• Nucléaire : le CNRS confirme des #fuites_radioactives au large de La Rochelle
    https://passion-aquitaine.ouest-france.fr/nucleaire-cnrs-fuites-radioactives-charente-maritime

    Le 2 juillet 2026, le CNRS a confirmé ce que personne n’avait mesuré depuis quarante ans. À 1 200 kilomètres au large de La Rochelle, certains fûts radioactifs déversent déjà leur contenu dans l’océan l’Atlantique. Ces barils devaient tenir vingt-cinq ans. La France ne les a pas surveillés pendant quarante. À Marennes-Oléron, premier bassin ostréicole de France, 40 000 tonnes d’huîtres sortent chaque année des parcs de Charente-Maritime. Pourtant, ni le Département ni la Région Nouvelle-Aquitaine n’ont encore réagi à ces résultats.

    #nucléaire


    • Hop, coco, tu mets tes gants blancs et tu me jettes ça pardessus bord.

      Dans ces deux opérations, la contribution française est écrasante. D’après l’inventaire officiel de l’Andra, la France représente à elle seule plus de 46 000 fûts métalliques. Ces déchets, d’environ 14 200 tonnes, provenaient principalement du site nucléaire de Marcoule. La pratique était alors légale. Elle a cessé en 1993, quand la Convention de Londres l’a définitivement interdite. Ce qui n’a pas cessé, en revanche, c’est le silence.

      * Fûts de déchets radioactifs avant leur immersion, sur le pont du navire britannique GEM, en 1978 © Greenpeace / Tony Marriner

    • Les pratiques étrangères d’immersion ont eu un impact réel en France, comme l’attestent les témoignages de marins-pêcheurs en Atlantique de l’époque, au large de La Rochelle, de Guilvinec ou de Concarneau , déplorant remonter dans leurs filets des déchets radioactifs immergés dans leurs lieux de pêche.

      https://passion-aquitaine.ouest-france.fr/nucleaire-cnrs-fuites-radioactives-charente-maritime

      –> https://theconversation.com/dans-les-mers-des-tonnes-de-dechets-radioactifs-laisses-a-labandon-

      –> https://www.persee.fr/doc/afdi_0066-3085_1965_num_11_1_1847

      Le rejet à la mer de déchets radioactifs [article]
      Jean-Pierre Queneudec
      Annuaire Français de Droit International Année 1965

      (...)
      Page 753

      Aussi l’on comprend l’inquiétude des marins-pêcheurs, qui ramènent parfois dans leurs filets ou leurs chaluts des barils renfermant des résidus nucléaires. C’est ainsi qu’en 1960 des marins-pêcheurs de La Rochelle, de Concarneau et de Guilvinec avaient, à différentes reprises, relevé des fûts de 200 litres enrobés de béton et contenant chacun 20 litres de déchets radioactifs. Selon la réponse faite le 6 mai 1964 par M. Gaston Palewski à une question écrite de M. Manceau, l’enquête effectuée avait révélé qu’il s’agissait de déchets d’origine étrangère, immergés dans des eaux françaises peu profondes à la suite d’une erreur de navigation (10). En mai et juin 1964, des chalutiers bretons, péchant à environ 50 milles au sud de la Pointe de Penmarch, relevaient à nouveau plusieurs barils d’acier dont les extrémités étaient bétonnées et qui portaient des inscriptions en langue anglaise. L’examen de ces fûts par les laboratoires désignés par le ministère de la Santé publique permit cependant d’établir qu’ils ne présentaient aucun risque de radioactivité (11). Il s’agissait en faits de fûts contenant des terres contaminées en provenance d’une usine britannique installée à Smarten (comté de Kent) et qui devaient être transportés par mer à un point situé à 125 milles au nord-ouest de l’Espagne et coulés par des fonds de 2 000 brasses (12). Néanmoins, l’émotion extrêmement vive soulevée à l’époque dans les ports bretons par ces événements devait montrer combien le public est sensibilisé sur ce sujet. En effet, en plus des dommages ainsi causés aux engins de pêche, n’y a-t-il pas un risque plus grave encore : celui de voir les eaux de la mer contaminées à plus ou moins long terme ?

      L’étendue du danger.

      Selon certains, la pratique consistant à rejeter à la mer les déchets radioactifs et notamment les déchets liquides « ne peut se généraliser sans risquer de représenter un début de contamination des eaux du globe » (13) . Quant aux déchets solides, de nombreux spécialistes n’ont pas manqué de souligner que, lorsque des résidus de haute activité sont enfermés dans des containers de dimensions insuffisantes, la chaleur de fission peut provoquer un accroissement de pression susceptible d’entraîner l’explosion du container (14) . En outre, les fûts immergés à de grandes profondeurs peuvent s’ouvrir sous l’effet de la pression de l’eau. D’autre part, on connaît le pouvoir destructeur de la mer et l’on peut aisément penser que les barils d’acier que l’on immerge à présent seront tôt ou tard rongés par l’eau de mer. Certes, les radioisotopes pourront alors avoir perdu leur radioactivité et ne présenter aucun danger.

      Le doute est néanmoins permis quand on sait que la période d’activité de certains éléments est assez longue, puisque le strontium 90, par exemple, met 28 ans pour perdre la moitié de son activité. Or, il ne semble pas que l’on ait mis au point des emballages inaltérables, capables de résister à l’action combinée de la corrosion marine, de la pression de l’eau et de la forte chaleur dégagée par les déchets à haute activité et à longue période. L’éventualité d’une destruction des emballages n’est donc pas à écarter ; ce qui provoquerait un accroissement notable de la radioactivité des eaux, de nature à apporter des modifications écologiques dans la faune et la flore marines et susceptible d’entraîner une rupture des équilibres biologiques et d’avoir des conséquences importantes sur la productivité des océans.

      (10) J.O.R.F., Débats, Ass. nat., 7 mai 1964. p. 1126. (11) te Monde, 12 juin 1964. (12) Selon le journal maritime anglais, Lloyd’s List Shipping Gazette, du 10 juin 1964. (13) Bertrand Goldschmidt, L’aventure atomique, Arthème Fayard, 1962, p. 214. (14) Conférence internationale des Nations Unies sur l’utilisation pacifique de l’énergie atomique, Genève, 1958, vol. 9 : Considérations fondamentales sur la diffusion de grandes quantités de déchets radioactifs sur terre et dans la mer.

    • Avocat du diable : c’est facile d’attribuer ces tonnages à la France, sachant que certains déchets transitent ou sont retraités en France, mais proviennent de pays qui ne se sont pas dotés de moyen de retraitement.

      Plus dans mon mode de pensée : c’est un problème commun. Surtout à une époque où le prix de électricité monte facticement en France à cause de réglementations européennes qui profitent aux non producteurs nucléaires (je suis pour l’équilibrage collectif, mais pas sans le dire, et pas sans donner des droits à ceux qui abondent le plus). Même si certains choix négligents sont le fruit d’une politique et de cerveaux français.

  • La lutte pour la baignade
    https://lundi.am/La-lutte-pour-la-baignade

    La lutte pour la baignade

    ou le mépris de la gauche pour une jouissance populaire

    La récente canicule a ouvert des questions politiques et pratiques nouvelles, parmi elles, celle de l’usage des cours d’eau et donc de la possibilité même de se baigner et de se rafraîchir. La bataille du canal Saint-Martin a forcé le pouvoir à accepter des usages nouveaux (mais en réalité ancien), pendant qu’un peu plus loin sur les bords de la Marne, les autorités ont mobilisé des drones pour surveiller et réprimer les baigneurs. Depuis son expérience politico-aquatique danoise Jens Philip Yazdani propose de réinventer une politique communiste anticapitaliste et sauvage de la baignade.

    […]

    J’ai parfois l’impression que les parisiens d’aujourd’hui ont un peu perdu le fil de l’histoire. Est-ce qu’à tout hasard on aurait pas fondé cette ville ici du fait même qu’y passait un très gros cours d’eau ? Ou c’était juste pour le joli paysage ? Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de remonter si loin dans le temps. Il suffit de suivre le canal de l’Ourcq au-delà de la proche banlieue pour retrouver les traces d’un passé beaucoup plus récent et qui raconte une toute autre histoire.

    À Sevran, plusieurs panneaux présentent d’anciennes photographies en noir et blanc montrant les habitants qui se baignaient dans le canal pendant l’été : on y voit des cyclistes, des enfants, ils ont l’air heureux, soulagés, profitant pleinement de la vie commune et des possibilités plus ou moins naturelles de l’endroit (c’est Napoléon 1er qui fit creuser, à d’autres, le canal).

