• ronnie barkan @ronnie_barkan | 29 déc.
      https://twitter.com/ronnie_barkan/status/1078886873160912896

      1/ Good riddance #AmosOz.
      Oz was a leading apologist for mass-murder and #apartheid - all in the name of peace of course.
      Below is a letter by authors and self-proclaimed leftists Amos Oz and A.B. Yehoshua, which was sent in April 2010 to the UC Berkeley student senate.

      2/ The two have the gull to blame the Berkeley students of antisemitism, or at the very least allude to that, coz the student senate had voted to divest from American companies General Electric and United Technologies that supplied #apartheid Israel
      https://drive.google.com/file/d/1U1Kmae17OsjXmD2Vb7IzN_aJGS3JLEQa/edit

      3/ with the means of destruction that were used during its assault on #Gaza the year before - massacring 1400 people, including over 350 children. The two low-lives, Oz and Yehoshua, blamed the students of antisemitism for what exactly?!

      4/ For refusing to fund two American weapon manufacturers whose war machines were used for the massacre of children in the besieged #Gaza ghetto. In a way, their propaganda letter could not have been a more sinister & grotesque creation. Maybe they’re talented writers after all!

      5/ Want another of many such examples?
      As a dedicated apologist for Israeli mass-murder, #Oz begins the Deutsche Welle interview of 2014, during another onslaught on #Gaza, with these outrageous lies:

      6/ Amos Oz: I would like to begin the interview in a very unusual way: by presenting one or two questions to your readers and listeners. May I do that?
      Deutsche Welle: Go ahead!
      Amos Oz: Question 1: What would you do if your neighbor across the street sits down on the balcony,

      7/ puts his little boy on his lap and starts shooting machine gun fire into your nursery?
      Amos Oz: Question 2: What would you do if your neighbor across the street digs a tunnel from his nursery to your nursery in order to blow up your home or in order to kidnap your family?

      8/ These are your peaceniks, Israel. Their sheer supremacy and moral depravity will not be missed.
      NOTE: If you were offended by the above text - still desperately clinging on to the notion that Oz represents the good side of humanity -

      9/ ask yourself whether you’d be upset w/ writing about the demise of an outright fascist? Oz and his ilk represent, as far as I’m concerned, a far greater danger than the Liebermans & Netanyahus of the world, and your attempt to see him as any different exactly proves my point.


  • #Canada trapped in China-US feud over #Huawei extradition - Nikkei Asian Review
    https://asia.nikkei.com/Politics/International-Relations/Canada-trapped-in-China-US-feud-over-Huawei-extradition

    Canada is one of five anglophone countries with whom the U.S. shares confidential information, a group known as the “Five Eyes.” Denying an American request for extradition could be seen as giving into Chinese pressure, harming future security cooperation. Canada, which relies on the U.S. for half its imports and over 70% of its exports, cannot afford to ignore the impact on its economy, either.

    But Trudeau also faces growing concerns about Chinese retaliation if Meng is handed over. Chinese authorities have arrested two former Canadian diplomats, accusing them of jeopardizing national security, and sentenced a Canadian citizen to death for drug smuggling. Trudeau has called the death sentence arbitrary and issued a travel warning for China.


  • De Djibouti au Yémen, les rivages rouges, par Juan Branco (Les blogs du Diplo, 28 janvier 2019)
    https://blog.mondediplo.net/de-djibouti-au-yemen-les-rivages-rouges

    Alors que la guerre fait rage au Yémen, Djibouti vit au rythme des stratégies militaires étrangères et des passages de migrants qui tentent de gagner coûte que coûte la péninsule arabique. Dans un environnement hostile, le grand jeu économique et tactique des grandes puissances s’ajoute au chaos yéménite.

    • Difficile au premier abord d’en vouloir à l’observateur étranger de son indifférence face à ce qui ressemble à une mise à jour du septième cercle de l’enfer. Tous les acteurs au conflit, à commencer par la France, par le truchement de son ambassade à Djibouti, font leur possible pour éviter une quelconque couverture journalistique.


  • L’Afrique, l’eldorado de la nicotine made in Europe – JeuneAfrique.com
    https://www.jeuneafrique.com/715614/societe/chronique-lafrique-leldorado-de-la-nicotine-made-in-europe

    Taux de nicotine, de monoxyde de carbone et de particules totales : à quantité de cigarettes égale, les Africains fument davantage de composants toxiques que les Européens. La presse africaine –singulièrement marocaine et sénégalaise – relaie, ces derniers jours, un prix d’investigation remis par l’ONG Public Eye qui, elle-même, relaie l’enquête de la journaliste française Marie Maurisse sur la composition des tiges à #tabac « made in Switzerland » réservées à l’exportation vers les #pays_du_Sud. Le constat est sans appel : les #cigarettes consommées en #Afrique sont plus toxiques que celles fumées en Europe.

    #toxicité


  • Le ciel américain va s’ouvrir aux #drones commerciaux
    https://www.lemonde.fr/la-foire-du-drone/article/2019/01/16/le-ciel-americain-va-s-ouvrir-aux-drones-commerciaux_5410106_5037916.html

    Cet assouplissement de la réglementation, qui était initialement programmé pour entrer en vigueur dès 2016, a été retardé, notamment pour prendre en compte d’éventuelles menaces terroristes. Il intervient alors que l’aviation civile multiplie déjà les dérogations. Quelque 1 223 autorisations ont été accordées pour réaliser des vols de nuit – apparemment sans aucun incident – et au moins 23 opérations comportant un survol du public ont été octroyées à des sociétés telles que Google ou CNN.

