• Coronavirus : la gendarmerie de Ploudalmézeau fermée après un cas confirmé - Bretagne - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/coronavirus-la-gendarmerie-de-ploudalmezeau-fermee-apres-un-cas-confirm


    Photo d’illustration François Destoc

    La brigade de gendarmerie de Ploudalmézeau est temporairement fermée, en raison d’un cas avéré de Covid-19.

    En fin de semaine, un militaire de la brigade de gendarmerie de Ploudalmézeau a réagi positivement au test de dépistage du coronavirus. Deux autres militaires, qui présentaient aussi les symptômes d’un état grippal, ont été testés, mais ces tests se sont révélés négatifs. Par mesure de précaution, les locaux de la brigade ont été fermés et totalement désinfectés.

  • Chez moi hors de moi
    Lor Zevan (statut FB, 28 mars 2020)

    J’attends de la revoir. Je n’applaudis pas les soignants tous les soirs à 20h. Le spectacle de l’hôpital en ce moment me donne envie de hurler, pas d’applaudir. Je suis subjective, là ? Je serai objective quand je serai un objet. Pour le moment je suis sujette à la peur et à la colère. Ma fille est parmi les soignants dans un hôpital public qui naufrage « grâce » à nos bons maîtres. Je n’ai pas envie d’applaudir. Les soignants ne sont pas des héros. Ils travaillent. Dans l’enfer où on les a mis, ils font leur travail. Ils ne veulent ni mourir ni laisser mourir. Depuis deux ans, ils sont dans la rue pour dire la détresse et le danger de l’hôpital « managé », l’hôpital à conférences budgétaires, l’hôpital amputé de lits, de matériel, de personnel pour accueillir et soigner tout le monde, l’hôpital à faire fric mais à salaires minables, l’hôpital amputé de sa vocation à soigner et faire vivre.

    Chez moi hors de moi. Si je branlais des hashtags je dirais ça. Chez moi hors de moi. Deux êtres que je chéris sont parmi les soignants : un médecin et une infirmière. L’ infirmière, c’est ma fille. Je n’applaudis pas les soignants tous les soirs à vingt heures à ma fenêtre. J’ai envie de hurler pas d’applaudir. Je ne dors pas et, dans la nuit, j’ai peur et je veux parler d’elle, un peu. Ma fille, voyez vous, est une jeune-femme remarquable. Elle est née artiste et, dès l’enfance, elle nous a cloué le bec en dessinant le monde d’un trait. Attentive et attentionnée. Rien, du vivant, ne lui échappe. Elle est comme ça. Magique. Attentive et attentionnée. Elle aime la vie, elle aime la protéger, l’embellir, la préserver, la soigner. Elle est diplômée en arts appliqués, bien, mais avec ou sans diplômes, elle est artiste et, en plus, elle est devenue une adulte d’une rare gentillesse. La vraie gentillesse, celle qui est une force. Rare. Un jour, elle a changé de cap. Pas facile. Elle l’a fait. Ma fille, aujourd hui, depuis un an, est infirmière en chirurgie. Ma fille est infirmière et j’ai peur. J’ai peur.
    J’attends de la revoir. Je n’applaudis pas les soignants tous les soirs à 20h. Le spectacle de l’hôpital en ce moment me donne envie de hurler, pas d’applaudir. Je suis subjective, là ? Je serai objective quand je serai un objet. Pour le moment je suis sujette à la peur et à la colère. Ma fille est parmi les soignants dans un hôpital public qui naufrage « grâce » à nos bons maîtres. Je n’ai pas envie d’applaudir. Les soignants ne sont pas des héros. Ils travaillent. Dans l’enfer où on les a mis, ils font leur travail. Ils ne veulent ni mourir ni laisser mourir. Depuis deux ans, ils sont dans la rue pour dire la détresse et le danger de l’hôpital « managé », l’hôpital à conférences budgétaires, l’hôpital amputé de lits, de matériel, de personnel pour accueillir et soigner tout le monde, l’hôpital à faire fric mais à salaires minables, l’hopital amputé de sa vocation à soigner et faire vivre. Les soignants crient depuis des mois : « Nous devons retrouver un hôpital humain. » Personne ne les a écoutés. Dans l’hôpital délabré, ils étaient là. Ils ont dit. Personne n’a applaudi, ni compris, ni agi. Aujourd’hui, en plein fléau, dans l’hôpital carrément naufragé, ils sont toujours là. Comme avant. Quand ça allait très mal mais pas pour tout le monde, on n’écoutait pas. Quand ça va très mal mais pour tout le monde, là on applaudit. Qu ’est-ce qui fait applaudir aujourd’hui ? La prise de conscience d’un danger dont on se croyait préservé mais qui déborde ? La peur d’être touché aussi ? C’est le nombril de quelle angoisse personnelle qui applaudit tous les soirs à 20 heures ? L’hopital débordé, ça fait des mois que les soignants le crient partout où ils peuvent. Les soignants ne sont pas des héros. Le héros étouffe l’ humain. Le héros, on l’applaudit et on l’oublie. Le héros est éjecté de l’humain. Je n’ai pas mis au monde une héroïne. Je n’ai pas mis au monde un sacrifice sur pattes. Ma fille est infirmière. Elle travaille à l’hôpital public. Elle a choisi l’hôpital public. Elle travaille. Elle ne se sacrifie pas. Elle travaille. Elle fait très bien son métier et, comme tous les soignants, et tous les malades, elle est mise en danger par le contexte de ce travail, hôpital délabré par des choix politiques délibérés, dans l’indifférence générale jusqu’à présent.
    Ce métier, elle l’a choisi pour sa dimension humaine. Elle est comme ça. Je n’applaudis pas, je l’aime infiniment. D’être si vraie, si vivante. Ça fait grandir encore. Ma fille me fait grandir encore. Je n’applaudis pas. Seul, le silence peut.
    Quand mes enfants étaient petits, souvent me revenait une phrase entendue dans un film de Théo Angelopoulos, « l’Apiculteur ». Une scène dans laquelle, autour d’un nouveau-né, chacun y va de sa prophétie « Il sera roi, il sera acteur, il sera un génie, un héros ! » et l’apiculteur les arrête d’une voix douce : « S’il vous plait, si vous devez lui apprendre une seule chose, apprenez-lui à être comme tout le monde. » J’ai essayé d’ apprendre, ça, à mes enfants, être comme tout le monde. Ça ne veut pas dire faire ou avoir les mêmes choses. Ça veut dire être. Comme tout le monde. C’est-à-dire essayer de retrouver encore et toujours, n’importe quand, n’ importe où, en n’importe qui, le chemin de l’humain en soi-même et dans les autres. Ne pas perdre le code du vivant. Ce n’ est pas si facile. Surtout dans un monde où certains expliquent à d’autres qu’il y a des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien. Et qui reviennent, un jour de grand désastre, dire « Je compte sur vous. » Y compris sur ceux-là qui « ne sont rien » ? Oui. Simplement parce qu’il n y a pas de gens qui ne sont rien. Parce que chacun est tout et rien. Tout le monde est tout et rien. Nous le mesurons en ce moment.
    Le monde n a pas besoin de héros. Le monde a besoin d’humanisme et d’honnêteté. Et ça ira.

