• affordance.info : De la colère et de la rage. Et quoi d’autre ?
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2019/01/de-la-colere.html

    En mois de 24h trois ministres ont franchi presque simultanément les bornes d’une indignité dont on pensait pourtant que les limites avaient déjà été placées sur orbite. Et j’avoue que je ne sais plus comment éprouver autre chose que de la colère et de la rage face à cela, face à ceux-là. Et avoir un peu peur de ce que cette rage et cette colère vont faire naître comme futur.

    #jesaispluscommenttaguer


  • Téléviseurs 8K : renonçons à ce désastre écologique | Éric Mahé
    https://usbeketrica.com/article/8-huit-k-ilotonnes-d-inconscience-ecologique

    La promesse sans fin de téléviseurs toujours plus performants est un désastre écologique et le symbole de notre vanité : au nom de l’amélioration de quelques gadgets visuels, nous sommes prêts à remettre en cause la viabilité de notre planète. C’est le point de vue que défend ici, arguments à l’appui, l’un de nos lecteurs, Éric Mahé. « Il y a des luxes que l’homme ne peut plus s’offrir », prévient-il. Source : Usbek & Rica


  • Gilets jaunes : le décompte des blessés graves
    https://www.liberation.fr/checknews/2019/01/14/gilets-jaunes-le-decompte-des-blesses-graves_1702863

    Après l’acte IX marqué par onze nouveaux cas, Checknews compte désormais, au 14 janvier, 93 blessés graves parmi les gilets jaunes, dont 68 par des tirs de lanceur de balle de défense. Au moins treize victimes ont perdu un oeil.

    Depuis le début du mouvement des gilets jaunes le 17 novembre 2018, 93 manifestants ont été gravement blessés par les forces de l’ordre, selon le décompte que réalise #CheckNews. Onze nouvelles victimes ont été ajoutées à ce recensement après les affrontements de l’acte IX, samedi dernier.

    Notre décompte, que nous actualisons à mesure des éléments recueillis et des nouvelles victimes, s’appuie sur les données qui remontent sur les réseaux sociaux, sur le recensement du site Désarmons-les, un collectif « contre les violences d’État », ainsi que sur le recensement des violences policières réalisé sur twitter par le journaliste indépendant @davduf David Dufresne.

    /.../ Voici une liste chronologique, non exhaustive, des blessés graves que nous avons recensés. Nous avons indiqué pour chaque cas l’arme ayant, selon les déclarations ou témoignages, causé les blessures. À ces blessés nous avons ajouté le nom de Zineb D, octogénaire marseillaise décédée après avoir reçu une grenade lacrymogène en plein visage. Cette liste sera actualisée, précisée, et si besoin corrigée, selon les nouveaux éléments que nous recevrons. La rédaction de Checknews est joignable par mail sur checknews@libe.fr ou sur twitter : @CheckNewsfr

    #violences_policieres #armes


  • #Pologne : le maire de #Gdansk meurt après une agression au couteau - Europe - RFI
    http://www.rfi.fr/europe/20190114-pologne-pawel-adamowicz-maire-gdansk-deces-agression-couteau

    #Pawel_Adamowicz participe à la Gay Pride, défend l’indépendance de la justice du pays. Il fait aussi de Gdansk une ville très ouverte aux migrants, crée un centre qui leur vient en aide. Il fait voter un ensemble de principes pour les accueillir au mieux. Tout cela lui vaut de multiples critiques du gouvernement et de la télévision publique qu’il contrôle, voire des menaces.

    En 2017, la Jeunesse polonaise, un mouvement d’extrême droite, publie un « certificat de décès » symbolique du maire de Gdansk. Dimanche soir, juste avant d’être attaqué sur la scène de l’événement de charité, Pawel Adamowicz a rendu hommage à sa ville, qu’il voulait pleine de bonté et de tolérance.

    HCR - En Pologne, une ville exemplaire en matière de solidarité pour les réfugiés
    https://www.unhcr.org/fr-fr/news/stories/2018/2/5a8a9d95a/pologne-ville-exemplaire-matiere-solidarite-refugies.html

    Le modèle de Gdansk est un programme inclusif qui aide les #réfugiés et les #migrants dans leur insertion. L’idée générale est que tous les individus et l’ensemble des secteurs de la société — de l’éducation à la culture en passant par le monde du travail ou le secteur de la santé — doivent activement inclure les réfugiés. Un conseil consultatif, composé de 13 personnes migrantes (dont deux réfugiés), tient le maire régulièrement informé des préoccupations de cette tranche de la population. 

    Gdansk est une ville portuaire de 460 000 habitants, qui accueille environ 25 000 réfugiés et migrants. Ils sont pour la plupart originaires de territoires de l’ancienne Union soviétique, comme l’Ukraine ou la Tchétchénie, mais aussi du Rwanda ou de la Syrie.


