Lost Geographer

A lost geographer.

  • Hold-up sur l’anticapitalisme - La Hutte des Classes
    http://cdarmangeat.blogspot.com/2020/11/hold-up-sur-lanticapitalisme.html

    Ce texte a été rédigé collectivement par des signataires se réclamant des idées du mouvement ouvrier révolutionnaire afin de fournir des arguments pour contrer la vague de complotisme qui monte progressivement dans bien des milieux, et qui affecte aussi malheureusement le nôtre.
    Il couvre un vaste ensemble de thèmes afin de fournir une vue d’ensemble et une logique à opposer aux complotistes et à leurs raisonnements, et ne peut donc pas entrer dans les détails de tout ce qui est évoqué.

    Deux symptômes majeurs d’une situation dégradée
    #Didier_Raoult et le populisme scientifique
    – Le film Hold Up

    Le #complotisme, un type de théorie toujours réactionnaire
    – Les germes de la situation actuelle dans nos milieux :
    – La dérive emblématique d’une sociologue
    – Science et lobbys
    – La critique des médias
    – En guise de conclusion

    #marxisme #Monique_Pinçon-Charlot

  • Faire de nouvelles découvertes scientifiques est inutile
    https://www.courrierinternational.com/article/progres-faire-de-nouvelles-decouvertes-scientifiques-est-inut

    Pour relever les grands défis contemporains comme le changement climatique ou les inégalités, la science n’est plus nécessaire, soutient, de façon provocatrice, le physicien polonais Piotr Wasylczyk. D’autant qu’elle traverse une crise profonde de crédibilité, de reconnaissance et de gouvernance.

    • Le coût de revient d’une radiographie n’est que de quelques dollars, et une seule année a séparé la découverte en 1895 des rayons X par [le physicien allemand] Wilhelm Röntgen de leur application en médecine. Ainsi, pendant la Première Guerre mondiale, Maria Sklodowska-Curie [nom polonais de Marie Curie] a pu installer des appareils à rayons X à bord de voitures capables d’aller examiner les blessés sur le front.

      L’imagerie par résonance magnétique coûte cent fois plus cher, un appareil vaut à lui seul [jusqu’à] 1 million de dollars. Trois décennies se sont écoulées entre la compréhension des phénomènes physiques [sur lesquels repose son fonctionnement] et la mise sur le marché des machines. En dépit d’immenses investissements, les progrès médiocres accomplis depuis vingt ans dans le domaine de l’imagerie ne permettent pas d’exclure que la prochaine technologie, si tant est qu’elle apparaisse un jour, produise des « images » à 10 000 dollars pièce que ne pourront s’offrir qu’une poignée de gens.

      Autre exemple : une dose de nusinersen, médicament moderne produit aux États-Unis pour soigner l’amyotrophie spinale [une maladie héréditaire qui atrophie les muscles], est vendue 70 ?000 euros. Son développement a duré dix ans et coûté plus de 1 milliard de dollars.

      Même si l’on parvenait un jour à découvrir un vaccin empêchant par exemple le développement de certaines tumeurs, il suffirait d’une rumeur sur les réseaux sociaux qui l’accuserait de causer l’autisme pour dissuader la population de l’utiliser.

      Depuis 1980, aucune famille d’antibiotiques n’a vu le jour. Les nouveaux traitements ne sont que des modifications de composés connus, ce qui pourrait provoquer l’apparition de souches de bactéries complètement résistantes aux médicaments et un retour à la situation dans laquelle même des infections bénignes peuvent avoir des effets très graves.

      Cela montre l’articulation complexe entre la science, l’industrie et la politique. Les entreprises pharmaceutiques ne veulent pas investir dans la recherche de nouveaux composés, car si un superantibiotique était découvert, les autorités pourraient préférer ne pas le mettre en vente pour le conserver comme arme de la dernière chance.

      L’obésité, symbole de l’échec de la science

      De l’étape des recherches à celle de leur conséquences sur les pratiques sociales, en passant par l’interprétation et la communication des résultats, le domaine de la nutrition est une illustration de l’échec de la science. Avec pour conséquence une épidémie d’obésité touchant pratiquement tous les pays du monde.

      Les recommandations alimentaires ont commencé à être publiées aux États-Unis dans les années 1950 et 1960, en réponse à la soudaine augmentation observée après la Seconde Guerre mondiale de morts causées par des maladies cardiovasculaires. Le réexamen des résultats d’expériences de l’époque a cependant mis au jour de nombreuses pratiques problématiques.

      Ainsi, il n’est pas rare que les conclusions aient été injustifiées et interprétées de façon assez arbitraire, par exemple en ignorant les résultats qui ne correspondaient pas aux hypothèses de départ, comme le lien présumé entre la consommation d’acides gras saturés et les maladies cardiovasculaires.

      Cette démarche, à laquelle s’est ajouté le lobbying des producteurs alimentaires, notamment de boeuf, a débouché sur la formulation de recommandations en de nombreux points contraires à la connaissance contemporaine de la physiologie humaine. Pourtant, elles ont été inscrites dans des manuels de formation des futurs médecins.

      Elles sont aussi entrées dans la culture de masse - « Ne mets pas trop de beurre sur ta tartine ou tu auras les artères bouchées par le cholestérol » - et influencent donc les comportements quotidiens de centaines de millions de gens dans le monde.

      2,5 millions d’articles publiés chaque année

      Dans le domaine de la pédagogie, nous en savons de plus en plus sur le développement intellectuel, émotionnel et social des êtres humains, notamment dans l’enfance, ainsi que sur les conditions à mettre en place pour que les jeunes prennent du plaisir à apprendre et à exercer leurs passions. Pourtant, les écoles et les universités ont l’air de n’avoir presque pas changé en cent ans et ne forment toujours pas des personnes responsables, empathiques et capables de penser de façon autonome.

