• Greta et les gros tas (de merde)
    https://lmsi.net/Greta-et-les-gros-tas-de-merde

    Sarcasmes, injures, imprécations, et maintenant appels au meurtre : depuis quelques mois, et plus encore ces dernières semaines, monte en puissance, au sein des classes dominantes européennes, et en particulier de leur composante principale (la masculine), un profond, puissant et bruyant flot de paroles de haine contre celle qui s’est imposée comme une figure de la protestation écologiste : Greta Thunberg... Source : Les mots sont importants

  • Ce que nous avions à dire à ceux qui bâtissent la technopolice
    https://www.laquadrature.net/2019/09/27/ce-que-nous-avions-a-dire-a-ceux-qui-batissent-la-technopolice

    Rappel : La reconnaissance faciale s’apprête à déferler en France. Pour documenter et résister à ces déploiements, rendez-vous sur technopolice.fr et son forum ! Mardi 24 septembre, La Quadrature était conviée à la « vingt-quatrième journée technico-opérationnelle de la sécurité intérieure », qui se tenait dans un amphithéâtre bondé de la Direction générale de la gendarmerie nationale. Ces rencontres sont organisées tous les six mois par le ministère de l’intérieur, et celle-ci avait pour thème : « (...)

    #algorithme #AliceM #CCTV #biométrie #facial #vidéo-surveillance #surveillance #étudiants #LaQuadratureduNet (...)

    ##CNIL

  • https://www.la-croix.com/Monde/Europe/Quelle-mission-commissaire-europeen-protection-mode-vie-europeen-2019-09-1

    « Protection de notre mode de vie européen ».

    Je propose une nouvelle loi européenne pour protéger les jeunes gens de la bêtise crasse (et répugnante) de leurs aînés et aïeules, une loi qui pourrait avoir pour nom la loi Orwell-Klemperer : chaque jeune homme et femme européennes qui accède à la majorité reçoit en dotation une traduction, dans sa langue maternelle, de 1984 du premier et de La langue du troisième Reich du second, à apprendre par cœur (un peu comme dans la fin de Fahrenheit 451 de Ray Bradbury) et près du cœur.

    J’ai honte, tellement honte.

  • U.S. Has Spent Six Trillion Dollars on Wars That Killed Half a Million People Since 9/11, Report Says
    https://www.newsweek.com/us-spent-six-trillion-wars-killed-half-million-1215588

    The United States has spent nearly $6 trillion on wars that directly contributed to the deaths of around 500,000 peoplesince the 9/11 attacks of 2001.

    Brown University’s Watson Institute for International and Public Affairs published its annual “Costs of War” report Wednesday, taking into consideration the Pentagon’s spending and its Overseas Contingency Operations account, as well as “war-related spending by the Department of State, past and obligated spending for war veterans’ care, interest on the debt incurred to pay for the wars, and the prevention of and response to terrorism by the Department of Homeland Security.”

    #états-unis #guerre #armement #armée #dépenses_militaires

  • « Pouloducs », élevages intensifs, aliments importés : les dérives de l’œuf bio industriel
    https://www.bastamag.net/Agriculture-biologique-derives-oeuf-bio-industriel-elevage-24000-poules-po

    Des élevages industriels de poules pondeuses bio apparaissent en France, encouragés par un règlement européen qui n’impose aucune limite de taille. Sur le terrain, les agriculteurs et organisations soucieux de préserver les petits élevages et les valeurs fondamentales de l’agriculture bio lancent l’alerte. C’est un marché en pleine expansion. Un œuf sur cinq vendu aujourd’hui dans l’hexagone provient d’un élevage labellisé en #Agriculture biologique. A la différence des poules élevées en cage ou « au sol (...) #Résister

    / Quelle agriculture pour demain ?, #Alimentation_et_agriculture_biologique, #Capitalisme, A la une, #Enquêtes, Agriculture, (...)

    #Quelle_agriculture_pour_demain_? #Alimentation

  • #Portfolio | Maintien de l’ordre, le délire autoritaire de Macron
    Avec une #photo de Ricardo Parreira hallucinante de la personnalisation de son holster par un membre de la BAC : en plus d’être « non-réglementaire », l’utilisation de la figure du croisé en dit très très très long sur la vision que se fait de son rôle ce policier...
    https://www.lamuledupape.com/2019/09/06/maintien-de-lordre-le-delire-autoritaire-de-macron |+ http://archive.is/EsK3F

    Le reste des illustrations, du même photographe-auteur, rappelle où en est non-pas le #maintien_de_l'ordre mais bien la #guerre menée contre la contestation politique...

    Ce petit portfolio a pour but de montrer que les violences d’État ou les mécanismes de répression psychologique que nous condamnons en Ukraine, en Israël ou en Russie, sont dans les faits pratiqués en France, masqués derrière les exigences de la République et du maintien de l’ordre public.

    #violences_policières #armes

  • Libération d’Alexandre Koltchenko et d’Oleg Sentsov le 7 septembre 2019 - Fondation Besnard
    http://www.fondation-besnard.org/spip.php?article3346

    Libération d’Alexandre Koltchenko et d’Oleg Sentsov le 7 septembre 2019

    dimanche 8 septembre 2019, par frank

    Libération d’Alexandre Koltchenko et d’Oleg Sentsov le 7 septembre 2019

    Le cinéaste et écrivain Oleg Sentsov, militant du mouvement « Automaïdan » et le postier et étudiant anarchiste Alexandre Koltchenko, ont été arrêtés illégalement par la police russe (puisque tous deux étaient ukrainiens) en mai 2014. Le motif était qu’ils protestaient contre l’occupation et l’annexion de la Crimée et qu’ils appartenaient à un groupe fasciste faisant des attentats. Une accusation absurde puisque ce sont des antifascistes actifs.

    En dépit de ces faits évidents (leur nationalité ukrainienne et leur antifascisme), la justice russe les a considérés comme des Russes de Crimée et des fascistes voulant créer « une organisation terroriste » et de « planification d’attentats ». En août 2015, ils ont été condamnés à 20 (vingt) ans de travaux forcés pour Sentsov et 10 (dix) ans pour Koltchenko. Tous deux ont fait des grèves de la faim pour demander leur libération ainsi que celle d’autres prisonniers ukrainiens en Russie. Sentsov fit une grève de la faim de 165 jours entre le 14 mai 2018 et le 6 octobre 2018, bien relayée par la presse internationale.