    Pourtant,

    Why Drone Sightings Keep Grounding Flights at Airports Across the World | AFAR
    https://www.afar.com/magazine/drone-sightings-keep-grounding-flights-heres-why-thats-happening

    The ability of drones to interfere with airliners—and inconvenience passengers—has now been demonstrated on two continents, and the problem is likely to get worse as the number of small, unmanned devices multiply.


  • #Venezuela crisis : Former UN rapporteur says US sanctions are killing citizens | The Independent
    https://www.independent.co.uk/news/world/americas/venezuela-us-sanctions-united-nations-oil-pdvsa-a8748201.html

    Mr De Zayas, a former secretary of the UN Human Rights Council (HRC) and an expert in international law, spoke to The Independent following the presentation of his Venezuela report to the HRC in September. He said that since its presentation the report has been ignored by the UN and has not sparked the public debate he believes it deserves.

    “Sanctions kill,” he told The Independent, adding that they fall most heavily on the poorest people in society, demonstrably cause death through food and medicine shortages, lead to violations of human rights and are aimed at coercing economic change in a “sister democracy”.

    #etats-unis #onu


  • Quand les scientifiques se révoltent contre les géants de l’édition savante Marco Fortier - 25 Janvier 2019 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/education/546298/rebellion-contre-une-revue-predatrice

    Les 27 membres du comité éditorial du magazine « Journal of Informetrics » — qui proviennent d’universités établies dans 11 pays — ont démissionné en bloc, le 10 janvier, pour protester contre les pratiques commerciales jugées abusives de leur éditeur Elsevier.

    La bataille du milieu scientifique contre les géants de l’édition savante gagne en intensité. Le comité éditorial d’un des magazines les plus prestigieux, publié par le conglomérat Elsevier, vient de démissionner en bloc pour fonder sa propre publication, qui offrira tous ses articles en libre accès, loin des tarifs exorbitants exigés par les revues dites « prédatrices ».

    Ce coup d’éclat fait grand bruit dans le monde normalement feutré de l’édition scientifique. Les 27 membres du comité éditorial du magazine Journal of Informetrics qui proviennent d’universités établies dans 11 pays ont démissionné en bloc, le 10 janvier, pour protester contre les pratiques commerciales jugées abusives de leur éditeur Elsevier. Ils ont lancé dès le lendemain leur propre revue savante, Quantitative Science Studies, https://www.mitpressjournals.org/loi/qss qui vise à devenir la nouvelle référence dans le monde pointu de la recherche en bibliométrie.

    « C’est une grande décision : on saborde la revue qui est la plus prestigieuse dans la discipline et on lance notre propre publication », dit Vincent Larivière, professeur à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal.

    M. Larivière a été nommé éditeur intérimaire (et bénévole) du nouveau magazine. Il est un des meneurs de cette rébellion contre le géant Elsevier, plus important éditeur scientifique de la planète, qui a fait des profits de 1,2 milliard $US en 2017 https://www.relx.com/~/media/Files/R/RELX-Group/documents/reports/annual-reports/relx2017-annual-report.pdf en hausse de 36 %.

    « Ça fait des années qu’on dénonce les pratiques de l’industrie de l’édition scientifique. Il faut être cohérents et reprendre le contrôle de nos publications », explique le professeur, qui est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante.

    Contre une « arnaque »
    Vincent Larivière n’hésite pas à parler d’une « arnaque » lorsqu’il décrit les pratiques commerciales des cinq plus grands éditeurs scientifiques, qui publient plus de la moitié des articles savants dans le monde. Ces cinq conglomérats — les groupes Elsevier, Springer Nature, John Wiley Sons, Taylor Francis et Sage Publications — étouffent littéralement les bibliothèques universitaires en accaparant entre 70 et 80 % des budgets d’acquisition. Le problème est si grave que plusieurs bibliothèques n’ont plus les moyens d’acheter des livres, a rapporté Le Devoir en juin dernier https://www.ledevoir.com/societe/education/531214/les-geants-de-l-edition-etouffent-les-bibliotheques .

    Le modèle d’affaires de ces géants est simple : ils obtiennent gratuitement leurs articles, qu’ils revendent à gros prix aux bibliothèques universitaires. Les chercheurs ne sont pas payés pour leur travail. Les textes sont aussi révisés gratuitement par des pairs. Les bibliothèques universitaires n’ont pas le choix de s’abonner aux périodiques savants pour que professeurs et étudiants aient accès à la littérature scientifique.

    Plus préoccupant encore, les grands éditeurs font payer des milliers de dollars aux chercheurs qui veulent publier leurs articles en libre accès. Ce modèle d’affaires est remis en question avec de plus en plus de véhémence dans les universités de partout dans le monde.

    Appui du MIT
    Le nouveau magazine fondé par les 27 professeurs de bibliométrie, le Quantitative Science Studies, sera ainsi publié en collaboration avec l’éditeur du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il s’agit d’une association toute « naturelle », indique au Devoir Nick Lindsay, directeur des périodiques et des données ouvertes chez MIT Press.

    « Nous sommes déterminés à trouver des façons de publier davantage de livres et de journaux sur le modèle du libre accès », précise-t-il. MIT Press a publié à ce jour une centaine de livres et huit périodiques en données ouvertes, donc accessibles gratuitement.

    La fondation de la Bibliothèque nationale de science et technologie d’Allemagne s’est aussi engagée à verser 180 000 euros (272 772 $CAN) sur trois ans au nouveau magazine.

    Les membres du comité éditorial du Journal of Informetrics ont négocié en vain durant plus d’un an et demi avec Elsevier dans l’espoir de changer le modèle d’affaires du magazine, explique Vincent Larivière. Ils tenaient notamment à baisser les frais de 1800 $US exigés des chercheurs qui veulent publier en libre accès (le nouveau Quantitative Science Studies facturera entre 600 $ et 800 $ aux auteurs).

