LieuxCommuns

Site indépendant et ordinaire pour une auto-transformation radicale de la société

  • Hommage à Gerassimos Stephanatos
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1065-Hommage-a-Gerassimos-Stephanatos

    Gerassimos Stephanatos, docteur en médecine, psychiatre, pédopsychiatre et psychanalyste adhérent au IVe Groupe, est décédé ce 27 septembre, à Athènes. Il était un des (très) rares dans son domaine, avec J. F. Narodetzki et E. Colombo, eux aussi récemment disparus, à s’approprier le travail de C. Castoriadis et c’est à ce titre que nous étions en correspondance avec lui depuis près de dix ans. Nous avions publié la retranscription des échanges d’une discussion qu’il avait initiée (« Repenser la psyché »), (...) Démarches personnelles - Psychè

    / Gerassimos S., #Psychanalyse, Mortalité / finitude, #Totalitarisme, #Type_anthropologique, #Bêtise, (...)

    #Démarches_personnelles_-_Psychè #Gerassimos_S. #Mortalité_/_finitude #Insignifiance
    https://books.openedition.org/pusl/839?lang=fr
    https://www.quatrieme-groupe.org/images/stories/publication/GSCornelius2019.pdf
    https://www.cairn.info/revue-topique-2013-3-page-177.htm
    https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00288084/document

  • Revue de presse du 17.10 au 23.10.21
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    [Màj : 6h]

    Marxisme-léninisme et Gender Studies (2) : Guerre à la science

    Sans les câbles sous-marins, plus d’Internet : l’Europe est-elle prête ?

    « En Algérie , la régression culturelle est un désastre »

    « Les accidents du travail tuent 14 personnes par semaine, qui en parle ? »

    Chine-États-Unis : « Jeu de go autour de Taïwan »

    Bienvenue dans le nouvel ordre sexuel

    Aux États-Unis, le mystère de la “Grande démission” de millions d’Américains

    Pourquoi Dubaï fait rêver les jeunes issus de l’immigration

    Suède : Des militants raciaux infiltrés dans l’appareil d’État

    France : « la majorité » des contenus liés à la pratique de l’islam sur les réseaux sociaux connectés au salafisme

    Gains de fonction, nouveaux OGM... ou le bidouillage du vivant

    « L’Algérie se grandirait en demandant pardon »

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • « S’ils voient le jour, les petits réacteurs nucléaires modulaires produiront une électricité ruineuse »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/14/energie-s-ils-voient-le-jour-les-petits-reacteurs-nucleaires-modulaires-prod

    Avec un parc vieillissant et le désastre de l’EPR, industriels et politiques misent sur les petits réacteurs modulaires. Une illusion, selon Stéphane Lhomme, directeur de l’Observatoire du nucléaire.

    #nucléaire #SMR

    • Tribune.
      Vous avez probablement vu les images saisissantes de poulets dont la tête a été coupée et qui continuent à courir pendant quelques instants de façon erratique. Eh bien cette image est une assez bonne illustration de l’état de l’industrie nucléaire et de ses plus fervents partisans comme Emmanuel Macron.

      Un jour, ils assurent que l’avenir est aux « mastodontes » comme le fameux EPR (en anglais european pressurized reactor) d’une puissance de 1 650 mégawatts (MW), et ce malgré les incroyables déconvenues des chantiers de Finlande et de Flamanville qui devaient respectivement entrer en service en 2009 et 2012, qui ne sont toujours pas terminés et dont les surcoûts insensés ont largement contribué à placer leurs opérateurs dans la panade : Areva a carrément fait faillite, et EDF est dans une situation financière critique.

      Le lendemain, voilà subitement que la solution passerait par les SMR, c’est-à-dire en anglais small modular reactors et en français petits réacteurs modulaires (PMR) dont la puissance est comprise entre 10 et 300 MW. EDF aurait d’ailleurs déjà en projet son SMR de 170 MW, baptisé « Nuward ». La panique qui s’empare ainsi des tenants de l’atome s’explique par une donnée incontournable : les réacteurs actuels sont en fin de vie et la plupart vont être définitivement arrêtés dans les dix à vingt ans, c’est-à-dire, lorsque l’on parle d’énergie, demain matin.

      Un parc pléthorique de réacteurs délabrés

      Les prolongations de durée de fonctionnement, accordées de façon inconsidérée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), et les travaux ruineux que doit faire EDF (programme dit du « grand carénage » et mesures post-Fukushima) vont seulement permettre de gagner un peu de temps – tout en augmentant encore le risque de catastrophe comparable à celle de Fukushima.

      Il faut aussi prendre en compte une donnée cruciale : dans les années 1970 et 1980, la construction en peu de temps d’une bonne cinquantaine de réacteurs nous a été présentée comme un gigantesque exploit, ce qui est d’ailleurs effectivement le cas sur le strict plan industriel. Mais il s’agissait surtout d’une terrible erreur stratégique : tous ces réacteurs vont de fait arriver en fin de vie quasiment en même temps.

      Si EDF a finalement accepté de fermer ses deux plus vieux réacteurs, ceux de Fessenheim, c’est parce que l’électricien se sait totalement incapable de continuer à entretenir un parc pléthorique de près de 60 réacteurs passablement délabrés. C’est aussi pour cela que la fermeture d’au moins quatorze autres réacteurs est actée.

      Le désastre de Flamanville

      Si EDF se dit publiquement opposée à ces fermetures, c’est pour ne pas perdre la face : il est plus facile de prétendre qu’il s’agit de « décisions idéologiques » prises « sous la pression des antinucléaires » – lesquels ignoraient qu’ils avaient tant d’influence ! – que de se reconnaître incapable de maintenir le parc nucléaire.

      Mais, contrairement à ce que prétendent divers candidats à l’élection présidentielle, ce ne sont assurément pas de nouveaux réacteurs nucléaires qui pourront prendre le relais du parc actuel, même si la construction de six EPR est envisagée : comment croire qu’EDF, incapable de construire l’EPR de Flamanville, pourrait en fabriquer plusieurs autres ?

      Il est certes prétendu que les enseignements tirés des précédents déboires permettront enfin de réussir les prochains chantiers, mais c’est déjà ce qu’avait assuré EDF à propos de l’EPR finlandais… ce qui n’a pas empêché le désastre de Flamanville.

      Pas de filière industrielle pour les SMR

      C’est alors que l’industrie nucléaire et son premier VRP, Emmanuel Macron, sortent du chapeau une « solution » miraculeuse : les SMR. Mais si la communication de la macronie peut enfumer l’opinion sur tel ou tel sujet, elle se révèle incapable de faire pousser des réacteurs nucléaires, fussent-ils petits et modulaires.