    Lor Zevan

    #hôpital #coronavirus #covid19 #santé #infirmières #infirmiers #soignants #néolibéralisme #austérité #HP

  • Hydroxychloroquine (Plaquenil®) et substances psychoactives : message à l’attention des usagers de drogues et aux patients sous traitements psychoactifs
    CENTRE D’ADDICTOVIGILANCE DE PARIS (CEIP-A), le 26 mars 2020
    http://addictovigilance.aphp.fr/2020/03/26/hydroxychloroquine-plaquenil-substances-psychoactives-message-

    L’hydroxychloroquine est une substance torsadogène (troubles du rythme graves). En association avec d’autres substances torsadogènes, le risque est accentué :

    -Substances illicites : Vous prenez des drogues ? Il faut savoir que certaines substances psychoactives dont la cocaïne, les amphétamines et le cannabis sont toutes susceptibles d’être arythmogènes.
    -Substances médicamenteuses : vous êtes sous MSO (méthadone ou buprénorphine), sachez que le Plaquenil® peut augmenter le risque de troubles du rythme.

    Vous prenez du tramadol, sachez qu’il existe également ce risque cardiaque. De même si vous êtes traités par hydroxyzine, antidépresseurs (imipramine, mirtazapine, fluoxétine, citalopram, clomipramine, sertraline, venlafaxine), et antipsychotiques (clozapine, quétiapine, risperidone, aripiprazole, prométhazine, haloperidol, cyamemazine)

    #coronavirus #addictions #chloroquine #psychotropes #drogues

  • Benjamin Griveaux te le rappelle : tu peux utiliser tous les logiciels chiffrés que tu veux, le principal risque en sécurité informatique se trouve entre la clavier et la chaise.
    https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/cest-lamentable-emmanuel-macron-atterre-par-les-revelations-concernant-ses-secr

    Tout est parti d’un message de la secrétaire d’Etat à l’Economie Agnès Pannier-Runacher sur le messagerie sécurisée utilisée par les politiques, Telegram.

    […]

    Problème, ces échanges ont été divulgués dans Le Canard Enchaîné, mercredi 25 mars, et ont fait la polémique.

    Sinon, c’est vraiment ahurissant cette bande de gugusses totalement amateurs qu’on doit supporter, là. C’est quoi, déjà, la citation sur Rezo.net, comme quoi le drame de nos vie, c’est qu’elles sont décidées par des gens à qui on ne confierait pas la gestion d’un stand de hot-dogs (?).

    • Je me rappele que Salman Rushdie après avoir rencontré nombre de ces apparatchiks disait qu’ils étaient au contraire très intelligents. Ce qui ne veut pas dire être capables ou pouvoir anticiper, ni que ça nous apporte aucune consolation. Mais ça devrait faire réfléchir sur ces criminels qui ne sont pas des oisillons inoffensifs.

      PS Mais qu’est-ce que vous avez sur seenthis avec Gala aujourd’hui ?

  • Le Portugal régularise ses immigrés pour les protéger du coronavirus
    http://www.rfi.fr/fr/europe/20200329-coronavirus-portugal-regularisation-immigres-migrants-protection-etrang

    Alors que le continent européen fait face à l’épidémie de coronavirus, les pouvoirs publics portugais ont annoncé samedi 28 mars la régularisation temporaire des immigrés en attente de titre de séjour à partir du lundi 30 mars. Une mesure exceptionnelle et temporaire pour les protéger du Covid-19.

  • CONFINEMENT & DÉLIRE TOTALITAIRE : UN HÉLICOPTÈRE NOCTURNE AVEC VISION INFRAROUGE À NANTES 🚁
    https://www.nantes-revoltee.com/confinement-delire-totalitaire-un-helicoptere-nocturne-avec-vision-

    3 jeunes verbalisés. Les autorités mettent des moyens illimités pour surveiller la population Il n’y a pas de masques ni de tests dans les hôpitaux pour faire face à la pandémie, mais les autorités déploient des moyens gigantesques pour surveiller et réprimer. Des drones sont utilisés dans de nombreuses villes pour traquer les personnes qui […] L’article CONFINEMENT & DÉLIRE TOTALITAIRE : UN HÉLICOPTÈRE NOCTURNE AVEC VISION INFRAROUGE À NANTES 🚁 est apparu en premier sur Nantes Révoltée par Emeraude Cantal.

