• Macron envisage trois interventions par semaine jusqu’aux élections législatives
    https://www.bfmtv.com/politique/elections/legislatives/direct-legislatives-la-campagne-commence-apres-le-choc-de-la-dissolution-les-

    Emmanuel Macron a exprimé son souhait de multiplier les prises de parole pendant le mois de juin, a appris BFMTV auprès de sources concordantes, confirmant ainsi une information de L’Express.

    Comme nous l’a appris l’hebdomadaire, « trois interventions par semaine jusqu’aux élections législatives » sont envisagées. « Le premier acte fort de ce plan de communication massif sera la conférence de presse d’aujourd’hui » glisse un proche.

    Les gens vont plus entendre parler Macron que leur propre conjoint·e.

  • Mettre le RN au pouvoir, Macron avait tout prévu | La Relève et La Peste
    https://lareleveetlapeste.fr/mettre-le-rn-au-pouvoir-macron-avait-tout-prevu

    Ce serait notamment pour forcer les Républicains à conclure un accord avec son camp pour empêcher le RN d’accéder au pouvoir que Macron aurait précipité cette dissolution. Mais, une autre théorie circule au sein du pouvoir, que le média Politis révélait il y a plus d’un an déjà.

    « Ce qui nous arrangerait, c’est une dissolution et un score suffisamment haut pour le RN, pour qu’on puisse mettre Le Pen à Matignon. Qu’on montre qu’elle est incompétente, comme ça on la décrédibilise pour 2027. Et elle devient inopérante. Donc plus de problème. » confiait anonymement un conseiller national du parti présidentiel

    Une idée tellement folle qu’elle paraîtrait sortie du tout droit du Gorafi, et pourtant. Cette théorie est reconnue comme hautement probable par le RN lui-même, ainsi que l’a lâché un cadre du parti lors des résultats des élections européennes devant un de nos confrères de LeMonde :

    « C’est chaud, c’est très, très chaud. Il veut montrer qu’on ne peut pas gérer, pour nous couper les jambes avant 2027. »

    Même la presse internationale, comme TheTimes, dénonce cette stratégie selon laquelle « Macron fait peut-être le pari que le RN, en remportant les élections et en dirigeant le pays en temps de crise, verra sa popularité chuter avant 2027, lorsque la France devra choisir son nouveau président ».

    Or, le coup politique est plus qu’hasardeux, au moment où des pans entiers de la population française sont prêts, pour la première fois de son Histoire, à voter RN. Les enquêtes d’opinion ont notamment montré la progression de l’extrême-droite au sein de catégories de la population jusque-là plutôt fermées à l’héritage pétainiste, poujadiste et néo-nazi : les plus âgés, certains dans la fonction publique et d’autres parmi les cadres.

  • Le salaire du génocide ou comment l’économie israélienne tient - Colin Powers
    https://orientxxi.info/magazine/le-salaire-du-genocide-ou-comment-l-economie-israelienne-tient,7407

    Comme toutes les guerres, celle que mène Israël contre Gaza coûte extrêmement cher économiquement et la croissance est en chute libre. Toutefois, si elle ne s’effondre pas, c’est grâce à l’aide publique et privée des États-Unis, mais aussi de l’Union européenne qui a poursuivi ses échanges commerciaux comme si de rien n’était. Sans oublier l’Inde et la Chine. Benyamin Nétanyahou peut poursuivre tranquillement son génocide des Palestiniens .

  • Les chaînes d’info n’ont pas aimé l’union de la gauche - Par Robin Andraca | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/articles/les-chaines-dinfo-nont-pas-aime-lunion-de-la-gauche
    https://api.arretsurimages.net/api/public/media/capture-decran-2024-06-11-a-17-58-03/action/show?format=thumbnail&t=2024-06-11T17:58:35+02:00

    Sur la dernière chaîne d’info en continu privée, BFMTV, ces mêmes arguments ont été repris par la journaliste Géraldine Woessner, rédactrice en cheffe au Point. En s’adressant à Ian Brossat, sénateur communiste et conseiller de Paris, elle se déclare, comme Ruth Elkrief avant elle, « assez choquée ». « Je suis assez choquée que vous ayez balayé comme ça d’un revers de main ce problème de l’antisémitisme. Oser appeler du nom du Front Populaire de Léon Blum un mouvement, un rassemblement avec des antisémites... ». Réponse de Brossat : « Je ne vous permets absolument pas de dire ça madame. Et vous pourriez être condamnée en diffamation pour les propos que vous venez de tenir ».