      Il n’existe en effet pas à ce jour de filière industrielle permettant l’émergence des SMR, lesquels pourraient au mieux être disponibles vers 2040 : pas de quoi répondre à l’actuelle envolée des prix de l’énergie. Et ce d’autant que, s’ils voient le jour, les SMR produiront une électricité ruineuse : il est impossible d’assurer la rentabilité de petits réacteurs, lesquels ne produiront pas assez d’électricité pour cela.

      D’autre part, le choix de l’emplacement d’un SMR est insoluble. Notons d’abord qu’il est impossible de nos jours de créer une centrale nucléaire dans un nouveau site, particulièrement proche d’une agglomération : les habitants se révolteraient, à commencer d’ailleurs par les pronucléaires !

      Le risque d’une impasse énergétique pour la France

      Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les projets de nouveaux réacteurs sont tous dans des centrales déjà existantes, et c’est donc la seule option disponible. Mais quel intérêt de placer un SMR, par exemple, dans la centrale nucléaire du Blayais (Gironde), perdue dans les marais à 60 km de Bordeaux ? La puissance du SMR, 170 MW, serait dérisoire pour remplacer les actuels quatre réacteurs de 900 MW, soit 3 600 MW.
      On entend alors dire que les SMR pourraient être construits par « grappes ». Mais la rentabilité de dix SMR serait catastrophique pour une production à peu près comparable à celle d’un seul EPR. Ce serait alors moins absurde de faire un EPR, mais l’on retombe sur l’incapacité d’EDF à construire ce modèle.

      De toute façon, l’électricien national est en situation financière dramatique et est parfaitement incapable de financer un nouveau parc de réacteurs, qu’ils soient petits ou gros, modulables ou archaïques. Mais comme les alternatives au nucléaire, en particulier les énergies renouvelables, ne sont développées qu’à la marge, le plus probable est que la France se retrouve dans une totale impasse énergétique d’ici quelques années. Il ne restera alors qu’à pleurer en se remémorant les ridicules harangues pronucléaires de la plupart des candidats à l’élection présidentielle 2022…

      Stéphane Lhomme
      Directeur de l’Observatoire du nucléaire
      http://www.observatoire-du-nucleaire.org

    • Il y a vraiment encore des gens qui font leur site Web en tapant un point tout seul à la ligne entre les paragraphes, au lieu de faire de vrais paragraphes avec un style qui te ferait le graphisme ad hoc ?

    • Tribune probablement suffisante pour convaincre les convaincus mais quand même très pauvre d’un point de vue argumentatif, qui repose quasi entièrement sur le fait qu’on ne saurait plus construire de centrales (même en admettant qu’EDF ne sait plus, d’autres pourront s’y coller à la place) et qui ne questionne pas l’envolée des prix (qui n’a rien à voir avec la maintenance du parc nucléaire).

      Et j’avais jamais vu cette technique du point pour le saut de ligne, sans doute un copier-coller un peu hâtif.

  • Revue de presse du 10.10 au 16.10.21
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    [Màj : 11h]

    Ingérence à l’université : la Chine et la Turquie dans le viseur d’un rapport du Sénat

    « Doit-on nécessairement être anti-moderne pour être écologiste ? »

    « La France vient de découvrir que l’islamisme ronge la maison »

    « S’ils voient le jour, les petits réacteurs modulaires produiront une électricité ruineuse »

    « Pour Washington, l’Europe n’est plus prioritaire »

    L’Iran craint une aggravation des pannes de courant à cause des cryptomonnaies

    Les filles du coin. Vivre et grandir en milieu rural

    Métaux critiques, charbon, gaz, pétrole : nous entrons dans les récifs

    « Les violences contre les pompiers sont le symbole de l’ensauvagement de la société »

    « Tout le système, de l’école primaire à l’université, régresse depuis trop longtemps »

    Jeune, féminin et diplômé : le profil du mouvement climat

    « Le contrôle de l’immigration n’est pas qu’une demande de l’extrême-droite »

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Pour la liberté de choisir sa connexion à Internet
    https://www.laquadrature.net/2021/09/27/pour-la-liberte-de-choisir-sa-connexion-a-internet

    En Europe, nous avons récemment confirmé le droit pour toutes et tous de choisir librement la manière dont on souhaite se connecter au réseau Internet à travers la liberté de choisir son routeur. 

    Le routeur, c’est…

    #neutralité_du_Net #Réseaux_télécoms #Vie_privée_-_Données_personnelles

  • La prématuration humaine
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1054-La-prematuration-humaine

    Chapitre premier, « La prématuration », du #Livre « L’entrée dans la vie » de Georges Lapassade, 10/18 1963, pp. 23-4 (réed. Anthropos, 2005). L’homme naît inachevé. Plusieurs signes le manifestent : la non-fermeture des cloisons cardiaques, les insuffisances inscrites dans les alvéoles pulmonaires, l’immaturité post-natale du système nerveux. Ce sont là des faits d’ordre biologique ; mais ils ont été particulièrement soulignés et interprétés par les psychologues de l’enfance, et ceci dès les premiers (...) #Education_-_Paideia

    / Lapassade G., #Anthropologie, #Psycho-sociologie, Livre, #Néoténie, #Éducation, #Science

    #Lapassade_G.

  • Revue de presse du 03.10 au 09.10.21
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    [Màj : 11h]

    Un prix Nobel pour des modèles mathématiques

    Le catholicisme a-t-il encore un avenir en France ?

    « En matière de sécurité et d’économie, les autorités nigérianes semblent avoir perdu le contrôle »

    Pour la liberté de choisir sa connexion à Internet

    Un demi-million de seniors en situation de « mort sociale »

    Agression à Lyon : « Si l’on considère le Blanc comme un bourreau, la violence à son encontre devient légitime »

    Bruxelles : le parlement européen excite les frères musulmans

    Abus sexuels : Ces prêtres qui prônent la « virilité » pour redorer le blason de l’Église

    Détenus radicalisés : vers une « hausse » sensible des libérations, avertit un rapport parlementaire

    Nevergreen, de A. Pessin, recension

    Afrique du Sud : « catastrophe environnementale » après une pollution maritime provoquée par les émeutes

    Au Belarus, l’histoire comme arme contre le régime

    Bonus

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    Présentation/Archives/Abonnement

  • « Extension du domaine du totalitarisme.

    Le pass pourrait entrer dans le droit commun “ selon la députée A.Genetet

    Si vous n’aviez pas déjà compris que ça n’est pas une Q°de santé publique !

