• A graph of datacenters vs megaprojects in terms of spend and time to build. Dramatically outpaces inflation-adjusted prices of everything, from the marshall plan to highways to the new deal to the railroad, all in no time at all

    Une autre démonstration de mon affirmation selon quoi nous ne payons pas encore assez cher nos requêtes inutiles que nous ne pouvons nous empêcher de faire à ces moteurs de génération de réponses stochastiques.

  • L’IA non plus, ne serait pas neutre ??? (mais quelle surprise)
    FeminisTech #8 - Techno-logies
    https://blog.feministech.eu.org/feministech-8

    L’IA non plus, ne serait pas neutre ??? (mais quelle surprise)

    L’« IA » se serait retournée contre les femmes ou progresserait au dépens des femmes, la bonne blague.

    Ces technos ont été réfléchies, construites, dès le départ, par des mecs qui ne pensaient pas aux femmes - ou plus exactement, qui n’y pensaient qu’en tant qu’objet sexuel (variante : esclave domestique), qui n’y ont jamais pensé en tant que véritables sujets. L’« IA » n’est pas une technique ni même un ensemble de techniques, mais un projet, élaboré par des mâles et pour des mâles. Véhiculant une idéologie masculiniste, libertarienne, transhumaniste, eugéniste, fascisante. Comme le disent très bien Ingeborg Glimmer et Hagen Blix dans ce billet que je recommande vivement :

    The problem with AI isn’t hype. The problem is who and what it’s useful for.

    Et la réponse est invariablement la même : who ? des mecs. Riches (très). What it’s useful for ? conserver le pouvoir.

    Faire perdre le sens de la réalité, faire perdre les repères, l’IA est super efficace en termes de gaslighting (ainsi que de mansplaining as a service - mecsplication en tant que service, en référence à SAAS, software as a service) à l’échelle planétaire. C’est donc un parfait outil pour fascistes mascus :

    Fascism, meanwhile, is committed to a play of power and aesthetics that regards a desire for truthfulness as an admission of weakness. It loves a bullshit generator, because it cannot conceive of a debate as anything but a fight for power, a means to win an audience and a following, but never a social process aimed at deliberation, emancipation, or progress towards truth.

    Par le fait même que les systèmes à base d’« IA » commettent des erreurs, ils sont également parfaits pour susciter la terreur chez les personnes soumises à leurs alea (typiquement, à peu près tout le monde actuellement aux États-Unis ; mais aussi toustes celleux visées par les nouvelles armes nourries à l’« IA ») : l’« IA », c’est la techno rêvée des Caligulas modernes (Trump, Thiel, Musk...).

    C’est aussi un excellent prétexte pour contraindre les travailleureuses à des salaires toujours plus bas - c’est ça ou on te remplace par l’« IA », et puis, ton job n’est pas si important puisque tu deviens contrôleureuse d’« IA » au lieu de créateurice (ceci dit, pour certains, ce n’est pas franchement une perte). Et bien sûr, l’« IA » entraînée peut contrôler à son tour - c’est même sans doute le véritable but.

  • Le fond du pourquoi toute politique de droite est un crime. Et pourquoi faut tous les tuer (ou les envoyer en « camps de transformation par l’éducation » ) avant qu’ils nous tuent est dit vers la minute 14 :
    Ils ont besoin de la retraite par répartition pour pouvoir faire leurs petites affaires. (juste une retraite bien basse, qui fixe le niveau de la pauvreté)

    Chacun pour soi face à l’économie

    DEVENIR RICHE GRÂCE À L’ÉDUCATION FINANCIÈRE (Non sponsorisé par Trade Republic 📉) [ARGENT MAGIQUE]
    https://www.youtube.com/watch?v=mJIJ8qj8GVo

  • Loi « simplification » : 8 mesures qui détricotent nos droits sociaux et environnementaux - Basta !
    https://basta.media/loi-simplification-ZFE-apprentis-artificialisation-8-mesures-qui-detricoten

    C’est la fin d’un long parcours parlementaire. La loi « simplification de la vie économique des entreprises » (aussi connue sous le nom de « loi Pacte 2 ») a été adoptée par l’Assemblée nationale à 275 voix contre 225, ce 14 avril. Cette loi aboutit à une mesure emblématique : la suppression d’une mesure écologique majeure, les zones à faible émission (ZFE).

    Mais bien d’autres mesures régressives sont contenues dans les 87 articles d’un texte « fourre-tout » : il institutionnalise un nouveau lobby patronal ; supprime plusieurs organismes publics pourtant utiles sur la santé, la protection de l’environnement ou l’accès à la culture ; dérégule l’emploi des jeunes apprentis dans un contexte ou les accidents du travail des moins de 25 ans augmente ; ou affaiblit la possibilité pour les salariés de reprendre leur entreprise lors d’une cession.

    Une « simplification » qui « cache un désir de dérégulation, notamment sur le plan des droits des travailleurs et des consommateurs, ainsi que de notre législation environnementale », résume le député Emmanuel Maurel (Gauche républicaine et socialiste). Le projet de loi a été voté grâce à l’appui de LR et du RN, après .

  • Les réseaux sociaux n’ont plus rien de social

    https://treshautdebit.substack.com/p/les-reseaux-sociaux-nont-plus-rien

    Vingt ans de glissement vers un internet où personne n’a plus vraiment envie de s’exprimer.

    Je me souviens du moment où j’ai réalisé que je ne postais plus rien de personnel en ligne. Pas de coupure nette, pas de décision. Juste une disparition progressive. Les photos du week-end restaient sur le téléphone. Les opinions aussi. Publier quelque chose de personnel était devenu saugrenu. Presque honteux.

    (...)

    @monolecte :-)

  • BrowserGate
    https://browsergate.eu

    #Microsoft is running one of the largest #corporate #espionage operations in modern history.

    Every time any of #LinkedIn’s one billion users visits #linkedin.com, hidden code searches their computer for installed software, collects the results, and transmits them to LinkedIn’s servers and to third-party companies including an #American-Israeli #cybersecurity firm.

    The user is never asked. Never told. LinkedIn’s #privacy #policy does not mention it.

    Because LinkedIn knows each user’s real name, employer, and job title, it is not searching #anonymous #visitors. It is searching identified people at identified companies. Millions of companies. Every day. All over the world.
    This is illegal and potentially a criminal offense in every jurisdiction we have examined.

  • La France est devenue plus inégalitaire que la moyenne de l’Union européenne

    Le #coefficient_de_Gini, qui mesure les inégalités de revenus, progresse en France tandis qu’il baisse en moyenne au sein des 27 pays de l’UE. Les #allègements_fiscaux des quinquennats Macron peuvent expliquer en partie cette divergence.

    Le chiffre, passé relativement inaperçu, est frappant. Le coefficient de Gini de la France, qui mesure le niveau des inégalités de #revenu après redistribution (impôts et prestations sociales), progresse sensiblement, selon les données publiées par #Eurostat, l’organisme statistique de l’Union européenne.


    (#paywall)

    https://www.lesechos.fr/economie-france/social/la-france-est-devenue-plus-inegalitaire-que-la-moyenne-de-lunion-europeenne
    #inégalités #France #statistiques #chiffres #macronisme #fiscalité

  • Cartes oubliées du Golfe Persique et syndrome du Yakafokon, par Hana Gauer
    https://www.facebook.com/hana.gauer/posts/pfbid02HSAGZvrA4wzTus4FdN36WDR8jneWE8D6RsF9CjSiRFFuEWEr52fFjJQ8xsCXeo8al

    Cartes oubliées du Golfe Persique et syndrome du ’Yakafocon’.
    Un petit dernier texte sur ce bourbier coûteux.
    ​Il y a des questions géopolitiques si mal posées qu’elles finissent par m’agacer profondément. Alors, j’écris.