    Il faut reconnaître que, Alexandre Koltchenko et Oleg Sentsov et 33 autres prisonniers ukrainiens, ont été échangés contre des Russes incarcérés en Ukraine, dans le cadre des tractations entre les présidents de la Russie et de l’Ukraine.

    Auparavant, tous les appels d’organisations humanitaires, militantes et politiques n’avaient servi à rien.

    Cependant, un appel a entraîné des réactions dignes d’être rappelées : le 14 juin 2018 le parlement européen a adopté une « Résolution sur Sentsov et les autres prisonniers politiques en Russie ».

    33 membres et des groupes de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) ont refusé de voter cette résolution.

    Par exemple :
    France insoumise
    Patrick le Hyaric,
    Younous Omarjee,
    Marie-Christine Vergiat,
    Marie-Pierre Vieu

    Podemos
    Xabier Benito Ziluaga
    Tania González Peñas
    Miguel Urbán Crespo
    Lola Sánchez Caldentey
    Estefania Torres Martinez

    Bloco de esquerda
    Marisa Matias

    Alternativa Galega de Esquerda
    Paloma Lopez
    Lidia Senra
    Javier Couso

    Syriza
    Stelios Kouloglou
    Kostadinka Kuneva
    Dimitris Papadimoulis

    Partido Comunista Portugués
    Miguel Viegas
    Joao Pimenta Lopes
    João Ferreira

    L’Altra Europa con Tsipras
    Eleonora Forenza
    Curzio Maltese

    #Koltchenko #Sentsov #Russie #Ukraine #anarchisme #GUE/NGL

  • L’autre jour, dans la salle d’attente du toubib, un vieux en salue un autre. Le premier ne peut plus arquer & a de très gros trous de mémoire, le second marche péniblement avec sa canne et se plante à 30 cm du visage du premier, en tremblant :

    N°2

    Bonjour, machin, je ne t’avais pas reconnu, faut dire que je n’entends plus grand-chose et je ne vois pratiquement plus rien. Je commence à me dire qu’il va peut-être falloir que j’arrête de conduire. C’est comme pour la chasse : je ne suis pas sûr d’y aller cette année, mais j’ai quand même pris le permis, on ne sait jamais…

    Moi : 😱

  • Tableaux bibliographiques
    http://anarlivres.free.fr/pages/archives_nouv/pages_nouv/Nouv_tableaux.html

    Eric B. Coulaud est non seulement l’animateur des sites L’Ephéméride anarchiste et Cartoliste mais aussi un créateur de collages. On peut en découvrir quelques-uns dans Paroles antimilitaristes, publiées par Les Editions libertaires en 2005, et dans des calendriers du Centre international de recherche sur l’anarchisme (CIRA) de Marseille. Dans ces « tableaux bibliographiques » que nous présentons ici, il s’attache à recréer une ambiance avec des photographies, livres, journaux et divers objets… autour d’un penseur de l’#anarchisme. Comme autant de boîtes à souvenirs ou de vitrines miniatures (cliquez sur le tableau pour l’agrandir). Ces œuvres nécessitent une connaissance du sujet, de longues recherches documentaires et une dextérité certaine pour assurer la composition. Pas de femmes parmi ces personnalités car une série leur sera spécifiquement réservée (avec, entre autres, Louise Michel, Emma Goldman…).

  • Sans Astrid, le nucléaire français ne tourne pas rond
    Appliquer l’économie circulaire au nucléaire, telle était l’ambition du réacteur nucléaire Astrid. Créer un vrai cycle fermé, où les déchets sont un combustible, était même l’ambition originelle des pères du nucléaire civil dans les années 70. Mais l’officialisation de l’abandon du réacteur de quatrième génération met fin à cette idée et pose in fine la question de la poursuite du développement de l’atome dans l’Hexagone.
    https://www.novethic.fr/actualite/energie/energie-nucleaire/isr-rse/edito-video-sans-astrid-le-nucleaire-francais-ne-tourne-pas-rond-147661.htm

    « les déchets des uns étant le combustible des autres » en voila une idée boiteuse.
    #nucléaire

  • Autour de Murray Bookchin
    http://www.zinzine.domainepublic.net/?ref=4312

    Lors de la Conférence Internationale des Géographes Anarchistes et libertaires 2019, un débat entre Floréal Roméro, agriculteur-écrivain et Philippe Pelletier, professeur de géographie à l’Université de Lyon II, à propos de Murray Bookchin. Trois thème sont abordés : Murray Bookchin et son oeuvre, l’écologie sociale et l’urgence climatique, le municipalisme. Durée : 1h04. Source : Radio Zinzine

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/ARA/2019/ARAd19-08-30t00'00'00-Cigal2019Bookchin.mp3

    • « Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d’une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais à tout le moins, elle voulait une révolution – une révolution sociale – sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu’à quelques-uns. Or, sauf à me tromper complètement, les objectifs révolutionnaires et sociaux de l’anarchisme aujourd’hui souffrent d’une telle dégradation que le mot “anarchie” fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive. »

      https://agone.org/contrefeux/changersaviesanschangerlemonde
      #Murray_Bookchin #agone

  • Le #capitalisme est la cause du dérèglement climatique

    #Naomi_Klein est journaliste, réalisatrice et l’auteure de plusieurs essais remarqués : No Logo : La tyrannie des marques (Actes Sud, 2001), La Stratégie du choc : Montée d’un capitalisme du désastre (Actes Sud, 2008) et Tout peut changer : Capitalisme et changement climatique (Actes Sud, 2015). Nous vous proposons la traduction inédite d’un de ses derniers articles publié le 3 août dernier sur le site américain TheIntercept.com : « Capitalism killed our climate momentum, not “human nature” ».

    Demain Dimanche [4 août – ndlr], un seul article occupera l’intégralité du magazine du New York Times, et portera sur un sujet unique : l’absence de réaction face à la crise climatique mondiale dans les années 80, à l’époque où du point de vue scientifique la question était réglée, mais aussi où les opinions politiques semblaient tenir compte de ce point de vue. L’auteur de l’article est Nathaniel Rich, dont le travail d’historien foisonne de révélations d’initiés sur le refus de prendre certaines décisions, ce qui me fit jurer à voix haute à de nombreuses reprises. Au cas où le moindre doute subsisterait quant au fait que les conséquences de ces non-décisions graveront une empreinte suffisamment profonde pour définir une ère géologique, un reportage de photographie aérienne de George Steinmetz ponctue le texte de Rich, et notre regard ne peut se détacher de ces témoignages sur le délitement accéléré des systèmes planétaires, depuis la transformation de la glace du Groenland en un déchaînement d’eaux vives, jusqu’aux gigantesques efflorescences algales du troisième lac chinois par la taille.

