• Opérée du cerveau, une violoniste joue de son instrument pour guider les chirurgiens
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/02/19/operee-d-une-tumeur-du-cerveau-une-violoniste-joue-de-son-instrument-pour-ai

    Les chirurgiens de l’hôpital King’s College de Londres ont mis au point une technique permettant de vérifier en temps réel que les zones du cerveau responsables du mouvement des mains n’étaient pas affectées pendant l’opération.

    L’idée peut paraître audacieuse, mais l’opération a bien fonctionné. Une violoniste a aidé les médecins à ne pas endommager une zone importante de son cerveau en jouant de son instrument pendant l’opération destinée à enlever sa tumeur, a annoncé l’hôpital King’s College de Londres.

    Les chirurgiens qui l’ont opérée ont mis au point une technique permettant de vérifier en temps réel que les zones du cerveau responsables du mouvement des mains n’étaient pas affectées pendant cette procédure délicate, a précisé l’hôpital sur son site mardi 18 février.

    Dagmar Turner, musicienne de 53 ans, membre de l’Orchestre symphonique de l’île de Wight (sud de l’Angleterre), a été diagnostiquée en 2013 d’une tumeur à la croissance lente. Lorsque la tumeur est devenue agressive à l’automne 2019, la cinquantenaire a demandé à être opérée. L’acte chirurgical a eu lieu le mois dernier et s’est bien déroulé.

    L’idée de faire jouer la musicienne en la réveillant au milieu de l’opération visait à protéger en particulier d’importantes cellules situées dans le lobe frontal droit de son cerveau. Cette zone, située juste à côté de celle opérée, contrôle entre autres la main gauche, essentielle pour jouer de l’instrument.

    « Grâce à eux, j’espère pouvoir réintégrer mon orchestre bientôt »
    « L’idée de ne plus pouvoir jouer me brisait le cœur », a expliqué Mme Turner, qui a remercié l’équipe médicale pour avoir fait « tout son possible », allant même jusqu’à prévoir dans quelle position l’opérer pour qu’elle puisse jouer. « Nous pratiquons environ 400 résections [ablation de tumeurs] par an, ce qui implique souvent de réveiller des patients pour qu’ils répondent à des tests de langage », a expliqué le chirurgien responsable de l’opération, Keyoumars Ashkan, « mais c’était la première fois que je faisais jouer d’un instrument à un patient »

    Selon le chirurgien, 90 % de la tumeur a été enlevée, « dont toutes les zones suspectées d’activité agressive », tout en permettant à la violoniste de « conserver le plein usage de sa main gauche ». « Grâce à eux, j’espère pouvoir réintégrer mon orchestre très bientôt », s’est félicitée Dagmar Turner, qui est sortie de l’hôpital trois jours après son opération. Elle va continuer d’être surveillée dans son hôpital local, mais il n’est pas certain que les médecins veuillent bien qu’elle continue à jouer du violon pendant qu’ils l’ausculteront.

  • Cartographie numérique : Une animation cartographique pour reconstituer les dynamiques de peuplement aux Etats-Unis sur la période 1790-2010
    https://cartonumerique.blogspot.com/2019/02/carte-animee-densites-usa.html
    https://www.youtube.com/watch?v=KYMtuo3MQ_Q

    - L’animation permet de mettre en évidence la lente conquête de l’Ouest au cours du XIXe siècle, à partir du foyer d’origine des 13 colonies anglaises au nord-est des Etats-Unis (voir la carte des densités en 1775 ou encore la carte de 1765 localisant les nations indiennes). Cette carte animée vient illustrer le mythe d’une nation conquise par de valeureux pionniers, d’une terre promise arrachée aux sauvages ("Go west, young man" même si on sait aujourd’hui que l’expression est un mythe). Il faut tout de même attendre 1850 (début de la « ruée vers l’or ») pour que le mouvement s’accélère véritablement. La « ruée vers l’Oklahoma », avant d’être le titre d’un album de Lucky Luke, est une course aux lopins de terres attribués aux colons avides de nouvelles contrées (cf le Land run de l’Oklahoma bien observable sur la carte à partir de 1889).

    – Au début du XXe, la Californie et la Floride ont encore de faibles densités (contrairement à la Louisiane peuplée depuis plus longtemps), mais elles deviennent plus attractives par la suite. Le Vieux Sud suit un schéma différent avec un peuplement plus précoce (plantations de canne à sucre), mais tout de même décalé par rapport aux comtés plus urbanisés des états du nord. A partir des années 1970-80, la densification s’opère surtout autour des grands centres urbains. Malgré tout, l’intérieur des Etats-Unis reste relativement moins peuplé. Certains comtés ruraux perdent même de la population dans la période récente, ainsi que certains comtés urbains de la Rust Belt.

    – Les données sont issues des recensements officiels qui, jusqu’en 1900, ne prenaient en compte que les citoyens, à l’exclusion des populations autochtones (amerindiens) et des esclaves noirs (inclus dans la clause des trois cinquièmes demandée par les états du Sud). Cela ne veut donc pas dire que le centre et l’ouest des Etats-Unis étaient vides de populations. Leur densité étant probablement assez faible (on estime qu’il y avait environ 600 000 Amerindiens sur le territoire actuel des États-Unis en 1800), elle peut éventuellement être comprise dans la catégorie 0-2 hab / km2 indiquée en légende.

    – La carte traduirait-elle un certain ethnocentrisme ? D’aucuns y voient une « animation politiquement correcte qui rassure les Américains mais qui occulte complètement les Amérindiens ». Le titre n’est pas tout-à-fait juste. Plus que les densités de population, la carte représente l’implantation et l’essor de la population d’origine européenne au sein d’un continent déjà peuplé d’autochtones.

    – Le seuillage de la légende mérite d’être discuté (mode de discrétisation par égal effectif ?). Le seuil maximum de 90 habitants par km2 est assez bas (à rapporter à des densités moins fortes dans le Nouveau Monde qu’en Europe). Il ne rend pas compte de l’urbanisation, mais plutôt de la colonisation progressive du territoire américain. Malgré tout, une analyse détaillée de la carte permet de voir le développement chaotique avec des « hauts » et des « bas » dans certains comtés liés aux cycles de conjoncture économique (arrivée du chemin de fer, fin de la ruée vers l’or, effets de la crise de 1929...)

  • Crise agricole : « On peut s’en sortir sans concentrer la production dans quelques mains » - Libération
    http://www.liberation.fr/economie/2015/08/24/crise-agricole-on-peut-s-en-sortir-sans-concentrer-la-production-dans-que

    Il y a une frange de la population qui n’a plus les moyens de s’alimenter correctement. La première politique que nous devrions avoir en Europe, c’est celle de l’#alimentation. Est-ce qu’on ne pourrait pas mettre cela en débat ? Remettons de l’argent dans le système, pourquoi pas. Mais pas pour accélérer, pour en sortir ! L’enjeu est là. Surtout, il faut réorienter les aides. Pourquoi pas choisir d’aider plutôt les petites et moyennes fermes ? Aujourd’hui, elles sont moins subventionnées, alors qu’elles créent plus d’#emplois. Et on sait que plus les fermes sont grosses, moins leur production est de qualité.

    Est-il normal que les aides aillent principalement à l’agriculture industrielle, à la quantité au détriment de la qualité ? Si on redistribuait les dix milliards d’euros de subventions annuelles de la Politique agricole commune (#PAC) vers ceux qui produisent de la qualité et du bio, ce qui implique pour eux des coûts de production supplémentaires, ces derniers pourraient proposer leurs produits au même prix que ceux qui font de l’agriculture industrielle. D’autant que la #dépollution des eaux chargées en #pesticides et en nitrates coûte des fortunes à l’Etat, ce qui représente des coûts cachés pour les contribuables. L’agriculture industrielle est en fait « sur-subventionnée ».

    Pour que les paysans et les consommateurs s’en sortent, puissent produire et consommer de la qualité sans se ruiner, il faut relocaliser les productions et les adapter à ce que nous consommons. On entend la FNSEA nous répéter : « mangez ce que nous produisons ». Il faudrait plutôt produire ce que les gens ont envie de consommer. Par exemple, nous ne produisons pas assez de légumes en France. Nous sommes obligés d’en importer. C’est absurde. Pourquoi pas développer le #maraîchage ? Alors bien sûr, cela nourrit moins l’#agrobusiness, surtout le #bio qui se passe d’engrais et de pesticides chimiques. Il y a beaucoup de filières locales qui ne demandent qu’à se développer. Si on déconcentrait la production porcine, qui a été massée dans l’Ouest avec les dégâts que l’on connaît, cela réduirait la pression sur l’#environnement et ferait vivre plus de producteurs sur l’ensemble du #territoire national.

    #agriculture_paysanne contre #agro-industrie #circuits_courts

    • J’ai toujours du mal à voir comment on peut produire mieux et pour le même prix ou moins cher. On entend souvent les arguments écolos ou végans sur le fait que c’est moins cher au marché ou un circuit court, qu’en achetant moins de viande, des produits moins transformés on s’en sort mieux. Franchement j’ai du mal à le voir dans les faits. Je pense déjà que ça sort le rapport de classe de l’équation (ce qui est facile pour le public écolo ou végan), à savoir le temps à consacrer au marché, aux AMAPs, à se former à une nouvelle façon de cuisiner, à préparer les repas. Et aussi que se passer de viande quand on peut s’en payer quand on veut, c’est très différent que de s’en priver par nécessité économique. Et que côté production, à part quelques cas particuliers, je vois pas comment les producteurs peuvent produire moins cher, vu qu’il y a moins de mécanisation. A part en valorisant leur production, ce qui veut dire vendre plus cher ... Ok le système est pipé mais je pense qu’une meilleure agriculture ça veut dire une intensification de la main d’oeuvre, et j’ai du mal à voir comment ça pourrait faire un système où la nourriture est moins chère, si la main d’oeuvre est pas réduite en esclavage. La seule façon que je vois c’est de l’auto production diffuse, de personnes qui feraient pousser des produits qui reviennent souvent cher car ils nécessitent beaucoup de main d’oeuvre ou sont très périssable.

