• Drone footage reveals hundreds of abandoned Turkish chateaux at Burj Al Babas
    https://www.dezeen.com/2019/01/18/drone-abandoned-turkish-chateau-burj-al-babas

    Approximately halfway between Turkey’s largest city Istanbul and its capital Ankara, the Burj Al Babas development will contain 732 identical mini chateaux when, or if, it completes.

    Au premier regard j’ai cru à des maquettes, mais non !

    #architecture #lotissement

    • Vraiment ? Pas un fake ? Y’a d’autres sources ? Google maps ?
      Parce qu’ un château, c’est bien quand t’es seul. La non seulement tu te tapes des voisins mais en plus, t’as la même baraque que les autres, autant vivre à la Courneuve.
      Une Ferrari c’est bien si le parking du supermarché n’en est pas rempli. Sinon ça devient du mauvais goût, comme là.

    • non pas du tout fake

      #Talia_Saray_Villa

      gg:Maps
      https://www.google.fr/maps/place/Burj+Al+Babas+Villa/@40.4450213,31.1973133,1129m/data=!3m1!1e3!4m5!3m4!1s0x14cd368170cadda5:0x1c3af436b3407cb!8m2!3d40.462581!

      gg:Images

      présenté comme un "projet hôtelier", je crois (mais ce n’est pas très clair) que les pavillons sont destinés à des investisseurs, non pour une gestion directe des locations.

      Talia Saray Project » Burj Global Group
      http://burjglobalgroup.com/property/talia-saray-project

      DESCRIPTION
      Burj Global Real Estate Group Launches Talia Saray Project (Talia Sarai) for Royal Villas (1/5/2017)

      The resort is located in Modorno district of the Polo Turkish state Which is one of the most attractive natural areas for tourists and it is two hours from Istanbul and an hour and  a half from the capital Ankara, an hour from Sabanga, a lively area of ??nature and sulfuric water (therapeutic)  at 860 meters above sea level, where fresh air and 25 degrees Summer degree.

      The area is characterized by a tourist atmosphere in the summer and winter, where tourists go for recreation and  relax with therapeutic water. The Talia Saray project is the company’s sixth project in this region.

      The resort is equipped with all hotel services / large commercial mall / 8 natural and industrial lakes  / restaurants and cafés throughout the resort / indoor and open swimming pools for women and men for privacy / Hotel / children daycare / Mosques / Hospital / Cinema / Spa Jacuzzi & Sauna / Horseback Riding /
      Thermal Water Swimming Pool / Heliport / Aqua Park / Golf Land / Soccer courts, Basketball, Tennis /  Artificial river / Golf cars for mobility within the project / Trips to Istanbul / Maintenance /  Guarding and security 24 hours a week /

      The project consists of 350 villas designed in classic style. The interior of the villa is 300 square meters. Divided into two floors. The ground floor consists of three open living rooms (can be two bedrooms), a dining room,  a kitchen with a bathroom and rooms, a Jacuzzi and steam room with thermal water, with a terrace that can be  turned into a diwaniya and a back terrace overlooking the villa’s back garden. The first floor consists of three bedrooms (one of them master room) and two bathrooms with a large terrace  and a balcony overlooking the lakes in the resort, villas also feature modern furnishings and  full luxurious decor in keeping with the villa’s exterior design.

      The villa garden is organized in an engineering style, decorated with flowers and enjoys full privacy.  A private outdoor swimming pool can also be set up for the villa.
      The land area of each villa ranges from 320 meters to 669 square meters registered under the title deed,  and most of the sites are characterized by the presence of pleas for the right of use of owners villas.

      Delivery date 2019
      Payment methods cash or installments up to Three-year

    • Faillite en novembre 2018, donc…
      –> #ghost_town !


      Partially completed chateau-like houses in the project
      Source: Sarot Group/Burj Al Babas/Facebook

      Customers from Qatar, Bahrain, Kuwait, United Arab Emirates and Saudi Arabia snapped up 350 of the villas, according to Hurriyet, at a going rate of $370,000 to $530,000. They specifically asked for the chateau-like design, according to the project’s consulting architect, Naci Yoruk.

      Sarot Group Chairman Mehmet Emin Yerdelen blamed his predicament on deadbeat clients.

      We couldn’t get about 7.5 million dollars receivables for the villas we have sold to Gulf countries,Hurriyet quoted Yerdelen as saying. “We applied for bankruptcy protection but the court ruled for bankruptcy. We will appeal the ruling.

      The group finished building 587 villas before it applied for bankruptcy protection.

      Although the court ordered the group to stop construction immediately, Yerdelen is still hopeful.

      Investisseurs défaillants du Golfe…


  • Comment changer le cours de l’#histoire | Eurozine
    https://www.eurozine.com/comment-changer-le-cours-de-lhistoire

    Depuis des siècles, le récit expliquant les origines de l’#inégalité sociale est simple. Pendant la plus grande partie de leur histoire, les hommes vécurent dans des petits groupes égalitaires de #chasseurs-cueilleurs. Puis vint l’#agriculture, accompagnée de la #propriété privée, puis la naissance des #villes signifiant l’émergence de la #civilisation à proprement parler. Si la civilisation eut bien des aspects déplorables (les guerres, les impôts, la bureaucratie, la patriarchie, l’esclavage, etc.), elle rendit également possibles la littérature écrite, la science, la philosophie et la plupart des autres grands accomplissements humains.

    Tout le monde, ou presque, connaît les grandes lignes de cette histoire. Depuis l’époque de Jean-Jacques #Rousseau, au moins, elle a informé notre conception de la forme générale et de la direction de l’histoire humaine. Cela est d’autant plus important que ce #récit définit dans le même temps ce que nous percevons comme nos possibilités #politiques. La plupart d’entre nous considère la civilisation, et donc l’inégalité, comme une triste nécessité. Certains rêvent du retour à un #passé #utopique, de la découverte d’un équivalent industriel au “#communisme primitif” ou même, dans les cas les plus extrêmes, de la destruction complète de la civilisation et du retour à une vie de cueillette. Personne, cependant, ne remet en cause la structure élémentaire de cette histoire.

    Et pourtant, ce récit est fondamentalement problématique.

    Car il n’est pas vrai.


  • Gilets jaunes : le maintien de l’ordre à l’épreuve des blessés graves - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/gilets-jaunes-le-maintien-de-l-ordre-a-l-epreuve-des-blesses-graves-18-01

    Chaque samedi depuis l’Acte I des Gilets jaunes le 17 novembre, qui a engendré une fronde inédite et de grandes violences, le nombre de blessés ne cesse de s’amplifier. Deux mille chez les manifestants, 1 000 parmi les forces de l’ordre selon le ministère de l’Intérieur. A l’IGPN, la « police des polices » saisie des enquêtes les plus graves, on dénombrait 81 procédures judiciaires au 15 janvier, dont 31 concernant des blessures graves. Parmi elles, 13 à la suite de tirs de lanceurs de balles de défense (LBD), 18 provoquées par des grenades GLI ou GMD ou par la force physique.

