous boxes containing material from the Colonial Office’s “Intelligence and Security Department” (ISD).

    Two boxes hold the ISD’s “Top Secret Register.” Another two boxes contain ISD documents “related to arms committee, arms traffic etc.”

    Ten boxes are titled “Colonial Office: Defence (DEF) Top Secret Register” and another box, occupying 0.09 linear meters, houses “Colonial Office: Secret International Relations” documents.

    Contacted numerous times by VICE News, the FCO has declined to comment on specific files.

    Last year, Cambridge University historian Tony Badger, who was appointed by the FCO to review the colonial files released in 2011, told a group of historians that the Migrated Archive “had been deliberately created. The people who created and administered it knew what they had, knew for a long time, and were determined that others should not know what they had.”

    In 2013, two years later after the Migrated Archives discovery, the Guardian revealed that the FCO was hoarding another 1.2 million (later, revised down to 600,000) historic documents at Hanslope Park. Some of the files date back to the 1800s. Others detail British relations during the Cold War — and the final throes of Imperial rule.

    The purportedly lost files — which the FCO has dubbed the “Special Collections” — reportedly occupy some 15 miles of floor-to-ceiling shelving, including 50 meters of Hong Kong files, 77 meters of “Nazi persecution case files,” and the personal desk diary of British diplomat-turned-Soviet spy Donald Duart Maclean. They papers are slowly being reviewed by a team of “senior sensitivity reviewers,” who will in some cases redact files prior to their release.

    Related: Britain Just Found Another 170,000 Unlawfully Withheld Government Files

    Many of the recently located Colonial Office documents are “registers”: essentially, clerical files that often contain records of Colonial Office correspondence, brief details of Colonial Office files, and summaries of any actions taken on those files.

    The registers will likely be of interest to historians as documents in their own right. But Dr. Mandy Banton, who worked for 25 years at the National Archives as a Colonial Office records specialist, told VICE News that they might also provide evidence of still more colonial-era documents that the British government has long since destroyed.

    That Britain destroyed great hoards of colonial-era files is well documented. For instance, records related to the Batang Kali Massacre — in which British troops killed 24 unarmed villagers in 1948, at the peak of the so-called “Malayan Emergency” — were destroyed in 1966, since they “were not considered worthy of public preservation.”

    As late as the early 1980s, Britain destroyed boxes of records on colonial Kenya. Historians still do not know the contents of those boxes.

    In the early 1990s, the government declared 170 boxes of “Top Secret” British and Overseas Territories files to be lost.

    Asked for her impressions of this latest FCO unearthing, Banton, the records specialist, said: “Frankly I am no longer surprised that the FCO is finding more material... Heaven only knows where other material has been stored.”

    Related: Here’s What the British Government Has Been Hiding

    The government has yet to explain why the 170,000 historic files were not turned over to government archives on schedule — or how the FCO "became aware" of their existence last July.

    On its website the FCO stresses that its transfer of historic files has been delayed because of staffing difficulties, and because priority has been given to more contemporary files — not because the FCO was trying to keep them secret. “We are not retaining records simply because they are ’embarrassing’ or because they shed a particular light on the past.”


  • Sudan maintains balancing act with Saudi, Iran

    Reuters http://af.reuters.com/article/sudanNews

    By Shadi Bushra KHARTOUM, April 30 (Reuters) -

    The war in Yemen has given Omar Hassan al-Bashir, a skilled political operator who has ruled Sudan for a quarter-century, an opportunity to show wealthy Sunni powers that he can be an asset against Iranian influence - if the price is right.

    Bashir has maintained power amid region wide unrest in part by navigating a shifting patchwork of alliances that has seen Khartoum at different times draw close to Osama bin Laden, the United States, and Iran.

    Now it appears that Bashir and many of his countrymen hope that supporting a month-old Saudi-led bombing campaign against Iran-backed Houthi rebels in Yemen will encourage Gulf powers to pour aid and investment into Sudan’s struggling economy.

    If Bashir, who this week won another five-year term, pulls off yet another juggling act by winning Arab cash without completely alienating Iran, it will strengthen his argument at home and abroad that only he can steer his fractious country through an increasingly complicated region.

    Since the military operation in Yemen began, Saudi Arabia has pledged fresh investments in Sudan’s key agricultural sector, and bankers say there is more willingness for Gulf banks to do business with their Sudanese counterparts.

    But if Sudan is to see major economic support from Saudi Arabia and its allies, Bashir will have to overcome a deep distrust of his government, which analysts and diplomats say has a checkered history of switching partners at its convenience.

    “There is no trust in the Gulf for Omar al-Bashir...The leaders in the Gulf think that Bashir can betray them at any time, so they won’t give him aid until he shows he is serious about joining them and leaving Iran,” a Gulf diplomat said.

    If Khartoum commits to standing up to what Saudi Arabia sees as expanding Iranian influence, Riyadh could claim victory in prying one of Tehran’s few Arab allies out of its arch-rival’s orbit, the diplomat said.

    Analysts, however, expect Sudan to keep up its regional balancing act by voicing support to the Yemen campaign but keeping a line of communication to Tehran open.

    That would give the intervention a veneer of Arab unity, but would not satisfy Saudi and its allies enough to guarantee the flood of aid that many Sudanese have begun to expect.

    INVESTMENT MORE IMPORTANT THAN ARMS

    Sudan and Iran, both listed as state sponsors of terrorism and under sanctions by the United States, have benefited from cooperation in the face of Western attempts to isolate them.

    Sudan, which is separated from Saudi Arabia by a few hundred kilometers across the Red Sea, has helped Iran project its influence into Africa by serving as the key entry point for Iranian weapons exports to the continent, arms monitors say.

    It is also widely believed to allow covert weapons shipments destined for Iran-backed groups, such as Hamas in Palestine, to pass through its territory, at times prompting Israeli bombing of those convoys.

    In exchange, Sudan has benefited from Iranian weapons technology that has helped Sudan become one of the major arms producers in Africa, arms monitors say.

    Khartoum denies taking part in these activities.

    Sudan’s growing role as an arms exporter has helped to bolster its economy since it lost much of its oil revenue when South Sudan seceded in 2011, and Khartoum also appears to supply some allies in the region for ideological purposes, said Jonah Leff of Conflict Armaments Research.

    But with double digit inflation and high unemployment, Sudan needs Gulf investments more than it needs Iranian weapons.

    After his surprise announcement that Sudan would join the Saudi-led coalition in Yemen, Bashir said that Gulf states would lift banking restrictions put in place last year.

    A spokesman for Sudan’s central bank said more Saudi and Emirati banks were dealing with Sudanese financial institutions now than they had recently. A banking source confirmed that there was more activity from the Gulf in past weeks.

    Saudi Arabia’s ambassador to Sudan also said his government would encourage investors to pump money into Sudan’s agriculture sector, which makes up most of Sudan’s exports.

    “There will be new investments in the agriculture sector, and they will be huge investments. We hope Sudan will be ready for this,” Ambassador Faisal bin Hamed al-Mualla told journalists this month, weeks after the Yemen campaign began.

    Sudan has balked at the suggestion that it traded its support for the Yemen campaign for the promise of economic aid.

    The foreign ministry said Sudan joined the campaign to ensure the safety of Islamic sites in Saudi Arabia, though it remains unclear if Sudanese forces have actually participated in the fighting.

    “We do not sell our positions,” Hamid Mumtaz, the ruling party’s political secretary, told Reuters during the elections, when campaign posters showed Bashir pictured with Saudi’s King Salman and foreign policy seemed to play an outsized role.

    VOTER SUPPORT

    Many voters said they supported Bashir because of the expected rapprochement with the Gulf.

    “Bashir has put us on the right side of things. The Saudis have the money to rebuild Egypt, imagine what they can do here,” said Abdulrahman Hassan, a 52-year-old voter.

    While Gulf investment could increase, it is unlikely that Saudi or its allies will move to prop up Bashir as they did President Abdel Fattah al-Sisi in neighbouring Egypt.

    Saudi Arabia worries that Islamists linked to the Muslim Brotherhood, which Riyadh opposes, drive policy in Bashir’s government, analysts say, and there is growing anxiety in Sudan’s ruling party that Bashir will sideline Islamists.

