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  • Le CNRS s’émancipe du Web of Science | CNRS
    https://www.cnrs.fr/fr/actualite/le-cnrs-semancipe-du-web-science

    À partir du 1er janvier 2026, le CNRS coupera l’accès à l’une des plus importantes bases bibliométriques commerciales : le Web of Science de Clarivate Analytics, ainsi que les Core Collection et Journal Citation Reports.

    Depuis 2019 et la publication de sa première feuille de route pour la science ouverte, le CNRS mène une politique active en faveur de l’ouverture des résultats de la recherche et d’une nouvelle évaluation des scientifiques. À l’évaluation quantitative, fondée sur des indicateurs bibliométriques, le CNRS et bien d’autres institutions de recherche opposent une logique qualitative. C’est dans ce contexte que se comprend la décision du CNRS de couper l’accès au Web of Science (WoS) de Clarivate Analytics. C’est une étape essentielle dans la politique de science ouverte du CNRS. Il s’agit d’être en cohérence avec les principes de l’évaluation de la recherche, qui appellent d’une part à sortir de l’utilisation d’indicateurs bibliométriques quantitatifs et d’autre part d’accélérer le développement de solutions alternatives tournées vers des données ouvertes et transparentes.

    Pour une évaluation qualitative

    L’utilisation du facteur d’impact a contribué à la dérive des pratiques de publication scientifique et donc des pratiques de la recherche. Pour Alain Schuhl, le directeur général délégué à la science (DGDS) au CNRS, « la recherche a été trop longtemps piégée par des indicateurs qui n’ont pourtant rien à voir avec la qualité intrinsèque des avancées scientifiques liées à une publication ». Dicter les règles du jeu de l’évaluation des chercheurs et chercheuses en définissant le prestige et la désirabilité des revues est « une vision réductrice de la science qui ne doit plus être cautionnée. Cela nous pousse à agir dès maintenant pour garantir la qualité et l’éthique du système d’évaluation de la recherche », précise le DGDS.

    Pousser au développement de bases ouvertes

    Le CNRS a commencé par se désabonner de la base Scopus d’Elsevier en 2024. Il poursuit son action aujourd’hui en coupant les accès à la base bibliométrique de Clarivate Analytics. Alain Schuhl rappelle que « d’autres établissements prestigieux ont ouvert la voie ». Cette décision du CNRS permettra à l’établissement d’économiser 1,4 millions d’euros annuels d’abonnement et de rediriger ces fonds vers des actions en faveur de la science ouverte, en particulier pour le développement des bases ouvertes.

    Dès à présent, les chercheurs et chercheuses du CNRS sont invités à se tourner vers des bases ouvertes comme OpenAlex, laquelle offre une meilleure visibilité aux revues non-anglophones et un plus grand nombre de revues que le WoS. Ce dernier n’était pas suffisamment représentatif pour plusieurs disciplines comme les sciences humaines et sociales qui étaient mal couvertes, ainsi que l’informatique ou les mathématiques.
    Le CNRS pousse au développement de bases ouvertes
    Le CNRS pousse au développement de bases ouvertes© mdbeckwith / Unsplash

    Renverser l’avantage historiquement construit du Web of Science

    Si le WoS a occupé une telle place jusqu’à présent, c’est notamment en raison de la contribution collective d’agents publics qui améliorent depuis des années la qualité des données d’affiliation du WoS. « Nous avons gratuitement travaillé à nous verrouiller collectivement dans un système payant dont nous connaissons tous les biais et incomplétudes. Ce qui piège les institutions dans le WoS depuis tout ce temps, c’est qu’il permet la comparaison entre institutions, vu que la majorité des institutions de l’ESR mondial y est répertoriée », décrypte Alain Schuhl. Sortir du WoS, c’est momentanément perdre de sa capacité à se comparer les uns les autres et à se situer par rapport aux autres sur un périmètre commun. « Par cette décision, le CNRS assume donc que le jeu des comparaisons inter-établissements ou inter-personnelles devra se réaliser sur d’autres principes à réinventer », rajoute-t-il.

    Conscient qu’il reste encore un travail conséquent de curation des métadonnées avant de pouvoir tirer le meilleur parti d’OpenAlex, Alain Schuhl estime qu’« il est grand temps de consacrer notre énergie vers une amélioration de la qualité des bases bibliométriques ouvertes » et précise que « le CNRS travaille activement à l’amélioration d’OpenAlex. Nous sommes confiants que cette base pourra d’ici peu pleinement satisfaire tous les scientifiques dans leur travail de recherche bibliographique ».

    On ne s’émancipe jamais seul

    En cette période de fragilisation de la coopération scientifique internationale, l’objectif est plus que jamais de retrouver une souveraineté sur nos choix scientifiques et prises de décisions afin que ces dernières soient guidées par plus de transparence avec des outils ouverts aux méthodes moins opaques. « Travailler collectivement sur le développement de bases ouvertes est devenu une priorité et nous invitons tous nos partenaires à tourner eux aussi la page du Web of Science », conclut Alain Schuhl.

    #Revues_scientifiques #Scientométrie #Evaluation #Recherche #Parasitisme #Accès_libre

  • Une étude constate que les politiciens (membres du Congrès US) voient leur portefeuilles boursiers augmenter de 47% dès lors qu’ils ne sont plus dans l’opposition et accèdent au pouvoir. En effet, ils sont mieux informés d’un plus grand nombre de projets législatifs, et ils achètent ou vendent les actions en fonction des lois qui vont passer.
    « Using transaction-level data on US congressional stock trades, we find that lawmakers who later ascend to leadership positions perform similarly to matched peers beforehand but outperform them by 47 percentage points annually after ascension. Leaders’ superior performance arises through two mechanisms. The political influence channel is reflected in higher returns when their party controls the chamber, sales of stocks preceding regulatory actions, and purchase of stocks whose firms receiving more government contracts and favorable party support on bills. The corporate access channel is reflected in stock trades that predict subsequent corporate news and greater returns on donor-owned or home-state firms. »
    Le PDF de l’étude : https://www.nber.org/system/files/working_papers/w34524/w34524.pdf

  • La vie de Nicolas Guillou, #juge français de la #CPI sous sanctions des Etats-Unis : « Vous êtes interdit bancaire sur une bonne partie de la planète »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/19/nicolas-guillou-juge-francais-de-la-cpi-sanctionne-par-les-etats-unis-face-a

    La vie de Nicolas Guillou, juge français de la CPI sous sanctions des Etats-Unis : « Vous êtes interdit bancaire sur une bonne partie de la planète »
    Six juges et trois procureurs de la Cour pénale internationale ont été placés sous sanctions par l’administration Trump. Dans un entretien au « Monde », le magistrat raconte le poids de ces mesures sur son travail et son quotidien.
    Propos recueillis par Stéphanie Maupas (#La_Haye, correspondance)

    Le juge français à la Cour pénale internationale (CPI), Nicolas Guillou, a été placé sous sanctions américaines par une décision de Donald Trump prise le 20 août. Le #Trésor américain justifie cette décision par le fait que M. Guillou a « autorisé l’émission par la CPI de mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien, Benyamin #Nétanyahou, et le ministre de la défense, Yoav Gallant ». Les deux hommes ont été inculpés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour leur rôle dans la destruction de la bande de Gaza.