    • C’est absurde. Pourquoi pas développer le #maraîchage ? Alors bien sûr, cela nourrit moins l’#agrobusiness, surtout le #bio qui se passe d’engrais et de pesticides chimiques.

      L’agrobusiness peut très bien incorporer le bio. Ça laisse la chimie de côté mais y a tout les pesticide à base de champignons par exemple. Je suis sûr que c’est un business très innovant et compétitif

    • La vache de Léon ne rit plus
      http://geographiesenmouvement.blogs.liberation.fr/2015/07/24/la-vache-de-leon-ne-rit-plus

      Tout le monde est coupable dans cette crise : l’Etat qui a pratiqué la politique de l’autruche, les industriels et les distributeurs qui ont pris les paysans pour de vulgaires fournisseurs de commodités, le syndicat majoritaire obsédé par la concurrence, les agriculteurs aux filières mal organisées et aux comportements irresponsables. Il y a un maillon faible dans la crise actuelle dont on ne parle pas et qui explique la rentabilité faible de certains élevages : un endettement insupportable des fermes causé par des équipements inutilement coûteux, des pratiques agricoles onéreuses qui se justifiaient d’autant moins qu’aujourd’hui, on diminue l’usage des nitrates dans les parcelles et des médicaments dans les élevages. On a tant dépossédé les paysans de leurs savoirs qu’ils croient intelligent de piloter une ferme avec des drones. On voudrait tant que les éleveurs prennent des vacances qu’on leur vend de ruineux robots de traite dont ils pourraient se passer. On les pousse tant à produire qu’ils en accusent les distributeurs et les consommateurs fautifs de préférer le bio lorsqu’ils savent désormais qu’une part importante des maladies neurodégénératives sont liées aux pesticides. On a tellement méprisé la polyculture – pourtant la meilleure des assurances contre les aléas de la nature – que la spécialisation a été tenue comme la martingale d’un « progrès » largement illusoire.

    • Le Mans est une ville moyenne, il y a des marchés de quartiers tous les jours sauf le lundi. Le maraîchage local, pas forcément labellisé bio est bien présent. Toutes les classes sociales s’y retrouvent. Les prix sont variable d’un marché à l’autre mais la plupart des légumes sont au prix des supermarchés mais de bien meilleure qualité.

    • Mais, @nicolasm, le machinisme coûte très cher. Beaucoup de machines coûtent le prix d’une maison. Il faut bien le comprendre.
      Regarde les bottes de pailles. À l’époque où elles étaient rectangulaires, il fallait déjà une machine pour les faire, mais d’un autre côté, pas trop trop chère et surtout, pour bouger la paille ou le foin, des bras, des fourches et des remorques suffisaient largement.

      Maintenant, on a les grosses meules cylindriques. Il faut une grosse machine pour les faire, beaucoup plus chère. Et surtout, il faut équiper ton tracteur de l’outil pour les bouger, parce que tu ne peux plus le faire avec une fourche et une remorque à trois balles.

      Donc, avant même de commencer, la plupart des agriculteurs s’endettent pratiquement à vie, à des niveaux que le péquin avec sa maison en préfa a du mal à concevoir.

      Après, les coûts de fonctionnement ont aussi explosé. Les machines sont coûteuses aussi à l’entretien, comme les voitures modernes par rapport aux anciennes, puisque c’est fini de le faire soi-même dans le hangar avec la boite à outil.

      Les semences, tu les achètes tous les ans, alors qu’avant tu resemais une parti de ta récolte, et donc, ça te coutait que dalle. Et ces semences, elles vont avec des produits, des tas de produits très chers pour lesquels, souvent, tu dois acheter aussi une machine spéciale.

      Sans compter les mises aux normes de matériel. À tes frais. Même s’il en passe plusieurs en peu de temps. Tu te ré-ré-endettes ou tu arrêtes. Le cycle de l’endettement n’a pas de fin. Donc, faut que tu rembourses toujours plus. Donc, que tu produises toujours plus, avec toujours plus d’intrants, de machines, de frais, pour un résultat net toujours plus pourri. Parce que dans le même temps, tu niques ta terre, ton seul bien, à force de devoir toujours produire plus pour arriver à régler tes dettes.

      Et c’est comme ça qu’on a un double problème de surcouts de production et de surproduction avec dégradation de la qualité… et donc des prix… et donc encore plus de pression pour produire encore plus de merde qui coûte toujours plus à produire et rapporte toujours moins.

    • @odilon

      distribuer les subventions nécessaires (personne ne nie cette nécessité) à la petite agriculture plutôt qu’aux grosses usines.

      Exactement, et s’épargner collatéralement les coûts des pollutions et des problèmes de santé liés, coûts actuellement portés par la collectivité.
      http://www.fnab.org/index.php/nos-actions/eau-et-environnement/660-couts-des-principales-pollutions-agricoles-de-leau-

      L’estimation du coût annuel de la dépollution (pesticides et nitrates) des eaux de surface et côtières est de 54 milliards d’euros selon une étude du CGDD, soit le budget annuel de la PAC.

      La PAC est donc payée deux fois (subvention à l’agriculture polluante + dépollution).

    • Oui on est d’accord sur l’endettement, et on a largement dépassé le seuil des rendements négatifs. Mais j’ai l’impression que souvent on regarde l’équation du côté de la ferme, et qu’il y a vraiment moyen de s’en sortir en produisant moins et mieux, mais je pense que ça veut souvent dire une production valorisée, c’est à dire payée plus chère par le public. Donc ce qui est une solution pour le côté productif l’est-elle pour le côté consommation de celleux qui ne peuvent pas se permettre de payer plus cher pour des meilleurs produits ?

      J’ai l’intuition qu’on ne peut pas se passer d’augmenter beaucoup la part de la population active dans l’agriculture, mais que forcément en bout de chaîne il faudra augmenter la part de l’alimentation dans le budget.

    • @nicolasm

      La seule façon que je vois c’est de l’auto production diffuse

      Même avis, pour tout ce qui nécessite du soin fréquent et donc beaucoup d’heures de main d’oeuvre.

      forcément en bout de chaîne il faudra augmenter la part de l’alimentation dans le budget.

      Et baisser la part du logement en même temps. Chez moi je le vois assez clairement, sur le long terme ce qui augmenté ces 30 dernières années c’est le nombre de résidences secondaires (43 769 pour 300 000 habitants en Pays Basque Nord) et le prix du logement, et ce qui a diminué c’est le nombre de fermes et l’offre de bouffe locale.
      #spéculation

    • On paye déjà très cher des produits de merde. Parce qu’il y a d’autres parasites dans l’équation, comme les marges monstrueuses de la distribution qui est en train de tourner à un quasi-monopole (reste combien de groupes et d’enseignes ?)

      Je vais acheter mes légumes chez la maraichère du coin : ils sont incomparablement meilleurs, nettement moins chers et en plus, ils ne polluent pas.

    • Pour en revenir à ce sujet intéressant, je me demande souvent quelles sont les pistes pour produire des aliments de qualité tout en améliorant la santé écologique de l’agro-écosystème et des environs, tout en ne sélectionnant pas automatiquement un public aisé financièrement (et donc a priori a plus fort impact négatif sur l’environnement). C’est pour ça que je vois l’autoproduction comme si intéressante, mais la question reste ouverte pour les personnes qui veulent en faire leur métier où la quantité qui ne peut pas être autoproduite (pas l’opportunité ou pas l’envie).

      (Je veux dire les piste pour quelqu’un qui veut se lancer dans la production de nourriture, parce que le système marche tellement sur la tête que des pistes au niveau politique on en voit facilement quelques unes)

    • Ta question n’est pas très claire ou pas bien posée @nicolasm
      Produire de la nourriture coûte... au moins le prix de la terre qui en France est privatisée. Ça c’est un premier point. Se nourrir aux temps des communaux n’était pas un problème, tout le monde parvenait à se nourrir. Les enclosures ont conduit à l’appauvrissement des structures sociales rurales.
      Ensuite, c’est beaucoup de travail. La société de consommation a fait pousser les ménages à consacrer une partie du budget familial de plus en plus faible pour s’alimenter afin de consommer des produits manufacturés, des voitures, partir en vacances, etc. Puis la part du budget consacré à se loger et le prix de l’énergie ont explosé. Au final il ne reste plus grand chose pour se nourrir correctement.
      Le système des amap n’est pas si mal, souvent les amapiens peuvent mettre la main à la pâte, ce qui contribue à diminuer un peu les coûts. Mais il faut bien voir qu’à partir du moment où tu t’installe professionnellement, en plus du prix de la terre, il y a les salaires, les charges sociales et les taxes diverses qui se répercutent forcément sur le prix de vente des produits. Ces agriculteurs ne visent pas spécialement une clientèle aisée.
      Les subventions ont été mises en place à la base, pour permettre aux plus pauvres de pouvoir se nourrir. Sauf qu’aujourd’hui, les subventions sont distribuées à l’agro-industrie.
      L’accès à la terre, chez nous aussi, est un premier obstacle. Il faut parfois négocier avec les collectivités locales pour obtenir un bout de terrain et produire sa nourriture.

