LieuxCommuns

Site indépendant et ordinaire pour une auto-transformation radicale de la société

  • Rap & islam (3/3)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1032-Rap-islam-3-3

    (.../...)

    Médine le lunatique

    Médine rappe depuis 2004. Descendant d’algériens, il est barbu par conviction, “je porte la barbe de la même manière que les noirs américains portent la coupe afro c’est simplement pour revendiquer une appartenance à une identité à une communauté.” [1] “Tariq Ramadan m’a permis de ne pas sombrer dans le radicalisme. On ne cesse, en France, de le diaboliser, mais il faut bien entendre que sans lui, et d’autres, on serait sur une vraie poudrière dans tous les quartiers. Ils seraient, à l’heure qu’il est, en proie à l’islam le plus radical et le plus rigoriste [2].” Merci Tariq ! (...)

    #Rap, #Art, #Politique, #Extrêmes-droites, #Islam, #Islamogauchisme, #Multiculturalisme, #Religion, #Banlieue, #Immigration, #Pseudo-subversion

  • Revue de presse du 13.09 au 19.09.20
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    Les portables pourraient jouer un rôle dans la mortalité des insectes

    Islamoscope.tv

    Le terrifiant retour de T. R. Malthus

    Une « écriture excluante » qui « s’impose par la propagande » : 32 linguistes listent les défauts de l’écriture inclusive

    Insécurité : les chiffres ne disent pas tout

    Les écoles libres, miroir de la société française

    Quand le marché des idées remplace les ateliers de la pensée

    Une « emprise » : la radicalité est devenue un trait majeur de l’université

    Cancers : l’incroyable aveuglement sur une hausse vertigineuse

    « Le sentiment de culpabilité a fait des dégâts énormes à gauche »

    « L’humour n’est pas une discipline mais un ingrédient »

    Bras de fer en Méditerranée orientale entre Athènes et Ankara

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Rap & islam (2/3)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1031-Rap-islam-2-3

    Voir la première partie

    (.../...)

    Conversions en pagaille

    Fabe

    Commençons pas la conversion la plus étonnante (et la plus discrète), celle de Fabe, la référence en « rap conscient » (politisé) des années 90. Il fut un précurseur dans les textes profonds et engagés socialement à travers trois albums solos et de multiples collaborations. Il quitta le rap brusquement en 1998 pour ne réapparaître que dans une interview sur sa conversion à l’islam sept ans plus tard : ’Malek Shabaz [autre nom de Malcolm X] a définitivement entériné mon a priori positif envers l’islam car c’était un grand homme, très au fait du sens dans lequel tournait le monde (et à l’avantage de qui…) en quête de justice et intègre au point de tout remettre en question – y compris son statut dans une secte où il avait la position de leader – s’il s’apercevait qu’il y avait un décalage entre la théorie et la pratique. [...] C’est lorsque Malcolm X s’est converti et a adhéré au vrai message de l’islam, un message universel de justice où les hommes ne sont pas jugés en fonction de leur couleur de peau ou de leur statut social, qu’il fut assassiné.’ [1]

    #Rap, #Art, #Politique, #Extrêmes-droites, #Islam, #Islamogauchisme, #Multiculturalisme, #Religion, #Banlieue, #Immigration, #Pseudo-subversion

  • Revue de presse du 06.09 au 12.09.20
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    « Le pouvoir de la foule menace la liberté d’expression »

    « Les élites dirigeantes sont devenues incultes »

    Voici l’histoire de trois millionnaires qui courent après la démocratie pour les animaux, mais pas pour les humains

    « Le X, c’est des viols à répétition, c’est inhumain. »

    La grande aliénation : ces Français qui oublient l’héritage politique et culturel qui est le leur

    Pourquoi les frontières méridionales de l’Europe sont menacées

    Un indicateur chez les Gilets Jaunes

    La colonisation inversée de la France

    La Grande Muraille verte, mirage sahélien

    Célébration sélective : à Lyon le maire Vert critiqué pour sa laïcité à géométrie variable

    « Les catégories ethno-raciales sont devenues une obsession aux Etats-Unis, et voilà le livre qui explique pourquoi »

    Afrique du Sud : déjà chancelante, l’économie s’effondre avec la crise sanitaire

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Revue de presse du 30.08 au 05.09.20
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    « Nous vivons dans une terreur intellectuelle »

    Covid-19 : Apple et Google intègrent le traçage directement dans les smartphones

    A quand les excuses d’Alger pour la traite des esclaves européens ?

    Accaparements de terres à main armée : Des milliers de familles sont violemment expulsées de leurs fermes en Ouganda

    « Erdogan veut rentrer dans l’histoire comme celui qui parachève la conquête de 1453 »

    Trop énergivore, la 5G est coupée la nuit en Chine

    Aux origines de l’ensauvagement

    Pourquoi le port du masque ne fonctionne pas en Espagne

    « Tous veulent partir d’ici » : Mounir Ben Njima, le Tunisien qui est revenu

    Alexandre Douguine, l’appel de l’Eurasie

    Violences à Mayotte : « Il y a une telle impunité que les habitants commencent à vouloir se défendre eux-mêmes »

    Déboulonnage de statues : « Notre civilisation se vide peu à peu de sa substance »

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Rap & #Islam (1/3)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1030-Rap-islam-1-3