    En ce moment, deux questions tournent en boucle sur tous les plateaux :
    ​Peut-on « ouvrir » le détroit d’Ormuz par la force militaire ?
    ​Ne suffit-il pas d’escorter les bateaux ?

    ​La réponse est non, sans créer un méga problème mondial.
    Et ce n’est ni du défaitisme ni de l’idéologie, c’est une simple question de mathématique, de logistique et de réalité géographique.

    ​Avant de jouer à la Bataille Navale, on pourrait peut-être regarder une carte pour éviter de se tirer une balle dans le pied.
    ​Alors, j’ai bricolé cette infographie jointe pour l’expliquer « le front » :

    ​1. Le « Golfe Persique » n’est pas une mare avec un petit bouchon à l’entrée.
    C’est un système géant industriel. Entre le Koweït et la mer d’Arabie, il y a environ 1 700 kilomètres de navigation côtière. Ce n’est donc pas « un point à forcer », c’est une artère logistique entière à sécuriser en permanence.

    ​2. On y trouvent des centaines de cibles industrielles vulnérables .
    Sur ces 1 700 km, il ne s’agit pas juste de « faire passer un bateau ». Il faut charger, décharger, raffiner. C’est une route jalonnée de :
    – ​Centaines de plateformes offshore.
    – ​Terminaux gaziers et pétroliers massifs.
    – Raffineries géantes.
    – Milliers de kilomètres de pipelines sous-marins.

    Autrement dit : autant de cibles fixes, immobiles et impossibles à protéger dans leur totalité.

    3. La menace permanente est toujours proche.
    Cette route longe une côte iranienne hostile, truffée de forteresses en grottes et de bases de missiles et autres engins volants dissimulés. Une côte qui reste, la plupart du temps, à moins de 100 kilomètres des routes maritimes.

    À cette distance, TOUT est à portée de missiles antinavires, de drones rôdeurs, de vedettes rapides et de mines furtives. L’asymétrie est totale.

    4. Le vrai blocage est donc aussi assuranciel, pas militaire
    La question est comment lever le risque qui pèse sur chaque tanker. Le système ne tient pas avec des frégates, il tient avec des assureurs.
    J’ai écrit sur ce sujet un long texte au début du conflit (9 mars).
    Il a suffi d’une poignée d’attaques pour que les primes explosent, rendant le trafic non assurable. De 100 navires par jour en flux continu, on tombe à 3 ou 5 passages. Bon, c’est déjà le cas.
    Cerise sur le gâteau : le blocage est sélectif. L’Iran laisse tranquillement passer les pétroliers chinois. Un laissez-passer VIP qui prouve bien qu’il ne s’agit pas d’un blocus militaire irrationnel, mais d’un péage géopolitique calculé.

    5. ​Ma conclusion impertinente :
    ​Alors non, on ne « libère » pas le détroit d’Ormuz à coups de tweets majuscules.
    Sécuriser 1 700 km de routes maritimes et une zone industrielle de 200 000 km², truffée de cibles à portée de tir, c’est un fantasme militaire et une hérésie financière. On est plus dans les moyens militaires du premier choc pétrolier pour envoyer quelques bateaux d’accompagnement avec un tanker, la menace a radicalement évolué…

    ​Je n’ai aucune envie de jouer les Cassandre, mais voici la réalité brutale : on fonce droit vers le baril à 140 dollars. Ou plus.
    C’est l’hypothèse centrale des modélisations économiques (Bloomberg, banques d’affaires), si le blocage s’installe au-delà de 5 semaines. Avec 15 à 20 % de l’offre mondiale durablement hors jeu, la facture va être sanglante pour tout le monde.

    6. ​Alors, qui a vraiment les cartes en main et qui bluffe ?
    ​L’administration américaine s’est enfermée dans une impasse, le salut ne viendra pas de Washington. Voici les vrais acteurs capables de siffler la fin de la récréation :
    – ​La Chine (Le patron économique) : Premier client de l’Iran et premier importateur du Golfe, Pékin a le pouvoir absolu de tordre le bras à Téhéran si l’inflation mondiale menace ses propres exportations.
    – ​Oman et le Qatar (Les médiateurs) : Les seuls capables de parler aux deux camps avec pragmatisme, sans perdre la face. Avec quelques arguments...voir plus loin.
    – Les Lloyd’s de Londres (Les juges de paix) : Le détroit ne rouvrira pas quand un président le décidera, mais quand les assureurs britanniques accepteront d’assurer les bateaux.
    – La carte maîtresse : l’équilibre de la terreur financière.

    Il y a ce dernier levier, bien plus cynique que les porte-avions : l’argent du régime iranien.
    Le véritable talon d’Achille des Gardiens de la Révolution sont leurs fonds massifs et leurs sociétés écrans discrètement hébergés chez leurs voisins du Golfe (Émirats, Qatar) pour contourner les sanctions.

    ​Mais, c’est de facto une prise d’otage mutuelle.
    Téhéran peut certes pulvériser les usines de dessalement de Dubaï, mais en frappant ses voisins, l’Iran détruit sa propre banque. Les monarchies du Golfe détiennent « l’arme nucléaire financière » : elles peuvent fermer du jour au lendemain les robinets du blanchiment et livrer les réseaux iraniens au Trésor américain.

    ​En résumé : l’administration américaine bluffe pour l’instant avec une force militaire inopérante dans ce contexte, l’Iran joue au poker menteur, mais n’osera pas faire sauter totalement sa propre banque, et les vraies cartes sont tenues par Pékin, les assureurs londoniens et les banquiers de la péninsule arabique.
    Mais, si Trump accepte d’attaquer comme certains le pensent, on est parti pour un baril à 170 dollars et beaucoup de dégâts.
    ​Merci donc à ceux qui ont confondu un « chokepoint » logistique mondial avec un plateau de télé-réalité, et qui ont voté pour un crétin patenté incapable de situer l’Iran sur une carte.
    _______________________
    Supplément du mardi soir :
    Le bal des victimes, des opportunistes et les agendas parallèles.
    ​Autour de la véritable table de négociation (tenue par la Chine, les pays du Golfe et les assureurs londoniens), d’autres acteurs rôdent. Leurs agendas n’ont pas toujours quelque-chose à voir avec la sécurité maritime, mais ils comptent bien profiter de la panique.

    ​1. Ceux qui supplient que ça s’arrête.
    ​L’Union Européenne, le Japon, l’Inde et le reste de l’Asie…
    Presque aucun levier militaire ou diplomatique sur Téhéran, et ce sont eux qui vont payer l’addition. Avec des économies hyper-dépendantes des importations énergétiques, un baril à 140 dollars est synonyme de récession immédiate.

