• Comme un mal-être à la Poste – Épisode 1

    La ligne de front postale

    Connaissez-vous les chargés de clientèle ? Avant que la Poste ne se mette à la novlangue, on appelait ça des guichetiers. Vous savez, ce sont ces êtres humains pas encore totalement remplacés par des machines qui vous accueillent dans les bureaux de poste pas encore fermés. Dominique en fait partie. Et le pire c’est qu’il aime bien ce métier. Malgré les insultes, les coups, les nouvelles machines toujours en panne et l’extension du domaine de la solitude. Il nous livre ce témoignage.

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    #BanquePostale #Guichet #Montéedestensions


  • Les urgences de l’hôpital de Grenoble complètement saturées

    Quel beau métier infirmier

    Les urgences de l’hôpital de Grenoble n’ont jamais aussi bien porté leur nom. Manque de place, de personnel, surcharge de travail, pression, turn-over permanent du personnel : c’est un service qui cumule les problèmes urgents à régler. Et pourtant, rien n’est fait pour empêcher la dégradation de ce service, dont presque tout le monde a besoin un jour.
    Depuis le suicide d’un neurochirurgien en novembre dernier, l’hôpital de Grenoble est en « crise ». Mais si on a un peu parlé des difficiles conditions d’exercice des médecins, si un service a obtenu des renforts (voir Le Postillon n°45), il a été peu question de la souffrance des professions moins diplômées, et notamment des infirmières (1). C’est le sujet de cette nouvelle bucolique de Basile Pévin, proposant une saynète imaginaire à partir de faits bien réels.

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    #LiterratureReportage #CHUdeGrenoble #Balancetonhosto

    • Encore un plan pour démolir l’hôpital public

      Ça va saigner. Les coupes claires vont continuer dans la santé. Voilà l’enseignement premier du discours du président pour présenter le « plan santé ». La presse a annoncé une soi-disant « rallonge budgétaire » de 400 millions d’euros. Il s’agit d’un artifice. Macron a annoncé que les dépenses de santé augmenteront en 2019 de 2,5%. Mais, d’après l’administration de la Sécurité sociale, l’augmentation naturelle des dépenses de santé est de 4,5% par an, du fait du vieillissement de la population, du développement de certaines maladies et d’autres facteurs. Au total, il faudra donc faire 3,8 milliards d’euros d’économies supplémentaires l’année prochaine. Dans ces conditions, aucune des paroles de Macron ne peut apporter une perspective d’amélioration pour un service public de santé déjà à bout de souffle.

      Tout le reste est déterminé par ce cadre budgétaire. Cadre qui est bien entendu la conséquence de l’application des règles budgétaires de l’Union européenne. Il ne peut donc au mieux que proposer de microscopiques solutions. Ainsi, il veut créer 400 postes de médecins salariés censés résoudre le problème des déserts médicaux. Sachant que pour les seuls généralistes, le phénomène touche 6 millions de personnes. Et c’est bien plus pour certaines spécialités. Des observateurs ont donc parlé de mauvaise blague a ce sujet.

      Quant à la « réorganisation » des hôpitaux évoquée par Macron, il s’agit bien de fermetures de services. Il veut transformer des « petits » hôpitaux en « hôpitaux de proximité ». Ceux-ci se cantonneraient à des services de gériatrie, rééducation, imagerie, biologie ou télémédecine. Cela signifie donc, dans les zones rurales et dans les petites villes où se trouvent ces hôpitaux encore plus de fermetures de services chirurgicaux, de services d’urgences ou de maternités. Ceci alors que le tiers des maternités ont déjà disparues depuis 20 ans. Ce plan massif de fermetures de services pourrait concerner jusqu’à 600 hôpitaux.

      Les grands bénéficiaires de cette disparition du service public seront les cliniques privées. Elles ne s’y sont d’ailleurs pas trompées. À peine le discours terminé, la fédération des hôpitaux privés réagissait : « C’est une réforme à la hauteur des enjeux. Nous sommes prêts à relever ensemble ce défi ». Depuis 20 ans, ils sont les grands gagnants de la destruction du service public. En effet, depuis 1996, 60 services d’urgences ont été fermés dans des hôpitaux publics. Dans le même temps, 138 services d’urgences privées ouvraient leurs portes. Le « plan santé » de Macron accélèrera cette privatisation rampante de la santé.

      Macron compte évidemment sur la médecine libérale pour pallier les manques de l’hôpital public. Il veut par exemple que les urgences non vitales soient prises en charge par des permanences tournantes de la médecine de ville. Et encore renforcer l’exercice de la médecine libérale au sein même de l’hôpital public. Mais tout le monde comprend bien que remplacer l’hôpital public par la médecine libérale telle qu’elle fonctionne aujourd’hui c’est renforcer les inégalités devant l’accès aux soins. 45% des médecins spécialistes pratiquent des dépassements d’honoraires en moyenne de 56% au-dessus du tarif de la Sécurité sociale. Ce renchérissement de la santé conduit de nombreuses personnes à renoncer aux soins. Ils sont, selon les enquêtes entre un quart et un tiers à renoncer au moins une fois dans l’année à aller se faire soigner. Pour des raisons financières.

      Le relèvement de notre système de santé et le niveau de soin de la population passe par le retour du service public et la progression de la Sécurité sociale. Emmanuel Macron semble avoir tiré deux idées de notre programme L’Avenir en commun : la suppression du numérus clausus dans les facs de médecine et la fin du « tout tarification à l’acte ». Il nous restera à faire la création d’un véritable corps de médecins fonctionnaires et de centres de santé pour lutter contre les déserts médicaux, l’embauche de 60 000 personnels soignants pour soulager les hôpitaux ou le 100% remboursé par la sécurité sociale pour éradiquer le renoncement aux soins.

      https://melenchon.fr/2018/09/27/encore-un-plan-pour-demolir-lhopital-public


  • Indics : la charge d’un flic

    Parfois la police ne raconte pas la vérité. Ce n’est pas un militant anti-flics qui vous le dit, mais un policier de terrain. Alain Devigne est gardien de la paix à Grenoble depuis 1986. Depuis vingt ans, il signale « des comportements malhonnêtes, des moralités douteuses et des méthodes illégales », notamment à propos des relations troubles entre flics et indicateurs.

