Ludovic Bablon

Romancier styliste, poète lyrique, critique mordant, musicien techno-classique, polémiste libertaire, autobiographe douloureux, prof autonome de l’art narratif. Vit à Berlin - 75% de votes à gauche aux dernières élections :-) (CDU 20%, FDP quelques %, et extrême-droite = 0. Le pays fasciste, aujourd’hui, c’est la France.)

  • La Hongrie dépénalise les symboles totalitaires. En France, la loi Gayssot interdit aux négationnistes, aux pro-génocide et aux racistes de s’exprimer. En Hongrie, une telle restriction de la liberté d’expression vient d’être déclarée retirée du code pénal.
    http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/3456561-ader-le-communisme-ete-concu-dans-le-crime

    Sa déclaration intervient après l’invalidation par la Cour constitutionnelle, le 19 février, de certains passages du Code pénal interdisant l’utilisation de symboles associés aux dictatures communiste et nazie.

    La loi, votée il y a 20 ans, punissait le port de symboles comme les badges SS, les croix fléchées du parti nazi hongrois, le marteau, la faucille et l’étoile rouge communistes, ou des images incluant ces symboles. La Cour a expliqué que ces passages étaient trop flous.❞

  • Le niveau scolaire baisse, cette fois-ci c’est vrai !
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/20/le-niveau-scolaire-baisse-cette-fois-ci-c-est-vrai_1835461_3232.html

    A force de crier au loup, c’est en vain qu’on appelle au secours s’il surgit... On a tellement dénoncé la baisse du niveau, alors qu’il montait, comme le montraient les évaluations faites à la veille du service militaire, lors des « trois jours », qu’aujourd’hui l’opinion ne s’alarme guère, alors qu’il baisse pour de bon.

    Il faut pourtant sonner le tocsin. Tous les indicateurs sont au rouge. Dans les fameuses enquêtes PISA, la France est passée entre 2000 et 2009, pour la compréhension de l’écrit, du 10e rang sur 27 pays au 17e sur 33.

    La proportion d’élèves qui ne maîtrisent pas cette compétence a augmenté d’un tiers, passant de 15,2 %, à 19,7 %. En mathématiques, nous reculons également et nous sommes dans la moyenne maintenant, alors que nous faisions partie du peloton de tête.

    Ces chiffres gênent : on les conteste. Ce sont des évaluations de compétences à 15 ans, qui mesurent indirectement les acquisitions scolaires...

    Et pour ne pas risquer d’être mal jugés, nous nous sommes retirés de l’enquête internationale sur les mathématiques et les sciences. Mieux vaut ne pas prendre sa température que de mesurer sa fièvre.

    Mais cela ne l’empêche pas de monter. Les données s’accumulent.

    Voici une autre enquête internationale qui, elle, fait référence aux programmes scolaires (Pirls). Elle porte sur les compétences en lecture après quatre années d’école obligatoire, donc à la fin du CM1.

    En 2006, sur 21 pays européens, la France se place entre le 14e et le 19e rang selon les types de textes et les compétences évaluées.

    Les enquêtes nationales vont dans le même sens. Le ministère a publié une synthèse des évaluations du niveau en CM2 de 1987 à 2007 (note d’information 08 38).

    Si le niveau est resté stable de 1987 à 1997, il a en revanche nettement baissé entre 1997 et 2007. Le niveau en lecture qui était celui des 10 % les plus faibles en 1997 est, dix ans plus tard, celui de 21 % des élèves.

  • Décidément, c’est la guerre mondiale du cannabis en ce moment. Les renards enfumés sortent du bois eux aussi. Une liberté aussi simple implique de battre l’Etat dans son propre langage au plus haut niveau juridique pour qu’il veuille bien nous lâcher la jambe, on voit que vraiment il sait gérer nos libertés ce bâtard.

    Recours constitutionnel des Clubs Compassion | Hugo De Grandpré | Actualités judiciaires
    http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/justice/actualites-judiciaires/201302/22/01-4624661-recours-constitutionnel-des-clubs-compassion.php

    (Ottawa) Des Clubs Compassion de Montréal sont engagés dans une nouvelle bataille constitutionnelle. La Presse a appris que 4 des quelque 38 personnes arrêtées lors de raids policiers de juin 2010 ont demandé aux tribunaux d’invalider des dispositions de la loi sur les drogues et le règlement sur la marijuana médicale.