    • Les AMAP ça reste un truc de classe aisée : sans même parler du prix des paniers, il y a déjà le principe même de devoir donner 3 mois, 6 mois, voire 1 an de chèques d’un coup, même si c’est encaissé mois par mois ensuite => tous ceux qui n’ont pas un CDI assez élevé ou un revenu régulier certain, c’est totalement NIET de s’inscrire là-dedans.

      Nous on fait partie d’un groupe producteurs-consommateurs hybride qui ne suit pas la charte AMAP, en milieu urbain, et depuis le début on a décidé que les commandes se feraient mois par mois, donc pour seulement 4 semaines d’un coup, exprès pour que les gens plus précaires, sans CDI puissent venir commander quand ils savent que le mois suivant ils peuvent (oui je sais il y a toujours encore plus précaires).

      Cela dit, on aurait tous un toit gratuit ou à très faible coup (de quoi juste payer l’entretien et les impôts), on pourrait parfaitement payer de la nourriture non mécanisée produite avec plus de main d’œuvre et donc plus cher. La nourriture il faut la produire en permanence, et tant qu’on est dans un système de valeur, argent, etc : ok il faut payer les gens qui produisent.

      Mais les logements bordel !… Il y a plus de logements (et je ne parle bien que des logements décents hein) que de ménages en France, et mis à part l’entretien, ya rien à payer, c’est juste des rentes de merde ! On ne paye aucun travail, on fait juste fructifier un capital immobilier. C’est totalement indécent vu la quantité de logements et le nombre de personnes qui galèrent (soit parce qu’elles n’ont pas de toit, soit comme beaucoup parce qu’on a un toit mais que ça prend la plupart de notre argent), et les conséquences sanitaires qui en découlent (soit avoir un logement pourri, froid, etc, soit avoir un logement correct mais bouffer de la merde). À chaque fois les discussions sur la bouffe me font revenir à ça, parce que ça me parait encore plus révoltant, vu que si ce problème était résolu politiquement, on pourrait presque tous payer des agriculteurs correctement.

    • Y a quoi comme pistes intéressantes pour le logement ? Tous proprio (mais j’imagine que ça ne règle pas les problèmes de rente et transmission), tous locataires des logements nationalisés (mais qui habite où, comment on fait en cas de changement de lieu de travail par ex.) ? J’imagine que des personnes ont déjà réfléchi à ce genre de problématiques ?

  • Le gouvernement a créé une #cellule_militaire pour surveiller les opposants à l’agro-industrie

    Le gouvernement veut « faire taire tous ceux qui mènent des actions symboliques contre le système de l’#agriculture_industrielle », dénoncent de multiples défenseurs de l’#agriculture_paysanne et biologique, réunis dans cette tribune. Ils s’inquiètent fortement de la création de la #cellule_de_renseignement #Demeter, lancée fin octobre, soi-disant destinée à lutter contre l’« #agribashing ».

    Il y aura un avant et un après Demeter. Le 13 décembre, le ministre de l’Intérieur de la République française Christophe #Castaner s’est rendu dans le Finistère en compagnie de la présidente de la #FNSEA #Christiane_Lambert. Dans le cadre d’une #convention signée entre son ministère et ce #syndicat_agricole. Cette première anomalie démocratique — depuis quand la #police républicaine est-elle aux ordres d’une structure privée ? — n’est pas la dernière, de loin.

    En effet, ce voyage avait pour but principal de lancer une cellule de la #gendarmerie_nationale appelée Demeter, la déesse grecque des moissons. Et marque reconnue, depuis des lustres, de l’agriculture sans pesticides. Quel en est le but affiché ? La lutte contre « l’agribashing ». Ce terme est une invention des communicants de la FNSEA, qui prétend sans en apporter la moindre preuve qu’on assisterait en #France à une entreprise concertée de dénigrement du monde agricole. Elle permet à ce syndicat de maintenir ce qu’elle fait depuis des dizaines d’années : une pression lobbyiste pour obtenir en retour des avantages économiques.

    Le ministre, confronté avec son gouvernement à une situation politique difficile, a donc décidé de jouer ce rôle dangereux, affirmant par exemple : « Depuis quelques années, un phénomène grandit, inacceptable. De plus en plus, nos agriculteurs sont visés par des intimidations, des dégradations, des insultes. »

    Empêtré dans cette imprudente déclaration, le ministre démontre dans le même texte qu’il est incapable de prouver par le moindre fait la réalité de ce phénomène. Les #chiffres qu’il cite pour 2019 parlent d’eux-mêmes : sur la base de 440.000 exploitations agricoles, les plaintes portent sur 314 tracteurs volés, 24 vols avec violence, 657 voitures dérobées.

    Encore faut-il préciser que les vols avec violences ont diminué en un an de 31,4 %. La plupart des centres urbains se damneraient pour de telles #statistiques. Il est visiblement plus simple de mobiliser la police que de régler la situation dramatique de la #paysannerie française.

    Il y a encore plus grave. Volontairement, n’en doutons pas, M. Castaner mélange dans un stupéfiant gloubi-boulga la #délinquance vile — cambriolages, vols de matériel, incendies, dégradations —, les #occupations_de_terres_agricoles par des #gens_du_voyage, les actions antifourrure ou antichasse. C’est mettre sur le même plan criminel le vol, le droit des populations nomades, celui de la critique sociale et politique.

    Il y a encore plus grave. M.Castaner entend s’attaquer dans le cadre de Demeter, ainsi qu’il l’écrit, aux « actions de nature idéologique, qu’il s’agisse de simples #actions_symboliques de #dénigrement du milieu agricole ou d’#actions_dures ayant des répercussions matérielles ou physiques ». Cette fois, on aura compris : il s’agit de faire taire tous ceux qui mènent des actions symboliques contre le système de l’agriculture industrielle, dont la FNSEA est le principal soutien.

    La #démocratie, ce n’est pas pactiser avec les #lobbies dans le dos de la société

    Qui mène « des actions symboliques » contre ce système ? Le mouvement des #Coquelicots, qui réclame la fin des #pesticides, soutenu par un million de citoyens. Les #maires qui prennent des arrêtés contre ces poisons chimiques. Des dizaines de milliers de paysans qui ont déjà choisi l’agriculture biologique. Beaucoup d’autres, qui défendent le modèle de l’agriculture paysanne contre les projets délirants d’usines à vaches, à cochons ou à poulets. Et au total des centaines de milliers de citoyens engagés contre l’importation massive de #soja_transgénique et donc l’#élevage_industriel, contre la mort des oiseaux et des insectes, pour des rivières débarrassées de la pollution et des rivages sans algues vertes, enfin pour une #alimentation de haute qualité.

    Il ne fait aucun doute, à nos yeux, qu’une ligne a été franchie. La démocratie, ce n’est pas pactiser avec les lobbies dans le dos de la société. Et quand le ministre parle « d’améliorer [la] coopération avec le monde agricole et de recueillir des renseignements », chacun comprend ce que cela veut dire. Cela signifie l’#intimidation accrue de tous les adversaires décidés de la FNSEA, qui passe nécessairement par la #surveillance_électronique et informatique, d’éventuelles #écoutes_téléphoniques, voire des #filatures, des #infiltrations, ou pire encore, la #délation.

    Nous prévenons solennellement le gouvernement que nous refusons cette #criminalisation et que nous demandons le démantèlement de la cellule Demeter. Notre contestation de l’agriculture industrielle, non-violente, se fait et se fera au grand jour, dans la conviction d’exprimer la volonté majoritaire de la société française. Nous voulons beaucoup de paysans, beaucoup plus de paysans, heureux et fiers de leur métier, enfin payés au prix convenable pour leur participation au bien commun. C’est en effet un autre monde que celui de la FNSEA.

    https://m.reporterre.net/Le-gouvernement-cree-une-cellule-militaire-pour-surveiller-les-opposan
    #répression #surveillance #résistance #industrie_agro-alimentaire #agriculture_biologique

    ping @davduf @odilon @fil @etraces
    @mathieup @daphne @albertocampiphoto

    • Présentation de « DEMETER », la cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole

      Edito

      Depuis quelques années, un phénomène grandit, inacceptable. De plus en plus, nos agriculteurs sont visés par des intimidations, des dégradations, des insultes. Des individus s’introduisent dans leurs exploitations agricoles et les bloquent. Ils font des films aux commentaires orduriers, avant de jeter les exploitants en pâture sur les réseaux sociaux. Parfois même, les intrus dégradent, cassent et volent.

      En se multipliant, certains actes confinent à l’absurde. Je pense à ces militants animalistes responsables de la mort de plus de 1 400 animaux dans l’Eure pour leur avoir fait peur en s’introduisant dans un élevage de dindes.

      Ces phénomènes, nous devons les prendre très au sérieux : ils gâchent la vie des agriculteurs, inquiets chaque jour de savoir ce qui peut leur arriver. Ils nourrissent l’agribashing, la défiance et l’hostilité.