    ❝Le rap est aujourd’hui une culture « jeune » qui irrigue toute la société, bien au-delà de la seule « jeunesse de #Banlieue ». C’est pourtant une musique très largement pénétrée par les valeurs de l’islam et, semble-t-il, de plus en plus à mesure que ce dernier se constitue en contre-culture unique et hégémonique dans ce que certains ont nommé « les Territoires perdus de la République ». Tous les rappeurs ne sont pas pro-Islam, mais au nom de la tolérance et de l’antiracisme, on accepte davantage qu’ailleurs les (...) #Les_fausses_subversions

    #Rap, #Art, #Politique, #Extrêmes-droites, #Islam, #Islamogauchisme, #Multiculturalisme, #Religion, #Banlieue, #Immigration, #Pseudo-subversion
    https://noisey.vice.com/fr/article/rzneqj/le-rap-et-les-sectes-de-l-islam
    http://www.agoravox.fr/rdv-de-l-agora/article/akhenaton-la-face-cachee-73889
    https://www.parismatch.com/Culture/Musique/Sexion-d-assaut-les-doux-agneaux-du-rap-158244
    http://musique.jeuxactu.com/news-sexion-d-assaut-est-il-un-groupe-homophobe-3774.htm
    https://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/hip-hop-sexion-d-assaut-s-excuse-de-sa-maladresse-27-09-2010-1062633.ph
    https://teleobs.nouvelobs.com/musique-s/20130327.OBS9729/sexion-d-assaut-se-la-joue-gay-friendly.html
    https://www.youtube.com/watch?v=s6Q6Jd4qgVs


    https://www.youtube.com/watch?v=d3RRJq09Gig

    http://captchamag.net/blog/2014/07/16/booba-vs-tariq-ramadan-kamoulox

  • Revue de presse du 23.08 au 29.08.20
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    Racisme systémique et « esclavage moderne » : être noir dans le monde arabe

    « Revirement du pouvoir sur le port du masque : le peuple français est bon enfant »

    Les alliances politiques Verts-droite, plus tellement contre nature

    Ni la colonisation ni l’esclavage n’ont enrichi l’Occident

    Référendum sur la cause animale : « La solution implicite de ce scrutin est l’agriculture cellulaire »

    Pourquoi les débats autour du masque révèlent bien plus que notre désorganisation face au Coronavirus

    La montée des violences en France est trop importante pour se contenter de déclarations indignées »

    La chloroquine, la trottinette et le chien d’Emmanuel Macron dans une revue scientifique

    Pour un débat démocratique sur l’immigration

    Voici 7 raisons de ne pas se précipiter sur la voiture électrique

    L’Union européenne est-elle en voie de « mexicanisation » ?

    Les multinationales envisagent de poursuivre les États pour leurs pertes liées au Covid-19

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Écologie et anthropocentrisme (2/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1028-Ecologie-et-anthropocentrisme-2-2

    Voir la première partie (.../...) Anthropocentrisme et destruction de l’environnement Il est temps d’en venir à la seconde des questions initiale­ment posées : l’anthropocentrisme est-il en tant que tel res­ponsable de la destruction de l’environnement ? Pour pouvoir répondre de façon positive à cette question, il conviendrait de satisfaire aux deux conditions suivantes : il faudrait pou­voir séparer les cultures uniment anthropocentristes des autres ; il faudrait également pouvoir établir que seules (...) #L'écologie,_l’écologisme_et_le_primitivisme

    / Bourg D., #Anthropologie, #Écologie, #Histoire, #Philosophie, #Primitivisme, #Écologisme, Antiquité, (...)

    #Bourg_D. #Antiquité #Livre

  • Revue de presse du 16.08 au 22.08.20
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    Liberté d’expression : « La situation est bien pire qu’il y a cinq ans »

    L’Optimum Climatique Médiéval : ce grand oublié

    Cambriolages : les mineurs isolés continuent d’écumer l’Ile-de-France

    Explosions à Beyrouth : pourquoi le système communautariste du Liban est à bout de souffle

    Marée noire sur les côtes du nord-ouest du Venezuela : « C’est devenu une routine »

    Coexister et ses partenaires islamistes

    « La situation au Maghreb est potentiellement explosive »

    La radicalité, seule issue pour la gauche face à Emmanuel Macron ?

    L’épidémie de Covid-19 au Nigeria, crise sanitaire

    États-Unis : les ventes d’armes à feu augmentent dans des proportions inédites à l’approche de l’élection présidentielle

    Entendez-nous dans nos campagnes...

    « Barkhane se retrouve visible au cœur du désordre »

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Écologie et anthropocentrisme (1/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1028-Ecologie-et-anthropocentrisme-1-2

    Postface du recueil Les sentiments de la nature, Dominique Bourg (dir.), Éd. La Découverte, 1993 (titre initial : « Modernité et nature »). Sur un sujet aussi passionnel que les relations de l’homme à la nature, les préjugés en tous genres abondent. La qualité du débat écologique ne s’en trouve pas améliorée. Parmi nos contemporains, beaucoup croient pouvoir répartir les sociétés en deux camps : d’un côté, les sociétés occidentales, intrinsèquement nocives à l’environnement, et de l’autre, des sociétés (...) #L'écologie,_l’écologisme_et_le_primitivisme

    / Bourg D., #Écologie, #Anthropologie, #Philosophie, #Écologisme, #Post-modernisme, #Primitivisme, #Livre, Type (...)