    Marc-Boris St-Maurice et Charles Michael McKenzie, qui géraient le Centre Compassion du boulevard Saint-Laurent à Montréal, ont déposé à la Cour supérieure en janvier un « Avis d’intention de soulever l’inconstitutionnalité » du règlement fédéral sur la marijuana médicale et de certaines dispositions la Loi règlementant certaines drogues et autres substances.

    Ces procédures s’ajoutent à celles déposées quelques semaines plus tôt par deux administratrices d’un autre groupe, le Club Compassion de la rue Papineau. Marianita Hamel et Geneviève Simon-Potvin affirment elles aussi que ces règles sont contraires à la Charte canadienne des droits et libertés, et demandent qu’elles soient déclarées inconstitutionnelles.

  • Le mandat de Sarkozy à la tête de Tout a été un grand moment de chasse aux schizophrènes dangereux. On a vu qu’il rôdait encore assez de maniaques pour justifier des plans vigipirates partout en France.

    On voit en ce moment que le cannabis menace l’ordre public franco-vallsien avec la dernière indécence, ils organisent donc une chasse aux fumeurs et toujours plus de saisies - ils sont très clients du cannabis.

    Et pendant ce temps...

    Un Français sur quatre sous psychotropes ! - Doctissimo
    http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2003/mag1121/ps_7222_psychotropes_consommation_francais.htm

    Nous sommes les plus gros consommateurs de psychotropes du monde. Et cette situation ne cesse d’empirer. Plus d’un quart des Français consomme des anxiolytiques, des antidépresseurs, des somnifères et autres médicaments pour le mental. 150 millions de boites sont prescrites chaque année. Détail de ces pratiques.

    En 2000, l’assurance maladie a remboursé plus de 150 millions de boites de médicaments psychotropes. Et la consommation ne cesse d’augmenter !

    Les anxiolytiques ou calmants (17,4 % de la population a eu au moins une prescription dans l’année précédente) ;
    Les antidépresseurs (9,7 %) ;
    Les hypnotiques ou somnifères (8,8 %) ;
    Les neuroleptiques (2,7 %)
    Les médicaments de la dépendance alcoolique (0,5 %) ;
    Le lithium (0,1 %).

  • Toute l’Europe : Comparatif : Les droits de l’homme en Europe
    http://www.touteleurope.eu/fr/actions/citoyennete-justice/securite-justice/presentation/comparatif-les-droits-de-l-homme-en-europe.html

    ❝Comparatif sur les droits de l’homme en Europe

    Les 27 pays de l’Union européenne ont tous ratifié la Convention européenne des droits de l’homme et reconnaissent ainsi la compétence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), chargée de veiller au respect de la Convention par les Etats.

    Institution du Conseil de l’Europe (qui regroupe 47 Etats, à ne pas confondre avec le Conseil Européen ou le Conseil de l’Union européenne), la CEDH peut, si elle juge qu’un pays viole certains droits de l’homme énoncés dans la Convention, rendre un arrêt obligatoire qui le condamne. L’Etat condamné est généralement contraint de verser une certaine somme de réparation ou de frais, et doit bien sûr prendre des mesures pour que la violation ne se répète pas.

    Le comparatif ci-dessus comptabilise les condamnations (arrêts constatant au moins une violation) de chaque Etat par la CEDH à partir de 1998, date à laquelle les 27 avaient déjà tous ratifié la Convention européenne des droits de l’homme.

    Sur les 7856 arrêts rendus par la CEDH entre 1998 et 2008 pour les 47 Etats (certains Etats hors UE ayant ratifié la Convention pendant cette période), c’est ainsi l’Italie qui obtient, de loin, le plus mauvais score, avec 1386 condamnations entre 1998 et 2008. Elle est suivie par la Pologne (520) et la France (489).

  • Cannabis Sans Frontières - La guerre ratée contre la drogue mise à mal par trois évolutions majeures

    Par Jorge G. Castañeda, Professeur de science politique à l’Université de New York

    http://cannabissansfrontieres.org/la-guerre-ratee-contre-la-drogue,780.html

    MEXICO CITY – Il y a tout d’abord eu le référendum sur la légalisation du cannabis dans les États américains du Colorado et de Washington le 6 novembre. Pour la première fois, les électeurs du pays qui est le plus gros consommateur de drogues illicites en général, et du cannabis en particulier, ont approuvé, avec une majorité confortable, des projets de loi qui autorisent la possession, la production et la distribution de cannabis.

