• 73 milliards d’euros en plus, la BCE fait sauter les derniers garde-fous des banques (La Relève et La Peste)
    https://lareleveetlapeste.fr/73-milliards-deuros-en-plus-la-bce-fait-sauter-les-derniers-garde-

    La nouvelle se répand tranquillement dans les journaux et sur les sites économiques. « La BCE accorde un nouvel assouplissement aux banques », « La BCE assouplit ses règles à hauteur de 73 milliards pour soutenir les banques », « La BCE assouplit encore les exigences de fonds propres des grandes banques ». Des titres tellement laconiques qu’ils peuvent nous faire tomber dans des abîmes de perplexité. Mais on trouvait aussi « Crise. Les banques vont mal. La BCE change les règles ». Voilà qui semble plus clair, car c’est bien de cela qu’il s’agit : les banques vont mal et cette histoire d’assouplissement est encore un cadeau qui leur est fait.
    La mauvaise gestion des banques

    A vue de nez, 73 milliards comparés aux déjà 1.300 milliards de « liquidités » accordés par la Banque centrale européenne (BCE) au printemps et aux centaines de milliards de garanties publiques accordés par les états, ça sonnerait presque comme une broutille. Et puis, en comparaison avec l’envergure des destructions et autres problèmes sociaux et écologiques posés par les pratiques bancaires et financières, l’événement pourrait paraître anecdotique. Pourtant, la décision de la BCE est hautement symbolique : elle achève de déconstruire le peu de cadre qui avait été donné aux banques après la crise de 2008.

    La nature même de l’activité bancaire, le crédit, consiste en une prise de risque : le risque que les emprunteurs ne remboursent pas. C’est la fonction de la banque que d’évaluer ce risque et de décider si elle a les moyens de le prendre. Les banques ont pour cela une réserve : leur capital, aussi appelé fonds propres. Le capital est là pour absorber les pertes éventuelles, celles liées notamment au non-remboursement des crédits et aux pertes de valeur des titres financiers qu’elles détiennent.

    Pendant la crise de 2008, les banques ont prouvé qu’elles n’avaient pas les moyens des risques délirants qu’elles avaient pris : leurs fonds propres étaient trop limités pour absorber leurs pertes. Nombre d’entre elles se sont donc retrouvées techniquement en faillite et le choix a alors été fait, dans la panique et vu l’incapacité des dirigeants à concevoir d’autres solutions, de les sauver avec de l’argent public. Un coût abyssal pour la collectivité.

    Au lendemain de la crise, une des priorités des régulateurs a donc été de modifier les réglementations qui régissent le montant des fonds propres des banques. C’était la fonction du comité de Bâle (qui a alors écrit la 3ème version de son dispositif réglementaire, Bâle 3) et des institutions des différents pays.

    Mais la force du lobbying et l’idéologie dominante au sein des gouvernements et de l’appareil législatif ont accouché de règles excessivement compliquées qui se perdent dans mille détails et permettent aux banques, notamment les plus grandes, de s’extraire largement des contraintes par des jeux de pondération des risques et autres exceptions.

    Résultat : dix ans après la crise de 2008, les grandes banques européennes détiennent à peine plus de 5 % de fonds propres par rapport au montant total de leurs engagements. Leur « coussin de sécurité » est bien maigre, et certainement pas suffisant pour absorber des chocs significatifs, mais il est établi dans le respect de la loi.

    Revenons-en à la dernière annonce de la Banque centrale européenne. La grande panique des gouvernants et autres représentants des instances de contrôle, c’est que les banques arrêtent de prêter (l’économie fonctionne à la dette, et s’il n’y a plus de crédit bancaire pour continuer la course folle à la croissance, l’édifice se fissure voire s’écroule) et/ou qu’elles tombent en faillite (ménages et entreprises n’ont plus les moyens de rembourser leurs crédits vu les circonstances, de plus en plus de crédits sont en défaut de paiement, ce qui signifie des pertes pour les banques). C’est ce qui a justifié la débauche de moyens déployés dès le début de la pandémie pour soutenir les banques et tout le système financier.

    Tout a commencé discrètement par l’annulation des « coussins contracycliques » (une réserve de capital justement imposée aux grandes banques pour surmonter les crises) et autres mesures similaires le 12 mars 2020, puis par l’annonce des 750 milliards de liquidités pour les banques le 18 mars 2020 (bientôt suivies par 600 milliards supplémentaires), puis, le 27 mars, par un report d’un an de l’application des règles de Bâle 3 qui seront désormais appliquées en 2023.

    Malgré tout cela, les banques vacillent : les résultats du deuxième trimestre étaient encore relativement positifs pour certaines, mais d’autres affichaient déjà des pertes. Rappelons quand même qu’un an plus tôt, les fameux stress tests de l’organe de contrôle des banques, l’EBA, adoubaient les banques européennes pour leur solidité et leur remarquable capitalisation.

    Aujourd’hui, on risque de voir le niveau de fonds propres de nombreuses banques passer sous le niveau réglementaire. Pour remédier à ce problème, la BCE a donc décidé de modifier le mode de calcul par lequel on évalue si les fonds propres ont un niveau suffisant, c’est-à-dire le rapport entre le montant de fonds propres et le montant des engagements pris par la banque.

    Ce rapport est aussi appelé “ratio de levier”. Et pour augmenter le ratio rien de plus simple : on enlève certains éléments du total des engagements (le dénominateur), en l’occurrence les fameux 73 milliards à l’échelle du système bancaire européen. Et hop, le ratio monte. De la magie.
    On frôlait déjà le néant réglementaire, maintenant on touche le fond : il n’y a plus de limites à ce qui peut être modifié dans le peu que la construction réglementaire « démocratique » a produit.

    Certes les circonstances sont exceptionnelles, mais elles n’en finissent plus d’être exceptionnelles et de tout justifier. On va de circonstance exceptionnelle en état d’exception, que ce soit en matière de contrôle de la population et de restriction des libertés ou en matière de réglementation bancaire, l’exception s’installe.

    (...)

    Mais n’oublions pas que dans cette histoire ce sont les emprunteurs qui prennent finalement le plus de risques : quelle maîtrise du marché de l’emploi a un. ouvrier.e, un.e employé.e ? Aucune.

    Les grandes banques, elles, ont la maîtrise de tout cela. Elles peuvent anticiper les risques qu’elles prennent. Elles peuvent calculer les risques de défaut de paiement dans un secteur donné, à une période donnée, et constituer des réserves en fonction. Elles peuvent remplir cette fonction de prise de risque sans la faire peser sur la population.