    #Bourg_D. #Type_anthropologique

  • Revue de presse continue du 18.07 au 15.08.20
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    [Màj 15.08]

    Le gouvernement américain accuse l’université Yale de discrimination envers les Blancs et les Asiatiques

    La pandémie a transformé les champs de pétrole en champs de ruines

    Perpétuer la France

    « N’en déplaise aux multinationales et aux gouvernants, l’avenir est à la relocalisation »

    L’observatoire de la laïcité

    A Londres, les snobs pro-Black lives matter détestent la classe ouvrière blanche

    Hackers russes et campagne du Brexit

    Cancel culture : pourquoi les pires dérives du XXe siècle nous menacent à nouveau

    Coronavirus : l’Algérie face à « une situation économique difficile et inédite »

    Didier Raoult : La science peut-elle être anarchiste ?

    Pillages et violences à Chicago, plus de 100 arrestations

    L’Histoire n’est plus qu’un tribunal

    (.../...) Voir la suite...

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Crispations entre la #Tunisie et l’#Italie sur la question migratoire

    La reprise des flux de départs de migrants tunisiens irréguliers vers la péninsule italienne provoque un regain de #tensions entre Tunis et Rome.

    La relation se crispe à nouveau entre la Tunisie et l’Italie sur le dossier migratoire. Plus de 4 000 Tunisiens ont atteint les côtes italiennes durant le mois de juillet, bien au-delà du précédent pic d’arrivées qui avait culminé à 2 700 en octobre 2017. Alarmé, Rome a dépêché à Tunis le 27 juillet sa ministre de l’intérieur, Luciana Lamorgese. Le 30 juillet, l’ambassadeur tunisien à Rome était convoqué. Le lendemain, Luigi Di Maio, ministre des affaires étrangères, faisait monter la pression d’un cran en brandissant des menaces. Sans réponse tunisienne adaptée, a-t-il mis en garde, l’aide italienne pourrait être suspendue, évoquant une première enveloppe de 6,5 millions d’euros.

    Une telle poussée de fièvre italo-tunisienne sur le dossier migratoire n’est pas inédite. En juin 2018, l’ambassadeur italien à Tunis avait été convoqué par le ministère des affaires étrangères à la suite de propos désobligeants de Matteo Salvini, à l’époque vice premier ministre et ministre de l’intérieur, dénonçant l’« envoi » par la Tunisie de « repris de justice » en Italie.

    Face au regain de tension, Kais Saïed, le chef de l’Etat tunisien, a tenté d’apaiser les esprits. Il s’est rendu dimanche 2 août à Sfax (centre) et à Mahdia, deux principaux points de départ à 140 km vers l’île de Lampedusa. Au programme : passage en revue des garde-côtes, visite de trois escadrilles offertes par l’Italie. Entouré d’uniformes, le président tunisien a cherché à rassurer les pays voisins en mettant en scène un Etat veillant sur ses frontières.

    Eliminer les motifs de départs

    Il a aussi adressé un message d’une autre nature. Dans un modeste bureau de la garde nationale maritime, il a en effet évoqué la responsabilité « collective » des deux côtés de la Méditerranée, imputant le phénomène migratoire – entre autres raisons – à « l’inégale répartition des richesses dans le monde ». « Au lieu d’investir davantage dans les forces côtières pour éradiquer ce fléau, a-t-il précisé, il faut éliminer les motifs originels qui poussent ces candidats à se jeter à la mer ». Il a ajouté que la Tunisie portait sa part de #responsabilité. « La question est essentiellement tuniso-tunisienne » car le pays a « échoué à résoudre les problèmes économiques », a-t-il expliqué. Les projets sont nombreux mais ils sont, à ses yeux, entravés par « les blocages politiques et administratifs ».

    De telles pesanteurs n’ont guère été arrangées par la crise politique dans laquelle la Tunisie est plongée depuis des semaines. Le gouvernement d’Elyes Fakhfakh a dû démissionner fin juillet à peine cinq mois après sa prise de fonction. Le parti islamoconservateur Ennahda, dominant au sein de la coalition gouvernementale, a tiré profit d’accusations de « conflit d’intérêts » visant M. Fakhfakh pour le pousser vers la sortie. Son ministre de l’intérieur, Hichem Mechichi, a été choisi par le chef de l’Etat pour constituer le prochain gouvernement.

    Dans ces conditions, le soupçon que les autorités tunisiennes auraient pu sciemment fermer les yeux sur la nouvelle vague de départs n’est guère pris au sérieux par certains observateurs. « Ce n’est absolument pas le cas », assure Romdhane Ben Amor, le chargé de la communication du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), une des organisations les plus dynamiques de la société civile tunisienne. « En juillet dernier, il y a eu près de 250 interceptions de la garde maritime, précise M. Ben Amor. C’est un record aussi. Les sécuritaires sont épuisés. »

    « Plus il y a de départs de passeurs et de migrants, moins il y a de risque de se faire intercepter, ajoute-t-il. C’est une logique, non une stratégie coordonnée. » Depuis la récente acquisition de trois vedettes et de radars par les autorités tunisiennes, les passeurs se sont adaptés. Les petits bateaux en Plexiglas et en bois ont remplacé les bateaux usuels d’une dizaine de mètres – de type chalutiers – chargés d’une centaine de personnes à bord, aisément détectables.
    « Expression d’une colère »

    « L’immigration irrégulière est un mouvement de #protestation et l’expression d’une #colère », analyse M. Ben Amor. La pression psychologique due à la crise politique et l’incertitude économique, notamment avec − 7 % de croissance attendue pour 2020, ont sûrement pesé dans ces décisions de départ. « Ce n’est pas nécessairement le manque de ressources mais plutôt le souhait d’amélioration de qualité de vie » qui motive les candidats à la traversée. Autre facteur de poids : le beau temps que connaît actuellement la Méditerranée.