  • Coronavirus. Un hélicoptère de nuit pour faire respecter le confinement en Loire-Atlantique
    https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-un-helicoptere-de-nuit-pour-faire-respecter-le-confinement-

    À l’aide de ses caméras infrarouges, l’hélicoptère de la gendarmerie a pour mission de repérer, de nuit, les contrevenants au confinement. Un dispositif a été mis en place au nord de Nantes. Trois jeunes gens, voitures garées, alcoolisés, ont été verbalisés à Sucé-sur-Erdre. Il y avait le drone de la gendarmerie, sorti des cartons pour identifier, depuis les airs, les personnes qui ne respectent pas le confinement. Il y a aussi l’hélicoptère de la gendarmerie, venu de Rennes, qui survole de nuit (...)

    #aérien #CCTV #température #vidéo-surveillance #santé #surveillance

    ##santé

    • CONFINEMENT & DÉLIRE TOTALITAIRE : UN HÉLICOPTÈRE NOCTURNE AVEC VISION INFRAROUGE À NANTES

      3 jeunes verbalisés. Les autorités mettent des moyens illimités pour surveiller la population

      Il n’y a pas de masques ni de tests dans les hôpitaux pour faire face à la pandémie, mais les autorités déploient des moyens gigantesques pour surveiller et réprimer. Des drones sont utilisés dans de nombreuses villes pour traquer les personnes qui sortent de chez elles, et les menacer avec des hauts parleurs. Des scènes qu’on croirait sorties d’un mauvais film de science fiction.

      Une étape supplémentaire est franchie localement. En plus du drone qui survole Nantes en journée, un hélicoptère sillonne le ciel de la métropole la nuit ! Ouest-France explique qu’un « hélicoptère de la gendarmerie, venu de Rennes, vole au dessus de Nantes pour repérer les contrevenants croyant passer inaperçus dans le noir. » Surveillance totale, 24H/24.

      Le journal ajoute : « la noirceur de la nuit n’est pas un obstacle. Les caméras infrarouges de l’appareil sont capables de deviner à des centaines de mètres la présence d’êtres humains ou d’animaux. Autre avantage pour les forces de l’ordre : de là où il est, l’hélico ne peut être ni vu, ni entendu, par les personnes au sol. »

      Des moyens technologiques de pointe, dignes de l’antiterrorisme, ou plus récemment utilisés pour surveiller les frontières, sont à présent déployés contre la population pour lui imposer un confinement de plus en plus absurde. Dans la nuit de vendredi à samedi, l’hélicoptère a repéré « trois jeunes gens, à bord de deux véhicules garés à Sucé-sur-Erdre », au nord de Nantes. La terrible menace a immédiatement été neutralisée avec des amendes. Le patron du MEDEF et les habitants des beaux quartiers qui violent le confinement subiront-ils de tels dispositifs ?

      Pour rappel, une seule heure de vol d’un hélicoptère coûte entre 3 et 6000 euros. Pour fliquer 3 jeunes donc. L’hôpital est exsangue, mais tous les moyens sont bons pour la répression.

      La pandémie est décidément l’occasion pour les autorités de tester in vivo leurs innovations de contrôle. Le monde de l’après-confinement s’annonce encore plus sombre que celui qui précédait la crise.
      L’une des personnes contrôlées, un travailleur de Sucé-sur-Erdre, nous a envoyé son témoignage. Le contrôle a été particulièrement violent. Le voici :

      « Nous somme collègues, travaillant en tant que paysagistes. Après notre travail nous nous sommes rejoint pour boire un coup ensemble. Vers 22H nous avons vu un hélicoptère avec des lumières verte , bleue et rouge au dessus de nous.

      20 minutes plus tard, 5 voitures de gendarmerie arrive avec au minimum 15 gendarmes. Nous avons été pointés directement à l’arme à feu avec mains sur la tête. Avec des paroles de gendarmes qui resteront dans nos têtes : « si tu bouge je te fracasse au sol », etc …

      Nous leurs avons dit directement que nous étions pas des personnes dangereuse, il n’y aurait aucun gestes brusque. Mais même après 30 minutes passées avec eux, on devait justifier nos gestes . Les mains sur la portière pendant qu’il fouillait notre voiture.

      Nous avons été très correct avec eux. J’ai subi une fouille intégrale en étant obligé de baisser mon pantalon ainsi que mon caleçon pour leur prouver qu’on ne cachait rien. L’interpellation a duré 1H30 en nous demandant d’ouvrir chaque partie de notre voiture. Quand tu entends les gendarmes te dire « oui c’est à cause de personnes comme vous que des gens meurent » alors que la plupart n’avaient aucun gant ni masque et qu’on se faisait crier dessus à 30 centimètres …

      Au final il nous ont verbalisé, et nous ont laissé tous les 3 à l’endroit de l’interpellation. Est-ce nécessaire tout cela ? Moi et mon collègue travaillons tout les jours, même depuis le confinement .

      On ne comprend pas en quoi on ne respecte pas le confinement en buvant quelque bières avec mon collègue alors que l’on se croise tous les jours, on se dit bonjour tous les jours. »

      Se faire pointer par des gendarmes avec des armes avec mains sur la tête . Est-ce normal ?

      https://www.nantes-revoltee.com/confinement-delire-totalitaire-un-helicoptere-nocturne-avec-vision-

  • Un missile intercepté dans le ciel de la capitale d’Arabie saoudite, Riyad
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/03/29/arabie-saoudite-un-missile-intercepte-dans-le-ciel-de-riyad_6034797_3210.htm

    L’attaque déjouée n’a pas été revendiquée. Elle intervient alors que les Nations unies ont appelé à un « cessez-le-feu immédiat et mondial » en raison de l’épidémie due au coronavirus.

    Un missile a été « intercepté et détruit » dans le ciel de Riyad dans la nuit de samedi 28 à dimanche 29 mars, a annoncé la chaîne de télévision d’Etat saoudienne Al-Ekhbariya, citant la coalition militaire qui intervient au Yémen contre les rebelles houthistes.

    Au moins trois bruits d’explosion ont été entendus dans la nuit, selon plusieurs correspondants de l’Agence France-Presse (AFP) sur place. La télévision d’Etat a précisé que deux autres missiles avaient été interceptés au-dessus de Riyad et un troisième détruit au-dessus de la province méridionale de Jizan.

