• Disparition. Josette Audin, une vie à rendre justice | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/disparition-josette-audin-une-vie-rendre-justice-667259

    Elle avait consacré son existence à ce que la vérité soit faite sur l’assassinat de son mari et la pratique de la torture pendant la guerre d’Algérie. Josette Audin est décédée samedi matin à l’âge de 87 ans. Le 13 septembre, Emmanuel Macron s’était rendu chez elle pour « lui demander pardon » et avait reconnu le crime d’Etat. (...)

  • Emmanuel Macron réfléchirait à un référendum
    https://lemediapresse.fr/actualites/emmanuel-macron-reflechirait-a-un-referendum

    D’après le Journal du Dimanche, de ce 3 février, Emmanuel Macron étudie sérieusement l’hypothèse d’un référendum à l’issue du grand débat national. Il pourrait avoir lieu le jour des élections européennes, c’est-à-dire le 26 mai prochain. Selon nos confrères de Franceinfo, le ministère de l’Intérieur, ministère chargé des élections, se tient prêt à toute éventualité. Les services […]

  • Venezuela : L’Etat français devrait reconnaître Juan Guaido comme « président par intérim »
    https://lemediapresse.fr/actualites/venezuela-letat-francais-devrait-reconnaitre-juan-guaido-comme-preside

    Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré ce lundi matin que Juan Guaido « a[vait] la légitimité pour organiser des élections » présidentielles. De son côté, le président de la République a tweeté : « Les Vénézuéliens ont le droit de s’exprimer librement et démocratiquement. La France reconnaît @jguaido comme “président en charge” pour […]

  • Macron doit céder aux exigences des gilets jaunes et du mouvement social
    https://lemediapresse.fr/social/macron-doit-ceder-aux-exigences-des-gilets-jaunes-et-du-mouvement-soci

    Les gilets jaunes ont décidé de se joindre à une grève annoncée par les syndicats le 5 février 2019. « Nous voyons dans cette convergence une possibilité de victoire sociale majeure, en permettant un mouvement d’ensemble durable et reconductible incluant l’ensemble des salarié-es, la population des quartiers populaires et la jeunesse », estiment syndicats et partis signataires […]

  • Manifestations : Le Conseil d’Etat refuse de suspendre l’usage du LBD
    https://lemediapresse.fr/actualites/manifestations-le-conseil-detat-refuse-de-suspendre-lusage-du-lbd

    Les demandes de suspension de l’usage du lanceur de balles de défense (LBD) dans les prochaines manifestations de Gilets jaunes ont été rejeté ce vendredi 1er février, par le Conseil d’Etat. Celui-ci estime que le risque de violences rendrait « nécessaire de permettre aux forces de l’ordre de recourir à ces armes ». Alors que le niveau des […]

  • Près de 800 kilos de viande avariée polonaise retrouvées en France
    https://lemediapresse.fr/actualites/pres-de-800-kilos-de-viande-avariee-polonaise-retrouvees-en-france

    795 kilos de viande avariée, en provenance d’un abattoir polonais qui tuait des bovins malades qui a été retrouvée en France, a annoncé le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume ce vendredi 1er février. Neuf entreprises sont concernées. Elles auraient été « dupées » d’après le ministre. Pour l’heure, leurs noms n’ont pas encore été dévoilés. « 150 kilos ont déjà été récupérés », […]

  • Nicolas Framont : « Ce ne sont pas les Gilets jaunes qui ont rallumé la mèche de la lutte des classes, mais Macron »
    https://lemediapresse.fr/social/nicolas-framont-ce-ne-sont-pas-les-gilets-jaunes-qui-ont-rallume-la-me
    https://i0.wp.com/lemediapresse.fr/wp-content/uploads/2019/01/photo_2018-12-10_11-16-04.jpg?resize=1280%2C640&ssl=1