    Le discours de Kais Saïed suscite toutefois les réserves de M. Ben Amor, qui qualifie de « formelles » ses considérations humanitaires. En fait, le président « s’adresse aux Européens et non aux Tunisiens », relève le porte-parole du FTDES. Et cette volonté de rassurer les Européens le place dans une position en décalage avec les « élans de souverainisme » appelant à une relation « d’égal à égal avec l’Union européenne [UE] » qui avaient marqué sa campagne électorale de l’automne 2019, note M. Ben Amor. La Tunisie sera-t-elle en mesure de résister à la pression croissante de l’UE en matière de réadmissions de ses ressortissants en situation irrégulière ? « Les flux illégaux doivent cesser et nous comptons sur la coopération des autorités tunisiennes, y compris en matière de retour », a récemment enjoint Oliver Varhelyi, le commissaire européen au voisinage et à l’élargissement.

    « L’UE clame qu’elle soutient la démocratie tunisienne, en réalité, elle l’étouffe », dénonce M. Ben Amor. L’économie est le point faible de la Tunisie, « pourtant elle veut imposer des traités injustes et se limiter à l’immigration régulière ». Et pour cause, « ça ne sert que ses intérêts de drainer les ingénieurs et les médecins tunisiens ». Selon lui, la Tunisie est aussi victime de la détérioration de la situation en Libye où les pays européens sont des acteurs du conflit.

    Pour peser encore plus dans le rapport de forces, l’Italie a décidé d’affréter un ferry pour mettre en quarantaine quelque 700 migrants par peur du Covid-19 dont la Tunisie a été largement épargnée. Selon M. Ben Amor, ce bateau pourrait se transformer en prison et prendre le large à n’importe quel moment pour une expulsion en masse.

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/08/08/crispations-entre-la-tunisie-et-l-italie-sur-la-question-migratoire_6048468_
    #migrations #migrants_tunisiens #statistiques #chiffres

    ping @_kg_

    • Migration clandestine - Deux ministres italiens et deux commissaires européens à Tunis, ce lundi : tiendront-ils leurs engagements

      Inédit dans les relations de la Tunisie avec l’Italie et l’Europe. Une délégation conjointe composée des ministres italiens des Affaires étrangères et de la coopération internationale et de l’Intérieur et des commissaires européens à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage aux Affaires intérieures, et de proches collaborateurs, est attendue lundi matin. A l’ordre du jour : la lutte contre la migration clandestine à partir des rivages tunisiens vers l’Italie.

      L’esprit : exprimer une appréciation des efforts récents déployés par le président Kais Saïed et réitérer la mise en œuvre imminente des engagements financiers pris tant par l’Italie que l’Europe en faveur de la Tunisie.
      Le concept : transformer la crise actuelle en opportunité effective de collaboration étroite.
      Le levier : entrainer l’Union européenne en soutien aux actions entreprises par l’Italie.

      Cette importante visite intervient moins de trois semaines seulement, après celle effectuée à Tunis par la ministre italienne de l’Intérieur, Luciana Lamorgese. Reçue par le président Kais Saïed, et son homologue tunisien, Hichem Mechichi, elle était porteuse d’un signal d’alerte. Quelques jours seulement après, le président du Conseil des ministres, Giuseppe Conté avait adressé une lettre dans le même sens « en toute courtoisie », au président de la République.

      Au programme, ce lundi, des entretiens de haut niveau à Carthage, suivis d’une séance de travail avec les ministres tunisiens de l’Intérieur et des Affaires étrangères par intérim.
      Un timing sous haute pression

      Pourquoi en ce moment précis alors que le nouveau gouvernement n’est pas encore investi et entré en fonction ? C’est sans doute la forte pression interne que subit le gouvernement italien et la sensibilité de la question pour l’Europe.

      La composition de la délégation conjointe est significative. Le ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Luigi Di Mayo, sera accompagné par son chef de cabinet, Secchi (ancien ambassadeur à Pékin) et de la secrétaire générale du ministère, Elisabetta Belloni, véritable numéro 2. De son côté, la ministre de l’Intérieur, Luciana Lamorgese, fera venir avec elle, le Chef de la Police, Franco Gabrielli, et son conseiller diplomatique, Triticco.

      Olivér Várhelyi (Hongrois), Commissaire européen à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage et Ylva Johansson (Suédoise) Commissaire européenne aux Affaires intérieures, marqueront l’importance au plus haut de l’UE.
      Des décaissements urgents à obtenir d’urgence

      Les engagements sont substantiels. L’Italie avait déjà signé un accord de coopération avec la Tunisie, lors de la visite à Rome du Président Béji Caïd Essebsi, en février 2017, notamment d’un montant de 30 millions d’euros sur les trois années 2020 – 2021 et 2022. Un montant initial de 11 millions d’euros serait mobilisable dès le début de cette année, sans aucun décaissement intervenu. Aussi, une enveloppe de 3,5 millions d’euros devait être mobilisée pour l’acquisition de nouveaux équipements et la maintenance des vedettes déjà livrées. Les appels d’offres lancés par la Tunisie à cet effet, ayant été déclarés infructueux, il s’agit de les relancer de suite. Pour sa part, l’Union européenne avait annoncé un don de 600 millions d’euros en appui à la Tunisie.