  • Dès qu’un travailleur est malade, ils le jettent à un checkpoint comme un chien
    Suha Arraf, +972 Magazine, le 24 mars 2020
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/03/27/des-quun-travailleur-est-malade-ils-le-jettent-a-un-checkpoint-

    Qu’arrive-t-il aux Palestiniens qui travaillent en Israël et qui sont soupçonnés d’avoir contracté le nouveau coronavirus ? Sur la base de deux histoires récentes, il apparaît que les autorités israéliennes jettent tout simplement les travailleurs palestiniens malades à un checkpoint en Cisjordanie occupée sans aucun souci pour leur santé et leur sécurité.

    #coronavirus #Palestine #travail #racisme

  • [Tribune] Le vrai but du confinement n’est pas celui qu’on croit

    L’exécutif martèle que le confinement est la seule façon de résoudre
    la crise sanitaire. Mais il a également d’autres utilités, explique
    François Martin, du fonds de recherche amitié politique.

    (…)

    Le gouvernement craint plus la crise médiatique que sanitaire
    Ce que craint le gouvernement, ce n’est pas la crise sanitaire, mais
    c’est la crise médiatique. En effet, le virus, à défaut d’être
    beaucoup plus létal que la grippe, en tout cas dans les pays où il est
    correctement traité, en-dehors de la catégorie des personnes âgées, et sous réserve que les statistiques veuillent dire quelque chose
    (puisque les méthodes de dépistage sont très différentes d’un pays à
    l’autre), est au moins, c’est avéré, nettement plus agressif. Cela
    veut dire que la contagion, lorsque les « mesures barrières » sont
    insuffisantes, se transmet beaucoup plus vite d’un sujet à l’autre. Le
    pic est plus rapide, d’où le risque (contrairement à une grippe
    classique, où le pic semble moins brutal, ou même aux maladies
    cardiovasculaires ou aux cancers, où les morts sont répartis sur toute
    l’année) que l’on ait, à un moment donné, le spectacle désastreux de
    ce que l’on cherchait justement à cacher : le délabrement de notre
    système hospitalier, avec les médecins et infirmières débordés, les
    malades couchés dans les couloirs, les camions militaires évacuant les morts, etc… Plus que le nombre de morts, ce que craint le
    gouvernement, c’est la médiatisation d’un scénario à l’italienne
    mettant son impréparation au grand jour. C’est ça, sa crainte. Et,
    malheureusement pour lui, c’est bien ce qui se passe.

    (…)

    Mais le confinement a un autre intérêt. En effet, le gouvernement sait
    maintenant que sa stratégie première a raté, puisqu’il n’a pas pu
    éviter la « montée en crise » sanitaire (dont nous aurons les effets
    maximums dans 15 jours, puisque tous les malades d’aujourd’hui sont encore issus de la période précédente préconfinée), que par ailleurs, chaque jour de confinement qui passe creuse un peu plus la vague de la crise économique à venir, et qu’enfin, il ne peut tenir sur la durée, avec le confinement, les deux stratégies de front : sauver les malades et sauver les PME. La situation actuelle n’est pas tenable, il doit impérativement en sortir rapidement.

    Vu sous cet angle, le confinement permet donc au gouvernement de
    gagner du temps. A l’abri momentané, pourrait-on dire, du confinement,

    il peut préparer la deuxième réponse, celle qu’il a négligée de prime
    abord : fournir tous les masques nécessaires, non pas seulement aux
    personnes exposées ou fragiles, mais à tous les Français. En effet, le
    masque est évidemment l’arme absolue, puisqu’il est le « geste
    barrière » parfait, et qu’il permet le « confinement sans confinement
     », individuel. Avec les masques, on peut aller travailler sans
    contaminer tout le monde. Avec les masques, plus de contradiction
    entre stratégie sanitaire et stratégie économique.

    (…)

    Si c’est bien ce que le gouvernement cherche maintenant à faire, on
    peut supposer qu’il va maintenir le confinement officiellement, mais
    qu’il va l’arrêter dès que la stratégie de deuxième réponse sera en
    place, dès qu’il aura ses produits, ses plans et sa logistique. Si le
    gouvernement agit ainsi, il sera intelligent, et il limitera la casse.
    Mais il faudra aussi qu’il « mange son chapeau », qu’il reconnaisse
    qu’il s’est trompé jusque-là sur toute la ligne : dans l’évaluation de
    la crise, dans sa préparation, dans son choix stratégique initial,
    dans ses stocks de matériel, dans sa chaîne de commandement, dans son organisation, dans sa communication plus qu’hasardeuse, et finalement dans sa critique, qui n’a pas encore cessé, de tout ce dont il va finalement avoir besoin. Aura-t-il cette sincérité et ce courage ?
    C’est bien ça qui est la principale question.

    https://www.valeursactuelles.com/politique/tribunele-vrai-du-confinement-nest-pas-celui-quon-croit-117597

  • L’adoption internationale, « dans l’intérêt supérieur de l’enfant ? » | Kim Gun
    http://voixdebridee.over-blog.com/2020/03/presentation-l-adoption-internationale-dans-l-interet-superi

    L’image largement positive et non questionnée de l’adoption internationale, parfois doublée d’une approche morale et humanitaire, s’avère problématique lorsqu’elle empêche les adopté.es de penser l’adoption de manière critique. Déraciné.es de leur communauté d’origine, les adopté.es se retrouvent souvent seul.es à gérer leurs problématiques et donc dans l’incapacité d’exprimer une parole dissonante par rapport à leur entourage. C’est aussi une des raisons pour lesquelles la parole des adopté.es est encore invisibilisée ou méconnue. Source : Voix débridée

  • Les canards sont entrés dans Paris (vidéo),…

    https://twitter.com/AFPespanol/status/1244110700391411712

    Mientras Francia sigue confinada, los patos se alejan del río Sena para dar un paseo por las calles tranquilas de París, como esta noche #AFP #COVIDー19

    … et semblent très déçus de ne pas pouvoir assister à une représentation à la Comédie française

  • « Article édifiant sur la chronologie des informations scientifiques disponibles depuis fin décembre. Il serait bon que les chiens de garde et autre charlatans aient la décence de se taire à jamais. »
    #Cymes #goupil #Alexandre #Kouchner #Sibeth

    https://laviedesidees.fr/Savoir-et-prevoir.html

    Savoir et prévoir - Première chronologie de l’émergence du Covid-19

    Que pouvait-on savoir et prévoir de l’actuelle pandémie et de son arrivée sur le territoire français ? Premiers éléments de réponse à partir d’un corpus bien défini : le très réputé magazine « Science », et les déclarations de l’OMS depuis fin décembre 2019.

