Lukas Stella

INTOXICATION MENTALE, Représentation, confusion, aliénation et servitude, Éditions L’Harmattan, 2018. — L’INVENTION DE LA CRISE, 
Escroquerie sur un futur en perdition, Éditions L’Harmattan, 2012. — STRATAGÈMES DU CHANGEMENT De l’illusion de l’invraisemblable à l’invention des possibles Éditions Libertaires, 2009. — ABORDAGES INFORMATIQUES (La machine à réduire) Croyances informatisées dans l’ordre des choses marchandes, Éditions du Monde libertaire - Alternative Libertaire, 2002 — http://inventin.lautre.net/linvecris.html


  • POUR UNE JOURNÉE DE RÉSISTANCE SIMULTANÉE, SANS FRONTIÈRES, LE 10 DÉCEMBRE 2018, CONTRE LE DURCISSEMENT DU CAPITALISME ET DE LA SOCIÉTÉ AUTORITAIRE

    Partout dans le monde, au prétexte de la dette des États, le pouvoir ne cesse d’accroitre les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres et de détruire la planète.
    Partout dans le monde, ce recul de nos droits et ce saccage de la vie s’accompagnent d’une amplification de la surveillance et de la répression contre tous ceux qui s’y opposent.

    Partout dans le monde, le pouvoir tente de diviser pour mieux régner en détournant la colère sur le dos des migrants qu’il fait passer pour les principaux responsables du malheur des opprimés.
    Partout dans le monde, le fascisme ne cesse de monter, stade ultime du capitalisme, paroxysme de la société autoritaire, prêt à éliminer ses opposants et tous ceux qui lui déplaisent.

    Partout dans le monde, le pouvoir se prétend légitime au prétexte, d’une part, de lois qu’il écrit lui-même pour conserver et renforcer sa position, et, d’autre part, d’élections périodiques qui n’ont rien de démocratiques puisqu’elles sont le produit de la fabrique de l’opinion par les médias de masse qui appartiennent à la classe dominante.

    Partout dans le monde, le pouvoir usurpe sa position et nous vole nos vies.
    À la différence des classes opprimées du 19ème siècle, au temps où elles commencèrent à s’organiser au niveau international et à se révolter, nous sommes aujourd’hui face à deux problèmes nouveaux qui s’ajoutent aux précédents : la course contre la montre technologique face à un pouvoir qui ne cesser de se renforcer grâce à de nouveaux moyens de surveillance et de répression, ce qui rappelle les œuvres prophétiques de Orwell et de Huxley, et la course contre la montre écologique face à un capitalisme qui, en plus de nous exploiter, arrive maintenant à un stade où la destruction de la Terre sera bientôt irréversible.

    Nous ne pouvons donc plus attendre. Nous ne pouvons plus nous contenter de lutter chacun de notre côté, chacun à l’intérieur de nos frontières, chacun dans le cadre de nos luttes spécifiques sur toutes sortes de sujets, chacun avec nos différentes façons de penser et d’agir.

    Il devient urgent de faire converger nos résistances, un jour par mois, à compter du 10 décembre 2018 et, par la suite, tous les 10 de chaque mois, en même temps, partout dans le monde, parallèlement à nos luttes locales quotidiennes.

    Nous proposons un jour par mois d’actions simultanées contre le durcissement du capitalisme et de la société autoritaire. Un jour par mois pour rappeler partout que cette lutte est globale. Un jour par mois pour évoquer l’urgence de nous mobiliser partout et d’en finir avec le pouvoir et l’exploitation. Un jour par mois pour entrer dans un compte à rebours, reprendre confiance en nous, devenir plus nombreux, et préparer ensemble la fin de la société autoritaire et du capitalisme.

    Le 10 de chaque mois est le premier jour à deux chiffres, comme un changement d’ère, d’époque, de maturité. Car nous devons sortir de la préhistoire politique et économique de l’humanité avant qu’il ne soit trop tard.
    Parmi nous, pas de chef, pas de responsable, pas de direction syndicale, pas de bureau d’un parti, pas d’homme providentiel, pas de d’avant-garde éclairée : nous proposons uniquement et simplement un jour de convergence globale par mois, mais nous ne voulons en rien diriger ni coordonner quoi que ce soit. Juste donner une impulsion de départ, avec ce texte et les actes qui vont s’ensuivre.

    Nous ne proposons pas non plus une marche à suivre, une façon de faire, un cadre précis à nos actes ce jour-là : à chacun de lutter comme il l’entend là où il se trouve et de cibler ce qui lui semble important. Descendre dans la rue un même jour, partout dans le monde, est déjà quelque chose d’important, ne serait-ce que pour parler et préparer la suite en occupant des places, des terres, des usines, et plus, beaucoup plus, si certains le souhaitent.

    À chacun d’imaginer sa façon de résister ce jour-là et de la faire savoir, éventuellement avec des photos ou des vidéos, à travers nos médias libres et autogérés partout dans le monde, comme les indymedia, par exemple.
    À chacun de traduire dans d’autres langues ce message et de le propager, sur Internet et jusque sur les murs des villes, pour que chaque 10 du mois, nous soyons toujours plus nombreux et plus déterminés.

    Personne ne nous libérera que nous-mêmes : c’est à nous de prendre au plus tôt nos vies en mains.
    Le pouvoir n’est pas à conquérir, il est à détruire.

    Des anarchistes, libertaires, anarcho-syndicalistes, autonomes et anti-autoritaires de plusieurs régions du monde (Grèce, France, Argentine, Espagne, Algérie, Italie, Mexique, Belgique, Canada, Allemagne…)


  • CES MILLIARDAIRES QUI NOUS FONT LES POCHES
    Interview de Denis Robert
    Théophile Kouamouo a reçu le journaliste d’investigation Denis Robert. Dans son dernier livre « Les Prédateurs : des milliardaires contre les États », il traque les profits de deux milliardaires discrets passés maîtres dans l’art de piller les États, dont la France : le Canadian Pierre Desmarais et le Belge Albert Frère. Ils sont notamment impliqués dans le rachat de GDF Suez, dans le scandale de la vente de Quick à caisse des dépôts et des consignations, dans le scandale UraMin, et le scandale Petrobas au Brésil.
    https://youtu.be/aCcjA7QVUdY



  • Quelques lignes sur la fin du monde
    http://inventin.lautre.net/contributions.html#findumonde

    D’autres l’avaient prévu, mais nous sommes en train de le vivre : la fin du monde est un spectacle de plus. Cet arrêt de mort qui concerne tout le monde ne semble concerner personne, et surtout ne nécessiter aucune action digne de ce nom. Jamais il n’a été plus brûlant que la réalité soit transformée, et jamais elle n’a été si désertée au profit de son reflet spectaculaire.


  • L’imposition sur les bénéfices des entreprises a baissé de plus de 20 % en 50 ans, et 100 % pour les évadés fiscaux aujourd’hui protégés par le gouvernement.
    La seule politique des pouvoirs gestionnaires de la dictature économique, c’est toujours plus de chômage et plus d’exploitation au travail, plus de radiation de Pôle Emploi pour truquer les chiffres, toujours plus de flics et de militaires…
    Que la fascisme économique crève avant qu’il ne nous crève !
    Pas de trêve à nos rêves.