    En 2016, suite à certaines de ses plaintes, une information judiciaire a été ouverte où il est partie civile. Non soumis au secret de l’instruction, il parle. Beaucoup. De son histoire et du « travail » (la machination) qu’on a monté contre lui. De la manière dont sa hiérarchie le fait passer pour un « fou ». Il évoque également l’affaire Neyret et les relations entre certains policiers grenoblois et des indicateurs criminels, l’incidence que cette relation a sur quelques événements et procès. Son témoignage laisse apparaître une autre version de quelques-uns des grands faits-divers grenoblois de ces dernières années : le go fast Bessame, le braquage de la bijouterie Delatour à Saint-Egrève ou le braquage du casino d’Uriage ayant précédé les émeutes de la Villeneuve en 2010. Une « déposition » passionnante et instructive.

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    Extrait :
    "C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de mort côté population ou police. Face à un gars comme Boudouda, on s’écarte, on le laisse passer, on ne prend pas de risque, on n’essaye pas de le piéger, on sait que de toute façon la cavale ne durera pas…
    Si les choses avaient été faites dans les règles, Boudouda ne serait pas mort mais en prison, il n’y aurait pas eu les émeutes de la Villeneuve, et pas le « discours de Grenoble » de Sarkozy."

    #Balancetonpote #Indics #Neyret #DiscoursdeGrenoble


  • Comment réanimer l’hôpital ?

    « Je n’ai pas eu le courage de témoigner, mais quand je vois le film, je regrette. Alors je voudrais remercier ceux et celles qui l’ont fait. » C’était une curieuse soirée, ce 3 avril. Dans une salle du comité des alpes de rugby à Montbonnot, un film était projeté en avant-première. « Chu de Grenoble : la fin de l’omerta », c’est son titre, a pour but de « libérer la parole » autour de la dégradation des conditions de travail à l’hôpital de Grenoble. Le film durait seulement 26 minutes, mais a entraîné de multiples interventions. Et en toile de fond, la question centrale : comment inverser la tendance et améliorer les conditions de travail ? Compte-rendu chirurgical.

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  • A quand des mines de cobalt en Belledonne ?

    Vous êtes pour les véhicules électriques, les éoliennes, la dématérialisation, les médias numériques ou les panneaux solaires ? Mais êtes-vous pour l’ouverture de mines de cobalt en Belledonne ? à propos de la prise en charge des saloperies générées par l’extraction des métaux rares indispensables aux nouvelles technologies vendues comme « vertes », ça fait longtemps que l’Isère, la France, l’Occident ne font pas « leur part ». A quand un peu de cohérence ?

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    https://www.lepostillon.org/A-quand-des-mines-de-cobalt-en-Belledonne.html

    #TransitionMonCul #Terresrares #Pollutionnumérique


  • Olivier Véran & l’hôpital qui bout d’austérité

    On a l’impression que les pires choses arrivent inéluctablement. Que c’est le sens de l’histoire. Depuis une vingtaine d’années, par exemple, le système de santé français se dégrade petit à petit, entraînant des conditions de travail de plus en plus dures pour les soignants et « en même temps » des prises en charge de moindre qualité pour les soignés.
    Cette évolution n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, personne ne se présentera aux élections en disant « je veux flinguer l’hôpital public » ou « je veux que les vieux meurent dans leur caca dans des Ehpad en sous-effectifs ». Et pourtant cette évolution gouverne.
    Cette lente dégradation est la conséquence de choix politiques et économiques. Ces choix, ils sont faits par des humains, des vrais. Bien souvent, il n’y a pas de grands leaders, personne à désigner pour dire « c’est sa faute », mais plein de bons soldats qui chacun « font leur part ». Ils votent des baisses de budget, ils appellent sans cesse à des « réorganisations » ou « modernisations » guidées par la seule quête de la rentabilité, ils ignorent les contestations, ou les écoutent avec « bienveillance » sans rien remettre en cause. En Isère, on a un cas d’école avec Olivier Véran, le député macroniste de la première circonscription de l’Isère. Le bébé-Fioraso est également neurologue à l’hôpital de Grenoble, désormais dénommé Chuga (CHU-Grenoble Alpes). Alors l’hôpital il connaît bien, mais jusqu’à ce qu’une grave crise éclate cet automne à celui de Grenoble, il accompagnait avec zèle baisse du budget et libéralisation.

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    #OlivierVéran #BalancetonCHU #souffranceàl'hopital #enmarche


  • Numérique : mais qu’est-ce qu’on attend ?

    « S’opposer au numérique inclusif, c’est s’opposer à la liberté des esprits. » C’est un tweet de Mounir Mahjoubi, député En Marche et secrétaire d’État chargé du numérique. Il l’a écrit pour réagir à l’incendie de la Casemate, un centre de culture scientifique technique et industriel, qui a eu lieu fin novembre à Grenoble. C’était juste pendant le bouclage du dernier Postillon, alors on n’a presque rien écrit dessus. Pendant la distribution, beaucoup de gens nous en ont parlé, interloqués, dubitatifs, voire en colère.
    Moi, franchement, la liberté des esprits, je suis pour. Et c’est pour ça que je me pose plein de questions autour de l’invasion actuelle du « numérique inclusif » dans toutes les sphères de la vie, et du « grand remplacement » des humains par les robots. Des questions qui ne sont portées que par quelques esprits chagrins rompant l’enthousiasme général autour du tsunami numérique, et qui n’existent quasiment pas dans les centres de culture scientifique comme la Casemate, alors que cela devrait être leur raison d’être. Avec ces questions, je suis allé au festival Transfo, « le premier festival du numérique 100 % alpin », et à une rencontre avec la nouvelle directrice de la Casemate. Et j’en reviens avec la certitude que s’opposer au déferlement numérique est une nécessité impérieuse.