    La longueur de l’article est celle d’un court roman ; il constitue un exemple du type de prise de position médiatique que la crise climatique mérite depuis longtemps, mais dont elle ne bénéficie presque jamais. Un sujet aussi trivial que le pillage de notre unique habitat ne mérite pas de faire les gros titres, et la litanie de justifications à une telle affirmation ne nous est que trop familière : « Le changement climatique est un problème de bien trop long terme » ; « Il est malvenu de parler politique, au moment où des gens périssent, victimes d’ouragans ou d’incendies » ; « Les journalistes s’adaptent à l’actualité, ne la créent pas » ; sans oublier, bien entendu : « Rien de tel pour fracasser l’audimat ».
    La responsabilité des médias

    Aucune de ces excuses ne saurait dissimuler le manquement au devoir. Les médias dominants ont toujours eu le pouvoir de décider, tout seuls, que la déstabilisation planétaire était un sujet d’actualité de la plus haute importance ; parmi ceux du moment, il est sans aucun doute le plus lourd de conséquences. Ils ont toujours eu cette capacité de mobilisation des talents de leurs journalistes et photographes, qui leur permettrait de mettre en évidence le lien entre sciences abstraites et évènements climatiques extrêmes, tels qu’ils sont vécus. Le feraient-ils avec constance, qu’ils atténueraient le besoin pour les journalistes de déterminer l’agenda politique, dans la mesure où un public mieux au fait de la menace comme des solutions concrètes, tend à pousser ses élus à prendre des mesures courageuses.

    Ainsi s’explique l’exaltation ressentie en apprenant que le Times mobilisait l’intégralité des troupes de sa machine éditoriale pour soutenir l’opus de Rich – à coups de film promotionnel, de lancement télévisé en direct depuis le Times Center, en passant par la publication de matériel pédagogique dédié.

    Ainsi s’explique également, la colère qui nous étreint à la lecture d’un article dont les prémisses sont à ce point erronées. Selon Rich, entre 1979 et 1989, la science fondamentale du changement climatique était comprise et acceptée, le sujet n’avait pas encore provoqué de clivage partisan, les compagnies d’exploitation des énergies fossiles n’avaient pas encore entamé de véritable campagne de désinformation, enfin une puissante dynamique politique semblait entraîner le monde vers la conclusion d’un accord international de réduction des émissions, à la fois ambitieux et contraignant. Lorsqu’il parle de cette période-clé, à la fin des années 80, Rich écrit : « Toutes les conditions du succès étaient réunies ».

    Mais nous avons tout gâché – « nous », c’est à dire les humains, dont la myopie sévère nous empêche de sauvegarder notre avenir. Et au cas où nous n’aurions pas bien compris sur qui, ou sur quoi, rejeter la responsabilité de notre « perte de la terre », la réponse de Rich se présente sous la forme d’un cri indigné en pleine page : « Tous les faits nous étaient connus, aucun obstacle ne barrait la voie. C’est à dire … aucun, à part nous-mêmes. »

    Ouais … vous, moi. Selon Rich, pas les compagnies pétrolières, qui participèrent à chacune des réunions politiques dont l’article fait mention. (Essayez d’imaginer un gouvernement étasunien qui chargerait l’industrie du tabac de rédiger les politiques visant à interdire de fumer. Au cas où ce type de réunions échouerait à prendre la moindre mesure concrète, devrait-on en conclure à la tendance suicidaire des populations ? Devrait-on, au contraire, pencher pour la corruption d’un système politique à l’agonie ?).

    Depuis mercredi, date de la mise en ligne de la première version de l’article, de nombreux scientifiques et historiens ont souligné ce contresens. D’autres ont attiré l’attention sur les invocations insupportables à la « nature humaine », ainsi que sur le « nous » de majesté, utilisé pour décrire un groupe de personnages très influents, dont l’homogénéité est à mourir de rire. On ne trouve, dans le compte rendu de Rich, pas la moindre allusion à ces dirigeants de « Pays du Sud », qui exigèrent des mesures contraignantes, pendant et après cette période-clé, et dont l’humanité, bizarrement, ne les empêchait pas de se soucier des générations futures. Parallèlement, il est aussi rare de percevoir l’écho d’une voix féminine dans le texte de Rich, que d’observer des pies à bec ivoire en pleine nature – et si nous, mesdames, finissons bien par apparaître, c’est avant tout dans le rôle de déesses de douleur, épouses de héros tragiques.
    Des politiques tout aussi coupable

    Rich finit par conclure que tout fut gâché par l’intervention de quelque chose du nom de « nature humaine », sans pour autant se soucier de fournir la moindre preuve, ni sociale, ni politique. Il affirme que « les êtres humains, qu’ils soient membres d’organisations mondiales, de démocraties, d’entreprises, de partis politiques, ou simplement en tant qu’individus, ont conscience du châtiment qu’ils infligeront aux générations futures, mais ils se révèlent incapables de sacrifier leurs habitudes de consommation présentes pour autant. On dirait que nous sommes incapables de nous détacher de « notre obsession du présent, notre souci du moyen terme, notre tendance à chasser le long terme de nos esprits, comme on recrache un poison ».

    Mon analyse de la même période me fit aboutir à une conclusion diamétralement opposée : avec le recul, ce qui ressemblait au premier abord à l’opportunité idéale de mise en œuvre de politiques de préservation du climat, se révèle avoir été un anachronisme historique de première ampleur. En effet, l’analyse rétrospective de ce moment le fait apparaître clairement comme la conjonction du rassemblement de gouvernements enfin bien décidés à brider l’industrie pétrolière, et de la transformation en tsunami de la vague néolibérale, dont les objectifs de déconstruction économique et sociale entrèrent en collision frontale avec les impératifs de la science du climat d’une part, de l’imposition de règles permanentes aux grandes entreprises d’autre part. L’absence de la moindre allusion, même infime, à l’apparition de cette autre caractéristique du monde de l’époque, trace au cœur de l’article de Rich, un angle mort dont l’énormité donne le vertige. Après tout, le métier de journaliste offre cet avantage essentiel de pouvoir revenir sur le passé récent, en étant capable de discerner alors des tendances, des structures, demeurées invisibles aux yeux de celles et ceux qui furent emportés par ces bouleversements, en temps réel. Par exemple, en 1988, la communauté scientifique ne pouvait avoir conscience d’être en équilibre sur le bord d’un précipice, prête à basculer dans le creuset d’une révolution libérale dont les convulsions allaient remodeler toutes les principales économies de la planète.