    ​2. Ceux qui glissent leur dossier sous la table.
    ​La Russie (Le pyromane ravi) : Le chaos est une échelle, et le baril à 140 dollars est un ascenseur pour le Kremlin. Le seul acteur majeur qui a tout à gagner d’un blocage prolongé. Poutine appellera doctement à « la désescalade » devant les caméras, tout en priant pour que le blocage dure jusqu’à Noël.
    ​Israël : Le prix de l’essence à Tokyo ou Paris n’est pas le problème de Jérusalem. L’agenda est clair : obtenir la destruction de l’arsenal balistique et nucléaire iranien et du Hezbollah au passage. La séquence à exploiter : Trump qui se croit imbattable.
    ​La Turquie : L’économie turque, sans pétrole et sous perfusion, a un besoin vital que le trafic reprenne. Mais Erdogan ne peut pas s’empêcher de jouer le courtier. Il va tenter de s’imposer comme le « médiateur » entre l’Occident et l’Iran, espérant monnayer ce service diplomatique à prix d’or et promouvoir ses propres routes commerciales de contournement.
    Le Pakistan : Voisin ruiné, mais doté de l’arme nucléaire, Islamabad s’improvise aussi médiateur, terrorisé à l’idée qu’un baril à 140 dollars n’achève son économie sous perfusion du FMI, tout en espérant secrètement vendre à la Chine son port de Gwadar comme route de secours.

    On pourrait continuer, mais c’est suffisant pour ce soir.

    Ah, j’oublie.
    L’animateur du show orange tweete des punchlines générées de manière aléatoire par Grok.

    Nota : ma carte est un peu bricolée à partir de trois autres, donc c’est à considérer plus comme un schéma et pour comprendre qu’on ne parle pas en réalité que du détroit...

    C’est toute la région qui est un talon d’Achille. Comme on dit, les cons ça ose tout, c’est même à cela qu’on les reconnaît. Donc c’est mal parti pour le prix d’essence à moins de 2 euros, si Trump « ose »…

  • Zen of AI Coding - Nonstructured
    https://nonstructured.com/zen-of-ai-coding

    - Software development is dead
    – Code is cheap
    – Refactoring easy
    – So is repaying technical debt
    – All bugs are shallow
    – Create tight feedback loops
    – Any stack is your stack
    – Agents are not just for coding
    – The context bottleneck is in your head
    – Build for a changing world
    – When considering Buy vs. Build, the answer, more often, is build
    – Fast rubbish is still rubbish
    – Software is a liability, a product is an asset
    – Moats are more expensive
    – Build for agents
    – Anticipate modes of failure

    Alors, tu vois, maintenant, tu arrêtes tout, et tu laisses faire les machines.

  • Transcription en français de l’intervention du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez (attention, ça pique) : « Et il est absolument inacceptable que les dirigeants incapables d’accomplir cette mission utilisent la fumée de la guerre pour masquer leurs échecs. Et au passage, pour remplir les poches de quelques-uns des suspects habituels. »
    https://www.youtube.com/watch?v=NqSGZiqX4Ys

    Nous devons tirer les leçons de l’histoire et ne pas jouer à la roulette russe avec le destin de millions de personnes.

    Les puissances impliquées dans ce conflit doivent immédiatement cesser les hostilités et s’engager dans le dialogue et la diplomatie.

    Et le reste d’entre nous doit agir de manière cohérente, en défendant aujourd’hui les mêmes valeurs que nous défendons lorsque nous parlons de l’Ukraine, de Gaza, du Venezuela ou du Groenland.

    Car la question n’est pas de savoir si nous sommes ou non favorables aux Ayatollahs. Personne ne l’est, certainement pas le peuple espagnol et bien sûr pas non plus le gouvernement espagnol.

    La question est plutôt de savoir si nous sommes ou non du côté du droit international et donc de la paix.

    Ce que nous savons, c’est que la guerre ne mènera pas à un ordre international plus juste, ni à des salaires plus élevés, de meilleurs services publics ou un environnement plus sain.

    En fait, ce que nous pouvons prévoir en ce moment, c’est davantage d’incertitude économique, une hausse des prix du pétrole et également du gaz. C’est pourquoi nous, en Espagne, sommes contre ce désastre.

    Les gouvernements sont là pour améliorer la vie des gens, pour apporter des solutions aux problèmes, pas pour aggraver leur situation.

    Et il est absolument inacceptable que les dirigeants incapables d’accomplir cette mission utilisent la fumée de la guerre pour masquer leurs échecs. Et au passage, pour remplir les poches de quelques-uns des suspects habituels.

    Les seuls qui gagnent quand le monde cesse de construire des hôpitaux pour construire des missiles.

    Nous collaborerons, comme nous l’avons toujours fait, avec tous les pays de la région qui prônent la paix et le respect du droit international, qui sont les deux faces d’une même pièce, en les soutenant par des ressources diplomatiques et toutes les ressources matérielles qui pourraient être nécessaires.

    Nous travaillerons avec nos alliés européens à une réponse coordonnée qui pourra être définitivement efficace.

    Premièrement, non à la mise à mal du droit international qui nous protège tous, en particulier les plus vulnérables, la population civile.

    Deuxièmement, non à l’idée que le monde ne peut résoudre ses problèmes que par les conflits armés et les bombardements.

    Et enfin, non à la répétition des erreurs du passé.

    En résumé, la position du gouvernement espagnol peut se résumer en quatre mots : non à la guerre.

    Le mot juste est exiger, car l’Espagne est membre à part entière de l’Union européenne, de l’OTAN et de la communauté internationale. Et parce que cette crise nous touche aussi, nous les Européens et par conséquent les Espagnols.

    C’est pourquoi nous devons exiger une résolution des États-Unis, de l’Iran et d’Israël pour qu’ils s’arrêtent avant qu’il ne soit trop tard.

    Par conséquent, nous ne serons pas complices de quelque chose qui est mauvais pour le monde, et qui est également contraire à nos valeurs et à nos intérêts, simplement parce que nous pourrions craindre des représailles de certains.

    Car nous avons une confiance absolue dans la force économique, institutionnelle et j’ajouterais aussi morale de notre pays. Et parce qu’en des moments comme celui-ci, nous sommes plus fiers que jamais d’être Espagnols.

    • N’y va pas @arno. C’est un piège ! Tu vas finir comme un vulgaire « ultra-gauchiste » soumis à la Question des inquisiteurs d’une chaîne TV catalane.

      À Barcelone, le quotidien El Periódico de Catalunya, pourtant classé au centre gauche, se montre toutefois très critique à l’égard des partisans de cette “gauche caviar” espagnole, retranchés dans un “anti-trumpisme rampant” en se proclamant “défenseurs de la paix” et “porte-étendards du droit international” : “Où était le droit international lorsque l’Iran a promu et financé des groupes terroristes dans tout le Moyen-Orient, responsables de centaines d’attentats ? […] Où était le droit international lorsque le régime [des mollahs] titrait à balles réelles sur les manifestants et tuait des milliers d’entre eux ?”

      https://seenthis.net/messages/1160602#message1160754

      Fuir le « centre-gauche » comme la peste ... Toujours ...

      « anti-trumpisme rampant » ... #wtf !

  • #Wikidati

    Douze affaires distinctes visent directement #Rachida_Dati et sont répertoriées dans les médias. Pour chacune d’entre elle, les #faits et la #chronologie ont été résumés et sourcés précisément. Pour chaque affaire, il est essentiel de rappeler pourquoi ces faits posent problème du point de vue de la loi, mais surtout de l’intérêt général et pourquoi ils remettent en cause l’honnêteté et le désintéressement de la candidate à la mairie de Paris.