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    https://www.lepostillon.org/Numerique-mais-qu-est-ce-qu-on-attend.html

    Extrait :
    " Les promoteurs de ce monde-là sont eux très radicaux, c’est sûr. On le sait désormais : ils iront jusqu’au bout. Ils dématérialiseront toutes les démarches administratives et fermeront tous les services publics avec des humains derrière un guichet. Ils rendront très compliquées des choses auparavant très simples (je profite de l’occasion pour insulter les dirigeants de SFR, vu que je me débats depuis des semaines avec leurs larbins du centre d’appel pour simplement avoir le téléphone sans payer cinquante euros par mois : bande de furoncles putrides sans morale, je vous méprise du plus profond de mon âme). Ils mettront des robots partout et pourriront de beaux métiers. Ils transformeront les menuisiers, les boulangers ou les paysans en opérateurs informatiques. Ils installeront des écrans et des interfaces partout, multipliant les sollicitations incessantes. Ils uberiseront, privatiseront, désorganiseront les luttes collectives et feront régner le chacun pour soi. Ils automatiseront, rationaliseront, calculeront, à peu près tout. Ils programmeront l’avenir avec des algorithmes. Ils feront de gigantesques banques de données pour les vendre à des intérêts privés. Ils pilleront les métaux rares partout dans le monde, et qu’importent les guerres et l’exploitation que ce pillage induit. Ils s’émerveilleront des progrès de l’intelligence artificielle, sans se rendre compte de ceux de l’indigence humaine. Ils écouteront gentiment les voix discordantes en disant que c’est intéressant, mais, quand même, vous ne voulez pas revenir à l’époque des bougies. Ils prétexteront soit la compétition internationale, soit la médecine, soit le sens du progrès, pour couper court à tout véritable débat. Ils rendront l’humain de plus en plus dépendant à la technologie, à l’électricité, aux multinationales. Ils rendront l’humain de plus en plus fainéant, de moins en moins autonome, de moins en moins imprévisible. Ils nous feront petit à petit ressembler à des robots. Qu’on les laisse faire, et ils le feront. "

    #numérique #incendie #transfo #luddisme


  • Demain, c’est loin, mais 2020 c’est à portée de main. À deux ans de l’échéance, le bal des ambitions a déjà commencé pour les prochaines élections municipales grenobloises. Parmi les postulants inattendus, on a dernièrement vu sortir du bois patronal Loïck Roche, le directeur de la très chère Grenoble école de management (GEM). Ces dernières années, il promeut sans cesse les théories du management bienveillant et du bien-être au travail. Applique-t-il ces théories au sein de sa propre structure ?{ Le Postillon} a rencontré quelques salariés de Gem et vous propose un voyage au sein de cette nouvelle hypocrisie novlanguesque.

    Lire la suite sur https://www.lepostillon.org/Grenoble-ecole-de-l-hypocrisie-bienveillante.html

    Un petit extrait :
    "Le « management bienveillant » tant prôné par Roche ne semble donc même pas rayonner au sein des professeurs et autres cadres supérieurs de son école, qui sont pourtant les seules catégories professionnelles visées par ces théories de bien-être au travail. Si des entreprises tentent de « mettre en œuvre un nouveau type de management », c’est avant tout pour les cadres, jamais pour les petites gens. D’ailleurs quid des « ouvriers » de Gem ? Il n’y en a presque plus. « Le nettoyage a été sous-traité. Tout comme la réception ou la sécurité à l’entrée » nous ont assuré nos interlocuteurs.

    Même si Loïck Roche faisait preuve d’un minimum de bonne volonté pour appliquer les théories qu’il promeut, toutes ces professions continueraient à subir un management classique, une pression brutale et un salaire de misère. Ce n’est pas demain la veille qu’on verra des stages de mindfulness ou des séminaires sur le bien-être au travail dans des entreprises de nettoyage, chez des éboueurs ou dans le secteur de l’aide à domicile.
    Ces théories de cadres sont faites par les cadres et pour les cadres. Pour le monde des winners, auquel appartient Gem avec fierté, où les réussites et profits de quelques-uns se construisent toujours sur l’exploitation et le mépris de beaucoup d’autres."

    #novlangue #écoledecommerce #managementbienveillant #slowmanagement #nouveaumonde #loickroche #bienetreautravail


  • Réponse à des colibris

    extrait :
    Alors, Maria et Hugo, trois possibilités :
    Soit c’est une bonne blague (en tout cas, on a bien rigolé).

    Soit vous n’avez jamais lu Le Postillon et ce mail est à considérer comme un simple spam, sauf que vous avez pris la peine de changer l’en-tête pour qu’on se sente réellement concernés. Merci pour la politesse, et comme vous ne nous lisez pas, ce qui va suivre ne devrait pas vous faire de peine. Tant mieux : on a horreur de faire de la peine aux petits colibris qui sont plein de bonne volonté.

    Soit vous nous avez lu et vous avez cru qu’on blaguait au sujet des VAE (les vélos-moteurs dits vélos « électriques »). Alors, Maria et Hugo, on ne blaguait pas. Ce qui va suivre, vous allez le lire et ça va vous faire un peu de peine, mais au fond c’est pour votre bien. Vous avez cinq mois pour parcourir même pas 3 000 kilomètres, vous semblez jeunes et en pleine forme (vous êtes profs de plongée quand même), pourquoi aller mendier des vélomoteurs électriques au lieu de promouvoir un autre « mode de déplacement durable & actif » comme... le vélo tout court ? Vous avez l’air de quoi, franchement, à soutenir l’extraction de minerai pour les batteries, la pollution nucléaire et l’obsolescence programmée ?

    Lire l’article en entier sur :
    https://www.lepostillon.org/Reponse-a-des-colibris.html

    #Colibris #métauxrares #chacunsapart #VAE


  • Nos poubelles pleines de Kafka ?

    La Métropole grenobloise veut installer des poubelles intelligentes et une police de l’environnement. Ces mesures flattent le portefeuille et l’égo des « bons » écocitoyens, mais ouvrent la porte à plein de situations kafkaïennes à propos de nos poubelles. Pendant ce temps-là, les industriels continuent à pondre des produits jetables, puis à s’enrichir dans la « valorisation » des déchets.

    Voir la suite sur :
    https://www.lepostillon.org/Nos-poubelles-pleines-de-Kafka.html

    #poubellesvertes #kafka #contrôle

    • Et puis après, il y a des mesures moins gentillettes, et notamment la fameuse « redevance incitative ».
      La Métropole va racheter toutes les poubelles (dites « bacs ») de la cuvette. Ensuite « on va pucer ces bacs », c’est-à-dire installer un système pour qu’ils ne soient ouverts qu’avec une carte magnétique. Au passage, remarquons que cela nécessitera sûrement de jeter tous les anciens « bacs » (dans quelle poubelle ?), et que la camelote électronique nécessaire à la fabrication de poubelles intelligentes entraîne aussi la production de pas mal de déchets et de pas mal de morts dans les mines de métaux précieux (mais c’est vrai que les déchets électroniques gisent plutôt dans les pays du Sud).

