• Macron agacé : ses ministres “ne foutent rien”, publient des livres et n’en vendent pas (chiffres à l’appui)
    https://actualitte.com/article/103007/politique-publique/macron-agace-ses-ministres-ne-foutent-rien-publient-des-livres-et-n-en-v

    Jean-Michel Blanquer a publié École ouverte […] 620 exemplaires vendus. […]

    Marlène Schiappa […] Sa façon d’être à moi […] : 64 exemplaires. […]

    […]

    Bienvenue en politique : à ceux qui sont tentés de renoncer, que signe Emmanuelle Wargon chez Calmann-Levy […] : 75 exemplaires vendus.

  • Voilà, c’est aujourd’hui jeudi 7 octobre la sortie du livre

    « Cartographie radicale : explorations »
    par Nepthys Zwer @nepthys et @reka de chez
    @visionscarto
    disponible dans toutes les librairies avec une semaine d’avance sur le planning (on a de la chance).

    https://www.editionsladecouverte.fr/cartographie_radicale-9782373680539

    C’est un ouvrage à quatre mains, un dialogue entre l’historienne (Nepthys) et le géographe (Reka) qui abordent les mille et une façons cartographiques de parler, dessiner, représenter le monde, nos espaces de vie. Nous y présentons une multiplicité d’approches théoriques et conceptuelles, et nous exposons le résultat de trois décennies de pratiques et "d’expérimentations" cartographiques.

    Dans l’intro nous écrivons :

    « C’est en imaginant ces nouvelles approches, en se hasardant à inventer de nouvelles formes, en bravant les contraintes techniques et surtout en osant défier, voire pervertir les conventions que la cartographie fait émerger une réflexion alternative riche. Non seulement elle produit un savoir nouveau sur le monde, mais elle instaure aussi un autre rapport à la connaissance. Car le savoir « -politique- » des simples citoyennes et citoyens subissant diverses formes d’aliénation sociale, économique et politique devient un outil d’émancipation quand il prend la forme d’une carte. Même si elle semble, de prime abord, moins engagée, la carte sensible qu’une personne produit sur sa propre vie ou ses propres émotions actionne les mêmes ressorts de la prise de conscience et d’une nouvelle confiance en soi »

    « Cette autre façon de concevoir les cartes constitue, même si elle la bouscule un peu, un prolongement de la cartographie conventionnelle. Cette dernière revendique un statut de science exacte, s’appuyant sur des données réputées fiables, et croit produire des images neutres et fidèles de la réalité. Au mieux, ces cartes s’approchent au plus près de la réalité du terrain, en le représentant le plus fidèlement possible, ce qui les rendabsolument nécessaires : il faut pouvoir se repérer, se déplacer d’un point à un autre, il faut que les avions puissent voler, que les bateaux puissent naviguer. La cartographie alternative se veut plus modeste, car elle questionne en permanence les données et les informations dont elle se nourrit et, surtout, assume – et revendique même – sa nature subjective : les images cartographiques ne sont que des visions, des interprétations du réel. »

    #cartographie #cartoexperiment #truc_super_chouette

  • Voilà, c’est aujourd’hui jeudi 7 octobre la sortie du livre

    « Cartographie radicale : explorations »
    par Nepthys Zwer @nepthys et @reka de chez
    @visionscarto
    disponible dans toutes les librairies avec une semaine d’avance sur le planning (on a de la chance).

    https://www.editionsladecouverte.fr/cartographie_radicale-9782373680539

    C’est un ouvrage à quatre mains, un dialogue entre l’historienne (Nepthys) et le géographe (Reka) qui abordent les mille et une façons cartographiques de parler, dessiner, représenter le monde, nos espaces de vie. Nous y présentons une multiplicité d’approches théoriques et conceptuelles, et nous exposons le résultat de trois décennies de pratiques et "d’expérimentations" cartographiques.

    Dans l’intro nous écrivons :

    « C’est en imaginant ces nouvelles approches, en se hasardant à inventer de nouvelles formes, en bravant les contraintes techniques et surtout en osant défier, voire pervertir les conventions que la cartographie fait émerger une réflexion alternative riche. Non seulement elle produit un savoir nouveau sur le monde, mais elle instaure aussi un autre rapport à la connaissance. Car le savoir « -politique- » des simples citoyennes et citoyens subissant diverses formes d’aliénation sociale, économique et politique devient un outil d’émancipation quand il prend la forme d’une carte. Même si elle semble, de prime abord, moins engagée, la carte sensible qu’une personne produit sur sa propre vie ou ses propres émotions actionne les mêmes ressorts de la prise de conscience et d’une nouvelle confiance en soi »

    « Cette autre façon de concevoir les cartes constitue, même si elle la bouscule un peu, un prolongement de la cartographie conventionnelle. Cette dernière revendique un statut de science exacte, s’appuyant sur des données réputées fiables, et croit produire des images neutres et fidèles de la réalité. Au mieux, ces cartes s’approchent au plus près de la réalité du terrain, en le représentant le plus fidèlement possible, ce qui les rendabsolument nécessaires : il faut pouvoir se repérer, se déplacer d’un point à un autre, il faut que les avions puissent voler, que les bateaux puissent naviguer. La cartographie alternative se veut plus modeste, car elle questionne en permanence les données et les informations dont elle se nourrit et, surtout, assume – et revendique même – sa nature subjective : les images cartographiques ne sont que des visions, des interprétations du réel. »

    #cartographie #cartoexperiment #truc_super_chouette

  • Comment ça se passe, chez vous, les activités des enfants ? Parce qu’ici, avec les nôtres, c’est un peu le bazar, mais je ne lis rien nulle part à ce sujet (pourtant les activités des gamins, dans les vie des gens qui en ont, c’est pas rien, et pour beaucoup de professionnels c’est pas du tout anodin dans leur revenu).

    – Le seul cours qui semble « normal » chez nous, c’est la danse de la petite (10 ans), elles sont une vingtaine comme l’année dernière.

    – En revanche, la danse de la grande (qui va avoir 13 ans), elles ne sont que 4. Peut-être parce qu’il faut être vaccinées ?

    – Plus curieux encore, les ateliers de mecton (10 ans) au musée, il est carrément tout seul. Pourtant pas de vaccin, ils ont tous 10 ans et moins.

    – Et pour être complet : on ne l’a pas réinscrit au judo, parce que l’année dernière ça a été trop le bordel, et que le sport de contact en intérieur, c’est sans doute ce qui se fait de pire dans le genre.

    –-------

    Alors je ne sais pas si c’est juste nous, ou si ces cours avec peu ou pas de gosses inscrits, ce sont des phénomènes plus généraux, mais de ce que j’irais supposer :

    – les cours qui n’ont pas correctement proposé le remboursement des séances non effectuées l’année dernière, c’est un peu mort à mon avis ; au premier confinement on a été compréhensifs, mais après une année complète, les cours payés qui n’ont pas eu lieu mais pas remboursés, ça a commencé à peser…

    – possiblement les activités qui nécessitent la vaccination, surtout chez les 12-14 ans, ça reste un problème. Va savoir.