  • L’imposition sur les bénéfices des entreprise a baissé de plus de 20 % en 50 ans, et 100 % pour les évadés fiscaux aujourd’hui protégé par le gouvernement.
    La seule politique des pouvoirs gestionnaires de la dictature économique, c’est toujours plus de chômage et plus d’exploitation au travail, plus de radiation de Pôle Emploi pour truquer les chiffres, toujours plus de flics et de militaires…


  • CONDITIONNEMENT TOXIQUE

    La culture dominante, le formatage de l’éducation, l’abdication aux idéologies économiques, les pressions médiatiques répandues en permanence par les technologies de l’information nous influencent malgré nous, à petites doses sur le long terme. Nous nous adaptons à ces contraintes de manière inconsciente, devenant peu à peu malléables et manipulables, dans une accoutumance pouvant aller jusqu’à une réelle toxicomanie psychologique.
    Croire que ce que l’on voit est la seule véritable réalité est un principe erroné. Il s’agit de comprendre comment notre point de vue n’a plus besoin de partir du constat d’un monde objectif véridique, unique et indépendant de l’être humain qui le décrit, réalité extérieure où évoluent des individus subjectifs soumis à cette réalité étrangère, mais plutôt d’hommes libres vivant dans un monde partagé, composé de multiples réalités personnalisées dépendantes de la situation.

    Il s’agit de voir ce que cela peut nous apporter ; quel intérêt pour appréhender les nouveaux changements d’envergures qui ne manqueront pas d’arriver ; quelle importance cela peut avoir pour dépasser les contradictions insurmontables qui s’annoncent, et pour détourner les conflits qui menacent de se répandre en cette fin de civilisation, période où s’achève une société en ruine où tout dysfonctionne, et où le “chacun-pour-soi “ entraîne une guerre barbare de tous contre tous.

    Il y a urgence de développer des pratiques ouvertes sur de nouvelles possibilités collectives par l’utilisation d’une pensée dialectique situationnelle et antiautoritaire, qui seule nous permettra d’effectuer le renversement de perspective nécessaire à la construction collective d’un changement radical, et ceci, avant de ne plus pouvoir ne pas sombrer, emporté par l’écroulement d’un système nécrosé en décomposition.
    Il est maintenant primordial, dans cette société dite de communication où prolifèrent les prothèses communicantes, là où la communication brille par son absence, de bien comprendre comment fonctionne la communication entre individus, base de la vie sociale, afin de ne pas rester bloquée par ses pièges qui pullulent de partout. Les productions de marchandises de “non-communication », développées par la caste dominante, nous enferment dans des représentations mises en spectacle, envahissant tout l’espace, tout le temps.

    Libérer notre manière d’appréhender le monde de cette aliénation pathologique, nous permettra de nous reconstruire une vie commune dans l’auto-organisation libertaire d’un nouveau monde humain, devenu incontournable en cette fin de société, où règnent confusions et barbaries. Notre pensée contextuelle sans certitude, avec ses contestations dialectiques, est incontrôlable, car elle ne sera pas comprise ni récupérée par les gens de pouvoir. Ils sont dans l’incapacité d’appréhender le vécu dans ses contradictions à partir d’un extérieur possible, un devenir désiré émergeant dans son expérimentation situationnelle, un combat en codérives incertaines et créatives.

    En quelques années, la société marchande s’est mondialisée et informatisée de toutes parts. La confusion a envahi le monde de la pensée, par de nouvelles convictions aveugles, des croyances absolues. La réflexion s’est figée dans la contemplation d’une réalité immuable, qu’on ne peut plus remettre en question. Notre conception du monde a été insidieusement polluée par les médiations d’une réalité mise en représentation par les multinationales de la communication. Nos représentations ont été conditionnées, et ont modifié nos perceptions des réalités qui nous sont devenues étrangères. Nous avons été possédés par la dépossession de notre monde directement vécu. Cette séparation toxique nous a dessaisies de tout pouvoir sur nos conditions d’existence, et les possibilités de changement réel nous apparaissent inaccessibles.

    L’économie n’est qu’une façon de regarder le fonctionnement de la société qui donne à tout ce qui existe, une valeur marchande. Le marché dirige le monde, et les décideurs essaient de suivre sans vraiment comprendre. Avec l’abandon des régulations et la privatisation des décisions par la libéralisation du marché, les dirigeants de l’État ont perdu le pouvoir sur l’économie et la finance, et se retrouvent réduits aux fonctions de simples gestionnaires d’un système qui leur échappent. Alors que tout se complexifie dans de multiples interactions mondialisées, les experts, référents de l’exactitude, spécialiste de leur domaine restreint, sont dépassés par les évènements. Parce qu’ils ne peuvent pas concevoir d’ailleurs à leur totalitarisme économique, les décideurs ne peuvent pas comprendre le système dans son ensemble, n’ayant aucun recul, et c’est pour cela qu’ils ne peuvent pas le gérer rationnellement.

    La majorité des hommes ne voient pas, ou refusent simplement d’admettre, l’agonie du dieu économique, intoxiqué par ses contradictions, et ce, à cause de l’anxiété qui en découle. La mort de l’économie capitaliste commençant à devenir largement envisagée, le désespoir croît et le nihilisme gagne du terrain. Quand le capital menace de s’écrouler comme un château de cartes de crédit, et que l’argent conditionne toutes relations, c’est l’échange généralisé sous la forme barbare du non-partage, le profit égoïste comme seule morale, qui produit l’escroquerie générale, qui répand la misère et la confusion.

    On ne voit que ce que l’on veut bien voir. L’observateur modèle sa vision à son image sans s’en rendre compte, il crée ainsi sa propre réalité intransigeante. C’est alors que nos croyances conditionnent nos perceptions et nos actes. Lorsqu’elles sont partagées par un grand nombre elles constituent un environnement propice, un système sectaire qui renforce cette croyance en une doctrine systématique intransigeante.
    En séparant le monde du sujet observant, on le réduit à une réalité d’objets extérieurs, étrangers au sujet agissant. Le monde est alors objectivé, c’est-à-dire transformé en une accumulation d’objets séparés du vécu. Un monde objectif apparaît comme la seule réalité apparente d’un monde en représentation qu’on ne peut plus saisir directement. L’objectivation réalise son objectif qui est de prendre tout phénomène comme objet de commerce, réifiant l’existence dans ses interactions avec les autres. Toute relation devient échange de marchandises dont on doit, à tout prix, tirer profit aux dépens de l’autre.

    Les rapports marchands, ayant envahi tout le temps et tout l’espace disponible, s’imposent de partout par un automatisme des attitudes. La répétition de certaines situations entraîne une prédisposition réflexe à la reprise de comportements familiers, intégrés comme étant opérationnels. La stéréotypie des habitudes échappe à toute volonté. Les automatismes accommodateurs procèdent par associations analogiques ou par adaptations systématiques à un contexte spécifique, ils déclenchent des procédures inconscientes empêchant la réflexion et rendant inaccessible toute remise en question. La répétition des routines crée l’accoutumance qui engendre des attitudes conservatrices dans une conformité autoprotectrice. C’est un sous-programme tournant en arrière-plan qui n’autorise aucun changement. On croit tout comprendre sans se rendre compte qu’on ne cherche même plus à comprendre.
    On pense trop souvent que ce que l’on voit ou entend est vrai parce que “ça” existe, et que c’est la bonne réalité qu’il faut apprendre aux autres qui ne la partage pas. On doit absolument les convaincre et les persuader. Tant que nous ne permettrons pas aux autres d’être eux-mêmes, comme ils l’entendent, et à nous-mêmes d’être libres de nos choix, il sera impossible de ne pas chercher à posséder les autres, à les soumettre à sa convenance, impossible d’aimer authentiquement, sans névrose, un autre être humain.

