• Catherine Hill sur le déconfinement : « Lever le pied paraît complètement illogique »
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/catherine-hill-sur-le-deconfinement-lever-le-pied-parait-completement-illog

    Catherine Hill : C’est beaucoup trop tôt. La décision est clairement politique, car on déconfine alors qu’on est en plein pic, ce qui est évidemment totalement déraisonnable. Le virus circule beaucoup trop. Par exemple dans les sept derniers jours, 443 personnes en moyenne sont arrivées chaque jour en réanimation, ce qui est en encore au-dessus du pic du mois de novembre. 

    Le nombre de morts reste aussi très élevé. Dans ces conditions, lever le pied paraît complètement illogique. Certes, on observe depuis quelques jours une diminution des arrivées à l’hôpital et des admissions en réanimation, mais elle est minuscule. Elle nous amène au niveau où l’on avait décidé de confiner la dernière fois.

  • Je ne suis pas née femme | Par Ouï-dire
    https://www.rtbf.be/auvio/detail_par-oui-dire?id=2759496

    A 17 ans, Lucie apprend qu’elle est née avec le MRKH. Ce ’syndrome congénital’ touche au sexe, et, par ricochet, à la sexualité et à l’identité. Cette découverte l’atteint profondément et chamboule ses préconceptions. Elle pose par écrit ses questionnements et réflexions au fil des années. A 46 ans, depuis Bruxelles où elle vit désormais, elle fait le bilan de son périple entre les tempêtes intérieures traversées et les périodes d’accalmie. Cette création sonore est son ’coming-out’ intersexe. Un récit documentaire de Lucie Robet Une production de Farrago. Durée : 47 min. Source : La Première - RTBF

    http://rtbf-pod.fl.freecaster.net/pod/rtbf/geo/open/y/yXjTOEWICB.mp3

  • « Nous payons les vaccins deux fois : une fois pour la recherche, une deuxième fois par l’Assurance maladie »
    https://www.bastamag.net/prix-des-accins-covid-profits-pfizer-financements-recherche-prise-en-charg

    Levers les brevets, réquisitionner des sites de productions... Des solutions existent pour garantir l’accès aux vaccins, expliquent dans cette tribune les animateurs de l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament (OTMeds). Source : Basta !

  • La loi de l’inceste
    Les couilles sur la table

    https://www.youtube.com/watch?v=43PMwj5NQLA

    Nous avons toutes et tous grandi dans une culture de l’inceste qui impose qu’on y soit aveugle et qu’on n’en parle pas. Alors que les victimes - et donc leurs agresseurs - sont banalement répandu·es, l’inceste est considéré comme le plus grand interdit voire le plus grand tabou de notre société. Selon l’anthropologue Dorothée Dussy, cette idée reçue entraîne un déni de la réalité de ce phénomène. Plus encore, cette vision désincarnée de l’inceste manque de prendre en compte le point de vue des femmes et des enfants, et participe à la constitution de l’inceste comme « structurant de l’ordre social ».

    En quoi les sphères intellectuelles, législatives et judiciaires véhiculent une perspective patriarcale et masculiniste de l’inceste, et plus largement du viol ? Comment l’inceste est représenté dans les œuvres d’art ?

    Dans cette deuxième partie de leur entretien, Victoire Tuaillon et Dorothée Dussy analysent ce qu’est la culture de l’inceste. Selon la directrice de recherche du CNRS, l’inceste est à la base des rapports d’oppression, d’où titre de son ouvrage majeur sur la question : « Le Berceau des dominations » (éd. Pocket, 2020 ; initialement publié en 2013 aux éditions La Discussion).

    #inceste #viol #culture_du_viol #masculinité

  • Vendredi 29 septembre avait lieu à l’Université du Mirail une rencontre avec Christine Delphy, organisée par le réseau Arpège dans le cadre d’un séminaire interdisciplinaire.
    Théoricienne du féminisme matérialiste et militante de longue date, Delphy s’est récemment illustrée par le relais d’un article traduit par @tradfem et qu’elle a relayé sur son blog : « Le lesbianisme est la cible d’attaques, mais pas de la part de ses adversaires habituels » de J.J Barnes.
    https://iaata.info/Transphobie-et-feminisme-intervention-de-Clar-T-I-lors-de-la-rencontre-avec-
    https://seenthis.net/messages/630223#message630241
    https://seenthis.net/messages/615910
    #Féminisme #Christine_Delphy #transphobie #queer #cisgenre

  • Parce qu’elle dénonce la culture du viol dans l’équitation, Amélie Quéguiner est poursuivie en diffamation
    https://www.madmoizelle.com/parce-quelle-denonce-la-culture-du-viol-dans-lequitation-amelie-queguin

    « On se demande pourquoi on fait tout ça. Moi, mon histoire est réglée, je vis avec, ce que je fais c’est pour faire entendre les autres, pour que mon sport avance. Et quand on voit que ça n’avance pas, c’est décourageant. »

    Au téléphone, la voix d’Amélie Quéguiner laisse entendre sa grande détermination. En dénonçant les violences sexuelles qu’elle a subies enfant, la cavalière ne s’attendait sûrement pas à se retrouver attaquée en diffamation par sa propre fédération sportive… Elle va pourtant devoir se présenter devant le tribunal de Périgueux le 28 avril suite à la plainte déposée par Serge Lecomte, président de la Fédération française d’équitation (FFE).

    • Suite aux révélations d’Amélie Quéguiner début 2020, la FFE avait annoncé des mesures pour lutter contre les violences sexuelles et pour améliorer la prise en compte des témoignages des victimes. Mais depuis quelques mois, l’organisation sportive semble vouloir la faire taire.

      #backlash

    • Si Amélie Quéguiner se mobilise autant, c’est aussi parce que l’équitation représente la troisième fédération en France en nombre de licenciés, derrière le football et le tennis. « Les trois quarts sont des filles mineures, et quand on sait qu’une fille sur cinq va être concernée par les violences sexuelles, on se dit qu’il faut les protéger », rappelle-t-elle auprès de Madmoizelle.

      Pour elle, la FFE n’est pas réaliste en voulant résoudre les affaires de violences sexuelles « avec discrétion », « en catimini ». Au contraire, il faut informer les licenciés, être transparent avec les familles :

      « Tout se sait, mais par des bruits de couloir, et ça ne sert à rien. Tant qu’il n’y a pas de cadre déontologique, tant qu’on ne définira pas des sanctions, on aura beau sensibiliser dire que ce n’est pas bien, ça ne servira à rien. Former les gens, les nouveaux encadrants, c’est le minimum. »

      #toctoc

  • À qui profite la pseudo théorie de l’aliénation parentale ? | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/revue-deliberee/blog/010720/qui-profite-la-pseudo-theorie-de-l-alienation-parentale

    Depuis les années 2000 sont apparues lors d’instances judiciaires des allégations d’ « aliénation parentale » ; certains experts évoquent un tel « syndrome » pour tenter d’expliquer le rejet d’un parent – en général le père - par un·e enfant. L’étude de cette « théorie », de son contexte d’apparition et de diffusion, et de son utilisation, doit pourtant conduire à en écarter toute pertinence.