    Ils voulaient aussi que les références citées dans le texte soient offertes gratuitement, ce qu’Elsevier a refusé — et que la nouvelle publication offrira.

    Le comité éditorial voulait d’abord et avant tout que la société savante de la discipline — l’International Society for Scientometrics and Informetrics (ISSI) — devienne propriétaire du magazine, ce qui n’était « pas négociable », a indiqué Elsevier dans une longue déclaration publiée le 15 janvier https://www.elsevier.com/connect/about-the-resignation-of-the-journal-of-informetrics-editorial-board .

    « Il arrive parfois que les comités éditoriaux et les éditeurs aient des opinions divergentes au sujet de l’avenir et de la direction d’un journal. Dans certains cas, une entente ne peut être conclue. Le comité éditorial peut décider d’offrir ses services ailleurs, surtout s’il reçoit du soutien financier », a écrit Tom Reller, vice-président aux communications chez Elsevier.

    « Toute démission d’un comité éditorial est malheureuse », ajoute-t-il, mais l’éditeur conserve des relations fructueuses avec les membres des dizaines d’autres publications de l’entreprise. Il y a trois ans, le comité éditorial du magazine Lingua, propriété du groupe Elsevier, avait claqué la porte dans des circonstances similaires. Lingua a survécu. Son nouveau concurrent aussi.

    #elsevier #édition_scientifique #université #recherche #open_access #science #publications_scientifiques #résistance #publications #business #partage #articles_scientifiques #savoir #édition #openaccess #Informetrics #bibliométrie #édition_scientifique #rébellion #libre_accès #Springer_Nature #John_Wiley_Sons #Taylor_Francis #Sage_Publications #racket #escroqueries #MIT #universités



  • Les langues dans sa poche - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/28/les-langues-dans-sa-poche_1694807

    Le philosophe sénégalais #Souleymane_Bachir_Diagne démonte, via le langage, les clichés qui font de l’Afrique un continent rétif à la raison et réconcilie particularismes et universel

    Je n’avais jamais entendu parlé de Souleymane Bachir Diagne mais je sens que ça va me plaire et que je vais pas savoir par ou commencer la lecture !

    #Bergson #universalisme #universel #traduction #islam #philosophie_islamique #decolonialisme

    • Le philosophe oppose la pensée d’Emmanuel Levinas qui craignait que le monde « désoccidentalisé » d’après Bandung soit un monde « désorienté » par une « sarabande de cultures innombrables », à Maurice Merleau-Ponty, « le philosophe qui a le mieux pris la mesure de ce qu’était un monde décolonisé », et dont il prédit le grand retour dans le champ de la pensée. « Merleau-Ponty a compris que l’universel de surplomb, représenté par l’Europe, ne tenait plus. Qu’il fallait construire un universel de rencontres, de traductions. » Le philosophe sénégalais, lui, distingue l’universel, un but à atteindre, de l’universalisme, qu’il faut combattre. « On parlera d’universalisme pour marquer la position de celui qui déclare universelle sa propre particularité en disant : "J’ai la particularité d’être universel." On est alors parfaitement fondé à demander à cet universalisme : "En vertu de quoi ? de quel droit ?" » écrit-il dans En quête d’Afrique(s).


  • Le Drian a demandé à Israël d’attendre un peu avant de raser Beyrouth :
    https://www.lorientlejour.com/article/1154646/la-france-a-demande-a-israel-de-ne-pas-attaquer-le-liban-avant-la-for

    Selon Maariv, M. Le Drian a déclaré que lui et d’autres hauts responsables français avaient « demandé à Israël d’attendre la formation d’un nouveau gouvernement au Liban avant toute action militaire ». Le chef de la diplomatie française a également indiqué que la France avait récemment cessé de fournir son aide à l’armée libanaise. « Nous condamnons fermement les envois d’armes par l’Iran à l’aile militaire du Hezbollah », a-t-il affirmé.


  • Oxfam s’est trompé, les inégalités sont un bienfait pour l’humanité - Télévision - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/television/oxfam-sest-trompe,-les-inegalites-sont-un-bienfait-pour-lhumanite,n6102388.

    Lundi dernier, les meilleurs économistes de LCI et de BFMTV décryptaient les rapports publiés par Oxfam et Attac, deux officines d’extrême gauche notoirement altermondialistes et anticapitalistes. Ils en ont brillamment démontré l’inanité. Car l’extrême fortune des plus riches milliardaires est naturellement proportionnelle à leur incommensurable génie. En outre, elle bénéficie à (presque) toute l’humanité.


  • L’Union européenne, l’autre ennemi des Gilets Jaunes
    https://lvsl.fr/union-europeenne-autre-ennemi-des-gilets-jaunes

    Un examen des grandes orientations politiques économiques de l’Union européenne et une compréhension de leur influence réelle sur la politique des États membres permet d’éclaircir l’intuition fondamentale des « Gilets Jaunes » selon laquelle ils ne sont plus maîtres du destin de leur pays. Au moment où des mouvements « Gilets Jaunes » essaiment un peu partout en Europe, ils n’ont souvent de commun que le revêtement du désormais symbolique jaune fluo, et semblent pour l’instant se décliner en autant de processus, propres à une culture et à une histoire, qu’il existe de peuples en ce continent. Si dénominateur commun il y a entre ces « Gilets Jaunes » européens, c’est plutôt dans la négation de son projet actuel. Même lorsqu’il n’est pas formulé directement ce rejet est présent de facto, puisque les attentes des « Gilets Jaunes » se retrouvent en contradiction avec les politiques conduites et prescrites par l’Union européenne.