    Quelques minutes plus tôt, sur le même plateau, l’argument avait aussi été utilisé par... Julien Odoul, député du Rassemblement national, qui avait eu une « petite pensée pour le grand Léon Blum, qui doit se retourner dans sa tombe... ». Commentaire du journaliste Benjamin Duhamel : « Je ne suis pas sûr que le grand Léon Blum que vous citez-là serait heureux d’être cité par un député du Rassemblement national ». « Pourquoi ? », demande le député RN. Réponse immédiate de l’animateur : « Léon Blum, premier ministre du Front Populaire du Parti socialiste, repris par un parti qui a en partie été fondé par des membres de la SS, je ne suis pas certain que c’est exactement la revendication qu’il préfèrerait ». « Je ne vous laisserai pas insulter mes électeurs », réplique Odoul. « Je n’insulte pas vos électeurs, je rappelle juste l’histoire d’un parti ». Un bref rappel factuel bienvenu, dans un océan d’unanimité.

  • Echap – Association de lutte contre les cyberviolences sexistes
    https://echap.eu.org

    Nous sommes un collectif hacker-féministe qui lutte contre l’utilisation de la technologie dans les violences sexistes et sexuelles. Créée en 2020, Echap s’est constituée en association loi 1901 afin d’apporter des ressources et du soutien aux associations luttant contre les violences faites aux femmes et aux minorités de genre.

  • Les chaînes d’info n’ont pas aimé l’union de la gauche - Par Robin Andraca | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/articles/les-chaines-dinfo-nont-pas-aime-lunion-de-la-gauche

    Sur LCI, tout le monde partage cet avis, hormis bien sûr Bastien Lachaud. Yves Thréard, s’adressant à lui : « Quand, en plus, on vous entend dire qu’en face c’est le camp du racisme, vous devriez quand même faire du ménage… et vous considérer avant. Parce que si ce racisme augmente aussi, vous êtes sans doute responsable de ça aussi ». L’insoumis tente de se défendre, arguant du fait que lors de ces élections législatives, « deux camps vont s’opposer. Le camp des racistes, et... ». « Le camp des antisémites », complète Ruth Elkrief, dans un large sourire. Bastien Lachaud voulait bien entendu parler du « camp des progressistes ».

    La gauche, sa principale caractéristique, désormais, c’est d’être antisémite. On ne sait pas selon quelle définition, mais de leur côté, il n’y a pas d’hésitation, ils calomnient ouvertement et avec insistance.

    Je ne savais pas qu’on en était arrivé à ce point de dégueulasserie. Et d’une certaine façon, ça aide à comprendre le danger de les laisser continuer à squatter les antennes.

    • En annonçant, tard dans la soirée, une alliance en vue des législatives anticipées, les partis de gauche ont bousculé les équilibres politiques, mais aussi les plateaux des chaînes d’info en continu. Comment ont réagi à cette nouvelle les éditorialistes de BFMTV, CNews et LCI ? Assez mal.

      Un cri du cœur. Il est 22 h 43 sur LCI quand Éric Brunet, animateur de la tranche du soir, coupe ses invités. "Écoutez, j’ai une information majeure quand même". Quelques secondes plus tôt, les différents leaders des partis de gauche, Marine Tondelier (EELV), Fabien Roussel (PCF), Olivier Faure (PS) et Manuel Bombard (LFI) viennent d’annoncer une alliance en vue des législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet.

      Autour du plateau, à ce moment précis : François Kalfon (PS), élu en 13e position sur la liste menée par Raphaël Glucksmann aux élections européennes, et opposant connu à la Nupes. Bastien Lachaud, député LFI jusqu’à la dissolution, Ruth Elkrief, journaliste et éditorialiste sur LCI, Yves Thréard, éditorialiste pour le Figaro. François Patriat, sénateur Renaissance, et enfin Renaud Pila, éditorialiste sur LCI. Les visages sont graves, seul Bastien Lachaud (rang du bas, deuxième en partant de la gauche sur l’image ci-dessous) a le sourire.

      Ruth Elkrief semble particulièrement marquée. "Pour moi, c’est un très grand choc, et une extrêmement mauvaise surprise", assène-t-elle, dans une séquence isolée et vue des centaines de milliers de fois sur les réseaux. Elle poursuit : "Parce que malgré les dénégations de Bastien Lachaud, on pourrait faire une longue liste de dérapages antisémites de Jean-Luc Mélenchon, et de certains de ses proches. Donc c’est très choquant qu’un certain nombre de gens chez les socialistes, chez les écologistes, chez les communistes, considèrent que ce n’est pas un problème". "Extrêmement choquant", insiste-t-elle. Ces arguments seront repris sur d’autres plateaux, sur d’autres chaînes, par d’autres personnes.

      Sur LCI, tout le monde partage cet avis, hormis bien sûr Bastien Lachaud. Yves Thréard, s’adressant à lui : "Quand, en plus, on vous entend dire qu’en face c’est le camp du racisme, vous devriez quand même faire du ménage… et vous considérer avant. Parce que si ce racisme augmente aussi, vous êtes sans doute responsable de ça aussi". L’insoumis tente de se défendre, arguant du fait que lors de ces élections législatives, "deux camps vont s’opposer. Le camp des racistes, et...". "Le camp des antisémites", complète Ruth Elkrief, dans un large sourire. Bastien Lachaud voulait bien entendu parler du "camp des progressistes".