    – la nullité générale autour du virus (j’m’en-foutisme d’une partie des parents, permanence des discours antivaxx et anti-masque, méconnaissance générale notamment de la transmission par aérosol, absence totale de capteurs de CO2 dans ce pays…) n’engage pas à la confiance.

    • Ici à Valence en Espagne, pour les « assez petits » (fin de maternelle) tout a très bien repris, normal car les « locaux » sont autrement plus respectueux des mesures et gestes barrières que les tonnes de touristes qu’on s’est tapé cet été et qui sont finalement partis (nous reste les retraités mais ils ont l’air moins pire).

      Du coup danse au taquet, musique au taquet, piscine au taquet...

      Courage par chez vous et en espérant que ça tienne par chez nous

    • Salut,
      pareil de mon côté pour la grs
      Les filles avaient une grosse équipe de copine...qui s’est réduit à 4 cette année.
      De mon côté j’ai repéré 2 facteurs :
      – Antivax...je connais plusieurs parents qui veulent absolument TOUT faire pour que leur enfant de plus de 12 ans soit pas vacciné (et attends quand je dis tout...une des familles a tout fait pour attraper le virus. Une partie de la famille l’a eu mais malheureusement pour eux...les 2 enfants de 12 et 14 ans l’ont pas attrapé...quand j’ai appris ça, j’étais pantois)
      – Effet du confinement : les mômes sont devenus monomaniaques et archi dépendants des écrans. Ils ont arrêté toutes les activités car plus d’intérêt comparé aux écrans. Petit exemple du niveau de dépendance : on invite les mômes à la maison, mes filles sont saoulées car toutes les 10mn, pose de 5mn pour consulter les réseaux sociaux...et parfois ça s’éternise la pause...
      A leur école de musique par contre, malgré l’ambiance antivax très présente (un des profs a presque pleuré quand il a su qu’on était vacciné, il nous a dit qu’il était très triste pour nous et qu’il espère que malgré tout on pourra profiter un peu de la vie mais si elle se raccourci ou qu’on ait des soucis de santé)(je blague pas hein) par contre pas de baisse d’effectifs constatée (mais je pense que personne contrôle, ils sont bien à l’arrache)

    • (@arno : rien à voir mais ça m’embête de pas te le préciser parce que je connais pas mal de gars que ça embête beaucoup et peut être que tu sais pas : le judo c’est très traumatisant pour les articulations (surtout épaule) et le dos (énormément de judoka souffrent beaucoup du dos à partir de 30/40 ans)

  • Le bio peut-il nourrir la planète ? | www.natureandmore.com
    https://www.natureandmore.com/fr/all-about-organic/le-bio-peut-il-nourrir-la-planete

    - En Europe et Amérique du Nord : avec de bonnes conditions de culture, et un usage présumé élevé d’engrais et de pesticides, le rendement du bio est 60 à 100% celui du conventionnel, selon la culture.
    – Dans le second monde : avec des conditions de culture mitigées et un usage présumé plus irrégulier d’engrais et de pesticides, le rendement du bio est 92 à 100% celui du conventionnel, selon la culture.
    Dans le tiers-monde : avec des conditions de culture difficiles, des intrants faibles, dans les zones d’agriculture vivrière, le rendement du bio est 100 à 180% celui du conventionnel.

  • La fabrication de chaussures relocalisée en #France, dans l’#usine « la plus moderne au monde » en #Ardèche

    C’est le retour de la production de chaussures à grande échelle en France, et ça se passe en Ardèche ! L’usine ASF 4.0 du groupe textile #Chamatex a été inaugurée à #Ardoix, « l’usine de chaussures de #sport la plus moderne au monde » selon ses dirigeants.

    Après un an de travaux et 10 millions d’euros d’investissement, l’usine ultramoderne ASF 4.0 - pour ’#Advanced_Shoe_Factory' - a été inaugurée ce jeudi en Ardèche, à Ardoix. Le groupe Chamatex a réussi son pari : relocaliser la fabrication de chaussures de sport en France, et ainsi concurrencer l’Asie.

    Dès la semaine prochaine, des premières #chaussures_de_sport de la marque #Salomon seront produites. Il s’agit des modèles Captiv, qui devraient être commercialisées au plus tard en janvier 2022. Pour le moment, une vingtaine de salariés ont été embauchés. Ils seront une quarantaine à la fin de l’année.

    Deux conditions pour permettre la #relocalisation : automatiser le plus possible la production pour réduire les coûts, et fabriquer en quantité pour amortir les investissements. Là encore, pari tenu annonce le président du groupe Chamatex Gilles Réguillon : « de la découpe en automatique, une ligne d’assemblage en automatique, une ligne de collage en automatique, une ligne de packaging automatique, et le tout géré en industrie 4.0. C’est unique, et c’est ici, en Ardèche ».

    Encore quelques réglages, et avant la fin de l’année, une paire de chaussures sera fabriquée toutes les deux minutes sur le site. Des améliorations techniques permettront de réduire ce temps par deux l’an prochain. Objectif affiché : produire 500 000 paires de chaussures par an, d’ici 2024. Et Gilles Réguillon annonce d’ores et déjà travailler sur l’extension de son usine, afin d’ajouter de nouvelles lignes de production, les « commandes étant remplies pour les trois prochaines années » a-t-il indiqué ce jeudi. Trois marques ont d’ores et déjà signé avec l’usine pour fabriquer certains de leurs modèles : Salomon, Babolat et Millet.

    Les partenaires sont nombreux, les dirigeants évoquent une « hybridation des talents ». #ASF_4.0 est co-fondée par Bertrand Barre, président du Groupe Zebra, et Gilles Réguillon, président du #Groupe_Chamatex, qui a misé sur son matériau textile unique #Matryx comme principal composant de sa chaussure ; la marque Salomon a amené son savoir-faire et le process industriel ; la partie machinerie a été menée par Siemens.

    https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/la-fabrication-de-chaussures-relocalisee-en-france-dans-l-usine-la-plus-m

    #chaussures #made_in_France

  • Sécurité des échanges et bonnes pratiques client/serveur ?

    De plus en plus, je constate sur les réseaux d’entreprise, la présence d’antivirus ou de proxy transparents surchargeant la chaine de certification des navigateurs, indiquant par là qu’il y a un « men in the middle » sur le réseau, c’est à dire un tiers qui peut analyser tout le trafic, en toute impunité et légalité.

    – Impunité : on ne peut rien y faire
    – Légalité : c’est le réseau d’entreprise, pas moyen de râler

    La théorie veut que le https, c’était pour assurer que les données circulent entre le serveur et le navigateur sans pouvoir être déchiffrées par un tiers. Et donc, désormais, sur la plupart des réseaux d’entreprise, ce n’est plus le cas.