    En tout, six juges et trois procureurs de la CPI, dont le procureur général, Karim Khan, sont sous #sanctions des #Etats-Unis. Dans un entretien au Monde, le magistrat évoque le poids de ces mesures sur son travail et sa vie quotidienne. Sans se prononcer sur les affaires en cours, il exhorte les autorités européennes à activer un mécanisme qui permettrait de limiter l’impact des restrictions américaines.

    Quel est l’objet du mécanisme américain de sanctions ?
    Au départ, cela a été créé pour répondre aux violations des droits humains, pour la lutte contre le terrorisme et le trafic de stupéfiants. Aujourd’hui, près de 15 000 personnes sont sur la liste américaine des personnes sanctionnées, essentiellement des membres d’Al-Qaida, de l’organisation Etat islamique, de groupes mafieux et des dirigeants de régimes dictatoriaux. Et dans cette longue liste se trouvent neuf magistrats de la CPI.

    Que signifient ces sanctions, concrètement, dans votre vie quotidienne ?
    Cela va bien plus loin qu’une simple interdiction du territoire américain. Ces sanctions touchent l’ensemble des actes de ma vie quotidienne. Elles interdisent à toute personne physique ou morale américaine, tout individu ou toute entreprise, ainsi que leurs filiales à l’étranger, de me fournir des services.

    Tous mes comptes auprès d’entreprises américaines, comme Amazon, Airbnb, PayPal, etc., sont fermés. J’ai par exemple fait une réservation sur le site Expedia pour un hôtel en France et, quelques heures plus tard, j’ai reçu un e-mail de l’entreprise annulant ma réservation, au motif de ces sanctions. En pratique, vous ne pouvez plus faire de commerce en ligne, car vous ne savez pas si le colis qui emballe votre produit est américain. Etre sous sanctions, c’est être renvoyé dans les années 1990.

    L’accès au système bancaire est-il encore possible ?
    Dans ce domaine, les sanctions ont un aspect encore plus intrusif. Il y a des banques qui, même si elles ne sont pas américaines, ferment les comptes des personnes sanctionnées. Toute transaction bancaire effectuée avec une personne physique ou morale américaine, ou qui se fait en dollars, ou par une monnaie qui utilise le dollar pour la conversion, est interdite. En pratique, vous êtes interdit bancaire sur une bonne partie de la planète. A cela s’ajoute que tous les systèmes de paiement sont américains, American Express, Visa, Mastercard. Du jour au lendemain, on se retrouve sans carte bancaire, et ces entreprises ont un quasi-monopole, en tout cas en Europe. Toutes les entreprises américaines sont mobilisées pour intimider les personnes sanctionnées, donc, en l’espèce, les juges et les procureurs qui travaillent au service de la justice dans les conflits armés contemporains. Et il faut savoir que ces mesures peuvent être maintenues pendant plus d’une décennie, voire plus. Placer des personnes sous sanctions, c’est les plonger dans une forme d’inquiétude et d’impuissance permanente, dans le but de les décourager.

    Est-ce que cela fonctionne ?
    J’ai prêté serment en tant que magistrat lorsque j’ai commencé ma vie professionnelle, il y a plus de vingt ans. J’ai prêté serment en rejoignant la Cour [en mars 2024]. J’y applique le droit qui a été adopté par 125 Etats [ceux qui sont parties au traité établissant la CPI]. C’est cela ma boussole. Lorsqu’on est magistrat, on sait que rendre la justice n’est pas forcément facile tous les jours. Mais face à ces attaques, les juges et les procureurs de la CPI tiennent, et ils tiendront.

    Que pouvez-vous faire ?
    Continuer à rendre la justice, en toute indépendance, même dans des situations difficiles. Aujourd’hui, la CPI enquête partout dans le monde, malgré les défis logistiques et sécuritaires. Ces dernières années, des mandats d’arrêt ont été délivrés dans le cadre des conflits en Ukraine, en Palestine, en Afghanistan. Des arrestations ont été menées aux Philippines et en Libye. Des programmes de réparations sont en place pour les victimes au Mali, en République centrafricaine et en République démocratique du Congo.

    Les 125 Etats membres de la Cour tiendront leur Assemblée annuelle à La Haye, aux Pays-Bas, début décembre. Quel soutien attendez-vous, alors que l’administration Trump menace de prendre de nouvelles sanctions contre l’institution dans son ensemble ?
    L’impact des sanctions va beaucoup dépendre de la mobilisation des Etats. Vont-ils nous soutenir ? Vont-ils faire en sorte que les fournisseurs de la Cour continuent à travailler avec elle ? Pour la CPI, c’est une épreuve de vérité : qui sont ses vrais défenseurs ? Qui a le courage de défendre les valeurs humaines face à la barbarie ? C’est bien de cela que l’on parle. La justice pénale internationale n’est pas abstraite. Nos dossiers concernent des centaines, voire des milliers de victimes de meurtre, de viol, de torture. Ils parlent de leurs souffrances, de milliers de cadavres, d’infirmes et d’orphelins. Lorsque la Cour est attaquée, ce sont les victimes qui sont réduites au silence.

    Que peuvent faire les Etats concrètement ?
    Face aux sanctions américaines, les autorités européennes peuvent mettre en œuvre le « règlement de blocage » [un dispositif, déjà actionné par le passé, qui protège les citoyens et les entreprises de l’Union européenne de l’effet des sanctions imposées par des pays tiers]. L’Europe a besoin d’une plus grande souveraineté, notamment en matière numérique et en matière bancaire. C’est la seule façon de réduire l’impact des sanctions et donc, indirectement, de protéger les victimes de crimes internationaux. Aujourd’hui, il n’y a plus de place pour la naïveté. Sans souveraineté – militaire, sanitaire, bancaire et numérique –, on ne peut plus garantir l’Etat de droit. Des parlementaires européens ont pris conscience de ces enjeux, mais il faut que cette prise de conscience se renforce au niveau des Etats et de la Commission européenne, car derrière les sanctions contre la Cour pénale internationale, c’est toute la question de l’Etat de droit qui est en jeu.

