• Filmer le travail | Édition 2021 | Association Filmer le travail
    https://filmerletravail.org/filmer-le-travail-edition-2021

    La 12ème édition du festival international Filmer le #travail se tiendra à Poitiers du 19 au 28 février 2021 et aura pour thématique centrale et transversale l’éducation, reliée à la question du travail, de la transmission, de l’émancipation. Autour de ce fil rouge se déclineront de nombreux événements : une rétrospective de #films traversant les époques et les genres, une programmation jeune public, des conférences et rencontres portées par des chercheurs/euses, des podcasts, un journal du festival, etc… mais aussi la compétition internationale de films #documentaires, une occasion unique de découvrir le regard singulier de cinéastes du monde entier sur le travail.

    Le festival se tiendra exceptionnellement en ligne et sera accessible gratuitement sur une plateforme dédiée. La programmation au complet arrive très bientôt !

  • Ubu & l’antiterrorisme - Tribune : « L’arrestation de l’un des nôtres »
    https://cqfd-journal.org/Tribune-L-arrestation-de-l-un-des

    On a reçu ce texte il y a quelques jours, signé du CCFR (Collectif des combattantes et combattants francophones du Rojava). Il est consacré à l’arrestation de sept personnes par la #DGSI en décembre 2020 pour « association de malfaiteurs terroristes » et dénonce les calculs politiques grossiers impulsant cette affaire, qui rappelle grandement le fiasco #Tarnac. Avec au cœur de la manipulation soi-disant « antiterroriste » la présence parmi les personnes arrêtées d’un ancien volontaire des #YPG, qui a combattu au #Rojava contre #Daesh. Les logiques dénoncées dans ce texte d’intervention nous semblant particulièrement importantes, on a décidé de le publier, en soutien aux sept personnes mises en examen.

    https://expansive.info/Collectif-de-soutien-aux-inculpe-es-du-8-decembre-Rassemblement-03-02-15
    #cqfd

  • Covid-19 : pourquoi la rave-party de Lieuron n’a-t-elle pas créé de cluster ?
    https://www.numerama.com/sciences/687401-covid-19-pourquoi-la-rave-party-de-lieuron-na-t-elle-pas-cree-de-cl

    En décembre dernier, les politiques et une partie du corps médical ont jeté l’opprobre sur les teufeurs d’une rave party organisée pour la St Sylvestre en Ille-et-Vilaine. Pour autant, il ne semble pas que cette fête interdite ait occasionné de cluster ni d’augmentation du nombre de cas en région. Que sait-on aujourd’hui de cette rave, et est-il possible d’extrapoler un retour des festivités malgré le contexte sanitaire ?

    • « 3 000 personnes qui se croisent les unes les autres, parfois plusieurs heures d’affilée, regroupées dans des lieux clos, partageant des repas et des boissons sans masque… Il y a des gens qui font ça tous les jours depuis septembre, et on les appelle ‘des élèves’ », souligne-t-il. « Ceux qui sont prompts à jeter l’opprobre sur cette fête (de façon générale, à raison, même si individuellement il y a des gens qui ont pris le risque uniquement individuel) devraient vérifier qu’ils n’ont pas normalisé des situations quasi équivalentes de façon quotidienne. »

  • À propos du livre blanc de l’INRIA sur le numérique éducatif – Miscellanea numerica
    https://www.joffredolebrun.fr/wp/a-propos-du-livre-blanc-de-linria-sur-le-numerique-educatif

    Morceaux choisis et commentés

    Note : Je suis totalement en phase avec tout ce qui est exprimé dans cet article.

    L’utilisation régulière des expressions « transformation éducative », ou de »mutation technologique » témoigne d’une nécessité et d’une inéluctabilité supposées de ces transformations, facilitées et accompagnées par le numérique, ce qui tend à redéfinir son rôle de soutien de l’enseignement et des apprentissages en injonction au changement. J’utilise ces termes avec beaucoup de prudence et de réserve : si par exemple la transition écologique apparaît aujourd’hui comme une nécessité, étayée par des études scientifiques dont les résultats sont sans ambiguïté, et nous oblige donc à des transformations et des changements radicaux dans nos habitudes de vie occidentales, je ne pense pas qu’il existe de nécessité absolue à engager une transformation éducative à tout prix

    Tout à fait d’accord avec le fait qu’on a un peu tendance à tout vouloir « transformer », sans expliquer pourquoi et dans quel but. C’est problématique. Et c’est surtout problématique de vouloir transformer « par » ou « avec » le numérique alors que le sujet de départ est l’éducation, la pédagogique, l’humain. Et pas la technologie.

    Les champs scientifiques convoqués à l’appui de cette « transformation éducative » sont donc essentiellement les neurosciences cognitives et l’intelligence artificielle, ce qui est à la fois attendu (dans un document produit par l’INRIA) et réducteur : nous avons besoin des apports des autres sciences sociales, des sciences de l’éducation, de la sociologie, de la didactique, de l’histoire de l’éducation pour penser globalement la question du numérique éducatif.

    Totalement d’accord.

    Il faut là aussi, me semble-t-il, se méfier des usages de cette expression ou des représentations qu’elle véhicule. Le concept d’organisation apprenante, qui a tant de succès aujourd’hui dans l’éducation, est issue du monde du management, et renvoie sous prétexte d’horizontalité à des mécanismes d’auto-formation entre pairs si possible informels / non financés empiétant sur le temps libre de ces apprenants, invités à « apprendre » partout et tout le temps (voir https://eduveille.hypotheses.org/15351). Il faut clairement interroger le projet politique qui sous-tend son utilisation, comme cela est fait par Christophe Cailleaux et Amélie Harte-Hutasse dans les carnets Zilsel (https://zilsel.hypotheses.org/3339)

    Les conditions de la réussite scolaire sont uniquement vues sous l’angle de l’individualisation et de la différenciation outillée par le numérique, et l’analyse ne renvoie que très peu aux causes sociales des inégalités scolaires et ne fait jamais (ou à la marge) état des moyens qu’il faudrait mettre en œuvre pour permettre d’y répondre en classe, in situ, sans nécessiter de dispositifs numériques : nous avons aujourd’hui besoin de plus d’enseignant⋅es, mieux formé⋅es, pour favoriser cette différenciation plutôt qu’un recours à l’intelligence artificielle encore bien incertain, du moins lointain.