    “The National Congress Party has always been split, and Bashir has done a good job of balancing that split. But he has less reason to keep the Islamists in government now,” a government source said.

    But he can’t move against Brotherhood-linked politicians without jeopardizing the coalition of security commanders and Islamists that have guaranteed his rule so far, the source said.

    Despite the economic pull of Saudi Arabia, influential elements in government will resist cutting Iran ties completely.

    The military and other security services have benefited from the Iran relationship and will likely keep their own lines of communication to Tehran open, analysts said, allowing Sudan to reshuffle its ties to the regional powers in the future.

    “This game in which you try to deal with multiple suitors is a function of the weakness of the regime. The reason they have to do this, almost cap in hand, is because of failed economic policies and the need to access patronage,” said Harry Vanderhoeven at Georgetown University’s School of Foreign Service in Qatar. “It’s very pragmatic. And given Sudan’s past it’s very reversible if the regional constellation makes it necessary.” (Additional reporting by Khalid Abdelaziz)


  • Saudi to restructure its oil giant Aramco - Al Arabiya News

    http://english.alarabiya.net/en/2015/05/01

    Saudi Arabia approved on Friday the restructuring of the kingdom’s oil giant Aramco, a move that will see it separated from the oil ministry, sources told Al Arabiya News Channel.

    The country’s Supreme Economic Council approved the restructure plan that had been proposed by Deputy Crown Prince Mohammad bin Salman.

    The restructuring comes soon after Saudi King Salman bin Abdulaziz announced a major government reshuffle.

    Prince Mohammad bin Salman, also minister of defense, was appointed as the deputy crown prince earlier this week. King Salman also appointed Saudi Aramco’s chief executive Khaled Al-Falih as chairman of the state oil firm and health minister.

    In a statement on Wednesday, Aramco described Falih as the outgoing CEO and president, and also as chairman of its board of directors.

    The state-owned giant is a world leader in crude exports. Aramco is involved in hydrocarbons exploration, production, refining, distribution, shipping and marketing.❞


  • Migration : L’Europe veut une opération militaire en Libye
    http://www.lequotidien-oran.com

    par M’hammedi Bouzina Med : Bruxelles

    L’Europe déclare son « humanité » et sa solidarité aux victimes fuyant les guerres et élève de plus en plus de remparts en Méditerranée : plus de bateaux et d’avions, jusque peut-être en Libye, pour contenir les victimes de guerres chez elle. Curieuse conception de la solidarité.

    Que faut-il en conclure du Sommet extra-ordinaire de l’Union européenne (UE) consacré à l’examen de la prévention des drames vécus par les migrants clandestins en méditerranée et à la lutte contre les réseaux maffieux qui alimentent l’immigration clandestine ? Deux niveaux d’intervention : Sécuritaire et humanitaire. Soit, à première vue, deux stratégies contradictoires ou incompatibles. Autrement dit, peut-on dans une même opération combattre, réprimer et faire de l’humanitaire et promouvoir la solidarité ? C’est tout le dilemme dans lequel s’enferme, encore une fois, la politique migratoire de l’Europe.
    Jeudi à Bruxelles, les vingt-huit chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union se sont engagés sur des décisions et actions annoncées maintes fois, depuis au moins l’année 2000 : mutualiser et augmenter davantage les moyens financiers et matériels de lutte contre les réseaux qui alimentent l’immigration clandestine ; accueillir selon les moyens de chaque pays un « quota » de réfugiés ; revoir avec les pays tiers les politiques de coopérations en matière d’immigration et de conditions de délivrance de visas etc. Concrètement, le Sommet extraordinaire de jeudi a décidé de « tripler les moyens financiers des opérations « Triton » et « Mare Nostrum » menées au large des côtes italiennes et grecques de 2,8 millions d’euros/mois à 9 millions d’euros/mois. Des pays se sont engagés à ajouter quelques bateaux de surveillance et personnels de secours pour renforcer l’action de l’agence « Frontex », en charge de la surveillance des frontières maritimes européennes. L’autre nouvelle proposition en cours d’étude concerne la possibilité pour les marines et aviations militaires européennes d’intervenir dans les espaces maritimes libyens pour détruire les embarcations de passeurs de clandestins. Cette dernière proposition requiert l’aval d’un vote du Conseil de sécurité de l’ONU. Là, la crainte d’une opposition d’un veto russe est envisagée et c’est le président français, François Hollande, qui s’est engagé à en parler avec son homologue russe, Vladimir Poutine. Enfin, sans précision et sans engagement ferme, les 28 chefs d’Etats et de gouvernements se sont dits prêts à accueillir plus de réfugiés humanitaires (fuyants les guerres et la famine). Le chiffre de 5 000 a été émis. 5 000 réfugiés pour toute l’Europe qui compte plus de 550 millions d’habitants.
    Du reste, au-delà de ce chiffre ridicule, on ne sait si ce chiffre concerne l’année en cours de 2015 ou un chiffre fixe pour toujours. Ainsi, les plus hauts responsables européens se sont adonnés à un drôle de « marchandage ». Le président Français annonçait que la « France s’engage à accueillir de 500 à 700 réfugiés syriens ». Et les Irakiens, Libyens, Somaliens etc. ? La Belgique se propose d’en accueillir « jusqu’à 250 ». Et ainsi de suite.
    Enfin, une brèche ouverte dans le « l’étroit » Accord de « Dublin II », accord qui oblige le premier pays d’accueil du réfugié à traiter, seul, la demande du réfugié et de le prendre en charge. La possibilité de lever ce « goulot » juridique est soumise à débat. Car, jusque là et selon cet accord, il est clair que ce sont les pays riverains de la méditerranée, principalement l’Italie, la Grèce et l’Espagne qui se retrouvent à accueillir et prendre en charge, seuls, les flux migratoires venus du sud de la méditerranée. Au final, l’Europe projette d’intervenir militairement dans l’espace maritime de la Libye, voire peut-être en terre libyenne pour s’attaquer aux « embarcations, chalutiers et autre chaloupes » des trafiquants, et pour ceux qui arrivent à passer les mailles du filet, les secourir et voir comment les répartir entre les 28 pays membres. A bien y regarder, ces mesures n’ont rien d’exceptionnel et risquent, à contrario, d’élever le prix des passeurs et trafiquants : ils évoqueront les mesures « draconiennes » de sécurité et le risque des peines de prison qu’ils endureraient en cas d’échec, pour monter les enchères du « droit de passage ». Ce qui frappe dans les conclusions de ce Sommet extraordinaire, c’est l’absence totale de référence aux causes et raisons de cette soudaine augmentation de « traite humaine » en méditerranée : les guerres engagées par ces mêmes pays européens et l’échange économique inégal, y compris avec les pays où il n’y a pas (encore) de guerre. Exception faite du chef de l’Etat français qui en a fait allusion en déclarant que : « l’opération militaire contre la Libye a été très mal préparée ».
    Piquant au passage son ex et futur rival à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy. François Hollande oublie qu’il a soutenu fermement et aveuglement, Sarkozy dans son aventure libyenne. Jeudi à Bruxelles, il n’y a pas eu de miracle, de courage de reconnaissance de la responsabilité européenne dans les drames en méditerranée et encore moins de solidarité humaine. Il n’y a que du sécuritaire, surtout du sécuritaire, jusque chez et dans ce reste de la maison libyenne.❞


  • Is building a new capital for Egypt a top priority ? Ahram Online
    http://english.ahram.org.eg/NewsContentP/4/127411/Opinion
    Maasoum Marzouk , Tuesday 21 Apr 2015

    The whole world saw the Egyptian prime minister sobbing when reading his speech at the conclusion of the Egypt Economic Development Conference held lately in Sharm El-Sheikh. It was a moving scene on a human level. The same goes for the “selfie” moment when a group of youth crowded around the president, full of human warmth and spontaneous emotion that incited laughter and applause.

    Between Mahlab’s tears and gathering around El-Sisi, the scene seemed as if it were shot in an old romantic black and white film: tears, smiles and a happy ending, as if for a moment we were not witnessing the conclusion to an economic conference, but rather the conclusion of a “One Hundred Years of Cinema” festival.