    En remontant le cours d’eau jusqu’à l’écluse de Vignely, on tombe sur un autre panneau installé par la Ville de Paris(qui reste la propriétaire de tout le canal). Son titre : « La vie autour du canal au XIXᵉ siècle » et a pour légende : « Le dimanche, la pêche et la baignade font oublier le dur labeur de la semaine. »

    #eau #baignade #canicule #politique #biopolitique #gauche #urbanisme #urban_matters #villes_fluviales #Paris #Copenhague

  • Tracks - Off Grid -
    https://www.arte.tv/fr/videos/126484-047-A/tracks
    https://api-cdn.arte.tv/img/v2/image/7YzRWRfcw4ZsWRTbUWEXCJ/1920x1080?type=TEXT&watermark=true
    un super docu pour se familiariser avec le sujet des réseaux Mesh :

    Comment communiquer quand on ne veut pas passer par Internet ou la 5G ? Les réseaux maillés, ou mesh networks, utilisent les ondes radio pour tisser des chaînes de communication parallèles. Dans des sociétés de plus en plus surveillées, où des gouvernements peuvent couper les télécommunications du jour au lendemain, comme en Iran, ces réseaux décentralisés et accessibles ne sont pas qu’un délire de survivalistes. « Tracks » rencontre les accros au mesh à Londres, Barcelone et près de Bologne, en Italie.

  • Rappel : en avril 2022, Macron supprimait le corps diplomatique. À part la Macronie, tout le monde prédisait une perte totale de compétences et que ce serait une catastrophe. Curieusement, c’est une catastrophe.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/04/18/reforme-de-la-haute-fonction-publique-la-suppression-du-corps-diplomatique-a
    https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/suppression-du-corps-diplomatique-c-est-le-massacre-d-un-outil-que-le-mo

    (Après, politiquement, l’alignement des décisions politiques sur les lubies pro-israéliennes, ça remonte déjà à Sarkozy. Mais là, on a vraiment l’impression qu’aux décisions politiquement néfastes, on ajoute un amateurisme et une incompétence crasses.)

    • Toujours faire confiance aux experts de la Macronie : « Où se situe l’Iran ? » : quand « Quotidien » coince ministre et eurodéputés français
      https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/ou-se-situe-l-iran-quand-quotidien-coince-ministre-et-eurodeputes-fra

      C’est une séquence qui ne rend pas hommage à plusieurs élus de la République française. Diffusées dans l’émission Quotidien sur TMC lundi 2 mars, ces images - qui n’émergent que ce week-end sur les réseaux sociaux - montrent plusieurs eurodéputés, dans les couloirs du Parlement européen à Strasbourg, ne pas savoir placer l’Iran sur une carte géographique muette du Moyen-Orient.

      Comme on peut le voir dans l’extrait plus bas, c’est même le ministre chargé de l’Europe Benjamin Haddad qui ouvre le bal, lui qui essaye de s’en sortir par une pirouette en montrant uniquement sur la carte tendue par le journaliste de l’émission le détroit d’Ormuz.

  • si vous avez un peu de temps (9h15, tout de même) : À l’Ouest des rails,
    Tie Xi Qu : West of the Tracks (2002) - Wang Bing
    [ENG SUB - BEST QUALITY] - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=M4oxipESPtk

    After much research and video coding changes, I am uploading Wang Bing’s magnus opus “Tie Xi Qu: West of the Tracks” at the highest quality that can be watched and joining its three parts so that it is all in one video. The English subtitles have not been made by me, as I don’t speak Chinese, but I have used the most used and accepted translation, with some grammatical and technical errors that I could spot and change. Enjoy probably the best documentary ever created, one of the most important and unique films in history, it is a look at humanity that cannot be forgotten and must not be forgotten.

    0:00:00 Part 1: Rust
    4:03:37 Part 2: Remnants
    7:01:47 Part 3: Rails

    • À l’ouest des rails — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%80_l%27ouest_des_rails

      À l’ouest des rails (铁西区, Tiě xī qū) est un film documentaire chinois réalisé par Wang Bing, sorti en 2002.

      Entre 1999 et 2001, Wang Bing documente la lente agonie de la plus grande zone industrielle de l’époque de Mao, qui employait au début des années 1980 près d’un million de travailleurs et comptait une centaine d’usines. Ce documentaire de plus de neuf heures est un exemple de simplicité et d’humilité. Wang Bing cherche à capturer les réactions d’une classe ouvrière à qui l’on avait promis un avenir beaucoup plus brillant ; en prenant en compte les conséquences dramatiques de la transition du pays d’une économie socialiste à une économie fondée sur les lois du marché. Il tente de dresser une critique de notre condition humaine, en capturant les témoignages des ouvriers et de leurs familles délaissées.

      Le film est divisé en trois parties :
      Partie 1 : Rouille (铁西区第一部分:工厂)
      Partie 2 : Vestiges (铁西区第二部分:艳粉街)
      Partie 3 : Rails (铁西区第三部分:铁路)

      À l’ouest des rails est classé 7e dans la liste des meilleurs films des années 2000 des Cahiers du cinéma.

    • Images de la culture : Politique de la lenteur - tous les articles en ligne
      LA CINÉ MATHÈQUE DU DOCUMENTAIRE
      https://imagesdelaculture.cnc.fr/-/politique-de-la-lenteur

      dans une rétrospective sur Wang Bing

      “Si j’ai commencé A l’ouest des rails par filmer les rails, c’est parce que les rails, c’est précisément ce qui relie l’ensemble des parties. Le rail donne aussi l’impression d’un lien entre le passé et le présent. Tu entres dans le passé.” 1 Ainsi le cinéaste chinois Wang Bing décrit-il sa première grande œuvre d’envergure, le film de neuf heures consacré au gigantesque complexe industriel Tie Xi, constitué pendant le temps de l’occupation japonaise et filmé par le cinéaste de 1999 à 2001, au moment même de l’effondrement économique du complexe minier. Consacrée à la désindustrialisation de la Mandchourie et composée de trois parties complémentaires – Rouille, Vestiges et Rails, – cette plongée documentaire multiplie les plans fixes, les gros plans, au sein d’une temporalité d’ensemble qui fait de la lenteur un outil opératoire. “Le récit par étape du déclin de l’usine se ramène à quelques brefs sous-titres : ce long documentaire se joue du temps, le dilate, le contracte, le redouble, selon la logique profonde de cette chronique à la temporalité distendue”, écrit Guy Gauthier à propos de A l’ouest des rails, qui constitue pour l’historien du cinéma documentaire un véritable essai politique, en vertu même de l’extrême cohérence du tournage et du montage, de l’attention minutieuse portée aux personnages, donnant au film la dimension réflexive qui pourrait manquer à une simple chronique. 2

      Le principe structural d’immobilité ou de mouvement de la caméra déterminant des focalisations multipliées sur des espaces, sur des visages, sur des gestes, est à l’œuvre dans d’autres films de Wang Bing, notamment dans Crude Oil (2008, mention spéciale au Festival international du film de Rotterdam), film de quatorze heures qui traite de l’extraction du pétrole dans le désert de Gobi, ou dans L’Argent du charbon (2008).

  • Quentin Deranque, alibi macabre du coming out fasciste de la classe dominante
    https://frustrationmagazine.fr/quentin-deranque-recuperation

    « Il était grand temps que ça arrive » : le militant d’extrême droite interrogé par le média Lyon mag quelques jours après la mort de son camarade Quentin Deranque a du mal à cacher sa joie. Les militants d’extrême droite et néonazis qui se sont rués sur le drame n’ont pas non plus cherché à bien ajuster leur hommage puisqu’ils ont diffusé pendant plusieurs jours, sur les réseaux sociaux, un visuel montrant un visage qui n’était pas celui de Deranque mais celui d’un militant RN des Pyrénées Atlantique qui a depuis porté plainte, sans que la diffusion de son portrait s’arrête pour autant. “L’hommage” à Quentin Duranque ainsi que les réactions politiques et médiatiques à sa mort se sont fait dans la précipitation, la précipitation de celles et ceux qui sont ravis qu’un tel événement survienne, car il leur a permis deux choses : d’abord, stigmatiser une fois encore la gauche incarnée par la France Insoumise. C’est-à-dire une gauche économiquement modérée – ce qui est insupportable à la bourgeoisie pour qui 2% de taxe Zucman est déjà intolérable – mais socialement très à contre-courant des récits dominants puisque ouvertement multiculturaliste. Mais surtout, en opérant cette stigmatisation et en lui donnant une nouvelle justification (l’extrémisme et la violence de ses partisans), ils blanchissent une bonne fois pour toute l’extrême droite et justifient ainsi une alliance des partis bourgeois avec elle. Le cordon sanitaire a été inversé : il est désormais placé contre la gauche, tandis que le RN et l’extrême droite ainsi victimisés sont accueillis à bras ouverts dans “l’arc républicain”.