    Sur SeenThis, et SPIP en général, il me semble, il y a ce type de protection pour le mot de passe à l’authentification... même si le mot de passe est envoyé en clair dans un mail à l’origine... en somme, il y a un bout de protection.

    Mais vous, dans vos applications, vous faites comment ?

    Dans nos applications Web, on tente de lutter contre ces dérives du chiffrement en chiffrant des éléments, les mots de passe en particulier. On utilise un chiffrement asymétrique à base de clef privée et publique pour envoyer les données du navigateur au serveur. Et on se rend compte qu’il va falloir aussi le faire dans l’autre sens, à ce rythme... pour aussi protéger certains échanges dans l’autre sens.

    Sommes-nous les seuls à envisager ces options que j’ai envie de qualifier d’extrêmes ?

  • « On l’a en travers de la gorge » : la grande désillusion des fabricants de masques français | LCI
    https://www.lci.fr/societe/video-masques-un-fabricant-francais-appelle-a-l-aide-2196902.html

    Lancée au plus fort de la pandémie, cette production 100% française voit ses clients lui tourner le dos. Hôpitaux ou collectivités optent pour la concurrence chinoise. Selon le syndicat du secteur, plus de 95 % des masques achetés viennent aujourd’hui d’Asie. « S’il n’y a pas de changement dans les appels d’offre publics, nous allons devoir arrêter les lignes de production par manque de débouchés », affirme le syndicat des Fabricants français de masques (F2M), qui regroupe la moitié de la trentaine de sociétés qui se sont mises à fabriquer dans l’urgence des masques chirurgicaux ou FFP2 au début de la crise sanitaire. « Si la production française n’est pas soutenue, que se passera-t-il en cas de nouvelle maladie infectieuse à risque épidémique ? », s’interroge-t-il encore auprès de l’AFP.

    Alors tu vois coco, pour économiser quelques centaines d’euros par an, on va te détruire tout un outil industriel essentiel en cas de pandémie. Parce que tu comprends, le truc qui coûte déjà pas bien cher mais qui est très utile, c’est 5 fois moins cher de l’acheter puis de le faire venir de l’autre bout de la planète... Et c’est là que tu te poses des questions sur les mécanismes de formation des prix, et en particulier de celui du transport.

  • French arms - Enquêtes - Disclose.ngo
    https://disclose.ngo/fr/investigations/french-arms

    La France est le troisième exportateur d’armes au monde. Ce commerce, a priori prohibé, doit être accompagné de garanties quant à l’usage qui est fait du matériel militaire vendu. En d’autres termes, l’Etat a pour obligation de s’assurer que les armes fournies à des pays étrangers ne sont pas utilisées contre des civils. Un engagement inscrit dans une position commune européenne de 2008, comme dans le Traité sur le commerce des armes (TCA) de 2014 et dont la France est signataire.
    French arms est une série d’enquête dressant le panorama accablant des ventes et de l’usage des armes françaises dans des pays où des violations des droits de l’Homme sont commises et largement documentées.

    #secret_défense #contrôle_démocratique #armes_française

  • Photo de l’assassinat du Premier ministre espagnol Luis Carrero Blanco par le groupe séparatiste basque ETA le 20 décembre 1973.

    L’assassinat du Premier ministre Luis Carrero Blanco, également connu sous son nom de code, Operación Ogro (en anglais : Operation Ogre), a eu de profondes conséquences sur la politique espagnole. L’amiral Carrero Blanco a été assassiné à #Madrid par le groupe séparatiste basque #ETA le 20 décembre 1973. Cet assassinat est considéré comme le plus grand #attentat contre l’État franquiste depuis la fin de la #guerre_civile_espagnole en 1939.

    La mort de Carrero Blanco eut de nombreuses implications politiques. À la fin de 1973, la santé physique du caudillo Francisco Franco s’était détériorée de manière significative, ce qui résumait la dernière crise de l’État franquiste. Après sa mort, le secteur le plus conservateur de l’État franquiste, connu sous le nom de búnker , a voulu influencer Franco afin qu’il choisisse un ultraconservateur comme Premier ministre. Enfin, il a choisi Carlos Arias Navarro , qui avait initialement annoncé un assouplissement partiel des aspects les plus rigides de l’État franquiste, mais qui se retirait rapidement sous la pression du búnker. En revanche, ETA a consolidé sa place en tant que groupe armé pertinent et évoluera pour devenir l’un des principaux adversaires du #franquisme.

    http://historium.tumblr.com
    #histoire #Tumblr

  • 20 décembre 1973 - L’ETA fait sauter le premier ministre fasciste espagnol et successeur de Franco, l’amiral Luis Carrero Blanco, dans ce qui s’appelait Operación Ogro.

    Operación Ogro (Opération Ogre) est le nom donné par le groupe de libération basque #ETA (Euskadi Ta Askatasuna) à son assassinat de l’amiral Luis Carrero Blanco, le premier ministre espagnol, le 20 décembre 1973.

    Pendant cinq mois, une unité de commando de l’ETA utilisant le nom de code Txikia a creusé un tunnel sous la rue de leur appartement en sous-sol loué à Madrid - en disant au propriétaire qu’ils étaient des étudiants sculpteurs pour cacher leur véritable objectif. Le tunnel était rempli de 80 kg d’explosifs qui avaient été volés dans un dépôt du gouvernement.

    Le 20 décembre, un commando de l’ETA composé de trois hommes déguisés en électriciens a fait exploser les explosifs au passage de la voiture de Blanco. L’explosion a projeté Blanco et sa voiture à 20 mètres en l’air et au-dessus d’un immeuble de cinq étages. La voiture s’est écrasée sur le sol du côté opposé d’un collège jésuite, atterrissant sur le balcon du deuxième étage.

    Le #gif est tiré d’un film espagnol sur l’opération

  • Les oubliés de l’Espagne

    En octobre 2019, le cercueil du général Franco quittait le mausolée où il était enterré depuis 1975.

    Une construction à la gloire du national catholicisme qui abrite près de 30 000 cadavres de la guerre civile. Le film se propose d’explorer les lignes de fractures qui traversent toujours la société espagnole dans le prisme de son exhumation.

    https://pages.rts.ch/docs/doc/11923852-les-oublies-de-l-espagne.html
    #film #film_documentaire #documentaire
    #Espagne #Valle_de_los_Caídos #Valle_de_los_Caidos #Francisco_Franco #Franco #dictature #histoire #mausolée #mémoire #guerre_d'Espagne #monument #José_Antonio_Primo_de_Rivera #falange #Eglise #national-catholicisme #réconciliation #disparus #Calatayud #disparitions #amnésie_générale #silence #peur #Juan_Carlo_I #réconciliation_nationale #amnestie #fosses_communes #loi_de_mémoire_historique #association_Arico #exhumation #transition_démocratique #enseignement #statues #justice #dépouilles #sépulture_digne #oubli #droit

    • For an academic reference and #counter memory, see also

      1. Iturriaga N. At the Foot of the Grave: Challenging Collective Memories of Violence in Post-Franco Spain. Socius. January 2019. doi:10.1177/2378023119832135

      “Understanding the development and meaning of collective memory is a central interest for sociologists. One aspect of this literature focuses on the processes that social movement actors use to introduce long-silenced counter-memories of violence to supplant the “official” memory. To examine this, I draw on 15 months of ethnographic observations with the Spanish Association for the Recovery of Historical Memory (ARMH) and 200 informal and 30 formal interviews with locals and activists. This paper demonstrates that ARMH activists, during forensic classes given at mass grave exhumations, use multiple tactics (depoliticized science framing, action-oriented objects, and embodiment) to deliver a counter-memory of the Spanish Civil War and Franco regime and make moral and transitional justice claims. This research shows how victims’ remains and the personal objects found in the graves also provoke the desired meaning that emotionally connects those listening to the classes to the victims and the ARMH’s counter-memory.”

