• Kahane returns to the Knesset
    Feb 21, 2019 3:36 AM – Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/opinion/editorial/kahane-returns-to-the-knesset-1.6957376

    Prime Minister Benjamin Netanyahu’s lust for power knows no limits. The pressure he brought to bear on Habayit Hayehudi and National Union – including a promise of the housing and education ministries, two seats in the security cabinet and a reserved spot on the Likud list for one of their members – bore fruit. Rabbi Rafi Peretz responded to Netanyahu’s call to unite with the Otzma Yehudit party, comprised of followers of the late Rabbi Meir Kahane, which will receive slots No. 5 and No. 8 on the joint ticket.

    Thus, under the sponsorship of a prime minister who is prepared to sacrifice every principle and smash every institution in his battle to entrench his regime, the followers of Kahane will return to the Knesset riding like the Messiah on the donkey of religious Zionism.

    Kahane’s Kach party, which championed the deportation of the Arabs from all of “Eretz Israel,” was disqualified from contending for Knesset in 1988 because its platform contained racist incitement. It held a Knesset seat from 1984 until 1988. After the massacre by Baruch Goldstein, a Kach activist, at the Tomb of the Patriarchs in 1994, the government declared the Kach and Kahane Chai movements illegal terror organizations. Kach is also on the American and EU lists of terror groups. But none of this matters to Netanyahu, who is determined to win at any price.

    Otzma Yehudit is the political home of Kahane’s students and admirers, extreme Arab-haters who believe in Jewish supremacy, among them the founder of the Lehava movement, the radical-right group that opposes personal relationships between Jews and non-Jews. The Kahanists followed the “advice” of the party’s rabbis – Rabbi Dov Lior, Rabbi Shmuel Eliyahu and Rabbi Yehuda Kroizer – who told them to accept the compromise because the fate of the Land of Israel is at stake. (...)

    #toujourspire


  • Question de Meyer Habib sur les "Groupuscules antisionistes" et réponse de Laurent Nunez
    http://www.assemblee-nationale.fr/15/cri/2018-2019/20190157.asp#P1626343
    http://videos.assemblee-nationale.fr/video.7290176_5c6c09a9e83a3.2eme-seance--questions-au-gou

    Texte :

    M. le président . La parole est à M.. Meyer Habib.

    M. Meyer Habib . Monsieur le Premier ministre, le 20 août 1899, en pleine Affaire Dreyfus, était organisée à Paris, comme aujourd’hui, une grande manifestation contre l’antisémitisme. Car déjà, les extrêmes se retrouvaient dans la détestation du Juif, synonyme de pouvoir, d’argent et de théories du complot. C’est dans ce terreau de haine qu’est né à Paris, rue Cambon, sous la plume de Theodor Herzl, le sionisme moderne, mouvement d’émancipation nationale du peuple juif. Pourtant samedi dernier à Paris, on entendait : « Barre-toi sale sioniste ! », « Rentre à Tel-Aviv ! », « La France, elle est à nous ! »... Tel est le triste visage de l’antisémitisme en 2019. Dans un contexte de crise sociale, la parole antisémite se libère, et par un tour de passe-passe sémantique, « Juif » est devenu « sioniste », on ne dit plus : « sale Juif », mais : « sale sioniste », plus politiquement correct. L’idée que le peuple juif n’a pas droit à un État, c’est l’antisémitisme par excellence.

    M. Jean-Paul Lecoq . Non !

    M. Meyer Habib . Le boycott d’Israël, le BDS – Boycott, Désinvestissment, Sanctions – prôné par certains à l’extrême gauche, c’est de l’antisémitisme !

    Plusieurs députés du groupe GDR . Non !

    M. Meyer Habib . Glorifier à l’Assemblée des terroristes qui ont assassiné des dizaines de civils israéliens parce que juifs, c’est de l’antisémitisme ! Et ceux-là même, Insoumis et communistes, qui ont quitté en bloc cet hémicycle quand j’ai dénoncé le terroriste Salah Hamouri… Quand on attise la haine depuis des années, il est bien hypocrite de manifester contre l’antisémitisme !

    M. Jean-Paul Lecoq . J’espère que le Premier ministre va vous répondre ! Vous appelez ça l’unité nationale ? Diviseur !

    M. Meyer Habib . De l’extrême gauche à l’ultra-droite en passant par la mouvance islamiste, « sioniste » est devenu le signe de ralliement de ceux qui vomissent le système, la République, les élites : Rothschild, Macron, les francs-maçons... Dans les banlieues désertées par les Juifs, un antisémitisme arabo-musulman sévit sur fond d’islamo-gauchisme et de haine d’Israël. Pour tous ceux-là, le Juif est l’homme à abattre. C’est la triste réalité : d’abord les Juifs, et après la France. (Exclamations sur les bancs du groupe GDR..)

    M. Jean-Paul Lecoq . Vous tenez un discours de haine !

    M. Stéphane Peu . Les communistes étaient dans les camps avec les Juifs !

    M. Meyer Habib . Monsieur le Premier ministre, le 16 juillet 2017, le président Macron déclarait très justement que l’antisionisme était la forme réinventée de l’antisémitisme. Aujourd’hui, il hésite à le pénaliser : un pas en avant ; deux pas en arrière. En attendant douze Français ont été tués parce que juifs, sur fond d’antisionisme ! Monsieur le Premier ministre, fin des grands discours et place aux actes, ou je crains que ces Français quittent massivement la France !
    –----------
    Un député brandit une banderole. Mme Sonia Krimi l’applaudit. – Vives exclamations sur les bancs du groupe UDI-Agir et sur de nombreux bancs du groupe LR.)

    On doit l’interruption de Meyer Habib à l’ex-député LREM Sébastien Nadot qui dénonce la vente d’armes de la France à l’Arabie Saoudite en brandissant une banderole « La France tue au Yémen »
    –----------
    M. le président . Monsieur Nadot, remettez immédiatement cette banderole aux huissiers. Ce comportement non seulement interrompt inutilement la parole de notre collègue Meyer Habib mais, de surcroît, je me dois de vous faire un rappel à l’ordre qui sera inscrit au procès-verbal. (Applaudissements sur divers bancs.)

    Monsieur Habib, vous avez la parole.

    M. Meyer Habib . Je vous remercie, monsieur le président. Je voulais terminer en disant que le président Macron avait déclaré très justement que l’antisionisme était la forme réinventée de l’antisémitisme. Aujourd’hui, il hésite à pénaliser l’antisionisme et c’est pourquoi je demande au Premier ministre de passer aux actes car je crains que les Français juifs quittent massivement la France. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDI-Agir et sur quelques bancs du groupe LaREM.)

    M. le président . La parole est à M.. le secrétaire d’État auprès du ministre de l’intérieur.

    M. Laurent Nunez , secrétaire d’État auprès du ministre de l’intérieur . Monsieur le député, nous avons eu souvent l’occasion, vous et moi, de discuter de la question du lien entre l’antisionisme et l’antisémitisme. En répondant à Mme Constance Le Grip, j’ai expliqué ce qu’est le délit d’antisémitisme. L’antisionisme, vous le savez, c’est autre chose puisqu’il s’agit d’un positionnement politique consistant à critiquer la politique d’Israël au nom de ce que certains considèrent comme une forme de liberté d’expression.

    Une fois rappelé cela, monsieur le député, j’ajoute que je ne suis pas naïf : il ne m’a pas échappé que derrière le faux-nez de l’antisionisme pouvait se cacher de l’antisémitisme. Et vous savez très bien que c’est un phénomène que le ministère suit avec beaucoup de vigilance. Les groupuscules antisionistes sont surveillés de près par les services et retiennent toute notre attention. Je vous confirme qu’il existe en ce domaine une jurisprudence, que nous appliquons au cas par cas : chaque fois qu’au regard des caractéristiques de l’auteur et du contexte dans lequel des propos antisionistes ont été tenus, leur caractère antisémite peut être retenu quand ils ne sont que le faux-nez de l’antisémitisme. Mais nous le faisons à droit constant, les textes en vigueur, consacrés par la jurisprudence, nous le permettent déjà. Je peux vous dire que plusieurs mouvements recueillent toute notre attention – vous avez cité le BDS – et que nous sommes attentifs à la commission éventuelle de délits pénaux et aussi à ce que, derrière des slogans antisionistes, ne se cachent pas de l’antisémitisme.

    Mais encore une fois, monsieur le député, nous agissons à droit constant, la jurisprudence nous le permet, et il ne semble pas au Gouvernement nécessaire à ce stade de pénaliser l’antisionisme en tant que tel. Nous le faisons chaque fois qu’eu égard au contexte et aux caractéristiques de l’auteur, nous sommes en droit de considérer qu’il y a antisémitisme. Il sera à cet égard intéressant de voir dans quel sens pencheront les tribunaux lorsque auront été interpellés, comme nous le souhaitons tous le plus vite possible, les auteurs des injures contre M. Finkielkraut. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes LaREM, MODEM et GDR.)

    #antisémitisme #antisionisme #Palestine #censure #Liberté_d'expression #BDS #Meyer_Habib


  • [Exclusif] Le contrat chinois de 7,2 millions d’euros d’Alexandre Benalla
    Valeurs actuelles | Par Louis de Raguenel | Publié le 20/02/2019
    https://www.valeursactuelles.com/politique/exclusif-le-contrat-chinois-de-72-millions-deuros-dalexandre-benal

    (...) Après les révélations de Mediapart sur les contrats russe et ouzbek décrochés par Alexandre Benalla pour 2,2 millions d’euros, Valeurs actuelles est en mesure de révéler que l’ancien adjoint au chef de cabinet de l’Élysée a signé un contrat de sécurité de deux ans d’un montant de 7,2 millions d’euros avec une société chinoise cotée à la Bourse de Hong Kong. Le groupe chinois - réputé proche de l’appareil d’État - propose des solutions de services de sécurité, de logistique et d’assurance pour des clients en zones frontalières. Il recourait jusque-là principalement à de la main-d’œuvre américaine, française et russe pour assurer la sécurité de ses infrastructures et de ses effectifs en Afrique. Ses dirigeants veulent former leurs propres ressources. Et d’après nos informations, ils se sont tournés vers Alexandre Benalla, qui s’est engagé à réaliser des missions « d’accompagnement, de formation et de sécurisation ».

    Il sera, dans le cadre de ce contrat, en lien avec des anciens de Blackwater, qui fut la plus grande société de sécurité privée au monde en comptant pas moins de 22 000 hommes en 2017, dont les missions ont longtemps consisté à agir pour la CIA, notamment en Afghanistan et en Irak. Plus précisément, le groupe chinois souhaite se doter d’un « important centre » de formation de ses équipes dans la région de Guangzhou, dans le sud de la Chine. Charge donc à Alexandre Benalla de réfléchir à la création du centre, à la préparation d’un module de formation et à la mise en place de process pour être opérationnel dans les prochains mois. L’objectif est ambitieux : le programme doit être dispensé à 10 000 agents de sécurité par an. (...)

