• Affaire Khashoggi : le mentor de MBS en visite à Paris - Challenges
    https://www.challenges.fr/monde/moyen-orient/affaire-khashoggi-le-mentor-de-mbs-en-visite-a-paris_627261

    Le mentor de Mohammed ben Salmane (MBS) débarque à Paris. Le prince héritier d’Abu Dhabi, Mohammed ben Zayed (MBZ), très influent auprès du sulfureux dauphin saoudien empêtré dans la sordide affaire Khashoggi, participera mercredi 21 novembre au Louvre à une cérémonie célébrant les 100 ans de son père. Selon nos informations, il déjeunera dans la foulée avec Emmanuel Macron et dînera le soir avec Édouard Philippe.

    La venue en France de l’homme fort du richissime émirat d’Abu Dhabi intervient alors que Paris va ordonner dans les heures qui viennent une interdiction de territoire visant plusieurs ressortissants saoudiens impliqués dans le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. La France va ainsi imiter l’Allemagne qui a décidé lundi de bannir de son territoire 18 saoudiens liés à cet assassinat tragique. « La décision politique est prise, nous travaillons en ce moment avec les services de renseignement pour identifier le nombre de personnes qui seront visées par cette interdiction de territoire. Cela va être annoncé très vite » précise une source gouvernementale.

    #Abu_Dhabi #MBZ


  • En Israël, la culture est prise entre deux feux
    Pierre Sorgue, Le Monde, le 16 novembre 2018
    https://www.lemonde.fr/m-actu/article/2018/11/16/en-israel-la-culture-est-prise-entre-deux-feux_5384505_4497186.html

    Lana Del Rey, Brian Eno, Peter Gabriel ou Arcade Fire… L’appel au boycott d’Israël pour dénoncer le sort des Palestiniens rencontre de plus en plus d’écho chez les artistes. Un dilemme pour le monde de la culture israélien.

    A trois heures du matin, The Block est à bloc. Le plus célèbre club électro de Tel-Aviv, enfoui sous le béton de la gare routière centrale, reçoit Carl Craig, ponte de la techno de Detroit (Michigan) aux Etats-Unis.

    La foule ondule, saute, tressaute au rythme des basses, dans le brouillard bleu que découpent les faisceaux de projecteurs épileptiques.

    BDS pour Boycott, désinvestissement, sanctions

    Yaron Trax, le maître des lieux, s’est glissé entre les danseurs pour s’assurer des bons réglages de sa sono analogique, réputée l’une des meilleures du monde. Le quadragénaire aux airs adolescents est aux anges parmi ces jeunes gens dont beaucoup sont venus au club comme ils étaient à la plage, en short et tee-shirt. Celui que porte Yaron ce soir-là reproduit les briques et la typographie reconnaissable entre toutes : Pink Floyd, The Wall. Lorsqu’on lui fait remarquer, il sourit comme un enfant contrit : « C’est un tee-shirt formidable et l’album l’est aussi. Quel dommage que Roger Waters soit devenu aussi décevant… »

    Car le musicien britannique, ex-membre de Pink Floyd, est le spectre qui hante la scène israélienne et dérange l’intelligentsia de gauche, celui qui empêche la bulle libérale et hédoniste qu’est Tel-Aviv de flotter innocemment à cinquante kilomètres du mouroir à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza.

    Depuis des années, Roger Waters offre sa voix aux militants internationaux du BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions), mouvement né en 2005 de la société civile palestinienne, un an après que la Cour internationale de justice a jugé illégal le mur de séparation construit entre Israël et les territoires occupés.

    Il prône les pressions sur l’État d’Israël pour parvenir à ce que n’ont jamais obtenu des décennies de guerre, de résolutions de l’ONU et de vains processus de paix pendant lesquels le nombre des colons n’a cessé de croître (500 000 aujourd’hui) : la fin de l’occupation des territoires, la pleine égalité pour les citoyens palestiniens d’Israël, le droit au retour des réfugiés chassés de leurs terres.

    La scène musicale comme estrade politique

    Il suffit de voir les gratte-ciel bleutés qui poussent à Tel-Aviv pour s’en convaincre : le boycott économique n’a que peu d’effets. La « start-up nation » se porte bien, ses relations commerciales et diplomatiques n’ont cessé de se développer avec l’Afrique, l’Inde, la Chine, voire certains pays arabes. En ce mois d’octobre encore estival, les plages sont noires de monde, les ruelles de la vieille ville de Jérusalem, pleines de visiteurs : le pays aura accueilli plus de 4 millions de touristes à la fin de l’année, soit 46 % de plus qu’en 2016.

    Au-delà du portefeuille, le BDS s’attaque aussi aux cœurs et aux têtes. Il appelle au boycott culturel et académique, comme celui qui s’exerçait sur l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid. Et celui-là trouve, ces derniers mois, un écho bien supérieur. Depuis longtemps, la scène musicale sert d’estrade politique. D’un côté, Roger Waters, Peter Gabriel, Brian Eno, Elvis Costello, Lauryn Hill (The Fugees), Arcade Fire et d’autres ont annoncé qu’ils ne joueront plus en Israël tant qu’ils ne pourront en accepter la politique.

    De l’autre, Nick Cave, Radiohead, Paul McCartney, Alicia Keys, parmi beaucoup, sont venus au nom du dialogue et du refus de se voir dicter leur conduite. Mais, récemment, deux chanteuses moins politisées et plus populaires parmi les adolescents ont suivi le mouvement : en décembre, Lorde, la jeune rockeuse néo-zélandaise, annulait son concert après avoir été « alertée » par une lettre ouverte signée de deux fans – l’une Juive, l’autre Palestinienne –, puis en septembre, après de nombreux appels dont celui de Roger Waters, Lana Del Rey faisait faux bond. Parce qu’elle ne pourrait pas se produire également dans les territoires palestiniens, dit-elle, elle renonçait à jouer au festival Meteor qui devait être une sorte de Coachella version kibboutznik, dans le nord d’Israël.

    Un « tsunami d’annulations »

    Après le refus, en avril, de l’actrice Natalie Portman de recevoir le Genesis Prize (considéré comme un « Nobel » israélien) pour exprimer son désaccord avec le gouvernement Nétanyahou et les violences commises à Gaza, après la défection de l’équipe d’Argentine de Lionel Messi qui, en juin, a annulé une rencontre amicale avec celle d’Israël à la suite de pressions internationales (de menaces, dit-on du côté israélien), le retrait de Lana Del Rey fut une autre secousse médiatique.

    « Une belle surprise qui aidera peut-être les jeunes à se poser des questions sur une politique insoutenable dans les territoires occupés, mais aussi en Israël, où les Palestiniens, qui représentent 20 % de la population, sont victimes d’une cinquantaine de lois discriminatoires, à commencer par le logement et la terre », explique Kobi Snitz, chercheur en neurobiologie au Weizmann Institute et cofondateur de Boycott from Within (« boycott de l’intérieur »), qui rassemble une poignée de militants suffisamment téméraires pour affronter les torrents de haine qu’ils suscitent au sein du pouvoir, des médias et sur les réseaux sociaux.

    Dans la foulée de Lana Del Rey, quatorze artistes, dont plusieurs DJ, ont décliné l’invitation du festival. Des dizaines d’autres ont exprimé leur soutien au boycott sur les réseaux sociaux. Yaron Trax commence à se faire du souci pour « la capitale du clubbing » qu’est Tel-Aviv. Idit Frenkel, qui officie souvent derrière les platines de The Block, a signé un long article dans le quotidien israélien Haaretz, pour évoquer le « tsunami d’annulations ». Le titre de la tribune était emprunté aux paroles d’une chanson de Don McLean, American Pie (1971) : « The day the music died » [« le jour où la musique est morte »].

    Le boycott la laisse amère : « On peut comprendre ceux qui veulent lutter de manière non violente contre les morts de Gaza, le développement des colonies ou la décision de Trump d’installer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Mais ne pas venir, c’est punir ceux qui essaient de changer les choses, y compris dans la minuscule scène underground qu’abhorrent les nationalistes et les religieux du gouvernement. »

    Si certaines figures de l’électro, comme l’Américano-Chilien Nicolas Jaar ou les Français d’Acid Arab, viennent encore en Israël, ils ne jouent plus à Tel-Aviv mais à Haïfa, au Kabareet, tenu et animé par Jazar Crew, un collectif d’artistes palestiniens. Haïfa, la cité portuaire qui soigne sa réputation de tolérance et de coexistence entre Juifs et Arabes…

    Une forme d’apartheid ?