    • Les derniers jours de Franco
      https://tv-programme.com/les-derniers-jours-de-franco_documentaire

      Retour sur la dictature espagnole du général Franco, qui a imposé son pouvoir autoritaire sur le pays du 1er octobre 1936 au 20 novembre 1975. Le 20 novembre 1975, le dictateur Francisco Franco s’éteint à 82 ans. Avec lui, c’est la plus longue dictature du XXe siècle qui disparaît. Le général a régné plus de quarante ans sur l’Espagne. Son médecin personnel décrit les coulisses saisissantes de l’agonie du Caudillo. Ses opposants évoquent la poigne de fer qui tenait le pays. Depuis la guerre civile de 1936, avec ses centaines de milliers de morts, jusqu’aux années 1970, prospères mais répressives, Franco a écrasé tous ses ennemis. Aujourd’hui encore, son fantôme hante l’Espagne. La crise catalane a réveillé de vieux antagonismes, Barcelone accusant le pouvoir de Madrid de sympathies franquistes. Carles Puigdemont, ex-président de Catalogne témoigne depuis son exil forcé.

      J’ai vu ce doc hier soir et son gendre (cardiologue véreux) qui a vendu les clichés, à prix d’or, de l’agonie du généralissime à Paris-match. Une vrai famille de pourris.
      https://seenthis.net/messages/816931
      https://seenthis.net/messages/748134

  • Pierre Beyssac est très énervé par le thème « envoyer un email pollue plus que 3200 vaches qui pètent pendant une année » (thème qui a notamment l’avantage de faire passer la fin des forfaits illimités et la destruction de la neutralité du Net pour des démarches progressistes)
    https://twitter.com/pbeyssac/status/1439921662988795907

    Après la raclette, je m’attaque à l’espresso. Le chauffage d’eau de ma cafetière pompe presque autant qu’un appareil à raclette : 1375 W. Mais moins longtemps. Faire le café ensuite est plus léger : 75 W. Avec l’énergie de 2 mn de chauffe, Netflix diffuse jusqu’à 3700 films HD.

  • Je reviens sur la remarque de @biggrizzly il y a quelques temps, sur le fait que la plupart des gens ne connaissent pas directement quelqu’un qui est mort du Covid, ou même qui a fait une forme grave. Et que ça induit une perception finalement très virtuelle de l’épidémie (alors que les contraintes, elles, sont subies par la plupart des gens).

    Mais j’ai aussi l’impression qu’à l’inverse, absolument tous les antivax connaissent (ou disent connaître) quelqu’un a qui il est arrivé un truc totalement invraisemblable avec le vaccin. Parce qu’on a toujours droit aux 10 arguments successifs plus ou moins usuels dans ce genre (regarde Israël alors qu’ils sont super-vaccinés, les vaccins sont responsables des variants, etc.), mais de manière épatante, tu as toujours le « témoignage humain », qui a pour double but d’interdire la contradiction (sinon ça revient à traiter directement les gens de menteurs) et d’attirer la sympathie (bon ben d’accord, là pour le coup je comprends que tu veuilles pas…).

    Mais alors il y a vraiment un gros problème de statistiques : parce qu’à chaque fois tu tombes sur quelqu’un qui connaît le cousin d’un ami à qui il est arrivé le truc le plus improbable du monde, genre « il est mort parce qu’il a fait une réaction au vaccin », ou « il a été contaminé par le Covid qu’on injecte dans le vaccin et a ensuite il a contaminé toute sa famille ».

    Et donc un gros problème de biais, parce qu’après les arguments objectivement discutables, on t’assène assez systématiquement ce gros argument « ah oui mais moi je connais quelqu’un qui a un ami qui… » alors que toi dans l’autre sens, comme témoignage direct, tu as le voisin qui l’a eu et il en a vraiment chié pendant cinq jours, hein.

    • J’ai un membre de la famille à fond dans le trip « ceux qui ont des maladies, c’est qu’ils ont une hygiène de vie pourrie ». Il est à fond tout le reste évidemment. Et donc, quand il t’explique qu’il connait des antis qui meurent, c’est pas parce qu’ils ont une maladie liée à leur hygiène de vie pourrie. C’est parce que le système les a tués. Par exemple, telle nana, morte du covid-19, ben c’est pas vrai. Elle est morte parce qu’on l’a assassinée.

      En fait, tu te dis que ces gens, c’est juste la misère dans leur tête.

      L’autre soir, des parents d’un gamin dans la même classe que notre gnome. On fait part de nos atermoiements à vacciner le notre, et la façon dont on a répondu à la question en lui proposant d’en discuter. Il a décidé « on vaccine ». Bref. Chez ces parents, c’est différent. Elle, elle est formatrice chez un vendeur de sucre médical. Et elle connaît un homéopathe qui. Et un médecin qui. Et une pharmacienne qui. Et donc, en fait, elle ne veut pas le vacciner son gamin. Et j’ai juste évoqué quelques faits difficiles à évacuer sur les morts et les covid longs. Rien à faire. En fait, ça l’a braquée. Pourtant j’avais été terriblement gentillet, juste à amener des faits, aucun jugement, aucune contradiction. Et elle ne l’a pas fait vacciner son gamin, à mon très humble avis. En fait, elle n’en parle plus sur le groupe whatsapp qui nous rassemble (nan, j’ai pas de compte sur ce truc, ne m’y cherchez pas).

      Le covid, c’est un peu comme Zemmour. Tu évoques le sujet, et ça te révèle si tu vas pouvoir continuer à côtoyer les gens.

  • Vivendi va s’emparer du groupe Lagardère, le titre décolle en Bourse - Le Point
    https://www.lepoint.fr/economie/vivendi-va-s-emparer-du-groupe-lagardere-15-09-2021-2443387_28.php

    Après la mise en Bourse d’Universal Music, ce sera peut-être le dernier gros coup de l’ancien « petit prince du cash-flow », Vincent Bolloré, avant sa retraite qu’il a – pour l’instant – programmée au 17 février 2022. Vivendi, principal actionnaire de Lagardère avec 27 % du capital, a annoncé qu’il allait racheter les 18 % de la société d’édition, de travel retail (commerce de passage) et de médias détenus par le fonds Amber Capital. Ce faisant, il vise la pépite de ce groupe qui a réalisé 4,4 milliards d’euros de chiffres d’affaires l’année dernière : le géant de l’édition Hachette, qui possède les maisons Grasset, Tallandier, Fayard, Fasquelle, Stock, Le Livre de Poche, etc.