    Mais pour l’instant, leurs dirigeants savent très bien que s’ils n’ont pas assez de capital pour absorber leurs pertes, les gouvernants seront là pour les aider. C’est tellement confortable, c’est ce qu’on appelle l’aléa moral.

    Certes, les pratiques sont aujourd’hui plus discrètes que les sauvetages en grande pompe de 2008-2011, mais elles sont là. Alors lorsque la prochaine faillite arrivera, de deux choses l’une : soit on met les mauvais payeurs en esclavage pour que la richesse produite par leur travail paie les dettes et évite la faillite des banques, soit on continue de faire des cadeaux en platine aux banques.

    Tout cela ressemble à une alternative infernale, un choix entre la peste et le choléra qui pétrifie et bouche l’horizon. Reste donc à faire sauter les verrous que nous avons dans la tête : la possibilité d’une faillite bancaire est un impensé qui nous tient, qui nous empêche de réfléchir aux options qui s’offrent à nous si on décide de s’organiser pour faire porter le coût des risques à ceux qui en ont les moyens et qui sont là pour ça : les dirigeants, les actionnaires et les créanciers des banques.

    La bonne nouvelle c’est qu’il y a des chemins de traverse, car une dette, ça se répudie, ça se déshonore. Comme le disait David Graeber, une dette n’est qu’une promesse, et le monde dans lequel nous vivons est truffé de promesses que ceux qui nous dirigent et nous dominent n’en finissent pas de bafouer.

  • How to use ventilation and air filtration to prevent the spread of coronavirus indoors
    https://theconversation.com/how-to-use-ventilation-and-air-filtration-to-prevent-the-spread-of-

    The vast majority of SARS-CoV-2 transmission occurs indoors, most of it from the inhalation of airborne particles that contain the coronavirus. The best way to prevent the virus from spreading in a home or business would be to simply keep infected people away. But this is hard to do when an estimated 40% of cases are asymptomatic and asymptomatic people can still spread the coronavirus to others.

    Masks do a decent job at keeping the virus from spreading into the environment, but if an infected person is inside a building, inevitably some virus will escape into the air.

    I am a professor of mechanical engineering at the University of Colorado Boulder. Much of my work has focused on how to control the transmission of airborne infectious diseases indoors, and I’ve been asked by my own university, my kids’ schools and even the Alaska State Legislature for advice on how to make indoor spaces safe during this pandemic.

    Once the virus escapes into the air inside a building, you have two options: bring in fresh air from outside or remove the virus from the air inside the building.

    All of the air in a room should be replaced with fresh, outside air at least six times per hour if there are a few people inside.
    It’s all about fresh, outside air

    The safest indoor space is one that constantly has lots of outside air replacing the stale air inside.

    In commercial buildings, outside air is usually pumped in through heating, ventilating and air-conditioning (HVAC) systems. In homes, outside air gets in through open windows and doors, in addition to seeping in through various nooks and crannies.

    Simply put, the more fresh, outside air inside a building, the better. Bringing in this air dilutes any contaminant in a building, whether a virus or a something else, and reduces the exposure of anyone inside. Environmental engineers like me quantify how much outside air is getting into a building using a measure called the air exchange rate. This number quantifies the number of times the air inside a building gets replaced with air from outside in an hour.

    While the exact rate depends on the number of people and size of the room, most experts consider roughly six air changes an hour to be good for a 10-foot-by-10-foot room with three to four people in it. In a pandemic this should be higher, with one study from 2016 suggesting that an exchange rate of nine times per hour reduced the spread of SARS, MERS and H1N1 in a Hong Kong hospital.

    Many buildings in the U.S., especially schools, do not meet recommended ventilation rates. Thankfully, it can be pretty easy to get more outside air into a building. Keeping windows and doors open is a good start. Putting a box fan in a window blowing out can greatly increase air exchange too. In buildings that don’t have operable windows, you can change the mechanical ventilation system to increase how much air it is pumping. But in any room, the more people inside, the faster the air should be replaced.

    CO2 levels can be used to estimate whether the air in a room is stale and potentially full of particles containing the coronavirus.
    Using CO2 to measure air circulation

    So how do you know if the room you’re in has enough air exchange? It’s actually a pretty hard number to calculate. But there’s an easy-to-measure proxy that can help. Every time you exhale, you release CO2 into the air. Since the coronavirus is most often spread by breathing, coughing or talking, you can use CO2 levels to see if the room is filling up with potentially infectious exhalations. The CO2 level lets you estimate if enough fresh outside air is getting in.

    Outdoors, CO2 levels are just above 400 parts per million (ppm). A well ventilated room will have around 800 ppm of CO2. Any higher than that and it is a sign the room might need more ventilation.

    Last year, researchers in Taiwan reported on the effect of ventilation on a tuberculosis outbreak at Taipei University. Many of the rooms in the school were underventilated and had CO2 levels above 3,000 ppm. When engineers improved air circulation and got CO2 levels under 600 ppm, the outbreak completely stopped. According to the research, the increase in ventilation was responsible for 97% of the decrease in transmission.

    Since the coronavirus is spread through the air, higher CO2 levels in a room likely mean there is a higher chance of transmission if an infected person is inside. Based on the study above, I recommend trying to keep the CO2 levels below 600 ppm. You can buy good CO2 meters for around $100 online; just make sure that they are accurate to within 50 ppm.

    Air cleaners

    If you are in a room that can’t get enough outside air for dilution, consider an air cleaner, also commonly called air purifiers. These machines remove particles from the air, usually using a filter made of tightly woven fibers. They can capture particles containing bacteria and viruses and can help reduce disease transmission.

    The U.S. Environmental Protection Agency says that air cleaners can do this for the coronavirus, but not all air cleaners are equal. Before you go out and buy one, there are few things to keep in mind.

    If a room doesn’t have good ventilation, an air cleaner or air purifier with a good filter can remove particles that may contain the coronavirus.
    The first thing to consider is how effective an air cleaner’s filter is. Your best option is a cleaner that uses a high-efficiency particulate air (HEPA) filter, as these remove more than 99.97% of all particle sizes.

    The second thing to consider is how powerful the cleaner is. The bigger the room – or the more people in it – the more air needs to be cleaned. I worked with some colleagues at Harvard to put together a tool to help teachers and schools determine how powerful of an air cleaner you need for different classroom sizes.

    The last thing to consider is the validity of the claims made by the company producing the air cleaner.