      #police_environnemental
      Ce serait plus simple si les industriels jetaient leurs produits jetables directement à la poubelle et leurs idées avec, tant qu’à faire.
      #toctoc


  • https://www.lepostillon.org/Colas-Roy-et-les-prud-hommes-un-amour-impossible.html

    Comme tout bon macroniste, Jean-Charles Colas-Roy est censé ne pas trop aimer les méchants prud’hommes, qui embêtent tant de nos héros-chefs-d’entreprise. Et pourtant, le nouveau député de la troisième circonscription de l’Isère a attaqué H3C-énergies au tribunal des prud’hommes - entreprise qu’il a cofondée -, en lui demandant près de 400 000 euros. C’est l’histoire d’un amour impossible entre un homme et une institution judiciaire, un amour inachevé, un amour qui n’aurait jamais dû être connu.

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    #LREM #ordonnancestravail #prudhommes #colasroy


  • La novlangue du CEA

    Appelons-le Gaspard. Après ses trois ans de thèse au CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), Gaspard aurait dû continuer à bosser dans l’industrie, ou monter une start-up. Oui, mais voilà, Gaspard, il n’a jamais compris ce qu’il faisait là-dedans. Il a du mal à expliquer son aversion pour ce monde-là, Gaspard. Des fois la sensibilité ça ne s’explique pas. C’est comme la novlangue : par contre ça, Gaspard, ça l’a toujours beaucoup amusé.

    La suite sur : https://www.lepostillon.org/La-novlangue-du-CEA.html

    #startupnation #novlangue #Cea #jeantherme

    • C’est bien ce témoignage écrit très simplement.

      Je n’étais pas vraiment malheureux, parce qu’en tant que chercheur on n’a pas trop à se plaindre, par rapport, par exemple aux conditions de travail des ouvriers des mines des terres rares qu’on est tout content d’utiliser dans nos labos après. Alors c’est sûr j’ai un ordinateur, j’utilise de la technologie issue de la recherche et de l’industrie, mais ça n’empêche pas de me poser des questions.

      Dans certaines réunions, on nous demande d’arriver avec un powerpoint sur notre travail, parce qu’on nous a dit d’en faire un. Alors on en fait un, bien creux, qui ne représente pas vraiment ce qu’on pense, on sait que la majorité des gens qui le regardent s’en foutent, que tout le monde s’en fout en fait de ce powerpoint mais faut le faire quand même. Cela résume assez bien la logique du travail : il faut produire du contenu même si parfois ça n’a pas de sens. Toutes les recherches menées au CEA le sont parce qu’il y a un contrat avec un industriel, pas parce que c’est intéressant.

      #terres_rares #powerpoint #critique_techno #nuisances


  • « En tant que dealer, je suis un macroniste en puissance »

    Sur le débat estival grenoblois de la légalisation du cannabis, on entend beaucoup les politiques et un peu les consommateurs enthousiastes. Mais il existe des personnes particulièrement concernées dont on ne connaît pas l’opinion : les dealers. Le Postillon a décidé de faire témoigner l’un d’entre eux.
    On l’appellera Ali. Il est quarantenaire et « dans le business » depuis le collège. L’ancien petit dealer de cannabis d’une cité grenobloise, installé maintenant dans un autre quartier, a gravi progressivement les échelons, au point de gérer désormais son propre réseau, en partenariat avec quelques associés. Polyconsommateur - « coke et shit, occasionnellement MDMA » - mais « petit consommateur », insiste-t-il, il vend « de tout sauf de l’héroïne » : cannabis, cocaïne, ecstasy, amphétamine, LSD, kétamine... Avec ses plus de 25 ans d’expérience dans ce milieu, il nous donne son avis à propos de la légalisation, mais surtout « raconte l’histoire d’un destin ».

    Lire la suite sur
    https://www.lepostillon.org/En-tant-que-dealer-je-suis-un-macronist-en-puissance.html

    #Deal #légalisation #guerredesgangs #grenoble #macronisme #business


  • Les « autres », les « nôtres » et le combat pour un toit

    A Lyon, le Gud, groupuscule d’extrême-droite, vient de faire une ouverture de squat très médiatique. Le but est d’en faire « un lieu d’entraide et de solidarité » pour les Français à la rue, qui seraient abandonnés par l’État préférant « soutenir les clandestins ». « Les nôtres avant les autres », c’est leur slogan. L’aggravation de la crise du logement permet aux militants nationalistes de surfer sur la guerre entre les pauvres.
    À Grenoble, cela fait plusieurs années que des militants essayent de contourner cette concurrence entre galériens. Certains ont monté « l’assemblée des locataires, mal-logé.e.s et sans logement », dont le but est de réunir tout le monde : migrants à la rue, SDF français, locataires HLM empêtrés dans des impayés, locataires menacés d’expulsion. Excursion au sein de ce laborieux combat.

    voir la suite sur https://www.lepostillon.org/30-Les-autres-les-notres-et-le-combat-pour-un-toit.html

    #droitaulogement #concurrenceentrelespauvres #squat


  • La noix connectée : la Love box

    Pour cette première édition du concours de la noix connectée, le jury du journal a élu avec amour et à l’unanimité la Love Box. Dans cette « boîte en bois connectée au wifi », il y a un écran LCD, où s’affichent des mots d’amour potentiellement envoyés par un amoureux qui aurait téléchargé l’application adéquate sur son smartphone. « Ici il est écrit “you are amazing hastag love” » s’émerveille la boss Marie Poule sur France Inter (4/06/2017). C’est tellement mignon que sur la boîte il y a aussi un cœur qui tourne quand un nouveau message arrive et jusqu’à ce qu’il soit lu. Bref, par rapport à un SMS, ça n’apporte rien à part un cœur qui tourne, mais ça permet quand même de dépenser 95 euros pour subventionner cette start-up grenobloise, dont les premiers pas se sont déroulés à la Casemate et qui est parvenue à briller au fameux CES, le salon des objets connectés de Las Vegas. Marie Poule évoque sur France Inter le système d’assistanat aux start-ups à base d’argent public mis en place dans la région et dénoncé dans notre dernier numéro : « La banque publique d’investissement est très dynamique à Grenoble. Quand je parle avec des Parisiens ils me disent ’’ah mais t’arrives à avoir des entretiens avec eux, des rendez-vous avec eux nous on y arrive pas’’ ». Et un torrent d’articles (« La boîte à amour connecté », « L’amour avec un grand @ ») de célébrer l’innovation créée par Jean et Marie, qui se sont donné pour « mission de répandre sur le monde des objets connectés qui créent du #bonheur... ». Ce gadget bien moins romantique qu’une banale carte postale cherche officiellement « à donner une direction sensible et généreuse à l’usage de la technologie. » Face au déferlement des objets connectés, la seule « direction sensible et généreuse » pour Le Postillon est évidemment la déconnexion.