    Mais nous, nous savons. Lorsqu’on se penche sur la fin des années 80, il apparaît très clairement que 1988-89 étaient très loin de rassembler « des conditions de réussite on ne peut plus propices » ; en fait, pour une humanité décidée à prendre la résolution ferme de placer la santé de la planète en tête de ses priorités, loin devant les dividendes, il s’agissait très probablement du pire moment.

    Situons le contexte. En 1988, les États-Unis signèrent avec le Canada un accord de libre-échange qui allait servir de prototype aux innombrables traités du même genre conclus par la suite. La chute du Mur de Berlin était toute proche, un événement dont les idéologues étasuniens d’extrême-droite allaient réussir à s’emparer pour en faire à la fois la preuve de la « fin de l’histoire », et le blanc seing les autorisant à exporter aux quatre coins de la planète privatisations, dérégulation, austérité, à savoir les trois ingrédients de base de la recette Reagan-Thatcher.

    Ce fut cette convergence de tendances historiques – l’émergence au niveau mondial de deux architectures, l’une en prévision de la lutte contre le changement climatique, et l’autre, beaucoup plus solide, destinée à libérer le capital de toute contrainte -, qui enraya le mouvement dont Rich procède à la juste identification. En effet, fait-il remarquer à de nombreuses reprises, la relève du défi de la lutte contre le changement climatique, aurait réclamé d’une part l’imposition de règles strictes aux pollueurs, d’autre part un plan d’investissements dans les services publics, afin de transformer nos modes d’alimentation en énergie, nos habitudes de vies dans les grandes villes, nos moyens de transport.

    Tout ceci était possible dans les années 80-90 (et continue à l’être) – mais uniquement au prix d’une bataille frontale contre le projet néolibéral, qui lançait, à ce moment précis, une offensive contre l’idée même de service public (« La société est une chimère », nous répétait Thatcher). Parallèlement, les accords de libre-échange conclus à l’époque, faisaient tout leur possible pour rendre illégales au regard du droit du commerce international, de nombreuses initiatives bienvenues pour le climat – comme les subventions, ou la priorité accordées à l’économie verte localisée, ou le refus opposé aux nombreux projets polluants, comme les oléoducs ou la fracturation hydraulique.

    J’ai écrit un livre de 500 pages sur cette collision entre planète et capitalisme, dont je ne vais pas ressasser les détails ici-même. Cependant, cet extrait traite le sujet en profondeur, c’est pourquoi je me permets d’en citer un court extrait :

    Nous n’avons pas fait le nécessaire pour réduire les émissions, parce que la nature même de ce type d’actions entre en conflit avec le capitalisme dérégulé, à savoir l’idéologie dont le règne couvre toute la période au cours de laquelle nous nous sommes démenés pour trouver le moyen de sortir de cette crise. Nous n’avançons pas, parce que les mesures qui constitueraient notre meilleure chance d’éviter la catastrophe – et dont la très grande majorité bénéficierait – représentent une menace extrême pour une élite minoritaire qui tient en laisse les médias dominants, et bride nos économies comme notre fonctionnement politique. Ce problème n’aurait probablement rien eu d’insurmontable, s’il était survenu à tout autre moment de notre histoire. Mais pour notre grand malheur à tous, c’est au moment précis où la communauté scientifique présentait la menace pesant sur le climat sous forme de diagnostic irréfutable, que cette élite put jouir sans entraves de pouvoirs politique, culturel, intellectuel, qui n’avaient plus été aussi étendus depuis les années 20. En fait la diminution drastique des émissions de gaz à effet de serre avait fait l’objet de discussions sérieuses entre gouvernements et scientifiques dès 1988 – l’année même où se leva l’aube de ce que nous allions connaître sous le nom de « mondialisation ».

    Un socialisme démocrate vert comme solution ?

    Pourquoi l’absence de mention par Rich de cette collision, remplacée chez lui par l’affirmation selon laquelle c’est bien la « nature humaine » qui scella notre sort, nous importe-t-elle ? Son importance tient au fait que, si « nous-mêmes » sommes la force qui enraya la mobilisation en faveur de l’action, alors la une fataliste du magazine du New York Times, – « La Perte de la Terre » – est effectivement appropriée. Si nous sommes incapables de faire des sacrifices à court terme, même dans l’espoir d’améliorer notre santé et notre sécurité dans le futur, et si cette inaptitude est une composante fondamentale de notre ADN collectif, alors nous ne saurions espérer être capables de changer le cours des évènements assez tôt, pour éviter un réchauffement vraiment catastrophique.

    En revanche, si nous autres humains étions vraiment à deux doigts de nous tirer d’affaire dans les années 80, jusqu’au moment où un raz-de-marée élitiste de libre-échangisme fanatique nous submergea – en dépit de millions d’opposants aux quatre coins de la planète -, alors nous pouvons agir de manière on ne peut plus concrète. Nous pouvons faire face à cet ordre économique, afin d’essayer d’y substituer une alternative soucieuse de sécurité humaine et planétaire, qui ne maintiendrait pas en son centre, coûte que coûte, la recherche de la croissance et du profit.

    Quant à la bonne nouvelle – car il y en a une – elle tient au fait qu’aujourd’hui, contrairement à 1989, un jeune mouvement, en pleine expansion, de socialistes démocrates « verts », fait campagne aux États-Unis autour d’un tel projet. Cette alternative n’est pas uniquement électorale – elle donne à voir notre seul et unique horizon vital.

    Soyons clairs cependant : cet objectif, qu’il est indispensable d’atteindre, ne s’appuie sur aucun essai préalable, en tout cas pas à l’échelle requise. Lorsque le Times publia sur Twitter une accroche pour l’article de Rich, évoquant « l’inaptitude de l’humanité à juguler la catastrophe climatique », l’excellente aile écolo-judiciaire des Socialistes Démocrates d’Amérique, s’empressa de proposer cette correction : « LE CAPITALISME ; S’ils voulaient vraiment chercher les causes du déraillement, leur enquête porterait sur un capitalisme incapable de s’attaquer au problème posé par la catastrophe du changement climatique ». Malgré le capitalisme, l’humanité est tout à fait capable de s’organiser en modèles florissants de sociétés, délimités par les contraintes de l’écologie ».