    Depuis l’interview d’Agnès Buzyn au Monde mardi 17 mars, les critiques pleuvent de toutes parts sur le gouvernement français. La déclaration de l’ex-ministre de la santé, selon laquelle dès janvier elle aurait prévenu le Premier ministre de la gravité potentielle de l’épidémie de nouveau coronavirus – le mettant même en garde sur le fait qu’il faudrait peut-être reporter les élections municipales – a été interprétée comme un aveu terrible : la ministre de la Santé et le reste du gouvernement savaient ce qui risquait d’arriver, et pourtant ils n’auraient pas agi à la hauteur du risque. Depuis, chaque jour qui passe, avec son cortège d’informations sur la pénurie de tests de dépistage et de masque pour les personnels soignants, ne fait que renforcer le discrédit d’un pouvoir politique dont la cote de confiance était déjà largement entamée par la crise des gilets jaunes et la réforme des retraites.

    • Ce thread est formidable. Ils sont tous là à raconter n’importe quoi. Et les voir maintenant continuer de se justifier pour leur gestion catastrophique est un rare supplice. #OnOublieraPas
      https://twitter.com/AiphanMarcel/status/1238399977128370182

      Les Français n’ont pas pris la mesure du #Covid_19 parce que le gouvernement et les chaînes d’info ont relayé un discours irresponsable pour rassurer au mépris de la santé publique et des avis des spécialistes.

      Ces gens sont des criminels !

    • Nous payons leur nullité !

      Leur rhétorique guerrière n’est là que pour cacher cette évidence : leur nullité. Comme l’a dit Macron à ses ministres : « On n’oubliera pas. » Non, nous n’oublierons pas. Aujourd’hui, nous payons leur nullité. Demain, nous la leur ferons payer.

      « Confiner l’ensemble de la population sans dépister et sans traiter, c’est digne du traitement des épidémies des siècles passés. La seule stratégie qui fasse sens est de dépister massivement, puis confiner les positifs. » C’est un expert en santé publique, anthropologue de la santé, Jean-Dominique Michel, qui résume ainsi notre présent.

      Si nous sommes enfermés, aujourd’hui, si mes enfants sont privés de printemps, interdits de parc et de gazon, ce n’est pas à cause du virus : c’est à cause de leur nullité. Parce que la France est dépourvue de tests, malgré les semaines, les mois qu’avaient nos dirigeants pour observer la Chine, l’Italie, et nous préparer.

      Si des soignants décèdent, aujourd’hui, ce n’est pas à cause du virus : c’est à cause de leur nullité. Parce que, dans les hôpitaux français, on se croirait dans un pays du tiers-monde, économisant sur les masques, en appelant aux dons, recevant des stocks moisis, les fabriquant à la maison.

      Si des patients meurent, demain, sans respirateur, sans réanimation, avec des médecins qui trient entre les malades, ce ne sera pas à cause du virus : ce sera à cause de leur nullité. Parce que, depuis un an que les soignants protestent, font grève, voire démissionnent, eux n’entendent rien, ne voient rien, ferment des lits, en obsédés du porte-monnaie, en experts-comptables de la politique.

      Leur surenchère, leur rhétorique guerrière n’est là que pour cacher cette évidence : leur nullité.

      Comme l’a dit Macron à ses ministres : « On n’oubliera pas. »

      Non, nous n’oublierons pas.

      Aujourd’hui, nous payons leur nullité.

      Demain, nous la leur ferons payer.

      https://francoisruffin.fr/nous-payons-leur-nullite

    • Applaudissements pour les soignants à 20h : la fausse bonne idée ?
      https://blogs.mediapart.fr/theo-portais/blog/230320/applaudissements-pour-les-soignants-20h-la-fausse-bonne-idee

      Une société qui a besoin de héros pour rester debout est une société malade – c’est le cas de le dire. L’exemple actuel est particulièrement frappant : l’Etat se saisit du personnel hospitalier qu’il a méprisé et humilié pendant des années pour soudainement l’idolâtrer et opérer à travers lui une forme de narcissisation dont l’unique but est de masquer ses propres inconséquences. Au risque de faire de la psychologie de comptoir, essayez donc de remplacer dans cette dernière phrase « Etat » par « individu A » et « personnel hospitalier » par « individu B » ; le cas me semble assez sérieux. Adhérer à un élan d’unité nationale dont le fondement me semble avant tout relever du domaine du pathologique, très peu pour moi. Surtout que la conséquence de ce grand moment patriotique, dans lequel aucune voix discordante ne saurait être tolérée, risque d’être, les expériences passées nous le prouvent, une absence totale de remise en question de notre fonctionnement en tant que société et des soi-disant valeurs qui sont les nôtres. Evidemment, pourquoi se remettre en question alors qu’on a des héros pour nous rappeler quel est le véritable esprit de la nation ? Si l’on avait le courage de regarder les choses en face, on se rendrait compte que les personnels hospitaliers ne sont pas les héros de cette crise : ils en sont des victimes. Et leurs héros à eux, Superbudget, Spiderembauche et Captain Salaire, restent désespérément des personnages de fiction.