    On voit bien que l’engagement politique d’un gilet jaune qui part bloquer le rond-point près de chez lui n’a absolument rien à voir avec les motifs d’un Raphaël Glucksmann, qui souhaite unir la « gauche pro-européenne ». Les Gilets jaunes qui ont démarré le mouvement ont fait un calcul simple et bassement matériel sur l’augmentation de leur dépenses de transport. Et ont conclu que cette fiscalité allait leur rendre la vie impossible. Puis ils se sont réunis, ils se sont battu, ont construit des revendications liées au partage des richesses et au fonctionnement de la démocratie. Pourtant, la plupart des gilets jaunes refusent de se qualifier politiquement. Le parcours d’un Raphaël Glucskmann n’a évidemment rien à voir avec ça. Lui ne cesse de se qualifier politiquement mais n’évoque jamais sa condition matérielle. Pourtant, qui est le plus politique ?

  • Conseils d’un ancien militaire aux Gilets jaunes pour faire face aux forces de l’ordre
    https://lemediapresse.fr/social/conseils-dun-ancien-militaire-aux-gilets-jaunes-pour-faire-face-aux-fo

    Le blogueur Pierrick Tillet commente une vidéo d’un ancien militaire qui donne des conseils de défense aux Gilets jaunes. Dans la série « Comment faire plier Macron », voici les conseils donnés aux Gilets jaunes par un ancien militaire, Gilet jaune lui aussi, pour faire face aux forces de l’ordre pendant une manifestation. Ces conseils partent d’un […]

  • Les préfets pourront prononcer des interdictions de manifester
    https://lemediapresse.fr/actualites/les-prefets-pourront-prononcer-des-interdictions-de-manifester

    L’Assemblée nationale a voté ce 30 janvier 2019 l’article 2 de la loi « anti-casseurs ». Il donne la possibilité aux préfets de prononcer des interdictions de manifester r à l’encontre d’individus représentant « une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public », sous peine de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende en cas d’infraction. Des « critères objectifs », d’après […]

  • Le journal communiste L’Humanité en cessation de paiement — RT en français
    https://francais.rt.com/france/58429-journal-communiste-humanite-cessation-paiement

    La souscription, c’est là :
    https://www.donspep.caissedesdepots.fr/?journal=huma

    Le quotidien fondé par Jean Jaurès en 1904 a été placé sous la protection du tribunal de commerce. Son directeur s’interroge sur la possibilité de conserver en France « une presse indépendante des grands groupes financiers ou de leur filiale »

    En difficulté financière, le quotidien communiste L’Humanité a été placé « sous la protection du tribunal de commerce de Bobigny ». C’est ce qu’a annoncé le 25 janvier au soir son directeur Patrick Le Hyaric. Ce dernier réagissait à des informations de l’hebdomadaire Marianne selon lequel le journal s’était « vu contraint de se déclarer en cessation de paiement ».
    Lire aussi
    Un militant du parti communiste français (PCF), le 3 mars 2017 à Lille. Fini la faucille et le marteau : le Parti communiste français change de chef et de logo

    « Depuis des mois », lecteurs et personnels du quotidien fondé en 1904 par Jean Jaurès ont été informés « des lourdes difficultés financières que devait affronter L’Humanité comme de nombreux autres journaux », a expliqué Patrick Le Hyaric dans un communiqué laconique, précisant qu’une audience aurait lieu « le 30 janvier prochain sur l’avenir de l’entreprise ».

    Selon un journaliste de L’Humanité requérant l’anonymat, les salariés ont été informés de la nouvelle la veille en réunion de programmation et « se sont vu promettre qu’ils seraient payés, mais via le régime de garantie des salaires (AGS) », qui prend le relais lorsque une entreprise n’a pas les fonds nécessaires pour payer les salaires.

    Les journalistes, qui représentent plus de la moitié des quelque 200 salariés du quotidien, ont été « pris de cours » lors de l’annonce, mais restent « combatifs ». « C’est surtout une crise de la presse papier dans sa totalité, cela pose la question de l’indépendance de la presse en France », analyse-t-il en se demandant s’il est encore « possible aujourd’hui d’avoir une presse indépendante des grands groupes financiers ou de leur filiale ».