    Well, let’s put aside congratulating ourselves and being proud of good organisation. A huge number of people have already talked and sung about the cup that is half-full with hundreds of billions of dollars. I hope that hearts can be open for he who wants to discuss the part that is half empty. Away from torturing ourselves or scaring others or hurling dirt, it is the duty of every reasonable person.

    The Prophet Abraham said to God: “My Lord, show me how You give life to the dead.” It was said to him: “Have you not believed?” He replied: “Yes, but [I ask] only that my heart may be satisfied.” I have wished — and still wish — to swallow all I have seen and heard until now. Perhaps there is something that was not declared and bore great benefit, or God forbid additional disasters.

    Does constructing a new capital for Egypt occupy a top priority in addressing our economic problems? During the last decades, a number of what we can call “small capitals” were built, such as Sadat City, 10th of Ramadan, Madinaty (My City), El-Tagammu El-Khames (The Fifth Settlement), 6th of October, etc. Billions of dollars were even poured in the form of concrete jungles in North Coast cities that weren’t used except for a few months during the entire year. As a point of fact, I am not convinced that we have, for the time being, the luxury of spending more than $45 billion on new cities.

    How easy and sweet to make people live with illusions. But this crime in which the same elites have participated before, and of whom most came out to promote illusions once again, is spreading without any of them wondering whether these billions will be nothing but another tranche of debt that will accumulate on the shoulders of upcoming generations while it seeps into the sands (like Toshka), or into the pockets of some lucky ones, as is usual.

    Yes, it is a good thing and an old dream that we have a new capital in order that we get rid of the pains of our old capital and have a city that we are proud of. However, should we pour $45 billion into additional concrete jungles, or should we push it into the arteries of micro, small and medium sized projects (the prescription of Brazilian President Lula da Silva who eradicated poverty in his country during two presidential terms). We could also feed by it structural reform in all levels of education during the next 10 years (the Asian Tigers experience). Are we in dire need to build skyscrapers challenging those of Dubai and other Gulf cities, or are we in need of decent dwellings to accommodate almost 12 million Egyptian citizen living in slums, housing shelters and cemeteries?

    Regarding contracts struck at the conference, what has transpired until now confirms that we are standing in front of one of the applications of the Chicago School in economics, which was embraced by Ahmed Nazif’s government and his inheritor’s clique. It is also similar to the bible of the International Monetary Fund (whose managing director, Mrs Lagarde, attended and was in a state utter happiness and joy).

    As I have mentioned, all members of the Mubarak regime’s economic team were the guardians of this school. They attempted, indeed, to solve the Egyptian economy’s crises through selling Egypt by way of privatisation (although they dared not come near subsidies). Despite the fact that programme application was underway for more than 30 years (or since the beginning of the Open Door era), the majority of the Egyptian people did not feel a significant improvement in their living conditions. The result was that corruption increased in every form and the gap widened between classes, against the backdrop of oppressive practices that led, in the end, to the explosion in January 2011.


  • ❝ Le marché de la devise sous pression : Faux euros et blanchiment

    le 13.04.15 | El Watan, Salima Tlemçani


    Plusieurs descentes de police ont été effectuées à Hussein Dey au square Port-Saïd dans le cadre d’une enquête sur un réseau de trafiquants de faux euros. Jusque-là, les policiers auraient récupéré 30 000 euros en faux billets. L’affaire a provoqué la panique chez les revendeurs informels de la devise…

    Les éléments de la Sûreté nationale sont sur le qui-vive à Alger. Plusieurs descentes ont été effectuées dans les marchés informels de la devise. Les raisons n’ont aucun lien avec l’activité, jusque-là tolérée par les autorités. Les policiers ont ouvert une enquête sur le trafic de monnaie, après la découverte de liasses d’euros en faux billets, apprend-on de sources bien informées.

    Les marchés informels de la devise à Alger sont depuis quelques jours sous la loupe des services de police. Plusieurs descentes ont été effectuées dernièrement à Hussein Dey et hier au square Port-Saïd dans le cadre d’une enquête sur un réseau de trafiquants de monnaie, qui a réussi à introduire de nombreuses fausses coupures d’euros. Nos sources précisent qu’à ce jour, la somme récupérée aurait atteint les 30 000 euros en petites coupures, notamment à Hussein Dey et au square Port-Saïd, les plus importantes places de la devise. L’opération a créé une véritable panique chez les revendeurs.

    Confrontés aux plus folles rumeurs sur l’interdiction de cette activité illégale mais tolérée, de nombreux « cambistes » auraient préféré se mettre en mode veille en attendant de voir plus clair. Nos sources affirment que les investigations de la sûreté de la wilaya d’Alger n’ont toujours pas abouti, elles ne savent pas comment ces billets ont alimenté ces marchés parallèles, qui, depuis toujours, ont été à l’abri des trafiquants. « Jusqu’à présent, les policiers ont pu récupérer une importante quantité de faux billets. Cependant, leur origine, les circonstances de leur introduction dans le marché informel et l’identité des trafiquants ne sont toujours pas élucidées jusqu’à présent. A ce stade de l’enquête, rien n’est encore établi. Il se pourrait qu’il y ait d’autres billets encore en circulation et qui n’ont pas été récupérés, comme il se peut qu’il ne s’agisse uniquement que de la somme saisie.
    Tout comme il est très tôt pour savoir si cette fausse monnaie a été importée ou fabriquée localement. L’enquête a démarré, il y a quelques jours seulement. Elle a déjà porté ses fruits. Il faut du temps pour avoir tous les résultats. D’importants moyens humains et matériels sont déployés dans le cadre de cette enquête, suivie non seulement par le premier responsable de la Sûreté nationale, mais aussi par les plus hautes autorités du pays ».-


  • Total évacue ses ingénieurs du Yémen
    / Sputnik France - Actualités - Prises de Position - http://fr.sputniknews.com/france

    Le géant pétrolier Total a évacué 45 de ses ingénieurs travaillant du Yémen où les forces de la coalition internationale dirigée par l’Arabie saoudite mènent l’opération militaire Tempête de fermeté.

    Tous les dirigeants de Total au Yémen, excepté quelques ingénieurs français et indonésiens, ont quitté le pays fin mars à bord d’un jet privé pour se rendre à Djibouti, a annoncé samedi à l’agence Sputnik une source au sein des forces armées du Yémen.
    « Quarante-cinq ingénieurs sont également partis aujourd’hui de Balhaf à Djibouti à bord d’un navire français », a déclaré la source.
    Total a pris la décision de réduire au minimum le personnel employé par son usine de gaz naturel liquéfié (GNL) au Yémen. L’interlocuteur de l’agence a également fait savoir que les spécialistes français restés sur place avaient reçu l’ordre de quitter leurs postes de travail en cas de danger et de confier la gestion de l’entreprise à leurs collègues yéménites.
    Total détient 39,62% du capital d’une usine de gaz naturel liquéfié au Yémen. L’entreprise produit 6 millions de tonnes de GNL par an.❞


  • En rencontrant un des leaders de l’opposition, le Quai d’Orsay amorce-t-il un début de rééquilibrage de sa politique de soutien sans nuance au Président Bouteflika ?

    L’ambassadeur de France chez l’ancien chef du gouvernement
    Benflis à sa demande Le Soir d’Algérie
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2015/04/09

    L’ancien chef du gouvernement, Ali Benflis, a reçu l’ambassadeur de France à Alger, Bernard Emié, à la demande de ce dernier, hier mercredi, au siège de son parti, Talaiou El Houriet, sis à Ben Aknoun à Alger. C’est ce qu’annonce Benflis dans un communiqué rendu public le même jour et où le ton diplomatique prime sur le tout.

    « A l’occasion de cette rencontre, l’ambassadeur de France a évoqué l’état des relations algéro-françaises et les perspectives de leur développement dans l’intérêt mutuel des deux pays. M. Ali Benflis a exprimé son appréciation quant à l’expansion qualitative qu’ont connue ces relations et a exprimé le souhait que soit poursuivi l’effort de leur diversification en direction des domaines de coopération possibles dont le potentiel reste à identifier et à valoriser », lit-on dans le communiqué.