      Quel impact sur la réalité ont donc les centaines de milliers de publications produites par les universités et instituts de recherche du monde entier en matière de pédagogie et de sciences de l’éducation ?? Les découvertes peuvent-elles exister dans une sphère isolée de la réalité des sociétés qui financent les chercheurs ??

      Bien sûr, on peut poser de très nombreuses questions puis chercher des réponses en déployant de l’argent, du temps et des méthodes de plus en plus perfectionnées, mais dans la plupart des cas ces réponses n’intéressent personne et n’ont aucune chance de sortir de la sphère scientifique. Même au sein de cette sphère, communiquer les résultats de façon à ce qu’ils parviennent à leurs destinataires potentiels n’est pas si simple au milieu des 2,5 millions d’articles scientifiques qui paraissent chaque année.

      De façon consciente ou non, la grande majorité des chercheurs, en particulier en sciences naturelles, continue de travailler selon le paradigme de l’alchimiste convaincu que, grâce à la découverte d’une substance ou d’une technologie, nous parviendrons à un tournant qui changera (espérons en mieux) la vie de beaucoup de gens. Pourtant, les expériences des dernières décennies montrent qu’il n’a pas été possible de découvrir la pierre philosophale à même d’assurer la vie ou la prospérité éternelle (ou en tout cas pour longtemps).

      Les découvertes de la nature de la lumière, des électrons et de la structure atomique de la matière ont posé les fondements de l’électronique, des lasers et des ordinateurs. La compréhension des mécanismes de la vie des cellules a permis d’éclaircir les causes de nombreuses maladies et de trouver certains moyens de les soigner. Il semble qu’aujourd’hui, par habitude, nous continuons de croire que cette très bonne passe se prolongera.

      Prévoir est évidemment très difficile, surtout quand il s’agit de l’avenir, mais il semble que la découverte de la masse du boson de Higgs, la compréhension de l’évolution des trous noirs et la formulation d’une théorie des cordes cohérente n’auront aucun impact sur notre vie.

      Peut-être que l’épisode de l’histoire de notre civilisation dans lequel la science a amélioré nos conditions de vie et nous a rendus plus humains grâce à la découverte de certains mystères de la nature est en train de s’achever.

      Les taux de mortalité des nouveau-nés, après les spectaculaires baisses précédant la fin du XXe siècle, stagnent depuis vingt ans dans les pays développés [à l’échelle mondiale, le constat est différent : selon l’Organisation mondiale de la santé, le taux de mortalité des moins de 5 ans a baissé de 59 % entre 1990 et 2019]. L’espérance de vie croît certes encore de façon linéaire, mais nous avons de plus en plus conscience de l’importance de la qualité de la vie, au-delà de sa seule durée. Qu’arrivera-t-il si, un jour, l’espérance de vie atteint 200 ans, mais que le nombre de personnes nécessitant des soins permanents est plusieurs fois supérieur aux effectifs capables de les prodiguer ??

      De plus en plus de chercheurs prennent conscience des crises que traverse la science en ce début de XXIe siècle.

      Des scientifiques en retrait du débat public

      La première est la crise de la crédibilité : nous n’arrivons pas à présenter de façon convaincante nos arguments dans les discussions sur les vaccins, le changement climatique ou l’alimentation. En dépit de ce qu’on pourrait croire, il n’y a pas aujourd’hui de science unique. Si on parle à un collègue de recherches qui montrent les effets des émissions de gaz à effet de serre sur le climat, on peut s’entendre rétorquer qu’il existe des chercheurs convaincus du contraire [il existe pourtant un consensus sur le sujet : dès 2013, une étude parue dans Environmental Research Letters montrait que 97 % des 11 ?944 articles scientifiques publiés entre 1991 et 2011 concluaient que le réchauffement climatique existe bel et bien et qu’il est d’origine humaine].

      Jusqu’à présent, nous croyions que la vérité (telle que nous la comprenons en termes scientifiques) se défendait toute seule. Ce n’est pas le cas, surtout confrontée à ceux qui ont intérêt à ce qu’elle ne se défende pas.

      Nous avons aussi perdu notre influence sur le monde. De nombreux chercheurs liés au projet Manhattan de mise au point de la première bombe atomique ont passé une bonne partie de leur vie à s’engager en faveur du désarmement. Aujourd’hui, je ne connais aucun physicien investi dans une activité comparable.

      C’est comme si les scientifiques avaient complètement abandonné aux politiques et aux multinationales le pouvoir de décider du destin du monde, comme s’ils s’étaient convaincus que leur rôle se limitait à fournir des jouets : armes de plus en plus sophistiquées, systèmes informatiques permettant de contrôler les sociétés. La perte de crédibilité est liée au retrait du débat public, voire au refus de communiquer sur ce qui se passe dans les laboratoires et sur la manière dont est utilisé l’argent public.

      La deuxième crise concerne la reproductibilité. À la base de la méthode scientifique moderne se trouve l’idée qu’une expérience réalisée aujourd’hui pourra être répétée demain, dans une semaine ou dans un an, et que si les conditions restent les mêmes les résultats obtenus seront eux aussi identiques. Entre 2011 et 2015, un groupe de chercheurs a reproduit cent expériences de psychologie ayant fait l’objet en 2008 de publications dans des revues reconnues. Dans un tiers des cas seulement les résultats étaient les mêmes que dans les expériences originales.

      On voit aussi en cette période de pandémie que même les revues les plus prestigieuses [The Lancet notamment] ont publié des résultats utilisant des données non fiables et qu’elles ont dû ensuite retirer.

