• De l’art d’utiliser le fanatisme religieux pour légitimer le racisme d’État lundi 19 octobre 2020 par Coordination nationale de l’UJFP
    http://www.ujfp.org/spip.php?article8120

    L’assassinat atroce d’un enseignant par un jeune fanatique nous émeut et nous bouleverse tous. Les enseignants, en général méprisés par le pouvoir, s’interrogent sur les conditions d’exercice de leur métier et sur la liberté d’enseigner.

    Le jeune terroriste a agi avec les motivations d’un fanatique religieux, qui prétend se revendiquer de l’islam. Il faudra dire un jour les ravages psychologiques qu’auront fait guerres et répressions génocidaires en Tchétchénie.

    Ce crime atroce se double désormais d’une exploitation sans vergogne.

    Autrefois, le pouvoir protestait contre l’idée qu’il y aurait un racisme d’État et niait l’existence d’une islamophobie. À présent, ce même pouvoir veut interdire de lutter contre l’islamophobie, en s’en prenant à des associations musulmanes, dont le CCIF, calomnié, sali, injurié parce qu’il veut faire respecter les droits des citoyens musulmans en France et lutter contre les discriminations.

    Il y a quelque chose de totalitaire dans la nouvelle étape du discours raciste et islamophobe d’État qui vient d’être franchie avec l’introduction frauduleuse dans le débat national du concept du « séparatisme » supposé qu’entretiendraient nos concitoyens de culture musulmane, croyants ou non, avec la Nation. (...)


    • http://www.islamophobie.net/2020/10/19/dissoudre-le-ccif-la-bascule-dun-etat-de-droit-vers-larbitraire
      De CCIF - lundi 19 octobre 2020

      Il y a dix ans, la dissolution du CCIF n’était réclamée que par les groupuscules identitaires de l’ultra-droite, que notre association a plusieurs fois fait condamner pour incitation à la haine et apologie du terrorisme. Parce que le CCIF a choisi le droit, il était alors accusé par ces groupuscules de faire du « djihad judiciaire » ; cela parce qu’il fut insupportable pour eux d’être condamnés par la justice du pays dont ils prétendent entreprendre la Reconquista. A l’époque, l’expression était ridicule.

      Cette accusation de « djihad judiciaire » a aujourd’hui pénétré dans la classe politique qui est au pouvoir, et qui prétendait en 2017, pour se faire élire, être un barrage à l’extrême-droite. La dissolution du CCIF est aujourd’hui réclamée par le ministre de l’intérieur en personne, Gérald Darmanin, au nom du projet de loi contre les « séparatismes », projet que nous avons dénoncé dès février 2020, au moment où ce mot avait été introduit dans le débat public par le président Emmanuel Macron, dans un discours sur la Reconquête républicaine. Nous avons montré comment ce discours guerrier pouvait provoquer ce qu’il prétendait précisément combattre : le repli et le rejet. (...)

  • Nîmes : victime de violences conjugales une femme dénonce son mari comme islamiste armé et radicalisé
    Publié le 19/10/2020
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/gard/nimes/nimes-victime-violences-conjugales-femme-denonce-son-ma

    Ce lundi 19 octobre, la police procéde à une perquisition chez un habitant de Nîmes. Les forces de l’ordre pensaient arriver chez un islamiste radicalisé, c’était en fait un catholique intégriste dénoncé par sa femme pour se venger de violences conjugales.

  • Au sud d’Hébron, Kafka dans le désert
    Par Guillaume Gendron, envoyé spécial à Masafer Yatta (Cisjordanie) — 20 octobre 2020 à 17:04 - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2020/10/20/au-sud-d-hebron-kafka-dans-le-desert_1802922

    (...) « Empêcher ces expulsions, c’est déjà le combat d’une génération », tonne Hagaï El-Ad, le directeur B’Tselem, devant l’assemblée. Il parle du « cynisme » israélien, du « champ de tir » comme d’une tactique pour « déplacer les populations », techniquement un crime de guerre. Devant la vingtaine d’officiels, il prend date, donnant à la visite un air de veillée d’armes avant un énième bras de fer diplomatico-humanitaire : « On a emmené vos prédécesseurs ici et ailleurs. A chaque zone, son excuse légale. » Il y a deux ans, leur mobilisation avait stoppé la démolition du village bédouin de Khan al-Ahmar, à la sortie de Jérusalem. « Cet endroit, c’est votre Khan el-Ahmar ! », ajoute-t-il, avant de s’en prendre aux accords de paix israélo-arabes, ratifiés ces jours-ci. « La paix dont parle Nétanyahou, c’est voler en classe affaires jusqu’à Dubaï tout en prétendant que ces gens que vous voyez autour de vous n’existent pas ».
    Bulldozers

    Les édiles locaux vantent l’importance des Européens. Sans eux, pas de panneaux solaires, pas d’eau, pas d’abris. Ils se lamentent des confiscations hebdomadaires : citernes, tuyaux, véhicules. Pour les diplos, c’est le conflit dans son aspect le plus micro, le plus quotidien. Et pour l’UE, qu’on dit ici si molle, si impuissante, cette salle de classe, ces toilettes, ce sont de petites batailles qui peuvent encore se gagner. Avec sa tête d’aristo buriné, Sven Kühb Von Burgsdorff, le chef de la délégation européenne, assume : « Tout ça devrait être fait par Israël, en tant que puissance occupante. C’est leur responsabilité. Mais puisqu’ils ne la prennent pas… » Dans un coin, le consul français se fait plus discret. (...)

  • We have lived to see Arabs enter Al-Aqsa under Israeli protection
    Abdullah Al-Majali - October 19, 2020 at 6:08 pm – Middle East Monitor
    https://www.middleeastmonitor.com/20201019-we-have-lived-to-see-arabs-enter-al-aqsa-under-israeli-p

    Palestinian Muslims await Friday prayers inside the Al-Aqsa mosque compound in Jerusalem’s Old City on 10 July 2020 [Muhammed Qarout Idkaide]

    We have lived to see Arabs enter Al-Aqsa Mosque under Israeli protection. It is shameful.

    Is there any real difference between an Arab delegation visiting Al-Aqsa Mosque under Israeli protection and hordes of extremist Israeli settlers whose incursions and practice of Talmudic rituals there take place under the protection of the same security forces? The crime of these Arabs is arguably greater.

    The storming by Israeli extremists under the guns of the Israeli occupation does not whitewash the image of the occupation in the eyes of the world, nor does it give it legitimate sovereignty over the Noble Sanctuary of Al-Aqsa. The Arabs’ visit does, however, whitewash the image of the military occupation and is “evidence” that all Muslims can go to Al-Aqsa Mosque. It also shows the world the false image of Israel providing protection for religious sites and allowing religious freedom.

    A delegation from normalising Arab countries entered Al-Aqsa last week under the protection of the Israeli police and intelligence agencies, despite the occupation authorities’ closure of the mosque to Palestinian residents of Jerusalem. More dangerous than that, the normalisation delegation entered Al-Aqsa without informing the Religious Endowment Department there, and this ignored the authority of the Hashemite Kingdom of Jordan over the holy sites in Jerusalem. According to Jerusalemite activist and member of the Silwan Defence Committee, Fakhry Abu Diab, this also withdraws any recognition by these Arab countries of Jordan’s guardianship; instead, these states demonstrated their acceptance of Israeli sovereignty over the holy sites, especially Al-Aqsa. (...)

  • Three Palestinians Shot, One Seriously Injured at Kufur Qaddoum March
    Oct 18, 2020– – IMEMC News
    https://imemc.org/article/three-palestinians-shot-one-seriously-injured-at-kufur-qaddoum-march

    Israeli forces, on Saturday, opened fire at Palestinian demonstrators in the northern occupied West Bank village of Kufur Qaddoum, injuring three young men with rubber-coated steel rounds, the Palestinian Information Center reported.

    One of the three young men, shot by Israeli soldiers, was seriously injured, after being struck in the chest, local sources revealed, at the weekly gathering east of Qalqilia city.

    Israeli troops fired tear-gas canisters, and rubber-coated steel rounds at the crowd, causing many to suffer the toxic effects of tear-gas inhalation.

    The seriously injured young man was rushed to a Nablus hospital, and all others were treated on site.

    Similarly, on Friday, soldiers suppressed the weekly march in Kufur Qaddoum, causing injuries to Palestinian protesters and a covering journalist.