      Alors soit, je veux bien sortir sur mon balcon tous les soirs à 20h pour les applaudir, parce que c’est vrai qu’ils font un travail remarquable. Mais seulement si à 20h15, tout le monde se remet à sa fenêtre pour conspuer le gouvernement et dénoncer les conditions de travail qui sont les leurs depuis des années. Il est louable, et pas injustifié, de prendre ces femmes et ces hommes pour des héros ; mais il faut être vigilants à ce que, d’un même mouvement, ils ne soient pas aussi pris pour des imbéciles.

    • « Covid-19 : nous ferons tout pour qu’il y ait un après », par le docteur Christophe Prudhomme

      Le quinquennat Macron a lui aussi fortement fragilisé l’hôpital public. Une augmentation du budget hospitalier de 5%, soit 4 milliards d’euros, aurait permis de faire face avec efficacité à la crise du Coronavirus et de sauver de nombreuses vies. Mais depuis des années les alertes ne sont pas entendues. Interview du porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France

      https://qg.media/2020/03/28/covid-19-nous-ferons-tout-pour-quil-y-ait-un-apres-par-le-docteur-christophe-p

    • Mr le président,

      Nous sommes le 28 mars 2020, je vous écris depuis l’appartement de Mme T. qui devrait fêter, si le coronavirus ne la fauche pas avant, ses 104 printemps le mois prochain.
      Elle vit dans une résidence pour personnes âgées, dans laquelle moi et mes collègues infirmières libérales, intervenons depuis plusieurs années.
      Permettez moi de vous montrer à quoi nous en sommes réduites en ce beau jour de mars. Regardez bien la photo s’il vous plaît. J’ai 2 patients potentiellement atteints par ce virus et je viens de faire la toilette d’une dame de 104 ans, équipée d’une charlotte, d’un simple masque chirurgical (dont vous connaissez parfaitement l’inutilité puisque lors de votre dernier discours à Mulhouse vous aviez la chance de porter un masque FFP2 depuis longtemps introuvable en pharmacie y compris pour les professionnels de santé, alors que je doute fort que vous ayez été en contact direct avec les malades), de surchaussures et d’un SAC POUBELLE gracieusement fourni par l’établissement parce que les stocks de blouses sont en rupture.
      Alors moi, aujourd’hui, j’ai envie de pleurer, parce que comme beaucoup de mes collègues j’ai du me résigner à laisser mes enfants à mon ex-mari pour ne pas les contaminer, je ne les ai pas vus depuis 15 jours maintenant. Parce que j’ai transformé ma buanderie en sas de décontamination et que malgré ça je vis dans l’angoisse de contaminer mon conjoint. Parce que chaque jour je vais voir mes patients avec la crainte de contaminer les plus fragiles d’entre eux.
      Monsieur le Président, arrêtez vos discours de remerciements, c’est indécent. Quelle haute estime devez-vous avoir de vous-même pour imaginer une seule seconde qu’un simple merci de votre part suffira à nous faire oublier vos carences, ainsi que les gaz lacrymogènes dont vous nous aspergiez il n’y a pas si longtemps encore.
      Arrêtez de nous promettre du matériel qu’on ne voit pas arriver.
      Arrêtez de nous qualifier de héros. Un héros se sacrifie pour une cause. Je ne veux pas me sacrifier : en tout état de cause, c’est VOUS qui me sacrifiez.
      Arrêtez de parler des soignants comme de bons petits soldats.
      Les soldats ont des armes. Nous, on a des sacs poubelles.

      https://www.facebook.com/melany.ceretta/posts/10219559322965226

  • Didier Sicard : « Il est urgent d’enquêter sur l’origine animale de l’épidémie de Covid-19 »
    https://www.franceculture.fr/sciences/didier-sicard-il-est-urgent-denqueter-sur-lorigine-animale-de-lepidemi
    Plus
    D’un côté, déforestation massive et trafic d’animaux sauvages. De l’autre, désintérêt et financement anémique des recherches sur les virus hébergés par ces mêmes animaux… Tableau flippant d’un cocktail explosif par un spécialiste des maladies infectieuses
    #coronavirus

  • Coronavirus : pourquoi il ne faut pas espérer un retour à la normale dans les prochains mois | Sarah Sermondadaz
    https://www.heidi.news/articles/covid-19-a-quoi-ressemblera-le-monde-dans-les-prochains-mois

    Surgi chez l’espèce humaine depuis un marché alimentaire à Wuhan, le Sars-Cov-2 – tel est le nom du virus – a fait le tour du monde. Au fil des semaines, l’attitude des pays de la vielle Europe est passée par plusieurs phases : la curiosité face à une crise sanitaire qui ne touchait que l’Asie, la surprise (accompagnée, peut-être, d’un peu de déni) suite aux premiers cas importés. Enfin, le bouleversement total de toutes nos habitudes, seul moyen à disposition, en l’absence de vaccin, pour limiter le nombre de morts de Covid-19. En attendant un retour à des jours meilleurs ? Source : Heidi.news

  • Bilan deuxième semaine “Le lycée virtuel”

    Aux élèves du lycée de (X)

    Les classes virtuelles se poursuivent dans de bonnes conditions (à
    part une classe de seconde dans laquelle j’ interviendrai lundi
    accompagnée du professeur principal). Nous remarquons cependant que quelques élèves ne se connectent pas dans certains cours.

    Vous devez être sérieux et vous contraindre, même si ce n’est pas
    toujours facile, d’assister à tous les cours.

    En ce qui concerne les contrôles (de terminale) et les DST (toute
    classe) trop d’élèves (deux ou trois par classe) souvent les mêmes, ne
    renvoient pas les devoirs. Je vérifie au fur et à mesure et je vous
    adresse pourtant des mails de relance ainsi qu’à vos parents. Je
    rappelle qu’il est impératif que le travail soit effectué pour que
    votre troisième trimestre soit validé. En effet le contrôle continu au
    bac devient aujourd’hui une possibilité.