    Bien qu’une initiative similaire ait échoué en Oregon, et que la Proposition 19 (un projet de loi qui prévoyait une légalisation limitée du cannabis) ait été rejetée en Californie en 2010 (par une majorité de 7 pour cent), l’issue des référendums dans les États du Colorado et de Washington a envoyé un message éloquent au reste des Etats-Unis. Ces résultats n’ont pas seulement donné lieu à un conflit entre la loi fédérale et la législation de ces États, mais également souligné un changement d’attitude analogue à celui concernant le mariage homosexuel.

    Mais la réaction du président Obama à ces référendums, dans deux États qui ont largement voté en faveur de sa réélection, est tout aussi importante. Les défis politiques et juridiques posés par ces nouvelles lois ne sont pas minces : la marijuana est toujours un produit illicite aux termes de la loi fédérale américaine et des conventions internationales ratifiées par les Etats-Unis. Sur d’autres questions – notamment l’immigration – Obama a indiqué que l’autorité fédérale avait la primauté sur la législation des États. Le sujet reste par ailleurs sensible : si des sondages d’opinion réalisés en 2012 montrent pour la première fois qu’une petite majorité des Américains est favorable à la légalisation du cannabis, une grande partie de la population s’y oppose vivement.

    Lors d’une interview le 14 décembre, Obama a émis trois points de vue novateurs : il a tout d’abord indiqué que l’application de la loi fédérale sur le cannabis dans les États du Colorado et de Washington n’était pas une priorité de son administration, qui a « d’autres chats à fouetter ». Il a ensuite réitéré son opposition personnelle à la légalisation, en ajoutant « à ce stade ». Pour la première fois, un président en exercice a sous-entendu qu’un changement de la ligne politique à ce sujet était possible, voire probable. Enfin, Obama a préconisé la tenue d’un « débat national » sur la question de la législation fédérale par rapport à celle des États à ce sujet. L’importance de ces déclarations ne doit pas être sous-estimée.

    Le troisième changement de ces derniers mois est intervenu dans les principaux pays fournisseurs de drogues : au Mexique, par lequel transitent pratiquement toutes les drogues à destination des Etats-Unis – cocaïne, héroïne, marijuana et métamphétamines. Le 1er décembre, Enrique Peña Nieto a succédé à Felipe Calderon comme président. Comme ailleurs, la période de transition a permis d’examiner les politiques du gouvernement sortant, même si la nouvelle administration n’entend pas modifier ces politiques à court terme. Heureusement pour le Mexique, l’histoire semble juger sévèrement la « guerre à la drogue » de Calderon.

    Fin novembre, le Washington Post a publié des documents internes du gouvernement mexicain, communiqués au correspondant local du journal, montrant que plus de 25.000 personnes ont disparu au cours du mandat de six ans de Calderon, en sus des quelques 60.000 morts directement liés aux guerres entre narcotraficants. L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch a envoyé une lettre ouverte au nouveau président, lui demandant ce qu’il comptait faire au sujet des milliers de Mexicains disparus. Ensuite, par une série de fuites et de déclarations explicites, la nouvelle administration a souligné le coût élevé, aux plans juridique, bureaucratique et financier, de l’action du gouvernement sortant, et que la criminalité, sous diverses formes, était en nette hausse malgré l’augmentation des dépenses consacrées à la sécurité et à l’application des lois.❞

  • Toute l’Europe : Comparatif : Les droits de l’homme en Europe
    http://www.touteleurope.eu/fr/actions/citoyennete-justice/securite-justice/presentation/comparatif-les-droits-de-l-homme-en-europe.html

    Comparatif sur les droits de l’homme en Europe

    Les 27 pays de l’Union européenne ont tous ratifié la Convention européenne des droits de l’homme et reconnaissent ainsi la compétence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), chargée de veiller au respect de la Convention par les Etats.

    Institution du Conseil de l’Europe (qui regroupe 47 Etats, à ne pas confondre avec le Conseil Européen ou le Conseil de l’Union européenne), la CEDH peut, si elle juge qu’un pays viole certains droits de l’homme énoncés dans la Convention, rendre un arrêt obligatoire qui le condamne. L’Etat condamné est généralement contraint de verser une certaine somme de réparation ou de frais, et doit bien sûr prendre des mesures pour que la violation ne se répète pas.

    Le comparatif ci-dessus comptabilise les condamnations (arrêts constatant au moins une violation) de chaque Etat par la CEDH à partir de 1998, date à laquelle les 27 avaient déjà tous ratifié la Convention européenne des droits de l’homme.