    L’ex-candidat à la présidentielle et ancien patron de l’exécutif est, en la matière, un interlocuteur de choix pour le représentant de la France à Alger. Benflis avait même eu à effectuer une visite officielle en France, en 2003, où il a eu de longs entretiens avec tous les hauts responsables de l’époque, Jacques Chirac en tête.

    S’agissant de l’actualité nationale, en 2015, les deux hommes ont eu, bien sûr, à aborder la situation en Algérie ainsi que dans la région sahélo-maghrébine. « M. Ali Benflis, lit-on ainsi dans le même communiqué, a, pour sa part, présenté à M. Bernard Emié une évaluation de la situation politique, économique et sociale du pays. Dans ce contexte, M. Ali Benflis a exposé au chef de la Mission diplomatique française à Alger son plan global de règlement de la crise politique ».
    Benflis n’omettra pas de préciser immédiatement après qu’il s’agit, en l’espèce, de ce même plan « qu’il a déjà porté à la connaissance de l’opinion publique nationale. A cet égard, précisera-t-il encore, il a mis l’accent sur les objectifs, le contenu et les mécanismes de mise en oeuvre de ce plan ». Enfin, et concernant « la situation sécuritaire prévalant dans la région sahélo-maghrébine, Ali Benflis a relevé, conclut le communiqué, la gravité de la menace terroriste dans cette région et a souligné l’impérieuse nécessité d’une coopération renforcée entre les Etats régionaux pour y faire face de manière coordonnée et organisée ».
    Une manière bien diplomatique de dénoncer cette propension des pays comme la France à toujours privilégier les interventions militaires avec les conséquences que l’on sait, au Mali et en Libye , surtout. K. A.❞


  • Situation ‘catastrophic’ in Yemen’s Aden - Saudi-led airstrikes hit Yemen’s south amid ground fighting - Kuwait Times |

    ADEN: The Red Cross warned yesterday of a “catastrophic” situation in Yemen’s main southern city Aden, as loyalist forces battled rebels in the streets backed by shelling by Saudi-led warships. The Iran-backed Houthi Shiite rebels and their allies made a new push on a port in the central Mualla district of the city but were forced back by militia loyal to fugitive President Abedrabbo Mansour Hadi, witnesses said.
    Naval forces of the Saudi-led coalition, which has carried out nearly two weeks of air strikes in support of Hadi’s beleaguered government, shelled rebel positions across the city, they added.

    Spokeswoman for the International Committee of the Red Cross in Yemen, Marie Claire Feghali, said that the humanitarian situation in all of Yemen is “very difficult...(with) naval, air and ground routes cut off.” She described the situation in Aden as “catastrophic to say the least.” “The war in Aden is on every street, in every corner... Many are unable to escape,” she said. Doctors Without Borders (MSF) said the situation was “worsening by the day,” with wounded people unable to get to hospital because of the fighting. The MSF medical team in Aden had “not received large numbers of casualties over the past few days, not because there are no wounded people, but due to the difficulties faced in trying to reach a hospital,” MSF Yemen representative Marie-Elisabeth Ingres said. MSF has a team of 140 local staff and eight expatriates at a hospital in Aden. “Our priority is to find a way to send a supporting medical team,” Ingres told AFP, adding that a team is waiting in Djibouti “for a greenlight from the coalition.”

    At least 10 people were killed in fighting in Aden overnight, medical and security sources said. That was on top of at least 53 people killed over the previous 24 hours. Nationwide, more than 540 people have been killed and 1,700 wounded in fighting in Yemen since March 19, the World Health Organization said yesterday.
    The UN’s children agency UNICEF said at least 74 children had been confirmed killed since the coalition air strikes began on March 26, adding that it believed the real figure to be much higher. More than 100,000 people have been displaced by the fighting, the agency added. During the night, Saudi-led warplanes carried out fresh strikes on the rebel-held Al-Anad air base north of Aden, pro-Hadi General Muthanna Jawas said.❞


  • RETOUR SUR UN MENSONGE MEURTRIER

    Review: Judith Miller’s ‘The Story: A Reporter’s Journey’
    APRIL 7, 2015http://www.nytimes.com

    In late 2002 and through 2003, Judith Miller, an investigative reporter at The New York Times, wrote a series of articles about the presumed presence of chemical and biological weapons and possible nuclear matériel in Iraq. Critics thought the articles too bellicose and in lock step with the George W. Bush administration’s march to war. They all included careful qualifiers, but their overwhelming message was that Saddam Hussein posed a threat.

    Ms. Miller’s defense of her work then was straightforward: She reported what her sources told her. She has now written a book-length elaboration of that defense, “The Story: A Reporter’s Journey.” The defense is no better now than it was then.

    “The Story,” as anodyne a title as one could imagine, briefly sketches Ms. Miller’s early life before devoting itself to a more detailed description of her career. She came from a troubled home in Nevada and grew into an intrepid young woman who, she writes, liked adventure, sex and martinis.

    With very little experience, she joined the Washington bureau of The Times in 1977 as a reporter, a prized assignment, largely because the newspaper was facing a lawsuit accusing it of sex discrimination, she writes. The chapter describing this is titled “The New York Times, the Token.” She was very raw and her early work showed it. An editor told her she was sloppy and unprofessional. She learned professionalism fast enough that in 1983 she was posted to Cairo, one of the first women to head an international bureau for The Times.

    Correspondents in Cairo are typically charged with covering the whole of the Arab world, from West Africa to Iraq. Sometimes, non-Arab Iran is thrown in just for fun. This is an impossible if enthralling job and, in Ms. Miller’s telling, she fell hard for it. It was “thrilling” and “exhilarating,” she writes.

    Ms. Miller recounts longstanding friendships with, among others, King Hussein of Jordan, who failed in an attempt to teach her water-skiing.

    She was one of the earliest mainstream journalists to report on growing radicalization within Islam. She was also one of the earliest to report on the difficulties that could be imagined when the new radicals crossed paths with another emerging problem — the proliferation of weapons of mass destruction. This became a subject she would return to throughout her career.

    Ms. Miller devotes several chapters, by far the most given to any subject, to her coverage of Iraq. She had missed the first Persian Gulf war, she writes, stranded in Saudi Arabia. She fought hard to be included in coverage of the next one. The string of exclusive articles she produced before the Iraq war had the effect of buttressing the Bush administration’s case for invasion.

    She had built her career on access. She describes finding, cultivating and tending to powerfully situated sources. She writes that she did not, as some critics of her prewar reporting supposed, sit in her office and wait for the phone to ring. She pounded the pavement. And an ambitious reporter with the power, prestige and resources of a large news organization behind her can cover a lot of road.

    Opponents of the Iraq invasion and media critics of her reporting accused her of being a secret neoconservative thirsting for war. Whatever her actual politics, though, the agenda that comes through most strongly here is a desire to land on the front page. She rarely mentions an article she wrote without noting that it appeared on the front page or complaining that it did not.

    During the war, she writes, she was the sole reporter embedded with the military team charged with finding Iraq’s weapons of mass destruction. It failed, meaning so had she. Ms. Miller concedes that the Bush administration’s case for war was built largely on Iraq’s presumably ambitious weapons program. In describing what went wrong with one particular claim, she offers a defense that is repeated throughout the book: “The earlier stories had been wrong because the initial intelligence assessments we reported were themselves mistaken — not lies or exaggerations.”

    The New York Times fired her for being wrong. So, why are you giving gravitas to her “mea non culpa” book? She was wrong then.
    Ms. Miller’s main defense is that the experts she relied upon — intelligence officials, weapons experts, members of the Bush administration and others — were wrong about Mr. Hussein’s weapons. She acknowledges being wrong but not making any mistakes. She quotes herself telling another reporter: “If your sources were wrong, you are wrong.” This is where she gets stuck.

    Journalists, especially those who have a talent for investigative work, are taught early to write big, to push the story as far as possible. Be careful; nail the facts; be fair, but push hard. Nobody pushed harder than Ms. Miller. In this case, she wound up implicitly pushing for war.