    Le confinement étant prolongé, à partir des DST de ce matin soit du
    samedi 28 avril, je vous demanderais de les envoyer toujours à (…….) mais aussi au mail du professeur concerné.

    Attention à compter de lundi 30 mars, les devoirs de la première
    semaine soit du lundi 16 mars au vendredi 20 mars 20 ne seront plus acceptés. Pour tous ceux qui auraient du retard sur les devoirs de la deuxième semaine, profitez du week-end pour vous remettre à jour.

    * Le stage en entreprise des 1 STMG a été évidemment annulé comme je vous l’ai confirmé sur teams .Les cours ont donc lieu avec l’emploi du temps des classes virtuelles.

    Prenez soin de vous et de vos familles en respectant les consignes
    sanitaires, gardez un rythme de travail ce qui vous permettra de mieux supporter ces moments difficiles.

    Bon week-end,

    (La directrice)

    • Parfois, c’est aussi : Le ras-le-bol des parents face au travail exigé par certaines écoles : « Stop ! Nous ne parvenons pas à suivre ! » RTBF - Sofia Cotsoglou
      https://www.rtbf.be/info/societe/onpdp/detail_le-ras-le-bol-des-parents-face-au-travail-exige-par-certaines-ecoles-sto

      Faire quinze pages d’exercices en mathématiques, résumer un texte de vingt pages sur la préhistoire en néerlandais, suivre une leçon de latin par PowerPoint et composer un morceau de musique avec un gobelet en plastique. Voilà une partie du programme aujourd’hui pour Vittorio, élève en deuxième secondaire. Pour sa maman Valérie, qui est pourtant institutrice, « c’est du délire ». "Malgré mon aide, il y passe quand même toute la journée. Ce n’est pas tenable !"

      Sur les réseaux sociaux, les témoignages d’indignation se multiplient. « J’ai déjà imprimé 241 feuilles d’exercices pour Zoé. A ce rythme-là, c’est pas le papier toilette qui va s’arracher dans les supermarchés mais le papier tout court ! » "Brahim est en troisième primaire et il doit bosser quatre heures par jour. Ça crée beaucoup de stress et de tensions." « Si les piscines étaient fermées vous n’envisageriez pas l’urgence d’apprendre à nager avec des exercices de natation en ligne. »

      Quand j’ai vu le premier mail de l’institutrice avec la liste de travail demandé, j’ai d’abord cru que c’était une blague", ironise Theo. « Mon fils est en première primaire, pas en dernière année à l’unif’ ! ». D’autant qu’à côté du suivi scolaire, cet employé administratif doit aussi télétravailler. Et il ne peut pas compter sur l’aide de son épouse mobilisée sur le front de la crise sanitaire. « Heureusement, après les interpellations de plusieurs parents, la maîtresse a considérablement réduit le catalogue. »

      Télétravail et enseignement à distance, une équation impossible. Même pour les pros de l’organisation. A moins d’avoir quatre bras et deux cerveaux. « Sans oublier qu’il faut aussi gérer les repas, le ménage, les courses et des enfants débordants d’énergie », précise encore Theo.
      Autre souci rencontré par de nombreuses familles : le manque d’équipement informatique. « On fait comment quand on n’a qu’un seul ordinateur portable, qu’on doit l’utiliser pour travailler et que l’enfant en a besoin pour faire ses exercices ? », s’interroge Kevin. Sans oublier que certaines familles n’ont pas de connexion internet.
      Au-delà du temps et du matériel qu’elle nécessite, l’école à domicile pose aussi d’autres questions. Même s’il peut enseigner quantité d’apprentissages à sa progéniture, un parent n’est pas un enseignant. Il n’a ni la formation, ni les outils, ni le cadre, ni la légitimité.

      « Certaines écoles sont dans une course au travail », s’insurge Joëlle Lacroix, secrétaire générale de la FAPEO, Fédération des associations de parents de l’enseignement officiel. Conséquence : les inégalités sociales se creusent encore plus. Pour atteindre les objectifs fixés par l’école, les parents qui ont les moyens financiers paient des profs particuliers à distance. « Le pire, c’est que ce sont les enfants qui en ont le moins besoin qui travaillent le plus », s’inquiète la secrétaire générale de la FAPEO.

      Certains parents réclament encore plus de travail
      Il n’y a pas que les écoles qui sont en cause. Certains parents aussi sont pointés du doigt. « J’ai des appels de parents hyper anxieux qui s’inquiètent car leur enfant ne reçoit pas assez de travail », confie Frédérique Biesemans, responsable pédagogique du service enseignement à Anderlecht.  "Ils craignent que leur enfant régresse. J’ai beau leur expliquer qu’il y a plein de formes d’apprentissages : bricolage, cuisine, jeux de société,... mais certains ne veulent rien entendre", dit-elle.

      « J’ai mis le groupe WhatsApp de la classe de ma fille en sourdine », explique Sabrina. « Certains parents complètement déconnectés de la réalité demandaient du travail supplémentaire pour leurs enfants alors que moi, avec trois mioches à gérer, je n’ai même pas le temps d’ouvrir le mail que l’instit’ envoie le matin. » . . . . .

  • Le travail invisible derrière le confinement. Capitalisme, genre, racialisation et Covid-19 | Françoise Vergès
    https://www.contretemps.eu/travail-invisible-confinement-capitalisme-genre-racialisation-covid-19

    En France, nous sommes entrés le mardi 24 mars 2020 dans la deuxième semaine de « confinement » décidé par le gouvernement Macron pour faire face à l’épidémie du COVID-19, et déjà cela craque de partout. Je ne reviendrai pas ici sur les demi-vérités, demi-aveux, mensonges par omission, et preuves d’incompétence, d’indifférence, de mépris par le gouvernement amplement dénoncées et analysées dans les médias et sur les réseaux sociaux. Ce travail d’étude et d’analyse n’est pas terminé ; il doit se poursuivre et s’avère bien plus important – car il nourrit les luttes à venir – que toutes les déclarations sous forme d’oracles (« rien ne sera plus comme avant », « il faudra que… ») ou que toutes les remarques et réflexions sur le confinement comme moment de retour sur soi ou de redécouverte de joies simples. Source : (...)