    Attablé dans un café du centre-ville, Ayez Fadel, 31 ans, l’un des fondateurs et DJ de Jazar Crew, connaît l’antienne par cœur : « Mais même ici, grandir en étant palestinien, c’est éprouver la discrimination. Les écoles publiques arabes moins dotées que les établissements juifs, les boîtes de nuit où l’on te demande ton “Hoger”, le livret militaire que tu n’as pas [la majorité des Arabes citoyens d’Israël n’effectuent pas leur service militaire], la langue… Une nouvelle loi fait de l’hébreu la seule langue officielle, elle dit aussi que le pays est “l’Etat-nation du peuple juif”, alors que je suis un Palestinien vivant ici par la force de l’histoire, que mes impôts servent à protéger les colonies juives et à financer une armée qui a tué 44 enfants palestiniens ces trois derniers mois… Parler d’apartheid ne me paraît pas exagéré. »

    Ayez Fadel comprend le boycott et revendique la dimension politique de Jazar Crew : « Une manière de sensibiliser les jeunes. Nous n’avons plus honte d’être palestiniens, nous sommes éduqués et confiants. Et nous ne cessons de répéter que nos positions ne sont pas contre les Juifs mais contre ce régime. » Le jeune homme se dit prêt à collaborer avec Yaron Trax, qui l’a appelé pour que The Block et Kabareet « organisent quelque chose ensemble ». Mais, précise-t-il, « à condition qu’il fasse une déclaration claire sur l’occupation des territoires et les droits des Palestiniens ».

    Les turbulences qui agitent le microcosme underground reflètent assez bien le désarroi du monde de la culture devant ces appels au boycott. « En ce moment, pas un dîner sans qu’on en parle », reconnaît la responsable d’une galerie d’art installée aux franges de Florentine, ancien quartier d’entrepôts et d’ateliers de Tel-Aviv devenu le préféré des artistes et des bobos. Comme beaucoup d’opposants à l’occupation, elle refuse d’acheter les produits des colonies – certaines se sont spécialisées dans l’agriculture et l’élevage bio – ou le vin venu du Golan. « Mais le BDS culturel, dit-elle, frappe ce qui reste de l’élite de gauche, celle que Nétanyahou et son gouvernement détestent. Si on la muselle, on n’entendra plus que les voix des plus réactionnaires… »

    C’est aussi ce que pense Avi Pitchon, écrivain, critique et commissaire d’expositions : « Le boycott culturel réduit le débat à une polarisation extrême entre les activistes et le gouvernement, il déshumanise et nourrit la paranoïa, ce “nous” contre “eux” dont joue un régime de moins en moins démocratique. Ce tout ou rien est un piège, quoi que disent les créateurs ils seront perdants. Alors, ils préfèrent laisser parler leur art… »

    C’est peut-être pour cela que chercher à les rencontrer pour évoquer la question relève de la chasse au dahu. Groupe pop connu pour ses textes radicaux, écrivain loué comme l’une des « grandes voix morales » du pays, cinéastes, producteurs de concerts, responsables de théâtre, de centre d’art contemporain… tous se disent trop occupés. D’autres se ravisent après avoir parlé et demandent à n’être plus cités.

    Pnina Blayer, la directrice artistique du Festival international du film de Haïfa qui s’est déroulé fin septembre sans les « grands noms » invités, exige les questions par courriel et adresse des réponses aussi sèches que le fleuve Jourdain surexploité : selon elle, la situation dans la bande Gaza et la guerre en Syrie sont les motifs des absences, dont aucune n’a été motivée par le BDS, qui n’aura découragé qu’un film marocain, et si Agnès Varda, à qui le festival rendait hommage, n’est pas venue, ce n’est pas pour des raisons politiques.

    Il faut comprendre sa prudence : pendant que le festival est soumis aux pressions de l’étranger, sa propre ministre de la culture, la très droitière Miri Regev, demande à celui des finances de lui couper les vivres pour avoir accueilli deux films israéliens qui « sapent les valeurs et symboles » de l’Etat (l’un d’eux raconte l’histoire d’un metteur en scène palestinien qui monte une pièce narrant un amour entre une Juive et un Arabe…).

    Le projet de loi « Loyauté dans la culture »

    La même ministre se démène pour l’adoption d’un projet de loi « Loyauté dans la culture » qui veut supprimer les fonds à toute organisation déniant « Israël comme un Etat juif et démocratique » ou qui ferait du jour de l’indépendance celui de la Nakba, la « catastrophe » que vécurent 700 000 Palestiniens expulsés en 1948.

    Le monde de la culture a manifesté le 27 octobre contre ce texte, de nombreux cinéastes israéliens, comme Amos Gitaï ou Ari Folman, sont parmi les signataires d’une tribune parue lundi 12 novembre dans Le Monde pour demander le retrait du texte. En attendant, des députés ont également proposé de punir de sept ans de prison tout appel au boycott et l’entrée du pays est déjà interdite à tout étranger qui soutient activement le BDS.

    Car, pour le gouvernement, c’est la guerre. Au vingt-neuvième étage d’une tour de Bnei Brak, dans la banlieue de Tel-Aviv, une trentaine de personnes travaillent au sein de la National Task Force for Countering Delegitimization (« force d’intervention contre la délégitimisation »), qui dépend du ministère des affaires étrangères.

    « Nous révélons les relations entre le BDS et des organisations terroristes comme le Hamas ou le Front populaire de libération de la Palestine ; comment, sous couvert de droits de l’homme, il s’attaque à la légitimité d’Israël ; comment il bombarde les artistes par des cyberattaques menées par des robots. Nous travaillons avec des centaines d’organisations pro-israéliennes en leur offrant articles, vidéos et autres outils pour affronter les arguments du BDS », résume Tzahi Gavrieli, le directeur.

    Le bureau a lancé la plate-forme 4il sur Internet, Facebook et Twitter : des images de jolies filles montrent la diversité du pays, des vidéos soulignent la réussite de certains « Arabes israéliens ». Des posts saluent la criminalisation du boycott en France (en 2015, la justice a confirmé la condamnation de militants ayant appelé au boycott des produits israéliens) ou en Allemagne (le BDS a été jugé antisémite par l’Office fédéral de la protection de la constitution de Berlin).

    Un post du 23 octobre relaie le rapport de Human Rights Watch sur la torture pratiquée par le Hamas et l’Autorité palestinienne en demandant si la communauté internationale va exercer sur eux les mêmes pressions que sur Israël… Des messages vantent le concours Eurovision de la chanson de mai prochain : avec ses 186 millions de téléspectateurs, la manifestation est une vitrine que le gouvernement ne veut pas voir entachée, malgré l’appel au boycott lancé par 140 artistes internationaux.

    L’« instrumentalisation » du monde de la culture ?

    La lutte contre le BDS est aussi l’affaire d’Adam Shay au sein du Jerusalem Center for Public Affairs, un think tank niché dans un quartier tranquille de la ville sainte. Il « scrute » les militants locaux, conseille les promoteurs de spectacles, essaie de convaincre des artistes ciblés que ce qu’on leur raconte est un tissu de mensonges et qu’ils ne regretteront pas de venir.

    « David Guetta était là la semaine dernière », se réjouit le jeune homme avant de confier qu’il cherchait à faire venir Rachid Taha, peu avant sa mort, en septembre : « Cela aurait été un gros truc » (vu les relations qui liaient le rockeur français à Brian Eno, très impliqué dans le BDS, on imagine mal une réponse positive).

    C’est cette « instrumentalisation » du monde de la culture qui, aux yeux des militants du BDS, justifie les appels au boycott de ceux dont les travaux ou les voyages sont financés par le gouvernement. Ils aident, disent-ils, le pays à soigner son image de démocratie favorable à la liberté d’expression. Les artistes se retrouvent coincés entre le marteau du gouvernement, qui tient (et serre) les cordons de la bourse, et l’enclume des pressions internationales.

    « À l’étranger, nous sommes considérés par certains comme des collaborateurs ; ici, comme des traîtres. Mais l’argent du ministère est aussi celui de mes impôts. Si la solution est de dire non, où va-t-il aller et qui va dire ce que l’on dit ? », demande Hillel Kogan, danseur et chorégraphe de la célèbre compagnie Batsheva, qui dut affronter cet été quelques militants pro-BDS à Montpellier et à Toulouse alors que, invité de la très diplomatique saison « France-Israël », il s’apprêtait, avec le Palestinien d’Israël Adi Boutros, à interpréter sa pièce We Love Arabs.