    En réponse, la mise en valeur que je juge tout à fait excessive de l’ »écosystème EdTech innovant » et de « l’excellent rapport de Marie-Christine Levet » (section 1.4, p. 22-24) laisse entendre, par contraste, que les acteurs du service public de l’éducation ne sont pas suffisamment performants ou armés pour relever les défis qui lui sont proposés, et affirme leur impuissance sans la remettre en perspective de la pénurie de moyens subie depuis de nombreuses années maintenant. C’est déjà ce que j’avais reproché à Marie-Christine Levet, présidente du fond d’investissement EduCapital, qui critiquait et dévalorisait outrageusement dans un article du Point en mai dernier les réalisations du service public pour mieux vendre les services de l’EdTech.

    Je suis totalement d’accord avec ça. Il est à la fois malhonnête de tirer sur l’EN comme si rien ne fonctionnait, et sans tenir compte de la complexité de notre promesse d’éducation obligatoire, gratuite et laïque. Et il est tout aussi malhonnête de lier nos problèmes à un prétendu « retard » de développement des Edtech.

    Dans cet écosystème d’intérêt général, je trouve que les grands absents de ce livre blanc sont les acteurs publics de l’éducation, cantonnés aux rôles de passage de commande, d’évaluation, et d’accompagnement de services tiers. On ne peut pas ignorer ainsi les actions et réalisations en propre des DSI (directions des systèmes d’information du ministère et des académies), des DANÉ (délégations académiques au numérique éducatif), des INSPÉ (instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’enseignement), des opérateurs (Canopé, Cned) et des collectivités qui contribuent tous au service public du numérique éducatif, développent eux-mêmes des ressources et des services numériques de grande qualité, avec l’aide d’enseignant⋅es et des autres personnels de l’Éducation nationale dont ils s’efforcent (pas toujours à la hauteur attendue) de valoriser le travail dans le cadre de leurs missions, définissent et font respecter le cadre de confiance indispensable au développement des usages appelé des vœux des rédacteurs (ENT, Gestionnaire d’accès aux ressources GAR, RGPD…).

    Et globalement pas assez d’enseignants, encore, dans ce rapport. On parle de l’école sans ses acteurs de terrain...

    J’ajoute enfin que la puissance publique doit également favoriser les initiatives des agents publics dans le cadre de collectifs ou d’associations pour l’éducation populaire ou la production de communs, et avoir une politique volontariste pour l’usage de logiciels libres et non privateurs partout et toujours lorsque c’est possible. Ceci n’est qu’effleuré dans la section 5.1 consacrée aux « Enjeux de souveraineté numérique et de la maîtrise des données d’apprentissage », encore sous l’angle de l’interopérabilité et de la portabilité des données (p. 79-82), et nécessiterait d’être plus affirmé.

    C’est clair. Franchement quand on voit comment apps.education.fr envoie du PATÉ, alors qu’il a été fait avec de l’énergie et des bouts de ficelles, je me demande pourquoi on n’arrête pas tout autour (ou presque) pour y rediriger les budgets, la force de comm, etc.

    Merci pour l’article Thierry, et merci pour les citations élogieuses :)

  • Il n’y aura plus de nuit | ONLINE
    https://www.nova-cinema.org/prog/2020/180-decembre/capture-d-ecrans/article/il-n-y-aura-plus-de-nuit

    Eleonore Weber, 2020, FR, HD, VO ST ANG, 75’

    Il n’y aura dans ce film que les images que les armées américaine ou française enregistrent depuis leurs hélicoptères à l’aide d’une caméra infrarouge, plutôt faite pour viser que pour filmer. Comment distinguer ce que l’œil perçoit à travers un viseur de ce qu’il perçoit sans ? Comment habituer son œil à voir à travers une caméra qui défie la nuit ? Éléonore Weber nous emmène dans ces images récupérées en compagnie de Pierre V, pilote d’hélicoptère de l’armée française. Ensemble, ils les décortiquent. Pierre les justifie parfois, ou les condamne de temps en temps. Il résume en disant : « la guerre pourrait être racontée intégralement dans l’œil du viseur, rien ne manquerait (…) mais ce serait faux ». A la manière de Farocki, Eleonore Weber signe ici un film (...)

  • THE CURSE OF AMAZON | University of the Phoenix SILENT WORKS
    https://vimeo.com/485838879


    The curse woven by an uncertain number of Mechanical Turk workers to abolish Amazon was encoded by these very workers in text fragments into Amazon’s empire, sometimes appearing visibly in the user comments of Amazon’s hegemonic marketplace, at other times smuggled into code and laced throughout the vast netherworld of Amazon’s servers. When assembled in a digital form (as it is throughout Amazon’s empire) the curse is extremely powerful. Preserving the curse in analog form for purposes of research and study, University of the Phoenix produced a video teaser accompanying the actual installation of “The Curse of Amazon” at the on-site exhibition.

    #sorcellerie #magie #luttes_sociales @mona

  • Les Éditions de l’Olivier viennent de publier, en trois volumes, les œuvres complètes de #Roberto_Bolano.

    Bolaño, c’est avant tout un parcours fulgurant. Né en 1953 et mort en 2003, il a commencé à écrire en 1979 : soit seulement 25 ans d’écriture, pour un nombre impressionnant de chefs d’œuvres. Au-delà des biens connus 2666 et Les Détectives Sauvages , citons aussi Anvers , Le Troisième Reich , Des Putains Meurtrières , Étoile Distante , La littérature nazie en Amérique , qui tous, pour des raisons diverses, s’imposent comme des incontournables classiques de notre littérature.