    The Association of Home Appliance Manufacturers certifies air cleaners, so the AHAM Verifide seal is a good place to start. Additionally, the California Air Resources Board has a list of air cleaners that are certified as safe and effective, though not all of them use HEPA filters.

    Keep air fresh or get outside

    Both the World Health Organization and U.S. Centers for Disease Control and Prevention say that poor ventilation increases the risk of transmitting the coronavirus.

    If you are in control of your indoor environment, make sure you are getting enough fresh air from outside circulating into the building. A CO2 monitor can help give you a clue if there is enough ventilation, and if CO2 levels start going up, open some windows and take a break outside. If you can’t get enough fresh air into a room, an air cleaner might be a good idea. If you do get an air cleaner, be aware that they don’t remove CO2, so even though the air might be safer, CO2 levels could still be high in the room.

    If you walk into a building and it feels hot, stuffy and crowded, chances are that there is not enough ventilation. Turn around and leave.

    #réduction_des_risques #ventilation #CO2 #mesure_du_CO2 #purificateur_d'air

  • Amnesty International : la répression en France menace sérieusement le droit de manifestation et d’expression
    https://ricochets.cc/Amnesty-International-la-repression-en-France-menace-serieusement-le-droit

    Voici le rapport accablant d’Amnesty contre la France, le gouvernement, les systèmes policiers et judiciaires : France : Comment des milliers de manifestants pacifiques ont été arbitrairement arrêtés et poursuivis - Depuis fin 2018, en France, la répression des manifestations a été d’une ampleur inédite. Manifester pacifiquement expose au risque de violences policières, mais aussi à celui de finir en garde-à-vue. En effet, les autorités ont instrumentalisé des lois contraires au droit international pour (...) #Les_Articles

    / #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire

    https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/france-milliers-de-manifestants-pacifiques-arbitrairement-arretes-et-poursui
    https://www.letemps.ch/monde/amnesty-international-accable-france-acharnement-contre-manifestants
    https://twitter.com/brutofficiel/status/1310835865233633280
    https://www.frustrationmagazine.fr/frederic-lordon-cette-police-est-foutue-raciste-a-coeur-hors-de-
    https://lepoing.net/agora/incroyable-mais-vrai-un-militant-poursuivi-a-montpellier-pour-jet-de-feuill

  • #France-#Liban : Lettre ouverte au Président Emmanuel Macron (et à ceux qui l’applaudissent)
    https://libnanews.com/france-liban-lettre-ouverte-au-president-emmanuel-macron-et-a-ceux-qui-la

    On ne peut pas être à la fois ami du Liban et de Benyamin Netanyahu.

    On ne peut pas être à la fois accusateur du Hezbollah et complice (ou témoin silencieux) de la colonisation sauvage de la Palestine occupée.

    On ne peut pas à la fois exiger le désarmement du Hezbollah et autoriser l’arsenal nucléaire israélien.

    On ne peut pas à la fois pleurer sur la détresse du peuple libanais et détourner les yeux de la tragédie humaine de Gaza… (Cette liste n’est pas exhaustive).

    Vous voulez aider le peuple libanais ? Je vous crois sincère (tout en sachant très bien que vous défendez en même temps vos intérêts et que ce n’est pas pure philanthropie).

    Qu’avez-vous fait pour libérer le Liban de l’occupation israélienne (1978 – 2000) ? Ni vous, ni l’État libanais n’ont aidé la résistance libanaise et réussi à mettre fin à cette odieuse violation du droit international ?

    Qu’avez-vous fait en 2006 pour faire échec à la scandaleuse agression massive de l’aviation et de l’artillerie israéliennes, ni vous, ni l’État libanais, mais la formidable solidarité du peuple libanais autour des combattants du Hezbollah ?

    Que ferez-vous dans l’avenir si, en supposant le Hezbollah désarmé, le Liban subissait une nouvelle agression ? probablement rien de concret, mais je sais au plus profond de moi que le peuple libanais inventera sa future résistance, à l’image de l’insurrection civile actuelle, citoyenne et non confessionnelle ?.

    Vous voulez aider le peuple libanais ? Soignez le mal à la source. Supprimez la raison d’être du Hezbollah. Mais je sais que ce n’est qu’un vœu pieux. Nos dirigeants locaux sont corrompus, et les dirigeants du monde actuel le sont également. Cependant la formule occidentale est beaucoup plus perverse.

    Les dirigeants libanais sont la mafia qui vampirise les libanais, les dirigeants du monde ne sont que les serviteurs de la mafia qui extorque les ressources de la planète, en vampirisant de préférence les peuples au-delà de leurs frontières.

  • A case series of #coinfection with #SARS-CoV-2 and #influenza virus in Louisiana - ScienceDirect
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2213007120304287

    Here we reported 4 cases of patients with coinfection of #Covid-19 and influenza. Our study did not demonstrate more severe disease with coinfection. Due to lack of cotesting for both Covid-19 and influenza in every patient, we estimate the incidence of coinfection to be higher in the general population. We also estimate the incidence to be variable by region due to climate differences. This case series highlights the necessity of further clinical reporting and guidance on clinical management.

    #grippe

  • As Their Numbers Grow, #COVID-19 “Long Haulers” Stump Experts | Infectious Diseases | JAMA | JAMA Network
    https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2771111

    Overall, approximately 10% of people who’ve had COVID-19 experience prolonged symptoms, a UK team estimated in a recently published Practice Pointer on postacute COVID-19 management. And yet, the authors wrote, primary care physicians have little evidence to guide their care.

    Adults with severe illness who spend weeks in intensive care, often intubated, can experience long-lasting symptoms, but that’s not unique to patients with COVID-19. What’s unusual about the long haulers is that many initially had mild to moderate symptoms that didn’t require lengthy hospitalization—if any—let alone intensive care.

    “Most of the patients that I see who are suffering from [#post–COVID-19] syndrome were not hospitalized,” Jessica Dine, MD, a pulmonary specialist at the University of Pennsylvania Perelman School of Medicine, said in an interview. “They were pretty sick, but still at home.”

  • Face à la seconde vague de Covid-19, le « miracle » italien

    Après avoir été cruellement frappée lors de la première vague de la pandémie, l’Italie semble en avoir tiré certaines leçons qui expliqueraient ses bons scores aujourd’hui. Explications.

