• La France s’oppose à une quasi-fermeture des frontières par l’Allemagne avec la Moselle
    https://www.bfmtv.com/international/la-france-s-oppose-a-une-quasi-fermeture-des-frontieres-par-l-allemagne-avec-

    L’Allemagne a classé la Moselle comme « zone de circulation de variants » ce dimanche à la mi-journée et souhaite imposer un test PCR quotidien aux 16.000 travailleurs frontaliers. Une situation que refuse le secrétaire d’État aux Affaires européennes Clément Beaune.

    « Nous sommes en ce moment-même en discussions avec les autorités allemandes qui viennent de classer la Moselle comme zone de circulation du variant. (...) Ça implique des mesures extrêmement strictes de quasi-fermeture des frontières. C’est ce que nous souhaitons éviter pour les 16.000 travailleurs mosellans qui ne se déplacent pas pour des raisons touristiques ou secondaires mais pour travailler quotidiennement », a déclaré le secrétaire d’État sur France Inter ce dimanche.

    Surtout ne pas laisser penser que le courageux « pari » de notre Prépotent de ne rien faire serait considéré comme totalement inefficace tandis que les Allemands se basent sur des critères scientifiques pour protéger leur propre population.

    J’imagine le petit Clément en train d’essayer de convaincre les Allemands que ces histoires de virus à Metz, c’est très exagéré, que notre Prépotent est un génie scientifique qui va sauver le monde grâce à sa seule intuition, et que d’après notre directeur de la bonne santé que toute l’Europe nous envie, tout va bien, nos demi-meurettes inefficaces, en fait, elles fonctionnent très très bien.

    • – Les Allemands au téléphone : d’accord on veut bien étudier le truc avec vous, mais vous avez vu vos chiffres, c’est super-mauvais…
      – Clément : ah oui mais c’est bon, « nous n’hésitons pas à prendre des mesures rapides et fortes » !
      – Les Allemands : ah ben très bien, et quoi par exemple ? Vous fermez les écoles, vous fermez les cantines, vous confinez la ville, vous embauchez les milliers des gens pour tracer les cas contact… ?
      – Clément : euh, non, on a mieux : on va obliger les gens à faire tous leurs courses en même temps entre 17h30 et 17h45, ils pourront continuer à aller travailler, on garde les écoles ouvertes, on re-assouplit le protocole pour éviter que les gens sachent qu’il y a des cas positifs dans les écoles… et on va confiner pendant quatre jours séparés de cinq jours ouvrés, en commençant dans une dizaine de jours…
      – Les Allemands : Klonk ! Beeep… Beeep…
      – Clément : allô ? allô ? Ah zut, ça a coupé. Ils ont vraiment pas un aussi bon système de téléphone que nous, les Allemands…

    • « Il y a trois pays où l’épidémie actuellement pose problème, les USA, le Brésil et la France. » a dit hier soir #William_Dab. Tiens, ce sont Trump et ses émules trumpistes, Macron ou Bolsonaro, qui sont en cause. Le trumpisme ou son variant français, le macronisme, ne soigne pas.

       :))

  • StructuresMinimalistes sur Twitter

    https://twitter.com/Minimaliste13/status/1364613730533847042

    Aujourd’hui, nous sommes le 24/02.

    Il me semble que nous devrions nous souvenir de cette date, de ce qu’il s’est passé il y a exactement un an, le 24/02/2020, qui fut un point de bascule dans l’histoire de l’épidémie de #Covid_19 en France.

    Le 24/02/2020, l’OMS termine sa mission d’évaluation de la réponse chinoise à l’épidémie de #Covid_19 à Wuhan. Le rapport afférent souligne le danger présenté par #Sars-CoV-2.

    https://www.who.int/publications/i/item/report-of-the-who-china-joint-mission-on-coronavirus-disease-2019-(covid-19)

    « It must be considered capable of causing enormous health, economic and societal impacts in any setting. It is not SARS and it is not influenza. [We risk failing to] exploit all possible measures to slow transmission of the COVID-19 virus, reduce disease and save lives. »

    Ce rapport recommande le port du masque en population générale, recommande de se préparer à une augmentation drastique des besoins en oxygène et réanimation et informe du risque de pénurie globale d’équipements médicaux de base, en pointant à nouveau spécifiquement les masques.

    Dès cette date, la plus haute autorité compétente en la matière alertait sur la nécessité de planifier le port du masque en population générale, de préparer l’approvisionnement des soignants en masques FFP2 (p32 et 33) et de préparer des lits de réanimation.

    Toute personne qui, passée cette date, vous a dit que l’on ne savait pas, que c’était une grippette, que l’#OMS ne recommandait pas le masque, que « moi par exemple je ne sais pas mettre un masque », que « un masque pour mes enfants, ah non pas du tout »

    https://www.vie-publique.fr/discours/273863-sibeth-ndiaye-04032020-crise-coronavirus-covid-19

    ou que « au début du mois de mars même, encore plus en février ou en janvier, personne ne parlait de masques » est un incompétent criminel ou un menteur (ou plus probablement les deux).

    https://twitter.com/Minimaliste13/status/1262621727588319233

    Le 24/02, c’est aussi le lundi suivant le meeting évangélique de Mulhouse, l’un des événements majeurs de super-contamination en France. C’est aussi la semaine où les résultats de traçages du cluster de l’Oise révèlent... que l’on a perdu le contrôle de l’épidémie dans l’Oise.

    Le lendemain, la première victime française du #Covid_19, un enseignant de Crépy-en-Valois décèdera. De nombreux enseignants des établissements scolaires seront testés positifs. Ils se seront contaminés « ailleurs ».

    Je ne laisserai personne dire que l’exécutif ne s’est pas montré à la hauteur. Le 24/02, #Agnès_Buzyn, qui était ministre de la santé exactement 7 jours auparavant encore, déclare que le traçage suffit en France, que l’épidémie est sous contrôle mais reproche à Hidalgo de ne pas avoir assez préparé l’arrivée de la pandémie. Il faut (re)voir cette vidéo.

    « Nous avons tout anticipé, nous avons préparé, dans l’hypothèse où le virus circulerait. S’il y a une chose que je sais faire, c’est de la gestion de crise ».

    https://www.europe1.fr/politique/pour-agnes-buzyn-anne-hidalgo-na-pas-prepare-paris-a-larrivee-du-coronavirus

    Surtout, il faut voir le visage ravagé d’Agnès Buzyn qui, contrairement à #Jean-Michel_Blanquer n’a pas reçu la grâce d’être une psychopathe et de pouvoir mentir sans vergogne.

    #Olivier_Véran, le ministre en activité, déclare de son côté que le virus ne circule plus en France.

    « Il n’y a pas de malade identifié ce soir sur le territoire national. Il n’y a ce soir pas de circulation du virus sur le territoire national »

    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/coronavirus-une-11e-guerison-en-france-plus-aucun-malade-hospitalise-202002

    Du côté de la majorité législative, on est aussi très en pointe dans la surveillance de l’épidémie. Ce jour-là, c’est #Cendra_Motin qui se distinguera. Dans une intervention devenue célèbre, elle demande « honnêtement qui aujourd’hui, s’il connaissait le régime universel, accepterait de revenir en arrière ? Nous vous proposons un grand bond en arrière (applaudissements sur les bancs de la majorité) ».

    C’est vrai, qui refuserait ce grand bond en arrière ?