    Cette réalité judiciaire pourrait être en dessous de la réalité. La recension sur le réseau social Twitter par David Dufresne, un journaliste spécialiste du maintien de l’ordre, compte 308 signalements documentés par images, dont une centaine de blessés atteints à la tête. Parmi eux, une quinzaine de personnes ont perdu un œil. Il a également comptabilisé quatre mains arrachées. Les blessures mutilantes, quelle que soit l’issue judiciaire des enquêtes en cours, sont essentiellement causées par deux armes : d’une part le lanceur de balles de défense (LBD), qui tire des projectiles de caoutchouc de 40 mm de diamètre d’une portée de 10 à 40 mètres à la puissance de 160 joules, soit 10 fois la puissance d’un paintball, et d’autre part la grenade GLIF4, qui contient 25 g de TNT.

    #maintien_de_l'ordre


  • 1000 milliards d’euros de profits en vingt ans : comment les labos sont devenus des monstres financiers
    https://www.bastamag.net/1000-milliards-d-euros-de-profits-en-vingt-ans-comment-les-labos-sont-deve

    Les laboratoires pharmaceutiques n’ont plus grand chose à voir avec ce qu’ils étaient il y a vingt ans. De plus en plus gros et de plus en plus financiarisés, ils sont devenus des machines à siphonner des milliards d’euros ou de dollars pour les redistribuer aux actionnaires, notamment les grands fonds de Wall Street. Une prospérité privée financée en grande partie par l’argent public : les systèmes d’assurance maladie et le soutien gouvernemental à la recherche En 1955, Jonas Salk, père du premier (...)

    #Décrypter

    / #Enquêtes, #Multinationales, Santé , #Finance

    #Santé_



  • Plus j’y pense et plus je me dis qu’il a en fait clairement déclaré : « Les gens dans la merde, on va les enfoncer encore plus. »

    Franchement, quel type de vision du monde et de l’humanité tu portes en toi pour arriver à revendiquer une idée aussi dégueulasse ?

    #guerre_aux_pauvres

    « Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent. »

    Emmanuel Macron, mardi 15 janvier 2019, Gasny (Eure).

    • Guillaume Duval
      ‏ @gduval_altereco
      https://twitter.com/gduval_altereco/status/1085419676467904513

      1 Le pire c’est qu’Emmanuel Macron est probablement sincère dans sa détestation des pauvres
      Il développe en effet de façon quasi obsessionnelle un discours très benthamien : si les pauvres sont pauvres et le restent c’est parce qu’ils ne font pas assez d’effort pour s’en sortir notamment parce que les systèmes sociaux leur permettent de vivre sans faire ces efforts.
      Je ne crois pas que ce soit juste un discours tactique pour plaire à des classes populaires ou moyennes qui aiment souvent s’en prendre + pauvres qu’eux avec le sentiment d’avoir du mal à s’en sortir et qu’on leur pique pourtant trop de fric pour faire vivre des paresseux.
      Il est en réalité profondément sincère parce qu’il est persuadé - ou plutôt il a besoin de se persuader en permanence pour pouvoir se regarder dans une glace - que si lui-même a réussi si vite et est arrivé tout en haut de la hiérarchie de la société française...
      ce n’est pas du tout parce qu’il est un fils d’un professeur de médecine élevé dans une école privée des beaux quartiers d’Amiens qui a épousé l’héritière d’une des + grandes fortunes de la région mais bien parce qu’il est plus intelligent et travailleur que la moyenne.
      Et que si les autres étaient capables de faire autant d’efforts que lui pour bien apprendre leurs leçons à l’école et travailler 12 heures par jour ensuite, ils pourraient eux aussi devenir riches et prospères à défaut de devenir président de la République (faut pas déconner).
      Dans des sociétés où tous considèrent que les humains naissent libres et égaux en droit, il est insupportable pour les élites qui refusent de changer la donne sociale, d’admettre une autre explication au maintien de pauvreté que la paresse et l’absence de volonté de s’en sortir

    • Agiter l’épouvantail du pauvre qui ne travaille pas assez est une figure rodée. C’est la même rengaine que « travailler plus pour gagner plus » de Sarkozy ou le « Il va vous falloir serrer la ceinture » de Giscard, on connait bien. On connait tellement bien, que la #formule_magique s’est usée, ça ne prend plus.

      Aujourd’hui il y a cette dichotomie flagrante de ceux qui ont tout et les autres qui crèvent de ne pas joindre les deux bouts tout en étant insultés continuellement.

      Macron fait la démonstration qu’il est incapable de changer de recette, il n’a aucune créativité, il annone bêtement ces prédécesseurs en pantin répétiteur devenu dangereux.

      Si il ne se rend pas compte qu’il tricote la corde pour se pendre, ceux qui avalaient sans broncher ont cessé de se suicider pour faire la révolution, il ne sait rien de la détermination que donne le malheur.


  • Mériel : il exprime ses « doléances » et se retrouve interrogé par les agents du renseignement - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/meriel-il-exprime-ses-doleances-et-se-retrouve-interroge-par-les-agents-d

    En voulant apporter sa pierre au débat national, Jacques D. s’est retrouvé… interrogé par les services de renseignement. Ce retraité de Mériel n’en revient pas. « Cela donne à réfléchir sur le fond. », s’interroge le septuagénaire. « Ils disent que le débat est ouvert à tous, mais derrière on est fliqué… »

    Dans les commentaires de haute tenue, quand tu évoques Sissi ou la Stasi, on te dit que ça décrédibilise ton propos.

    Il va pourtant bien falloir mettre des mots sur ce faisceau d’éléments, les flics qui font exprès de faire mal, les services de renseignements qui interrogent ceux qui participent au grand débat, le RAID qui débarque le matin chez ceux qui usent de leur liberté d’expression... et la justice qui considère comme une circonstance aggravante quand tu fais partie d’une association d’aide aux migrants.


  • GILETS JAUNES, DES ANARCHISTES QUI S’IGNORENT ENCORE

    « Anarchistes », voilà qui est dit ! Mais quelle locution horripilante, maculée de sombres réminiscences violentes, d’aberrations philosophiques et d’extrémismes politiques, le tout se résumant à une seule inclinaison : le chaos. C’est ainsi qu’est défini l’anarchisme dans le langage quotidien, quand la moins péjorative des définitions se résume à « rejet de l’autorité ». En fait de chaos, l’interprétation généralement faite est une définition de l’anomie. Peut importe la confusion, c’est désormais entré dans le langage courant comme dans les dictionnaires : « se dit d’un état de désordre et de trouble résultant de l’absence d’autorité politique : Une situation anarchique » ou « Qui échappe à toute direction ou organisation, qui n’obéit à aucune règle » L’interprétation de l’ anarchisme est assez variable souvent paradoxale, mais elle se résume en réalité à une conception politique et sociale qui se fonde sur le rejet de toute tutelle (ou leadership) qu’elle soit gouvernementale, administrative, religieuse et qui privilégie la liberté et l’initiative individuelle dans le cadre d’un intérêt général, de bien vivre en communauté, équilibrant l’intérêt du particulier aux exigences de la collectivité. 
Un premier point que le Gilets Jaunes auront adopté sans le savoir : le rejet de leadership, ou le jeu politique qu’ils bannissent naturellement privilégiant logiquement une gouvernance horizontale quant à toute prise de décision pour la collectivité.

