• Comment l’argent de la Banque mondiale pour les pays pauvres s’évapore vers les paradis fiscaux
    https://www.latribune.fr/economie/international/corruption-comment-l-argent-de-la-banque-mondiale-pour-les-pays-pauvres-s-


    David Malpass, président de la Banque mondiale depuis avril 2019, prononce une allocution lors d’une table ronde sur le thème « Apprendre la pauvreté : jeter les bases du capital humain » à la réunion annuelle de fin 2019
    Crédits : Reuters

    Le « taux de fuite » moyen de l’aide envoyée vers les pays pauvres (en clair : l’argent détourné) est estimé à environ 7,5%, ont calculé des chercheurs au détour d’une étude réalisée pour le compte de la Banque mondiale. La publication de cette étude a créé quelques remous après que le magazine britannique « The Economist » a avancé qu’elle pourrait être l’une des raisons de la démission de l’économiste en chef de la Banque mondiale, Pinelopi Koujianou Goldberg.

    L’aide débloquée par la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres semble déclencher des transferts de fonds en direction de comptes offshore, ce qui suggère un détournement de cette aide, selon une étude publiée mardi par l’institution financière.

    « Ces versements d’aide vers les pays les plus dépendants coïncident avec une augmentation importante de transferts vers des centres financiers offshore connus pour leur opacité fiscale », comme la Suisse, le Luxembourg, les îles Caïman et Singapour, expliquent les auteurs de l’étude.

    Le « taux de fuite » moyen est estimé à environ 7,5% de l’aide, estiment-ils.

    Comparaison des données de la Banque mondiale avec celles de la BRI
    Cette étude s’est concentrée sur 22 des pays les plus pauvres — principalement en Afrique — en comparant les chiffres de la Banque mondiale avec ceux des versements à l’étranger compilés par la Banque des règlements internationaux.

    La publication de cette étude a provoqué des remous après que le magazine britannique The Economist a avancé la semaine dernière qu’elle pourrait être l’une des raisons de la démission de l’économiste en chef de la Banque mondiale, Pinelopi Koujianou Goldberg.

    Mais l’institution financière s’est défendue contre les rumeurs selon lesquelles elle avait voulu étouffer sa publication.

    Son brouillon « a été relu plusieurs fois et s’en est retrouvé amélioré », a-t-elle dit dans un communiqué.

    Des transferts d’argent qui « coïncident » dans le temps
    Si elle ne précise pas quelles sont ces améliorations, une première version de l’étude expliquait que les versements d’aide « causaient » des transferts d’argent vers l’étranger.

    La version finale du document préfère dire qu’ils « coïncident avec » ces transferts d’argent.

    L’étude suggère que plusieurs explications sont possibles pour ces fuites, mais elle en élimine la plupart.

    « L’aide détournée par les politiques au pouvoir, les bureaucrates et leurs acolytes est cohérente avec la totalité des schémas observés », se contente-t-elle de souligner, ajoutant que les effets « sont plus importants pour les pays les plus corrompus ».

  • SDHI, ces #Pesticides épandus massivement qui s’attaquent à tous les êtres vivants
    https://www.bastamag.net/SDHI-pesticides-fongicides-Anses-Rustin-Nicolino

    Connaissez-vous les SDHI ? Ces nouveaux fongicides, censés s’attaquer seulement aux champignons qui menacent les récoltes, s’en prennent en fait à tous les êtres vivants. Un « danger immense » selon des scientifiques. Le journaliste Fabrice Nicolino leur consacre son dernier ouvrage, Le crime est presque parfait. Entretien. Basta ! : Épandus massivement depuis 2013 en France, les pesticides SDHI « inquiètent au plus haut point », dites-vous, car ils s’attaquent à la fonction respiratoire de tous les (...) #Résister

    / Santé , #Agriculture, Pesticides, Quelle agriculture pour demain ?, #Alimentation, A la (...)

    #Santé_ #Quelle_agriculture_pour_demain_ ?

    • C’est un système extrêmement solide, avec une structuration du déni qui dure depuis l’après-guerre. On sait que des liens étroits sont noués dès les années 1950 entre le ministère de l’Agriculture, l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), la FNSEA et les vendeurs de pesticides. Il y a une grande proximité entre les responsables de ces divers organismes. Les personnes qui y travaillent se croisent à longueur de temps dans leurs quotidiens, par exemple dans des colloques généralement payés par l’industrie. Si l’on en revient aux SDHI : l’Anses, l’Inra et l’institut du végétal Arvalis (financé par des professionnels notamment du secteur agricole, ndlr) ont rédigé des notes communes sur les résistances aux SDHI. Autrement dit : l’Anses s’est accordée avec des représentants de l’industrie pour donner son aval à ces produits. Comment peut-on imaginer que, ensuite, ils disent « non, en fait, il ne faut pas les utiliser » ? On voudrait que l’Anses se déjuge. C’est impossible.

      La tribune publiée en 2018 par le collectif de chercheurs : https://www.liberation.fr/debats/2018/04/15/une-revolution-urgente-semble-necessaire-dans-l-usage-des-antifongiques_1

      #ANSES #FNSEA #INRA #pesticide #SDHI

  • Eyal Weizman barred from U.S. ahead of #Forensic_Architecture retrospective - Archpaper.com

    https://archpaper.com/2020/02/eyal-weizman-barred-from-us

    Cette histoire est proprement invraisemblable, mais authentique. C’est un authentique cauchemar.

    #Eyal_Weizman was preparing to fly to Miami from his home of London for the opening, he received an email from the U.S. Embassy informing him that his visa had been revoked and he would not be allowed to travel to the United States.
    When Weizman went to apply for another visa, an interviewer at the Embassy told him that an “algorithm” had identified him as a security threat due to people he had interacted with, places he had traveled recently, or an unidentified combination of the two. When given the opportunity to “speed up the process” by giving names he felt might have been the cause for setting off alarms, Weizman refused.

  • Hassina Mechaï sur Twitter : "Je cherchais à quoi cette séquence de #LCI où Me Bouzrou est présenté avec un bonnet d’âne...Bingo, iconographie coloniale où les enfants apprenaient à lire « Ali est un âne ». Ces journalistes n’ont fait qu’ânonner elles-aussi." / Twitter
    https://twitter.com/HassinaMechai/status/1230468506870784001

    #racisme #France

  • Des #pesticides suspectés d’être des perturbateurs endocriniens ou cancérogènes dans l’#air
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/02/18/des-pesticides-suspectes-d-etre-des-perturbateurs-endocriniens-ou-cancerogen

    A la différence des particules fines ou du dioxyde d’azote émis par les véhicules diesel, les pesticides ne font pas l’objet d’une surveillance réglementaire dans l’air. Il existe seulement des limites à ne pas dépasser dans l’eau et l’alimentation.

  • L’Holocauste, la BBC et les accusations calomnieuses d’antisémitisme
    Par Jonathan Cook | 04 février 2020 – The Palestine Chronicle – Traduction : Chronique de Palestine – MJB
    http://www.chroniquepalestine.com/lholocauste-la-bbc-et-les-accusations-calomnieuses-dantisemitism

    La journaliste chevronnée de la BBC Orla Guerin s’est trouvée dans une situation critique d’un type de plus en plus courant.

    Lors d’un reportage sur les préparatifs de la commémoration du 75ième anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz, elle a brièvement fait référence à Israël et encore plus brièvement aux Palestiniens. Son reportage coïncidait avec l’accueil par Israël la semaine dernière, des dirigeants du monde entier à Yad Vashem, son Centre de Commémoration de l’Holocauste à Jérusalem.

    Voici ce qu’a dit Orla Guerin lors de la séquence montrant Yad Vashem :
    « Dans le Hall of Names (la salle des noms) de Yad Vashem des photos de morts. De jeunes soldats [israéliens] s’y rassemblent pour partager la tragédie qui lie le peuple juif. L’État d’Israël est désormais une puissance régionale. Il occupe les territoires palestiniens depuis des décennies. Mais certains ici verrons toujours leur nation à travers le prisme de la persécution et de la survie. »

    Des dirigeants de la communauté juive de Grande Bretagne et d’anciens cadres de la BBC se sont jetés sur ses propos « offensants », l’accusant même d’antisémitisme. Orla Guerin avait osé, contrairement à tous ses collègues des médias occidentaux, faire allusion au terrible prix qu’a infligé au peuple palestinien la décision de l’Occident d’aider le mouvement sioniste à créer un état juif peu de temps après l’Holocauste. Les Palestiniens furent dépossédés de leur patrie en guise de dédommagement apparent – du moins pour les juifs qui sont devenus citoyens d’Israël – pour les crimes génocidaires commis par l’Europe. (...)