      Il appartient donc au gouvernement tunisien d’accélérer au plus vite les décaissements. La balle est donc dans les services concernés et la diplomatie pour s’y mettre activement. Bien que notre ambassade à Bruxelles attend son nouveau titulaire.
      Reprise des rapatriements

      Actuellement, les flux de migration clandestine, qui ont culminé fin juillet dernier (Plus de 5700 migrants) et plus de 6300 à mi-août), semblent se ralentir. En raison de l’encombrement des prisons italiennes et des protocoles sanitaires, deux navires ont été affrétés au large de la Sicile, pour y maintenir des contingents de migrants étrangers de diverses nationalités dont 40% de ressortissant Tunisiens. En considération des aspects humanitaires, leur gestion a été confiée à la Croix rouge italienne et non à la police. Aussi, le rythme des rapatriements vers la Tunisie a été intensifié, portant depuis les semaines dernières à deux vols hebdomadaires de 40 personnes chacun, soit 80 au total, en moyenne.
      Les mesures énergiques de Kais Saïed

      Édifié par la démarche italienne, le président Kais Saïed avait donné des instructions très fermes aux ministres de l’Intérieur et de la Défense nationale, pour intensifier la traque des organisateurs des traversées clandestines, le démantèlement des réseaux de passeurs et la surveillance vigoureuse en mer. Plus encore, bravant la trêve de l’Aïd, il s’était rendu lui-même le dimanche 2 août aux ports de Sfax et de Mahdia, dénoncer ce drame humanitaire et exhorter les forces sécuritaires et armées à redoubler de vigilance. L’Italie pouvait-elle s’attendre à un signal plus fort ? « C’est très apprécié, déclare à Leaders, une source romaine. Maintenant, nous devons aller plus loin en apportant tout notre soutien aux autorités tunisiennes. »

      C’est dans cet esprit que s’inscrit la délégation italo-européenne dépêchée d’urgence ce lundi à Tunis. L’Italie et l’Europe doivent tenir leurs engagements. Et à la Tunisie d’urger les décaissements promis, bien que les montants restent insuffisants face à l’ampleur de ce fléau, et aux besoins en développement.

      https://www.leaders.com.tn/article/30433-migration-clandestine-deux-ministres-italiens-et-deux-commissaires

  • Face aux nouveaux inquisiteurs
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1023-Face-aux-nouveaux-inquisiteurs

    Entretien réalisé courant mai 2020 et paru dans la revue « La Décroissance » n° 171 de juillet - août, p. 18, à l’occasion du dossier « La décroissance c’est la liberté ». Chapô : Le collectif « #Lieux_Communs » se revendique d’une étude militante des travaux de Cornelius Castoriadis. Il a publié ces dernières années de nombreux textes et brochures – disponibles sous format papier dans des librairies indépendantes en défendant notamment les idées de « démocratie directe », d’ « égalité des revenus » et de « (...) #Comptes-rendus_d'interventions

    / Lieux Communs, #Politique, #Avant-gardisme, #Gauchisme, #Entretien, #Totalitarisme, #Décence_commune, (...)

    #Pseudo-subversion

    • Vers une marée noire au large de l’île Maurice ? Les autorités mauriciennes ont annoncé, jeudi 6 août, que des hydrocarbures s’écoulaient d’un vraquier échoué sur un récif depuis la fin juillet sur la côte sud-est de l’île, faisant craindre ce scénario.

      Le ministère mauricien de l’Environnement a indiqué dans un communiqué avoir été informé jeudi de l’existence d’une « fissure dans le navire MV Wakashio » et d’une « fuite d’hydrocarbures ». Il a demandé au public de ne pas s’aventurer sur les plages et dans les lagons alentour.

      #Marée_Noire #Ile_Maurice #pollution #pétrole #navire

  • Revue de presse continue du 18.07 au 15.08.20
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    [Màj 11.08]

    Pékin veut faire de Taïwan « le prochain Hongkong »

    Belgique : Balek-gate, balle au centre

    Crispations entre la Tunisie et l’Italie sur la question migratoire

    Rencontres pour une écologie décoloniale (avec Rokhaya Diallo, Danièle Obono, etc)

    Explosion de la violence en France : comment expliquer la faillite de l’Etat

    « L’Amérique a été humiliée aux yeux du monde »

    Dans le nord du Mozambique, des milliers d’habitants fuient la menace islamiste

    « La poussée verte est la poursuite d’unforme de dégagisme »

    Au large de l’île Maurice, la crainte d’une catastrophe écologique

    Aux États-Unis, des voix de gauche critiquent Black Lives Matter

    Les enjeux de la Datasphère

    Ara Toranian, Agressions et menaces contre les Arméniens de France

    (.../...) Voir la suite...

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Le nombre d’assassinats de militants pour la défense de la terre et de l’environnement en une année a été plus élevé que jamais, s’alarme Global Witness | Global Witness
    https://www.globalwitness.org/fr/global-witness-records-the-highest-number-of-land-and-environmental-a

    Mercredi 29 juillet 2020 – Global Witness dévoile aujourd’hui un sombre record de défenseurs des droits à la terre et de l’environnement assassinés en une seule année : 212 personnes ont été tuées en 2019 pour avoir défendu pacifiquement leurs maisons et s’être opposées à la destruction de la nature.