      La troisième crise est celle de la gouvernance, pour beaucoup à l’origine des deux autres. Si quelqu’un s’imagine les chercheurs comme des passionnés un peu distraits, en blouse blanche et aux cheveux ébouriffés, quelques jours dans une université ou un institut de recherche suffiraient à le détromper. Il serait témoin des longues heures passées à se battre avec une pieuvre administrative dont les tentacules pénètrent toutes les étapes du travail des scientifiques.

      La gouvernance technocratique a encore plus d’impact sur les décisions prises quotidiennement par les chercheurs. Puisque leurs institutions et eux-mêmes sont évalués sur la base du nombre d’articles publiés, de quels sujets et problèmes est-il préférable de s’emparer pour maximiser le compteur ?? Seul un fou songerait à s’engager dans un projet risqué qui pourrait au bout de quelques années ne pas produire les résultats attendus et ne rien donner pour remplir les rapports d’activité.

      Cela fait que nous optimisons nos actions pour tromper le système. Tenir compte du risque des recherches entreprises n’est encore pas trop grave, même si cela ne favorise sans doute pas le progrès. Toutefois, cela peut aussi conduire à ce que la littérature scientifique appelle des « pratiques discutables en recherche », comme l’ajout injustifié d’auteurs à des publications et la non-prise en compte des données qui ne vont pas dans le sens des hypothèses retenues.

      Un culte de la croissance nocif

      L’aspiration à l’égalitarisme et à l’accès universel à l’enseignement supérieur conduit immanquablement à la baisse du niveau d’enseignement, de ressources de savoir et de qualifications des nouvelles générations de chercheurs. Il y a vingt ans, quand je construisais des systèmes laser pour mon doctorat, mon directeur de thèse passait des journées entières au laboratoire à m’apprendre à faire les réglages. Aujourd’hui, une telle relation maître-élève est pratiquement impossible, les professeurs sont trop occupés à préparer des demandes de financement, à écrire des rapports et à siéger dans des commissions d’évaluation.

      En même temps, le culte de la croissance pousse les universités à solliciter toujours plus de financements pour disposer de plus de moyens et de personnel. Il y a donc dans le monde une demande très forte de chercheurs, en particulier ceux en début de carrière, et elle est en partie satisfaite grâce aux jeunes Chinois et Indiens.

      D’un autre côté, il y a de nouvelles opportunités de faire des choses intéressantes et de vivre des aventures intellectuelles. Pour construire des fusées, il n’est plus indispensable de travailler pour un institut public comme la Nasa ou l’Agence spatiale européenne, il y a la société SpaceX. Dans mon domaine, l’optique et les lasers, même Facebook recrute.

      L’effet secondaire d’une situation économique dans laquelle des gens disposent de capitaux considérables est le développement de la culture start-up. Pour tromper l’ennui, de grandes fortunes sont prêtes à risquer beaucoup d’argent dans des recherches à la mode, même si les chances de succès sont minimes. De nombreux jeunes se laissent entraîner dans de telles entreprises qui dégénèrent souvent (escroqueries, culture du secret, gaspillage), comme dans l’exemple d’Elizabeth Holmes et de sa société Theranos (une vaste escroquerie).

      Il n’est pas difficile d’imaginer que cela puisse affaiblir les institutions publiques de recherche.

      Il y a enfin autour de la science une crise liée au système économique. Si l’on parvient un jour à maîtriser la fusion nucléaire, il se peut que cette technologie de production propre et illimitée d’énergie électrique soit frappée d’un embargo et que son pays d’origine ne soit pas du tout enclin à partager ses connaissances avec le reste du monde. Ce pays pourrait aussi exploiter des brevets et autres armes juridiques pour en bloquer l’utilisation et tenter de dominer le marché mondial de l’énergie.

      En matière de progrès scientifique, la coupure date à peu près des années 1970. Peut-être que le laser et la résonance magnétique ont été les dernières inventions d’importance à avoir servi l’humanité. Si un ingénieur de l’époque nous rejoignait par miracle, il serait certainement étonné de voir que le monde a si peu changé en dépit des visions radieuses de l’avenir élaborées alors des deux côtés du rideau de fer.

      Nos voitures et nos avions sont toujours alimentés par des produits de la distillation du pétrole, ils brûlent à peu près autant de carburant et vont à la même vitesse. Nos façons d’enseigner, de produire des vêtements et des aliments, de construire des maisons, des usines et des églises, sont restées les mêmes. La manière dont nous utilisons notre temps libre est semblable, avec peut-être cette différence que nous en avons de moins en moins...

      Matière noire. Dessin de Tomasz Walenta paru dans The Wall Street Journal, New York.Des problèmes bien différents aujourd’hui qu’il y a un siècle

      La grande promesse de la robotique n’a pas été tenue : l’immense majorité des usines, de la production agricole, du transport et des services continue de recourir principalement au travail manuel. S’ils finissent vraiment par se généraliser, les véhicules autonomes réaliseront peut-être une partie de cette promesse.

      Certes, les techniques de transmission et d’accumulation des informations ont radicalement changé, mais surtout au profit de médias associés à l’industrie publicitaire - les premiers pour modeler nos choix politiques et alimenter en permanence la conviction qu’il se passe quelque part quelque chose de très important que nous ne pouvons pas manquer, la seconde pour promettre la satisfaction par la consommation.

      Or les problèmes que nous devons affronter sont d’une nature complètement différente qu’à l’époque de la révolution industrielle et de l’information qui s’est déroulée pendant l’essentiel du XXe siècle. Grâce à l’augmentation colossale du volume de connaissances et du progrès technique qu’elles ont permis, il a été possible de changer la vie de populations entières. Elles ont eu accès, à une échelle jusqu’alors inédite, à des sources d’énergie, un système de santé, des aliments, des moyens de transport et de communication, des biens culturels. Les sociétés comprennent cependant de plus en plus qu’elles devront bientôt faire face à la solitude, la désinformation, la décomposition de la démocratie et les inégalités.

