• How We Cope with the End of Nature - Issue 52: The Hive
    http://nautil.us/issue/52/the-hive/how-we-cope-with-the-end-of-nature

    Solastalgia is the definitive disease of the 21st century but only a few even know its name. The symptoms include an underlying sense of loss, a vague sensation of being torn from the earth, a general out-of-placeness, homelessness without leaving home. You have probably felt it without knowing what it was. Solastalgia is the unease we inflict on ourselves as we create a world we don’t want to inhabit, a world stripped of nature. Nature is retreating, and not gradually. According to the World Wildlife Fund, over half of the world’s wild vertebrate species has disappeared over the past forty years. More than 290 million acres of North American grasslands have been converted to agriculture. At current growth rates, US development will reduce its forested regions by about 30 million acres (...)


  • Trucs et astuces pour discipliner les salariés récalcitrants - regards.fr
    http://www.regards.fr/idees/article/trucs-et-astuces-pour-discipliner-les-salaries-recalcitrants

    La Société ingouvernable, Une généalogie du libéralisme autoritaire (La Fabrique) est un essai de théorie économique, écrit par un philosophe, qui se lit comme un polar. Grégoire Chamayou nous emmène dans les tréfonds feutrés des hautes sphères du pouvoir, là où les intellectuels organiques des classes dominantes ont échafaudé les théories, les concepts et les tactiques encore à l’œuvre aujourd’hui pour défendre et consolider le « système de libre entreprise » qui leur est si cher.

    .../...

    Décidément, on aurait tort de sous-estimer nos adversaires. Il faut les lire, rentrer dans leur tête, comprendre le machiavélisme de ce qu’ils ont mis en œuvre, avec succès, pour nous « contenir ».


  • Opinion | Fixing the Climate Requires More Than Technology - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/10/16/opinion/climate-change-warming-technology.html

    Titre trompeur ; s’il y a bien un appel à l’action de l’Etat, ce n’est pas du tout pour un rejet du solutionnisme technologique, mais au contraire un appel à agir résolument en faveur des prétendues solutions technologiques.

    Some think that if we focus on technology, we can somehow avoid the messiness of politics and partisanship. But we won’t get the energy #technologies we need and the systems to make them work in the time we need them if we don’t have the government policies to make them a reality.

    #politique #climat


  • Why the Khashoggi murder is a disaster for Israel -
    The grisly hit-job on Khashoggi has implications far beyond its exposure of the Saudi Crown Prince as brutal and reckless. In Jerusalem and D.C., they’re mourning their whole strategic concept for the Mideast - not least, for countering Iran

    Daniel B. Shapiro
    Oct 17, 2018

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-why-the-khashoggi-murder-is-a-disaster-for-israel-1.6569996

    For Israel, this sordid episode raises the prospects that the anchor of the new Middle East realities it has sought to promote - an Israeli-Sunni Arab coalition, under a U.S. umbrella, to check Iran and Sunni jihadists - cannot be counted upon.
    And Israel must be careful how it plays its hand. There will, without question, be a U.S. response to Khashoggi’s murder, even if it is resisted by the Trump administration. It will not lead to a total dismantlement of the U.S.-Saudi alliance, but Congressional and public revulsion will have its price. 

    President Hassan Rouhani giving a speech on Iranian TV in Tehran on May 8, 2018.HO/AFP
    The price could include significant restrictions on arms sales that had been contemplated. It is already leading key U.S. investors to distance themselves from the major development projects MBS has promoted. At a minimum, there will be no replay of the warm, PR-friendly visit by MBS to multiple U.S. cities last March, no more lionizing of him in the American press as a reformer who will reshape the Middle East.
    Israel, which has a clear interest in keeping Saudi Arabia in the fold of U.S. allies to maximize the strategic alignment on Iran, will need to avoid becoming MBS’s lobbyist in Washington. Israel’s coordination with its partners in the region is still necessary and desirable. Simple realpolitik requires it. But there is a new risk of reputational damage from a close association with Saudi Arabia. 
    It won’t be easy for Israel to navigate these waters, as the Washington foreign policy establishment has quickly splintered into anti-Iran and anti-Saudi camps. The idea that the United States should equally oppose Iranian and Saudi brutality toward their peoples, and not let MBS’s crimes lead to a lessening of pressure on Iran over its malign regional activities, is in danger of being lost.
    For Israelis, that may be the biggest blow in the fallout of Khashoggi’s murder. MBS, in his obsession with silencing his critics, has actually undermined the attempt to build an international consensus to pressure Iran.
    The damage is broad. Trump may be an outlier. But what Member of Congress, what European leader, would be willing to sit with MBS for a consultation on Iran now?
    That is the greatest evidence of MBS’s strategic blindness, and the damage will likely persist as long as he rules the kingdom.
    Daniel B. Shapiro is Distinguished Visiting Fellow at the Institute for National Security Studies in Tel Aviv. He served as U.S. Ambassador to Israel, and Senior Director for the Middle East and North Africa in the Obama Administration. Twitter: @DanielBShapiro


    • Comme indiqué dans le magazine Rolling Stone plus tôt cette année, 70 % des américains s’informent grâce à seulement deux sources : Facebook et Google. Comme ce chiffre est en augmentation, le pouvoir de quelques personnes de décider quelle information doit ou non atteindre le public va significativement augmenter.