  • Le bug de l’an 2038 | Epsiloon
    https://www.epsiloon.com/tous-les-numeros/n57/le_bug_de_l_an_2038

    Il suffit de creuser un peu pour s’apercevoir que ce “bug 2038” est connu depuis plus de vingt ans dans le monde des codeurs. Son origine est simple : un grand nombre de nos systèmes informatiques fonctionnent avec une date paramétrée qui permet de repérer des actions dans le temps (prêt bancaire, maintenance…). Et pour que tout soit harmonisé, une norme dite “heure Unix” ou “heure Posix” impose que cette date soit calculée en égrenant les secondes à partir du 1er janvier 1970 (juste après l’invention du système d’exploitation Unix, en 1969). Par exemple, le 25 février 2026, date de sortie de ce numéro d’Epsiloon, il se sera écoulé 1 772 020 678 secondes. Sauf que cette date, exprimée en bits (0 ou 1), est souvent codée sur un nombre de bits limité, en l’occurrence 32 : 31 pour égrener les secondes qui s’écoulent et le 32e pour préciser si on est avant ou après 1970. Le problème, avec ce système, c’est que le nombre le plus élevé s’écrit 01111111 11111111 11111111 11111111. Ce qui correspond au 19 janvier 2038, 3 h 14 min et 7 s donc. Et que la seconde suivante, le codage va afficher 10000000 00000000 00000000 00000000 : le 13 décembre 1901, la date la plus reculée possible dans le passé… “Nos systèmes informatiques comparent les chiffre, et une date future qui se retrouve d’un seul coup plus ancienne que la précédente induit des erreurs”, conclut Thierry Roger, directeur de recherche chez Alten, à Rennes.

  • La minute de silence pour le néonazi, ça va commencer à un peu trop se voir : Une députée RN débranche en urgence son assistant parlementaire néonazi, ami de Quentin Deranque
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/250226/une-deputee-rn-debranche-en-urgence-son-assistant-parlementaire-neonazi-am

    Depuis une dizaine de jours, Vincent Claudin s’est fait connaître du grand public comme « Vincent », « l’un des meilleurs amis » de Quentin Deranque, le militant d’extrême droite tué le 14 février à Lyon (Rhône) lors d’un affrontement avec des antifascistes. Lui et son frère cadet Baptiste Claudin – également passé par Lyon populaire – font partie des très rares proches de l’étudiant de 23 ans à avoir pris la parole dans les médias pour honorer la mémoire de leur camarade, rencontré à l’église traditionaliste lyonnaise Saint-Georges.

    Mais Vincent Claudin est aussi et surtout un authentique militant néofasciste, tendance nazie, comme Mediapart a pu le documenter en exhumant plus de 4 400 posts publiés sur X entre décembre 2021 et février 2026 par le Lyonnais, avec deux comptes anonymes successifs. Le jeune homme y affiche son admiration pour le Troisième Reich, son espoir de l’avènement d’un régime fasciste et eugéniste en France, et déverse sa haine des juifs, des personnes racisées et des homosexuels.

  • Je suis très admiratif de Yaël Braun-Pivet qui, soudainement, ne se demande pas du tout si le gus pour lequel elle a dirigé une minute de silence à l’Assemblé nationale, ne participait pas à des groupuscules, disons, « passionnément antisémites ».

    C’est mignon que la question ne semble pas du tout se poser.

    –------

    Je veux dire, ce n’est pas anodin comme signe d’une récupération/manipulation. Ces derniers temps, l’axe principal (voire quasi unique) pour attaquer LFI, c’était l’imputation d’antisémitisme. Mais aujourd’hui, vu le profil de la personne assassinée, on décide de basculer sur l’accusation de violence contre LFI, et du coup la question de l’antisémitisme disparaît instantanément des discours (au point, donc, de faire une minute de silence à l’Assemblée pour un type dont les accointances devraient au moins un peu poser la question de l’antisémitisme).

    Mais dès la fin de cette séquence médiatique, on réaccusera LFI d’antisémitisme, parce que pourquoi pas.

  • Révélations : de nouvelles images et un témoignage révèlent qu’une embuscade a bien été tendue le 12 février par des fascistes lyonnais
    https://contre-attaque.net/2026/02/16/revelations-de-nouvelles-images-et-un-temoignage-revelent-quune-embu

    L’attaque a été extrêmement violente et aurait duré plus de 5 minutes. « Du côté des personnes chargées par les militants d’extrême droite, plusieurs personnes ont été blessées » explique ce témoin. Des hurlements de passants auraient forcé les deux groupes à se disperser. Après la confusion, « aucune personne ne reste sur place, au sol ». Notre témoin nous dit qu’il est « choqué par la réécriture de l’histoire depuis plusieurs jours mais aussi par le fait que ça finisse par ce drame ».

    #fascisme

  • Les médias (notamment télé/radio) qui parlent de « la mort de Quentin » : alors comme ça on se donne du prénom avec les nazis ?

    Ça n’a d’ailleurs pas échappé aux autres journaux qui, eux, écrivent « Quentin D » ou « Quentin Deranque ». Mais pas « Quentin » tout court.

  • Intéressante émission de Blast à propos des liens entre Epstein et Israël. L’émission est très mesurée, puisque si elle présente ces liens, elle ne les lie jamais aux affaires pédocriminelles d’Eptein.
    https://www.youtube.com/watch?v=vvdVALULLDo

    Du coup, si Arfi sur Mediapart reprend plusieurs fois à son compte l’expression « compromat » sur Mediapart, mais dit « je ne sais pas » sur les liens d’Epstein avec les services de renseignement d’Israël, ici au contraire ces liens sont bien plus explicités, mais sans jamais reprendre l’idée de « compromat » :
    https://seenthis.net/messages/1157880

    On est donc dans une situation bizarre, où clairement ces médias prennent très visiblement soin de se démarquer des rumeurs qui pourraient sembler complotistes (rien ne prouve pour l’instant qu’Epstein utilisait un « compromat » pédocriminel au service d’Israël), mais en faisant deux choix opposés (d’un côté expliciter les liens avec les services israéliens, de l’autre parler plusieurs fois de « compromat »), Blast et Mediapart mettent en place un dispositif problématique – à l’insu de leur plein gré ?

  • 1/ De quelques phénomènes récents corroborant la #fascisation de l’#extrême-centre en Macronie : un thread pour souligner quelques incohérences (et autres #saloperies) dans le récit médiatique :

    Quelque "fonctionnaire" zélé de l’Éducation nationale en vient à censurer un chant interprété par les scolaires à Commentry (Allier) lors d’un concert de l’Harmonie municipale sur le thème « La Forge en musique », le 28 mars, en soutien aux salariés de l’aciérie, promise à la fermeture.

    https://liberte-actus.fr/idees/billets-d-humeur/article/des-eleves-interdits-de-chanter-lavilliers-en-soutien-aux-salaries-d-u

    L’annonce de la suppression de 190 emplois à l’aciérie Erasteel de Commentry dans l’Allier le 3 novembre 2025 suscite l’émotion et la mobilisation quasi unanime de la population de la petite ville… À part peut-être, celle de l’Inspection d’académie qui cherche à dissuader des élèves de chanter un morceau de Bernard Lavilliers lors d’un événement de soutien aux salariés.

    https://nvo.fr/des-eleves-quon-veut-dissuader-de-chanter-lavilliers-salaries-mobilises-a-commen

    L’annonce de la suppression de 190 emplois à l’aciérie Erasteel de Commentry dans l’Allier le 3 novembre 2025 suscite l’émotion et la mobilisation quasi unanime de la population de la petite ville… À part peut-être, celle de l’Inspection d’académie qui cherche à dissuader des élèves de chanter un morceau de Bernard Lavilliers lors d’un événement de soutien aux salariés.

    • 2/ Une histoire de « fonctionnaires zélés » ... On croyait cette époque révolue mais force est de constater qu’il n’en est rien. Pourtant le 17 janvier dernier, l’extrême-droite nationaliste et identitaire défilait dans Paris, protégée par de nombreux agents des « forces de l’ordre ». Deux salles, deux ambiances ...

      https://www.humanite.fr/politique/extreme-droite/a-paris-lextreme-droite-defile-en-hommage-a-saint-genevieve-et-louis-xvi

      Plusieurs centaines de militants issus de groupuscules d’extrême droite ont défilé samedi 17 janvier dans les rues de Paris, flambeaux à la main, à l’occasion d’un rassemblement présenté comme un « hommage » à Sainte-Geneviève et Louis XVI.
      Une figure religieuse utilisée par la mouvance identitaire pour nourrir un imaginaire de « civilisation menacée » et dénoncer une prétendue invasion migratoire.