    Voir le texte sur
    https://www.lepostillon.org/La-noix-connectee-la-Love-box.html

    #Lovebox #objetsconnectés #iot #allezvousfaireconnecter


  • Glisser sur les fleuves

    Deux récits aux étranges similitudes. Deux histoires de vagabondage sur un fleuve rétif, apprivoisé pour aller voir la mer. D’abord, celle de Misette, partie de l’Île-Verte jusqu’aux calanques de Cassis en kayak de mer. Puis celle de Marie et Christophe, embarqués sur un radeau de bidons de Grenoble à Port-Saint-Louis du Rhône. 57 années les séparent : entre-temps le Progrès, ce salaud, avait parsemé les fleuves de barrages infranchissables et souillé leur eau de produits dégueulasses. L’Aventure, elle, était restée intacte.

    Lire cet article sur https://www.lepostillon.org/Glisser-sur-les-fleuves.html

    #radeau #péripledeproximité #yourigargarine


  • Le receveur de plaintes

    Pour le numéro de cet été, on avait comme envie d’une grande nouveauté, au Postillon. Heureux concours de circonstances : Basile Pevin nous a fait l’honneur de nous proposer la publication de sa dernière nouvelle. Un divertissement postal qui part à la découverte des affres de la Poste moderne, du service Veillez Sur Mes Parents au smartphone Factéo, des avancées du Rentabilisme aux « pick-up stations ».
    Une tentative littéraire spécialement dédicacé à toutes celles et ceux qui continuent à envoyer des lettres manuscrites.

    C’est un long texte à lire sur :
    https://www.lepostillon.org/Le-receveur-de-plaintes.html

    Également disponible en papier en écrivant au Postillon...

    #LaPoste #LaPosteBancale #VeillezSurMesParents


  • Les Makers m’écœurent

    Connaissez-vous le DIY (pour Do it yourself , c’est à dire littéralement « fais-le toi-même ») ? Il désigne une manière de faire, relativement autonome, sans dépendre d’institutions ou de grandes marques.
    Il y a dix ans, on entendait parler du DIY à Grenoble uniquement autour du mouvement punk. Les concerts organisés dans des squats, c’était DIY. Les brochures faites avec une machine à écrire, des ciseaux, de la colle et une photocopieuse, c’était DIY.
    La bouffe à prix libre faite à partir de légumes récupérés sur le marché, c’était DIY.
    Mais depuis les imprimantes 3D et les « fab labs », le DIY s’est institutionnalisé et est maintenant promu par les geeks branchés. Reportage au salon Maker Faire, à Grenoble, où le DIY s’infiltre jusque dans les courses de drones.

    Une gamine s’émerveille et crie « oh ! Un drone ! » comme si elle venait de voir un bébé renard. D’autres enfants pointent l’engin du doigt quand celui-ci, piloté par un type branché (grosses lunettes, barbe, tatouages...), s’en va planer au-dessus du parking de Grand Place.

    La suite sur :
    https://www.lepostillon.org/Les-Makers-m-ecoeurent.html

    #makers #diy #fablabs #coursededrone

    • L’effet pot-pourri de Maker Faire fait que chacun peut s’y retrouver. Il y aura bien dans la masse un stand qui méritera votre intérêt. Sculpter du bois, vendre le Linky ou faire des courses de drones ? Tous makers ! La diversité des pratiques exhibées permet de légitimer celles qui sont nuisibles et tentent de se faire passer pour des créations de passionnés de bricolage. Le plaisir évident de faire soi-même de la petite bidouille réalisée avec ses petites menottes est détourné au profit de technologies et de grosses firmes qui veulent avant tout que « l’autonomie » des bricoleurs passe par leurs services.

      #acceptabilité bien sûr

    • Comme vous l’aurez compris, les makers, ça veut dire les gens qui font. Un peu nous tous en fait, non ? Moi qui fabrique mes propres confitures, aurais-je ma place parmi les 90 stands de makers ? Eh bien oui, à condition que j’utilise un chaudron à commande numérique ou un drone pour décrocher mes cerises perchées trop haut dans l’arbre. C’est là tout l’enjeu du mouvement : promouvoir les nouvelles technologies dans une ambiance très légère et familiale, sans se poser de question sur la finalité de la production. Du moment que c’est DIY et innovant, on prend !

      (...)

      Je passe vite mon chemin devant les dizaines d’imprimantes 3D occupées à fondre du plastique pour fabriquer des petites figurines de Pokemon ou autres chatons. Tout à coup s’ouvre à moi une pièce où l’ambiance est différente, moins frénétique. On y trouve une couturière, des artisans du bois, des autoconstructeurs. Telle une enclave résistante au milieu de la robotisation généralisée, il existe encore quelques makers de tradition, de ceux qui ne cherchent pas la performance ni le gadget high-tech. D’autres cas isolés apparaissent dans les dédales du salon : artistes, brasseurs, radioamateurs, fabricants de petits jouets en bois ou autres loisirs créatifs. On sent la volonté pour certains de se réapproprier des savoir-faire les pieds sur terre plutôt que de nous plonger dans les ondes de la ville intelligente. Le cul entre deux chaises, d’autres hésitent et semblent se poser des questions politiques, comme ce stand de « retrogaming » (jeux vidéos anciens) ou l’on trouve un autocollant « 1984 was not a manual » en référence au best-seller d’Orwell.

      (...)

      Le mouvement maker ne se contente pas de l’autonomie vers laquelle chacun pourrait tendre en répondant à ses besoins basiques (alimentation, logement, habillement...). Ici on produit des robots, du numérique, on fait de la publicité pour des multinationales et des start-ups présentes en masse sur le salon et on compte sur les sympathiques makers pour dorer le blason des technosciences.

      #confusion aussi, dans ce cas.

      Au passage, on notera que rien dans ce qui est décrit n’indique l’existence d’un « mouvement ». Il y a une association de fait entre des bricoleurs et des multinationales dévastatrices, c’est tout.

    • « Confusion » orchestrée de manière très consciente à mon humble avis. C’est un des grands moyens d’acceptabilité que d’entretenir ce genre de confusion et de faire croire que ces techniques complexes (high-tech) ne sont qu’une suite logique d’autres activités passées, dans la continuité, comme si c’était les mêmes finalités, etc.