  • L’appel de 1 000 scientifiques : « Face à la crise écologique, la rébellion est nécessaire »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/20/l-appel-de-1-000-scientifiques-face-a-la-crise-ecologique-la-rebellion-est-n

    Nous invitons tous les citoyens, y compris nos collègues scientifiques, à se mobiliser pour exiger des actes de la part de nos dirigeants politiques et pour changer le système par le bas dès aujourd’hui. En agissant individuellement, en se rassemblant au niveau professionnel ou citoyen local (par exemple en comités de quartier), ou en rejoignant les associations ou mouvements existants (Alternatiba, Villes en transition, Alternatives territoriales…), des marges de manœuvre se dégageront pour faire sauter les verrous et développer des alternatives.

  • The Pentagon lost track of $715 million in weapons and gear funneled to anti-ISIS allies in Syria
    https://taskandpurpose.com/syria-weapons-isis-pentagon-inspector-general-report

    Washington a perdu la trace de 715 millions de dollars d’#armes en #Syrie
    http://www.lefigaro.fr/international/washington-a-perdu-la-trace-de-715-millions-de-dollars-d-armes-en-syrie-202

    « Ce n’est pas une grande surprise », relate le site américain spécialisé dans les questions de défense Task and Purpose , qui rappelle qu’un précédent rapport, là aussi « accablant », d’Amnesty International, publié en mai 2017, avait conclu que les #États-Unis avaient perdu la trace d’un milliard de dollars de transfert d’armes aux forces de sécurité irakiennes et koweïtiennes.

    « Ce manque de responsabilité en matière d’équipements entre les forces américaines et d’autres pays étrangers ne fait qu’alimenter les capacités d’acteurs non étatiques comme l’État islamique », analyse Task and Purpose , suggérant que des groupes terroristes parvenaient à mettre la main sur une partie de ces armes.

    Le site de rappeler plusieurs précédents allant dans ce sens : en août 2017, les forces de sécurité irakiennes ont récupéré un lance-missiles antichar FGM-148 Javelin après avoir éliminé des djihadistes de l’État islamique dans la ville de Tal Afar. Le mois suivant, une vidéo de propagande de l’État islamique a montré un sniper djihadiste portant un fusil de précision Mk 14 de fabrication américaine.

    #terrorisme #pentagone

  • Les Etats-Unis sanctionnent une filliale d’un groupe pétrolier russe Rosneft et son président pour leur soutien au Venezuela Xinhua French.news.cn
    http://french.xinhuanet.com/2020-02/19/c_138796470.htm

    Le gouvernement américain a annoncé mardi avoir imposé des sanctions à une filiale du producteur de pétrole russe Rosneft et à son président en raison de leur soutien présumé au Venezuela pour contourner les sanctions américaines.

    Les cibles désignées de ces sanctions sont Rosneft Trading S.A., une filiale du groupe pétrolier national russe Rosneft, et son président Didier Casimiro, selon un communiqué publié par le département américain du Trésor.

    « Rosneft Trading S.A. et son président ont négocié la vente et le transport de pétrole brut vénézuélien », a indiqué dans le communiqué le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin.

    Les Etats-Unis mènent une politique de sanctions économiques et d’isolement diplomatique contre le président vénézuélien Nicolas Maduro en soutien au chef de l’opposition, Juan Guaido.

    • Leopoldo López aplaudió sanciones de Estados Unidos a Rosneft
      https://www.elnacional.com/?p=429264


      EFE

      El Departamento del Tesoro sancionó este martes a Rosneft por ayudar al régimen de Nicolás Maduro en el comercio internacional de petróleo.

      En enero, Rosneft Trading, en nombre de Petróleos de Venezuela, gestionó el envío de 2 millones de barriles de crudo venezolano a África Occidental, dijo un funcionario de la Casa Blanca a Efe.

      Pour info, le pétrole vénézuélien se vend 15 à 20 dollars en dessous du prix du Brent, actuellement à 57,5 $/baril, on est donc sur une valeur d’environ 80 M$ pour ce flux du mois de janvier.

      Venezuela selling cut-price oil as US sanctions bite | Financial Times
      https://www.ft.com/content/700641ec-fc28-11e9-a354-36acbbb0d9b6

      The local blend, known as Merey 16, was selling at between $15 and $17 per barrel below the price of Brent, which currently trades at about $60, they said. “The Merey blend generates lower revenue [than upgraded heavy crude] but is easier to place in Russia and in Asian markets such as China, India and Thailand,” the Economist Intelligence Unit noted recently.

    • « Ils n’arriveront à rien » : Moscou réagit aux sanctions américaines contre Rosneft sur le Venezuela — RT en français
      https://francais.rt.com/international/71396-ils-n-arriveront-a-rien-moscou-reagit-sanctions-americaines-rosne

      « Rosneft Trading [...] a fourni l’essentiel des ressources financières du régime Maduro, ces décisions devraient avoir un impact important », a expliqué un responsable américain sous couvert d’anonymat à l’AFP. 

      Le ministère russe des Affaires étrangères a de son côté réagi via un communiqué de presse, résumant la situation : « Le nombre des tentatives américaines de faire pression sur la Russie en créant des obstacles aux relations économiques extérieures et en refusant de délivrer des visas américains a atteint 80 depuis 2011. »

      « La Russie s’oppose fermement aux mesures restrictives unilatérales à l’aide desquelles les Etats-Unis, luttant pour l’hégémonie mondiale, tentent de soumettre le monde entier à leur volonté. Ils n’ont jamais influé et ne vont pas influer sur la politique russe dans les affaires internationales, y compris sur l’interaction [de la Russie] avec les autorités légitimes du Venezuela, de la Syrie, de l’Iran ou de tout autre pays », peut on encore lire dans le texte.

      Le ministère russe accuse en outre Washington de chercher, par ses sanctions, à « créer des avantages pour les entreprises américaines qui ne résistent pas à la concurrence loyale avec les producteurs russes sur les marchés mondiaux » et d’« accroît[re] les tensions internationales ».

      Et de conclure : « Il est temps que les politiciens de Washington se rendent compte qu’ils ne parviendront à rien en exerçant une pression économique et militaire sur la Russie, et ne feront qu’aggraver la crise des relations bilatérales. »

      petit rappel, Chevron voit régulièrement se renouveler, tous les 3 mois, sa dérogation aux sanctions frappant le commerce avec le Venezuela, cf.
      https://seenthis.net/messages/794583 (juillet 2019)

      U.S. allows Chevron to drill for oil in Venezuela for three more months - Reuters (21/10/2019)
      https://www.reuters.com/article/us-usa-venezuela-chevron-idUSKBN1X0270

      The U.S. Treasury Department on Monday renewed a license allowing Chevron, the last U.S. operating energy company in Venezuela, to continue drilling in the country for another three months through Jan. 22.

      Chevron gets another extension to continue Venezuela operations (19/01/2020)
      https://www.worldoil.com/news/2020/1/17/chevron-gets-another-extension-to-continue-venezuela-operations

      The U.S. Treasury Department decision is the fourth waiver granted since sanctions were announced in November 2018 in what is becoming a fraught quarterly ritual for the companies. Along with Chevron, the waiver also exempts Baker Hughes Co., Halliburton Co., Schlumberger Ltd. and Weatherford International Ltd. from sanctions.

      The waiver was extended through 12:01 a.m. Eastern time on April 22. The previous waiver was due to expire on Jan. 22.

      Rendez- vous vers le 20 avril pour la suite…

    • Et, il y a un peu plus d’une semaine (11/02/2020)…
      Voir la dernière phrase de l’article, il n’y a pas que RT qui le dit,…
      Chevron’s Venezuela output jumps as U.S. considers more sanctions
      https://www.worldoil.com/news/2020/2/11/chevron-s-venezuela-output-jumps-as-us-considers-more-sanctions

      Chevron has ramped up output at a key Venezuela oil project to levels not seen in almost a year, offering a thorny reminder of how U.S. sanctions are failing to deliver a knockout of Nicolas Maduro’s regime.