  • Compte-rendu d’une intervention de Dorothée Dussy sur l’inceste – Le blog de Manderley et d’Alex Vigne
    https://alexvigne.wordpress.com/2015/03/17/compte-rendu-dune-intervention-de-dorothee-dussy-sur-linceste

    Pour la terre entière, sauf pour le petit monde des anthropologues, l’inceste est un abus sexuel commis sur un-e enfant dans une famille. Ce petit monde des anthropologues parle habituellement de l’interdit de l’inceste : il désigne des règles matrimoniales, des systèmes de parenté, des alliances qui sont interdites. Il s’intéresse aux règles et aux normes, pas à la pratique. Pour Claude Lévi-Strauss, l’interdit de l’inceste signerait le passage de la nature à la culture, serait la pierre angulaire de l’humanité.

    Pour travailler sur l’inceste, dans la vraie vie, quand il arrive, et pas simplement sur des règles de parenté, il faut donc imaginer un autre terrain que les autres anthropologues qui travaillent sur l’interdit de l’inceste. Quand on travaille l’inceste dans sa dimension empirique, cela nécessite de l’observation, des entretiens, etc… Or, il est difficile de rencontrer des gens qui se disent incesteurs. Il y a des clubs de foot, pas des « clubs d’incesteurs ».

  • Le berceau des #dominations - document
    https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02561862/document

    Tous les jours, près de chez vous, un bon père de famille couche avec sa petite fille de neuf ans. Ou parfois elle lui fait juste une petite fellation. Ou c’est un oncle avec son neveu ; une grande sœur avec sa petite sœur. Dans cette anthropologie de l’inceste, Dorothée Dussy se penche sur les mécanismes complexes par lesquels l’inceste, en théorie interdit et condamné, est couramment pratiqué dans l’intimité des foyers français. À la faveur du réel, et de la banalité des abus sexuels commis sur les enfants, l’inceste se révèle structurant de l’ordre social. Il y apparaît comme l’outil primal de formation à l’exploitation et à la domination de genre et de classe. Cinq ans d’enquête ethnographique menée auprès d’enfants incestés devenus grands, et auprès de leur famille, sont restitués dans une trilogie dont Le berceau des dominations forme le premier livre. S’appuyant principalement sur une série d’entretiens réalisés en prison auprès d’hommes condamnés pour viol sur des enfants de leur famille, l’auteur donne dans ce premier opus la parole aux incesteurs. Simples maillons d’une généalogie familiale où l’inceste leur préexiste, on comprend que les incesteurs incestent par facilité, par mimétisme, par opportunisme, ou encore par identification. Sans complaisance, mais sans mettre l’incesteur en position d’étrangeté, l’auteur guide le lecteur pas à pas dans un voyage subversif au cœur de familles que rien, ou presque, ne distingue des vôtres

    #inceste #pédophilie #pédocriminalité #dorothée_dussy

    • DD : Et vous, vous n’avez pas envie d’en parler ?

      AB : Je suis même surpris d’avoir accepté votre entretien, parce que j’ai déjà du mal à en parler au psy. J’ai accepté parce que si ça peut aider quelqu’un à comprendre, si ça peut aider... c’est le but. Ce qui me bloque un petit peu, c’est qu’on soit considéré comme des Fourniret, des trucs comme ça. Parce que dans la tête des gens, délinquant sexuel, c’est quelqu’un qui viole des enfants, qui les tue, qui les charcute. Je pense que dans la tête des gens, c’est ça.Dorothée Dussy et Arnaud Bias, avril 2009, extrait d’entretien

    • Françoise Héritier, après avoir consacré une grande partie de sa carrière aux règles de l’exogamie à travers le monde, a tenté de mettre face à face la théorie et le point de vue des praticiens1, sans réaliser qu’elle n’avait jamais travaillé sur le problème théorique de l’inceste, mais sur celui de l’interdit de l’inceste.

    • Il y aura toujours des intellectuels et des crétins pour considérer que la politisation des questions de violence domestique représente un dan-ger puritain qui instrumentalise le droit5, pour considérer que le volet répressif de la législation en matière de moeurs est nocif pour la démo-cratie et pour l’égalité entre individus. Les intellectuels pédophiles des années 1970 tenaient déjà ce discours. C’est la rhétorique du violeur et du pédophile, on le verra dans ce livre, qui consiste à discréditer toute description de la violence en brandissant le spectre de l’idéologisme fanatique et répressif anti-démocratique et en ignorant sa propre idéo-logie masculiniste. Inversement, il me semble que décrire et prendre acte des violences, de leurs spécificités, des effets qu’elles produisent et des conséquences qu’elles entraînent est un premier pas vers la paix et la démocratie. Les commissions « vérité et réconciliation » organisées après l’apartheid en Afrique du Sud et après le génocide au Rwanda, les procès des cadres nazi, khmers, serbes, et autres auteurs de crimes de masse partent du même principe. Décrire et dire la violence est un pas vers la paix.

    • Pour le dire autrement, les violences structurelles, les guerres et les taux usuraires pratiqués par les banques qui prêtent aux pays en instance de faillite, ne sont pas produites ex nihilo par des hommes entrés en fonction le cœur et le reste vierges de souvenirs et d’apprentissages.

    • En filigrane, cette description permet de réfléchir à la question de l’homme normal versus anormal ou monstrueux, et permet, au bout du compte et dans la conclusion qui referme le livre, de repenser le lien entre la pratique de l’inceste et la théorie de l’interdit.

    • Génie

      Dans la perspective de composer un texte émancipé des modèles masculins, classiques et légitimes, on n’hésitera pas, dans ce livre, à se référer à des voix inhabituelles en sciences sociales, et à tirer l’écriture vers une langue du quotidien et du domestique, l’espace de l’inceste.

    • J’ai été affectée – au sens proposé par Jeanne Favret-Saada16 – par l’ensemble de cette recherche. C’est-à-dire infectée par le système inceste, qui vous bloque quand vous voulez en parler, qui vous fait croire que vous êtes illégitime pour en dire quelque chose – vous êtes trop proche du sujet, vous êtes trop loin, vous êtes militante (c’est-à-dire hors-jeu du terrain scientifique), vos matériaux sont trop biaisés, vous avez parlé à des « victimes », à des « détenus », mais de quel droit omettez-vous le point de vue de ceux qui ont vécu un inceste heureux ? C’est le principe du système inceste : faire taire. Pour en sortir, il faut vomir plusieurs fois, mille fois, #vomir tant et tant que rien de ce qu’on peut vous dire pour vous arrêter ne vous touche plus car vous avez conjuré la guerre contre la nausée. Cela vous a rendu beaucoup plus libre, et notamment de décrire l’inceste from the inside.

      non mais ça.