      Ni les physiciens, ni les biologistes, ni les chimistes ne résoudront ces problèmes, quel que soit le niveau de perfection des cellules photovoltaïques, des écrans plats, des médicaments et des plastiques biodégradables qu’ils pourraient contribuer à mettre au point.

      Je suis modérément pessimiste sur l’avenir de la science. Peut-être que les prochaines publications scientifiques ne feront qu’alimenter la cacophonie dans laquelle il devient de plus en plus difficile de retrouver ce qui est important et nécessaire.

      Peut-être qu’au lieu de chercher une nouvelle thérapie miracle nous ferions mieux de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils entament des campagnes agressives contre la malbouffe. Au lieu de traquer des matériaux aux propriétés incroyables, demandons-nous, à partir de ceux que nous avons, comment bâtir des maisons belles et abordables. Pour relever ces défis, la science telle que nous la pratiquons aujourd’hui ne nous sera pas nécessaire.

    • L’Internationale barbouze avait prévu la pandémie :

      Les dirigeants des pays occidentaux – et en particulier les patrons de la « start-up » France dixit Macron – ne pourront pas jouer les ignorants si une commission d’enquête parlementaire osait, un jour prochain, leur demander des comptes. Seule excuse envisagée par un haut dirigeant civil du Secrétariat général de la Défense et de la sécurité nationale (SGDSN) : « Les décideurs politiques lisent-ils seulement les notes qui leur sont adressées ? » Il affirme en douter. A l’en croire, nous sommes gouvernés par des nuls...

      Après l’épidémie de Sras (2003-2004), 25 experts de la CIA furent parmi les premiers à prédire une mutation de « virus existants » . En septembre 2005, sous la présidence Obama, ils avaient remis un rapport circonstancié au National Intelligence Council, qui prévoyait l’arrivée d’une pandémie, « une maladie respiratoire, virulente, extrêmement contagieuse, (sans) traitement adéquat » . Les États, ajoutait ce rapport, tenteraient en vain de contrôler les mouvements de population et d’éviter l’infection. Suivait cette brutale prédiction : « La maladie pandémique se manifestera sans doute dans une forte densité de population, de grande proximité entre humains et animaux. » Et de prophétiser la « dégradation des infrastructures vitales et des pertes économiques » à l’échelle mondiale. Comme c’est l’usage, les services des pays alliés avaient reçu ce document, puisqu’il ne contenait rien qui aurait pu nuire au président de la Grande Amérique.

      Alertes transmises à des sourds :
      Trois ans plus tard, en juillet 2008, alors que Nicolas Sarkozy siégeait à l’Élysée, le Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale annonçait le « risque plausible (…) d’une pandémie massive à forte létalité dans les quinze années à venir » .
      En avril 2013, un nouveau Livre Blanc sur la défense, préfacé par François Hollande, se voulait plus inquiétant encore : « Le risque existe d’une nouvelle pandémie (…) hautement pathogène, résultant de l’émergence d’un nouveau virus qui aurait franchi la barrière des espèces, ou qui aurait échappé (sic) d’un laboratoire. » Sous entendu : l’un des lieux où certains états préparent secrètement la guerre bactériologique...
      En décembre 2017, paraissait la « Revue stratégique de défense et de sécurité nationale » , diffusée par le ministère des Armées. Sous le titre « Risques sanitaires » , un article y décrivait une fois encore, le « risque d’émergence d’un nouveau virus franchissant la barrière des espèces » . La dernière trace de ces alertes méconnues date du 29 janvier 2020 – soit onze jour après le premier cas déclaré de coronavirus en France. Louis Gautier, ancien secrétaire général de la Défense, s’inquiétait devant des amis journalistes, d’un « retard à l’allumage » du gouvernement d’Édouard Philippe. « Je ne comprends pas , s’interrogeait-il, pourquoi ils n’ont pas encore déclenché le plan Pandémie. On perd un temps précieux. » Exact. Et c’est ainsi que le coronavirus a gagné.

      Claude Angeli

    • merci @sombre parce que la photo de Claude Guillon n’est pas facile à lire. J’avais bien lu l’article de Claude Angeli mais pas le courage de le retranscrire, ni même l’idée. Voici qui est fait et plutôt deux fois qu’une.
      « La liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas . »
      à cause du confinement Le Canard enchaîné ne fait plus que quatre pages mais c’est du confiné de canard de premier choix.

  • Le Medef et le gouvernement veulent que les Français travaillent plus après le confinement
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/le-medef-et-le-gouvernement-veulent-que-les-francais-travaillent-plus-a

    La secrétaire d’Etat à l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, a également prévenu qu’"il faudra probablement travailler plus que nous ne l’avons fait avant" pour « rattraper » la perte d’activité induite par le confinement. « L’enjeu est de reprendre le travail plein pot », a-t-elle insisté sur franceinfo. Pour soutenir les entreprises face à l’impact de la pandémie sur l’économie, le gouvernement a mis en place un plan d’urgence à hauteur de 100 milliards d’euros. « Cela ne veut pas dire que dans la durée on peut vivre à crédit lorsque la situation économique est normale », a-t-elle souligné. « L’enjeu est de donner de l’oxygène aux entreprises pour qu’elles survivent et passent le cap, mais derrière, il faudra mettre les bouchées doubles pour créer de la richesse collective. »

    Ah, on en est déjà à ressortir l’argument « l’État ne peut pas vivre à crédit ».