    Kufur Qaddoum

    #Kafr_Qaddum #colonialisme_de_peuplement
    https://seenthis.net/messages/873429

  • Les Nuits de France Culture par Philippe Garbit
    Le 19/10/2020
    Le bon plaisir de Claude Chabrol
    Par Jean-Pierre Pagliano - Réalisation Michel Gache
    Le bon plaisir - Claude chabrol (1ère diffusion 24/01/1987)
    Avec Claude Chabrol (cinéaste, producteur, scénariste), Michel Dupuy (assistant à la réalisation), François Guérif (éditeur, directeur de collection littéraire, critique de cinéma), Anne Brochet (actrice), Marin Karmitz (exploitant, distributeur, producteur, réalisateur), Philippe Noiret (acteur), Françoise Sagan (écrivain), Pierre-François Duméniaud (acteur) et Jean Yanne (acteur, humoriste, écrivain, réalisateur, chanteur, producteur, compositeur). Et avec la voix de Raymond Queneau.
    Texte d’André Frédérique choisi et dit par Anne Brochet

    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/le-bon-plaisir-de-claude-chabrol

    1987 |Entre deux prises, au fil de son « Bon plaisir » enregistré alors qu’il tournait « Masques » son trente-huitième long métrage, Claude Chabrol disait ses joies et ses plaisirs sur cette terre, au premier rang desquels il y avait bien entendu celui de faire des films et plus précisément de les tourner.

    http://rf.proxycast.org/ff00d566-7263-4304-b714-d8102781b42a/13915-19.10.2020-ITEMA_22459275-2020C3372E0195.mp3

  • Attentat de Conflans : opérations de police contre « des dizaines » de personnes
    AFP- 19/10/2020 | Le HuffPost
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/conflans-sainte-honorine-operations-police-darmanin_fr_5f8d31a7c5b62d

    (...) “Depuis ce matin, et à la suite du conseil de défense (de dimanche soir, ndlr), des opérations de police ont lieu et auront lieu dans les heures, dans les jours qui viennent”, a annoncé le ministre, précisant que ces opérations étaient “très nombreuses” et “concernent des dizaines d’individus pas en lien forcément avec l’enquête” sur l’assassinat de Samuel Paty.

    “Nous avons manifestement envie de passer un message : pas une minute de répit pour les ennemis de la République”, a ajouté Gérald Darmanin, reprenant les mots utilisés par Emmanuel Macron lors du conseil de défense.
    (...)
    “51 structures associatives verront toute la semaine un certain nombre de visites des services de l’État et plusieurs d’entre elles, sur ma proposition, se verront dissoudre en Conseil des ministres”, a annoncé Gérald Darmanin.

    Le ministre a dit souhaiter la dissolution du CCIF, selon lui “manifestement impliquée” et dont “un certain nombre d’éléments nous permettent de penser que c’est un ennemi de la République”. Elle “touche des aides d’État, des déductions fiscales et dénonce l’islamophobie d’État”. (...)

    • Oui ignoble cet opportunisme. Ca me fait pensé à ce gouv qui supprime l’observatoire des violences faites aux enfants pour la journée de lutte contre les violences faites aux enfants ou qui nomme Darmanin ministre comme bilan du grenelle sur la violence faite aux femmes. Ou qui laisse une centaines de mecs armés terrorisé une ville sans intervenir durant plusieurs jours. Après avoir laisser pourrir la situation les voila qui profite de la monté de l’islamophobie pour faire monter l’islamophobie.
      Il y a quelques jours sur mediapart il y avait ceci :
      Un député tire à boulets rouges sur une association de soutien aux immigrés
      https://www.mediapart.fr/journal/france/161020/un-depute-tire-boulets-rouges-sur-une-association-de-soutien-aux-immigres

      Lorsque la mission d’information « sur l’émergence et l’évolution des différentes formes de racisme et les réponses à y apporter » a commencé ses travaux, fin juin, son président Robin Reda (rattaché au groupe LR) promettait de « dépassionner un sujet “épidermique” ». De fait, les universitaires, associatifs et acteurs institutionnels auditionnés par les députés depuis le début de l’été ont pu s’exprimer sans entraves sur leur objet d’étude, leur conception du racisme ou leurs observations de terrain.

      Le traitement réservé à la présidente honoraire du Gisti, le 24 septembre dernier, est d’autant plus surprenant qu’il est sans précédent. Prise à partie par le président de la mission, qui a sèchement mis en cause son association, Danièle Lochak, professeure émérite de droit public à l’université de Nanterre et âgée de 74 ans, a passé l’essentiel de l’audition à se défendre.

      Dans un courrier daté du 12 octobre et rendu public jeudi, la présidente du Gisti Vanina Rochiccioli a alerté le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, et les 21 membres de la mission d’information sur « les dérapages » de Robin Reda et « la violence » de ses propos.

      « Par son comportement, le président a clairement outrepassé ses prérogatives, dévoyé sa fonction et dénaturé cette audition […]. Il l’a utilisée comme une tribune pour afficher des positions partisanes, en agressant la personne auditionnée, non sans proférer une série d’erreurs grossières et de contre-vérités. » Vanina Rochiccioli indique n’avoir reçu aucune réponse à ce jour.

      Que s’est-il passé lors de cette audition ? Robin Reda s’est d’abord dit « choqué » par le propos liminaire de Danièle Lochak, dans lequel l’universitaire et militante évoquait notamment « l’obsession du risque migratoire » et les discriminations systémiques que subissent les étrangers.

      Le président de la mission parlementaire s’est ensuite lancé dans une longue critique de la marche des sans-papiers qui doit se dérouler ce samedi, avec le soutien d’une centaine de collectifs et d’associations, dont le Gisti. « La démocratie a ceci de beau qu’elle permet d’entendre des organisations qui appellent ouvertement à enfreindre la loi », a-t-il affirmé calmement, ajoutant que « si on est sans-papiers et que l’on défile ouvertement sans se faire arrêter, on viole la loi mais en plus, l’État est trop faible pour vous interpeller ».

      Alors que Danièle Lochak tentait de faire valoir son point de vue, rappelant que « même la droite la plus dure a toujours laissé défiler les sans-papiers » qui demandent leur régularisation, le président de la mission parlementaire a reproché au Gisti de « défiler allègrement avec des mouvements proches des Indigènes de la République » (le PIR faisant partie des organisations soutenant la marche). Puis, interrogatif :

      « Considérez-vous que la France soit toujours coloniale et qu’il faudrait lui imposer une forme de démarche vengeresse qui remettrait en cause la République elle-même ? […] Vous-même l’avez dit : vous n’êtes pas forcément à l’aise, sur certains points, avec l’idée républicaine. »

      Quelques secondes plus tard, le député explique : « Je me suis demandé, en vous écoutant, si nous ne devrions pas intituler notre mission “mission d’information sur l’émergence d’une forme d’antiracisme dangereux en ce qu’il antagonise les positions des uns et des autres et qu’il menace l’ordre républicain”. »

      Ces reproches n’ont pris fin que quand la rapporteure de la mission, Caroline Abadie (LREM), a pris la parole pour « sortir de cette discussion passionnée, d’un côté comme de l’autre ». Contactée par Mediapart ce vendredi, Caroline Abadie n’a pas donné suite avant la publication de cet article. De même que la troisième et dernière députée physiquement présente ce jour-là, Michèle Victory (PS).

      Vanina Rochiccioli, la présidente du Gisti, regrette que les parlementaires ne s’emparent pas du sujet. « Au-delà de la manière dont le Gisti est attaqué, qui est assez grotesque, je m’étonne que, selon Robin Reda, les sans-papiers n’aient même pas le droit de revendiquer. Il faudrait qu’ils soient totalement invisibles, qu’ils se terrent ? C’est quand même une première. Parmi les gens qui marchent, beaucoup ont vocation à obtenir un titre de séjour. »

      Une fois la lettre du Gisti publiée, jeudi après-midi, Robin Reda a assumé sa position dans un tweet répondant à l’association : « Merci par ce courrier de prouver une nouvelle fois votre dangerosité menaçante pour notre pays et notre cohésion nationale. Le Gisti comme tous les mouvements qui s’associent aux indigénistes aux mouvances anti-flics et/ou pro islamogauchisme sont insupportables à la République. »

      L’audition complète de Danièle Lochak, disponible en vidéo, fait l’objet d’une retranscription écrite publiée sur le site de l’Assemblée nationale. « Comme je n’ai pas assisté à cette audition, je n’ai pas de commentaire à faire », a éludé Alexandra Valetta Ardisson (LREM), tout en confirmant avoir pris connaissance du compte-rendu.