    A deeper critique of her own reporting, and through that example a critique of the entire enterprise of investigative reporting, would examine its inherently prosecutorial nature. Investigators — journalistic or otherwise — are constantly trying to build a case, to make things fit even when they don’t obviously do so. In the process, the rough edges of the world can be whittled away, nuance can become muddled in the reporter’s head, in the writing, or in the editing.

    The final section of “The Story” deals with Ms. Miller’s role in the Valerie Plame affair, her refusal to identify a source (for an article she never wrote), her jailing because of that refusal, and finally her forced resignation from The Times in 2005. As she describes it, she wasn’t simply abandoned but thrown overboard. This seems partly because of politics and institutional embarrassment, but also partly because of her personality. Almost every investigative reporter is in some way difficult to deal with. Ms. Miller was no exception. She offended colleagues on the way up, she says, and they delighted in her failure when she fell down.

    To Ms. Miller’s credit, this is not a score-settling book, although Bill Keller, the executive editor who she says forced her out of The Times, gets walked around the block naked a couple of times and competing reporters receive just-for-old-times’-sake elbows to their rib cages.

    That doesn’t mean she has made peace with the end of her career at The Times. It was a devastating exile for a proud and influential reporter. Cast out of the journalistic temple, she says she felt “stateless,” and from the evidence here she remains a bit lost. This sad and flawed book won’t help her be found.

    THE STORY
    A Reporter’s Journey
    By Judith Miller
    381 pages. Simon & Schuster. $27.

    Terry McDermott, a former national correspondent for The Los Angeles Times, is the author, with Josh Meyer, of “The Hunt for KSM: Inside the Pursuit and Takedown of the Real 9/11 Mastermind, Khalid Sheikh Mohammed.”❞


  • « Oui, les musulmans sont en accord avec la République »
    https://lejournal.cnrs.fr/print/718 31.03.2015, par Nadia Marzouki

    La plupart des médias et des politiques continuent de diffuser l’image de musulmans tiraillés entre leur supposée identité religieuse et leur adhésion aux valeurs de la République. La chercheuse Nadia Marzouki nous explique pourquoi cette vision n’est pas fondée.
    Parmi les nombreuses interrogations suscitées par les attentats de janvier, la question de la prétendue incompatibilité de l’islam avec la laïcité est, une fois de plus, apparue au premier plan. Face à la énième réitération de ce débat dans les champs médiatique et politique, on sent une certaine lassitude, voire du découragement, chez les chercheurs spécialistes de l’islam en France. Car cela fait au moins depuis les années 1990 que les enquêtes de sciences sociales ont fait apparaître la non-pertinence de questions du type « peut-on réformer l’islam ? » ou « l’islam est-il compatible avec… ? ». Ce que montrent tous ces travaux, c’est que la question de la sécularisation n’a de sens que lorsqu’elle est posée au niveau des pratiques concrètes et que, de ce point de vue, la majorité des musulmans français s’accommodent très bien des règles de la laïcité. Plutôt que demander si l’islam est compatible avec la laïcité ou comment le réformer, il convient aujourd’hui de se demander pourquoi le fait accompli de la sécularisation des musulmans français est toujours en question.

    Le débat public repose encore largement sur une conception caricaturale du rapport que les musulmans entretiendraient au dogme, à la norme et à l’autorité. Dès lors que l’on envisage la subjectivité musulmane comme intégralement déterminée par son obéissance à un corpus théologique, à une autorité religieuse ou a une communauté d’origine, l’obsession actuelle des journalistes et responsables politiques pour la question de la réforme de la théologie et de l’éducation des imams se comprend mieux. Pourtant, les enquêtes de sciences sociales n’ont cessé de montrer comment la migration a produit non pas un repli identitaire et communautaire, mais une déconnexion importante entre la quête de religiosité et la culture dite d’origine1. Dans son livre sur les imams en France2, le sociologue Romain Sèze parle de « bricolage » et de « braconnage » pour décrire le rapport des imams et de leurs fidèles à la norme religieuse. Les imams jouent un rôle essentiel dans la déconnexion entre religion et culture d’origine, en rejetant un grand nombre de pratiques comme relevant de la « tradition » et en appelant à une contextualisation des principes du droit islamique. Beaucoup d’entre eux recourent au raisonnement par analogie (al-qiyās) afin de redéfinir certaines normes. Loin du fantasme de l’islam rigoriste et communautaire, Romain Sèze décrit la religion qu’enseignent les imams comme un islam « fragile ».

    L’enquête de Christine Rodier 3 sur les pratiques de consommation halal menée auprès d’une population habitant en Moselle depuis les années 1970 et originaire du sud du Haut Atlas marocain montre également en quoi aborder l’application d’une règle religieuse dans la seule perspective de la soumission est erroné. La sociologue fait apparaître toute la part d’individualisme, d’inventivité et de réflexivité qui caractérise l’appropriation de cette prescription. Elle déplore le simplisme des oppositions binaires entre le halal et la laïcité ou la modernité. L’adoption de cette pratique, loin d’être un indice de communautarisation ou de rejet de la laïcité, reflète l’individualisation importante de la religiosité. À la différence des premières générations de musulmans, chez les jeunes générations de pratiquants, le halal est devenu un « concept éthique à la base d’une hygiène de vie qui va au-delà de la simple prescription alimentaire 4 ».
     

    Il y a une forte part d’individualisme et d’inventivité dans la consommation halal des jeunes générations.
    Ceux que Christine Rodier décrit comme des « mangeurs consommateurs » se distinguent de leurs aînés en ce qu’ils « désirent manger des plats dits français auxquels ils s’identifient (comme la plupart des jeunes de cette classe d’âge), étant eux-mêmes nés sur sol français ». À côté de cette figure du « consommateur », Christine Rodier évoque également celles du mangeur « revendicatif », qui trouve que ses parents ne sont pas assez pieux, et celle de l’« ascète », qui souhaite afficher une identité spécifique. Mais, dans les trois cas, manger halal découle d’un choix libre et individuel. Cette pratique révèle un rapport réflexif aux prescriptions et aux normes religieuses « en faveur d’une éthique sollicitant davantage l’engagement personnel et la recherche d’une ascèse 5 ».

    On pourrait multiplier les exemples de travaux de sciences sociales qui font apparaître, à partir de cas différents, ce même processus d’individualisation de la religiosité et d’intégration inventive au contexte laïc républicain. Ainsi de la recherche du sociologue Elyamine Settoul 6 sur l’intégration des Français musulmans dans l’armée française, ou des travaux en cours de Warda Hadjab sur les relations amoureuses entre jeunes musulmans français. Ces derniers parviennent à conjuguer des normes issues de la tradition que veulent leur transmettre les parents et une expérimentation subjective de la vie séculière européenne. L’image de l’islam comme « problème » ou source de conflit est doublement invalidée. D’une part, parce que la majorité des conflits qui naissent de la rencontre de ces normes sont résolus au sein de la famille, de l’environnement amical, de la mosquée, des espaces associatifs, des réseaux sociaux. D’autre part, parce que, pour nombre de ces jeunes, l’appropriation de la norme religieuse est précisément une ressource qui les aide à s’affirmer contre une pression familiale. C’est ainsi qu’ils parviennent à justifier le mariage avec une personne d’une autre origine, voire d’une autre religion, contre l’avis des parents, au nom des valeurs « islamiques » de l’amour ou de la famille.

    Quant aux formes d’expression religieuses les plus piétistes, systématiquement présentées dans les médias sous l’angle de l’oppression de la femme musulmane, elles ne peuvent pas non plus être comprises dans la seule perspective binaire de l’opposition au féminisme ou au sécularisme. Le travail de Claire Donnet sur les pratiques de femmes qui cultivent une forme de piété intégraliste – respect strict des temps de prières, du halal, port du voile… – montre que la recherche de cette féminité pieuse a en réalité deux enjeux : critiquer la conception libérale du féminisme, mais aussi déconstruire les normes machistes et patriarcales au sein de leur propre environnement. Autrement dit, ces femmes mettent en avant leur respect des «  fondamentaux » de l’islam pour pouvoir en parallèle s’affirmer et réaliser différents objectifs : travailler, étudier, prendre la parole…

    Certaines femmes utilisent leur respect des fondamentaux de l’islam pour s’affirmer dans le travail, les études...
    Étudiant la démarche des participantes au site Web islamique féminin Hijab and the City, Claire Donnet affirme que « ces blogueuses, au croisement de multiples rapports de domination, se réapproprient les représentations essentialisées de la femme et s’en servent stratégiquement pour changer leur condition au sein de leur groupe confessionnel. Elles s’insèrent dans l’ordre normatif préexistant pour le changer 7 » Les travaux très riches sur le féminisme islamique font apparaître la même ambivalence face au sécularisme libéral, qui est rejeté en tant qu’il est associé à une forme d’impérialisme culturel, mais dont l’idée centrale – les droits individuels – est acceptée et réappropriée.