      Après tout, le premier amendement ne concerne que les pouvoirs de l’État sur la restriction de la liberté de parole. Il ne s’intéresse pas à ce que des entreprises privées comme Facebook, Google, YouTube et Twitter peuvent faire au travers des modalités d’utilisation de leurs services.

      C’est donc vrai ; il n’y avait pas de problème de premier amendement dans l’interdiction faite à Jones. Mais, c’est là le problème.

      Avant l’internet, le système qui permettait de régler les questions de propos diffamatoires était le procès, ce qui était assez efficace. En matière de pénalité, les normes étaient aussi très élevées. En 1964, dans l’affaire du New York Times contre Sullivan – une affaire de référence en matière de lois anti-diffamatoires concernant les personnalités publiques – la cour a tout fait pour s’assurer que les plaignants aient à prouver l’existence d’un mépris, désinvolte ou connu, des faits.

      Mais la révélation de cette semaine est pire. Lorsque Facebook travaille avec le gouvernement et des organisations aspirant à devenir des inquisiteurs, comme l’Atlantic Council, pour supprimer des sites pour des raisons de sécurité nationale, en utilisant une méthodologie secrète, cela ouvre la porte à des scénarios cauchemardesques comme ceux qu’on trouve dans des romans dystopiques.

      Le simple pouvoir de marché de ces entreprises sur la circulation de l’information a toujours été la véritable menace. C’est pourquoi leur démantèlement aurait dû devenir depuis longtemps une priorité nationale urgente.

      Au lieu de cela, comme cela a été évident lors de l’audition au Sénat de Mark Zuckerberg plus tôt cette année, les politiciens sont plus désireux d’utiliser le pouvoir de ces sociétés que de le faire baisser. Les plates-formes, pour leur part, cèderont plutôt que d’être réglementées. La fin du jeu est on ne peut plus claire. C’est ainsi que commencent les mariages autoritaires, et les gens devraient être très inquiets.


  • CES MILLIARDAIRES QUI NOUS FONT LES POCHES - DENIS ROBERT
    Le Média | Ajoutée le 17 oct. 2018
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=aCcjA7QVUdY

    Théophile Kouamouo a reçu le journaliste d’investigation Denis Robert. Dans son dernier livre « Les Prédateurs : des milliardaires contre les États », il traque les profits de deux milliardaires discrets passés maîtres dans l’art de piller les États, dont la France : le Canadian Pierre Desmarais et le Belge Albert Frère. Ils sont notamment impliqués dans le rachat de GDF Suez, dans le scandale de la vente de Quick à caisse des dépôts et des consignations, dans le scandale UraMin, et le scandale Petrobas au Brésil.


  • La gauche française devrait-elle se détourner davantage de minorités qu’elle n’a jamais choyées ?
    https://www.liberation.fr/debats/2018/10/12/la-gauche-francaise-devrait-elle-se-detourner-davantage-de-minorites-qu-e

    La gauche française n’a aucun discours, aucune revendication en direction des minorités, et tout particulièrement des minorités ethno-raciales. L’enjeu des discriminations pourtant systémiques qui pèsent sur la société française n’est tout simplement pas discuté par la gauche partisane, qui n’a aucune proposition à faire sur la question. L’enjeu pour la gauche française n’est donc pas tant d’en faire moins pour les minorités que d’en dire un peu plus, si elle veut reconquérir un segment de l’électorat qu’elle a pour partie perdu et qui constitue une population largement abstentionniste. Où sont passés le droit de vote des étrangers et le récépissé d’identité pour freiner les contrôles au faciès par la police promis en 2012 par François Hollande dans un programme pour le moins frileux sur la question ? Si la gauche ne parvient plus non plus à parler aux classes populaires blanches, ce n’est pas tant parce qu’elle a trop choyé les minorités que parce qu’elle s’est concentrée sur les classes supérieures, et a délaissé ses horizons égalitaires en adoptant une théorie du ruissellement qui n’a pourtant jamais marché.


  • Fatima Bedar, fille de tirailleur algérien, « noyée » le 17 octobre 1961.
    https://www.bondyblog.fr/reportages/cest-chaud/fatima-bedar-fille-de-tirailleur-algerien-noyee-le-17-octobre-1961

    Fatima Beddar avait 15 ans quand son corps a été retrouvé dans la Seine le 31 octobre 1961. Elle portait encore son cartable, ses parents ont pu identifier son corps uniquement grâce à ses 2 tresses.

    Il a fallu 25 ans pour retrouver son nom sur la liste établie par Enaudi. La ville de St Denis a adressé un courrier à son frère, Djoudi, en 2012 quand ils ont nommé un parc en l’honneur de Fatima.

