• Sars-CoV2 dans les eaux usées, remarquable présentation du projet #Obepine

    https://www.youtube.com/watch?v=SytzIqgZMd4


    visioconférence de Vincent Maréchal et Yvon Maday, du projet obepine, organisée par Guillaume Rozier (CovidTracker)
    https://twitter.com/GuillaumeRozier/status/1351994502861479947

    les résultats déjà obtenus par Obepine étaient sous embargo à la demande des collectivités territoriales - qui sont responsables du traitement des eaux usées - cet embargo vient d’être levé et sera remplacé par un différé de 72 heures entre la transmission des résultats au collectivités et leur diffusion publique.

    Le scoop : d’ici le début de la semaine prochaine (dimanche ou lundi) les résultats d’une quarantaine de stations d’épuration seront publiés.

    • ils l’expliquent clairement dans la vidéo : ils y sont contraints par les accords avec certaines des collectivités territoriales qui, seules, peuvent accorder l’accès aux prélèvements dans les stations d’épuration.

      Le (les !) traitement(s) à partir des données brutes et leur nécessité absolue sont clairement détaillés, ainsi que la très grosse difficulté - qu’ils ont apparemment résolue – d’assurer une comparabilité entre sites en tenant compte de la très grande hétérogénéité et dispersion des mesures des laboratoires.

      Et (bis) le suivi d’une quarantaine de site en tendance devrait dorénavant être disponible avec un différé à partir du début de la semaine prochaine.

      Mais que tout cela ne te dispense pas d’écouter la vidéo quand tu auras le temps.

    • Sur la rétention d’information de certaines communes sur ces données dans l’été, ils expliquent quand même que c’est pour pas faire peur aux touristes / commerce...

      Donc planquer un peu l’info sous le tapis du public, même si ça permet aussi au modèle d’être affiné / confirmé... Il me semble que dire "c’est un travail de recherche en cours, voilà où on en est, ce qu’on analyse, sous réserve de ..." aurait pu être plus transparent et utile à cette époque. (peut être que ça avait été fait, mais il ne semble pas, ou discrètement ?)

      Également je note que le mathématicien indique "on ne peut donner les données brutes" (qui ne veulent rien dire), en préférant fournir un indicateur spécifique (de 0 à 150) sans expliquer vraiment de détail sur comment est calculé cet indicateur / échelle au final (« un peu comme Ritchter », donc on suppose quelque chose de logarithmique ?).

    • [Thread #live] Au programme ce soir : présentation du réseau #Obépine, suivi du virus dans les eaux usées, accès aux données, ...
      https://unrollthread.com/t/1351969235409506308

      Pour commencer, petite présentation du réseau #Obépine (Observatoire Épidémiologique des Eaux Usées) et de la genèse du projet.

      💻 Le projet #Obépine a été lancé en mars avec les premiers prélèvements et analyses. Depuis le mois de juillet il y a un suivi dans 400 stations d’épurations.

      💻 9 laboratoires participent aux analyses des échantillons (parmi 22 identifiés). Le principal étant celui des @eaudeparis.


      💻 Les données brutes nécessitent un important travail de traitement par #Obépine (correction des biais, contrôle des analyses, facteurs de variabilité, ...) afin d’être exploitées.

      💻 Il faut obtenir l’accord des collectivités pour effectuer les prélèvements. Dans de nombreux cas le réseau #Obépine a du signer une charte de confidentialité afin de ne pas divulguer les données.

      💻 Ce sont les données critiqués qui peuvent être publiées par le réseau #Obépine.

      💻 Voici les chiffres pour le bassin d’Ile de France publiés grâce au travail du réseau #Obépine et des @eaudeparis. La ville de @Paris est un grand partenaire du projet.


      💻 Comment peut-on prédire l’impact de la maladie ? Yvon Maday apporte quelques réponses sur la création des modèles de prédiction.

      💻 Les données de la station de Paris Seine-Morée montrent que le virus circule toujours à un niveau haut.


      💻 Le lieu de positivité d’une personne est son lieu de résidence. Par conséquent il peut y avoir un décalage entre les analyses des eaux et les tests PCR dans le cas de vacanciers par exemples.

      💻 Des capteurs passifs sont à l’étude afin de pouvoir récupérer des informations en continu.

      💻 Aujourd’hui le projet #Obépine évolue d’une démarche scientifique nationale à un plan d’action local. L’objectif étant de croiser de nombreux indicateurs pour mieux prévoir.