    Tout est dans le « etc ».

    La comédie autour de Lagardère dure depuis des mois.

    Ceci dit, à quel moment y-a-t-il qq’un pour dire que la concentration dans les médias, ça suffit ?

    Notons qu’on découvre que l’autre là, a décidé de prendre sa retraite en février prochain. Si seulement c’était vrai...

  • « Complément d’enquête ». Fake news, la machine à fric - France 2 - 2 septembre 2021
    https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/complement-d-enquete-fake-news-la-machine-a-fric_4736283.html

    Un docu de Aude Fabre de la chaine Aude WTFake et Sylvain Louvet, sur le financement des sites de fake news :
    – par les dons sur les plateformes, notamment Ulule et Tipeee en France
    – et surtout par les publicités (des millions chaque années)

    Pour les dons, les patrons de Tipeee (dont Michael Goldman, fils de JJ) ont un argumentaire exactement Lacambrien : ils sont hébergeurs d’un service, et ils défendront quiconque l’utilise tant que c’est pas illégal selon la loi, et il le dit noir sur blanc : il assume tout, « du plus antisémite au moins antisémite, du plus complotiste au moins complotiste ». C’est beau de défendre abstraitement la liberté, mais ces gens gagnent concrètement des milliers d’euros de commission grace à ces versements, donc c’est pas pour la beauté du geste. Le patron d’Ulule lui, a au final reversé l’intégralité du pourcentage de CA généré par Hold Up (7000€ pour Ulule) a une asso anti désinformation.

    Pour la publicité, c’est Google 99% du temps, et techniquement il est parfaitement possible de bloquer l’envoi des pubs sur tel ou tel site, aussi bien par Google que par les annonceurs. Il s’agit de la principale source de financement de tous ces sites. Certains gagnent des centaines de milliers chaque mois, juste avec ça. Si on coupe cette source, il est à peu près certain qu’il y en aurait beaucoup moins.

    #fake_news #désinformation #financement #dons #publicité #crowdfunding #financement_participatif #Google #AudeWTFake

  • Le site de désinformation « FranceSoir » démonétisé par Google
    https://www.europe1.fr/medias-tele/le-site-de-desinformation-francesoir-demonetise-par-google-4065927#utm_term=

    Un autre site de désinformation démonétisé par Google. Et c’est probablement la conséquence d’un numéro de Complément d’enquête, diffusé jeudi dernier. Ce site, c’est FranceSoir, régulièrement épinglé pour ses articles complotistes ou de désinformation. Il n’affiche plus de publicités acheminées par Google. Il semblerait donc que la firme américaine l’ait démonétisé. Ce qui implique une perte de revenus conséquente qui pourrait fragiliser le site. C’est Aude Favre, journaliste et coréalisatrice du Complément d’enquête sur le business des fake news qui l’annonce.

    • À quand la même chose pour Sud Radio maintenant… mais beaucoup plus compliqué, car là c’est pub radio, patron millionnaire (d’extrême-droite), et reconnu comme médias par le CSA (avec pourtant 99% de fake news et de trucs de facho, surtout avec Bercoff). C’est the radio mainstream d’extrême-droite depuis plusieurs années.

    • Mais ça va jamais, si c’est l’État/la justice qui fait la police sur le contenu, ça va pas, si c’est Google/FB qui arrête de financer des sites de merde ça va pas, au final c’est quoi la solution concrètement ?

      Ya pas de solutions miracles, et compter uniquement sur « il faut éduquer les prochaines générations blablabla » c’est super génial et il faut absolument le faire, mais c’est un projet sur 15 ans, 30 ans, au moins. En attendant ces sites gagnent concrètement des millions (oui millions) d’euros/dollars, en publicité, car leur concept c’est le clash, le buzz, la polémique, en attirant des millions de gens avec de la merde et 4 pubs par page. Taper dans le portefeuille, c’est un des moyens les plus efficaces pour réduire leur portée, voire les inciter à arrêter car beaucoup font ça juste pour le fric, et si ça vient plus autant…

      Et par ailleurs c’est pas « Google qui fait la police » : c’est le résultat d’un rapport de force. Si personne ne fait d’enquête, et que personne ne gueule, que personne ne montre du doigt, en un mot si personne « ne fait honte », bouuuh regardez Google finance des sites horribles, et bien Google continue de les financer hein, ils en ont pas grand chose à foutre, personne n’est dupe. S’ils ont arrêté d’aider à financer ces deux sites de merde, c’est parce que des journalistes se sont acharnés et les ont affiché.

    • Je reste tout de même assez peu enthousiaste :

      – si France Soir était encore un journal imprimé, je suis relativement persuadé que son site Web échapperait à la démonétisation de Google, « au nom de la liberté d’expression ». D’ailleurs la façon de systématiquement qualifier France Soir de « simple blog » était déjà une façon d’introduire la légimité par ce biais : si c’est sur papier c’est un « vrai » journal, si c’est seulement sur le Web, non ;

      – d’ailleurs, dans la même logique, l’excellente enquête qui a « pesé » sur la décision de Google, c’est passé sur une grosse chaîne de télévision (média légitime) alors que les faits sont archi-connus sur l’internet, et que c’est pourtant déjà sur l’internet que ces publicités sont affichées – ce qui fait que d’une certaine façon ce n’est pas rapport de force entre le bien et le mal sur le Web (je veux dire : les gens sur l’internet étaient déjà massivement indignés par les merdes de FS), mais entre les médias légitimes (hors Web) et les médias Web ;

      – je crains toujours que ce soient les « petits » sites progressistes, militants, anticoloniaux, antimpérialistes, propalestiniens… qui fassent l’objet prioritairement de ces démonétisations et campagnes de rapport de force. Sur Twitter et Facebook, ça me semble assez évident. Le « déplatforming », chaque jour, ce sont les gentils qui le subissent, parce que les fafs et les complotistes sont largement plus structurés qu’eux pour lancer des campagnes et « gagner » ce rapport de force que tu évoques. Je crois bien qu’absolument tous les gens que tu/nous suivons sur Twitter qui font le job contre les escrocs du Covid ont vu leur compte bloqué au moins une fois.