    Sommaire

    - Potentielle #corruption par #Carlos_Ghosn, ancien PDG de #Renault-Nissan
    - Potentielle corruption par #GDF-Suez
    - Potentielle corruption par le #Qatar
    - Possible complicité dans la détention illégale d’un français au Qatar
    - Possible corruption par l’#Azerbaïdjan
    - Potentielle corruption par #Orange
    - Bijoux potentiellement non déclarés à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique
    – Recours systématique à des #procédures-baillons pour faire taire toute évocation de ses affaires
    – Prise en charge de ses frais d’avocats avec de l’#argent_public
    – Multiples interventions pour appuyer des demandes de #logements_sociaux, y compris celle de sa sœur
    – Prise en charge d’importantes #dépenses de frais de bouche et communication avec de l’argent public
    – Présentation d’un CV trompeur pour être admise à l’#Ecole_nationale_de_la_Magistrature

    https://wikidati.fr
    #justice #liste #fisc #fiscalité

    • Le nouveau mode de scrutin de la loi PLM modifiée, où le maire de Paris sera élu [correction : directement] par les électeurs donnera davantage de poids à ceux de l’ouest parisien (même type de « rééquilibrage » à Marseille et Lyon).

      En face, aucun électeur parisien n’aura à voter directement Chikirou mais tout vote LFI la renforcera. Dommage pour « la gauche ».

      #Paris #affairisme #argent_public #élections_municipales

    • WikiDati : le camp de Rachida Dati demande la dépublication d’un site internet recensant ses problèmes judiciaires
      https://www.nouvelobs.com/politique/20260304.OBS112880/wikidati-le-camp-de-rachida-dati-demande-la-depublication-d-un-site-inter

      Le directeur de campagne de la candidate LR à la mairie de Paris a saisi l’hébergeur OVH pour mettre hors ligne WikiDati.fr, qui se présente comme « l’encyclopédie des affaires de Rachida Dati », car il porterait atteinte à « la présomption d’innocence ».

    • Atteintes à la probité et proximité avec l’extrême droite : les CV gênants des colistiers de Rachida Dati à Paris
      https://www.mediapart.fr/journal/politique/010326/atteintes-la-probite-et-proximite-avec-l-extreme-droite-les-cv-genants-des

      Autre candidate, autre question. Une personne entendue comme témoin dans une affaire de corruption visant une tête de liste peut-elle être candidate sur cette même liste ? C’est la situation particulière d’Alexandra Nicol, ancienne assistante parlementaire de Rachida Dati lorsqu’elle était eurodéputée et auditionnée par la justice dans l’affaire Renault. La même qui vaut à Rachida Dati d’être renvoyée en procès en septembre prochain pour corruption et trafic d’influence. 

      Alexandra Nicol, qui figure à la 47e place, avait été entendue en février 2021 pour savoir notamment si sa patronne avait pu défendre les intérêts de Renault au Parlement européen. Devant les juges, celle qui était cheffe du bureau de l’eurodéputée entre 2009 et 2011 n’a cessé de dire qu’elle ne se souvenait de rien et l’a même répété à vingt et une reprises. 

      « Je sais que Rachida Dati n’aurait jamais commis d’infraction », s’était-elle toutefois souvenue. N’est-ce pas incongru de choisir une telle colistière ? Pas pour Rachida Dati dont l’entourage rappelle qu’Alexandra Nicol a toute légitimité, puisqu’elle a été « élue sur la liste de Valérie Pécresse au conseil régional en juillet 2021 » et qu’elle est aussi « professeure des écoles » [argh]. 

      [...]

      Max Guazzini, l’ancien président du Stade français Paris rugby, club mythique de la capitale, figure en 58e position sur la liste de Rachida Dati. C’est pourtant son adversaire de Reconquête, Sarah Knafo, que l’intéressé embrassait chaleureusement le 15 février, au stade Jean-Bouin. Une proximité avec l’extrême droite que le candidat affiche aussi sur le réseau social X, où il partage des centaines de comptes influents dans la fachosphère.

      Outre les posts du site Fdesouche, du média Frontières ou du polémiste Jean Messiha, Max Guazzini relaie aussi des contenus à la gloire de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, ou des messages islamophobes. Comme ce 18 février, lorsqu’il partage ce post d’un compte anonyme : « De nombreuses municipalités en Grande-Bretagne s’apprêtent à interdire les chiens dans la rue afin de se plier aux musulmans qui ne les supportent pas. Et vous ? Vous préférez les chiens ou les muz ? »

      Quelques jours plus tôt, entre deux messages sur la maltraitance animale – il est également secrétaire général de la Fondation Bardot –, Max Guazzini relayait aussi le message d’un compte prônant la « remigration totale ». « Tout Londres illuminé pour le ramadan. Mais pour Noël c’est interdit car cela “heurterait !” les musulmans », peut-on lire dans ce post mentionnant Renaud Camus, Éric Zemmour ou Sarah Knafo.

      Interrogée sur ses différentes prises de position, l’équipe de la candidate élude, rappelant seulement que l’intéressé avait soutenu Anne Hidalgo en 2014. « Dans une volonté de rassemblement, Rachida Dati a souhaité accueillir sur sa liste des personnalités de la société civile, déçues de la majorité sortante et désireuses d’un changement à Paris », balaie l’entourage de la candidate.

      Un entourage qui n’a guère plus à dire s’agissant de Soureya Nadji (85e position), qui revendiquait il y a quelques années encore son adhésion au parti Reconquête. « Je voterai Zemmour », annonçait-elle sur X en 2022. Rachida Dati, qui qualifiait récemment le patron de Reconquête de « raciste », a d’abord tenté de faire croire qu’il s’agissait d’une intox. « Elle n’a jamais soutenu Éric Zemmour, elle ne soutient pas Reconquête et elle n’est pas à Reconquête », a-t-elle asséné sur BFMTV. 

      « Magistral, inclusif, galvanisant, mémoriel #ZemmourPrésident  », écrivait pourtant Soureya Nadji le 23 mars 2022, après un meeting du candidat à la présidentielle. « À l’approche de la présidentielle 2022, elle a adhéré aux Amis d’Éric Zemmour qui deviendront Reconquête, avant de revenir rapidement aux Républicains, après avoir constaté l’impasse politique que représentaient l’intéressé et ses excès », reconnaît désormais l’équipe de campagne de la candidate LR auprès de Mediapart. Avant de minimiser : « Elle a soutenu durant quelques mois un candidat dont elle s’est très vite détachée. »

      Soureya Nadji qui affiche aussi un soutien public au site d’extrême droite Fdesouche figure aujourd’hui sur la même liste qu’Antoine Beauquier, l’avocat d’Éric Zemmour (36e position), mais aussi que le militant laïciste Amine El Khatmi (60e position), ancien président du Printemps républicain et fidèle chroniqueur sur CNews.

      Désavoué par son propre mouvement pour s’être dit prêt à voter pour Marine Le Pen à la présidentielle en cas de second tour face à Jean-Luc Mélenchon, Amine El Khatmi tient des propos sur l’immigration et l’islam qui n’ont pas grand-chose à envier à ceux de l’extrême droite. Raison pour laquelle des proches de la cheffe de file du Rassemblement national (RN) avaient tenté de l’attirer en vue des élections européennes de juin 2024, comme l’avait raconté Le Monde.

      Rachida Dati compte aussi comme colistier Pierre Liscia, un proche de Valérie Pécresse, qui s’était fait tristement connaître en 2023 en publiant une vidéo sur une fausse histoire de pillages de tombes au cimetière de Pantin. Poussée pendant des semaines par la fachosphère, cette vidéo alimentait un poncif antisémite, selon lequel les tombes juives abriteraient des trésors. Plusieurs responsables communautaires et rabbins avaient dénoncé auprès de Mediapart sa dangerosité. 