    Sur les 7856 arrêts rendus par la CEDH entre 1998 et 2008 pour les 47 Etats (certains Etats hors UE ayant ratifié la Convention pendant cette période), c’est ainsi l’Italie qui obtient, de loin, le plus mauvais score, avec 1386 condamnations entre 1998 et 2008. Elle est suivie par la Pologne (520) et la France (489).

    A l’inverse, si tous les pays ont déjà été condamnés par la CEDH, 2 seulement l’ont été moins de 10 fois : c’est le cas de l’Irlande (6) et du Danemark (5).

  • http://www.infosuicide.org
    IDEES SUICIDAIRES
    SOURCE INFO BEH Bulletin épidémiologique hebdomadaire N° 47-48/2011

    Selon les données du Baromètre santé 2010, 3,9% des personnes interrogées ont déclaré avoir pensé à se suicider au cours des 12 derniers mois.

    Les femmes sont en proportion plus nombreuses (4,4%) que les hommes (3,4%) à déclarer avoir eu des pensées suicidaires au cours de l’année.
    Les différences entre hommes et femmes ne sont observées que dans les tranches d’âge les plus jeunes (4,0% des 15-25 ans chez les femmes contre 2,4% chez les hommes) ou les plus élevées (4,4% des femmes de 55-85 ans contre 2,5% des hommes de la même tranche d’âge).
    Entre 26 et 54 ans, les niveaux de pensées suicidaires sont relativement proches entre hommes et femmes (3,9% entre 26 et 34 ans, 4,1% entre 35 et 44 ans, 5,1% entre 45 et 54 ans).
    C’est entre 45 et 54 ans que l’on observe la plus forte prévalence de pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois (5,1% chez les hommes et 5,2% chez les femmes ; figure 2).

    D’autres caractéristiques que le sexe féminin ou l’âge (45-54 ans) sont associées aux pensées suicidaires, y compris après contrôle des effets de structure. Les facteurs les plus fortement liés à la présence d’idées suicidaires diffèrent peu selon le sexe.

    Chez les hommes, apparaissent dans l’ordre d’importance : le fait d’avoir subi des violences sexuelles au cours de la vie, le fait d’avoir subi des violences (hors violences sexuelles) au cours des 12 derniers mois, le fait de vivre seul, le fait d’être au chômage, et la consommation quotidienne de tabac.

    On retrouve chez les femmes l’ensemble de ces facteurs. Quelques nuances méritent cependant d’être soulignées.
    Le facteur qui occupe la troisième place chez les femmes est la consommation d’alcool à risque chronique au sens du test AUDITC4, facteur qui n’apparaît pas chez les hommes.
    Chez les hommes comme chez les femmes, un faible niveau de revenu est également associé à la survenue de pensées suicidaires, mais pas le niveau de diplôme.
    Le chômage et la consommation quotidienne de tabac sont, comme chez les hommes, associés aux pensées suicidaires.
    On remarque enfin que, chez les femmes, la situation d’inactivité au sens large apparaît propice à la survenue de pensées suicidaires, alors que chez les hommes, seule la situation de chômage l’est.

  • Qui sont les criminelles ? - Les coulisses du crime féminin
    http://crimefeminin.free.fr/qui-sont-criminelles.html

    Qui sont les criminelles ?

    7,7% de femmes. C’est à peine ce qu’elles représentent dans le chiffre total de la grande criminalité, les viols, les meurtres, les braquages. Autant dire rien des poussières, comparé à la masse des hommes. Et pourtant Véronique Courjault, Cécile Brossard, Florence Rey ou Monique Olivier fascinent. Dans le détail, 16% des femmes incarcérées ont commis des crimes de sang, contre à peine 7% pour les hommes, d’après un rapport du Sénat. Coupables de meurtres commis dans le cercle familial ou intime, les historiens, juristes ou journalistes leur attribuent des spécialités. Surtout parce que leurs victimes ne sont pas choisies au hasard. D’abord les enfants, ensuite les conjoints, enfin les parents. D’où des femmes coupables en majorité d’infanticides et de crimes dits « passionnelles ».
    Existe-t-il un crime féminin ?