    Diacritik revient volume par volume sur cette publication :
    https://diacritik.com/2020/03/05/bolano-dans-le-miroir-convexe-notre-epoque-nos-perspectives-nos-modeles-d
    https://diacritik.com/2020/06/22/bolano-de-la-batrachomyomachie-a-lenvers-noir-de-la-poesie-oeuvres-comple
    https://diacritik.com/2020/11/10/hotel-bolano-architectures-dun-piege-oeuvres-completes-iii

    #Littérature #édition #livre
    @parpaing je t’en parlais hier !

    • Bolaño, poète avant tout
      https://www.en-attendant-nadeau.fr/2020/03/10/bolano-poete

      Il y a en effet de la poésie cachée sous ses romans, mais aussi des romans inachevés dans sa poésie. Car Roberto Bolaño pratiquait la poésie comme une forme hybride, dont l’impureté lui semblait nécessaire à sa survie au XXIe siècle. L’approche transversale adoptée pour cette édition en français – qui n’a pas d’équivalent en espagnol à ce jour – rend bien compte de cette porosité en incluant de surcroît une partie de ses nouvelles – Appels téléphoniques et autres nouvelles – et deux de ses romans courts, Amuleto et Étoile distante . En prenant le relais des éditions Christian Bourgois, cette nouvelle édition en français commence par offrir l’occasion d’une lecture d’ensemble de la poésie de Bolaño, dont une grande partie était demeurée inédite. Seuls deux recueils de poèmes étaient disponibles en français, Trois et Les chiens romantiques, traduits par Robert Amutio, à qui l’on doit la découverte de Bolaño en France. Ces nouveaux textes, qui paraîtront progressivement dans les six volumes prévus, seront traduits par Jean-Marie Saint-Lu.

    • La bibliothèque Bolaño
      https://www.en-attendant-nadeau.fr/2020/09/23/bibliotheque-bolano

      Les deux premiers textes de ce recueil (dépourvu de tout appareil critique) exigent la participation active du lecteur, en l’occurrence son indulgence ; le novice en matière de bolañisme est invité à sauter à pieds joints page 295, là où l’attendent les joies de L’esprit de la science-fiction. L’amateur ou le connaisseur de Bolaño se donnera pour devoir de lire Monsieur Pain, où il trouvera des phrases comme : « Sa réponse, coupante, me parvint à travers une voix de baryton » ou : « Je me contentai de soupirer, en essayant d’imprimer à mon visage un air de sérénité » (il y a encore le magnifique « – Non, non, m’empressai-je de nier », qui a un certain charme).

  • Dans la nasse
    https://visionscarto.net/dans-la-nasse

    Description en images des techniques utilisées par la police pour perturber, casser, pourrir les manifestations. par Le Pantale Sortir de chez soi pour défendre ses idées ne relève plus du parcours de manifestation mais du parcours du combattant. Les forces de l’ordre développent des tactiques pour surveiller, maîtriser, réprimer les corps indésirables ; c’est cet art d’imaginer des dispositions dans l’espace pour y manifester son pouvoir qui m’intéresse. Dans cette série, j’ai tenté de poser des (...) #Billets

    • Manifesten est un café-librairie associatif installé rue Thiers, dans le 1er arrondissement marseillais. À quelques encablures de la Plaine, place populaire vitrifiée par une opération de requalification, le lieu se veut depuis presque cinq ans un espace de vie autant que de luttes. On y multiplie les rencontres, les projections et les réunions, formelles ou informelles, politiques ou pas. On y organise des petits déj’, des cours de français langue étrangère (FLE) pour les femmes. On y a monté des cantines pendant le premier confinement, pour distribuer des repas aux gens en galère. On y met en avant des livres politiques et engagés, écrits par des auteur(e)s qui naviguent sur une vision du monde correspondant à la nôtre – antifasciste, antiraciste, féministe, solidaire, autogestionnaire. On y tient une librairie militante de 1 200 titres, inaugurée en novembre 2016, avec 53 éditeurs indépendants d’un peu partout en France. On y parle, on y débat, on y boit, on y trace des plans sur la comète. Surtout, on essaye d’être accueillants pour tout le monde, avec l’idée de ne pas être dans des logiques de « milieu » mais d’offrir un espace où tout le monde peut se poser sans être emmerdés.

      Bientôt cinq ans qu’on tient ce cap, souvent joyeusement, parce qu’on est convaincus que notre quartier a besoin d’endroits qui résistent à la grande métamorphose des villes en temps de gentrification et proposent des espaces qui ne soient dédiés ni au fric ni à l’ordre public. 1 600 adhérents à l’asso New Al Dante, gestionnaire de Manifesten, nous ont renforcés dans cette conviction en participant à 500 soirées organisées avec des auteurs, des réalisateurs, des militants et des collectifs. On est une quinzaine à mener ce combat, sans chef.fe ni salarié.e, se serrant les coudes en temps de tempête.

      Contre le désert urbain et la spéculation, racheter les murs
      Récemment nous avons appris que la vente à la découpe de l’immeuble où l’on est installé, 59 rue Thiers, avait connu un coup d’accélérateur. Notre bail expirant en mars 2022, on a pris la décision de racheter les lieux plutôt que de se voir éjecté et remplacé à court terme par un concept store et un logement Airbnb !

      Nous avons un mois pour réunir la somme en tant que locataire prioritaire pour signer un compromis de vente et ainsi annuler la vente auprès de l’investisseur.
      Mais attention, il ne s’agit pas pour nous d’accéder à la propriété. L’idée de base, c’est de faire en sorte que le lieu soit invendable (clause d’incessibilité), avec l’obsession de maintenir un lieu ouvert sur le quartier et son versant encore populaire, en le sortant de la spéculation en cours sur les environs. Cette question sera formalisée dans nos statuts, pour que le collectif, les prix pas chers et la lutte demeurent.

      Où ira l’argent ?

      Concrètement, ça représente la somme de 190 000 euros (frais de notaire compris), pour un grand espace d’une centaine de mètres carrés (le rez-de-chaussée) et un appart en demi étage (86 m2) qu’on utilise pour des réunions ou pour loger des camarades.