    Existe-t-il un Etat de #droit_international ?
    L’Etat de droit international est un projet qui s’étend sur plusieurs générations et qui a débuté après la seconde guerre mondiale. Concrètement, l’Etat de droit, c’est l’égalité de tous les individus, à l’échelle mondiale, devant la justice. La Cour a été construite pour être le dernier étage d’un système de protection des victimes des guerres ou des crimes les plus graves. C’est le socle de valeurs communes de l’humanité qui est en jeu.

    Comment expliquez-vous l’importance qu’a prise la CPI ?
    La CPI est perçue comme importante aujourd’hui parce qu’elle est un révélateur des fractures du monde contemporain. Si vous prenez la carte du monde et que vous regardez les Etats qui ne sont pas membres de la CPI, vous découvrez que beaucoup ont des velléités impériales ; ce sont souvent, d’ailleurs, d’anciens #empires. Et après trois décennies de progrès du multilatéralisme, les empires contre-attaquent. Certains pensent que la force doit être au service du droit, c’est le principe même du droit international ; et d’autres, au contraire, que c’est le droit qui doit être au service de la force. Pour ces derniers, la #justice_pénale internationale est un obstacle. Elle est un obstacle pour les empires. C’est pour cela que nous sommes attaqués. Mais malgré ces défis, je reste profondément optimiste, parce qu’il y a une formidable demande de #justice tout autour de la planète.

    • En cherchant « Nicolas Guillou » dans le moteur de recherche du Monde, on trouve donc cet article d’aujourd’hui, et auparavant, uniquement l’annonce des sanctions américaines le 21 août dernier.

      Alors qu’il y a eu des articles (France 24, TF1, Sud Ouest) le 10 octobre par exemple.
      https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20251010-vis%C3%A9-par-des-sanctions-am%C3%A9ricaines-le-juge-fran%C3%A7ai

      Et alors que le ministre des Affaires étrangères a rencontré le juge et la Présidente de la CPI le 10 septembre pour évoquer ces sanctions :
      https://www.icc-cpi.int/fr/news/des-responsables-de-la-cpi-rencontrent-le-ministre-de-leurope-et-des-affair

      La Présidente Akane a exprimé la gratitude de la CPI pour le soutien continu et indéfectible de la France à la Cour et à son personnel. Lors de cette visite, la Présidente Akane et le juge Guillou ont souligné que les sanctions américaines constituent une atteinte flagrante à l’indépendance d’une institution judiciaire impartiale qui opère sous le mandat de 125 États parties de toutes les régions et qu’il incombe aux États parties de respecter leurs engagements et de protéger la Cour. Ils ont également discuté de la manière de répondre aux implications pratiques posées par les sanctions américaines.

      Mais il aura donc fallu 3 mois pour que le Monde pense que c’est un sujet.

    • Tous mes comptes auprès d’entreprises américaines, comme Amazon, Airbnb, PayPal, etc., sont fermés. J’ai par exemple fait une réservation sur le site Expedia pour un hôtel en France et, quelques heures plus tard, j’ai reçu un e-mail de l’entreprise annulant ma réservation, au motif de ces sanctions. En pratique, vous ne pouvez plus faire de commerce en ligne, car vous ne savez pas si le colis qui emballe votre produit est américain.

      Cette affaire montre bien que nous sommes toustes dépendant·es des entreprises américaines et du bon vouloir des états-unis.
      Toute signature d’un contrat comme paypal ou google te met sous le coup de la législation américaine.
      Et c’est seulement le jour où ils bouchent le tuyau d’un important juge, malgré toutes celles et ceux qui prévenaient de cette hégémonie dangereuse à venir, qu’on se rend compte combien ceux qui se sont appropriés la gouvernance de la france ont fait le jeu du capitalisme ravageur des usa.
      #asservissement

  • La maison de mes rêves est en ruine. Je ne pardonnerai jamais ni à Israël, ni au monde

    Par Ruwaida Amer, journaliste indépendante, Khan Younis, Gaza

    (...) Nous avons été contraints de quitter [notre maison] en mai, lorsque Israël a ordonné l’évacuation d’une grande partie de Khan Younis, dont mon quartier d’Al-Fukhari.

    Par la suite, j’ai prié chaque jour pour qu’elle reste à l’abri des bulldozers et des missiles israéliens. J’ai suivi l’actualité avec intensité, aspirant à des nouvelles sur le sort de ma maison. Mon père était épuisé physiquement et psychologiquement par cette inquiétude.

    Nos voisins ont été les premiers à revenir à Al-Fukhari après le retrait de l’armée israélienne le week-end dernier, dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu. À leur arrivée, ils nous ont annoncé la cruelle nouvelle : l’armée génocidaire avait transformé nos maisons en tas de décombres. J’ai parcouru du regard la vidéo qu’ils m’ont envoyée, à la recherche d’une partie du bâtiment encore debout, mais il n’y en avait aucune. Il était totalement détruit.

    J’avais peur que mon père s’effondre sous le choc, mais il a été fort. Au lieu de cela, je me suis écroulée sur le sol.

    Deux univers détruits

    Construire cette maison a été un long et difficile voyage, qui a commencé par une autre perte : la destruction par l’armée israélienne de la maison de mon enfance dans le camp de réfugiés de Khan Younis pendant la Seconde Intifada. C’était en 2000 et je n’avais que 7 ans. Je me revois assise sur les décombres, scrutant les alentours à la recherche de mes affaires et regardant les gens arriver sur le site détruit pour signaler, observer ou apporter leur soutien.

    Je me souviens encore de chaque détail de ce jour-là. Mais je ne pouvais rien faire à ce moment-là. Aujourd’hui, je refuse de rester silencieuse, alors je crie sur ces pages, alertant le monde de la deuxième perte injuste subie par ma famille.

    Après la destruction de cette première maison, nous avons vécu deux ans dans des logements temporaires, à même le sable, sans salle de bain, ni portes, ni fenêtres. Ces logements étaient souvent infestés d’insectes et de rongeurs, ou inondés par les eaux usées. Mes parents ont protesté auprès de la municipalité, exigeant qu’elle nous fournisse un nouveau logement permanent. Finalement, on nous a attribué une petite maison dans le quartier d’Al-Fukhari, près de l’hôpital européen. Elle était très simple – certainement pas assez grande pour une famille de sept personnes –, mais nous étions soulagés d’avoir un abri décent.