    #Chine #blackwater #Benalla

    • L’étrange visite de Benalla au Chinese Business club - Challenges
      (article du 8/10/18)
      https://www.challenges.fr/economie/l-etrange-visite-de-benalla-au-chinese-business-club_618100


      Alexandre Benalla le 8 octobre 2018 au cours d’un déjeuner au Chinese Business Club à Paris.
      photo : PIERRE-HENRI DE MENTHON

      Alexandre Benalla vient de créer son entreprise de "sécurité internationale". A ce titre, il était invité ce lundi par le réseau très select du Chinese Business Club à Paris.

      Les réseaux chinois à Paris vont bien merci. Autour de l’ambassadeur de Chine à Paris et de Zhihong Wei, dirigeant de la carte bancaire Union Pay, le président du Chinese Business Club Harold Parisot recevait à déjeuner à l’Intercontinental à Paris le 8 octobre. Parmi les ex politiques reconvertis : Bernard Cazeneuve, Anne-Marie Idrac, Arnaud Montebourg étaient présents. Mais la vrai vedette, gominée et cravatée de près, était bien sûr Alexandre Benalla. Renseignements pris, l’ex-conseiller de l’Elysée a monté sa société internationale de sécurité et « croule sous les clients ». Licencié par l’Elysée pour avoir violenté un couple lors d’une manifestation organisée à Paris le 1er mai dernier, Alexandre Benalla, né à Evreux (Normandie) envisageait dès la mi-septembre selon des informations rapportées par RTL de s’installer au Maroc, pays d’origine de ses parents, pour créer sa société de sécurité privée. Toujours d’après RTL, l’ancien garde du corps du président Emmanuel Macron le Maroc est un « pays qu’il connait bien, où il a des attaches familiales et des relations ».


  • La France va intégrer l’antisionisme à sa définition juridique de l’antisémitisme
    20 février 2019 à 22h39
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_la-france-va-integrer-l-antisionisme-a-sa-definition-juridique-de-l-anti

    Emmanuel Macron a annoncé mercredi que la France allait adopter dans ses textes de référence une définition de l’antisémitisme élargie à l’antisionisme, sans toutefois modifier le Code pénal, dans un discours prononcé lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris.

    « La France, qui l’a endossée en décembre avec ses partenaires européens, mettra en oeuvre la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah » (qui intègre l’antisionisme, NDLR), a dit le chef de l’État, en martelant que « l’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme ».

    Le président de la République, qui a déploré « une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde guerre mondiale », avait fait part de cette décision un peu plus tôt au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

    « Le président Macron a informé le Premier ministre qu’il allait adopter la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), qui a fixé que l’antisionisme est une forme d’antisémitisme », a affirmé un communiqué du bureau de M. Netanyahu. Celui-ci a exprimé son « estime » pour cette décision, selon le communiqué. (...)


  • Les relations diplomatico-militaires entre la France et le Tchad : un mariage géostratégique solide
    Par Julien Durand de Sanctis
    Date de publication : Lundi 18 février 2019 - 18:20 | Dernière mise à jour : il y a 4 heures 32 min
    https://www.middleeasteye.net/fr/news/les-relations-diplomatico-militaires-entre-la-france-et-le-tchad-un-m

    (...) La récente intervention aérienne française n’est donc pas en soi exceptionnelle. Elle révèle bien plutôt une certaine forme de routine stratégique fondée sur la nécessité, pour Paris, de conserver son implantation militaire au Tchad et en particulier sa base aérienne de Kossei, à N’Djaména, qui confère aux forces terrestres et surtout aériennes française un important rayon d’action dans toute l’Afrique centrale et sahélienne.

    Au cœur de l’actuelle force Barkhane, l’implantation tchadienne de l’armée française est donc indispensable et ne saurait être remise en cause. Mais une telle présence ne peut être possible sans la bonne volonté du président Déby qui a très bien su tirer profit de cette situation pour faire jouer l’ancien accord de coopération et de défense qui le lie à la France afin qu’elle détruise, avec ses propres moyens militaires, ses ennemis en provenance du nord. (...)


  • Jean Rouch : "J’aime les villes qui sont tournées vers le soleil couchant comme Niamey"
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/jean-rouch-jaime-les-villes-qui-sont-tournees-vers-le-soleil-couchant-

    En 1961, Jean Rouch donnait un entretien à José Pivin pour l’émission « Tous les plaisirs du jour sont dans la matinée ». Le cinéaste évoquait sa jeunesse et sa rencontre avec l’Afrique pendant la seconde guerre mondiale. Il parlait de son engagement politique avec la guerre d’Espagne, de son attrait pour les surréalistes, pour le jazz.

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-20.02.2019-ITEMA_21987630-0.mp3?track=false


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    Jean Rouch (1917-2004)
    https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/jean-rouch-1917-2004

    Rediffusion de l’émission du 12/09/2010. Par Catherine Pont- Humbert. Réalisation : Jean-Claude Loiseau. Avec la collaboration de Clotilde Pivin. Liens internet : Annelise Signoret.

    Le Niger qui l’a vu partir à l’âge de 86 ans, Jean Rouch n’avait cessé d’y revenir, d’y creuser un sillon profond. Celui de refondateur du cinéma ethnographique, de pionnier du cinéma direct, de compagnon de route de la Nouvelle Vague.



  • Antisionisme, antisémitisme et idéologie coloniale
    Israël/Palestine > Alain Gresh > 19 février 2019
    https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/antisionisme-antisemitisme-et-ideologie-coloniale,2921

    Dans le débat qui agite la France autour de l’antisémitisme, deux dimensions sont souvent absentes : le fait que, durant la première moitié du XXe siècle, la grande majorité des juifs était hostile au sionisme (étaient-ils aussi antisémites ?) ; que la caractéristique principale de ce mouvement était de s’inscrire dans une logique coloniale de conquête et de peuplement. Extraits du livre d’Alain Gresh, Israël-Palestine, vérités sur un conflit (Fayard, 2017).


  • Accusations d’antisémitisme  : Varsovie attend des excuses d’Israël
    Modifié le 19/02/2019
    https://www.ouest-france.fr/europe/pologne/accusations-d-antisemitisme-varsovie-attend-des-excuses-d-israel-622937

    Le Premier ministre Mateusz Morawiecki et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu le 14 février. | EPA-EFE/PAWEL SUPERNAK

    La Pologne attend des excuses du gouvernement israélien après les accusations d’antisémitisme qui ont conduit la Pologne à se retirer d’un sommet à Jérusalem.

    Le chef de la diplomatie israélienne, Israël Katz, a suscité la colère de Varsovie en accusant les Polonais d’avoir «  tété l’antisémitisme avec le lait de leur mère  ». Varsovie attend désormais des excuses du gouvernement israélien, ont affirmé mardi 19 février plusieurs hauts responsables polonais.

    Les autorités israéliennes doivent «  demander pardon  » pour cette déclaration et la «  rejeter  », a notamment assuré le vice-ministre polonais des Affaires étrangères Szymon Szynkowski vel Sek. Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki avait pris lundi la décision de n’envoyer personne au sommet du groupe de Visegrad (V4, Hongrie, Pologne, République Tchèque et Slovaquie) qui devait se tenir à Jérusalem, en réaction aux propos tenus dimanche par Israël Katz.
    «  Tensions  »

    Si des excuses ne sont pas présentées, «  il y aura vraiment un coup de froid dans les relations  » bilatérales, a prévenu le chef du cabinet du Premier ministre, Marek Suski, sur la chaîne privée Polsat News.

    Pour le chef de la chancellerie du Conseil des ministres, Michal Dworczyk, il convient de parler de «  tensions et non d’effondrement  » dans les relations polono-israéliennes. Varsovie demeure «  un partenaire très important, sinon le plus important, d’Israël en Europe  » et les deux pays «  s’appuient mutuellement dans différents projets  », a-t-il estimé sur RMF FM.

    #IsraelPologne


  • Chèr⋅es ami⋅es, la récente remise sur le tapis du débat antisémitisme/antisionisme, la manif d’aujourd’hui, la loi que certaines personnes voudraient faire… tout cela me remue toujours, et me remémore un très modeste et très petit texte-manifeste que j’avais écrit en août 2014 en plein durant les bombardements sur Gaza. Écrit du point de vue d’une personne de culture juive, extérieur à Israël, donc.

    Je ne l’ai jamais vraiment publié ni donc diffusé. Je n’ai jamais trop su où le mettre, car je ne voulais pas spécialement le publier en mon nom, et j’aurais voulu que ce soit en plusieurs langues dès le départ. Je ne savais pas si je prenais un nom de domaine « juste » pour ça… et donc en devant payer. Au final je l’ai laissé dans un coin. Pourtant depuis 5 ans déjà, c’est possible que ça dise encore quelque chose, et je suis toujours à peu près d’accord avec moi-même.

    – Est-ce que c’est toujours pertinent, intéressant, de publier ça ?
    Si oui…
    – Est-ce que je dois le reformuler pour le rendre encore plus intemporel, ou est-ce que je dois laisser le contexte dans lequel il a été écrit, avec une phrase disant que c’est toujours d’actu quand même ?
    – Où le mettre ? Sur un nom de domaine dédié ? Mais du coup quoi, en français, en anglais ? Ou sur un Github avec un compte anonyme ? Ou Medium, ou autre ?

    Enfin bref, j’en sais rien. Et comme on est plus intelligent à plusieurs, si vous avez des remarques…

    Juif, pas Israélien

    Je suis juif, ou je viens d’une famille de culture juive, mais je ne suis pas Israélien.

    Je vis dans un autre pays quelconque du globe. Ma culture, mon éducation, est liée à l’endroit où j’ai fais ma vie.

    Le gouvernement ou les grands médias de l’endroit où je vis ne condamnent pas fermement, clairement, explicitement, les massacres et les crimes de guerre perpétrés sur la population palestienne. Ils ne demandent aucune sévère sanction contre l’État d’Israël à l’échelle des relations internationales.

    Pire encore, ils affirment que les personnes révoltées par ce qui se passe en Palestine, et notamment à Gaza, sont peu ou prou antisémites.

    Je tiens donc à affirmer que je ne supporte en aucun cas l’État israélien, ni les nombreux citoyens qui approuvent ses actions.

    Je suis contre toute forme de colonisation et d’impérialisme.

    Je condamne tous les discours assimilant ou liant indéfectiblement l’ensemble des juifs à l’État d’Israël, et en particulier ceux des gouvernements et associations qui défendent ou aident cet État.