    La réalité est une croyance qui n’est pas dans ce qui est observé, mais dans la relation qu’a l’observateur avec des gens qui ne croient pas à la même réalité. Les choses ou les évènements ne sont réels que relativement à la manière dont on les observe. L’explication de l’observateur dépend des rapports qu’il a avec la réalité dont il parle. Le mot n’est qu’une étiquette d’une opération, mais pas la chose elle-même. C’est l’opération d’observation qui fait distinguer les choses et les phénomènes, et par là même, les fait exister. On n’observe pas des objets, on les contextualise dans nos relations avec les autres.
    L’expérience du monde réel n’est pas séparée de nous, sa réalité ne nous est pas extérieure, nous l’expérimentons avec d’autres et l’incarnons en la vivant. C’est notre monde que nous construisons à partir de ce que nous en percevons, que nous formalisons avec nos interprétations et lui donnons du sens avec nos représentations. Quand nous comprenons notre expérimentation du monde, nous faisons corps avec lui, il ne nous échappe plus, et nous pouvons commencer à nous le réapproprier. C’est alors que l’on peut reprendre librement le pouvoir sur notre vie.

    Lukas Stella
    INTOXICATION MENTALE,
    représentation, confusion, aliénation et servitude, 2018 (extraits du premier chapitre).

    http://inventin.lautre.net/linvecris.html


  • INTOXICATION MENTALE
    Représentation, confusion, aliénation et servitude

    Nous oublions trop souvent que nos points de vue varient selon les situations, notre histoire et notre culture. Si notre mode de vie influe sur nos perceptions, voir d’une certaine façon crée sa propre réalité. Nous survivons sous influence d’un système qui formate nos conditions d’existences.

    De notre éducation jusqu’au travail et son monde de fétiches, les religions, les croyances et les idéologies manipulent notre esprit. Le matraquage publicitaire nous bourre le crâne de clichés et de comportements à reproduire pour se donner l’illusion d’exister dans la mise en scène de nos apparences. Dépossédés de nos personnalités nous sommes conditionnés par nos représentations spectaculaires.

    Intoxiqués par nos prothèses numériques, programmés par des machines omniprésentes, emportés par un désastre de confusions, nous sommes aliénés dans une soumission béate, une consommation exaltée et frénétique.

    Mais cette intoxication mentale n’est que superficielle et manque de cohésion. Tout n’est qu’affaire d’apparences trompeuses se fissurant à la surface des choses marchandes en perte de crédit. Cette société en faillite dysfonctionne et se désagrège, mais renaît aussitôt par métamorphose à l’envers du décor.

    « L’expérience du monde réel n’est pas séparée de nous, sa réalité ne nous est pas extérieure, nous l’expérimentons avec d’autres et l’incarnons en la vivant. C’est notre monde que nous construisons à partir de ce que nous en percevons, que nous formalisons avec nos interprétations et lui donnons du sens avec nos représentations. Quand nous comprenons notre expérimentation du monde, nous faisons corps avec lui, il ne nous échappe plus, et nous pouvons commencer à nous le réapproprier. C’est alors que l’on peut reprendre librement le pouvoir sur notre vie. »

    Lukas Stella
    http://inventin.lautre.net/linvecris.html#intoxment



  • CHANGER LA CONTRAINTE DU TEMPS ?..

    Ni heure d’hiver ni heure d’été ! Nous voulons l’heure solaire, soit une heure plus tard que l’heure d’hiver. Selon le temps universel, l’heure naturelle c’est le soleil à son point culminant à midi, au zénith à la mi-journée.

    L’heure d’été, que certains imbéciles préconisent, est fixée 2 heures plus tôt que l’heure scientifique. Ceux qui magnifient le travail esclavage pour les profits d’une petite minorité, glorifient ceux qui se lèvent tôt pour trimer.
    Nous voulons nous libérer de la contrainte temporel imposé par le travail. Le temps n’est qu’une construction mentale, une représentation simplificatrice.

    Ne respectons plus le découpage temporel imposé par le capital exploiteur, cette contrainte mensongère, fondement de l’escroquerie économique.

    C’est une dictature qui détruit les harmonies de la vie, un vaste désastre inhumain.


  • LA CRISE GRECQUE EST-ELLE FINIE ?
     
    Aujourd’hui, 20 août 2018, c’est la fin officielle du plan d’aide à la Grèce qui, selon les dirigeants européens et les médias, serait enfin sortie de la crise grâce à la cure d’austérité.
     
    Qu’en pensent les premiers concernés ? La crise grecque est-elle vraiment finie ?
    Réponse collective dans cette vidéo de Yannis Youlountas de 4 minutes.
    https://www.youtube.com/watch?v=nXnA6o4DDH8


  • NOUVELLES VAGUES RÉVOLUTIONNAIRES

    Devant l’expansion de la guerre au Moyen-Orient et les nouvelles vagues révolutionnaires en Iran-Irak : Vers une rencontre internationale au Kurdistan 

    Au cours des dernières décennies, la société capitaliste dans son ensemble se divise de plus en plus en deux grandes armées ennemies se faisant directement face : la bourgeoisie et le prolétariat. Notre époque, l’époque de l’approfondissement de la crise industrielle et commerciale mondiale et donc de l’intensification de la lutte des classes dans le monde a déjà franchi diverses étapes de développement, à travers lesquelles le prolétariat a dépassé sa première phase des phénomènes isolés et sporadiques. La croissance de la guerre de classe prendra de plus en plus une forme toujours plus internationale. Et malgré la guerre capitaliste au Moyen-Orient, et les nouvelles tentatives du capitalisme mondial pour élargir le cercle de la guerre sous prétexte de démanteler les armes nucléaires de l’Iran, le prolétariat de cette région s’est engagé dans l’actuelle vague internationale de lutte des classes. Les grèves et les manifestations en Iran se sont étendues à plus de 249 villes dans l’ensemble des 31 provinces iraniennes. Ces vagues révolutionnaires n’avaient pas pris fin en Iran que le prolétariat en Irak entrait à son tour dans cette arène de lutte historique.

    En juillet 2018, une nouvelle vague de lutte de classe s’est déclenchée en Irak, avec 30 victimes tuées et 700 blessées au cours des 10 derniers jours, plus de 50 policiers et agents de sécurité ont été blessés – le prolétariat en Irak a également commencé à se déplacer vers la scène universelle de la lutte des classes. Au cours de la même semaine, des manifestations ont éclaté dans toutes les villes du centre et du sud de l’Irak, où des dizaines de manifestants ont été blessés et des centaines arrêtés. Des manifestants ont attaqué un palais de justice, le quartier général du gouvernorat, le quartier général du Hezbollah irakien à Nadjaf, incendiant leur bureau et provoquant la suspension du trafic aérien. Les manifestants de Nadjaf ont occupé l’aéroport international et incendié les bâtiments de la municipalité. Le gouvernement a coupé l’Internet et bloqué les médias sociaux et il a lancé un ordre national aux forces de sécurité d’être en alerte maximale afin d’endiguer le mouvement révolutionnaire. Et au contraire, la ville de Bagdad a rejoint le mouvement. Enfin, le mouvement a montré son développement dans des tentatives répétées de mise en place de comités à Bagdad qui est une tentative de coordonner les manifestations dans tout le pays.