      Comme élu des Alpes-de-Haute-Provence, terre d’élevage, j’ai vu tous les sacrifices que doivent accepter nos agriculteurs, toute la passion qu’ils mettent dans leur métier et le soin qu’ils donnent à leurs animaux.

      La réalité, c’est que nos agriculteurs font un travail difficile, exigeant, essentiel. Ils ne connaissent pas de repos, font une partie de la renommée de la France et nous permettent de bénéficier de produits de qualité exceptionnelle. Ils se soumettent à des contrôles stricts et réguliers, s’investissent pour améliorer le bien-être animal. La loi est particulièrement vigilante, c’est elle seule qui doit s’appliquer, et l’État est là pour y veiller. Rien ne justifie une quelconque intimidation.

      Nous devons assurer la sécurité des agriculteurs et les défendre, impérativement.

      J’ai donc décidé d’une série d’actions pour mieux protéger nos agriculteurs et c’est l’objet, notamment, de la Cellule Demeter. Créée au sein de la Gendarmerie nationale, la cellule Demeter va permettre :

      d’améliorer notre coopération avec le monde agricole et de recueillir des renseignements ;
      de mieux connaître les groupes extrémistes à l’origine des atteintes et de pouvoir anticiper et prévenir leurs actions ;
      de pouvoir gagner en efficacité par des actions et des enquêtes mieux coordonnées.

      Cette cellule est un signal fort envoyé aux agriculteurs : les forces de l’ordre se tiennent à leur côté et sont là pour les aider.
      La création de la cellule est également une étape dans un plan plus vaste encore pour la sécurité du monde agricole. Ainsi, par la signature d’une convention entre le ministère de l’Intérieur, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs :

      nous nous assurons que des échanges d’information réguliers se fassent entre agriculteurs et forces de l’ordre ;
      nous renforçons la prévention en garantissant des diagnostics de sécurité pour les exploitations ;
      nous nous engageons à donner priorité aux interventions pour les agriculteurs victimes d’actions violentes.

      Cette convention, tout comme la Cellule Demeter, ce sont des actes forts et concrets. Ils s’inscrivent pleinement dans la stratégie déployée par le Gouvernement en faveur du monde agricole et le ministère de l’Intérieur participe ainsi à la mise en place des Observatoires de l’agribashing créés à l’initiative du ministère de l’agriculture.

      Avec Laurent Nuñez, nous sommes déterminés à combattre de toutes nos forces les atteintes contre les agriculteurs et leurs exploitations. Nous sommes déterminés à ce que chacun puisse exercer sa profession librement. Nous sommes résolus à protéger notre agriculture.

      Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur
      Les objectifs de la cellule DEMETER :

      Créée début octobre 2019 par la direction générale de la gendarmerie nationale, la « Cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole » (cellule DEMETER) est destinée à apporter une réponse globale et coordonnée à l’ensemble des problématiques qui touchent le monde agricole en menant collégialement les actions dans les 4 domaines :

      de la prévention et de l’accompagnement des professionnels du milieu agricole par des actions de sensibilisation et de conseils destinées à prévenir la commission d’actes délictueux, en lien avec les organismes de représentation du monde agricole (SDSPSR) ;
      de la recherche et de l’analyse du renseignement en vue de réaliser une cartographie évolutive de la menace et détecter l’émergence de nouveaux phénomènes et/ou groupuscules (SDAO en coordination avec SDPJ) ;
      du traitement judiciaire des atteintes visant le monde agricole par une exploitation centralisée du renseignement judiciaire, un partage ciblé de l’information et une coordination des investigations le nécessitant (SDPJ) ;
      de la communication, en valorisant opportunément toutes les actions menées dans ces différents domaines par la gendarmerie au nom de la cellule DEMETER et par des actions ciblées destinées à rassurer le monde agricole par la prise en compte de ses problématiques par les forces de l’ordre (SIRPA).

      Le périmètre de compétence de la cellule DEMETER :

      La nécessité d’appréhender la globalité du phénomène des atteintes au milieu agricole implique que le périmètre de compétence de la Cellule DEMETER englobe la prévention et le suivi :

      des actes crapuleux, qu’il s’agisse d’une délinquance de proximité et d’opportunité (ex : vol isolé de gasoil ou d’outillage,etc.) ou d’une criminalité organisée voire internationale (ex : filière de vol de GPS agricole, etc.) ;
      des actions de nature idéologique, qu’il s’agisse de simples actions symboliques de dénigrement du milieu agricole ou d’actions dures ayant des répercussions matérielles ou physiques.

      Peuvent ainsi être citées, de manière non exhaustive :

      les vols (d’engins, de matériels, de production, etc.) visant les exploitations agricoles de tous types (élevage, pisciculture, culture, viticulture) ;
      les dégradations (incendies, sabotage de matériel, etc.) commises à l’encontre des exploitations agricoles de tous types ;
      les cambriolages commis aux seins des exploitations agricoles (hangars, etc.) ou aux domiciles des agriculteurs ;
      les violations de domiciles ou intrusions visant des exploitations agricoles ou des professionnels de l’agro-alimentaire aux fins d’y mener des actions symboliques (libération d’animaux, tournage de vidéos clandestines,etc.) ;
      les occupations illégales de terrains agricoles aux fins d’installation temporaire par des groupes
      constitués de gens du voyage ou d’organisation d’événements festifs non autorisés (free-parties) ;
      les dégradations commises à l’encontre de certains professionnels liés aux milieu agricole ou agro-
      alimentaire (boucheries, abattoirs, activités de transport d’animaux d’élevage, etc.) ;
      les actions anti-fourrure liées à des élevages spécifiques ;
      les actions menées par certains groupes antispécistes vis-à-vis du monde de la chasse, intimement
      lié au monde agricole (impact de la régulation cynégétique sur la protection des cultures, identité
      rurale, etc.) peuvent être intégrées à la cellule DEMETER en fonction des circonstances.

      L’organisation de la cellule DEMETER :

      Destinée à garantir une approche transverse et globale, la Cellule DEMETER implique, au niveau central, la participation prioritaire et permanente :

      de la SDSPSR au titre des diverses actions de prévention et de suivi de la convention de partenariat entre la DGGN et la FNSEA/JA ;
      de la SDAO au titre du recueil et de l’exploitation du renseignement et de l’analyse de la menace ;
      de la SDPJ, du SCRC et de l’OCLDI, au titre de l’analyse des phénomènes de délinquance et du suivi et de la coordination des affaires judiciaires ;
      du SIRPA au titre de l’accompagnement médiatique du dispositif.

      À cet effet, la Cellule DEMETER est une structure :

      fonctionnelle, n’imposant pas de mise à disposition co-localisée des personnels des entités impliquées ;
      permanente afin d’assurer néanmoins un suivi constant de la problématique.

      Elle est un réseau de référents (titulaire/suppléant) spécifiquement chargés, au sein de leurs sous-directions ou services, de la centralisation et de l’analyse des informations.
      Signature d’une convention avec la fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles et jeunes agriculteurs

      La signature d’une convention tripartite entre la FNSEA, les JA et le ministère de l’intérieur est destinée à :

      instaurer un échange réciproque et régulier avec la profession
      généraliser les dispositifs de prévention technique de la malveillance (diagnostics de sureté des exploitations)
      à prioriser l’intervention au profit des agriculteurs confrontés à des infractions violentes

      Les atteintes au milieu agricole (Données GN - Actualisation au 30 novembre 2019)

      Les tensions pesant sur le monde agricole ont conduit à la mise en place, le 3 octobre 2019, de la cellule « Demeter », au sein de la GN. Depuis le 1er janvier 2019, les atteintes à l’encontre du milieu agricole sont en hausse (+1,5%). Une étude plus approfondie fait apparaître des disparités géographiques importantes et révèle l’émergence de phénomènes ciblés (vols de matériels agricoles). Le regain d’attention des professionnels du secteur sur les risques auxquels ils sont exposés s’amplifie au regard de la hausse des audits et consultations de sûreté réalisés (+22,4 % soit 333 audits et consultations). Ces actions se poursuivent pour répondre aux inquiétudes des 440.000 exploitants de métropole.
      Un bilan en voie d’amélioration

      Le bilan 2019 des atteintes aux biens commises au préjudice du monde agricole affiche une hausse de +1,5 % (+216 faits) pour un total de 14 498 faits enregistrés (2 atteintes chaque
      heure). Deux tiers d’entre-elles (64,5%) sont constituées de vols simples (sur ou hors exploitations agricoles), en baisse de -2,2 %.

      Dans le détail, les vols avec violences (24 faits) comme les vols dans ou sur véhicules (1 310 faits) reculent respectivement de -31,4 % et -10,1 %. A contrario, on assiste à une recrudescence des destructions et dégradations (+23,3 % pour un total de 1 675 faits), des cambriolages et vols par ruse (+16,2 % pour un total de 1 484 faits) et des vols de véhicules (+10,2 % pour un total de 657 faits). Les crimes et délits dont sont victimes les agriculteurs se caractérisent par une forte logique saisonnière, connaissant leurs pics au printemps et en été. Après un début d’année marqué par la hausse continue de ces actes à l’encontre du monde agricole, une inversion de tendance s’observe à compter du mois d’août 2019, comparé aux mêmes mois 2018. L’étude géographique de l’évolution des AAB dans le milieu agricole témoigne de situations contrastées selon les territoires d’outre-mer ou de métropole. On enregistre en moyenne 133 faits de délinquance/an par département.