      The U.S. is eyeing tougher sanctions that could target Russian producer Rosneft PJSC and potentially affect Chevron’s waiver at a time when tensions between the two countries are escalating anew. Maduro, meanwhile, is considering giving foreign producers operational control at some fields to bring in added cash and, perhaps, to nudge other U.S. oil companies to lobby for their own access to Venezuela’s huge oil reserves.

      The likely goal is to make it so attractive, companies start to lobby harder in the U.S.,” said Raul Gallegos, a Bogota, Colombia-based director at Control Risks, an international consulting firm.

      Chevron’s waiver, which expires in April, has benefited both countries, mitigating the collapse in Venezuela’s production and hindering further expansion by Russia and China. At the same time, it allows Chevron to remain the lone U.S. producer in a country with an estimated 302.8 billion barrels of oil reserves and a dysfunctional state oil company that’s seen output fall by 74% since 2009 to about 792,000 barrels a day, according to the latest OPEC report.

      Other U.S. oil companies, meanwhile, say they’re locked out. “This is an America Last policy,” said Ali Rahman, director of Delaware-registered Erepla Services LLC, in an interview. “The sanctions hurt American business interests — other than the select few granted licenses — more than anyone else.

      In 2018, Erepla entered into a potentially lucrative contract with state-controlled Petroleos de Venezuela SA to provide oilfield and marketing services to three fields. Soon after, the Trump administration tightened its sanctions, putting operations on hold. It sought a waiver similar to Chevron’s, Rahman said, but never got a sign-off.

      The debate comes as Chevron has helped restore production at the Petropiar upgrader it runs as a joint project with PDVSA, according to people familiar with the operation. The upgrader turns the area’s tar-like oil into refinery-ready Hamaca crude for export.

      After being closed for parts of 2019, the site is now producing about 130,000 barrels a day of crude, the people said, asking not to be identified because the information is private. On paper, PDVSA controls Petropiar as majority owner, but Chevron has kept the oil flowing and helped repair the industrial facilities needed to refine the tar into marketable crude, the people said.

      Ray Fohr, a Chevron spokesman, said the San Ramon, California-based oil major is focused on its “base business” in Venezuela and is in full compliance with the law. He said PDVSA directs work processes in the area where the upgrader is located, “including decisions made regarding the use of light oil and plant stops and restarts.

      Overall, Chevron had a production decline in 2019 compared with 2018, he said. “If Chevron is forced to leave Venezuela,” he wrote, “non-U.S. companies will fill the void and oil production will continue.” He declined to address specifics on the upgrader.

      The waiver debate is complex, according to Control Risks’ Gallegos, the author of a book on Venezuela’s oil industry. “If you do away with waivers, it doesn’t immediately mean oil production goes down and Maduro is out,” he said in an interview. “The primary concern of the U.S. is the interests of oil companies, and access to the resource.

      Au passage, pourquoi Chevron, Haliburton, Schlumberger sont exemptes de sanctions et pas les concurrents ? Corruption, financement de campagne,…

    • Rosneft, le géant pétrolier russe, au chevet du Venezuela
      https://www.courrierinternational.com/article/enquete-rosneft-le-geant-petrolier-russe-au-chevet-du-venezue


      Igor Setchine (à droite), dirigeant de Rosneft, en déplacement à Caracas (Venezuela), en septembre 2012. AFP/ Sputnik

      Au Venezuela, tandis que les États-Unis misent sur l’opposant Juan Guaidó pour faire chuter le régime de Nicolás Maduro, la Russie est quant à elle l’un des deux piliers, avec la Chine, qui soutiennent le pouvoir chaviste. Et la Russie dispose d’une carte maîtresse, son géant pétrolier Rosneft, qui fait de bonnes affaires avec le pétrole vénézuélien.

      La récente visite du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov au Venezuela, le 7 février, a remis en lumière, et à point nommé, le soutien de la Russie au régime de Nicolás Maduro, explique BBC Mundo.

      À point nommé, car c’est précisément à ce moment, le 5 février, que Donald Trump recevait le président par intérim du Venezuela, Juan Guaidó, à la Maison-Blanche, lui réitérant à cette occasion son appui inconditionnel pour en finir avec Maduro.

      Toutefois, le bras de fer entre les deux grandes puissances à propos du Venezuela se joue loin des effets de manche, au cœur du business pétrolier du régime de Nicolás Maduro, avec un géant russe du secteur de l’énergie : Rosneft.

      Contourner les sanctions américaines
      Rosneft, une compagnie pétrolière largement propriété de l’État russe, “est considérée par la Russie comme l’une de ses entreprises stratégiques”, précise BBC Mundo, et son président Igor Setchine est un proche de Vladimir Poutine. Aujourd’hui, l’entreprise “joue un rôle clé dans l’exploitation et la distribution du brut vénézuélien”, en lien avec la compagnie pétrolière vénézuélienne, PDVSA.

      L’entreprise est présente au Venezuela depuis l’époque du président Hugo Chávez (1999-2013) et y a maintenu ses activités malgré les sanctions américaines contre le régime, d’ailleurs jugées illégales par le gouvernement russe.

      Ces sanctions, un embargo sur le pétrole, visent à bloquer les exportations de Caracas en interdisant aux sociétés américaines d’acheter de l’or noir vénézuélien, et aux sociétés étrangères d’utiliser le système bancaire américain pour réaliser des transactions liées au pétrole vénézuélien. Le groupe américain Chevron, très introduit dans le business du pétrole vénézuélien, a été exempté de ces sanctions. Mais dans la foulée, de nombreux clients de PDVSA, comme le chinois CNPC ou le groupe indien Reliance, ont abandonné leurs achats directs de brut vénézuélien.

      Principal exportateur du brut vénézuélien
      Rosneft quant à elle a trouvé un biais. L’entreprise a continué de s’approvisionner à Caracas en estimant que l’accord selon lequel la dette vénézuélienne à l’égard de la Russie, remboursable sous forme de pétrole, était antérieur aux sanctions américaines, selon des chercheurs américains cités par BBC Mundo, qui ont publié ces informations dans le think tank Inter-American Dialogue. Sous ce prétexte, explique au journal un spécialiste américain du think tank Inter-American Trends :
      "Rosneft a continué d’opérer au Venezuela et gère actuellement 60 à 70 % des exportations de brut vénézuélien.

      Rosneft ne s’est pas limitée à éponger la dette du régime de Nicolás Maduro – actuellement de 800 millions de dollars contre 17 milliards en 2006 – en échange de pétrole. “Elle intervient comme intermédiaire privilégié, en position dominante” auprès de la Chine, écrit le journal, qu’elle livre en brut via l’Inde et Singapour. Au besoin en catimini, tous feux éteints et sans système de signalisation ouvert sur les navires chargés de brut.

      Ces tractations et le rôle d’intermédiaire de Rosneft expliquent comment, malgré les sanctions et la baisse de sa production, le Venezuela a accru ses exportations de pétrole vers l’Inde et la Chine. Et peut, outre payer sa dette, se procurer des devises en euros et en espèces à titre de paiement supplémentaire.

      Le cas Rosneft a inspiré d’autres compagnies pétrolières étrangères, qui esquivent désormais les sanctions. Néanmoins, mardi 18 février, l’administration américaine a annoncé des sanctions visant spécifiquement Rosneft Trading –une filiale du groupe Rosneft – et son président Didier Casimiro. Mais les États-Unis pourraient désormais avoir fort à faire face à un soutien de la Russie à Nicolás Maduro qui risque désormais d’être encore plus ferme, estime un analyste américain interrogé par BBC Mundo.

    • Il manquait MCM… pour qui cette nouvelle sanction marque le début de la fin, sans possibilité de retour en arrière.
      Juste un détail : que pour arriver à virer les criminels au pouvoir […] un bon leadership de l’opposition interne est indispensable.
      (c’est pas gagné et N. Maduro devrait pouvoir dormir tranquille sur ses deux oreilles avant que la question du leadership de l’opposition ne soit tranchée…)

      María Corina Machado : Sanciones a Rosneft son un mensaje inequívoco de que no hay vuelta atrás
      https://www.elnacional.com/?p=430073


      María Corina Machado
      EFE

      "Occidente entendió que un régimen con vínculos con narcotráfico y terrorismo no puede permanecer en el poder", dijo la coordinadora nacional de Vente Venezuela

      María Corina Machado, coordinadora nacional de Vente Venezuela, dijo este miércoles que las sanciones de Estados Unidos contra la estatal rusa Rosneft es un mensaje inequívoco de que no hay vuelta atrás en la lucha por el rescate de la democracia en Venezuela.