  • affordance.info : La cagnotte Leetchi, le philosophe abruti, et la faillite de la démocratie.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2019/01/cagnotte-leetchi-philosophe-abruti-faillite-democratie.html

    Ils sont devenus fous. Et clairement l’hypothèse psychiatrique n’est plus à exclure.

    L’histoire est donc celle de cette fameuse cagnotte Leetchi supposée permettre de payer les frais de justice du boxeur ayant attaqué des CRS, ou des gendarmes, je ne sais plus.

    Cagnotte « indigne » pour Mounir Mahjoubi, et cagnotte pour laquelle Marlène Schiappa voudrait que l’on puisse disposer du nom des donateurs, tous selon elle coupables de « complicité ». Carrément.

    Pendant ce temps, un autre qui n’a de philosophie que celle de la mise en scène de sa propre fatuité éructe sur Radio Classique qu’il faut que gendarmes et CRS n’hésitent plus à faire usage de leurs armes. Il s’appelle Luc Ferry. Il a été ministre de la république. Ministre de quoi ? De l’éducation. De l’éducation. Et aujourd’hui il n’est qu’un dingue de plus, pour qui la saillie audimateuse a remplacé toute forme de pensée. Demain il nous expliquera probablement que bien sûr c’était simplement une « posture », ou une « provocation ». Mais aujourd’hui il a demandé à ce que les gardes et l’armée de la république n’hésitent pas à faire usage de leurs armes létales sur cette foule haineuse de militants d’extrême droite ou d’extrême gauche. D’autres ont mis la philosophie dans le boudoir, lui ne doit rêver que de se faire greffer un Tonfa en guise de pénis.

    #mouvement_social #plateforme #démocratie #répression


  • UP Magazine - Enquête sur les travailleurs clandestins du clic
    http://www.up-magazine.info/index.php?option=com_content&view=article&id=8301:enquete-sur-les-trav

    Dans son nouvel ouvrage intitulé En attendant les robots, enquête sur le travail du clic (Seuil, 2019), Antonio Casilli explore ainsi l’émergence d’un capitalisme de surveillance, opaque et invisible, marquant l’avènement d’une nouvelle forme de prolétariat du numérique : le digital labor — ou travail numérique « du doigt » en français. Du microtravailleur du clic, conscient et rémunéré, à l’usager dont l’activité de production de données est implicite, le sociologue analyse les coulisses d’un travail hors travail, et la réalité bien palpable de cette économie de l’immatériel.

    Antonio Casilli interroge notamment la capacité des plateformes du Net à mettre leurs utilisateurs au travail, convaincus d’être plus consommateurs que producteurs. « La gratuité de certains services numériques n’est qu’une illusion. Chaque clic alimente d’une part un vaste marché publicitaire, de l’autre il produit de la donnée qui nourrit des intelligences artificielles. Chaque j’aime, chaque post, chaque photo, chaque notation ou connexion remplit une condition : produire de la valeur. Ce digital labor est très faiblement voire non rémunéré, puisque personne ne touche une rétribution à la hauteur de la valeur produite. Mais cela reste du travail : c’est une source de valeur, tracée, mesurée, évaluée, et encadrée contractuellement par les conditions générales d’usage des plateformes » explique le sociologue.

    Encadrer le digital labor par le droit ?
    Ces nouvelles formes de travail échappent encore aux normes salariales. Néanmoins, les recours collectifs contre les plateformes numériques pour revendiquer certains droits se sont multipliés ces dernières années. À l’image des chauffeurs Uber ou des livreurs Deliveroo qui tentent, par voie de justice, de faire requalifier leur contrat commercial en contrat de travail. Face à cette précarisation du travail numérique, Antonio Casilli envisage trois évolutions possibles pour une reconnaissance sociale, économique et politique du digital labor.

    « De Uber aux modérateurs des plateformes, le droit du travail classique — donc la requalification en salariat — pourrait permettre une reconnaissance de leur statut. Mais le travail dépendant n’est pas forcément la panacée. Aussi, on voit de plus en plus se développer des formes de plateformes coopératives où les usagers deviennent les propriétaires des moyens de production et des algorithmes. » Antonio Casilli voit toutefois des limites à ces deux évolutions. Pour lui, une troisième voie est possible. « Nous ne sommes ni les petits propriétaires, ni les petits entrepreneurs de nos données. Nous sommes les travailleurs de nos données. Et ces données personnelles, ni privées, ni publiques, appartiennent à tous et à personne. La vie privée doit être une négociation collective. Il nous reste à inventer et à faire émerger des institutions pour en faire un véritable bien commun. Internet est un nouveau champ de luttes » s’enthousiasme le chercheur.