    La presse anglo-saxonne ne tarit pas d’éloges à l’égard du « modèle italien », de ce « miracle » face à la résurgence de l’épidémie de coronavirus. Quel est ce miracle ? Deux mille contaminations par jour en Italie, contre 10 000 dans les principaux pays occidentaux. Quelles en sont les causes ? Walter Ricciardi, médecin et professeur universitaire, 61 ans, a été le représentant de son pays à l’OMS. Depuis sa nomination comme conseiller technique en février dernier, il est devenu le mentor de la politique « efficace » du gouvernement. Il répond aux questions de « l’Obs ».

    Quelle est la clé du « miracle » italien ?

    Il n’y a ni « miracle » ni « modèle italien ». Ni « recette ». Soyons sérieux, nous sommes à la veille d’une seconde phase de la pandémie qui n’épargnera aucun pays. Disons plutôt que la conscience de la gravité de la situation a été immédiate de la part de l’exécutif, et surtout de son ministre de la Santé, Roberto Speranza, 41 ans, qui est devenu un spécialiste des états de crise. La Santé, l’économie, le futur du pays sont ses sujets constants de préoccupation. Tous les pays qui ont sous-évalué la gravité du problème en payent aujourd’hui le prix.

    Le détail des mesures prises ?

    L’accent mis sur les tests dès février. Puis le renforcement de la médecine territoriale. L’embauche de 6 600 médecins et de 14 500 infirmiers. Les campagnes pour le port du masque dans les lieux publics, et leur distribution à un tarif plafonné. Puis l’imposition d’une distance physique de près de trois mètres dans les transports publics et sur les trains. Et enfin la fermeture des écoles pendant deux mois. Ayant été frappés les premiers, nous avons fait le confinement le plus long et le plus sévère de tous les pays occidentaux. Et maintenant nous avons lancé une campagne de vaccination anti-grippe avec 70 % de vaccins supplémentaires par rapport à 2019, réservés prioritairement aux structures sanitaires et aux personnes agées. Vingt millions de doses seront bientôt disponibles en pharmacie.

    D’autres pays ont pris des mesures analogues sans arriver au même résultat…
    C’est ici qu’interviennent les vraies raisons de notre « miracle » : l’alignement immédiat et rigoureux, voire disciplinaire, de la très grande majorité des citoyens, qui ont adhéré à la campagne, qu’ils se soient « alignés » comme disent certains, ou qu’ils aient « eu peur » − peur des amendes, essentiellement − comme soutiennent certains autres. Mais je résumerais avec une formule : « l’esprit de sérieux ». Je sais que l’Italie n’a pas une image de pays rigoureux. Mais cette idée reçue sous-estime un élément essentiel : dans les situations d’urgence nos concitoyens ont prouvé qu’ils savaient affronter les problèmes avec fermeté et un certain sens du sacrifice.

    Le président de la République Sergio Mattarella soutenait ces jours-ci que les Italiens aiment la liberté de mouvement, mais sont aussi capables d’un grand « esprit de sérieux »…

    Le président Mattarella incarne parfaitement notre effort actuel. Mais je n’oublie pas pour autant nos carences organisationnelles passées, avec cette malchance qui a fait de nous le premier pays occidental à subir la vague de contamination. Et donc à expérimenter en tâtonnant les premières réponses au Covid. Je n’oublie pas non plus que notre service national de santé est basé sur les régions, et que ces dernières sont très habiles à rendre aléatoire toute mesure décidée par l’exécutif.

    L’Italie est-elle prête pour la « deuxième vague » ?

    Nous y sommes. Elle durera au moins deux ou trois mois. Les gens seront coincés chez eux avec leurs grippes et leurs rhumes de saison, et sans doute avec une contamination plus ou moins bénigne par Covid. Mais nous ferons tout pour éviter le confinement national. Vous savez ce qui nous a le plus surpris dans la première vague ? Le fait que les hôpitaux sont devenus la principale source de contamination. Nous avons été les premiers à en faire l’expérience. Maintenant nous sommes blindés.

    https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200927.OBS33927/face-a-la-seconde-vague-de-covid-19-le-miracle-italien.html

  • Alain Gresh : « Nasser était le héros du monde arabe »
    Publié le : 28/09/2020 -
    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200928-alain-gresh-nasser-egypte-monde-arabe-canal-suez-colonisation-guerre-fr

    Une photo datée de septembre 1970 montre des centaines de milliers d’Égyptiens assistant aux funérailles de leur chef Gamal Abdel Nasser décédé d’une crise cardiaque au Caire le 28 septembre 1970 à l’âge de 52 ans. AFP

    (...) Selon les observateurs de l’époque, si Nasser n’était pas très aimé par la droite à cause de l’aide qu’il avait apportée au Front de libération nationale algérienne, il n’était pas très aimé à gauche non plus à cause de sa haine d’Israël. Cette haine ne sera-t-elle pas la cause de l’aveuglement dont il fit preuve pendant la guerre des Six Jours, qui sera une terrible défaite pour le raïs ?

    À mon avis, c’est un peu schématique de parler de « haine d’Israël ». La détestation d’Israël était commune à tout le monde arabe après la défaite subie par les armées arabes lors de la première guerre contre Israël en 1948. S’agissant de Nasser, quand il arrive au pouvoir, il ne fait pas de la question israélienne une question prioritaire. L’hostilité du régime nassérien à l’égard de l’État hébreu va grandir au fur et à mesure que ce pays, en alliance avec la France et la Grande-Bretagne, va mener une politique anti-égyptienne. L’opposition entre les deux pays était certes forte, mais cela ne les empêchera pas toutefois d’engager en 1953 des négociations secrètes sur la question des frontières et sur la question palestinienne, qui était centrale pour les Arabes. C’est l’intransigeance d’Israël sur la problématique du retour des Palestiniens dans leurs foyers dont ils avaient été chassés, qui a tué dans l’œuf toute possibilité d’entente entre les deux pays. Quant à la gauche française, il n’y avait pas de position commune à tous les partis de gauche par rapport à Nasser. S’il est vrai que les socialistes français, qui avaient noué une alliance stratégique avec leurs homologues israéliens, se méfiaient de Nasser, cette méfiance n’était pas partagée par les communistes qui étaient une force politique aussi importante en France que les socialistes dans les années 1960-1970. Les communistes avaient condamné Nasser à cause de sa répression violente du Parti communiste égyptien après sa prise de pouvoir au début des années 1950, mais après la conférence de Bandung en 1955 et la nationalisation de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez en 1956, ils vont avoir une vision beaucoup plus positive de l’homme. Les communistes étaient plutôt satisfaits de sa volonté d’affirmation d’une politique d’indépendance nationale et de son alliance avec l’Union soviétique. (...)