      – la « modération » des contenus monétisés par Google est systématiquement problématique, parce que largement liée aux gros joueurs de la propriété intellectuelle (YouTube, les démonétisations systématiquement problématiques), mais aussi parce qu’elle est relativement arbitraire pour les petits sites. Seenthis a commencé avec une pub Google dans la colonne, ce qui à un moment me payait l’hébergement ; jusqu’au jour où Google m’a fait savoir qu’il fallait faire le ménage, me signalant notamment le hashtag #porn de Seenthis, où pourtant on ne trouvait rigoureusement rien de porno, et uniquement des dénonciations de l’industrie concernée. N’importe quoi, donc, et comme la pub Google pose évidemment d’autres problèmes, à ce moment je l’ai totalement désactivée. Mais ça nous condamne à nous héberger par nos propres moyens, et donc mine de rien à renoncer à grossir (certes on n’est pas un truc ultra-grand-public pour 1000 autres raisons, mais tout de même ce manque de possibilité de financement nous empêcherait de grossir « au cas où »).

    • Ce type de militantisme (contre le financement) ça ne vient pas des médias légitimes. Aude au départ elle est connue par le web et YT. Et ses actions sont plutôt dans cette mouvance là :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Sleeping_Giants

      Avec des si on peut refaire le monde c’est sûr. Est-ce que tu penses que les moyens (juridique/politique/financier) de « combattre » un média papier (ou radio) et un média en ligne devraient/peuvent être les mêmes, utiliser les mêmes leviers ? Il ne me semble pas (cf Sud Radio). Il y a forcément différentes stratégies suivant le type d’ennemi.

      Est-ce que les médias indé (aussi bien physique, radio ou papier, comme Fakir, CQFD, que « les médias web », Acrimed, Mediapart, toussa), ou la mouvance des debunkers que l’on suit (les vulgarisateurs YT, ou les gens sur TW), est-ce que tout ça, depuis 20 ans, a changé quoi que ce soit à la montée des fake news, à leur audience massive dans toutes les couches de la société, et au fait que, encore plus de puis un an, ça fait basculer des gens forts sympas sur des médias liés à des fachos ?
      Non, pas trop.

      Et donc ? (question sarcastiquement ouverte :p)

    • Je ne mets pas sur le même plan les atteintes à la liberté d’expression (blocage ou invisibilisation des contenus par les opérateurs de plateformes) et la démonétisation de ces mêmes contenus. Je trouve même problématique au plus au point d’entretenir la confusion entre les deux. Quand les deux convergent dans l’esprit des producteur.ice.s de contenus, c’est qu’il y a une grave mécompréhension de ce qu’est fondamentalement une plateforme (ou un usage très cynique). Ce que pointe aussi @rastapopoulos depuis d’autres angles.

    • Je ne comprends pas du tout où tu veux en venir avec ce paragraphe :

      Est-ce que les médias indé (aussi bien physique, radio ou papier, comme Fakir, CQFD, que « les médias web », Acrimed, Mediapart, toussa), ou la mouvance des debunkers que l’on suit (les vulgarisateurs YT, ou les gens sur TW), est-ce que tout ça, depuis 20 ans, a changé quoi que ce soit à la montée des fake news, à leur audience massive dans toutes les couches de la société, et au fait que, encore plus de puis un an, ça fait basculer des gens forts sympas sur des médias liés à des fachos ?
      Non, pas trop.

      Si c’est inutile, autant fermer tous les médias indépendants ? Ou les laisser se faire censurer par les prestataires quand le rapport de force leur est trop défavorable ?

      @ktche : ce n’est pas « le même plan », mais l’effet peut-être redoutable (dans mon exemple, si Seenthis avait réellement besoin de la monétisation Google pour exister – rappel : qui est un monopole de fait –, Seenthis n’existerait plus depuis des années ; là on a le luxe de se faire héberger « gratuitement » par un copain – c’est donc désormais lui qui paie, après que pendant les premières années c’était moi –, et donc d’être un petit réseau, et c’est ce qui nous permet de nous passer de toute forme de monétisation).

      Pour revenir à cette question de rapport de force, c’est bien le souci, et je trouve que la réponse de Rasta accentue encore cet aspect problématique : un gros intérêt justement du Web c’est de permettre des expressions qui ne passionnent pas les médias mainstream (notamment parce qu’elles ne sont pas considérées comme les plus rentables par les joueurs habituels). Donc de toute façon, ces expressions-là, que le Web (« web indépendant », que je m’en souvienne) permet, elles sont déjà du mauvais côté du rapport de force, par définition. Donc si on soutient le deplatforming sur internet avec la logique du rapport du force, on se prépare vraiment des jours mauvais.

    • si Seenthis avait réellement besoin de la monétisation Google pour exister...

      Et bien, ce ne serait pas Seenthis (du moins à mes yeux)

      un petit réseau [...] qui nous permet de nous passer de toute forme de monétisation...

      ...est bien plus pertinent que tout autre facteur technique, esthétique, et même politique puisque c’est de cette spécificité que découle la possibilité que les contenus ne soient pas autre chose que le nécessaire (mais parfois encombrant) support de la monétisation.

      Je ne partage pas du tout la confiance que tu accordes au Web comme « autre » (même potentiel) d’un rapport de force. Probablement d’ailleurs parce que je ne situe pas les enjeux fondamentaux de notre monde dans les rapports de force en question.

    • Je ne comprends pas du tout où tu veux en venir avec ce paragraphe

      Ce paragraphe un peu ironique était uniquement dans un but volontairement symétriquement critique à ton message précédent, qui ne faisait que critiquer (avec des arguments entendables hein) les actions entreprises pour freiner les sites de fake news en baissant leurs finances, mais sans jamais que tu n’évoques le but de départ de la discussion, freiner les sites de merde et leur audience énorme. Pour dire : ok ça ça va pas non plus, très bien, mais toi qu’est-ce que tu proposes comme pistes ? Et donc de manière symétrique je ne faisais que critiquer ce que nous on utilise/propose/lit/promeut depuis 15 ans, les médias indé et le debunking, l’éducation des gens. Et qui sur le sujet précis des fake news, n’a pas vraiment eu d’effet majeur il me semble. Et ce n’est pas parce que ces médias (me) paraissent inutiles ou n’avoir pas marché pour tel sujet, que c’est inutile dans l’absolu : ya mille autres sujets.

      Concrètement : est-ce qu’on doit laisser des sites (ou d’autres médias comme Sud Radio) non seulement raconter des choses parfois clairement dangereuses pour la santé de tous, mais aussi dangereuses politiquement (et notamment quand par le truchement de la santé et du bien-être, on fait venir des gens qui étaient loin de ça vers du complotisme et de la droite extrême), mais qui en plus gagnent littéralement des millions en faisant ça ? Est-ce qu’on doit leur laisser tout cet argent ? Et donc très pragmatiquement là dans le monde de tout de suite, la possibilité d’avoir encore bien plus de moyens matériels que nous, de se structurer encore plus, et in fine d’avoir encore plus d’audience et donc d’influence sur le cours du monde. Il faut quand même voir qu’il y a une disproportion énorme de moyens (et donc d’audience et d’influence) entre les outils de gauche et ceux de la fachosphère/complosphère. Que nous on refuse d’être financé par du caca, d’être autant monétisé, etc, c’est assez souvent une bonne chose au regard de nos convictions (cf @ktche plus haut), mais est-ce que dans le même temps on doit laisser l’extrême opposé augmenter de manière énorme leurs moyens à eux ? (Parce que c’est la liberté et que c’est le marché des idées, l’Histoire, qui fera le tri à la fin ?)