    Tous ces événements témoignent de la montée en puissance du prolétariat, non seulement en nombre, mais en concentration dans des masses plus grandes. C’est une preuve que le mouvement a une capacité intérieure tendant à l’auto-organisation et l’auto-armement du prolétariat. Et tandis que des manifestants partout en Irak criaient : « Révolution de la faim », et confirmaient ce qu’une agence de l’ONU affirmait en avril 2017 en disant que plus de la moitié des familles irakiennes risquaient d’avoir faim à cause de la guerre contre Daech ; aux yeux des différentes écoles du socialisme et du communisme bourgeois, ces événements ne sont rien de plus que des conflits entre l’Islam et la Démocratie, les Chiites et les Sunnites, les Arabes et les Kurdes. Ils sont donc à la recherche d’une nouvelle doctrine politique, une philosophie ou une science pour créer les conditions du mouvement et, partant, de la société qu’ils imaginent. Main dans la main avec les différentes catégories de bourgeois, ils s’efforcent constamment de faire reculer le mouvement prolétarien et de réconcilier les classes sociales en transformant la forme religieuse de l’État en un État véritablement laïque, accompagné de la protection de la liberté et l’établissement d’un Etat laïc en Irak et en Iran et d’un État démocratique indépendant pour le peuple kurde où le pouvoir politique est autorisé et contrôlé par le peuple à travers ses partis politiques élus, et en transformant ainsi l’antagonisme de classe en conflits nationaux et en conflits entre la démocratie et le fascisme ou entre la laïcité et la religion, alors que la tâche des socialistes et des communistes est de rejeter tout ce qui dans leur littérature atténue le conflit entre les classes sociales. Ces différentes écoles du gauchisme ne voient rien d’autre que la contradiction entre l’État politique et la société civile, entre l’État et les droits de l’homme de sa citoyenneté, même si une telle société exempte d’antagonisme de classe n’existe que dans l’imagination. L’antagonisme social reflète l’existence de deux classes sociales antagonistes : la bourgeoisie et le prolétariat. Dans cet antagonisme, la bourgeoisie représente partout le parti conservateur et le prolétariat représente le parti destructeur de la société. Ainsi, le mouvement spontané et l’organisation graduelle du prolétariat partout dans le monde n’est rien de plus que l’identification de la structure de classe similaire des différents pays qui crée une base internationale pour les actions communes du prolétariat.

    De ce point de vue, des militants au Kurdistan proposent une rencontre internationale dans notre région. En l’honneur des progrès constants du mouvement prolétarien, nous invitons tous les socialistes, communistes et anarchistes internationaux désireux de développer des liens entre des individus et des groupes révolutionnaires. Cette avancée est une base réelle pour des activités internationales communes et de telles réunions peuvent constituer une base pour une grande conférence internationale dans un proche avenir. Le but de cette réunion est d’établir premièrement un comité international pour l’échange d’informations sur les questions intéressant les prolétaires de tous les pays et de discuter des tâches pratiques liées à la lutte des classes, d’organiser des réunions périodiques, de créer un site web commun, de collecter des fonds pour accomplir des tâches spécifiques, etc. La réunion peut au moins briser l’isolement entre les internationalistes et sera une expression des intérêts communs du prolétariat mondial. Elle peut déterminer un centre pour ces tâches communes et faire un programme commun pour tous les groupes internationalistes. Ce sera au moins une réponse commune internationale à l’alliance capitaliste qui exorcise le spectre de la révolution sociale. La seule réponse à cette alliance capitaliste, surtout pour étendre la guerre, c’est la guerre révolutionnaire du prolétariat. De la militarisation capitaliste permanente, qui est le plus grand fait fondamental de notre époque, découle indubitablement l’armement du prolétariat. Ce phénomène, le phénomène de l’armement prolétarien, qui a été une réalité en Irak/Kurdistan, même s’il n’en est qu’à ses prémisses, repose sur tout le développement du militarisme capitaliste de notre époque. C’est l’accomplissement de la condition matérialiste historique de la révolution prolétarienne.
     
    Des militants au Kurdistan, Irak, le 24 juillet 2018
    http://www.myinternetpages.com/meetingfrench.html


  • ACCÈS LIBRE À L’AMOUR ET LA RÉVOLUTION

    Nouveau film « L’amour et la révolution » de Yannis Youlountas, téléchargeable en version juillet 2018.
    Après quelques péripéties, puis deux mois de tournage supplémentaires en juin et juillet, nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie du film « L’Amour et la révolution » dans sa version finale actualisée. Parmi les nouveautés : la naissance d’une ZAD en Crète contre le projet d’un nouvel aéroport, l’échec du grand procès de Rouvikonas ou encore une réponse collective à l’affirmation incroyable selon laquelle la crise grecque serait finie ! Le film est désormais en accès libre sur Youtube.
    https://www.youtube.com/watch?v=wNSfoTYY3hA


  • MACRON, OU LE RETOUR DES MILICIENS

    Le journal Le Monde, révèle ce mercredi 18 juillet qu’un haut responsable du parti au pouvoir, et très proche du Président de la République a tabassé des manifestants le 1er mai dernier, à Paris.

    Alexandre Benalla se serait porté volontaire pour « assurer le maintien de l’ordre » aux côtés des policiers. C’est donc en tant que milicien volontaire, en dehors de tout cadre légal, qu’on lui a prêté un casque de policier, et qu’il a commis des exactions volontaire sur les opposants au gouvernement.
    Notamment le tabassage en règle d’un manifestant au sol. Des méthodes de mafieux, ou de fascistes. Ces violences volontaires ont été filmées.

    Alexandre Benalla a été chargé de la sécurité de Macron. Il est aujourd’hui chargé de mission à l’Elysée, au sein du cabinet présidentiel. Il fait donc partie de la garde rapprochée du président.

    Des proches du gouvernement peuvent aller cogner impunément des opposants, avec l’accord de l’Etat qui leur offre du matériel de police. Cela ne se passe pas sous l’Ancien Régime. Ni à Téhéran, Moscou ou Caracas. Mais à Paris, en 2018, sous le règne de Macron.

    Source :
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/07/18/le-monde-identifie-sur-une-video-un-collaborateur-de-m-macron-frappant-un-ma

    https://www.youtube.com/watch?v=MDSmwM6Z3hU

    • Alexandre Benalla licencié ! Enfin une pétition victorieuse :)
      À la lecture des articles, le dircab de Macron Patrick Strzoda semble administrer la milice, il doit faire valoir ses droits à la retraite en octobre, il pourrait anticiper. À moins que le milicien en sache décidémment trop sur le fric de la campagne ou d’autres turpitudes...