      Agregó sin embargo que el régimen de Nicolás Maduro obtiene dinero con la venta ilegal del oro y con el narcotráfico.

      «Siguen enquistados haciendo plata con los lingotes de sangre, con lavado de dólares, narcotráfico, tráfico de órganos y de niños, prostitución infantil. Es una generación creciendo enfrentando esto. Esta es la urgencia», señaló la dirigente política en una entrevista con VPI TV.

      Destacó que las sanciones que aplica la comunidad internacional en contra del régimen no son suficientes sin el liderazgo opositor interno.

      «Occidente entendió que un régimen con vínculos con narcotráfico y terrorismo no puede permanecer en el poder. Lo ocurrido con estas sanciones es un hito porque había mucha gente diciendo que no iba a ocurrir», manifestó.

      Machado aseguró que la legitimidad de la oposición se encuentra en el derecho natural a la libertad.

      Subrayó que el régimen de Maduro pretende llamar a elecciones con el objetivo de decir que Juan Guaidó no es presidente interino.

      Advirtió que hay sectores de la comunidad internacional aliados con sectores en el país que buscan una cohabitación con el régimen.

      «Hay que cortar con prácticas que no vinieron con Chávez, sino que trajeron a Chávez: militarismo, centralismo, clientelismo, populismo y, por supuesto, el socialismo. Queremos una sociedad rica y el Estado a su servicio», expresó.

      Machado manifestó que una vida digna requiere sacar a los criminales que están en el poder. Además, dijo que aquellos que se encargan de «lavarle la cara» al régimen no son de oposición.

    • Prochaine entreprise sanctionnée, la pétrolière espagnole Repsol ?

      España evita especular sobre la advertencia de EE UU a Repsol
      https://www.elnacional.com/?p=429924

      La ministra de Asuntos Exteriores, UE y Cooperación, Arancha González Laya, evitó especular este miércoles sobre la posibilidad de que Estados Unidos se plantee sancionar a empresas españolas, y en concreto a Repsol, por sus actividades en Venezuela.

      En declaraciones a la prensa, la ministra se limitó a decir que entre España y Estados Unidos hay un diálogo amplio y constructivo.

      «En el marco de este diálogo vamos a tratar de todas las cuestiones que ellos quieran poner sobre la mesa. Esperamos que sobre las que España también quiera poner sobre la mesa», dijo González Laya.

      La ministra dejó claro que no respondería a preguntas «hipotéticas», que «empiezan con ‘y si’».

      El asunto se ha planteado a consecuencia de las palabras del enviado especial de Estados Unidos para Venezuela, Elliott Abrams.

      El funcionario aseguró este martes que el gobierno de Donald Trump espera que algunas de las actividades de Repsol cambien.

      #ce_que_Trump_veut

    • El Nacional est nettement moins convaincu que les collabos de l’avancée irréversible que constitue la nouvelle sanction." Nous sommes au milieu d’une empoignade stratégique entre les É.-U. et la Russie. Il faut s’attendre à des surprises et des soubresauts dans les jours à venir. "

      Estamos en el medio
      https://www.elnacional.com/?p=429330

      Las sanciones a Rosneft Trading, filial de la estatal petrolera rusa Rosneft, pudieran ser apenas el inicio de una escalada de amonestaciones a los que, de una u otra forma, le han servido de muleta al régimen de Nicolás Maduro.

      ¿Será que el gobierno de Trump finalmente decidió pisar a fondo el acelerador e ir con todo contra los que todavía se permiten mantener a flote al gobierno usurpador, no importa el que sea, o simplemente estamos ante un globo de ensayo, un tiro al aire, para ver el comportamiento de los rusos y de ahí analizar cómo afrontar el futuro inmediato con China, Cuba e Irán?

      Resulta extraño que la sanción se dé a poco menos de una semana del encuentro casi secreto en Munich entre el secretario de Estado de Estados Unidos, Mike Pompeo, y el canciller de Rusia, Serguéi Lavrov.

      Se abordaron temas relacionados con la agenda estratégica y con el control de armas”, reveló Lavrov. Ningún vocero estadounidense habló al respecto.

      ¿Se hablaría de las posibles sanciones en esa reunión? La reacción rusa, a través de la Cancillería, permite entrever que no: “La destructiva política de sanciones de Estados Unidos socava cada vez más el libre comercio mundial por el que los estadounidenses abogan tanto y aumenta las tensiones a nivel internacional”.

      El caso es que Venezuela está justo en el medio de una lucha estratégica entre Estados Unidos y Rusia. Somos los actores de reparto, pero con un protagonismo especial. Los días venideros nos han de deparar sorpresas y sobresaltos.

  • Francis Dupuis-Déri : « Il est sidérant d’entendre dire que les hommes ne peuvent plus draguer »
    29/11/19 11h50
    https://www.lesinrocks.com/2019/11/29/actualite/societe/francis-dupuis-deri-il-est-siderant-dentendre-dire-que-les-hommes-ne-peu
    Par Nicolas Mollé
    [Cet article vous est offert pendant 48 heures] Francis Dupuis-Déri, spécialiste de l’antiféminisme, revient pour Les Inrocks sur les affaires Polanski, le mouvement #MeToo ou encore l’attentat antiféministe de Montréal, il y a tout juste 30 ans.

    Professeur de science politique à l’Université du Québec à Montréal, Francis Dupuis-Déri est non seulement un spécialiste de l’anarchisme mais aussi un expert de l’antiféminisme et du masculinisme. Dans La crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace, paru aux éditions Du Remue-Ménage, il revient sur ce mythe qui voudrait que les hommes soient « en crise » à cause de sociétés soi-disant trop « féminisées ». Dans Antiféminismes et masculinismes d’hier et d’aujourd’hui, paru en début d’année et codirigé avec Christine Bard et Mélissa Blais, il se penchait sur les mouvements masculinistes, cette forme d’antiféminisme qui prétend se battre pour les droits des hommes. Rencontre lors de son passage à Rennes, en pleine affaire Polanski.

    Des militantes féministes ont manifesté dans plusieurs villes de France (Paris, Rennes, Bordeaux...) contre la projection du film J’accuse de Roman Polanski. Est-ce que cette affaire Polanski, et la façon dont elle est commentée par certains, résonne avec les analyses de votre livre La crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace ?

    Francis Dupuis-Déri - Pas directement car cette affaire est vraiment spécifique. Mais il est certain que l’on a entendu à l’occasion de cette crise en France des relents de sous-discours qui relèvent en fait de la crise de la masculinité. Il s’agit de réactions qui ont tenté de délégitimer tout le mouvement Me Too. La conséquence de Me Too serait que les hommes sont victimes. Il est quand même assez paradoxal d’entendre ça, si on s’exprime poliment, face à ces milliers de voix de femmes parfois anonymes qui s’expriment pour dire : « Et bien voilà en fait j’ai été victime quand j’étais enfant, adolescente ou adulte d’hommes qui m’ont agressée ». Dans le cinéma américain et donc aussi désormais dans le cinéma français, pas du tout sous le couvert de l’anonymat cette fois, il y a ces femmes qui disent désormais : « J’ai été agressée ».

    Une des réactions des hommes dénoncés mais aussi de leurs alliés - car c’est bien cela aussi qui est impressionnant, le nombre d’alliés qu’ils ont - c’est de manquer totalement d’empathie envers les femmes agressées. C’est un manque d’empathie et d’humanité sidérant que de prendre le parti de l’homme et aussi de prétendre que les hommes sont victimes. Sidérant d’entendre que le désir des hommes est condamné, criminalisé, que les hommes ne peuvent plus rien dire, ne peuvent plus draguer, sont persécutés sans pouvoir se défendre. Et cela, oui, c’est une des multiples déclinaisons du discours de la crise de la masculinité, les hommes souffriraient à cause des femmes et des féministes. Et il serait difficile d’être un homme.
    https://www.youtube.com/watch?v=LQTsl_HYLrA


    En parlant d’alliés, pensez-vous à Finkielkraut qui s’est récemment illustré en tant que soutien de Polanski ?