  • Liban : après les propos de Macron, les chiites répliquent vertement - Par Paul Khalifeh, correspondant à Beyrouth (Liban) - Le 28 septembre 2020 à 17h18 Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/international/liban-apres-les-propos-de-macron-les-chiites-repliquent-vertement-28-09-2

    Les propos d’Emmanuel Macron à l’égard des dirigeants libanais, d’une rare dureté, ont suscité enthousiasme ou colère à Beyrouth. Des sentiments contradictoires à l’image d’un Liban profondément divisé.

    #Liban

  • L’imposture de l’hydrogène « renouvelable »
    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/l-imposture-de-l-hydrogene-renouvelable-857818.html

    Partie intégrante de la révolution énergétique, le dihydrogène est un vecteur d’énergie dont l’intérêt est avant tout écologique : la combustion du dihydrogène est totalement décarbonée, ce qui en fait une alternative aux énergies fossiles fortement émettrices de CO2.

    OPINION. N’existant pas à l’état « naturel », le dihydrogène n’est pas directement disponible sur Terre - comme peuvent l’être les énergies fossiles. Il doit donc être synthétisé.

    Or, les modes de production habituels mobilisent des combustibles fossiles comme le méthane ou le charbon, particulièrement générateurs de gaz à effet de serre - bien qu’ils soient moins coûteux à réaliser que les méthodes « propres ». L’hydrogène produit de cette manière est donc surnommé « hydrogène gris » - puisqu’il génère jusqu’à 630 millions de tonnes de CO2 par an.

    Une autre méthode est donc en voie d’expansion : la production d’hydrogène par électrolyse. Elle consiste à décomposer des molécules d’eau en dioxygène (O2) et en dihydrogène (H2) grâce à un courant électrique. Si cette méthode est nettement plus coûteuse, elle se caractérise par sa neutralité carbone sur le site de production.

    Ainsi, la production d’hydrogène par électrolyse permettrait d’éviter le rejet de CO2, à condition que l’électricité utilisée soit décarbonée. Or, il ne suffit pas de brancher l’électrolyseur à une éolienne pour s’assurer que le bilan carbone soit neutre ! De fait, l’électricité utilisée pour produire de l’hydrogène (quel que soit le raccordement) est de l’électricité en moins dans le réseau afin de répondre à la demande des consommateurs.
    […]
    Le nucléaire comme solution
    La seule manière de rentabiliser les électrolyseurs pour le producteur d’électricité est donc de produire avec un fort facteur de charge. À ce titre, l’énergie nucléaire - dont le facteur s’élève à 75% en France contre 22% pour l’éolien - semble être le seul moyen pour augmenter les volumes de production, faire baisser le prix de l’hydrogène et surtout, produire de l’énergie réellement verte.

    Par Élodie Messéant, Coordinatrice régionale de Students for Liberty France.

    • Students for Liberty — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Students_for_Liberty

      Students For Liberty (SFL) est une organisation libertarienne internationale à but non lucratif dont la mission est « de fournir un forum étudiant unifié pour soutenir les étudiants et les organisations étudiantes dédiées à la liberté ».
      […]
      La branche française a pris le nom « Les Affranchis » en décembre 2018 afin de refléter son ancrage local.

    • Nos valeurs - Les Affranchis
      https://www.lesaffranchissflfrance.fr/qui-sommes-nous/nos-valeurs

      Le libéralisme est chaque jour, galvaudés et caricaturés par la sphère médiatique et politique. Il semble particulièrement important de rappeler qu’avant d’être une doctrine économique, le libéralisme est une philosophie du droit qui consacre pour chaque individu la libre-disposition de soi. L’article I de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 est en ce sens particulièrement libérale : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Autrement dit, la liberté pleine et entière dont ils bénéficier de leur naissance jusqu’à leur mort place les citoyens, tous différents par nature, dans une position d’égalité de traitement.

  • Les bars et restaurants appelés à « rester ouvert » à Toulouse en cas d’annonce de fermeture totale
    https://toulouse.latribune.fr/politique/territoires/2020-09-28/les-bars-et-restaurants-appeles-a-rester-ouvert-a-toulouse-en-cas


    Les bars et restaurants de Toulouse se dirigent-ils vers la désobéissance civile ?
    Crédits : Rémi Benoit

    Pour faire face à une fermeture totale qui s’annonce imminente, les mondes de la restauration et du bar toulousains ont décidé de s’organiser lors d’une assemblée générale exceptionnelle. Au programme : appel au maintien des établissements ouverts, demandes d’aides voire même l’utilisation d’un référé liberté. Pour apaiser la situation, une réunion à la préfecture est prévue mardi 29 septembre.

    « Tant que les bars clôturent à 22 heures et les restaurants à une heure du matin, nous ne prévoyons aucune désobéissance civile. Mais si nous sommes contraints de fermer complètement comme à Marseille, ce qui ne devrait plus tarder, alors nous appelons les établissement toulousains à rester ouverts », clame Ivo Danaf, le président de l’UMIH 31 (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie de Haute-Garonne).

    #paywall

  • Cette #vidéo, cette #vidéo...
    Ces #mensonges de la #ministre de l’#ESR, #Frédérique_Vidal...
    C’est tellement gros, mais tellement gros...
    C’est carrément #hallucinant...

    « Les équipes pédagogiques y ont travaillé tout l’été »... euh... je ne sais pas ailleurs, mais chez nous, à Grenoble, tous les bureaux administratifs ont fermé la 3e semaine du mois de juillet. Les services centraux ont réouvert le 24 août et les services de l’institut où je travaille ont recommencé à travailler le... 31 août !!!!


    https://twitter.com/publicsenat/status/1310636667338919941

    Nous vivons dans des mondes parallèles, avec d’un côté la ministre qui raconte son dernier trip sous LSD sur les plateaux tv, et d’un autre côté les personnels de l’ESR qui hallucinent sans avoir besoin d’aucune substance devant tant de mensonges assénés avec aisance.

    https://twitter.com/SonnetteMarie/status/1310644065592111106

    #Vidal

  • #Covid-19 : la terrible leçon de #Manaus – {Sciences²}
    https://www.lemonde.fr/blog/huet/2020/09/24/covid-19-la-terrible-lecon-de-manaus

    Une grande ville d’Amazonie, Manaus, répond à la question : combien de morts si on laisse le Sars-Cov-2 se propager ?

    [...]