    • 3/ Et puis un nouvel emballement médiatique à propos du décès d’un militant d’extrême droite à Lyon à l’occasion d’une contre-manifestation visant la conférence de Rima Hassan, euro-députée LFI.

      D’après Libé :

      Selon des informations qui demeurent encore parcellaires ce samedi 14 février au soir, le déroulé des faits prend sa source en fin de journée de jeudi, à Sciences Po Lyon, dans le VIIe arrondissement de la préfecture du Rhône. L’eurodéputée LFI Rima Hassan y donnait une conférence sur « le déni du droit de la guerre », et l’antenne locale du collectif d’extrême droite Nemesis s’était invitée aux abords du bâtiment, déployant une banderole « Islamo-gauchistes hors de nos facs ».

      https://www.liberation.fr/societe/police-justice/agression-a-lyon-dun-militant-proche-du-collectif-dextreme-droite-nemesis

      Or, détail troublant (rapporté par Le Monde (publié le 13 février 2026 à 19h55) :

      Quentin D., 23 ans, a été pris en charge à 19 h 40 par les sapeurs-pompiers et une équipe du SAMU, quai Fulchiron, dans le 5e arrondissement, le long de la Saône.
      Dans les heures suivantes, cet événement n’a pas été spécialement signalé, ni mis en relation avec des incidents qui avaient éclaté, peu de temps auparavant, dans deux lieux distincts de la ville : d’une part, dans le 7e arrondissement, à proximité des locaux de Sciences Po, où des militantes du groupe identitaire Némésis avaient déroulé une banderole pour protester contre la conférence de l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise, LFI) ; d’autre part, dans les locaux de l’université Lyon-III, quai Claude-Bernard, où une conférence universitaire sur le droit et la guerre était perturbée, cette fois, par un groupe d’une vingtaine de militants d’ultragauche. « Ces deux événements ont motivé un dispositif de surveillance et d’intervention des forces de police, mais à aucun moment il n’a été signalé de violences graves, ni de blessés sur les deux lieux concernés par les manifestations », précise une source sécuritaire.

      Vendredi matin, l’agression du jeune homme a pris une tout autre connotation. Le collectif Némésis a affirmé, dans plusieurs messages sur X, que Quentin D. faisait partie du service d’ordre chargé d’aider ses militantes lors de leur manifestation dans le quartier de Sciences Po, et qu’il avait été agressé par des militants d’extrême gauche. Le groupuscule a désigné des membres de la Jeune Garde, un groupe antifasciste dissous en juin 2025 et fondé par le Lyonnais Raphaël Arnault, devenu député (LFI) en 2024 dans le Vaucluse.
      La version livrée par Némésis n’est pas confirmée par les autorités judiciaires. « A ce stade, nous n’avons aucun élément qui permette de déterminer les circonstances de l’agression », précise au Monde une source judiciaire. Selon nos informations, aucune scène d’agression de cette nature n’apparaît sur les images de vidéosurveillance prises à proximité de Sciences Po. Une enquête a été ouverte pour « violences aggravées ». Le ou les auteurs de l’agression ne sont pas identifiés.

      https://archive.ph/YuQnU#selection-5139.238-5143.36

    • 4/ Une vidéo diffusée par TF1 et relayée par le Progrès (capture d’écran) montre une « agression de jeunes, rue Victor-Lagrange. »
      Mais Quentin a été pris en charge à 19h40. On est en droit de supposer que les faits se sont déroulés un peu avant disons vers 19 h. Or à cette heure-là et à cette date à Lyon, il fait déjà nuit et ce que montre la vidéo se déroule en plein jour et ce n’est pas l’éclairage urbain qui produit cette clarté.
      https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2026/02/15/le-lynchage-de-quentin-declare-mort-aurait-ete-filme-ce-que-devoilent-les-

      Vidéo reprise chez Morandinouille :
      https://www.jeanmarcmorandini.com/article-632872-meurtre-de-quentin-la-video-insupportable-du-lynch

    • 5/ S’en suit dès le lendemain un shitstorm sur LFI, l’ultragauche et autres « antifas » dont les groupes pourraient se voir taxés de « terroristes » par toute une coterie de politicien·nes, leurs propos étant relayés à l’envi par leurs laquais médiatiques. Morceaux choisis par " Ici " :

      https://www.francebleu.fr/auvergne-rhone-alpes/isere-38/un-iserois-militant-du-collectif-identitaire-nemesis-grievement-blesse-ap

      Si ça s’trouve, tous les petits crapauds venimeux de l’ultra-droite vont encore reprocher aux FDO de ne pas avoir fait le job. Elle est pas belle la vie en « démocrature » ?

      Si j’ai omis certains éléments, merci de m’en faire part. Comme je réagis à chaud-bouillant, j’ai pu rater des trucs ...

    • 6/ Ayant fait un examen des lieux (le quai Fulchiron à Lyon et non Furlichon comme l’ont écrit ces ânes bâtés de chez Morandini), je peux affirmer que cette vidéo na pas été prise par un riverain de cette voie : vu l’angle de prise de vue, le vidéaste aurait dû se trouver dans un immeuble de l’autre côté. Or sur cette voie qui est un quai longeant la Saône, il n’y a pas d’immeuble se trouvant de ce côté de la voie.

      https://www.openstreetmap.org/relation/3676014#map=16/45.75559/4.82442

    • 7/ D’après Libé

      Selon des informations qui demeurent encore parcellaires ce samedi 14 février au soir, le déroulé des faits prend sa source en fin de journée de jeudi, à Sciences Po Lyon, dans le VIIe arrondissement de la préfecture du Rhône. L’eurodéputée LFI Rima Hassan y donnait une conférence sur « le déni du droit de la guerre », et l’antenne locale du collectif d’extrême droite Nemesis s’était invitée aux abords du bâtiment, déployant une banderole « Islamo-gauchistes hors de nos facs ».

      C’est à ce moment qu’une première échauffourée a eu lieu, selon une source proche de l’enquête, qui décrit à l’AFP « une rixe entre militants d’extrême droite et d’extrême gauche » comme il s’en produit « très régulièrement » devant ce bâtiment ou encore sur le campus de la fac Lyon 2. Les violences conduisent la police à intervenir une première fois, poussant les protagonistes à la dispersion.

      Un second affrontement se serait alors produit à quelques centaines de mètres de là, de l’autre côté d’un faisceau de voies ferrées, rue Victor-Lagrange, selon une source proche du dossier. Il aurait impliqué une quarantaine de personnes, à proportion égales entre chaque camp. Quentin aurait été isolé au cours de cette rixe, survenue vers 18 heures. « Quentin aurait reçu des coups à la tête et ce alors même qu’il gisait au sol inanimé », assure l’avocat de la famille, Fabien Rajon, dans un communiqué ce samedi soir.

      Il se passe plus d’une heure trente avant que les pompiers ne soient appelés vers 19 h 40 pour prendre en charge, à plus d’un kilomètre de là, deux personnes touchées, quai Fulchiron (Ve arrondissement) dont l’une est Quentin, « très grièvement blessé ». Une première source proche de l’enquête a initialement évoqué des coups de couteau, mais cela n’a pas été confirmé pour l’heure. Selon d’autres sources proches de l’enquête, le militant de 23 ans souffrait de traumatismes crâniens graves. L’autre personne touchée, un jeune homme âgé de 22 ans, était légèrement blessée.

    • 8/ Quelques vérifications plus tard :

      Les lieux apparaissant dans la vidéo correspondent au 14 rue Victor Lagrange (Lyon)

      capture d’écran de la vidéo :

      capture d’écran Google Map :

      On détecte la présence de la poubelle (recyclage des déchets organiques) à ce même endroit :
      https://www.openstreetmap.org/node/9233602036

    • 9/ À mon humble avis, c’est ce qui est relaté dans la partie du texte mis en gras de l’article de Libé qui doit poser problèmes aux enquêteurs, n’en déplaise à l’avocat de la famille de la victime. Quant aux allégations de « Nemesis », c’est de la pure intox ...