    « Il n’y a pas de criminalité féminine, on est dans une construction qui date du XIXème siècle, défend Martine Kaluszynski, chercheuse au CNRS. Il y avait des catégories pour s’occuper du criminel, il était fou, enfant, anarchiste, femme. Par principe, la spécificité d’un crime lié à la femme me gêne ». Mais quand on parle de femmes criminelles à Michèle Agrapart-Delmas, criminologue, elle pense directement aux infanticides, « il n’y a pas d’autres crimes typiques des femmes ». Elles commettent aussi des crimes d’amour ou passionnels : elles se débarrassent d’un homme, mari ou amant infidèle, d’une rivale, un vieillard encombrant ou d’un enfant, concède-t-elle dans son ouvrage.

  • Repères statistiques - Observatoire de la Parité entre les Femmes et les Hommes
    http://www.observatoire-parite.gouv.fr/violences/reperes-statistiques-79

    Agressions sexuelles au cours de la vie

    16 % des femmes et 5 % des hommes déclarent avoir subi des rapports sexuels forcés ou des tentatives de rapports forcés au cours de leur vie.

    Une jeune femme sur 10 de moins de 20 ans déclare avoir subi des attouchements au cours de sa vie et près d’une sur 10 (respectivement 8,9 et 8,4 %) des conversations à caractère pornographique ou des tentatives de rapport forcé.

    En 2012, dans l’enquête « cadre de vie et sécurité – 2008-2012 » de l’INSEE/ONDRP, la proportion de femmes de 18 à 75 ans s’étant déclarées victimes de violences physiques ou sexuelles par conjoint ou ex-conjoint, soit 18,4 ‰ sur deux ans, est près de 3 fois supérieure à celle des hommes de 18 à 75 ans, soit 6,4 ‰.


    Viols et agressions sexuelles

    En 2011, sur les 4 983 viols, 3 742 viols ont été commis à l’encontre de femmes et 432 contre des hommes. Parmi ces viols, 906 sont des viols conjugaux commis contre des femmes et 179 contre des hommes.

    9,3% des victimes seulement portent plainte parce que, dans 80% des cas, l’auteur des viols est connu de la victime, ce qui pourrait porter, selon certaines associations, le nombre réel de viols à 100 000.

    1 356 condamnations pour viols en 2010 et 8 235 condamnations pour atteintes sexuelles.
    Les condamnations pour viol représentent, en 2010, 50,1% des 2706 condamnations prononcées pour crime. Dans 98% des cas pour ces crimes, la peine privative de liberté est la règle. Les peines sont en moyenne de 8,9 ans (perpétuité exclue).

    Mutilations sexuelles féminines

    La France comptait, en 2004, environ 53 000 femmes adultes (qui auraient subi des mutilations sexuelles (hypothèse moyenne). Neuf victimes sur 10 ont été excisées avant l’âge de 10 ans.

    Violences au sein du couple

    En 2011, une femme est décédée tous les trois jours, victime de son partenaire ou ex-partenaire de vie et un homme tous les 15 jours , soit 146 personnes en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer (122 femmes et 24 hommes). Les homicides commis par un-e conjoint-e ou ex-conjointe ont diminué en 2011 (146 contre 174 en 2010) mais la part des assassinats a doublé en un an, passant de 20% à 40%, soit de 36 faits en 2010 à 59 en 2011 (53 contre des femmes, 6 contre des hommes).

    Ont été commis également, au sein du couple, 100 tentatives d’homicide contre une femme et 44 contre un homme.

    En 2010, sur les 28 femmes auteures d’homicide sur des hommes, 12 d’entre elles étaient victimes de violences de la part de leur partenaire.

    En 2011, sur les 62 406 faits constatés de violences non mortelles commises par un-e conjoint-e ou ex-conjoint-e, 49 774 l’ont été contre des femmes et 12 632 contre des hommes.

    9% des femmes immigrées ayant entre 51 et 60 ans en 2008 ont été mariées contre leur gré.

    La fréquence est moindre chez les immigrées plus jeunes (2 % pour les 26-30 ans) et chez les filles d’immigrés (1 % des 26-30 ans).

    18% des femmes victimes des violences dont l’auteur principal est le conjoint ont été vues par un médecin à la suite des actes subis sur 2 ans (taux estimé à 8% d’après les réponses des hommes victimes).

    Hommes et femmes victimes de violences semblent proches en matière de dépôt de plainte, plus fréquentes lorsque l’auteur ne fait pas partie du ménage. Moins de 5 % des victimes de violences physiques ou sexuelles au sein du ménage portent plainte.

    En 2011, depuis l’entrée en vigueur au 1er octobre 2010, 1 577 ordonnances de protection (OP), nouvelle mesure de protection des victimes de violences au sein du couple, ont été prononcées : 25 OP d’octobre à décembre 2010 et 1 554 OP pour 2011, dont seulement une OP pour mariage forcé.