    Le pass, un enjeu pour Macron en vue de la présidentielle ? »
    https://twitter.com/GuillaumeQ1T1/status/1442842331334467588

    https://www.20minutes.fr/politique/3132055-20210926-presidentielle-2022-pass-sanitaire-enjeu-emmanuel-macron-
    « Le pass sanitaire a été mis en place dans le cadre d’une loi d’urgence, et il a démontré son efficacité. Aujourd’hui, il pourrait rentrer dans le droit commun, comme le carnet de vaccination pour les enfants ou le permis de conduire, c’est-à-dire comme un outil qu’on doit avoir sous la main, et qu’on peut sortir en cas de besoin », plaide Anne Genetet, députée d’Asie-Océanie-Europe orientale et porte-parole du groupe LREM.

    La prolongation de la mesure risque de crisper de nouveau les débats. « Au rythme où vont les choses, on sera depuis deux ans dans une période exorbitante du droit commun où les libertés ont pris quelques coups dans la figure », a mis en garde le député LR Philippe Gosselin à Franceinfo.

    A l’approche de la présidentielle, ce sujet clivant pourrait devenir un handicap pour Emmanuel Macron, alors que Marine Le Pen a justement mis la défense « des libertés » au cœur de son début de campagne. « Ceux qui assimilent le pass sanitaire à un recul des libertés représentent une minorité. Ça ne prend pas dans l’opinion. Il y a, globalement, une adhésion à la gestion gouvernementale de la crise sanitaire », balaie-t-on dans l’entourage de Jean Castex.

    La majorité espère en tout cas régler cette question avant le début de la campagne présidentielle. « Ce débat de prolongation est important, mais il ne faut pas l’avoir en pleine campagne électorale », confie Roland Lescure. D’autant que la lassitude des Français commence à poindre. Selon une enquête Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro publié jeudi, 51 % des Français restent toujours favorables à ce dispositif, mais c’est six points de moins qu’au début du mois de septembre.

    • Mais il y a pire encore. À l’instar de la technodictature chinoise, le gouvernement français semble se dire que pour pérenniser et banaliser le traçage numérique et clore le débat sur les technologies de surveillance, il faut en passer par la jeunesse. On nous reprochera, comme on l’a fait depuis des mois, ce rapprochement injurieux avec le « crédit social » chinois. Mais il faut rappeler que c’est en grande partie par le biais de la jeunesse chinoise et de son hyperdépendance aux applications intégrées directement dans les réseaux sociaux, tel que le fameux WeChat, que le système a pu voir le jour.

      Que fait d’autre le gouvernement en décidant que les mineurs âgés d’au moins douze ans et deux mois devront présenter un QR code pour accéder à certains lieux, comme les restaurants et les cinémas, mais également pour participer à certaines sorties scolaires ? Quel recul et quel esprit critique auront ces enfants habitués à utiliser banalement, quotidiennement, l’application « TousAntiCovid » (que la « novlangue » aura rebaptisée « PassLiberté » !), une fois devenus adultes ? Nous ne jetons la pierre à personne mais que les parents de ces enfants se posent la question ! Nous vivons une bascule dont nos enfants sont les acteurs inconscients.

      https://www.lefigaro.fr/vox/politique/prolongation-du-passe-sanitaire-qu-avons-nous-fait-de-l-etat-de-droit-20211

  • Totems et tabous de l’antiracisme
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1069-Totems-et-tabous-de-l-antiracisme

    Article repris le 08 juillet 2010 sur le site Vent d’Auvergne et présenté comme suit : Cet éditorial de Jean-François Revel, paru dans le Point, sous le titre : « Vrai et faux antiracisme », date de 1992. Il a été repris dans le livre : « Fin du siècle des ombres » paru chez Fayard. Dix-huit ans plus tard, il garde toute sa pertinence. Et ce, parce qu’il va au fond du problème, qui est idéologique. Ce document doit devenir une arme contre ce que Revel appelle « l’idéologie antiraciste », dont les (...) #Le_gauchisme_radical-chic

    / Revel J.-F., #Politique

    #Revel_J.-F.
    http://ventdauvergne.canalblog.com/archives/2010/07/08/18533342.html

  • Contre le totalitarisme numérique et son monde Machine
    https://ricochets.cc/Contre-le-totalitarisme-numerique-et-son-monde-Machine.html

    Alors que le numérique est partout présenté comme le saint graal pour une économie soit-disant dématérialisée et sans les nuisances, le moyen miracle de décarboner le capitalisme et de le rendre "éco-bio-durable", le vecteur fun de la démocratie moderne, certains auteurs, affranchis du dogme de la « neutralité des techniques » et de leur suspension dans les airs, ont des avis très différents : Contre le totalitarisme numérique (avec François Jarrige, Matthieu Amiech, Célia Izoard) Contre le totalitarisme (...) #Les_Articles

    / #Technologie, #La_civilisation,_la_civilisation_industrielle, #Le_monde_de_L'Economie

    https://floraisons.blog/contre-le-totalitarisme-numerique
    https://reporterre.net/Mais-pourquoi-s-obstiner-a-numeriser-l-ecole

  • Revue de presse du 26.09 au 02.10.21
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    [Màj : 9h30]

    « L’interdiction de mettre des mots sur des faits graves nourrit la dépression du pays »

    Prolongation du passe sanitaire : « Qu’avons-nous fait de l’État de droit ? »

    Le système Orbán, un modèle pour Éric Zemmour ?

    L’alliance trouble de l’agro-industrie et de la grande finance est tout sauf « verte »

    « Collabeur », « bougnoule », « arabe de service » : le racisme intracommunautaire décomplexé.

    Chili : vote d’une loi protégeant les « neurodroits » ou droits du cerveau

    Écriture inclusive : la Fédération Wallonie-Bruxelles prépare un décret

    Changement de sexe chez les enfants : « Nous ne pouvons plus nous taire face à une grave dérive »

    Art contemporain. Les monuments de dérision

    Pourquoi numériser l’école ?

    « Créolisation » ou « grand remplacement » ?

    Des fumées préindustrielles conservées dans la glace

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Nous aider
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?626-nous-aider

    L’autonomie des uns commençant là où commence celle des autres, ce sont vos libres initiatives qui nous intéressent en premier lieu.

    Mais nous ne refusons pas les coups de mains, réguliers ou occasionnels, au-delà des discussions autour des idées que nous avançons.

    Cette page est consacrée à nos besoins concrets, que vous pouvez aider, qui que vous soyez, en fonction de l’énergie et du temps que vous voulez y consacrer, et des moyens dont vous disposez.

    Dans tous les cas, nous écrire

    (MàJ : septembre 2021) (...)