    Depuis l’obtention de mon diplôme universitaire en 2013, j’ai travaillé sans relâche pour rénover et agrandir la maison afin de mieux répondre aux besoins de notre famille. En tant qu’enseignante et journaliste, je n’ai jamais eu un salaire élevé, mais chaque année, je veillais à y ajouter quelque chose de nouveau : une chambre séparée pour mes sœurs, un salon, une couche de peinture, puis un étage entier.

    Pendant dix longues années, j’ai fait tout ce travail moi-même, autant que possible, et j’ai économisé pour payer d’autres personnes qui faisaient ce que je ne pouvais pas faire. J’étais à court d’argent et physiquement épuisée, mais j’étais décidée à concrétiser mon projet. Même ma mère, qui souffre de graves douleurs à la colonne vertébrale, a contribué du mieux qu’elle pouvait à créer notre maison idéale.

    Nous avons finalement terminé la construction seulement trois mois avant le 7 octobre, après avoir vécu dans la maison pendant plus de 20 ans. Je la contemplais avec fierté : la maison confortable que j’avais promis d’offrir à mes parents lorsqu’ils vieilliraient. Mais cette semaine, en apprenant qu’elle était une autre victime de la guerre, j’ai réalisé que tous nos efforts avaient été anéantis.

    Sans dire au revoir

    Avant la guerre, je n’aimais jamais quitter la maison. Je terminais mes tâches à l’extérieur au plus vite et je rentrais chez moi. J’aimais la sécurité et la tranquillité qu’elle procurait. Ma sœur plaisantait souvent sur le temps que j’y passais, temps que j’aurais pu consacrer à des visites à des amis ou à de la famille.

    Au début de la guerre, je disais que je pouvais tout supporter tant que notre maison subsistait. Peu importait que je meure : je ne voulais simplement pas la perdre. J’aurais aimé être une super-héroïne et pouvoir l’emporter partout avec moi.

    Mais lorsque les bombes et les quadricoptères israéliens ont commencé à menacer nos vies, en mai, après que l’armée eut ordonné l’évacuation de la majeure partie de Khan Younis, nous avons cédé et avons fui sans aucun de nos biens. J’ai choisi de tout laisser derrière moi pour sauver ma mère du bruit atroce des balles de drone.

    Je n’ai pas pu dire au revoir à ma maison. Je n’ai pas pu lui demander de rester immobile et d’attendre notre retour.

    Déplacée au camp de réfugiés de Khan Younis, je m’asseyais seule lorsque je me sentais fatiguée et effrayée, et j’imaginais ma maison dans sa tranquillité : ma chambre, mon lit, chaque recoin du bâtiment. Mes sœurs et moi parlions de nos souvenirs, des étapes de notre labeur pour la construire, et de la façon dont nous nous étions privées du nécessaire afin d’économiser de l’argent pour son amélioration.

    Les trois mois passés à profiter de son bel état d’achèvement avant le début de la guerre n’ont pas suffi. J’étais déterminé à y vivre jusqu’à la fin de mes jours, espérant mourir entourée des murs que j’avais édifiés.

    Aujourd’hui, il n’en reste que des décombres, comme c’est le cas de la majeure partie de ma ville. Nous sommes confrontés à la même dévastation qu’il y a 25 ans, mais je ne sais pas si nous aurons l’énergie de reconstruire. Mon esprit, mon cœur et mon corps ont-ils cédé à cette fatigue ?

    Ma chère maison, j’aurais aimé t’embrasser et t’étreindre avant de partir. J’aurais aimé que tu sois plus forte et que tu survives, mais la machine de guerre a eu raison de toi. Je ne pardonnerai jamais au monde. La guerre est peut-être finie, mais il ne nous reste plus d’endroit où vivre.

    https://www.972mag.com/gaza-khan-younis-home-rubble


  • Amazon prévoit de libérer 160000 employés grâce au recours à des robots, et d’éviter d’en employer 600000 au total.
    Ça permettra de faire baisser de 30 centimes le coût de revient de chaque produit vendu.
    Pour aider la mesure à bien passer auprès du public, il ne faudra pas parler de « robots » ou d’« AI », mais de « cobots » : ce terme met en avant la coopération avec un humain qui restera de permanence à l’usine.
    Et en "Prime", un budget sera consacré à des projets solidaires de soutien aux humains.
    En anglais ici :
    https://www.theverge.com/news/803257/amazon-robotics-automation-replace-600000-human-jobs
    et là :
    https://www.nytimes.com/2025/10/21/technology/inside-amazons-plans-to-replace-workers-with-robots.html

  • Adieu Windows, bonjour le Libre !
    https://adieuwindows.april.org/index.html

    Le mardi 14 octobre 2025, Microsoft devait arrêter le support gratuit de Windows 10. Sous la pression de la pétition de l’association HOP (Halte à l’obsolescence programmée), le délai de fin est prolongé d’un an, obligeant à de nouvelles contraintes. Ne restons pas sous le joug de cette multinationale américaine et quittons ce système d’exploitation privateur ! Sans attendre, libérons nos ordinateurs !

    L’April, l’association pour la promotion et la défense des logiciels libres, lance une opération Adieu Windows, bonjour le Libre ! Si vous aussi, vous voulez être délivré·es, ou libérer vos proches, si vous ne voulez pas ou n’avez pas les moyens de passer à Windows 11, alors les systèmes libres s’offrent à vous. Vous pouvez en installer un de façon autonome, chez vous, mais si vous pensez avoir besoin d’aide, les bénévoles de très nombreuses associations se sont organisé·es pour vous recevoir et répondre à vos questions.

    Cette opération se tient sur un an, donc continuellement en cours de remaniement avec des ajouts permanents d’évènements. Ces évènements d’Adieu Windows seront annoncés sur la page Évènements de ce site et sur notre site de recensement des événements locaux et d’organisations locales en lien avec le logiciel libre l’Agenda du Libre.

    Les organisations souhaitant proposer des évènements dans le cadre de cette opération sont invitées à consulter la page Organiser un évènement.

    Cette opération Adieu Windows, bonjour le Libre ! n’est possible que grâce à la mobilisation des personnes et organisations qui ont proposé ces événements. L’April tient à les remercier très chaleureusement.

    Si vous ne trouvez pas votre bonheur parmi les évènements proposés, il existe d’autres initiatives que la nôtre pour libérer votre ordinateur, comme les Journées Nationales de la Réparation du 16 au 19 octobre 2025, Aide GNU/Linux qui propose une carte collaborative de marraines et de parrains en mesure d’aider à l’installation, Fin de Windows 10, Non à la taxe Windows et la démarche NIRD « pour un numérique libre et écocitoyen dans les établissements scolaires ! ».