      Après lecture, la députée Fiona Lazaar (LREM) estime « qu’il s’agit là plus d’un débat politique que d’une audition ». « La richesse de cette mission est précisément d’entendre des acteurs de différentes compétences, sensibilités et expertises pour en restituer un rapport étayé, et toutes les auditions s’étaient jusque-là déroulées en toute sérénité. Je crois qu’il y a quelques erreurs d’appréciation de la part du président de la mission. Le Gisti est dans son bon droit lorsqu’il défend certaines libertés fondamentales, j’espère que cela sera stipulé dans le rapport. »

      « Robin Reda sort de son rôle de président », estime de son côté Sabine Rubin (LFI), qui pointe une « dérive ». « Il n’est pas là pour donner son opinion, ni pour agresser ou remettre en cause les personnes auditionnées. Dans son introduction, il dit qu’il est là pour trouver des réponses. Eh bien, il n’a qu’à écouter et réinterroger ses propres préjugés. » La députée déplore que son collègue « s’en prenne aux sans-papiers, qui ont travaillé pendant tout le confinement », et ajoute qu’elle-même compte participer à la marche ce samedi.

      Depuis la mise en place de la commission, Robin Reda a plusieurs fois laissé transparaître ses opinions, par des allusions répétées à « la concurrence mémorielle » ou à « l’ethnicisation de la société française », qui menaceraient « l’universalisme ». Il n’était toutefois jamais allé jusqu’à invectiver l’un de ses invités. Après les députés qui claquent la porte parce qu’une syndicaliste porte le voile, après la commission d’enquête qui refuse d’entendre certaines voix critiques sur le maintien de l’ordre, l’espace de débat à l’Assemblée nationale paraît bien étriqué.

    • Le ministre a dit souhaiter la dissolution du CCIF, selon lui “manifestement impliquée” et dont “un certain nombre d’éléments nous permettent de penser que c’est un ennemi de la République”. Elle “touche des aides d’État, des déductions fiscales et dénonce l’islamophobie d’État”.

      Le #CCIF ?! Dont la principale mission est de recenser, dénoncer les actes islamophobes et l’#islamophobie d’Etat, et tenter parfois d’obtenir réparation ?! C’est sûr que sa dissolution résoudra beaucoup de problèmes... pour les fachos et le gouvernement...

      Elle a bon dos la République, pour en profiter pour éliminer toute contestation...

    • Ce matin, mon père  : « Tu as vu les profs qui ne respectent pas les règles et se réunissent à plusieurs milliers  ?
      -- 🤔… mais ce sont les vacances et où…
      -- Dans la rue  !
      -- Mais, papa, ils font une manifestation  !
      -- Oui, mais moi, je dois mettre en masque dans la rue  !
      -- Mais ça fait des mois que je te dis d’arrêter de regarder cette merde de BFMTV  !!!  »

      Je débriefe mon père chaque foutu jour depuis le début du covid et paf, un coup de BFMTV et il rechute aussi sec  !

    • Je ne veux pas particulièrement défendre Mr. Sefrioui que je ne connais pas, mais je ne vois rien de répréhensible ici ? :

      Début octobre, il avait accompagné au collège où exerçait Samuel Paty le père d’une élève pour demander le renvoi de l’enseignant qui avait montré des caricatures du prophète Mohammed à ses élèves.

      Se présentant comme « membre du Conseil des imams de France », il avait aussi diffusé il y a quelques jours sur Youtube une vidéo dans laquelle il dénonçait le professeur, en le qualifiant de « voyou ».

      « Né en 1959 au Maroc, devenu Français après son mariage avec une convertie qui milite avec lui, l’homme est un vieux briscard de l’islamisme. Il est fiché S, inscrit au FSPRT [le fichier des radicalisés] et sa carrière d’extrémiste est impressionnante : imam autoproclamé, responsable d’une librairie islamique, activiste antisioniste aux franges de l’antisémitisme.

      Il appel au renvoi, pas au meurtre, c’est son droit, non ? Imam, libraire, antisioniste : jusqu’ici rien d’illégal ?

      « Pour eux, la France est un État raciste, islamophobe, le pays impie et mécréant absolu », insiste-t-elle, « ils veulent le chaos et la guerre civile pour élaborer un nouvel ordre autour de la charia ».

      C’est quoi ce délire ? Une « source proche du gouvernement » ?! Qui, dans ses rêves les plus fous, imagine installer la charia en France ?! Qui en revanche instaure la guerre civile avec des lois sur un supposé séparatisme musulman ?

      La France, État raciste et islamophobe ? Difficile de trancher, mais le doute est permis...

    • La France est raciste, donc « islamophobe » , puisque faut bien utiliser ces catégories qui valident « l’insécurité culturelle », chère aux Camus (Renaud) et aux « printemps républicains » (Valls revient parce que Laurent Bouvet est dans les têtes), et le prof en question a été recadré par l’inspection (pas de vagues !) avant de se faire égorger par une ordure littéralement exécuté par la police dans la foulée et l’élève qui a lancé l’histoire a menti à son père (elle n’était pas au cours qu’elle évoqué) et lui même islamiste a été ravi de se saisir de ce bobard concoté à son usage et Sefrioui est un fasciste qui avec son groupe, Forsane Alizza, avait manifesté avec le FN et le GUD (mais sans l’ex Action française Darmanin).

      Conflans : Abdelhakim Sefrioui, un militant islamiste aux racines de l’engrenage
      https://www.liberation.fr/france/2020/10/17/conflans-abdelhakim-sefrioui-un-militant-islamiste-aux-racines-de-l-engre

      Son groupe, Forsane Alizza, manifestait en 2011 « contre la christianophobie » au prétexte d’une pièce de théâtre :
      Face à face tendu entre les forces de l’ordre et 200 à 300 manifestants d’extrême droite catholique
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/29/face-a-face-tendu-entre-les-forces-de-l-ordre-et-200-a-300-manifestants-d-ex

      @sinehebdo que par désintérêt ou méconnaissance tu nommes « fête du travail », le Premier mai est une chose - il est possible d’ignorer l’histoire des luttes ouvrières, de pas savoir que le terme de « fête du travail » est celui choisi à dessein par le maréchal Pétain pour sanctifier le travail (comme la création de la « fête des mères » sacralise la famille et la subordination des femmes), même si c’est bien embêtant de gommer que le Premier mai célèbre en fait les luttes des travailleurs, mais puisque tu t’intéresse davantage semble-t-il à la Palestine ou au racisme, c’est pour le moins étonnant que tu ne voie pas que certaines proclamations d’antisionisme ne sont qu’un faux-nez de fachos et d’antisémites divers (et pas seulement musulmans).

    • Ouh la, tu mélanges plein de choses et plein de posts.

      Si j’ai relié le Premier mai à la fête du travail, c’était pour célébrer, avec @mad_meg la lutte contre le travail, ou pour la paresse qui est un rêve partagé par de nombreu.ses travailleu.ses...
      https://seenthis.net/messages/881052

      Il est possible que « certaines proclamations d’antisionisme ne sont qu’un faux-nez de fachos et d’antisémites divers », mais dans ce cas, il faut dénoncer leur antisémitisme, pas leur antisionisme.

      Merci de m’éclairer sur ce triste personnage que semble être Sefrioui, mais là encore, dénonçons-le pour ce qu’il mérite, pas parce qu’il tente de porter plainte (donc légalement) contre un prof, plainte qui de toutes façons n’aurait pas abouti, ou parce qu’il est antisioniste...

    • Attentat de Conflans-Sainte-Honorine : plusieurs opérations en cours contre la mouvance islamiste
      La Croix, le 19 octobre 2020
      https://www.la-croix.com/France/Attentat-Conflans-Sainte-Honorine-plusieurs-operations-cours-contre-mouvan

      Des opérations de police ont été lancées contre « des dizaines d’individus » qui n’ont pas un « lien forcément avec l’enquête mais à qui nous avons envie de faire passer un message », a déclaré Gérald Darmanin ce matin.