    • Comme l’explique Finkelhor, la demande pour des statistiques permettant de renseigner le nombre d’en-fants violés est ancienne, et, notent les auteurs qui éditent le livre avec lui, cette demande est depuis longtemps satisfaite. On savait donc déjà, en 1986, mais aussi en 1929, en 1940, et donc vraiment depuis long-temps, que les abus sexuels sont assez courants dans la vie des enfants. Cependant, pour une variété de raisons, dont le scepticisme des psycha-nalystes (Masson 1984), dont les discours des pro-libération sexuelle, non seulement ces statistiques n’ont jamais suscité un grand battage publique, mais, à chaque nouvelle publication, elles paraissent inédites (c’est encore le cas du sondage IPSOS demandé en 2009 par l’associa-tion d’aide aux victimes d’inceste « AIVI » et qui estime à 3% le nombre de personnes ayant été victime d’inceste en France, estimation sous-éva-luée de l’avis des commanditaires et des commentateurs).

    • En résumé, pour 60 millions de Français, si on compte 5% de victimes d’abus sexuels intrafamilial, ce qui est dans la fourchette basse proposée par les enquêtes quantitatives, cela fait au moins trois mil-lions de personnes ayant été incestées. Mais pour compter convenable-ment le nombre de personnes impliquées dans les situations d’inceste, il faut évidemment ajouter les incesteurs ! Il n’y a pas de statistiques les concernant mais s’il y a trois millions de victimes, on peut estimer que les incesteurs se comptent donc aussi en millions ! Si cela vous paraît trop insupportable, ça ne me gène pas de descendre à quelques cen-taines de milliers d’incesteurs, mais alors il faut admettre que ceux-ci auraient incesté non pas un mais plusieurs enfants de leurs famille. En tous cas, pour incester trois millions d’enfants, il faut du monde...

    • Dans les éléments qui rendent très difficile d’admettre le nombre réel de viols et d’incestes, et qui rendent très difficile la compréhension de l’inceste comme une expérience atroce, et plus largement, du viol comme une expérience atroce, il y a l’initiation à la vie sexuelle, pour chaque homme et chaque femme, faite de situations qui ne sont pas toutes heureuses, souhaitées, réussies. Continuum d’expériences vé-cues par tous et toutes depuis l’adolescence, du rapport sexuel plus ou moins agréable, plus ou moins avec du désir, plus ou moins arraché, qui rend les partenaires plus ou moins violeurs ou plus ou moins violés.

    • Rien de mystérieux et d’inévitable dans l’invisibilité et le silence sur les violences subies ou agies, tout est affaire de pratique, donc de logique et de pédagogie. Idem pour la violence psychologique et la violence physique : si tu n’as pas ravalé l’insulte que tu as balancé à la gueule de ton copain qui t’avait énervé, ou contredit l’insulte que tu as reçue de ton copain que tu n’as pas attendu parce qu’il était en retard, tu rends l’insulte admissible. Tu compliques ce faisant les cri-tères d’évaluation de ce qui rendra, plus tard, une insulte admissible ou non admissible et tu t’exposes à ne plus réagir s’il t’arrive par la suite te faire encore salement traité(e). Sans parler des expériences vécues dans l’enfance. Les gifles ou les fessées qu’on reçoit de ses parents pour nous apprendre à écouter les adultes et en réaction à une bêtise qu’on a faite, nous font intérioriser dès l’enfance la justification de la violence.

    • Mais du coup, en l’absence de discours spontané sur l’inceste, les auteurs d’inceste ont intériorisé eux aussi les façons de parler d’inceste propre aux professionnels. Même l’élaboration de leurs récits sur leurs propres actes est devenue conditionnée par ces prescripteurs de normes que sont d’un côté les psy, et de l’autre les magistrats

    • l’hypothèse du dérapage à deux et de celle de l’inceste fraternel consenti, (...) n’existent que dans la pensée des personnes élevées dans l’ordre social incestueux. Car aucun adulte, ancien enfant incesté par un frère ou une sœur aîné(e), n’a jamais révélé, écrit, ou témoigné avoir entamé de son plein gré un inceste fraternel. En réalité, tous les enfants inces-tés par un frère ou une sœur plus âgé expriment avoir vécu des abus sexuels, et comme pour les autres histoires incestueuses, être ensuite devenus plus ou moins sexuellement dépendants de la situation, avoir plus ou moins construit un récit de la situation acceptable pour eux-mêmes, etc. C’est l’incesteur qui fait croire (à son psychiatre, sur des forums d’association d’aide aux victimes, ...), et se fait croire, qu’il y a des incestes fraternels consentis, ou que le dérapage était mutuel.

    • S’il n’existe aucun témoignage allant dans le sens du consentement, mais qu’il existe au contraire une multitude de témoignages indiquant des situations d’abus, quelles références, quelle documentation, quel savoir oriente le psychiatre pour qu’il classe l’inceste fraternel ailleurs qu’au rang des agressions ? Aucun, sinon un savoir d’acteur social ayant intériorisé la grammaire de l’inceste et spéculant la pratique à l’aune de la théorie. En effet, plus loin dans son texte, Becker précise : « L’abus sexuel se réfère à la question du consentement dont l’absence définit l’abus. L’inceste, en revanche, renvoie à la relation de parenté qui détermine les partenariats socialement permis et/ou interdits. Il peut donc y avoir inceste sans qu’il y ait le moindre abus sexuel, car cette distinction se réfère à des systèmes de normes distincts. L’abus sexuel se définit en fonction de ce que Foucault (1976) nomme « le dispositif de sexualité », gérant le désir et le pouvoir, alors que l’inceste renvoie au dispositif d’alliance qui organise les règles et leur transmission. » On touche là un biais du raisonnement, important car il est constitutif d’un hiatus qui fait le bonheur de la pratique de l’inceste. Ce n’est pas l’inceste qui renvoie au dispositif d’alliance, c’est l’interdit de l’inceste. L’inceste n’est pas le pendant empirique de l’interdit de l’inceste. C’est une autre notion, qui caractérise une relation se définissant précisé-ment par la double condition de la contrainte sexuelle et de l’exercice de cette contrainte sur un enfant de la famille

    • pull up selecta :

      L’inceste n’est pas le pendant empirique de l’interdit de l’inceste. C’est une autre notion, qui caractérise une relation se définissant précisé-ment par la double condition de la contrainte sexuelle et de l’exercice de cette contrainte sur un enfant de la famille

    • my girl :

      Dans les pages qui suivent, on parlera indifféremment d’auteurs d’abus sexuels, d’inces-teurs, d’agresseurs, et on ne fera pas de différence entre la littérature scientifique consacrée à l’inceste et celle qui est consacrée aux agres-sions sexuelles pédophiliques. Car les auteurs d’inceste ne constituent pas un groupe clinique, comme le souligne Jean-Michel Darvez-Bor-noz26. En effet, les agressions d’enfants sont rarement commises par une personne totalement étrangère. Inversement, près de 80% des agressions sont commises par des agresseurs ayant un lien de proxi-mité, sinon un lien familial, avec l’enfant. Cette proportion indique que même en l’absence de spécifications, les résultats des études sur les agresseurs d’enfant portent en réalité sur des agressions incestueuses au sens large.