    • Deux choses :

      – les lieux spécialisés style fablab sont effectivement de drôles de fourre-tout mais permettent une chose que je trouve intéressante c’est de mutualiser certaines ressources : la place (l’espace), les machines de découpe par exemple (j’aime bien bricoler des trucs mais ma petite scie ne fait pas toujours le poids), ce qui permet de récupérer du bois (par exemple) sans avoir à en racheter (ce qui est le cas si tu vas au casto/brico du coin) pour faire tes découpes.
      – ce qui a changé dans le bricolage du dimanche, c’est le fait qu’il soit plus facile de bricoler des trucs « techniques », et que tu coup tu as un regain pour l’électronique du dimanche qui a toujours existée, sinon pas de radio alternatives hein, sans des passionnés de soudure politisés,
      – qu’il y a une diffusion de « l’esprit hacker » pour le meilleur et pour le pire, cette idée/envie de reprendre la main sur les objets qu’on nous impose, les faire durer, les transformer. Voir le succès des repair café. Un exemple, contourner les limitations des imprimantes qui sont programmées pour ne durer qu’un certain nombre d’impressions. J’ai participé à des reparis cafés où l’espace le plus actif était celui de la couture : réparations d’habits, de chaussettes, les trucs que l’on faisait autour de moi quand j’étais petite, pour économiser et qu’on ne fait plus car les habits sont tellement pourris et peu chers... (Ré)apprendre à coudre, se vêtir moins mais mieux...etc.
      Ça c’est le versant utile de ce foutoir.

      – de l’autre côté il y a une idéologie technophile, libérale, le maker comme entrepreneur, autonome etc... soit-disant dépolitisé mais en fait tout à fait capitaliste. Les deux co-existent parfois dans le même espace. C’est pourquoi aux fablabs, je préfère les hacklabs...

    • Le DIY à la sauce 2010, c’est aussi une manière de conquérir les esprits entrepreneuriaux, branchés si possible, moutons des temps modernes, avec la barbe et la chemise bûcheron, mais bien en troupeau quand même.
      À ce train, même les activités classés « branchées » d’hier et pourtant si proche du faire soi-même ne trouvent plus preneurs (ou pas assez). J’en veux pour preuve le logiciel libre, pourtant hi-tech (ou plus assez ?) qui manque de doigts mieux répartis.
      Quand on tourne le dos à la cathédrale pour se diriger vers le bazar, si c’est trop chiant, trop long, pas assez loisir, pas assez hype, on abandonne et on s’engouffre chez leroy merlin.
      cf https://atelili.tuxfamily.org/wiki/atelier:16

    • Dans ces espaces, comme dans les AMAP, il y a un intérêt pour l’expérimentation et le débat sur et autour de la consommation, de la production, de la monnaie, du réseau, de l’écologie etc. Ça ne veut pas dire que c’est tout bien propre et super, mais au moins il y a des possibilités. Je n’ai pas tellement vu ces possibilités au supermarché ou chez casto.


  • Arnaque éthique au Crédit coopératif

    Au Postillon, comme plein de gens à la recherche d’une banque « moins pire », on a un compte au Crédit coopératif. On n’a jamais eu beaucoup d’illusions sur cette banque, mais on croyait jusqu’à peu que cette structure se tenait quand même un peu éloignée des affres du capitalisme moderne. Sur le site internet de cette « banque coopérative et engagée », on peut d’ailleurs lire qu’elle agit pour « une société où l’homme et son environnement priment sur le capital ».
    Alors on est allé voir de plus près. Et patatras. Les « investissements socialement responsables » que propose la banque servent en fait à financer des entreprises comme Coca-Cola, Carrefour et Vinci. La « finance collaborative » permet avant tout à des riches de payer moins d’impôts, et comme toutes les autres banques, le Crédit coopératif pousse aussi ses clients à s’endetter.

    Voir la suite sur : https://www.lepostillon.org/Arnaque-ethique-au-Credit-cooperatif.html

    #CréditCoopératif #financeéthique #arnaque

    • J’ai longtemps cherché à quitter ma grosse banque capitaliste, la SG et bien sûr, à moment donné, j’ai frappé à la porte du Crédit Coopératif. Bon, déjà, c’est du coopératif de centre-ville aisé, parce que sorti des grosses agglos, pas d’agence, ce qui donne une certaine idée de la cible, mais bon… le Crédit Coopératif a Coopabanque pour ceux qui sont loin et numériques. Donc, on décide d’ouvrir des comptes et de passer chez eux… et là, tout de suite, ça se crispe. Parce qu’ils exigent la domiciliation des salaires et marquent clairement leur désapprobation quand on n’est pas salariés (pas hyper coopératifs, pour le coup) et même quand c’est fait, exigent encore plus de preuve de revenus pour finalement nous lâcher des moyens de paiement pour gens interdits bancaires, ce que nous n’avons jamais été. En gros, on comprend très rapidement qu’on est trop pauvres pour eux et qu’ils nous collent en période probatoire. Mais avec l’éloignement de la moindre agence, leurs exigences nous rendent la gestion totalement impossible, nos interlocuteurs sont désagréables, il n’existe aucune marge de négociation : nous sommes des indésirables dans cette banque qui semble avoir une idée bien précise du genre de clients qu’elle souhaite avoir.
      Même ma banque capitaliste pourrite ne nous avait jamais si mal traités.
      On décide de laisser tomber et de fermer nos comptes chez ces crétins, mais là, quasiment impossible de le faire, bref, gros merdier pas pratique pour changer, interlocuteurs merdiques : on a fini par abandonner une partie du fric (pas beaucoup) qu’on avait là-bas pour des frais imaginaires et on a un compte qu’on n’a jamais pu fermer.

      On a fini par aller chez Monabanq, une filiale numérique du Crédit Mutuel, un autre groupe capitaliste. Mais contrairement à Coopabanque, Monabanq affiche clairement dès le départ sa volonté d’être la banque des pas riches . Depuis le début, on a des interlocuteurs tout à fait compétents, des services adaptés, des tarifs très très raisonnables et relativement peu de sollicitations à consommer (mais un peu quand même).
      Franchement, de par leur politique d’offrir des services même à des gens qui ont le RSA, je les trouve infiniment plus « coopératifs » que les autres faux culs.


  • Libérez la santé !

    En septembre 2016, après quatre ans de préparatifs, une association regroupant médecins, accueillants, travailleurs sociaux et paramédicaux a ouvert un centre de « santé communautaire » à Echirolles : le Village 2 santé, proche du quartier du Village 2. Alors que la troisième ville de l’agglomération voit ses médecins partir à la retraite sans être remplacés, l’arrivée des « jeunes médecins » est plutôt vue d’un bon œil.