    • Et qui sur le sujet précis des fake news, n’a pas vraiment eu d’effet majeur il me semble.

      Ben si, tout de même, puisque s’est par exemple établit un rapport de force qui amène Google a démonétiser un site Web. Les anti-trucs sont tout de même minoritaires, même si nombreux.

      Surtout : on est très nombreux (y compris ici même sur Seenthis) a avoir obtenu des arguments et des convictions, dès l’époque de la chloroquine, grâce aux réseaux bien plus que grâce aux grands médias, aux syndicats ou aux politiciens.

      –-----

      Sinon je n’oublie pas que, sur ce sujet précis, c’est bel et bien une bonne partie de « notre camp » qui a joué contre notre camp : Mucchielli, Franck Lepage, dans une moindre mesure Barbara Stiegler , Mélenchon surjouant le tropisme marseillais, les syndicats qui oublient de promouvoir la vaccination pour assurer la sécurité de leurs propres adhérents, les « antifas » (au moins ceux de Montpellier) qui défilent avec les fafs, etc.

      À un moment, je veux bien qu’on me dise que mes propre actions/propositions ne sont pas très efficaces contre le camp adverse, mais quand c’est une grosse grosse grosse partie de mon propre camp qui a accentué le merdier et s’est allié aux fachos…

    • Je ne vois toujours pas le rapport avec le fait de militer et faire pression (un militantisme existant de longue date) pour assécher les finances de tel ou tel organisme qu’on trouve dangereux. Le fait de bloquer des comptes (donc censure complète), encore plus quand c’est par algorithme donc automatique à la suite de milliers de signalements coordonnées par des trolls, ça n’a rien à voir avec le fait de faire pression militante sur divers pouvoirs (étatiques, grandes entreprises) pour arrêter de financer tel organisme de manière consciente (ce n’est pas une désactivation automatique pour les deux gros sites de fake news mais bien le résultat manuel suite à une pression de l’opinion publique).

      Et ça ne répond pas à la question : est-ce qu’on doit rester les bras croisés pendant que le camp à l’extrême opposé augmente en continu ses moyens matériels ? (avec des sommes folles)

      c’est bel et bien une bonne partie de « notre camp » qui a joué contre notre camp

      Ah mais ça c’est justement un des problèmes majeurs : ça montre possiblement un échec complet de la (notre) critique des médias dominants. C’est-à-dire une critique seule qui n’a pas été une éducation populaire en même temps.

      Depuis quelque temps je me pose régulièrement une question bête : le résultat qu’on voit actuellement, avec un mouvement énorme (minoritaire peut-être mais énorme), bien plus que ce qui a pu avoir dans le camp de l’émancipation, qui reprend totalement les critiques sur les médias légitimes, sur leur financement, sur leurs experts de merde, etc (il n’y a jamais eu autant de diffusion de ces arguments et du graphique du Diplo sur le PPA) mais pour aller dans un sens complotiste ou de facho ou les deux ; est-ce que ce résultat donc, n’est pas le symptôme d’un échec énorme de notre camp, qui a fait cette critique sans dans le même temps faire une réelle éducation à ce que serait de la bonne recherche d’informations, du bon recoupage, de la bonne vérification de ce qu’on me raconte, de la bonne logique (corrélation, conséquence, etc) ?

      Inviter à lire/écouter d’autres médias (consommer d’autres médias en fait donc, mieux à un instant T que LCI ou Le Monde), ou même à soi-même devenir un média, mais sans parler, non pas du contenu (la gauche c’est le Bien etc) mais de méthode, sans éduquer à ne pas faire les fautes les plus importantes… bah ça n’a pas abouti à un résultat si joli que ça on dirait.

      Vraiment : je ne compte plus les connaissances (ou anciens amis vu la mauvaise pente, hu…) qui étaient parfaitement éloignées de tout complotisme, et encore plus de l’extrême droite, qui n’ont jamais trop évoqués la critique des médias ou de la surveillance auparavant, et qui désormais utilisent le vocabulaire et les arguments qu’on a diffusé pendant des années, pour critiquer les médias actuels tout en faisant la pub d’aller voir des sites et médias encore pire, qui font des fautes professionnelles et souvent des mensonges, encore pire que dans les médias légitimes. Où est l’amélioration ? Je me questionne (sincèrement, c’est pas rhétorique).

      Perso je préfère avoir des amis qui regardent sans trop trop broncher France3 ou TF1 ou Le Monde, en n’étant pas d’accord avec ce qu’ils racontent et en pouvant débattre avec eux, que des amis qui relaient avec forte conviction FranceSoir et Sud Radio, et pire encore parfois.

    • J’abonde dans le sens de @rastapopoulos : la critique des médias s’est focalisée sur la critique de l’idéologie des acteurs médiatiques (le « PPA » vu sous l’angle exclusif des intérêts et de la connivence), sans faire réellement la critique des médias en tant que tels c’est-à-dire dans leur fonction spécifique au sein d’une totalité sociale historiquement située. Ni la fonction en question, ni la constitution de cette totalité n’ont jamais été réellement prises en compte par la critique des médias.

      Les médias sont critiquables en deçà et au delà des contenus idéologiques qu’ils véhiculent, que ceux-ci soient explicites ou latents. La « forme-médias » est en soi un problème.

    • @ktche J’abonde, certes, mais en même temps cette forme de critique des médias, c’était notre fond de commerce depuis les débuts du Web indépendant. Mes copains journalistes se foutent toujours de ma gueule du fait que j’ai toujours fait savoir que je n’aimais pas les journalistes (à cause justement de ce qu’est cette « forme-média », pas juste les conflits d’intérêt et connivences).

      Et, oui, j’ai toujours pensé que l’ouverture du Web ne ferait pas miraculeusement émerger une forme nouvelle et idéale, mais que ce serait un travail difficile (et que c’est pour ça qu’il fallait militer/travailler, et que c’est pour ça qu’on a fait SPIP, puis Seenthis, pour parler de notre chapelle). Et ce travail a assez systématiquement été annihilé à la fois par la progression des marchands (« Web 2.0 ») prétendant fournir des outils qui te facilitent cette « forme nouvelle » d’expression, les militants et associations militantes qui se sont, vers 2010, rués sur ces outils marchands (militer sur Facebook, merde alors), faisant le lit d’une forme entièrement putaclic du rapport au monde, mais aussi d’un remplacement des efforts d’écriture collectifs du début des années 2000 (magazines, sites militants, site collectifs, etc.) par le blog personnel servant l’auto-promotion, la projection de l’image de soi, centration sur les considérations petit-bourgeoises des auteurs… (retombant ainsi dans un des problèmes de cette « forme-médias » que l’on dénonçait).