    • Les garçons, encore plus que les filles, peinent à dévoiler les abus sexuels tout sim-plement car il leur faut du temps, et un long travail de raisonnement, pour penser aux abus sexuels comme à des abus sexuels (cf. Dussy, 2008) et non comme à une initiation ou à l’expression affective ina-déquate (Holmes, Offen et Waller, 199730).

    • La réalité est toujours plus riche que les stéréotypes et les en-quêtes permettent de constater que les types d’abus sexuels commis par des femmes ne sont pas moins violents, sérieux, et intrusifs, que ceux commis par les hommes (Saradjian, 199632). Tardif et Lamou-reux, comme Saradjian et l’ensemble des chercheurs ayant publié sur les femmes auteurs d’abus sexuels, relèvent une expression agressive manifeste chez plusieurs femmes abuseures allant jusqu’à éprouver de la satisfaction à voir souffrir leurs victimes, à verbaliser des pulsions homicides et à recourir à des armes ou à la force au cours de leurs abus.

    • notons, là encore, que pour les spécialistes de l’enfance, comme pour tout le monde, c’est donc le point de vue du « pénétrant », et non celui du « pénétré », qui déter-mine l’intention donnée au geste sexuel.

    • Ni dans la littérature que j’ai consultée, ni dans l’enquête, je n’ai rencontré de situations d’inceste (ou de jeux sexuels) entre des jumeaux, ou des cousins du même âge. Les jumeaux, et les cousins du même âge, vont explorer la sexualité ailleurs qu’au sein de leur famille.

  • Cet hôtel trois étoiles accueille des femmes migrantes pendant la pandémie | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1618910933-hotel-trois-etoiles-accueille-femmes-migrantes-pandemie-covi

    Plutôt que de garder porte close, Shérif, le propriétaire de « Rooms & Dreams », a décidé de travailler avec l’association Basiliade, habituellement engagée dans la lutte contre le Sida. Son équipe de cinq employés a lâché l’administratif, le règlement des chambres et les services petits-déjeuners pour de nouvelles tâches, comme l’explique son fils Younès :

    « Désormais, je fais du social : je m’occupe des mêmes clientes tous les jours, il faut s’intéresser à leurs vies. J’aime bien, au moins on se rend utile, on se lève le matin et on se dit qu’on va aider les gens. »

  • Va-t-on légaliser l’inceste entre adultes (en mettant un seuil de consentement à 18 ans) ?
    https://sandrine70.wordpress.com/2021/02/17/faut-il-interdire-linceste-entre-adultes

    Eric Dupont-Moretti, « ministre de la justice, a annoncé dans un premier temps un seuil de non consentement à 15 ans, pour des relations sexuelles adultes-mineur·es, puis de 18 ans en cas d’inceste. C’est un premier pas, semble-t-il, salué par les associations féministes et de protection de l’enfance. Mais quand j’ai vu l’info, je me suis demandé : est-ce que cela ne vient pas renforcer la légalisation de l’inceste en France ? Et pourquoi cette différence avec les autres mineur·es. ? Et puis j’ai réalisé que l’inceste entre adultes…était déjà légal ! Ce qui m’a poussé à me poser de nombreuses questions sur les débats en cours… Et à faire un parallèle avec la prostitution, qui je pense, éclaire et nourrit la réfléxion (n’ai-je pas toujours écrit ici que c’étaient les deux verrous du patriarcat ?)

    #inceste #viol #culture_du_viol

  • Les mobilisations environnementales à l’intersection des luttes voyageuses ? | Lise Foisneau
    https://www.revue-ballast.fr/les-mobilisations-environnementales-a-lintersection-des-luttes-voyageu

    Revenant sur six années d’enquête et de vie par­ta­gée avec les habi­tants des aires d’accueil de « gens du voyage », l’ethnologue Lise Foisneau ana­lyse les consé­quences de l’incendie de Lubrizol sur les luttes voya­geuses. Paradoxalement, les récentes batailles envi­ron­ne­men­tales ont jeté un voile d’ombre sup­plé­men­taire sur les mul­tiples atteintes aux droits fon­da­men­taux subies par les col­lec­tifs roma­ni et voya­geurs. Source : Ballast

  • « Terrains désignés » | Valentin Merlin
    https://www.revue-ballast.fr/terrains-designes-portfolio

    Preuves que l’administration assigne à rési­dence des citoyens fran­çais dans des lieux hos­tiles à toute forme de vie. Si la pho­to peut accom­pagner les luttes voya­geuses, c’est en mon­trant que les auto­ri­tés locales de Petit-Quevilly, de Saint-Germain-en-Laye et de Marseille forcent des familles à vivre dans des zones à haut risque indus­triel. Source : Ballast

  • Et puis il ne restera que Marc Dutroux - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2021/04/19/puis-il-restera-marc-dutroux

    Je me souviens il y a presque 20 ans le procès Dutroux. J’étais mal, si mal à cette époque là que j’avais tout lu, tout regardé y compris les rapports d’autopsie des gamines. Je baignais en plein complotisme parce qu’il était plus simple d’imaginer des notables protégeant Dutroux qu’une simple incompétence, une simple flemme, une simple guéguerre flics/gendarmes qui mènent à la mort d’enfants. Si c’était juste cela, alors il n’y avait plus qu’à tout arrêter parce que je ne voulais pas vivre dans ce monde là. On était sur le forum des chiennes de garde à cette époque, à déjà parler de nos viols et déjà on nous expliquait que face à l’affaire Dutroux, ce qui nous était arrivé n’était pas si grave.
    20 ans après c’est le même cinéma rien ne change. On ne nie plus la parole des victimes, Goldnadel explique à la télé, sans être immédiatement foutu dehors à coups de pied au cul, que ce n’est pas comparable à la sodomie d’un enfant de 3 ans.
    La grande évolution est là finalement, peut-être encore plus cruelle que ce que j’avais envisagé ; nous croire mais nous dire qu’on s’en fout. Nous croire mais nous dire qu’il n’y a pas mort d’homme ou sodomie de môme. Nous croire et que rien ne change.
    A la fin il ne restera que les monstres, les Dutroux et Fourniret. Ceux qui ont torturé, violé, brisé en morceaux et qui seront toujours ceux qu’on convoquera pour mieux excuser les autres, tous les autres.