    Mais ils n’ont pas des conseillers en communication, tous ces cons de la REM, pour leur dire de fermer un peu leur gueule, là maintenant tout de suite, s’ils ne veulent pas être pendus aux lampadaires dès que les gens seront déconfinés ? Genre « vous ferez comme vous voudrez après, mais là, ça serait bien de pas trop la ramener… faites comme Le Gendre, dites que “vous ouvrez la voie à une suppression de la réforme”, vous voyez, ça ça mange pas de pain et ça évite de trop énerver les gens. Parce que c’est un peu chaud les marrons, pour vos fesses, en ce moment. »

    Je pense qu’on a rarement atteint un tel mélange d’incompétence et d’idéologie. Avec les bandes précédentes, c’était déjà pas glorieux, mais ceux-là, pfiou…

  • #Atlas_sonore des #langues_régionales de #France

    Une même fable d’Ésope peut être écoutée et lue en français (en cliquant sur Paris) et en langues régionales (en cliquant sur les différents points de la carte). On peut retrouver les créoles et de nombreuses langues des Outre-mer, ainsi que ce qu’il est convenu d’appeler les langues non-territoriales de France, à partir de la carte du monde (en cliquant dans les rectangles qui leur sont consacrés) ou à partir des onglets correspondants. Les #langues_non-territoriales illustrées, comme le (r)romani et la langue des signes française (LSF) sont celles envers lesquelles l’État reconnaît avoir une #responsabilité_patrimoniale.


    https://atlas.limsi.fr
    #langues #atlas #cartographie #visualisation

  • https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/la-recherche-francaise-en-quete-de-modele

    Alors que le gouvernement doit présenter une #loi_de_programmation pluriannuelle_de_la_recherche (#LPPR), de nombreuses voix s’inquiètent de la remise en cause du modèle de la #recherche française.

    « À mes collègues scientifiques, je veux dire que le gouvernement a entendu leur appel à réinvestir massivement dans la recherche » : c’est dans une tribune publiée dans Le Monde que la Ministre de l’ #enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation Frédérique Vidal a tenté de rassurer les acteurs du monde de la recherche scientifique ce lundi.

    Le gouvernement finalise actuellement sa loi de programmation pluriannuelle de la recherche et a déjà annoncé une augmentation du budget pour la recherche à 3% du PIB. Mais de nombreux #enseignants-chercheurs demeurent inquiets : aux conditions de travail, jugées de plus en plus difficiles, s’ajoutent les craintes de l’accroissement de la compétition au détriment de la coopération, de la #précarisation des personnels ou encore d’une atteinte à l’indépendance de la recherche.

    Pour en parler, nous recevons Olivier Coutard, président de la conférence des présidents de sections du comité national de la recherche scientifique et socio-économiste, chercheur au CNRS et Sylvestre Huet, journaliste spécialisé en #sciences depuis 30 ans, actuellement journaliste indépendant, auteur du blog sur le site du Monde “Sciences ²”.

    Ils seront rejoints en seconde partie d’émission par Marie Sonnette, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université d’Angers et membre du comité de mobilisation des facs et des labos en #lutte, et Jean Chambaz, président de Sorbonne Université et de la Ligue européenne des #universités de recherche, professeur de biologie cellulaire.

  • #Grenoble : plusieurs dizaines de personnes manifestent #contre_les_frontières (VIDÉO)

    À l’appel de plusieurs associations une manifestation se déroule actuellement à Grenoble contre « les frontières, les États impérialistes, et leur politique raciste ». Une manifestation qui se déroule dans le cadre de la journée de commémoration (6 février) des #morts_aux_frontières. Le #6_février_2014, une quinzaine de personnes avaient été tuées alors qu’elles tentaient d’entrer en Europe par la mer à Sebta, colonie espagnole au Maroc. Ce jour-là, indique le communiqué des organisateurs de la manifestation, « 15 personnes étaient mortes noyées, refoulées par la Guardia Civil. »

    https://www.ledauphine.com/social/2020/02/08/isere-grenoble-plusieurs-dizaines-de-personnes-manifestent-contre-les-fr
    #résistance #frontières #manifestation #ouverture_des_frontières #morts_aux_frontières #commémoration #asile #migrations #réfugiés
    #6_février_2020 #mémoire #Ceuta #morts #décès #mémoire

    Commentaire de @karine4 :

    la vidéo est pas super et on était plus de 300 mais bon, ils en ont parlé...

  • Mathematicians Predict the Future With Data From the Past | Wired Enterprise | Wired.com

    http://www.wired.com/wiredenterprise/2013/04/cliodynamics-peter-turchin

    By Klint Finley

    In Isaac Asimov’s classic science fiction saga Foundation, mathematics professor Hari Seldon predicts the future using what he calls psychohistory. Drawing on mathematical models that describe what happened in the past, he anticipates what will happen next, including the fall of the Galactic Empire.

    That may seem like fanciful stuff. But Peter Turchin is turning himself into a real-life Hari Seldon — and he’s not alone.

    #data #données #statistiques

  • Les comportements humains en situation de #catastrophe : de l’observation à la #modélisation conceptuelle et mathématique