    Après avoir été exhumée du cimetière de Stains en 2006, elle repose désormais à Tichy, en Algérie. Il a fallu presque 20 ans à la fondation du 08 mai 1945 pour obtenir qu’elle soit rapatriée chez elle.
    https://twitter.com/Chaouinette/status/1052607392062398464


  • Kenyans Say Chinese Investment Brings Racism and Discrimination - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/10/15/world/africa/kenya-china-racism.html?smid=fb-nytimes&smtyp=cur&fbclid=IwAR3YIwqjzbfAzz8v

    Before last year, Richard Ochieng’, 26, could not recall experiencing racism firsthand.

    Not while growing up as an orphan in his village near Lake Victoria where everybody was, like him, black. Not while studying at a university in another part of Kenya. Not until his job search led him to Ruiru, a fast-growing settlement at the edge of the capital, Nairobi, where Mr. Ochieng’ found work at a Chinese motorcycle company that had just expanded to Kenya.

    But then his new boss, a Chinese man his own age, started calling him a monkey.

    It happened when the two were on a sales trip and spotted a troop of baboons on the roadside, he said.

    “‘Your brothers,’” he said his boss exclaimed, urging Mr. Ochieng’ to share some bananas with the primates.

    And it happened again, he said, with his boss referring to all Kenyans as primates.

    Humiliated and outraged, Mr. Ochieng’ decided to record one of his boss’s rants, catching him declaring that Kenyans were “like a monkey people.”

    Kenya may have been a British colony, where white supremacy reigned and black people were forced to wear identification documents around their necks. But it has been an independent nation since 1963, with a sense of pride that it is among the region’s most stable democracies.

    Today, many younger Kenyans say that racism is a phenomenon they largely know indirectly, through history lessons and foreign news. But episodes involving discriminatory behavior by the region’s growing Chinese work force have unsettled many Kenyans, particularly at a time when their government seeks closer ties with China.

    #Chinafrique #racisme
    Le bon goût du #colonialisme d’antan...


  • Produire mieux, pour tous | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/produire-mieux/00080398

    2017

    Pour nourrir la population mondiale, il faut produire 150 kg de #céréales (ou équivalent) par personne et par an ; la production mondiale actuelle se situe déjà autour de 330 kg. « Le problème, ce n’est pas le manque de nourriture - on est même en surproduction -, mais la #pauvreté et le manque de pouvoir d’achat », en conclut Marc Dufumier, agronome et président de la Plate-forme pour le commerce équitable. C’est vrai dans des pays en développement où « les #paysans ne parviennent pas à générer assez de #revenus pour acheter de la #nourriture », dans certains pays émergents, précise-t-il, tels que l’Argentine ou le Brésil, mais aussi dans les pays #riches comme la France.


  • ‘Do Not Track’ Privacy Tool Doesn’t Do Anything
    https://gizmodo.com/do-not-track-the-privacy-tool-used-by-millions-of-peop-1828868324

    “Do Not Track,” as it was first imagined a decade ago by consumer advocates, was going to be a “Do Not Call” list for the internet, helping to free people from annoying targeted ads and creepy data collection. But only a handful of sites respect the request, the most prominent of which are Pinterest and Medium. (Pinterest won’t use offsite data to target ads to a visitor who’s elected not to be tracked, while Medium won’t send their data to third parties.) The vast majority of sites, including this one, ignore it.

    #e-traces


    • Article original:

      Mammal diversity will take millions of years to recover from the current biodiversity crisis.
      Matt Davis, Søren Faurby, Jens-Christian Svenning.
      Proceedings of the National Academy of Sciences, le 15 octobre 2018
      https://doi.org/10.1073/pnas.1804906115

      Le dernier paragraphe de l’article:

      The results reported here show that it is unlikely that mam-
      mals can evolve fast enough to restore their lost PD on any kind
      of time scale relevant to humans. Just the PD that mammals are
      expected to lose in the next few decades would realistically take
      millions of years to recover (SI Appendix, Fig. S8). Even after this
      PD recovery, FD (SI Appendix, Fig. S9) would likely remain
      highly altered for millions of years more. The lost evolutionary
      history from previous and ongoing extinctions is already affecting
      ecosystems (42), a trend that will likely only get worse. If any-
      thing, our grim predictions of long recovery times are conser-
      vative. Unlike our best-case scenario model, there is little reason
      to expect that humans will be able to bring extinction rates down
      to background levels within the next century with a rising human
      population and increasing anthropogenic climate change. The
      only real option to speed PD recovery is to save unique evolu-
      tionary history before it is already lost. In addition to increasing
      overall conservation efforts, we should use available PD methods
      to prioritize action for evolutionarily distinct species and dedi-
      cate more research to exploring PD’s relationship with FD and
      ecosystem services (4, 7). If we could momentarily stop extinc-
      tions for mammals, we would save as much evolutionary history
      in the next 100 y as what our ancestors lost in the last 100,000 y
      (SI Appendix, Table S1). Extinction is part of evolution, but the
      unnatural rapidity of current species losses forces us to address
      whether we are cutting off twigs or whole branches from the tree
      of life.