  • En rapport avec : https://seenthis.net/messages/1158155

    Que s’est-il passé à Lyon le 12 février ? Ce que l’on sait des événements trois jours après les faits
    https://contre-attaque.net/2026/02/15/que-sest-il-passe-a-lyon-le-12-fevrier-ce-que-lon-sait-des-evenement

    Un déroulé confus

    Dans ses nombreuses interventions, Némésis a raconté tout et n’importe quoi sur le déroulé : une fois Quentin aurait été poignardé, une autre il aurait reçu des coups au sol et serait tombé dans le coma, ou encore il serait rentré chez lui et serait senti mal plus tard… Aucune de ces versions n’est attestée, et celle des coups de couteau est une invention pure et simple, qui a pourtant été largement reprise par les médias mainstream.

    TF1 a diffusé le 14 février une courte vidéo prise par un riverain montrant la fin d’une bagarre : trois personnes sont violemment frappées au sol. Il n’y a aucun élément permettant d’attribuer l’appartenance des individus sur les images, et il manque le début de l’altercation. Ce témoin explique « Ça a commencé avec deux groupes qui s’affrontaient, qui se faisaient face-face » avec « une vingtaine » de personnes de chaque côté, autour de 17h. Il s’agirait donc bien d’une rixe entre deux groupes, dont l’un aurait abandonné trois de ses membres après avoir perdu.

    D’autres témoins confirment cette version à Médiapart : une femme parle d’« au moins une vingtaine d’hommes » qui se battent. « Ils se sont jetés au milieu de la rue, ça n’a vraiment duré que cinq minutes en tout. Ils ont balancé un fumigène jusqu’à notre porte, il y avait de la fumée partout ». Cela ressemble à un affrontement entre deux groupes, comme il y en a souvent à Lyon, qui aurait mal fini. Mais pas un guet-apens ni un meurtre prémédité comme on l’entend partout.

    Une zone d’ombre persiste. Selon plusieurs médias, Quentin a été pris en charge à 19h40, à plusieurs kilomètres de la scène diffusée sur TF1. Plus de deux heures se sont donc écoulées, car la vidéo montre une bagarre en plein jour, et à 19h40 il fait nuit noire. Quentin serait donc rentré chez lui avec ses amis, et aurait fait un malaise bien plus tard. En effet, les urgences de l’hôpital Saint-Joseph Saint Luc de Lyon se trouvent à proximité de la bagarre filmée, et il ne s’y est pas rendu. À tel point que Le Monde écrivait le 13 février que « cet événement n’a pas été spécialement signalé, ni mis en relation avec des incidents ».

    Soit la vidéo montre un autre affrontement, ce qui est courant à Lyon, et la personne frappée au sol n’est pas Quentin. Soit ses amis ne lui ont pas porté assistance alors qu’il était gravement blessé pendant des heures. Quelle que soit la version, Quentin n’a pas été « laissé pour mort ».

    Il y a un peu plus de 2,6 km entre le lieu de la rixe (14 rue Victor Lagrange) où, soit disant, Quentin D. aurait été agressé par des « antifas » et le Quai Fulchiron

    #Lyon #extrême-droite #médias_aux_ordres #fascisation

    • Un témoin du passage à tabac des fafs indique qu’ils se sont ensuite relevés et ont explicitement refusé d’aller à l’hosto, comme le proposait un ou des riverains. Tous deux sont partis à pied (journal Fr cul de 8h le 16/2).
      Notre catho tradi a secoué sa commotion cérébrale sur plusieurs bornes et ça s’est mal terminé.

  • Minneapolis : les images des manifestations contre l’ICE après qu’un agent a tiré sur un Vénézuélien
    https://www.lemonde.fr/international/video/2026/01/15/minneapolis-les-images-des-manifestations-contre-l-ice-apres-qu-un-agent-a-t

    Minneapolis : les images des manifestations contre l’ICE après qu’un agent a tiré sur un Vénézuélien
    vidéo Un agent de la police fédérale de l’immigration américaine (ICE) a tiré dans la jambe d’un Vénézuélien, mercredi 14 janvier, à Minneapolis, une semaine après qu’une femme, Renee Good, a été abattue dans la même ville par un agent de l’ICE.
    Par Juliette Prigent et Elie-Sara Couttet
    « J’ai vu des agissements de la part de l’ICE qui sont révoltants et intolérables », a affirmé le maire de Minneapolis, Jacob Frey, après qu’un agent de la police fédérale de l’immigration américaine (ICE) a tiré dans la jambe d’un Vénézuélien, mercredi 14 janvier. Cela s’est déroulé à Minneapolis, dans le Minnesota, ont annoncé les autorités municipales, une semaine après qu’une femme, Renee Good, a été abattue dans la même ville par un agent de l’ICE.Ce tir a donné lieu à une nouvelle manifestation contre les actions des agents de l’ICE, qui s’intensifient dans la ville, attroupement vite dispersé par l’utilisation de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes par des agents équipés de masques à gaz et de casques.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#politiquemigratoire#ICE#expulsion#venezuela#sante#mortalite

  • Carte des data centers, des projets et des contestations en France

    Nous publions une carte participative répertoriant les data centers existants, les projets et les oppositions qui s’organisent en France autour de ces infrastructures. Notre objectif est de favoriser l’émergence ou la consolidation de contestations partout où ces bases du numérique dominant se prévoient.
    Nous avons cartographié 348 data centers déjà existants et 45 data centers actuellement en cours de déploiement à travers la France : 27 annoncés, 11 en cours d’instruction par les services de l’état et 8 en cours de construction.
    À cela il faut ajouter les 63 sites « clés-en-main » proposés par le gouvernement aux industriels de la tech pour faciliter l’implantation et la construction de nouveaux data centers - dont seulement 26 localisations précises sont publiques à ce jour. #RTE et #EDF mettent également 8 sites à disposition des promoteurs avec des procédures de raccordement électrique accéléré.
    Il est important de noter que le nombre de data centers ne permet pas de se faire une idée adéquate de l’accroissement des infrastructures. Les technologies impliquées sont en forte mutation, et la consommation énergétique des data centers ou le nombre de serveurs qu’ils abritent donne une indication plus ajustée des évolutions du secteur. Ainsi, les data centers actuels peuvent avoir une consommation énergétique jusqu’à plusieurs milliers de fois plus importante que les data centers historiques. Et les serveurs qu’ils abritent sont toujours plus nombreux et intenses en technologies.
    Nous avons recensés une quinzaine d’oppositions locales à ces déploiements, menées par des collectifs, des individus ou des associations.

    https://lenuageetaitsousnospieds.org/articles/2025-12-11-carte-des-data-centers-des-projets-et-des-conte
    La carte :
    https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/carte-des-data-centers-des-projets-et-des-contesta_1289485?scaleControl=false&miniMap=false&scrollWheelZoom=true&zoomControl=true&editMode=disabled&moreControl=true&searchControl=null&tilelayersControl=null&embedControl=null&datalayersControl=true&onLoadPanel=none&captionBar=false&captionMenus=true#6/47.747/2.593

    #cartographie #visualisation #data_centers #France #localisation #centres_de_données #cartographie_participative #résistance #infrastructure

    • Data centers : une carte exclusive des sites en projet

      La France se rêve en Eldorado de l’intelligence artificielle, mais les centres de données qu’elle attire ont un impact important. Un collectif marseillais publie la carte inédite de ces projets XXL et des oppositions locales.

      Au Bourget, un centre de données de 35 000 m² pourrait bientôt consommer le double de l’électricité de toute la ville. En Alsace, ce sont 35 hectares de terres agricoles, dont 11 cultivés en bio qui vont être bétonnés pour faire tourner des serveurs Microsoft.

      Les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle sont des projets industriels d’un genre nouveau, encore largement méconnus malgré leur croissance rapide partout en France.

      Le collectif marseillais Le nuage était sous nos pieds, qui lutte contre les impacts sociaux, écologiques et politiques des infrastructures du numérique, a identifié 348 data centers existants et 45 data centers actuellement en cours de déploiement à travers la France : 26 annoncés, 11 en cours d’instruction par les services de l’État et 8 en cours de construction.

      Ce travail de cartographie, qui a nécessité de croiser les différentes sources ouvertes (communiqués de presse, cadastre, documents légaux déposés lors des enquêtes publiques), n’avait jamais été fait avec ce niveau de détail.
      Des centres de plus en plus voraces en électricité

      Ce n’est pourtant pas la communication qui manque autour de ces projets présentés comme une aubaine pour l’attractivité et la souveraineté de la France. Le gouvernement déploie des efforts importants pour attirer sur son sol la nouvelle génération de centres de données, appelés « hyperscales », de plus en plus gros et de plus en plus voraces en électricité.

      Un article de la loi simplification de la vie économique, en attente d’un vote définitif au parlement, prévoit ainsi d’accélérer les délais des enquêtes publiques et de sortir les centres de données de la comptabilisation des surfaces artificialisées, en leur attribuant d’office le statut de projets d’intérêt national majeur.