      La cartographie des départements les plus impactés par les atteintes dans les exploitations agricoles trouve une certaine cohérence avec celle des grandes zones de culture et d’élevage. Les régions à dominante céréalière sont notamment très concernées. Ce phénomène peut notamment s’expliquer par la présence de nombreux engins agricoles qui sont l’objet de trafics.
      Des vols de matériels agricoles à haute valeur ajoutée en augmentation

      Depuis le 1er janvier, 314 tracteurs et 307 accessoires agricoles ont fait l’objet d’une inscription pour vol dans le FOVES, en hausse par rapport à l’année 2018. Cela représente près d’1 tracteur volé chaque jour. Les préjudices qui résultent de ces vols peuvent s’avérer particulièrement élevés. Selon l’indice mensuel des prix d’achat des moyens de production agricole (Ipampa), publié chaque fin de mois par l’Insee, le prix moyen des tracteurs agricoles a ainsi progressé de +20,8% en 10 ans (2008 à 2018), soit une moyenne de 2% par an.
      Une sensibilisation en hausse

      Depuis le 1er janvier 2019, 264 exploitations agricoles (+24,5%) et 69 (+15%) concessionnaires agricoles ont fait l’objet d’un audit ou d’une consultation de sûreté. L’implication des référents et consultants sûreté est à souligner mais l’effort doit se poursuivre au regard des 440 000 exploitations agricoles installées en métropole.

      https://www.interieur.gouv.fr/Le-ministre/Dossiers-de-presse/Presentation-de-DEMETER-la-cellule-nationale-de-suivi-des-atteintes-a

  • Linky : charge de la Cnil contre EDF et Engie
    https://www.linformaticien.com/actualites/id/53801/linky-charge-de-la-cnil-contre-edf-et-engie.aspx

    Le gendarme des données personnelles vient d’annoncer la mise en demeure d’EDF et d’Engie, en leur qualité de fournisseurs d’électricité exploitant les compteurs connectés Linky. La Cnil leur reproche un défaut de recueil du consentement éclairé et spécifique et des durées de conservation des données trop longues.
    […]
    Pas assez éclairé…
    A commencer par le consentement des usagers. Si EDF comme Engie demandent effectivement à leurs usagers s’ils acceptent la collecte de leurs données, ce consentement n’est ni spécifique, ni suffisamment éclairé. En effet, une seule case à cocher pour deux voire trois finalités distinctes : affichage des consommations quotidiennes, affichage des consommations à la demi-heure et fourniture de conseils personnalisés.

    Je suis très vénère !
    J’avais spécifiquement signalé ce point à la CNIL au printemps 2016, ainsi que l’absence totale d’information (d’éclairage…) sur les conséquences de la non acceptation : quelles données étaient transmises et à quel pas de temps.

    Elle ne m’a même pas accusé réception de mon message.

  • Annonce du porte-parole de l’armée israélienne : Continuez à tirer sur des enfants palestiniens | Agence Media Palestine

    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/02/11/annonce-du-porte-parole-de-larmee-israelienne-continuez-a-tirer

    Le dégoût, toujours, chaque jours.

    par Gidéon Levy

    Des soldats israéliens tirent sur des enfants. Quelquefois ils les blessent et quelquefois ils les tuent. Quelquefois les enfants se retrouvent en mort cérébrale, quelquefois handicapés. Quelquefois les enfants ont lancé des pierres aux soldats, quelquefois des cocktails Molotov. Quelquefois, par chance, ils se trouvent au milieu d’une confrontation. Ils n’ont presque jamais mis la vie de soldats en danger.

    Quelquefois les soldats tirent intentionnellement sur des enfants, quelquefois par erreur. Quelquefois ils visent les enfants à la tête ou en haut du corps, et quelquefois ils tirent en l’air et ratent, touchant les enfants à la tête. C’est comme ça quand un corps est petit.

    Quelquefois les soldats tirent avec l’intention de tuer, quelquefois pour punir. Quelquefois ils utilisent des balles ordinaires et quelquefois des balles d’acier enrobées de caoutchouc, quelquefois à distance, quelquefois dans une embuscade, quelquefois à bout portant. Quelquefois c’est la peur, la colère, la frustration et un sentiment de n’avoir pas le choix qui les font tirer, ou une perte de contrôle, quelquefois c’est de sang froid. Les soldats ne voient jamais leurs victimes après coup. S’ils voyaient ce qu’ils ont causé, ils seraient susceptibles d’arrêter de tirer.

    #israel #palestine #occupation #colonisation #tueurs_d_enfants

  • Pour éviter de tomber dans le piège de la fake news ou, pire, du complotisme, apprend avec les médias sérieux comment titrer un article dont le sujet est : « on sait pas trop ». Le coronavirus s’y prête très bien.

    La première grande méthode, c’est le titre sous forme de question. Classiquement, c’est une technique qui permet d’affirmer rigoureusement n’importe quoi en restant à l’abri des poursuites en diffamation (« Monsieur Machin est-il le mystérieux violeur de pingouins du zoo de Vincennes ? »). Mais à l’heure du fact-checking, cette stratégie journalistique honteuse devient une valeur positive : c’est comme si on vérifiait une affirmation qui circule sur les réseaux sociaux, donc c’est bien, c’est notre métier de grand média. Alors qu’évidemment, ça veut juste dire : « Je fais un titre sensationnel, mais comme je ne sais pas je fais mine de m’interroger. »

    Coronavirus : cette courbe cache-t-elle une bonne nouvelle pour l’épidémie ?
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-cette-courbe-cache-t-elle-une-bonne-nouvelle-pour-lepidem

    Le coronavirus est-il en train de se stabiliser en Chine ? Posez vos questions à notre correspondant
    https://www.lemonde.fr/planete/live/2020/02/10/coronavirus-posez-vos-questions-a-notre-correspondant-en-chine_6029036_3244.

    Coronavirus : plus de 40 000 cas, une épidémie en perte de vitesse ?
    https://sciencepost.fr/coronavirus-plus-de-40-000-cas-une-epidemie-en-perte-de-vitesse

    Coronavirus : le pangolin, “intermédiaire” ayant transmis le virus à l’homme ?
    https://www.jforum.fr/coronavirus-le-pangolin-intermediaire-ayant-transmis-le-virus-a-lhomme.html

    En Chine, l’épidémie de coronavirus peut-elle mener à une vraie contestation du pouvoir ?
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/en-chine-pourquoi-la-crise-du-coronavirus-ne-pourra-pas-mener-a-une-v

    Et la seconde grande méthode, c’est le conditionnel de précaution. C’est facile à détecter : si tu peux compléter le titre par « ou pas », alors ça ne devrait même pas avoir été imprimé. (Exemple : « Le Monde est peut-être le meilleur journal d’information du monde… ou pas »).

    Coronavirus : la semaine où tout peut basculer
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/02/09/coronavirus-la-semaine-ou-tout-peut-basculer_6028972_3210.html

    Coronavirus : 803 morts en Chine et 37 198 cas, le pic de contamination pourrait être passé
    http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-803-morts-en-chine-et-37-198-cas-le-pic-de-contamination-pour

    Le virus tue encore, mais se stabiliserait
    https://www.lenouvelliste.ch/articles/monde/le-virus-tue-encore-mais-se-stabiliserait-907571

    Coronavirus : le risque d’infection par des personnes n’ayant pas voyagé en Chine pourrait s’accroître
    https://www.lesoir.be/278830/article/2020-02-10/coronavirus-le-risque-dinfection-par-des-personnes-nayant-pas-voyage-en-chine

    Les pangolins sont peut être des hôtes du coronavirus, selon les scientifiques
    https://galsen221.com/les-pangolins-sont-peut-etre-des-hotes-du-coronavirus-selon-les-scientifi

    • J’aurais pu aussi reproduire les chapeaux de tous ces articles, qui sans exception contiennent eux aussi une question et/ou un conditionnel de précaution. L’effet de redondance (du type : ceinture et bretelles du journalisme approximatif) est assez marrant, d’ailleurs.

  • La militante de #RESF #Vaucluse condamnée en appel pour avoir scolarisé un jeune migrant isolé

    La Cour d’Appel de Nîmes condamne ce jeudi #Chantal_Raffanel à 500 euros d’amende pour avoir scolarisé un jeune migrant à Vedène. La militante de RESF Vaucluse avait été relaxée en première instance mais le parquet avait fait appel.


    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/la-militante-de-resf-vaucluse-condamnee-pour-avoir-scolarise-un-jeune-mig
    #droit_à_l'éducation #enfants #scolarisation #enfance #école #condamnation #délit_de_solidarité #MNA #mineur_non_accompagné #justice (well...) #it_has_begun
    signalé par @reka sur FB

  • « Emmanuel Macron, vous n’avez jamais fait l’expérience de l’inhumanité absolue des armes nucléaires. Moi, oui. » - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2020/02/07/emmanuel-macron-vous-n-avez-jamais-fait-l-experience-de-l-inhumanite-abso

    Monsieur le président Macron, vous voulez maintenir et moderniser des centaines de ces armes inhumaines, instruments de génocide, qui menacent d’indicibles souffrances tous les êtres vivants ? Il est profondément naïf de croire que le monde peut conserver indéfiniment des armes nucléaires sans qu’elles ne soient à nouveau utilisées. Toute utilisation d’arme nucléaire serait contraire aux règles et aux principes du droit international humanitaire. En perpétuant le mythe de la dissuasion, en en faisant un élément central de la politique de défense de la France, en investissant massivement dans ces armes (à hauteur de 37 milliards pour les cinq prochaines années) , vous mettez en péril la sécurité européenne ; vous mettez en péril la sécurité mondiale. Soyez réaliste.