    Absolument et il l’a fait de manière dégoûtante, je pense que c’est le terme qui convient. En plus, il se contredit car il explique que c’est aux tribunaux de juger et du même souffle dit à propos de Samantha Geimer, cette fillette de 13 ans qui a accusé le réalisateur de viol en 1977 (une affaire pour laquelle il a été condamné uniquement pour relation sexuelle illégale avec une mineure suite à un accord abandonnant les autres chefs d’inculpation, ndlr) : « Non, non, elle avait peut-être 13 ans mais elle était pubère et elle avait un petit ami donc elle avait déjà une vie sexuelle ». Mais les tribunaux disent bien qu’une fille de 13 ans, même si elle est pubère, qu’elle a une vie sexuelle et qu’elle a des petits amis, un homme adulte ne peut pas commencer, d’une part, à la draguer et, d’autre part, à avoir des relations sexuelles avec elle (en France, la loi fixe la majorité sexuelle à 15 ans, ndlr). C’est puni par la loi (il s’agit d’une condamnation pour « atteinte sexuelle », un acte puni de 5 ans de prison et 75 000 € d’amende. En cas de non-consentement, l’acte peut-être requalifié en agression sexuelle ou viol, ndlr) donc si on reste purement dans le registre et la logique juridique, qui n’est d’ailleurs pas mon point de vue d’habitude, son discours n’est pas cohérent.

    Cela révèle une sorte de pensée très flexible pour toujours re-victimiser les hommes et ne pas porter attention à la souffrance des femmes. Je reviens à ce problème de manque d’empathie, Finkielkraut est en manque d’empathie absolu. Et puis, autour de Polanski et d’autres, vous avez ici en France des sortes de mercenaires toujours prêts à aller au front. Je pense à Bernard Henri-Lévy par exemple, grand défenseur des droits de l’homme - on pourrait souligner le mot « homme » ici - qui s’est pourtant érigé en soutien de Polanski et de DSK. Donc, apparemment, dès qu’il y a une personnalité qui agresse une femme, BHL se place en défenseur de l’homme. Le problème est que les gens n’arrivent pas à faire le lien entre les statistiques et ces affaires. Il y a d’une part une affaire comme celle de Polanski, d’autre part des milliers de femmes qui se sentent en colère, qui se mobilisent et puis par ailleurs des statistiques, en France et ailleurs, qui montrent qu’un très grand nombre de femmes ont été agressées sexuellement ou physiquement, qu’elles soient enfants, adolescentes ou adultes. Et on ne fait pas le parallèle entre les deux phénomènes. Je ne dis pas que toutes les femmes qui se mobilisent contre le film de Polanski en ce moment sont des anciennes victimes ou des victimes mais il doit bien y en avoir au sein d’elles et il doit bien aussi en avoir à qui cela fait extrêmement mal, de par leur expérience concrète, d’entendre ce débat qui prétend à l’élévation en disant qu’il faut « distinguer l’homme de l’œuvre ».

    Comment ces hommes déploient-ils leurs alliances ?

    Si on finit sur Polanski, dans son document de presse pour la Mostra de Venise, plusieurs médias ont relevé qu’il avait inséré une entrevue avec Pascal Bruckner, que je cite d’ailleurs dans mon livre. Pascal Bruckner est un vieux propagandiste de la thèse du féminisme puritain, totalitaire, aux Etats-Unis. Déjà, dans les années 90, il parlait de la fameuse porte qu’on doit laisser ouverte, sur les campus américains, lorsqu’on est professeur et qu’on reçoit une étudiante dans son bureau.

    Oui ce phénomène est décrit dans votre ouvrage...

    Absolument, et ça, il explique que c’est du totalitarisme. Cela me paraît quand même incongru comme définition du totalitarisme. Si c’était ça le totalitarisme, finalement, la vie en URSS n’aurait pas été si pénible, avec simplement des profs qui ont une porte ouverte lorsqu’on les rencontre. Pour en revenir à Polanski, celui-ci insère une entrevue qu’il a réalisée avec Bruckner (des passages de cette entrevue ayant été très critiqués, le fameux dossier de presse a fini par être expurgé des propos contestés, ndlr) et Bruckner lui demande : « En tant que juif chassé pendant la guerre et cinéaste persécuté par les staliniens en Pologne, survivrez-vous au maccarthysme néoféministe actuel qui, tout en vous poursuivant dans le monde entier pour empêcher la projection de vos films, a obtenu votre exclusion de l’Académie des Oscars ? ». « Maccarthysme néoféministe », c’est l’expression qu’il utilise.

    Cela montre bien que Polanski se place dans une position d’homme victime des féministes, mouvement que l’on associe au maccarthysme et au totalitarisme. Donc on est face à cette idée de féminismes totalitaires. Qui est en fait quelque chose de purement imaginaire, si on a une connaissance de l’Histoire du 20ème siècle, comme ces nouveaux philosophes, Finkielkraut, Bruckner, l’ont. Ils savent très bien ce qu’est le totalitarisme. Et donc ils ne peuvent pas, s’ils sont vraiment sincères, honnêtes intellectuellement et politiquement, comparer le féminisme avec le totalitarisme, c’est une abjection de faire cette comparaison.
    https://www.youtube.com/watch?v=_5cdWWgopok


    Est-ce que ce n’est pas minimiser la portée réelle du totalitarisme ?

    C’est totalement une insulte aux victimes du totalitarisme. C’est nous laisser croire qu’il y a des victimes similaires du féminisme alors que moi, je cherche les charniers ou les camps de concentration, la Gestapo ou le KGB féministes. C’est une paranoïa totalement imaginaire. Le féminisme n’a pas de milice armée, ne tue pas. Le féminisme n’a pas de branche armée, ça n’existe pas. Alors qu’au 20ème siècle, presque tous les autres mouvements politiques avaient une branche armée, il y a eu des moments où ils ont pris les armes ces mouvements indépendantistes, républicains, nationalistes, anarchistes, marxistes, islamistes, nazis, fascistes. Mais le féminisme, pas du tout. Donc c’est complètement injuste.
    https://www.youtube.com/watch?v=Nua6MugtvNo


    A l’inverse, des femmes ont été victimes d’attentats antiféministes. Comme l’attentat de 1989 à Montréal, dont vous rappelez l’existence dans La crise de la masculinité. Les actes commis par Anders Breivik en 2011 s’inscrivaient aussi dans une perspective antiféministe. Est-ce que l’antiféminisme est forcément d’extrême-droite ?

    C’est une bonne question, que l’on se pose souvent dans les réseaux plus militants. La réponse est non. J’ai tendance à considérer que l’antiféminisme, un peu comme le racisme ou l’islamophobie, a un penchant à droite mais se retrouve aussi à gauche. On trouve souvent moyen de le justifier selon des principes ou des logiques politiques de gauche. Mais effectivement, c’est tendanciellement plus fort à droite et à l’extrême-droite.
    Dans les réseaux d’extrême-droite, sur les sites suprémacistes blancs aux États-Unis, en Scandinavie, et ailleurs, on a ces discours de type Breivik, cette idée que « l’homme occidental » - une sorte de descendant des Vikings - a été castré, efféminé. Différentes explications sont trouvées comme l’émergence de la pensée féministe dans les années 60 ou même l’automatisation du travail. D’après ces sites, cette efféminisation de l’homme blanc en Occident le rend incapable de défendre le territoire, de protéger la famille, ses emplois, de défendre les femmes et les enfants blancs, face à l’invasion barbare de l’immigration par laquelle déferlent des hommes qui sont même potentiellement violeurs, qui viennent violer « nos femmes ».
    https://www.youtube.com/watch?v=DD_WOHYMC6w


    Est-ce que l’on retrouve ce discours en France ?

    C’est en effet à peu près ce qui est dit par Éric Zemmour dans Le premier sexe (son livre publié en 2006, ndr) où, vers la fin, il mélange vraiment la question de la crise de la masculinité, de l’anti-féminisme, de la peur du jeune homme arabe des banlieues et de l’immigration. Donc ça c’est le type de discours que l’on retrouve à l’extrême droite.

    Et à gauche ?