      💻 Depuis le 15 décembre, le réseau #Obépine travaille sur les variants du virus de la #COVID19 en partenariat avec @Sorbonne_Univ_ et @eaudeparis.

      🎙 On passe aux questions/réponses

      💻 Les données devraient être mises à dispositions en #OpenData dès dimanche 24 janvier !

      💻 Ce sera sous la forme d’un indicateur moyenné permettant d’avoir une tendance. Les données brutes sont mises sous embargo afin d’éviter les erreurs d’interprétation.

      🎙 Est-ce que ce type d’analyses est envisagé (ou déjà réalisé) pour d’autres virus ? Cela a déjà a été fait pour d’autres virus. Par exemple pour la polio ou la gastro-entérite.

      🎙 Avez-vous la possibilité d’identifier les différents variants ? Pour certains comme celui anglais oui c’est possible grâce à une astuce de laboratoire. Pour les autres comme le sud-africain, le brésilien ou l’allemand c’est beaucoup plus compliqué.

      🎙 Travaillez-vous avec les @MarinsPompiers ? Il y a des échanges, mais la méthodologie n’est pas totalement identique.

      🎙 Le prélèvement au pied des bâtiments est utile mais cela nécessite un important travail de correction des données.

      🎙Quel est le décalage en temps typique entre la remontée de la courbe des eaux usées et celle du taux de positivité ? Il n’y pas de délai fixe en raison de nombreux facteurs. Cela peut aller d’une à trois semaines.

      🎙 Les nouveaux variants peuvent-ils affecter les modèles mathématiques ? Oui il peut y avoir un impact. Il est important de continuer les recherches.

      🎙 Quel est le délai chez un individu malade entre sa contaminations et le rejet dans les eaux usées ? En moyenne c’est 5 jours, mais ce n’est qu’une moyenne. Certains sécrètent le virus jusqu’à 6 semaines après la contamination.

      🎙 Selon vous quand aura lieu le prochain confinement ? Au niveau scientifique on préconise toujours d’avancer le plus taux possible. Cependant c’est au Politique de prendre la décision en fonction de nombreux indicateurs.

      🎙 Yvon Maday : « Le confinement est un échec des autres mesures. Il faut donc maintenir au maximum les gestes barrières ».

      🎙 Vincent Maréchal : « Les variants ne résistent pas au gel hydroalcoolique ».

      🎙 Vincent Maréchal :"Il aurait fallu essayer de bloquer les variants avant les vacances de décembre en imposant par exemple une septaine".

      via
      https://twitter.com/CovidTracker_/status/1352018515566358531

      #eaux_usées

    • Eaux usées : la carte qui permet de prédire l’évolution de l’épidémie de Covid-19 en France
      Accélération attendue à Toulouse, ralentissement à Lille... En exclusivité pour L’Express, les scientifiques qui traquent le virus dans les égouts révèlent des données nationales sur la dynamique de l’épidémie.
      https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/eaux-usees-la-carte-qui-permet-de-predire-l-evolution-de-l-epidemie-de-covi

      Par Stéphanie Benz, avec Dario Inguisto pour les infographies
      publié le 24/01/2021 à 16:30 , mis à jour à 17:40

      Une poursuite prévisible de l’augmentation du nombre de cas à Toulouse ou Marseille, mais un ralentissement à attendre à Strasbourg ou Lille... C’est un outil précieux pour la gestion de l’épidémie que les scientifiques du réseau Obépine (observatoire épidémiologique dans les eaux usées) (1) [ https://www.reseau-obepine.fr ] s’apprêtent à mettre à disposition des autorités sanitaires et du grand public : des données permettant d’établir une « carte météo » nationale de la circulation du virus, dont L’Express a eu la primeur. Elles sont tirées de l’analyse de prélèvements dans les égouts dans différentes localités en France.

      A l’origine de ces travaux, un constat simple, fait très tôt après le début de la pandémie : à chacun de ses passages aux toilettes, une personne infectée par le Sars-cov-2 fait passer par ses selles des traces de virus, qui vont se retrouver dans les eaux usées. D’où l’idée de mesurer les concentrations de génome viral dans les stations d’épuration pour mieux cerner la dynamique de l’épidémie. Les chercheurs d’Obépine ont pu montrer que ces données représentaient un indicateur avancé, qui permet de saisir l’évolution prévisible du nombre de malades plusieurs jours, et dans certains cas plusieurs semaines, avant que les appels aux 15 ou le nombre de tests positifs n’augmentent.