    • Macron dans son discours sur la guerre à la drogue mentionne que les violences sexuelles ont augmenté de 36%. Il passe dessus en faisant une petite formule de merde sur la liberation de la parole et il en conclu qu’il faut faire la guerre aux fumeureuses de joints.

  • Inceste à hurler du silence
    Replay france 3 Aquitaine | France tv
    https://www.france.tv/france-3/nouvelle-aquitaine/la-france-en-vrai-aquitaine/2369429-emission-du-lundi-22-mars-2021.html

    Inceste à hurler du silence

    diffusé le lun. 22.03.21 à 23h30

    disponible jusqu’au 22.04.21
    art de vivre
    52 min
    tous publics
    plus que 2j

    De quelle guérison parler lorsque le corps a été violenté, l’identité humiliée, l’interdit transgressé, la loi a été bafouée ? Depuis 20 ans, la Maison d’Accueil Jean Bru à Agen aide les victimes à restaurer l’estime de soi, l’identité individuelle, la place dans la généalogie. Le but des équipes de la maison d’accueil est de les libérer de l’aliénation psychologique et de la honte, un travail sur le moyen et le long-terme. En oeuvrant à la réconciliation des victimes avec elles-mêmes, cela contribue à les aider à recréer une vie ordinaire avec une histoire singulière. La réalisatrice Hélène Trigueros a recueilli, au cours de ce film inédit, des témoignages de victimes prêtes à s’exprimer sur leur traumatisme ainsi que des personnels soignants.

    (@tintin - jusqu’à ce jeudi soir sur le site - j’avais vu mais merci pour le cc sur l’autre seen)

    #inceste #pédocriminalité

  • À Palerme, le poison du mariage - Invitation au voyage (26/03/2021) - Regarder le documentaire complet | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/102768-005-A/a-palerme-le-poison-du-mariage

    À Palerme, le soleil sicilien rayonne partout : dans ses étroites ruelles tentaculaires, sur ses façades baroques ou encore à la pointe des aiguilles de sa cathédrale. Ces rayons dévoilent mille histoires dont celle d’une habitante qui, au XVIIe siècle, va se faire connaître pour son remède maison aux mauvais mariages.

    (Pas encore vu, mais si ça peut aider certaines.)

  • Journée des droits des femmes : #visibilité des #femmes_scientifiques sur Wikipédia

    En marge de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, La Casemate et le Quai des Savoirs ont organisé un #éditathon sur les femmes et la science sur Wikipédia, l’encyclopédie libre et collaborative. Ce marathon d’édition vise à augmenter le nombre de biographies de femmes scientifiques et rendre leurs travaux plus visibles : les femmes représentent seulement 8 à 10% des biographies de femmes scientifiques sur Wikipédia.

    C’est Anne-Laure Amilhat-Szary qui a proposé de participer à l’événement pour les femmes géographes, événement auquel l’UMR TREE s’est joint.

    Au final, durant quatre jours, 12 pages de femmes géographes ont été créées ou enrichies sur Wikipédia ainsi que de très nombreuses fiches sur Wikidata, le volet bases de données du projet collaboratif. Les membres de Pacte se sont saisi également de l’initiative en lançant l’enrichissement chaque semaine d’une page de géographe via le compte Twitter de la Commission de géographie Féministe du CNFG.

    Explorer le bilan pour le laboratoire : https://twitter.com/UMR_TREE/status/1371186612428812291

    Découvrir toutes les fiches de femmes scientifiques créées ou modifiées durant l’éditathon : https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet:Editathon_Femmes_%26_Sciences_2021#Bilan_de_l'%C3%A9ditathon_20

    https://www.pacte-grenoble.fr/actualites/journee-des-droits-des-femmes-visibilite-des-femmes-scientifiques-sur
    #wikipedia #gender_gap #femmes #visibilisation #géographie #géographes #femmes_géographes

  • Après >1 an de pandémie, j’ai appris qu’alerter ne sert à rien. Que ce soit par déni induit par la peur, ou par malfaisance, le rassurisme l’emporte toujours même face aux données épidémiologiques..., par Claude-Alexandre GUSTAVE

    Données épidémiologiques désormais reléguées au rang « d’opinion » par le gouvernement qui préfère s’en tenir à des données « objectives » !?... c-à-d faire de la com !

    La séquence actuelle navigue entre « rigueur d’affichage » et « optimisme de rigueur » !😅

    La « rigueur d’affichage » fait suite à l’agitation récente autour du variant P.1 🇧🇷...

    C’est pourtant un variant décrit depuis fin 2020 dans l’état d’Amazonas et notamment associé à une 2ème vague tragique dans la région de Manaus.
    Les alertes étaient pourtant déjà lancées fin 2020... Il a fallu attendre >4 mois pour réagir !
    Alerter ne sert à rien...

    Et quelle est cette réaction ?
    Arrêter les vols Brésil - France !!!
    Cette mesure est insuffisante pour 3 raisons :
    A) Les voyageurs peuvent passer par des correspondances et donc facilement contourner l’interruption des vols directs...

    B) La Guyane possède >700 km de frontière avec le Brésil, particulièrement difficile à garder, et donc propice aux passages sans contrôle entre le Brésil et la France... où le variant est déjà présent à >84% pour la Guyane et 0,3% à 1% en métropole

    C) Le variant P.1 🇧🇷 est déjà présent dans 52 pays. Un cluster associé à ce variant peut donc être généré par des voyageurs provenant de quasiment n’importe où !

    Limiter les mesures de restriction au seul Brésil était donc absurde.
    Ce dimanche, de nouvelles mesures sont étendues notamment à la Guyane, au Chili, à l’Argentine...

    Mais sont-elles plus pertinentes ?

    Dans un sens oui puisqu’elles incluent une quarantaine obligatoire de 10 jours.
    Mais, comme toujours, on fait encore les choses à moitié : sans parler du délai de 10 jours, insuffisant face aux nouveaux variants plus transmissibles...

    « Quarantaine obligatoire »... est-ce une adaptation des mesures appliquées en Asie, en Océanie, au Royaume-Uni... ou du simple affichage ?

    Comment garantissons-nous l’application de cette quarantaine ? Où ? Combien de temps ?

    On parle de « contrôles policiers stricts »... Sont-ils systématiques ou aléatoires ?
    L’isolé est-il dans un hôtel dédié ? Ou bien simplement chez lui avec d’autres personnes qu’il peut contaminer et qui ne sont pas soumises à la quarantaine ?

    Ces mesures sont limitées à quelques pays d’Amérique du Sud et à l’Afrique du Sud (pour le variant B.1.351 🇿🇦).
    Le reste du monde est exempt de variants ?😅

    Prenons l’exemple du variant B.1.617 🇮🇳.
    Il a émergé en Inde, simultanément avec la plus forte vague locale...