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1232006648736120832/pu/vid/854x480/aNzYrjRCUU3S4BbL.mp4?tag=10

    https://twitter.com/sebastienjumel/status/1232006750292893696

    Tous les métiers du soin peut-être, pour qui l’impact de la #réforme_des_retraites est résumé ci-dessous sur la base du travail exceptionnel de simulation produit par #Bruno_Scherrer

    Aide-soignante, départ à 62 ans : 42% du SMIC. Infirmière : 71%.

    https://twitter.com/Minimaliste13/status/1244648706277806082

    Et encore, c’est la première pension et sous l’hypothèse (improbable) d’une longue carrière sans temps partiel ni interruption, après cela se dégrade.

    Une infirmière qui part à la retraite à 62 ans avec 71% du SMIC.

    Rien que d’y penser, j’ai des larmes aux yeux. Et la rage.

    Voilà ce qu’il s’est passé il y a un an. On savait ce qu’il fallait faire, Buzyn reprochait à sa rivale de ne pas en faire assez, Véran déclarait qu’il n’y avait plus de circulation du virus et Motin célébrait la destruction de la retraite des infirmières.

    Ni oubli, ni pardon.

    #in_retrospect

  • Lettre à Frédérique Vidal | Pınar Selek
    https://lmsi.net/Lettre-a-Frederique-Vidal

    Stupeur, incrédulité (devant tant de bêtise) et effroi (à la pensée des chasses aux sorcières que nous préparent les enquêtes sur « l’islamogauchisme »). Au milieu de ces émotions, une urgence : réagir. C’est ce qu’a fait Pinar Selek, sociologue, militante, enfermée et persécutée par l’Etat turc pour son engagement et son travail (puisque les deux peuvent se croiser sans pour autant se confondre) sur les minorités, notamment kurdes. Réfugiée en en France, elle pensait sans doute que les libertés académiques ne pouvaient y être menacées. Dans cette lettre, , que nous reproduisons avec son amicale autorisation, elle interpelle avec virulence Frédérique Vidal, et lui demande de prêter attention à sa parole qui s’est forgée à travers une expérience très dure de la défense de la liberté de la recherche et de (...)

  • Une ZAD au « cœur de la bête », par Anselm Jappe
    http://www.palim-psao.fr/2021/02/une-zad-au-coeur-de-la-bete-par-anselm-jappe.html

    Si je sympathise donc spontanément avec ces luttes qui tentent de mettre le bâton dans les roues du char (ou plutôt du 4x4) qui nous entraîne vers l’abîme, j’ai appris avec un intérêt particulier l’existence de la ZAD de la colline du Mormont près de Lausanne en Suisse. Les occupants s’opposent au projet d’élargissement de la cave de calcaire exploitée depuis des décennies par le cimentier suisse Holcim, coupable, selon un rapport de Greenpeace, de nombreuses « violations des droits humains » partout où il sévit dans le monde. Cette entreprise, qui était déjà le deuxième producteur de ciment au monde, a fusionné en 2015 avec le cimentier français Lafarge. Celui-ci n’a jamais manqué de montrer son attachement au bien commun, depuis l’époque où il construisait pour l’occupant nazi le Mur de l’Atlantique jusqu’au scandale de 2020, où on l’avait surpris versant des déchets dans la Seine en plein Paris, et en passant par les rançons payées à l’Etat islamique en Syrie en échange de sa « protection ». Cette entreprise, après avoir dévoré une partie de la colline, veut maintenant obtenir une autorisation pour détruire également le reste, malgré sa valeur paysagère, naturelle et archéologique et son caractère officiellement « protégé ». La ZAD s’est installée en octobre 2020 dans la partie déjà achetée par le cimentier en vue de son expansion future. Elle n’a été que peu inquiétée jusqu’ici par les forces de l’ordre, dans l’attente de la fin de la procédure judiciaire. Comme toute ZAD qui se respecte, l’occupation ne vise pas seulement à empêcher une nouvelle extension de la logique mortifère du développement du capitalisme, mais se propose également l’élaboration collective de nouvelles formes de vie.

    Cette nature des ZAD est assez connue pour qu’il soit nécessaire de s’y arrêter. Deux autres aspects plus insolites de la ZAD de Mormont semblent alors mériter de l’attention. D’abord la cible : ici, ce n’est ni le nucléaire ni un aéroport ni une autoroute qui suscite l’ire, mais la simple extraction de calcaire qui sert à produire du ciment et ensuite du béton. A priori, cela paraît beaucoup moins nocif que, par exemple, l’extraction de pétrole ou d’or, aussi bien en ce qui concerne l’extraction que les utilisations de la ressource. Le béton ne passe pas pour être si maléfique que le plastique, les pesticides ou le pétrole. Mais comme j’ai tenté de le démontrer dans mon livre Béton – Arme de construction massive du capitalisme (L’Echappée, 2020), le béton n’est pas seulement nuisible à cause des émissions de CO2 qu’il occasionne, des vols de sable qu’il présuppose, des déchets qu’il laisse derrière, mais surtout à cause de ce qu’il permet : la bétonisation du paysage, l’uniformisation des façons de construire, l’enlaidissement du monde. Véritable « matérialisation » de la logique de la valeur qui gouverne le capitalisme, le béton n’est pas un matériau « neutre » qui est bien ou mal utilisé, selon les cas, mais un élément tout aussi ravageur que le pétrole, le nucléaire ou les pesticides. On ne peut donc que se féliciter qu’avec cette nouvelle ZAD, dirigée contre l’industrie du béton, celui-ci perde un peu plus son masque d’innocence pour intégrer à plein titre le club des nuisances à combattre si l’on veut sauver les bases de la vie sur terre.

    […]

    C’est en effet une caractéristique de l’extractivisme de se dérouler en général, au moins aujourd’hui, loin de ceux qui en profitent le plus, mais chez les pauvres à l’autre bout du monde. En général, les riches ne creusent pas de puits de pétrole dans leur jardin ni n’extraient de l’or à l’aide du cyanure dans la rivière face à leur chalet de montagne où ils pêchent la truite. Avec le béton, c’est un peu différent. Le calcaire se trouve dans de nombreuses régions du monde, tandis que sa valeur marchande à la tonne est très faible – ce qui rend peu convenable son transport sur de longues distances. On l’extrait donc devant la porte. Cette nuisance est peu exportable, elle est plus « démocratique » et frappe même au cœur de l’Europe. Voilà pourquoi elle se prête aussi aux contestations : on peut difficilement fermer les yeux, comme lorsqu’on « oublie » que le cobalt du smartphone vient des mines ensanglantées d’Afrique. Le béton nous montre qu’il est illusoire de croire cyniquement que ce ne sont que les autres qui vont payer le « prix du progrès ». D’une manière ou d’une autre, le capitalisme va retomber sur la gueule des pays qui l’ont créé. Les belles montagnes suisses réduites en poussière pour faire des autoroutes n’en sont qu’un petit exemple.