      On l’ajoute à la troisième compilation :
      https://seenthis.net/messages/680147

      #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène


  • « Vous mangerez mieux demain » : les auxiliaires de vie scolaire landais se rassemblent - Sud Ouest.fr
    https://www.sudouest.fr/2018/10/11/landes-les-auxiliaires-de-vie-scolaire-se-rassemblent-contre-le-mepris-de-l

    une grande partie des AVS (Auxiliaires de vie scolaire) et des Accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) des Landes n’ont pas été rémunérés au mois de septembre par l’administration. Employés généralement à temps partiel (souvent en contrats de 20 heures), ils interviennent dans les écoles et les collèges au côté des enfants en situation de handicap.

    Mais devant leur colère, l’administration a seulement répondu qu’ils toucheraient, à partir du 12 octobre, 70% de leur salaire. « Et quand ils essaient de demander la raison de ce report, explique Éric Boulagnon, secrétaire du syndicat Snuipp-FSU, on leur répond qu’ils peuvent faire un emprunt pour tenir le coup, aller aux Restos du coeur, ou on leur dit tout simplement : “Vous mangerez mieux demain !” »

    • " CE VOTE VOUS COLLERA À LA PEAU COMME UNE INFAMIE ! "
      https://youtu.be/sVIt6RT7Nn0?t=13


      « Sur ce thème, les enfants handicapés, leurs accompagnants, j’espère que le pays ne vous le pardonnera pas.
      Nous demandons un scrutin public !
      Les noms des votants seront publics !
      Je les publierai sur ma page Facebook.
      Ils circuleront à travers la France.
      Et ce vote, j’en suis convaincu, ce vote vous collera à la peau comme une infamie. »

      Chose promise, chose due. Voici les noms des 70 députés qui ont empêché qu’un débat ait lieu sur le statut des accompagnant.es pour enfants handicapés. Nulle délation, juste de l’information sur les choix de vos élus.

      Damien Adam
      Aude Amadou
      Didier Baichère
      Aurore Bergé
      Pascal Bois
      Céline Calvez
      Émilie Cariou
      Lionel Causse
      Jean-René Cazeneuve
      Sylvie Charrière
      Fannette Charvier
      Fabienne Colboc
      François Cormier-Bouligeon
      Dominique David
      Marc Delatte
      Nicolas Démoulin
      Jacqueline Dubois
      Laurence Gayte
      Perrine Goulet
      Véronique Hammerer
      Pierre Henriet
      Sacha Houlié
      Yannick Kerlogot
      Rodrigue Kokouendo
      Aina Kuric
      Frédérique Lardet
      Célia de Lavergne
      Fiona Lazaar
      Gaël Le Bohec
      Fabrice Le Vigoureux
      Jean-Claude Leclabart
      Roland Lescure
      Monique Limon
      Richard Lioger
      Didier Martin
      Thomas Mesnier
      Amélie de Montchalin
      Sandrine Mörch
      Zivka Park
      Patrice Perrot
      Béatrice Piron
      Pierre-Alain Raphan
      Cécile Rilhac
      Véronique Riotton
      Stéphanie Rist
      Mireille Robert
      Laurianne Rossi
      Laurent Saint-Martin
      Jean-Bernard Sempastous
      Bertrand Sorre
      Bruno Studer
      Marie Tamarelle-Verhaeghe
      Adrien Taquet
      Stéphane Testé
      Huguette Tiegna
      Laurence Vanceunebrock-Mialon
      Annie Vidal
      Patrick Vignal
      Brigitte Kuster
      Philippe Berta
      Marguerite Deprez-Audebert
      Marc Fesneau
      Isabelle Florennes
      Jean-Luc Lagleize
      Fabien Lainé
      Philippe Latombe
      Jean-Paul Mattéi
      Philippe Michel-Kleisbauer
      Bruno Millienne
      Michèle de Vaucouleurs


  • Emmanuelle Wargon, l’ex-lobbyiste en chef de Danone à la Transition écologique - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/10/16/emmanuelle-wargon-l-ex-lobbyiste-en-chef-de-danone-a-la-transition-ecolog

    Cette énarque de 47 ans, ancienne camarade de promotion d’Edouard Philippe, a été nommée secrétaire d’Etat auprès de François de Rugy. Une nouvelle illustration du « rétro-pantouflage », ou quand un haut-fonctionnaire passé au privé revient exercer des fonctions importantes au cœur de l’Etat.

    « Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ? » Fin août, pour justifier sa démission spectaculaire, Nicolas Hulot avait dénoncé « la présence des #lobbys dans les cercles du pouvoir », estimant que cela pose « un problème de démocratie ». L’ex-ministre de la Transition écologique et solidaire ne croyait pas si bien dire… Moins de deux mois plus tard, voici qu’arrive dans son ancien ministère, comme secrétaire d’Etat, Emmanuelle Wargon, rien moins que la directrice des affaires publiques et de la communication de Danone.

    Lobbying et pollution

    Soit la lobbyiste en chef du groupe alimentaire… l’un des plus gros pollueurs de la planète, en termes de plastique. La semaine dernière, Break Free From Plastic, une coalition de 1 300 organisations du monde entier, révélait que sur les 180 000 déchets plastiques ramassés dans l’environnement dans 42 pays en juin et septembre, ceux produits par Danone figuraient en quatrième position, après ceux provenant de Coca-Cola, de Pepsi et de Nestlé. Danone fait aussi partie des 25 entreprises françaises qui épuisent le plus les écosystèmes de la planète, pointait l’ONG WWF en 2016.