    On peut aussi avoir des thèses antiféministes et masculinistes à l’extrême gauche. Dans mon livre, je donne les exemples d’Alain Badiou et de Jean-Claude Michéa qui s’intègrent dans la perspective d’une vieille tradition socialiste critique du féminisme. Déjà au milieu du 19ème siècle, Friedrich Engels, par exemple, dans son analyse sur la classe ouvrière anglaise, s’opposait à l’entrée des femmes dans le salariat, dans les usines. Avec d’autres, il considérait que c’était une concurrence injuste avec les salariés masculins car le patronat payait moins les femmes que les hommes, et donc préférait les employer. Chez un socialiste comme Engels, on trouve ceci qui relève clairement du discours sur la crise de la masculinité.

    Et on va retrouver des réflexions de type « crise de la masculinité » chez un socialiste libertaire comme Jean-Claude Michéa par exemple, qui a des propos très très dénigrants envers les mères, qui seraient castratrices, qui écraseraient psychologiquement les garçons, qui les empêcheraient de réaliser leur véritable identité masculine. On retrouve ce type d’éléments chez Alain Soral et Michel Clouscard, un vieux communiste dont on ne se souvient plus tellement mais qui était un peu l’inspirateur de Michéa et Soral. Et chez Zemmour donc. Tous ces gens se retrouvent dans une sorte de bouillabaisse bizarre.

    Qu’est ce que l’on peut répondre à ceux qui disent qu’à travers les mouvements « MeToo » et « BalanceTonPorc », les féministes cherchent à gagner sur le terrain médiatique les batailles qu’elles savent qu’elle ne gagneront pas sur le terrain judiciaire ?

    Il y a trois problèmes importants : d’abord la minimisation, la non prise en compte ou le mépris par rapport à ces types de plainte de la police. Ensuite la difficulté psychologique pour une femme d’aller raconter cette histoire à des policiers et tout ce qui va suivre - s’il y a un procès, probablement que vos proches, votre famille vont en entendre parler ; peut-être que l’on n’a pas envie de parler de ça à tout le monde tellement c’est difficile. Et puis le manque de résultats. Donc quand vous êtes devant ces trois problèmes qui sont extrêmement graves, face à un crime lui aussi supérieurement grave, et bien on peut imaginer qu’un mouvement social comme le mouvement féministe trouve d’autres moyens de dénoncer.
    https://www.youtube.com/watch?v=QFRPci2wK2Y


    Les mouvements sociaux ne sont pas des avocats. Quand un mouvement social décide de dénoncer, il n’est pas, sur le terrain la légitimité de la cause qu’il porte, évaluable du point de vue d’une décision de juge. Le mouvement syndical a souvent dénoncé des patrons véreux, des conditions de travail totalement inappropriées, dangereuses pour les salariés... Et cela ne passait pas toujours devant les tribunaux du travail et la justice. C’est une question de rapport de force. Le mouvement écologiste a reproduit ce procédé également, des mouvements d’agriculteurs aussi, tout comme le mouvement altermondialiste. Il faut donc arrêter d’avoir une obsession pour le tribunal et la justice.

    Est-ce l’idée qu’il y a d’autres moyens de contester qu’à travers l’État de droit ?

    Exact. Prenons l’exemple de l’impunité par rapport aux violences policières en manifestations. Si les policiers tuent ou éborgnent quelqu’un, cela s’est quand même vu pas mal de fois, peu d’entre eux sont condamnés alors que des dizaines de personnes ont été éborgnées dans le mouvement des gilets jaunes. On sait bien qu’ils ne seront jamais mis en cause ni condamnés. On peut donc se promener avec des bannières qui accusent les policiers de ces faits. On ne va pas se retenir de déclarer publiquement que les policiers ont fait ça parce qu’il faudrait passer par les tribunaux pour que les policiers soient mis en cause et condamnés, c’est ridicule. De plus, l’un n’empêche pas l’autre, ça n’interdit pas de passer aussi par le tribunal. On dira : « Oui mais il y a présomption d’innocence peut être que les policiers devraient pouvoir donner leur version ». Certainement mais de toute façon, ils la donnent tout le temps, leur version.

    Voulez-vous dire que les mouvements féministes orchestrent des actions médiatiques parce qu’il est très difficile d’obtenir justice par le biais du tribunal classique, pour que la culture du viol recule dans la société ?

    Oui. Et de manière globale tous les mouvements sociaux font quelque chose qui ressemble à ça : dénoncer et accuser les responsables du problème, le patron pollueur ou le patron mauvais payeur ou le policier violent. Les femmes et les féministes le font aussi et ont une raison supplémentaire de le faire : quand elles passent à travers le système de justice, elles se heurtent aux trois problèmes que je vous ai mentionnés plus haut.

    Ajoutons que dans le discours sur la présomption d’innocence, il y a cette suspicion autour du mensonge des femmes quand elles accusent les hommes. Pourtant quand les femmes dénoncent, il faut plutôt présumer la véracité des propos de la personne qui dénonce. Quelqu’un qui dit : « J’ai été agressée », c’est un cri de colère, ce n’est pas un procès et d’ailleurs la femme concernée le sait très bien au fond d’elle-même. Il y en a des dizaines de milliers en France. Elles connaissent la personne qui les a agressées, c’est souvent un proche (dans 80 % des cas, la victime connaît son agresseur, selon le Collectif féministe contre le viol, ndlr). Mais peut-être qu’elles ne pourront jamais aller en faire la démonstration devant un juge parce qu’il n’y a pas de témoins, parce que c’est arrivé il y a trop longtemps...

    Avec l’augmentation des plaintes pour violences sexuelles, pensez-vous que le mouvement MeToo peut aider à faire bouger les choses ?

    Honnêtement, je pense qu’il n’y a pas de solution qui pourrait immédiatement faire cesser le fait qu’une femme est assassinée par son conjoint ou son ex-conjoint en France tous les deux jours. C’est un phénomène social d’une telle ampleur et qui se passe en grande partie dans ce qu’on appelle la vie privée. C’est donc très compliqué de voir comment on peut arrêter ça. Si ce n’est à travers le lesbianisme séparatiste, c’est-à-dire que les femmes décident de ne plus être en couple avec des hommes. Mais là vous allez avoir les célibataires involontaires qui vont continuer à perpétrer des attentats, comme en Californie ou à Montréal, parce que des hommes seront assez arrogants et prétentieux pour penser que s’ils ne peuvent pas vivre la sexualité à laquelle ils pensent avoir droit et bien cela justifie des attentats. C’est quand même un niveau de prétention à l’appropriation des autres qui est incroyable.

    Dans l’hétérosexualité et les relations de couple, plusieurs hommes ont cette socialisation qui leur fait croire qu’ils ont un droit d’appropriation du corps de la femme, de sa sexualité, de son travail, qu’elle leur doit des services, de l’amour, son attention et que quand elle les quitte, c’est un crime de lèse-majesté et qu’ils doivent la détruire. C’est une prise de contrôle totale sur elles. Ce sont des réflexions qui m’ont été suggérées par Mélissa Blais, avec qui j’ai travaillé sur la question de l’antiféminisme et qui est d’ailleurs la spécialiste de la tuerie de l’école polytechnique. Elle a écrit un livre qui s’appelle J’haïs les féministes, le 6 décembre 1989 et ses suites sur cet attentat antiféministe. Mélissa Blais déplore tout le temps que, dans les médias, on laisse entendre que l’homme a perdu le contrôle, a eu un moment de crise et a tué sa conjointe alors que cela correspond plutôt au moment où il a pris le contrôle absolu sur son ex en la tuant.

    Si j’avais la solution pour arrêter tout cela, je serais prix Nobel de la paix, je ne sais pas comment on peut s’y prendre. Je ne peux pas parler au nom des féministes et des femmes qui ont peur, qui sont en colère ou qui veulent s’entraider. Mais ce que je vois c’est qu’il y a des choses qui bougent. Cela ne va pas nécessairement arrêter Robert qui veut tuer sa compagne qui le quitte, qui prend son fusil de chasse et la tue. Mais un mouvement comme MeToo et les dénonciations dans le milieu du cinéma font évoluer les choses.