    Produire un journalisme de qualité est devenu de plus en plus difficile pour les médias d’information en lutte pour leur survie au niveau économique, en particulier le reportage à l’étranger et l’investigation, qui nécessitent plus de ressources.

    Un plan de continuation a été présenté par la direction du quotidien, selon Marianne qui avance deux hypothèses. Si le plan devait être rejeté, le quotidien « serait placé en liquidation judiciaire et fermerait », mais « dans le cas le plus probable, c’est un redressement judiciaire qui sera prononcé, afin de lui laisser une chance de poursuivre son activité », poursuit l’hebdomadaire.

    « Le journal de Jean Jaurès n’est pas encore mort », poursuit un journaliste de L’Humanité. Un meeting de soutien est annoncé le 22 février à la Bellevilloise dans le XXe arrondissement de Paris et une souscription a été ouverte pour permettre au journal de Jaurès de continuer à paraître.

  • Maxime Nicolle fixe un ultimatum pacifique à l’Etat
    https://lemediapresse.fr/actualites/maxime-nicolle-fixe-un-ultimatum-pacifique-a-letat

    Maxime Nicolle, alias Fly Rider, figure importante du mouvement des #Gilets_Jaunes, a menacé de quitter la France s’il « n’y a aucune avancée », dans sa dernière vidéo publiée sur Facebook le 29 janvier. « Si dans les deux semaines qui suivent, il n’y a aucune avancée, aucune avancée concrète financière envers le peuple et pour tous […]

  • Réforme Blanquer : l’adieu au citoyen
    https://lemediapresse.fr/societe/reforme-blanquer-ladieu-au-citoyen

    « Quand le citoyen-écologiste prétend poser la question la plus dérangeante en demandant : “Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ?“, il évite de poser cette autre question, réellement inquiétante : “À quels enfants allons-nous laisser le monde ?” » Jaime Semprun, L’Abîme se repeuple, éd. Encyclopédie des Nuisances, 1997 Créés en 1985, sous proposition du ministre […]

  • Les revenus des chauffeurs Uber connus
    https://lemediapresse.fr/actualites/les-revenus-des-chauffeurs-uber-connus

    Selon un document mis en ligne par Uber, qui s’est basé « sur des données réelles » tirées de l’application, le chiffre d’affaires médian horaire d’un chauffeur s’élève à 24,81 euros. Son revenu horaire net après versement de la commission due à la plateforme (25 %), frais de service, TVA et cotisations sociales, est de 9,15 euros, soit un 1,57€ de […]

  • Le PSE de l’usine Ford Blanquefort a été rejeté
    https://lemediapresse.fr/actualites/le-pse-de-lusine-ford-blanquefort-a-ete-rejete

    C’est une bonne nouvelle qui est arrivée hier aux ouvriers de l’usine Ford en Gironde. La préfecture a en effet rejeté le PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi) qui aurait été à l’origine de plusieurs destructions d’emplois. C’est la direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) qui […]

  • Grand débat national : la poudre de perlimpinpin d’Emmanuel Macron ?
    https://lemediapresse.fr/idees/grand-debat-national-la-poudre-de-perlimpinpin-demmanuel-macron

    Le blogueur Mathieu I estime que le Grand débat national mis en place par le président de la République n’est que de la poudre aux yeux. Le cas Emmanuel Macron est intéressant car il est à l’origine de deux bouleversements majeurs dans le mode de fonctionnement de notre pays. Au niveau politique d’abord puisqu’en réunissant […]

  • Appel de la première « Assemblée des assemblées » des Gilets jaunes
    https://lemediapresse.fr/actualites/appel-de-la-premiere-assemblee-des-assemblees-des-gilets-jaunes

    Nous publions l’appel de la première « Assemblée des assemblées » des Gilets jaunes « à continuer les occupations des ronds-points et le blocage de l’économie, à construire une grève massive et reconductible à partir du 5 février. » Nous, Gilets jaunes des ronds-points, des parkings, des places, des assemblées, des manifs, nous sommes réunis ces 26 et 27 […]