    La péjoration du terme et du mouvement « anarchiste » est considérablement similaire au traitement actuel du mouvement des Gilets Jaunes. L’histoire du courant anarchiste, qui a pourtant duré plus de deux siècles, n’aura retenu que celle d’une frange du mouvement anarchiste. Oubliés le combat, le nombre de victimes et martyrs de répressions sanglantes, on ne se souviendra que d’une minorité, qui lassée de tant de victimes et de violences policières (plusieurs milliers de morts) proclama le « fait insurrectionnel », « moyen de propagande le plus efficace », présenta la « révolte permanente » comme la « seule voie menant à la révolution ». Toujours est il que ces actions furent peu fréquentes, peu suivies, mais furent spectaculaires et choquèrent les bourgeois au pouvoir.. Beaucoup d’attentats, de crimes, braquage en tout genre, furent attribués improprement par les autorités et les médias au mouvement anarchiste. La technique de l’amalgame fonctionnera sans cesse à la moindre étincelle pour anéantir l’image des anarchistes et ce, jusqu’à nos jours. L’histoire des anarchistes est ainsi écrite, par leurs tortionnaires pour n’aboutir à ce que l’on sait aujourd’hui de l’anarchisme, c’est à dire, pratiquement rien sinon « violence et chaos ».. Il en va de même pour le mouvement des gilets jaunes. Une péjoration sans limites, orchestrée au plus haut niveau de l’État, qualifiant de « casseurs « d’ultra violence inadmissible d’attentats à la république ou sur les institutions, de volonté de putsch etc etc.. Occultant en même temps et sans scrupules une répression démesurée et le nombre de victimes chez les gilets jaunes comme si le fait d’être un manifestant mériterait la punition d’une amputation, d’une énucléation, de traumatismes crâniens etc.. Car l’autorité ne s’attardera que sur les « violences et chaos » attribués non sans amalgames aux Gilets Jaunes. L’histoire se répète donc. La méthode se réitère pareillement avec les Gilets Jaunes, comme par le passé pour les anarchistes. La similitude de traitement, médiatico-politique est sans équivoque, est démontre les mêmes intentions malfaisantes, ou craintes, du pouvoir s’y opposant.

    Voilà que l’émergence de cette population rejetant les étiquettes politiques ou une représentation verticale de leur propre mouvement, choque les autorités et les médias qui s’offusquent de ne pas savoir avec qui négocier. Le mouvement des Gilets Jaunes est né telle la résurgence de la pensée anarchiste. Son autogestion, sa spontanéité, son aversion au jeu politique, son hétérogénéité sociale, son organisation horizontale et même sa frange ultra minoritaire partisane d’actions plus spectaculaires et violentes révèle son hérédité. Médias et politiques s’étonnent de ce mouvement social qu’ils disent inédit, mais ils n’oseront jamais le rapprocher à son aîné anarchiste. L’histoire convenue de l’anarchisme ne dira jamais que ce courant fut le premier à inventer le pacifisme comme moyen de manifestation. Selon la pensée anarchiste, des le début, la violence est le fondement du pouvoir, donc l’utilisation de la violence par un anarchiste revient précisément à légitimer le principe qu’il combat. La majorité des gilets Jaunes aujourd’hui partagent aussi cette idée.

    On dira des revendications des Gilets Jaunes, qu’elles sont diffuses ou hétéroclites, or, toutes se rejoignent en une seule doléance, « plus de justice » ou « retour à plus de justice » « La liberté n’est qu’un vain fantôme, quand une classe d’hommes peut affamer l’autre impunément. L’égalité n’est qu’un fantôme, quand le riche, par le monopole, exerce le droit de vie et de mort de son semblable. La république n’est qu’un vain fantôme, quand la contre-révolution s’opère de jour en jour par le prix des denrées auquel les trois quarts des citoyens ne peuvent atteindre sans verser des larmes. » Disait Jacques Roux, précurseur de la pensée anarchiste en 1793 : « Le despotisme qui se propage sous le gouvernement de plusieurs, le despotisme sénatorial est aussi terrible que le sceptre des rois, puisqu’il tend à enchaîner le peuple, sans qu’il s’en doute, puisqu’il se trouve avili et subjugué par les lois qu’il est censé dicter lui-même. » dénonçant déjà un mécanisme d’une gouvernance accouchant d’ injustices sociales injustices fiscales injustices démocratiques.. le propos d’un fantôme qui résume celui des Gilets Jaunes aujourd’hui.

    Parmi les doléances des Gilets Jaunes vient le RIC.. referendum d’initiative citoyenne. Le principe du RIC remonte déjà à la révolution. Révocation des élus, mandats impératifs, vote blanc, abrogation de loi, autant de prérogatives que les gilets jaunes souhaitent obtenir. Une revendication qui fait renaître un vieux débat entre démocratie directe et représentative. « La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu’elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point » disait JJ Rousseau en 1762. Il faudra attendre 1871, Jacobins et anarchistes forment une ébauche d’autogestion avec la Commune de Paris, qui institue des dispositifs de démocratie directe comme le mandat impératif et la révocabilité permanente des élus. Le courant anarchiste objectant pour une forme d’autogestion plus ouverte, refusant d’accorder un pouvoir supérieur à toute représentation. « La politique est la science de liberté : le gouvernement de l’homme par l’homme, sous quelque nom qu’il se déguise, est oppression ; la plus haute perfection de la société se trouve dans l’union de l’ordre et de l’anarchie. » appuiera Proudhon. Aujourd’hui les Gilets Jaunes croisent le même chemin que leurs ancêtres socialistes libertaires jacobins ou républicains. Sur les ronds points, leur mode d’organisation se rappelle à l’ histoire des anars, des communards. Certains se revendiquent même du municipalisme libertaire. Mais ce souvenir lointain ne doit pas effacer la fin tragique de chacune de ces expériences écrasées dans le sang par les pouvoirs bourgeois successifs.

    Ils semblent donc qu’aujourd’hui, en dépit de ces naufrages passés, que renaisse naturellement cette notion de souveraineté du peuple pour mettre fin à cette délégation d’un pouvoir qui leur a échappé ou que l’on leur a ôté. Il semble tout autant que les pouvoirs actuels réagissent avec fermeté s’arque-boutant sur une idéologie qui atteint ses limites. Il faut souhaiter une issue à cette confrontation autrement que dramatique, car de ce mouvement comme par ceux du passé en sortira quelque chose de grand. Nos ancêtres anarchistes nous ont laissé, le principe de la commune, le premier mai, la journée de 8 heures, la bourse du travail, les syndicats, la mutualité, les coopératives paysannes ouvrières et autant d’avancées sociales aujourd’hui menacées et grignotées pas à pas. Les anarchistes ont été les premiers à se préoccuper de l’environnement, ils sont les inventeurs de l’écologie tout comme certains d’entre eux ont développé le végétarisme.

    Sans probablement en avoir conscience, sans le savoir, les Gilets Jaunes forment un fier hommage à ces populations du passé, à ces martyrs en leur faisant l’honneur de reprendre le combat. Peu importe comme ils s’appellent, car de ce que les Gilets Jaunes feront pour notre avenir, cette fois, l’histoire n’oubliera pas.