      L’ancienne ministre de la culture assure vouloir lutter contre les LGBTphobies. Celle qui avait déclaré dans les colonnes du magazine Elle « chez les gays, je suis Dalida ! » défilait encore récemment dans le quartier du Marais, à Paris avec le patron du Sneg & Co, le syndicat LGBT des lieux festifs parisiens. 

      Mais sur sa liste, la candidate s’est entourée de plusieurs opposant·es historiques au mariage pour tous en 2013. C’est notamment le cas de Philippe Goujon, qui revendiquait son refus de célébrer des mariages entre personnes de même sexe. « Tous les mariages sont célébrés normalement et dans le respect de la loi dans le XVe arrondissement », balaie encore l’équipe de campagne. 

      D’autres fervents soutiens de La Manif pour tous figurent également sur cette liste, à l’image de Valérie Montandon (11e position), Jean-Pierre Lecoq, Geoffroy Boulard (6e position ), Catherine Lecuyer (25e position) ou Franck Margain (62e position), un proche de Christine Boutin. Pour rappel, Rachida Dati elle-même était opposée au mariage pour tous et toutes, à la PMA et s’était abstenue en tant que députée européenne sur un vote visant les États à bannir les thérapies de conversion.

  • Ne vous inquiétez pas : quand il voudra le Groenland, taxera à 200% le pinard français et qu’il lâchera l’Ukraine à Poutine, cette bande de moules viendra à nouveau pleurer au respect du droit international.

    Les chefs d’État de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni ont annoncé être prêts à des « actions défensives proportionnées » afin de « détruire à la source la capacité de l’Iran à tirer des missiles et des drones », dans une déclaration commune publiée dimanche.

    • [En direct] Les frappes israélo-américaines en Iran ont tué plus de 550 personnes en deux jours, selon le Croissant-Rouge
      Publié le : 02/03/2026 - 06:09Modifié le : 02/03/2026 - 09:53
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20260302-en-direct-l-iran-rejette-toute-n%C3%A9gociation-avec-washington-isra%C3

      Le conflit déclenché samedi 28 février entre Israël et les États-Unis d’un côté et l’Iran de l’autre touche désormais aussi le Liban, où l’armée israélienne a bombardé des fiefs du Hezbollah, en représailles à des tirs de drones et de missiles du mouvement chiite sur son territoire. Washington et Tel-Aviv ont annoncé que les frappes et opérations contre l’Iran devraient se poursuivre, voire s’intensifier, alors qu’Israël affirme avoir déjà « éliminé 40 hauts gradés » iraniens, dont le Guide suprême Ali Khamenei, dans l’opération. (...)

    • On continue dans la novlangue : alors qu’il est évident pour absolument toute la planète qu’Israël et les États-Unis ont déclenché eux-même une guerre d’agression, sans pouvoir se prévaloir du moindre mandat ni d’aucune règle du droit international, on a commencé par annoncer une « frappe préventive ». Maintenant les Européens s’alignent en proposant des « actions défensives proportionnées » qui vont consister à aller bombarder l’Iran « à la source ».

  • Mécontente, une policière soignée à Avicenne menace une aide-soignante d’une garde à vue et appelle des renforts - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/mecontente-une-policiere-soignee-a-avicenne-menace-une-aide-soignante-dun

    Soignée ce jour-là aux urgences de l’hôpital, la fonctionnaire de police a tenté de procéder à un contrôle d’identité, allant pour cela jusqu’à solliciter le soutien de ses collègues. L’aide-soignante a porté plainte. L’AP-HP condamne « fermement ce comportement violent ».

    Une fonctionnaire de police a-t-elle abusé de son autorité lors de son passage comme patiente aux urgences de l’hôpital Avicenne à Bobigny le 8 février dernier ? C’est ce qu’affirme Mona*, une aide-soignante de cet établissement hospitalier, qui a porté plainte contre la policière. « Je n’ai plus exactement l’intitulé, car c’est la direction qui a géré l’affaire, mais il est notamment question de menaces et d’intimidations », décrit-elle.

    Ce 8 février, Mona prend son poste à 7 heures du matin aux services des urgences. « À ce moment-là, je fais le tour des patients avec un collègue pour voir qui est présent. Quand je parle à cette dame, je vois qu’elle n’apparaît pas dans ma liste, car elle était déjà répertoriée comme sortante. Sa prise en charge était finie. Elle attendait sa famille. Je lui ai donc demandé son nom, elle me l’a donné puis m’a dit : J’aimerais parler au docteur Alexandre. »

    L’aide-soignante s’étonne de cette demande. « J’ai trouvé ça bizarre qu’elle l’appelle par son prénom, poursuit-elle. Ce sont souvent les patients atteints d’un trouble psychosomatique qui font ça. Je lui ai répondu : Ok, je vais lui dire. Et là, elle a rétorqué : En plus, elle se fout de ma gueule ! Je suis officier de police judiciaire. J’aimerais savoir votre identité, vous êtes dans l’obligation de la présenter ou vous finirez en garde à vue. »

    Sur le moment, Mona pense que son interlocutrice est dans un jeu de rôle. « Elle a sorti une carte avec écrit Police en gros. Je n’ai pas pris les choses au sérieux. On a souvent des patients qui se prennent pour des avocats, des médecins… » La policière sort alors son téléphone. « Là, elle se met à me filmer. Je vois qu’elle appelle ses collègues. Je pense toujours que c’est un délire. Mais dix minutes plus tard, ils ont débarqué. »

    « Je n’en reviens toujours pas »

    D’après Mona, quatre agents se sont présentés à l’accueil et ont demandé à contrôler son identité. « J’étais sous le choc. Je suis restée en retrait. Ma cadre leur a dit : Vous n’avez pas de réquisition, vous ne pouvez rien faire. Vu que je n’avais commis aucune infraction, ils ont fini par partir. Ça fait 15 ans que je travaille, je n’ai jamais vu ça. Je n’en reviens toujours pas. »

    Dans un communiqué publié le 16 février, le syndicat Usap-CGT de l’AP-HP rapporte que ce jour-là, « face à ces pressions et aux menaces d’interpellation, les collègues présents se sont rassemblés pour soutenir leur collègue et rappeler le cadre légal d’exercice des professionnels hospitaliers ». Le syndicat a notamment réclamé « l’ouverture immédiate d’une enquête administrative interne » et « des clarifications sur le cadre d’intervention des forces de l’ordre au sein des services hospitaliers ».

    De son côté, l’AP-HP condamne « fermement ce comportement violent pour lequel une plainte a été déposée et exprime son soutien à cette aide-soignante qui en a été la victime et pour laquelle un accompagnement psychologique a été proposé ». « Toute forme d’agression à l’encontre de nos professionnels est inacceptable et ne saurait être tolérée », ajoute l’établissement public de santé. Selon nos informations, la policière mise en cause n’est pas employée en Seine-Saint-Denis.

    Le député de la circonscription Aly Diouara (LFI) a par ailleurs adressé un signalement au procureur de la République le 18 février. « Les établissements de santé sont des lieux où s’exerce la continuité du service public, dans des conditions déjà marquées par une tension extrême, en particulier en Seine-Saint-Denis, écrit-il. Les professionnels hospitaliers doivent pouvoir y exercer leurs missions sans intimidation ni pression extérieure, et les interventions des forces de l’ordre, lorsqu’elles sont nécessaires, doivent s’inscrire dans un cadre légal clair, proportionné et formalisé ». L’élu appelle la justice à faire toute la lumière sur les faits.