  • Gilets jaunes : samedi à Paris, la police avait une arme secrète [du #liquide_incapacitant ? parole de flic et de journaliste, mais qui sait, ndc]
    https://www.marianne.net/societe/gilets-jaunes-paris-police-arme-secrete

    Selon nos informations, certains des blindés de la #gendarmerie disposés pour la première fois dans Paris ce samedi 8 décembre étaient secrètement équipés d’une réserve de liquide incapacitant. Un dispositif radical qui ne devait servir qu’en dernier recours.
    C’est dire si le pouvoir a eu peur. Samedi 8 décembre, certains des blindés de la gendarmerie disposés pour la première fois dans Paris étaient secrètement équipés d’un dispositif radical, qui n’aurait été utilisé « qu’en dernier recours » : une réserve de liquide incapacitant. Selon nos sources, la pulvérisation de ce liquide sur une foule de gilets jaunes aurait été capable de « les arrêter net, mettant les gens à terre, même avec des masques ». Chaque engin aurait pu « neutraliser » une surface de plusieurs terrains de football… « Heureusement, que l’on n’en est pas arrivé là », ajoute cette source haut placée dans le dispositif policier. « L’autorité politique », comme le disent les fonctionnaires, aurait approuvé l’éventuel emploi d’un tel produit, qui n’aurait été utilisé qu’en cas de « débordement ultime ». Une sorte de « dernier rempart », utilisable sur décision politique… Interrogée, la préfecture de police de Paris renvoie au #ministère_de_l'Intérieur.

    C’est le premier enseignement de la journée du 8 décembre : le préfet de police de Paris a perdu son leadership sur le maintien de l’ordre dans la capitale. La semaine dernière, le ministère de l’Intérieur, sous la double commande de Christophe Castaner et Laurent Nuñez, a pris les choses en main, largement épaulé en ce sens par les #syndicats_policiers. Cette mainmise du ministère de l’Intérieur ne s’est pas faite sans friction avec la préfecture de police de Paris, où le #préfet #Michel_Delpuech a grincé à plusieurs reprises devant la mise en place d’un dispositif mobile et décentralisé, contraire aux pratiques antérieures. Selon nos informations, le préfet a d’ailleurs réclamé en fin de semaine dernière « des instructions écrites », ce qui, en mœurs préfectoraux, consiste à « se couvrir » à l’approche d’une situation controversée. « D’un point de vue policier, le #maintien_de_l’ordre de samedi à Paris a finalement été un succès, ces frictions ne sont plus d’actualité », sourit une source à la préfecture de police. Bilan en six points.

    1 - Un nettoyage sans précédent. De mémoire de policier, aucune #manifestation parisienne contemporaine n’avait mobilisé autant de préparatifs en amont. Quasiment toute la rive droite avait tiré les stores, barricadé ses vitrines et rangé ses voitures. Le mobilier urbain avait été démonté et la plupart des chantiers de voirie vidés sur un large périmètre, pas seulement autour de la place de l’Etoile. Lors de la première manifestation sur les Champs-Elysées, celle du 24 novembre, un seul chantier sur l’avenue avait servi de combustible aux barricades. Lors de la deuxième manifestation, ce sont tous les chantiers autour de l’Etoile qui ont joué le même rôle… Samedi 8 décembre, pour ne pas fournir « armes et combustibles aux manifestants », la majeure partie de la rive droite ressemblait à une ville morte.