    Il y a des acteurs, des réalisateurs, des producteurs, des journalistes et des associations qui se positionnent. J’imagine qu’il y a des discussions à l’intérieur de ce milieu, avec des solidarités qui peuvent se créer une fois que le silence est brisé. Sur les plateaux de tournage par exemple, au sein des équipes, on apprend que les gens voient des choses mais n’osent pas parler. Et là, on brise l’omerta. Est-ce que du coup, demain matin, statistiquement, il va y avoir 10, 20 ou 30 % d’agressions ou de harcèlement en moins sur les plateaux de tournage ? Je ne sais pas, je ne peux pas vous dire ça.

    Propos recueillis par Nicolas Mollé

  • REVEALED : The British government’s covert propaganda campaign in Syria | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/news/revealed-british-government-covert-propaganda-campaign-syria

    Un récit accablant pour ceux qui voudraient ne pas y croire... Le gouvernement britannique (et le français aussi, mais là il n’y a pas encore de données) finançait secrètement les plumes de la révolution syrienne, en gros pour la bonne raison que cela permettait de contrer les voix trop radicales (financées par le Golfe, mais l’article ne le dit pas).

    “It was a shady, shady business,” says one person involved in the work, adding that frequently the individual journalist would believe they were working for an opposition group, and have no idea that a British communications company was running their media office, under contract to the UK government.

    A second person involved with the initiative added that if you hired Syrians “to pump out propaganda, inside Syria and outside”, attributing their work in any way to the British government would have undermined its effectiveness.

    #syrie #propagande

  • Opérée du cerveau, une violoniste joue de son instrument pour guider les chirurgiens
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/02/19/operee-d-une-tumeur-du-cerveau-une-violoniste-joue-de-son-instrument-pour-ai

    Les chirurgiens de l’hôpital King’s College de Londres ont mis au point une technique permettant de vérifier en temps réel que les zones du cerveau responsables du mouvement des mains n’étaient pas affectées pendant l’opération.

    L’idée peut paraître audacieuse, mais l’opération a bien fonctionné. Une violoniste a aidé les médecins à ne pas endommager une zone importante de son cerveau en jouant de son instrument pendant l’opération destinée à enlever sa tumeur, a annoncé l’hôpital King’s College de Londres.

    Les chirurgiens qui l’ont opérée ont mis au point une technique permettant de vérifier en temps réel que les zones du cerveau responsables du mouvement des mains n’étaient pas affectées pendant cette procédure délicate, a précisé l’hôpital sur son site mardi 18 février.

    Dagmar Turner, musicienne de 53 ans, membre de l’Orchestre symphonique de l’île de Wight (sud de l’Angleterre), a été diagnostiquée en 2013 d’une tumeur à la croissance lente. Lorsque la tumeur est devenue agressive à l’automne 2019, la cinquantenaire a demandé à être opérée. L’acte chirurgical a eu lieu le mois dernier et s’est bien déroulé.

    L’idée de faire jouer la musicienne en la réveillant au milieu de l’opération visait à protéger en particulier d’importantes cellules situées dans le lobe frontal droit de son cerveau. Cette zone, située juste à côté de celle opérée, contrôle entre autres la main gauche, essentielle pour jouer de l’instrument.

    « Grâce à eux, j’espère pouvoir réintégrer mon orchestre bientôt »
    « L’idée de ne plus pouvoir jouer me brisait le cœur », a expliqué Mme Turner, qui a remercié l’équipe médicale pour avoir fait « tout son possible », allant même jusqu’à prévoir dans quelle position l’opérer pour qu’elle puisse jouer. « Nous pratiquons environ 400 résections [ablation de tumeurs] par an, ce qui implique souvent de réveiller des patients pour qu’ils répondent à des tests de langage », a expliqué le chirurgien responsable de l’opération, Keyoumars Ashkan, « mais c’était la première fois que je faisais jouer d’un instrument à un patient »

    Selon le chirurgien, 90 % de la tumeur a été enlevée, « dont toutes les zones suspectées d’activité agressive », tout en permettant à la violoniste de « conserver le plein usage de sa main gauche ». « Grâce à eux, j’espère pouvoir réintégrer mon orchestre très bientôt », s’est félicitée Dagmar Turner, qui est sortie de l’hôpital trois jours après son opération. Elle va continuer d’être surveillée dans son hôpital local, mais il n’est pas certain que les médecins veuillent bien qu’elle continue à jouer du violon pendant qu’ils l’ausculteront.

  • Catherine Lemorton : « Les élus et les firmes se claquaient la bise… »
    https://www.prescrire.org/Fr/218/1902/58460/0/PositionDetails.aspx

    La question de l’influence de la firme #Servier est évoquée au procès #Mediator°. Comment l’influence des firmes se manifeste-t-elle au Parlement ? Éléments de contexte avec Catherine Lemorton, pharmacienne depuis 1984 et députée de 2007 à 2017. (Février 2020)

    #conflit_d'intérêt #santé #pharma #corruption

  • Allemagne : un spectateur raciste expulsé du stade grâce aux autres supporters - Foot - ALL - L’Équipe
    https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Allemagne-un-spectateur-raciste-expulse-du-stade-grace-aux-autres-supporters/1110906

    Leroy Kwadwo, qui s’est plaint de cette agression auprès de l’arbitre, a alors reçu le soutien des autres supporters de l’équipe hôte qui ont dénoncé le fan raciste et permis aux stadiers de l’identifier et de l’expulser du stade. Les spectateurs ont par ailleurs apporté leur soutien à Kwadwo en chantant « Nazis dehors », tandis que le joueur, visiblement touché, recevait des accolades de la part de ses adversaires et de l’un des arbitres de touche.

    https://video.twimg.com/amplify_video/1228762631248502786/vid/720x360/s3aAFC3YhGZMNFBf.mp4?tag=13

    #racisme #anti-racisme

  • Authoritarianism, outbreaks, and information politics - The Lancet Public Health
    https://www.thelancet.com/journals/lanpub/article/PIIS2468-2667(20)30030-X/abstract

    Are autocratic states such as China better equipped than their more democratic counterparts to respond to disease outbreaks? On Dec 31, 2019, China alerted WHO to an outbreak of pneumonia of unknown cause in the city of Wuhan in Hubei province. The epidemic quickly spread, with cases of a novel coronavirus (2019-nCoV) confirmed throughout China and elsewhere in Asia, Europe, North America, and Australia. The Chinese Government’s forceful response has drawn praise from global health officials. Scholars and health leaders have long debated whether democracy improves, hinders, or is immaterial for public health.
    Does this signal an authoritarian advantage in tackling outbreaks?

    (la réponse est non)

    cf. https://seenthis.net/messages/824479 #cornavirus

  • Une cyber-erreur électorale livre 6 millions d’adresses à l’Iran - JForum
    https://www.jforum.fr/une-cyber-erreur-electorale-livre-6-millions-dadresses-a-liran.html

    Massive Israeli data leak is treasure trove for Iran intel. It can jeopardize Mossad and special ops - Israel Election 2020 - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/elections/.premium-massive-israeli-leak-is-a-gift-for-iran-and-can-jeopardize-special

    Both the first breach, which was reported about a week ago, and the more serious second one, reported Sunday, stem from criminal negligence by Elector Software – a small and hitherto barely known company that developed the mobile election software being used by Likud and other parties.

  • Le compte Twitter du Syndicat des avocats de France suspendu
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/02/18/le-compte-twitter-du-syndicat-des-avocats-de-france-suspendu_6029952_3224.ht

    En pleine grève des avocats, le réseau social a suspendu ce compte très actif dans le mouvement contre la réforme des retraites. En pleine grève des avocats contre la réforme des retraites, Twitter a suspendu dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 février le compte du Syndicat des avocats de France (SAF). Interrogée par Le Monde, Estellia Araez, la présidente de ce syndicat très déterminé et même virulent contre le projet de réforme des retraites présenté par le gouvernement, dit ne pas avoir eu (...)

    #Twitter #activisme #censure #surveillance #web

  • An Explosion in Online Child Sex Abuse: What You Need to Know - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/09/29/us/takeaways-child-sex-abuse.html

    Tech companies are reporting a boom in online photos and videos of children being sexually abused — a record 45 million illegal images were flagged last year alone — exposing a system at a breaking point and unable to keep up with the perpetrators, an investigation by The New York Times found.