      #café-librairie #Marseille #manifesten

    • ***** Bilan provisoire au 16 novembre *****

      Manifesten : le rachat qui vient

      Tadam ! À l’heure où ces lignes sont écrites, cette page d’appel Hello Asso répertorie 21 642 euros de dons pour 228 donateurs ! Notre première réaction, outre de lever les poings en l’air en braillant « on va le faire ! », c’est de chaleureusement remercier ces 228 choupis et choupettes en les assurant de notre reconnaissance éternelle – que mille étourneaux graciles leur butinent les genoux. En parallèle, nous avons accumulé une cinquantaine de promesses de prêts allant de 300 à 10 000 euros qui nous permettent d’entrevoir un dénouement heureux. Si tout roule comme dit, on en est à 150 000 euros environ de promesses de prêts et de dons ! On va le prendre ce rendez-vous chez le notaire !

      Il est cependant encore trop tôt pour crier victoire, et c’est pour cela qu’on se permet de relancer cette campagne. Si nous n’avons pas l’obligation d’atteindre les 100 % de la somme affichée sur cette page, soit 95 000€, nous sommes encore loin du compte pour imaginer un équilibre financier pérenne dans les mois et années à venir. Chaque nouveau don est donc une petite brique lumineuse posée sur le mur chatoyant de notre projet – plus la balance prêts/dons penchera vers ces derniers, plus nous pourrons regarder le futur droit dans ses petits yeux fourbes. N’hésitez donc pas à solliciter vos grand-tantes milliardaires et autres cousins ayant fait fortune dans l’industrie de la pantoufle belge.

      Par ailleurs, nous avons officiellement rejoint la fédération #CLIP via une AG extraordinaire, soit l’assurance de pouvoir compter sur le soutien et les conseils de lieux camarades fonctionnant sur le même principe de « propriété collective » et de véto à la revente.

      Pour ceux qui connaissent peu le lieu, l’amie Margaux Wartelle a réalisé un petit reportage sonore chez nous il y a quelques jours. Il a été diffusé sur Radio Grenouille à Marseille et FPP à Paris. Vous pouvez l’écouter ICI.

      Concernant les personnes voulant nous faire un prêt, prière de nous contacter pour en fixer les modalités et l’échéancier à cette adresse mail contact@manifesten.fr ou au 0601591190. Une permanence se tient également à Manifesten tous les mercredi de 15h à 19h pour les renseignements, les signatures de contrat de prêt et les encaissements.
      La pente est dure mais l’horizon rose,
      Merci à tous !!!

    • Par ailleurs, nous avons officiellement rejoint la fédération #CLIP via une AG extraordinaire, soit l’assurance de pouvoir compter sur le soutien et les conseils de lieux camarades fonctionnant sur le même principe de « propriété collective » et de véto à la revente.

      http://clip.ouvaton.org

      [...] la propriété d’usage caractérise l’attachement d’une personne à un bien, reconnu par un collectif sur la base d’un usage et non de la détention d’un titre de propriété. Quand ce type d’attachements se défait, le collectif veille à ce que le bien ne devienne pas une marchandise et se charge du transfert de l’usage selon les règles qu’il s’est fixées.

  • La grande pénalisation de l’enseignement supérieur : le nouveau délit d’entrave aux débats | Academia
    https://academia.hypotheses.org/27770

    La grande pénalisation de l’enseignement supérieur : le nouveau délit d’entrave aux débats
    Publié le 04/11/2020 par L’équipe des rédacteurs d’Academia

    Nous sommes inquiet·es de la faiblesse des contestations qui entourent le nouvel article 1er B du projet de loi de programmation de la recherche, tel qu’issu de l’amendement n° 147 déposé par le sénateur Lafon et adopté par le Sénat dans la nuit du 28 au 29 octobre. Cet article, en introduisant un nouvel article dans le code pénal, l’article 431-22-1, crée un délit spécifiquement applicable à l’enseignement supérieur :

    Art. 431-22-1. – Le fait de pénétrer ou de se maintenir dans l’enceinte d’un établissement d’enseignement supérieur sans y être habilité en vertu de dispositions législatives ou réglementaires ou y avoir été autorisé par les autorités compétentes, dans le but d’entraver la tenue d’un débat organisé dans les locaux de celui-ci, est puni d’un an d’emprisonnement et de 7 500 € d’amende.

    À cet égard, Patrick Lemaire, président de la Société française de biologie du développement, tient des propos courageux au titre du collectif des sociétés savantes académiques de France : il dénonce sans ambiguïté cette disposition dans Le Monde du 3 novembre. Mais pour le reste, force est de constater que nombre des communiqués de presse qui s’accumulent ignorent délibérément cet article, pour mieux l’approuver, comme c’est le cas du communiqué de l’association Qualité de la science française. Ou, s’ils intègrent cet article dans la liste formelle des griefs adressés à la loi, ils le passent très largement sous silence, préférant concentrer leurs critiques sur les amendements 150 (court-circuitage du CNU) et 234 (subordination des libertés académiques à des valeurs d’ordre politique).

    • Cf les activités du groupe Oblomoff et de tant d’autres groupes qui ont perturbé des débats universitaires « sans y être habilités »...

  • Le groupe SOS prêt à prendre La Clef - Culture / Next
    https://next.liberation.fr/culture/2020/10/29/le-groupe-sos-pret-a-prendre-la-clef_1803882


    Photo Philippe Lopez. AFP

    Le dernier cinéma associatif de la capitale est courtisé par « la Rolls-Royce de l’économie sociale et solidaire », dirigée par un pilier de la macronie. De son côté, la mairie de Paris n’a toujours pas traduit son soutien en acte.