  • Sandrine Rousseau, pas vraiment prophète en son pays ! Mediacités - Hugo Palacin
    https://www.mediacites.fr/decryptage/lille/2021/09/27/sandrine-rousseau-pas-vraiment-prophete-en-son-pays

    Elle est, à n’en pas douter, l’une des personnalités politiques qui a le plus fait parler d’elle ces dernières semaines. Porte-étendard de l’« éco-féminisme » pour les uns, dangereuse représentante du « wokisme » https://www.marianne.net/agora/entretiens-et-debats/sandrine-rousseau-premiere-candidate-a-woke-a-lelection-presidentielle et de la « cancel culture » pour les autres, l’écologiste Sandrine Rousseau, installée à Lille depuis la fin des années 90, ne laisse personne indifférent. Capitalisant sur une radicalité assumée, elle a rallié à sa cause 25,14% des 122 670 participants au premier tour de la primaire écologiste, ce qui lui vaut d’affronter l’eurodéputé Yannick Jadot dans l’ultime round pour décrocher l’investiture verte à l’élection présidentielle de 2022.


    Depuis quelques jours, l’ancienne secrétaire nationale adjointe d’Europe Écologie Les Verts multiplie les séquences polémiques. Des « bad buzz » alimentés par des camarades écologistes nordistes, mais aussi des collègues au sein de l’Université de Lille, dont elle est vice-présidente déléguée à la vie universitaire depuis 2008. Mediacités vous donne les principales clés de ce désamour local.

    1/ Des échecs électoraux qui pèsent lourd
    S’il existe bien une dynamique favorable à Sandrine Rousseau au niveau national, on a du mal à en trouver trace dans son fief nordiste. L’ancienne numéro deux d’EELV a multiplié les investitures vertes : aux législatives de 2012 dans la vingt-et-unième circonscription du Nord, en tant que tête de liste aux municipales de 2014 à Villeneuve d’Ascq ou encore aux législatives de 2017 dans la neuvième circonscription nordiste. Mais cela s’est soldé à chaque fois par un échec cuisant. Or ces défaites semblent avoir défavorablement marqué les élus et militants écologistes de la métropole lilloise.

    La plus retentissante remonte à 2015, lorsque Sandrine Rousseau mène la liste EELV pour faire entrer les écologistes dans l’assemblée de la nouvelle région Hauts-de-France. Collectivement, les Verts décident de ne pas se rallier aux socialistes dès le premier tour. Mal leur en prend : avec seulement 4,84% des suffrages recueillis, les frais de campagne ne peuvent être remboursés par l’État. Alors que le parti lance une souscription pour recueillir 200 000 euros et renflouer les caisses de l’antenne régionale, Sandrine Rousseau, elle, se fait très discrète. « Après la défaite, les militants et les colistiers ont éprouvé une certaine amertume à son égard suite à sa fuite rapide, confie une élue écologiste. C’est probablement la cause du manque d’engouement autour de sa candidature dans nos rangs locaux aujourd’hui. »

    « Que ce soit aux régionales ou aux municipales à Villeneuve d’Ascq, elle a fait couler les Verts. Et ce sera pareil si elle est désignée candidate à la présidentielle », tance une ancienne proche collaboratrice. « Quasiment tous les anciens conseillers régionaux et tous les gens qui ont travaillé avec Sandrine Rousseau soutiennent un autre candidat qu’elle », fait même remarquer le co-président du groupe d’opposition municipal Lille Verte et conseiller métropolitain Stéphane Baly, partisan de Yannick Jadot à la primaire.

    https://twitter.com/StefBaly/status/1439926499759505415?s=20

    2/ Un positionnement très contesté
    La radicalité de la prétendante à la fonction suprême est également source de malaise parmi ses anciens camarades. « J’ai des interrogations sur le programme qu’elle pourrait porter si elle est désignée car j’ai l’impression qu’elle se détache de l’écologie, poursuit Stéphane Baly. Je n’ai pas adhéré au NPA [Nouveau parti anticapitaliste, un parti d’extrême gauche créé en 2009, ndlr] ! »

    À en croire Pauline Ségard, présidente du groupe écologiste à la MEL, la virulence de Sandrine Rousseau ne date pas d’hier : « En 2014, aux élections municipales à Villeneuve d’Ascq, elle a adopté une posture très en opposition à Gérard Caudron [maire divers gauche sortant, ndlr] avec des attaques verbales notamment. C’est quelque chose qui ne plaît pas forcément, même en interne - nous aspirons à davantage de paix. »

    Le positionnement radical de la candidate constitue même « une erreur » pour Jérémie Crépel, élu écologiste lillois et soutien de Yannick Jadot : « Ce rôle est déjà occupé par La France insoumise et elle n’est pas apte à convaincre les Français indécis de voter pour notre programme. On ne peut pas braquer une partie de la société contre une autre comme le fait Sandrine. »

    3/ Une « radicalité de façade » à l’université
    Sandrine Rousseau ne suscite pas seulement la controverse dans le milieu écologiste lillois. Elle est également très critiquée par ses collègues de l’Université de Lille. Chercheuse en sciences économiques, l’ex-numéro 2 d’EELV est devenue vice-présidente de l’université lilloise en 2008, juste avant que n’émerge le mouvement de contestation de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU). S’exprimant à ce sujet lors de l’émission « À l’air libre » de Mediapart, le 23 septembre, elle revendique avoir « fait quatre mois de grève sur la LRU » et s’être « opposée à toutes les réformes de libéralisation de l’université. » Une affirmation qui a aussitôt suscité une vague de protestations sur les réseaux sociaux.

    https://twitter.com/Mediapart/status/1441080060639916033?s=20

    Fabien Desage, maître de conférences en science politique à l’Université de Lille, se montre particulièrement critique. « Quatre mois de grève ? Mon œil ! J’étais très engagé dans cette contestation et ni moi, ni mes collègues n’avons le souvenir d’avoir vu Sandrine Rousseau à nos côtés à cette époque. » Aucun souvenir non plus d’une prise de position publique dans d’autres dossiers très polémiques : fusion des universités lilloises, Parcoursup, loi de programmation de la recherche (LPR) ou lancement de l’EPE, établissement public expérimental… « Entre collègues, on est excédés et hyper énervés par l’imposture de son discours, poursuit Fabien Desage. Tout ce qu’elle a fait depuis quinze ans, c’est des compromis. Elle est solitaire, et n’a jamais soutenu les mouvements progressistes au sein de l’université. »

    https://twitter.com/SimonGrivet/status/1441521005369954304?s=20

    « Durant son mandat, elle est loin d’être celle qui a pris les positions les plus radicales ; ce n’est qu’une radicalité de façade, renchérit un de ses collègues à la vice-présidence de l’université. L’université ne lui sert que de marchepied. Elle a passé le mandat à essayer de faire autre chose, se portant candidate à la présidence de Sciences Po Lille puis à l’Institut régional d’administration. Depuis plusieurs semaines, elle fait une interview par jour à Paris alors qu’il y a des rentrées importantes à l’université. Tout le monde voit qu’elle n’est pas à Lille, mais personne ne se demande si elle travaille... »