    Leur argument se tient, en dépit de ses failles. Rien n’oblige les humains à vivre sous le règne du capitalisme ; nous, les humains, sommes capables de nous organiser sous les formes de toutes sortes d’ordres sociaux différents, parmi lesquels des sociétés dont l’horizon temporel serait beaucoup plus éloigné, ou plus aptes à respecter les systèmes soucieux de préserver les conditions de survie de la nature. En fait, c’est ainsi que les humains vécurent, sauf pendant une infime partie de notre histoire, et de nos jours encore bien des cultures indigènes perpétuent des cosmologies géocentriques. Le capitalisme n’est qu’une anomalie minuscule dans l’histoire collective de notre espèce.

    Mais il ne suffit pas de pointer la seule responsabilité du capitalisme. Sans contestation possible, on peut affirmer que le capitalisme, en raison de sa soif inextinguible de croissance et de profits, se dresse comme un obstacle sur l’unique chemin menant à la transition rapide vers la sortie des énergies fossiles. Sans contestation possible, on peut également affirmer que la propagation sur toute la planète, dans les années 80-90, d’une forme débridée du capitalisme connue sous le nom de néolibéralisme, explique à elle seule le pic désastreux des émissions au cours des dernières décennies, au niveau mondial, et constitue aussi l’unique pierre d’achoppement, sur laquelle les gouvernements continuent de buter, depuis qu’ils se réunissent (et parlent, encore et encore), au moment de prendre des mesures de sauvegarde du climat, d’inspiration scientifique. Il s’agit aujourd’hui encore de l’obstacle principal, même dans des pays, comme la France et le Canada, qui se vantent d’être en première ligne dans la bataille climatique.

    Cela dit, il nous faut faire preuve d’honnêteté, et admettre que le socialisme industriel autocratique fut tout aussi désastreux pour l’environnement, comme le prouve la chute brève mais spectaculaire des émissions au début des années 90, soit au moment où s’effondrèrent les économies de l’ex-Union Soviétique. Ainsi que je l’écrivais dans Tout Peut Changer, le populisme pétrolier du Venezuela perpétue cette tradition toxique de nos jours, avec des conséquences désastreuses.

    Reconnaissons-le, tout en soulignant que des pays de forte tradition social-démocrate – comme le Danemark, la Suède, ou l’Uruguay – appliquent des politiques qui comptent parmi les plus visionnaires au monde en matière d’environnement. Ce qui nous amène à conclure que, si socialisme et écologie ne vont pas forcément de pair, une nouvelle forme d’éco-socialisme démocratique, suffisamment humble pour retenir les leçons des enseignements indigènes sur nos devoirs envers les générations futures, comme sur l’interconnexion de toutes les formes de vie, a toutes les apparences du pari le moins risqué, pour une humanité en quête de survie collective.

    Tel est l’enjeu de la floraison de candidatures politiques issues du tissu associatif, dont les campagnes en faveur d’un projet éco-socialiste démocratique, révèlent les liens entre les déprédations économiques consécutives à plusieurs décennies d’hégémonie néolibérale, et l’état dévasté de notre habitat naturel. En partie inspirés par la campagne présidentielle de Bernie Sanders, plusieurs candidats, d’origines multiples – à l’image d’Alexandra Ocasio-Cortez, à New York, de Kanelia Ing, à Hawaï, et de bien d’autres encore – font campagne sur des programmes appelant à un « New Deal Vert », apte à satisfaire les besoins matériels fondamentaux de chacun, à offrir de vraies solutions en matière d’injustices envers certaines communautés, de race ou de genre, tout en catalysant une transition rapide vers un recours exclusif aux énergies renouvelables. Plusieurs d’entre eux, comme Cynthia Nixon, candidate au poste de gouverneur de l’état de New York, ou Zephyr Teachout, candidat au poste de procureur général du même état, ont promis, non seulement de refuser l’argent des compagnies pétrolières, mais encore de les poursuivre en justice.

    Tous ces candidats, qu’ils se revendiquent ou non du socialisme démocratique, rejettent le centrisme néolibéral des élites du Parti Démocrate, et la fadeur de leurs solutions « compatibles avec l’économie de marché » à la crise écologique, tout comme le guerre totale de Trump contre la nature. Ils incarnent également une alternative concrète aux socialistes extractivistes peu soucieux de démocratie, ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui. Par dessus-tout, cette nouvelle génération de dirigeants politiques, se refuse à faire de « l’humanité » le bouc-émissaire, condamné à expier les péchés d’avarice et de corruption d’une élite restreinte. Elle cherche, au contraire, à aider l’humanité – notamment celles et ceux dont on ignore systématiquement la parole, voire l’identité – à se constituer en un pouvoir soudé, doté d’une voix unique, et capable de tenir tête à cette élite.

    Nous ne perdons pas la terre – mais son réchauffement accéléré la place sur une trajectoire menant un grand nombre d’entre nous à leur perte. Une nouvelle voie politique se présente, juste à temps, pour nous emmener en lieu sûr. Le temps n’est pas aux lamentations sur les années perdues. Le moment est venu de s’engager sur cette voie, sans perdre un instant.

    https://www.luxediteur.com/le-capitalisme-est-la-cause-du-dereglement-climatique
    #climat #changement_climatique #responsabilité

  • l’#Île_aux_Faisans

    Une fois n’est pas coutume, Karambolage vous emmène en #Espagne. A vrai dire, à la frontière avec la #France. Et plus précisément sur l’Île aux Faisans.

    https://www.arte.tv/fr/videos/091958-000-A/karambolage-le-territoire-l-ile-aux-faisans
    #frontière_mobile #frontières_mobiles #condominium #île #Isla_de_los_Faisanes

    –----------

    #Condominium

    Un condominium est, en droit international public, un territoire sur lequel plusieurs États souverains exercent une #souveraineté_conjointe au terme d’un accord formel. Les seuls territoires terrestres historiquement connus sous cette dénomination sont le condominium anglo-égyptien sur le Soudan (1899-1956) et le condominium des Nouvelles-Hébrides (1906-1980). Les condominiums existant encore au XXIe siècle ne concernent que des territoires fluviaux ou maritimes, avec parfois des ponts et des îlots.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Condominium

    ping @mobileborders @reka

  • Dans l’Himalaya, un mystérieux « lac aux squelettes » intrigue les chercheurs
    https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2019/08/22/dans-l-himalaya-un-mysterieux-lac-aux-squelettes-intrigue-les-chercheurs_550

    Un énigmatique plan d’eau d’altitude regorge de restes humains. D’après une récente étude, certains d’entre eux seraient venus de Méditerranée il y a seulement quelques siècles. La cause de leur décès reste inexpliquée.
    Depuis des décennies, les chercheurs s’interrogent mais une équipe de scientifiques (constituée d’un Indien, un Américain et un Allemand) pourrait avoir percé une partie des secrets du lac mystérieux tout en soulevant des questions abyssales. Les résultats de leur travail sont exposés dans un article paru le 20 août dans la revue Nature Communications.
    […]
    Le lac est en effet le dernier séjour de multiples groupes qui s’y sont retrouvés entre le VIIe et le Xe siècle et, étrangement d’un groupe séparé qui aurait connu une grave mésaventure entre le Xe et le XVIIe siècle. De manière plus étonnante, alors que les individus qui se sont perdus sur les bords du lac Roopkund étaient selon les analyses ADN originaires du sous-continent indien, le groupe tardif qui compte 14 personnes semble être originaire de Méditerrannée orientale. Leur ADN présente en effet des similarités avec l’ADN des habitants contemporains de la Crète. Mais que pouvaient bien faire des Grecs potentiellement contemporains de Louis XIV au fin fond de l’Himalaya ?