    2 - Des mesures d’exception aux abords. Autre initiative policière restée cachée jusqu’à samedi matin, les #fouilles_préventives. Vendredi, les #procureurs compétents, notamment aux péages de la région parisienne, avaient pris des réquisitions judiciaires autorisant les contrôles d’identité, invoquant les risques d’infractions liées à la manifestation sur Paris. Ces contrôles ont permis de saisir des objets potentiellement dangereux comme des boules de pétanque, des manches de pioche, ou d’autres signant la participation à un rassemblement, comme des masques de plongée. Résultat, samedi, Paris a battu son record de #gardes_à_vue. Le dispositif initial permettant d’en absorber 800 a même été dépassé. Il y en a finalement eu 974 en région parisienne. Mais « seulement » 278 ont donné lieu à un déferrement judiciaire. Dans la majorité des cas, les gardes à vue étaient levées ou se soldaient par un « #rappel_à_la_loi ». Autrement dit une admonestation [non, le rappel à la loi est la reconnaissance d’une infraction suite à laquelle les dispositions prévues pour la récidive légale sont applicables : aggravation de la peine encourue, ndc] , la simple possession d’un masque de plongée ou d’une bombe à peinture ne pouvant pas, en tant que tel, constituer un délit.

    Les interpellations de Julien Coupat, figure de l’ultragauche, ainsi que d’autres activistes d’extrême droite, dès samedi matin, participent du même « dispositif préventif » inédit et controversé. Henri Leclerc, ancien président de la Lige des droits de l’Homme, dénonce un potentiel usage « liberticide très grave ». En clair, une sorte d ’interdiction de manifester qui ne dirait pas son nom .

    « On assume, confie une source policière. Au moins, ces gens n’étaient pas dehors. Cela a fait dégonfler les effectifs de durs potentiels ». Autre dispositif en amont, la plupart des gilets jaunes, avant de rejoindre les principaux « spots » de manifestation (Champs-Elysées, Bastille, République), étaient systématiquement fouillés. La plupart y perdaient leurs masques de protection contre les lacrymogènes. Pour parvenir jusqu’au Champs-Elysées, avec toutes les stations de métro bloquées et les barrages de policiers disposés à certains endroits autour du périmètre interdit, la plupart des gilets jaunes ont dû marcher plusieurs heures… Résultat, une grosse partie des manifestants errait d’un point à un autre, sans parvenir à rejoindre aucun « point chaud ». De fait, durant la quasi-totalité de la journée, le rapport de force sur les lieux de friction est toujours resté à l’avantage des policiers [ en jouant sur la #mobilité et une certaine rapidité "on a évite la formation de #nébuleuses" disait un type du syndicat des commissaires, ndc] .

    3 - Un dispositif mobile et décentralisé. C’est la grande nouveauté de cette journée. Les policiers et gendarmes sur Paris étaient « mobiles » et leur commandement largement décentralisé, par secteur . « Bien sûr, il y avait toujours autant de galonnés autour du préfet, dans la salle de commandement de la préfecture de police, se désole un fonctionnaire, mais pour la première fois, c’est vraiment le commissaire de terrain qui menait sa troupe en fonction de ce qu’il voyait sur place » . Avec une efficacité spectaculaire, à l’œuvre sur les Grands Boulevards, où, avançant au milieu de deux canons à eau, des policiers et gendarmes « nettoyaient » au fur et à mesure les feux de poubelles moins de cinq minutes après leur déclenchement. « Comme à l’entraînement ! On avançait vite, sans leur laisser le temps de former une véritable barricade devenant vite un point de fixation », raconte un fonctionnaire. Ce dispositif a permis d’éviter la confrontation générale du 1er décembre, avec une place de l’Etoile occupée par les gilets jaunes et des forces de l’ordre assiégées des heures durant, en direct sous les yeux des caméras du monde entier. « Samedi, dans l’après-midi, il y a eu des moments de grande tension , notamment autour de l’Etoile, mais ils se sont moins vus », admet cette source.

    Jusque-là, le maintien de l’ordre parisien « habituel » privilégiait l’absence de contact avec la foule [ heu oui, toujours très variable ce principe, ndc] . « Pour ce genre de manifestation, la mobilité était souhaitable depuis longtemps, il y aura un avant et un après samedi 8 décembre », se réjouit un commissaire parisien, saluant pour sa part l’efficacité du dernier dispositif. « On nous rétorque depuis des années que le contact risque d’augmenter le nombre de blessés, cela n’a pas été le cas », ajoute-t-il. Le bilan de samedi est de 264 blessés dont 39 fonctionnaires. Un manifestant a eu une main arrachée à cause d’une grenade, une femme a perdu un œil sur les Champs-Elysées, vraisemblablement à cause d’un tir de flash-ball. Dès vendredi, après des premiers incidents liés à des #flash-ball lors de manifestations lycéennes, 200 personnalités, dont plusieurs députés de gauche, ont appelé à cesser immédiatement l’usage de ces armes.