    #Digital_labour #Plateformes


  • Magouilles, nazisme et violence : un « policier repenti » se livre - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/211218/magouilles-nazisme-et-violence-un-policier-repenti-se-livre

    Nicolas a récemment quitté la police. Il venait de commencer sa carrière dans une unité de la gare du Nord, à Paris. Entre références à Hitler et ultravirilisme, il raconte un quotidien marqué par l’ennui, les magouilles et la violence. Et comment la sensation de devenir « agressif et raciste » l’a fait renoncer au métier.

    #police #violence #nazisme

    • On attend la même confession de la part de Madame #martine_aubry, et de ses amis #PS qui dirigent #Lille, du #préfet du département du #Nord à propos du bar bar identitaire du #Vieux-Lille « la #citadelle ».

      * Lille Les antifascistes remontent à l’assaut de la Citadelle et réclament sa fermeture 23 Décembre 2018
      http://www.lavoixdunord.fr/511915/article/2018-12-23/les-antifascistes-remontent-l-assaut-de-la-citadelle-et-reclament-sa-fe

      À nouveau mobilisées par l’édifiante enquête de la chaîne Al Jazeera sur le bar identitaire du Vieux-Lille, les associations antifascistes sont repassées ce dimanche . . .

      « C’est quand même incroyable que la diffusion du reportage n’ait pas ipso facto entraîné la fermeture de ce bar fréquenté par des nazis ! » Mélanie, 30 ans . . .

      L’enquête menée par Al Jazeera confirme que nous avions raison. Martine Aubry et le préfet auraient dû l’interdire. On voit ce que ça donne... »

      L’immense majorité des militants est consternée par les images et les mots entendus dans le reportage de la chaîne qatarienne.

      « C’est fou, y’a même un mec qui a planifié un attentat à la voiture bélier sur le marché de Wazemmes », tonne un manifestant. . . .
      Beaucoup ont aussi retenu les saluts nazis, les références implicites au Troisième Reich . . . . .


      Le vieux lille, puisque curieusement, sur le web, pas de photo de la façade du bar facho _


  • affordance.info: La guerre des tétons. From (censoring) Tits to (Freedom of) Speech
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2018/12/la-guerre-des-nichons-1.html
    https://www.affordance.info/.a/6a00d8341c622e53ef022ad37f1070200c-600wi

    Sociétalement - et un peu plus sérieusement aussi - les trois grands fléaux des internets, les trois grands « risques » actuels qui se disputent la une de l’actualité, sont constitués du tiercé gagnant suivant :

    la désinformation (les Fake News mais pas que, les logiques d’influence, les rumeurs et hoax, etc)
    les contenus haineux
    les tétons la pornographie (et les tétons aussi, et surtout quand même)

    Donc :

    Fake News
    Hate News (se déclinant d’ailleurs majoritairement en Hate Jews)
    Pr0n News.

    Or ce contre quoi les plateformes propriétaires - les « jardins fermés » comme les appelle Tim Berners Lee - luttent le plus activement et le plus efficacement ne sont ni les discours de haine ni le stratégies de désinformation, mais bien les contenus relevant de la nudité (souvent extensivement assimilée à de la pornographie).

    Et ce que j’entends vous démontrer dans cet article est que qui vole un oeuf vole un boeuf et que qui censure des tits censure aussi des speechs. Allons-y.



  • Communiqué Street Medic Paris sur la manifestation du 8 décembre 2018 - Paris-luttes.info
    https://paris-luttes.info/communique-street-medic-paris-sur-11314

    Pour le samedi 8 décembre, nous recensons :

    LBD / flashball :
    3 personnes touchées sans précision des localisations
    1 suspicion de fracture au pied avec plaie ouverte (évacuation SAMU)
    1 personne atteinte à la tête (casquée)
    1 personne atteinte dans le dos avec plaie ouverte
    2 personnes atteintes au visage avec plaie ouverte
    1 personne atteinte à la tête avec plaie ouverte : pose de 4 agrafes
    1 personne atteinte au bras : fracture
    5 personnes touchée aux membres inférieurs
    5 personnes atteintes au niveau de la tête
    1 personne atteinte au niveau thoracique avec lésion pulmonaire (crachats de sang)
    1 personne atteinte à la cuisse
    3 personnes atteintes à l’œil (dont une avec fracture du nez)
    6 personnes atteintes à l’abdomen
    5 personnes atteintes au membres supérieurs
    1 personne atteinte au visage (lèvre)

    Palet de lacrymogène :
    2 fractures du nez dans la longueur avec plaies ouvertes,
    1 contusion au pied