      Même unanimité sur le plateau de CNews, à 22 h 40 lorsque la nouvelle tombe. Autour de l’animateur de l’émission, Julien Pasquet, six personnes, et aucune étiquetée à gauche : Gabrielle Cluzel, rédactrice en cheffe du site d’extrême droite Boulevard Voltaire, Arnaud Benedetti, politologue, invité régulier sur CNews, Alexandre Devecchio, rédacteur en chef au Figaro, Jean-Sébastien Ferjoux, directeur de publication du site Atlantico, et enfin deux journalistes politiques de CNews, Karima Brikh, et Yoann Usai.

      "Je tombe de ma chaise"

      En maitre de cérémonie, Julien Pasquet donne le ton, sitôt l’annonce faite en direct : "La Nupes n’est pas morte, elle renaît sous un logo que chacun jugera opportun ou pas. « Front Populaire », voilà, on doute de rien du côté de la gauche…" Puis : "On croyait avoir tout vu hier soir, et bien on n’avait pas tout vu ! [...] En deux heures, ils se sont mis tous d’accord. Franchement, je tombe de ma chaise".

      Là aussi, l’ensemble du plateau acquiesce et dénonce une alliance contre-nature, reprenant des arguments déjà entendus sur LCI. Yoann Usai, journaliste politique sur CNews, enfonce le clou : "Toute honte bue, Jean-Luc Mélenchon veut être le Premier ministre qui va lutter contre l’antisémitisme. Ça montre à quel point ils n’ont aucun respect pour rien, pour personne. Ils n’ont plus aucune valeur, ils ne sont plus évidemment républicains depuis longtemps, mais ils sont dangereux". Journaliste ou éditorialiste, sur CNews, les frontières sont poreuses.

      "un rassemblement avec des antisémites"

      Sur la dernière chaîne d’info en continu privée, BFMTV, ces mêmes arguments ont été repris par la journaliste Géraldine Woessner, rédactrice en cheffe au Point. En s’adressant à Ian Brossat, sénateur communiste et conseiller de Paris, elle se déclare, comme Ruth Elkrief avant elle, "assez choquée". "Je suis assez choquée que vous ayez balayé comme ça d’un revers de main ce problème de l’antisémitisme. Oser appeler du nom du Front Populaire de Léon Blum un mouvement, un rassemblement avec des antisémites...". Réponse de Brossat : "Je ne vous permets absolument pas de dire ça madame. Et vous pourriez être condamnée en diffamation pour les propos que vous venez de tenir".

      Quelques minutes plus tôt, sur le même plateau, l’argument avait aussi été utilisé par... Julien Odoul, député du Rassemblement national, qui avait eu une "petite pensée pour le grand Léon Blum, qui doit se retourner dans sa tombe...". Commentaire du journaliste Benjamin Duhamel : "Je ne suis pas sûr que le grand Léon Blum que vous citez-là serait heureux d’être cité par un député du Rassemblement national". "Pourquoi ?", demande le député RN. Réponse immédiate de l’animateur : "Léon Blum, premier ministre du Front Populaire du Parti socialiste, repris par un parti qui a en partie été fondé par des membres de la SS, je ne suis pas certain que c’est exactement la revendication qu’il préfèrerait". "Je ne vous laisserai pas insulter mes électeurs", réplique Odoul. "Je n’insulte pas vos électeurs, je rappelle juste l’histoire d’un parti". Un bref rappel factuel bienvenu, dans un océan d’unanimité.

    • Le RN et 27 de ses vedettes ‒ la famille Le Pen en tête ‒ a rendez-vous au tribunal le 30 septembre prochain à propos des emplois bidon d’assistants parlementaires au Parlement européen entre 2004 et 2016.

      Vivement le mois de septembre au tribunal de Paris pour que la justice soit rendue : le RN y tient. « On a envie de remettre le pays en ordre, que ce soit la fin du laxisme judiciaire... » a déclaré Laure Lavalette, la porte-parole de Bardella (France Inter, 10/6).
      Elle est le clone de Prisca Thevenot (porte-parole de renaissance), aussi bête mais encore plus basse du front. (nazionale).

  • « L’antithèse du président » : Raphaël Glucksmann propose Laurent Berger à Matignon si la gauche gagne
    https://www.bfmtv.com/politique/elections/europeennes/l-antithese-du-president-raphael-glucksmann-propose-laurent-berger-a-matignon

    Pour enrayer l’extrême droite, le vainqueur de la gauche aux européennes, Raphaël Glucksmann pense qu’il faudrait qu’une personne issue de la société civile incarne l’opposition. Il a annoncé sur France 2 qu’il voyait Laurent Berger, l’artisan de la sortie de crise sur la réforme des retraites, endosser ce costume.

    Le vainqueur de la gauche te propose de te faire gouverner par celui qui t’a dit que la réforme des retraites, elle était définitive, et qu’il fallait passer à autre chose (ce qui n’est pas la moindre de ses leçons de renoncement, d’ailleurs, à ce grand monsieur de la société civile, qui n’en demandait pas tant, maintenant qu’il est au chaud avec ses pantoufles, dans le privé).