    Le rapport annuel de l’ONG a également mis en lumière le rôle critique que jouent les défenseurs des droits à la terre et de l’#environnement dans la lutte urgente contre la dégradation du #climat. Ils s’opposent directement aux industries non durables qui émettent le plus de carbone et accélèrent le réchauffement climatique et les dégâts environnementaux. Le rapport montre comment, dans un contexte de répression et de surveillance accrues pendant le confinement de la COVID-19, la protection de ces militants est devenue indispensable pour reconstruire une planète plus sûre et plus verte.

    En moyenne, quatre défenseurs ont été tués chaque semaine depuis la création de l’accord de Paris sur le climat en décembre 2015. Sans compter les nombreux défenseurs réduits au silence par des attaques violentes, des arrestations, des menaces de mort ou des poursuites judiciaires.

    Mais ce qui est particulièrement frappant et consternant c’est que plus de la moitié des meurtres signalés l’année dernière se sont produits dans deux pays seulement : la Colombie (qui détient la palme avec un triste record de 64 assassinats) et les Philippines (un nombre en hausse, passant de 30 assassinant en 2018 à 43 en 2019). À l’échelle mondiale, le nombre réel d’assassinats est sans doute plus élevé que celui qui est connu, car trop souvent les cas ne sont pas enregistrés.

    #assassinat #intimidation #militantisme

  • Revue de presse continue du 18.07 au 15.08.20
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du
    [Màj 08.08]

    Rodéos et incivilités à Palavas-les-Flots : des habitants, excédés, appellent à manifester

    Émirats : entrée en service de la première centrale nucléaire du monde arabe

    Suivi des détenus condamnés pour terrorisme : le Conseil constitutionnel censure les mesures de sûreté

    Le nombre d’assassinats de militants pour la défense de la terre et de l’environnement en une année a été plus élevé que jamais, s’alarme Global Witness

    Censure, menaces, violences : la difficile liberté d’expression dans les universités françaises

    « C’est la France qu’on déboulonne »

    Explosions de Beyrouth : les « voyous des mers » ont-ils encore frappé ?

    « Ce n’est pas aux associations identitaires d’écrire l’histoire »

    Agressions à Bordeaux : des habitants organisent leur sécurité face à la recrudescence des violences

    En Iran, les chalutiers chinois détruisent l’écosystème et ruinent les pêcheurs iraniens

    « Choisir un magasin en fonction de l’origine ethnique du gérant ? Un pas de plus vers la fin de l’égalité »

    Arrestation Soral : pourquoi il ne faut pas jubiler

    « Le désarmement moral des Européens face à Erdogan »

    (.../...) Voir la suite...

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • #Science moderne et interrogation philosophique (3/3)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1018-Science-moderne-et-interrogation

    Voir la partie précédente (.../...) #Linguistique. La dépendance malaisée à l’égard de concepts ou de termes premiers dont la discipline considérée n’a pas la dis­ po­sition, mais un usufruit partiel et problématique, serait aisément visible dans le cas de la linguistique, si la chose n’avait été couverte, ces dernières années, par le bruit fait autour de diverses écoles de cette discipline et leur préten­tion de lui avoir enfin donné un statut de science rigoureuse. Certes, la question : qu’est-ce que la (...) #Apports_théoriques_:_Imaginaire,_culture,_création

    / Castoriadis C., Linguistique, #Psychanalyse, #Sociologie, #Histoire, #Philosophie, #Scientisme, #Progressisme, Science, (...)

    #Castoriadis_C. #Technoscience

  • Revue de presse continue du 18.07 au 15.08.20
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    [Màj 05.08]

    Arrestation Soral : pourquoi il ne faut pas jubiler

    « Le désarmement moral des Européens face à Erdogan »

    Pesticides : les habitants de Tautavel privés d’eau potable

    À Portland, les manifestants antiracistes s’inspirent des célèbres techniques popularisées à Hong Kong

    L’Alliance Militaire de l’Iran et de la Chine Menace la Sécurité du Moyen-Orient

    Suède : émotion après la mort d’une enfant de 12 ans dans une énième fusillade

    Hydrocarbures : comment l’Europe est devenue le terrain de jeu des superpuissances

    De Charlie en Mila...

    « Les défenseurs du projet de loi bioéthique ont trahi l’héritage des Lumières »

    Coronavirus : en Afrique, le pic de la pandémie reste à venir

    Marocains, Sénégalais, Équatoriens... Ces travailleurs étrangers qui ramassent nos pêches françaises

    Bordeaux : dans les rues de la ville de Montaigne, les coups de couteaux pleuvent

    Point de vue du Soudan - Le pays où les noirs sont appelés esclaves

    (.../...) Voir la suite...

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • De l’alternumérisme : d’autres numériques sont-ils possibles ? | InternetActu.net
    http://www.internetactu.net/2020/02/13/de-lalternumerisme-dautres-numeriques-sont-ils-possibles

    Il y a des livres qui vous font profondément réfléchir. C’est certainement le cas des livres les plus critiques à l’encontre des enjeux technologiques – et ils sont nombreux. Les arguments de ceux qui s’opposent à la numérisation sont bien plus pertinents et nécessaires que les arguments de ceux qui vous promettent du bonheur numérique ou qui continuent à soutenir que l’innovation technologique tient du progrès sans observer concrètement ses limites et ses effets délétères. Le nouveau livre publié par les (...)