    Je condamne l’utilisation de tout procédé linguistique ou argumentaire visant à faire croire à un conflit symétrique.

    Lorsque je pense à l’histoire européenne d’une partie de ma famille, je suis révolté lorsque je vois le Mur, les barbelés, les miradors, les humiliations, la ghettoïsation, les bombardements et les meurtres infligés aux Palestiniens.

    Tout ceci ne se fera pas en mon nom.

    Je vous invite, selon vos centres d’intérêts, à lutter politiquement, littérairement, artistiquement ou mystiquement contre ces injustices.

    Août 2014 / #JuifPasIsraélien #JewNotIsraeli

    #juif #Israël #Palestine #notinmyname

    • Cher @rastapopoulos

      Merci pour ce partage

      Et ici, sans doute, le mot « partage » n’est pas galvaudé.

      Ton texte si court soit-il sur un sujet si difficile a de belles qualités. Et on ne peut pas douter, pas une seule seconde, de ses intentions louables. En revanche je dois te dire que je lui préfère une argumentation plus développée qui est celle par exemple de Claude Askolovitch. signalée ici ( https://seenthis.net/messages/747159 )

      Je te donne un seul exemple. Quand tu écris

      Je suis contre toute forme de colonisation et d’impérialisme.

      On ne peut, en quelque sorte, que te donner raison. Singulièrement pour ce qui est de la politique actuelle, et même passée jusqu’à un certain point, d’Israël (je vais revenir sur ce certain point justement). Et de fait les bombardements de Gaza en 2014 ont été l’apogée sans doute de ce qui mérite d’être condamné, et de l’être sans ambiguïté ce dont nos gouvernements successifs se sont tous tenus très éloignés de faire pour des raisons de real politik qui les regardent mais dont ils devraient se demander aujourd’hui si justement le peu de représentativité de cette real politik forcenée n’est pas en train justement de leur exploser à la figure.

      Et je suis à peu près certain que tu dois être favorable, de ce que je sais de toi au travers de ce que je lis dans tes signalements et autres participations dans seenthis, à une solution dite à deux états. Et pour cela on pourrait te demander de te pencher sur toutes les cartes particulièrement nombreuses dans le temps du « partage » (le mot est mal choisi, je le fais exprès) des territoires entre ceux palestiniens et ceux israéliens. Or quelle que soit la carte, si reculée soit-elle dans le temps jusqu’en 1948, que tu choisiras, elle sera déjà celle d’une colonisation.

      Et je présume que je n’ai pas besoin de te rappeler que de 1945 à 1948, les Juifs d’Europe ayant survécu à la destruction n’avaient d’une part plus où que ces soit où aller et que le camp des vainqueurs n’a pas assumé sa responsabilité de libérateur des camps, côté Russe, n’en parlons pas, mais du côté de la Grande Bretagne et des Etats-Unis, les quotas pour accueillir les survivants étaient ridiculement bas, le sionisme alors était une question de survie. Avec toute l’hypocrisie qui la caractérise la Grande Bretagne a réglé le problème en abandonnant sa colonie palestinienne, ce qu’elle aurait sans doute pas fait si la même colonie avait eu certaines richesses à faire valoir.

      Le sionisme contemporain, singulièrement sa pratique coloniale dans les territoires occupés et au delà d’eux est abject et devrait oui, être viscéralement condamné, ce qui ne se produira jamais en Occident puisque nos pays sont englués à la fois dans des logiques et real politik et une mauvaise conscience qui n’est pas prête de s’éteindre, même avec les derniers et dernières survivantes de la destruction des Juifs d’Europe.

      Que les députés de la REM se ridiculisent et montrent une fois de plus leur manque édifiant de profondeur à la fois politique et historique est une chose, je tente de me rassurer en me disant que quelques filtres et autres fusibles devraient rendre l’adoption d’une telle loi très compliquée, parce qu’à ce moment-là j’imagine qu’il faudra également légiférer contre tant et tant de stigmatisations. En revanche la question est bien là, les antisémites en France se proclament antisionnistes, non pas qu’ils et elles soient particulièrement sensibles à la souffrance du peuple palestinien mais parce que cela leur permet de contourner l’illégalité de leur antisémitisme pour lequel nul n’a de doute.

      Quant au retentissement de ce qui est en train de devenir l’affaire des injures antisionnistes envers le philosophe Alain Finkielkraut, je suis frappé par le caractère hystérique des réactions d’une part, mais d’autre part aussi je suis étonné par le caractère admirablement artificiel et fabriqué de l’affaire. Je trouve très curieux d’une part que cette confrontation soit advenue fortuitement et quand bien même un tel accident statistique était advenu quelle est la probabilité pour qu’au même moment il y ait à la fois une équipe de télévision sur les lieux et un peloton de CRS pour s’interposer et prendre la défense du philosophe. Enfin quelle est également la probabilité pour que les insultes émanant d’une foule soit aussi respectueuse des limites de la légalité des insultes, « sale sioniste » (qui n’est pas interdit) en lieu et place de « sale juif » (qui est un délit) ?

      Et pour terminer il ne faut évidemment pas tomber dans le piège de dire ou même de sous entendre que Finkielkraut puisse mériter son sort, en revanche il ne me paraît pas injustifié de rappeler utilement que ses propos habituellement rances constituent une provocation continue pour laquelle il y aurait moyen de le poursuivre sans doute, qu’en l’état il bénéficie d’une immunité très douteuse et rappeler la phrase de Brecht à propos de la violence : on s’indigne beaucoup de la violence des crues, on ne parle jamais de celle des berges qui emprisonnent le fleuve dans son lit.

      Amicalement.

      Phil


  • Anti-semitism vigilantes are feeding the far-right
    https://www.jonathan-cook.net/blog/2019-02-16/anti-semitism-vigilantes-are-feeding-the-far-right

    This degrading of political language to the point of absurdity isn’t accidental. While those claiming to worry about anti-semitism are busy defaming every leftwing argument made against the current neoliberal order, real anti-semitism – the rightwing kind that actually targets and sometimes kills Jews – mostly gets a free pass.

    Real Jew-haters and Nazi sympathisers get the space to tell us how much they love Israel. Some of them, such as Hungary’s leader, Viktor Orban, can even rely on a warm handshake from Israeli prime minister Benjamin Netanyahu.

    If the left try to point out what is going on, or suggest that the charge of anti-semitism is being “weaponised” to silence us, we are accused of promoting a conspiracy theory and one that – yes – has echoes of “anti-semitic tropes”.

    The message of the anti-semitism witch-hunters to the left is simple: Shut up or be smeared over and over again.

    #extrême-droite #sioniste #Israel #antisémitisme #intimidation


  • A Munich, le fossé se creuse entre #Etats-Unis et #Europe
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/18/a-munich-le-fosse-se-creuse-entre-etats-unis-et-europe_5424724_3210.html

    A Varsovie, où les Etats-Unis avaient convoqué une réunion internationale, les 13 et 14 février, pour tenter de monter un front contre Téhéran, le vice-président américain, Mike Pence, a appelé les Européens à se retirer eux aussi du JCPOA, alors même que plusieurs pays de l’Union européenne, dont la France et l’Allemagne, avaient ostensiblement refusé d’envoyer leur ministre des affaires étrangères à cette réunion.

    M. Pence a ensuite fait le voyage à Munich, où, devant un parterre de hauts responsables européens, il a réitéré cette exigence, accompagnée de la demande aux trois grands pays membres de l’UE (Allemagne, France et Royaume-Uni) de « cesser d’affaiblir les sanctions américaines contre l’Iran » – allusion au mécanisme Instex récemment mis en place, devant permettre à certaines entreprises européennes de commercer avec l’Iran, en dépit des sanctions américaines qui paralysent les réseaux bancaires.

    Le discours moralisateur de M. Pence à Munich, samedi 16 février, mêlant admonestations et reproches, sans même s’encombrer des habituelles fioritures sur la solidité des engagements des Etats-Unis à l’égard de leurs alliés ou au sein de l’#OTAN, a reçu un accueil glacial.

    Le vice-président [...] a également mis en garde les Européens contre la société chinoise Huawei et les achats de gaz russe. « Sous Donald Trump, a-t-il conclu, les Etats-Unis sont de nouveau le leader du #monde_libre. »

    #sans_vergogne


  • Vous avez peut-être suivi ça, Steve Salaita (américain d’origine Nicaraguayenne et Palestinienne), spécialiste entre autres du racisme anti-arabe aux USA, avait été embauché comme professeur de Science Politique à l’University of Illinois en 2013. Sa permanence avait été révoquée en 2015 à cause de quelques tweets critiques d’israel.
    https://seenthis.net/messages/381282

    Le processus avait été entaché d’irrégularités, mais Salaita avait négocié son départ contre une somme d’argent, ayant entre temps obtenu un poste à la American University of Beirut. Un an après, ce poste aussi n’avait pas été renouvelé et, black listé, aucune autre offre ne lui fut offerte.

    Aujourd’hui, il est chauffeur de bus, et il raconte cette expérience dans ce très beau texte (que je trouve quand même très triste) :

    An Honest Living
    Steve Salaita, le 17 février 2019
    https://stevesalaita.com/an-honest-living

    You hear ex-professors say it all the time and I’ll add to the chorus: despite nagging precariousness, there’s something profoundly liberating about leaving academe, whereupon you are no longer obliged to give a shit about fashionable thinkers, network at the planet’s most boring parties, or quantify self-worth for scurrilous committees (and whereupon you are free to ignore the latest same-old controversy), for even when you know at the time that the place is toxic, only after you exit (spiritually, not physically) and write an essay or read a novel or complete some other task without considering its relevance to the fascist gods of assessment, or its irrelevance to a gang of cynical senior colleagues, do you realize exactly how insidious and pervasive is the industry’s culture of social control.

    There are tragic elements to this adventure, sure. A political symbolism informs my academic career. After months without work, my family suffered financial hardship. And I didn’t matriculate through 22nd grade in order to land a job that requires no college. Then again, neither did I attend so many years of college in order to be disabused of the notion that education is noble.

    I pitched honest living to my parents when I told them about the new job. Despite being aware of academe’s ruthless memory, they hoped that I’d one day be a professor again. They probably still do. In a better world, my redemption would happen in the United States. I wanted to quell that expectation. “Even if Harvard offered me a job I’d say no,” I proclaimed with earnest hyperbole.

    They feigned support but didn’t believe me. I understand why. It’s hard to imagine coming of age in reverse. Hollywood doesn’t make inspirational movies about struggling to overcome material comfort. We don’t aspire to the working class. Personal fulfillment occurs through economic uplift. We go from the outdoors to the office, from the ghetto to the high-rise, from the bar rail to the capital. That’s the dream, to become a celebrity or a tycoon or, in humbler fantasies, a bureaucrat. But forward progress as material comfort is cultivated through the ubiquitous lie that upward mobility equals righteousness. Honest living is a nice story we tell ourselves to rationalize privation, but in the real world money procures all the honesty we need.