    L’accalmie aura été de courte durée pour La Clef, dernier cinéma associatif de Paris occupé illégalement depuis près d’un an. Hier encore, les cinéphiles engagés dans cette « guerre culturelle » contre le propriétaire des murs, le conseil social et économique de la Caisse d’épargne Ile-de-France (CSECE-IDF) pouvaient se réjouir (un peu) du délibéré du procès en appel. Délai de six mois avant expulsion et suppression de l’astreinte de 70 000 euros visant les assignés. Une petite victoire pour les cinéastes précaires, producteurs émergents, spectateurs et étudiants qui ont su rallumer la flamme de cette salle poussiéreuse du Quartier Latin, née de l’ébullition de Mai 68 et fermée cinquante ans plus tard par le CSECE-IDF.

    Un public jeune et diversifié

    Mais depuis quelque temps, l’association Home Cinéma qui a à cœur de projeter chaque jour et à prix libre œuvres hors circuit, classiques oubliés, courts métrages et docus militants est courtisée par un puissant acquéreur : le groupe SOS. « La Rolls-Royce de l’économie sociale et solidaire » avec près de 500 lieux (ou services) au compteur, 17 000 salariés, 910 millions d’euros de chiffre d’affaires et un dirigeant, pilier de la macronie : Jean-Marc Borello. Un gros poisson attiré, semble-t-il, par le succès et l’image glamourisable de l’occupation.

    #cinéma_associatif #occupation #Jean-Marc_Borello #Ville_de_Paris

    • #Borello est un homme dangereux, il a trempé dans des affaires de drogues (condamné avec Le Palace) et de pédophilie, lié à Pierre Bergé et la clique de ses salopards, il est considéré comme le mentor de machin président et défini comme le vrai patron de LREM
      Et SOS est une gigantesque arnaque.
      Qu’il veuille mettre la main sur ce lieu est une pourriture de plus pour tenter de détruire toute pensée indépendante de ce pouvoir verreux.
      #LREM_mafia

    • @touti tu as raison d’insister ! je m’étais contenté par erreur d’un # sur son nom mais autant pointer le palmarès du type en détail
      https://seenthis.net/messages/741504

      Sur les entourages du Mac, il y aurait de quoi ouvrir une rubrique qui se limite ni à Benalla, ni à Malinowski

      De Moscou à Paris, le mystère Malinowski
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/10/30/de-moscou-a-paris-le-mystere-malinowski_6057831_823448.html

      ENQUÊTE Cet ancien parachutiste au profil sulfureux, ami de Jean-Marie Le Pen et de Marion Maréchal, a retrouvé à Smolensk les restes d’un général napoléonien et réussi à « vendre » à Emmanuel Macron l’idée de l’inhumer aux Invalides, en présence de Vladimir Poutine.
      Le vieux monsieur s’est assis dans son fauteuil. A 92 ans, ses jambes flanchent un peu, mais dans sa villa de Montretout, sur les hauteurs de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), Jean-Marie Le Pen garde des enthousiasmes. Pour son arrière-petite-fille, Olympe, la fille de Marion Maréchal. Et pour un copain de cette même Marion, un gaillard de 33 ans, Pierre Malinowski, un type sympa, hâbleur et beau gosse, au bagout incroyable et qui sent vaguement le soufre.

      A Moscou, où il passe le plus clair de son temps, Malinowski serre la main de Vladimir Poutine ; il est aussi au mieux avec la fille du porte-parole du Kremlin. A Paris, il peut poster le même jour sur les réseaux sociaux une photo de lui sur un sofa avec Le Pen, et une vidéo où il parade sur le perron de l’Elysée. Depuis 2019, il a ses entrées au Palais et s’y promène parfois en tee-shirt, avec le sentiment de faire partie des meubles.

      [...]
      Article réservé à nos abonnés Lire aussi
      Vladimir Poutine, parrain de l’extrême droite européenne
      Survient un épisode « malheureusement médiatisé » : l’exfiltration de République dominicaine, en 2015, des deux pilotes « d’Air cocaïne », qui transportaient dans un avion d’affaires 26 valises de drogue. Pierre Malinowski expédie discrètement l’affaire en deux lignes dans son livre A la recherche du tombeau perdu, qui vient de paraître au Cherche Midi (304 pages, 18,50 euros). L’opération a été organisée par Chauprade, qui n’a pu s’empêcher de s’en vanter et de laisser publier des photos, dont une de Malinowski en compagnie des fuyards. (...)

      avec du Bruno Roger-Petit ("conseiller mémoire" du Mac) et (encore) du Valeurs actuelles dedans.

    • Cinéma associatif La Clef, avis d’expulsion le 11 juin 2021
      https://blogs.mediapart.fr/home-cinema/blog/141220/la-clef-revival-un-lieu-qui-s-accorde-nos-desirs

      La Clef Revival : un lieu qui s’accorde à nos désirs

      Aujourd’hui, La Clef, seul cinéma occupé et autogéré de Paris, est en passe d’être racheté par le Groupe SOS, géant de l’entrepreneuriat dit “social et solidaire”, aux pratiques prédatrices et aux méthodes douteuses. Après quinze mois de lutte intense et portée par un engouement inédit, nous prenons la parole pour revenir sur notre expérience et partager notre colère.

      La foule qui s’introduisit à La Clef le 20 septembre 2019 était hétérogène, farouche et déterminée. La complicité qui soude notre collectif en était alors à ses balbutiements. Pour autant, la volonté qui nous animait découlait d’une intuition tacite et partagée : il était urgent d’ouvrir une brèche, une embrasure à la fois commune, sensible et solidaire. 