    Gaz :
    Enfants et bébés de moins de deux ans exposés
    Plusieurs centaines de soins Maalox et sérum physiologique, avec crises de panique, vomissements (sur plusieurs jours), détresses respiratoires, brûlures, vertiges (sur plusieurs jours), malaises

    Grenades de désencerclement :
    Éclats au niveau du pied D,
    1 enfant atteint à la tempe
    Plusieurs dizaines de personnes touchées aux membres inférieurs par projectiles et éclats avec hématomes, plaies et brûlures
    1 personne blessée à la tête
    1 personne au niveau de l’oreille G

    Tonfa / matraque :
    Plaie ouverte à l’arrière du crâne : 7 agrafes
    plusieurs personnes touchées sur des charges avec multiples blessures, hématomes et plaies ouvertes localisées au niveau du crâne, membres supérieurs et inferieurs
    3 personnes avec plaies au crâne

    Autres :
    Plusieurs chutes avec plaies et contusions dûes aux charges, bris de verre lors de mouvements de foule,
    une fracture du nez (origine inconnue),
    2 luxations de genou,
    1 plaie ouverte au pied sur un mouvement de foule
    1 personne atteinte à l’orteil
    1personne atteinte à la cheville par un projectile
    1 personne atteinte au crâne par un coup de pied
    1 chute en moto provoquée par une voiture de police
    1 atteinte au niveau des testicules lors de contrôles des forces de l’ordre

    #maintien_de_l'ordre


  • Un article signé Corinne Morel Darleux, ex FI, ex PG mais toujours conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes

    Dans la Drôme, les Gilets jaunes ont toutes les raisons de se révolter
    https://reporterre.net/dans-la-drome-les-gilets-jaunes-ont-toutes-les-raisons-de-se-revolter

    L’exploitation capitaliste qui s’exerce sur les êtres humains comme sur les écosystèmes

    Je ne dis pas ça pour dédouaner les responsabilités individuelles, auxquelles il reste sans doute de-ci de-là un peu de marge de manœuvre, mais pour planter le décor et rappeler deux, trois réalités, parfois difficiles à appréhender de loin, en plaine ou en ville : ici, on est dans ce cas où la plupart du temps les gens n’ont pas d’autres choix que de prendre leur voiture. Et où, quand ils gagnent assez d’argent pour payer des impôts, ils n’en voient pas franchement l’effet redistributif, puisque les services publics ferment. Puisque les trains se font rares, les écoles bondées, l’hôpital morcelé, les services sociaux de plus en plus éloignés. Alors, toucher à la voiture par le biais d’une taxe dans ce paysage, comment dire… Fatalement, ça passe mal.

    Un peu plus loin :

    On y est. L’exploitation capitaliste qui s’exerce sur les êtres humains comme sur les écosystèmes, le pillage généralisé, les politiques libérales et l’austérité, la question de la voiture, de la précarité, la disparition du train et des services publics que les impôts sont censés financer : tout est lié. C’est flagrant dans notre vallée, et il semblerait que ça commence à infuser.

    (Maintenant, face à un Laurent Wauquiez ou quelque autre cacique de la politique politicienne, je ne vois pas trop quel pourrait être l’impact de cette analyse.)


  • Vers un système modulaire de publication : éditer avec le numérique – Antoine Fauchié

    Le domaine du livre, et plus particulièrement l’édition, connaît des mutations profondes au contact du numérique. Après des phases successives d’informatisation, l’une des manifestations les plus visibles de ces bouleversements est probablement l’ebook. Si le livre numérique est une approche inédite de l’écrit tant dans sa diffusion que dans sa réception, il y a en filigrane des transformations plus essentielles dans la manière de faire des livres. Des structures d’édition imaginent des nouvelles chaînes de publication originales et non conventionnelles pour générer des versions imprimée et numériques d’ouvrages et de documents, remplaçant les traditionnels traitements de texte et logiciels de publication par des méthodes et des technologies issues du développement web. Ainsi un système modulaire de publication peut se substituer à des chaînes linéaires, repositionnant l’humain au cœur des machines ou des programmes. À travers des commentaires de textes et des analyses de cas nous étudions les évolutions du livre avec un regard plus global sur notre rapport à la technique, et nous exposons les principes fondateurs d’un nouveau modèle.

    Mémoire d’Antoine Fauchié dans le cadre du Master Sciences de l’information et des bibliothèques, spécialité Publication numérique, de l’Enssib, sous la direction d’Anthony Masure, maître de conférences en design à l’université Toulouse – Jean-Jaurès et de Marcello Vitali-Rosati, professeur au département des littératures de langue française de l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les écritures numériques.