    #Anselm_Jappe #Suisse #ZAD #béton #calcaire

  • Usbek & Rica - Stratégie « Zéro Covid » : « L’Europe ne peut pas laisser passer cette occasion »
    https://usbeketrica.com/fr/article/strategie-zero-covid-l-europe-ne-peut-pas-laisser-passer-cette-occasion

    La première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern est catégorique : « On avait très vite compris que faire baisser les courbes ne serait pas suffisant », expose-t-elle dans une interview accordée au média allemand DW News publiée à la fin de l’année 2020. Et de se justifier : « [Au début de la pandémie], je me souviens que mon conseiller scientifique m’avait montré un graphique représentant une courbe des contaminations “aplatie” superposée au niveau de nos capacités hospitalières. La première ne serait jamais restée bien longtemps en-dessous du second. »

    Prémonitoire  ? Bientôt un an après la propagation du coronavirus à l’échelle mondiale, force est de constater que la Nouvelle-Zélande réussit en tout cas à vivre quasiment débarrassée du Covid-19. Concerts, rassemblements et cours en présentiel : après un confinement d’un mois décrété fin mars 2020, puis des mesures strictes guidées par un objectif immuable de suppression virale, la vie y suit (presque) normalement son cours depuis l’été dernier. Avec moins de 2 000 cas et 25 décès enregistrés depuis le début de l’année 2020, l’archipel figure d’ailleurs en tête des classements des pays où il fait « bon vivre » en ce moment, aux côtés de Taïwan, de l’Australie ou encore du Vietnam.

  • DES PAYSANS PAS DES MILICIENS DU GRAND CAPITAL

    SÉCURITÉ GLOBALE
    LA FRANCE, PIRE ÉTAT POLICIER D’EUROPE
    AVEC 450 000 FORCES DE RÉPRESSION

    Avec la « Loi de sécurité globale », le Régime policier s’enracine en France. Un chiffre vertigineux : près d’un demi-millions d’agents de contrôle et de répression. Le journal Le Monde dresse ce décompte : « en additionnant les 30 000 policiers municipaux aux 150 000 fonctionnaires de la police nationale et aux 170 000 employés des sociétés privées de sécurité, l’Etat pourrait disposer d’environ 350 000 membres des forces de maintien de l’ordre et de sécurité intérieure, sans compter les 99 000 militaires de la gendarmerie nationale […] l’Etat pourrait avoir à sa disposition répressive, au quotidien, pas loin d’un demi million d’agents du maintien de l’ordre et de la sécurité intérieure, soit un potentiel ratio d’environ un fonctionnaire des forces intérieures pour 150 habitants (contre un pour 281 en 2018), la France devenant le premier pays sécuritaire de l’Union européenne. »

    Signe des temps, il y aurait donc plus de miliciens que de paysans en France. Aujourd’hui, le nombre d’agriculteurs est tombé à environ 400.000 personnes selon une étude de L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) d’octobre 2020. Il y a donc plus de personnes payées pour nous contrôler que pour nous nourrir dans un pays mur pour le fascisme.

    Nantes Révoltée
    https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee

    --
    Source
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/11/26/loi-securite-globale-la-france-devient-le-premier-pays-securitaire-de-l-unio

    --

  • Linky : entre EDF et la Cnil, le courant passe - L’1FO Tech par L’Informaticien
    https://linformaticien.com/linky-entre-edf-et-la-cnil-le-courant-passe

    Le fournisseur d’énergie s’est mis en conformité avec la réglementation en vigueur sur la protection des données. EDF avait été mis en demeure en février 2020 par la Cnil, qui lui reprochait sur ses compteurs Linky de ne pas correctement recueillir le consentement de ses usagers et de conserver trop longtemps leurs données. 

    Linky est un dossier ô combien sensible, non plus pour des questions d’ondes émises, mais sur des sujets de protection des données et de la vie privée. Dès 2018, la Cnil sonnait la charge contre Direct Energie, lui reprochant d’échouer à recueillir de manière conforme à la réglementation le consentement des usagers à la collecte et au traitement de leurs données de consommation électrique. Deux ans plus tard, ce sont Engie et EDF qui étaient mis en demeure. 

    A EDF, le régulateur reprochait d’échouer à recueillir le consentement des usagers de manière spécifique et éclairée. Il présentait en effet une seule case à cocher pour deux voire trois finalités distinctes : affichage des consommations quotidiennes, affichage des consommations à la demi-heure et fourniture de conseils personnalisés. 

    TRAJECTOIRE DE CONFORMITÉ
    De même, l’information fournie, qui faisait référence à la « consommation d’électricité quotidienne (toutes les 30 min) », mettait sur un même plan les deux types de données, quotidiennes et toutes les 30 minutes. Or ces dernières sont bien « plus révélatrices des habitudes de vie des personnes que les données quotidiennes ».

    Enfin, si EDF précisait bien les durées de conservation des données, celles-ci s’avéraient dans certains cas trop longues au regard de la finalité poursuivie. Sont ainsi conservées en base active les consommations à la demi-heure pendant cinq ans après la résiliation, alors qu’elles ne servent pas à la facturation. Trop long estimait la Cnil il y a un an.

    Le gendarme des données personnelles précisait toutefois qu’EDF comme Engie étaient sur la “trajectoire de la mise en conformité”. EDF est depuis rentré dans le rang, bénéficiant d’un délai pour cause de pandémie. La Cnil vient de clôturer la mise en demeure du fournisseur d’électricité, après que celui-ci ait mis en oeuvre “un nouveau parcours de consentement dont il ressort clairement que le client peut consentir au suivi de sa consommation quotidienne sans devoir également consentir au suivi de sa consommation à la demi-heure” et a adapté les durées de conservation des données aux finalité de traitement.

    • Dès 2018, la Cnil sonnait la charge contre Direct Énergie…

      Grrr, dès décembre 2015 et en tous cas au plus tard au premier trimestre 2016, j’avais signalé à la CNIL les énormités de la collecte « éclairée » du consentement, en particulier, document à l’appui, le formulaire de Direct Énergie et l’opacité absolue de ce à quoi on consentait.
      (ma commune était dans la toute première tranche de déploiement…)

      Je n’ai même pas eu d’accusé de réception de mon message…

  • Réponses de Jacques Philipponneau au questionnaire
    de La Décroissance envoyées le 12 février 2021
    et refusées par son comité de rédaction

    https://lavoiedujaguar.net/Reponses-de-Jacques-Philipponneau-au-questionnaire-de-La-Decroissanc

    (...) La domination est devenue ouvertement catastrophiste et, par la force des choses, elle doit intégrer le réformisme écologique dans cette sur-bureaucratisation du monde seule à même de gérer, dans cette société, les catastrophes qu’elle produit.

    Cet écologisme de caserne, normatif et culpabilisant, dernier avatar du péché chrétien (les indulgences pontificales du bilan carbone, le flygskam — la honte de prendre l’avion du luthérianisme nordique —, la niaiserie antispéciste anglo-saxonne) qui n’attaque jamais frontalement l’État ni le capitalisme, mais seulement leurs « dévoiements » ou leurs « excès », remplace la vieille social-démocratie morte à la tâche dans sa fonction intégrative à la société telle qu’elle est.

    La crise sanitaire actuelle (quelle que soit son origine et la gravité qu’on lui accorde) a contraint la domination à afficher son programme. Sa conception de la vie.

    Elle se résume à celle-ci : le mode de vie industriel n’est pas négociable et les représentations catastrophistes, si complaisamment diffusées depuis une dizaine d’années, ne sont pas conçues pour y faire renoncer mais pour faire accepter les restrictions et aménagements qui permettront de le perpétuer. En gros, faire régresser la liberté humaine à sa seule fonction animale de « conserver l’espèce », la « vie nue » réduite à sa seule réalité biologique : l’exemple le plus trivialement actuel en est le lâche soulagement devant une vaccination — de fait obligatoire — permettant de retrouver la vie « normale ». (...)