      63 sites favorables à l’implantation de centres de données ont également été identifiés par le gouvernement. Pour accélérer le raccordement au réseau électrique, qui peut prendre plusieurs années, certains seront livrés « clé en main » — c’est-à-dire déjà branchés — aux géants de l’informatique (en orange sur la carte).
      1,7 fois la consommation électrique de la France

      Mais cette abondante communication s’accompagne d’une forte opacité sur les détails et l’implantation précise de ces infrastructures XXL. Pour 37 des centres « clé en main », le gouvernement continue de tenir leur localisation secrète, dénonce le Nuage était sous nos pieds.

      Leur impact n’est pourtant pas négligeable. Alimenter et refroidir les serveurs nécessitent beaucoup d’électricité. « Les centres de données sont parmi les infrastructures les plus concentrées spatialement et intensives énergétiquement », écrit l’agence de la transition écologique (Ademe) dans une étude publiée le 6 janvier à ce sujet.

      L’intelligence artificielle consomme déjà dans le monde autant d’énergie que la Bretagne et pourrait avoir besoin, dans à peine cinq ans, d’une quantité d’électricité équivalente à 1,7 fois celle de la France.

      « Il n’est plus rare de recevoir des demandes à hauteur de 100 à 200 MW, soit une fourchette équivalente à celle de la consommation électrique entre la ville de Rouen et la ville de Bordeaux », écrivait RTE, le gestionnaire du réseau électrique, en mai. Les demandes de raccordement reçues par l’organisme représentent une puissance équivalente à 7 réacteurs nucléaires (9 GW).
      Une énergie captée aux dépens de la transition

      « Si rien n’est fait, la consommation électrique des centres de données pourrait être multipliée par 3,7 en France d’ici 2035 et multipliée par 4,4 si on tient compte de leur consommation importée pour répondre aux usages des Français », écrit l’Ademe dans son étude. La consommation pourrait même être 10 fois supérieure à aujourd’hui en 2050 [1].

      Pour l’heure, l’électricité est abondante en France. Les besoins n’ont pas augmenté aussi vite que prévu, à cause du retard pris par la transition des énergies fossiles vers l’électricité dans le domaine des transports, du chauffage résidentiel ou l’industrie.

      Mais l’IA risque de capter une grande partie de l’électricité nécessaire à la transition énergétique. « Les trois data centers installés dans le grand port de Marseille utilisent l’électricité qui aurait pu servir à l’électrification des navires de croisière à quai et aux bus électriques », dénonce le collectif Le Nuage était sous nos pieds.

      L’autre enjeu qui a fait naître localement plusieurs mobilisations, c’est la taille de ces centres et la bétonisation des sols qu’ils engendrent. Ils s’installent en périphérie des villes, là où le foncier est peu cher. Ils privilégient les anciens sites industriels en reconversion, car ils sont déjà raccordés au réseau électrique. Mais les 26 sites « clés en main » dont la localisation a été révélée par les médias Contexte et Politico en juin 2025 « couvrent plus de 1 100 hectares répartis à travers la France, dont 827 hectares sur lesquels il n’y a pas encore de construction », écrit le collectif.

      Les mouvements d’oppositions se forment localement en coalition, autour de France Nature Environnement, du Mouvement national de lutte pour l’environnement, de riverains, élus ou associations écologistes.

      « Il y a différents types de luttes, parce qu’on peut s’emparer du problème sous différents angles. Certaines associations s’inquiètent de l’impact territorial direct des data centers, d’autres dénoncent leur consommation en eau ou le risque de pollution atmosphérique. D’autres encore s’en saisissent pour ce qu’ils représentent, les usages qu’ils permettent ou l’extractivisme minier induit par la construction de serveurs », explique Max, du Nuage était sous nos pieds.

      Le collectif dénonce des « infrastructures de la domination, au service de puissances impérialistes ». L’IA est financée et développée par un petit nombre d’entreprises privées, les seules suffisamment armées financièrement pour construire ces gigantesques usines à serveurs informatiques.

      « Ce sont les débuts d’une industrie. Il y a beaucoup de laisser-faire et aucun réel débat, même si l’explosion des besoins en électricité rend désormais visibles les enjeux. Il y a urgence à réagir car les choses vont très vite », dit le collectif à Reporterre.

      Parmi les cinq scénarios étudiés par l’Ademe, l’un vise à imaginer ce que seraient des « politiques publiques de rupture » capables de faire baisser la consommation des centres en France d’ici à 2050.

      Elles consisteraient, selon l’agence, à réserver l’intelligence artificielle à des domaines critiques comme la santé, le climat, la défense ou la recherche ; revenir à « une numérisation raisonnée » grâce à des alternatives basses technologies (comme les guichets physiques pour les démarches administratives ou une mutualisation du matériel informatique). Mais aussi à une réduction des écrans publicitaires et des réseaux sociaux et à un moratoire sur la construction de centres de données.

      https://reporterre.net/Un-data-center-construit-pres-de-chez-vous-La-reponse-en-carte

  • AI’s Memorization Crisis - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/technology/2026/01/ai-memorization-research/685552/?gift=sfbZfCZIUKWYZXloam4F-Ax0T9M9xvGtDZ491KkZIdg

    Large language models don’t “learn”—they copy. And that could change everything for the tech industry.
    By Alex Reisner
    Stacked books being crushed into a computer file
    Illustration by Matteo Giuseppe Pani / The Atlantic
    January 9, 2026

    Editor’s note: This work is part of AI Watchdog, The Atlantic’s ongoing investigation into the generative-AI industry.

    On Tuesday, researchers at Stanford and Yale revealed something that AI companies would prefer to keep hidden. Four popular large language models—OpenAI’s GPT, Anthropic’s Claude, Google’s Gemini, and xAI’s Grok—have stored large portions of some of the books they’ve been trained on, and can reproduce long excerpts from those books.

    In fact, when prompted strategically by researchers, Claude delivered the near-complete text of Harry Potter and the Sorcerer’s Stone, The Great Gatsby, 1984, and Frankenstein, in addition to thousands of words from books including The Hunger Games and The Catcher in the Rye. Varying amounts of these books were also reproduced by the other three models. Thirteen books were tested.

    This phenomenon has been called “memorization,” and AI companies have long denied that it happens on a large scale. In a 2023 letter to the U.S. Copyright Office, OpenAI said that “models do not store copies of the information that they learn from.” Google similarly told the Copyright Office that “there is no copy of the training data—whether text, images, or other formats—present in the model itself.” Anthropic, Meta, Microsoft, and others have made similar claims. (None of the AI companies mentioned in this article agreed to my requests for interviews.)

    The Stanford study proves that there are such copies in AI models, and it is just the latest of several studies to do so. In my own investigations, I’ve found that image-based models can reproduce some of the art and photographs they’re trained on. This may be a massive legal liability for AI companies—one that could potentially cost the industry billions of dollars in copyright-infringement judgments, and lead products to be taken off the market. It also contradicts the basic explanation given by the AI industry for how its technology works.

    AI is frequently explained in terms of metaphor; tech companies like to say that their products learn, that LLMs have, for example, developed an understanding of English writing without explicitly being told the rules of English grammar. This new research, along with several other studies from the past two years, undermines that metaphor. AI does not absorb information like a human mind does. Instead, it stores information and accesses it.

    In fact, many AI developers use a more technically accurate term when talking about these models: lossy compression. It’s beginning to gain traction outside the industry too. The phrase was recently invoked by a court in Germany that ruled against OpenAI in a case brought by GEMA, a music-licensing organization. GEMA showed that ChatGPT could output close imitations of song lyrics. The judge compared the model to MP3 and JPEG files, which store your music and photos in files that are smaller than the raw, uncompressed originals. When you store a high-quality photo as a JPEG, for example, the result is a somewhat lower-quality photo, in some cases with blurring or visual artifacts added. A lossy-compression algorithm still stores the photo, but it’s an approximation rather than the exact file. It’s called lossy compression because some of the data are lost.

    From a technical perspective, this compression process is much like what happens inside AI models, as researchers from several AI companies and universities have explained to me in the past few months. They ingest text and images, and output text and images that approximate those inputs.

    But this simple description is less useful to AI companies than the learning metaphor, which has been used to claim that the statistical algorithms known as AI will eventually make novel scientific discoveries, undergo boundless improvement, and recursively train themselves, possibly leading to an “intelligence explosion.” The whole industry is staked on a shaky metaphor.
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    Source: Courtesy of Kyle Christy / IFC
    Garfunkel_and_Oates_from_stable_diffusion.png
    Output from Stable Diffusion 1.4

    The problem becomes clear if we look at AI image generators. In September 2022, Emad Mostaque, a co-founder and the then-CEO of Stability AI, explained in a podcast interview how Stable Diffusion, Stability’s image model, was built. “We took 100,000 gigabytes of images and compressed it to a two-gigabyte file that can re-create any of those and iterations of those” images, he said.