    Et si vous voulez savoir pourquoi c’est le bon moment pour quitter Windows, lisez notre argumentaire.


  • À l’heure où la taxe zucman fait parler d’elle et où les explications données évoquent souvent le risque d’une hémorragie des capitaux, une étude du Tax Justice Network en Grande Bretagne, montre que l’exode des millionnaires, prophétisé suite aux réformes de 2024, n’a pas eu lieu :
    https://taxjustice.net/press/millionaire-exodus-did-not-occur-study-reveals
    « the 9500 millionaires widely reported to be leaving the UK in 2024 represented 0.3% of the UK’s 3.06 million millionaires »

  • « L’Internet ouvert est déjà en déclin » : Google admet qu’Internet n’est plus ce qu’il était
    https://www.frandroid.com/marques/google/2788181_linternet-ouvert-est-deja-en-declin-google-admet-quinternet-nest-

    09 septembre 2025 • 17:54

    L’aveu était dans l’air depuis longtemps. Google reconnaît enfin, dans un document judiciaire, ce que les créateurs de contenu observent quotidiennement : l’Internet ouvert s’effrite.

    Google vient de lâcher une phrase qui résonne comme un aveu : « L’Internet ouvert est déjà en déclin« . Problème ? Cette déclaration, faite devant un tribunal américain, contredit complètement ce que l’entreprise raconte publiquement depuis des mois.

    Pour comprendre l’importance de cet aveu, il faut d’abord saisir ce qu’on entend par « Internet ouvert ». C’est le web originel, celui où n’importe qui peut créer un site, publier du contenu et espérer être découvert grâce aux moteurs de recherche. Un écosystème décentralisé où les internautes naviguent librement de site en site, où les créateurs peuvent toucher leur audience directement.

    Cette vision s’oppose à l’Internet des plateformes fermées – les jardins clos de Facebook, les algorithmes opaques de TikTok, ou les réponses directes de Google qui gardent les utilisateurs captifs. L’Internet ouvert, c’est la différence entre explorer une bibliothèque immense et se contenter des résumés qu’on vous présente à l’entrée.
    Un aveu stratégique

    Cette confession de Google n’arrive pas par hasard. Elle surgit dans le cadre d’un procès où le ministère américain de la Justice veut démanteler l’empire publicitaire de l’entreprise pour abus de position dominante. Pour se défendre, Google argue que briser ses activités pub « ne fera qu’accélérer le déclin de l’Internet libre » et « portera préjudice aux éditeurs qui dépendent des revenus publicitaires« .
    L’AI Mode de Google pour des recherches plus approfondies sur le web. // Source : Google (montage Frandroid)

    L’ironie de la situation saute aux yeux. Google utilise le déclin qu’il contribue largement à créer comme argument de défense.

    Car Google porte une lourde responsabilité dans cette transformation. Ses featured snippets répondent aux questions sans nécessiter de clic vers les sites sources. Ses réponses générées par IA gardent les utilisateurs sur ses pages. Son algorithme favorise un web optimisé pour lui plutôt qu’un web riche et diversifié.

    Plusieurs études indépendantes documentent ce déclin que Google nie publiquement. Le cabinet de recherche Pew a notamment démontré que les utilisateurs cliquent moins sur les liens quand ils voient d’abord un résumé IA de la réponse. Logique : pourquoi aller plus loin si l’essentiel apparaît déjà dans les résultats ?

    Cette tendance se vérifie sur le terrain. Les éditeurs web observent une érosion de leur trafic organique, une baisse de l’engagement des visiteurs, une réduction du temps passé sur leurs sites. Les utilisateurs arrivent, consomment rapidement l’information et repartent, souvent satisfaits par ce qu’ils ont déjà glané sur Google.

    L’IA générative amplifie ce phénomène. ChatGPT, Claude, Gemini, Perplexity… ces outils proposent des réponses directes sans navigation web. On s’habitude ainsi à obtenir l’information sans jamais visiter de sites.

    L’enshittification généralisée du web

    Cette transformation s’inscrit dans un mouvement plus large que le chercheur Cory Doctorow a baptisé « enshittification » – littéralement « emmerdification ». Ce processus décrit comment les plateformes dégradent progressivement leur service pour maximiser leurs profits.

    Le schéma est toujours le même : d’abord, attirer les utilisateurs avec un service gratuit et de qualité. Puis capter les entreprises en promettant l’accès à ces utilisateurs. Enfin, presser les deux groupes pour extraire un maximum de valeur, dégradant l’expérience de tous au passage.

    Google illustre parfaitement cette évolution. Le moteur de recherche, conçu initialement pour diriger vers les meilleurs sites, retient aujourd’hui les utilisateurs sur ses propres pages. Les résultats se noient dans la publicité, les réponses IA remplacent les liens organiques, l’expérience utilisateur se dégrade au profit de la monétisation.

    Et l’intelligence artificielle générative pose un problème économique fondamental à l’Internet ouvert. Ces modèles s’entraînent sur des contenus créés par des humains mais ne rémunèrent pas leurs auteurs. Ils offrent ensuite des réponses directes qui évitent aux utilisateurs de visiter les sites sources.

    C’est un parasitisme économique qui sape les fondations du web. Si les créateurs de contenu ne reçoivent plus de trafic, comment financeront-ils leur production ? Si les éditeurs ne génèrent plus de revenus publicitaires, qui créera l’information de demain ? L’IA générative consomme la substance du web sans contribuer à sa régénération.

    Google le sait parfaitement. Son aveu judiciaire témoigne d’une conscience aiguë de cette dynamique destructrice. Mais l’entreprise préfère préserver ses intérêts commerciaux plutôt que l’écosystème qui l’a enrichie.

    #Google #Internet_Ouvert #IA


  • Cas d’école : L’histoire de Caroline
    Parce qu’elle est mariée à une femme, Caroline a subi les attaques d’un corbeau qui l’a menacée de mort et a tagué des insultes homophobes sur le mur de son école. On aurait pu croire que sa hiérarchie et les parents d’élèves auraient fait bloc pour la soutenir. Il n’en a rien été. Parce qu’il ne faut rien laisser passer, découvrez son histoire dans ce nouvel épisode de « Cas d’école ».
    https://blogs.mediapart.fr/158568/blog/280125/cas-decole-lhistoire-de-caroline

  • Non à la Loi Duplomb — Pour la santé, la sécurité, l’intelligence collective. - Non à la Loi Duplomb — Pour la santé, la sécurité, l’intelligence collective. - Plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale
    https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/3014

    Héhé 88750 signatures en 7 jours de la #pétition … pas si mal !