      En attendant la suite, un chef de parti, une garde des sceaux, un président de l’Assemblée nationale et un président de groupe accordant leurs violons hier

      #affaire_d'État

    • Donc le gars qui est responsable de la sécurité du président et qui va se délasser un jour chômé en s’adonnant à un loisir un peu pervers, mais très à la mode, tabasser du manifestant, il intervient assez lâchement, nous l’avons vu, en étant finalement sous la protection des CRS autour de lui, et donc je pose la question, soit les CRS autour de lui sont au courant de qui il est et ils sont complices, ou soit encore ils ne savent pas qui le type est et ils n’interviennent pas pour protéger les deux jeunes personnes attaquées, et là ce n’est plus de la complicité mais non assistance à personnes en danger (qui plus est dans l’exercice de leur fonction qui est justement de protéger la population).

    • Cette milice (ils étaient trois ou davantage) agit sous le contrôle « administratif » du dircab de la présidence, l’ex préfet de Ille et Villaine qui a géré la flicaille à Rennes, Patrice Strzoda qui étaient parmi les préfets donnant pour consigne orale (?) aux policiers de pas exhiber leur « numéro d’immatriculation administrative » (loi de sécurité 2017) / matricule.

      Il est vraisemblable que les diverses attaques dont LREM a été l’objet partout en France (meetings perturbés, interpellations publiques, permanences vandalisées) a convaincu tout ce beau monde qu’une extrême gauche et des anarchistes allait continuer à s’en prendre à Salcon et qu’il fallait prendre les devants par l’action (on ne sait pas trop ce qu’il en est en matière de renseignement).

      Ils sont pas bien malins, tout le monde l’aura compris. Mais c’est bien le préfet de Paris qui intègre à ses troupes ces deux observateurs auréolés du prestige Élysée (ça s’entend « laissez nous les coudées franches »). Par exemple pour passer vraiment pour un baqueux, il aurait été de bon ton d’utiliser une matraque télescopique et d’avoir un casque qui ne soit pas très étonnamment siglé CRS (usuellement ils ont des casques civils), et mieux, de mettre une cagoule ou de se masquer ( ce que font les policiers, y compris en uniforme).

      A priori, même schéma qu’à la fac de Montpellier où c’est le recteur lui même qui coordonnait les profs et doctorants qui ont fait office de nervis pour attaquer les étudiants en lutte. Ils aiment les patrons, il leur en faut.
      Ce qui est dur pour Salcon dans cette affaire est que le geste initial (ne pas se débarrasser d’un collaborateur filmé à diverses reprises lors d’actions troubles) semble devoir être tenu pour des raisons qui pourraient être impératives (le fric de la campagne, durant laquelle Benalla n’était pas armé pour des prunes ? d’autres affaires).

      #terroriser

    • Ce qui m’étonne dans cette histoire, c’est l’amateurisme incroyable de l’Elysée qui envoie un de ses proches, quasiment à visage découvert, pour faire la basse besogne. Pourquoi envoyer un type aussi aisément reconnaissable et aussi proche du chef de l’état ? Ca n’a aucun sens. Si ce Benalla s’est simplement laissé emporter par son « enthousiasme » sans avoir obéi à des ordres directs dans ce cas précis, c’est tout aussi incroyable, voire plus incroyable encore : comment votre présidence peut-elle embaucher un type pareil à un poste pareil ? Il n’y a aucune évaluation psychologique lors d’une embauche ? En Belgique c’est incontournable.

    • @marie_lou, je pense que nos bonshommes se lâchent, que leur arrogance se déchaîne. Macron président qui se met à tapoter la tête du pape, à se déchaîner comme un supporter en rut dans la loge VIP, ça correspond à une idée du pouvoir qui extrait du vil peuple et permet tout, comme d’aller casser du manifestant (et de la manifestante, si je me souviens bien) parce qu’on est assez proche du pouvoir pour en être aussi ivre. Ce n’est pas une surprise : on l’a vu, christique, lors de ses meetings, on se demandait s’il prenait des substances mais c’était ça : le pouvoir et les privilèges qu’il apporte dans notre pays. C’est une idée assez française, monarchiste, de se penser au-dessus des autres, des lois et de la morale. Il me semble que les chevilles enflent moins ailleurs.

      Peut-être qu’ailleurs on scanne les gens qui ont accès au pouvoir, qu’on s’inquiète qu’ils et elles soient psychologiquement équilibrées, mais en France c’est bien un certain déséquilibre qui est moteur chez ceux et celles qui ont soifs de pouvoir et qui espèrent pouvoir en être un jour ivres. Et derrière, on a toute une structure complaisante qui accorde ses passe-droits : pouvoir aller casser du gaucho avec une compagnie de CRS sous prétexte d’observation alors que plein de mini-fafs piaffent d’envie devant ce privilège.

    • @alain1, il y a bien des faits spécifiquement français, sans être essentiellement français. La Ve République est parmi les régimes les plus monarchiques au monde, ça encourage des personnalités un peu mégalo et qui ont moins le sens du compromis que dans les pays où gouverner, c’est faire alliance... Quant à savoir d’où elle vient, c’est peut-être d’un soubresaut de l’histoire, assez anecdotique mais qui s’est enkysté. Si on avait gardé la IVe, notre vie politique serait peut-être très différente. Je ne psychologise pas l’histoire et encore moins les peuples, j’observe des structures.

      « Monarchie ploutocratique » ? La ploutocratie, c’est un régime où une classe de riches gouverne, ça correspond assez bien au système US. Mais monarchique ? Il est présidentiel (et à ce titre un peu monarchique) mais les personnalités passent vite et les appareils restent, ce sont eux qui font la loi d’habitude. Je crois qu’ils sont rares, les moments où ils se font déborder par des individus seuls, comme l’était Trump en 2015 (seul avec son pognon et son bagout).

    • @aude_v Je pense que le pouvoir est une drogue, du moins il agit sur les hommes comme une drogue dont ils ne peuvent se passer pour vivre. ça me fait penser au Syndrome d’hubris. Ce sont des symptômes d’une maladie mentale récemment répertoriée qui se développerait durant l’exercice du pouvoir. Perte du sens des réalités, intolérance à la contradiction, actions à l’emporte-pièce, obsession de sa propre image et abus de pouvoir. Ce n’est pas rassurant tout ça. Vu d’ici on sent que le peuple français gronde et il a raison d’être en colère...

      Ici aussi rien ne va notre gouvernement fédéral doit trouver 2,6 milliards d’euros pour maintenir son budget dans la trajectoire européenne. Nous avons une monarchie constitutionnelle, parlementaire dont la succession au trône est déterminée par primogéniture. Alors que le pays tout entier se voit imposer des mesures d’austérité. Cette monarchie inutile possède toujours des privilèges de l’Ancien Régime et ça coute 37millions d’euros au contribuable sans oublier l’entretien de plusieurs palais pour toute la famille royale. Mais chut ! Ce n’est pas correct de parler de tout ça. Si je commence, je n’arrêterais pas...

    • Encore inconnu du grand public il y a quelques jours, le profil d’Alexandre #Benalla se précise au fil des révélations. En déplacements officiels ou en vacances : le jeune homme de 26 ans à la carrure imposante n’est jamais loin d’Emmanuel #Macron.