    #Philipponneau #fantasmes #domination #sujets_automates #États #capitalisme #techno-science #réformisme_écologique #résistance_active

  • L’« islamogauchisme » n’est pas une réalité scientifique | CNRS
    https://www.cnrs.fr/fr/l-islamogauchisme-nest-pas-une-realite-scientifique

    « L’islamogauchisme », slogan politique utilisé dans le débat public, ne correspond à aucune réalité scientifique. Ce terme aux contours mal définis, fait l’objet de nombreuses prises de positions publiques, tribunes ou pétitions, souvent passionnées. Le CNRS condamne avec fermeté celles et ceux qui tentent d’en profiter pour remettre en cause la liberté académique, indispensable à la démarche scientifique et à l’avancée des connaissances, ou stigmatiser certaines communautés scientifiques. Le CNRS condamne, en particulier, les tentatives de délégitimation de différents champs de la recherche, comme les études postcoloniales, les études intersectionnelles ou les travaux sur le terme de « race », ou tout autre champ de la connaissance.

    Oh le beau #coup_de_pelle !

  • Je me demandais : y’aurait une estimation du budget pour que le CNRS enquête sur tous les travaux de recherche menés dans les universités ?

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1361770765021032449/pu/vid/1280x720/UFGzkMnxHCKYg8RT.mp4

    Sinon, j’ai l’impression qu’absolument tout le monde se demande quel est le rapport entre le drapeau confédéré au Capitole et la choucroute. Et toujours cette sidération, encore plus prégnante avec les ministre de Macron, de constater qu’on est gouvernés par des abrutis même pas foutus de rester sur une même idée jusqu’à la fin de la phrase. Ça reste tout de même le grand mystère de la Macronie : comment c’est possible que ces gens soient aussi visiblement une bande de benêts finis à la pisse ?

  • Covid-19 : comment l’Australie et la Nouvelle-Zélande réussissent à éradiquer le virus sur leur territoire
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/15/covid-19-comment-l-australie-et-la-nouvelle-zelande-reussissent-a-eradiquer-

    Viser un taux d’incidence faible de l’ordre de 10 cas pour 100 000 habitants, très peu pour la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Les deux pays océaniens estiment que, pour garder le contrôle sur l’épidémie, il faut tendre vers un objectif zéro. Wellington suit une politique « d’élimination » du Covid-19. Canberra de « neutralisation agressive ». Sous ces différences sémantiques se cache une même stratégie : empêcher toute circulation du virus sur le territoire national en écrasant la moindre flambée épidémique. Fin janvier, l’Institut Lowy de Sydney, qui a évalué la qualité de la gestion de la pandémie par une centaine de pays sur la base de six critères, a classé la Nouvelle-Zélande première, l’Australie huitième et la France soixante-treizième.
    Pierre angulaire de ce succès des antipodes : la fermeture des frontières aux étrangers non résidents et la mise en quatorzaine obligatoire de toute personne entrant dans le pays. Un système instauré précocement, dès le mois de mars 2020, et particulièrement étanche. Les voyageurs, qui pendant les premières semaines avaient été autorisés à s’auto-isoler, ont rapidement été envoyés dans des « hôtels de quarantaine » surveillés par la police et l’armée. « C’est un élément fondamental de notre politique de neutralisation, explique l’infectiologue australien Paul Griffin. Ces établissements agissent comme des barrières de protection vis-à-vis de notre population. Evidemment, le système n’est pas parfait. Il y a parfois des fuites. Mais, dès lors qu’elles sont rares, nos services sanitaires peuvent déployer efficacement nos autres outils de défense comme les technologies de traçage. »
    Pendant leur quatorzaine, les voyageurs sont testés à deux reprises. Depuis l’apparition des nouveaux variants, les fonctionnaires et salariés en contact avec ces personnes doivent se plier à des tests quotidiens. Grâce à ce cordon sanitaire frontalier, la plupart des habitants de ces pays n’ont subi qu’un confinement de quelques semaines depuis le début de la pandémie.
    « Coupe-circuits » En Nouvelle-Zélande, c’est le 23 mars que la première ministre, Jacinda Ardern, a donné quarante-huit heures à ses concitoyens pour se préparer à la fermeture de tous les magasins non essentiels et des écoles. L’archipel n’enregistre alors pourtant que quelques dizaines de cas quotidiens. Il faut « frapper vite et fort », martèle l’élue travailliste, qui vient de faire le pari de l’élimination, à contre-courant des autres pays occidentaux, qui misent soit sur un « contrôle de la courbe », soit sur l’immunité collective. Ce confinement strict durera un peu plus d’un mois avant d’être levé à pas comptés. Entre-temps, le virus a effectivement été éradiqué du sol « kiwi ». De l’autre côté de la mer de Tasman, Canberra a opté pour un confinement plus souple, mais a atteint pratiquement le même résultat. En mai, le Covid-19 a quasiment disparu sur l’île-continent. Depuis, les cas d’infection acquise localement sont rares et ils proviennent systématiquement de brèches dans le dispositif frontalier.

    #Covid-19#migrant#migration#australie#nouvellezelande#sante#frontiere#depistage#quarantaine#insularité#confinement#cordonsanitaire

  • Le New York Times a identifié des envahisseurs du Capitole, mais ce n’est pas une bonne nouvelle
    https://cyberguerre.numerama.com/10215-le-new-york-times-a-identifie-des-envahisseurs-du-capito

    Le New York Times a récupéré une base de données issue d’applications, qui s’échange dans les milieux publicitaires et financiers. En quelques clics, le journal a pu identifier plus d’une centaine de supporters de Trump qui ont pénétré le Capitole. Grâce à une base de données envoyée par une ou un anonyme, le New York Times a pu identifier des centaines d’individus qui ont participé à l’assaut du Capitole, le 6 janvier 2021. Une bonne nouvelle ? Pas vraiment, au contraire même : l’article, publié le 5 (...)

    #ICE #Facebook #smartphone #GPS #anonymat #géolocalisation #migration #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #consentement #données #surveillance (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##DataBrokers
    //c0.lestechnophiles.com/cyberguerre.numerama.com/wp-content/uploads/sites/2/2020/05/Smartphone-1.jpg

    • Concrètement, la base agrège plusieurs jeux de données, qu’il est possible de croiser facilement, notamment grâce à une information présente de façon transversale : le « Mobile Ad ID », ou identifiant publicitaire mobile. Cet indicateur, régulièrement pointé du doigt, permet, à la manière d’un super cookie publicitaire, de tracer le comportement d’un consommateur à travers plusieurs applications. Chaque smartphone se voit attribuer un unique ID. En conséquence, si une entreprise publicitaire agrège plusieurs bases, elle pourra les relier à l’aide de cet identifiant. Imaginons que l’app A ne collecte que les coordonnées GPS et le Mobile Ad ID, et donc prétend respecter « l’anonymat » des utilisateurs, mais que l’app B collecte de son côté l’ID et les noms des utilisateurs, l’attribution des coordonnées GPS à une personne physique deviendra tout de même facile. Seule limite : il faut l’individu visé utilise l’app A et l’app B. Mais si une app C associe l’identifiant à un numéro de téléphone ou une adresse, il suffit de consulter un annuaire pour retrouver le nom de la personne. Justement, plusieurs entreprises proposent des outils pour effectuer facilement ce croisement des bases de données.

  • Covid-19 : pourquoi la rave-party de Lieuron n’a-t-elle pas créé de cluster ?
    https://www.numerama.com/sciences/687401-covid-19-pourquoi-la-rave-party-de-lieuron-na-t-elle-pas-cree-de-cl

    En décembre dernier, les politiques et une partie du corps médical ont jeté l’opprobre sur les teufeurs d’une rave party organisée pour la St Sylvestre en Ille-et-Vilaine. Pour autant, il ne semble pas que cette fête interdite ait occasionné de cluster ni d’augmentation du nombre de cas en région. Que sait-on aujourd’hui de cette rave, et est-il possible d’extrapoler un retour des festivités malgré le contexte sanitaire ?