    La prévention des #risques et catastrophes est devenue, depuis une trentaine d’années, un enjeu sociétal majeur, et ce particulièrement dans les pays développés. Ces préoccupations sont à mettre en relation avec l’envolée des pertes financières, l’inégale répartition des pertes humaines à l’échelle planétaire et une médiatisation « catastrophiste » de tout évènement. Pour réduire les vulnérabilités des populations et des territoires, trois leviers peuvent être utilisés : les politiques d’aménagement, le génie civil et la formation des populations afin qu’elles adaptent au mieux leurs comportements à des situations de catastrophe. Cet article porte sur ce dernier levier. En effet, des comportements spécifiques à ces situations exceptionnelles ont pu être identifiés par les chercheurs en Sciences Humaines et Sociales. Le plus souvent, ces recherches portent sur l’observation des réactions humaines se produisant lors d’un évènement spécifique ou sur l’analyse d’un comportement type tel que le pillage ou la panique. Ces travaux prennent rarement en compte l’avancée des connaissances en neurosciences qui enseignent que, lors d’un choc, l’être humain reste rarement figé dans un seul type de comportement ; on assiste plutôt à un enchaînement de réactions comportementales. Les premières, instinctives et de durée brève, laissent la place aux réactions raisonnées en fonction des régions du cerveau traitant l’information. C’est pourquoi, dans le cadre de cette recherche multidisciplinaire qui associe géographes, mathématiciens et informaticiens, nous présentons le panel de conduites humaines pouvant se produire lors d’évènements catastrophiques et nous organisons cette connaissance sous la forme d’une typologie. Celle-ci est structurée autour de deux axes : les zones cérébrales impliquées dans les réponses comportementales et les phases temporelles de la catastrophe. En appui de cette typologie, nous proposons un modèle mathématique qui permet d’appréhender ces réactions individuelles et collectives sous la forme de séquences comportementales et d’étudier leur mode de propagation. Trois types de réactions (respectivement nommées : les comportements réflexes, de panique et les comportements contrôlés) et leurs interactions ont ainsi été modélisés par un système d’équations différentielles.

    http://cybergeo.revues.org/27150

  • R vs Python: What’s The Difference
    https://hackernoon.com/r-vs-python-whats-the-difference-4eed706890ae?source=rss----3a8144eabfe3

    The challenge under ten categoriesWith the massive growth in the importance of Big Data, machine learning, and data science in the software industry or software service companies, two languages have emerged as the most favourable ones for the developers. R and Python have become the two most popular and favourite languages for the data scientists and data analysts. Both of these are similar, yet, different in their ways which makes it difficult for the developers to pick one out of the two.R is considered to be the best #programming language for any statistician as it possesses an extensive catalogue of statistical and graphical methods. On the other hand, Python does pretty much the same work as R, but data scientists or data analysts prefer it because of its simplicity and high (...)

    #software-development #machine-learning #hackernoon-top-story #data-science

  • Comment sont tués les cyclistes à Paris - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/04/24/comment-sont-tues-les-cyclistes-a-paris_1722899

    Les accidents mortels dans la capitale sont très genrés : toutes les femmes cyclistes tuées l’ont été par des poids lourds.

    Comment sont tués les cyclistes à Paris


    Comment sont tués les cyclistes à Paris ? Pour le savoir, nous avons étudié la base de données des accidents corporels de la circulation qui court de 2005 à 2017. Sur cette période, 42 cyclistes ont été tués à Paris (soit moins de 2% du total de cyclistes morts sur les routes en France).
    Les femmes cyclistes principalement tuées par des poids lourds tournant à droite

    Dans la capitale, 24 cyclistes sont morts après une collision avec un poids lourd, parmi lesquels 16 femmes. Presque toutes les femmes cyclistes tuées à Paris l’ont été par un poids lourd. Les femmes cyclistes à Paris sont donc deux fois plus nombreuses à avoir été tuées par des poids lourds que les hommes (16 contre 8). Dans la quasi-totalité des cas, elles sont victimes d’un poids lourd tournant à droite à un carrefour. En revanche, contrairement aux hommes, aucune femme n’a été victime de véhicule particulier sur cette période.

    Infographie : les cyclistes tués à Paris selon le type de véhicule impliqué

    Un phénomène similaire se produit en banlieue proche (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), où les femmes sont plus nombreuses que les hommes à être victimes de poids lourds. Et lorsqu’on prend en compte les blessés graves, les femmes sont encore près de deux fois plus nombreuses à être victimes de poids lourds (60 contre 34). Il s’agit d’une particularité de la capitale et des départements proches étant donné que dans la France entière, les femmes cyclistes sont plus de deux fois moins nombreuses à êtres tuées par les poids lourds que les hommes.
    La situation parisienne ressemble beaucoup à celle d’autres grandes villes, et notamment à celle du centre de Londres. Un rapport des transports en commun londoniens émettait l’hypothèse que les femmes sont surreprésentées dans les cyclistes tués par des poids lourds parce qu’elles sont moins susceptibles de griller les feux rouges que les hommes. En effet, les cyclistes hommes sont généralement plus enclins à prendre des libertés avec le code de la route lorsqu’il s’agit de se rendre visibles des autres engins motorisés, et à se mettre devant eux pour redémarrer. Et dans certains cas, le respect strict du code de la route force à rester dans un angle mort. Par ailleurs, indique le rapport, le cycliste est plus en sécurité dans le flux de circulation s’il se déplace à la même vitesse que les motorisés. A Londres, dans la plupart des cas, les accidents se produisent lorsque le poids lourd renverse le cycliste en tournant à gauche (et à droite à Paris).

    On peut espérer que les sas vélos, lorsqu’ils seront réellement respectés par les véhicules motorisés, permettront de réduire ce genre de drame. Au Parlement, des députés prévoient à ce sujet de discuter d’amendements à la loi mobilité pour réduire le danger des poids lourds pour les cyclistes et les piétons. L’un, qui aura probablement peu d’impact, a pour but d’imposer des autocollants sur les angles morts des poids lourds. L’autre, probablement plus efficace mais moins succeptible d’être adopté, proposerait l’interdiction de la circulation aux poids lourds sans dispositifs de détection.
    De plus en plus de cyclistes tués en France

    Si l’on prend l’évolution du nombre de tués sur la route en France depuis une dizaine d’années, on constate une baisse suivie d’un plateau à partir de 2014. En revanche pour la population cycliste, c’est une autre histoire : le nombre de tués est resté stable des années mais il augmente drastiquement depuis l’année 2017.