    Quand je pense que sur mes réseaux sociaux, il y a eu des gens pour t’expliquer que Glucksmann, finalement, il apportait de la nouveauté et du sérieux et que ça faisait du bien à la gauche.

    Note que le CRIF est d’accord avec le vainqueur de la gauche. Ce sera sans Mélenchon, l’unité de la gauche, et sans sectarisme aucun, c’est une histoire de valeurs.

    « Je pense que les accords d’appareil ne suffiront pas, les politiques ont largement échoué », a également estimé l’eurodéputé, ajoutant que « ça sera pas clairement Jean-Luc Mélenchon ».

    Pour l’avis du CRIF, je te donne juste l’URL d’un post mastodon :
    https://framapiaf.org/@bazouzabou@mstdn.fr/112593552195700631

    (as-tu compté le nombre de fois où la LFI a été désignée comme le vainqueur de la gauche, quand cela est arrivé ? ça doit être pas loin de 0, mais je suis sans doute de mauvaise foi)

  • Comment la dissolution de l’Assemblée nationale a fait son chemin à l’Élysée, par Ariane Chemin et Ivanne Trippenbach

    Le M_onde (site web)
    politique, lundi 10 juin 2024 - 09:19 UTC +0200 1692 mots

    Une cellule d’une dizaine de personnes travaillait à l’Elysée sur ce scénario à haut risque. Des sarkozystes ont fait pression ainsi que des sénateurs. Le score catastrophique de dimanche a précipité une décision qui a échappé au chef du gouvernement.

    Une petite cellule. Elle travaillait discrètement, depuis plusieurs mois, à l’Elysée, sur le scénario périlleux d’une dissolution de l’Assemblée nationale. D’anciens conseillers d’Emmanuel Macron, ceux de la première campagne présidentielle ou d’autres partis travailler dans le privé puis revenus, tel son conseiller spécial Jonathan Guémas, étaient au parfum. Tout comme Alexis Kohler, l’indétrônable secrétaire général de l’Elysée, ou encore le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin.

    Moins d’une dizaine de personnes « au travail », confirme dimanche, ravi de ce coup de théâtre, le conseiller mémoire Bruno Roger-Petit – pour que « le secret tienne ». Et le secret a tenu, jusqu’à l’allocution d’Emmanuel Macron, dimanche 9 juin à 20 h 58, annonçant à la télévision, dans la foulée des résultats désastreux aux européennes, la dissolution de l’Assemblée nationale.

    Les premiers temps, la petite équipe se contente de scruter les projections des sondeurs : entre 250 et 300 députés au Rassemblement national (RN) en cas de nouvelles élections législatives. Le risque est immense d’offrir au parti lepéniste la majorité absolue de 289 sièges et, en tout cas, de voir arriver au moins 162 parlementaires d’extrême droite supplémentaires au Palais-Bourbon.

    Un choix qui s’impose

    Au cœur de l’Elysée s’ourdit pourtant dans l’ombre le scénario qui pourrait propulser tout droit un RN victorieux aux rênes du pays, de Matignon aux ministères de la République. « Jamais Emmanuel, homme d’habitudes qui n’aime pas le désordre, ne prendra le risque de dissoudre », assurait ainsi au Monde une ministre une semaine avant le scrutin du 9 juin.

    Malgré les sondages qui plaçaient la liste du camp présidentiel à peine au-dessus de celle du Parti socialiste, Emmanuel Macron faisait mine ou ne voulait pas croire au désastre. Il y a quelques jours encore, il rassurait tout le monde : « Vous verrez, on terminera entre 20 % et 22 % ! »

    A l’entendre, la « séquence européennes » serait vite oubliée, balayée par les Jeux olympiques cet été, puis par une autre grande fête, la réouverture de Notre-Dame de Paris, en décembre. Mais voilà, le RN a engrangé, dimanche, plus du double des voix récoltées par la tête de liste Renaissance, Valérie Hayer, et tout se précipite : le scénario caressé depuis des mois s’impose brutalement, comme une fuite en avant.

    « Le maître des horloges expliquera ces prochaines heures que ce scrutin ne signifie rien, qu’il est un défouloir et que la vie continue. Il ne se passera rien. On parie ? », défiait, dimanche, Pascal Praud dans sa chronique du Journal du dimanche. L’annonce de la dissolution n’a pas seulement pris de court la tête d’affiche des médias du groupe Bolloré. Comme les alliés de la majorité Edouard Philippe et François Bayrou, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, premier dans l’ordre protocolaire derrière le chef du gouvernement, a appris la nouvelle vers 19 h 15, lors d’une première réunion tenue à la hâte à l’Elysée. Le premier ministre, Gabriel Attal, avait installé son pupitre et des micros dans la cour d’honneur de Matignon pour une allocution qu’il n’a jamais prononcée. Malgré les appels répétés de sa tête de liste, Jordan Bardella, à la dissolution, le RN ne s’attendait pas non plus à repartir aussi tôt en campagne pour ces législatives, convoquées pour les 30 juin et 7 juillet.