    Un “Rien“ citoyen

    Emmanuel Roussel, 14 janvier 2019
https://www.facebook.com/notes/emmanuel-roussel/gilets-jaunes-des-anarchistes-qui-signorent-encore-/10157173281770921


  • Puis je vous demander si vous êtes engagé.e dans une association de soutien aux migrants ? », a demandé la magistrate à chacun des trois solidaires. Poser cette question n’est pas anodin. A celle qui répondait par la négative, une amende, à ceux qui étaient perçus comme « militants », des peines de prison.


    Alerte Plaidoyer : Suite aux verdicts scandaleux prononcés à l’encontre des solidaires, la CIMADE PACA et Tous Migrants dénoncent
    https://mailchi.mp/1e9fc87f9777/declaration-cimade-tousmigrants-15jan19

    « Puis je vous demander si vous êtes engagé.e dans une association de soutien aux migrants ? », a demandé la magistrate à chacun des trois solidaires. Poser cette question n’est pas anodin. A celle qui répondait par la négative, une amende, à ceux qui étaient perçus comme « militants », des peines de prison.
    La question récurrente de la magistrate laisse entendre que le principe de fraternité pourrait accepter plusieurs définitions. Or il n’y en a qu’une : celle qui affirme que le respect des droits fondamentaux de toute personne est une nécessité, quelle que soit sa situation administrative ou autres. Cette question crée la confusion entre la définition d’un principe et les diverses manières et possibilités de le mettre en œuvre dans la pratique. Enfin, elle gomme le fait que les citoyens sont confrontés à un Etat qui ne respecte pas les droits fondamentaux des personnes exilées comme le rappellent inlassablement le Défenseur des Droits, la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme et plus largement les défenseurs des droits humains.


  • Macron a peur | Le Club de Mediapart (blog d’Olivier Cabanel)
    https://blogs.mediapart.fr/olivier-cabanel/blog/140119/macron-peur

    Mais revenons à l’interview de #Spinosi : « être fort, ce n’est pas forcément faire de la répression ni être sévère, cela démontre qu’on a peur, quelqu’un de fort, c’est quelqu’un capable de gérer les choses, de pardonner, d’expliquer les choses. La sévérité et la répression dont fait preuve le gouvernement démontre l’état de faiblesse dans lequel il est, et si il était fort, il n’aurait pas besoin de faire l’usage de la loi, et de méconnaître les libertés fondamentales des citoyens ».

    Et l’avocat de conclure : « la loi ne peut pas tout, il y a des choses au-dessus de la loi comme la constitution, les conventions des droits, Si on perd ces éléments, on perd ce qui fait nos démocraties et ce qui a permis à nos démocraties de résister à l’oppression et à la violence ».


  • Grand Bourgtheroulde en état de siège avec la visite de Macron Anthony Berthelier - 15 Janvier 2018 - huffingtonpost

    https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/15/grand-bourgtheroulde-en-etat-de-siege-a-la-visite-du-macron_a_2364276

    Des gilets jaunes voulaient se rendre dans la commune de l’Eure. C’était sans compter sur le déploiement d’un impressionnant dispositif sécuritaire.
    https://o.aolcdn.com/images/dims3/GLOB/crop/3866x1937+0+426/resize/630x315!/format/jpg/quality/85/https%3A%2F%2Fmedia-mbst-pub-ue1.s3.amazonaws.com%2Fcreatr-images%2F2019-0

    Reuters - Bourgtheroulde en état de siège avec la visite du Macron (photo prise le 15 janvier 2019, près de Bourgtheroulde)

    Top départ sous haute surveillance. C’est dans le gymnase de la petite commune de Grand Bourgtheroulde, devant 600 maires normands, qu’Emmanuel Macron donne ce mardi 15 janvier le coup d’envoi du grand débat censé répondre à la fronde des gilets jaunes en donnant pendant deux mois la parole aux Français. Cette première sortie du chef de l’Etat en région depuis un mois se déroule sous haute sécurité, alors que des contestataires et des syndicats relaient depuis plusieurs jours des appels à manifester sur place.

    Outre des interdictions de circulation et de manifestation dans la petite ville de 4000 habitants, le dispositif arrêté prévoit depuis samedi 12 janvier la prohibition de vente à emporter de carburants ou de produits inflammables et la fermeture des établissements bancaires.

    Plusieurs médias présents sur les lieux racontent l’ambiance dans les rues de la ville en ce mardi. Et comme vous pouvez le voir ci-dessous, ce n’est pas l’effervescence qui domine. Entre la peur de débordements et les mesures sécuritaires drastiques... de nombreux commerces et restaurants ont baissé le rideau tandis que les ruelles du village restent vides.


    France 3 Normandie


    France 3 Normandie - La mairie de #Bourgtheroulde encadrée de gendarmes

    Une journaliste du Monde confirme d’ailleurs que le village est bouclé par les gendarmes et que, contrairement à ce qu’indiquait la préfecture de l’Eure la veille, mêmes les commerces aux alentours sont fermés.

    Aline Leclerc
    La préfecture de l’Eure soutenait hier que ce serait un jour comme un autre à Bourgthroulde malgré la venue d’Emmanuel Macron. Mais outre le bouclage du village par les gendarmes, les commerces alentours sont fermés, même le supermarché.

    France 3 Normandie
    #Bourgtheroulde bcp de commerces ont décidé de rester fermés par peur des débordements #grandebatnational #GilletsJaunes

    Fouilles, accès et gilets jaunes
    "Ne sont autorisés à entrer danss Bourgthroulde que les personnes qui y habitent, les parents d’élèves scolarisés dans la commune et les personnes travaillant en ville, le tout sur présentation de justificatifs", explique également la journaliste sur place. Un témoignage laissant présager de grosses difficultés de circulation aux alentours de la petite commune.

    France 3 Normandie
    #Bourgtheroulde barrages filtrants autour de la ville l’accès est compliqué vers #orival nombreux bouchons #grandebatnational

    C’est ce que relate France 3 Normandie. Le site d’informations précise que les ralentissements ont commencé dès 7 heures du matin aux abords de la ville. "De nombreux gendarmes contrôlent les routes qui mènent à cette commune de l’Eure." Des difficultés de circulation confirmées par le témoignage de plusieurs internautes plus ou moins agacés.

    Paz Olivier
    Quel est le gradé qui à 10 km de #Bourgtheroulde interdit de reprendre l’A13 vers Caen nous forçant à repasser par un rond-point avec checkpoint où sont controlés les vehicules qui veulent rentrer dans #Bourgtheroulde ? 45 minutes de bouchon ou l’art d’organiser un embouteillage

    . . . .
    Aline Leclerc


    Contrôle d’identité aux abords de #Bourgthroulde : les gendarmes ne font pas que vérifier les pièces d’identité, ils les prennent en photo. « C’est du fichage » dit un manifestant. Les #giletsjaunes reçoivent l’ordre de retirer leur gilet « sous peine de 135 euros d’amende ».

    Ces précautions inquiètent certains internautes, voyant là une dérive autoritaire du pouvoir, quand d’autres justifient de telles mesures par un climat social particulièrement tendu.