      Dessin de Deligne pour #Urtikan.net
      http://www.urtikan.net/dessin-du-jour/alexandre-benalla-emmanuel-macron-une-affaire-detat


    • Pas forcément :) Tu ne crains rien en France a dire ce que tu dis. Pour moi cela fait plus folklore.
      Après « enculé » c’est assez homophobe.
      Sur la concurrence c’est la base du capitalisme.
      Sur la critique du sport, tu trouvera des éléments de sociologie par ex. chez Jean Marie Bhrom.
      A mon avis l’intérêt de ta vidéo c’est vraiment la forme, et je pense qu’elle plaira a des adeptes du rap, mais c’est pas du tout mon centre d’intérêt. Désolé si tu t’es senti agressé par mon commentaire, mais de mon côté je vois aussi beaucoup de militant qui sont dans le folklorisme viriliste, avec une posture romantique révolutionnaire et je trouve ça ridicule et excluant vis a vis d’autres personnes.
      Mais bon, dans le cadre d’une vidéo ça reste cool, c’est plutôt dans les manifs que le problème se pose.
      Sinon je pense qu’on partage beaucoup de chose dans les critiques, mais je trouve étrange ta valorisation de la famille d’une part, ou encore dire que les personnes sont folles parce que elles acceptent le monde, alors que les expériences sociales de Milgram montre précisément l’inverse. Et le lien entre l’aluminium et Alzheimer a ma connaissance n’est pas établi.



  • ON SE FOOT DE NOTRE GUEULE !

    Les supporters, pourtant minoritaires, ont envahi le cœur de la cité en s’octroyant tous les droits, s’accaparant toute l’attention, envahissant tout l’espace. Pour les matchs internationaux, tout semble autorisé aux insupportables supporters à condition qu’ils se conforment aux vociférations et gesticulations qui sont propres à leur rôle. Cette ivresse passagère refonde et renforce une identité nationale en décrépitude. Toute la lourdeur des conflits de la société est ainsi détournée et focalisée sur le concurrent qu’il faut battre et éliminer, l’adversaire étranger qu’il s’agit d’écraser.

    À ce niveau de compétition, le sport n’est plus un amusement d’enfant, mais un business intransigeant. Il s’agit toujours d’une épreuve difficile où la concurrence est féroce et dont le seul but est de gagner sur les autres, la victoire à tout prix. L’équipe gagnante est une entreprise qui fait des affaires, la compétition est son marché, les matchs des opportunités et l’adversaire une menace. Sa stratégie est d’éliminer la menace.

    De partout le sport est présenté comme une évidence, une activité naturelle positive. "Le sport est l’impensé autant que l’incritiqué des temps contemporains" (Robert Redecker, Le sport contre les peuples, 2002). Ce qui nous conditionne n’est jamais perçu comme tel. Notre aliénation ne nous est pas perceptible.

    Le sport a toujours été l’activité préférée développée par les dictatures et les fascistes, « au point de devenir un élément constitutif indispensable de ces régimes » (Jacques Ellul). L’institution sportive est un appareil efficace qui répand massivement une idéologie réactionnaire, " le paradigme de l’idéologie fasciste" (Michel Caillat). On y retrouve la hiérarchisation, la sélection de l’élite, l’obsession de la pureté, la mobilisation de masse, l’omniprésence de la propagande, la glorification de la jeunesse, le culte des forts et de la virilité, l’exaltation de l’effort, l’apologie de la souffrance, la diabolisation de la fainéantise, l’idolâtrie du surhomme, l’exacerbation des passions chauvines, nationalistes et racistes.

    Le sport n’est pas un jeu, mais une activité physique fortement réglementée basée sur l’effort, le renoncement au plaisir, le travail, le rendement, la compétition, le record, le dopage et l’absolue nécessité de la victoire. Le corps du sportif mercenaire est chosifié, transformé en chair à record, en marchandise compétitive, encaserné et drogué. Cette compétitivité sportive fonctionne à l’image du système marchand. "Le sport reflète le fondement des rapports de production capitalistes ainsi que leurs principes structurels de fonctionnement. À travers lui, l’idéologie dominante est perpétuellement et sournoisement distillée à haute dose : individualisme, apologie de la compétition, du rendement et du dépassement de soi, mythe du surhomme et de la croissance ininterrompue des performances” (Michel Caillat, Le sport n’est pas un jeu neutre et innocent, 2008). À l’image du sport, le moteur même de la survie sociale d’aujourd’hui est construit sur la guerre des uns contre les autres, seul contre tous. La loi de la compétition est le dogme de cette société. La compétition est une nuisance sociale où l’autre devient un obstacle à supprimer, l’ennemi à vaincre, où il s’agit de gagner en fabriquant des perdants.


    “L’idée selon laquelle, dans chaque secteur, dans chaque discipline, il faut qu’il y ait un premier, un deuxième et un troisième est une aberration. La compétition, c’est la volonté d’être meilleur qu’autrui, de le dépasser. Quitte à tout faire pour le détruire. Dans le domaine du sport, la compétition engendre le dopage, les pots-de-vin. Elle transforme des êtres humains en une nouvelle espèce, intermédiaire entre les humains et les monstres” (Albert Jacquard, Je suis absolument contre la compétition, L’Express-l’Expansion le 12/09/2013).
    On a besoin des autres pour se construire. C’est la différence de l’autre qui enrichit mon évolution dans la société en la rendant plus complexe. Ce sont les autres qui me font exister. "Je suis les liens que je tisse" (Albert Jacquard, Éloge de la différence, 1981).
Quand on est en compétition on ne tisse plus de liens on les détruit. Toute compétition est un suicide social, une entreprise de déconstruction où les gagnants sont les plus conformistes et les plus antisociaux, car ils détruisent ce qui nous relie les uns aux autres.

    Nous survivons dans le culte de la performance individuelle, où l’on doit se prendre soi-même comme une marchandise à promouvoir sur le marché des apparences. Il faut soigner son image, se montrer à son avantage, être visible et reconnu. Ce “chacun pour soi” incite à mettre la pression sur les autres pour se mettre en avant. La présence de l’autre est alors vécue comme un danger. Tout le monde ment, magouille et fraude éperdument, l’hypocrisie et la fourberie sont devenues normalité.
Le pouvoir des uns sur les autres est partout. Il est construit sur l’élimination de la concurrence. Cette compétition, guerre sans merci, isole, réduit et conditionne les comportements. C’est une restriction arbitraire à la liberté de choisir. Elle se construit sur la règle intransigeante, celle qui s’oppose à tout changement de règles, imposant une situation conflictuelle étouffante dans une méfiance généralisée envers l’ennemi qui est partout.

    Dans cette société autoritaire, ce sont toujours les membres déviants, considérés comme anormaux, qui lui permettent d’évoluer et de ne pas se scléroser dans une uniformité immobile constituée d’interdits généralisés, sans aucune issue, dans une impasse qui lui serait fatale. C’est parce que cette société individualisée est construite sur l’isolement et la compétition, sans coopération ni sociabilité, que l’inadaptation aux règles de la normalité est le signe d’une bonne santé mentale et sociale.

    Le sport est l’opium du peuple, il n’exprime que la soumission à l’ordre établi. "Rouleau compresseur de la modernité décadente, le sport lamine tout sur son passage et devient le seul projet d’une société sans projet" (Marc Perelman, Le sport barbare, 2008).