    #publications_hybrides #prepostprint #web2print #digital-first_publishing #système_modulaire_de_publication


  • 3300 arrestations, 1052 blessés, un coma, un décès : l’engrenage d’une répression toujours plus brutale - Basta !
    https://www.bastamag.net/gilets-jaunes-repression-arrestations-blesses-grenades-LBD-garde-a-vue

    L’engrenage de répression et de violences ne semble plus vouloir s’arrêter depuis quatre semaines. Le mouvement des gilets jaunes bat ainsi tous les records en nombre de gardes à vue, de personnes déferrées en justice, de milliers de grenades et balles de défense tirées sur les manifestants et de personnes estropiées. Les inquiétants « records » répressifs contre la mobilisation sur la loi travail et lors de l’évacuation de la Zad de Notre-Dame-des-Landes sont désormais désuets. Jusqu’où le gouvernement ira-t-il ?

    Côté blessés, le bilan provisoire s’élève à 1052 personnes, dont 187 du côté forces de l’ordre [2]. En comparaison, la mobilisation du printemps 2016 contre la loi travail avait causé plus de 800 blessés au bout de quatre mois de contestation, signale à Basta ! un membre de l’Assemblée des blessés, un collectif créé en 2014, après une rencontre de victimes et de familles de victimes de violences policières. « Le 1er décembre, un blessé était évacué toutes les quatre minutes », note Ian, un membre du collectif Désarmons-les, qui recense les violences policières et les dégâts causés par les armes dites non létales.

    Avant la journée du 8 décembre, 15 000 grenades explosives et lacrymogène avaient été tirées contre les gilets jaunes depuis le premier weekend de mobilisation. Rien que le 1er décembre à Paris, 7940 grenades lacrymogènes, 800 grenades « de désencerclement », 339 grenades assourdissantes GLI-F4 – les plus puissantes – et 776 cartouches de Lanceur de balle de défense (les ex-flashballs) de 40 mm (LBD 40) ont visé les manifestants, selon les autorités. Certaines sources avancent des chiffres encore supérieurs. Par comparaison, lors de l’évacuation de la Zad de Notre-Dames-des-Landes, en avril 2018, 11 000 grenades avaient été tirées en dix jours.

    #maintien_de_l’ordre


  • Les directions syndicales répondent à l’appel de Macron pour maintenir l’ordre contre les gilets jaunes

    Une journée. Il n’a pas fallu une journée à Macron pour discipliner les directions syndicales. En échange du sacro-saint « dialogue social », la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’UNSA, la FSU, ont répondu à l’appel à l’union sacrée du gouvernement visant à maintenir l’ordre contre les gilets jaunes qui font aujourd’hui trembler les classes dominantes.

    http://www.revolutionpermanente.fr/Les-directions-syndicales-repondent-a-l-appel-de-Macron-pour-ma

    #Macron #syndicats #dialogue_social #CFDT #CGT #FO #giletsjaunes #gilets_jaunes

    • The undead centre meets the shitstorm | Richard Seymour on Patreon
      https://www.patreon.com/posts/23184702

      The problem is that, absent further ideological clarification, organisation and “leaderful” development, Macronite tactics will work. The fact that the leaders of the major unions were successfully drafted by Macron into an initiative to control the protests in exchange for an opening of ’dialogue’ on the government’s reforms, is bad news, both for the unions themselves and the protesters.

      The shitstorm, the unpredictable explosion of social anger mediated by data platforms, is the future. These uprisings will create complex terrains of political action, not finished objects. They create moments from which new coalitions and chains-of-equivalents can be assembled, but their unity is intrinsically precarious, and they cannot sustain themselves without reaching into and mobilising a ’thick’, tactically cautious, civic society fabric.

    • Les syndicats doivent prendre leurs responsabilités
      https://solidaires.org/Les-syndicats-doivent-prendre-leurs-responsabilites

      L’Union syndicale #Solidaires n’a pas signé aujourd’hui le texte rendu public par toutes les autres organisations syndicales à la suite d’une réunion qui s’est tenue ce matin.

      Pour Solidaires il n’est pas possible :
      – de décider qu’il est urgent de ne rien faire
      – de s’engager dans des négociations à leur sens ouvertes par le gouvernement
      – de condamner uniquement « les formes de violence dans l’expression des revendications ».

      Cette déclaration des syndicats d’aujourd’hui est hors sol.
      La colère sociale exprimée depuis plusieurs semaines par les gilets jaunes et les maigres reculs consentis ne peuvent être transformés en « négociations » de circonstances voulues par le gouvernement. Cette colère n’est plus canalisable par de faux semblants.

      Nous avons proposé aux autres syndicats de construire rapidement une journée de grève générale pour peser dans le rapport de force et arracher des augmentations de salaire et des droits sociaux. Notre proposition est restée lettre morte.