    For immigrants, these myths can be acute. I could see my parents struggling between a filial instinct to nurture and an abrupt recognition of their failure. My mom, a retired high school teacher, seemed interested in the logistics of transporting students, but my dad, the original professor, clenched his hands and stared across the table. It’s the only time I’ve seen him avoid eye contact.

    #Steve_Salaita #USA #Palestine #université #criminalisation_des_militants #censure


  • « L’antisémitisme n’est pas le racisme le plus virulent mais le plus manipulé » - Etat d’Exception
    http://www.etatdexception.net/lantisemitisme-nest-pas-le-racisme-le-plus-virulent-mais-le-plus-man

    Le problème face à de tels actes, c’est le double écran que constitue leur instrumentalisation ; un écran qui aveugle aussi bien ceux qui voient dans ces actes la résurgence du nazisme, que ceux qui ne voient que leur instrumentalisation. Notre capacité de regarder et d’analyser ces faits pour ce qu’ils sont est mise à mal par ce double écran.

    Ces actes surviennent dans un contexte social très particulier et son utilisés politiquement pour discréditer les « gilets jaunes » et dire à la population que c’est à cause des juifs qu’on va brimer ce mouvement. Des actes tout aussi racistes visent de manière régulière des lieux de culte musulmans, par exemple, sans bénéficier du même écho médiatique.

    Dans ce contexte de fortes contestations populaires justement, l’instrumentalisation politique de l’antisémitisme vise-t-elle à discréditer les contestataires ?

    Nous sommes aujourd’hui face à un pouvoir et des organisations politiques extrêmement cyniques, qui utilisent les juifs sans aucun scrupule au service de leur agenda politique. Pareille manipulation renforce bien entendu l’antisémitisme, qui viendra à son tour renforcer cette logique perverse et donnera de nouveau l’occasion à la classe politique de manipuler l’antisémitisme. C’est infernal.

    Ce cynisme je le qualifie pour ma part d’antisémite, car cette amplification énorme des actes antisémites joue contre les juifs. Je pense que tout le monde voit cela et le comprend. La manipulation politique à laquelle nous assistons montre l’absence totale de réflexion stratégique sur cette question.


  • « Mafieuse » : les Palestiniens en ont assez de la corruption de l’Autorité palestinienne
    Middle East Eye édition française - By Megan Giovannetti
    in RAMALLAH, Territoires palestiniens occupés (Cisjordanie)
    Date de publication : Lundi 18 février 2019
    https://www.middleeasteye.net/fr/news/mafieuse-les-palestiniens-en-ont-assez-de-la-corruption-de-lautorite-

    Les forces de sécurité palestiniennes forment un bouclier humain alors que les manifestants protestent contre le projet de loi sur la sécurité sociale de l’AP (AFP)

    Ali est incrédule. « Vous appelez ça un gouvernement ?! Moi, j’appelle ça la mafia. »

    Pour ce Palestinien de 22 ans habitant à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, l’Autorité palestinienne (AP), dirigée par le président Mahmoud Abbas, est une institution corrompue qui ne profite qu’à une élite restreinte.

    « Les enfants d’Abou Mazen [le surnom d’Abbas] fréquentent les meilleures écoles, les meilleurs hôpitaux, ils voyagent dans le monde entier. Ils ne se soucient pas des gens en Palestine. »

    Ali est loin d’être le seul à penser ainsi. Selon un récent sondage d’opinion publié par l’ONG palestinienne Aman, 91 % des Palestiniens interrogés déclarent ne pas faire confiance à l’AP.

    Ghassan, un membre du Conseil législatif palestinien (CLP) aujourd’hui dissout et du parti au pouvoir, le Fatah, qui a demandé à rester anonyme, travaille au sein de l’AP depuis plus de vingt ans.

    Pour lui, les malversations politiques et financières du gouvernement, telles que le transfert de fonds pour la construction de nouvelles ambassades à l’étranger plutôt que la construction de projets en Palestine, ont sérieusement érodé la confiance de la population dans l’instance dirigeante.

    « Nous négligeons le peuple palestinien », estime-t-il. « Voilà pourquoi le peuple palestinien a perdu confiance, parce qu’au cours des dix dernières années, nous n’avons constaté aucun développement sur le terrain. »

    La démission du Premier ministre Rami Hamdallah il y a deux semaines à la suite de la dissolution du CLP en décembre n’a fait que confirmer ce point de vue chez de nombreux Palestiniens. Ces dernières décisions sont largement considérées comme un moyen de consolider davantage le pouvoir entre les mains du Fatah et du président. (...)


  • The Knesset candidate who says Zionism encourages anti-Semitism and calls Netanyahu ’arch-murderer’ - Israel Election 2019 - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/elections/.premium.MAGAZINE-knesset-candidate-netanyahu-is-an-arch-murderer-zionism-e

    Few Israelis have heard of Dr. Ofer Cassif, the Jewish representative on the far-leftist Hadash party’s Knesset slate. On April 9, that will change
    By Ravit Hecht Feb 16, 2019

    Ofer Cassif is fire and brimstone. Not even the flu he’s suffering from today can contain his bursting energy. His words are blazing, and he bounds through his modest apartment, searching frenetically for books by Karl Marx and Primo Levi in order to find quotations to back up his ideas. Only occasional sips from a cup of maté bring his impassioned delivery to a momentary halt. The South American drink is meant to help fight his illness, he explains.

    Cassif is third on the slate of Knesset candidates in Hadash (the Hebrew acronym for the Democratic Front for Peace and Equality), the successor to Israel’s Communist Party. He holds the party’s “Jewish slot,” replacing MK Dov Khenin. Cassif is likely to draw fire from opponents and be a conspicuous figure in the next Knesset, following the April 9 election.

    Indeed, the assault on him began as soon as he was selected by the party’s convention. The media pursued him; a columnist in the mass-circulation Yedioth Ahronoth newspaper, Ben-Dror Yemini, called for him to be disqualified from running for the Knesset. It would be naive to say that this was unexpected. Cassif, who was one of the first Israeli soldiers to refuse to serve in the territories, in 1987, gained fame thanks to a number of provocative statements. The best known is his branding of Justice Minister Ayelet Shaked as “neo-Nazi scum.” On another occasion, he characterized Jews who visit the Temple Mount as “cancer with metastases that have to be eradicated.”

    On his alternate Facebook page, launched after repeated blockages of his original account by a blitz of posts from right-wing activists, he asserted that Culture Minister Miri Regev is “repulsive gutter contamination,” that Prime Minister Benjamin Netanyahu is an “arch-murderer” and that the new Israel Defense Forces chief of staff, Lt. Gen. Aviv Kochavi, is a “war criminal.”

    Do you regret making those remarks?

    Cassif: “‘Regret’ is a word of emotion. Those statements were made against a background of particular events: the fence in Gaza, horrible legislation, and the wild antics of Im Tirtzu [an ultranationalist organization] on campus. That’s what I had to say at the time. I didn’t count on being in the Knesset. That wasn’t part of my plan. But it’s clear to me that as a public personality, I would not have made those comments.”

    Is Netanyahu an arch-murderer?

    “Yes. I wrote it in the specific context of a particular day in the Gaza Strip. A massacre of innocent people was perpetrated there, and no one’s going to persuade me that those people were endangering anyone. It’s a concentration camp. Not a ‘concentration camp’ in the sense of Bergen-Belsen; I am absolutely not comparing the Holocaust to what’s happening.”

    You term what Israel is doing to the Palestinians “genocide.”

    “I call it ‘creeping genocide.’ Genocide is not only a matter of taking people to gas chambers. When Yeshayahu Leibowitz used the term ‘Judeo-Nazis,’ people asked him, ‘How can you say that? Are we about to build gas chambers?’ To that, he had two things to say. First, if the whole difference between us and the Nazis boils down to the fact that we’re not building gas chambers, we’re already in trouble. And second, maybe we won’t use gas chambers, but the mentality that exists today in Israel – and he said this 40 years ago – would allow it. I’m afraid that today, after four years of such an extreme government, it possesses even greater legitimacy.

    “But you know what, put aside ‘genocide’ – ethnic cleansing is taking place there. And that ethnic cleansing is also being carried out by means of killing, although mainly by way of humiliation and of making life intolerable. The trampling of human dignity. It reminds me of Primo Levi’s ‘If This Is a Man.’”

    You say you’re not comparing, but you repeatedly come back to Holocaust references. On Facebook, you also uploaded the scene from “Schindler’s List” in which the SS commander Amon Goeth picks off Jews with his rifle from the balcony of his quarters in the camp. You compared that to what was taking place along the border fence in the Gaza Strip.

    “Today, I would find different comparisons. In the past I wrote an article titled, ‘On Holocaust and on Other Crimes.’ It’s online [in Hebrew]. I wrote there that anyone who compares Israel to the Holocaust is cheapening the Holocaust. My comparison between here and what happened in the early 1930s [in Germany] is a very different matter.”

    Clarity vs. crudity

    Given Cassif’s style, not everyone in Hadash was happy with his election, particularly when it comes to the Jewish members of the predominantly Arab party. Dov Khenin, for example, declined to be interviewed and say what he thinks of his parliamentary successor. According to a veteran party figure, “From the conversations I had, it turns out that almost none of the Jewish delegates – who make up about 100 of the party’s 940 delegates – supported his candidacy.

    “He is perceived, and rightly so,” the party veteran continues, “as someone who closes doors to Hadash activity within Israeli society. Each of the other Jewish candidates presented a record of action and of struggles they spearheaded. What does he do? Curses right-wing politicians on Facebook. Why did the party leadership throw the full force of its weight behind him? In a continuation of the [trend exemplified by] its becoming part of the Joint List, Ofer’s election reflects insularity and an ongoing retreat from the historical goal of implementing change in Israeli society.”

    At the same time, as his selection by a 60 percent majority shows, many in the party believe that it’s time to change course. “Israeli society is moving rightward, and what’s perceived as Dov’s [Khenin] more gentle style didn’t generate any great breakthrough on the Jewish street,” a senior source in Hadash notes.

    “It’s not a question of the tension between extremism and moderation, but of how to signpost an alternative that will develop over time. Clarity, which is sometimes called crudity, never interfered with cooperation between Arabs and Jews. On the contrary. Ofer says things that we all agreed with but didn’t so much say, and of course that’s going to rile the right wing. And a good thing, too.”