    Certains dans le pays ont regretté que l’écrivain David Grossman, considéré comme une « conscience » par le camp de la paix, se laisse « enrôler » par le pouvoir en acceptant le prix Israël de littérature 2018 des mains du ministre de l’éducation ou, en 2017, lorsqu’il accompagne à New York une pièce tirée de l’un de ses romans et adaptée par deux troupes israéliennes qui s’étaient produites dans les colonies (ce que l’auteur désapprouve). Ce, sous les yeux de la ministre de la culture qui avait fait le voyage. « Une manière de résister au BDS qui est une nouvelle forme d’antisémitisme », avait dit Miri Regev ce jour-là.

    Car c’est l’argument massue des contempteurs du BDS. Le mouvement a beau condamner racisme et antisémitisme, le public hétéroclite qu’il mobilise laisse parfois suinter des attaques haineuses, voire négationnistes. Dans le petit théâtre de Jérusalem où il travaille avec de jeunes comédiens juifs et arabes, Arik Eshet se souvient du festival de théâtre d’Édimbourg de 2014, lorsque des militants « agressifs » avaient fait annuler son spectacle : « Tu entends des gens crier qu’Israël ne devrait pas exister. C’est traumatisant… »

    La nécessaire mobilisation de la société civile

    Roger Waters est systématiquement accusé d’infamie. Du coup, Gideon Levy, le journaliste de Haaretz qui se démène inlassablement pour évoquer le sort des Palestiniens, ne cesse de défendre le chanteur. « J’ai passé de longues nuits à discuter avec lui, rien ne lui est plus étranger que les sentiments antisémites, ces accusations sont intolérables », assène-t-il dans le salon de sa maison, dont un mur est orné d’une vieille publicité ensoleillée où est inscrit : « Visit Palestine ».

    Un BDS efficace, ajoute-t-il, serait le seul moyen d’en finir avec les bains de sang : « Le changement ne viendra pas de l’intérieur d’Israël, la vie est trop bonne ici. Or les Etats-Unis soutiennent le pays et l’Europe est une plaisanterie : le seul espoir est la mobilisation de la société civile. La gauche sioniste appelle depuis des lustres à deux Etats mais n’a rien fait pour ça, nous devons en payer le prix. La criminalisation du BDS est un scandale : pourquoi serait-il légitime de boycotter l’Iran et pas Israël ? »

    En les réduisant au rang de producteurs de « biens culturels » ou d’instruments du soft power d’un Etat dont ils n’approuvent pas la politique, le BDS interroge les artistes de manière inconfortable sur leurs responsabilités de créateurs et de citoyens au cœur d’une opinion publique au mieux indifférente, au pis de plus en plus xénophobe. Et dans les conversations un nom revient souvent, comme s’ils étaient orphelins d’une figure capable d’indignation, de « courage », disent certains.

    « Il nous manque un penseur comme Leibowitz », glisse le photographe Miki Kratsman, l’un des fondateurs de l’ONG Breaking the Silence qui recueille les témoignages des soldats sur les exactions auxquelles les contraint l’occupation. C’est aussi ce que dit Zeev Tene, un vieux rockeur dont Ari Folman utilisa une chanson pour son film Valse avec Bachir et qui, depuis deux ans, part, le 6 juin, date anniversaire de la guerre des Six-Jours, le long du mur de séparation avec quelques musiciens et un camion en guise d’estrade pour jouer devant une banderole qui proclame « Make Israel small again ».

    Yeshayahu Leibowitz, mort en 1994, grand penseur et moraliste, religieux convaincu et sioniste affirmé, fut un critique féroce de l’occupation qui « détruit la moralité du conquérant ». Outré par la torture, il alla jusqu’à employer le terme de « judéo-nazis »… Or, constate l’historien « post-sioniste » Shlomo Sand, qui fait lui aussi référence à Leibowitz, « je n’ai pas vu l’Université se mettre en grève lorsqu’une succursale a été ouverte dans la colonie d’Ariel. Je n’ai entendu aucune de nos voix de la gauche sioniste prôner l’objection de conscience dans les territoires ou soutenir les refuzniks [qui refusent de servir dans l’armée]. Le BDS les met devant leurs contradictions… »

    Mais le malaise, explique-t-il, vient aussi du fait que, « en posant le droit au retour des réfugiés, le BDS questionne les conditions mêmes de la naissance d’Israël dans un pays encore hanté par la Shoah. Ce droit au retour ne peut être ignoré, mais il faut être honnête : on ne pourra pas accueillir 5 millions de réfugiés. Je soutiens le BDS à condition qu’il ne mette pas en danger l’existence d’Israël. »

    Une situation parfois absurde

    L’historien déplore aussi la « stupidité » de certains appels au boycott culturel. Les musiciens d’Apo and the Apostles, un Arménien de Jérusalem et trois Palestiniens de Bethléem, partagent sûrement son avis. Lorsque ces talentueux garçons qui mêlent leur folk-rock à des nuances orientales doivent se produire dans un festival de musique alternative arabe à Tel-Aviv, le BDS décrète que ce n’est pas acceptable parce qu’ils ne sont pas des « Palestiniens de 48 », ceux restés en Israël…

    Shady Srour aussi a quelques remarques à faire sur les censeurs du BDS : cinéaste palestinien de Nazareth, il a tourné un très joli film dans sa ville natale, Holy Air, où comment un homme essaie de s’en sortir en vendant de l’« air saint » aux touristes venus sur les traces de Jésus. C’est drôle, féministe, sexy, acide, « beckettien », plus grave lorsque les rêves sont empêchés par le seul fait de n’être pas un citoyen comme les autres.

    Mais le BDS ne rit pas : il a demandé son retrait d’un festival du film israélien à Londres, puis du Festival des cinémas arabes de l’Institut du monde arabe, à Paris, qui a congédié le réalisateur d’un bref courrier. « Je suis palestinien, mon père fut l’un de ceux chassés vers le Liban. Me boycotter, c’est m’empêcher d’affirmer mon propre récit face à celui des Israéliens. Le BDS vient chez moi pour me couper la langue… Aucun financement arabe ne m’est accordé parce que j’ai un passeport israélien, où est-ce que je trouve l’argent ? » On comprend que son film soit teinté de tristesse et d’absurde.

    #Palestine #Culture #Apartheid #BDS #Boycott_culturel


  • La Palestine, ce n’est pas seulement de la géographie, c’est notre façon à nous de faire la cuisine, de manger, de bavarder
    Shira Rubin, Eater, le 9 novembre 2018
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/11/15/la-palestine-ce-nest-pas-seulement-de-la-geographie-cest-notre-

    #Palestine #Nourriture

    Voir aussi :
    https://seenthis.net/messages/537468
    https://seenthis.net/messages/612651
    https://seenthis.net/messages/671981

    Cependant, non seulement les chefs deviennent de plus en plus créatifs tout en disposant de moins de ressources, mais ils s’efforcent aussi de défendre la cause de la “cuisine palestinienne” tout en prenant une position politique. Certains espèrent répertorier les recettes traditionnelles afin d’affirmer la présence de la Palestine sur la scène mondiale. D’autres cherchent à associer les techniques modernes aux ingrédients anciens, ce qui évoque la tendance dominante à la fusion constatée ailleurs, mais ils le font en s’inspirant de traditions locales et d’influences régionales. Pour la plupart, ces pratiques consistent à regarder d’un œil neuf la nourriture préparée par leur mère et leur grand-mère, celles que Kattan appelle “les gardiennes de la cuisine locale”.

    La Palestine, qui est l’un des centres agricoles les plus anciens du monde, a donné naissance à une cuisine diverse, essentiellement végétarienne, diététique depuis fort longtemps ; l’alimentation y a été influencée par des siècles d’invasions et de commerce. “Les frontières entre la Jordanie, Israël, la Palestine, la Syrie, le Liban sont récentes”, explique la cheffe Nof Atamna-Ismaïl, chercheuse en biologie moléculaire qui a remporté haut la main l’édition israélienne 2014 du concours MasterChef en y présentant des interprétations déstructurées de recettes classiques comme le baklawa. “Autrefois, nous appartenions tous à une vaste entité au sein de laquelle les aliments circulaient.” Mais à la différence d’autres cuisines de la région, la nourriture palestinienne est liée plus directement aux traditions, aux coutumes et aux récits des paysans et des Bédouins nomades qui peuplaient la Palestine historique.