      Une posture d’unité syndicale qui n’évoque pas les violences subies par les manifestant-es depuis plusieurs années, et encore plus gravement depuis les dernières semaines, est inconcevable pour Solidaires.

      Nous portons et continuerons à porter dans le champ syndical la parole de ceux et celles qui considèrent que la construction de convergence de luttes entre les lycéen-nes, retraité-es, étudiant-es, salarié-es précaires, chômeur-euses, et toutes celles et ceux qui se battent pour la justice sociale, la justice environnementale est à mener.

      Nous appelons dès le 8 décembre à réaliser la convergence entre alarmes climatiques et sociales en étant présent-es dans la rue. Nous appelons à amplifier les mobilisations dans les secteurs où elles sont en cours, notamment par la grève, nous sommes aux côtés de celles et ceux qui, partout aujourd’hui, exigent la justice sociale. Notre Union syndicale met à disposition son outil syndical partout où cela sera jugé utile.



  • Justice. Ces petites mains qui doivent 2,8 millions à leur patron | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/justice-ces-petites-mains-qui-doivent-28-millions-leur-patron-664437

    Justice. Ces petites mains qui doivent 2,8 millions à leur patron
    Vendredi, 30 Novembre, 2018
    Tania Meller

    Des employés d’une société de nettoyage sont sommés de rembourser des milliers d’euros de primes, en raison d’une disposition de la loi El Khomri, renforcée par les ordonnances Macron en 2017.

    Ils doivent rembourser jusqu’à 30 000 euros de primes à leur employeur  : une centaine de salariés d’une société de nettoyage va contester devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) un arrêt récent de la Cour de cassation. «  Pour la grande majorité des salariés, cela représente entre 17 000 et 25 000 euros à rembourser. Ces personnes, qui touchent des petits salaires, avaient gagné en justice à deux reprises et donc encaissé l’argent quand on a changé les règles du jeu  », a dénoncé auprès de l’AFP maître Roger Vignaud, qui a annoncé qu’il allait saisir la Cour européenne des droits de l’homme.
    Remboursement ou huissiers

    Rappel des faits  : en première instance devant les prud’hommes en 2008, puis devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence en 2016, quelque 200 employés, payés au Smic et le plus souvent à temps partiel, pour nettoyer les hôpitaux et cliniques de la ville, avaient obtenu le versement de primes, à la suite de l’intégration de nouveaux salariés au sein de la société de nettoyage Elior Services. Dans ce secteur, la loi prévoit en effet une «  continuité de contrat  », c’est-à-dire que lorsqu’une entreprise remporte un marché elle doit reprendre aussi les salariés de la société qui opérait avant elle. Les salariés «  historiques  » d’Elior avaient donc demandé l’application pour eux des primes que touchaient leurs nouveaux collègues. Elior avait été condamnée à payer ces primes refusées aux nouveaux salariés, avec effet rétroactif. «  À travail égal, salaire égal  », défend Othmane Boussala, secrétaire général CGT du syndicat des entreprises de propreté des Bouches-du-Rhône, contacté par l’AFP. La justice avait estimé que les employés avaient «  le droit de se comparer entre eux, et de prétendre aux mêmes primes pour le même travail  », abonde Me Vignaud. Une interprétation validée à plusieurs reprises, par les conseils de prud’hommes de Marseille, Martigues, Aix, Sète, Montpellier ou Grenoble, suivie d’une confirmation par les cours d’appel de Montpellier et d’Aix. En mai dernier, ce sont ces deux décisions qu’a cassées la Cour de cassation.

    Selon l’avocat, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire a appuyé sa décision sur la loi travail El Khomri, qui interdit désormais de se comparer mais n’était pas rétroactive, et sur les ordonnances Macron qui ont ajouté à ce principe celui de la rétroactivité. Avec ce changement des règles du jeu, les 200 salariés sont priés de reverser un total de 2,8 millions d’euros. L’employeur a indiqué «  essayer de trouver les modalités les plus adaptées pour chaque situation  », selon la direction des ressources humaines d’Elior Services. L’entreprise, dont le chiffre d’affaires en 2016 s’élevait à près de 400 millions d’euros, et dont la maison mère, Elior Group, affiche en temps réel sur la page d’accueil de son site Internet son cours en Bourse, n’est pas prête à renoncer à se faire rembourser ces primes. Ainsi, pour ceux qui ont quitté l’entreprise, Elior Services a déjà fait appel à une société de recouvrement. Laquelle ne fait pas dans les sentiments, «  les salariés ont des appels tous les jours, on les menace de faire venir les huissiers s’ils ne payent pas  », s’est indigné Othmane Boussala. «  On a une collègue, elle est en invalidité, elle gagne 850 euros par mois, confie une déléguée syndicale CGT. La société de recouvrement veut lui prendre 350 euros par mois, pendant des années.  » «  Il y a des gens au bord du suicide, il y aura des morts  », s’est confié un salarié au journal la Provence. «  On les pousse dans la misère, c’est la première fois que je vois appliquer cette notion de rétroactivité de la loi  », s’indigne également Tony Hautbois, secrétaire de la fédération nationale des ports et docks CGT, auprès de la Provence. Le journal relève que, pour certains agents, ces primes équivalaient à deux ans de salaire, qu’il s’agirait de rembourser dix ans plus tard. Le recours devant la Cour européenne des droits de l’homme s’annonce long, et n’empêche nullement Elior de réclamer l’argent dans l’intervalle.