    Infographie : les tués sur la route en France

    Quand on représente l’évolution en base 100 depuis décembre 2007, cela permet de voir le décalage entre les cyclistes tués et l’ensemble des tués sur la route. Certes, en valeur absolue, ils ne représentent qu’entre 2,9% et 5,75% des tués selon les mois. Mais l’augmentation est de 34% depuis décembre 2007 alors que le nombre tous usagers confondus est en baisse de 31%.

    Infographie : évolution du nombre de cyclistes tués sur la route (base 100)

    L’on peut supposer que la pratique du vélo a augmenté récemment, comme en témoignent les chiffres de vente du secteur, ce qui expliquerait le décalage avec le reste des usagers. Selon la sécurité routière sur ces derniers mois, c’est surtout sur les routes hors agglomération que l’on compte les cyclistes tués. La remontée globale est aussi attribuée à un relâchement des comportements.

    Ces chiffres ne doivent pas vous décourager de faire du vélo, notamment pour vous rendre au travail, car plus les cyclistes sont nombreux sur la route, moins il y a d’accidents, selon le principe de la masse critique. Les premières victimes de la route à Paris sont d’ailleurs les piétons, suivis de près par les deux-roues motorisés, puis les automobilistes.

    • Cet article élude totalement la question de la #violence_au_volant, surtout pour un sujet qui traite de #genre. Il parle des comportements des personnes tuées, pas du tout des conducteurs, c’est donc toujours à charge contre les victimes. Peut-être qu’il y a un vide total de ce côté là, qu’il n’y a aucune étude sur la #violence_masculine favorisée par les publicités de bagnole et pousse les hommes à exacerber leur #masculinité au volant au mépris de la vie des autres, et surtout des femmes.
      Je ne vois pas comment une société favorisant le féminicide ne donnerait pas lieu à ce genre de répercussions sur la route.
      En tout cas, si on voit comme moi la bagnole ou le poids lourd comme un instrument de domination.
      D’autant que ces tanks civils permettent de tuer en toute impunité juridique, attention je ne dis pas que c’est volontaire, je souligne juste que la justice relaxe les criminels de la route.

    • La situation parisienne ressemble beaucoup à celle d’autres grandes villes, et notamment à celle du centre de Londres. Un rapport des transports en commun londoniens émettait l’hypothèse que les femmes sont surreprésentées dans les cyclistes tués par des poids lourds parce qu’elles sont moins susceptibles de griller les feux rouges que les hommes. En effet, les cyclistes hommes sont généralement plus enclins à prendre des libertés avec le code de la route lorsqu’il s’agit de se rendre visibles des autres engins motorisés, et à se mettre devant eux pour redémarrer. Et dans certains cas, le respect strict du code de la route force à rester dans un angle mort. Par ailleurs, indique le rapport, le cycliste est plus en sécurité dans le flux de circulation s’il se déplace à la même vitesse que les motorisés. A Londres, dans la plupart des cas, les accidents se produisent lorsque le poids lourd renverse le cycliste en tournant à gauche (et à droite à Paris)

    • ...ces gros signaux de présence d’autrui vont invisibiliser les autres usagèr·es.

      Tout à fait d’accord avec toi @aude_v
      Il faut se souvenir qu’au moment de l’instauration de cette mesure (l’allumage permanent des phares ) l’argument mis en avant par l’administration française était : « En Scandinavie où l’allumage des phares de jour est la règle, le taux d’accident est plus faible »
      Sauf qu’en Scandinavie cette mesure répond à une situation particulière : la moitié de l’année le soleil est très bas sur l’horizon entrainant un éblouissement (qu’on expérimente occasionnellement en France au moment du coucher du soleil) et c’est pour palier à ce manque de visibilité dû à l’éblouissement que l’allumage permanent des phares a été instauré dans les pays nordiques.
      Le taux d’accidents est en réalité totalement décorrélé, les conducteurs scandinaves étant déjà à l’époque beaucoup plus respectueux des autres usagés.
      L’administration française à juste trouvé dans l’exemple scandinave un biais de confirmation dont on mesure aujourd’hui les effets délétères.

    • Je note pour ma part que la grosse majorité des morts sont des hommes - la violence masculine est aussi une violence des hommes contre les autres hommes (et contre soit, donc, j’imagine, pour un certain nombre de ces morts...).

      J’étais en Allemagne ces jours-ci. C’est particulier la quiétude que l’on ressent dans les rues des villes. Les voitures s’arrêtent et te laissent passer, sans besoin de forcer le passage. Et même quand toi même tu conduis, les autres véhicules te laissent manœuvrer tranquillement. Sans parler des autoroutes, où les chauffards roulant à 170 te laissent tranquillement faire tes manœuvres de dépassement à ton rythme de français (130), sans cligno comminatoires (illégal là bas, figurez-vous) ni appels de phares. De retour en France, la différence était flagrante et désespérante.

    • @biggrizzly, les combats de zizi font beaucoup de victimes, la violence est une gloire débile de la masculinisation. Quand on sait que de +90% des prévenus sont des hommes, c’est très inquiétant sur l’état de l’éducation française où on continue de ne pas respecter les enfants et de les frapper.
      Il y a toujours une source d’enfance pourrie, et dans la violence une façon inconsciente de frôler la mort qui pue la douleur de ne pas être autre chose qu’un amas de frustration et de développement pas bien terminé.
      En corollaire il y avait une étude, mais je ne remets pas la main dessus, qui montrait que le nombre de victimes de la route ayant subies des violences enfants étaient plus nombreuses, un contre-coup des traumatismes subis.