    Mais aussi #Vol #appropriation_culturelle #racisme #colonialisme , avec beaucoup de liens sur le sujet ici, que je compilerai un jour :

    Joudie Kalla, chef et auteur du livre de cuisine Palestine on a Plate, raconte qu’elle s’est crispée quand elle a vu des restaurants israéliens se multiplier à Londres, sa ville natale. Des plats palestiniens traditionnels se voyaient étiquetés comme “israéliens” : les recettes employées, dit-elle, puisent largement dans la tradition culinaire palestinienne mais lui rendent rarement hommage. “Il ne s’agit pas de se battre contre les restaurants israéliens ; nous servons la même nourriture”, explique-t-elle. “Il n’y a pas à contester que les Juifs et les Israéliens mangent aussi cette nourriture, mais il faut dire qu’Israël est relativement nouveau et que nos grands-parents et les leurs ont mangé tout cela pendant des siècles.” Aussi a-t-elle entrepris de corriger les inexactitudes qu’elle constatait.


  • » Palestinian Teen Dies From Wounds Suffered On November 14 In Jerusalem
    IMEMC News - November 20, 2018 2:08 PM
    http://imemc.org/article/palestinian-teen-dies-from-wounds-suffered-on-november-14-in-jerusalem

    Palestinian teenage boy died, Tuesday, from serious wounds he suffered on, Wednesday November 14, 2018, allegedly after attempting to stab Israeli officers at a police station in occupied East Jerusalem.

    The Palestinian, identified as Abdul-Rahman Ali Abu Jamal , 17, from Jabal al-Mokabber, allegedly climbed the fence of a police station, and attacked the officers stationed there.

    An Israeli policewoman shot Jamal multiple times at the police station, which was built on Palestinian lands in Jabal al-Mokabber, seriously wounding him, and causing minor injuries to another police officer.

    Abu Jamal was moved to Shaare Zedek Medical Center, in Jerusalem, and remained in a critical condition until he succumbed to his wounds.

    Israeli sources claimed that three officers were lightly wounded in the same incident, and added that the medics “gave them first aid and took them to the hospital, fully conscious and in stable condition, and released them shortly after being admitted.”

    It is worth mentioning that, after in incident, dozens of soldiers and police officers repeatedly invaded Abu Jamal’s home, and detained five members of his family, including his mother, and took photos and measurements of the home, to demolish it later.

    #Palestine_assassinée


  • La fait-diversion de l’actualité | Gérard Noiriel
    https://www.acrimed.org/La-fait-diversion-de-l-actualite

    Avec l’autorisation de sa maison d’édition Agone, que nous remercions, nous reproduisons ci-dessous un sous-chapitre du livre de Gérard Noiriel, Une histoire populaire de la France, paru en septembre 2018. Ce chapitre [1], dédié à la « fait-diversion » de l’actualité, figure parmi bien d’autres extraits abordant la question des médias : l’apparition des intellectuels médiatiques réactionnaires dans les années 1980, le retour en force des faits divers à la télévision au cours de la même décennie, la transformation de la politique comme un spectacle médiatique, le rôle des médias dans l’apparition du « phénomène Jean-Marie Le Pen », l’impact du traitement médiatique actuel des faits divers liés à l’insécurité et à l’immigration sur la démocratie française, etc. Source : (...)


  • Territoires palestiniens occupés : des journalistes internationaux malmenés
    RFI - Publié le 18-11-2018 - Avec notre correspondante à Ramallah,Marine Vlahovic
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20181118-territoires-palestiniens-occupes-qalandiya-journalistes-internationaux-

    La Fédération internationale des journalistes, qui représente plus de 180 syndicats et 600 000 journalistes dans le monde entier, tient ce week-end une réunion de son comité exécutif à Ramallah, la capitale de l’Autorité palestinienne. Au cours d’une manifestation samedi 17 novembre pour demander la liberté de circulation, la délégation a été accueillie par des nuages de gaz lacrymogènes aux abords du checkpoint israélien de Qalandiya. Une agression inacceptable pour cette fédération et qui illustre les conditions de travail difficiles pour les journalistes locaux dans les Territoires palestiniens occupés.

    Munis de leur seule carte de presse que les journalistes se sont dirigés vers le checkpoint de Qalandiya, l’un des plus importants barrages militaires israéliens de Cisjordanie occupée, avant d’être accueillis par une salve de grenades lacrymogènes, sans aucune sommation de l’armée.

    Une agression physique « gratuite », dénonce le Belge Philippe Leruth, président de la Fédération internationale des journalistes : « Nous étions une trentaine, et nous avancions pacifiquement. On criait certains slogans comme "Liberté de la presse", "Les journalistes ne sont pas des terroristes", etc. J’ai couvert beaucoup de manifestations, et d’habitude la police intervient et dit :"Vous arrêtez, vous n’allez pas plus loin". Ici, pas du tout, on a entendu des détonations et les premières explosions de gaz lacrymogènes se sont produites. Depuis très longtemps les journalistes palestiniens nous informent de ce qu’ils vivent, mais quand vous l’expérimentez sur le terrain ça prend un tout autre relief. »(...)


  • En Italie, le maire de Riace s’est transformé en une figure de l’opposition à Salvini
    18 novembre 2018 Par Cécile Debarge
    https://www.mediapart.fr/journal/international/181118/en-italie-le-maire-de-riace-s-est-transforme-en-une-figure-de-l-opposition

    (...) « Mimmo, Milan est avec toi », crie la foule. « Mimmo », ce surnom est désormais celui de l’homme que tous attendent ce soir de fin octobre : Domenico Lucano, ancien maire de Riace, suspendu de ses fonctions. Arrêté le 2 octobre pour aide à l’immigration clandestine et attribution frauduleuse du marché de ramassage des ordures, le maire calabrais est devenu en un mois un symbole qui dépasse largement les frontières de sa Calabre natale, dans le sud du pays.

    Costume bleu marine et chemise blanche, Domenico tient le micro d’une main, l’autre lui servant à ponctuer chacune de ses phrases de grands gestes : « Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour une grande ville comme Milan m’accueillerait, je n’ai jamais eu comme objectif de devenir aussi célèbre, comme ça, à l’improviste, mais il y a une faim d’humanité. » Tonnerre d’applaudissements. « Riace nous montre qu’une autre humanité est possible », conclut Domenico Lucano. La salle se lève, applaudit, encore. Un homme brandit un journal sur lequel s’étale ce titre en grosses lettres : « Unis et solidaires contre le gouvernement ». Une voix entonne « Bella Ciao » avant que tout le monde ne reprenne en chœur.
    (...)
    « N’en faisons pas un martyr », commente sobrement le ministre de l’intérieur Matteo Salvini face à l’engouement croissant suscité par le maire de Riace. Un ton bien moins tranché que celui avec lequel il n’hésitait pas à qualifier Domenico Lucano de « zéro » au début de son mandat. Car les hashtags lancés dans la foulée de son arrestation – « Riace ne s’arrête pas » ou « Je suis Riace » – ne s’évanouissent pas au bout de quelques jours, comme c’est souvent le cas. C’est même plutôt le contraire : le mouvement de solidarité avec Riace et son maire déchu semble avoir réveillé une partie des Italiens.

    « Cette histoire a eu le mérite de libérer toutes ces énergies qui étaient là, mais n’avaient pas forcément été déployées par le passé », reconnaît Giulia Galera. La jeune femme fait partie des organisateurs de « Solidarity Poetry Riace », un événement organisé dimanche 4 novembre en soutien au modèle Riace. Aux quatre coins de l’Italie, mais aussi à Paris et dans plusieurs villes d’Espagne, une poésie d’Erri de Luca est lue, le moment est filmé puis posté sur les réseaux sociaux. (...)

    #Riace #DomenicoLucano


  • Gaza : 25 blessés par des tirs israéliens dont un cameraman d’AP, annonce le ministère de la Santé
    AFP - 19/11/2018
    https://www.lorientlejour.com/article/1144320/gaza-25-blesses-par-des-tirs-israeliens-dont-un-cameraman-dap-annonce

    Vingt-cinq Palestiniens ont été blessés par des tirs israéliens lundi dans le nord de la bande de Gaza, dont un caméraman travaillant pour l’agence de presse américaine Associated Press (AP), a annoncé le ministère de la Santé gazaoui.

    Le journaliste Rached Rachid a été touché par une balle à la cheville au moment où il filmait des centaines de Palestiniens manifestant près de la barrière séparant l’enclave palestinienne d’Israël, a dit le porte-parole du ministère. Il a été transporté à l’hôpital.

    Ces manifestations, qui ont lieu tous les lundis dans la localité de Beit Lahya, font partie du mouvement de protestation lancé fin mars dans l’enclave dirigée par le Hamas pour exige la levée du blocus israélien étouffant la bande de Gaza depuis plus d’une décennie.