    • « 3 000 personnes qui se croisent les unes les autres, parfois plusieurs heures d’affilée, regroupées dans des lieux clos, partageant des repas et des boissons sans masque… Il y a des gens qui font ça tous les jours depuis septembre, et on les appelle ‘des élèves’ », souligne-t-il. « Ceux qui sont prompts à jeter l’opprobre sur cette fête (de façon générale, à raison, même si individuellement il y a des gens qui ont pris le risque uniquement individuel) devraient vérifier qu’ils n’ont pas normalisé des situations quasi équivalentes de façon quotidienne. »

  • « Ceci n’est pas un complot »…
    L’exploitation politicienne d’une “crise sanitaire”

    Pendant 9 mois, le réalisateur Bernard Crutzen a observé ce que des médias belges disent – ou taisent – à propos du Covid. Avec, pour résultat, un documentaire qui dérange. Celui-ci peut être visionné gratuitement via le lien repris à la fin de cet article.

    https://vimeo.com/504845318

    Initialement, l’avant-première mondiale du film était programmée pour la 11e édition du Tournai Ramdam Festival dont on sait qu’elle a, comme tant d’autres activités, été, elle aussi, sacrifiée sur l’autel des mesures imposées dans le cadre de la crise sanitaire.

    La sortie sur grand écran se fera attendre mais tout un chacun peut désormais visionner le docu sur la Toile, via les plateformes Youtube ou Vimeo. Il serait dommage de s’en priver car la qualité de la réalisation est à la hauteur du travail déployé durant 36 semaines par le journaliste-réalisateur.

    Le verviétois Bernard Crutzen connaît bien la ville de Tournai pour avoir étudié à l’IHECS, alors que l’école avait encore ses quartiers à Ramegnies-Chin. Il y effectua deux années entrecoupées, de 1981 à 1982, par sa participation à la Course autour du monde qui l’amena à découvrir de nouveaux horizons et à s’ouvrir à d’autres cultures.

    Comme beaucoup d’Ihecsiens à l’époque, c’est dans la Cité du Doudou qu’il a terminé ses études.
    Depuis, il n’arrête plus de tourner, autour du monde toujours, mais aussi avec sa caméra qui reste son moyen d’expression de prédilection. Il a réalisé un nombre assez impressionnant de films et documentaires dont l’un d’entre eux – « Malaria Business » – avait été présenté lors d’un précédent Ramdam Festival à Tournai, il y a quatre ans.

    L’idée de son dernier documentaire lui est venue alors qu’il projetait d’aller rendre visite à ses parents fin mars, lorsque la pandémie était déjà à la une de tous les médias. Sa maman lui avait adressé u
    n message l’incitant à renoncer à son projet de l’emmener, elle et son mari, faire le tour du quartier à pied car « cela pourrait être dangereux et… incivique ».
    « Incivique, un mot qu’elle a dû entendre à la télé… » , pensa Bernard. Celui-ci s’est aussi inquiété de constater à quel point son père – médecin à la retraite – perdait tout sens critique face au matraquage médiatique opéré par la télévision. Il décida alors d’écrire une lettre ouverte à ses amis et connaissances journalistes. C’est suite à la réponse de l’un d’eux, ironisant sur un possible complot, qu’il s’intéressa à la manière dont certains médias disqualifient toute pensée critique en la qualifiant de complotiste.

    Durant 9 mois, il a observé la manière dont des médias belges francophones « racontent » la crise du Covid : ce qu’ils disent, comment ils le disent, mais aussi ce qu’ils taisent. Des silences que met en exergue le réalisateur dans ce documentaire entièrement financé sur fonds propres mais aussi grâce à une opération de crowdfunding lancée en octobre et à laquelle ont répondu plus de 1480 contributeurs.

    « À travers ce film, je voudrais donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas, ou plus, explique Bernard Crutzen. Ouvrir le débat sur les plateaux et dans les rédactions. Interpeller les juristes sur les entorses à l’état de droit. Réveiller nos élus pour remettre de la démocratie là où je ne constate plus qu’autoritarisme, menaces, chantage. J’aimerais aussi partager cette inquiétude, trop lourde à porter seul : le coronavirus ne serait qu’un écran de fumée qui masque une crise beaucoup plus systémique, à laquelle les gouvernements nous préparent sous couvert de crise sanitaire. »

    Le réalisateur n’hésite pas à tendre le micro à des personnalités qui, parce qu’elles ont osé ouvrir le débat en tenant des propos (trop) différents des discours officiels, ont été purement et simplement écartées des antennes. Bernard Crutzen a également retrouvé le papa de « la plus jeune victime du Covid en Belgique ». Un père qui, dans le documentaire, explique, de quoi est réellement décédé son enfant…

    Bernard Crutzen ne cherche pas à convaincre et ne verse pas non plus dans les thèses « complotistes ». À l’issue de 9 mois d’observation, et d’investigation, il s’interroge et nous invite, si nous en sommes encore capables, à faire de même. ..

    Ceci n’est pas un complot produit par la srl ZISTOIRES est diffusé sur Vimeo et YouTube : https://linktr.ee/CNPC_2020

    #complot #complotisme #théorie_du_complot #politique #censure #médias
    #covid-19 #coronavirus #santé #sante #confinement #quarantaine #pandémie

  • Demain, 8 février 2021, ce sera le centenaire de la mort de Pierre Kropotkine, anarchiste et géographe.

    https://taz.de/Archiv-Suche/!5747641&s=kropotkin&SuchRahmen=Print

    Die Eroberung des Brotes
    [...]
    Kropotkin habe beschrieben, „dass jene Spezies erfolgreich sind, die miteinander kooperieren, und dass die sozialdarwinistische Lehre vom Überleben des Stärkeren falsch ist“, sagte Graeber 2016 dem Tagesspiegel. „Und was noch besser war bei Kropotkin: Er zeigte, dass Tiere auch kooperieren, weil sie schlicht Spaß daran haben.“
    Bevor Kropotkin jedoch der Darwin’schen Evolutionstheorie einige neue Aspekte hinzufügte und später für Selbstorganisation und gegen Lohnarbeit kämpfte, musste er zunächst seine ganz persönliche Evolution durchleben.
    [...]
    Im Jahr 1872 erfüllt er sich seinen Traum von einer Europareise. In der Schweiz kommt er mit der „Jura-Föderation“ in Kontakt, einer libertären, antiautoritären Bewegung aus Uhrmachern, die ihre Arbeitsmittel selbst organisieren. Dort begegnet er auch dem französischen Anarchisten und Geografen Élisée Reclus, der ihn so stark beeindruckt, dass sich Kropotkin endgültig entschließt, Anarchist zu werden.

    Zurück in Russland tritt er einem sozialistischen Geheimbund bei, wird aber bald darauf verraten und verhaftet. Im Gefängnis erkrankt er an Skorbut und kommt daraufhin ins Militärhospital, das nur unzureichend bewacht wird. Mithilfe zahlreicher Helfer, die eine Kutsche organisieren, kann er im Sommer 1876 fliehen. Über Finnland, England und die Schweiz gelangt er nach Frankreich. Dort wird er allerdings mit einer Anschlagsserie von streikenden Bergarbeitern in Verbindung gebracht und erneut verhaftet. Wieder erkrankt er an Skorbut, wieder einmal retten ihn Verbündete. Der britische Evolutionsforscher Alfred Russel Wallace und der französische Schriftsteller Victor Hugo setzten sich öffentlich dafür ein, dass er vorzeitig freikommt.