    Emmanuelle Wargon, 47 ans, rejoint au gouvernement l’ancienne directrice des ressources humaines de Danone, Muriel Pénicaud, devenue ministre du Travail. Au ministère de la Transition énergétique, où elle remplace Sébastien Lecornu – qui au sein du ministère s’était vu confier les dossiers « énergie », dont plusieurs dossiers brûlants, de Fessenheim à Bure –, elle rejoindra une autre secrétaire d’Etat venue d’un géant du privé : Brune Poirson, ancienne cadre de Veolia. Et Wargon, la fille unique de Lionel Stoléru, ancien ministre de Valéry Giscard d’Estaing et de François Mitterrand, est issue de la même promotion de l’ENA que le Premier ministre Edouard Philippe, lui-même ancien lobbyiste en chef du groupe nucléaire Areva (devenu Orano).

    « Rétro-pantouflage »

    Comme ce dernier, Emmanuelle Wargon, qui a aussi fait Sciences-Po et HEC, illustre parfaitement une pratique de plus en plus répandue : le « rétro-pantouflage », soit un cadre dirigeant du privé, souvent issu des grandes écoles (ENA, Polytechnique), qui revient exercer des fonctions importantes au sommet de l’Etat après avoir « pantouflé » en quittant la haute fonction publique pour un poste bien payé dans le privé. De quoi faire réagir mardi sur Twitter le secrétaire d’EE-LV David Cormand : « Avec Macron, l’écologie, c’est jamais sans les lobbys. »

    Décrite comme pugnace et opiniâtre, Emmanuelle Wargon a commencé sa carrière en 1997 comme auditrice à la Cour des comptes. En 2001, elle est devenue conseillère technique auprès du ministre délégué à la Santé Bernard Kouchner, dans le gouvernement Jospin. De 2007 à 2010, sous le gouvernement Fillon, elle a dirigé le cabinet du Haut-Commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch, où elle a géré entre autres le dossier RSA, mis en œuvre sous Nicolas Sarkozy en 2008. Elle a aussi été adjointe au directeur général de l’Afssaps (aujourd’hui ANSM), l’agence de sécurité des produits de santé.

    Puis, avant Danone et après un passage au ministère des Affaires sociales, elle a été pendant trois ans déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle au ministère du Travail, un poste clé, pilotant notamment la réforme de la formation professionnelle ou encore la gestion des crédits de la politique de l’emploi. Pas grand-chose à voir, donc, avec l’écologie ou l’énergie. Même si son ancien patron, le PDG de Danone Emmanuel Faber, a twitté mardi que « pendant trois ans, Emmanuelle Wargon a coordonné les engagements de Danone en matière de santé, d’environnement et d’inclusion ». Lui souhaitant « une pleine réussite au service de l’enjeu majeur qu’est la transition écologique et solidaire ».
    Coralie Schaub

    De mieux en mieux ici…

    #Wargon #Danone #écologie #lobbying #agro-industrie #agro-alimentaire


  • Dix géants de l’agroalimentaire émettent plus de gaz à effet de serre que quatre pays nordiques | Slate.fr
    http://www.slate.fr/life/87587/coca-danone-agroalimentaire-gaz-effet-serre-pollution

    La confédération d’ONG Oxfam International s’est penchée sur les émissions de gaz à effets de serre globales (pour les matières premières agricoles, le transport, la fabrication, la réfrigération…) et les efforts concernant le climat de plusieurs géants de l’agroalimentaire. Le bilan (PDF) est inquiétant : les dix plus grosses entreprises du secteur (Associated British Foods, Coca-Cola, Danone, General Mills, Kellogg’s, Mars, Mondelez International, Nestlé, PepsiCo et Unilever) émettent chaque année 263,7 millions de tonnes de gaz à effet de serre. C’est un peu plus que la Finlande, la Suède, le Danemark et la Norvège réunis, souligne le rapport.


  • Saudi Arabia Delivers $100 Million Pledged to U.S. as Pompeo Lands in Riyadh :: WRAL.com
    https://www.nytimes.com/2018/10/16/world/middleeast/saudi-arabia-money-syria.html

    This summer, Saudi Arabia promised the Trump administration $100 million for U.S. efforts to stabilize areas in Syria liberated from the Islamic State.

    That money landed in U.S. accounts Tuesday, the same day that Secretary of State Mike Pompeo landed in the Saudi capital, Riyadh, for discussions with the kingdom’s leaders about the fate of a missing Saudi dissident.

    A mon avis, il manque un zéro...

    #kashoggi


  • Remaniements : la démocratie au risque des émotions
    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/remaniements-la-democratie-au-risque-des-emotions-794171.html

    L’actualité du gouvernement Philippe illustre un tournant émotionnel qui transforme, de façon insidieuse, notre relation à l’État, mais aussi à la citoyenneté et au territoire. Par Alain Faure, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
    […]
    Les sanglots de Nicolas Hulot, l’uppercut d’Alexandre Benalla et l’attachement lyonnais de Gérard Collomb sont mis en scène dans toute leur intensité grâce aux médias de l’immédiat et aux réseaux sociaux du numérique. L’information est frontale, elle nous saisit, elle nous touche au cœur et elle nous électrise (en deux clics). C’est l’impression enivrante que la politique se déroule dorénavant dans une communion-répulsion affective avec les événements et avec des acteurs de premier plan.