    #marchecôtière


  • Airbnb to remove listings in Jewish West Bank settlements
    Noa Landau, Yotam Berger, Jack Khoury and Reuters Nov 19, 2018 6:11 PM
    https://www.haaretz.com/israel-news/airbnb-to-remove-listings-in-jewish-west-bank-settlements-1.6662443

    Home-renting company Airbnb Inc said on Monday that it had decided to remove its listings in Jewish settlements in the West Bank, enclaves that most world powers consider illegal for taking up land where Palestinians seek statehood. In response, Israel’s Tourism Minister Yariv Levin instructed the ministry to restrict the company’s operations across the country.

    A statement on Airbnb’s website said: “We concluded that we should remove listings in Israeli settlements in the occupied West Bank that are at the core of the dispute between Israelis and Palestinians.”

    It did not say when the decision, which according to Airbnb affects some 200 listings, would take effect. (...)

    #BDS

    • Airbnb se retire des colonies de Cisjordanie, menaces de sanctions israéliennes
      Par AFP — 19 novembre 2018 à 19:09 (mis à jour à 21:05)
      https://www.liberation.fr/planete/2018/11/19/airbnb-se-retire-des-colonies-de-cisjordanie-menaces-de-sanctions-israeli

      La plateforme de réservation de logements en ligne Airbnb a annoncé lundi qu’elle renonçait à faire des offres dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée, provoquant des menaces de sanctions de la part d’Israël.

      La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé par l’armée israélienne depuis plus de 50 ans. Les colonies qui y sont construites par Israël sont considérées comme illégales par la communauté internationale qui les voient comme l’un des principaux obstacles à la paix. Le gouvernement israélien conteste cette vision.

      « Nous avons conclu que nous devrions retirer de nos listes les logements dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée qui sont au cœur de la dispute entre Israéliens et Palestiniens », a indiqué dans un communiqué Airbnb.

      « Nous savons que des gens vont être en désaccord avec cette décision et nous respectons leur perspective. C’est une question controversée », a ajouté le texte.

      La plateforme indique que 200 logements sont répertoriés dans les colonies, mais ne précise pas quand cette mesure entrera en vigueur.

      Le ministre israélien du Tourisme Yariv Levin a immédiatement dénoncé dans un communiqué la décision « honteuse et malheureuse » d’Airbnb. « Notre ministère a commencé à préparer des mesures immédiates pour limiter les activités d’Airbnb » en Israël.

      Il a ajouté qu’il comptait lancer un programme pour encourager la location de courte durée de logements dans les colonies de Cisjordanie.

    • Airbnb n’offrira plus de locations dans les colonies juives de Cisjordanie
      Par Piotr Smolar Publié le 19 novembre à 22h03, mis à jour le 20 novembre 2018 à 08h59
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/11/19/airbnb-supprime-les-locations-dans-les-colonies-juives-de-cisjordanie-israel

      La chambre est vraiment peu séduisante mais le prix attractif – 36 euros la nuit – et les collines environnantes offrent un cadre naturel magnifique. Il était encore possible de la louer, mardi 20 novembre, sur le site d’Airbnb.

      Située dans la colonie juive d’Itamar au nord de la Cisjordanie, à proximité de Naplouse, cette offre doit pourtant être retirée, à une date inconnue. La célèbre plate-forme de location a choisi d’anticiper la publication d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) et s’est engagée dans un communiqué, publié le 19 novembre, à ne plus proposer de logements sis dans les colonies, soit environ 200 annonces.

      « Il existe des opinions opposées pour savoir si les entreprises devraient conduire des activités dans les territoires occupés qui sont soumis à des disputes historiques entre Israéliens et Palestiniens », commence prudemment le texte. Après une longue réflexion, l’entreprise a décidé de ne pas se réfugier uniquement derrière la loi américaine, qui l’autorise à mener ses activités en Cisjordanie.

      Elle évoque, parmi les motifs de son choix, les « souffrances humaines » que ces annonces peuvent susciter et leur lien avec le conflit. En revanche, Airbnb ne précise pas si Jérusalem-Est et le plateau du Golan, annexés par Israël sans reconnaissance internationale, étaient concernés par sa mesure.(...)

    • Airbnb efface de son site les propositions de location dans les colonies israéliennes
      19 novembre 2019 – Al Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine
      http://www.chroniquepalestine.com/airbnb-efface-de-son-site-les-propositions-de-location-dans-les-

      Al Jazeera – Le service mondial de location en ligne, Airbnb, a annoncé qu’il supprimerait ses annonces dans les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie occupée.

      La décision de lundi entraînera la suppression d’environ 200 annonces du site Web populaire d’hébergement, qui permet aux propriétaires de louer des chambres, des appartements et des maisons à des individus.

      « Nous avons conclu que nous devrions supprimer les inscriptions dans les colonies de peuplement israéliennes situées en Cisjordanie occupée qui sont au cœur du différend entre Israéliens et Palestiniens », indique un communiqué publié sur le site Internet d’Airbnb.

      La suppression des inscriptions aura lieu dans les prochains jours, a déclaré un porte-parole d’Airbnb à l’agence de presse Reuters.

      La société a déclaré être parvenue à cette conclusion sur la base d’un rapport interne servant à évaluer la manière dont elle gère les propositions dans les territoires occupés du monde entier.

      « La législation américaine autorise des sociétés telles qu’Airbnb à exercer des activités sur ces territoires. Parallèlement, de nombreux membres de la communauté internationale ont déclaré que les sociétés ne devraient pas y exercer leurs activités, estimant qu’elles ne devraient pas tirer profit de terres accaparées », dit la déclaration.

      « D’autres pensent que les entreprises ne devraient pas retirer leurs activités de ces zones », a ajouté le responsable.

      « Nous savons que des gens ne seront pas d’accord avec cette décision et tiendront à leur point de vue. C’est une question controversée. »

      Toutes les colonies israéliennes sont illégales au regard du droit international.

      Les listes d’hébergement de Airbnb en Cisjordanie occupée ont longtemps été critiquées par la communauté palestinienne et les défenseurs des droits de l’homme.


  • Gaza a donné au monde une leçon de dignité et de courage
    par Abdel Bari Atwan - 17 novembre 2018 – Raï al-Yaoum – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah
    http://www.chroniquepalestine.com/gaza-a-donne-au-monde-une-lecon-de-dignite-et-de-courage

    (...) En dépit du siège de famine imposé par Israël et certains pays arabes, les habitants de la bande de Gaza sont descendus dans les rues pour se réjouir, se félicitant mutuellement et distribuant des friandises, comme s’ils voulaient signifier que la guerre devrait durer plus longtemps. Cela a contredit Benjamin Netanyahou, qui a affirmé que les ennemis d’Israël avaient « imploré pour un cessez-le-feu ». Le Premier ministre israélien a expliqué qu’il était attentif à la voix des habitants du sud d’Israël qui avaient subi des bombardements, mais, a-t-il dit : « avec les responsables de la sécurité, je vois la situation générale de la sécurité d’Israël », et « le public peut parfois ne pas avoir connaissance de considérations décisives. Elles doivent être dissimulées à notre ennemi. »

    Netanyahou mentait. Ce sont les colons autour de Gaza qui ont « imploré » un cessez-le-feu après avoir été forcés de descendre dans leurs abris. Leurs écoles ont été condamnées à fermer leurs portes et leurs oreilles étaient remplies du son de sirènes d’alerte et de missiles volant au-dessus d’eux et explosant. (...)


  • La fronde de la CNCDH contre l’arrivée à sa tête d’Alain Jakubowicz -

    https://www.mediapart.fr/journal/france/171118/la-fronde-de-la-cncdh-contre-l-arrivee-sa-tete-d-alain-jakubowicz

    Édouard Philippe envisagerait de nommer à la tête de la Commission nationale consultative des droits de l’homme l’ancien président de la Licra, accusé d’avoir tenu des propos sexistes et de remettre en cause le concept d’islamophobie.

    La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) est actuellement le théâtre d’une fronde contre la nomination pressentie à la tête de l’institution d’Alain Jakubowicz, avocat et ancien président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), de 2010 à 2017.

    Alors que le mandat de la soixantaine de membres de la Commission arrive à échéance en fin d’année, le premier ministre aurait en effet déjà choisi le nom du remplaçant de son actuelle présidente, Christine Lazerges (atteinte par la limite d’âge au terme de son deuxième mandat). Au début du mois de novembre, l’information a même commencé à circuler au sein de la CNCDH, provoquant un réel émoi au sein de la vénérable institution, fondée en 1947 par René Cassin.

    Si le nom d’Alain Jakubowicz suscite un tel rejet, c’est en raison des nombreux propos controversés qu’il a pu tenir ces dernières années et qui lui ont valu d’être mis en cause par des associations de défense des droits de l’homme. L’avocat a notamment été accusé à plusieurs reprises de sexisme.