      Faire revivre La Clef, c’était avant tout réveiller l’idéal de sa fondation, celui d’un cinéma à la programmation hétéroclite et unique. En allant puiser dans les marges, en montrant des œuvres rares, transgressives, laissant la parole à celles et ceux qui l’ont trop peu, nous perpétuons cette ouverture essentielle à l’altérité. Il s’agissait aussi de s’ancrer dans le présent, de re-politiser les images dans le contexte contemporain : ainsi avons-nous choisi de laisser une large place à la création émergente et à ses combats les plus actuels. Aujourd’hui, nos deux écrans sont devenus autant de réflecteurs de l’air du temps, inondant le centre de Paris d’œuvres ardentes et nécessaires.
      Pour autant, nous ne pouvions rester simples spectateur·ices : les films se vivent autant qu’ils se regardent. La rupture artistique de notre programmation et la solidarité comme moteur de notre lutte ont conduit à une organisation interne éthique et radicale : prix libre, horizontalité et autogestion, ouverture de la programmation et de l’organisation au plus grand nombre (30 programmateur·ices et 100 bénévoles, dont plus d’une vingtaine assure de façon permanente le fonctionnement du cinéma), soirées de soutien à des associations et aux mouvements sociaux, hébergement de collectes de denrées de première nécessité pour les plus précaires. 

      Aujourd’hui, notre mode de fonctionnement et notre programmation constituent le cœur de ce cinéma. Si elle en venait à perdre ces caractéristiques essentielles, La Clef n’existerait plus. 

      Depuis les premiers temps de cette occupation, nous vivons sous la menace permanente d’une expulsion et nous nous sommes organisé·es en conséquence. La justice nous a condamné·es – c’est son rôle, et nous assumons notre illégalité tant elle est légitime. Récemment, nous avons décroché un sursis et notre astreinte de 80 000 euros a été effacée. Il s’agit là d’une première victoire. Il y a quelques jours cependant, l’huissier est venu nous aviser de notre date d’#expulsion : le 11 juin 2021.

      #Paris

  • Animal laborans - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Animal-laborans

    Il n’empêche, je peux comprendre que ce gens-là n’aient pas de vie sociale ni affective mais il me semble dangereux de supposer que c’est aussi notre cas. Travail (ou télétravail à la limite), famille (no comment), patrie (à laquelle nous devons, ensemble, uni·es dans un grand élan de solidarité, permettre de ne plus mettre un pognon de dingue dans l’hôpital). Nos vies ne comptent pour rien. L’amitié, l’amour, la camaraderie encore sont une dimension de la vie qui n’a pas lieu d’être. Nous ne sommes rien, sauf quand il faut turbiner et consommer. (Je n’ai même plus envie de rappeler ici comment j’ai passé l’été à m’inquiéter de la faiblesses des mesures sanitaires, que oui il faut faire des arbitrages qui sont parfois déplaisants… mais il ne s’agit pas d’arbitrage, ici c’est de la conduite de troupeau, toujours incohérente et injuste.)

    #aude_vidal #covid #coronavirus #confinement #travail #travail #travail #travail

  • Lettre aux ingénieurs du véhicule autonome
    http://carfree.fr/index.php/2020/10/26/lettre-aux-ingenieurs-du-vehicule-autonome

    A l’occasion de la publication de Lettres aux humains qui robotisent le monde : merci de changer de métier (éditions de la dernière lettre, 2020), de la chercheuse et journaliste Celia Izoard, nous Lire la suite...

    #Argumentaires #Destruction_de_la_planète #Etalement_urbain #Fin_de_l'automobile #Insécurité_routière #Réchauffement_climatique #critique #économie #industrie #société #technologie #tesla #voiture_autonome

  • Le Monde en pièces | Racine de moins un
    http://www.zinzine.domainepublic.net/?ref=5279

    Présentation du second volume de l’ouvrage « Le Monde en pièces, pour une critique de la gestion » (éd. La Lenteur, 2019) par Nicolas Eyguesier (édition La Lenteur) et David Gaboriau (sociologue du travail). Par une collection de textes basés sur des cas précis d’informatisation (l’apiculture, la vocation d’informaticien, la commande vocale dans les entrepôts de la grande distribution), cet ouvrage montre que la numérisation détruit ce qui peut être encore sauvé dans les différents métiers, intensifie le travail, isole les individu et robotise les rapports sociaux. Durée : 1h11. Source : Radio Zinzine

    https://radiozinzine.org/emissions/RMU/2020/RMU20201006-n63-LeMondeEnPiece2.mp3

  • Légère sur le plan scientifique, sans moyens matériels, sans égard pour les priorités de l’épidémie | l’OTMEDS
    https://blogs.mediapart.fr/edition/transparence-dans-les-politiques-du-medicament/article/141020/notre-reaction-aux-annonces-demmanuel-macron

    En affirmant que les échanges privés sont les facteurs les plus importants de propagation de l’épidémie, le Président de la République ment : le milieu scolaire et le milieu du travail sont les premiers touchés. Ce mensonge se rajoute à ceux déjà énoncés par le pouvoir en mars et avril au sujet des masques ou du dépistage. Source : Relevé sur le Net...

  • Des liens pour découvrir les deux derniers albums (d’un coup !) d’Enfance Sauvage.

    Y a des têtes dans des têtes, des crises en pleine rue, des corps qui éclatent dans la panique, un châtelain à barbe inquiétante, des animaux avec des visages, des humains avec des groins et des museaux, le Raid qui tire dans tous les sens, des requins et des requines attendant les baigneurs•euses, une cabine de douche qui s’ouvre, des braconniers, des odeurs de musc…

    J’avançais sur un trottoir abstrait
    https://enfance-sauvage.bandcamp.com/album/javan-ais-sur-un-trottoir-abstrait

    S’occuper des chats, non.
    https://enfance-sauvage.bandcamp.com/album/soccuper-des-chats-non

    Enfance Sauvage va mourir, ce sont nos derniers souffles. Mine de rien, les premières répèt’, ça faisait presque dix ans !

    Sauf en cas de fin du monde / covid, on joue à l’occasion de la 1ère planétaire du nouveau film en super-8 des Scotcheuses (Après les nuages), moyen-métrage de lutte, quatre années de fabrication collective horizontale, contre le cauchemar nucléaire. Ça se passe le vendredi 02 octobre. Ici les infos : bureburebure.info

    Ça sera peut-être notre dernier concert… Soyez les plus flamboyant•es possible, amenez vos masques et vos fringues les plus extravagantes ! Préparez vos danses les plus désarticulées.