    C’est la première fois que le président de la République retourne au contact des Français depuis qu’il a été violemment pris à partie par des manifestants début décembre au Puy-en-Velay. Seule exception, une visite éclair sur le marché de Noël de Strasbourg le 14 décembre, après l’attentat qui a fait cinq morts.

    Ira-t-il discuter avec des habitants lors d’un de ces bains de foule qu’il affectionne ? Tout dépendra de l’ambiance, indique l’Elysée. Ce n’est pas gagné d’avance.

    #PEUR #trouille #manu #emmanuel_macron #GiletsJaunes #police #enmarche vers le vide #debatblabla ou #pasdedebat



  • Nos inventions sont de jolis jouets – carfree.fr
    http://carfree.fr/index.php/2019/01/10/nos-inventions-sont-de-jolis-jouets

    Henry David Thoreau (1817-1862)

    On me dit : « Je m’étonne que vous ne mettiez pas d’argent de côté ; vous aimez les voyages ; vous pourriez prendre le chemin de fer, et aller à Fitchburg aujourd’hui pour voir le pays. » Mais je suis plus sage. J’ai appris que le voyageur le plus prompt est celui qui va à pied. Je réponds à l’ami : « Supposez que nous essayions de voir qui arrivera là le premier. La distance est de trente milles ; le prix du billet, de quatre-vingt dix cents. C’est là presque le salaire d’une journée. Je me rappelle le temps où les salaires étaient de soixante cents par jour pour les journaliers sur cette voie. Soit, me voici parti à pied, et j’atteins le but avant la nuit. J’ai voyagé de cette façon des semaines entières. Vous aurez pendant ce temps-là travaillé à gagner le prix de votre billet, et arriverez là-bas à une heure quelconque demain, peut-être ce soir, si vous avez la chance de trouver de l’ouvrage en temps. Au lieu d’aller à Fitchburg, vous travaillerez ici la plus grande partie du jour. Ce qui prouve que si le chemin de fer venait à faire le tour du monde, j’aurais, je crois, de l’avance sur vous ; et pour ce qui est de voir le pays comme acquérir par là de l’expérience, il me faudrait rompre toutes relations avec vous.


  • Gilets jaunes : éclats de grenades, brûlures, membres arrachés… retour sur 82 blessures graves - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/01/11/gilets-jaunes-eclats-de-grenades-brulures-membres-arraches-retour-sur-82-

    Ils s’appellent Patrick, Franck, Cédric, Ayhan ou Fiorina. Leur nom, les photos de leur visage et surtout leurs mutilations sont connus des gilets jaunes. Avec des dizaines d’autres blessés, ils font partie du « mur de la honte », une liste partagée massivement sur Facebook, dans de nombreux groupes de soutien au mouvement. Parce qu’il est arrivé que, parfois, des clichés de blessés antérieurs au mouvement se glissent dans les diaporamas des victimes, Libération a analysé des centaines de photographies, de vidéos et de déclarations afin d’en détacher une liste, non exhaustive, de 82 manifestants blessés gravement - et d’une femme morte à cause d’une grenade lacrymogène.

    Blessures retenues : les membres arrachés, les organes ayant perdu leur fonction principale, les os fracturés, les pieds et jambes incrustés de bouts de grenades, les brûlures graves, mais aussi toutes plaies ouvertes au niveau de la tête. Ainsi, les hématomes, parfois exceptionnellement vastes, causés par des tirs de lanceur de balles de défense (LBD) ou des coups de matraques n’ont pas été comptabilisés. Enfin, nous n’avons gardé que les cas où nous pouvions identifier la victime, soit par son prénom ou parce que nous avions suffisamment d’images d’elle.

    A lire aussiGilets jaunes : « L’idée que seule la violence paye est très présente »

    De ces 82 blessés graves, dont l’âge varie entre 15 et 80 ans, on remarque que la très grande majorité sont des hommes. Dix femmes, toutes touchées à la tête, ont été recensées. Parmi elles, on compte Zineb, l’octogénaire morte, ainsi que Fiorina, une étudiante de 20 ans éborgnée par un tir de lanceur de balles de défense (LBD), selon ses proches, en plein visage. Cette arme - fortement critiquée pour les dégâts qu’elle peut causer et dont le Défenseur des droits, Jacques Toubon, préconise l’interdiction pour le maintien de l’ordre - est celle à l’origine des coupures et fractures de quelque 60 victimes.

    Le ministère de l’Intérieur, de son côté, a été incapable de donner un nombre précis et circonstancié des blessés. Estimant qu’ils étaient, au lendemain de l’acte VIII, « une cinquantaine » de manifestants blessés gravement. Son porte-parole justifie cette indistinction par le caractère évolutif de la gravité. « Parfois les pompiers vont catégoriser une personne en urgence absolue mais elle sera finalement traitée, après diagnostic, comme une urgence relative », explique Beauvau, avant d’énumérer de manière générale « environ 1 700 blessés du côté des manifestants et environ 1 000 pour les forces de l’ordre ».

    Concernant le nombre de morts, le ministère rappelle que 11 personnes ont été tuées pendant le mouvement des gilets jaunes : à l’exception de l’octogénaire touchée par une grenade lacrymogène alors qu’elle fermait ses volets pendant une manifestation à Marseille, les autres victimes ont été renversées à proximité des ronds-points.
    « Mur de la honte »

    Si la liste du « mur de la honte » ainsi qu’une photo compilant une vingtaine de blessés avec leurs prénoms font partie des sources les plus partagées sur les réseaux sociaux au sujet des gilets jaunes, il s’avère que leurs auteurs ne sont pas directement liés au mouvement. A l’origine de cette liste, on trouve ainsi le site Désarmons-les, un collectif « contre les violences d’Etat » actif depuis 2012. A la veille des manifestations de ce samedi, son recensement comptait 81 blessés.

    Pour notre recensement, nous nous sommes appuyés sur leur liste et leurs photos, ainsi que sur les nombreux signalements du journaliste David Dufresne sur Twitter, afin de reconnaître les victimes, identifiant parfois plusieurs photos d’une seule et même personne, comme Thomas, un étudiant originaire de Nîmes, dont les différents clichés à divers moments de ses pansements pouvaient laisser penser qu’il s’agissait de plusieurs personnes. Lors de nos vérifications, il nous est aussi arrivé de ne pas trouver traces de certaines victimes sur les réseaux sociaux. Résultat : elles ne font pas partie de notre décompte.

    A lire aussiGilets sur le feu

    Contacté par Libération, Ian, un des membres fondateurs de cet observatoire des violences policières, explique la genèse de cette liste de blessures « sans précédent », créée « dans les jours qui ont suivi la manifestation du 24 novembre », alors que Jérôme, avec qui l’association va entrer en contact, a perdu un œil. Pour établir ce recensement, le collectif compte sur plusieurs éléments : sa participation aux manifestations, principalement à Paris, une veille des réseaux sociaux, ainsi que des contacts d’avocats ou de street medics (soignants volontaires dans les manifestations) dans plusieurs villes de France.