    4/ Des soutiens locaux qui se comptent sur deux mains
    La tenue de cette primaire -la seule- a été exemplaire.
    Heureux de ce 2nd tour entre 2 candidat•e•s de gauche qui portent l’écologie en actes depuis longtemps.
    Je soutiendrai avec conviction celle où celui qui arrivera en tête.
    Je soutiens @sandrousseau . pic.twitter.com/NJAL5BAJFD
    -- Simon Jamelin (@JamelinSimon) September 21, 2021
    Au niveau de la métropole lilloise, on dénombre tout de même quelques élus écologistes ayant publiquement affiché leur soutien à celle qui fut, de 2010 à 2015, vice-présidente de la région Nord-Pas-de-Calais, déléguée à l’Enseignement supérieur et à la Recherche. Les nouveaux élus départementaux du Nord, Simon Jamelin et Anne Mikolajczak, en font partie, tout comme les conseillers municipaux lillois Maroin Al Dandachi, Stéphanie Bocquet, Joe Dabit et Mélissa Camara. Cette dernière a d’ailleurs été désignée par Sandrine Rousseau pour être l’une des porte-paroles de sa campagne à la primaire écologiste. Joffrey Leroy, jeune conseiller communal écologiste à Lomme, est lui aussi un de ses fidèles soutiens.

    En dehors de ces sept fidèles, difficile de trouver des soutiens publics chez les écologistes nordistes ayant un mandat d’élu local.

    #sandrine_rousseau #EELV #virulence #violence #université #Lille #loi_lru #posture

  • Revue de presse du 19.09 au 25.09.21
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    [Màj : 11h]

    Des hussards noirs de la République à la Chronique des Bridgerton

    Bienvenue dans le « vieux » monde des monstres froids

    « On nie l’existence d’un mode de vie majoritaire »

    « La première nation qui bâtira un plan cohérent pour sortir du pétrole aura gagné »

    Sandrine Rousseau, première candidate woke à l’élection présidentielle ?

    Comment les rivalités au sein des Taliban pourraient mener à une nouvelle guerre en Afghanistan

    La stratégie d’influence chinoise  : un réseau tentaculaire qui veut désormais s’imposer au reste du monde

    Immigration et démographie urbaine : ce que nous apprennent les cartes de France Stratégie

    Au Mali, Florence Parly demande aux autorités de ne pas faire affaire avec les mercenaires de Wagner

    RIP néo-libéralisme : le capitalisme anglo-saxon a totalement changé de modèle intellectuel

    Les inutiles

    Une critique de la raison décroissantiste

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • On parle de nous...
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?807-on-parle-de-nous

    En vrac, quelques liens vers les pages de sites qui nous ont mis en lien sans intervention de notre part, classés par période au fil de leur récolte, c’est à dire des connexions avérées.

    Il peut s’agir d’un lien permanent mis sur un site, d’une référence hypertexte dans un document, dans un forum, un commentaire,... Par contre les nombreux relais sur Face-bouc, Touitteur & Cie ne nous sont pas ou peu accessibles donc ne peuvent guère repris ici. Idem concernant les forums privés ou les pages uniquement lisibles par mot de passe et, bien sûr, les accès par moteurs de recherche — sans parler de ceux qui citent sans hyperlien.
    Certains liens sont peut-être désactivés, et il y a sans doute quelques redites de notre part.

    (Mise à jour : 2 Vendémiaire, an 230) (...)

  • Revue de presse du 12.09 au 18.09.21
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    [Màj : 10h]

    Uchronie : l’Histoire qui n’advint pas

    Les violences volontaires augmentent-elles dans les campagnes, comme l’affirme Darmanin ?

    Sous le masque du Covid, la numérisation intégrale de la société

    Paris : « Toxicomanes et dealers vont se fixer autour des nouvelles salles de shoot »

    « Ne touche pas à mes vêtements » : des Afghanes conspuent le code vestimentaire rigoriste des Taliban

    La fracture gauche-droite tend à se réduire dans la société française

    « La LDNA met en pratique une violence qui reste théorique chez les militants décoloniaux »

    Libye, géopolitique d’un chaos

    « L’universalisme consiste à encourager l’aspiration au bien commun »

    Littérature sous influence ou sans influence ?

    Le Parti Communiste héberge le sexisme islamiste d’Alliance Citoyenne

    Que raconte la mise en examen d’Agnès Buzyn par la CJR ?

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • #Canada Des écoles détruisent 5000 livres jugés néfastes aux Autochtones, dont Tintin et Astérix
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1817537/livres-autochtones-bibliotheques-ecoles-tintin-asterix-ontario-cana

    Ils ont été jetés, certains brûlés et enterrés, par un conseil scolaire de l’Ontario qui les accuse de propager des stéréotypes. Les auteurs sont consternés.

    Une grande épuration littéraire a eu lieu dans les bibliothèques du Conseil scolaire catholique Providence, qui regroupe 30 écoles francophones dans tout le Sud-Ouest de l’Ontario. Près de 5000 livres jeunesse parlant des Autochtones ont été détruits dans un but de réconciliation avec les Premières Nations, a appris Radio-Canada.

    Une cérémonie de “purification par la flamme” s’est tenue en 2019 afin de brûler une trentaine de livres bannis, “dans un but éducatif”. Les cendres ont servi “comme engrais” pour planter un arbre et ainsi “tourner du négatif en positif”.
    Une vidéo destinée aux élèves explique la démarche : “Nous enterrons les cendres de racisme, de discrimination et de stéréotypes dans l’espoir que nous grandirons dans un pays inclusif où tous pourront vivre en prospérité et en sécurité”.
    . . . . .
    Le retrait des livres en chiffres
    155 œuvres différentes ont été retirées, 152 ont été autorisées à rester en place et 193 sont en évaluation actuellement. Au total 4716 livres ont été retirés des bibliothèques du conseil scolaire, dans 30 écoles, soit une moyenne de 157 livres par école.
    . . . . . .
    Le Conseil scolaire catholique Providence accueille près de 10 000 élèves, au sein de 23 écoles primaires et 7 écoles secondaires francophones, réparties majoritairement dans les régions de Windsor, London et Sarnia.

    Un document de 165 pages, que nous avons obtenu, détaille l’ensemble des titres éliminés, ainsi que les raisons invoquées. On y retrouve des bandes dessinées, des romans et des encyclopédies.

    Un comité formé de membres du conseil scolaire et d’accompagnateurs autochtones a analysé des centaines de livres jeunesse au sujet des Premières Nations. Quant au ministère de l’Éducation de l’Ontario, il a participé au projet de cérémonie, mais pas à la sélection des livres.
    . . . . . .
    L’auteure de la vidéo destinée aux élèves est Suzy Kies, présentée comme une “gardienne du savoir” autochtone. Elle fait partie de ceux qui ont accompagné le conseil scolaire dans sa démarche, à partir de 2019 dans son cas.