    Enregistré live au Trash Palace Studio dans le Perche, grâce à l’installation incroyable mais vraie de Lolo

    #punk

  • Le travail, à l’intersection de toutes nos colères – Créons nos utopies
    https://www.apc-creonsnosutopies.org/2020/08/29/le-travail-a-lintersection-de-toutes-nos-coleres

    Un pouvoir satellisé, une contestation qui hurle en silence, un rapport de force à la ramasse, un obscurantisme décomplexé, les ultra-réacs en embuscade.
    Il devient urgent de penser l’avenir, sans peur ni aquabonisme. L’avenir, ce n’est pas réclamer un partage plus égalitaire du gâteau, c’est changer complètement de recette.
    Pas d’alternative sans vraie critique du travail et du mode de production, par toutes les composantes des luttes émancipatrices.

  • C’est une banalité de dire que l’histoire est écrite par les puissants et qu’on oublie les autres. C’est vrai également de l’histoire des réseaux informatiques. Bien qu’ils permettent une communication mondiale et qu’on ait donc souvent dit que leur histoire était donc forcément mondiale, en pratique, cette histoire mondiale de l’Internet s’est souvent limitée à une histoire étatsunienne.

    Dans cet article en anglais, l’historienne Valérie Schafer explore le paradoxe de la nécessité d’une histoire locale d’une technologie mondiale, et plaide pour qu’on remplace l’histoire de l’Internet par des histoireS de l’Internet, incluant des expériences comme celle (bien ratée) de l’Union Soviétique ou comme Usenet.

    « Global technologies, glocal approach : a false paradox »
    Valérie Schafer,
    DOI : https://doi.org/10.5007/2175-7976.2020.e70598

    https://periodicos.ufsc.br/index.php/esbocos/article/view/2175-7976.2020.e70598
    https://www.c2dh.uni.lu/fr/data/global-technologies-glocal-approach-false-paradox

  • De la machine sociale à la révolution biologique
    Notes sur l’œuvre théorique de Giorgio Cesarano

    Luis Andrés Bredlow

    https://lavoiedujaguar.net/De-la-machine-sociale-a-la-revolution-biologique-Notes-sur-l-oeuvre-

    Vingt ans après sa mort, Giorgio Cesarano est encore inconnu du lectorat hispanophone, alors même qu’en Italie semble s’amorcer, avec la récente publication de ses écrits théoriques inédits, la redécouverte d’une œuvre qui continue d’être aussi intempestive qu’elle le fut au moment de sa rédaction. Présenter la traduction — à ce jour inédite — que nous avions faite, il y a dix ans, de son bref cycle poétique I Centauri — extrait du livre posthume Romanzi naturali, Guanda, Milan, 1980 — nous a semblé être le moins que nous puissions faire pour rompre un tel silence, ainsi que l’occasion propice à de brèves notes sur sa vie et son œuvre.

    Préalablement au volume cité, Cesarano, né en 1928 à Milan, avait publié les recueils de poèmes L’erba bianca (1959), La pura verità (1963) et La tartaruga di Jastov (1966), qui le situent dans l’aile la plus intransigeante de la neovanguardia , où la subversion des schémas conventionnels du langage, loin de s’épuiser en un jeu formel stérile, aspire à la subversion de la réalité même qu’elle tente de refléter. Le même élan le conduit, à la fin des années soixante-dix, à abandonner l’écriture « littéraire » et à vouer les dernières années de sa vie à la « critique radicale » de la société, « car je suis convaincu — déclare Cesarano en 1974 — que c’est là que la parole livre sa guerre la plus extrême contre une langue faite de chaînes et d’armes ». (...)

    https://lundi.am/De-la-machine-sociale-a-la-revolution-biologique

    #philosophie #poésie #Italie #Cesarano #critique #biologie #corps #machine #social #aliénation #Leroi-Gourhan #dualisme

  • Cahiers des Laumes, Alexis Forestier - Chimères
    https://www.revue-chimeres.fr/Des-Laumes-et-d-ailleurs

    J’ai rencontré Alexis Forestier en 98, aux Laboratoires d’Aubervilliers, où nous (Chimères) organisions un « chantier » autour de la Folie, il monte à ce même moment les fragments Woyzeck ou Une histoire vibrante d’après les récits et fragments narratifs de Franz Kafka, et c’est le début d’un entretien infini qui n’a pas cessé depuis, par intermittences ;

    À Anis gras le lieu de l’autre, à Arcueil, dont il accompagne la fondation autour des arts de faire et de l’invention du quotidien...
    À la Borde, où il monte dans ces années là l’Opéra de quatre sous, étape parmi d’autres d’un long compagnonnage avec Jean Oury, qui donna toujours une place de choix au théâtre .

    À la Fonderie du Mans, chez François Tanguy, autre arpenteur des lieux et des textes (musiques, images) qui dit que dans un théâtre, il faut aussi qu’il y ait des chambres et qu’on puisse y dormir et cuisiner...

    Puis enfin dans la Quincaillerie, un ancien moulin (et quincaillerie) où il développe aujourd’hui sa propre hétérotopie bricoleuse, dans la lignée des hospitalités aux marges du soin et de la création, du faire et de l’agir, qu’il aménage et anime avec Itto Mehdaoui et l’aide de tant d’hôtes de passage mobilisés pour des chantiers tout au long de l’année ; avec une grande capacité de maîtrise d’ouvrage, tour à tour métalliers et maçons, meuniers même et jardiniers, entre accueil de concerts et et co-édition du journal de la Quincaillerie d’où sont issus les cahiers des Laumes. Il règne à la Quincaillerie un amour particulier pour les objets de notre enfance, les papiers peints fleuris et les casseroles émaillées, et plus profondément des savoir-faire frappés d’obsolescence, outils délaissés offerts au détournement mais aussi réanimés, tel le moulin lui-même, son bief et sa machinerie… ou le cinéma argentique (le lieu accueille régulièrement les Scotcheuses, un collectif qui fabrique des films en super 8)

    La quincaillerie porte bien son nom, et la poésie qui s’en dégage a le goût d’un monde coutumier encore à notre main, on y entre comme dans un film de Kaurismaki, même si la wifi est en accès libre non codé (hospitalité oblige), heureux de trouver ici du mat, du mal isolé, du bordélique, du poussiéreux, des édredons anciens et des brocs, des courants d’air froid et des poêles très chauds, des gens qui trainent au lit et des matinaux (que nous sommes, avec Char), des groupes et des solitaires, des punks et des artistes bruts et les pensionnaires d’humapsy.