    « Je n’en reviens toujours pas »

    D’après Mona, quatre agents se sont présentés à l’accueil et ont demandé à contrôler son identité. « J’étais sous le choc. Je suis restée en retrait. Ma cadre leur a dit : Vous n’avez pas de réquisition, vous ne pouvez rien faire. Vu que je n’avais commis aucune infraction, ils ont fini par partir. Ça fait 15 ans que je travaille, je n’ai jamais vu ça. Je n’en reviens toujours pas. »

    Dans un communiqué publié le 16 février, le syndicat Usap-CGT de l’AP-HP rapporte que ce jour-là, « face à ces pressions et aux menaces d’interpellation, les collègues présents se sont rassemblés pour soutenir leur collègue et rappeler le cadre légal d’exercice des professionnels hospitaliers ». Le syndicat a notamment réclamé « l’ouverture immédiate d’une enquête administrative interne » et « des clarifications sur le cadre d’intervention des forces de l’ordre au sein des services hospitaliers ».

    De son côté, l’AP-HP condamne « fermement ce comportement violent pour lequel une plainte a été déposée et exprime son soutien à cette aide-soignante qui en a été la victime et pour laquelle un accompagnement psychologique a été proposé ». « Toute forme d’agression à l’encontre de nos professionnels est inacceptable et ne saurait être tolérée », ajoute l’établissement public de santé. Selon nos informations, la policière mise en cause n’est pas employée en Seine-Saint-Denis.

    Le député de la circonscription Aly Diouara (LFI) a par ailleurs adressé un signalement au procureur de la République le 18 février. « Les établissements de santé sont des lieux où s’exerce la continuité du service public, dans des conditions déjà marquées par une tension extrême, en particulier en Seine-Saint-Denis, écrit-il. Les professionnels hospitaliers doivent pouvoir y exercer leurs missions sans intimidation ni pression extérieure, et les interventions des forces de l’ordre, lorsqu’elles sont nécessaires, doivent s’inscrire dans un cadre légal clair, proportionné et formalisé ». L’élu appelle la justice à faire toute la lumière sur les faits.

    *À la demande du témoin, le prénom a été changé.

  • Ce matin, on m’a écrit que je devais vérifier si on pouvait trouver ma société sur ChatGPT et Perplexity. J’ai pensé que j’avais tort de ne pas faire d’effort, ni pour vérifier si on y est, ni pour m’assurer d’y être à coup sûr.

    Puis, là, je repense à toutes les vagues d’innovations que j’ai loupé. Je ne suis pas millionnaire en crypto. Et je le regrette. On ne m’a pas encore coupé un doigt, ou tabassé, pour que je fournisse la clef de mon portefeuille de cryptomonnaie. D’une certaine façon, je ne me suis pas intégré à mon époque, et voilà, je ne suis pas millionnaire.

    Et la blockchain. Je n’ai pas développé de logiciels pour intégrer des chaînes de blocs dans nos logiciels pour que tout soit certifié. Mais à priori, 10 ans après personne ne sait à quoi ça sert d’être certifié, et tout le monde se satisfait de logiciels qui contiennent les données conformes à ce qu’on a saisit au moment où on l’a saisit. J’imagine qu’il doit exister des logiciels où tu peux saisir des choses, puis ces choses se transforment sans prévenir, et paf, si tu l’avais su, t’aurais tout chiffré dans une blockchain pour que plus personne ne sache comment vérifier ces données dont tu n’as plus besoin. On doit pas être dans la cible de cette technologie qui a révolutionné le monde.

    Je suis tellement has been que j’ai oublié les autres innovations qui ont changé le monde. Les Google glass qui tente une nouvelle sortie des enfers avec Meta, et qui commencent déjà à valoir des gueules cassées à ceux qui tentent de les porter en public... Le metaverse, dont tout le monde se fout, alors même que pourtant, on en a du temps à passer, sur les réseaux sociaux... mais apparemment, on n’est pas prêts à passer du temps dans un monde pourri en 3D dans lequel il faudrait en plus dépenser des sommes indécentes pour posséder des cubes virtuels, recouverts de textures pourries, entouré d’avatars immobiles, dès qu’il faut taper 3 mots dans le tchat...

    Le progrès doit me fuir. Ou l’inverse.

  • Comment Netflix formate les films pour les téléspectateurs qui sont sur leur téléphone

    https://www.telerama.fr/cinema/matt-damon-detaille-comment-netflix-formate-les-films-pour-les-telespectate

    « La méthode classique [...] consiste généralement à avoir [...] montée en puissance progressive jusqu’à la grande scène avec toutes les explosions. [...]. Et maintenant, ils se disent : “Est-ce qu’on peut avoir une grosse scène dès les cinq premières minutes ? On veut que les gens restent captivés.” » Autre conséquence de taille : rappeler l’intrigue trois ou quatre fois dans les dialogues, pour les petits déconcentrés du fond du canapé, qui seraient sur TikTok en même temps.

    [...] Romain Blondeau [...] dès 2022 « une bible de 69 pages destinée aux scénaristes engagés sur des projets de la plateforme, qui décline les critères essentiels, selon elle, pour faire une bonne série, notamment du point de vue de la caractérisation des personnages et de la gestion de l’intrigue. » Parmi les conseils : des plans de vingt secondes maximum, des explications simples qui évitent que les téléspectateurs se posent des questions.

    Edit  : supprimé le superflu

    • De tout temps.
      A l’époque télévision = petit poste, les films étaient recadrés plus serrés (et cropés cinémascope vs 4:3) en VHS pour éviter les tous petits visages super expressifs qui ne communiquent plus leur message à cette résolution. Dit autrement : on zoomait pour vous.

      Le discours contraire s’entend aussi, en résumé : seule la qualité sera retenue, faut pas écrire à destination des distraits, faut élever la barre.

    • Hello @inadvertance, on a une réclamation sur ton post, ce n’est pas clair (parce que c’est passé par notre hébergeur et le signalement n’est pas cohérent avec le contenu de la page), mais on pense que c’est parce que tu as recopié l’intégralité de l’article de Télérama.

      Il faut éviter de recopier l’intégralité des articles ici. Seenthis est conçu pour reproduire des extraits suffisamment pertinents et pas les articles entiers.

      Est-ce que tu peux modifier ton message et ne conserver qu’une citation qui permette de comprendre de quoi il s’agit et donne éventuellement envie de suivre le lien pour lire l’intégralité ?

      (Note : ça n’a rien de personnel de ma part, hein, ce n’est pas rare qu’on reçoive des signalements parce qu’un article complet a été reproduit et on nous demande de dire aux auteurs de ne pas le faire, plus ou moins aimablement.)

  • On bouffe à intervalles réguliers des diatribes contre le « campisme naïf des gauches occidentales anti-impérialistes », mais le principe de réalité vient régulièrement nous rappeler les fondamentaux :
    – le seul impérialisme qui a les moyens militaires de son impérialisme global, ce sont les États-Unis (je te concède que depuis quelques temps, la Chine est un challenger de plus en plus crédible) ; les autres impérialismes ont certes un pouvoir de nuissance certain, mais des moyens militaires au mieux régionaux ;
    – le principal pays qui bloque le droit international, notamment en abusant des vetos au Conseil de Sécurité et en dénonçant les tribunaux internationaux qu’il ne parvient pas à instrumentaliser, ce sont les États-Unis (honneur partagé avec la Russie, cette grande démocratie) ;
    – le principal pays pratiquant à grande échelle le terrorisme d’État depuis 1945, ce sont les États-Unis ; les puissances coloniales européennes, France et Grande Bretagne notamment, se sont brillamment illustrées, ont largement théorisé la pratique terroriste de la « contre-insurrection », mais là encore, ce sont des nabots régionaux (d’ailleurs largement défaits militairement et politiquement) ;
    – et les dirigeants européens, dans tous les cas, ont systématiquement cautionné, ou ont été volontairement complices, des violations du droit international par les États-Unis.