  • Cath Tate, Prevent Street Crime, 1982

    Photomontage by Cath Tate, published by Leeds Postcards. This image has been published on 35,000 posters and more than 100,000 postcards. Cath Tate was taught photomontage by Peter Kennard and she continues to publish her postcards and greetings cards in Brixton, south London.

    Photograph: Reproduced by permission of Cath Tate. Courtesy Leeds Postcards

    #photographie


  • https://desarmons.net/index.php/2019/01/27/philippe-de-veulle-qui-defend-plusieurs-blesse-es-gilets-jaunes-nest-pas-
    Philippe de Veulle, qui défend plusieurs blessé-es “gilets jaunes”, n’est pas de notre goût

    Un avocat qui vous promet monts et merveilles, avant de vous imposer une défense de mauvaise qualité, reposant sur la culpabilisation et l’infantilisation, vous amenant à regretter votre présence en manifestation ou à vous couper totalement de vos soutiens, et notamment de ceux qui seront encore là dans un, trois ou cinq ans lorsque tous les autres vous auront oublié, est un mauvais avocat.

    Un avocat qui vous fait passer pour un crétin devant les juges, plaide l’erreur ou l’inconscience, appuie sur vos faiblesses (pauvreté, manque d’éducation, confusion idéologique…) dans le seul but de susciter la pitié des juges, est un mauvais avocat.

    Un avocat qui parle de « bavure » au lieu de « violences d’État systémiques », qui refuse de politiser le débat sur les violences policières, qui vous conseille de ne pas publiciser votre affaire, de ne pas entrer en contact avec des collectifs ayant une expérience dans le combat contre les violences d’État et d’autres blessé-es, est un mauvais avocat.

    Un avocat qui ne vous donne pas clairement ses tarifs au début de l’affaire et se fait payer à l’acte tout au long de la procédure, et ne vous associe pas à la défense, prétendant tout contrôler, est un mauvais avocat.


  • Nombreux sont ceux qui ont dû lire un article ou voir une vidéo au sujet de la jeune suédoise Greta Thunberg. Rares sont ceux qui ont entendu parler de « We Don’t Have Time », la startup suédoise ayant orchestré son succès médiatique. En effet, les premières photos de Greta Thunberg qui ont circulé sur internet ont été prises par Mårten Thorslund, responsable marketing et développement durable de We Don’t Have Time.

    Selon ses propres termes, « We Don’t Have Time est un mouvement et une startup de la tech qui compte utiliser le pouvoir des réseaux sociaux pour responsabiliser les dirigeants et les entreprises vis-à-vis du changement climatique. » Startup qui compte Greta Thunberg parmi ses deux « conseillères spéciale jeunesse ». Ingmar Rentzhog, un des principaux fondateurs de l’entreprise We Don’t Have Time, est aussi le fondateur de l’entreprise suédoise de conseil en communication Laika, spécialisée dans le conseil d’entreprises financières ; Laika a récemment été rachetée par la plateforme de crowdfunding suédoise FundedByMe (une entreprise qui possède des bureaux en Malaisie et à Singapour), qui a alors recruté Rentzhog dans son conseil d’administration. Ingmar Rentzhog est aussi membre du think tank Global Utmaning (Défi Mondial, en français) depuis le 24 mai 2018. En outre, il a été formé par l’ONG de l’ex vice-président états-unien Al Gore « The Climate Reality Project ». Organisation qui « a pour but de former des individus souhaitant contribuer à la sensibilisation générale sur le sujet du réchauffement climatique, en fournissant les outils, le réseautage et les compétences de communication oratoires nécessaires afin de captiver un publique et par conséquent, parvenir à introduire des actions concrètes de changement comportementaux ».

    Al Gore qui est un modèle particulièrement important pour la jeune Greta Thunberg qui, d’ailleurs, ne sort pas de nulle part. Sa mère, Malena Ernman, est une célèbre chanteuse d’opéra suédoise et un des héros de l’année 2017 désignés par le WWF, son père, Svante Thunberg, est un acteur suédois, et son grand-père, Olof Thunberg, est aussi un acteur et réalisateur suédois.

    Se soucier du réchauffement climatique, fort bien. Mais se laisser duper par la médiatisation fulgurante d’une jeune suédoise, organisée par d’ardents partisans du Green New Deal (sorte de plan pour un capitalisme vert) actuellement promu par tous les imposteurs de l’opposition autorisée dans les médias de masse (d’Al Gore à Naomi Klein en passant par Varoufakis), non ! Le développement et le subventionnement massif des industries des énergies dites « vertes », l’amélioration de l’efficacité énergétique, la géoingénierie (avec notamment les technologies dites de capture et stockage du carbone), ainsi que toutes les recommandations que l’on retrouve déjà dans le rapport Brundtland de 1987 ayant donné naissance au mythe du « développement durable », rien de tout cela ne permettra de mettre fin à la destruction systématique du monde naturel. Il ne peut exister de capitalisme vert, pas plus que d’industrialisme vert.

    La surmédiatisation de Greta c’est un pur produit du lobbying en faveur d’un capitalisme vert, qui fait aussi office de campagne de divertissement et de rassurance du grand public. Tous ceux qui se réjouissent de la performance de Greta ne sont pas des partisans du verdissement de la société industrielle capitaliste (même si beaucoup en sont), mais tous ceux qui l’orchestrent, si. Et pour l’instant, au cas où c’était pas suffisamment évident, la nébuleuse du mouvement écologiste est ultra-dominée par différentes formulations de la même illusion d’une société industrielle écolodurable, ce qui explique pourquoi nous sommes dans la merde où nous sommes, pourquoi rien ne change, et pourquoi tout empire et va continuer d’empirer.