    "Quelques particularités le distinguent d’un centre de soins classique. La plus frappante pour nos imaginaires de crypto-marxistes est l’égalité salariale au sein de l’équipe, des travailleurs sociaux aux médecins : onze personnes pour l’instant, qui se réunissent chaque semaine et s’organisent de façon non hiérarchique. Une autre est qu’il se revendique de la santé communautaire : pour faire court, un « système de santé pensé avec et pour toutes et tous » plutôt qu’imposé. Une troisième est que le Village 2 santé a choisi de s’implanter dans un quartier très populaire, longtemps 100 % HLM avec les loyers les plus bas de l’agglo."

    "À l’inauguration, le maire Renzo Sulli les félicite mais s’interroge comme tout le monde sur le mot « communautaire. » Il a reçu des appels de citoyens qui se demandent si c’est réservé aux musulmans. « On pourrait enlever communautaire », non ? Sylvette Rochas, son adjointe, lui a répondu : « Oui c’est comme dans parti communiste, on pourrait enlever communiste ? » Le maire n’a plus rien dit ; il est justement communiste. Quant au mot communautaire, assimilé en France et à tort au communautarisme, il est employé sans crainte en Belgique, en Angleterre, outre-Atlantique pour désigner ce « système de santé pensé avec et pour toutes et tous »… « Ça fait que trente ans qu’on en parle, c’est encore un peu tôt », ironise Alex."

    Lire la suite sur :
    https://www.lepostillon.org/Liberez-la-sante.html

    #Santécommunautaire


  • Les start-up : la vraie France des assistés

    Le grand timonier Macron veut faire de la France une "start-up nation".
    Dans nos sociétés modernes-innovantes-à-la-pointe-du-progrès, il n’y a plus d’argent pour les hôpitaux, pour les trains régionaux, pour l’hébergement d’urgence, pour que les aides à domicile aient des conditions de travail décentes, etc. Par contre, il y en a toujours pour les start-up. C’est ce qu’ils appellent le fameux « modèle grenoblois ». Un modèle qui encense la R&D (recherche et développement) et l’esprit entrepreneurial, tout en reposant sur un pillage de l’argent public, une philosophie inepte et des procédés immoraux. Aujourd’hui, Le Postillon vous raconte l’histoire d’Ebikelabs, une jeune start-up sur laquelle pèsent des soupçons de trafic d’influence avec des élus de la Métro (voir www.lepostillon.org/Le-trafic-d-influence-co-construit.html). Elle promeut le « vélo électrique connecté », et a été fondée par un certain Maël Bosson, qui désire « sauver la démocratie par les start-up ». Bienvenue dans ce petit monde innovant où l’argent public coule à flots.

    Voir la suite de cet article sur :
    https://www.lepostillon.org/Les-start-up-la-vraie-France-des-assistes.html

    #Pillagedelargentpublic #StartupNation #véloélectrique #modèlegrenoblois


  • Ineptes tablettes

    C’est Noël après l’heure. Les élèves de cinquième de quinze collèges de l’Isère vont recevoir des tablettes numériques. Un cadeau du Conseil départemental, très fier de lancer son « Plan numérique », visant à terme à mettre dans les mains de chaque collégien un nouveau joujou numérique. Au XXIème siècle, toute l’ambition des classes dirigeantes, en l’occurrence ici la majorité Les Républicains du département, à propos des jeunes et de l’éducation consiste à les abreuver de gadgets technologiques. Quitte à gaspiller des millions d’euros d’argent public pour le plus grand bonheur de la multinationale Apple, qui s’apprête à embrigader plein de futurs clients.
    Ces tablettes vont servir à « lutter contre les inégalités et améliorer les apprentissages », assurent les communicants en ayant l’air d’y croire. Le Postillon pense exactement l’inverse et dresse, avec l’aide d’une enseignante concernée, les principaux enseignements de cette ineptie.

    https://www.lepostillon.org/Ineptes-tablettes.html

    #FuckApple
    #Tablettesaucollège
    #Delathuneilyena


  • Lettre au futur étudiant de Sciences-Po Grenoble

    Pipeau-litiquement correct

    Ils sont partout. Dans les mairies, les conseils départementaux, les banques, les associations, les structures de l’économie sociale et solidaire : dans la cuvette on peut tomber dessus à n’importe quel coin de rue. « Ils », ce sont les anciens élèves de Sciences Po Grenoble. Ils sont souvent cadres ou dirigeants, ou les deux, et savent généralement bien parler. Quand on les côtoie un peu, on se rend vite compte qu’ils peuvent même parler de tout, alors que leurs connaissances sur bien des sujets sont proches du rien : le sobriquet facile de Sciences-Pipeau est amplement mérité. Deux anciens élèves sont venus toquer à la porte du Postillon pour mettre en garde leurs potentiels successeurs.

    voir la suite sur https://www.lepostillon.org/Pipeau-litiquement-correct.html

    #SciencesPo

    • Il y a aussi la Science Popo, d’Alexis Leclef Prononcer Leclé.
      De l’utilité sociale du divin canular démocratique (Science POPO)
      Cours de Science Popo Sur Radio Campus Lille ! Leçon (8)

      Bizarre chose que la religion, qui glorifie ce qui n’existe pas... Ou plutôt qui, au travers de la glorification de ce qui n’existe pas, justifie, approuve et bénit une forme d’organisation sociale qui, pour couvrir ce qu’elle a d’inacceptable, a besoin de créer des illusions à glorifier !
      (Article d’Alexis Leclef paru dans Le Bateau ivre / El Batia moûrt soû, n° 66, nov. 2011)

      Le christianisme en est l’illustration par excellence. Pendant un millénaire et demi, il a fait vénérer aux pauvres leur seigneur féodal comme des ouailles moutonnièrement bêlantes vénèrent sans broncher le Seigneur théologal. Voltaire ne s’y est pas trompé, pour qui « il est infiniment plus utile d’avoir une religion, même mauvaise, que de n’en avoir point du tout ».

      Ni Napoléon, pour qui, selon le mot célèbre qu’on lui attribue, « un curé vaut dix gendarmes », éloquent résumé des raisons pour lesquelles le capitalisme n’a jamais depuis lors renoncé complaisamment à se servir de ce genre de bienfaits qu’offre une Église issue d’un autre temps.Vénérer ce qui n’est pas pour justifier ce qui est, telle est bien en effet la fonction sociale de la religion : masquer des injustices terrestres crevant pourtant les yeux en priant un Dieu céleste illusoire et invisible, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

      De même que le Dieu chrétien, à l’instar de tous les dieux, est pure chimère, la démocratie élevée au rang de nouveau Dieu créateur de l’organisation sociale est vaste blague. Les mots existent, mais les saintes choses qu’ils expriment ne sont, auraient si bien dit Jean Meslier, qu’« illusions et impostures ». Le canular est cependant bien utile et il n’est rien d’étonnant que la science popo la vénère comme l’alpha et l’oméga, le principe et la fin de toute organisation sociale.