    4 - Une mobilisation en hausse. Autre constat, malgré les appels incitant à ne pas manifester à Paris, la mobilisation des gilets jaunes a grossi d’une semaine sur l’autre. Le message envoyé par l’Elysée, selon lequel certains « venaient pour tuer » [ et que on va légitimement se défendre avec nos joujoux ; menaces de mort contre les manifestants, ndc] , n’est pas parvenu à inverser la tendance. Aucune arme n’a pourtant été saisie lors des contrôles de police. « La dramatisation n’a pas empêché le monde, de l’ordre de 10.000 personnes » [ quelle rigolade, encore une fois : qui informe les journalistes ? ndc] , admet un fonctionnaire. Ce 8 décembre, les #gilets_jaunes étaient visibles par grappes de Bastille à l’Etoile en passant par République et les grands Boulevards, quand le week-end précédent, ils n’étaient concentrés que sur l’Etoile. « Raison de plus pour se féliciter de notre dispositif », glisse un syndicaliste qui espère, sans trop y croire, « que la tension va désormais retomber ». « Si ce samedi, on avait fait comme le week-end d’avant, on aurait eu une nouvelle journée de chaos, dit-il. Mais je ne sais pas combien de samedis consécutifs on tient encore comme cela ». Face aux 136.000 gilets jaunes recensés dans toute la France, ce 8 décembre, le ministère de l’Intérieur avait déployé 89.000 policiers. Sans parler des effectifs d’agents municipaux pour ranger et réinstaller le mobilier urbain, et des efforts des commerçants pour barricader et débarricader leurs vitrines.

    5 - Un déséquilibre Paris-Province. Autre constat, la province trinque. Saint-Etienne, Toulouse, Bordeaux notamment ont été le théâtre d’affrontements d’une rare violence. « Sur 150 unités, 50 étaient à Paris et cent en province », indique une source au ministère de l’Intérieur. Un tiers, deux tiers… Officiellement, pas question d’avouer que certaines zones avaient été dégarnies faute de troupes. Ce lundi matin, en déplacement à Bordeaux, Laurent Nuñez a estimé que les effectifs (4 unités) y avaient été suffisants. Une affirmation qui fait sourire certains syndicalistes. « Le ministre ne peut pas le dire, mais certains secteurs étaient très dégarnis. Samedi, on était à notre maximum. On ne peut pas plus… Au delà, c’est l’armée qu’il faut appeler », dit un policier. C’est d’ailleurs le paradoxe de ce mouvement. Etant durable, disséminé sur tout le territoire et violent, il met les forces de l’ordre au bord de la rupture. Samedi prochain, en cas d’acte V, Paris sera-t-il délaissé de certaines unités au profit de villes de province ? La décision politique, au ministère de l’Intérieur, ne sera pas facile à prendre.

    6 - Des pillages du soir en hausse. Le dernier constat concerne ce que certains policiers appellent la troisième mi-temps des manifestations de gilets jaunes : les #pillages. Samedi soir à Paris, ils ont été « deux fois plus nombreux encore que ceux du 1er décembre », selon un policier de terrain. « Ce sont des petits groupes, pour la plupart de #jeunes_de_banlieue, qui attendent la fin de la journée et la tombée de la nuit pour cibler des boutiques et se servir », se désole-t-il. De fait, les 90 mineurs arrêtés samedi à Paris l’ont tous été en flagrant délit de pillage, ainsi que bon nombre de « jeunes majeurs ». « Un gérant de bijouterie a tiré au flash-ball… Si ces pillages continuent, cela peut dégénérer », prévient ce policier, qui craint un « sérieux risque de bavure » de ce coté-là. « De toute façon, maintenant, on marche sur le bord d’un volcan », conclut-il. Jusqu’à quand ?