    Nach der Entlassung im Januar 1886 zieht Kropotkin nach London, wo er seine größte Schaffenszeit erlebt. Im Jahr 1892 erscheint „Die Eroberung des Brotes“, indem er die Abschaffung des Staates und der Lohnarbeit fordert. Darin versucht er, die anarchistische Theorie nicht wirtschaftlich, sondern naturwissenschaftlich zu begründen. Die Grundlagen liefern ihm seine Beobachtungen unter den Einheimischen Sibiriens und deren Selbstorganisation. Seine zentrale Forderung lautet: „Wohlstand für alle!“

    Im Jahr 1902 vollendet er sein wohl bedeutendstes Buch: „Gegenseitige Hilfe in der Tier- und Menschenwelt“, seine Antwort auf den Sozialdarwinismus. Den damals weit verbreiteten Glauben an einen natürlich bedingten „Kampf ums Dasein“ sieht er als eine Drohung gegen Schwächere an. „Für die fortschrittliche Entwicklung der Art“, schreibt Kropotkin, sei die „gegenseitige Hilfe“ hingegen „weit wichtiger“. Nach der Februarrevolution 1917 und dem Zusammenbruch des Zarenreiches kehrt er in seine Heimat zurück. Bei seiner Ankunft in Moskau empfangen ihn Zehntausende.
    [...]
    Obwohl er heute weitgehend vergessen ist, hat er doch Spuren hinterlassen; die Liste seiner Anhänger ist lang: Chinas kommunistischer Führer Mao Zedong zählte anfangs dazu; Mahatma Gandhi bezog sich in seinen Plänen für ein postkoloniales Indien auf Kropotkin. Und auch die israelischen Kollektive der Kibbuze nahmen Anleihen bei ihm. „Realpolitisch hat er den US-Sozialisten Murray Bookchin beeinflusst, vor allem was die Aspekte der Selbstverwaltung und -organisation angeht“, sagt Seyferth. Auf Bookchins „libertären Kommunalismus“ wiederum stütze sich das Modell des Demokratischen Konföderalismus des Kurdenführers Abdullah Öcalan.
    [...]

    Un petit film muet sur ses obsèques (Emma Goldman était venue des USA) :
    https://www.youtube.com/watch?v=j2ZIDu-jC7M

    #Pjotr_Alexejewitsch_Kropotkin #Pierre_Kropotkine #anarchisme #entraide

    • LES ENCOMBRANTS, UN EUGENISME SOFT

      Regardez ces deux images, laquelle vous choque ?

      Le 5 février 2021

      L’image du nègre faisait bien rigoler nos ancêtres. Aujourd’hui c’est le vieux qu’on peut mépriser sans souci. Si le racisme est toujours présent, l’ "Agisme" est la plus banale et le plus répandue des stigmatisations. La question du confinement en apporte une preuve violente. Si malgré tout, l’opinion hésite un peu, nos grands experts et nos pitres médiatiques s’efforcent de propager le virus d’un nouvel eugénisme.
      Destruction massive d’emploi, jeunesse dans la détresse, petits patrons au bord de l’explosion. On se traine entre déprime et colère et pas la moindre lumière au bout du tunnel.
      Solution ? Laissez crever les vieux.
      C’est pas dit comme ça, bien sûr, mais ça se dit de moins en moins tout bas.

      On le répète, les 70 000 morts du covid, à 80% c’est des plus de 75 ans. Et pour protéger ces vieux, tout le pays est bloqué. Nos enfants sacrifiés, notre économie en loques, nos artistes désespérés, tout ça pour des vieillards au bout du rouleau qui ont joui toute leur vie et qui ne veulent pas lâcher la rampe. Il faut les obliger à se confiner et qu’on en finisse avec cette génération dorée.

      Mais tout de même, enfermer les vieux et les vulnérables, on se demande si c’est bien moral, ce sont des êtres humains, on hésite. Heureusement certains n’ont pas ces scrupules, nous avons des experts, des penseurs, des grands professeurs et des personnalités médiatiques qui sont là pour nous dire ce que nous devons penser.

      François de Closet par exemple : « Toutes le vies n’ont pas le même prix ». À 87 ans cette ancienne vedette du petit écran est fidèle à l’idéologie qu’il a défendue avec entrain toute sa vie. Il reste l’immortel auteur de « Toujours plus » publié en 1982, un best-seller vendu à plus d’un million et demi d’exemplaires : « Nous pouvons nous passer de journalistes, de médecins, de professeurs, de fonctionnaires, de cadres et d’ingénieurs, pas de créateurs d’entreprise. Aussi longtemps que la France misera sur l’économie de marché, elle devra tout faire pour favoriser les candidats à la fortune capitaliste. Et tant mieux s’ils ramassent de gros dividendes. Il faut que l’audace paie. »

      Aujourd’hui, c’est ces vieillards dont il faut se passer. François de Closet milite pour le confinement des personnes âgées : « Est-il normal de fiche en l’air la vie des futures générations pour sauver les plus de 80 ans ? ».
      Bien sûr que ce n’est pas normal, François. Il faut éliminer ces vieux qui sont autant d’ obstacles pour les candidats à la fortune capitaliste. Éliminer ? Oui, car pour encourager les vieux à disparaître, François de Closet est prêt à sacrifier sa vie pour donner l’exemple.
      « S’il faut faire des sacrifices, il faut que ce soit le passé au profit de l’avenir. […] Que je vive un peu moins ou un peu plus longtemps, ça n’a aucune importance. […] On est parti sur l’idée que la vie n’a pas de prix mais que toutes les vies ont le même prix. Moi, je vous dis que la vie a un prix et que toutes les vies n’ont pas le même prix ! » [1]

      Francois de Closet fait-il mine d’ignorer que confiner une partie de la population est anticonstitutionnel ? En France le principe d’Egalité est un pilier de notre droit. Malgré l’état d’urgence, les dérogations sont très peu probables. L’idée avait déjà suscité la colère des plus âgés, lorsqu’elle avait été évoquée par Emmanuel Macron en avril dernier. [2] Au moment du déconfinemment, il avait demandé aux « personnes vulnérables et aux personnes âgées de rester confiné au maximum ». Levée de bouclier. La mesure fut abandonnée.

      Francois de Closet n’est pas seul.
      Le philosophe Luc Ferry un autre « bon client » lui fait concurrence. Toujours prêt avant même qu’on le sonne, il est célèbre pour son appel à encourager les policiers à tirer à balle réelle sur les gilets jaunes. « Qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois ! Ça suffit, ces espèces de nervis, ces espèces de salopards d’extrême droite et extrême gauche ou des quartiers qui viennent taper des policiers. […] On a la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies ». [3]

      Cette fois c’est les vieux et les obèses auxquels il faut mettre fin. Luc Ferry tient d’ abord à affirmer que « le vaccin est la victoire de la mondialisation libérale » [4] puis il nous livre son analyse. « On ne peut pas empêcher la société entière de vivre sous prétexte que des personnes de 80 ans qui sont malades, en commorbidité ou qui sont obèses vont être obligés de faire attention »
      Obligation donc d’enfermer ceux qui nous empêchent de vivre. Un peu moins convainquant que François de Closet, mais très bien tout de même.