    Ce qui est chiatique, c’est que les pires outrances semblant commises par les présidents républicains (m’enfin Biden-Harris et le génocide de Gaza, j’espère qu’on aura un peu de mal à l’oublier), quand les États-Unis reviennent à une présidence démocrate, on s’empresse d’à nouveau leur prêter la présomption de la « bénévolence américaine » même quand ils envoient des bombes sur des civils à l’autre bout de la planète.

    • Les « dirigeants européens » n’ont pas encore adapté leurs agendas aux nouvelles réalités du Monde en mode impérialiste, ce monde où les super puissances (militaires) n’ont qu’un seul et même dessein : l’#accaparement des dernières ressources planétaires disponibles quel que soit le prix à faire payer aux peuples qui ne voudraient pas se soumettre.
      Pour le « bilan carbone », on verra (beaucoup) plus tard et il est déjà trop tard ...

    • Le fait est que Trump ne s’embarrasse pas de la politesse habituelle des dirigeants américains. On prend le pétrole irakien, mais on dit que c’est pour les armes de destruction massives, c’est nul, c’est faible, c’est faire la part belle aux wokistes. Là, on a un psychopathe totalement désinhibé, qui ne supporte pas les simagrées des gens qu’il considère comme des faibles. Il fait les choses parce qu’il peut le faire, et il le dit sans tenir compte des wokistes. C’est une sorte de confort pour tout le monde, sauf pour les gens qui pensaient pouvoir encore se regarder dans un miroir, alors que depuis plusieurs générations, c’est strictement impossible, je veux parler de nos fières élites consanguines européennes.

  • Jean-Luc Mélenchon, avec la « nouvelle France », s’empare du terrain de l’identité pour contrer l’extrême droite
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/12/27/comment-jean-luc-melenchon-avec-la-nouvelle-france-s-empare-du-terrain-de-l-

    Pour Jean-Luc Mélenchon, c’est une manière de s’approprier le thème de l’identité nationale, dans une période où les droites ont accaparé la question en renouant avec l’idée barrésienne d’une France éternelle, attaquée et en déclin. L’ancien sénateur crée un récit en miroir – antiraciste, décolonial. De la même manière que le concept de créolisation, emprunté au penseur martiniquais Edouard Glissant (1928-2011), lui a permis de faire campagne contre Eric Zemmour et sa reprise, dans son discours, du « grand remplacement », en 2021 et 2022.

    [...]

    La nouvelle France n’est pas qu’un concept, c’est aussi une stratégie, si l’on pense aux propos du fondateur de #LFI en marge d’une manifestation, en septembre 2024 à Paris. A une militante, il lançait : « Il faut mobiliser la jeunesse et les quartiers populaires, tout le reste, laissez tomber, on perd notre temps. »

    https://justpaste.it/mmpbj

    #travail #famille #religion

  • C’est officiel : stocker vos données en Europe ne sert à rien face aux USA
    https://www.mac4ever.com/web/193689-c-est-officiel-stocker-vos-donnees-en-europe-ne-sert-a-rien-face-au

    L’étude réalisée par des juristes de l’Université de Cologne établit que le Cloud Act, combiné au Stored Communications Act et à la Section 702 du FISA, permet aux autorités américaines d’exiger des données auprès des fournisseurs cloud, peu importe où ces données sont physiquement hébergées. Ce qui compte, c’est le contrôle exercé sur l’entreprise qui traite les données. Si la maison-mère est américaine ou si l’entreprise a des liens commerciaux significatifs avec les États-Unis, les données peuvent être réclamées. Les filiales européennes de Microsoft, Google ou Amazon sont donc directement concernées.

  • AI Is Inventing Academic Papers That Don’t Exist — And They’re Being Cited in Real Journals

    The proliferation of references to fake articles threatens to undermine the legitimacy of institutional research across the board.

    As the fall semester came to a close, Andrew Heiss, an assistant professor in the Department of Public Management and Policy at the Andrew Young School of Policy Studies at Georgia State University, was grading coursework from his students when he noticed something alarming.

    As is typical for educators these days, Heiss was following up on citations in papers to make sure that they led to real sources — and weren’t fake references supplied by an AI chatbot. Naturally, he caught some of his pupils using generative artificial intelligence to cheat: not only can the bots help write the text, they can supply alleged supporting evidence if asked to back up claims, attributing findings to previously published articles. But, as with attorneys who have been caught generating briefs with AI because a model offered false legal precedents, students can end up with plausible-sounding footnotes pointing to academic articles and journals that don’t exist.

    That in itself wasn’t unusual, however. What Heiss came to realize in the course of vetting these papers was that AI-generated citations have now infested the world of professional scholarship, too. Each time he attempted to track down a bogus source in Google Scholar, he saw that dozens of other published articles had relied on findings from slight variations of the same made-up studies and journals.

    “There have been lots of AI-generated articles, and those typically get noticed and retracted quickly,” Heiss tells Rolling Stone. He mentions a paper retracted earlier this month, which discussed the potential to improve autism diagnoses with an AI model and included a nonsensical infographic that was itself created with a text-to-image model. “But this hallucinated journal issue is slightly different,” he says.

    That’s because articles which include references to nonexistent research material — the papers that don’t get flagged and retracted for this use of AI, that is — are themselves being cited in other papers, which effectively launders their erroneous citations. This leads to students and academics (and any large language models they may ask for help) identifying those “sources” as reliable without ever confirming their veracity. The more these false citations are unquestioningly repeated from one article to the next, the more the illusion of their authenticity is reinforced. Fake citations have turned into a nightmare for research librarians, who by some estimates are wasting up to 15 percent of their work hours responding to requests for nonexistent records that ChatGPT or Google Gemini alluded to.

    Heiss also noticed that the AI-generated notes could be convincing to a reader because they included the names of living academics and titles that closely resemble existing literature. In some cases, he found, the citation led him to an actual author, yet the heading of the article and the journal were both fabricated — they just sounded similar to work the author has published in the past and a real periodical that covers such topics. “The AI-generated things get propagated into other real things, so students see them cited in real things and assume they’re real, and get confused as to why they lose points for using fake sources when other real sources use them,” he says. “Everything looks real and above-board.”

    Since LLMs have become commonplace tools, academics have warned that they threaten to undermine our grasp on data by flooding the zone with fraudulent content. The psychologist and cognitive scientist Iris van Rooij has argued that the emergence of AI “slop” across scholarly resources portends nothing less than “the destruction of knowledge.” In July, she and others in related fields signed an open letter calling on universities to resist the hype and marketing in order to “safeguard higher education, critical thinking, expertise, academic freedom, and scientific integrity.” The authors claimed that schools have “coerced” faculty into using AI or allowing it in their classes, and they asked for a more rigorous, comprehensive analysis of whether it can have any useful role in education at all.

    Anthony Moser, a software engineer and technologist, was among those who foresaw how chatbots could eventually hollow out educational institutions. “I’m imagining an instructor somewhere making a syllabus with ChatGPT, assigning reading from books that don’t exist,” he wrote in a post on Bluesky in 2023, less than a year after the AI model first came out. “But the students don’t notice, because they are asking ChatGPT to summarize the book or write the essay.” This month, Moser reshared that post, commenting: “I wish it had taken longer for this to become literally true.”