    A ceux-là s’ajoutent des témoignages directs de victimes ou de leurs proches, que Désarmons-les vérifie. En effet, toutes les victimes ne figurent pas dans ce recensement non exhaustif, explique Ian : « S’il n’y a qu’une photo, on n’en fait rien. Soit on retrouve la personne et on la contacte. Soit la personne ou ses proches se manifestent et on vérifie auprès d’eux, en leur demandant de nous fournir des preuves de leur récit. Comme on bosse avec des medics, on sait distinguer si une blessure a été causée par une grenade ou un lanceur de balles de défense. » Le collectif ne compte pas les bleus ou les blessures légères.
    « 200 signalements »

    Priorisant la gravité des blessures comme critère pour ce décompte, Libération n’a pour l’instant pas noté toutes les intentions de plaintes qui devraient être déposées pour ces 82 blessés. Au micro de la matinale de France Inter, Eric Morvan, le patron de la Direction générale de la police nationale, indiquait vendredi que « l’IGPN a reçu sur sa plateforme 200 signalements et elle est aujourd’hui saisie par l’autorité judiciaire de 78 dossiers ».

    Une procédure qui n’est pas toujours envisagée par les victimes. A l’image d’Alexandre, coupé au-dessous de l’œil par un projectile lancé par la police en fin de manifestation à Lyon samedi dernier. « J’y ai pensé, mais si je le fais, je pense que je passerai par un avocat. Je n’ai pas envie de me retrouver face à quelqu’un qui ne prendra pas ma plainte », confie-t-il à Libération. Pourtant, il n’est pas nécessaire d’être assis face à un policier pour signaler un abus à la police des polices. « On a une plateforme en ligne de l’IGPN, où tout citoyen peut faire un signalement », rappelle Beauvau.

    #maintien_de_l'ordre


  • Plutôt Le Pen que la 6ème République, message subliminal de l’élite médiatique sur le mode bien-pensant des années 30 :
    « Plutôt Hitler que le Front populaire ».

    Le Pen, en recours subliminal ?
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/le-pen-en-recours-subliminal

    Alerte météo, à la télévision d’Etat (oui, on y prend goût). Le 20 Heures de France 2, ce jeudi soir, est sur le pied de guerre. Dès l’ouverture, il attend une sorte d’ouragan nommé « Acte 9 » (annoncé sous 48 heures), qui devrait frapper Bourges. Tiens, pourquoi la préfecture du Cher ? Qui a eu l’idée ? Comment a-t-elle été suggérée, acceptée ? La télévision d’Etat a-t-elle tenté d’accompagner des manifestants, des familles, souhaitant se rendre à Bourges ? Non. En compagnie du maire de ""l’épicentre de l’acte 9"", (ah, ce n’est pas un ouragan, c’est un séïsme) elle surveille le démontage des horodateurs, et la protection des écrans d’information, près des abribus. Elle informe également le pays que « les engins de chantier » ont été retirés de la voie publique. Les engins de chantier, vous savez, comme ce chariot élévateur, qui avait enfoncé la porte du ministère de Benjamin Griveaux. Les portes berruyères sont bien gardées.


  • Laetitia Monsacré, journaliste qui co-dirige la version française du NewYorker : « aujourd’hui on n’informe plus, on fait de la fabrique d’opinion ».
    http://www.jimlepariser.fr/la-grande-manipulation
    https://youtu.be/5tyBVbyFz4c

    Etre journaliste depuis plus d’un mois en France lorsque l’on couvre les “Gilets jaunes”, c’ est en effet- n’en déplaise à Emmanuel Macron qui a essayé de nous associer dans ses voeux aux homosexuels, juifs et autres victimes de ces “gaulois” forcément incultes- devoir porter un casque et afficher “Presse” comme pour couvrir une guerre lointaine avec l’espoir que cela nous protège. De qui ? Certainement pas des gilets jaunes qui, lorsque j’ai dû courir avec eux pour échapper aux grenades lacrymogènes lancées sans aucune raison, m’ont tendu mon portable tombé dans la tourmente. Ma carte de presse perdue en même temps a fini dans la poche d’un Baqueux, un policier, qui m’a lancé “J’en fait collection”. Ces mêmes “représentants de l’ordre”-sic, qu’Emmanuel Macron ne cesse de féliciter comme ce jour de Noël où il est allé visiter les motards de la police ayant été “violemment agressés”. Stéphanie Roy, @Steph_Roy_, une ancienne journaliste de l’agence mondiale de presse, Associated Press-une référence- travaillant désormais pour l’agence de presse indépendante LinePress, a filmé la scène. Toute la scène. Trois motards arrivant comme des cow-boys sur l’avenue Georges V alors que des gilets jaunes descendent joyeusement les Champs Elysées, bonnets de Noël et Marseillaise reprise en coeur. Les touristes sourient, quelques restaurateurs s’inquiètent pour leur terrasse, mais l’ambiance est comme le disent les journalistes “bon enfant”. Mais voilà que les trois policiers lancent des grenades comme on lance des confettis, l’un d’eux tellement à son excitation qu’il en fait tomber sa moto. Alors évidemment ça tourne mal. Tu donnes de la merde, tu reçois de la merde. Une, deux trottinettes, des sapins, la riposte fuse. Légitime ? Dans tous les cas, compréhensible et c’est là, que le dimanche 23 décembre fut un jour de deuil pour le journalisme. Images tronquées diffusées en boucle sur les chaînes du service publiques et d’information continue, infox répugnante amalgamant les gilets jaunes à des racistes pour trois quenelles, à des antisémites pour une vidéo qui tourne sur les médias classiques alors qu’elle n’aurait jamais du quitter les réseaux sociaux ou encore à des homophobes en opposant le Mariage pour tous au RIC, bref une volonté éditoriale écoeurante de faire passer un message de propagande digne d’une dictature : “Les Gilets jaunes sont l’ennemi du peuple”. On minore, on diabolise- selon.

    • Toujours vérifier, meme si elle ne dit pas que des conneries.
      Le NewYorker ne possède pas de version française.
      https://twitter.com/ParisPasRose/status/1083478421982855168

      LaetitiaMonsacré se présente comme journaliste, et explique diriger la version française du @NewYorker : http://jimlepariser.fr , un *magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué, créé en 2011 avec @ulyssepariser, éditorialiste sur @BFMTV

      elle n’est pas journaliste, elle est critique de cinéma et son site internet est au nom de son chien « Jim »
      Jim le pariser n’est donc pas la version française du New Yorker mais du New Yorkshire

      https://twitter.com/NicolasQuenel/status/1083310750398074880

      il est juste fait mention sur internet que vous avez été présentatrice à @France5tv de 1998 à 2000 mais je ne trouve aucune trace de cette période. Du coup je m’interroge.

      Voilà la tenue de guerre pour couvrir des manifs de 2200 gilets jaunes pacifistes ! Failli être placée en garde à vue si j’avais donné ma carte de presse le flic de la BAC m a dit “j en fait collection “ Macron démission ?

      Mais ele n’a pas de carte de presse.

      Pour votre info : je l ai bien croisée en reportage en zone de guerre (Rwanda été 1994) . Dire que #LaetitiaMonsacre serait une « fausse journaliste » serait aussi inepte que de dire que « les médias sont aux ordres ».