      Un autre philosophe médiatique, le toujours bien peigné André Comte-Sponville. Il affirme lui aussi « Tous les morts ne se valent pas ». Pour André tout est question d’âge. Si le jeunisme était un parti il en serait le président. « On sacrifie les jeunes au détriment des personnes âgées, la liberté sur l’autel de la santé ». Aux jeunes, le philosophe fait don de ses conseils : « Ne sacrifiez pas toute votre vie à la santé de vos parents et de vos grands parents ». Ne pas gâcher l’existence de tous pour sauver quelques octogénaires. « Nos dettes, ce sont nos enfants qui vont les payer (…) Ma priorité́ des priorités, ce sont les enfants et les jeunes en général. Et je me demande ce que c’est que cette société́ qui est en train de faire de ses vieux la priorité́ des priorités ». [5]

      À ces penseurs engagés on peut ajouter Jean François Delfraissy, le très influent président du Conseil Scientifique : « Continuer à préserver la santé des anciens mais peut-être au détriment de la santé des jeunes » [6]

      Pas de « peut-être » avec Xavier Lescure, infectiologue à l’hôpital Bichat à Paris. Oracle consulté par tout les médias, notamment par France Inter, et avec tout le prestige que lui confère son titre de professeur et sa blouse blanche. Xavier est très clair « Je pense qu’on a intérêt à faire des confinements sur des populations à risque. Il faut admettre qu’à 80 ans, tout ce qu’on vit après 80 ans c’est du bonus. Est-ce qu’aujourd’hui on peut s’autoriser ces bonus ? Je ne suis pas certain. Je pense qu’il faut prioriser des jeunes générations et les forces actives de la société… ». [7]

      Si ces propos clairement discriminatoires n’ont suscité aucune réaction du journaliste présent, les auditeurs de France Inter ont été très nombreux à protester , dénonçant des propos franchement eugénistes et rappelant la mission pour le médecin de soigner sans distinction jusqu’aux plus humbles vulnérables.

      On peut rappeler ici que l’eugénisme peut se définir comme l’ensemble des méthodes et pratiques visant à sélectionner les individus d’une population en se basant sur leur patrimoine génétique et à éliminer les individus n’entrant pas dans un cadre de sélection prédéfinie.
      Mené par des scientifiques et des médecins, le mouvement de promotion de l’eugénisme qui se met en place au tournant du XXe siècle milite en faveur de politiques volontaristes d’éradication des caractères jugés handicapants ou dans le but de favoriser des caractères jugés bénéfiques. A noter que la suppression des indésirables est interdite dans l’Union Européenne. La charte des droits fondamentaux adopté en 2 000 interdit l’eugénisme.

      Mais pour Christophe Barbier , l’ancien directeur de l’Express il n’y a pas à hésiter. Pour sauver l’économie, il faut se débarrasser de ces vieux soixante-huitards égoïstes et jouisseurs. C’est depuis longtemps l’obsession de Christophe : « Ils ont vécu les années 60. Ils étaient jeunes au moment du rock’n roll. Ils ont épanoui leur sexualité entre la fin de la syphilis et le début du sida. Bref, ce sont des enfants gâtés.(...) [8]
      « À un moment donné, pour sauver quelques vies de personnes très âgées, on va mettre des milliers de gens au chômage ? La vie n’a pas de prix. Mais elle a un coût pour l’économie. » [9] Infatigable, il rabâche encore avec son dernier livre, « Les tyrannies de l’épidémie » contre « le dernier hold-up des baby boomers » où il constate tristement « Nous avons préféré la sécurité des vieux à l’avenir des jeunes ».

      Sur le compte Twitter de Christophe Barbier, les commentaires ne sont pas toujours dignes de ce grand éditocrate. Un des messages se limite à un sobre « Pauvre con ». Un autre pose une question « Dis-moi Cricri, il s’appelait comment le régime des années trente qui disait vouloir laisser mourir "les bouches inutiles" ?

      Daniel Mermet
      (avec Dominique Vidal)

      Notes
      [1] RMC cité par Le Point, 29 janvier 2020.

      [2] Adresse aux français, 13 avril 2020

      [3] Radio Classique, cité par Le Parisien, 08 janvier 2019

      [4] C NEWS, La Matinale, 03 décembre 2020

      [5] France Inter, 14 avril 2020

      [6] Audition de Jean-François Delfraissy par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, 28 janvier 2021.

      [7] France Inter, journal de 13h, 24 janvier 2021

      [8] BFM, 28 septembre 2017

      [9] BFM, 25 février 2020

      ________

      Le 5 février à 22:01, par Virginie

      Bonjour , j’ai trente ans , je dis ça pour situer mon opinion pour ce qui est de l’âgisme .
      Je ne sais pas si vous avez entendu parler du mouvement "OK boomer" , cette réponse des générations X Y Z aux papy-boomers quand ils reçoivent leurs conseils avisés ou reproches ?
      C’est le constat que le monde a toujours été dirigé par des décisionnaires vieux blancs et riches qui imposent leur agenda depuis , quitte à écraser femmes , personnes racisées , enfants , pauvres , handicapés , malades mentaux , animaux , la planète entière , pour leurs propres bénéfices . Les personnes âgées pauvres ou pas loin , aux corps aussi abimés que leurs rêves par le capitalisme n’ont rien à voir là-dedans.
      Voir une énième récupération d’un concept qui les dénonçait à la base , c’est abject mais prévisible , voire ennuyeux...Et peut-être qu’à force de désigner un nouvel ennemi par semaine tout le monde va finir par être montré du doigt chacun son tour , ça aidera à être moins dupe ceux qui l’étaient encore ?
      Bof...De toute façon les jeunes ne regardent pas la télé....
      PS : les seins qui tombent c’est pas honteux ni triste , c’est plutôt l’impératif de la glorieuse demi-pomme, le soutif rembourré devenu loi , le téton interdit , l’allaitement qui apparait dégueulasse en public tant on nous a sexualisé et calibré les seins.
      Voila salut les AMG et désolée pour le style pompeux je sais pas écrire autrement c’est terrible !

  • Pourquoi le vote est-il une sombre connerie ? | Planète sans visa
    http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=5165

    Si nous étions autrement qu’imbéciles et aveugles volontaires, nous formerions en ce moment même une coalition sans précédent contre la bagnole électrique, qui est infâme moralement, infernale climatiquement, et dont l’essor signifie simplement que nul n’entend changer son mode de vie avant sa mort. Car la bagnole individuelle c’est aussi une vision de l’espace, de la vitesse, du déplacement, des villes, et une contamination du psychisme. Sans compter qu’elle est le prolongement de la domination de ceux qui roulent avec – nous, au Nord – sur ceux qui les regardent passer, fardeau sur les épaules – eux, au Sud.

    Et pendant ce temps, tous les journaux parlent du matin au soir de masques, de vaccins, de tests, sans seulement parler des causes profondes et documentées de l’émergence de virus dangereux : la dévastation écologique planétaire. Lisez donc Le Grand Saut (Flammarion), bande d’ignares ! Si nous étions tant soit peu lucides, nous ne voterions plus pour les habituels pantins, qui parlent des miettes de pain sur la table tandis que l’immeuble s’effondre irrémédiablement. Autant dire que nous ne voterions plus du tout. Ce que je fais sans gloire, mais sans aucun sentiment de culpabilité. Que tous les prétendants aillent se faire foutre.