    Le message émis le 1er décembre à Paris, au Puy en Velay et ailleurs a été entendu et repris le 8 décembre dans de nombreuses grandes villes et villes moyennes. Ce que l’action de la police a parfois favorisé, comme dans le cas de ces bordelais qui avaient payé leur billet de train mais ont été empêchés de « monter à Paris » par la police.

    Avec sa tête de bon élève ce soir (la pitoyable scène de contrition est la seule que j’ai vue), et sa fausse hausse du SMIC, nul doute que nombreux seront ceux pour qui Jupiter fait à minima office de tête à claque.

    • Je vous rappelle qu’en Allemagne aussi la transformation de la Bundeswehr dans une armée de guerre civile est en cours. Le journal très conservateur Tagesspiegel y dédie un dossier entier sous son propre domaine internet.

      Afghanistan-Connection
      http://www.afghanistan-connection.de

      Sie waren zusammen im Afghanistan-Einsatz. Dem längsten und gefährlichsten seit Gründung der Bundeswehr.
      Jetzt sitzen sie auf entscheidenden Posten im Verteidigungsministerium, im Einsatzführungskommando, im Planungsamt.
      Ihr Wort hat Gewicht. Sie prägen das Bild, das sich die Ministerin macht.
      Sie bestimmen Ausrichtung, Struktur und Selbstverständnis der Truppe. Ihr Blick ist geprägt vom Erlebnis des Krieges.
      Vom Kampf gegen einen unsichtbaren Gegner. Vom Töten und Getötetwerden.
      Ein einseitiger Blick, der sich ausschließlich an Afghanistan orientiert. Mit gravierenden Folgen für die Sicherheit Deutschlands,
      wie Recherchen vom Tagesspiegel und dem ARD-Magazin FAKT zeigen.

      #Allemagne #armée #guerre_civile

    • Les précisions de la gendarmerie - Le 11.12.2018 à 17h30

      A la suite de la parution de notre article, la gendarmerie nationale a souhaité préciser que le dispositif dont nous vous rapportons l’existence n’est pas un liquide mais une « poudre »… Certains blindés déployés à Paris samedi étaient bien équipés d’un dispositif de « pulvérisation » d’un produit « incapacitant », de type « lacrymogène à dose forte », qui n’aurait été utilisé que sur « ordre d’une autorité ». Chacun des blindés équipés de ce dispositif de pulvérisation (visible en haut à droite face à l’engin) contient trois bouteilles de plongée dont deux sont chargées de la fameuse poudre sous pression. « Cela n’a jamais été utilisé en métropole », confie à Marianne le Sirpa gendarmerie, qui reconnaît qu’en « configuration normale », un blindé peut « pulvériser » sous forme d’épandage sur l’équivalent d’une surface de « un à deux terrains de football ». Marianne maintient que lors des réunions de crise au plus haut niveau, préparatoires à la manifestation du 8 décembre, il a bien été question de ce dispositif comme d’un « dernier rempart »… et qu’il aurait été capable « d’arrêter net une foule, mettant les gens à terre, même avec des masques ».

    • Capable de « neutraliser » une surface de plusieurs terrains de football…
      => Ce qui inclue les policiers en contact avec les manifestant.e.s. .
      Donc ne peut être utilisé facilement.

      – Réaction des policiers gazés envers leurs collègues et leur hiérarchie.

      – Si des policiers sont hors service, suite à l’utilisation de cette saloperie, les manifestants non touchés peuvent venir leur prendre leurs armes.