    Alain Jakubowicz. © Reuters
    En mai 2016 par exemple, interrogé sur la parité au sein du gouvernement, Alain Jakubowicz avait déclaré sur le plateau de CNews : « Avec 15 ministres, ça va être difficile, à moins peut-être qu’on ait un transgenre, ou je ne sais quoi. On est vraiment dans le délire. » Saisi par l’association Act Up, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) n’avait finalement pas prononcé de sanction, tout en soulignant « la grande maladresse des propos ».

    En janvier 2018, au cours d’une discussion sur Twitter avec l’association féministe et LGBT Les effronté-es, Alain Jakubowicz avait moqué la notion de « féminicide », avant d’ajouter : « Les violences faites aux femmes sont un sujet trop grave pour être confié aux féministes. »

    Autre point qui passe très mal auprès des membres de la CNCDH, l’ancien président de la Licra a, à plusieurs reprises, contesté l’existence même du « concept » d’islamophobie – pourtant validé par la CNCDH dans l’édition 2013 de son rapport annuel sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie – au motif qu’il serait instrumentalisé par « l’extrême gauche ».

    « Nous devons reprendre le combat contre cette imposture qu’est le concept d’islamophobie », twittait-il en novembre 2016. « Pour l’islam politique, “l’arabe” victime de racisme est devenu le “musulman” victime d’islamophobie », poursuivait-il, avant de conclure : « Une partie de l’extrême gauche, elle, oppose le Blanc forcément dominateur et le Noir, Arabe, musulman nécessairement opprimé. »

    Ces propos, tenus par un président d’une association de lutte contre le racisme, avaient à l’époque suscité quelques réactions en France. Le problème est que la CNCDH n’est pas une institution comme les autres, car elle est soumise au droit français, mais également au droit international, en tant que relais entre les autorités françaises et les différents organes des Nations unies. Une fois à la tête de la Commission, Alain Jakubowicz devra nécessairement participer à des procédures dans le cadre de l’ONU, impliquant des associations féministes, LGBT ou de lutte contre l’islamophobie, et y porter la voix de la France.

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    Au sein de la CNCDH, on craint fortement que la nomination d’une personnalité aussi clivante, et à la parole aussi vive, n’affaiblisse la position de la France au sein des Nations unies. De source interne, on avance même qu’elle hypothéquerait ses chances de prendre la présidence du Conseil des droits de l’homme qu’elle convoite.

    Geste rare, le bureau de la CNCDH a pris la plume le 6 novembre dernier pour écrire au premier ministre une lettre dans laquelle chaque mot est pesé, et que Mediapart a pu consulter. Si le nom d’Alain Jakubowicz n’apparaît pas, chaque argument est calibré sur les critiques qui lui sont faites. Alors que la nomination de son nouveau président n’a fait l’objet d’aucune consultation, la CNCDH rappelle que « la désignation de son (sa) futur(e) présidente(e) sera observée tant au niveau national qu’international. Elle doit respecter la procédure issue des Principes de Paris qui supposent une audition et un choix fondé sur des critères objectifs et transparents ».

    Elle rappelle également au premier ministre les enjeux internationaux de cette nomination. « Dans la perspective de l’examen de sa ré-accréditation auprès des Nations unies (mars 2019), la procédure de renouvellement des membres de la CNCDH doit se montrer exemplaire », écrit la Commission.

    « La légitimité de la candidature de la France au conseil des droits de l’homme des Nations unies, nécessaire et attendue, est directement liée au caractère incontestable de l’indépendance de son Institution nationale des droits de l’homme », insiste-t-elle. Concernant le profil du nouveau président, sa nomination « doit porter l’universalité des droits dans le cadre de l’intégrité des mandats dévolus à la CNCDH, est-il écrit. Elle doit garantir la sérénité des débats au sein d’une institution collégiale qui fait du pluralisme des idées la pierre angulaire de ses avis ».

    Si la lettre du bureau de la CNCDH multiplie les prudences et les formules diplomatiques, l’association Inter-LGBT, représentée au sein de la Commission, a de son côté mis les pieds dans le plat dans un autre courrier envoyé à Matignon mardi 14 novembre, que Mediapart a également pu consulter, puis dans un communiqué publié le lendemain.

    « Nous sommes particulièrement inquiets de la rumeur persistante annonçant la nomination à la présidence d’un candidat dont certaines prises de position radicales risqueraient d’empêcher l’institution de mener à bien ses missions », écrit l’association à Édouard Philippe. Le nom d’Alain Jakubowicz n’est toujours pas directement cité, mais cette fois, ses propos sont rapportés précisément.

    « Depuis avril 2018, vous avez confié à la CNCDH le mandat de rapporteur spécial indépendant sur la lutte contre les LGBTphobies (…). Comment pouvoir mener à bien cet engagement avec un président qui se permet des “blagues” transphobes, obligeant nos associations à saisir la Cnil ? Quelle sera notre crédibilité pour dialoguer avec l’ensemble des acteurs de la lutte contre la haine anti-LGBT dans ces circonstances ? », interroge l’Inter-LGBT.

    Concernant les propos d’Alain Jakubowicz sur les féminicides et les féministes, l’association estime que ces « déclarations sont non seulement sexistes, mais en opposition directe avec un de nos avis. La crédibilité de l’institution serait gravement atteinte par une telle nomination, d’autant que la CNCDH est aussi rapporteur indépendant sur la lutte contre la traite des êtres humains dont sont victimes majoritairement les femmes ».

    « Il y a eu des avis spécifiques sur les féminicides signés à l’unanimité des membres de la commission », précise à Mediapart Laurène Chesnel, représentante de l’Inter-LGBT au sein de la CNCDH. « Ses propos vont forcément poser un problème de cohérence de l’institution. D’autant que le président doit porter la voix de la CNCDH. » « Pour chaque avis, nous consultons, nous organisons des auditions avec toutes les associations concernées. Par exemple pour un rapport sur le racisme, on va nécessairement écouter des associations qui travaillent sur l’islamophobie. Comment voulez-vous interroger ces personnes si, dès le départ, vous niez leur ressenti ? »

    L’Inter-LGBT n’a reçu aucune réponse à son courrier, hormis un accusé de réception. Contactés par Mediapart, les services du premier ministre affirment de leur côté qu’« aucune décision n’a été prise » et qu’Édouard Philippe avait bien « pris connaissance » des courriers du bureau de la CNDCH et de l’Inter-LGBT mais que ceux-ci « n’appellent pas de réaction particulière ». Alain Jakubowicz n’a pas répondu pour l’heure à nos sollicitations.

    MOTS-CLÉS

    ALAIN JAKUBOWICZ CNCDH ISLAMOPHOBIE LICRA ONU SEXISME
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  • Putin’s interests in Syria and Lebanon are limiting Israel’s military options
    Playing chess with Hezbollah is one thing. Trying to figure out what Putin wants, in Syria and perhaps also in Lebanon, even as Hezbollah is trying to manufacture weapons there, is a completely different challenge
    Amos Harel - Nov 18, 2018 9:39 AM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-putin-s-interests-in-syria-and-lebanon-is-limiting-israel-s-milita

    One reason for Israel’s exceptional caution in dealing with Hamas in the Gaza Strip is its growing concern over the northern front. Though it may sound like a threadbare excuse, this seems to be one of the considerations driving Prime Minister Benjamin Netanyahu to decide, time after time, to try to reach a cease-fire in Gaza.

    The problem Israel faces in the north, in a nutshell, is the real danger that its operational window of opportunity is closing. In recent years, Israel has exploited the upheaval in the Arab world to expand its offensive activity, most of which is secret.

    Via hundreds of airstrikes and special operations, the army and the intelligence agencies have worked to distance the danger of another war and reduce the enemy’s operational capabilities in the event that war does break out.

    In Syria and Lebanon, the campaign initially focused on preventing Iran from smuggling advanced weaponry to Hezbollah. But over the last year or so, a new mission has been added – preventing Iran’s military entrenchment in Syria. This peaked with a flurry of incidents between the Israel Defense Forces and Iran’s Revolutionary Guards last winter and spring.

    A problem may also be developing in Lebanon. In his address to the United Nations General Assembly in September, Netanyahu warned of efforts by Iran and Hezbollah to set up missile production facilities in the Beirut area. Given the problems its smuggling operations had encountered, the Revolutionary Guards’ Quds force apparently decided it had to shorten the distance between the manufacturer and the customer by moving its efforts to improve the accuracy of Hezbollah’s rockets to Lebanon.