    Pour décrypter la puissance du phénomène, il existe des travaux très convaincants en sociologie politique, en sociohistoire et en philosophie politique qui dévoilent l’entreprise d’envoûtement à l’œuvre. Les larmes recouvrent et masquent le sang du pouvoir, les affects sont les complices d’une manipulation des âmes où les puissants apprivoisent les passions.

    Mais il manque au tableau une mise en équation qui se révèle aujourd’hui déterminante : c’est la combinatoire de ces perceptions sensibles, et non leur simple addition, qui formate dorénavant l’imaginaire politique.

    Vu sous cet angle dynamique, le « tournant émotionnel » est profondément instable et disruptif, il devient le produit explosif et incontrôlable des trois promesses entremêlées. L’État omniscient, la citoyenneté du nombril et la magie des lieux sont des perceptions écorchées du vivre ensemble qui transforment, dans l’ivresse des égos du politique, les esthétiques de l’autorité, de l’engagement et de l’attachement au territoire.

    Notons enfin que le phénomène n’est pas une particularité made in France. Il se développe de façon tout autant explosive à l’étranger, et selon des formes démocratiques pour le moins inquiétantes.

    Sur l’État omniscient par exemple, les élections récentes en Russie, aux États-Unis, en Italie et au Brésil montrent que pour conquérir le pouvoir, les vainqueurs se sont appliqués à surjouer une médiation hyperpersonnalisée de nature divinatoire. Vladimir Poutine, Donald Trump, Matteo Salvini et Jair Bolsonaro sont les shamans contemporains de l’anti-mondialisation, ils revendiquent avec ferveur un État surplombant et autoritaire tout en justifiant les contraintes terrestres de l’impuissance publique et de la loi du marché. L’incantation passe toujours avant la responsabilité (et les croyances avant l’esprit de réforme).

    Sur la « citoyenneté du nombril », la montée du populisme émotionnel est observée partout dans le monde. Elle est sans équivoque concernant le rôle dorénavant donné aux émotions intimes dans le processus électoral : une vox populi par les tripes, en première intention, qui semble résolument désinhibée pour parler altérité, frontières, religion, famille... On découvre chaque jour de nouveaux buzzs sur Internet qui individualisent dans l’indignation les thématiques du chômage, de l’insécurité, des discriminations ou encore du terrorisme.

    Enfin sur la magie des lieux, on observe un regain régionaliste sans précédent dans tous les systèmes politiques et quelle que soit la tradition démocratique en présence. Les effervescences observées en Catalogne et dans l’Italie du Nord sont la partie visible d’un « retour du local » plein de paradoxes. Les plaidoyers identitaires font cohabiter des élans d’émancipation et des replis sur soi, des euphories participatives et de véritables régressions sociales...


  • Climat : William Nordhaus est-il bien sérieux ?
    https://www.alternatives-economiques.fr/climat-william-nordhaus-bien-serieux/00086544

    Né en 1941, docteur du MIT, Nordhaus entre à l’université de Yale en 1967 où il fera toute sa carrière. Il s’intéresse tôt aux critiques sociales et écologistes de la croissance. Lorsque le rapport du club de Rome, Halte à la croissance, alerte en 1972 sur les conséquences négatives de la croissance économique et démographique, Nordhaus le critique vertement pour son absence de données empiriques.


    Mais chez Nordhaus, c’est sans doute la formulation même du problème climatique qui est la plus déroutante. Il aborde en effet la question par le biais d’une analyse coût-bénéfice. Autrement dit, il s’agit pour lui de savoir si les coûts de la transition énergétique payés aujourd’hui sont compensés par les dommages évités dans le futur.

    En définitive, quel futur nous promet le réchauffement optimal recherché par William Nordhaus ? Dans l’argumentaire des jurys du prix de la Banque de Suède, on trouve un graphique présentant la trajectoire « optimale » d’émissions de CO2 selon Nordhaus, trajectoire qui passe de 35 Gt CO2 par an en 2015 à environ 15 Gt CO2 à la fin du siècle. Il faut quelques recherches pour se rendre compte que la solution optimale de Nordhaus conduit à un réchauffement… de 3,5° C en 2100. A peine une légère inflexion par rapport aux 4°C et quelques du scénario sans interventions !

    https://www.nobelprize.org/uploads/2018/10/popular-economicsciencesprize2018.pdf


  • Le soutien du « Wall Street Journal » à Bolsonaro au Brésil s’inscrit dans la tradition du quotidien
    https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/10/16/le-soutien-du-wsj-a-jair-bolsonaro-s-inscrit-dans-une-tradition-ultradroitie

    Un éditorial assure que le candidat d’extrême droite ne représente pas une menace. Le journal économique avait défendu avant lui Pinochet.

    La tradition veut qu’un éditorial soit emblématique d’une prise de position graduelle du journal dans lequel il est publié. Celui du 10 octobre paru dans l’auguste quotidien économique et très conservateur Wall Street Journal ne semble pas déroger à la règle.