    L’affaire du jugement « SAS contre France » 8 est de ce point de vue éclairante. Pour protester contre la loi interdisant le port de la burqa dans l’espace public, une requérante française a saisi la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg en mettant en avant un argumentaire tout à fait cohérent avec le registre libéral de la défense des droits des individus. Son argument ne consistait en effet pas à se plaindre de l’impossibilité pour elle de vivre enfermée dans sa « communauté » musulmane, mais à dénoncer l’incompatibilité de la loi de 2009 avec des articles précis de la Convention, notamment avec l’article 9 qui défend la liberté religieuse des individus.

    Qu’ils optent pour une stratégie de transformation du religieux en éthique en réinterprétant des normes strictes en valeurs ouvertes, ou au contraire qu’ils défendent une conception plus fondamentaliste du religieux en voulant détacher l’activité pieuse de l’influence des folklores culturels des pays « d’origine », dans les deux cas les musulmans acceptent, voire renforcent, l’idée fondamentale du sécularisme, celle de la séparation entre l’espace du religieux et celui du politique. Paradoxalement, alors que la plupart des musulmans français insistent pour qu’on fasse la distinction entre l’islam comme religion et ce qui relève des traditions ou de la culture d’origine, le débat public et politique repose largement sur l’idée selon laquelle le seul islam acceptable, c’est l’islam folklorisé des instituts de « cultures d’islam » et des festivals de musique soufie, ou l’islam athéisé promu par les intellectuels d’origine musulmane non croyants et non pratiquants.

    Ce malaise à l’égard de la religion comme telle, dès lors qu’elle n’est pas neutralisée en « fait religieux historique » ou en culture folklorique, est contradictoire avec les injonctions à rejeter la communautarisation. Alors que la question de l’institutionnalisation de l’islam revient au centre du débat public, il faut rappeler que l’institutionnalisation étatique, de tradition gallicane, n’implique pas la sécularisation, au contraire. Il paraît plus important et plus urgent de créer les conditions pour que se poursuive le processus en cours d’individualisation et de pluralisation des pratiques de l’islam en France, et de cesser d’assigner les musulmans à une « communauté » d’identité ou de culture, qui devrait pouvoir être unifiée et représentée. Loin des fantasmes de l’islam conquérant et communautaire, il est temps pour les médias et les responsables politiques de voir les musulmans français tels qu’ils sont et tels que les décrivent les chercheurs depuis plusieurs décennies…

     

    Notes
    1.L’Islam mondialisé, Olivier Roy, Le Seuil, 2001.
    2.Être imam en France, Romain Sèze, Éditions du Cerf, 2013.
    3.La Question halal. Sociologie d’une consommation controversée, Christine Rodier, PUF, 2014.
    4. « Manger Halal, pour diversifier ses pratiques alimentaires », Christine Rodier, Le Monde, 20 mars 2012.
    5.Ibid.
    6. « Présence musulmane croissante dans l’armée », Elyamine Settoul, Le Monde, 26 mars 2012.
    7. « Hijab et City et la construction d’une féminité pieuse », Claire Donnet, Actes de colloque, coll. « Fira-HAL-SHS », janvier 2012, pp. 1-9.
    8. Arrêt de Strasbourg, affaire « SAS contre France », 1er juillet 2014.❞


  • Dans les librairies, depuis les attentats, les livres sur l’islam passionnent
    AFP le 03/04/2015

    « Rupture de stock, cherchez-le dans un autre kiosque » : le hors série spécial Coran publié par un mensuel culturel plusieurs semaines après les attentats au nom de l’islam qui ont ensanglanté la France, est devenu pratiquement introuvable à Paris.

    Comme ce magazine, daté mars-avril, dont les ventes ont bondi de 40 %, les ventes de livres consacrés à la religion musulmane ont progressé en France, selon libraires et éditeurs, après le choc des tueries perpétrées à Paris par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly les 7 et 9 janvier, et l’horreur des exactions commises par le groupe Etat Islamique en Syrie et Irak.

    « Les Français se posent de plus en plus de questions et se satisfont de moins en moins de réponses superficielles venues des médias » dit à l’AFP Fabrice Gerschel, directeur de la publication de la revue Philosophie magazine qui a publié le hors-série Coran.

    Le dénominateur commun de tous les clients qui achètent des ouvrages sur l’islam, « c’est comprendre et se documenter » pour « se forger sa propre opinion », ajoute Mathilde Mahieux, de la librairie religieuse La Procure, à Paris.

    Au premier trimestre, les ventes du rayon islam ont presque triplé par rapport aux trois premiers mois de 2014, selon Mathieu de Montchalin, président du syndicat national des libraires, qui base son analyse sur un réseau de 30 grandes librairies indépendantes en France. Une envolée significative, même si en volume elle reste modeste, les ouvrages religieux représentant moins de 1% des ventes totales des libraires.

    Pour certains non musulmans, il s’agit de répondre aux questions nées des attentats : « J’ai reçu une cliente très catholique venue acheter un Coran, car elle voulait comprendre par elle-même si c’était ou non une religion violente », explique à l’AFP Yvon Gilabert, directeur de la librairie religieuse Siloe à Nantes.
    Pour d’autres, il s’agit d’essayer d’éviter une confrontation. « Je viens d’acheter +le prêtre et l’imam+, je trouve que c’est très important, surtout en cette période » explique Patrice Besnard, client régulier d’une librairie religieuse à Paris : « Je crois qu’il faut savoir dépasser le côté strictement intégriste pour voir un petit peu ce que peuvent apporter les religions ». Ce besoin de comprendre se traduit par un intérêt académique renouvelé.

    Une chaire consacrée à l’étude du Coran, contenant le message transmis par Dieu à son prophète Mahomet, a été inaugurée jeudi au Collège de France. Jean Rony, enseignant à la Sorbonne, s’est mis à lire le Coran cette année : « Vu la situation, j’ai ajouté des sessions consacrées aux religions monothéistes dans mes cours de culture générale destinés aux étudiants de droit qui préparent le concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature » dit-il.
    Même analyse chez M. Mansour Mansour, directeur des éditions Albouraq basées à Ozoir-la-Ferrière dans l’Oise, qui publie des livres religieux musulmans en français. « Nos ventes de corans ont augmenté de 30 % au premier trimestre (...) Il s’était passé la même chose après les attentats du 11 septembre 2001 » se souvient-il.

    Cette fois-ci, le phénomène lui semble plus durable, « parce que l’islam va continuer de poser problème au plan géopolitique » en raison de l’actualité en Irak et en Syrie notamment.

    Ce week-end, le Coran fait l’objet d’un concours de mémorisation, au salon de l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France) qui a lieu jusqu’au 6 avril au Bourget.

    Mais la lecture de ce texte poétique et polysémique, écrit entre 610 et 656, est difficile pour un non initié et doit absolument être « accompagnée », avertit M. Mansour : « Je conseille de ne jamais le lire en premier, j’oriente plutôt d’abord vers une biographie du prophète ». Pour le Coran, « il faut absolument une grille de lecture » pour éviter les interprétations hasardeuses de versets sortis de leur contexte, ajoute-t-il, en colère, comme beaucoup de musulmans, contre les terroristes qui ont « instrumentalisé » leur livre sacré.
    Alors que la France assiste, sidérée, au départ de centaines de jeunes radicalisés vers la Syrie pour « faire le jihad », M. Mansour admet que sa maison d’édition a procédé à un nettoyage de son catalogue de publications, en « retirant » des ouvrages dont les interprétations étaient « trop littérales ».
    Une évolution saluée, notamment du côté catholique. « Dans un certain monde musulman, il y avait jusqu’à présent un refus d’analyse critique du texte, mais je vois que certains penseurs musulmans évoluent aussi » dit à l’AFP Claude Brenti, directeur des éditions Béatitudes.