    The spiraling activity can be attributed in part to a neglectful federal government, overwhelmed law enforcement agencies and struggling tech companies. And while global in scope, the problem is firmly rooted in the United States because of the role Silicon Valley plays in both the spread and detection of the material. Here are six key takeaways

  • Activate This ‘Bracelet of Silence,’ and Alexa Can’t Eavesdrop - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/02/14/technology/alexa-jamming-bracelet-privacy-armor.html?emc=rss&partner=rss

    Microphones and cameras lurk everywhere. You may want to slip on some privacy armor. Last year, Ben Zhao decided to buy an Alexa-enabled Echo speaker for his Chicago home. Mr. Zhao just wanted a digital assistant to play music, but his wife, Heather Zheng, was not enthused. “She freaked out,” he said. Ms. Zheng characterized her reaction differently. First she objected to having the device in their house, she said. Then, when Mr. Zhao put the Echo in a work space they shared, she made her (...)

    #Apple #Google #Nest #Ring #Amazon #Alexa #CCTV #domotique #Echo #Siri #sonnette #reconnaissance #vidéo-surveillance #écoutes #surveillance (...)

    ##voix

  • Relations entre les États-Unis et Haïti — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Relations_entre_les_%C3%89tats-Unis_et_Ha%C3%AFti

    En 2010, Bill Clinton a présenté ses excuses pour avoir demandé à Haïti d’abandonner les droits de douane sur l’importation de riz subventionné en provenance des États-Unis, ce qui avait un effet négatif sur les riziculteurs haïtiens du Nord. [7]

    [...]

    En 2011, WikiLeaks a révélé des informations montrant que l’administration Obama s’est battue pour maintenir les salaires haïtiens à 31 cents l’heure lorsque le gouvernement haïtien a adopté une loi portant le salaire minimum à 61 cents l’heure..

    [..,]

    Le 11 janvier 2018, le journal The Washington Post a rapporté que Donald Trump, dans le cadre d’une discussion sur la protection des immigrés en provenance d’Haïti, d’El Salvador et de pays africains, aurait déclaré : "Pourquoi avons-nous tous ces gens venus de pays de #merde ?

    #etats-unis

    • OMS | Prévalence des mutilations sexuelles féminines
      https://www.who.int/reproductivehealth/topics/fgm/prevalence/fr


      Prévalence des mutilations sexuelles féminines en Afrique et au Yémen (femmes âgées de 15 ans à 49 ans)

      100 millions d’amis ? Pas pour 45.550.000 égyptiennes qui subissent les mutilations sexuelles exercées par 54.450.000 de leurs compatriotes. C’est effectivement un cauchemar.

      Pays, année, pourcentage de mutilations sexuelles
      Égypte, 2008, 91.1

      Dans sept pays, la prévalence nationale est très forte (plus de 85%) ; quatre pays ont une prévalence élevée (60% à 85%) ; dans sept autres pays, la prévalence est moyenne (30% à 40%) et, dans les neuf derniers pays, elle est faible, variant entre 0,6% et 28,2%. Toutefois, les moyennes nationales masquent des variations souvent prononcées d’une région à l’autre.

      Le type de pratiques utilisées varie également, essentiellement en fonction de l’appartenance ethnique. D’après les estimations actuelles, environ 90% des mutilations sexuelles féminines sont des mutilations de types I ou II ou des cas où les organes génitaux des filles ont été « entaillés » mais sans ablation de tissu (type IV), et environ 10% des mutilations sont de type III (Yoder et Khan, 2007).

      On se demande quel ambiance règne dans ce pays à la violence quotidienne excessive qui touche et les hommes et les femmes d’Égypte.

      #femmes #mutilation_sexuelle #Égypte

  • Naachtun - La cité maya oubliée - ARTE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=QFlnHWJ5nfs

    Pendant deux mille ans, les Maya ont construit des royaumes et développé une civilisation d’une incomparable richesse. Puis ils ont mystérieusement disparu. Leur histoire s’est perdue, recouverte d’un inextricable manteau végétal. Enfouie au plus profond de la forêt vierge, à l’extrême nord du Guatemala, Naachtun, découverte en 1922, n’avait pas été fouillée. Depuis 2011, une équipe internationale de scientifiques menée par les chercheurs du CNRS Philippe Nondédéo et Dominique Michelet – et composée d’archéologues, mais aussi d’un géographe, un archéobotaniste, un épigraphiste, un céramologue, un archéozoologue, un ethnologue – tente de comprendre pourquoi la longévité de cette cité a surpassé celle d’autres royaumes maya. Pourquoi Naachtun a-t-elle survécu près de deux cents ans à l’effondrement, au VIIIe siècle, de ses puissantes voisines ?

    • Tout simplement passionnant : les méthodes d’investigation des archéologues ne cesseront jamais de m’étonner.
      Ce documentaire raconte aussi des histoires d’ #effondrement. Bien que la culture maya (et plus généralement toutes les cultures originelles méso-américaines) ait réussi à perdurer malgré les vicissitudes liées aux pouvoirs politiques d’une aristocratie guerrière ou aux aléas climatiques, elle aura du mal à survivre à la phase ultime, celle où les classes dominantes politiques, économiques et financières (les trois se retrouvant dans une fatale connivence) marchandisent l’environnement en surexploitant toutes ses « ressources » (terme haïssable s’il en est quand ce concept est dévoyé) avec pour seul et unique but de générer du cash. et partant, de s’arroger la toute-puissance.

    • @sombre Oui, c’est pour moi l’aspect essentiel de ce documentaire, il nous amène à réfléchir à ce qu’il resterait de notre civilisation après sa disparition. Un jour j’ai entendu une remarque pertinente d’un archéologue qui parlait des sites de fouilles. Il expliquait que les stèles que l’on retrouve sont des sources d’information mais qu’elles ne sont que l’équivalent de nos plaques commémoratives ou nos frontispices sur les bâtiments officiels. Si un archéologue du futur devrait raconter notre histoire à l’aide de nos monuments officiels...

    • Si un archéologue du futur devrait raconter notre histoire à l’aide de nos monuments officiels...

      @fsoulabaille : Ouaip ! Le récit qu’il en ferait présenterait de fortes distortions avec la réalité.

      Bien que la culture maya (et plus généralement toutes les cultures originelles méso-américaines) ait réussi à perdurer malgré les vicissitudes liées aux pouvoirs politiques d’une aristocratie guerrière ou aux aléas climatiques,

      Dans la liste, j’ai oublié la colonisation par les puissances européennes.

      A ce propos, on pourra (re)lire l’essai de l’anthropologue Georges Lapierre où il analyse le syncrétisme religieux qui s’est opéré au Mexique dès l’arrivée des conquérants espagnols et où l’on voit comment les populations d’origine ont récupéré le culte de la Vierge (la fameuse Vierge de Guadalupe). Tout cela est fort bien décrit dans « Vierge Indienne et Christ Noir ».

      Tout comme ses « Notes Anthropologiques » qui analysent sans concession l’arrivée de la marchandisation et le pouvoir de l’argent. C’est sur le site de @la_voie_du :

      https://www.lavoiedujaguar.net/-Vierge-indienne-et-Christ-noir-

      https://www.lavoiedujaguar.net/-reflexions-et-analyses-

  • N’oubliez pas que derrière nos écrans se cache un nouveau prolétariat | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/187506/proletariat-clic-livreurs-deliveroo-chauffeurs-uber-plateformes-numeriques-mic

    Dans certains cas, la révolution numérique du travail ne consiste pas à automatiser, mais à faire travailler des gens dans des conditions pourries à l’autre bout du monde –ou en France. Pour la Saint-Valentin, les livreurs et livreuses de Deliveroo appellent au boycott de l’entreprise sur une initiative du collectif des livreurs autonomes parisiens (CLAP). Cela fait longtemps que les livreurs et chauffeurs sont engagés dans des bras de fer avec ces grandes entreprises qui les rémunèrent à la tâche (...)

    #Deliveroo #algorithme #modération #conditions #nourriture #travail #FoodTech #CLAP

    • Donc l’intolérance au lactose n’est pas seulement une mode destinée à montrer sa singularité ?

      Intéressant... Je n’avais aucune idée que ça pourrait varier si vite.

      "This combination of physical traits has been previously noted in other European hunter-gatherers, suggesting that this phenotype was widespread in Mesolithic Europe and that the adaptive spread of light skin pigmentation in European populations only occurred later in prehistory,” wrote Schroeder and his colleagues.