  • De la création d’En marche ! à la campagne de vaccination, McKinsey, un cabinet dans les pas de Macron
    https://justpaste.it/61z4n

    ENQUÊTE Commission Attali, rédaction du programme présidentiel, élaboration de la stratégie vaccinale contre le Covid-19… Comment le puissant cabinet de conseil américain accompagne le chef de l’Etat et intervient dans de nombreux dossiers sensibles.

    #McKinsey #Macron #Mac_Kinsey

  • #Vu_d’Allemagne. La #crise du #Covid rend inéluctable la réforme de l’État français

    En France, les nombreuses #bourdes dans la gestion de la crise due au Covid ont eu raison de l’#Etat_central, observe ce quotidien allemand : des #hiérarchies vieilles de plusieurs siècles sont désormais remises en question.

    Le président Macron s’est trouvé un nouveau mot : #piloter*, qui signifie “gouverner”, “prendre le commandement”. À l’entendre, on dirait qu’en cas de situation difficile il suffit que le chef tourne la barre d’une main tranquille pour que l’État et la société suivent le nouveau cap sans difficulté.

    Angela Merkel a dû elle aussi avoir récemment des moments où elle a rêvé que tout le monde la suive sans maugréer, même ces entêtés de ministres-présidents des Länder.

    Comme elle, Macron traverse à nouveau des temps difficiles. Pendant cette #pandémie, la France apparaît régulièrement en #mauvaise_posture dans l’étrange course internationale au nombre de #contaminations, #taux_d’incidence, #tests et #vaccinations. Et si leur voisin allemand a pu récemment déplorer son #fédéralisme, les Français commencent de plus en plus à désespérer de la centralisation de leur État.

    L’année 2020 a apporté les dernières preuves que celui-ci se trouve en pleine #crise_existentielle. Pendant que Macron parle de #pilotage, la société française se demande s’il y a vraiment un pilote dans le cockpit.

    L’#incompétence spectaculaire de l’État

    Le pays est désormais convaincu que l’État s’est révélé d’une incompétence spectaculaire depuis le début de la #crise_sanitaire. L’#élite française à la formation si parfaite, qui est admirée et imitée dans de nombreuses parties du monde, a collectivement échoué à un point qui fait paraître les problèmes de l’Allemagne presque ridicules à côté.

    Que cela concerne les #masques, les tests, les #tenues_de_protection et maintenant les #seringues, le chantier de la pandémie ressemble à un #dépotoir_chaotique. Le gouvernement a beau chercher à faire croire qu’il gère la crise de façon rationnelle et systématique, ce n’est souvent qu’une affirmation creuse. Dix jours après le début des vaccinations en Europe, 370 000 personnes avaient été vaccinées en Allemagne contre 7 000 en France.

    (...)

    https://www.courrierinternational.com/article/vu-dallemagne-la-crise-du-covid-rend-ineluctable-la-reforme-d

    #France #réforme #Etat #coronavirus #covid-19 #gestion_de_crise #centralisation

    #paywall

    ping @karine4

    • #gouvernance (?)

      Le terme de gouvernance est à la mode. Et pourquoi s’en étonner ? La gouvernance désigne un concept commode. Une idée descriptive de la réalité, mais aussi un idéal normatif associé à la transparence, à l’éthique, à l’efficacité de l’action publique. La gouvernance devient dès lors un mot-talisman paré de tous les fantasmes associés à l’action publique, tout en revêtant le vocabulaire rassurant de l’objectivité technique. Le mot « gouvernance » fait sérieux tout en promettant des lendemains qui chantent aux théoriciens de l’action publique. Ce faisant, le discours de la gouvernance fait l’objet d’une double confusion. La première tient aux vertus qui lui sont associées, la seconde aux défauts qui lui sont imputés.

      https://www.cairn.info/revue-interdisciplinaire-d-etudes-juridiques-2010-2-page-207.htm

  • « Ce que peut une forêt » - Le Courrier
    https://lecourrier.ch/2021/02/03/ce-que-peut-une-foret
    Alexandre Chollier

    C’est l’histoire d’une forêt de 500 hectares située dans les gorges de la Lyonne (#Vercors), une #forêt acquise – si l’on peut employer ce mot sans dénaturer le rapport qui est en jeu – en 2019 par une association et laissée depuis en « libre évolution ». C’est l’histoire d’une forêt qui vit sans entraves et, parce qu’elle vit de telle sorte, donne à repenser à peu près tout. Ce qu’est le temps, qu’il soit court ou long, ce qu’est l’espace, qu’il prenne la forme du local ou du global, ce que sont les dichotomies les plus assurées, qu’elles soient anciennes ou non, culture/nature, humain/non-humain, mais aussi et surtout ce qu’est notre plus profonde identité : le vivant.

    Tel est le point de départ du dernier livre de #Baptiste_Morizot : Raviver les braises du vivant1. Car il faut bien partir de quelque part lorsqu’on veut faire plus que s’agiter et se mettre en mouvement, lorsqu’on veut en vérité arriver autre part, là où le point de vue se renouvelle et où tout – ou presque – s’en trouve métamorphosé.

    via @mona #livre

    Raviver les braises du vivant
    Un front commun


    https://www.actes-sud.fr/catalogue/sciences-humaines-et-sociales-sciences/raviver-les-braises-du-vivant

    • Intéressant comme une énigme crypto dans Spirou, mais le commentaire « using a single symbol » est trompeur car chaque nombre est l’assemblage de 4 symboles (unités en haut à gauche, dizaines en haut à droite, centaines en bas à droite, milliers en bas à gauche) reliés par une barre verticale. Tout pareil, en somme, que si nos 4 chiffres 1923 étaient reliés par une barre horizontale.

    • il y a un lien évident avec le système utilisé depuis l’Antiquité gréco-romaine pour compter sur ses doigts jusqu’à 9999, resté en usage jusque au XVIè siècle avec le triomphe des chiffres arabes qui a balayé ce système véritablement millénaire.

      cf. https://seenthis.net/messages/322631

      et le système en question (pas très lisible)

      (bien noter la différence entre 1 et 7 : dans le premier cas, le petit doigt est replié pour que son extrémité touche la base du doigt, dans le deuxième il vient franchement sur la paume ; idem pour les autres doigts)

      à l’époque, 2014 déjà …, je m’étais un peu entrainé à pratiquer, au début ça demande de mobiliser des muscles de la main totalement inutilisés actuellement, on finit par s’y faire, mais le début est laborieux

      depuis, j’ai tout perdu …

    • rapidement :
      • les nombres de 1 à 9 sont réalisés par les positions des doigts 3, 4 et 5 de la main gauche
      – représentés dans le système cistercien par la partie en haut à droite de la barre verticale

      • les nombres de 10 à 90 par les doigts 1 et 2 (pouce, index) de la main gauche
      – partie en haut à gauche de la barre

      et ça fonctionne de la même manière pour la main droite, dont les doigts 1 et 2 codent les centaines et les doigts 3 à 5 les milliers, en miroir de la main droite

      les moines cisterciens n’ont pas inventé un système de numération, ils ont adapté (la systématisation des positions de 1 à 9, quelle que soit le rang (unités, dizaines, centaines ou milliers) à une symétrie près et transcrit un système attesté depuis environ le Ve ou IVe siècle avant l’ère chrétienne et qui a traversé les âges inchangé pendant pratiquement deux millénaires

      les commerçants et changeurs qui utilisaient couramment ce sytème devait avoir des images mentales des nombres associés aux positions physiques des doigts qu’il était probablement relativement aisé ensuite d’associer aux symboles de la transcription

      EDIT : oups, j’ai été un peu vite, entre droite et gauche. Corrigé…