    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10156262161297523&set=a.146557692522&type=3


  • « Allô, Place Beauvau ? » - violences policières contre les gilets jaunes
    https://visionscarto.net/allo-place-beauvau

    Titre : « Allô, Place Beauvau ? C’est pour un signalement… » Auteurs : David Dufresne et Philippe Rivière, Valentin de Bruyn, Hans Lemuet et Maxime Zoffoli Date de création : 25 janvier 2019 Mots-clés : #France #police #violences #manifestations #répression #armes #collection_de_cartes Apparition : Mediapart, sous le titre « Allô, Place Beauvau ? C’est pour un signalement » Sources : Recensement et recoupements de David (...)

    #Collection_cartographique


  • Pedro Sánchez : “Venezuela reconocerá la República Catalana si no hay referéndum en 8 días”
    https://www.publico.es/tremending/2019/01/26/pedro-sanchez-venezuela-reconocera-la-republica-catalana-si-no-hay-referendu

    "Le Vénézuéla reconnaîtra la République catalane s’il n’y a pas de référendum dans 8 jours !", c’est la réponse savoureuse des réseaux sociaux espagnols au très extraordinaire ultimatum de quelques dirigeants européens.

    En France, certains rappellent (https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/maduro-bien-mieux-elu-et-plus-legitime-que-trump-et-macron) que Macron, avec ses 18,2 des inscrits (contre 31,7 pour Maduro) n’est pas le mieux placé pour parler de légitimité...

    La rueda de prensa de Pedro Sánchez, en la que asegura que si Maduro no convoca elecciones en ocho días reconocerá a Guaidó como presidente de Venezuela, ha levantado ampollas en redes sociales.

    A muchos les ha parecido de mal gusto exigir votaciones en un país cuando en España, desde Catalunya, se llevan varios años pidiendo un referéndum de autodeterminación.

    Venezuela reconocerá la República Catalana si no hay referéndum en 8 días. Se imaginan?

    — A. Sánchez Moreno #YoApoyoAlTaxi (@alejandrosanmo) 26 de enero de 2019


  • John Bolton t’explique ça « at the business level »: Venezuela regime change big business opportunity: John Bolton
    https://www.foxbusiness.com/politics/venezuela-regime-change-big-business-opportunity

    White House national security adviser John Bolton said it’s in America’s best interest to declare Venezuelan President Nicolas Maduro illegitimate.

    “We want to be sure that everyone on the political level around the world and at the business level, anybody who has interest in the Western Hemisphere, this is a potential major step forward to a lot of progress in our part of the world,” Bolton told FOX Business’ Stuart Varney on Thursday.



  • Le #Groupe_Jean-Pierre_Vernant décide d’arrêter de nourrir son fil twitter

    Ce qui est bien dommage, vu la richesse et la qualité de ce qui y défilait. Quelques morceaux choisis... En espérant que le fil continuera d’exister, pour les archives.

    Groupe J.-P. Vernant @Gjpvernant

    Une paire de jours avant de cesser de contribuer quotidiennement au flux cui-cuiesque — cela correspondra à 30 000 abonnés. On aimerait partir en forme de bilan, mais on ne voit pas bien par quoi commencer, ni ce qu’il y a à expliquer.

    C’est assez paradoxal d’avoir misé (ou du moins expérimenté) sur la capacité des réseaux sociaux à affecter le système normatif et de partir en ayant construit par essai/erreur l’un des comptes les plus visibles du supérieur.

    1/ S’il faut hiérarchiser les raisons d’arrêter le flux tendu, la principale est la suivante : même si l’Histoire n’est pas déterministe et que nous avons encore des marges pour engendrer une bifurcation socio-historique, on va vers le très gros temps, et pour longtemps.

    2/ Le plus probable (mais non sûr, et il faut tout faire contre) est de subir deux décennies d’extrême-droite (au sens commun) au pouvoir, avec toutes les conséquences que cela comporte de restriction des minces libertés restantes.

    3/ Pour tenir, il faut du souffle, voir loin, se ménager de la joie, préparer la lente sortie de l’ombre et surtout, surtout, il faut des amis, des vrais, avec qui l’on tisse des réseaux de solidarité effectifs, tangibles, solides, instantanément activables en cas d’alerte.

    4/ Or, la plus grosse déception de cui-cui est celle-là : on ouvre des réseaux de connaissances, on rencontre d’autres modalités de pensées, d’autres idées, mais rien qui soit de l’ordre de la solidarité. L’ami d’hier ne vous soutiendra pas le lendemain. La défiance est la norme.

    5/ Quiconque connait l’amitié sait bien de quoi il s’agit : du niveau de confiance qu’il faut pour sauter par la fenêtre sans regarder si l’ami vous dit qu’il y a le feu. Sur cui-cui, on a plus souvent affaire à des coups de poignard dans l’incendie que de solidarité.

    6/ Or nous voilà revenus au point de départ. Il importe plus maintenant de retisser des solidarités de solidarité que de produire des contre-expertises à la hache ou de contribuer à un contre-horizon émancipateur.

    Cela milite pour le laisser fonctionnel, soit jusqu’à ce qu’une équipe amie souhaite le reprendre sous un changement de nom, pour une fonction semblable mais un fonctionnement différent.

    On aimerait croire que l’on a réussi au moins ça : déprécier certaines pratiques claniques jusqu’à ce que des gens comme le Parrain soient écartés de l’appareil d’Etat. Vue sa violence, lui le croit peut-être.

    Mister Adien @Mister_Adien En réponse à @Gjpvernant

    Peut-être pas le meilleur moment pour partir, compte tenu du contexte actuel. Les lumières sont importantes quand la nuit tombe.
    Merci en tout cas d’avoir contribué à donner un point de vue différent et engagé.