      Et je m’éloigne un peu, mais quand même. La route est un espace public fortement inconscient avec 10 morts par jour en france. Il n’y a aucune étude ou campagne qui aborde la dimension culturelle ou qui se questionne sur ce qui génère cette violence. Moi j’aimerai bien comprendre pourquoi je trouve que c’est la même inconscience que pour l’espace du sexe, maintenant que l’on a commencé à lever le voile et reconnu que le sexe est politique, pour sortir de l’inconscient faudrait peut-être s’atteler à voir que la conduite aussi est politique.
      #victimes

    • Oui elles ont eu a une époque des frais d’assurances moins chers que les hommes mais les hommes dans un soucis d’égalité ont exigés que les frais soient identique et cela même si les hommes sont pour ceux qui conduisent des dangers publiques qui coute très chère à la collectivité et surtout aux femmes et aux enfants.

  • Connected Scatterplot
    http://steveharoz.com/research/connected_scatterplot

    As far back as the 1790s, the connected scatterplot was used to visualize the cycle of a steam piston. Economists have since used it to depict data about unemployment and job openings over time.

    Recently, journalists have begun using the technique to convey information to readers. But how well do those readers understand this unfamiliar format?

    #graphique #visualisation #histoire

  • Les Italiens quittent en masse leur pays, mais on n’en parle pas...

    Les chiffres du Sud de l’Italie :
    https://seenthis.net/messages/614955#message730529

    Les migrants quittent aussi l’Italie :
    https://seenthis.net/messages/614955#message658660

    Nel 2002, più italiani tornavano in Italia di quanti se ne andavano. Fino al 2010, bilancio quasi in pari.
    Oggi «perdiamo» quasi 80.000 italiani l’anno.


    https://twitter.com/emmevilla/status/1165202110377603072

    –--------

    Dal 2009 al 2018 si è registrato un significativo aumento delle cancellazioni per l’estero e una riduzione dei rientri (complessivamente 816 mila espatri e 333 mila rimpatri); di conseguenza, i saldi migratori con l’estero dei cittadini italiani, soprattutto a partire dal 2015, sono stati in media negativi per 70 mila unità l’anno.

    https://seenthis.net/messages/817181

    #chiffres #migrations #émigration #solde_migratoire #statistiques #Italie #métaliste #2018

    ping @simplicissimus @reka

  • #impressionnant

    Ben Norton sur Twitter : “This graph is interesting in many ways. But notice something even more insidious about it: It shows that the NY Times and Guardian cover the same things in the same proportions! Those columns are identical! The corporate media is a carefully managed apparatus of social control.” / Twitter
    https://twitter.com/BenjaminNorton/status/1134478565725151233

    #MSM #couverture #identique #fabrique_du_consentement #controle_social
    #statistiques

  • Enemies of the State? How governments and businesses silence land and environmental defenders
    More than three people were murdered each week in 2018, with countless more criminalised, for defending their land and our environment.


    Voir le rapport complet :
    https://www.globalwitness.org/en/campaigns/environmental-activists/enemies-state
    #environnement #activistes

  • C’est Jean Abbiateci sur qui nous signale que Karen Bastien et François Prosper de "We do data" on écrit un petit texte pour expliquer comment et pourquoi ils participe à un concours international de journalisme (un des plus connus)... Et arrivent en finale.

    “A data sur la politique”, finaliste des Online Journalism Awards
    https://medium.com/@wedodata/a-data-sur-la-politique-finaliste-des-online-journalism-awards-71b60c783c13

    Pourquoi aller se frotter à des projets venus du monde entier et surtout portés par des rédactions aux moyens incomparables aux nôtres, comme le New York Times, le Washington Post, ProPublica, Buzzfeed News, The New Yorker (pour ne citer que quelques-uns des finalistes de cette édition 2019) ?
    👉 Parce qu‘il est vital de sortir de sa zone de confort, son périmètre naturel francophone. L’information est désormais globale, les internautes passent d’un site ou d’une plateforme à une autre avec la même exigence de qualité de lecture, les habitudes de navigation se mondialisent via les devices que l’on a en mains. Petits ou grands médias, universités, chercheurs, agences ou indépendants, nous sommes confrontés aux mêmes défis de lecture, d’attention, de partage…

    #datajournalisme #journalisme_de_données

  • Conseils aux hommes universitaires

    On constate dans le milieu universitaire français de flagrantes inégalités dans la répartition des genres en fonction des départements et des responsabilités, en plus du simple déséquilibre numérique.

    Nous pensons que l’égalité des genres doit devenir une entreprise collaborative. Si les hommes sont majoritaires dans la plupart des domaines et lieux de recherche, alors leur soutien pour la cause de l’égalité est essentiel, parce qu’ils ont plus de visibilité et d’influence. Pour ne pas rester passif face à cette situation, il est facile d’agir au quotidien en pensant aux conséquences collectives de comportements apparemment anodins.


    https://lessalopettes.wordpress.com/conseils-aux-universaires-de-genre-masculin

    #inégalités #genre #université #recherche

  • #Lobbying des grandes #multinationales : L’influence tentaculaire des géants américains

    Alexandre Léchenet et BiG

    Des relations documentées en Europe

    https://github.com/alphoenix/donnees/blob/master/lobbies-gafamut/readme.md

    Protection des données personnelles, réglementation des VTC, scénarios fiscaux : les législations européennes et françaises peuvent avoir des effets importants sur les géants technologiques américains et leurs profits. Pour s’éviter des déconvenues budgétaires ou préparer la législation à leurs prochaines innovations, ces géants investissent dans le lobbying. Près de 13 millions d’euros sont dépensés en lobbying par Google, Microsoft, Facebok, Apple, Amazon, Twitter et Uber chaque année au niveau européen. Google et Microsoft sont ceux qui annoncent des budgets annuels consacrés aux activités de lobbying en Europe les plus importants, avec des dépenses entre 4,25 millions d’euros et 4,5 millions d’euros chaque année.