    En 2017, j’ai accepté le prix Nobel de la paix au nom de la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires – distinction obtenue pour le travail que nous avons accompli avec l’adoption de la première interdiction juridique internationale des armes nucléaires, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. A ce jour, 35 Etats ont ratifié ce traité et 81 l’ont signé.

    Epée de Damoclès
    Près de 20 villes françaises, dont Paris et Grenoble, ainsi que des dizaines d’élus français appellent la France à adhérer à ce traité et à s’engager sur la voie d’un monde sans armes nucléaires. La jeunesse française, cette nouvelle génération, a compris la menace inacceptable que représentent les armes nucléaires pour l’humanité. Selon un sondage publié en janvier par le Comité international de la Croix-Rouge, 81% des « milléniaux » pensent que l’utilisation des armes nucléaires n’est jamais acceptable. Et la semaine prochaine, des centaines d’étudiants et des militants se réuniront à Paris pour une conférence sur l’abolition des armes nucléaires.

  • Admirable petit mot glissé par une serveuse sous l’assiette de Belloubet qui banquetait !

    Alors on va lui dire la chose suivante : « Camarade,
    Ce mot est tellement beau, tellement clair, tellement digne.
    Il nous rend fier d’être à vos côtés.
    On vous embrasse. »

    « Il est grand temps que vous preniez conscience que sans le peuple que vous malmenez, vous n’êtes rien. C’est lui qui paie votre repas aujourd’hui, vous le cuisine et vous le sert. Ce peuple à qui vous mentez, que vous volez et battez. Alors symboliquement j’ai décidé de ne pas vous servir. Je serai sûrement seule, car beaucoup ont encore peur de perdre ce qu’ils croient posséder mais n’en pensent pas moins… […] Perdre mon travail me fait moins peur que de vivre dans le monde que vous nous préparez. »

    https://www.liberation.fr/checknews/2020/02/04/des-gilets-jaunes-ont-ils-glisse-un-mot-sous-l-assiette-d-edouard-philipp

  • Manif des ’gilets jaunes’ : « Moi, dircab du Préfet, de leur point de vue, j’ai basculé dans le camp de l’ennemi »
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/manifs-changer-de-camp

    Laurent est passé dans « l’autre camp ». Il était directeur de cabinet du Préfet en charge du maintien de l’ordre. Il dit aujourd’hui manifester avec les ’gilets jaunes’ au « nom des mêmes valeurs qui lui ont fait servir l’Etat ». Laurent et Philippe racontent leurs choix et leur changement de camp.

    Beau #témoignage #violences_policières #Gilets_jaunes

  • Des « petits rats » et du journalisme selon Ariane Chemin par Frédéric Lordon
    https://blog.mondediplo.net/des-petits-rats-et-du-journalisme-selon-ariane

    On ne voit jamais si bien la part du complotisme des dominants transpirer dans leurs bruyantes croisades anticomplotistes, part à la fois projetée, inversée, et déniée, qu’à leur propension à ressaisir toute l’histoire de la contestation sous l’espèce des menées occultes de quelques agitateurs tireurs de ficelle. On se souvient que pendant un acte des « gilets jaunes », LCI avait suggéré avec sa finesse coutumière que, Julien Coupat interpellé, le mouvement entier, dont il ne pouvait qu’être la tête à la fois clandestine et sine qua non, devait « nécessairement » s’effondrer. Merveille de la pensée politique du journalisme de préfecture, voué à importer toutes les tournures paranoïaques de leurs fournisseurs exclusifs d’informations.

    Envisageant des machinations de moins grande envergure et sur un autre terrain, Ariane Chemin n’est cependant pas peu fière de porter au jour une autre de ces manipulations de l’ombre sans lesquelles le pays vivrait si tranquille : j’aurais fomenté un complot culturel en « pouss[ant] les petits rats de l’Opéra à monter un ballet-surprise contre la réforme des retraites ». À lire Ariane Chemin on n’est pas loin de penser que j’ai moi-même choisi le Lac des cygnes. Si elle m’avait contacté, elle aurait appris que j’ai fait également la chorégraphie. J’envisageais d’ailleurs de passer incognito le tutu (je suis assez mince et porte plutôt bien le diadème) pour être très au cœur de l’action, mais patatras : sciatique la veille, mes arabesques s’en ressentent.

    Résumons-nous : des artistes du corps de ballet de l’Opéra, engagés dans le mouvement social, événement en soi extraordinaire, choisissent de danser sur le parvis, mais ça ne peut pas suffire, on parlera donc d’autre chose, en l’occurrence de quelqu’un d’autre. Car il est bien entendu que ces pauvres danseuses, si elles savent lever la jambe, ont besoin qu’on leur dise où et comment : elles ont besoin, nous dit Ariane Chemin, d’être « poussées ». Par quel miracle pourraient-elles avoir une idée, et puis « se pousser » toutes seules ? Par quel miracle, plus encore, pourraient-elles avoir la maîtrise du sens politique de leurs actions ? Il fallait donc qu’il leur vînt du dehors — ici entre en scène l’agitateur, donneur de sens et tireur de ficelles. Dans le monde imaginaire du journalisme de têtes, qui ne connaît que les présidents et les premiers ministres, auxquels il s’identifie fantasmatiquement, on cherche toujours à tout prix un équivalent fonctionnel de « tête » en toute occasion et en tout domaine. Et s’il n’y en a pas, qu’à cela ne tienne, on en inventera une – puisqu’il est bien entendu qu’il en faut une, et que le monde n’a jamais marché sans. Misère du journalisme politique dégénéré, à l’intersection du potin et du complotisme-des-coulisses...

  • La pasigraphie d’Alexander von Humboldt - Nepthys Zwer
    https://visionscarto.net/pasigraphie-humboldt

    Entre 1799 et 1804, le naturaliste et géographe Alexander von Humboldt (1769-1859) et le botaniste Aimé Bonpland (1773-1858) parcourent la Nouvelle-Espagne. Pendant qu’il consigne le fruit de leur exploration des différentes colonies espagnoles d’Amérique latine, Humboldt imagine une nouvelle façon de représenter les roches de l’écorce terrestre, la « pasigraphie ». Cette invention graphique témoigne de l’intérêt d’un scientifique aussi curieux que prolixe pour un mode de représentation juste du réel par les images.

    par @nepthys

  • Palestinians recognize Texas as part of Mexico - The Beaverton
    https://thebeaverton.com/2017/12/palestinians-recognize-texas-part-mexico

    JERUSALEM – In response to US President Donald Trump’s recognition of Jerusalem as the Israeli capital, the Palestinian National Authority has announced that it will recognize Texas as a state of Mexico since it was violently annexed by the United States in the 1840s.

    “The territory north and east of the Rio Grande is very important to the Mexican people,” explained a PNA spokesperson. “Before American settlers showed up and implemented slavery, Mexico oversaw this land. Then, President Polk sent his armies to invade the rest of these Mexican territories, and force the country to give up California, New Mexico, most of Arizona, Nevada, and Utah, and parts of Wyoming and Colorado. We may soon recognize these states as part of Mexico too.”

  • Exils - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2020/02/02/exils

    Plus prosaïquement, lorsque tout le monde trouve parfaitement normal de réclamer l’équivalent d’un salaire minimum pour loger dans un deux-trois pièces exigu et pas forcément très bien placé, c’est le moment où je me dis qu’il y a quelque chose de bien pourri dans les soi-disant choix résidentiels dans ce pays.

    #logement #territoires #exclusion #politique #métropolisation

    • Bref, ce qui est particulièrement bien caché aux sociologues de centre-ville, c’est l’ampleur des #inégalités (il est vrai que le problème se généralise) et surtout la perte de « chances » dans tous les domaines, suite à la disparition des #services_publics (partagé aussi par les banlieues populaires).
      À cela s’ajoute l’éloignement qui augmente (disparition des transports périphériques, routes à 80 km/h, villes saturées et chères) qui interdit de fait toute ascension sociale (alors que le pauvre de #banlieue peut encore accéder aux services et aux salaires de centre-ville).

      #pauvreté #périphérie

    • Il semblerait que ce ne soit pas seulement un fantasme de bouseuse :

      Push – Chassés des villes

      Les grandes métropoles deviennent peu à peu le territoire exclusif des riches. Dans le sillage de Leilani Farha, rapporteuse spéciale de l’ONU sur le logement convenable, une enquête sur un phénomène mondial qui s’amplifie.

      De Londres à New York en passant par Berlin, Valparaíso ou Uppsala, de plus en plus d’habitants des grandes villes, locataires à faibles revenus ou petits commerçants, voient leur loyer flamber ou leurs baux résiliés. En cause, la gentrification galopante qui transforme en un tour de main des quartiers défavorisés en enclaves embourgeoisées, mais aussi – et surtout – la prédation des grands investisseurs. Rasant des immeubles vétustes, ces derniers font sortir de terre des ensembles de standing, que les anciens occupants n’ont plus les moyens d’habiter, tandis que ces opérations immobilières assurent à leurs promoteurs de juteux retours sur investissement.