    Hadash chairman MK Ayman Odeh also says he’s pleased with the choice, though sources in the party claim that Odeh is apprehensive about Cassif’s style and that he actually supported a different candidate. “Dov went for the widest possible alliances in order to wield influence,” says Odeh. “Ofer will go for very sharp positions at the expense of the breadth of the alliance. But his sharp statements could have a large impact.”

    Khenin was deeply esteemed by everyone. When he ran for mayor of Tel Aviv in 2008, some 35 percent of the electorate voted for him, because he was able to touch people who weren’t only from his political milieu.

    Odeh: “No one has a higher regard for Dov than I do. But just to remind you, we are not a regular opposition, we are beyond the pale. And there are all kinds of styles. Influence can be wielded through comments that are vexatious the first time but which people get used to the second time. When an Arab speaks about the Nakba and about the massacre in Kafr Kassem [an Israeli Arab village, in 1956], it will be taken in a particular way, but when uttered by a Jew it takes on special importance.”

    He will be the cause of many attacks on the party.

    “Ahlan wa sahlan – welcome.”

    Cassif will be the first to tell you that, with all due respect for the approach pursued by Khenin and by his predecessor in the Jewish slot, Tamar Gozansky, he will be something completely different. “I totally admire what Tamar and Dov did – nothing less than that,” he says, while adding, “But my agenda will be different. The three immediate dangers to Israeli society are the occupation, racism and the diminishment of the democratic space to the point of liquidation. That’s the agenda that has to be the hub of the struggle, as long as Israel rules over millions of people who have no rights, enters [people’s houses] in the middle of the night, arrests minors on a daily basis and shoots people in the back.

    "Israel commits murder on a daily basis. When you murder one Palestinian, you’re called Elor Azaria [the IDF soldier convicted and jailed for killing an incapacitated Palestinian assailant]; when you murder and oppress thousands of Palestinians, you’re called the State of Israel.”

    So you plan to be the provocateur in the next Knesset?

    “It’s not my intention to be a provocateur, to stand there and scream and revile people. Even on Facebook I was compelled to stop that. But I definitely intend to challenge the dialogue in terms of the content, and mainly with a type of sarcasm.”

    ’Bags of blood’

    Cassif, 54, who holds a doctorate in political philosophy from the London School of Economics, teaches political science at the Hebrew University of Jerusalem, Sapir Academic College in Sderot and at the Academic College of Tel Aviv-Yaffo. He lives in Rehovot, is married and is the father of a 19-year-old son. He’s been active in Hadash for three decades and has held a number of posts in the party.

    As a lecturer, he stands out for his boldness and fierce rhetoric, which draws students of all stripes. He even hangs out with some of his Haredi students, one of whom wrote a post on the eve of the Hadash primary urging the delegates to choose him. After his election, a student from a settlement in the territories wrote to him, “You are a determined and industrious person, and for that I hold you in high regard. Hoping we will meet on the field of action and growth for the success of Israel as a Jewish, democratic state (I felt obliged to add a small touch of irony in conclusion).”

    Cassif grew up in a home that supported Mapai, forerunner of Labor, in Rishon Letzion. He was an only child; his father was an accountant, his mother held a variety of jobs. He was a news hound from an early age, and at 12 ran for the student council in school. He veered sharply to the left in his teens, becoming a keen follower of Marx and socialism.

    Following military service in the IDF’s Nahal brigade and a period in the airborne Nahal, Cassif entered the Hebrew University. There his political career moved one step forward, and there he also forsook the Zionist left permanently. His first position was as a parliamentary aide to the secretary general of the Communist Party, Meir Wilner.

    “At first I was closer to Mapam [the United Workers Party, which was Zionist], and then I refused to serve in the territories. I was the first refusenik in the first intifada to be jailed. I didn’t get support from Mapam, I got support from the people of Hadash, and I drew close to them. I was later jailed three more times for refusing to serve in the territories.”

    His rivals in the student organizations at the Hebrew University remember him as the epitome of the extreme left.

    “Even in the Arab-Jewish student association, Cassif was considered off-the-wall,” says Motti Ohana, who was chairman of Likud’s student association and active in the Student Union at the end of the 1980s and early 1990s. “One time I got into a brawl with him. It was during the first intifada, when he brought two bags of blood, emptied them out in the university’s corridors and declared, ‘There is no difference between Jewish and Arab blood,’ likening Israeli soldiers to terrorists. The custom on campus was that we would quarrel, left-right, Arabs-Jews, and after that we would sit together, have a coffee and talk. But not Cassif.”

    According to Ohana, today a member of the Likud central committee, the right-wing activists knew that, “You could count on Ofer to fall into every trap. There was one event at the Hebrew University that was a kind of political Hyde Park. The right wanted to boot the left out of there, so we hung up the flag. It was obvious that Ofer would react, and in fact he tore the flag, and in the wake of the ruckus that developed, political activity was stopped for good.”

    Replacing the anthem

    Cassif voices clearly and cogently positions that challenge the public discourse in Israel, and does so with ardor and charisma. Four candidates vied for Hadash’s Jewish slot, and they all delivered speeches at the convention. The three candidates who lost to him – Efraim Davidi, Yaela Raanan and the head of the party’s Tel Aviv branch, Noa Levy – described their activity and their guiding principles. When they spoke, there was the regular buzz of an audience that’s waiting for lunch. But when Cassif took the stage, the effect was magnetic.

    “Peace will not be established without a correction of the crimes of the Nakba and [recognition of] the right of return,” he shouted, and the crowd cheered him. As one senior party figure put it, “Efraim talked about workers’ rights, Yaela about the Negev, Noa about activity in Tel Aviv – and Ofer was Ofer.”

    What do you mean by “right of return”?

    Cassif: “The first thing is the actual recognition of the Nakba and of the wrong done by Israel. Compare it to the Truth and Reconciliation Commissions in South Africa, if you like, or with the commissions in Chile after Pinochet. Israel must recognize the wrong it committed. Now, recognition of the wrong also includes recognition of the right of return. The question is how it’s implemented. It has to be done by agreement. I can’t say that tomorrow Tel Aviv University has to be dismantled and that Sheikh Munis [the Arab village on whose ruins the university stands] has to be rebuilt there. The possibility can be examined of giving compensation in place of return, for example.”

    But what is the just solution, in your opinion?

    “For the Palestinian refugees to return to their homeland.”

    That means there will be Jews who will have to leave their home.

    “In some places, unequivocally, yes. People will have to be told: ‘You must evacuate your places.’ The classic example is Ikrit and Biram [Christian-Arab villages in Galilee whose residents were promised – untruly – by the Israeli authorities in 1948 that they would be able to return, and whose lands were turned over to Jewish communities]. But there are places where there is certainly greater difficulty. You don’t right one wrong with another.”

    What about the public space in Israel? What should it look like?

    “The public space has to change, to belong to all the state’s residents. I dispute the conception of ‘Jewish publicness.’”

    How should that be realized?

    “For example, by changing the national symbols, changing the national anthem. [Former Hadash MK] Mohammed Barakeh once suggested ‘I Believe’ [‘Sahki, Sahki’] by [Shaul] Tchernichovsky – a poem that is not exactly an expression of Palestinian nationalism. He chose it because of the line, ‘For in mankind I’ll believe.’ What does it mean to believe in mankind? It’s not a Jew, or a Palestinian, or a Frenchman, or I don’t know what.”

    What’s the difference between you and the [Arab] Balad party? Both parties overall want two states – a state “of all its citizens” and a Palestinian state.

    “In the big picture, yes. But Balad puts identity first on the agenda. We are not nationalists. We do not espouse nationalism as a supreme value. For us, self-determination is a means. We are engaged in class politics. By the way, Balad [the National Democratic Assembly] and Ta’al [MK Ahmad Tibi’s Arab Movement for Renewal] took the idea of a state of all its citizens from us, from Hadash. We’ve been talking about it for ages.”

    If you were a Palestinian, what would you do today?

    “In Israel, what my Palestinian friends are doing, and I with them – [wage] a parliamentary and extra-parliamentary struggle.”

    And what about the Palestinians in the territories?

    “We have always been against harming innocent civilians. Always. In all our demonstrations, one of our leading slogans was: ‘In Gaza and in Sderot, children want to live.’ With all my criticism of the settlers, to enter a house and slaughter children, as in the case of the Fogel family [who were murdered in their beds in the settlement of Itamar in 2011], is intolerable. You have to be a human being and reject that.”

    And attacks on soldiers?

    “An attack on soldiers is not terrorism. Even Netanyahu, in his book about terrorism, explicitly categorizes attacks on soldiers or on the security forces as guerrilla warfare. It’s perfectly legitimate, according to every moral criterion – and, by the way, in international law. At the same time, I am not saying it’s something wonderful, joyful or desirable. The party’s Haifa office is on Ben-Gurion Street, and suddenly, after years, I noticed a memorial plaque there for a fighter in Lehi [pre-state underground militia, also known as the Stern Gang] who assassinated a British officer. Wherever there has been a struggle for liberation from oppression, there are national heroes, who in 90 percent of the cases carried out some operations that were unlawful. Nelson Mandela is today considered a hero, he was awarded the Nobel Peace Prize, but according to the conventional definition, he was a terrorist. Most of the victims of the ANC [African National Congress] were civilians.”

    In other words, today’s Hamas commanders who are carrying out attacks on soldiers will be heroes of the future Palestinian state?

    “Of course.”

    Anti-Zionist identity

    Cassif terms himself an explicit anti-Zionist. “There are three reasons for that,” he says. “To begin with, Zionism is a colonialist movement, and as a socialist, I am against colonialism. Second, as far as I am concerned, Zionism is racist in ideology and in practice. I am not referring to the definition of race theory – even though there are also some who impute that to the Zionist movement – but to what I call Jewish supremacy. No socialist can accept that. My supreme value is equality, and I can’t abide any supremacy – Jewish or Arab. The third thing is that Zionism, like other ethno-nationalistic movements, splits the working class and all weakened groups. Instead of uniting them in a struggle for social justice, for equality, for democracy, it divides the exploited classes and the enfeebled groups, and by that means strengthens the rule of capital.”

    He continues, “Zionism also sustains anti-Semitism. I don’t say it does so deliberately – even though I have no doubt that there are some who do it deliberately, like Netanyahu, who is connected to people like the prime minister of Hungary, Viktor Orban, and the leader of the far right in Austria, Hans Christian Strache.”

    Did Mapai-style Zionism also encourage anti-Semitism?

    “The phenomenon was very striking in Mapai. Think about it for a minute, not only historically, but logically. If the goal of political and practical Zionism is really the establishment of a Jewish state containing a Jewish majority, and for Diaspora Jewry to settle there, nothing serves them better than anti-Semitism.”

    What in their actions encouraged anti-Semitism?