    Moser tells Rolling Stone that to even claim LLMs “hallucinate” fictional publications misunderstands the threat they pose to our comprehension of the world, because the term “implies that it’s different from the normal, correct perception of reality.” But the chatbots are “always hallucinating,” he says. “It’s not a malfunction. A predictive model predicts some text, and maybe it’s accurate, maybe it isn’t, but the process is the same either way. To put it another way: LLMs are structurally indifferent to truth.”

    “LLMs are pernicious because they’re essentially polluting the information ecosystem upstream,” Moser adds. “Nonexistent citations show up in research that’s sloppy or dishonest, and from there get into other papers and articles that cite them, and papers that cite those, and then it’s in the water,” he says, likening this content to like harmful, long-lasting chemicals: “hard to trace and hard to filter out, even when you’re trying to avoid it.” Moser calls the problem “the entirely foreseeable outcome of deliberate choices,” with those who raised objections “ignored or overruled.”

    But AI can’t take all the blame. “Bad research isn’t new,” Moser points out. “LLMs have amplified the problem dramatically, but there was already tremendous pressure to publish and produce, and there were many bad papers using questionable or fake data, because higher education has been organized around the production of knowledge-shaped objects, measured in citations, conferences, and grants.”

    Craig Callender, a philosophy professor at the University of California San Diego and president of the Philosophy of Science Association, agrees with that assessment, observing that “the appearance of legitimacy to non-existent journals is like the logical end product of existing trends.” There are already journals, he explains, that accept spurious articles for profit, or biased ghost-written research meant to benefit the industry that produced it. “The ‘swamp’ in scientific publishing is growing,” he says. “Many practices make existing journals [or] articles that aren’t legitimate look legitimate. So the next step to non-existent journals is horrifying but not too surprising.”

    Adding AI to the mix means that “swamp” is growing fast, Callender says. “For instance, all of this gets compounded in a nearly irreversible way with AI-assisted Google searches. These searches will only reinforce the appearance that these journals exist, just as they currently reinforce a lot of disinformation.”

    All of which contributes to a feeling among researchers that they’re being buried in an avalanche of slop, with limited capacity to sift through it. “It’s been incredibly disheartening for faculty, I think fairly universally, especially as fake content gets accidentally enshrined in public research databases,” says Heiss. “It’s hard to work back up the citation chain to see where claims originated.”

    Of course, many aren’t even trying to do that — which is why the phony stuff has been so widely disseminated. It’s almost as if the uncritical and naive adoption of AI has made us more credulous and sapped our critical thinking at the precise moment we should be on guard against its evolving harms. In fact, someone may be toiling away on a (real) study of that phenomenon right now.

    https://www.rollingstone.com/culture/culture-features/ai-chatbot-journal-research-fake-citations-1235485484
    #IA #AI #intelligence_artificielle #édition_scientifique #science #ESR #université #citations #chatbot #références #faux #erreurs

    –-

    ajouté à la #métaliste sur la #publication_scientifique*:
    https://seenthis.net/messages/1036396

    • Alors évidemment c’est parti trop tôt sur shift+entrée qui a posté alors que je voulais juste revenir à la ligne !

      Bref, un super boulot de recherche, de résumé, et d’animation donc...

  • Oracle, symbole du dégonflement de la #bulle de l’#IA
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/12/18/oracle-symbole-du-degonflement-de-la-bulle-de-l-ia_6658498_3234.html

    La valeur de l’entreprise de Larry Ellison s’était envolée après l’annonce de grands investissements dans des data centers. Trois mois plus tard, la baisse est rude : − 50 %, à cause de doutes sérieux sur la concrétisation des promesses. Une désillusion qui commence à se propager à tout le secteur.

    Noël en avance ? ... ... ...

  • Trump et Poutine : quels liens ? | Une leçon de géopolitique | ARTE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=czpUBaEPnxs

    Entre le président américain et Moscou, c’est une vieille histoire : voilà plus de quarante ans que Donald Trump entretient des liens avec l’ex-URSS puis la Russie.
    Le magnat de l’immobilier et des casinos a d’abord été “un contact confidentiel" du KGB. Autrement dit, un homme que les services de renseignements soviétique ont pris le temps de « cultiver » en lui rendant des services, histoire de créer un lien.
    En 2016 ensuite, la campagne de Donald Trump a été activement soutenue par la Russie, comme l’a documenté le rapport Mueller, toujours disponible sur le site du ministère américain de la Justice.
    Depuis sa réélection fin 2024, la proximité inédite du président américain et de ses conseillers avec Moscou, notamment sur la question de l’Ukraine, a fait radicalement pencher Washington du côté des intérêts du Kremlin.
    Un alignement confirmé par la nouvelle stratégie américaine de sécurité rendue publique en début de semaine, et jugée "globalement conforme" à la vision de la Russie, selon le porte-parole de Vladimir Poutine.
    Entretien avec Régis Genté, journaliste, ex-correspondant basé à Tbilissi (Géorgie) de 2002 à 2025, spécialiste du monde post soviétique.

    • De la « personnalité » de Donald J. Trump :
      (article du 18/07/2016)
      https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/07/18/menteur-narcissique-sociopathe-donald-trump-vu-par-son-negre_4971406_4832693

      C’est un « sociopathe »

      « Je pense sincèrement que si Trump gagne et obtient les codes nucléaires, il y a de très grandes chances que cela entraîne la fin de notre civilisation. »

      Le constat de Tony Schwartz peut sembler exagéré, mais il le dit très sérieusement. Cela n’a rien à voir avec l’idéologie, dit-il, car il pense que Donald Trump n’en a pas. « Le problème était sa personnalité, que Schwartz considérait comme pathologiquement impulsive, égocentrique » et « obsédée par la publicité » écrit le New Yorker.

      A ceux qui pensent que le Trump de la campagne, insultant, abrasif, moqueur, incohérent parfois, sera différent du Trump qui entrerait à la Maison Blanche, l’ex-journaliste répond : « Il n’y a pas un Trump privé et un Trump public […]. Tout ce qu’il veut, c’est de la reconnaissance extérieure, toujours plus. » S’il devait écrire à nouveau The Art of the Deal et être honnête, il l’appellerait Le Sociopathe.

      « Les millions de personnes qui ont voté pour lui et croient qu’il représente leurs intérêts apprendront ce que tous ceux qui ont vraiment eu affaire à lui savent déjà : il se fiche complètement d’eux. »

      Il n’a aucune capacité de concentration

      Tony Schwartz se rappelle que, pour écrire le livre, il a dû abandonner la technique de travail habituelle, qui consiste à poser des questions à la personne dont parle le livre, car Trump se comportait « comme un gamin de maternelle qui ne peut pas rester tranquille en cours ».

      « Il est impossible de le faire se concentrer pendant plus de quelques minutes sur un sujet qui ne concerne pas son auto-glorification (…). Il est stupéfiant de voir à quel point ses connaissances sont superficielles (…). S’il devait être briefé dans la “situation room” [salle de crise de la Maison Blanche], je ne l’imagine pas rester concentré très longtemps. »

      Sa nécessité d’être au centre des choses est aussi « complètement compulsive ». Schwartz use d’une métaphore un peu douteuse avec un junkie voyant dans la présidence des Etats-Unis le fix ultime d’un homme qui s’est toujours shooté à la reconnaissance.

      « Il a réussi à augmenter la dose pendant quarante ans. La seule chose qui lui manquait était d’être candidat à la présidence. S’il pouvait se présenter pour être empereur du monde, il le ferait. »