    #technologisme #domination #conditions #travail #travailleurs #écologie #éthique

    /assets/images/logo_ia.png

  • Revue de presse continue du 18.07 au 15.08.20
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    [Màj 02.08]

    Covid-19 : ces chiffres qui montrent que la France n’est pas prête pour la deuxième vague

    Allô la terre !? Ici, le 93…

    Tous végétariens ou vegans ? Quand l’OMS met le hola sur les régimes universels écologiques

    Le monde selon la Russie

    La vraie leçon politique de l’affaire Traoré

    « La série Game of Thrones est une inversion des romans arthuriens du Moyen-Âge »

    L’Aïd al Adha, la soumission contre la conscience ?

    Petit panorama de la critique des sciences des années 1970

    Pour une convention citoyenne sur la bioéthique

    Seine-Saint-Denis : une école de théologie visée par une enquête sur son financement

    De l’alternumérisme : d’autres numériques sont-ils possibles ?

    Esclavage : tous coupables

    Droit de l’environnement : une régression « massive » ces derniers mois

    (.../...) Voir la suite...

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Tous au vert ? Scénario rétro-prospectif d’un #exode_urbain

    Dès le début de la pandémie de #Covid-19, la #densité_de_population est apparue comme un facteur déterminant de la #propagation_du_virus. Cette corrélation entre #pandémie et #densité est aujourd’hui remise en cause par les scientifiques, notamment au regard de la multifactorialité de l’#épidémie. L’âge, la qualité des services de soin, le type de métier, le mode de cohabitation des ménages, les habitudes culturelles… sont autant d’éléments qui contribuent à accentuer ou non la pandémie.

    Pour autant, les postures critiques vis-à-vis de la ville et de ce qu’elle nous révèle de nos modèles socio-économiques ne faiblissent pas. Si cette pensée radicale n’est pas nouvelle, elle réémerge en période de crise et nous invite à poser la question de l’urbain au regard de la propagation virale et de la #distanciation_sociale au moment du #déconfinement, mais aussi en tant que reflet de la société.

    Creuset de tous les maux, la #ville est mise au banc des accusés et les disparités de densité révèlent d’autres inégalités, à la fois sociales, culturelles économiques.

    Dans ce contexte, certains experts et décideurs s’enthousiasment autour de l’idée d’une possible revanche des #campagnes. De nombreux auteurs et journalistes voient dans la #migration_massive des #Franciliens vers leurs #résidences_secondaires pendant le confinement le signe annonciateur d’un futur #exode_urbain.

    L’observation des dynamiques démographiques sur un temps long montre que les #espaces_ruraux, y compris loin des villes, se repeuplent en effet depuis les années 2000, ce qui participe à la revitalisation des campagnes, sans nécessairement affaiblir pour autant les villes.

    Si aucune accélération du phénomène n’est enregistrée, on peut tout de même se demander à quoi ressemblerait cette France post-exode-urbain, qui se serait reconnectée à sa ruralité et aurait retrouvé une équidensité de peuplement. Quelles seraient les conséquences de cette dé-densification massive des villes ?

    Quand la France était « équidense »

    Cette géographie idéalisée a en réalité déjà existé. Elle correspond à la France de la fin du XIXe siècle, au tout début de la révolution industrielle. En 1876, la population française est répartie de façon beaucoup plus homogène dans l’espace qu’elle ne l’est aujourd’hui.

    La France métropolitaine compte alors 38 millions d’habitants, une densité moyenne de 70 habitants au km2 et plus de la moitié de la population habite dans ce que nous appellerions aujourd’hui le rural.

    Cette répartition spatialement équitable traduit le fait que les hommes habitent au plus près de leur force de travail, laquelle est essentiellement liée à la terre. En 2017, la France métropolitaine recense plus de 64 millions d’habitants, une densité de 119 habitants au km2 et moins d’un quart de la population vit dans une commune de moins de 2 000 habitants.

    En 150 ans, la population a donc presque doublé, entre autres parce que l’espérance de vie est passée de 43 à 86 ans. Il est vrai que cette croissance démographique s’est fortement polarisée dans l’espace, puisque les trois quarts de la hausse de population enregistrée s’est concentrée sur seulement 5 % de la superficie du pays, ce qui nous conduit aux densités actuelles tant décriées.

    Si l’on projette un scénario de dé-densification massive des espaces urbaines pour revenir à cette géographie en apparence plus égalitaire, quelles seraient les variations de population et les conséquences pour les territoires ?

    Des populations qui tripleraient à la #montagne

    À partir des données historiques disponibles, il est possible d’imaginer une #France_néo-rurale pour en tirer quelques leçons contemporaines. Pour cela, la population de 2017 est répartie entre les communes, au prorata du poids qu’elles occupaient en 1876.

    Retrouver la répartition de population du XIXe siècle impliquerait une réduction massive de la population urbaine, ville-centre et proche périphérie, au profit des campagnes et des montagnes. Le littoral méditerranéen et son arrière-pays proche, ainsi que les zones touristiques et attractives de la côte atlantique devraient aussi se dépeupler.

    Sans la réalité des chiffres, on pourrait presque penser que le modèle est soutenable. Mais si l’on précise un peu les dynamiques observées, on se rend compte qu’il faudrait doubler la population rurale.

    Pour retrouver la géographie du XIXe siècle, la ville de Bagnères-de-Bigorre dans les Hautes-Pyrénées passerait ainsi de 7 200 habitants à 16 100. Celle de Charolles, en Saône-et-Loire, de 2 700 à 6 200, et la commune de Murat, dans le Cantal, verrait sa population bondir de 1 880 habitants à près de 5 900.