      Preuve s’il en fallait une que certains ne veulent pas d’un journalisme plus objectif mais bien d’un journalisme qui pense comme eux

      Et ile me semble avoirlu que son mari possède 2 sociétés de promotion immobilière. A confirmer.


  • Zuckerberg San Francisco General’s aggressive tactics leave patients with big bills - Vox
    https://www.vox.com/policy-and-politics/2019/1/7/18137967/er-bills-zuckerberg-san-francisco-general-hospital

    On April 3, Nina Dang, 24, found herself in a position like so many San Francisco bike riders — on the pavement with a broken arm.

    A bystander saw her fall and called an ambulance. She was semi-lucid for that ride, awake but unable to answer basic questions about where she lived. Paramedics took her to the emergency room at Zuckerberg San Francisco General Hospital, where doctors X-rayed her arm and took a CT scan of her brain and spine. She left with her arm in a splint, on pain medication, and with a recommendation to follow up with an orthopedist.

    A few months later, Dang got a bill for $24,074.50. Premera Blue Cross, her health insurer, would only cover $3,830.79 of that — an amount that it thought was fair for the services provided. That left Dang with $20,243.71 to pay, which the hospital threatened to send to collections in mid-December.

    [...]

    Zuckerberg San Francisco General (ZSFG), recently renamed for the Facebook founder after he donated $75 million, is the largest public hospital in San Francisco and the city’s only top-tier trauma center. But it doesn’t participate in the networks of any private health insurers — a surprise patients like Dang learn after assuming their coverage includes a trip to a large public ER.

    #prix #santé #etats-unis


  • En guise de mise en bouche une scène censurée de la Belle Verte avec François Morel :
    https://www.youtube.com/watch?v=Fu9pIM8uK24

    Plat de résistance. Un prof donne son avis sur les gilets jaunes. Ça démarre en douceur mais ça s’anime beaucoup à la fin ! Sommes-nous en démocratie !?
    https://www.youtube.com/watch?v=HhqZLx3KAjY

    En dessert, deux vidéos canadiennes plus anciennes :
    https://www.youtube.com/watch?v=KVW5ogGDlts&t=77s

    et un débat à trois dont Francis Dupuis-Déri :
    https://www.youtube.com/watch?v=F8Jc3auqcj8

    Bon appétit !


  • affordance.info : La cagnotte Leetchi, le philosophe abruti, et la faillite de la démocratie.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2019/01/cagnotte-leetchi-philosophe-abruti-faillite-democratie.html

    Ils sont devenus fous. Et clairement l’hypothèse psychiatrique n’est plus à exclure.

    L’histoire est donc celle de cette fameuse cagnotte Leetchi supposée permettre de payer les frais de justice du boxeur ayant attaqué des CRS, ou des gendarmes, je ne sais plus.

    Cagnotte « indigne » pour Mounir Mahjoubi, et cagnotte pour laquelle Marlène Schiappa voudrait que l’on puisse disposer du nom des donateurs, tous selon elle coupables de « complicité ». Carrément.

    Pendant ce temps, un autre qui n’a de philosophie que celle de la mise en scène de sa propre fatuité éructe sur Radio Classique qu’il faut que gendarmes et CRS n’hésitent plus à faire usage de leurs armes. Il s’appelle Luc Ferry. Il a été ministre de la république. Ministre de quoi ? De l’éducation. De l’éducation. Et aujourd’hui il n’est qu’un dingue de plus, pour qui la saillie audimateuse a remplacé toute forme de pensée. Demain il nous expliquera probablement que bien sûr c’était simplement une « posture », ou une « provocation ». Mais aujourd’hui il a demandé à ce que les gardes et l’armée de la république n’hésitent pas à faire usage de leurs armes létales sur cette foule haineuse de militants d’extrême droite ou d’extrême gauche. D’autres ont mis la philosophie dans le boudoir, lui ne doit rêver que de se faire greffer un Tonfa en guise de pénis.

    #mouvement_social #plateforme #démocratie #répression


  • À Chamarel, vieillir ensemble, c’est politique
    https://reporterre.net/A-Chamarel-vieillir-ensemble-c-est-politique

    À Chamarel, vieillir ensemble, c’est politique
    5 janvier 2019 / Guillaume Gamblin (Silence)

    À Chamarel, vieillir ensemble, c’est politique

    Une utopie devenue réalité : cet immeuble a été entièrement conçu et autogéré par ses habitants, des personnes retraitées, près de Lyon.

    Début 2018, Reporterre avait réalisé un reportage vidéo sur une passionnante expérience collective à Vaulx-en-Velin. Nos amis de Silence y sont retournés, pour décrire plus en détail cette maison de retraite où les habitant.e.s sont actifs et maîtrisent leur vie.

    Vaulx-en-Velin (métropole de Lyon), reportage

    En plein mois de juillet, Chamarel est une véritable ruche grouillante de vie. En ce début de matinée, à la fraîche, plusieurs personnes trient des graines et cueillent des plantes, tout en discutant, accompagnées par le chant des oiseaux. Nous sommes au cœur d’une cité HLM. Entre des parkings et un terrain de basket se dressent l’immeuble Chamarel et ses quatre étages, entourés d’un jardin assez sauvage.

    Commençons par un petit tour du propriétaire. Au rez-de-chaussée, qui mesure 120 m2 environ, une grande salle commune est dotée d’une immense table et d’une cuisine équipée, capable d’accueillir banquets, fêtes et spectacles divers. À côté, deux toilettes, dont une adaptée aux fauteuils roulants, et une buanderie collective. Ses trois lave-linge sont issus des anciens logements de résident·es, et le sèche-linge a été acheté collectivement. La pièce voisine est un atelier de bricolage doté d’une très grande variété d’outils. « Ce qui est apporté par chacun·e au moment de l’installation devient commun », m’explique Marcelle.

    L’immeuble Chamarel.

    Le rez-de-chaussée abrite également un vaste bureau, celui de l’association et de la société [1], et une cave. À la différence des autres immeubles, il n’y a ni couloir ni cloison entre chaque cave, ce qui permet de gagner une place importante. Un espace est simplement réservé pour chaque habitant·e, sans qu’il y ait de crainte de vol. Le local à vélos est bien rempli. « Il y a un·e responsable par espace commun », précise Patrick.

    • Je reviens de chez une amie dont le mari originaire de Guinée Conakry est marabout (ça ne se dit pas, mais personne ne le connait ici).
      De ce que j’en ai vu, cela consiste à être un conseiller psychologue, il passe la moitié de son temps au téléphone pour écouter et soutenir les uns et les autres et leur rappelle les valeurs qu’ils partagent. La tradition que raconte Ahmadou, exige qu’on ne laisse pas les vieux vieillir dans des maisons de retraite mais qu’ils restent au sein de la communauté du village, d’autant que le dernier souffle est considéré comme un héritage spirituel très important qui sera donné à celui ou celle qui accompagne. Cela créé parfois des jalousies raconte-t-il, puisqu’il est souvent appelé dans sa famille/village qui compte plus d’une centaine de personnes.
      En tout cas, c’est un bon moyen pour ne pas laisser les vieux et les vieilles crever tout seuls, même si parfois c’est eux qui demandent à y aller pour ne pas déranger. Mes amis d’origine africaine sont toujours éberlués du manque de solidarité qu’ils observent en france et du traitement réservé aux personnes malades, aux vieux ou aux mourant·es.