      C’est en son nom par exemple que ce sont opérées, à grand renfort de canonnières, ces croisades modernes qu’ont été les expéditions coloniales du XIXe siècle. Elles étaient justifiées par le « fardeau de l’homme blanc », souci philanthropique s’il en est d’y exporter la « civilisation », cet autre nom aux saveurs maintenant désuètes par lequel on la désignait alors.

      C’est au nom de cette même démocratie qu’aujourd’hui encore l’on jauge, en toute conformité avec les préceptes popoliniens, les États qui ne font pas partie de la terre d’élection singulièrement bénie de Popo qu’est le monde occidental : ces États issus tout droit du paganisme, et qui en portent encore tant de stigmates, font-ils enfin allégeance aux formes imposées de la démocratie par définition parlementaire, ou restent-ils au contraire embourbés dans leur mécréance originelle ?

      Et gare à ceux qui n’ont pas appris par cœur le catéchisme qui est de servir sans broncher les intérêts du monde riche et justement dévot ! Car à la moindre divergence avec ces États pieusement démocratiques, à la moindre velléité d’indépendance suspecte, un ouragan de bombes s’abattra sur eux ! En toute impunité. L’impunité qui sied à ceux qui sont dans le « bon droit », parce que leurs valeurs sont autoproclamées bonnes, fussent-elles assénées à coup de pilonnages massifs et par l’occupation militaire.
      Ainsi se permet-on de nos jours de bombarder allègrement la Libye au nom de l’humanisme, pour sauver des vies » dit-on, même si on en supprime bien plus sous les décombres des bombes de l’OTAN infiniment plus puissantes et meurtrières... mais larguées pour la bonne cause.

      Imaginerait-on à l’inverse que ce pays dirigé par un tyran sans foi ni loi pousse sa barbarie à bombarder les capitales occidentales ? C’est un ouragan de feu et de plutonium qui en réplique le dévasterait, au regard duquel l’Apocalypse semblerait une comptine pour enfants. Mais que l’on bombarde les villes libyennes, quoi de plus normal, puisque cela se fait au nom de la démocratie et avec la bénédiction de l’humanisme !

      Tant il est vrai que croire à Dieu permet de s’octroyer des licences en ce bas monde, celles de faire impunément ce qui est réprouvé et réprimé dans le chef des mécréants. Les crimes, les massacres et les génocides sont permis s’ils sont faits au nom de Dieu, et l’on peut même pousser la magnanimité à les perpétrer pour « le bien » des peuples qui en sont les victimes – et le salut de l’âme de ceux des leurs qui ne sont plus.

      Les adorateurs de cette autre mystification révérée sous le nom de démocratie justifient de même ce droit régalien. Popo en fait quant à lui, c’est son rôle, immodérément et inconditionnellement l’éloge ! Contre toute évidence.Depuis quand d’ailleurs l’impérialisme se préoccuperait-il d’autre chose que de ses intérêts économiques et stratégiques ?

      Dans la féodalité, le Dieu imaginaire vénéré par le christianisme permettait de justifier l’oppression et de la faire accepter par ceux qui en sont les victimes. Aujourd’hui, c’est la tout aussi imaginaire démocratie vantée par la science popo qui en a repris la fonction, celle de couvrir de son emballage idéologique jusqu’aux plus barbares horreurs, aux plus criminels forfaits et aux plus inhumaines turpitudes.
      Ainsi s’explique en fin de compte pourquoi ce qui n’a pas d’existence a cependant son utilité. Et pourquoi, pour le bénéfice des puissants et l’assujettissement des autres, il est voué un culte à une démocratie qui n’a de réelle que le nom.

      http://www.campuslille.com/index.php/entry/de-l-utilite-sociale-du-divin-canular-democratique-science-popo

      #SciencesPopo


  • Délocalisez-vous !

    Salut Medhi et Cédric. On ne se connaît pas : sans doute n’avez-vous jamais ressenti le plaisir de lire Le Postillon, même si vous êtes tous les deux grenoblois. Vous n’êtes pas élus, chefs d’entreprise, ou responsables de quoi que ce soit, donc a priori nous n’avons aucune raison de parler de vous sans vous prévenir.
    Mais vous avez la chance d’avoir été choisis complètement arbitrairement pour notre « portrait Twitter ». En 2009, le curieux magazine Le Tigre avait fait sensation en dressant le « portrait Google » d’un inconnu, entraînant un débat national sur la quantité d’informations privées laissées sur Internet. Depuis Le Tigre a hélas disparu, en même temps que les possibilités de livrer sa vie privée aux internautes se sont démultipliées. Joie du monde moderne : il y a maintenant des applications de géolocalisation qui permettent de littéralement suivre à la trace des inconnus.
    Chers Mehdi et Cédric, vous en êtes adeptes, quoique de façon très différente. Grâce à vos comptes Twitter et Instagram, on va donc raconter un peu vos vies. Pardonnez-nous cette indélicatesse, mais après tout, vous n’aviez qu’à faire un peu attention.

    La suite est à lire sur https://www.lepostillon.org/Delocalisez-vous.html

    #Twitter #géolocalisation #foursquare #allezvousfaireconnecter


  • Quand je dis « start-up », vous dites « week-end » !

    À Grenoble les événements conviviaux autour des nouvelles technologies pullulent presque autant que la pyrale du buis. Pas une semaine ne se passe sans un « apéro pitch » (voir Le Postillon n°30), un « apéro entrepreneur », un « business club café », une soirée « beer & biz », ou autre moment liant alcool, high-tech et vénalité. Tenez par exemple, mi-octobre il y avait le « Start-Up Week-end », qui a réuni une centaine de personnes pendant 48 heures. Nos deux reporters, Bouquetin-Transpirant et Renard-Reniflant, se sont incrustés à la soirée d’ouverture et y ont même apporté leur touche espiègle. Où l’on voit que dans ce genre de moment, on peut proposer n’importe quelle idée de business, même les plus scandaleuses.

    voir la suite sur https://www.lepostillon.org/Quand-je-dis-start-up-vous-dites-week-end.html