    Mais d’autres sont venus, dont on n’est pas bien sûrs qu’ils ne soient pas pires : les néomanagers « limace », sans flamboyance, sans intrigue, sans idée, qui sont tellement désespérants qu’ils ne suscitent plus l’opposition, mais l’auto-démolition accélérée de l’institution .

    La croyance dans un pouvoir porté par les réseaux sociaux (et donc notre capacité de nuisance potentielle) a éloigné toute pression directe. Une seule plainte judiciaire en tout, avec un simple rappel à la loi.

    C’est le piège du militantisme — le stade suprême de l’aliénation — auquel on voudrait échapper : il n’y a jamais de « meilleur moment » [pour partir].

    Hoffmann @Chrishoffmann86 En réponse à @Gjpvernant
    Merci de vos contributions. On a toujours peur de se retrouver devant une chorale aux ordres et vous étiez une respiration. Ça va manquer

    La suspension du droit — l’Etat d’exception permanent — est la méthode par laquelle se produit mutation en cours du néolibéralisme au néofascisme. Les bleu-bruns, de Sarkozy à Castaner en passant par Valls en sont directement responsables : https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/26/le-droit-rempart-contre-les-derives-autoritaires_5414847_3232.html

    André Gunthert @gunthert retwitté par Groupe J.-P. Vernant @Gjpvernant

    Inconscience et incompétence, ou volonté de nuire ? A mesure que les informations se précisent, les violences policières de décembre-janvier se transforment en un scandale d’Etat, une tache indélébile sur le macronisme.

    Groupe J.-P. Vernant @Gjpvernant

    L’avantage de lire les inepties de Macron, c’est que vous pouvez mettre dessus la voix de Sarkozy, dans votre tête.

    Celle-ci est merveilleuse : sans banquier, pas de capitalisme de crédit… Il faut que cette vérité soit dite.


  • Scientists Are Teaching the Body to Accept New Organs - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/01/22/health/organ-transplants-immune-system.html

    #Greffe d’organes sans recours aux (ou arrêt à terme des) #immunosuppresseurs.

    The idea is to isolate regulatory T cells from a patient about to have a liver or kidney transplant. Then scientists attempt to grow them in the lab along with cells from the donor.

    Then the T cells are infused back to the patient. The process, scientists hope, will teach the immune system to accept the donated organ as part of the patient’s body.

    “The new T cells signal the rest of the immune system to leave the organ alone,” said Angus Thomson, director of transplant immunology at the University of Pittsburgh Medical Center.

    Dr. Markmann, working with liver transplant patients, and Dr. Leventhal, working with kidney transplant patients, are starting studies using regulatory T cells.

    At Pittsburgh, the plan is to modify a different immune system cell, called regulatory dendritic cells. Like regulatory T cells, they are rare and enable the rest of the immune system to distinguish self from non-self.

    One advantage of regulatory dendritic cells is that researchers do not have to isolate them and grow them in sufficient quantities. Instead, scientists can prod a more abundant type of cell — immature white blood cells — to turn into dendritic cells in petri dishes.

    “It takes one week to generate dendritic cells,” Dr. Thomson said. In contrast, it can take weeks to grow enough regulatory T cells.

    The regulatory T cells also have to remain in the bloodstream to control the immune response, while dendritic cells need not stay around long — they control the immune system during a brief journey through the circulation.

    “Each of us is taking advantage of a different approach,” Dr. Markmann said. “It is not clear yet which is best. But the field is at a fascinating point.”


  • Undercover agents target cybersecurity watchdog who detailed Israeli firm NSO’s link to #Khashoggi scandal
    Haaretz.Com
    https://www.haaretz.com/misc/article-print-page/.premium-undercover-agents-target-watchdog-who-detailed-israeli-firm-nso-s-

    Operatives with fake identities are pursuing members of #Citizen_Lab, the group that uncovered the connection between Jamal Khashoggi’s murder and Israel’s surveillance company #NSO
    The Associated Press | Jan. 26, 2019 | 4:19 PM

    The researchers who reported that Israeli software was used to spy on Washington Post journalist Jamal Khashoggi’s inner circle before his gruesome death are being targeted in turn by international undercover operatives, The Associated Press has found.

    Twice in the past two months, men masquerading as socially conscious investors have lured members of the Citizen Lab internet watchdog group to meetings at luxury hotels to quiz them for hours about their work exposing Israeli surveillance and the details of their personal lives. In both cases, the researchers believe they were secretly recorded.

    Citizen Lab Director Ron Deibert described the stunts as “a new low.”

    “We condemn these sinister, underhanded activities in the strongest possible terms,” he said in a statement Friday. “Such a deceitful attack on an academic group like the Citizen Lab is an attack on academic freedom everywhere.”

    Who these operatives are working for remains a riddle, but their tactics recall those of private investigators who assume elaborate false identities to gather intelligence or compromising material on critics of powerful figures in government or business.

    Citizen Lab, based out of the Munk School of Global Affairs at the University of Toronto, has for years played a leading role in exposing state-backed hackers operating in places as far afield as Tibet , Ethiopia and Syria . Lately the group has drawn attention for its repeated exposés of an Israeli surveillance software vendor called the NSO Group, a firm whose wares have been used by governments to target journalists in Mexico , opposition figures in Panama and human rights activists in the Middle East .

    In October, Citizen Lab reported that an iPhone belonging to one of Khashoggi’s confidantes had been infected by the NSO’s signature spy software only months before Khashoggi’s grisly murder. The friend, Saudi dissident Omar Abdulaziz, would later claim that the hacking had exposed Khashoggi’s private criticisms of the Saudi royal family to the Arab kingdom’s spies and thus “played a major role” in his death.