    • article original accessible :

      Ancient DNA from the skeletons of Roopkund Lake reveals Mediterranean migrants in India | Nature Communications
      https://www.nature.com/articles/s41467-019-11357-9


      Context of Roopkund Lake. a Map showing the location of Roopkund Lake. The approximate route of the Nanda Devi Raj Jat pilgrimage relative to Roopkund Lake is shown in the inset. b Image of disarticulated skeletal elements scattered around the Roopkund Lake site. Photo by Himadri Sinha Roy. c Image of Roopkund Lake and surrounding mountains.
      Photo by Atish Waghwase

      Abstract
      Situated at over 5,000 meters above sea level in the Himalayan Mountains, Roopkund Lake is home to the scattered skeletal remains of several hundred individuals of unknown origin. We report genome-wide ancient DNA for 38 skeletons from Roopkund Lake, and find that they cluster into three distinct groups. A group of 23 individuals have ancestry that falls within the range of variation of present-day South Asians. A further 14 have ancestry typical of the eastern Mediterranean. We also identify one individual with Southeast Asian-related ancestry. Radiocarbon dating indicates that these remains were not deposited simultaneously. Instead, all of the individuals with South Asian-related ancestry date to ~800 CE (but with evidence of being deposited in more than one event), while all other individuals date to ~1800 CE. These differences are also reflected in stable isotope measurements, which reveal a distinct dietary profile for the two main groups.

  • L’Akademik Lomonosov, centrale nucléaire russe, prête à larguer les amarres
    https://www.france24.com/fr/20190821-russie-akademik-Lomonosov-centrale-nucleaire-flottante-russe-sibe


    L’Akademik Lomonosov, la première centrale nucléaire flottante au monde, photographiée en mai 2018.
    Reuters (archives)

    Qualifié de « Titanic nucléaire » par ses détracteurs, l’Akademik Lomonosov, première centrale nucléaire flottante russe, unique au monde, va entamer, vendredi, son voyage vers la Sibérie orientale pour entrer en fonction avant la fin de l’année.

    Dans l’imaginaire collectif, depuis la catastrophe de Tchernobyl en 1986, une centrale nucléaire russe a toujours quelque chose d’angoissant. Un sentiment que le succès récent et planétaire de la série « Chernobyl » n’a pas dissipé, alors que la centrale nucléaire flottante russe l’Akademik Lomonossov, une première mondiale, s’apprête à entamer, le 23 août, un voyage de 5 000 kilomètres d’une durée d’un mois et demi.

    Sa destination finale se situe en Sibérie orientale. Précisément dans la ville de Pevek, une cité de 5 000 âmes dans le district autonome de Tchoukotka, à 350 km au nord du cercle arctique, où la centrale flottante doit en remplacer deux autres, l’une nucléaire, à Bilibino, et l’autre thermique, à Chaunskaya, à partir de décembre 2019

    Baptisée le « Tchernobyl sur glace » par ses détracteurs, cette centrale, construite à partir de 2006 par le conglomérat étatique nucléaire russe Rosatom à Saint-Pétersbourg, a été chargée en combustible nucléaire dans le port de Mourmansk, dans le nord-ouest de la Russie.

    • Courte vidéo du Monde sur l’Académicien Lomonossov ou Akademik Lomonosov si on préfère la transcription simple

      La Russie lance la première centrale nucléaire flottante du monde
      https://www.youtube.com/watch?v=ZqM87JPDinU

      Construite par le géant du nucléaire russe Rosatom, l’Akademik Lomonosov est une centrale nucléaire de 140 mètres de long sur 30 mètres de large. Si sa capacité électrique est relativement limitée (2X35 mégawatts contre 1 000 mégawatts pour une centrale française, par exemple), elle a cependant une particularité : elle flotte.

      Commencée à Saint-Pétersbourg en 2006, achevée en 2019 à Mourmansk, cette centrale d’un genre nouveau est en effet juchée sur une barge. Elle doit partir le 23 août pour un périple de 5 000 kilomètres afin de rejoindre, par la mer, la ville reculée de Pevek, au nord du cercle arctique. L’objectif : alimenter la bourgade en électricité, mais aussi les plates-formes d’extraction qui devraient voir le jour prochainement dans la région.

      Une telle entreprise est-elle réellement sans danger ? Même si le constructeur assure que la structure est « invincible », le projet inquiète les associations de défense de l’environnement, comme Greenpeace, qui le qualifie de « Tchernobyl flottant ». Explications en vidéo.

    • Eueueuh : faire se promener du combustible nucléaire dans des zones fragiles

      Combien y-a-t-il de sous-marins nucléaires en vadrouille dans l’Océan Arctique ? À titre de comparaison, la propulsion d’un SNLE de la classe Triomphant emploie une centrale nucléaire de 150 MW de puissance soit un peu plus du double de la puissance embarquée par le Lomonossov (2 tranches de 35 MW).

      Sans parler des sous-marins nucléaires ex-soviétiques qui pourrissent quelque part en mer de Barents…

  • G7 : Mediamanif.com la cartographie collaborative mise à jour

    Des icônes figurent désormais à gauche de la carte et vous permettent de visualiser directement la situation à Biarritz, à Hendaye ou à Paris (en cas de diversion).

    Rappelons-le, Mediamanif.com est un site collaboratif, une sorte de Waze pour manifestants consciencieux, sa fiabilité repose en partie sur le nombre d’utilisateurs qui confirment et mettent à jours les informations, il n’est donc pas inutile d’en partager l’adresse.