    Un lieu donc entièrement fait main, situé entre campagne et faubourg ouvrier décati, et les grands échangeurs Sncf partiellement délaissés ; de l’autre coté des voies, la gare géante, la salle polyvalente de la mairie, et le super U, trois paquebots surdimensionnés, plus loin les collines de l’Auxois, Alésia… où paissent les vaches qu’on amène ici hélas par camions vers l’abattoir pas très éloigné… et ses ouvriers tristes heureux de trouver ici un lieu où leur mémoire n’est pas négligée.

    Un lieu donc, où l’on entre presque comme dans un moulin, un lieu où sont nés ces dernières années deux beaux enfants joyeux, un lieu où une belle écriture (celle d’Alexis, dont la mienne se sent un peu cousine, dans la zone du « pré » chère à Ponge et Oury) s’écrit à même la vie, répondant à comme un sentiment de précarité ;
    un lieu où j’aimerais bien être ces jours de triste confinement !

    Valérie Marange
    8 avril 2020

    Tout au long de l’été 2013, nous avons assisté, sans y être pour le moins préparés, à la naissance d’un lieu – lieu de fabrique et d’un habiter possible. Au fil de l’eau. Construction précaire d’une aire de séjour. Un nous est apparu, aux contours indistincts d’abord, puis s’organisant, faisant apparaître peu à peu les tracés d’un vivre ensemble à explorer. Un nous peuplé de multiplicités - visiteurs occasionnels, passagers ou habitants - dont chacune a permis de révéler le lieu, de porter un regard neuf ou circulaire, de deviner les intervalles, d’envisager le non-frayé.

    Quels étaient les outils avec lesquels nous allions pouvoir travailler et comment les façonner à notre main, non seulement les outils fragiles, délaissés, puis réappropriés et dont il fallait prendre soin au jour le jour, mais aussi les outils à mettre en partage pour penser un habiter commun et le lieu en tant qu’il n’était pas encore apparu, pour en faire l’expérience concrète tout en maintenant la juste distance, en continuant de fréquenter les lisières, de « buissonner les marges » ; opérateurs logiques qu’il nous fallait travailler au jour le jour pour inventer le « quotidien incertain de la quincaillerie », tel ce journal autour duquel nous avions commencé et continuons à tourner.

    Se tenir au plus près de l’émergence, de ce qui se passe, sans toujours chercher à provoquer le geste adéquat, pour voir apparaître et se dessiner une géographie, le lieu et ses entours, tentative de comprendre le paysage et ses lointains, les bordures, les parcelles et les circulations périphériques…
    La Quincaillerie des Laumes est traversée par des courants, à la recherche d’agencements collectifs, soucieuse de leurs devenirs et lignes fractales ; paysage mouvant bordé par la rivière, tantôt limpide et claire, tantôt sombre, impétueuse, bouillonnante, où il s’agit de faire résonner entre elles les présences, telles des harmoniques… Un lieu qui cherche à se profiler à travers son cheminer propre.

  • Pas de communs sans communauté

    Maria Mies

    https://lavoiedujaguar.net/Pas-de-communs-sans-communaute

    L’intérêt actuel pour les nouveaux communaux est bienvenu. Cela montre que de plus en plus de gens comprennent que notre système mondial capitaliste actuel ne peut résoudre aucun des problèmes qu’il a lui-même créés. La plupart des gens qui veulent créer de nouveaux communaux recherchent un nouveau paradigme économique et social. Pourtant, je pense qu’il est nécessaire de porter un regard plus critique sur les principaux concepts et arguments utilisés dans le discours contemporain sur « les biens communs ». Aujourd’hui, les « nouveaux biens communs » font l’objet d’un battage médiatique, notamment le mythe d’Internet comme bien commun et source de nouvelles communautés. Dans cet article, je pose plusieurs questions : Que voulons-nous dire lorsque nous parlons de « nouveaux biens communs » ? Que pouvons-nous apprendre des anciens communaux ? Qu’est-ce qui doit être changé aujourd’hui ? Y a-t-il une perspective réaliste pour les nouveaux biens communs ?

    Tout d’abord, je tiens à souligner qu’aucun bien commun ne peut exister sans une communauté. Les anciens biens communs étaient entretenus par une communauté clairement définie dont les membres s’engageaient à accomplir un travail communautaire pour subvenir à leurs besoins. (...)

    #Maria_Mies #communs #communauté #Allemagne #_enclosures_ #arbre #autonomie #écoféminisme #brevet #technocritique #Internet #Papouasie #Inde #Vandana_Shiva #développement #numérique

  • #Paris-1. L’Ordre et la confiance sont rétablis

    Le #Tribunal_administratif vient de rendre sa décision.


    Pouvoir est donné au président de l’Université #Paris-1_Panthéon-Sorbonne pour arrêter les adaptations aux #modalités_d’examens, qui se sont largement tenus.

    Comme à son habitude, la ministre a commenté la décision du tribunal, soulignant qu’ainsi la valeur des examens est rétabli et qu’elle a toute confiance dans les équipes pédagogiques.

    Ainsi l’ordre et la confiance sont rétablis.

    Jugement : Tribunal administratif de Paris, 5 juin 2020 (https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/793/files/2020/06/TA_Paris-5juin2020.pdf)

    La ministre sur twitter :


    https://twitter.com/VidalFrederique/status/1268963034300637184

    #université #facs #examens #coronavirus #confinement #France #Vidal #Frédérique_Vidal #justice (euh...)