    Une hypothèse qui « flottait dans l’air »

    Voilà deux ans que l’absence de majorité absolue au Palais-Bourbon (239 sièges pour le camp présidentiel sur 577 députés) rend certaines réformes d’Emmanuel Macron, comme celle sur les retraites, difficiles à négocier. Dès la fin de l’année 2022, six mois seulement après la réélection de son mari, Brigitte Macron s’en inquiète auprès de quelques proches : « On ne va jamais pouvoir tenir cinq ans comme ça ! » « Comme ça », c’est-à-dire soumis au bon vouloir des alliés du groupe Renaissance, de plus en plus tentés par la fronde à mesure que le pouvoir présidentiel faiblit, et d’une droite rétrécie mais prompte à menacer le gouvernement de censure.

    Le rapport de force parlementaire est tel que l’hypothèse d’une dissolution « flottait dans l’air depuis longtemps », raconte l’ancien ministre de la culture Jacques Toubon. Ces derniers mois, François Hollande n’hésite plus à l’évoquer dans les dîners en ville comme une stratégie possible. Elle gagne les sénateurs, à l’abri du risque de perdre leur siège, notamment ceux du parti Les Républicains (LR). Certains pensent qu’en laissant Jordan Bardella diriger Matignon, ses électeurs seraient déçus et la droite républicaine pourrait regagner l’Elysée en 2027.

    Quelque temps après un repas qui rassemble le président du Sénat, Gérard Larcher, et Emmanuel Macron, le 7 mars, le sénateur LR Bruno Retailleau en fait l’exégèse sur BFM-TV : « En aucun cas une cohabitation douce entre Gérard Larcher et Emmanuel Macron ne résoudrait le problème (…). Quand la démocratie est bloquée, ce n’est pas les jeux de pouvoir et les arrangements qui permettent de débloquer le problème. C’est, au contraire, l’isoloir, c’est-à-dire la dissolution. »

    D’anciens proches de Nicolas Sarkozy poussent activement Emmanuel Macron dans cette voie. Gérald Darmanin, qui a récemment accompagné le chef de l’Etat en Nouvelle-Calédonie, est l’un des premiers à défendre, dimanche soir sur TF1, ce scénario chamboule-tout, vingt minutes avant la prise de parole du président de la République. « On n’est pas propriétaire de notre place, il est normal que les Français choisissent une majorité, insiste l’ex-maire de Tourcoing (Nord). Aujourd’hui, il faut que l’on se remette en cause. »

    L’ancien sénateur de Paris Pierre Charon, homme à tout faire de la Sarkozie, décoré de la Légion d’honneur par Emmanuel Macron, en avril, se flatte d’avoir persuadé le chef de l’Etat du bien-fondé de la dissolution, quand Franck Louvrier, lui, plaidait pour un accord avec la droite LR.

    L’espoir d’une majorité claire

    Fin mai, au Quai d’Orsay, Stéphane Séjourné évoque tout à coup une possible dissolution devant Gilles Finchelstein, secrétaire général de la Fondation Jean Jaurès, auteur d’une note sur la « spectaculaire rétraction du macronisme », désormais rejeté par la jeunesse et les salariés du privé. Proche d’Emmanuel Macron, qui l’a chargé d’organiser les vingt prochains jours de campagne, le ministre des affaires étrangères échafaude à voix haute le scénario remis en selle, à la mi-mai, par l’Elysée : de nouvelles législatives pourraient donner au chef de l’Etat une majorité claire et nette dans un paysage politique recomposé. « On sera mal en point, mais la Nupes [Nouvelle Union populaire écologique et sociale] aura explosé, LR sera divisé, déroule en substance le patron du parti Renaissance. Donc, là où nous avons été soit éliminés, soit battus dans des triangulaires en 2022, on a une chance. »

    M. Finchelstein sort du ministère avec un mauvais pressentiment. Il devine que la dissolution se profile et, se dit-il, Emmanuel Macron n’est pas Jacques Chirac ou François Mitterrand, qui, lorsqu’ils ont fait ce choix, n’avaient derrière eux qu’une victoire présidentielle et devant eux la possibilité de se représenter. Mais M. Kohler se montre confiant. Le secrétaire général de l’Elysée ne croit pas à l’avènement d’une majorité RN en cas de nouvelles élections législatives.

    L’idée de la dissolution tourne, tourne, et, « à un moment, ça coagule », résume Bruno Roger-Petit. Le risque que les héritiers du Front national s’installent au gouvernement est balayé, le chef de l’Etat en est convaincu. La campagne et le programme seront imaginés par lui et ce sera comme « une nouvelle présidentielle », s’enthousiasme-t-on à l’Elysée, en prenant pour acquis le soutien d’Edouard Philippe et de François Bayrou, tout en abandonnant le sort de 239 députés et d’un premier ministre au coup de poker présidentiel.