    Les génomes associés à ce variant ne sont pourtant issus d’Inde qu’à 70% !
    23% des cas de variant B.1.617 🇮🇳 ont été identifiés au Royaume-Uni !

    https://twitter.com/Le___Doc/status/1381287555375763465?s=20

    On se rappelle de la rapidité de diffusion des variants entre 🇫🇷 et 🇬🇧 !
    Alerter ne sert à rien...

    On a également une forte présence de variant B.1.351 🇿🇦 en France, à >59% à la Réunion, et entre 1,8% et 13,6% en métropole.
    Or ce variant est associé à un fort échappement immunitaire (avec↘️de neutralisation x7 à x9 par anticorps)... 

    Des signaux d’alertes émergent déjà i) en 🇮🇱 avec l’observation d’un taux d’incidence 8x plus élevé de ce variant chez les vaccinés que chez les non-vaccinés (tendant à confirmer l’échappement immunitaire observé in vitro)

    Israeli data shows South African variant able to ‘break through’ Pfizer vaccine Strain is more effective than original COVID and the British variant at bypassing the shot, Israeli scientists find, in first-of-its-kind, real-world study https://www.timesofisrael.com/real-world-israeli-data-shows-south-african-variant-better-at-bypassi

    ii) Du 🇬🇧, avec une forte % de pop immunisée, et où le variant B.1.351 est celui qui progresse le plus rapidement :

    https://twitter.com/Dr_D_Robertson/status/1382713512452104195?s=20

    Ce qui nous amène aux 2ème axe de la séquence actuelle : « l’optimisme de rigueur »... Le fameux horizon des « 4 semaines » après lequel le gouvernement semble courir depuis plusieurs mois 😅

    Ça commence par les écoles, dont la réouverture est actée pour le 26 avril, indépendamment de la situation sanitaire...
    L’absurde commence : on a « fermé » les écoles pour raison sanitaire, alors qu’elles semblaient être un foyer épidémie hors de contrôle...

    Et nous allons donc les rouvrir alors que la situation sanitaire s’est encore dégradée ! Normal...
    Avons-nous au moins instauré un protocole sanitaire strict pour les établissements scolaires ?
    Avons-nous généralisé les tests de dépistage ?...

    Evidemment non ! Ce que nous n’avons pas fait depuis un an, nous ne le ferons pas après plus d’un an de pandémie !
    On nous promettait 300k tests salivaires dans les écoles... Quel % a effectivement été réalisé ?...

    Même à 100%, cela ne représenterait que 2,5% d’effectif scolaire testé chaque mois, alors que de nombreux pays testent 100% de l’effectif plusieurs fois par semaine ! 😅...

    Et les autotests me direz-vous... Oh ben zut alors, la HAS les a recommandé uniquement pour les >15 ans, donc inapplicables pour les maternelles, écoles, collèges ! C’est trop bête 🤡

    On parle alors de réouvertures, d’un retour à la « normale » à partir de mi-mai.
    L’absurde continue : on a mis en place des mesures sanitaires en avril, à cause d’une épidémie trop active, conduisant à la saturation des hôpitaux...

    Nous avons rempli les réanimations avec un « plateau » d’incidence évoluant entre 100 et 250 cas dépistés/100k/7j...
    Désormais nous sommes à un plateau autour de 350 à 400 cas dépistés/100k/7j !😅
    C’est ce qu’on appelle une amélioration ??? 🤡 

    Et encore... ce pseudo-plateau à 350/400 est induit par un fort recul de l’activité de dépistage, qui se traduit par une forte augmentation du taux de positivité frôlant désormais les 10% !!!

    

    Nous allons donc « rouvrir » alors que l’épidémie est presque 2x plus active que lorsqu’elle a conduit à la saturation des réanimations, aux déprogrammations de soins...
    La logique est trop subtile pour moi 😅

    Alors vous me direz « il faut vivre avec le virus », « nous aurons des protocoles sanitaires »...
    Ce que nous n’avons donc pas réussi depuis plus d’un an, nous allons miraculeusement y parvenir avec une épidémie encore plus active, avec des variants +transmissibles...

    De quels protocoles parlons-nous ?
    De protocoles qui ne tiennent toujours pas compte de la transmission par aérosols ?
    Des protocoles virtuels qui « sautent » aussitôt l’euphorie retrouvée ?...

    Nous avons donc une simple stabilisation relative de l’incidence, à un niveau très élevé, avec des mesures dites « de confinement » 🤡 et nous allons donc lever ces mesures, et grâce à la pensée magique, la situation va s’arranger ! 😅

    On parle de réouvertures par palier de 2/3 semaines, comme si la progressivité avait un quelconque effet protecteur contre la transmission virale 😂

    Avec une incidence massive comme celle qu’on observe actuellement, tout relâchement, même progressif, s’associera inexorablement à une dégradation épidémiologique rapide.
    Sans oublier que les hôpitaux sont tjs saturés et en forte déprogrammation...

    La progressivité de la réouverture peut, au mieux, retarder la 4ème vague (dénommée ainsi uniquement par souci de lisibilité puisque nous ne sommes jamais sortis de la 2ème vague)...

    Ce qui nous amène à l’impasse actuelle : rouvrir le pays pour préparer la saison touristique estivale.
    On croît alors revivre l’été « calme » de 2020 !😅
    On oublie juste quelques petits détails :...

    A) L’Europe sortait d’un confinement massif qui avait écraser la circulation virale sur tout le continent (et idem dans bcp d’autres régions du globe) ;
    B) L’incidence était au plus bas avec <800 cas dépistés par jour en France lors du déconfinement...

    A l’époque, il avait fallu moins d’un mois pour voir le virus réapparaître dans les eaux usées via les analyses du réseau OBEPINE.
    L’incidence clinique avait commencé à ↗️ dès début juillet... tout comme le discours rassuriste/dénialiste...

    Et nous avions alors à faire à des lignées virales peu transmissibles, proche de la souche D614 apparue à Wuhan.
    Désormais, le variant B.1.1.7 🇬🇧 est dominant, 70% plus transmissible, et d’autres du même « calibre » circulent...

    Et nous croyons donc que l’été va avoir un goût de vacances !?🤡
    Pensons déjà aux soignants ! Qui va leur dire qu’ils ne pourront pas prendre de congés cet été pour assurer la continuité des réas saturées ???...

    Ou alors, qui va dire aux Français qu’ils ne pourront pas avoir accès aux soins, car les soignants sont épuisés, et ne peuvent plus assurer la prise en charge de ce surplus massif et durable d’activité ???...

    Alors les rassuristes évoquent la « saisonnalité » du virus.
    Pour rappel, les fluctuations épidémiques observées ne sont que la résultante des « stop & go » appliqués depuis 1 an. Cette « saisonnalité » est donc totalement artificielle...