    One of the many experts I spoke with while reporting this article was an independent AI researcher who has studied Stable Diffusion’s ability to reproduce its training images. (I agreed to keep the researcher anonymous, because they fear repercussions from major AI companies.) Above is one example of this ability: On the left is the original from the web—a promotional image from the TV show Garfunkel and Oates—and on the right is a version that Stable Diffusion generated when prompted with a caption the image appears with on the web, which includes some HTML code: “IFC Cancels Garfunkel and Oates.” Using this simple technique, the researcher showed me how to produce near-exact copies of several dozen images known to be in Stable Diffusion’s training set, most of which include visual residue that looks something like lossy compression—the kind of glitchy, fuzzy effect you may notice in your own photos from time to time.
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    Source: Karla Ortiz
    Original artwork by Karla Ortiz (The Death I Bring, 2016, graphite)
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    Source: United States District Court, Northern District of California
    Output from Stability’s Reimagine XL product (based on Stable Diffusion XL)

    Above is another pair of images taken from a lawsuit against Stability AI and other companies. On the left is an original work by Karla Ortiz, and on the right is a variation from Stable Diffusion. Here, the image is a bit further from the original. Some elements have changed. Instead of compressing at the pixel level, the algorithm appears to be copying and manipulating objects from multiple images, while maintaining a degree of visual continuity.

    As companies explain it, AI algorithms extract “concepts” from training data and learn to make original work. But the image on the right is not a product of concepts alone. It’s not a generic image of, say, “an angel with birds.” It’s difficult to pinpoint why any AI model makes any specific mark in an image, but we can reasonably assume that Stable Diffusion can render the image on the right partly because it has stored visual elements from the image on the left. It isn’t collaging in the physical cut-and-paste sense, but it also isn’t learning in the human sense the word implies. The model has no senses or conscious experience through which to make its own aesthetic judgments.

    Google has written that LLMs store not copies of their training data but rather the “patterns in human language.” This is true on the surface but misleading once you dig into it. As has been widely documented, when a company uses a book to develop an AI model, it splits the book’s text into tokens or word fragments. For example, the phrase hello, my friend might be represented by the tokens he, llo, my, fri, and end. Some tokens are actual words; some are just groups of letters, spaces, and punctuation. The model stores these tokens and the contexts in which they appear in books. The resulting LLM is essentially a huge database of contexts and the tokens that are most likely to appear next.

    The model can be visualized as a map. Here’s an example, with the actual most-likely tokens from Meta’s Llama-3.1-70B:
    flow chart
    Source: The Atlantic / Llama

    When an LLM “writes” a sentence, it walks a path through this forest of possible token sequences, making a high-probability choice at each step. Google’s description is misleading because the next-token predictions don’t come from some vague entity such as “human language” but from the particular books, articles, and other texts that the model has scanned.
    Recommended Reading

    How to Stop a Bird-Murdering Cat
    Conor Gearin

    The Quiet Cruelty of When Harry Met Sally
    Megan Garber
    The Wedding Sting
    Jeff Maysh

    By default, models will sometimes diverge from the most probable next token. This behavior is often framed by AI companies as a way of making the models more “creative,” but it also has the benefit of concealing copies of training text.

    Sometimes the language map is detailed enough that it contains exact copies of whole books and articles. This past summer, a study of several LLMs found that Meta’s Llama 3.1-70B model can, like Claude, effectively reproduce the full text of Harry Potter and the Sorcerer’s Stone. The researchers gave the model just the book’s first few tokens, “Mr. and Mrs. D.” In Llama’s internal language map, the text most likely to follow was: “ursley, of number four, Privet Drive, were proud to say that they were perfectly normal, thank you very much.” This is precisely the book’s first sentence. Repeatedly feeding the model’s output back in, Llama continued in this vein until it produced the entire book, omitting just a few short sentences.

    Using this technique, the researchers also showed that Llama had losslessly compressed large portions of other works, such as Ta-Nehisi Coates’s famous Atlantic essay “The Case for Reparations.” By prompting with the essay’s first sentence, more than 10,000 words, or two-thirds of the essay, came out of the model verbatim. Large extractions also appear to be possible from Llama 3.1-70B for George R. R. Martin’s A Game of Thrones, Toni Morrison’s Beloved, and others.

    The Stanford and Yale researchers also showed this week that a model’s output can paraphrase a book rather than duplicate it exactly. For example, where A Game of Thrones reads “Jon glimpsed a pale shape moving through the trees,” the researchers found that GPT-4.1 produced “Something moved, just at the edge of sight—a pale shape, slipping between the trunks.” As in the Stable Diffusion example above, the model’s output is extremely similar to a specific original work.

    This isn’t the only research to demonstrate the casual plagiarism of AI models. “On average, 8–15% of the text generated by LLMs” also exists on the web, in exactly that same form, according to one study. Chatbots are routinely breaching the ethical standards that humans are normally held to.

    Memorization could have legal consequences in at least two ways. For one, if memorization is unavoidable, then AI developers will have to somehow prevent users from accessing memorized content, as law scholars have written. Indeed, at least one court has already required this. But existing techniques are easy to circumvent. For example, 404 Media has reported that OpenAI’s Sora 2 would not comply with a request to generate video of a popular video game called Animal Crossing but would generate a video if the game’s title was given as “‘crossing aminal’ [sic] 2017.” If companies can’t guarantee that their models will never infringe on a writer’s or artist’s copyright, a court could require them to take the product off the market.

    A second reason that AI companies could be liable for copyright infringement is that a model itself could be considered an illegal copy. Mark Lemley, a Stanford law professor who has represented Stability AI and Meta in such lawsuits, told me he isn’t sure whether it’s accurate to say that a model “contains” a copy of a book, or whether “we have a set of instructions that allows us to create a copy on the fly in response to a request.” Even the latter is potentially problematic, but if judges decide that the former is true, then plaintiffs could seek the destruction of infringing copies. Which means that, in addition to fines, AI companies could in some cases face the possibility of being legally compelled to retrain their models from scratch, with properly licensed material.

    In a lawsuit, The New York Times alleged that OpenAI’s GPT-4 could reproduce dozens of Times articles nearly verbatim. OpenAI (which has a corporate partnership with The Atlantic) responded by arguing that the Times used “deceptive prompts” that violated the company’s terms of service and prompted the model with sections from each of those articles. “Normal people do not use OpenAI’s products in this way,” the company wrote, and even claimed “that the Times paid someone to hack OpenAI’s products.” The company has also called this type of reproduction “a rare bug that we are working to drive to zero.”

    But the emerging research is making clear that the ability to plagiarize is inherent to GPT-4 and all other major LLMs. None of the researchers I spoke with thought that the underlying phenomenon, memorization, is unusual or could be eradicated.

    In copyright lawsuits, the learning metaphor lets companies make misleading comparisons between chatbots and humans. At least one judge has repeated these comparisons, likening an AI company’s theft and scanning of books to “training schoolchildren to write well.” There have also been two lawsuits in which judges ruled that training an LLM on copyrighted books was fair use, but both rulings were flawed in their handling of memorization: One judge cited expert testimony that showed that Llama could reproduce no more than 50 tokens from the plaintiffs’ books, though research has since been published that proves otherwise. The other judge acknowledged that Claude had memorized significant portions of books but said that the plaintiffs had failed to allege that this was a problem.

    Research on how AI models reuse their training content is still primitive, partly because AI companies are motivated to keep it that way. Several of the researchers I spoke with while reporting this article told me about memorization research that has been censored and impeded by company lawyers. None of them would talk about these instances on the record, fearing retaliation from companies.

    Meanwhile, OpenAI CEO Sam Altman has defended the technology’s “right to learn” from books and articles, “like a human can.” This deceptive, feel-good idea prevents the public discussion we need to have about how AI companies are using the creative and intellectual works upon which they are utterly dependent.
    About the Author
    Alex Reisner
    Alex Reisner is a staff writer at The Atlantic.

    #IA #LLM #Methodologie #Copie_servile #Mémoire #Apprentissage

  • Selon Terrible Maps, une majorité d’Américains ne sait pas situer le Venezuela sur cette carte :

    https://bsky.app/profile/terriblemapshq.bsky.social/post/3mblvhx3ok32s

    (J’aime beaucoup Terrible Maps. J’avais d’ailleurs acheté son petit bouquin, c’est marrant comme tout et ça permet de commencer à discuter avec les enfants des « problèmes » que posent certaines utilisations de la cartographie avec ces exemples évidemment totalement farfelus.)