    Netanyahu’s speech did its job. In the three days between that speech and the tour of Beirut the Lebanese government conducted for diplomats to rebut it, someone worked hard to get rid of the evidence. But over the long run, Iran seems unlikely to abandon this effort.

    What’s even more worrying is that Putin has recently displayed increased interest in events in Lebanon. In the worst-case scenario, the defensive umbrella — both real and symbolic — that Russia has spread over northwest Syria would be expanded to Lebanon, further complicating Israel’s calculus.

    Even now, at least according to Arab media reports, Israel hasn’t conducted an airstrike in Lebanon since February 2014, when the IAF, apparently pursuing an arms convoy that had crossed the border from Syria, bombed a target in Janta, a few hundred meters to the Lebanese side of the Lebanon-Syria border.

    Hezbollah, which was willing to pretend the spit was rain as long as its convoys were being bombed on the Syrian side, immediately responded with a series of attacks by Druze residents of the Syrian Golan Heights.

    The cell’s commander, Lebanese terrorist Samir Kuntar, and his successor, Hezbollah’s Jihad Mughniyeh, were both subsequently killed in attacks attributed to Israel. Since then, Israel has confined its attacks to Syria.

    But playing chess with Hezbollah is one thing. Trying to figure out what Putin wants, in Syria and perhaps also in Lebanon, even as Hezbollah is trying to manufacture weapons there, is a challenge of a completely different order of magnitude.

    Netanyahu was presumably hinting at this problem, among others, when he spoke about security considerations that he can’t share with the public, at the memorial for Paula Ben-Gurion earlier this week.

    #IsraelRussie


  • Affaire Khashoggi : Washington envisage l’expulsion de Gülen pour calmer Ankara - France 24
    https://www.france24.com/fr/20181116-etats-unis-turquie-trump-erdogan-affaire-khashoggi-expulsion-gule

    La Maison Blanche chercherait un moyen d’expulser l’imam turc Fethullah Gülen, exilé aux États-Unis depuis 1999, pour convaincre Ankara de cesser de faire pression sur Riyad au sujet de l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, selon NBC News.

    L’administration Trump continue d’étudier la demande turque d’extradition du prédicateur Fethullah Gülen, honni par le président Recep Tayyip Erdogan et accusé par Ankara d’avoir orchestré le putsch manqué de 2016, a déclaré jeudi 15 novembre le département d’État américain.

    Selon NBC News, la Maison Blanche se penche sur les possibilités juridiques d’expulser le prédicateur islamiste, installé aux États-Unis depuis 1999. Une des options envisagées consisterait à le contraindre à s’installer en Afrique du Sud.

    Selon quatre sources citées par la chaîne, le ministère de la Justice et le FBI ont été invités à rouvrir le dossier. NBC News rapporte que cela s’inscrit dans un effort diplomatique pour que Recep Tayyip Erdogan relâche la pression sur l’Arabie saoudite après l’assassinat de l’éditorialiste saoudien Jamal Khashoggi.

    (...) Elle n’a en revanche pas clairement démenti les informations de NBC sur des réflexions au sein de l’administration de Donald Trump sur une possible solution pour faire partir le prédicateur.

    #mbs #usa #turquie


  • L’Assemblée Générale de l’ONU vote en faveur de 8 résolutions sur le Palestine
    2M - 17/11/2018 à 12:31
    http://www.2m.ma/fr/news/lassemblee-generale-de-lonu-vote-en-faveur-de-8-resolutions-sur-le-palestine-2018

    L’Assemblée générale des Nations unies a voté, ce samedi 17 novembre, en majorité en faveur de huit résolutions sur la Palestine. Il s’agit d’un nouveau soutien de la communauté internationale à la cause palestinienne en dépit des tentatives menées pour l’affaiblir et la contrecarrer.

    L’observateur permanent de la Palestine auprès de l’ONU, Riyad Mansour, a indiqué suite à ce vote que « l’Assemblée générale de l’ONU a voté en faveur de quatre résolutions relatives à l’Office de secours des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) et de quatre autres sur les pratiques des forces d’occupation israéliennes dans les territoires palestiniens occupés », a rapporté l’agence Wafa, (Wikalat al-Anba’ al-Falestinya).

    L’agence de presse palestinienne a affirmé d’après Riyad Mansour toujours que ce vote de la communauté internationale est une « preuve du soutien permanent à la cause palestinienne ».

    Ces textes de résolution ont été entérinés par 155 voix pour et 5 contre, à savoir, (Etats-Unis, Canada, Israël, Iles Marshall, Etats fédérés de Micronésie), tandis que 10 pays se sont abstenus (Australie, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guatemala, Honduras, Mexique, Palaos, Rwanda, Iles Salomon, Togo).

    Il s’agit, entre autres, des projets de résolution portant sur les « personnes déplacées à la suite des hostilités de juin 1967 et des hostilités qui ont suivi », des « opérations de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient » et « des propriétés des réfugiés de Palestine et leurs revenus ».

    L’Assemblée générale de l’ONU a approuvé, également, un projet de résolution sur « l’applicabilité de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre du 12 août 1949, aux territoires palestiniens occupés, y compris El Qods-Est et aux autres territoires arabes occupés » et un projet relatif aux « Travaux du Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés ».

    #PalestineONU



  • At least 40 Palestinians injured in Gaza protests
    Nov. 16, 2018 5:28 P.M.
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=781820

    GAZA CITY (Ma’an) — At least 40 Palestinians were injured by Israeli forces’ live fire during the 34th Friday of “The Great March of Return” protests alongside the eastern borders of the besieged Gaza Strip.

    Spokesperson of the Ministry of Health in Gaza, Ashraf al-Qidra, confirmed that 40 injuries arrived to hospitals for treatment.

    Palestinian protesters had arrived at the eastern borders of the Gaza Strip to take part in protests of the 34th Friday of return and breaking the siege protests.

    Israeli soldiers deployed at the borders opened live fire at protesters in the return camp of eastern al-Breij refugee camps in the central Gaza Strip, and in return camps in eastern Rafah of the southern Gaza Strip.

    #Gaza #marcheduretour


  • Reportage International - Gaza : les amputés de la « Marche du retour » sont un défi pour une société exsangue
    Reportage à Gaza de Hassan Jaber et Guilhem Delteil - vendredi 16 novembre 2018
    Gaza : les amputés de la « Marche du retour » sont un défi pour une http://www.rfi.fr/emission/20181116-gaza-amputes-marche-retour-sont-defi-une-societe-exsangue

    Ce sont plus de 22 000 Gazaouis qui ont été blessés par l’armée israélienne depuis le début de la « Marche du retour », ce mouvement de protestation lancé fin mars pour réclamer la fin du blocus imposé à l’enclave palestinienne. Et selon le ministère palestinien de la Santé, 69 d’entre eux au moins garderont des séquelles à vie. Plusieurs dizaines de Gazaouis ont dû être amputés. Et c’est toute leur vie qui a été bouleversée.

    #Gaza


  • A l’encontre » Israël/Palestine. Couper des oliviers palestiniens, pour s’emparer, demain, de terres
    Par Amira Hass Article publié dans le quotidien Haaretz, le 5 novembre 2018 ; traduction A l’Encontre
    http://alencontre.org/moyenorient/palestine/israeel-palestine-couper-des-oliviers-palestiniens-pour-semparer-demain-

    Une vidéo du 4 octobre 2018 évoque la scène d’une récolte d’olives. Après tout, c’est la saison. Deux jeunes, dont au moins un est mineur, tiennent une grande bâche. Le plus petit d’entre eux tient un bâton et donne des coups à un arbre [pour faire tomber les olives], mais plutôt que de récolter les olives, les coups cassent les branches de l’olivier.

    Les oliviers du village palestinien de Burin, en Cisjordanie, dans le nord de la Cisjordanie, n’appartiennent pas à ces jeunes hommes, et personne ne leur a donné la permission de récolter des olives dans cette oliveraie à l’ouest du poste de contrôle de Hawara. Ils sont indubitablement juifs, comme l’indiquent clairement leurs kippas blanches, leurs papillotes et leurs franges rituelles tzitzit.

    On a demandé à un résident de Burin, qui sera identifié ici seulement comme N., de filmer ce qui se passait. Il a réussi à arriver sur les lieux environ 20 minutes plus tard. Il a appelé la police et, à leur arrivée, 15 à 20 minutes plus tard, il avait réussi à filmer les jeunes hommes donnant des coups contre trois arbres. (...)