    La réponse de Manaus est-elle extrapolable à d’autres pays ? Oui, à condition de ne pas oublier son côté « optimiste », au regard d’une population similaire à celle de notre pays, où les plus de 60 ans représentent un pourcentage beaucoup plus élevé. Ainsi, un article du Massachussets Institute of Technology https://www.technologyreview.com/2020/09/22/1008709/brazil-manaus-covid-coronavirus-herd-immunity-pandemic relatant l’étude sur Manaus estime que la stratégie dite d’#immunité_collective provoquerait au moins 500 000 morts aux Etats-Unis. Un chiffre minimum de chez minimum, puisque ce pays compte déjà 200 000 décès (officiels) attribués à la Covid-19 alors que le taux d’infection de la population est très loin de celui observé à Manaus. Et qu’une étude « worst case » aboutit plutôt à 1,7 million de morts aux Etats-Unis. Ce chiffre est donc similaire aux calculs de l’article de Arnaud Fontanet et Simon Cauchemez (de l’Institut Pasteur à Paris) paru dans Nature review immunology qui conclut, pour la France, à une estimation entre 100 000 et 450 000 morts dans le cas d’une stratégie d’immunité collective.

    L’étude sur les donneurs de sang de Manaus apporte également une information peu encourageante : il semblerait que la réponse sérologique (donc la présence d’anticorps) diminue avec le temps passé depuis l’infection. L’#immunité serait donc assez rapidement déclinante avec le temps.

  • Découverte d’anomalies immunologiques et génétiques associées à des formes sévères de #Covid-19 – Réalités Biomédicales
    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2020/09/27/decouverte-danomalies-immunologiques-et-genetiques-associees-a-des-formes-se

    La présence d’#auto-anticorps (IgG) dirigés contre au moins un #interféron de type I a été détectée chez 13,7 % des patients (135 sur 987) présentant une forme #critique de Covid-19. [...] Des auto-anticorps dirigés contre les interférons de type I ont également été détectés dans des échantillons de plasma sanguin prélevés chez des patients avant qu’ils aient développé la Covid-19, ce qui montre que la production des auto-anticorps n’a pas été déclenchée par l’infection par le #SARS-CoV-2.

    Les chercheurs [...] rapportent que 101 des 987 patients présentant une forme #sévère de Covid-19, soit chez 10,2 % d’entre eux, possèdent des auto-anticorps (IgG) capables de neutraliser au moins un interféron de type I.

    [...] En revanche, ces auto-anticorps n’ont été trouvés que chez 4 des 1227 sujets sains (0,3 %) et chez aucun des 663 patients présentant une infection asymptomatique ou modérée par le SARS-CoV-2.

    [...]

    Implications cliniques

    Tout d’abord, estiment les chercheurs, la détection des auto-anticorps dirigés contre les interférons de type I pourrait permettre d’identifier les patients infectés par le SARS-CoV-2 présentant un risque de développer une forme critique de la maladie Covid-19.

    Ensuite, en cas de guérison, le plasma de ces patients (pouvant contenir des auto-anticorps) ne devrait pas être utilisé dans le cadre des essais cliniques en cours visant à administrer le plasma de patients convalescents pour traiter des personnes atteintes de Covid-19 .

    Par ailleurs, ajoutent les auteurs, on peut imaginer d’utiliser des techniques permettant d’éliminer sélectivement les auto-anticorps ou les cellules qui les produisent***.

    Enfin, un traitement par interféron-bêta, par voie injectable ou inhalée, pourrait être bénéfique dans la mesure où il est rare que des patients porteurs d’auto-anticorps contre les IFN-I développent des auto-anticorps vis-à-vis de cette autre catégorie d’interférons, concluent-ils.

    [...]

    Défauts génétiques

    L’équipe franco-américaine, qui appartient au consortium international du COVID Human Genetic Effort, a publié dans Science un second article. Cette fois, les chercheurs ont recherché la présence d’anomalies sur des gènes responsables de la synthèse des interférons de type I chez des patients présentant une forme critique de Covid-19, faisant l’hypothèse [ en fait déjà vérifiée par d’autres auteurs ] que la sévérité de la maladie pouvait, chez certains patients, être imputable à ces variants génétiques. [...]

    Les chercheurs rapportent que 3,5 % des patients qui présentaient une forme critique de Covid-19 étaient porteurs d’une anomalie génétique affectant la réponse immunitaire dépendante des interférons de type I. De façon surprenante, ces défauts génétiques (dont certains peuvent être délétères en cas d’infection grippale) sont restés silencieux et n’ont pas eu d’impact clinique jusqu’au moment de l’infection par le SARS-CoV-2 [...]

    #immunité

    Auto-antibodies against type I IFNs in patients with life-threatening COVID-19 | Science
    https://science.sciencemag.org/content/early/2020/09/23/science.abd4585.full

    Inborn errors of type I IFN immunity in patients with life-threatening COVID-19 | Science
    https://science.sciencemag.org/content/early/2020/09/25/science.abd4570.full

  • #Covid-19 : des contrôleurs SNCF ont caché qu’ils étaient contaminés - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/economie/covid-19-des-controleurs-sncf-ont-cache-qu-ils-etaient-contamines-28-09-2

    (Via Maître Pandaï sur Twitter)

    « Ce n’est pas un sujet purement SNCF. Tous les salariés qui ont une part variable, comme les commerciaux, ou qui sont en difficulté financière, risquent de ne pas dire qu’ils ont le coronavirus. Il faut que le gouvernement agisse ».

  • Réouverture des #écoles | Le maire de #New_York désavoué par un puissant #syndicat
    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2020-09-27/reouverture-des-ecoles/le-maire-de-new-york-desavoue-par-un-puissant-syndicat.php

    [...]

    Seul parmi les maires des grandes villes américaines, le maire démocrate de New York s’est engagé cet été à ce que les écoles publiques new-yorkaises rouvrent leurs portes aux familles qui ne veulent pas d’un enseignement 100 % en ligne, afin d’assurer entre un et trois jours d’enseignement en présentiel par semaine.

    Enseignement jugé indispensable pour les enfants des milieux défavorisés, souvent livrés à eux-mêmes face aux cours en ligne.

    Mais à en croire le CSA [le syndicat en question], MM. de Blasio et [son aide pour les affaires scolaires] Carranza, qui négocient aussi avec un puissant syndicat d’enseignants, ont été incapables de prévoir suffisamment d’enseignants pour assurer, simultanément, enseignement en ligne et en présentiel.

    Si M. de Blasio a promis récemment l’embauche de quelque 4500 enseignants supplémentaires, il en manquerait encore 1200 pour la réouverture des écoles élémentaires attendue ce mardi, et plus encore pour la réouverture des collèges et écoles secondaires, prévue au 1er octobre, selon le syndicat.