    Pour plus d’informations : https://lundi.am/MediaManif-com-une-cartographie-collaborative-des-gilets-jaunes

  • Erreurs en cascade : l’affaire Steve Caniço, un « poison à diffusion lente » pour le ministère de l’Intérieur

    https://www.marianne.net/politique/comment-le-ministere-de-l-interieur-s-est-effondre-pendant-l-affaire-ou-es

    Castaner aux chiottes (mais avant tu passes devant une cours de justice pour répondre de tes crapuleries)

    "Un vent mauvais souffle sur le ministère de l’Intérieur. « L’affaire Steve est un poison à diffusion lente, mais à l’arrivée des têtes tomberont », pronostique un vieux syndicaliste de la grande maison, « stupéfait », comme beaucoup d’autres, par la « communication » de son ministère. « On subit », admet à Marianne une source haut placée de Beauvau… Christophe Castaner est aux abonnés absents, et paraît même inaudible sur le terrain des « violences policières », tant il semble avoir couvert ses flics ces derniers mois en marge des manifestations des « gilets jaunes ». Quant à son secrétaire d’État Laurent Nunez, selon une source syndicale, il a été décidé fin juin de le mettre « en retrait cet été, pour ne pas donner l’impression qu’il faisait tout le boulot à la place de Casta et ne plus lui faire d’ombre ».

    UN FIASCO COMMUNICATIONNEL
    Aux étages opérationnels, même constat. Où est passé Eric Morvan, le directeur général de la police nationale ? Officiellement, il est en vacances. Mais, selon certains, « il déprimerait ». Depuis fin juin, il s’est fendu de deux petits tweets de routine sur le réseau social. Mais, sur l’affaire Steve, rien, lui non plus. Silence radio complet.

    Le préfet de Loire-Atlantique, Claude d’Harcourt, ancien patron de l’administration pénitentiaire recasé à Nantes, n’est guère plus loquace. « La nuit de la Fête de la musique, le préfet dormait… Et même le sous-préfet de permanence était chez lui au lit », raille un policier local, qui aimerait bien savoir « qui » a décidé de faire éteindre la musique à 4 heures pétantes, alors que les autres années « ça avait duré sans problème ». Plusieurs sources locales déplorent la « gestion froide » de la préfecture de Loire-Atlantique. Un peu comme si, tant que le jeune homme de 24 ans restait disparu, sa mort n’était pas certaine et l’affaire n’en était pas totalement une. La découverte du corps de Steve Maia Caniço dans la Loire, ce lundi 29 juillet, va changer la donne

    Hasard du calendrier, le mardi 16 juillet, le commandant de police en charge de l’enquête administrative venait de rédiger un rapport à l’attention de son chef, Brigitte Jullien, patronne de l’IGPN. Dix pages récapitulent la soirée tragique du 21 juin. Les faits bruts y sont étalés pour la première fois : entre 4h30 et 4h51, soit en vingt et une minutes, la vingtaine de policiers, pris à partie par des « teuffeurs » ne souhaitant pas que la musique cesse, ripostent en tirant 33 grenades lacrymogènes, 12 LBD, ces balles de défense en caoutchouc, et 10 grenades de désencerclement. Soit un tir toutes les vingt-trois secondes sur un quai de Loire sans barrières de protection…

    LE RAPPORT DE L’IGPN EN QUESTION
    Le rapport signale aussi que les caméras de vidéosurveillance ont permis à la salle de commandement de la police nantaise, dès 4 h 37, de « remarquer une première salve de gaz… avec un épais nuage de fumée blanche qui empâtait toute visibilité sur la réaction des manifestants ». La vidéosurveillance situe à 4 h 41 et 4 h 50 « de nouveaux jets de gaz lacrymogène qui dérivaient vers la Loire ». Or, dès 4 h 37, la salle de commandement intime l’ordre au commissaire opérationnel sur place d’« arrêter les tirs ». A 4 h 52, sous l’indicatif « Draco », le directeur départemental par intérim, en personne, ordonne au commissaire sur place de « cesser » tout tir. Autre révélation de l’IGPN, quand les CRS arrivent en renforts, à 4 h 45, s’ils sont encore la cible de « jets de projectiles sporadiques », ils n’engagent, eux, « aucun moyen ». Entre les lignes, le rapport de l’IGPN démontre bien la dangerosité de cette intervention puisque immédiatement après de nombreux signalements font état de personnes tombées dans la Loire… Dont certaines auraient coulé. En neuf pages, une description minute par minute d’un véritable fiasco opérationnel.

    Mais, pour autant, la dixième page, en conclusion, n’établit aucun lien entre cette intervention musclée et la disparition de Steve. « Cet usage de la force, en riposte à des voies de fait perpétrées par une foule de personne rassemblées sur un terrain public, était justifié et n’est pas apparu disproportionné », conclut même le document, excluant « tout bond offensif » et « toute manœuvre s’assimilant à une charge ».

    Selon nos sources, ce rapport paradoxal atterrit le jeudi 18 juillet sur le bureau de Laurent Nunez, secrétaire d’Etat au ministère de l’Intérieur, qui avise aussitôt Christophe Castaner de son contenu mi-chèvre mi-chou pour la police. Plutôt accablant dans le déploiement de moyens lors de l’intervention, mais rassurant dans sa conclusion d’« absence de faute administrative ». « Nunez sait lire un rapport de police, confie un policier de haut rang. Il a immédiatement compris que l’intervention policière ce soir là était totalement inappropriée. » « Tout professionnel à la lecture de ces 10 pages comprend que l’intervention policière est en soit une erreur, que non seulement elle n’aurait pas dû avoir lieu, mais qu’ensuite des moyens conséquents auraient dû être mis en œuvre pour retrouver les personnes tombées à l’eau », admet auprès de Marianne une source gouvernementale. Un constat sans fard expliquant le silence gêné à tous les étages de la Place Beauvau…

    ERREURS EN CASACADE
    Dans un premier temps, le jeudi 18 juillet, le ministère de l’Intérieur n’envisage pas de rendre publique ces premières conclusions de l’IGPN. Christophe Castaner retient même l’idée de transmettre le rapport à la famille de Steve, avec lequel ses services ont noué des contacts pour une éventuelle rencontre. Dans le même temps, la décision est prise, dès la semaine du 16 juillet, de saisir l’IGA, l’Inspection générale de l’administration, pour décortiquer les décisions prises par la préfecture de Loire-Atlantique et la Mairie de Nantes tant sur l’organisation de la fête, les moyens de sécurité mis en œuvre, que les opérations de secours lancées après coup. « On est bien conscients qu’une série d’erreurs ont été commises, admet-on au ministère de l’Intérieur, même si on n’a pas encore tranché la façon de le reconnaître. »