    Avec une surface moyenne des appartements située à 32 m2 par personne en France, il faudrait construire plus de 130 000 m2 à Murat, soit 1 900 logements de 70 m2 ou bien encore près de 40 immeubles de 8 étages pour assurer cette transition néo-rurale.

    Certains espaces de montagne verraient tripler leur population résidente, c’est le cas globalement des Pyrénées, ou dans une moindre mesure du Massif central. Les Alpes, en revanche, n’enregistreraient qu’une faible hausse de 15 % et le Jura resterait stable puisqu’il pèse, en 2017, un poids équivalent à celui de 1876.
    Des villes pas forcément moins denses

    À l’inverse, certaines villes apparaissent proportionnellement moins peuplées en 2017 qu’en 1876. La capitale française, par exemple, devrait accroître sa population de 54 % et atteindre ainsi les 3,3 millions d’habitants pour retrouver son poids dans la population française.

    En 1876, 5,2 % de celle-ci vivait à Paris pour 3,2 % aujourd’hui. Bordeaux devrait voir sa population progresser de près de 50 % et dépasser les 370 000 habitants. Lyon, Lille et Saint-Étienne enregistreraient des hausses démographiques de 15 à 30 %.

    Outre ces quelques exceptions, l’ensemble des villes françaises devraient globalement se dépeupler et se dédensifier. Les villes moyennes, qui ont enregistré les plus fortes progressions de population au cours des deux derniers siècles, pourraient donc subir aussi ces mouvements d’exode urbain. Si l’on se fonde sur la géographie du XIXe siècle, Romans-sur-Isère ou Albi perdraient plus de 10 000 habitants et Colmar plus de 30 000.
    Le risque d’une gentrification rurale

    À partir de ce scénario rétro-prospectif, il est possible de discuter des conséquences des aspirations ou des appels à la dé-densification massive des villes. Pour dédensifier sérieusement les villes, il faut songer à urbaniser les campagnes, artificialiser de nombreux espaces fragiles et protégés.

    Pour garantir un accès à l’emploi, à la santé, à l’éducation dans un modèle d’habitat dispersé, il faut prévoir de développer les réseaux numériques, énergétiques, routiers afin d’assurer la connexion de ces espaces. Les déplacements motorisés augmenteraient, les prix dans ces espaces nouvellement convoités sans doute aussi, provoquant une forme de gentrification rurale, qui peut déjà s’exprimer dans les campagnes les plus attractives. Le corollaire de ce déménagement territorial pourrait même se traduire finalement par un nouvel engouement pour les villes.

    Finalement, cette projection nous montre surtout à quel point ville et campagne sont profondément reliées et constituent en réalité les deux facettes d’un même modèle territorial. Si en ces temps anxiogènes, la ville repoussoir trouve son pendant dans la campagne refuge, cela ne remet pas en cause la nécessité de travailler à l’amélioration des interactions spatiales, plutôt que d’appeler à soutenir de nouvelles fractures.
    Au-delà de l’opposition entre ville et campagne

    Le rapport affectif que les Français entretiennent avec le monde rural est un ciment important pour la cohésion territoriale. L’attractivité retrouvée de certaines campagnes depuis 20 ans, n’a jusque-là pas remis en cause la dynamique urbaine dont nous avons aussi besoin.

    L’urbanisation a bien sûr ses limites, mais il me semble que les enjeux pour l’action ne sont pas tant liés à la densité des villes, qu’à la qualité des espaces. Cela passe par une déminéralisation des espaces pour redonner une place à la nature, favoriser la biodiversité, réduire les îlots de chaleur.

    Il y a également un enjeu très fort autour de la reconnexion des espaces fonctionnels de vie, de travail, de loisir pour réduire les mobilités et accroître le bien-être des populations. Sur ce dernier point, les villes moyennes ont une opportunité à saisir en offrant dans la proximité à la fois des ressources résidentielles, productives et récréatives.

    Dans tous les cas, les approches clivantes de l’espace, opposant ville et campagne, #centre et #périphérie, ne nous font avancer. Au contraire, s’il doit y avoir un nouveau modèle de résilience à l’issue de la crise, c’est sur l’exceptionnel maillage de l’#espace_géographique de la France et sur le couple ville-campagne hérité de notre histoire, qu’il doit se construire.

    https://theconversation.com/tous-au-vert-scenario-retro-prospectif-dun-exode-urbain-137800
    #néo-ruralité #géographie #cartographie #visualisation

  • Chassée de Twitter, l’extrême droite en ligne migre vers des réseaux sociaux alternatifs
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/07/21/chassee-de-twitter-l-extreme-droite-en-ligne-migre-vers-des-reseaux-sociaux-

    Alors que la politique de modération se durcit sur les sites traditionnels, les militants se tournent vers des plates-formes russes ou issues de la droite dure américaine. « Censure sur Twitter », dénonçait un communiqué du groupuscule d’extrême droite Génération identitaire mi-juillet, après que le réseau social a fermé les comptes de plusieurs figures du mouvement, dont son porte-parole, Romain Espino. Début juillet, la plate-forme de vidéos Youtube avait également supprimé les chaînes de l’essayiste (...)

    #Google #Facebook #Telegram #Twitter #YouTube #Vkontakte #manipulation #censure #modération #copyright #extrême-droite #Gab #BitChute (...)

    ##parler.com