      Peut-être innocents, mais condamnés par l’Etat quand même

    • Une horreur et un dégoût redoublés par le fait que ces actes ignobles sont toujours utilisés par les racistes, les réactionnaires et les anti-immigrés avec, pour résultat, de diviser le monde ouvrier.
      [...]
      L’acte est effroyable. Tout aussi glaçant est le processus qui a conduit et armé la main de ce jeune de 18 ans, d’origine tchétchène. Son passage à l’acte a, en effet, suivi une campagne d’agitation et de manipulation, orchestrée par la mouvance de l’#islamisme intégriste. Celle-ci a voué le professeur à la vindicte publique, en faisant passer un cours sur la liberté d’expression pour du #racisme et de l’#islamophobie.

      Ces agitateurs intégristes prétendent parler au nom des musulmans qui peuvent, à juste titre, se sentir stigmatisés et rejetés. Mais ils ne visent qu’une chose : imposer leur ordre moral à tous, à commencer par les #musulmans.

      https://seenthis.net/messages/881840

    • Je ne veux pas particulièrement défendre Mr. Sefrioui que je ne connais pas, mais je ne vois rien de répréhensible ici ? :

      Un mec qui vient faire pression sur un prof alors que lui même n’a pas d’enfants dans ce collège, tu ne vois pas le problème ? Il n’a même pas le droit de pénétrer dans l’enceinte de l’établissement. Ce serait un cureton, il y aurait des réactions bien plus virulentes (à gauche) et je ne crois pas qu’ici quelqu’un s’aventurerait à dire « je ne vois pas où est le problème ».

      Darmanin est un problème mais l’islamisme aussi, faut pas être naïf non plus.

    • Le plus important (après le fait de ne pas assassiner un être humain) est de ne pas faire justice soi même, même quand on est en colère, et donc de choisir la voie judiciaire, y compris, pourquoi pas, de venir au collège (sans arme) et de se plaindre, non ?

    • Mais d’où est-ce que ce mec aurait une quelconque légitimité à venir emmerder un enseignant ? C’est pas un moulin un établissement scolaire, il n’a même pas à y foutre les pieds, à part s’il est parent d’élève (mais dans ce cas il y a un cadre donné pour rencontrer un enseignant).

    • Donc, entre En marche (slogan pétainiste), l’ex Action française de fraiche date Darmanin, les fafs islamistes et les identitaires et FN français qu’on ne vienne pas dire « je ne connais pas bien Damien Rieu mais je vois pas ce qu’il y a de répréhensible à s’installer sur le toit des mosquées pour défendre l’occident chrétien »

      En 2009, les deux proches de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon et Axel Loustau, étaient présents dans le cortège du Collectif Cheick Yassine... fondé par Abdelhakim Sefrioui (celui qui a mené campagne contre Samuel Paty)

      #islamistes : À propos d’Abdelhakim Sefrioui et du collectif Cheikh Yassine
      https://lahorde.samizdat.net/2020/10/20/a-propos-dabdelhakim-sefrioui-et-du-collectif-cheikh-yassine

      Voici quelques éléments sur celui qu’on soupçonne d’avoir mené campagne contre Samuel Paty, l’enseignant décapité dans les Yvelines le week-end dernier, en particulier sur ses fréquentations antisémites.

      Il y aurait beaucoup à dire sur la pertinence des caricatures publiées par Charlie hebdo et sur la façon dont la liberté d’expression peut être abordée en classe, mais rien ne peut évidemment ni justifier ni excuser le meurtre qui s’est déroulé samedi à Conflans-Sainte-Honorine. Bien que l’on sache par avance comment cette agression mortelle va être instrumentalisée, en particulier dans les rangs des islamophobes médiatiques et politiques, pour tirer à boulets rouges sur les réfugiés et sur les musulmans en général, ce meurtre montre aussi à quoi peut aboutir l’activisme politique de personnalités islamistes.

      #Dieudonné (aussi)

    • C’est pas un moulin un établissement scolaire, il n’a même pas à y foutre les pieds, à part s’il est parent d’élève

      Tout à fait. Mais je croyais qu’il accompagnait un parent d’élève.

      Cela dit, je ne suis pas là pour défendre ce mec, juste dire que si on doit le poursuivre en justice, il ne faudrait quand même pas créer des lois spéciales juste pour lui...

    • Je ne savais pas que les parents d’élève pouvaient se faire accompagner par un gus de leur choix pour s’imposer auprès d’un prof... Donc oui je suis à peu près certain que ce genre de choses est répréhensible (qu’on trouve ça compréhensible ou normal est effectivement une autre affaire).

  • Déchets nucléaires à Bure : une enquête, une bande dessinée
    Le 17/10/2020
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-mediatique/la-fabrique-mediatique-du-samedi-17-octobre-2020

    Cent mille ans. Bure ou le scandale enfoui des déchets nucléaires, c’est le titre d’une bande dessinée parue cette semaine, une BD issue de l’enquête de deux journalistes dans cette commune de la Meuse, qui fait l’objet d’une bataille politique virulente entre l’Etat et des habitants du village et de ses environs depuis de longues années. Quelle est la dangerosité des déchets nucléaires ? Quelle est la limite entre subjectivité et militantisme et pourquoi faire une enquête en BD ? Telles sont les questions que nous posons aux deux auteurs. (...)

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16740-17.10.2020-ITEMA_22457968-2020C26727S0291.mp3

    #Bure

  • Terreur et récupération
    https://lundi.am/Terreur-et-recuperation

    Les réactions d’horreur et de stupéfaction suscitées par l’assassinat de Samuel Patty, professeur d’Histoire-Géographie à Conflans-Sainte-Honorine sont unanimes. Mais c’est justement parce que cette barbarie nous accable tous que sa récupération politicienne et de tous bords peut apparaître indécente. Nous avons reçu cette réaction, à chaud, d’une enseignante scandalisée d’être dramatiquement érigée en héro après avoir pris l’habitude au fil des années de se sentir méprisée ; notamment par sa hiérarchie qui s’empresse aujourd’hui d’invoquer une solidarité qu’elle considère hypocrite et intéressée.

    Comme si le choc suscité par cet assassinat brutal et insoutenable d’un homme, d’un enseignant, d’un collègue ne suffisait pas, nous devons en plus supporter une seconde vague d’esprit Charlie, réincarné sous la forme #jesuisprof.

    Lire, sous la plume de ceux qui d’ordinaire détruisent l’école publique sans relâche, dès lors que cela conforte leur obsession islamophobe, que, lorsqu’un enseignant est attaqué, c’est toute la République qui l’est, les voir se répandre sur le rôle presque sanctifié de l’enseignant « qui donnait un cours sur l’un des piliers de notre démocratie, la liberté d’expression » la semaine même où des enseignants et des enseignantes passaient en conseil de discipline pour « contestation de la réforme du lycée entre 2018 et 2020 », c’est une violence supplémentaire dont nous nous serions bien passé·e·s. Qui plus est dans une période où, dans tous les lycées, injonction est faite aux enseignants et aux enseignantes de ne rien dire des cas de covid+ présents dans leurs classes ou équipes pédagogiques pendant que l’espace public est saturé de discours officiels mensongers : « la rentrée en France est une de celles qui s’est le mieux passée », alors que la loi sur « l’école de la confiance » qu’ils ont imposée restreignait, dans son premier article, la liberté d’expression des enseignant·e·s dans l’espace public, alors que dans tant d’académies, dans tant de lycées, tout a été fait pour empêcher les enseignantes et les enseignants de rencontrer les parents d’élèves pour discuter avec eux de la réforme du lycée et des raisons de leur opposition à cette destruction en règle de l’école, alors qu’au niveau des rectorats ou des établissements des enseignantes et des enseignants sont convoqué·e·s et se voient reprocher tel post de blog sur Macron, tel engagement auprès des gilets jaunes, Cet enseignant a-t-il été assassiné en raison de son Enseignement moral et civique, ou parce que des élèves et des parents d’élèves l’ont diffamé de la manière la plus abjecte et mensongère qui soit, lui imputant des pratiques qui n’étaient pas les siennes ? Un article du Monde d’aujourd’hui invite à se poser la question et à mettre un peu de complexité.