    Dans ce texte intitulé « Brazilian swamp drainer », que l’on pourrait traduire en français par « le Brésilien qui assèche le marécage », sous-entendu le marécage politicien, le comité éditorial du journal new-yorkais a ouvertement soutenu le candidat d’extrême droite à la présidentielle, Jair Bolsonaro.

    Rédigées dans un style direct, dru, ne répugnant ni aux raccourcis ni aux grosses ficelles, ces quelques lignes ont déclenché depuis une semaine moult remous sur les réseaux sociaux, avec certaines saillies du type : « Marine Le Pen le trouve toxique », en référence à la récente prise de distance de la présidente du Rassemblement national, « pas le WSJ ».

    Dans son éditorial, le quotidien assure que le capitaine parachutiste de réserve, « un populiste conservateur » selon le WSJ, ne représente pas une menace pour le Brésil, quatrième plus grande démocratie au monde. Il ne dit mot en revanche sur le fait que le candidat a défendu la dictature militaire (1964-1985), nommé un général à la retraite à ses côtés ayant évoqué l’éventualité d’un coup d’Etat militaire moderne et promis de donner carte blanche à l’armée et à la police pour tirer à vue sur des criminels. Rien non plus sur ses outrances répétées à l’égard des femmes, des homosexuels et des Noirs.

    Le programme de Haddad comparé aux mesures de Chavez

    « Après des années de corruption et de récession, peut-on lire, des millions de Brésiliens semblent penser qu’un outsider est exactement ce dont le pays a besoin. Peut-être qu’ils en savent plus que les réprobations internationales. » Une façon de rappeler, à sa manière, le score écrasant du candidat Bolsonaro au premier tour de la présidentielle, le 7 octobre, avec 47 % des voix contre 29 % à Fernando Haddad, son adversaire du Parti des travailleurs.

    Ce dernier, toujours selon le quotidien, aurait pour but de réécrire la Constitution afin d’y inclure la possibilité de recourir à une Assemblée constituante « sur le modèle vénézuélien ». Le candidat désigné par l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, aujourd’hui incarcéré, souhaiterait aussi, d’après l’éditorial, réformer les règles de promotions militaires en donnant plus de pouvoir au président. Autant de propositions, s’alarme le WSJ, sorties tout droit de « l’agenda de Hugo Chavez », l’éternelle bête noire du quotidien.

    A contrario, le nouveau poulain brésilien du journal ne « propose pas de changer la Constitution » mais promet de restaurer la présence des policiers dans les centres urbains et ruraux, « où la loi ne règne plus ». Surtout, assure le quotidien financier, le conseiller économique et bras droit de Bolsonaro, Paulo Guedes – que le journal curieusement ne mentionne pas nommément – affirme vouloir, une fois au pouvoir, « vendre des parts du géant pétrolier public Petrobras, déréguler au maximum l’économie et réduire la dépense publique ». La messe est dite. Le choix assumé.

    Des odes à Pinochet, Fujimori et Videla

    Chose étrange, cet éditorial en faveur de l’actuel homme fort du Brésil a un air de déjà-vu. On se souvient d’un texte de 1980, resurgi dans les réseaux sociaux ces derniers jours et intitulé « Les Chiliens votent l’extension du pouvoir de Pinochet, assurant la continuation de la libre entreprise ». Le dictateur chilien venait de remporter un référendum sur la Constitution lui permettant de prolonger son mandat de huit ans. Mais une plongée rapide dans les archives du journal renvoie à un goût prononcé pour toute sorte de politiciens autoritaires d’une certaine droite dure et d’extrême droite, surtout d’Amérique latine.

    Dans une liste éclairante, réalisée par le Huffington Post, on retrouve non seulement les articles du WSJ regrettant la mort de l’ancien dictateur chilien en 2006 (« Il a pris le pouvoir lors d’un coup d’Etat en 1973, mais il a finalement créé un environnement propice aux institutions démocratiques » ou « Il est responsable des morts et des tortures qui ont eu lieu sous son égide, mais si Salvador Allende avait réussi à transformer le Chili en un autre Cuba, beaucoup plus auraient pu mourir ») mais aussi ceux, bienveillants, sur le Péruvien Alberto Fujimori et le dictateur argentin Jorge Rafael Videla.

    Pour Fujimori, on apprend du WSJ que « le style autoritaire » pourrait être excusé, car « on peut affirmer que sous sa direction, le pays s’est en fait frayé un chemin vers la modernité ». Pour l’Argentin, le journal avait qualifié la guérilla opposée au dictateur de « terroristes », un terme utilisé par la junte. La liste n’est pas exhaustive.


  • La Première Extermination Nazie N’était Pas Contre Les Juifs : C’était Le Génocide Des Enfants Handicapés, Moins Connu Dans L’histoire. - Curioctopus.fr

    http://www.curioctopus.fr/read/18196/la-premiere-extermination-nazie-n-etait-pas-contre-les-juifs-:-c-etait-l

    L’Holocauste n’était pas la première extermination massive perpétrée par le nazisme : en effet, déjà deux ans avant le début des déportations, le régime hitlérien avait lancé un programme de génocide bien structuré, dont les méthodes ont inspiré les camps d’extermination des Juifs : le nom du programme était Aktion T4.