    L’entreprise football, par son conditionnement massif, ses slogans répétitifs, son affairisme publicitaire, sa fureur nationaliste, est une servitude volontaire qui envahit tout l’espace public dans “une vaste opération de chloroformisation des consciences” (Quel Sport ? n° 30/31). L’unanimisme tapageur de cet empire affairiste et mafieux n’autorise que des comportements de supporters chauvins, spectateurs exaltés, abrutis et asservis. Cette entreprise de diversion et d’enfumage permet de dissimuler la dégradation des conditions de notre survie, et une misère sociale effrénée.


    "Derrière le matraquage footballistique de l’espace public se profilent toujours la guerre en crampons, les haines identitaires et les nationalismes xénophobes. Et derrière les gains, transferts et avantages mirobolants des stars des pelouses, promues “exemples pour la jeunesse”, se cachent les salaires de misère, le chômage, l’exclusion, la précarité et l’aliénation culture de larges fractions de la population invitée à applaudir les nouveaux mercenaires des stades comme naguère les foules romaines étaient conviées par les tyrans aux combats de gladiateurs. Le football-spectacle n’est donc pas simplement un “jeu collectif”, mais une politique d’encadrement pulsionnel des foules, un moyen de contrôle social qui permet la résorption de l’individu dans la masse anonyme, c’est-à-dire le conformisme des automates" (Jean-Marie Brohm et Marc Perelman, Le football, une peste émotionnelle, 2006).

    L’exploitation du travail, sa marchandisation est une aliénation de l’activité humaine. Le temps du non-travail, c’est-à-dire celui des loisirs et de la culture de masse est le domaine de la crétinisation volontaire, de l’automutilation librement consentie. Le sport est le pilier de cette culture qui n’en est pas une et n’est en fait que l’expression de son absence, affirmation ostentatoire de sa soumission à une conformité normalisée.

    "La saturation de l’espace public par le spectacle sportif atteint aujourd’hui des proportions démesurées. (...) Le spectacle sportif apparaît comme une propagande ininterrompue pour la brutalité, l’abrutissement, la vulgarité, la régression intellectuelle et pour finir l’infantilisation des foules solitaires" (Jean-Marie Brohm, Le spectacle sportif, une aliénation de masse, Mediapart 2013).

    Clos sur lui-même, le stade, centre et ciment de la communauté, agrégateur de solitudes, est un espace de concentration où chacun est tout le monde. C’est une masse en fusion, l’unité sonore d’un monde sourd à lui-même, l’assourdissement devenu réalité. "L’institution sportive est organiquement, incorporée au système de production capitaliste dans lequel elle s’épanouit. La diffusion et l’emprise planétaire du sport, l’olympisation du monde vont accompagner l’expansion impérialiste du système capitalisme" (Jean Marie Brohm, Le sport, l’opium du peuple, 1996).

    Le sport c’est la mort des feignasses, l’apologie de l’effort et du sacrifice, l’adoration du travail dans le respect des règles et la servitude à l’ordre en place. Le sport n’est plus que spectacle, publicité suprême du corps marchandise, image de l’adhésion totale à la marchandisation de la vie.

    Lukas Stella, juillet 2016


  • LA POLICE ASSASSINE

    Les tirs à balle réelle ont donc augmenté de 54% en 2017. C’est dans ce contexte que Bubakar, 22 ans, a été abattu hier à Nantes. Celui d’une police militarisée, qui possède un permis de tuer élargi.

    Dans le quartier du Breil, au nord de Nantes. Un jeune de 22 ans a perdu la vie ce mardi 3 juillet au soir. Il a pris une balle dans le cou, et en est mort. Un CRS lui a tiré dessus. Pour un simple contrôle routier.

    Le récit d’un témoin direct de la scène : 
« Il était déjà immobile, le policier est arrivé, il lui a tiré dessus à bout portant. Il a mis une balle sur le cou alors qu’il était déjà immobile il pouvait rien faire déjà. [Les CRS] roulaient dans le quartier ils cherchaient à attraper quelqu’un et du coup ils l’ont vu, [le policier] a perdu son sang froid, il a tiré. Ils ont même pas cherché à l’assister pour faire les les premiers soins, ils ont rien fait.[...] Il a perdu la vie devant moi. Y’avait aucun CRS de blessé, rien du tout. »

    Le tueur fait partie des nombreux CRS qui quadrillent Nantes depuis des mois, et répriment systématiquement. 
La révolte a embrasé le nord de la ville. Grenades contre barricades et cocktails molotovs. 
La police est dans toutes les cités.

    https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/photos/pcb.1753068778062621/1753075208061978

    " Le jeune tué ce mardi lors d’un contrôle policier au Breil, à Nantes, s’appelait Bubakar. Ce mercredi matin, les habitants du quartier commencent à parler. « Ce jeune-là, il avait tout le temps le sourire. C’est ça qui le caractérisait. Il n’était pas dans les embrouilles. C’était une crème. On a perdu un ami, on a perdu un frère. »
 [...]

    « Le contrôle durait depuis plusieurs minutes,. À un moment, il a reculé avec sa voiture mais il n’a pas touché de policier. Il n’était pas dangereux. » À côté de lui, un père de famille gronde. « Il est mort. Gratuit. » 
[...]

    Un peu plus loin, près de la boulangerie qui reste ouverte et a été épargnée par les flammes de colère, c’est le leitmotiv qui revient en boucle dans la bouche des passants. « Un jeune est mort pour rien. » « C’est un policier, il a tué un garçon » souffle une très petite fille sur le chemin de l’école."

    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-ce-jeune-tue-par-le-policier-c-etait-une-creme-5862804

    À PROPOS DES VIOLENCES POLICIÈRES 
DU 3 JUILLET À NANTES

    Mardi 3 juillet au soir, un jeune homme est mort. Aboubacar, 22 ans, a été abattu par un CRS au Breil, au nord de Nantes. 
Alors qu’il était au volant, un tir à balle réelle dans le cou lui a ôté la vie. Tous les témoins directs de la scène parlent d’un tir « à bout portant » alors qu’il n’y avait aucun danger pour les forces de l’ordre. Dans la soirée, une vague de rage et de révolte s’est emparée de nombreux quartiers de la ville. Quelques éléments à chaud :

    1 - LA LOIRE-ATLANTIQUE, CHAMPIONNE DES VIOLENCES POLICIÈRES.
    Les événements du Breil allongent dramatiquement le bilan des dommages causés par la police dans le département. En quelques mois, il s’agit du deuxième décès à Nantes lors d’une opération de police. Par ailleurs, trois manifestants ont perdu l’usage d’un œil après avoir reçu des projectiles policiers pendant les manifestations du printemps. En mai, un jeune avait eu la main arrachée sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Plusieurs centaines d’autres personnes ont été blessées à des degrés divers par les armes de répression. Notre département est devenu un véritable laboratoire des violences d’État.
    2 - LES TIRS À BALLE RÉELLE PAR LA POLICE SE BANALISENT.
    Un récent rapport de l’IGPN évoque une augmentation de 54% des tirs par arme à feu dans la police en 2017. Une véritable explosion de l’usage des armes, directement liée à la « présomption de légitime défense » dont disposent désormais les policiers. Il est notamment devenu courant de voir des policier tirer sur un véhicule pour un simple délit de fuite. C’est dans ce contexte qu’Aboubacar a été abattu. Celui d’une police militarisée, qui possède un permis de tuer élargi.