    “The very appeal to Jews throughout the world – the very fact of treating them as belonging to the same nation, when they were living among other nations. The whole old ‘dual loyalty’ story – Zionism actually encouraged that. Therefore, I maintain that anti-Semitism and anti-Zionism are not the same thing, but are precisely opposites. That doesn’t mean, of course, that there are no anti-Zionists who are also anti-Semites. Most of the BDS people are of course anti-Zionists, but they are in no way anti-Semites. But there are anti-Semites there, too.”

    Do you support BDS?

    “It’s too complex a subject for a yes or no answer; there are aspects I don’t support.”

    Do you think that the Jews deserve a national home in the Land of Israel?

    “I don’t know what you mean by ‘national home.’ It’s very amorphous. We in Hadash say explicitly that Israel has a right to exist as a sovereign state. Our struggle is not against the state’s existence, but over its character.”

    But that state is the product of the actions of the Zionist movement, which you say has been colonialist and criminal from day one.

    “That’s true, but the circumstances have changed. That’s the reason that the majority of the members of the Communist Party accepted the [1947] partition agreement at the time. They recognized that the circumstances had changed. I think that one of the traits that sets communist thought apart, and makes it more apt, is the understanding and the attempt to strike the proper balance between what should be, and reality. So it’s true that Zionism started as colonialism, but what do you do with the people who were already born here? What do you tell them? Because your grandparents committed a crime, you have to leave? The question is how you transform the situation that’s been created into one that’s just, democratic and equal.”

    So, a person who survived a death camp and came here is a criminal?

    “The individual person, of course not. I’m in favor of taking in refugees in distress, no matter who or what they are. I am against Zionism’s cynical use of Jews in distress, including the refugees from the Holocaust. I have a problem with the fact that the natives whose homeland this is cannot return, while people for whom it’s not their homeland, can, because they supposedly have some sort of blood tie and an ‘imaginary friend’ promised them the land.”

    I understand that you are in favor of the annulment of the Law of Return?

    “Yes. Definitely.”

    But you are in favor of the Palestinian right of return.

    “There’s no comparison. There’s no symmetry here at all. Jerry Seinfeld was by chance born to a Jewish family. What’s his connection to this place? Why should he have preference over a refugee from Sabra or Chatila, or Edward Said, who did well in the United States? They are the true refugees. This is their homeland. Not Seinfeld’s.”

    Are you critical of the Arabs, too?

    “Certainly. One criticism is of their cooperation with imperialism – take the case of today’s Saudi Arabia, Qatar and so on. Another, from the past, relates to the reactionary forces that did not accept that the Jews have a right to live here.”

    Hadash refrained from criticizing the Assad regime even as it was massacring civilians in Syria. The party even torpedoed a condemnation of Assad after the chemical attack. Do you identify with that approach?

    “Hadash was critical of the Assad regime – father and son – for years, so we can’t be accused in any way of supporting Assad or Hezbollah. We are not Ba’ath, we are not Islamists. We are communists. But as I said earlier, the struggle, unfortunately, is generally not between the ideal and what exists in practice, but many times between two evils. And then you have to ask yourself which is the lesser evil. The Syrian constellation is extremely complicated. On the one hand, there is the United States, which is intervening, and despite all the pretense of being against ISIS, supported ISIS and made it possible for ISIS to sprout.

    "I remind you that ISIS started from the occupation of Iraq. And ideologically and practically, ISIS is definitely a thousand times worse than the Assad regime, which is at base also a secular regime. Our position was and is against the countries that pose the greatest danger to regional peace, which above all are Qatar and Saudi Arabia, and the United States, which supports them. That doesn’t mean that we support Assad.”

    Wrong language

    Cassif’s economic views are almost as far from the consensus as his political ideas. He lives modestly in an apartment that’s furnished like a young couple’s first home. You won’t find an espresso maker or unnecessary products of convenience in his place. To his credit, it can be said that he extracts the maximum from Elite instant coffee.

    What is your utopian vision – to nationalize Israel’s conglomerates, such as Cellcom, the telecommunications company, or Osem, the food manufacturer and distributor?

    “The bottom line is yes. How exactly will it be done? That’s an excellent question, which I can’t answer. Perhaps by transferring ownership to the state or to the workers, with democratic tools. And there are other alternatives. But certainly, I would like it if a large part of the resources were not in private hands, as was the case before the big privatizations. It’s true that it won’t be socialism, because, again, there can be no such thing as Zionist socialism, but there won’t be privatization like we have today. What is the result of capitalism in Israel? The collapse of the health system, the absence of a social-welfare system, a high cost of living and of housing, the elderly and the disabled in a terrible situation.”

    Does any private sector have the right to exist?

    “Look, the question is what you mean by ‘private sector.’ If we’re talking about huge concerns that the owners of capital control completely through their wealth, then no.”

    What growth was there in the communist countries? How can anyone support communism, in light of the grim experience wherever it was tried?

    “It’s true, we know that in the absolute majority of societies where an attempt was made to implement socialism, there was no growth or prosperity, and we need to ask ourselves why, and how to avoid that. When I talk about communism, I’m not talking about Stalin and all the crimes that were committed in the name of the communist idea. Communism is not North Korea and it is not Pol Pot in Cambodia. Heaven forbid.”

    And what about Venezuela?

    “Venezuela is not communism. In fact, they didn’t go far enough in the direction of socialism.”

    Chavez was not enough of a socialist?

    “Chavez, but in particular Maduro. The Communist Party is critical of the regime. They support it because the main enemy is truly American imperialism and its handmaidens. Let’s look at what the U.S. did over the years. At how many times it invaded and employed bullying, fascist forces. Not only in Latin America, its backyard, but everywhere.”

    Venezuela is falling apart, people there don’t have anything to eat, there’s no medicine, everyone who can flees – and it’s the fault of the United States?

    “You can’t deny that the regime has made mistakes. It’s not ideal. But basically, it is the result of American imperialism and its lackeys. After all, the masses voted for Chavez and for Maduro not because things were good for them. But because American corporations stole the country’s resources and filled their own pockets. I wouldn’t make Chavez into an icon, but he did some excellent things.”

    Then how do you generate individual wealth within the method you’re proposing? I understand that I am now talking to you capitalistically, but the reality is that people see the accumulation of assets as an expression of progress in life.

    “Your question is indeed framed in capitalist language, which simply departs from what I believe in. Because you are actually asking me how the distribution of resources is supposed to occur within the capitalist framework. And I say no, I am not talking about resource distribution within a capitalist framework.”

    Gantz vs. Netanyahu

    Cassif was chosen as the polls showed Meretz and Labor, the representatives of the Zionist left, barely scraping through into the next Knesset and in fact facing a serious possibility of electoral extinction. The critique of both parties from the radical left is sometimes more acerbic than from the right.

    Would you like to see the Labor Party disappear?

    “No. I think that what’s happening at the moment with Labor and with Meretz is extremely dangerous. I speak about them as collectives, because they contain individuals with whom I see no possibility of engaging in a dialogue. But I think that they absolutely must be in the Knesset.”

    Is a left-winger who defines himself as a Zionist your partner in any way?

    “Yes. We need partners. We can’t be picky. Certainly we will cooperate with liberals and Zionists on such issues as combating violence against women or the battle to rescue the health system. Maybe even in putting an end to the occupation.”

    I’ll put a scenario to you: Benny Gantz does really well in the election and somehow overcomes Netanyahu. Do you support the person who led Operation Protective Edge in Gaza when he was chief of staff?

    “Heaven forbid. But we don’t reject people, we reject policy. I remind you that it was [then-defense minister] Yitzhak Rabin who led the most violent tendency in the first intifada, with his ‘Break their bones.’ But when he came to the Oslo Accords, it was Hadash and the Arab parties that gave him, from outside the coalition, an insurmountable bloc. I can’t speak for the party, but if there is ever a government whose policy is one that we agree with – eliminating the occupation, combating racism, abolishing the nation-state law – I believe we will give our support in one way or another.”

    And if Gantz doesn’t declare his intention to eliminate the occupation, he isn’t preferable to Netanyahu in any case?

    “If so, why should we recommend him [to the president to form the next government]? After the clips he posted boasting about how many people he killed and how he hurled Gaza back into the Stone Age, I’m far from certain that he’s better.”

    #Hadash

    • traduction d’un extrait [ d’actualité ]

      Le candidat à la Knesset dit que le sionisme encourage l’antisémitisme et qualifie Netanyahu de « meurtrier »
      Peu d’Israéliens ont entendu parler de M. Ofer Cassif, représentant juif de la liste de la Knesset du parti d’extrême gauche Hadash. Le 9 avril, cela changera.
      Par Ravit Hecht 16 février 2019 – Haaretz

      (…) Identité antisioniste
      Cassif se dit un antisioniste explicite. « Il y a trois raisons à cela », dit-il. « Pour commencer, le sionisme est un mouvement colonialiste et, en tant que socialiste, je suis contre le colonialisme. Deuxièmement, en ce qui me concerne, le sionisme est raciste d’idéologie et de pratique. Je ne fais pas référence à la définition de la théorie de la race - même si certains l’imputent également au mouvement sioniste - mais à ce que j’appelle la suprématie juive. Aucun socialiste ne peut accepter cela. Ma valeur suprême est l’égalité et je ne peux supporter aucune suprématie - juive ou arabe. La troisième chose est que le sionisme, comme d’autres mouvements ethno-nationalistes, divise la classe ouvrière et tous les groupes sont affaiblis. Au lieu de les unir dans une lutte pour la justice sociale, l’égalité, la démocratie, il divise les classes exploitées et affaiblit les groupes, renforçant ainsi le pouvoir du capital. "
      Il poursuit : « Le sionisme soutient également l’antisémitisme. Je ne dis pas qu’il le fait délibérément - même si je ne doute pas qu’il y en a qui le font délibérément, comme Netanyahu, qui est connecté à des gens comme le Premier ministre de la Hongrie, Viktor Orban, et le chef de l’extrême droite. en Autriche, Hans Christian Strache. ”

      Le sionisme type-Mapaï a-t-il également encouragé l’antisémitisme ?
      « Le phénomène était très frappant au Mapai. Pensez-y une minute, non seulement historiquement, mais logiquement. Si l’objectif du sionisme politique et pratique est en réalité de créer un État juif contenant une majorité juive et de permettre à la communauté juive de la diaspora de s’y installer, rien ne leur sert mieux que l’antisémitisme. "

      Qu’est-ce qui, dans leurs actions, a encouragé l’antisémitisme ?
      « L’appel même aux Juifs du monde entier - le fait même de les traiter comme appartenant à la même nation, alors qu’ils vivaient parmi d’autres nations. Toute la vieille histoire de « double loyauté » - le sionisme a en fait encouragé cela. Par conséquent, j’affirme que l’antisémitisme et l’antisionisme ne sont pas la même chose, mais sont précisément des contraires. Bien entendu, cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas d’antisionistes qui soient aussi antisémites. La plupart des membres du BDS sont bien sûr antisionistes, mais ils ne sont en aucun cas antisémites. Mais il y a aussi des antisémites.