    Le président de la République a toujours goûté ce pouvoir qui permet de nouer et de dénouer les destins. Une anecdote ? Juin 2022. Après les législatives qui ont accouché de la majorité relative, Elisabeth Borne retrouve Emmanuel Macron à l’Elysée pour composer son nouveau gouvernement. Dans le bureau présidentiel, elle évoque Clément Beaune (Europe) et Gabriel Attal (budget), qui rêvent chacun d’un ministère de plein exercice, et qu’elle surnomme un brin méchamment « les deux puceaux ».

    Emmanuel Macron s’enfonce dans son canapé, tête renversée en arrière : « Ah là là, je les connais tous les deux comme si je les avais faits… D’ailleurs, je les ai faits ! » Un an et demi plus tard, il choisit de propulser Gabriel Attal sous les ors de Matignon et d’évincer sans ménagement Clément Beaune, cet ancien conseiller Europe promu ministre des transports, qui a osé émettre des doutes à propos de la loi sur l’immigration, votée avec l’extrême droite en décembre.

    « Quelle connerie, cette loi. Ça n’a fait que faire monter le RN… », peste depuis en privé le président de LR, Eric Ciotti, inquiet des ambitions du parti lepéniste à étouffer et à remplacer un jour la formation de droite. A l’époque, Emmanuel Macron, Alexis Kohler et Gérald Darmanin s’étaient persuadés qu’en légiférant sur l’immigration, ils prendraient de court le parti d’extrême droite et l’affaibliraient.

    Au conseil des ministres, le 20 décembre, le chef de l’Etat avait sermonné les récalcitrants : « Qui écrit l’histoire et qui la raconte ? Si on laisse l’histoire s’écrire par les oppositions, on ne va pas tenir longtemps. » Dimanche soir, à l’Elysée, après son allocution, Emmanuel Macron a répété les mêmes mots devant des ministres sonnés par la dissolution : « Mieux vaut écrire l’histoire que la subir. » Personne n’a osé le contredire.

  • La facture de gaz grimpera en moyenne de 11,7% le 1er juillet pour des millions de Français
    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/la-facture-de-gaz-grimpera-en-moyenne-de-117-le-1er-juillet

    AFP parue le 10 juin 2024 - 08h03

    Après quelques mois de répit, le prix moyen de la facture de gaz de millions de français va augmenter de 11,7% en juillet par rapport à juin, la conséquence d’un rebond des cours et surtout d’une revalorisation du tarif des réseaux de distribution.

    J’imagine que toi aussi, ta paie va augmenter de 11,7% le 1er juillet prochain ?

    • Alors tu comprends, la hausse de l’abonnement, c’est parce que du fait des augmentations de prix l’an dernier, on a moins consommé. Du coup, bien qu’on consomme moins, faut toujours entretenir l’infrastructure, et donc, tadaaaa, faut payer plus pour entretenir l’infrastructure que tu n’utilises plus autant.

      Pile je gagne, face tu perds. C’est toi qui paie, quoi qu’il arrive.

      En fait, ils seraient en train de nous inciter à ne plus du tout consommer de gaz qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Et ça sera bon pour le climat en plus.

      (quoi qu’il arrive, ils nous mènent dans le mur, tout le temps, mais à nos frais, tout le temps).

  • Élections européennes : au Liban, la France insoumise rafle la mise - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1416764/elections-europeennes-au-liban-la-france-insoumise-rafle-la-mise.html

    Le parti de Jean-Luc Mélenchon (extrême-gauche) a récolté un peu plus de 33% des votes des Français au Liban, soit 850 voix. Sur les 18 877 inscrits à l’ambassade de France au Liban, 2 591 s’étaient déplacés pour élire les 81 eurodéputés de France parmi les 720 qui siégeront au Parlement européen pendant cinq ans, selon les chiffres du ministère français de l’Intérieur.

    Le parti des Républicains (droite) mené par François-Xavier Bellamy est arrivé en seconde position parmi les électeurs Français au Liban, avec près de 16,97 % des voix (436 votants) - alors qu’il est en cinquième position en France avec près de 8% d’électeurs total. Si la liste de Valérie Hayer (parti Renaissance, liste Besoin d’Europe) est arrivée en seconde position dans l’hexagone, parmi les électeurs français au Liban, la liste du parti du Président de la République française, Emmanuel Macron, arrive en quatrième position atteignant un peu plus de 10% (266 voix). La liste de Raphaël Glucksman (Parti socialiste-Place publique) est arrivée en sixième position, alors qu’à l’échelle de la France, elle est en troisième position (6,89 % pour 177 voix).

    ça alors...

  • A critique of Cara.app: the ’No AI’ Instagram and Artstation copycat child. - David Revoy
    https://www.davidrevoy.com/article1032/a-critique-of-caraapp-the-no-ai-instagram-and-artstation-copycat-child

    I think it is good to see a platform standing up against AI generative art and trying new things. Bravo. It is also refreshing right now to see all the warm comments about it and the artists praising it. Lol, I even did it. It’s clearly the honey moon of the platform, where many users think it will never be toxic, and that they finally found the right place and all. But believe my old experience with social media: it is always like that in the first months.