  • Les pays du G20 financent et organisent l’aggravation du réchauffement climatique

    « Réunis pour deux jours en Argentine, les chefs d’Etat ou de gouvernement des vingt pays les plus puissants de la planète sont mis à l’index : le G20, à lui tout seul, est en train d’entériner un réchauffement climatique supérieur à 3,2°C. A quelques jours de la COP24, les plus grands criminels du climat sont donc connus : ils sont 20. Et ils sont réunis à Buenos Aires »

    https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog/301118/les-pays-du-g20-financent-et-organisent-laggravation-du-rechauffemen

    #Climat #G20 #Macron



  • Usager.e.s de la BnF, nous soutenons le personnel en lutte !
    http://soutienluttebnf.wesign.it/fr

    Des personnels de la Bibliothèque nationale de France sont mobilisé.e.s depuis le printemps dernier pour défendre leurs conditions de travail, d’emploi et la qualité du service public. Déjà 15 journées de grève depuis le mois de mai 2018, et toujours aucune prise en compte sérieuse de leurs revendications par la direction de la BnF et le ministère de la Culture. C’est pourtant un budget de casse du service public qui s’annonce pour 2019, alors que la perte de 270 emplois depuis 2009 a déjà aggravé la surcharge de travail, dégradé les conditions d’activité des personnels tout comme les conditions d’accueil du public de la BnF. Durée allongée de communication des documents, fermeture d’espaces de photocopie, de mezzanine sont la conséquence d’un sous-effectif chronique que les projets de « réorganisation » ne résoudront pas.

    Étudiant.e.s, chercheur.e.s, collègues des bibliothèques universitaires, lecteurs et lectrices ayant accès aux salles de lecture, visiteur.e.s des expositions : nous sommes tou.te.s concerné.e.s au premier chef par cette dégradation des conditions de travail et d’emploi à la BnF, que nous ne connaissons que trop bien dans nos propres secteurs professionnels et d’étude.

    #service_public #bibliothèque #austérité


  • Les grandes banques françaises continuent de financer le réchauffement climatique
    https://www.bastamag.net/Les-grandes-banques-francaises-continuent-de-financer-le-rechauffement

    Une nouvelle conférence internationale sur le #Climat s’ouvre le 3 décembre en Pologne, à Katowice. A cette occasion, deux rapports des Amis de la Terre et d’Oxfam France font le point sur les investissements des grandes banques françaises dans le secteur énergétique. Leur conclusion est sans appel : BNP Paribas, la Société générale, le Crédit agricole et les autres continuent, trois ans après l’Accord de Paris, à financer massivement les énergies sales fortement émettrices de gaz à effet de serre, tandis (...)

    En bref

    / #Multinationales, #Finance, Climat

    • Selon Oxfam, en 2016 et 2017, les six plus grandes #banques françaises ont consacré près des trois quarts de leurs financements vers le secteur énergétique au charbon, au pétrole et au gaz – ces #énergies fossiles qui sont la première source de gaz à effet de serre au niveau mondial. Soit 43 milliards d’euros, contre seulement 12 milliards pour les énergies renouvelables sur la même période. 43 milliards, c’est un peu plus que le budget alloué à la transition écologique par le gouvernement en 2019 (34,2 milliards).


  • Centrales nucléaires : les failles du dispositif d’urgence prévu par EDF en cas de scénario catastrophe
    https://www.bastamag.net/Centrales-nucleaires-les-failles-du-dispositif-d-urgence-prevu-par-EDF-en-

    Dans les centrales nucléaires françaises, un dispositif de sécurité baptisé « équipe en situation extrême » se met en place. Il est la conséquence de la catastrophe de Fukushima de 2011 et est censé répondre aux pires des scénarios et à leur lot d’imprévus. Le système est cependant loin de faire l’unanimité : des agents travaillant au sein des centrales dénoncent des failles et des incohérences. Des risques majeurs – comme les incendies ou les fuites radioactives – sont, en particulier, fortement sous-estimés. (...)

    #Décrypter

    / #Syndicalisme, #Conditions_de_travail, #Services_publics, #Le_risque_nucléaire, #Nucléaire, A la (...)