    Elle dénonce les personnages autochtones présentés dans les livres pour enfants comme “pas fiables, paresseux, ivrognes, stupides…”. “Quand on perpétue ce genre d’image dans la tête des jeunes, c’est difficile de s’en débarrasser.”

    Les gens paniquent avec le fait de brûler des livres, mais on parle de millions de livres qui ont des images négatives des personnes autochtones, qui perpétuent des stéréotypes, qui sont vraiment dommageables et dangereux.

    Une citation de :Suzy Kies, « gardienne du savoir » autochtone qui a accompagné le conseil scolaire
    Selon elle, le simple titre du livre Les Cowboys et les Indiens, publié en 2011, a justifié son retrait des bibliothèques. “C’est vraiment atroce”, dit-elle.
    . . . . .
    Qui est Suzy Kies ?
    Suzy Kies se présente comme une “chercheuse indépendante”. Elle offre des formations aux écoles à travers l’Ontario. Le Conseil scolaire Providence note qu’“elle possède des connaissances approfondies sur plusieurs différentes nations autochtones”.

    Elle est aussi coprésidente de la Commission des peuples autochtones du Parti libéral du Canada depuis 2016. Le site du parti de Justin Trudeau la présente comme “une Autochtone urbaine de descendance abénakise et montagnaise”.

    Selon le Conseil scolaire Providence, ce “comité autochtone [est] consulté par le premier ministre du Canada” Justin Trudeau.

    Suzy Kies affirme travailler avec d’autres conseils scolaires ontariens qui veulent s’inspirer du projet.

    Tintin en Amérique, un livre raciste ?
    Le Conseil scolaire reproche à la bande dessinée Tintin en Amérique un “langage non acceptable”, des “informations erronées”, une “présentation négative des peuples autochtones” et une “représentation fautive des Autochtones dans les dessins”.

    Dans la BD d’Hergé, parue en 1932, une des plus vendues de l’auteur dans le monde, on retrouve notamment l’appellation “Peau-Rouge”. Le Temple du Soleil a aussi été retiré des rayons.


    . . . . .
    Le livre Les Esquimaux, publié en 1981, a été retiré parce qu’il utilise un terme aujourd’hui péjoratif pour qualifier les Inuit. L’utilisation du mot “Indien” a aussi été un motif de retrait de nombreux livres. Un livre est même en évaluation parce qu’on y utilise le mot « Amérindien ».

    Trois albums de Lucky Luke ont été retirés. Un des reproches souvent faits par le comité est le “débalancement de pouvoir” avec les Blancs et “les Autochtones perçus comme les méchants”.

    La Conquête de l’Ouest : Les Amérindiens, les pionniers et les colons a été retiré à cause du mot “conquête” dans le titre. “On veut [r]abaisser une population”, écrit le comité d’évaluation pour justifier le retrait.

    Le Conseil scolaire reproche au livre Vivre comme les Indiens d’Amérique de ne pas identifier les différentes cultures autochtones, mais de les présenter “comme un tout”.

    Des livres qui présentaient des bricolages qualifiés d’“appropriation culturelle” ont aussi été retirés. Un livre a été considéré comme un “manque de respect envers la culture”, car on y proposait une activité baptisée “mange, écris, habille-toi comme les Amérindiens”.


    . . . . .
    Aucun auteur n’a été informé du retrait de son livre.

    “C’est incroyable. De quel droit font-ils une chose pareille ? C’est complètement ridicule”, dénonce Sylvie Brien, dont le roman jeunesse L’affaire du collège indien a été retiré. Le conseil scolaire ne spécifie pas la raison de ce retrait.

    Il s’agit d’une histoire qui se déroule en 1920 avec des personnages et des lieux fictifs. Dans l’histoire, une adolescente défend un Autochtone accusé à tort d’avoir causé un incendie.

    L’auteure rejette tout préjugé : “Au contraire, j’ai dénoncé des choses qu’on ne disait pas”. Elle affirme être une des premières parmi les auteurs jeunesse à avoir abordé “les horreurs des pensionnats” en se basant sur des documents d’époque.
    . . . . .
    “Est-ce qu’on retourne à l’Index ?”, demande Jean-Claude Larocque, en référence à la liste des livres interdits dans les écoles catholiques jusqu’aux années 1960.

    Suzy Kies juge que “ce sont des histoires écrites par les Européens, d’une perspective euro-centriste et non pas des Autochtones”. Elle affirme que les « gardiens du savoir », comme elle, qui mémorisent la connaissance transmise oralement, sont plus fiables que les archives écrites.
    . .
    Le comité de révision reproche aussi à la biographie d’Étienne Brûlé une “représentation fautive dans les dessins”. Leur livre ne contient qu’une seule illustration, sur la page couverture où des Autochtones sont torse nu.

    Le torse nu des Autochtones ne passe pas


    . . . . .
    Suzi Kies déplore la sexualisation de l’Autochtone qui tombe en amour avec Obélix dans Astérix et les Indiens. La jeune femme est représentée avec un décolleté plongeant et une mini-jupe.

    “Irais-tu courir dans les bois avec une mini-jupe ? Mais les gens le croient pareil”, regrette-t-elle. “On a développé ce qu’on appelle la sauvagesse sexuelle, une image des femmes autochtones comme étant des femmes faciles.”


    . . . . .
    Des auteurs autochtones sont aussi passés à la trappe
    Même des auteurs autochtones ont été envoyés au recyclage, à cause de l’usage de mots jugés inappropriés.

    Le roman jeunesse Hiver indien, de Michel Noël, a été écarté pour “propos raciste”, “langage plus acceptable”, “information fausse”, “pouvoir des Blancs sur les Autochtones”, et “incapacité des Autochtones de fonctionner sans les Blancs”.

    Ce portrait peu flatteur étonne le vice-président de la maison d’édition Hurtubise, Arnaud Foulon. Il rappelle que l’auteur, décédé en avril, était d’ascendance algonquine. Ethnologue, Michel Noël a travaillé au gouvernement du Québec pour la défense et la mise en valeur de la culture autochtone, notamment dans les écoles.
    . . . .