    L’OMM le rappelait il y a moins d’un mois : les observations mondiales ne supportent pas l’hypothèse d’une saisonnalité de la COVID !
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-lorganisation-meteorologique-mondiale-appelle-a-ne-pas-se-fond

    D’ailleurs, allez dire aux Brésiliens, au Africains du Sud, aux Indiens... que le virus ne circule pas l’été...


    Covid-19 : l’Organisation météorologique mondiale appelle à « ne pas se fonder sur les conditions climatiques pour assouplir les mesures contre la pandémie » "À ce stade, les données disponibles ne corroborent pas l’utilisation des facteurs météorologiques et de qualité de l’air pour permettre aux gouvernements d’assouplir les mesures qu’ils prennent", aff… https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-lorganisation-meteorologique-mondiale-appelle-a-ne-pas-se-fond

    On va alors me dire que nous avons désormais la vaccination, et que tel le Graal, elle va arrêter la pandémie sans rien avoir à faire de plus ! 🤡
    Alors pour rappel, le Chili a vacciné >2x plus que nous et subi sa plus forte vague, lui imposant un confinement total 

    On va alors me dire que c’est parce qu’ils ont utilisé un vaccin Chinois peu efficace.
    Ils ont également utilisé le vaccin de Pfizer/BioNTech, et la situation des plus âgés montrent pourtant que leurs vaccins sont efficaces :
    https://twitter.com/JorgeGalindo/status/1381246058915897345?s=20

    Alors on va me citer les exemples britanniques et israéliens.
    Oui, mais ces 2 pays n’ont pas limité leur réponse à la seule vaccination !
    Ils appliquent une stratégie de suppression virale !

    Ils ont d’abord écraser leur épidémie avec un confinement national.
    Même Boris Johnson le rappelle, c’est bien le confinement et pas la vaccination qui a sorti son pays de la 3ème vague, et il craint désormais la 4ème vague :
    https://twitter.com/BBCPolitics/status/1381919420101066752?s=20

    Le confinement britannique a permis d’atteindre une incidence d’environ 25 cas dépistés / 100k / 7j, ce qui est un seuil quasi parfait pour appliquer la suppression virale via le triptyque tester/tracer/isoler... Vous savez ? La stratégie que la 🇫🇷 a abandonné 🤡 

    Depuis, le Royaume-Uni teste massivement (bien plus que nous), contrôle ses frontières avec des quarantaines obligatoires, en hôtels désignés et contrôlés, avec des amendes plus que dissuasives.

    En Israël, la situation est similaire avec un confinement qui a écrasé l’incidence au même niveau qu’au Royaume-Uni 

    Et depuis, Israël applique une stratégie de suppression virale stricte, avec un testing massif, un contrôle strict de ses frontières, l’usage d’un Green Pass pour l’accès aux espaces publiques, et un contact tracing très intensif via la téléphonie

    https://twitter.com/jaimylepaquet/status/1361800083398938630?s=20

    La comparaison avec la situation française, où l’heure est à l’optimisme ferait presque rire si ce n’était pas tragique !
    Vous remarquerez qu’alors qu’Israël affiche une incidence très <<< à la nôtre, ils testent quasiment autant que 🇫🇷 où l’épidémie fait rage !😅 

    Alors oui, alerter ne sert à rien...
    Nous sommes probablement dans une phase de la pandémie où la discours sanitaire, la prudence, n’est plus audible pour une population usée par un an de « vivre avec », qui s’est accoutumée à une mortalité massive...

    Cette phase est peut-être nécessaire... même si elle ne sera pas facile, mais elle amènera peut-être à la prise de conscience !?
    Donc continuons de croire que l’été va bien se passer, continuons de croire que la ligne d’arrivée est proche...

    Continuons de voir la médecine comme la simple pratique se résumant à trouver un « cachet » pour chaque maladie... Nous avons eu l’HCQ pour 2020, l’IVM pour 2021...
    Continuons de rejeter les mesures de prévention via la suppression virale

    Continuons de croire qu’il suffit de vacciner quelques personnes dites « fragiles » pour régler le problème.
    Continuons de croire que le retour à la vie normale est pour bientôt...

    Et continuons donc à prendre du retard pour appliquer les seules stratégies qui se sont montrer efficaces contre la COVID et qui finiront par s’imposer mais dans la douleur face à l’échec vaccinal, à l’afflux incessant de variants, à la saturation durable des hôpitaux...

    Encore une fois, alerter ne sert à rien.
    Après plus d’un an passé à hurler dans le désert, cela me paraît désormais ridicule.
    Mieux vaut me taire.
    L’espoir fait vivre, advienne que pourra.

  • Aires d’accueil isolées, polluées : quelles conditions de vie pour les gens du voyage en Centre-Val de Loire ?
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/aires-d-accueil-isolees-polluees-quelles-conditions-de-

    Pour la première fois, un inventaire critique des aires d’accueil et de grand passage pour les gens du voyage a été publié ce 16 avril. Bien souvent, les caravanes doivent s’installer loin des centre-villes et à proximité de stations d’épuration, de déchetterie ou au bord d’une autoroute.

    une reprise « locale » de la base de William Acker.

  • Depuis le début de mon auto-confinement, y’a +/- 3 ans, j’essaie de me ré-approprier le bleu. Heureusement quand j’arrive à saturation y’a toujours les couleurs de cadeaux à offrir pour varier un peu !

    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/51127291603

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    #Kolavalk, #talismans, #grigris & #oripeaux : frama.link/kolavalk
    Côté photos : vu.fr/ValK
    Côté audios : frama.link/karacole
    Sous côté : liberapay.com/Valk
    .
    #bleu #blue #azul #macramé #macrame #macrameornement #faitmain #handmade #hechoamano #travailencours #workinprogress #trabajoencurso #creation #pieceunique #pasàvendre #notforsale #nosevende #anartisanat #antidote #antidoto #soeurcellerie
    .
    View on Instagram instagr.am/p/CN4o4BVh9w9/

  • École de guerre à Montpellier

    Sécurité : Macron défend son bilan et veut lancer un « grand débat » sur la consommation de drogue

    Après la décision de la Cour de cassation dans le meurtre de Sarah Halimi, le chef de l’Etat a également dit souhaiter un changement de la loi sur la question de la prise de stupéfiants et de l’irresponsabilité pénale.

    Dans un entretien au Figaro, à la veille d’un déplacement à Montpellier sur le thème de la sécurité du quotidien, Emmanuel Macron qui dit « se battre pour le droit à une vie paisible », défend son bilan au moment où la France « doit faire face à une forte augmentation des violences sur les personnes, qui visent tout particulièrement les détenteurs de l’autorité ». Il promet de « faire reculer la délinquance partout ».

    Plus de « bleu sur le terrain » en 2022 qu’en 2017

    Emmanuel Macron promet de tenir son objectif de 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires d’ici la fin du quinquennat, ainsi « chaque circonscription de police aura plus de policiers à la fin du quinquennat qu’au début, sans exception ».