    Ce n’est pas la haine d’un peuple étranger qui a animé le projet, mais d’un groupe particulier de citoyens allemands, considérés génétiquement « inférieurs » et donc condamnés à une fin atroce :

    #T4 #nazis #nazisme #exterminations #meurtres_de_masse


  • 100 entreprises responsables de plus de 70 % des émissions mondiales de carbone - Sciences et Avenir
    https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/100-entreprises-responsables-de-plus-de-70-des-emissions-mondiales-

    « Sur les 635 milliards de tonnes d’équivalent CO2 issues des 100 plus gros producteurs, 32% peuvent être rattachés à des investissements publics, 9% à des investissements privés, et même 59% à des investissements nationaux », alerte le rapport. Parmi les sociétés privées les plus émettrices, on compte sans surprise ExxonMobil, Shell, BP, Chevron, Peabody, Total, ou BHP Billiton. Du côté des entreprises nationalisés, on compte évidemment l’Arabie Saoudite, la Russie, la Chine, ou encore l’Inde, avec Saudi Aramco, Gazprom, National Iranian Oil, Coal India, Pemex, et CNPC (PetroChina). Enfin, la production de charbon en Chine a été agrégée en incluant divers acteurs comme Shenhua Group, Datong Coal Mine Group, ou encore China National Coal Group. Au total, le charbon chinois est responsable de plus de 14% des émissions globales de gaz à effet de serre !


  • Discriminer pour gouverner - Gagnants et perdants du jeu communautaire à Marseille
    https://laviedesidees.fr/Discriminer-pour-gouverner.html

    Contrairement au discours consensuel sur le #Marseille fraternel, le travail sociohistorique et l’observation empirique des relations entre pouvoirs municipaux et groupes « communautaires » de la société urbaine [1] montrent que les communautés n’existent pas naturellement mais qu’elles sont construites de façon relationnelle. Le gouvernement local (et plus amplement les autorités politico-institutionnelles) joue un très rôle important dans la construction différentielle de « #communautés » qu’il ne dote pas des mêmes avantages et légitimations.


  • Médicaments antidouleurs : overdose sur ordonnance
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/10/16/medicaments-antidouleurs-overdose-sur-ordonnance_5370021_3232.html

    La première cause de mort par overdose en France n’a pas pour origine l’absorption de drogues illégales, mais celle de médicaments, prescrits au grand jour, par des médecins, dans le but de soulager la douleur de leurs patients. Avec plus de 500 décès chaque année, les traitements opiacés tuent davantage que l’héroïne et la méthadone réunies. Et encore, le chiffre, de l’aveu même des spécialistes, est significativement sous-évalué.



  • Un accord a été trouvé pour clore le dossier Khashoggi, par Abdelbari Atwan - Actuarabe
    http://actuarabe.com/un-accord-a-ete-trouve-pour-clore-le-dossier-khashoggi

    a question est maintenant de savoir qui sera le « bouc-émissaire » sacrifié à la place du Roi saoudien, du Prince héritier et des dirigeants du Royaume ? Quel est le prix à payer à la Turquie et aux Etats-Unis pour étouffer ce crime ?

    La transaction de Lockerbie
    Pour répondre à cette question, du moins en partie, il faut revenir à l’affaire de Lockerbie et la transaction qui a été trouvée pour sauver le Colonel Muammar Khadafi et lever le terrible blocus de la Libye. Il est d’ailleurs paradoxal que le Royaume d’Arabie saoudite et le prince Bandar Ben Sultan, son ambassadeur à Washington de l’époque, ait été parmi les principaux artisans de cette transaction.

    J’ai rencontré en personne le principal accusé, ou plutôt le « bouc-émissaire » libyen de cette affaire, Abdelbaset Al-Megrahi. C’était un agent des services de sécurité libyens, qui a été condamné à la prison à vie pour avoir mis une bombe dans une des valises de l’avion de la Pan Am qui a explosé au-dessus de l’Ecosse et fait environ 300 victimes. Al-Megrahi, qui m’avait invité à lui rendre visite dans sa prison à Glasgow, m’a affirmé qu’il n’avait rien à voir avec ce crime. Il souffrait d’un cancer de la prostate en phase terminale et n’avait plus que quelques mois à vivre. Il s’est alors mis à pleurer à chaudes larmes, comme jamais je n’ai vu quelqu’un pleurer.

    Al-Megrahi m’a dit qu’il aurait assez de courage pour dire qu’il avait commis ce crime car il n’avait plus rien à perdre mais m’a affirmé qu’il avait été sacrifié pour sauver d’autres personnes. Abdel Rahman Shalgham, ancien Ministre libyen des affaires étrangères et camarade de classe, m’a confirmé quelques semaines plus tard que la Libye n’avait rien à voir avec Lockerbie et qu’ils avaient payé environ trois milliards de dollars en compensation aux Etats-Unis afin que le blocus soit levé. Cet homme est toujours vivant…