    #index #école #catholiques #écoles_catholiques #autodafé #bucher #purification #fanatisme #violence #épuration des #bibliothéques pour #enfants #asterix #tintin #stéréotypes #suzy_kies #Lucky_Luke #Ontario

    • L’autodafé de livres jugés racistes envers les Autochtones s’invite dans la campagne électorale
      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1817537/livres-autochtones-bibliotheques-ecoles-tintin-asterix-ontario-cana

      Réactions politiques
      Aucun chef fédéral n’a approuvé la destruction de livres par le feu mardi. Ils n’ont pas non plus reproché au Parti libéral du Canada d’avoir dans ses rangs la « gardienne du savoir » impliquée dans l’affaire. Tous ont toutefois souligné l’importance de la réconciliation avec les peuples autochtones. « C’est possible d’enlever les livres et les bandes dessinées, sans les brûler, mais on doit avoir une approche de respect sur les questions sur la réconciliation et notre histoire », a indiqué le chef conservateur, Erin O’Toole. Il a plus tard publié sur Twitter une condamnation de ce « brûlage de livres ».

      « Je pense qu’on doit changer notre approche dans l’enseignement de nos enfants », a ajouté pour sa part le chef du NPD, Jagmeet Singh.

      Le chef libéral, Justin Trudeau, a indiqué qu’au « niveau personnel, [il n’est] jamais d’accord à ce qu’on brûle les livres ». Il a toutefois maintenu que ce n’est pas aux non-Autochtones comme lui de décréter « comment on doit agir pour avancer vers la réconciliation ».

      Or, des Autochtones et des spécialistes ont critiqué ce geste fortement symbolique. L’ethnologue huronne-wendate Isabelle Picard, conseillère aux affaires autochtones pour Radio-Canada, qui a publié le reportage, s’est notamment exprimée sur Facebook : « Tous mes amis autochtones qui relaient cet article semblent contre cette pratique mise en place de surcroît par une #non-Autochtone qui parle en notre nom, encore. »

      « Brûler des livres, c’est réécrire l’histoire. Et le faire devant des enfants dans un but éducatif, c’est une aberration totale », estime pour sa part Jean-Philippe Uzel, spécialiste de l’art autochtone à l’UQAM. « On oublie toujours qu’on veut une démarche de vérité et réconciliation. La vérité, ça passe par la resituation du passé dans ce qu’il a de plus dur. Si on efface le passé, il n’y a pas de réconciliation possible. »

      « On va à la bibliothèque pour se renseigner et ne pas oublier », rappelle la présidente de l’Association pour la promotion des services documentaires scolaires, Ariane Régnier. « Selon nous, ça n’a aucun sens de retirer des sujets controversés. Un sujet controversé peut être un choix pédagogique, un contre-exemple. »

      Le premier ministre du Québec, François Legault, a réagi à la nouvelle en marge d’une conférence de presse en début d’après-midi. « Pour moi, brûler des livres, c’est un acte atroce. […] C’est inacceptable, c’est insupportable », a-t-il laissé tomber.

      Les bibliothèques scolaires, ici, pensent-elles leur décolonisation ? Aucune politique en ce sens n’est actuellement en vigueur, a répondu le ministère de l’Éducation lorsque questionné par Le Devoir. Sur le terrain, des tendances se dessinent toutefois. « Les écoles ont une volonté d’augmenter la diversité des voix, indique Mme Régnier. On voit une augmentation des demandes des enseignants dans les deux dernières années [sur les thématiques autochtones, du racisme et des communautés LGBTQ+]. » Par ailleurs, malgré son intention « de poser un geste d’ouverture et de réconciliation », l’administration scolaire ontarienne admet désormais regretter sincèrement « l’impact négatif » de l’initiative médiatisée par Radio-Canada.

    • Je récapitule :
      – C’est une blanche, non autochtone qui a orchestré cet autodafé !
      – L’impact négatif, c’est la faute à Radio Canada d’après l’administration scolaire ontarienne.

    • Livres détruits : la « gardienne du savoir » n’est pas Autochtone
      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1822333/livres-suzy-kies-gardienne-savoir-parti-liberal-autochtones

      On ne trouve aucun ancêtre autochtone sur sept générations à la coprésidente de la Commission autochtone du Parti libéral du Canada.


      Suzy Kies est coprésidente de la Commission autochtone du Parti libéral du Canada. Photo : crestwood.on.ca

      La « gardienne du savoir » autochtone gardait aussi certains secrets. Suzy Kies, coprésidente de la Commission autochtone du Parti libéral du Canada, n’a pas de statut d’Indien en vertu de la Loi, elle ne figure pas dans les registres des conseils de bande abénakis et on ne lui trouve aucun ancêtre autochtone jusqu’à au moins l’année 1780.

      Celle qui a accompagné le Conseil scolaire catholique Providence dans la destruction controversée de 5000 livres jugés néfastes aux Autochtones dénonçait pourtant les Blancs qui s’approprient l’histoire des Premières Nations.

      En entrevue avec Radio-Canada, Suzy Kies nous a dit avoir un parent européen et un parent autochtone.

      Selon les registres d’état civil, son père est effectivement né au Luxembourg, mais sa mère est classée d’“origine raciale française”.

      “La famille de ma mère est de plusieurs communautés”, affirme-t-elle. “Du côté de mon grand-père, c’est les Malécites, de St. Mary’s, au Nouveau-Brunswick, il y a aussi les Laporte qui sont Innus. Et ma grand-mère, elle, était Abénakis, d’Odanak.”

      “Elle n’est pas sur notre liste de bande”, indique Jacques Thériault-Watso, élu au Conseil des Abénakis d’Odanak, après avoir fait des vérifications auprès de la registraire.

      Même si elle avait un seul grand-parent abénakis, Suzy Kies aurait dû apparaître sur cette liste, explique-t-il.

      Suzy Kies n’apparaît pas non plus sur la liste de l’autre bande abénakis, de Wôlinak.

      Un ancêtre autochtone au 17e siècle, comme beaucoup de Canadiens français
      “La Madame, elle en beurre épais. Elle n’a aucun ancêtre autochtone sur au moins sept générations”, lance Dominique Ritchot, coordonnatrice de la Société généalogique canadienne-française, qui a collaboré avec Radio-Canada à titre de chercheuse indépendante.

      Elle a fouillé dans les actes d’état civil de baptêmes, mariages et sépultures, ainsi que les recensements. Résultat : aucun ancêtre autochtone avant au moins 1780. Toutes les branches ont été analysées jusqu’à la période contemporaine. “S’ils étaient Autochtones, ça serait écrit.”

      La seule ascendance autochtone qu’elle lui a trouvée est Marie Manitouébéouich, une Algonquine qui a intégré la nation huronne au 17e siècle. “Cette ancêtre se retrouve dans l’arbre généalogique de milliers de Canadiens français”, précise Dominique Ritchot.

      “C’est un chaos absolu. Je ne connais personne de la communauté d’Odanak qui se souvienne de son clan familial”, dit Éric Pouliot-Thisdale, recherchiste pour le département de démographie de l’Université de Montréal, lui-même Autochtone, spécialiste de la démographie autochtone.