  • Actes antisémites : un pourcentage est-il une information ? | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/jerome-latta/blog/140219/actes-antisemites-un-pourcentage-est-il-une-information-0

    14/02/2019 par Jérôme Latta
    Un seul chiffre, mis en avant par le ministre de l’Intérieur, a suffi à de nombreux médias pour qualifier d’« explosion » l’augmentation des actes antisémites en 2018. À l’examen, ces 74% invitent à une présentation plus circonspecte.
    […]
    Dès lors, parler de « déferlante » (RFI) et d’«  explosion », donner à l’information une portée générale et le caractère d’une irrésistible progression (éditorial du Monde) constitue une présentation problématique. C’est à peu près aussi pertinent que de tirer des conclusions sur la mortalité routière à partir d’un décompte mensuel.

    C’est aussi accorder un poids trop important à un indicateur précieux, mais qui doit servir à l’instruction d’un dossier complexe plutôt qu’à des conclusions univoques. En l’occurrence, les chiffres témoignent beaucoup plus d’une permanence des actes antisémites sur plusieurs années – ce qui est en soi dramatique.

    Leurs variations doivent notamment être examinées en fonction de facteurs contingents : les spécialistes soulignent par exemple les corrélations avec les événements au Proche-Orient. Elles doivent aussi l’être dans la durée, au moyen d’outils et d’enquêtes susceptibles d’approfondir l’analyse – quitte à rendre celle-ci plus complexe (lire, par exemple, « Mesurer l’antisémitisme contemporain : enjeux politiques et méthode scientifique », de Samuel Ghiles-Meilhac, https://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2015-2-page-201.htm ).

    On doit également tenir compte des limites de ces données. En matière de recensement de délits et de crimes, un biais est particulièrement connu : une hausse des plaintes peut traduire une baisse générale du seuil de tolérance envers certains actes, et masquer une baisse ou une constance effective.


  • « …travaille depuis des semaines… »

    Des députés veulent que l’antisionisme soit reconnu comme un délit au même titre que l’antisémitisme
    https://www.francetvinfo.fr/culture/alain-finkielkraut/des-deputes-veulent-que-l-antisionisme-soit-reconnu-comme-un-delit-au-m

    Des députés de tous bords proposeront, mardi 19 février, une résolution ou une proposition de loi pour que l’antisionisme soit reconnu comme un délit au même titre que l’antisémitisme, selon les informations recueillies par franceinfo lundi 18 février.

    « La haine d’Israël est une nouvelle façon de haïr les juifs »

    Ce « groupe d’études » travaille depuis des semaines sur le sujet. Son président, le député LREM de Paris Sylvain Maillard, estime que « la haine d’Israël est une nouvelle façon de haïr les juifs ». « On peut critiquer le gouvernement d’Israël, mais pas remettre en cause l’existence même de cet Etat. Personne ne remet en question l’existence de l’Etat français ou de l’Etat Allemand », explique-t-il.

    Et en conclusion de l’article, un comportement typiquement antisémite qui consiste à considérer les français juifs comme des ressortissants d’un pays étranger :

    Ils rendront leur décision mardi après-midi, avant le discours d’Emmanuel Macron au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) mercredi soir.


  • Parti travailliste : plusieurs départs probable de députés
    Par Le Figaro.fr avec Reuters Mis à jour le 18/02/2019 à 10:26
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/02/18/97001-20190218FILWWW00053-parti-travailliste-plusieurs-departs-probable-de-

    Plusieurs députés travaillistes en désaccord avec leur de file Jeremy Corbyn sur le Brexit et dans la lutte contre l’antisémitisme vont rendre lundi leur carte du parti, a appris Reuters de source proche du mouvement.

    Le petit groupe, qui serait formé de cinq élus environ, l’invite depuis des semaines à changer de stratégie et à faire campagne pour un deuxième référendum sur l’adhésion à l’Union européenne. Leur départ pourrait en entraîner d’autres, a ajouté Reuters. Jeremy Corbyn n’exclut pas un second référendum si Theresa May ne parvient pas à obtenir la ratification de l’accord conclu avec Bruxelles à la Chambre des communes, mais plaide en premier lieu pour des législatives anticipées.

    Il a par ailleurs avancé l’idée d’une union douanière permanente avec l’UE, à laquelle la première ministre s’est jusqu’ici montrée hostile.Certains membres du Labour lui reprochent en outre de ne pas avoir fait le nécessaire dans la lutte contre l’antisémitisme.

    #instrumentalisation


  • A Jérusalem, des Palestiniens expulsés de chez eux au profit de colons israéliens AFP - 17 Février 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_a-jerusalem-des-palestiniens-expulses-de-chez-eux-au-profit-de-colons-is

    Une famille palestinienne a été expulsée dimanche de sa maison dans la Vieille ville de Jérusalem au profit de colons israéliens, a constaté un photographe de l’AFP.

    Des affrontements ont éclaté entre les habitants du quartier, situé dans la partie palestinienne de Jérusalem, et la police peu après qu’une dizaine de colons israéliens ont investi la bâtisse, protégés par les forces de l’ordre.

    La maison était habitée par sept membres de la famille Abou Assab qui avait reçu un ordre d’éviction lui laissant jusqu’au 12 février pour quitter les lieux, selon l’ONG israélienne Ir Amim. Les Abou Assab y vivaient depuis les années 1960, d’après l’ONG.

    Le bâtiment appartenait à une famille juive avant la guerre de 1948, date de la création d’Israël, selon l’ONG israélienne La Paix Maintenant, qui lutte contre la colonisation par Israël des Territoires palestiniens.

    Expulsée de leur maison dans un autre quartier de Jérusalem en 1948, la famille Abou Assab s’était alors installée dans cette maison dont les habitants juifs avaient fui, a indiqué l’ONG dans un communiqué.


    Des policiers israéliens arrêtent un membre de la famille palestinienne Abou Assab, qui proteste contre son éviction de leur maison dans la Vieille ville de Jérusalem-est, le 17 février 2019 - © AHMAD GHARABLI

    Retour des Juifs
    Grâce à une loi israélienne permettant le retour des Juifs dans leurs propriétés à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée et annexée par Israël, des colons israéliens ont pu s’installer après un recours en justice au nom de la famille juive propriétaire avant 1948, selon l’ONG.

    L’annexion de Jérusalem-Est n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. D’après la loi israélienne, les Palestiniens ne peuvent pas réclamer les propriétés qu’ils ont abandonnées ou dont ils ont été chassés en 1948.

    « On habite là. C’est ma maison, c’est toute ma vie », s’est écriée devant les journalistes Rania Abou Assab, tandis que les colons, surplombant la foule, hissaient déjà des drapeaux israéliens tout autour de la terrasse.

    « Ils ont tout pris », a-t-elle ajouté avant de s’effondrer en pleurs, ses effets personnels se trouvant toujours dans le domicile auquel elle ne peut plus accéder.

    Mme Abou Assab a indiqué que son fils de 15 ans et son mari avaient été arrêtés après leur éviction. La police israélienne a confirmé l’arrestation de deux personnes pour « avoir perturbé les activités de la police », ne précisant pas si elles avaient été libérées depuis.

    A Jérusalem-Est, « presque toutes les propriétés qui appartenaient à des Juifs avant 1948 sont menacées » de voir leurs occupants palestiniens expulsés, a indiqué Hagit Ofran de La Paix Maintenant, assurant que des dizaines de maisons dans la Vieille ville avaient fini par aboutir depuis les années 1980 aux mains de colons israéliens.

    A Jérusalem-Est, environ 70 familles palestiniennes dans le quartier de Sheikh Jarrah et quelque 700 personnes dans le quartier de Silwan sont menacées d’expulsion car leurs propriétés appartenaient à des Juifs avant 1948,selon Mme Ofran.

    #palestine #jérusalem #Jérusalem-Est #israël #colonisation #israel #colonisation #apartheid


  • Contre les actes antisémites, contre leur instrumentalisation, pour le combat contre toutes les formes de racisme - [UJFP]
    mardi 19 février 2019
    http://www.ujfp.org/spip.php?article6932

    Nous soussignés associations, partis, syndicats, indépendants, sommes toutes et tous activement impliqués dans la lutte contre le racisme sous toutes ses formes. La lutte contre l’antisémitisme fait partie à part entière de notre combat antiraciste. Nous condamnons fermement les actes antisémites, qui surgissent dans un contexte social et politique particuliers. (...)

    #instrumentalisation


  • VIDEO. « C’est une catastrophe ce qu’il se passe en Antarctique ouest » : pourquoi la fonte du glacier Thwaites inquiète les scientifiques
    Benoît Jourdain | Mis à jour le 17/02/2019
    https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/video-c-est-une-catastrophe-ce-qu-il-se-passe-en-antarctique-ouest-pour

    Un compte à rebours a débuté en Antarctique ouest. Et pour les scientifiques, l’issue ne fait plus aucun doute : cette partie du continent blanc est vouée à disparaître dans les années à venir.

    Le glacier Thwaites, l’un des géants de la zone de la mer d’Amundsen qui fait 120 kilomètres de large, 600 de long et atteint 3 km de profondeur par endroits, est de plus en plus instable. « Il fait à peu près la taille de la Floride », résume à franceinfo Jérémie Mouginot, chercheur au CNRS à l’Institut des géosciences de l’environnement à Grenoble. Un « monstre » responsable, chaque année, de 4% de la montée du niveau de la mer dans le monde, estime un communiqué de la Nasa (en anglais).

    « Ce glacier se retire d’à peu près un demi-kilomètre par an, depuis une bonne vingtaine d’années », précise Eric Rignot, professeur en sciences de la Terre à l’université de Californie à Irvine, chercheur au Jet Propulsion Laboratory, et coauteur d’une étude (en anglais) publiée le 30 janvier.

    #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène
    https://seenthis.net/messages/757034


  • For Israel’s golden intel boys, it starts with terror and ends with greed Veterans of Israel’s famed signal intelligence corps, already well versed in violence against the helpless, are now indulging in rotten meddling abroad
    Gideon Levy - Feb 16, 2019 10:53 PM
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-for-israel-s-golden-intel-boys-it-starts-with-terror-and-ends-with

    A coincidence brought together two stories in Haaretz last Wednesday. One reported on the sadistic abuse of two Palestinians by soldiers from the Netzah Yehuda Battalion, while the other told of astonishing meddling abroad by Israeli intelligence companies.

    Ostensibly the conduct of the battalion is more sickening. But actually the actions of veterans of the Mossad and the military’s signal intelligence unit, 8200, is much more disturbing.