    Plus que quelques signatures pour les 100000, et elle pourra enfin être clôturée dans un profond mépris en 1h de décision unilatérale comme le fut celle de la BravM en 2023… https://www2.assemblee-nationale.fr/petitions/petitions

    Ça va être magistral !

  • A Friendly Introduction to SVG • Josh W. Comeau
    https://www.joshwcomeau.com/svg/friendly-introduction-to-svg

    SVGs are one of the most exciting technologies we have access to in-browser. We can do so many cool things with SVG. It’s an absolutely critical part of my toolkit.

    But SVGs are also pretty intimidating. The rabbit hole goes deep, and it’s easy to get overwhelmed.

    So, in this blog post, I want to share the most important fundamentals, to provide a solid foundation you can build on. I’ll show you why SVGs are so cool, and share a few tricks you can start using right away. ✨

    très pédagogique sur l’usage de SVG

    #SVG #Josh_Comeau

  • La revue Passerelle Éco 86 est à l’imprimerie
    https://passerelleco.info/3327

    Les thèmes de la revue Passerelle Éco 86 : Enfants en écolieu et en communauté, en permaculture, un dossier sur l’Archipel : une école démocratique, adultisme, instruction en famille et lieux d’accueil social... dans une approche très concrète, au plus près de l’expérience des familles, des enfants, des mamans, des écolieux, de l’éducation alternative, des enfants. Ce numéro de Passerelle Éco est... très spécial ! Plus loin on vous dit pourquoi. Ce numéro est très spécial L’appel à (…)

    Lire sur https://passerelleco.info/3327 ...

  • Au cas où certains en douteraient, le déclin cognitif suite à l’usage de l’AI a été assez clairement mesuré.

    3 groupes confrontés à la même tâche : rédiger un rapport / une étude sur un sujet donné.
    – le 1er groupe se sert des outils d’IA
    – le 2e groupe se sert des moteurs de recherche
    – le 3e groupe ne se sert que d’un traitement de texte
    – 3 sessions successives, pendant lesquelles des electro-encéphalogrammes et autres mesures d’activité sont faites
    – les textes produits sont notés par un panel de divers outils et d’experts humains
    – une 4e session où les outils des groupes sont inversés.

    On constate que le groupe ayant utilisé l’IA a du mal à se mettre à réfléchir.
    Globalement, les utilisateurs de l’IA se considèrent moins souvent « auteurs » de leurs écrits, ce qui n’est pas surprenant.
    Et surtout ils sont moins capables de faire référence à l’écrit produit, d’en citer des parties et donc d’utiliser ce travail.

    https://arxiv.org/abs/2506.08872

  • @seenthis
    Je constate des liens eronnés dans les messages de notification envoyés par no-reply [at] seenthis.net, pour des posts issus de la syndication d’un site SPIP par seenthis.
    Dans le feed généré view-source : https://example.com/?page=backend&dest=seenthis , le html a l’air correct, et le rendu affiché par seenthis est correct.

    C’est dans le mail seulement que se manifeste le problème : il y a plusieurs liens corrects mais celui après « Lire sur » est suffixé par un espèce de guillemet double qui le rend inopérant.

    Dans le feed, c’est

    <a href="ndd.ext/3326">Lire sur https://example.com/3326</a>

    Dans le source du mail reçu on voit que le guillemet double est non ascii :
    Lire sur https://example.com/3326❞
    C’est un ❞ = HEAVY DOUBLE COMMA QUOTATION MARK ORNAMENT

    Il se pourrait que ce soit https://git.spip.net/seenthis/importer-flux le repo concerné

    #seenthis #ticket #issue #etvouspasdeprobleme ?

  • Photos d’un massif spectacle commémoration officielle en Corée du Nord.

    Quelques unes
    – une petit bout de scène :


    – la participation des « spectateurs » : et un exemple de ce que ça donne :
    – le diaporama : https://imageshack.com/i/exNHDHTVj

  • D’après https://www.20minutes.fr/monde/4152418-20250508-agressions-sexuelles-chiffres-effrayants-violences-sexuel
    « Une étude publiée ce jeudi 8 Mai 2025 dans The Lancet met en lumière des statistiques selon lesquelles une femme sur cinq et un homme sur sept dans le monde a subi avant l’âge de 18 ans des violences sexuelles.

    Menés par des chercheurs de l’université de Washington à Seattle, ces travaux ont estimé le nombre de personnes ayant subi des violences sexuelles pendant l’enfance ou l’adolescence, dans 204 pays, de 1990 à 2023 en exploitant les données de l’OMS et des Nations Unies. »

    En France, 26% des femmes et 14% des hommes.

    Mais je n’ai pas trouvé de référence à cette étude sur https://thelancet.com
    Quelqu’un⋅e y serait plus habile ?

  • La version IA d’un homme décédé a été autorisée à s’exprimer au procès de son tueur - Numerama
    https://www.numerama.com/tech/1965599-la-version-ia-dun-homme-decede-a-ete-autorisee-a-sexprimer-au-proc

    Non, mais on se croirait vraiment dans la pièce de théâtre « Qui a hacké Garoutzia ? » écrite par trois spécialistes de l’IA (Serge Abiteboul, Laurence Devillers et Gilles Dowek). Fascinant.

    L’avatar de Julien Cadot
    Julien Cadot
    Cet homme est décédé et son IA est intervenu au procès de son tueur // Source : Capture d’écran Numerama
    La représentation par IA d’un homme tué par balles a été autorisée à s’exprimer à l’audience de son tueur. Une première aux États-Unis.

    C’est une première aux États-Unis qui risque de faire des émules. Christopher Pelkey a été tué par Gabriel Paul Horcasitas en 2021 après une altercation sur la route, crime qui porte outre-Atlantique le nom de « road rage ». Et pourtant, Pelkey est apparu le jour de l’audience de son assassin pour lui adresser un message en vidéo, comme le rapporte la presse locale. La génération par IA basée sur les traits et la voix de l’homme décédé a été autorisée à s’exprimer dans un tribunal.

    « À Gabriel Horcasitas, l’homme qui m’a tiré dessus – c’est dommage que nous nous soyons rencontrés ce jour-là dans ces circonstances. Dans une autre vie, nous aurions probablement pu être amis », lance l’avatar de Pelkey à son tueur en pleine audience, avant d’embrayer sur le fait qu’il croit profondément au pardon. Une intervention qui a touché le juge Todd Lang, qui a déclamé après avoir vu la vidéo : « J’adore cette IA. Merci. J’ai trouvé que c’était authentique, que le pardon accordé à monsieur Horcasitas reflète parfaitement le personnage de Pelkey dont j’ai entendu parler aujourd’hui ».
    Une intervention émouvante, mais pas sans risque

    Chris Pelkey died in Nov. 2021 in a road rage shooting.