    What we have here is a structure built on exactly the same rules at its core that guarantee a future enshitification: proprietary, closed and centralized.

    Sooner or later, Cara.app will change, the terms of service will be updated, it could be sold or monetized in a way you don’t like: ads will pop up, pay-to-win systems will boost posts from companies or rich artists, and all the data and your behavior will be sold to hundreds of companies for marketing analysis. You can change the recipe for a cake ten times, but if it contains a spoonful of excrement, it will always be a shit cake.

    Don’t be fooled: this is the birth of another commercial platform, and you are the product on it. It is free right now to attract the most users to it, and the crowdfunding/patronage of this platform only helps them build their proprietary empire. It’s like giving money to your neighbor who wants to build a swimming pool on their property because they promise you’ll be able to swim in it.

    I’m curious how they’re going to maintain the platform, because hosting hundreds of thousands of users costs daily a lot of money.

  • Chut, on parle de l’euthanasie ! - Par La rédaction | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/emissions/je-vous-ai-laisse-parler/chut-on-parle-de-leuthanasie

    Avocate, Elisa Rojas est atteinte d’une maladie génétique rare ralentissant sa croissance, et ne se déplace qu’en fauteuil. Ces tout derniers jours, c’est elle qui a porté le plus fort la voix de la méfiance des faibles et des vulnérables par rapport à « l’aide à mourir », surtout dans un contexte marqué selon elle par la ""fascisation"". Pas assez fort cependant pour crever le mur des grands médias, peu sensibles à cette voix-là. Raison suffisante pour l’inviter dans « Je vous ai laissé parler ». Écoutez-la. Si vous vous pensiez certains de vos convictions sur le sujet, il est probable qu’elle vous fera douter.

  • Livres autour des « #enfants_du_placard » en #Suisse... c’était les années #Schwarzenbach (https://fr.wikipedia.org/wiki/Initiatives_suisses_contre_la_surpopulation_%C3%A9trang%C3%A8re)...

    Enfants du placard. À l’école de la clandestinité

    « Dans les #armoires des #saisonniers, il y a plus d’enfants que de chemises. » Cette réplique de Nino, personnage principal du film Pane e cioccolata (1974), dévoile avec une ironie amère la situation vécue par des milliers d’enfants clandestins en Suisse, victimes de l’interdiction du regroupement familial. C’est la voix de ces #enfants aujourd’hui devenus adultes que cet ouvrage invite à entendre. Des #témoignages qui permettent de donner la parole à celles et à ceux qui en ont été privés, mais aussi de découvrir le revers de la médaille des « Trente Glorieuses ».

    https://www.alphil.com/livres/1347-enfants-du-placard.html
    #migrations #livre

    –-
    voir aussi ce fil de discussion où est notamment signalé ce livre :


    https://seenthis.net/messages/214887

  • Insolite : une soirée « contre l’antisémitisme » organisée par BHL avec le « Zemmour anglais » - Contre Attaque
    https://contre-attaque.net/2024/06/05/insolite-une-soiree-contre-lantisemitisme-organisee-par-bhl-avec-le-

    Interrogé ce 5 juin par BFM pour savoir s’il regrettait d’avoir invité Douglas Murray du fait de son #islamophobie, BHL assume complètement en indiquant que, au moins, le militant d’extrême droite n’a jamais été antisémite. Tous les #racismes ne se valent donc pas. Et qu’importe qu’on soit raciste et islamophobe pour peu qu’on soit d’accord pour soutenir la sainte croisade de BHL, lequel n’a pas hésité d’ailleurs à donner une franche accolade à notre petit facho anglais.

    https://seenthis.net/messages/1056639

  • Et si on rationalisait l’orthographe ? | L’actualité
    https://lactualite.com/societe/et-si-on-rationalisait-lorthographe

    Les études sur l’orthographe ont montré que les scripteurs, élèves ou adultes, maîtrisent très bien les consonnes doubles de mots fréquents (bonne, donner, elle, celle) ou celles nécessaires à la prononciation (fille, ennui). Alors, pourquoi tout rationaliser, puisque cela suppose qu’il faille aussi changer les parties maîtrisées ?

    Tout simplement parce que l’arbitraire et l’illogisme de la règle compliquent l’enseignement du français et induisent énormément d’insécurité linguistique, sans parler des autres erreurs qu’ils entraînent. Par exemple, les scripteurs ont tendance à mettre des consonnes doubles là où elles ne sont pas requises, comme « innondation, innoxydable » (au lieu d’« inondation, inoxydable »). Autrement dit, l’arbitraire tend à contaminer le reste en engendrant d’autres fautes. L’intérêt de la réforme est là : une règle rationnelle qui touche beaucoup de mots sans exception est facile à suivre et crée très peu d’ambiguïtés.