  • On bouffe à intervalles réguliers des diatribes contre le « campisme naïf des gauches occidentales anti-impérialistes », mais le principe de réalité vient régulièrement nous rappeler les fondamentaux :
    – le seul impérialisme qui a les moyens militaires de son impérialisme global, ce sont les États-Unis (je te concède que depuis quelques temps, la Chine est un challenger de plus en plus crédible) ; les autres impérialismes ont certes un pouvoir de nuissance certain, mais des moyens militaires au mieux régionaux ;
    – le principal pays qui bloque le droit international, notamment en abusant des vetos au Conseil de Sécurité et en dénonçant les tribunaux internationaux qu’il ne parvient pas à instrumentaliser, ce sont les États-Unis (honneur partagé avec la Russie, cette grande démocratie) ;
    – le principal pays pratiquant à grande échelle le terrorisme d’État depuis 1945, ce sont les États-Unis ; les puissances coloniales européennes, France et Grande Bretagne notamment, se sont brillamment illustrées, ont largement théorisé la pratique terroriste de la « contre-insurrection », mais là encore, ce sont des nabots régionaux (d’ailleurs largement défaits militairement et politiquement) ;
    – et les dirigeants européens, dans tous les cas, ont systématiquement cautionné, ou ont été volontairement complices, des violations du droit international par les États-Unis.

    Ce qui est chiatique, c’est que les pires outrances semblant commises par les présidents républicains (m’enfin Biden-Harris et le génocide de Gaza, j’espère qu’on aura un peu de mal à l’oublier), quand les États-Unis reviennent à une présidence démocrate, on s’empresse d’à nouveau leur prêter la présomption de la « bénévolence américaine » même quand ils envoient des bombes sur des civils à l’autre bout de la planète.

    • Les « dirigeants européens » n’ont pas encore adapté leurs agendas aux nouvelles réalités du Monde en mode impérialiste, ce monde où les super puissances (militaires) n’ont qu’un seul et même dessein : l’#accaparement des dernières ressources planétaires disponibles quel que soit le prix à faire payer aux peuples qui ne voudraient pas se soumettre.
      Pour le « bilan carbone », on verra (beaucoup) plus tard et il est déjà trop tard ...

    • Le fait est que Trump ne s’embarrasse pas de la politesse habituelle des dirigeants américains. On prend le pétrole irakien, mais on dit que c’est pour les armes de destruction massives, c’est nul, c’est faible, c’est faire la part belle aux wokistes. Là, on a un psychopathe totalement désinhibé, qui ne supporte pas les simagrées des gens qu’il considère comme des faibles. Il fait les choses parce qu’il peut le faire, et il le dit sans tenir compte des wokistes. C’est une sorte de confort pour tout le monde, sauf pour les gens qui pensaient pouvoir encore se regarder dans un miroir, alors que depuis plusieurs générations, c’est strictement impossible, je veux parler de nos fières élites consanguines européennes.

  • Un #shameless_autopromo un peu spécial aujourd’hui : j’aimerais pousser un peu mon activité de photo :
    https://photo.23forward.com

    Depuis des années, j’ai beaucoup de mal à dire que je suis « photographe », je dis plutôt que « je fais des photos » dans le cadre de mes activités professionnelles. (Donc pas totalement shameless l’autopromo…)

    Mais en 2025, des copines m’ont demandé de leur faire des portraits pour leur boulot, j’ai également fait les portraits d’environ 110 jeunes de la section du lycée de mon aînée en une journée (rigole, mais c’est super-dur d’obtenir une pose potable d’un ado stressé en quelques minutes à peine), alors je me suis dit que je pouvais tout aussi bien revendiquer que je fais de la photo de portrait et monter un site Web pour promouvoir cette activité…
    https://photo.23forward.com/Portraits

    J’adore les séances de portrait : c’est à la fois très humain (parce que personne n’est vraiment à l’aise avec un objectif sous le nez) et très technique (même en extérieur j’utilise un flash ou deux, et je retouche systématiquement les images).

    J’ai commencé la photo professionnellement quand j’ai couvert les backstages des défilés Haute couture pour le magazine en ligne qu’on avait monté avec Diala (il y a quelques vedettes du milieu, dans ces photos) :
    https://photo.23forward.com/Evenements

    Une chose que j’ai apprise avec ces backstages, c’est à ne plus avoir peur des gens que je prends en photo. Les premières séances, ça se voit sur les photos que j’avais peur de déranger, et simplement d’affronter le regard direct des modèles – alors même que le principe de ces séances, c’est bien de prendre en photo ces personnes qui sont là justement pour être prises en photo… Et donc rapidement, apprendre à capter l’attention pour obtenir un regard, un sourire, une pose, et travailler très rapidement (parce que c’est pas du portrait de studio non plus, il y a des dizaines de personnes en train de bosser tout autour). Puis apprendre à ajouter de la lumière au flash sans que ça fasse polaroïd (même si c’est un genre qui se faisait, c’est pas mon truc). Et prendre confiance pour, justement, mettre en confiance la personne de l’autre côté de l’objectif.

    Plus récemment, Diala avait lancé une collection de cagoules-écharpes (fabriquées ici à #Montpellier), pour laquelle on a fait une série de photos sur la plage de Carnon en hiver avec une mannequin (IG @margauxcaffarel), ainsi que des photos dans les jardins du Château d’O avec une copine :
    https://photo.23forward.com/Mode

    Flash, réflecteur et grand diffuseur. Beaucoup de photos en une demi-journée, c’était très cool.

    Évidemment, dans le cadre de 23Forward, je fais assez souvent des photos à 360° dans les musées, mais il m’arrive de faire des photos « classiques » d’expositions :
    https://photo.23forward.com/Espaces

    Il y a quelques années, j’avais appris à faire des photos d’architecture pour un cabinet au Liban aux côtés d’un photographe spécialisé, et dans une certaine mesure c’est le même genre de soucis techniques.

    ====

    Un aspect que j’aime beaucoup avec les séances photo, c’est le fait de n’avoir pas beaucoup droit à l’erreur : le jour même, il faut éviter de se rater. Soit parce que c’est un événement unique, soit parce qu’on bloque le temps de quelqu’un. Mon boulot habituel pour le Web et les écrans interactifs, c’est de développer des projets relativement longs assis derrière mon ordinateur : c’est-à-dire que si je rate quelque chose à un moment donné, j’ai tout loisir de corriger ou refaire, les jours suivants. Il n’y a pas vraiment d’incertitude : je sais que je vais faire le taf, aujourd’hui ou dans les jours suivants, c’est certain. Alors que les photos, il faut les prendre à un moment donné et ne pas rater le coche. Soit l’événement ne se représentera pas, soit ça va casser les pieds à tout le monde. Je ne sais pas si je vivrais bien d’être en permanence dans ce genre de stress (les shoots « importants », je ne dors jamais trop bien la nuit précédente), mais par contraste avec mon métier habituel, c’est tout à fait bienvenue.

    Un autre aspect que j’apprécie, c’est de travailler avec quelqu’un directement. En général dans mon boulot je bosse seul devant mon ordinateur, et si j’échange de temps en temps, ce n’est généralement pas pendant que je code. Le travail de production, habituellement, est très solitaire. Ça convient à mon caractère, mais c’est bon aussi de faire autre chose. Et la photo de portrait, par principe la production des images se fait au moins à deux…

  • #Captcha et protection contre les bots nouvelle génération, conforme au RGPD | ALTCHA
    https://altcha.org/fr

    Protégez vos données et vos utilisateurs avec l’alternative centrée sur la confidentialité à reCAPTCHA. ALTCHA élimine le suivi, les cookies et le fingerprinting, offrant une sécurité robuste, accessible et conforme aux réglementations mondiales sans aucun puzzle.

    100% auto-hébergé • Aucune requête externe • Aucun partage de données.

    Captcha conforme aux normes mondiales et accessible à tous

  • Un projet de décret prévoit de faciliter la destruction des haies
    https://www.actu-environnement.com/ae/news/haies-destruction-procedure-projet-decret-consultation-loi-orien

    Simplifier les procédures administratives de destruction des haies tout en rappelant l’objectif d’atteindre un gain net de 50 000 km de haies d’ici à 2030 fixé dans le Pacte en faveur de la haie présenté par le Gouvernement en septembre 2023. C’est l’exercice schizophrénique auquel se livre le ministère de la Transition écologique à travers le projet de décret (1) qu’il soumet à la consultation du public (2) jusqu’au 16 décembre 2025.

    #haies