    [...]

    Malgré un taux de contamination désormais contenu à 1 % dans la capitale financière américaine, la rentrée en présentiel a déjà été reportée deux fois.

    Et les familles des quelque 1,1 million d’élèves des écoles publiques sont de plus en plus nombreuses à avoir renoncé à renvoyer leurs #enfants physiquement à l’école cet automne, se rabattant sur l’enseignement 100 % en ligne, qui a commencé mi-septembre.

    Seules les écoles maternelles offrent pour l’instant un enseignement en partie présentiel aux familles.

    #etats-unis #covid-19

  • À ce point c’est pas possible, ces menteurs incompétents parviennent même à désavouer leurs propres mesures. Grâce à Frédérique Vidal, qui glisse comme ça qu’on se contamine certainement moins dans un amphithéâtre que dans un bar, avec un petit sourire entendu rigoureusement dégueulasse, on pourra désormais soutenir que la focalisation sur les bars sert, en fait, à justifier leur incurie dans l’enseignement… Mais c’est dieu pas possible des pingouins pareils (ou : #on_est_foutus).
    https://twitter.com/LCP/status/1310637192386142209

    https://video.twimg.com/amplify_video/1310636913481723904/vid/1280x720/IQfjIuL48XAvRWe9.mp4?tag=13

    Clusters dans des universités : « Ce ne sont pas des clusters par promotion mais des clusters par groupe d’amis (...) Rien ne nous dit que les contaminations se fassent au sein des établissements de l’enseignement supérieur », affirme @VidalFrederique. #Covid19 #AuditionPublique

  • Au travail, COVID et risques psychosociaux sont liés, et la prévention comme la réparation sont toujours inexistants…. : ASDPRO
    http://asdpro.fr/?p=1719

    Pour la première fois dans l’histoire des statistiques maladies de la sécurité sociale, les arrêts de travail ayant pour origine les risques psychosociaux (RPS) dépassent ceux liés aux troubles musculo-squelettiques (TMS). C’est le résultat de l’enquête publié par MalaKoff-Humanis ( #Covid19 #Absenteisme #Sante Travail).

    selon cette enquête si la COVID est devenue depuis mars la première cause d’arrêts maladies (26% en avril et toujours 19% en juin[1]), ce sont désormais les RPS qui deviennent la seconde cause : 11% en mars contre 9% pour les TMS ; 9% en avril contre 6% pour les TMS et 12% en mai contre 8% pour les TMS et 11% en juin contre 9% pour les TMS.

    Ce chiffre n’étonne pas notre association, ils traduisent un phénomène totalement éludé par les médias, les employeurs et, évidemment, par le gouvernement, du lien étroit entre COVID et RPS au travail.

    Parmi les effets sanitaires de la pandémie, il conviendrait donc de compter aussi les pathologies psychiques liées aux contraintes du travail imposées par la COVID.

    Celles-ci sont multiples : organisationnelles, matérielles, managériales, hygiénistes ….

    Le port continuel du masque provoque fatigue, épuisement (devoir parler plus fort, difficulté à communiquer, à respirer…),
    Gestes « barrières » et autres contraintes (les « circuits », les protections diverses..) qui limitent la convivialité, l’échange, provoquent agressivités et violences, et qui « en rajoutent » sur les contraintes matérielles ordinaires du travail…
    La surcharge de travail qui en découle
    L’isolement, qui n’est pas le seul fait du télétravail mais qui concerne aussi les postes de travail dit « en présentiel », où l’on ne communique plus directement, où l’on est parfois éloigné les uns des autres quand ce n’est pas isolé par des parois en plexiglass…
    L’affaiblissement, voire la rupture et la disparition des collectifs de travail qui en découlent.
    Un management distant, encore plus éloigné du « terrain », prescripteur ignorant / méprisant la réalité des contraintes vécues, menaçant sur le respect de consignes parfois impossibles à mettre en œuvre…
    Le contexte économique qui provoque l’angoisse sur le devenir de l’emploi, des revenus ….
    L’anxiété de tomber malade ou de « rapporter » la maladie dans sa famille, dans son immeuble, son quartier…
    La crainte du risque lié aux transports en commun
    Les craintes liées à l’absence de clarté quant aux protocoles, changeant au bon vouloir / pouvoir du gouvernement (le plus emblématique de ce cafouillage : quand la France n’a pas de masque, le masque ne sert à rien…)
    Faire fi de la prévention pour assurer son travail quand même : les soignants notamment, mais pas seulement… tous les « premiers de corvée » ont pris des risques considérables pour « faire son travail » malgré tout…

    #travail #risques_psychosociaux

  • L’hôpital à l’os : ceci n’est pas une crise sanitaire – Plume de presse
    http://www.plumedepresse.net/lhopital-a-los-juvin-touche-par-la-grace-et-si-on-reparlait-de-la-loi

    C‘est quand même assez incroyable que huit mois après la crise, on soit dans un système où on n’a pas augmenté le nombre de lits de réanimation ou d’hospitalisations, on l’a même réduit. Paradoxalement, au mois d’octobre, nous risquons d’avoir moins de moyens hospitaliers à la disposition des malades du Covid qu’au mois de mars. » Voici l’alerte lancée par le professeur Philippe Juvin, chef des urgences de l’hôpital européen Georges-Pompidou. Il a raison et c’est un scandale. « Nous sommes à l’os en matière hospitalière, nous n’avons pas de marge de manœuvre et la Covid arrive en faisant déborder le vase qui était déjà extrêmement plein. Toutes ces mesures ne sont prises que dans un seul but, c’est de faire en sorte de ne pas submerger le système de santé. Aujourd’hui, on paye un système de santé qui s’est appauvri. »

    • « Nous avons besoin d’établissements universitaires à taille humaine, structurés en petites entités autonomes »

      Pour répondre à l’augmentation du nombre d’étudiants et à la crise sanitaire, un collectif d’universitaires propose, dans une tribune au « Monde », un plan d’urgence pour 2021. Et recommande notamment l’ouverture de trois nouvelles universités dans des villes moyennes.

      A l’université, la rentrée prend des airs de cauchemar. Nous payons le fait qu’en dix ans, l’ensemble des instances locales de délibération et de décision, qui auraient été les plus à même d’anticiper les problèmes, ont été privées de leurs capacités d’action au profit de strates bureaucratiques.