    Côté éditeurs, la tendance avait été anticipée. En 2014, la production d’ouvrages consacrés à l’islam avait augmenté presque deux fois plus vite que celle consacrée au christianisme par rapport à 2013, (22% et 13% respectivement) selon le classement annuel de Livres Hebdo publié le 20 mars.

    Au récent salon du Livre de Paris, un des best-sellers des éditions Le Cerf gérées par des Dominicains, était « Un Chrétien lit le Coran » (Lexio), un texte de Jacques Jomier, initialement publié en .. 1984.
    Certains sont très pointus comme « le Coran silencieux et le Coran parlant » (CNRS Editions) dont les droits ont été revendus à l’université Columbia à New York. D’autres, très grand public comme la réédition en poche du titre « qu’Allah bénisse la France » du chanteur Abdelmalik chez Albin Michel.


  • Sommet de la Ligue arabe : Forcing égyptien et saoudien pour une force militaire arabe
    par Yazid Alilathttp://www.lequotidien-oran.com

    La mise en place d’une force militaire arabe conjointe, la menace de la déstabilisation du Yémen et la prise de pouvoir des Houtis, dans ce pays, ont constitué le principal sujet à l’ordre du jour de la 26ème session du sommet des chefs d’Etat de la Ligue arabe, hier, dans la station balnéaire égyptienne de Charm Echeikh.

    Ce sommet a, en fait, débuté sans préambule, puisque l’ordre du jour était déjà connu : mettre en place une force militaire arabe conjointe pour faire face aux défis qui menacent la région.

    Le forcing de l’Egypte et, particulièrement, du Président Al Sissi pour la création de cette coalition militaire arabe a éclipsé les autres points, au menu de cette session, dont celui de la lutte contre le terrorisme, alors que ce sommet s’est ouvert, en pleine intervention militaire contre les positions des Houtis, au Yémen. Une réunion tripartite entre les présidents égyptien Al Sissi et yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi et le monarque saoudien Salmane Ben Abdel Aziz al Saoud, s’est tenue juste avant l’ouverture de ce sommet. Les trois chefs d’Etat avaient, notamment, discuté de la nécessité de la création d’une force arabe commune pour faire face aux défis qui se posent aux pays de la région, dont le terrorisme, l’avancée des Houtis, au Yémen, et l’Etat islamique (Daech) en Irak et en Syrie.

    C’est, en fait, sur cet ordre du jour que le sommet des chefs d’Etat des pays arabes s’est ouvert, avec en toile de fond les bombardements aériens menés, au Yémen, par une coalition de dix pays conduite par l’Arabie Saoudite, qui ont déjà fait de nombreuses victimes. Une opération militaire contre les positions des Houtis, entamée, mercredi soir, qui est perçue par les observateurs au sommet de Charm Echeikh comme un sérieux test pour les pays arabes dans leur lutte contre la menace du terrorisme et de Daech. Dès le début du sommet, l’Egypte et l’Arabie saoudite, à travers leurs chefs d’Etat, ont réitéré cet objectif de la création d’une telle force militaire arabe conjointe d’intervention ou pour lutter contre les groupes terroristes, en particulier Daech, en Syrie, en Irak, et qui progresse en Egypte et en Libye.

    Pour Ryadh, cependant, le plus urgent est de mettre un terme à l’avancée des Houtis, au Yémen et les empêcher de prendre le pouvoir dans ce pays, qui, à l’évidence, est à l’origine de la mise en place rapide d’une coalition composée de dix pays arabes. Et, dès le début des travaux de ce sommet de deux jours, le président égyptien Al Sissi qui préside pour un an la Ligue arabe, a insisté pour la création rapide de cette force arabe pour « faire face aux menaces, sans précédent, pour l’identité arabe » que constituent « les groupes terroristes » et la multiplication des conflits. Avant l’ouverture de ce sommet, l’Egypte avait, même, abordé la possibilité d’envoyer au Yémen des troupes au sol, si nécessaire. Le roi Salmane Ben Abdel Aziz al Saoud d’Arabie saoudite, en faisant référence à l’intervention militaire conjointe que son pays dirige au Yémen, a affirmé que cette opération durerait jusqu’au rétablissement de la sécurité dans ce pays.

    Le président yéménite a estimé, lui, que cette opération aérienne devrait continuer jusqu’à la « reddition » des Houtis. « J’appelle à la poursuite de cette opération jusqu’à ce que ce gang (les Houthis, ndlr) se rende et se retire de toutes les terres qu’il occupe, dans toutes les provinces », a lancé M. Hadi. Il ajoute que l’intervention de la coalition « est un test pratique pour une force arabe unie, devenue une exigence, afin de protéger durablement la sécurité des Arabes », a ajouté le président yéménite, et autant, elle doit aussi constituer un « test pratique » pour une future force arabe, ajoute t-il.

    Sur la table de ce sommet, il y a donc un projet de résolution égyptien, déjà entériné par les ministres arabes des Affaires étrangères, jeudi, qui mentionne que cette force militaire conjointe, regroupant des troupes des Etats membres, sera chargée de mener « des interventions militaires rapides » pour parer aux menaces sécuritaires.

    Les chefs d’Etat devraient, donc, adopter ce projet de résolution égyptien à la fin de leurs travaux. Mais les divergences entre les 22 pays composant la Ligue arabe, pourraient faire capoter ce projet, sinon le retarder. Un diplomate yéménite relève en particulier qu’il est important « que cette force ait des objectifs spécifiques, ainsi qu’un plan et un programme clairs ». En outre, il y a une grande divergence d’objectifs entre les états membres de la Ligue arabe, car si Ryadh veut lutter contre l’influence dans la région de l’Iran, à travers les Houtis, au Yémen, l’Egypte, la Jordanie et d’autres pays arabes veulent, en priorité, éliminer la menace terroriste et Daech, même si la situation au Yémen retient le plus l’attention de par ses conséquences sur l’équilibre politique dans la péninsule arabique.

    Pour autant, seule l’Algérie s’est clairement exprimée sur cette force arabe d’intervention. Ramtane Lamamra, chef de la diplomatie algérienne, avait, jeudi, expliqué que « l’Algérie n’autorisera aucune participation de ses troupes armées à des opérations militaires, en dehors de ses frontières », a-t-il affirmé. Il précise, cependant que l’Algérie « pourrait, toutefois, apporter un soutien en logistique au-delà de ses frontières, sans pour autant impliquer ses troupes armées ».
    De son côté, l’ancien président de la Ligue arabe Amr Moussa, a estimé que la création d’une force arabe commune est « importante » dans les circonstances actuelles. Les travaux de la 1re journée, centrée sur les interventions des chefs de délégations, ont été levés vers 16h, et devaient reprendre vers 19 h locales, à huis-clos. L’Algérie est représentée à ce sommet par le président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, représentant du président Abdelaziz Bouteflika.


  • Affaires religieuses : La délivrance des certificats de conversion décentralisée par Rekibi Chikhi
    http://www.lequotidien-oran.com

    Moins de casse-tête bureaucratique pour les personnes converties à l’islam ? En vue de réduire les délais d’obtention du certificat de conversion, « les directeurs de wilayas des affaires religieuses et des wakfs (DARW) sont autorisés depuis peu à signer les certificats de la conversion à l’islam aux étrangers ayant manifesté une volonté confirmée en ce sens, sans devoir revenir, désormais, à leur tutelle, comme cela était le cas auparavant », nous a indiqué M. Lakhdar Fanit, le directeur des affaires religieuses et des wakfs de Constantine.