    En 2009, 452 femmes et 15 349 hommes ont été condamnés pour crimes et délits sur conjoint ou concubin (données provisoires).

    En 2011, 274 femmes ont été mises en cause pour violences sexuelles dont 112 pour viols contre 13 361 hommes dont 6 465 pour viols.

    Répercussions économiques des violences au sein du couple ont été évaluées à 2,472 milliards d’€ en France.

    Répercussions psychologiques : 52% des femmes victimes qualifient de plutôt importants ou très importants les dommages psychologiques subis(moins de 27% pour les hommes victimes).

  • Les cultures enclines au viol et les cultures sans viol. Les études interculturelles | Sexisme et Sciences humaines - Féminisme
    http://antisexisme.wordpress.com/2013/01/09/cultures-du-viol-1

    Les cultures que Sanday appelle « cultures sans viol » sont des cultures où le viol est rare. Le viol n’y est pas totalement absent, mais il est socialement très désapprouvé et il est puni sévèrement.
    iroquois2

    La société iroquoise est matrilinéaire

    Chez les Touaregs du Sahara, quand une femme dit non à un homme, celui-ci n’insiste pas et ne va pas se montrer jaloux d’un camaradeplus chanceux. Les Pygmées Mbuti de la forêt Ituri, les Jivaro d’Amérique du Sud ou encore les Nkundo Mungo d’Afrique, sont également des cultures où le viol semble quasi-inconnu1. Beaucoup de sociétés matrilinéaires sont des cultures sans viol5. Ainsi, la plus grande société matrilinéaire du monde, celles des Minangkabau d’Indonésie, est une culture sans viol6. C’est aussi le cas des Iroquois5.

    Dans ces cultures, les femmes n’ont pas peur du viol quand elles sortent seules. L’anthropologue Maria-Barbara Watson-Franke raconte que, quand elle avoua à une guide Guajiro (Amérique du Sud) qu’elle avait peur de se promener la nuit dans le désert, cette dernière lui dit qu’elle ressentait la même chose. Mais lorsqu’elle lui narra comment un homme l’avait une fois attaquée en Europe, la femme Guajiro la regarda étonnée : « Tu as peur des gens ? Oh non, il n’y a pas de quoi. Moi je pensai aux serpents ! » 5.

    En réalité, les interactions entre hommes et femmes sont très différentes chez les cultures enclines au viol et les cultures sans viol. Dans les cultures sans viol, les femmes sont traitées avec beaucoup de respect, et les rôles reproducteurs et producteurs des femmes sont prestigieux1. Bien qu’il puisse y avoir une certaine division sexuelle dans les rôles et les privilèges, les deux sexes y sont considérés comme équitablement importants1. Les hommes de ces cultures reconnaissent l’autonomie et l’autorité des femmes5. Chez les Minangkabau, les hommes se comportant de manière trop virils sont peu désirables socialement, et ne sont pas considérées comme des bons partis pour le mariage6.

  • L’illettrisme des cadres, un phénomène méconnu et tabou
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/02/16/l-illettrisme-des-cadres-un-phenomene-meconnu-et-tabou_1833722_3224.html

    Comme 2,5 millions de Français, des cadres sont en situation d’illettrisme dans l’entreprise. Le phénomène, impossible à quantifier, échappe à tous les dispositifs prévus en matière de lutte et de détection. Les responsabilités qu’ils occupent en font des illettrés à la marge de la marge.

    Lorsqu’il pénètre dans la salle des marchés de sa banque, située sur l’esplanade de la Défense (Hauts-de-Seine), il entre dans son monde, « celui des chiffres ». Costume et cravate noirs ajustés, Mickaël, 32 ans, cultive un look à la Jérôme Kerviel, son confrère trader. Bien qu’il occupe ce poste prestigieux, aussi rentable qu’impopulaire, ce grand brun est illettré. Et ce malgré des études à l’Inseec, une école de commerce parisienne, durant lesquelles il n’a « quasiment jamais écrit ».

    Le cas de cet as des équations mathématiques est bien connu des chercheurs spécialisés : il s’agit d’un « illettrisme de retour ». A force de ne pas utiliser l’écriture, Mickaël en a perdu l’usage. « Dans mon quotidien, ça me sert rarement, reconnaît-il. Mais quand j’ai dû écrire ma première synthèse, j’ai bloqué. Je n’y arrivais plus. J’avais tellement honte de le dire... »