    Quoi qu’il en soit, pour ce qui est des cours d’EMC sur la liberté d’expression, les plus clairs que les élèves aient reçu, ces dernières années, leur ont sans doute été administrés par « la République » lorsqu’elle a envoyé les CRS ou la bac au moindre blocage de lycée, en faisant mettre les lycéens et les lycéennes à genoux, en les faisant arrêter, mettre en garde à vue, traduire en justice, en leur tirant dessus au LBD – dans la désormais et très provisoirement sacro-sainte école publique, des épreuves anticipées du bac ont eu lieu, l’hiver dernier, sous le contrôle de la police.

    #école #profs

  • Bolivie : Luis Arce, candidat socialiste, élu président dès le premier tour
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/10/19/bolivie-le-dauphin-d-evo-morales-luis-arce-elu-des-le-premier-tour_6056562_3

    C’est une consécration sans appel, et à laquelle personne ne s’attendait. Après six heures d’une attente tendue, deux sondages de sortie des urnes ont attribué la victoire dès le premier tour de l’élection présidentielle, dimanche 18 octobre, au candidat du Mouvement vers le socialisme (MAS), Luis Arce.

    Selon ces résultats encore partiels de l’Institut Ciesmori et de la Fondation Jubileo, M. Arce aurait obtenu entre 52 % et 53 % des voix, très loin devant son rival de droite, Carlos Mesa, qui n’est crédité que de 31 % des suffrages. Le troisième en lice, le leader régionaliste de Santa Cruz, Luis Fernando Camacho (extrême droite), n’en obtiendrait que 14 %.

    La présidente par intérim, Jeanine Añez, a reconnu la victoire de Luis Arce et de son colistier, David Choquehuanca : « Je félicite les gagnants et je leur demande de gouverner en pensant à la Bolivie et à la démocratie », a-t-elle tweeté à peine une demi-heure après la publication des sondages.

    « Nous avons récupéré la démocratie et, surtout, nous avons récupéré l’espérance, a déclaré Luis Arce, le dauphin de l’ancien président Evo Morales, depuis son QG de campagne à La Paz. Nous allons gouverner pour tous les Boliviens, nous allons construire un gouvernement d’union nationale. »

    #Bolivie #Luis_Arce #Evo_Morales

  • Anti-Netanyahu protests resume in Jerusalem, across Israel, in shadow of right-wing violence
    Bar Peleg, Noa Shpigel, Nir Hasson, Josh Breiner | Oct. 17, 2020 | 10:52 PM - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-anti-netanyahu-protests-to-resume-in-jerusalem-across-israel-as-re

    Demonstrators across Israel report pepper spray attacks, small explosives, and verbal abuse as protests return to Balfour Street and continue throughout the country after emergency order limiting them expires

    Protests renewed in Jerusalem Saturday after a two-week hiatus due to coronavirus restrictions, with 10,000 Israelis calling for Prime Minister Benjamin Netanyahu’s resignation, while thousands more protested across the country.

    Violent attacks on protesters were reported around the country. Protesters in Haifa, Jerusalem and Ramat Gan were sprayed with pepper spray. Police have arrested seven suspects in the attacks.

    Police arrested nine protesters in Jerusalem after hundreds of people started marching toward the city center. About a thousand protesters managed to evade the police and march through central Jerusalem. Together, they are proceeding towards the market and from there to the Knesset.

    The Jerusalem Magistrate’s Court extended the custody of a 19-year-old who is suspected of assailing police officers and attacking protesters with a chair.

    The suspect, Netanel Aharon Haim from Jerusalem, was arrested by undercover police on Saturday for throwing bottles at protesters who were demonstrating on Balfour Street and later attacked officers who were filming him.

    A knife was also found in his pocket, which he said served him in his job at the shuk. Police investigation shows that during the protest Haim shouted tirades at the demonstrators and later hurled a bottle of beer at them.

    Earlier in the evening, a group of young protest leaders led a march through Jerusalem to Paris Square, adjacent to the prime minister’s official residence. A convoy of about 500 cars made the drive from central Israel’s Sharon region to Jerusalem.

    The Black Flags protest group reported that police checked each vehicle at a checkpoint near Abu Ghosh, on the main route to Jerusalem, causing traffic congestion and making it difficult for protesters to get to Balfour.

    Jerusalem’s Balfour street, where Netanyahu’s official residence lies, has been the focal point for ongoing anti-corruption protests. Last month, emergency coronavirus regulations banned travel beyond 1,000 meters from one’s home, effectively barring demonstrators from reaching Jerusalem. While the regulations were in effect, protesters demonstrated at over a thousand designated points across the country, allowing Israelis to demonstrate near their homes.

    Even though the one kilometer protest distance restrictions expired on Wednesday night, demonstrators continued protesting at 1,275 locations around the country. In Tel Aviv, over 1,000 protesters marched from Habima Square to Rabin Square before continuing northward through the city.

    Earlier in Tel Aviv, The Movement for Quality Government held a demonstration in which former minister Tzipi Livni told the hundreds who gathered there that “Netanyahu chose to be the man who destroyed democracy and broke apart Israeli society.”

    She added, “I couldn’t be silent anymore. This is enough.” She told protesters, “you are the best medicine against despair. You are the ones who are bringing back the shine to the eyes of those who lost it.” Addressing Netanyahu directly, she said, “Israel’s citizens are telling you – we’ve had it up to here. You are not the victim in this story and we won’t let you turn democracy into the victim. Israel is a state of law, and no man will be above the law, not even the prime minister.”

    Regarding the protests, Netanyahu said Saturday night that he is not “fighting a war against them.” He said that the government struck down the emergency regulations on Tuesday. “We’re not arguing with the right to protest, it’s clear. By the way, in other countries like Australia, they are.”

    Protesters across country report violence

    Following the demonstration at Habima Square in Tel Aviv, two small explosives were thrown at protesters. According to eyewitnesses, a group of about 20 boys on bicycles arrived at the scene and started verbally abusing the protesters before throwing the explosives.

    Mor, 23, identified 15 to 20 boys on electric bikes and scooters, who called the protesters “traitors” and “leftists”, before one of them threw something in their direction and immediately fled. “There were two powerful explosions,” she said, “luckily nobody was hurt.”

    In Ramat Gan, a couple was pepper sprayed at the end of the protest. One of the two victims, a woman in her 50s who is a resident of the Tel Aviv suburb, said that she was standing at the junction as she does every week. After an hour and a half of protesting, as the couple started home, a car stopped near them and the driver stuck his hand out the window, pepper sprayed them, and fled.

    She said that others came to their aid, and after they managed to regain their vision, another man stood close them on a motorcycle, cursing them and threatening to kill them. “A police officer went by seconds later, and they asked him for help, but he said that he would report it and just drove away.” Her partner said that he knew that there would be people who would react negatively, but that he expected that at least the police would do something.

    Police arrested three Kiryat Yam residents, all in their twenties, suspected of pepper spraying demonstrators in Haifa. A police statement said that a short while before 9 P.M., they received reports of people pepper spraying protesters at a number of sites throughout the city, and that evidence was found in the three mens’ cars linking them to the attacks.

    Police also confirmed reports of a pepper spray incident in Tel Aviv, in which a motorcycle courier with the Wolt delivery service pepper sprayed a 12-year-old girl who was there with her mother and brother, among others, at a protest.

    He was stopped shortly after by a police officer at the scene. The child who was attacked, Rona Gilat, told Army Radio journalist Nurit Kanti that the courier claimed he himself had been attacked, but Gilat’s mother Adi refuted the claim, saying that he was going at about 40 kilometers an hour, against the flow of traffic, making it impossible to attack him.

    Wolt released a statement saying that they are unfamiliar with the incident, but denounce the act of violence and will cooperate with police.

    On Tel Aviv’s Nordau Street, police arrested a 19-year-old suspect who sprayed an unknown substance at protesters, one of whom was injured by the attack and required medical care.

    Earlier in the evening, on Tel Aviv’s Kaufmann street, police arrested a 54-year-old man who cursed at demonstrators and punched one of them in the face. The protester did not require medical treatment.

    Police also reported that in the early evening, they received reports that a suspect pepper sprayed protesters standing on Jaffa’s Yefet Street from a vehicle. None were injured in the attack, and police identified the vehicle a short while later and took in two suspects, a 17- and 20-year-old from Bat Yam, for questioning.

    At a protest in the Jezreel Valley, a video on social media showed a man stopping his car at an intersection, exiting the vehicle, and cursing at a protester, reported to be a woman in her seventies.

    In the northern town of Kiryat Ata, police have opened an investigation after an unknown assailant threw a stone at protesters.