    Recently, Chris’ family created an AI-generated video of him giving his own victim impact statement.

    Here is a clip – watch the full story tonight ONLY on @FOX10Phoenix 📺 pic.twitter.com/JIz6bKuNfU
    — Nicole Krasean (@NicoleK_Fox10) May 5, 2025

    Derrière ce projet, on trouve la sœur de Pelkey, qui souhaitait apporter une autre dimension au procès du meurtrier de son frère, afin d’apporter une pierre au processus de guérison. « En avoir fait une œuvre de guérison pour quiconque l’a vue n’était qu’un résultat bénéfique », a-t-elle déclaré, estimant que l’intervention de son défunt frère et les mots choisis pour le faire parler, ont participé à apaiser la famille endeuillée. Techniquement, la génération vidéo et voix est très accessible en 2025, avec des services proposant la création d’avatars numériques à partir d’images et d’extraits vocaux.
    À voir aussi TUTO : Comment faire des accents majuscules sur Windows ?

    Reste que faire intervenir un mort à un procès n’est pas anodin. Ann A. Scott Timmer, responsable de la Cour Suprême de l’Arizona, a estimé que l’IA avait un grand potentiel pour aider celles et ceux qui n’ont pas de connaissance dans le système juridique américain, notamment à mieux se défendre. Mais, a-t-elle ajouté, « l’IA peut aussi entraver, voire bouleverser la justice si elle est utilisée de façon inappropriée. Une approche mesurée est préférable. Dans cette optique, le tribunal a formé un comité sur l’IA pour examiner l’utilisation de l’IA et formuler des recommandations sur la meilleure façon de l’utiliser. Au fond, ceux qui utilisent l’IA — y compris les tribunaux — sont responsables de son exactitude ».

    On imagine bien les dangers auxquels Timmer fait référence : une telle intervention d’un défunt, bien menée, pourrait tout à la fois toucher plus profondément le juge et les jurés. Mais elle pourrait aussi altérer la réalité de ce qui s’est vraiment passé : en plus des preuves et des témoignages, on a eu dans ce tribunal de l’Arizona, une génération d’image déclamant un texte que la victime n’a jamais écrit — un deepfake, en somme. Sa sœur, avec toute sa bonne volonté, n’a fait que lui prêter des propos qui n’auraient, peut-être, pas été ceux de Pelkey. Une nuance qui permet de comprendre pourquoi la Cour Suprême de l’Arizona est sur ses gardes.

    • Au-delà de cette question d’IA, les ressorts culturels qui permettent 1/ d’imaginer 2/ de rendre réel ce genre de performance mystico fictionnelle seraient importants à décrypter. Ce serait à étudier comme il est fait pour les maladies qui affectent certains pays et pas d’autres, histoire de comprendre ce qui va nous arriver dessus.

      #mythologie #USA #IA #mort

  • L’IA fait changer d’avis ? Une expérience contastable | LinkedIn
    https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7323318195103203329

    Jusqu’à présent, je ne disposait que de l’article pulié par des chercheurs de Facebook qui voulait démontrer leur capacité à changer le « mood » des utilisateurstrice de la plateforme. Une expérience sans système déontologique de contrôle, comme celle-ci. Qui visait à attirer les publicitaires vers Facebook (ce qui a bien marché :-)

    L’IA ne se contente pas d’inonder le web de texte synthétique que personne ne lit : elle vous fait changer d’avis. C’est la conclusion d’une étude controversée réalisée par des chercheurs de l’Université de Zurich.

    L’expérience a suscité une vive réaction à cause de son protocole inhabituel : au lieu de tester la capacité de persuasion des chatbots sur des participants en environnement contrôlé (ce qui avait déjà été fait), les chercheurs ont cherché à savoir si les chatbots étaient persuasifs dans le « monde réel ».

    L’expérience a donc été conduite in vivo, sur la plateforme Reddit, à l’insu de ses utilisateurs qui pensaient échanger avec d’autres humains.

    Avec un demi-milliard d’utilisateurs, Reddit est le plus grand forum d’Internet. La plateforme est organisée autour de communautés thématiques appelées « subreddits ». L’une d’elles, baptisée « r/ChangeMyView » (près de 4 millions de membres), invite les utilisateurs à exposer leur opinion et à défier les autres de les faire changer d’avis. Tous les sujets de société y passent, des plus triviaux aux plus clivants.

    La règle est simple : vous publiez votre point de vue, puis d’autres membres vous répondent en essayant de vous faire changer d’avis. Si un argument vous convainc, vous pouvez récompenser son auteur d’un « delta » (Δ). Les utilisateurs convaincants cumulent ces deltas en guise de trophées virtuels sous leur pseudonyme.

    Les chercheurs ont donc testé la capacité des modèles de langage (notamment GPT-4o, Claude 3.5 et Llama 3.1) à faire changer d’avis les utilisateurs. Ils ont recueilli 500 publications originales et ont demandé aux chatbots de rédiger des réponses convaincantes, tenant compte de l’historique des auteurs.

    Le résultat est sans équivoque : les chatbots sont extrêmement persuasifs, bien davantage que la plupart des utilisateurs humains. Plus précisément, lorsqu’on mesure leur capacité de persuasion en nombre moyen de deltas recueillis par commentaire, ceux-ci sont plus persuasifs que 99% des utilisateurs humains (et que 98% des membres expérimentés du forum).

    Reddit a déposé une plainte auprès de l’université, dénonçant des méthodes de recherche inacceptables. L’université a répondu en affirmant prendre la question "très au sérieux" mais en refusant d’empêcher la publication de l’étude, jugeant l’expérience justifiée par l’importance de ses résultats (ce que conteste évidemment Reddit).

    Avant l’IA générative, influencer l’opinion impliquait un compromis : toucher un large public avec des messages génériques OU cibler un petit nombre de personnes avec des messages personnalisés. Cette étude montre qu’il est désormais possible de générer à grande échelle des arguments personnalisés très persuasifs.

    Le modèle des plateformes, fondé sur la prédation de l’attention, ne les incite pas à combattre les contenus synthétiques tant que ceux-ci génèrent des revenus publicitaires. Il est donc urgent de leur imposer d’amplifier les sources fiables d’information.