  • « Sur la tombe du quinquennat Macron » Bruno Adrie - 6 Janvier 2019 In cauda venenum _
    https://brunoadrie.wordpress.com/2019/01/06/sur-la-tombe-du-quinquennat-macron-par-bruno-adrie

    Sur la tombe du quinquennat Macron :
    
Un gilet jaune, la pauvreté, la faim, des yeux crevés, des mains déchirées, des lèvres tuméfiées, des dents cassées, des cris, des pleurs, des banderoles vengeresses, des Marseillaises tonitruantes, les instantanés d’un peuple réconcilié réclamant la justice.


    Sur la tombe du quinquennat Macron :
    
Des matraques, des grenades, des LBD 40, 50 ou 100 – qui dit mieux ? -, des balles en caoutchouc – et pourquoi pas en plomb ? -, du mépris au bulldozer, des mensonges en roulements de tambours réverbérés satellitaires, des menaces solennelles qui résonnent comme des provocations.


    Sur la tombe du quinquennat Macron :
    
Les portraits des profiteurs – belle galerie ! – aux sourires fats, aux canines haineuses, empiffrés sur la faim, poings crispés sur l’argent légalement volé, sifflant leurs chiens pour qu’ils pourchassent les cris, dispersent les pleurs, renversent les banderoles et égorgent avec rage ces Marseillaises détestées tout autant que cette République ventre ouvert dont ils éparpillent les tripes aux quatre vents de la privatisation.


    Sur la tombe du quinquennat Macron.
    Bruno Adrie


  • Moment détente (?) : Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, évacué de son ministère après une intrusion violente…
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15441-moment-detente-benjamin-griveaux-le-porte-parole-du-gouvernement-ev

    Excellent bravo les gars ! il a du faire dans son pantalon « Monsieur » le secrétaire d’état, la force ils ne comprennent que cela, du reste ils nous parle de « Démocratie » mais on sais bien que que la démocratie représentative est une farce, c’est TOUT sauf une réelle démocratie, puisqu’il est explicitement dit dans la constitution que le peuple n’as AUCUN pouvoir, sauf celui d’élire des maîtres qui eux décideront à leur place, car nous sommes en ditacture, la dictature de Bruxelles, d’ailleurs c’est bien Griveau qui a joué la provocation (sur ordre de Macron) et qui a dit que le gouvernement allais « radicaliser sa communication ». Alors ils veulent jouer aux hommes et il provoque le peuple, mais eux il ont 91.000 CRS pour les protéger. Conclusion ce sont des lâches.... Patience, (...)

    #En_vedette #Divers


  • #Art, #vérité et #politique, par #Harold_Pinter
    https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2005/12/08/art-verite-et-politique-par-harold-pinter_718764_3382.html

    Discours lu par Harold Pinter à Stockholm, mercredi 7 décembre 2005, au nom du Prix Nobel de #littérature 2005

    L’invasion directe d’un état souverain n’a jamais été, de fait, la méthode privilégiée de l’Amérique. Dans l’ensemble, elle préférait ce qu’elle a qualifié de « conflit de faible intensité ». « Conflit de faible intensité », cela veut dire que des milliers de gens meurent, mais plus lentement que si vous lâchiez une bombe sur eux d’un seul coup. Cela veut dire que vous contaminez le cœur du pays, que vous y implantez une tumeur maligne et que vous observez s’étendre la gangrène. Une fois que le peuple a été soumis - ou battu à mort - ça revient au même - et que vos amis, les militaires et les grandes sociétés commerciales, sont confortablement installés au pouvoir, vous allez devant les caméras et vous déclarez que la #démocratie l’a emporté.

    #Etats-unis

    • Les États-Unis ont soutenu, et dans bien des cas engendré, toutes les #dictatures militaires droitières apparues dans le monde à l’issue de la seconde guerre mondiale. Je veux parler de l’Indonésie, de la Grèce, de l’Uruguay, du Brésil, du Paraguay, d’Haïti, de la Turquie, des Philippines, du Guatemala, du Salvador, et, bien sûr, du Chili. L’#horreur que les États-Unis ont infligée au Chili en 1973 ne pourra jamais être expiée et ne pourra jamais être oubliée.

      Des centaines de milliers de morts ont eu lieu dans tous ces pays. Ont-elles eu lieu ? Et sont-elles dans tous les cas imputables à la politique étrangère des États-Unis ? La réponse est oui, elles ont eu lieu et elles sont imputables à la politique étrangère américaine. Mais vous n’en savez rien.

      Ça ne s’est jamais passé. Rien ne s est jamais passé. Même pendant que cela se passait, ça ne se passait pas. Ça n’avait aucune importance. Ça n’avait aucun intérêt. Les #crimes commis par les États-Unis ont été systématiques, constants, violents, impitoyables, mais très peu de gens en ont réellement parlé.

      Rendons cette justice à l’Amérique : elle s’est livrée, partout dans le monde, à une #manipulation tout à fait clinique du #pouvoir tout en se faisant passer pour une force qui agissait dans l’intérêt du #bien universel. Un cas d’#hypnose génial, pour ne pas dire spirituel, et terriblement efficace.


  • #Decreto_salvini, liste de villes dans lesquelles les #associations et les #citoyens descendent en masse pour dire NON au decrét. Mais aussi résistance des institutions ecclésiastiques et judiciaires, etc. :

    #Lecce
    #Oulx
    – Lucca (les paroisses)

    #résistance #associations #citoyens #asile #migrations #réfugiés #Italie

    Et une #carte, que je vais essayer de mettre à jour régulièrement :


    http://u.osmfr.org/m/279671
    En rouge : les maires qui disent NON
    En orange : des oppositions citoyennes et de la société civile
    #cartographie #visualisation

    A voir aussi, la métaliste :
    https://seenthis.net/messages/739545


  • Un scrutin pour trois pays : la nouvelle géographie politique italienne suite à l’élection législative du 4 mars 2018

    http://journals.openedition.org/echogeo/16294

    Cet article décrit et analyse les résultats de l’élection italienne du 4 mars 2018 du point de vue de la géographie électorale. En particulier, nous soulignons l’hétérogénéité de la distribution des voix aux principales forces politiques et évoquons l’apparition d’un système politique tripolaire mais imparfait avec deux pôles majeurs (centre-droit et M5S) et un pôle non-compétitif, le centre-gauche. Pour mieux comprendre les caractéristiques territoriales de ces trois pôles, nous observons la relation entre distribution des préférences électorales et distribution des variables sociales et identifions les éléments décrivant ces trois Italies : (i) le pays des petites villes du Nord, à hégémonie liguiste, (ii) l’Italie des grandes villes et des quartiers centraux, où c’est le centre-gauche à gagner, et finalement (iii) les régions pauvres du Sud, des zones de nouvelle installation du M5S.

    #italie #élections #politique #extrême-droite