      Mais aussi, je l’ai toujours pensé, toute une partie de notre camp qui cultive le refus techno, néo-luddites et autres, qui ont assez systématiquement laissé le champ libre à l’ennemi, alors que les fachos maîtrisent depuis longtemps tous les outils numériques et y sont omniprésents. Et quand ils se sont rendu compte que les « samizdats » en papier collés à l’arrache sur les murs des villes, c’était certes folklorique mais totalement inefficace par rapport à la déferlante et la maîtrise des nouveaux médias par les fachos, les marchands et les fachos, ils se sont dit qu’il fallait y aller, mais totalement incompétents, et donc au lieu de monter des sites collectifs et bien foutus, allez hop, on va te faire un Facebook, parce que c’est là que les gens ils sont. (Et donc c’est mort.)

      Et le double effet, c’est que nos camarades sont globalement nuls, initialement réfractaires à l’expression en ligne, ont toujours eu mal à produire massivement une expression de qualité en ligne, se sont contenté des outils pourris conçus pour l’expression putaclic et l’indignation à deux balles, où ils se sont fait laminer, et maintenant ils nous refont la critique néo-luddite, parce que désormais tout le monde sait qu’on ne peut pas travailler sur Facebook, et que sur Twitter c’est violent et saturé de cons, et donc à nouveau critique néo-luddite parce qu’on s’est fait doubler (assez volontairement à mon goût) par les fachos. Et le champ est libre pour les fafs.

      Et la version américaine c’est qu’on va militer pour que les GAFA fassent le ménage (en rêvant que les GAFA vont flinguer le camp Sheldon Adelson plutôt que le camp Noam Chomsky).

    • Je ne pense pas que les fachos soient spécialement plus doués pour utiliser (sans parler de comprendre) le numérique. On peut éventuellement leur prêter une attitude plus cynique vis à vis des « marchands du Web » (et encore, cela me parait une hypothèse faible, en tous cas peu déterminante), mais en aucun cas une vision plus affutée.
      Ce qui place les fachos en avant sur le Web, c’est plutôt une plus grande affinité des contenus qu’ils y diffusent avec le stade actuel de la décomposition du sujet moderne, et non pas une suprême compétence de leur part ou les atermoiements d’une posture néo-luddite chez certains camarades.

      Pour saisir cela, il faut envisager le numérique avec la même attitude que la forme-médias, c’est-à-dire quelque chose pour laquelle le contenu est indifférent pourvu qu’il soit saisissable par sa forme, même s’il s’avère par ailleurs incontournable. Cette attitude désamorce la vision du Web comme en-dehors potentiel. Mais elle désamorce aussi la posture néo-luddite qui hypostasie la Technique (ce que ne faisaient d’ailleurs pas les luddites eux-mêmes) au lieu de se pencher sur les spécificités des techniques et le rôle qu’elles jouent, à un moment donné, dans la dynamique sociale du point de vue de la totalité.

    • Faudrait voir à pas amoindrir la capacité de nuisance des milliardaires à la sauce Bolloré, et leur capacité de prescription. Les principaux prescripteurs antivaxxx sont invités H24 sur la plupart des canaux d’information « sérieux », même encore maintenant. Ce sont ces fameux médias que nos « copains » qu’on croyait amis et progressistes préfèrent écouter. Il y a un aller-retour entre ce qu’il se passe sur les RS et les télés... l’un crédibilise l’autre, et sème le chaos.

    • @ktche spécifiquement pour l’histoire des fachos, il est tout de même assez bien documenté que cette mouvance s’est emparé d’internet (de manière massive, coordonnée) très tôt, bien avant la gauche, car justement à cette époque ils étaient quand même moins normalisés qu’aujourd’hui, et c’était un refuge de liberté pour elleux. Et donc ils ont eu le temps de se structurer dessus, etc.

      Mais ce n’est bien sûr pas la seule raison et je suis aussi d’accord que ce qu’ils diffusent correspond à l’état du monde, à la fois en terme de fond (leurs explications racistes et/ou complotistes donnent des réponses basiques à un monde que les gens ne comprennent pas) mais aussi en terme de forme (ils postent bien plus de trucs basés sur l’émotionnel, la polémique et qui prétendent tout dire d’un sujet en 2min, que des analyses argumentées). Je ne crois pas qu’on puisse trop lutter sur ce terrain.

      À une époque, les antifas parcouraient les rues des grandes villes pour chasser physiquement les fachos du terrain, pour ne pas leur laisser une miette de territoire. Ce n’était pas juste produire son propre contenu pour le diffuser autant qu’eux, c’était aussi les chasser, ne pas les laisser s’installer.

      Sur le net ce n’est plus possible de cette manière, on peut difficilement arriver sur un serveur inconnu pour supprimer les trucs fachos. Mais donc faire forte pression un peu partout pour arrêter de financer et les héberger, ça revient bien en partie à ça : ne pas leur laisser autant de terrain sur le net, ne pas leur laisser gagner plein d’argent et avoir pignon sur rue sans rien faire.

    • Si la présence des fachos en ligne est effectivement bien documentée, c’est l’interprétation de ces données de terrain qui permet de statuer sur la portée d’une éventuelle vision de leur part.

      https://seenthis.net/messages/250959
      https://seenthis.net/messages/545903
      https://seenthis.net/messages/902737

      Si chasser les fachos du net ne s’avère pas aussi facile que dans les rues (des années 1980, parce que aujourd’hui, hum hum...), c’est (aussi) que les antifas privilégient la stratégie de la contre-présence, pensant agir sur un terrain par ailleurs neutre... alors que c’est le terrain lui-même qui est à critiquer. Il l’était déjà dans les années 1990, il ne l’est pas devenu parce que les « marchands » ont fait irruption ou qu’un certain narcissisme s’y est niché.

      Je suis bien d’accord que la seule méthode qui paraisse viable dans ce contexte, c’est celle consistant à couper les financements qui assurent et motivent, tout en même temps, cette présence. Il faut que cela coûte mais ne rapporte à personne. Ou pour le dire avec plus d’emphase : il ne faut pas que cela participe à la reproduction du capital. Mais pour être cohérente (et porter réellement ses fruits) cette méthode doit être pratiquée tous azimuts. Toute présence monétarisée sur Internet porte en soi des nuisances potentielles, le contenu diffusé ne fait rien à l’affaire, et ce pour des raisons qui sont historiquement et socialement spécifiques.

  • Le travail de recherche de #Emilio_Distretti sur l’#Italie_coloniale

    Je découvre grâce à @cede le travail de recherche de #Emilio_Distretti, post-doc à l’Université de Bâle, sur le #colonialisme_italien et les #traces dans l’#architecture et l’espace.

    Sa page web :
    https://criticalurbanisms.philhist.unibas.ch/people/emilio-distretti

    Je mets dans ci-dessous des références à des travaux auxquels il a participé, et j’ajoute ce fil de discussion à la métaliste sur le colonialisme italien :
    https://seenthis.net/messages/871953

    #colonisation #colonialisme #Italie #histoire #géographie_urbaine #urban_matter