      Le pouvoir centralisé de celles-ci n’a d’égal que leur incapacité à gérer même les choses les plus simples, comme l’approvisionnement en gel hydroalcoolique et en lingettes. Le succès instantané du concept de « démerdentiel » est un désaveu cinglant pour ces manageurs qui ne savent que produire des communiqués erratiques jonglant entre rentrée en « présentiel » et en « distanciel ».

      On sait pourtant à quelles conditions les universités, au lieu de devenir des foyers de contagion, auraient pu contribuer à endiguer la circulation du virus : des tests salivaires collectifs pour chaque groupe de travaux dirigés (TD), à l’instar de ce qui est mis en place à Urbana-Champaign, aux Etats-Unis ; la mise à disposition de thermomètres frontaux ; une amélioration des systèmes de ventilation de chaque salle et de chaque amphi, avec adjonction de filtres à air HEPA et de flashs UV [des rayons désinfectants] si nécessaire ; l’installation de capteurs de qualité de l’air dans chaque pièce, avec un seuil d’alerte ; la réquisition de locaux vacants et le recrutement de personnel pour dédoubler cours et TD, partout où cela est requis.

      Un budget insuffisant

      Les grandes villes ne manquent pas d’immeubles sous-exploités, souvent issus du patrimoine de l’Etat, qui auraient pu être très vite transformés en annexes universitaires. De brillants titulaires d’un doctorat capables d’enseigner immédiatement à temps plein attendent, par milliers, un poste depuis des années. Tout était possible en l’espace de ces huit derniers mois, rien n’a été fait.

      De prime abord, on serait tenté d’attribuer ce bilan au fait que la crise sanitaire, inédite, a pris de court les bureaucraties universitaires, très semblables à celles qui, depuis vingt ans, entendent piloter les hôpitaux avec le succès que l’on a vu.

      Mais une autre donnée vient éclairer cette rentrée : les universités accueillent 57 700 nouveaux étudiants, sans amphithéâtre ni salle supplémentaire, sans le moindre matériel, sans le plus petit recrutement d’universitaires et de personnel administratif et technique. Ces trois dernières années, le budget des universités a crû de 1,3 % par an, ce qui est inférieur à l’effet cumulé de l’inflation et de l’accroissement mécanique de la masse salariale.

      Certains se prévaudront sans doute de l’« effort sans commune mesure depuis 1945 » qu’est censée manifester la loi de programmation de la recherche en discussion au Parlement. Las : le projet de budget du gouvernement ne prévoit qu’un accroissement, pour les universités, de 1,1 % en 2021… Du reste, les 8,2 milliards d’euros d’abondement sur dix ans du budget de l’université proviennent des 11,6 milliards d’euros qui seront prélevés dans les salaires bruts des universitaires, en application de la réforme des retraites.

      Réquisitions et réaménagements

      Il y a quinze ans, les statistiques prévisionnelles de l’Etat annonçaient que la population étudiante allait croître de 30 % entre 2010 et 2025 (soit 400 000 étudiants en plus), pour des raisons démographiques et grâce à l’allongement de la durée des études. On aurait donc largement pu anticiper ces 57 700 nouveaux étudiants. Mais rien n’a été fait là non plus, hormis annoncer des « créations de places » jamais converties en moyens.

      Le pic démographique n’est pas derrière nous ; nos étudiants sont là pour plusieurs années, et les gestes barrières pourraient devoir être maintenus durablement. Le ministère ne peut pas persévérer comme si de rien n’était, voire arguer qu’il est déjà trop tard.

      Face à cette situation désastreuse, nous demandons une vaste campagne de recrutement de personnels titulaires dans tous les corps de métiers, tout en amorçant les réquisitions et réaménagements de locaux, afin d’aborder la rentrée 2021 dans des conditions acceptables.

      Parallèlement, si nous ne voulons pas être en permanence en retard d’une crise, un saut qualitatif est nécessaire. Nous demandons donc, outre un plan d’urgence pour 2021, la création rapide de trois universités expérimentales de taille moyenne (20 000 étudiants), correspondant à ce qui aurait dû être fait pour accueillir 57 700 étudiants dans de bonnes conditions. Cela requiert le recrutement sous statut de 4 200 universitaires et 3 400 personnels d’appui et de soutien supplémentaires, soit un budget de 500 millions d’euros par an.

      S’extraire du cauchemar

      Nous avons besoin d’établissements à taille humaine, structurés en petites entités autonomes, mises en réseau confédéral, si besoin grâce au numérique ; d’établissements qui offrent à notre jeunesse maltraitée des perspectives d’émancipation vis-à-vis du milieu d’origine et de la sclérose intellectuelle qui frappe le pays ; d’établissements qui permettent une recherche autonome, collégiale et favorisant le temps long, ce qui nous a manqué dans l’anticipation et la prévention de la pandémie.

      Pour cela, nous préconisons l’installation de ces trois universités dans des villes moyennes, hors des métropoles, en prenant appui sur le patrimoine bâti abandonné par l’Etat et sur les biens sous-utilisés des collectivités. En effet, celles-ci possèdent d’anciens tribunaux, des garnisons, voire des bâtiments ecclésiastiques qui tombent aujourd’hui en déshérence.

      Réinvesti par l’université, ce patrimoine retrouverait une utilité sociale. Sur la base des dépenses de l’« opération Campus » [un plan lancé en 2008 en faveur de l’immobilier universitaire], la construction de ces pôles dotés de résidences étudiantes en nombre suffisant nécessiterait un milliard d’euros d’investissement, à quoi il faudrait ajouter cent millions d’euros de frais de maintenance et d’entretien. C’est le prix pour s’extraire du cauchemar. Le virus se nourrit de nos renoncements. Pour sortir les campus de l’ornière, nous devons retrouver l’ambition d’une université forte, exigeante, libre et ouverte.

      Stéphane André, professeur en ingénierie à l’université de Lorraine ; Bruno Andreotti, professeur en physique à l’université de Paris ; Pascale Dubus, maîtresse de conférences en histoire de l’art à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne ; Julien Gossa, maître de conférences en informatique à l’université de Strasbourg ; Jacques Haiech, professeur honoraire de biotechnologie à l’université de Strasbourg ; Pérola Milman, directrice de recherche en physique quantique au CNRS ; Pierre-Yves Modicom, maître de conférences en linguistique allemande à l’université Bordeaux-Montaigne ; Johanna Siméant-Germanos, professeure en sciences politiques à l’Ecole normale supérieure.

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/09/28/nous-avons-besoin-d-etablissements-universitaires-a-taille-humaine-structure