    In the run-up to Saturday night’s demonstrations, protest groups had called for an increased presence in two locations in Holon, which saw exceptional violence against demonstrators on Thursday night. Members of La Familia, the Beitar Jerusalem soccer fan club known for its far-right, anti-Arab ideology, shifted between the two main protest sites in the Tel Aviv suburb in a manner that appeared to have been planned in advance.

    Some 200 protesters gathered at each of the city’s two main protest sites. About 20 pro-Netanyahu counter-protesters also arrived, with a police force separating the groups. Border Police, special forces and other police units arrived at the Holon protest sites on Saturday evening ahead of the protest.

    Yesh Atid Chairman Yair Lapid, speaking from Balfour Street, said of the attacks by La Familia in Holon that “I warned time and time again that Netanyahu’s incitement will turn into violence in the streets. It was clear that it would happen.”

    Meretz MK Tamar Zandberg also said she would submit a request for an “urgent debate in the Knesset regarding violence against demonstrators... in order to stop this madness.”

    At a square in Hadera, eight pro-Netanyahu protesters carrying Likud flags stood next to about a dozen anti-corruption protesters, carrying black and Israeli flags. Three police officers supervised the protests but did not intervene, nor did they attempt to separate the two groups. The anti-corruption protesters said that they had been demonstrating at the square for a while, but the counter-protesters had begun doing so only recently.

    The Likud protesters, most of them teenagers and young adults, shouted pro-Netanyahu slogans at passing cars and cursed at the anti-Netanyahu activists next to them. They refused to be interviewed, and tried to distance Haaretz photographer Rami Shlush from the area by waving their flags at him.

    The Black Flags protest group released a statement saying that “The State of Israel has found itself in the largest health and economic crisis in its history for one reason alone: Benjamin Netanyahu. The defendant, instead of caring for his citizens, cares only about himself and his family.”

    “There is only one way to stop the failed lockdowns and encourage the economy – bring about the departure of Netanyahu, and that the prime minister of Israel will be a man or woman who will deal with the country and not with themselves,” the statement added.

    On Thursday night, at Holon’s Kugel Square, La Familia members sprayed pepper spray at demonstrators, while in the plaza outside the Mediatheque, they hit one protest activist, Sadi Ben-Shitrit, in front of his 8-year-old son and assaulted Haaretz photographer Tomer Appelbaum. If Appelbaum had not tried to separate the assailants and Ben Shitrit, the incident may have escalated. Two minors were later detained on suspicion of involvement in the assault.

    Also on Thursday night, videos on social media showed a police officer pepper spraying a protestor and then kicking a person who was on the ground at a demonstration in Haifa. Eyewitnesses said that “people were banging on [a police] vehicle, and then a police officer arrived and began to spray people with pepper spray indiscriminately, and people began to flee… it’s true that they were provoking the police, but provocation does not warrant such a lack of restraint.”

    #Israelmanifs

  • Procès Assange Jour 17 : Quand les renseignements américains voulaient kidnapper ou empoisonner Assange
    https://www.les-crises.fr/proces-assange-jour-17-quand-les-renseignements-americains-voulaient-kidn

    Source : Consortium News, Joe Lauria, 30-09-2020 Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source. Consortium News suit virtuellement le déroulé du procès de Julian Assange à Old Bailey à Londres. Chaque jour, il publie un compte rendu détaillé de l’audience. L’équipe Les-Crises vous en propose la traduction exclusive. Les services de renseignements américains ont envisagé des plans pour kidnapper ou empoisonner Julian Assange, a-t-on appris mercredi au tribunal. Après que l’accusation ait déclaré qu’elle n’était pas en mesure de faire des vérifications concernant les deux témoins anonymes de l’affaire UC Global en Espagne, l’avocat de la défense Mark Summers a lu le témoignage au tribunal, un jour plus tôt que prévu .Lire la (...)

  • Procès Assange Jour 16 : Des témoins anonymes détaillent le projet présumé de la CIA pour éliminer Assange
    https://www.les-crises.fr/proces-assange-jour-16-des-temoins-anonymes-detaillent-le-projet-presume-

    Source : Consortium News, Joe Lauria Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source. Consortium News suit virtuellement le déroulé du procès de Julian Assange à Old Bailey à Londres. Chaque jour, il publie un compte rendu détaillé de l’audience. L’équipe Les-Crises vous en propose la traduction exclusive. 5h05 EDT : la cour est en session. Le premier témoin de la défense est Maureen Baird, ancienne directrice du Metropolitan Correctional Center (MCC) à Manhattan. Lors de la séance du matin, Maureen Baird, ancienne directrice du Metropolitan Correctional Center (MCC) de Manhattan, a déclaré qu’elle pensait qu’Assange serait mis en isolement en vertu de mesures administratives spéciales (MAS), à la fois avant le procès au centre de (...)

  • EXCLUSIF : Israël cesse de délivrer des visas à l’agence des droits de l’homme de l’ONU
    Alors qu’Israël avait annoncé en février la suspension de ses relations avec le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, les demandes de nouveaux visas restent sans réponse et les passeports envoyés pour renouvellement reviennent vierges
    Par Joe Dyke | Published date : Jeudi 15 octobre 2020 - 13:28 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/israel-visas-onu-boycott-droits-de-l-homme-occupation

    Selon les informations recueillies par Middle East Eye, Israël a cessé de délivrer des visas aux employés du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), contraignant les cadres de l’agence à partir.

    En février, Israël avait annoncé la suspension de ses relations avec l’agence des droits de l’homme de l’ONU après la publication d’une liste de plus d’une centaine d’entreprises opérant dans les colonies israéliennes en Cisjordanie.

    Depuis le mois de juin, toutes les demandes de nouveaux visas restent sans réponse et les passeports envoyés pour renouvellement reviennent vierges.

    Neuf membres étrangers sur les douze de l’organisation ont déjà quitté Israël et les territoires palestiniens par crainte de se trouver en situation d’illégalité, a confirmé le HCDH. Parmi eux, le directeur James Heenan.

    Les trois autres verront leurs visas expirer dans les mois à venir. Par ailleurs, trois employés qui devaient arriver en Israël pour commencer à travailler n’ont pas été en mesure de le faire.

    Le personnel israélien et palestinien continue toutefois à travailler et les bureaux de l’organisation ne sont pas fermés.

    « L’absence de personnel international dans les territoires occupés est une situation particulièrement irrégulière et aura un impact négatif sur notre capacité à exercer notre mandat », affirme un porte-parole du HCDH à MEE. (...)

  • Cisjordanie : plusieurs pays européens déplorent de nouvelles constructions israéliennes
    Publié le : 16/10/2020
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20201016-cisjordanie-plusieurs-pays-europ%C3%A9ens-d%C3%A9plorent-nouvelles-cons

    L’approbation par Israël de la construction de nouveaux logements en Cisjordanie est « contre-productive » et « compromet » la reprise éventuelle d’un « dialogue », ont dénoncé vendredi dans une déclaration commune plusieurs pays européens.

    « L’expansion des colonies viole le droit international et met encore plus en péril la viabilité d’une solution à deux États pour apporter une paix juste et durable dans le conflit israélo-palestinien », déplorent les ministères des Affaires étrangères allemand, français, britannique, espagnol et italien dans une déclaration commune. (...)

    #IsraelUE

  • A tale of two protests: Dispossessed Palestinians vs. privileged Jewish Israelis
    Gideon Levy | Oct. 14, 2020 - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium.highlight-a-tale-of-two-protests-dispossessed-palestinians-vs-priv

    It’s all there, in two brief videos. The first: a young Tel Avivian in a bikini at the beach, prohibited under the lockdown. A policeman approaches and very politely asks for her name, so he can write her a ticket. She refuses. The policeman – his name is Amit – tries to cajole her, saying that if she refuses to identify herself, he’ll be forced to arrest her. The woman stands up and starts to walk away, pointedly ignoring the officer. “You’re not putting handcuffs on me,” she says. The policeman tries again to persuade her, but right before she walks away dismissively, he handcuffs her and makes the arrest.

    The moment goes viral. It broke the Israeli internet: a Jewish policeman arresting a young, innocent Jewish woman in a bikini. Fascism has arrived. The end of democracy. Citizens are being abducted. Political arrests. Dictatorship. Totalitarianism; tyranny; Pinochet on the beach, Mussolini on the sand.