  • « Toutes les campagnes contre les politiques climatiques depuis la fin des années 80 ont des liens avec le réseau Atlas. » - Observatoire des multinationales
    https://multinationales.org/fr/enquetes/le-reseau-atlas-la-france-et-l-extreme-droitisation-des-esprits/toutes-les-campagnes-contre-les-politiques-climatiques-depuis-la-fi

    Si je remonte aux origines, je crois que je pourrais aller jusqu’à mes années étudiantes, où on manifestait contre la destruction des forêts primaires. Les entreprises forestières nous accusaient de nous mettre en travers de la croissance économique et de l’emploi. Cette vision économique où les ressources seraient infinies et pourraient être exploitées jusqu’au bout, sans conséquences, m’a interpellé. Cela a continué en 1992 avec les conférences internationales sur la biodiversité ou le climat, avec beaucoup de frustration à chaque fois, car il n’y avait pas d’accord ambitieux. Et à côté, dans les médias, il y avait des discours qui remettaient en cause l’existence même des dérèglements climatiques, portés par des économistes. Pourquoi ces économistes contredisaient-ils la science ? Je me suis intéressé au néo-libéralisme, puis j’ai lu The Road from Mont Pèlerin [1]… C’est quand on établit leurs liens avec l’industrie fossile, qui a financé très tôt la construction de ces réseaux, que ce narratif prend tout son sens. Sinon ça n’a aucune logique de clamer que les ressources seraient infinies, qu’il n’y a pas de limites écologiques et que tous les scientifiques du GIEC se trompent. En réalité, ces « économistes » servent surtout à porter les revendications des grandes entreprises, en les masquant derrière un discours académique.

    Dès 1976, John Bonython, l’un des fondateur de l’entreprise pétrolière australienne Santos, écrit à propos du fondateur du réseau Atlas, Antony Fisher : « Fisher a une technique qui consiste à amener les universitaires à dire et à écrire en leur propre nom ce que les entreprises ne peuvent pas dire pour elles-mêmes. [...] La méthode de Fisher me semble être la meilleure que j’aie jamais rencontrée (…) [Cette méthode] n’est pas sporadique, c’est un processus continu [2]. » Le réseau Atlas a reçu des financements d’Exxon, mais aussi de milliardaires qui ont bâti leurs fortunes sur le pétrole, le tabac, d’autres industries polluantes ou la finance (Scaife Foundation, Koch Industries…). En Australie, les subventions qui ont permis de fonder le Center for independant studies (CIS) en 1979, qui rejoindra ensuite le réseau Atlas, viennent de Santos, Shell, BHP, Rio Tinto, Western Mining Corporation (WMC).

  • Ces Libanais de droite prêts à voter pour La France insoumise en soutien à la Palestine
    https://www.lorientlejour.com/article/1416243/ces-libanais-de-droite-prets-a-voter-pour-la-france-insoumise-en-sout

    Dimanche, ces binationaux envisagent pour la première fois de donner leur voix au parti d’extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon, déçus par les positions de leurs familles politiques face à Gaza.

    Effectivement, on a des ami·es comme ça. Notamment des aounistes soudain enthousiastes pour la liste de LFI.

  • Cour des comptes
    Rapport sur l’application des lois
    de financement de la sécurité sociale
    https://www.ccomptes.fr/fr/documents/69939

    À l’avenir, les effets du vieillissement
    de la population ne permettront pas
    de poursuivre la stratégie de réduction
    du nombre de lits . La poursuite de la
    progression du recours à l’ambulatoire
    en chirurgie, qui pourrait atteindre
    8 0 % d e s h o s p i t al i s at i o n s , n e
    compenserait qu’un tiers des besoins
    de lits liés au vieillissement, ce qui
    nécessitera de mieux coordonner les
    professionnels de santé d’un territoire
    pour limiter les hospitalisations et
    fluidifier les parcours de santé afin que
    l’utilisation des lits réponde mieux aux
    besoins .
    En particulier, le nombre de passages
    des patients âgés de 75 ans et
    plus dans les services d’urgence et
    d’hospitalisation doit être réduit
    par
    un renforcement de l’offre médico-
    sociale et de soins primaires dans les
    territoires sous-dotés .

    Comparaison de la prise en charge d’un patient de moins de 75 ans
    et d’un patient de plus de 75 ans en 2022

    Patient âgé de 75 ans
    ou plus - Hospitalisé dans 50 %
    des cas après un
    passage aux urgences - Dans le cas d’une sortie
    à domicile (hors HAD),
    sa durée de séjour est
    alors de 6,5 jours

    Patient âgé de moins
    de 75 ans - Hospitalisé dans 14 %
    des cas après un
    passage aux urgences - Dans le cas d’une sortie
    à domicile (hors HAD),
    sa durée de séjour est
    alors de 3,5 jours

    Source : Cour des comptes à partir des données du programme de médicalisation des
    systèmes d’information 2022

    Le fait que la macronie prépare la reglementation de l’euthanasie me laisse songeuse.