  • Rumiko Takahashi, deuxième femme lauréate du Grand prix du festival de la BD d’Angoulême
    https://lemediapresse.fr/culture/rumiko-takahashi-deuxieme-femme-laureate-du-grand-prix-du-festival-de-

    Rumiko Takahashi a remporté le Grand prix du festival de la BD d’Angoulême. Ce nom n’évoque peut-être pas grand chose au premier abord. Pourtant, elle est l’auteure d’un grand nombre de mangas, tous différents les uns des autres, tous adaptés en animé, et c’est d’ailleurs par ce biais que les plus de 25 ans connaissent […]

  • Des Gilets jaunes veulent créer « le (vrai) grand débat »
    https://lemediapresse.fr/actualites/des-gilets-jaunes-veulent-creer-le-vrai-grand-debat

    « Deux Français engagés sur les différentes questions de société », selon leurs propres mots, ont créé la platerforme le-grand-débat.org. Le but affiché est de « donner un nouvel espace de parole à toutes et à tous. » Le principe est simple : il suffit de voter pour les revendications jugées prioritaires. « Nous utilisons les données récoltées pour créer des […]

  • Les Français font de moins en moins confiance aux journalistes
    https://lemediapresse.fr/actualites/les-francais-font-de-moins-en-moins-confiance-aux-journalistes

    La crédibilité accordée aux différents supports et la perception de l’indépendance des journalistes sont au plus bas, si on en croit le 32e Baromètre de la confiance des Français dans les médias réalisé par Kantar pour le journal La Croix. La radio, traditionnellement jugée comme le moyen d’information le plus fiable, sort à peine la tête de […]

  • Ingrid Levavasseur en tête d’une liste « gilets jaunes » aux européennes
    https://lemediapresse.fr/actualites/ingrid-levavasseur-en-tete-dune-liste-gilets-jaunes-aux-europeennes

    Dans un communiqué publié hier, le « ralliement d’initiative citoyenne » a diffusé une liste de 10 noms dans l’optique de constituer 79 candidats d’ici mi-février. Le scrutin pour les européennes doit avoir lieu le 26 mai prochain. « On pourrait très bien avoir 79 candidats dès aujourd’hui, mais on a choisi d’ouvrir au participatif. Il y aura […]

  • Tentative de putsch au Venezuela ?
    https://lemediapresse.fr/actualites/tentative-de-putsch-au-venezuela

    Ce mercredi 23 janvier, le président du Parlement vénézuélien, Juan Guaido s’est proclamé chef de l’État par intérim du pays, en attendant de nouvelles élections. Les États-Unis, le Canada, la Colombie, le Pérou et le Brésil l’ont déjà reconnu comme tel. Donald Trump a même vivement félicité le chef de l’opposition, âgé de 34 ans. « Je jure d’assumer […]

  • General Electric envisage jusqu’à 470 suppressions d’emploi en France
    https://lemediapresse.fr/actualites/general-electric-envisage-jusqua-470-suppressions-demploi-en-france

    La direction a confirmé que le site de Belfort est concerné. Elle négocie des ruptures conventionnelles collectives introduites dans la réforme du code du travail en 2017. Les premiers départs pourraient intervenir dès avril. La direction de General Electric (GE) explique qu’elle doit adapter ses effectifs à « la réalité du marché », qui est aujourd’hui très dégradé. La […]

  • Bar commun : « Nous voulions créer un espace militant dans lequel un collectif puisse s’auto-organiser durablement »
    https://lemediapresse.fr/social/bar-commun-nous-voulions-creer-un-espace-militant-dans-lequel-un-colle

    Fin 2017, le Bar commun ouvre dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Ce lieu associatif atypique se définit comme : « un espace de convivialité », « un espace de solidarité et d’engagement pour construire ensemble, concrètement des actions locales utiles au bien commun » et « un espace de citoyenneté, d’échange, de débat, de formation portant sur les enjeux […]

  • Terre à Terre de Ruth Stégassy
    Territoires sans ménagement (7) - L’Observatoire des multinationales - Information - France Culture
    http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-territoires-sans-menagement-7-l-observatoire-de

    Avec : Ivan du Roy et Olivier Petitjean, co-fondateurs et éditeurs de ce nouveau site d’information indépendant

    Observatoire des multinationales, social, écologique, politique : http://multinationales.org

    http://rf.proxycast.org/968514307903987712/10867-06.12.2014-ITEMA_20698329-0.mp3