    The beach girl was soon released, of course. The police posted a video showing the moments leading up to the arrest, and the storm died down a bit. Perhaps fascism is tarrying on its way to the beach in Tel Aviv, but it’s definitely in transit. After all, the officer placed steel handcuffs on the young woman.

    The second video: Palestinian farmers from the village of Burqa are on their way to harvest olives on their own land. A group of settler thugs, clubs concealed in their shirts, ambushes them in the grove. “I am the king of this land. God gave it to me, and you are on our land. I am the son of Allah, and you are his slave,” one of the thugs from the illegal settlement outpost Oz Tzion barks, in a nauseating lordly tone. Neither the army nor the police are there, but after years of fear and cowering, the harvesters try to protect themselves and their property.

    A group of young Palestinians from Faz3a, an organization that was established to protect the farmers, escorts them to the grove, and as if by a miracle they succeed in driving the settler bullies from their land by throwing rocks at them. The settlers also throw stones, including at Ohad Hemo of Israel’s Channel 12 News, who is reporting on the incident.

    Hemo documented a daily occurrence during the olive season. For the Palestinians the harvest, a beautiful and moving agricultural and family event, has for years been a battle. Thanks to Hemo’s dedication, Israelis were exposed for a moment Tuesday to this reality. It certainly disturbed many good Israelis, who were ashamed by the sight, but no one took to the streets banging pots in protest. If there was a mini-storm, it was because Hemo was injured and people were worried about him. Nobody talked about fascism, tyranny, the end of democracy. This was not about the handcuffing of a Jewish woman on the beach.

    Protest vs. protest. The protest of the dispossessed, rightless Palestinian farmers who are trying to fight for the last remains of their property and their dignity, and the protest of privileged Jewish Israelis, who want to have a different prime minister and who lament the end of their democracy. One protest stirs up emotions, while Israel ignores the other. But they are intertwined. It’s impossible to demand democracy without demanding democracy for everyone. There is no such thing as democracy that is not for everyone. Israeli fascism is in Burqa, not yet on the Tel Aviv beach.

    And so it’s impossible to relate too seriously to the protests near the prime minister’s Balfour Street residence. If people in Burqa can’t harvest their olives because of fascism and the Balfour Street protesters don’t care, the Balfour Street protest is not an anti-fascism or pro-democracy movement, as it purports to be, despite all its fine words.

    As long as military tyranny reigns in Burqa, supported by violent and wild militias, Israel will not be a democracy, even if the protest at Balfour Street achieves its goals and Benjamin Netanyahu is sent to prison, to the joyful cries of the protesters.

    So demand democracy for everyone, or don’t talk about democracy at all.

    #Isrelmanifs

  • « Plutôt mourir en mer que rester » : les Libanais tentent de fuir vers l’Europe
    16 octobre 2020 / Ines Gil (Reporterre)
    https://reporterre.net/Plutot-mourir-en-mer-que-rester-les-Libanais-tentent-de-fuir-vers-l-Euro

    Abattus par la crise économique, des Libanais quittent le pays à bord de bateaux de fortune, et cherchent à rejoindre l’île de Chypre. Ils sont, après les réfugiés syriens ou palestiniens, les nouvelles victimes du drame humanitaire en Méditerranée. (...)

    #Liban

  • Basil al-Araj : une icône pour une génération perdue
    Oct 13, 2020 | Jaclynn Ashly, Electronic Intifada – Traduction : Collectif Palestine Vaincra
    https://palestinevaincra.com/2020/10/basil-al-araj-une-icone-pour-une-generation-perdue

    Depuis son assassinat, Basil al-Araj est devenu l’une des icônes les plus reconnaissables en Palestine.

    L’image du militant révolutionnaire – un pharmacien de profession et d’éducation et non affilié à l’une des factions palestiniennes existantes – ses lunettes à monture noire signées, perchées sur le nez, un pistolet attaché sur l’épaule et enveloppé dans un keffieh à carreaux, ornent les quartiers de Cisjordanie occupée, de part et d’autre des rues.

    Et l’influence d’al-Araj sur ses amis et ses collègues militants s’est encore renforcée plus de trois ans et demi après que le jeune homme de 31 ans ait été tué lors d’un affrontement avec les forces israéliennes à al-Bireh, dans la banlieue de Ramallah, le 6 mars 2017.

    Sa mort a profondément troublé les Palestiniens, notamment en raison du rôle de l’Autorité palestinienne. Sa famille a accusé l’Autorité palestinienne de complicité dans son assassinat.

    Al-Araj, ainsi que cinq autres personnes, a été arrêté par les forces de sécurité de l’AP fin mars et début avril 2016 et détenu pendant près de six mois pour des allégations de planification d’un attentat contre des Israéliens, ont rapporté les médias israéliens à l’époque.

    Ils ont été soumis à la torture et aux mauvais traitements en prison, ce qui les a incités à entamer une grève de la faim jusqu’à leur libération en septembre 2016.

    Al-Araj a été connu comme la victime de la coordination sécuritaire entre l’AP et Israël, à laquelle il s’est opposé de façon virulente par ses écrits.
    Finalement, la plupart des hommes ont été ré-arrêtés par les forces israéliennes et placés en détention administrative – emprisonnement sans charge ni procès.

    Al-Araj, cependant, s’était caché.

    Il a fallu des mois avant que l’armée israélienne ne trouve le militant et n’entre dans al-Bireh où une confrontation de deux heures s’est ensuivi.

    À l’époque, il était armé d’une mitraillette Carlo – une arme palestinienne de fabrication artisanale basée sur un modèle suédois – et d’un fusil M16, selon l’armée israélienne.

    Il a également été rapporté qu’il a été tué par les forces israéliennes après avoir épuisé ses munitions.

    « L’esprit de révolution qui nous manquait avant Oslo et avant la création de l’AP nous a échappé », a déclaré Jamal Juma, un éminent militant palestinien et coordinateur de la campagne contre le mur de l’apartheid.

    L’accord d’Oslo, signé entre Israël et l’Organisation de libération de la Palestine en 1993, a donné naissance à l’Autorité palestinienne.

    « Basil a agi comme une sorte de miroir de ces héritages de la résistance. C’était un intellectuel, il critiquait tout et il était courageux ».

    Juma a déclaré qu’al-Araj était un héros pour une nouvelle génération qui a besoin d’un message : « Qu’ils sont toujours là et qu’ils résistent toujours – et rien, pas même Oslo, ne peut arrêter cette tradition de résistance. »

  • Tsahal scelle la chambre d’un meurtrier palestinien présumé
    Par Jacob Magid| 15 octobre 2020 | The Times of Israël
    https://fr.timesofisrael.com/tsahal-scelle-la-chambre-dun-meurtrier-palestinien-presume

    L’armée israélienne a informé mercredi la famille d’un Palestinien soupçonné d’avoir tué un soldat, Amit Ben-Ygal, qu’elles envisageaient de condamner la pièce dans laquelle il vivait, ont indiqué les militaires.

    L’armée avait initialement l’intention de détruire tout le bâtiment, mais elle a été bloquée à deux reprises par la Haute Cour de justice, qui a invoqué le fait que le reste de la famille n’était pas au courant du crime présumé de Nazmi Abu Bakr et n’était pas impliqué dans celui-ci, et ne devrait donc pas voir sa maison détruite.

    Au lieu de cela, les militaires vont sceller la chambre d’Abu Bakr et la remplir de béton.