  • Quand on est en guerre, on n’accouche pas sur le front | Marie-Hélène Lahaye
    http://marieaccouchela.net/index.php/2020/03/29/quand-on-est-en-guerre-on-naccouche-pas-sur-le-front

    Je m’étais promis de rester très modérée en cette période de crise sanitaire mondiale, par respect pour les soignants mis à rude épreuve dans des conditions très difficiles. Mais devant l’accumulation de témoignages et d’appels à l’aide de femmes enceintes effrayées après un contact avec leur maternité, et de couples désemparés après que les médecins leur ont annoncé que le futur père ne pourrait pas être présent, je ne peux plus me taire. Source : Marie accouche là

  • Florian Zores sur Touiteur :
    https://twitter.com/FZores/status/1243459929618423808

    Un peu d’histoire de la médecine (on va parler de cardiologique évidement) #fil

    Au tournant des années 1980, la communauté cardiologique s’est rendue compte qu’après un infarctus, les patients qui faisaient des extrasystoles ventriculaires avaient plus de risque de mourir

    Qu’est-ce qu’une extrasystole ventriculaire (ESV) : c’est une anomalie du rythme cardiaque pouvant entrainer des troubles du rythme graves voire mortels.
    https://t.co/P1qo3Ffa40?amp=1

    Et les ESV sont notamment favorisées par l’ischémie myocardique, c’est à dire le défaut d’apport en oxygène au muscle cardiaque en raison d’une maladie des artères nourrissant le coeur (les artères coronaires)

    Donc le tableau était cohérent :
    infarctus -> ischémie
    ischémie -> ESV
    ESV -> décès

    donc
    ESV après infarctus -> décès

    C’est ce que montraient plusieurs études observationnelles
    https://pbs.twimg.com/media/EUGjIuZWkAArsRj?format=png&name=medium

    les références :
    https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJM197710062971404
    https://www.ahajournals.org/doi/pdf/10.1161/01.CIR.69.2.250

    Je rappelle qu’une étude observationnelle permet de suggérer une corrélation, pas une causalité
    En d’autres termes, on savait que l’augmentation du nombre et de la complexité des ESV était ASSOCIÉE à une augmentation de la mortalité, mais pas qu’elle CAUSAIT le décès

    Pour savoir s’il y a causalité, il faut voir si en supprimant la cause (les ESV) on diminue la fréquence de la conséquence (les décès).
    On fait pour cela un essai randomisé contre un traitement de référence, ou contre rien s’il n’y a pas de traitement de référence

    Donc on a fait l’étude CAST.
    https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJM199103213241201

    On a pris 1400 patients.

    La moitié a reçu un traitement antiarythmique dont on sait qu’il diminue le nombre des ESV.
    La moitié a reçu un placébo.

    Il n’y a pas de problème éthique : on ne sait pas si le traitement fonctionne, et au moment de l’étude il n’y a pas de traitement de référence des ESV post-infarctus

    (Personne n’a hurlé au fait qu’il y avait une perte de chance pour les patients sous placebo)

    Surtout que ...

    Les résultats de l’étude ont totalement bouleversé le monde médical et cardiologique

    car...

    ce sont les patients sous traitement anti-arythmique qui meurent le plus !
    Et en plus ils meurent plus... par trouble du rythme
    https://pbs.twimg.com/media/EUGlN6RXQAY3Hbt?format=png&name=large
    https://pbs.twimg.com/media/EUGl9MGXkAEstiY?format=png&name=medium

    On venait donc de démontrer que le médicament censé sauver les patients en diminuant les troubles du rythme, tuait les patients en provoquant des troubles du rythme.

    Ce qui favorise le décès ce ne sont pas les ESV, mais ce qui cause les ESV.
    En d’autre terme, les ESV ne sont qu’un marqueur du risque de décès.
    Ce le traitement de ce qui cause les ESV qui permettra de baisser la mortalité.
    Mais c’est une autre histoire

    Voilà pourquoi
    > On ne fait pas de médecine sur des « il semble » et sur des études observationnelles qui donnent des corrélations
    > il faut rechercher la preuve de l’efficacité et la confirmation du lien de causalité par un essai randomisé

    et surtout, le groupe placébo n’est pas forcement celui qui n’a pas de chance au tirage. Tant qu’un essai n’a pas été fait, on ne peut être sûr que le médicament ne soit pas plus dangereux que rien

    #fin

  • Coronavirus : visualisez les pays qui ont « aplati la courbe » de l’infection et ceux qui n’y sont pas encore parvenus
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/03/27/coronavirus-visualisez-les-pays-qui-ont-aplati-la-courbe-de-l-infection-et-c

    A partir des données de dizaines de pays touchés par la pandémie de #Covid-19, nous avons pu établir où en était l’endiguement de l’épidémie.

    Un article mis à jour toutes les nuits

    Les données de cet article de suivi sont automatiquement mises à jour toutes les 24 heures avec les chiffres consolidés de la veille par l’université Johns-Hopkins.

    Dès le début de l’épidémie de Covid-19, en janvier, l’objectif de la Chine a été de ralentir au maximum la propagation du virus, par une politique de confinement drastique. Lorsque le virus s’est propagé en Europe, la majorité des pays – à l’exception des Pays-Bas et de la Suède qui misent sur l’immunité collective – ont également cherché à « aplatir la courbe » de l’infection afin de ne pas saturer les hôpitaux. (...)

    Sources : Université Johns-Hopkins, Santé publique France

    Parler de #confinement drastique à propos de la Chine qui ne l’a appliqué que pour une faible partie de sa population (50 millions ?) est un petit cadeau fait au gouvernement français.