    « Chaque Français verra plus de bleu sur le terrain en 2022 qu’en 2017. Ça rassure les gens, ça dissuade les délinquants », déclare le chef de l’Etat dans cet entretien.

    Il annonce aussi la création à Montpellier d’une « forme d’école de guerre avec de la formation continue » pour les policiers ainsi que la modernisation de leur uniforme et le remplacement de la casquette par un calot. Dans cette académie de police, les policiers effectueront des formations de trois à six mois tout au long de leur parcours.

    Expliquant qu’il fallait prendre le temps de former, le chef de l’Etat précise « qu’aujourd’hui 4 508 policiers et 1 706 gendarmes ont déjà été recrutés, soit 6 214 membres des forces de l’ordre ». « Nous aurons en complément, dès cette année, 2 000 policiers et gendarmes de plus. Et parmi ces nouveaux policiers, l’essentiel iront directement en sécurité publique, c’est-à-dire sur la voie publique. »

    « Nous irons au bout du bout de ce plan des 10 000 », a-t-il martelé. Il a aussi confirmé, comme prévu par la loi « sécurité globale », la création d’une réserve de 30 000 hommes dans la police. Emmanuel Macron réitère sa promesse de renouveler 50 % du parc automobile de la police.

    Soutien aux forces de l’ordre

    Le chef de l’Etat est revenu sur les « violences policières », expression qu’il avait utilisée en décembre mais pour la contredire aussitôt. « Il n’y a pas de violence systémique de la police, c’est faux ; il n’y a pas de racisme systémique de la police, c’est faux, pas plus qu’il n’y en a dans la gendarmerie ou au sein de l’Etat », a-t-il dit. Mais il a répété que le contrôle au faciès était une réalité.

    Il a enfin exprimé son soutien aux policiers attaqués, en particulier ceux de Viry-Châtillon, brûlés par un groupe d’assaillant en 2016. Il a refusé de commenter le verdict d’appel, qui a abouti dimanche à cinq condamnations et huit acquittements. « Les actes commis sont ignobles et d’une rare cruauté, a-t-il déclaré. Jamais je n’accepterai que l’on s’attaque à ceux dont le métier est de nous protéger. »

    « Un grand débat national sur la consommation de drogue »

    Le président de la République dresse aussi un constat : « La France est devenue un pays de consommation et donc, il faut briser ce tabou, lancer un grand débat national sur la consommation de drogue et ses effets délétères », déclare le chef de l’Etat.

    Car « ceux qui prennent de la drogue – et cela concerne toutes les catégories sociales – doivent comprendre que non seulement, ils mettent leur santé en danger, mais qu’ils alimentent aussi le plus grand des trafics. On se roule un joint dans son salon et à la fin on alimente la plus importante des sources d’insécurité… », ajoute-t-il.

    Emmanuel Macron reconnaît que les trafics de stupéfiants « explosent » et « forment la matrice économique de la violence dans notre pays ».

    « Les éradiquer par tous les moyens est devenu la mère des batailles, puisque la drogue innerve certains réseaux séparatistes mais aussi la délinquance du quotidien, y compris dans les petites villes épargnées jusqu’ici. Ne laisser aucun répit aux trafiquants de drogue, c’est faire reculer la délinquance partout », souligne-t-il.

    Il affirme que le gouvernement passe « à la vitesse supérieure » avec l’objectif de « harceler les trafiquants et les dealers ». « Sur les 4 000 points de deal répertoriés récemment, plus de 1 000 opérations coup-de-poing ont été réalisées ces dernières semaines. Et chaque jour, nous fermons un point de deal. Allez voir dans les quartiers comment cela change la vie ! », selon lui.

    Il ajoute que « 70 000 amendes forfaitaires délictuelles ont été dressées depuis septembre ». « Ça veut dire quelque chose de clair : si vous vous faites prendre comme consommateur, vous savez que vous allez devoir payer et que vous n’allez pas y échapper. Ça change le rapport de force », explique-t-il.

    Selon lui, « dire que le haschisch est innocent est plus qu’un mensonge » : « Sur le plan cognitif, les effets sont désastreux. Combien de jeunes, parce qu’ils commencent à fumer au collège, sortent totalement du système scolaire et gâchent leurs chances ? Et je ne parle même pas des effets de glissements vers des drogues plus dures. »

    Stupéfiants et responsabilité pénale : faire changer la loi

    Après la décision de la Cour de cassation dans le meurtre de Sarah Halimi, Emmanuel Macron dit souhaiter un changement de la loi sur la question de la prise de stupéfiants et de l’irresponsabilité pénale. « Décider de prendre des stupéfiants et devenir alors “comme fou” ne devrait pas à mes yeux supprimer votre responsabilité pénale. Sur ce sujet, je souhaite que le garde des sceaux présente au plus vite un changement de la loi », déclare le chef de l’Etat.

    La Cour de cassation a confirmé mercredi l’irresponsabilité pénale du meurtrier de Sarah Halimi, une sexagénaire juive tuée en 2017 à Paris, tout en entérinant le caractère antisémite du crime. La haute juridiction a considéré que dès lors que le trouble psychique, même éphémère, a été constaté par les experts, peu importe qu’il provienne d’une pathologie ou d’une consommation de cannabis, la loi veut qu’il n’y ait pas de procès.

    Plusieurs propositions de loi sur le sujet ont déjà été déposées depuis 2020. La dernière, présentée par plusieurs dizaines de sénateurs le 25 mars, propose de réécrire l’article 122-1, afin que le « trouble psychique ou neuropsychique » à l’origine de l’abolition du discernement n’exonère de responsabilité pénale l’auteur d’une infraction que s’il est « issu d’un état pathologique ou d’une exposition contrainte aux effets d’une substance psychoactive ».

  • La femme-objet ne fait pas vendre, elle rend malheureuse
    http://www.slate.fr/story/207608/publicite-vuitton-lea-seydoux-femme-objet-sac-nudite-vendre-nicolas-ghesquiere

    En mettant le corps parfait de #Léa_Seydoux dans une position lascive entre des draps pour vendre un sac, #Nicolas_Ghesquière fait comme s’il n’avait jamais entendu parler de « male gaze ».

    Avril 2021. On sait qu’on est encore loin de l’égalité mais on avance. Les femmes affirment leur parole, leur présence, leurs modes d’existence divers, leurs désirs de se représenter différemment.

    Et puis, un jour d’avril 2021, c’est l’accident. La sortie de route. Le déraillement complet. Brusquement, sur internet, on voit apparaître une nouvelle campagne de pub...

    « J’avoue que j’ai été un peu agacée par la pub avec Léa Seydoux qui se roule nue à côté d’un sac à main »
    Titiou Lecoq
    #regard_masculin