    The abusive soldiers will be punished to some extent; usually they come from the margins of society. But the veterans of Israel’s top secret cyber-agencies are the new elite, the heroes of our time, beautiful and promising, the proud future of innovation and high-tech. Who doesn’t want their son or daughter to serve in 8200? Who isn’t proud of the Mossad’s work?

    But some of these good people do very bad things, no less infuriating than punching a blindfolded Palestinian in front of his son. At 8200 they don’t kill people or beat them up, but the damage the unit’s veterans do can be no less severe.

    The success stories are many. The name of the game is to start up a company, exit quickly and take the money. In T-shirts, sneakers and jeans they make money hand over fist. During their afternoon breaks they order sushi and play the video games “FIFA 17” and “Mortal Kombat.”

    Most of them come from 8200. Beneath their impressive successes, there is rot. The veterans of the biggest and maybe the most prestigious unit in the army, the new pilots, know everything. Sometimes too much.

    A long, disturbing article by Adam Entous and Ronan Farrow in The New Yorker tells about these companies, particularly Psy-Group, made up of Mossad and 8200 veterans. There’s no place in the world they’re not interfering – from Gabon to Romania, from the Netherlands to the U.S. elections.

    There’s also nothing they won’t do; money covers everything. Project Butterfly, the war declared by Israeli cyber-mercenaries on U.S. campuses against the boycott, divestment and sanctions movement, was particularly disgusting. Psy-Group, with members of the old boys’ club – Ram Ben-Barak, a former deputy head of the Mossad and a Yesh Atid Knesset candidate, and Yaakov Amidror, a general and a former national security adviser – spied on anti-Israel activists on U.S. campuses and collected dirt on them.

    It’s like a war, the hero Ben-Barak told The New Yorker. The private Israeli firm works on U.S. campuses against political activists for $2.5 million a year. This money was contributed by Jews (who were promised they were “investing in Israel’s future”), some of whose children are students on those same campuses.

    Imagine if a foreign company spied on right-wing students in Israel and spread slander about them. But Israel is allowed to do anything. Uzi Arad, a former national security adviser to Prime Minister Benjamin Netanyahu and a Mossad veteran, told The New Yorker that he was ashamed of these mercenaries.

    These actions are being carried out by the best of our young people. According to The New Yorker, the Israeli companies control the global disinformation and manipulation market. They have a huge advantage. As Gadi Aviran, founder of the intelligence firm Terrogence, told the magazine: “There was this huge pipeline of talent coming out of the military every year,” and “All a company like mine had to do was stand at the gate and say, ‘You look interesting.’” It always starts with terror, real or imagined, and ends with greed.

    First we have a “huge pipeline of talent” familiar with the alleyways of Jabalya and Jenin in the West Bank, well experienced in violence against the helpless. The training grounds of the Israeli arms industry, unmanned bombers and lethal joysticks have led to lots of prestige and money for the state.

    Now, in the spirit of the times, we have the meddlers from the high-ups of the Mossad and 8200. And when one day somebody asks where the temerity came from to meddle like that, we’ll quote Amidror, who said: “If people are ready to finance it, it is O.K. with me.” Before we keep encouraging young people to join 8200 and take pride in the unit, we should remember that this rot also emerged from it.


  • Private Mossad for Hire
    Inside an effort to influence American elections, starting with one small-town race.
    February 18 & 25, 2019
    By Adam Entous and Ronan Farrow

    https://www.newyorker.com/magazine/2019/02/18/private-mossad-for-hire

    (...) Psy-Group had more success pitching an operation, code-named Project Butterfly, to wealthy Jewish-American donors. The operation targeted what Psy-Group described as “anti-Israel” activists on American college campuses who supported the Boycott, Divestment, Sanctions movement, known as B.D.S. Supporters of B.D.S. see the movement as a way to use nonviolent protest to pressure Israel about its treatment of the Palestinians; detractors say that B.D.S. wrongly singles out Israel as a human-rights offender. B.D.S. is anathema to many ardent supporters of the Israeli government.

    In early meetings with donors, in New York, Burstien said that the key to mounting an effective anti-B.D.S. campaign was to make it look as though Israel, and the Jewish-American community, had nothing to do with the effort. The goal of Butterfly, according to a 2017 company document, was to “destabilize and disrupt anti-Israel movements from within.” Psy-Group operatives scoured the Internet, social-media accounts, and the “deep” Web—areas of the Internet not indexed by search engines like Google—for derogatory information about B.D.S. activists. If a student claimed to be a pious Muslim, for example, Psy-Group operatives would look for photographs of him engaging in behavior unacceptable to many pious Muslims, such as drinking alcohol or having an affair. Psy-Group would then release the information online using avatars and Web sites that couldn’t be traced back to the company or its donors.

    Project Butterfly launched in February, 2016, and Psy-Group asked donors for $2.5 million for operations in 2017. Supporters were told that they were “investing in Israel’s future.” In some cases, a former company employee said, donors asked Psy-Group to target B.D.S. activists at universities where their sons and daughters studied.
    The project would focus on as many as ten college campuses. According to an update sent to donors in May, 2017, Psy-Group conducted two “tours of the main theatre of action,” and met with the campaign’s outside “partners,” which it did not name. Psy-Group employees had recently travelled to Washington to visit officials at a think tank called the Foundation for Defense of Democracies, which had shared some of its research on the B.D.S. movement. In a follow-up meeting, which was attended by Burstien, Psy-Group provided F.D.D. with a confidential memo describing how it had compiled dossiers on nine activists, including a lecturer at the University of California, Berkeley. In the memo, Psy-Group asked the foundation for guidance on identifying future targets. According to an F.D.D. official, the foundation “did not end up contracting with them, and their research did little to advance our own.”

    Burstien recruited Ram Ben-Barak, a former deputy director of Mossad, to help with the project. As the director general of Israel’s Ministry of Strategic Affairs, from 2014 to 2016, Ben-Barak had drawn up a plan for the state to combat the B.D.S. movement, but it was never implemented. Ben-Barak was enthusiastic about Butterfly. He said that the fight against B.D.S. was like “a war.” In the case of B.D.S. activists, he said, “you don’t kill them but you do have to deal with them in other ways.” (...)

    #BDS


  • Opération Chammal : l’article du colonel Legrier passe mal à Paris
    L’Opinion - Jean-Dominique Merchet - 15 Février 2019
    https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/operation-chammal-l-article-colonel-legrier-passe-mal-a-paris-178107

    « Ecrivez ! » disait le général Lecointre, chef d’état-major des armées, en s’adressant aux militaires, les incitant à sortir du « mutisme militaire » dans lequel les armées se sont « enfermées », parfois de manière « confortable ». Un colonel semble avoir pris le conseil un peu trop au pied de la lettre. François-Régis Legrier, chef de corps du 68e Régiment d’artillerie d’Afrique, a publié un article dans le dernier numéro de la Revue Défense Nationale. Le colonel Legrier commandait la Task Force Wagram en Irak, c’est-à-dire le détachement d’obusiers Caesar qui appuient la coalition.

    Son article de sept pages est un retex (retour d’expérience) sur l’engagement de l’artillerie dans le conflit actuel, avec un point particulier sur la bataille d’Hajin (Sept. 2018/Janv. 2019). La conclusion de l’article, bien documenté, a fait grincer des dents à l’état-major des armées comme au cabinet militaire de la ministre Florence Parly. La RDN a décidé de retirer l’article de son site internet, même s’il reste évidemment disponible dans la version papier et en pdf pour les abonnés. http://www.defnat.com/images/ABO-PDF/2019%2002%20%28fevrier%20-%20817%29.pdf

    Voici sa conclusion (c’est nous qui soulignons) : « Oui, la bataille d’Hajin a été gagnée, au moins sur le terrain mais en refusant l’engagement au sol, nous avons prolongé inutilement le conflit et donc contribué à augmenter le nombre de victimes au sein de la population. Nous avons détruit massivement les infrastructures et donné à la population une détestable image de ce que peut être une libération à l’occidentale laissant derrière nous les germes d’une résurgence prochaine d’un nouvel adversaire. Nous n’avons en aucune façon gagné la guerre faute d’une politique réaliste et persévérante et d’une stratégie adéquate. Combien d’Hajin faudra-t-il pour comprendre que nous faisons fausse route ? »

    L’auteur critique l’approche américaine de cette guerre : « La question qui se pose est de savoir si la libération d’une région ne peut se faire qu’au prix de la destruction de ses infrastructures (hôpitaux, lieux de culte, routes, ponts, habitations, etc.). C’est là, l’approche assumée sans complexe, hier et aujourd’hui, par les Américains ; ce n’est pas la nôtre ».

    S’en prendre ainsi au grand allié américain ne passe visiblement pas à Paris. Sur place, le colonel Legrier a pu mesurer l’extrême dépendance des Français aux Américains. Il n’est pas le seul : si la ministre Florence Parly a pu rendre visite à la TF Wagram le week-end dernier - où elle a été accueillie par le colonel Legrier - c’est à bord du Osprey V-22 américain...

    Le colonel Legrier a sans doute commis l’erreur de ne pas soumettre son article à ses autorités avant publication, d’autant qu’il servait en opex au moment de sa rédaction et de sa parution. Le colonel Légrier termine actuellement sa mission de quatre mois, le détachement du 68 étant en cours de relève.

    • France : Un colonel menacé de sanctions après des critiques stratégiques
      Reuters16 février 2019
      https://fr.news.yahoo.com/france-un-colonel-menac%C3%A9-sanctions-apr%C3%A8s-des-critiques-1754

      PARIS (Reuters) - L’armée française réfléchit à des mesures disciplinaires contre un colonel qui s’est attiré les foudres de sa hiérarchie en rédigeant un article mettant en cause sans réserve la stratégie de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak.

      « Des sanctions sont à l’étude », a déclaré samedi à Reuters le colonel Patrik Steiger, porte-parole de l’état-major, sans plus de précisions.

      Un article publié par le colonel François-Régis Legrier dans le numéro de février de la Revue de défense nationale est à l’origine de la colère de la haute hiérarchie militaire.

      L’auteur, qui a officié comme commandant fin 2018 et début 2019 au sein de la coalition, y tire les leçons de la bataille d’Hajine, une localité syrienne proche de la frontière avec l’Irak, d’où les djihadistes ont été chassés début janvier, après plus de quatre mois de combats.

      « Nous n’avons en aucune façon gagné la guerre faute d’une politique réaliste et persévérante et d’une stratégie adéquate. Combien d’Hajin faudra-t-il pour comprendre que nous faisons fausse route ? », écrit-il en conclusion de cet article intitulé « Victoire tactique, défaite stratégique ? ». (...)