    Mais, avec la découverte du corps de Steve, le lundi 29 juillet, ce n’est plus une enquête pour disparition inquiétante qui menace désormais la maison police, mais une information judiciaire pour « homicide involontaire ». Après consultation exprès du procureur de Nantes, et le feu vert de Matignon, la décision est prise en urgence, ce lundi 29, de communiquer les 10 pages de synthèse du rapport de l’IGPN. Plusieurs syndicalistes policiers reçoivent le document puis, le mardi 30, il est rendu public avec un objectif évident : dédouaner la police. « C’était une erreur. Il aurait fallu que quelqu’un explique, analyse un syndicaliste. Tel quel, avec sa conclusion maladroite et sans nuance, ce rapport apparaît comme une opération de couverture. » Il faudra attendre onze jours pour que Brigitte Jullien, dans l’Obs, vienne réfuter que son service ait voulu dédouaner quiconque. Puis dans Libération, ce lundi 5 août, elle assure n’avoir « jamais voulu blanchir qui que ce soit » et s’épanche sur les limites de l’enquête administrative. Une séance de pédagogie bien tardive.

    « A ce stade, alors qu’on ne sait même pas quand Steve Caniço est tombé à l’eau, alors que son téléphone cesse même de borner une demi-heure avant l’intervention policière, il vaudrait mieux rester tout simplement prudent et laisser faire la justice », soupire pour sa part David Le Bars, le patron du puissant syndicat des commissaires, inquiet du déferlement de haine « anti flic » ces dernières semaines. Dans les rangs policiers, il est désormais loin d’être le seul."

  • Microplastics ’From the Air’ Found in Arctic Snow and Ice - EcoWatch
    https://www.ecowatch.com/plastic-pollution-arctic-snow-ice-2639834233.html

    The ice-core samples were taken by the Northwest Passage Project, a National-Science-Foundation-funded trip aboard the icebreaker Oden from July 18 to Aug. 4. The primary purpose of the expedition was to understand the impact of the climate crisis on the region, but researchers tested the ice for plastic pollution too.

    Plastic has been found in Arctic sea ice before, but this summer’s expedition marks the first time that researchers have observed it in ice in the Northwest Passage, the crossing through the Canadian Arctic Archipelago between the Atlantic and Pacific Oceans, The University of Rhode Island said.[...]

    Another study published in Science Advances Wednesday set out to assess how ice might end up in the Arctic by looking at snow. In order to test if plastic was being transported through the atmosphere and then deposited with snowfall, researchers, mostly from the German Alfred Wegener Institute, looked at snow from the Arctic’s Fram Strait, the Swiss Alps and Germany. While they found more plastic in the European locations, they were surprised by how much they found in the Arctic: up to 14,400 particles of plastic per liter, according to Reuters.

    #plastique maintenant rime avec #arctique #neige #glace

  • #Retraites : portion congrue | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/yves-faucoup/blog/070819/retraites-portion-congrue

    Prenons un salarié percevant actuellement un salaire brut de 1975 euros : ses pensions de retraite (Sécurité Sociale et complémentaire) avec un taux de remplacement de 75 % s’élèvent à 1481 € (1). Les diverses cotisations sociales vieillesse (employeur + salarié : 25,31 % retenus par le rapport Delevoye) s’établissent à 500 euros mensuels, soit 252.000 euros sur 42 ans (2) (3).

    Avec la réforme Macron-Delevoye, à partir de 2025, ce salarié ne dégageant plus que 5,5 euros de pension annuelle pour 100 euros cotisés, les 252.000 euros cotisés tout au long de sa carrière lui ouvriront droit à une pension annuelle de 5,5 X 2520 = 13860 €, soit 1155 € mensuels.

    Soit 326 euros en moins. Il sera à peine au-dessus du montant minimum garanti de 1000 euros [85 % du Smic] qui a été annoncé, par le rapport, pour les petites retraites (3).

    Mais cela ne sera ainsi que si le salarié part à 64 ans, car s’il part à 63 ans le rendement ne sera que de 5,225 % (ramenant la pension à 1097 €) et s’il part à 62 ans (comme il en aura toujours le droit) le rendement sera de 4,95 %, ramenant la pension à 1039 € (4). On peut toujours parler d’« âge légal de départ », il faudra non seulement partir à 64 ans (« âge pivot ») mais tout sera fait pour inciter à partir à 65 (taux de rendement 5,775) ou 66 ans (6,06 %). Puis on aura d’autres carottes pour un départ à 67, 68 ans, peut-être même 70 ans.

  • Pour ceux qui ne passent pas encore assez de temps sur Seenthis, je rappelle qu’il existe ici un compte automatique, basé sur des algorithmes aussi secrets qu’autoritaires, qui sélectionne des billets qui sont drôlement intéressants. C’est le compte @7h36.

    Et ce qui est tip-top, c’est qu’il y a une mailing-liste à laquelle tu peux t’abonner, oui par email-comme-c’est-oldschool, pour recevoir chaque matin une livraison de choses à lire au petit déjeuner (sauf si tu prends ton petit déjeuner avant 7h36, et dans ce cas tant pis, tu peux toujours lire le courrier de la veille) :
    https://listes.rezo.net/mailman/listinfo/7h36

  • On voit par exemple avec l’affaire Rugy des dîners privés payés avec l’argent public, et de comment ils s’en défendent, de comment ils sont soutenus, de comment ça se passait, que ces gens n’ont aucune limite. Cette absence de limite est à chercher aussi dans la structure où ils s’inscrivent, où ils exercent, d’où ils sont parfois nés et où ils ont en tout cas accédé, et où ils travaillent et vivent. Comme si n’importe qui à leur place venait nécessairement du même milieu et se retrouvait dans la situation identique où du homard est servi à sa table par des fonctionnaires de l’État. Toutes ces personnes sont élues, nommées, recommandées, se sont battues pour être à cette place parce qu’elles savent que du homard leur sera servi, un jour ou l’autre. Et tant que le homard pourra être servi, avec des couverts en argent et un vin à cinq cent euros, sur une nappe blanche et brodée, il y aura des Rugy pour venir corps et âme maintenir le système du Marché et ses Institutions Démocratiques. Et s’il n’y en pas qui viennent pour ça, celles et ceux qui viendront à leur place dans leur fauteuil se feront de toute façon servir du homard, qu’ils le veuillent ou non.

    @jsene dans http://jsene.net/spip.php?article1095