      Éric Pouliot-Thisdale rappelle qu’il faut une différence maximale de trois générations avec un Autochtone pour avoir droit au statut reconnu légalement.


      _ C’est une autre personne qui a joué sur le fait qu’il y a peu d’Autochtones dans le milieu politique et institutionnel et le Parti libéral n’a pas fait ses devoirs, en la croyant sur parole.
      Une citation de :Jacques Thériault-Watso, élu au Conseil des Abénakis d’Odanak

      Suzy Kies n’a pas répondu à nos courriels et appels mardi. Le Parti libéral du Canada (PLC) a indiqué dans la soirée que “Mme Kies s’identifie elle-même comme Autochtone non inscrite”. Il n’a toutefois pas été possible d’obtenir plus de commentaires ni de savoir si cette situation convient au parti.

      La femme de 61 ans occupe le rôle de coprésidente de la Commission autochtone du PLC depuis 2017. Le site web du parti la présente comme “une Autochtone urbaine de descendance abénaquise et montagnaise [ancien terme désuet pour innu]”.

      Selon le PLC, la Commission “représente et fait valoir les intérêts des membres autochtones du Parti libéral, et encourage la participation active et à part entière des Autochtones à tous les niveaux de la structure du parti”.

      Justin Trudeau ne veut pas que les non-Autochtones décident pour les Autochtones
      Dans le cadre du retrait des livres des écoles du conseil scolaire, Suzy Kies a défendu l’idée de brûler tous les ouvrages, en 2019, lors de cérémonies à faire dans chaque école. La pandémie a finalement réduit le projet à une seule cérémonie où 30 livres ont été brûlés.

      Invité à réagir, mardi, au tollé provoqué par l’initiative, le chef libéral Justin Trudeau a critiqué le choix de brûler des livres, mais il a tenu à ajouter : “Ce n’est pas à moi, ce n’est pas aux non-Autochtones de dire aux Autochtones comment ils devraient se sentir ou devraient agir pour avancer la réconciliation.”

      #suzy_kies #justin_trudeau #libéraux

    • La « gardienne du savoir autochtone » Suzy Kies démissionne
      https://www.ledevoir.com/societe/630807/la-gardienne-du-savoir-autochtone-suzy-kies-demissionne

      La « gardienne du savoir autochtone » Suzy Kies quitte le siège de coprésidente de la Commission des peuples autochtones du Parti libéral du Canada. Celle qui a aidé le Conseil scolaire catholique Providence à détruire 5000 livres jugés néfastes pour les Premières Nations veut tout de même « poursuivre [son] travail pour faire avancer la réconciliation ».

      Dans un courriel transmis au Devoir, Suzy Kies confirme son retrait de la Commission chargée de représenter les intérêts des membres autochtones du Parti libéral du Canada. « Je refuse toutefois que l’on se serve de mon histoire pour nuire à Justin Trudeau et notre parti », affirme-t-elle. « C’est la raison pour laquelle je démissionne de mon poste […]. » . . . . . .

  • Wokes diversitaires : exécuteurs testamentaires des liquidateurs marxistes-léninistes du mouvement ouvrier
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1075-Wokes-diversitaires-executeurs-testamentaires

    Texte extrait du bulletin de G. Fargette,« Le Crépuscule du XXe siècle », n°40, juillet 2021. Les grandes vagues de la critique sociale Quand on considère l’histoire de la critique sociale depuis la révolution française, il apparaît très vite que cette critique a connu des atmosphères très différentes dans le temps. Les thématiques fertiles qui sont sources de développements effectifs, parce qu’elle s’ancrent dans des comportements eux-mêmes communicatifs, ont connu plusieurs périodes nettement (...) Fargette G.

    / Fargette G., #Politique, #Histoire, #Anarchisme, #Gauchisme, #Insurrectionnalisme, #Paléo-marxismes, #Islamogauchisme, #Article, #Post-modernisme, #Démocratie_directe, #Totalitarisme, (...)

    #Fargette_G. #Pseudo-subversion

  • Le progrès, mythe dévastateur qui enferme dans la fuite en avant accéléré
    https://ricochets.cc/Le-progres-mythe-devastateur-qui-enferme-dans-la-fuite-en-avant-accelere.h

    Le progrès est une mythologie partout agitée pour justifier les sacrifices passés et à venir, pour sacraliser et naturaliser le système techno-industriel, ses innovations et ses institutions politiques anti-démocratiques. Pour noyer le poisson et éviter des remises en cause, on mélange ainsi allègrement l’idée de vraies améliorations sociales avec la progression techno-industrielle, et on évite de voir les conquénces du « progrès » dans le temps ou des régions lointaines. Les éventuels possibles progrès (...) #Les_Articles

    / #La_civilisation,_la_civilisation_industrielle, #Technologie

    https://reporterre.net/L-avenir-du-low-tech-entrave-par-le-dogme-de-la-croissance

  • Revue de presse 05.09 au 11.09.21
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    [Màj : 8h30]

    L’État islamique déclare la guerre à... la théorie du complot [archive]

    Martinique : des soignants venus en renfort insultés par des antivax à l’aéroport

    Les ports, des terrains de jeux pour les biologistes de l’évolution

    Les mollahs iraniens toujours plus proches de l’arme nucléaire

    « Le pire ennemi de l’Occident, c’est l’Occident lui-même »

    Le dernier juif d’Afghanistan est parti

    « L’écriture inclusive détruit la langue française en tant que telle »

    L’association pro-migrants Utopia 56 dans le radar des services de renseignement

    La biologie de synthèse peut-elle servir la biodiversité ?

    Des écoles détruisent 5000 livres jugés néfastes aux Autochtones, dont Tintin et Astérix

    « La culture “woke” me fait penser à l’essor de l’islamisme dans le monde arabe »

    Arrêt du nucléaire : 8èmes Journées d’études

    Bonus

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    Présentation/Archives/Abonnement

  • [ PARUTION D’UNE NOUVELLE PUBLICATION ] Observations sur les technologies agricoles, notre premier rapport d’observatoire
    https://www.latelierpaysan.org/PARUTION-D-UNE-NOUVELLE-PUBLICATION-Observations-sur-les-technologie

    Dans le prolongement de sa stratégie de transformation sociale, l’Atelier Paysan publie un deuxième livre, enrichissant et complétant les réflexions politiques développées dans l’essai " Reprendre la terre aux machines " (Le Seuil, mai 2021). Voici le premier rapport d’ « Observations sur les technologies agricoles », préparé depuis un an avec un groupe de sociétaires, rassemblées au sein d’un Observatoire, nouvelle instance de notre coopérative Si nous avons adopté la forme du rapport, il ne s’agit (...) Actualités