    3 - UNE CONSÉQUENCE DE LA MILITARISATION DE LA POLICE.
    Depuis 20 ans, le nouvel arsenal répressif habitue les policiers à viser, à tirer, à presser sur la détente et à atteindre des cibles humaines. Avec les Flash-Ball, puis les LBD 40, l’acte de faire feu en direction d’individus, qui était jusqu’alors exceptionnel, s’est banalisé. A présent, il arrive de plus en plus fréquemment que les armes à feu remplacent les balles en caoutchouc.

    4 - LA MAIRIE AVAIT RÉCLAMÉ PLUS DE CRS.
    En septembre, la maire socialiste, Johanna Rolland, demandait des renforts de CRS à Nantes, dans une ville qui connait pourtant déjà une présence policière largement supérieure à la moyenne. Depuis, ces effectifs de CRS, en surnombre, multiplient les patrouilles, les contrôles dans les quartiers populaires, et la répression des manifestations. Le tueur faisait donc partie de ces effectifs réclamés par les socialistes.

    5 - D’AUTRES BLESSÉS.
    Alors que la colère s’emparait de nombreux quartiers de Nantes dans la nuit du 3 juillet, la répression s’est déchainée, avec notamment l’emploi des nouveaux fusils qui permettent de tirer des grenades en rafale. Plusieurs blessés ont à nouveau été signalés, notamment un jeune touché à l’œil à Malakoff.

    6 - LES MÉDIAS JUSTIFIENT LA PEINE DE MORT.
    Pour contre-attaquer, et justifier l’injustifiable, les médias répètent depuis ce matin que « la victime était recherchée ». En d’autres termes, ils justifient la peine de mort. Comme si le fait d’être accusé de délits méritait de se faire tuer. C’est le comble de l’indécence, alors que la moitié de la classe politique est mouillée dans des affaires de corruption ou de délinquance sans être sanctionnée, et que les membres de commandos d’extrême droite bénéficient d’une impunité générale. Rien ne justifie qu’on tire sur un homme désarmé à balle réelle, au niveau des organes vitaux. 
Rien !

    https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/photos/a.336512019718311.70910.294803323889181/1754137631289069
    —

    Violence et répression de partout,
justice nulle part !
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    #‎LaPoliceAssassine‬ #Nantes #Breil #Bubakar



  • VOUS CROYEZ AVOIR RÉUSSI ! VOUS ÊTES LE PASSÉ !
    « La seule chose que vous ayez réussi à faire c’est exploiter et opprimer la majorité de la population. »

    PARIS - Près de 250 personnes ont fait irruption à la StationF à Paris, le le 7 juin 2018, troublant le cocktail marquant la fin d’une journée réunissant "l’écosystème du marketplace" sous le patronage de l’entreprise française Mirakl, qui propose des "solutions dans le e-commerce".
    La Station F, pépinière de startup comme on dit dans le jargon, fut fondée par Xavier Niel, milliardaire des télécoms avec Free, et inaugurée par le président Macron devant un parterre de cadres avec de nombreuses grandes entreprises représentées. Une phrase avait fait polémique : Macron avait évoqué « des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien ».
    Les manifestants ont pu repartir à temps avant l’arrivée des CRS, il n’y a pas eu d’interpellations.

    https://youtu.be/p5cldmrVjXI




  • "POUR MAXIME, MUTILÉ SUR LA ZAD LE 22 MAI 2018 - LETTRE DE ROBIN, MUTILÉ À BURE LE 15 AOÛT 2017"

    Robin est un jeune père de famille blessé grièvement à Bure en Août dernier par une grenade explosive GLI-F4. Il nous a fait parvenir une lettre qu’il a transmis à Maxime, dont la main a été arrachée par une grenade explosive GLI-F4 hier sur la ZAD. "Il est tombé près de 4000 grenades explosives sur la ZAD depuis le début de son invasion par les gendarmes mobile". Elles avaient déjà fait plusieurs centaines de blessés depuis le début de l’opération.

    "Mettre des mots sur l’horreur. Ne pas céder à la résignation. Au terrorisme d’État.
    Malgré le stylo qui tremble, écrire. Témoigner. Ne pas se laisser écraser par le concert d’opérations sémantiques, de propagande préventive et de censure qui cherche à nous couper de notre empathie et de la révolte qu’elle devrait spontanément engendrer.

    Maxime vient de perdre sa main. Sa main droite. Pour toujours. Il rejoint bien plus gravement encore, l’enfer que j’ai vécu durant 9 mois. Le 15 août 2017, à Bure, l’explosion d’une grenade GLI-F4 tirée par les gendarmes mobiles creusait mon pied gauche sur un diamètre de 13cm et jusqu’à 3cm de profondeur arrachant peau, veines, nerfs, muscles et pulvérisant les os. C’était pendant une manifestation contre le projet Cigéo d’enfouissement de déchets radioactifs à 500m de profondeur. Il y a eu 30 blessés dont 4 graves.

    Contrairement à ce que leur nom indique, les grenades GLI-F4 contiennent de la TNT et explosent ! Leurs déflagrations font 1m de diamètre et peuvent tuer si elles touchent une partie vitale. Les appellations de « lacrymogènes » ou d’« assourdissantes » que la préfecture et les ministres leur donnent dans les médias servent à masquer la vérité à leur sujet : CE SONT DES ARMES DE GUERRE !

    L’État utilise des armes de guerre pour terrasser le peuple. Dans le cas présent, les conséquences sont bien pires qu’un tir à balle réelle.

    Déjà, à l’époque, j’avais alerté sur les dangers des grenades explosives en organisant une manifestation pour exiger leur interdiction mais les grandes chaînes ont cantonné l’information à la région Lorraine. La majorité des français ignore encore la vérité sur ce sujet. Il est tombé près de 4000 grenades explosives sur la ZAD depuis le début de son invasion par les gendarmes mobiles. Provoquant des centaines et des centaines de blessés notamment à cause des éclats de métal qu’elles projettent. Où est la violence ?

    Maxime est actuellement à l’hôpital.

    Outre les intenses douleurs et le fort traumatisme qui le suivront nuit et jour, il devra désormais supporter ce handicap inimaginable : vivre avec une seule main. Cette main, que l’explosion lui a arraché sur le coup, l’État lui a volé pour prix de son combat, pour prix de notre combat. Dans les dernières décennies, la militarisation du maintien de l’ordre a fait couler trop de sang.

    Combien d’éborgnés ? Combien de mutilés ? Combien de vies déchirées par l’utilisation criminelle des flashballs et des grenades explosives ? La violence de l’État pour mater toute résistance est extrême. Elle cherche à nous terroriser, à nous acculer à la résignation. Face à cela, la solidarité est notre arme et jamais la peur ne doit nous arrêter.

    Proches, moins proches et tous ceux qui croiseront la route de Maxime, prenez soin de lui ! Tenez bon ! Il y a mille et une manières de lui apporter ce qui lui permettra de vivre. Écoutez-le, cherchez, trouvez !

    La vie continue, le combat pour elle aussi. Maxime tiens bon !"

    https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/photos/a.336512019718311.70910.294803323889181/1699448320091334