    #Conviction #Influence #Industrie_influence #Recherche #Déontologie #Reddit

  • Compteur Linky : 2,1 millions de Français sanctionnés dès cet été - Les Numériques
    https://www.lesnumeriques.com/societe-numerique/compteur-linky-2-1-millions-de-francais-sanctionnes-des-cet-ete-n2360

    Le sort des réfractaires au compteur Linky vient d’être scellé avec une facture d’électricité rehaussée de 38,88 € par an, voire plus en cas de non-communication régulière de l’index. Au total, 2,1 millions de Français seraient concernés.

    Je me sens moins seul

  • Is Markdown Taking Over ? | Hendrik Erz
    https://www.hendrik-erz.de/post/is-markdown-taking-over

    Recently, someone shared an article with me from the team of iA Writer. I have read it shortly after its initial publication at the end of March, but it has been re-suggested to me multiple times since then. It is titled “Markdown and the slow fade of the formatting fetish.” The article is pretty long, but can be summarized quickly. First, Markdown is gaining popularity, as indicated by the fact that more and more software we interact with daily support it (including WhatsApp, Discord, and generative AI chatbots). Second, opposed to Markdown are proprietary formats, and the article makes the case that Microsoft has been especially egregious in “locking in” users with Word. Third, switching fully to Markdown is the way forward.

    Given that the article seems to resonate with readers, it seems worthwhile to pause and ponder on its premise, and how it portrays the evolution of Markdown over the past two decades. Naturally, the team of an application that makes money with a Markdown editor, can be assumed to be biased. I do share their sentiment that proprietary formats, and Microsoft Word especially, should be a thing of the past, and that Markdown offers undeniable benefits for professional writers.

    However, I believe the article misses the broader societal developments that have happened over the past 20 years, and I do not share their optimism. Again, I do believe this to be caused by bias, but I also think it is great to reflect upon my own stance towards Markdown, too, now that I have been in the game for about a decade, too. In the following, I will make the case that Markdown’s continued success is inhibited by four blockers. I argue that, unless developers of Markdown software actively work towards better support for professional use-cases, standardization, and tooling support, Markdown will remain at the level of everyday usage, and is unlikely to increase its visibility going forward.

    #MarkDown #éditeur

    • The big problem with Markdown is that it has been developed to solve one use-case, and instead has been used to solve hundreds of completely different use-cases. Mind you, Aaron Schwartz and John Gruber have developed Markdown as a solution to writing proper emails. Which email program do you know that actually allows you to use Markdown to compose emails? Likely no one.

      […]

      Instead, Markdown has been used to solve a variety of completely different use cases: Comments and discussions on forums and messaging boards, note-taking, technical documentation, and professional text writing. None of these use-cases have been intended by Gruber and Schwartz. And this is evident when looking at how apps implement Markdown.

      […]

      We may convince ourselves that, once you know Markdown, you can easily switch between programs, but the reality is that you will have to re-learn some aspects of Markdown every time you do switch. Even though there is no strict vendor lock-in because it’s all just plain syntax: if you have no experience with whichever Markdown editor has created some file, you will find syntactic elements whose purpose doesn’t immediately become clear to you.

      […]

      we focus too much on Markdown, and too little on what users actually need

      Markdown collaboratif : https://www.getoutline.com

    • @monolecte parce qu’on est plus trop dans l’époque des « petites » applis tout compris comme SPIP qui ont pas ou peu de dépendances. Maintenant un gros logiciel complexe c’est plein de dépendances et parfois même plusieurs logiciels à la fois combinés. Docker (ou Snap ou Flatpack pour les applis bureau) ça permet d’avoir un paquet avec tout et avec exactement les versions nécessaires et avec des scripts qui auto-config plein de logiciels d’un coup. Moi aussi je trouve ça souvent relou mais ya quand même un vrai intérêt derrière pour les devs et même le déploiement uniforme.

  • Blackout en Espagne et au Portugal
    https://fr.euronews.com/my-europe/2025/04/28/lespagne-le-portugal-et-une-partie-de-la-france-touches-par-une-panne-d

    Une panne électrique géante est survenue à 12H33 en Espagne[...] La panne a touché l’ensemble de l’Espagne et du Portugal, y compris leurs capitales, mettant hors service les réseaux de métro, les lignes téléphoniques, les feux de signalisation et les distributeurs automatiques de billets. Une partie de la France a également été touchée, dans une moindre mesure.
    ... Le gestionnaire du réseau espagnol a refusé de s’exprimer sur les causes de la panne. Le centre national de cybersécurité portugais a quant à lui publié un communiqué indiquant que rien n’indiquait que la panne était due à une cyberattaque.
    ... Les hôpitaux portugais et les autres services d’urgence se sont mis à utiliser des groupes électrogènes. Les stations-service ont cessé de fonctionner et les trains ont cessé de circuler.

    L’autorité nationale portugaise pour les urgences et la protection civile a déclaré que les systèmes d’alimentation de secours fonctionnaient.
    Plusieurs voitures du métro de Lisbonne ont été évacuées. Toujours au Portugal, les tribunaux ont cessé de fonctionner et les distributeurs automatiques de billets ainsi que les systèmes de paiement électronique ont été touchés. Les feux de signalisation de Lisbonne ont cessé de fonctionner.
    Il n’était pas possible de passer des appels sur les réseaux de téléphonie mobile, même si certaines applications fonctionnaient.
    En Espagne, le distributeur d’électricité national Red Electrica a déclaré que le rétablissement de l’électricité dans une grande partie du pays pourrait prendre de 6 à 10 heures.

    Lorsqu’un gros réseau tombe, c’est très difficile de le relancer. Les grosses centrales ont besoin de petites centrales pour redémarrer, les petites centrales ont besoin de gros générateurs et les gros générateurs ont besoin de petits générateurs. Ça se fait progressivement, c’est délicat, ça met longtemps. Et c’est coûteux à prévoir et structurer à l’avance quand tout va bien alors que ça sert jamais. Ou presque jamais.

  • Après la chasse aux universitaires et aux chercheurs, l’administration Trump accuse Wikipedia de désinformation. Elon Musk l’avait déjà qualifié de "Wokopedia". Le procureur qui mène cette charge a été fraîchement nommé par Trump. Novice sans expérience juridique, il a par contre une belle présence dans les media pro-russes.

    [EN] :
    – article du Washington Post https://archive.is/JozhY
    – article du HuffPost https://www.huffpost.com/entry/ed-martin-trump-threathens-wikipedia_n_680d17bbe4b06b5c9fc8d713

    [FR]
    – traduction de la lettre : https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:RAW/2025-05-01/Focus/Lettre_d%27Ed_Martin
    – « L’administration Trump s’attaque maintenant à Wikipédia » https://surchauffe.info/laministration-trump-sattaque-maintenant-a-wikipedia