      425 %
      Rapporteuse spéciale des Nations unies sur le logement convenable, Leilani Farha, que le cinéaste suédois Fredrik Gertten a suivie pour ce film, parcourt la planète afin d’enquêter – et d’alerter – sur cette crise à bas bruit qui met à mal le droit au logement. Cette avocate de formation, originaire d’Ottawa, souligne par exemple qu’en trente ans, dans le grand Toronto, les prix de l’immobilier ont grimpé de 425 % en moyenne, tandis que le revenu familial moyen n’a augmenté que de 133 %. Ce phénomène mondial, loin de connaître une pause, s’amplifie. Étayée aussi par les analyses de la sociologue Saskia Sassen, du prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et du romancier italien Roberto Saviano, une enquête alarmante sur la manière dont le système financier alimente l’explosion des loyers, responsable de l’expulsion de citadins modestes des grands centres urbains.

      Documentaire suédois de Fredrik Gertten de 90 min disponible du 03/02/2020 au 03/05/2020 sur Arte → https://www.arte.tv/fr/videos/084759-000-A/push-chasses-des-villes

      #gentrification #ville #urbain #film #vidéo #vod #documentaire

  • Montpellier : Acharnement policier et judiciaire contre une observatrice de la LDH | Jean-Jacques Gandini
    https://lundi.am/Montepellier-Acharnement-policier-et-judiciaire-contre-une-observatrice-de-la

    La chronique judiciaire que nous publions ici nous a été transmise par le coordinateur de la Legal Team de la section de la Ligue des Droits de l’Homme de Montpellier. Sa longueur et son souci du détail permettent de prendre la mesure de ces petits et gros mensonges policiers censés justifier la répression judiciaire du mouvement des Gilets jaunes, pris dans sa définition la plus large. La personne visée ici par l’acharnement policier n’est autre qu’une observatrice de la Ligue des Droits de l’Homme. Bonne lecture. Source : Lundi matin

    • #Camille_Halut

      Sur le refus d’empreintes et de signalétiques, il révèle qu’il y a eu des débats au sein de la formation du tribunal mais ils ont décidé finalement de ne pas la condamner au regard du fait qu’il s’agit d’une infraction annexe/accessoire aux deux infractions principales qui n’ont pas été retenues. Cette analyse renforce la jurisprudence qui souhaite battre en brèche la position des Parquets, tenants de l’autonomie des poursuites en matière de refus de prélèvement ADN par rapport au délit, ou aux indices graves et concordants de délit, principal alors qu’il s’agit d’un détournement de la loi.

      Belle victoire à l’arrivée au bénéfice du bien-fondé du droit d’observer les comportements des forces de l’ordre, la procédure ayant révélé les dérives de l’institution policière, de la base au sommet, par des pratiques sortant clairement des bases légales. Cette relaxe est aussi un hommage rendu à ces vidéastes et photographes qui prennent des risques, en étant victimes eux-mêmes parfois de violences policières et de poursuites devant les tribunaux, pour informer la société ; c’est en effet sur la base de deux de leurs vidéos, outre celle de Camille, que la relaxe est intervenue.

  • Une commune bretonne impose l’agriculture bio et paysanne à 400 propriétaires
    https://reporterre.net/Une-commune-bretonne-impose-l-agriculture-bio-et-paysanne-a-400-propriet

    Coup de force ou idée de génie ? À Moëlan-sur-Mer (7.000 habitants), dans le Finistère, la municipalité pousse plus de 400 propriétaires à louer d’anciennes terres agricoles inoccupées à des paysans. Objectif : stimuler l’économie locale via l’agriculture biologique, tout en luttant contre la forte spéculation foncière et l’artificialisation des sols.

    Les élus utilisent une procédure méconnue du Code rural, jamais employée à une telle échelle : la mise en valeur de terres incultes. C’est une initiative publique enclenchée dans l’intérêt général, qui peut aller jusqu’à l’obligation de mise en culture. Résultat : des paysans s’installent en agriculture bio sur ces friches agricoles, trop heureux de passer outre la pression foncière qui constitue un frein majeur au développement de l’agroécologie.

  • A propos d’#Emma_Goldman dont je suis en train de lire l’autobiographie (une œuvre juste énorme sur une vie de militantisme) :

    https://www.wikiwand.com/fr/Emma_Goldman

    Suite à l’article de @bastamag sur la répartition des richesses, :

    https://www.bastamag.net/milliardaires-medias-democratie-europe-fortunes-davos

    j’avais eu l’idée de publier ici un extrait du chapitre "Une leçon d’économie politique".

    Contexte :
    Peu après son arrivée aux États-Unis, Emma Goldman qui n’a que 16 ans, est embauchée dans une usine de Rochester, chez Garson & Meyer. Elle y coud de lourds manteaux pendant dix heures et demi par jour pour 2,50 dollars par semaine. Les conditions matérielles sont meilleures qu’en Russie où Emma avait déjà travaillé à la confection de gants et on la persuade qu’elle travaille maintenant dans une usine modèle. Mais le travail est plus dur, les journées sont épuisantes et il règne dans ces ateliers une discipline de fer.
    Dix-huit ans ont passé depuis cette première expérience de la vie en usine aux États-Unis. Pendant toutes ses jeunes années dans son pays d’adoption, Emma Goldman a connu toutes les vicissitudes d’une vie militante entièrement dévouée aux luttes de la classe ouvrière en portant les idéaux de la cause anarchiste. De retour à New York en 1903, Emma Goldman est sollicitée pour organiser des meetings de soutien à John Turner, anarcho-syndicaliste britannique, fondateur et secrétaire général du « Shop Assistants’ Union (syndicat du personnel de vente des magasins). John Turner eut le triste privilège d’être la première personne frappée d’interdiction par une loi fédérale anti-anarchiste adoptée par le Congrès le 3 mars 1903.

    La Free Speech League m’avait demandé de visiter un certain nombre de ville pour défendre le combat en faveur de John Turner. J’avais reçu par ailleurs deux autres invitations, l’une des ouvriers de la confection à Rochester et l’autre des mineurs en Pennsylvanie. Les tailleurs de Rochester étaient en conflit avec les usines de confection, dont celle de Garson & Meyer. L’invitation à venir parler aux esclaves salariés de l’homme qui avait autrefois exploité mon travail pour 2,5 dollars la semaine me paraissaient étrangement significative. Je me réjouis aussi de profiter de profiter de l’occasion pour revoir ma famille.

    Emma Goldman séjourne donc chez sa demi-sœur Helena. Alors qu’une réunion familiale vient de prendre fin après le départ des invités, Emma et Helena poursuivent la conversation jusqu’à l’aube.