    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-tree-terror-settlers-attack-palestinian-farmers-produce-israel-doe


  • Les efforts d’Israël pour contrôler le discours mondial ont contaminé le domaine médical
    14 novembre | Ghada Karmi pour Middle East Eye |Traduction CG pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/les-efforts-d-israel-pour.html

    Infiltrer chaque aspect de la vie publique dans une tentative pour contrôler le discours mondial peut bien faire écran temporairement aux crimes d’Israël - mais à long terme, cela ne fera que révéler Israël comme le méchant.


  • » Long-time Palestinian Hunger Striker Khader Adnan Released from Prison
    IMEMC News - November 15, 2018 12:30 AM
    http://imemc.org/article/long-time-palestinian-hunger-striker-khader-adnan-released-from-prison

    After a 58-day hunger strike which included several days of refusing water as well as food, Khader Adnan has been freed from Israeli prison.

    This was Adnan’s third such hunger strike – in 2011 he engaged in a 66-day long hunger strike, and in 2014 he again undertook a ‘hunger strike to the death’ of 55 days. He became a symbol of Palestinian hunger-striking prisoners and their steadfast resistance to the horrific conditions and brutality of Israeli detention facilities.

    Adnan has been repeatedly imprisoned by Israeli authorities, who accuse him of being a member of a ‘banned organization’, Islamic Jihad. But he has never been accused of engaging in any violent action or taking part in armed resistance, simply of being considered a ‘security risk’, which has landed him in prison for months and even years at a time without specified charges. He has spent a total of eight years in Israeli prisons.

    This most recent imprisonment lasted eleven months, with no charges filed against him. He is one of hundreds of Palestinian prisoners held without charges under so-called ‘administrative detention’, in which Israeli authorities imprison Palestinians indefinitely with no charges or access to a legal system of trials and appeals. (...)

    #Khader_Adnan



  • ساعد بإصلاح مركبة للاحتلال.. مدير شرطة الخليل يوقف عن العمل
    http://www.aljazeera.net/home/Getpage/f6451603-4dff-4ca1-9c10-122741d17432/1acac963-ac99-45d7-ba49-2bf3e33ed03e

    Commentaires amers sur les réseaux palestiniens à propos de cette photo où l’on voit le responsable de la police d’Hébron dépanner lui-même un véhicule de l’armée israélienne. On se moque notamment beaucoup des larbins de la collaboration avec Israël.

    #palestine


  • Un Palestinien tué par des tirs israéliens à la frontière (ministère à Gaza)
    AFP / 14 novembre 2018 14h09
    https://www.romandie.com/news/Un-Palestinien-tu-par-des-tirs-isra-liens-la-fronti-re-minist-re-Gaza/971440.rom

    Gaza (Territoires palestiniens) - Un Palestinien a été tué mercredi dans le nord de la bande de Gaza par des tirs israéliens à la frontière, a annoncé le ministère de la Santé de l’enclave.

    Nawaf al-Aatar , 20 ans, a été tué alors qu’il pêchait les pieds dans l’eau près de la frontière, ont indiqué des sources de sécurité palestiniennes. Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne ne s’est pas prononcée sur les faits dans un premier temps.

    #Palestine_assassinée

    • Gaza fisherman shot, killed by Israeli navy
      Nov. 14, 2018 4:57 P.M. (Updated : Nov. 14, 2018 4:57 P.M.)
      http://www.maannews.com/Content.aspx?id=781796

      GAZA CITY (Ma’an) — A Palestinian fisherman was shot and killed by Israeli naval forces, on Wednesday evening, off the coast of the northern besieged Gaza Strip.

      Spokesperson of the Gaza Ministry of Health, Ashraf al-Qidra, confirmed that one Palestinian fisherman was killed, identifying him as Nawwaf al-Attar , 20, from Beit Lahiya in the northern Gaza Strip.

      Al-Qidra added that al-Attar arrived dead to the Indonesian Hospital with an explosive bullet in his abdomen.

      Israeli naval forces had opened fire at Palestinian fishermen working at three nautical miles off the coast of the northern Gaza Strip, forcing them to head back to work at one nautical mile.

      Head of the Fishermen Committees in the Union of Agricultural Work Committees, Zakaria Bakr, had confirmed earlier Wednesday, that the Palestinian Ministry of Agriculture informed fishermen to resume work along the besieged Gaza Strip’s coast.


  • Israel’s defense chief resigns, slams Netanyahu for ’surrendering to Hamas terror’
    Haaretz.com - Chaim Levinson Nov 14, 2018 12:47 PM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-israel-s-political-arena-holds-breath-as-defense-chief-calls-surpr

    Defense Minister Avigdor Lieberman announced his resignation on Wednesday and called for elections to be held as soon as possible, saying he hopes a date will be set by Sunday. Lieberman said of all the members of his party, Yisrael Beiteinu, will quit the coalition.

    However, a senior source in Likud, Prime Minister Benjamin Netanyahu’s party, said that elections are not neccessarily the next step and added that Netanyahu will initially take on Lieberman’s portfolio. Lieberman, who heads Yisrael Beiteinu, will retake his Knesset seat following his resignation, as provided for by law.

    “I didn’t look for reasons to quit,” Lieberman said. “I tried to remain a loyal government member, in the cabinet, keep differences internal even at an electoral cost.” The two turning points, he said, were the millions of dollars in cash delivered from Qatar to Gaza, and the cease-fire Israel reached with Hamas on Tuesday.

    “There is no other definition, no other significance, but a capitulation to terror,” he said, adding: “What we are doing now as a country is buying short-term quiet at the cost of our long-term security.”

    “It is no secret there were differences between the prime minister and I,” he said. “I did not agree to allow entry of Qatari money [into Gaza], and I had to allow it only after the prime minister announced it.” Lieberman said similar differences revolved around the evacuation of the West Bank Bedouin village of Khan al-Ahmar.

    Yisrael Beiteinu’s departure means Netanyahu still holds a Knesset majority of 61 seats to maintain the coalition. Another key coalition partner in Netanyahu’s government, Habayit Hayehudi (headed by Education Minister Naftali Bennett) said that unless the defense portfolio goes to Bennett, the party will also quit the coalition.

    Hamas, which controls the Gaza Strip, said Lieberman’s resignation is a recognition of Israel’s defeat in this week’s military confrontation with the Islamic group.

    Following the cabinet meeting on Tuesday, Lieberman and Education Minister Naftali Bennett published statements against the truce reached with Hamas. Sources said that as soon as the latest round of fighting erupted, Lieberman demanded a “harsh, decisive” move against Hamas. Sources near Bennett say that his opposition to the cease-fire was clear as could be.

    Other sources, however, say that ultimately, the ministers unanimously supported the defense establishment’s position that action should be taken to restore the calm.

    According to associates of Lieberman, the Prime Minister’s Office’s claim on Tuesday that he had supported the cease-fire agreement that was reached to end hostilities in Gaza infuriated him.

    Senior Hamas official Husan Badran said Tuesday, the third day of hostilities, that “if Netanyahu is interested in ending this round, he must fire [Defense Minister] Lieberman, who in his foolish conduct caused the escalation.”

    In recent weeks, Lieberman and Bennett have publicly argued between them about Gaza and Israel’s actions there. Last month, Bennett charged Lieberman of a weak, left-wing defense policy, while Lieberman retorted that in cabinet meetings, Bennett says the opposite of what he says in public.

    Lieberman and the cabinet were divided about the sale of gasoline and natural gas to Gaza, and in defense forums, it was decided that the defense minister may not make decisions on the subject without the cabinet’s agreement. The ministers were surprised last month by Lieberman’s decision to cut off the fuel supply to Gaza, a decision he made on his own, in contradiction to the position of the defense establishment. Netanyahu and the cabinet members heard of the decision for the first time through the media.


  • Despite ceasefire talks: 1 Palestinian killed, 3 injured in Israeli airstrikes
    Nov. 13, 2018 4:40 P.M. (Updated: Nov. 13, 2018 4:44 P.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=781785

    GAZA CITY (Ma’an) — One Palestinian was killed and at least three others were injured in Israeli airstrikes targeting the besieged Gaza Strip, on Tuesday afternoon, despite reports of ceasefire agreement.

    Israeli warplanes carried out airstrikes targeting a group of Palestinians in the northern Gaza Strip, killing one Palestinian.

    Medical sources identified the killed Palestinian as Khalid Akram Youssef Maarouf, 29.

    Sources added that Maarouf’s death raises the death toll of Palestinians killed in the Gaza Strip, since Monday evening, to seven. More than 30 Palestinians were injured during the airstrikes.

    Three Palestinians were also injured during Israeli airstrikes targeting Khan Younis in the southern Gaza Strip, on Tuesday afternoon.

    Hebrew-language news outlets reported that talks of ceasefire were made.

    #Palestine_assassinée