    C’est une directive du Ministère de tutelle qui leur a délégué cette signature, nous apprendra notre interlocuteur. Ce dernier poursuivra, « la délégation de signature permettra d’optimiser le temps d’obtention du certificat de la conversion à l’Islam, laquelle ne demanderait, d’une manière approximative, pas plus de six mois, dorénavant », pour ce qui concerne son secteur. Selon lui, l’implantation de sociétés étrangères à Constantine, a donné une dimension plus grande, donc, plus perceptible à la conversion d’étrangers à l’Islam. Beaucoup de Français, Italiens, Portugais et autres Chinois, voulant se lier à des Constantinois par les liens du mariage, ou bien, en ayant tout simplement côtoyé de près la société à travers des relations sociales tissées avec leurs collègues de travail, ont, en effet, affiché une réelle volonté d’épouser notre religion. Sans oublier également, dira t-il, « les quelques cas d’étrangères mariées à des Algériens avant l’indépendance, et qui ont fait le choix après l’indépendance de rester ici et de devenir musulmanes, sans pour autant chercher à posséder ce document, jugé vraisemblablement à tort, s’est-il avéré à la fin, une simple formalité administrative ne changeant en rien leur conviction personnelle ». Mais une fois ces dernières décédées, leurs familles se trouvent dans l’impossibilité de les enterrer dans un cimetière musulman et doivent, de ce fait, présenter le document.

    Dans ce contexte, M. Fanit, nous signalera un cas particulier où « sa direction a dû dépêcher un imam chez une dame mourante, d’origine étrangère, afin d’établir ce document et donc de lui permettre d’être enterrée parmi les musulmans. La dame étant dans l’impossibilité de se déplacer elle-même à la mosquée et faire les procédures requises ». La conversion d’étrangers à la religion musulmane « a connu un pic, selon M. Fanit, en 2010 avec pas moins de 30 demandes, en 2014. Le chiffre s’élève à 17 demandes, dont 7 ont été déjà traitées et 10 autres sont, par ailleurs, en instance ». Car, malgré l’allègement des procédures, le certificat de la conversion à l’Islam peut prendre dans certains cas jusqu’à deux ans, voire plus. Cause principale du retard : l’enquête menée par la Délégation de l’ordre public et de la sécurité (DOPS). Une fois remis par la DARW, le PV de la conversion de l’intéressé à l’Islam, établi dans une mosquée par un imam en présence de deux témoins, atteste de la conversion de l’intéressé à l’islam. L’enquête qui impliquera les services de la sûreté et parfois même de la gendarmerie, rencontre dans certains cas des lenteurs, si le concerné retourne dans son pays d’origine, au moment de l’enquête.

    A la DOPS on nous a appris « qu’une fois dépassé un certain délai depuis la première enquête qui s’est avérée infructueuse, la procédure est automatiquement ré-enclenchée sans pour autant garantir que la nouvelle opération va se terminer fructueusement, cette fois-ci ». Non sans souligner que « certains oublient par négligence qu’ils ont même demandé le document auprès de la DARW, mais dès qu’ils réalisent son utilité pour pouvoir effectuer les rituels du Hadj ou la Omra, ils viennent le réclamer ». Le directeur de la DARW nous a fait part qu’il a proposé d’animer prochainement une émission à la radio afin de vulgariser plusieurs sujets parmi lesquels figure notamment la conversion à l’Islam, non sans omettre de souligner l’importance du rôle que doivent jouer les médias en général dans ce sens, francophones en particulier, afin que ces nouveaux musulmans ne se sentent pas abandonnés...


  • Béjaïa : En conflit avec son voisin, il le déclare mort à la Caisse française de retraite
    http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5211399

    En conflit avec un voisin au sujet d’un arpent de terre et jaloux de sa retraite en devise, un quadragénaire a décidé de lui couper les vivres en le déclarant « mort » à la Caisse française de retraite, rendue destinataire d’un acte de décès falsifié, append-on lundi auprès de la sûreté de wilaya de Béjaïa. Le mis en cause, assuré de la complicité d’un employé de l’APC de Kherrata, a failli toucher au but, puisque l’établissement de retraite en question a entamé la procédure de suspension de la pension de son client et qui, du reste, n’a été rétablie qu’une fois que ce dernier eut apporté la preuve qu’il était bien vivant, ajoute-t-on. Découvrant cette falsification, l’APC a déposé plainte auprès de la Sûreté de daïra dont l’enquête a révélé que les deux acolytes agissaient dans un réseau spécialisé dans la contrefaçon de documents officiels. Les perquisitions opérées dans leurs domiciles respectifs ont permis de mettre la main sur des copies de l’acte de décès délictuel et des imprimés d’état civil et d’appréhender deux autres individus, présumés également impliqués. Déférés devant le parquet, les deux principaux mis en cause ont été placés en détention préventive et leurs acolytes mis sous contrôle judiciaire, précise-t-on.


  • Tunisie : appels à l’union nationale après l’attaque du musée Bardo
    AFP le 19/03/2015 à 10:513

    Rassemblement devant le musée du Bardo cible d’une attaque terroriste, le 18 mars 2015 à Tunis ( AFP / Sofien Hamdaoui )
    Des appels à l’union nationale étaient lancés jeudi en Tunisie, sous le choc de l’attaque du musée Bardo de Tunis qui a fait 19 morts dont 17 étrangers, au début de la saison touristique dans un contexte de menace jihadiste croissante.

    Ces appels ont été relayés par la presse et la société civile mais aussi par l’opposition après cet attentat sans précédent depuis la révolution de janvier 2011.

    “Institutions de l’Etat, société civile, médias et citoyens sont appelés à agir comme un seul homme pour placer les intérêts de la patrie au-dessus de toute considération politique, partisane, corporatiste ou idéologique”, écrit le quotidien La Presse.

    Plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées mercredi soir dans le centre de Tunis pour dénoncer cette attaque, criant notamment “La Tunisie est libre, les terroristes dehors”.

    Le principal syndicat du pays, l’UGTT a lui appelé à “mobiliser les forces du peuple et tous les organes de l’État à déclarer la guerre tous azimuts au c”. Le chef du parti islamiste Ennahda, Rached Ghannouchi s’est dit convaincu que “le peuple tunisien se tiendra uni face à la barbarie”.

    L’attaque du Bardo est sans précédent pour la Tunisie depuis avril 2002 et l’attentat suicide contre une synagogue à Djerba (sud) qui avait coûté la vie à 14 Allemands, deux Français et cinq Tunisiens. Al-Qaïda l’avait revendiqué.

    C’est aussi la première fois depuis la révolution de janvier 2011 que des civils sont visés, alors que le pays s’est imposé comme un modèle de stabilité et d’ouverture dans le monde arabe, l’essentiel des Etats du Printemps arabe ayant basculé dans le chaos et la répression.

    Les autorités ont fait état de 19 morts, dont 17 touristes mais une certaine confusion régnait sur leurs nationalités exactes jeudi matin. La Tunisie, la France, la Pologne et le Japon ont notamment donné des informations contradictoires sur le nombre de ressortissants tués. Le ministère de la Santé devrait donner des informations supplémentaires au cours d’une conférence de presse prévue à 10H00 GMT.

    Le Premier ministre Habib Essid a identifié les deux assaillants comme Yassine Abidi et Hatem Khachnaoui, deux noms à consonnance tunisienne. Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, il s’agit “probablement” de Tunisiens.
    “On les a identifiés, c’est bien ces deux terroristes”, a dit M. Essid sur la radio française RTL. Mais, “pour le moment on ne peux pas dire s’ils appartiennent à l’une ou l’autre des organisations terroristes”, a-t-il ajouté, précisant qu’Abidi était connu des services de police.

    Le Premier ministre avait fait état mercredi de deux ou trois complices possibles mais n’a donné aucune indication sur les opérations en cours pour les identifier.

    M. Essid a aussi qualifié de “terrible” « l’impact économique » pour la Tunisie alors que le tourisme, déjà en crise, est l’un des secteurs stratégiques pour le pays.

    – ’Ces traîtres seront anéantis’ -

    Le gouvernement n’a pas évoqué dans l’immédiat les éventuelles failles sécuritaires, alors que le musée est mitoyen du Parlement. En effet, l’attaque est intervenue en pleine audition à l’Assemblée de cadres militaires et de la justice sur la réforme de la loi antiterroriste, prévue depuis des mois mais sans cesse repoussée.