  • « Affaire de Bure » : Dénonçons le scandale d’Etat et mettons fin aux contrôles judiciaires
    https://www.bastamag.net/Affaire-de-Bure-Denoncons-le-scandale-d-Etat-et-mettons-fin-aux-controles

    Dénonçant l’enquête pour « association de malfaiteurs » à Bure comme un « scandale d’État », plus de 100 personnalités, parmi lesquelles Marie-Monique Robin, Jean-Luc Mélenchon, Émilie Hache, Eduardo Viveiros de Castro, Isabelle Stengers, Ludivine Bantigny, Olivier Besancenot ou José Bové appellent à mettre fin aux contrôles judiciaires qui ciblent les personnes mises en examen, à la veille d’une audience en Cour de cassation le 28 novembre. Jeudi 15 novembre, l’ampleur monumentale de l’enquête pour « (...)

    #Débattre

    / #Justice, #Nucléaire


  • affordance.info : #BienvenueEnFrance.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2018/11/bienvenueenfrance.html

    Pure hypothèse. Admettons que concernant l’accueil des étudiants étrangers dans les universités françaises, quelqu’un émette l’idée suivante : multiplier par 16 les frais d’inscription en licence, master et doctorat afin de s’assurer de virer les pauvres au profit des riches et accessoirement de remplacer les noirs par des blancs.

    Voilà. On trouverait d’abord ça très très con. Ensuite on se dirait « mais quel bel enfoiré ». Et juste après on aurait quand même du mal à évacuer totalement l’hypothèse d’un vieux fond de racisme décomplexé. Et ben figurez-vous que le gouvernement de la start-up nation vient de lancer l’idée. Il vient même carrément d’annoncer la mise en oeuvre du truc pour Septembre 2019.


  • « J’ai craqué, j’ai repris la voiture » : des usagers du #train racontent ce qui les a contraints à renoncer
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/j-ai-craque-j-ai-repris-la-voiture-des-usagers-du-train-racontent-ce-qu

    Jusqu’à la mi-mars, chaque matin, Isabelle prenait sa voiture pendant huit minutes, se garait sur le parking de la petite gare de Chasseneuil-sur-Bonnieure (Charente), s’engouffrait dans un TER puis montait dans un bus pour, enfin, atteindre son lieu de travail, à Angoulême. Au total, 50 minutes de trajet, contre 25 en voiture. « Ce n’était pas gênant, car je commence le travail à 9 heures », relate cette secrétaire administrative de 52 ans, qui énumère les avantages du train. « C’est pratique, on consomme moins, c’est plus confortable. Avec une amie, on le prenait ensemble. »

    Mais le train, pour Isabelle, c’était avant. Avant que la ligne TER Angoulême-Limoges ne soit suspendue pour « un problème de géométrie des voies ». Finalement, les travaux prévus n’ont jamais été réalisés et la ligne reste fermée. « On nous a dit que la ligne était pourrie, trop dangereuse pour les usagers », commente Isabelle, qui renvoie aux articles de La Charente libre. Le Monde aussi en a parlé. La SNCF a mis en place des bus de remplacement pour pallier ce manque. « Mais ils sont complets car il n’y en a pas assez », affirme Isabelle, qui explique qu’une quarantaine de personnes prenaient ce TER chaque jour.

    #transport #mobilité

    • LE cas particulier où la voiture est plus rapide que le TER aux heures de pointe… ça doit pas être légion.
      Mais c’est vrai qu’il y a une gestion des lignes TER autour d’un principe loin=rapide, proche=lent qui rend ce mode de transport parfois paradoxal. Alors qu’une approche « sacrifice réparti » pourrait mieux équilibrer cette différence et arrêter les transports grande distance de certains travailleurs quotidien (mon coté écolo m’assure que c’est con de travailler loin de chez soi… ou inversement, de ne pas déménager plus près de son travail… quitte à se séparer de son conjoint ou à abandonner ses enfants à la DDASS (est-ce une blague ?)).
      Plus intelligemment, "revenir" à la voiture augmente la dette du TER (dans un modèle dette-capital complet), ça se paiera un jour.

    • Le hic, c’est que souvent, on ne prend pas que le TER, on a aussi les trajets Domicile - Gare - Travail.
      En habitant Périgueux et allant travailler à Sarlat en train+vélo, je mets 2h15 minimum de chez moi au lycée, pendant que mes collègues dans le même cas mettent deux fois moins de temps. (précision : il y a une correspondance)
      J’avoue ne pas avoir encore envisagé d’abandonner ma famille. Par contre, il est assez clair que la SNCF a, ici aussi, envisagé d’abandonner ses lignes TER « de campagne ».