    In a statement, NSO denied having anything to do with the undercover operations targeting Citizen Lab, “either directly or indirectly” and said it had neither hired nor asked anyone to hire private investigators to pursue the Canadian organization. “Any suggestion to the contrary is factually incorrect and nothing more than baseless speculation,” NSO said.

    NSO has long denied that its software was used to target Khashoggi, although it has refused to comment when asked whether it has sold its software to the Saudi government more generally.

    The first message reached Bahr Abdul Razzak, a Syrian refugee who works as a Citizen Lab researcher, Dec. 6, when a man calling himself Gary Bowman got in touch via LinkedIn. The man described himself as a South African financial technology executive based in Madrid.

    “I came across your profile and think that the work you’ve done helping Syrian refugees and your extensive technical background could be a great fit for our new initiative,” Bowman wrote.

    Abdul Razzak said he thought the proposal was a bit odd, but he eventually agreed to meet the man at Toronto’s swanky Shangri-La Hotel on the morning of Dec. 18.

    The conversation got weird very quickly, Abdul Razzak said.

    Instead of talking about refugees, Abdul Razzak said, Bowman grilled him about his work for Citizen Lab and its investigations into the use of NSO’s software. Abdul Razzak said Bowman appeared to be reading off cue cards, asking him if he was earning enough money and throwing out pointed questions about Israel, the war in Syria and Abdul Razzak’s religiosity.

    “Do you pray?” Abdul Razzak recalled Bowman asking. “Why do you write only about NSO?” ’’Do you write about it because it’s an Israeli company?" ’’Do you hate #Israel?"

    Abdul Razzak said he emerged from the meeting feeling shaken. He alerted his Citizen Lab colleagues, who quickly determined that the breakfast get-together had been a ruse. Bowman’s supposed Madrid-based company, FlameTech, had no web presence beyond a LinkedIn page, a handful of social media profiles and an entry in the business information platform Crunchbase. A reverse image search revealed that the profile picture of the man listed as FlameTech’s chief executive, Mauricio Alonso, was a stock photograph.

    “My immediate gut feeling was: ’This is a fake,’” said John Scott-Railton, one of Abdul Razzak’s colleagues.

    Scott-Railton flagged the incident to the AP, which confirmed that FlameTech was a digital facade.

    Searches of the Orbis database of corporate records, which has data on some 300 million global companies, turned up no evidence of a Spanish firm called FlameTech or Flame Tech or any company anywhere in the world matching its description. Similarly, the AP found no record of FlameTech in Madrid’s official registry or of a Gary Bowman in the city’s telephone listings. An Orbis search for Alonso, the supposed chief executive, also drew a blank. When an AP reporter visited Madrid’s Crystal Tower high-rise, where FlameTech claimed to have 250 sq. meters (2,700 sq. feet) of office space, he could find no trace of the firm and calls to the number listed on its website went unanswered.

    The AP was about to publish a story about the curious company when, on Jan. 9, Scott-Railton received an intriguing message of his own.

    This time the contact came not from Bowman of FlameTech but from someone who identified himself as Michel Lambert, a director at the Paris-based agricultural technology firm CPW-Consulting.

    Lambert had done his homework. In his introductory email , he referred to Scott-Railton’s early doctoral research on kite aerial photography — a mapping technique using kite-mounted cameras — and said he was “quite impressed.

    We have a few projects and clients coming up that could significantly benefit from implementing Kite Aerial Photography,” he said.

    Like FlameTech, CPW-Consulting was a fiction. Searches of Orbis and the French commercial court registry Infogreffe turned up no trace of the supposedly Paris-based company or indeed of any Paris-based company bearing the acronym CPW. And when the AP visited CPW’s alleged office there was no evidence of the company; the address was home to a mainly residential apartment building. Residents and the building’s caretaker said they had never heard of the firm.

    Whoever dreamed up CPW had taken steps to ensure the illusion survived a casual web search, but even those efforts didn’t bear much scrutiny. The company had issued a help wanted ad, for example, seeking a digital mapping specialist for their Paris office, but Scott-Railton discovered that the language had been lifted almost word-for-word from an ad from an unrelated company seeking a mapping specialist in London. A blog post touted CPW as a major player in Africa, but an examination of the author’s profile suggests the article was the only one the blogger had ever written.

    When Lambert suggested an in-person meeting in New York during a Jan. 19 phone call , Scott-Railton felt certain that Lambert was trying to set him up.

    But Scott-Railton agreed to the meeting. He planned to lay a trap of his own.

    Anyone watching Scott-Railton and Lambert laughing over wagyu beef and lobster bisque at the Peninsula Hotel’s upscale restaurant on Thursday afternoon might have mistaken the pair for friends.

    In fact, the lunch was Spy vs. Spy. Scott-Railton had spent the night before trying to secret a homemade camera into his tie, he later told AP, eventually settling for a GoPro action camera and several recording devices hidden about his person. On the table, Lambert had placed a large pen in which Scott-Railton said he spotted a tiny camera lens peeking out from an opening in the top.

    Lambert didn’t seem to be alone. At the beginning of the meal, a man sat behind him, holding up his phone as if to take pictures and then abruptly left the restaurant, having eaten nothing. Later, two or three men materialized at the bar and appeared to be monitoring proceedings.

    Scott-Railton wasn’t alone either. A few tables away, two Associated Press journalists were making small talk as they waited for a signal from Scott-Railton, who had invited the reporters to observe the lunch from nearby and then interview Lambert near the end of the meal.

    The conversation began with a discussion of kites, gossip about African politicians, and a detour through Scott-Railton’s family background. But Lambert, just like Bowman, eventually steered the talk to Citizen Lab and NSO.