    (...) Abu Bakr est soupçonné d’avoir lancé une brique qui a frappé Ben-Ygal à la tête, le tuant, depuis le toit de la maison de sa famille, alors que le soldat de 21 ans participait à un raid dans le village de Yabed, en Cisjordanie, le 12 mai dernier. (...)

    https://seenthis.net/messages/852645

  • En dépit du climat pesant, pas de risque de guerre civile au Liban
    Par Scarlett HADDAD, le 15 octobre 2020 L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1236567/en-depit-du-climat-pesant-pas-de-risque-de-guerre-civile-au-liban.htm

    (...) En même temps, des incidents sécuritaires se sont multipliés, dans plusieurs régions, à Khaldé, à Tarik Jdidé et à Baalbeck-Hermel. Plus grave encore, la bataille en bonne et due forme qui s’est déroulée dans le nord du pays, opposant l’armée libanaise à des cellules de Daech. À ce sujet, il faut préciser que cette bataille, qui a commencé dans la foulée de la tuerie de Kaftoun, a duré plusieurs jours, des soldats et officiers de l’armée y sont tombés, mais elle a finalement abouti au démantèlement d’une cellule importante de Daech. Alors qu’habituellement les cellules de Daech, ou de ses semblables, sont composées d’au maximum 5 personnes, pour pouvoir être mobiles et se fondre plus facilement dans l’environnement populaire, celle-ci était formée de 32 personnes. Elle possédait des armes sophistiquées et disposait d’un plan de déstabilisation du pays à volets multiples, qui consistait à attaquer des lieux saints chrétiens et chiites, pour préparer le terrain à une discorde entre eux. Ensuite, des attaques contre des positions de l’armée étaient prévues pour paralyser cette dernière et l’empêcher de s’interposer entre les chiites et les chrétiens. Le chef de la cellule a été tué lors des affrontements mais un de ses adjoints est actuellement entre les mains de l’armée. Selon ses révélations, la cellule avait même planifié de lancer une attaque spectaculaire lors de la visite d’une personnalité importante au Liban, mais pour des raisons logistiques, cette idée a été abandonnée.

    Tous ces éléments mis bout à bout incitent certains à penser que le Liban serait à la veille de développements encore plus dramatiques que ceux qu’il a déjà vécus.

    Mais des sources sécuritaires bien informées affirment qu’il n’y a pas de véritable risque, actuellement, d’éclatement d’une nouvelle guerre civile au Liban. Selon ces sources, un tel projet exige, pour prendre forme, une décision internationale et un financement. Or, jusqu’à présent, rien n’indique qu’une telle décision internationale existe. Au contraire, l’initiative française montre qu’il y a une volonté internationale d’aider le Liban et d’empêcher son effondrement total. De même, il n’y a pas de financement extérieur pour alimenter une guerre civile au Liban. Daech et quelques groupes ont certes des moyens financiers, mais ce sont les leurs propres. Ces organisations ne bénéficient pas du soutien d’un État extérieur pour leur projet de déstabilisation du Liban. De plus, le fait que l’armée et les FSI (en particulier leurs services de renseignements), aient mené la bataille contre la cellule de Daech jusqu’à son démantèlement total, montre que la déstabilisation du pays reste une ligne rouge.

    Toujours selon les mêmes sources, les rapports de forces internes, dans le pays, sont en outre différents de ceux qui existaient en 1975, lors du déclenchement de la guerre civile. L’armée et les FSI continuent de bénéficier d’une couverture globale, même si en raison de l’effondrement de la livre par rapport au dollar américain, les salaires de leurs membres ont été dramatiquement réduits. Mais cela n’influe pas sur leur motivation ni sur leur détermination. L’armée libanaise d’aujourd’hui ne se divisera pas en brigades confessionnelles comme ce fut le cas dans le passé. Elle reste la garante de l’unité du pays. Enfin, le Hezbollah, avec l’expérience qu’il a acquise, est certainement une force avec laquelle il faut compter. Pour toutes ces raisons, il n’y a pas de risque d’une nouvelle guerre civile, estiment les sources sécuritaires précitées. Par contre, cela ne signifie pas que toutes les parties peuvent se livrer à leur activité favorite, la division et les insultes. Elles doivent donc assumer leurs responsabilités non seulement par rapport aux Libanais mais aussi par rapport à leur patrie. Plus elles sont divisées et plus les brèches sécuritaires peuvent se multiplier.

    #Liban

  • Israël approuve la construction de plus de 2 000 logements dans des colonies en Cisjordanie
    14 octobre 2020
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/10/14/israel-approuve-la-construction-de-plus-de-2-000-logements-dans-des-colonies

    Israël a approuvé, mercredi 14 octobre, la construction de 2 166 logements dans des colonies en Cisjordanie. Ces autorisations mettent fin à une période de huit mois de gel effectif de nouvelles constructions dans ce territoire occupé par Israël depuis 1967.

    Elles surviennent moins d’un mois après la signature d’un accord de normalisation de leurs relations entre l’Etat hébreu et deux pays arabes du Golfe. Les Emirats arabes unis et Bahreïn ont conclu ces accords le 15 septembre à Washington, sous la houlette du président américain Donald Trump, rejoignant ainsi les pays arabes reconnaissant Israël après l’Egypte en 1979 et la Jordanie en 1994.
    (...)
    La construction de plus de 2 000 logements supplémentaires doit également être approuvée jeudi, a précisé l’ONG israélienne anticolonisation La Paix maintenant, dans un communiqué. Le premier ministre israélien « renforce de facto l’annexion de la Cisjordanie », a également souligné l’ONG. Selon La Paix maintenant, 560 nouveaux logements vont être construits dans la colonie d’Har Gilo, située entre Jérusalem et Bethléem, et plusieurs colonies établies sans autorisations officielles seront légalisées rétroactivement.

    Plus de 450 000 Israéliens vivent dans les colonies juives en Cisjordanie occupée, en plein essor ces dernières années sous l’impulsion de M. Nétanyahou et sous le mandat de Trump.

    Pour La Paix maintenant, le premier ministre israélien gâche une occasion de faire la paix. « Au lieu de profiter des accords avec les pays du Golfe et de promouvoir la paix avec les Palestiniens, il détourne les priorités d’Israël pour satisfaire une minorité marginale » de son électorat traditionnel nationaliste, affirme l’organisation.

    Ces nouvelles constructions sont approuvées par le chef du parti centriste Bleu-blanc Benny Gantz, ancien rival de M. Nétanyahou et actuel ministre de la défense, souligne « La Paix maintenant ». « Il s’agit d’un message d’Israël à la communauté internationale qui signifie (…) l’abandon de la solution à deux Etats », affirme l’organisation.

    #colonialisme_de_peuplement

  • New Israeli Legislation to Criminalize Anti Occupation Human Rights Work
    14 October 2020 | Addameer
    http://www.addameer.org/news/new-israeli-legislation-criminalize-anti-occupation-human-rights-work

    (...) In their preliminary explanation, MKs argue that the definition of foreign state in the penal law is archaic and does not meet the characters of the shifting international landscape which Israel has to confront."New actors have joined the international arena such as the Palestinian Authority)which is not a state nor is it defined as a terrorist organization), the European Union (which is not a state), and other international actors and corporations which represent foreign states or serve as their proxies."

    The potential broadening of the definition of a foreign state and adopting the definition of the Organizations’ Law as part of the Penal Law’s terminology is a clear manifestation of the increasingly shrinking space in which human rights organizations are trapped. It explicitly targets , as stressed in the explanatory notes, organizations that cooperate with or receive support from the EU and the PA. It seeks to further curtail the work of human rights organizations through portraying our work as contacts with foreign entities. (...)

    #Colonialisme_judiciaire

  • Entre Israël et le Liban, des négociations en eaux troubles
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/10/14/entre-israel-et-le-liban-des-negociations-en-eaux-troubles_6055929_3210.html

    L’enjeu est particulièrement important pour le Liban, un pays en faillite, menacé de dislocation, dont le gouvernement est démissionnaire depuis deux mois.

    Où tu découvres qu’un gvt démissionnaire peut entamer des négociations internationales.

  • #Karabakh war leaves civilians shell-shocked and bitter - BBC News
    https://www.bbc.com/news/world-europe-54522278

    The decades-old Nagorno-Karabakh conflict in the Caucasus is no longer frozen. Armenia and Azerbaijan are engaged in the heaviest clashes since the 1990s, despite Russian mediation efforts.

    Azerbaijan says retaking the disputed territory is unfinished business - it is internationally recognised as part of Azerbaijan. The Armenians say Nagorno-Karabakh was historically Armenian for centuries.

  • L’angoisse de la France face à la langue arabe | Alain Gresh
    https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/l-angoisse-de-la-france-face-a-la-langue-arabe,4172

    Pour la France, la langue arabe n’est pas une langue comme les autres. C’est ce statut particulier qu’explore Nabil Wakim dans L’Arabe pour tous. Pourquoi ma langue est taboue en France. J’ai toujours été surpris, dans le métro parisien, d’entendre des annonces en anglais, en espagnol, voire en chinois, mais jamais en arabe. Jusqu’à très récemment, on ne trouvait aucune indication dans cette langue dans les aéroports français, à l’exception de celui de Nice, qui accueille, il est vrai, les riches (...) Source : Orient XXI