    À peine endormie, je fus réveillée par un coursier m’apportant un pli. Dans un demi-sommeil, je jetai d’abord un coup d’œil à la fin de la lettre et, à ma grande surprise, je vis qu’elle était signée « Garson ». Je la lus plusieurs fois pour m’assurer que je ne rêvais pas. Il exprimait sa fierté qu’une fille de sa race et originaire de sa ville soit parvenue à atteindre une renommée nationale ; il se félicitait de ma présence à Rochester et aurait été honoré de m’accueillir sans tarder à son bureau.
    Je tendis la lettre à Helena. « Lis-la, lui dis-je, et tu verras combien ta petite sœur est devenue importante. » Après l’avoir parcourue, elle me demanda : « Alors que vas-tu faire ? » J’écrivis au verso de la lettre : « M. Garson, quand j’ai eu besoin de vous, je suis venue vous voir. » De nature anxieuse, ma sœur s’inquiétait de la suite. Que voulait-il et qu’allais-je dire ou faire ? Je l’assurai que ce n’était pas difficile de deviner ce que voulait M. Garson, mais que j’avais néanmoins l’intention de l’obliger à me le dire en personne et devant elle. Je le recevrais dans son agence et me conduirais avec lui « comme il convient à une dame ».
    L’après-midi même, M. Garson arriva dans sa calèche. Je n’avais pas vu mon ancien employeur depuis dix-huit ans et, pendant tout ce temps, je n’avais guère pensé à lui. Quand il entra, pourtant, chaque image de chaque horrible mois passé dans son usine défila devant mes yeux aussi nettement que si c’était arrivé la veille. Je revis l’atelier et son bureau luxueux, le bouquet d’American Beauties sur la table, la fumée blanche de son cigare s’élevant en de superbes volutes et, moi, debout et tremblante qui attendait que M. Garson daignât remarquer ma présence. Toute la scène me revint à l’esprit et je l’entendis encore m’apostropher rudement : « Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? »En contemplant ce vieil homme qui se tenait devant moi, son chapeau de soie à la main, je me rappelai jusqu’au moindre détail. L’émotion me gagna en pensant à l’injustice et à l’humiliation que subissaient ses ouvriers, au surmenage et à l’épuisement de leur existence. J’eus le plus grand mal à réfréner mon envie de lui montrer la porte. Je n’aurais pu proposer à M. Garson de s’asseoir même si ma vie en eût dépendu. Ce fut Helena qui lui offrit une chaise – faisant ainsi bien plus que ce qu’il avait fait pour moi dix-huit ans plus tôt.
    Il s’assit et me regarda, s’attendant apparemment à ce que je parle en premier. « Et bien, que puis-je pour vous ? » finis-je par lui demander. Ces mots durent lui rappeler quelque chose et parurent le dérouter. « Voyons donc, rien du tout, chère Mlle Goldman, répondit-il au bout d’un moment. Je voulais simplement m’entretenir agréablement avec vous. — Très bien » répliquai-je et j’attendis. Il raconta qu’il avait travaillé dur toute sa vie, « exactement comme votre père, Mlle Goldman ».Il avait économisé sou après sou, accumulant aisi un peu d’argent. Il poursuivit : « Vous ignorez peut-être combien c’est difficile d’économiser. Mais demandez à votre père. Il travaille dur, c’est un homme honnête et il est connu comme tel dans toute la ville. À Rochester, il n’y a pas d’homme plus respecté et jouissant d’autant d’estime que votre père. »
    Je l’interrompis :
    « Un instant, M. Garson, vous oubliez quelque chose. Vous avez omis de mentionner que vous avez économisé avec l’aide d’autrui. Vous avez pu mettre chaque sous de côté parce que des hommes et des femmes travaillaient pour vous.
    -- Oui, bien sûr, dit-il d’un air contrit. Nous avons des « bras » dans notre usine mais tous gagnent bien leur vie.
    -- Et ces « bras », ont-ils pu tous ouvrir des usines avec leurs économies mises de côté sou après sou ? »
    Il convint qu’ils ne le pouvaient pas pour la raison qu’ils étaient ignorants et dépensiers. « Ce que vous voulez dire, c’est qu’ils étaient comme mon père, des ouvriers honnêtes, n’est-ce pas ? Vous qui avez parlé de mon père de manière si élogieuse, vous n’allez certainement pas l’accuser d’être dépensier. Or, bien qu’ayant travaillé toute sa vie comme un galérien, il n’a rien mis de côté et ne peut pas ouvrir d’usine. Pourquoi croyez-vous que mon père et d’autres restent pauvres alors que vous, vous avez réussi ? C’est parce qu’ils n’ont pas eu la prévoyance de rajouter à leurs ciseaux les ciseaux de dix autres, d’une centaine ou même de plusieurs centaines d’autres, comme vous l’avez fait. Ce n’est pas en économisant sous après sou que les gens s’enrichissent ; c’est le travail de vos « bras » et leur impitoyable exploitation qui ont créé vos richesses. Il y a dix-huit ans, lorsque je me tenais devant vous comme une mendiante pour réclamer une augmentation de salaire d’un dollar et demi, mon ignorance était excusable, pas maintenant qu’on crie sur les toits la vérité des rapport entre travail et capital. »
    Il resta assis à me regarder. « Qui aurait pu imaginer que cette jeune fille de mon atelier deviendrait une aussi grande oratrice ? » finit-il par dire. « Certainement pas vous ! Répliquai-je. Et elle n’en aurait pas eu la possibilité si vous aviez eu gain de cause. Mais revenons à votre invitation à me recevoir dans votre bureau. Que voulez-vous ?
    Il commença par expliquer que les travailleurs avaient des droits. Il avait reconnu le syndicat et ses revendications (tant qu’elles étaient raisonnables) et avait introduit dans son usine de nombreuses améliorations dans l’intérêt de ses ouvriers. Mais les temps étaient difficiles, et il avit essuyé de lourdes pertes.Si seulement les ronchonneurs parmi ses salariés voulaient entendre raison, patienter un peu et accepter des compromis, tout pourrait se régler à l’amiable. « Ne pourriez-vous pas dans votre discours soumettre ces arguments aux hommes, suggéra-t-il, et les amener à mieux comprendre mon point de vue ? Votre père et moi sommes de grands amis, Mlle Goldman ; je ferais n’importe quoi pour lui s’il avait des ennuis – lui prêter de l’argent ou l’aider de quelque manière que ce soit. Pour ce qui est de sa brillante fille, je vous ai déjà écrit combien je suis fier que vous soyez de ma race. J’aimerais le prouver en vous offrant un petit cadeau. Mlle Goldman, vous êtes une femme maintenant, vous devez aimer les belles choses. Dites-moi ce que vous préféreriez.
    Ses mots ne me mirent pas en colère. Probablement parce que sa lettre m’avait fait anticiper une telle offre. Ma pauvre sœur m’observait de ses yeux tristes et inquiets. Je me levai sans mot dire de ma chaise. Garson fit de même, et nous restâmes là, face à face, son visage ratatiné arborant un sourire sénile.
    « Vous vous êtes adressé à la mauvaise personne, M. Garson. Vous ne pouvez pas acheter Emma Goldman.
    -- Qui parle d’acheter ? s’exclama-t-il. Vous faites erreur ; laissez-moi vous expliquer... »
    Je l’interrompis : « Inutile. Je présenterai toute explication qui s’impose à vos ouvriers qui m’ont invitée à intervenir ce soir. Je n’ai rien de plus à vous dire. Veuillez partir. »
    Chapeau de soie à la main, il se faufila hors de la pièce suivi par Helena qui l’accompagna jusqu’à la porte.
    Après mûre réflexion, je pris la décision de ne pas évoquer son offre au meeting. Je craignais que cela n’embrouille la question centrale, à savoir le conflit salarial, et réduise éventuellement les chances d’un accord favorable aux salariés. De plus, je voulais éviter que les journaux de Rochester s’emparent de l’histoire qui aurait fait déborder d’eau leurs moulins colporteurs de ragots. Le soir, en revanche, je racontai aux ouvriers le coup d’essai de Garson en matière d’économie politique, reprenant l’explication qu’il avait fournie sur la façon d’acquérir sa fortune. Mon auditoire s’en amusa copieusement, ce qui constitua l’unique résultat de la visite de Garson.

    Emma Goldman
    Vivre ma vie (une anarchiste au temps des révolutions)
    Éditions L’Échappée
    Traduit de l’anglais par Laure Batier et Jacqueline Reuss

    • @sombre, c’est pas de moi mais c’est assez utile pour taguer.

      Dans un autre style (plus court, un peu romancé) et sur une autre meuf qui ose aller contre les désirs de Lénine :

      Sylvia Pankhurst - Librairie Libertalia
      https://librairielibertalia.com/web/sylvia-pankhurst.html

      Artiste, journaliste, féministe, communiste de gauche, anticolonialiste et antifasciste, Sylvia Pankhurst (1882-1960) a œuvré toute sa vie en faveur de l’émancipation.
      Figure du mouvement des suffragettes avec sa mère Emmeline et sa sœur Christabel, elle affronte de nombreux séjours en prison. En 1914, elle délaisse les salons progressistes pour les rues misérables d’East London. Elle dirige alors le plus important journal antiguerre d’Angleterre, transforme des pubs en crèches, crée des restaurants à prix coûtant et des cliniques pédiatriques.
      Camarade d’Emma Goldman, Rosa Luxemburg, Clara Zetkin, Alexandra Kollontaï et Angelica Balabanova, militante de la IIIe Internationale, elle contribue à la fondation du Parti communiste britannique avant d’en être exclue parce qu’elle refuse de suivre la ligne.
      Elle se consacre ensuite à la lutte contre la montée du fascisme et soutient le peuple éthiopien face à Mussolini.
      En reliant l’émancipation des femmes à celle des classes laborieuses et des peuples colonisés, Sylvia Pankhurst annonce la pensée intersectionnelle d’aujourd’hui.

      Autrice et traductrice, Marie-Hélène Dumas a notamment écrit Lumières d’exil(Joëlle Losfeld) et Journal d’une traduction (éditions iXe).

      Première biographie en français.

  • (20+) #Perquisition musclée chez #Cédric_Herrou, l’homme qui aide les #migrants - #Libération
    https://www.liberation.fr/france/2017/01/20/perquisition-musclee-chez-cedric-herrou-l-homme-qui-aide-les-migrants_154

    Dans le même temps en contrebas, deux #fourgons et cinq voitures des #forces_de_l’ordre se garent au pied de la propriété. Venus pour une perquisition, les gendarmes grimpent en colonne et en petite foulées sur le terrain de Cédric Herrou. Quinze d’entre eux sont casqués, visières baissées, gilets pare-balles et armes à portée de main. En quelques minutes, ils écartent le photographe de Libération à l’aide d’une clef de bras (puis le mettront à terre un quart d’heure plus tard) et passent entre le tracteur, les poules et les ruches. Ils se déploient rapidement sous les oliviers avant d’encercler la maison. « Tout à coup, plusieurs hommes sont entrés et se sont mis à hurler tellement fort que je ne comprenais pas ce qu’ils disaient », raconte l’infirmière. Elle tire le rideau. « Je me suis retrouvée en face de quatre gendarmes, je n’ai vu que l’arme qu’ils pointaient. Autant de monde dans une si petite pièce, c’était proche de l’absurde. » La bénévole de Médecins du monde tente de rassurer Nasser, le jeune Soudanais s’étant mis à pleurer. « Ce qui m’a le plus traumatisée, c’est le sentiment éprouvé par ces enfants. Il y a là une maltraitance morale qui dépasse les limites. On était tous saisis, choqués et sans parole. »

    Morgan et Lucile sont menottés. Émile reste à l’extérieur. A la demande des "gendarmes, il s’occupe du chien noir de Cédric Herrou. « C’était complètement démesuré. Ils ont déboulé en gueulant et en nous tutoyant, raconte-t-il. J’ai rarement été témoin d’une telle violence. Elle n’était pas réellement physique mais elle était palpable dans l’atmosphère, dans le climat ambiant. » En moins de trente minutes, les gendarmes font le tour de la propriété. Lucile, Morgan et les trois mineurs embarquent dans les voitures des gendarmes. « Ces deux proches de Cédric Herrou ont été placées en garde à vue », confirme le procureur de la République de Nice. Quant aux moyens déployés : « C’est une affaire humainement hors-norme », répond-il.