    “Work drama? Tell me, I like drama!” Lambert said at one point, according to Scott-Railton’s recording of the conversation. “Is there a big competition between the people inside Citizen Lab?” he asked later.

    Like Bowman, Lambert appeared to be working off cue cards and occasionally made awkward conversational gambits. At one point he repeated a racist French expression, insisting it wasn’t offensive. He also asked Scott-Railton questions about the Holocaust, anti-Semitism and whether he grew up with any Jewish friends. At another point he asked whether there might not be a “racist element” to Citizen Lab’s interest in Israeli spyware.

    After dessert arrived, the AP reporters approached Lambert at his table and asked him why his company didn’t seem to exist.
    He seemed to stiffen.

    “I know what I’m doing,” Lambert said, as he put his files — and his pen — into a bag. Then he stood up, bumped into a chair and walked off, saying “Ciao” and waving his hand, before returning because he had neglected to pay the bill.

    As he paced around the restaurant waiting for the check, Lambert refused to answer questions about who he worked for or why no trace of his firm could be found.

    “I don’t have to give you any explanation,” he said. He eventually retreated to a back room and closed the door.

    Who Lambert and Bowman really are isn’t clear. Neither men returned emails, LinkedIn messages or phone calls. And despite their keen focus on NSO the AP has found no evidence of any link to the Israeli spyware merchant, which is adamant that it wasn’t involved.

    The kind of aggressive investigative tactics used by the mystery men who targeted Citizen Lab have come under fire in the wake of the Harvey Weinstein sexual abuse scandal. Black Cube, an Israeli private investigation firm apologized after The New Yorker and other media outlets revealed that the company’s operatives had used subterfuge and dirty tricks to help the Hollywood mogul suppress allegations of rape and sexual assault.

    Scott-Railton and Abdul Razzak said they didn’t want to speculate about who was involved. But both said they believed they were being steered toward making controversial comments that could be used to blacken Citizen Lab’s reputation.

    “It could be they wanted me to say, ’Yes, I hate Israel,’ or ’Yes, Citizen Lab is against NSO because it’s Israeli,’” said Abdul Razzak.
    Scott-Railton said the elaborate, multinational operation was gratifying, in a way.

    “People were paid to fly to a city to sit you down to an expensive meal and try to convince you to say bad things about your work, your colleagues and your employer,” he said.

    “That means that your work is important.”



  • Défiance à l’égard des médias : comment remonter la pente ?

    https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/du-grain-a-moudre-du-jeudi-24-janvier-2019

    Beaucoup de débats après l’enquête et le « baromètre » publié par la Croix sur la défiance envers la presse. Jusqu’ici, je n’ai rien entendu de très fracassant, les journalistes et patrons de presse se succèdent à la radio en pleurnichant que gna gna c’est trop injuste, nous faisons un si beau métier, si dificile, qui nous posons tant de questions à chaque conférence de presse gna gna etc...

    Risible quand on connait un peu ces organes de l’intérieur et comment ça marche vraiment :) Pauvres journalistes qui font « si bien leur métiers » et avec tant de courage.

    Je trouve complètement incroyable que pas un·e journaliste entendu·e récemment dans les médias ne se posent les vraies questions, profondes, qui expliqueraient cette désaffection. Comme si cette presse qui est tellement protégée par le pouvoir qui l’arrose de subventions, tellement privilégiée, tellement arrogante et méprisante était elle même complètement aveugle et inconsciente des travers dans lesquels elle est tombée, se comportant comme « les maitres du monde », trop gros, trop sure d’elle même, à la recherche du buzz, du spectaculaire, prête à ventre son âme pour un bon scoop, incapable d’évoluer, de percevoir même les évolutions sociales réelles, incapable même de faire évoluer son vocabulaire, sa terminologie (Droits de l’Homme...). Une presse empêtrée comme jamais dans la société du spectacle et qui s’étonne que les lectrices et lecteurs ne gobent plus leurs petite salade bien dégueu. Une somme de petits mépris ressentie comme un gros mépris par les citoyennes et citoyens qui méritent une presse et une information dignes de bien meilleure facture.

    J’attends toujours l’organe de presse ou le ou la journaliste qui sera capable de prendre un peu de distance et de faire cette analyse critique si nécessaire. Mais pour l’instant, elles et ils sont à des années lumière d’accepter de se remettre en question.

    Et jusqu’à nouvel ordre, je continuerai - en grande partie grâce à l’intelligence collective de seenthis - à construire un réseau d’information constitué de sites, de médias, d’initiatives très diverses offrant finalement un riche savoir, une instimable somme de connaissance pour pallier à la vacuité de ce qu’on appelle la presse « établie » du genre les décodeurs du Monde pour ne citer que la plus minable d’entre elle.

    Il fallait s’y attendre : interroger les Français sur leur confiance dans les médias en pleine crise des Gilets jaunes n’allait pas produire des résultats encourageants pour les journalistes. Le 32e baromètre annuel que publie le journal La Croix ce jeudi en témoigne : la défiance est au plus haut, et tous les médias –radio, télé, presse écrite, internet- sont concernés.

    Il serait imprudent de n’y voir qu’un phénomène conjoncturel. Le recul de la confiance s’inscrit dans le temps long. Une tendance de fond, sans réponse satisfaisante pour l’instant. Cette rupture entre les journalistes et le public ne tient pas non plus à un moindre intérêt pour l’information.

    Le baromètre de la Croix dit même tout le contraire : les Français interrogés s’intéressent de plus en plus à l’actualité. Du coup, c’est sur les conditions de production de l’information, et sur son contenu, qu’il semble nécessaire –et urgent- de se pencher.

    « Défiance à l’égard des médias : comment remonter la pente ? »