      Dans l’Hexagone, une situation disparate et inquiétante

      « A la fin du mois de juin, la surveillance des eaux usées en Ile-de-France a fourni le premier signal de ce qui allait devenir la deuxième vague », rappelle le Pr Vincent Maréchal, virologue à Sorbonne-Université et cofondateur du programme. Et en novembre, c’est encore une fois des égouts d’Ile-de-France que le premier signal encourageant est venu, après la mise en place du couvre-feu.

      « Nous avons donc bâti un réseau de stations d’épuration partenaires, réparties sur tout le territoire, qui commencent à présent à nous remonter les résultats de leurs prélèvements », indique le Pr Yvon Maday, mathématicien et professeur à Sorbonne-Université, à l’origine des modèles qui permettent d’analyser ces données, également co-fondateur d’Obépine. Un projet dans lequel le ministère de la Recherche a engagé 3,5 millions d’euros (auxquels se sont ajoutés des financements de Sorbonne-Université, CNRS, Eau de Paris...) : « Cela nous a paru d’autant plus intéressant que ce type de dispositif pourrait être utilisable plus largement pour la gestion de la santé publique en s’étendant à d’autres maladies infectieuses, comme les gastro-entérites, ou au suivi des bactéries résistantes et de la consommation de drogues », expliquait récemment à L’Express la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal. Et peut-être même, estiment à présent les chercheurs, les pollutions chimiques, les micro-plastiques, etc...

      Pour chaque station, les informations seront présentées sous la forme d’un indicateur synthétique, offrant ainsi la possibilité de comparer les tendances entre les différentes localités. Ces chiffres seront mis en ligne, en open-data (données ouvertes) sur le site du réseau Obépine, à partir du lundi 25 janvier. Les données d’une quarantaine de stations seront communiquées dans un premier temps, avant que l’ensemble des 150 stations du réseau ne devienne peu à peu disponible.

      Nous en présentons une sélection, qui dessine une photo très disparate de la situation dans l’Hexagone. Avec les mesures de contrôle déjà mises en oeuvre, l’augmentation de la concentration virale dans les eaux usées semble stoppée dans plusieurs agglomérations. Mais les quantités de génomes viraux retrouvées se maintiennent à un niveau élevé : « C’est inquiétant, car cela signifie que les hôpitaux vont continuer à se remplir », analyse le Pr Maréchal, une tension qui pourrait encore s’accroître avec l’émergence de nouveaux variants. Par ailleurs, plusieurs points de vigilance existent là où les concentrations en virus ont recommencé à s’inscrire à la hausse dans les derniers prélèvements, depuis les fêtes de fin d’année, comme à Marseille, Toulouse ou Dijon. Dans quelques zones en revanche, comme à Lille ou Strasbourg, la situation semble s’améliorer.

      A l’heure où les variants menacent de faire augmenter fortement le nombre de malades et de décès, ces données intéressent au plus haut point les autorités, et les membres du réseau Obépine multiplient les réunions avec les Agences régionales de santé, les ministères de la santé et de la Recherche, ainsi que les élus locaux. « Avec nos informations, c’est un peu comme si nous avions des jumelles au bord de la mer : nous voyons que la marée commence à monter, et qu’elle sera là dans trois heures. Comprendre la dynamique nous permet d’agir avant d’être noyés », décrypte Yvon Maday. Le degré d’anticipation de l’indicateur varie toutefois selon la situation épidémique, nuance le chercheur : « Quand nous partons d’un niveau très bas, nous voyons la vague arriver de loin. Quand nous sommes à des niveaux très hauts, l’avance en temps par rapport à d’autres indicateurs existe, mais elle est moins importante ».

      La capacité à anticiper les changements de tendance ou l’accélération de l’épidémie paraît essentielle dans le contexte actuel. Quand les hôpitaux ne sont pas débordés, les pouvoirs publics éprouvent en effet les plus grandes difficultés à justifier la mise en oeuvre de mesures restrictives supplémentaires pour prévenir l’aggravation de la situation. Trouver comment objectiver la menace, au-delà des seules courbes des modélisateurs, pourrait donc leur faciliter la tâche.

      Une nouvelle urgence : la recherche des variants

      Un important travail méthodologique a dû être effectué avant d’en arriver à ce résultat. Pour être comparables d’une station à l’autre, les données doivent en effet tenir compte de la pluviométrie, de la population se trouvant la zone (estimée à partir des quantités d’azote trouvées dans les eaux), des rejets industriels et des modes de traitement des eaux. A terme, les chercheurs affichent une ambition plus grande encore : être capables de mesurer en temps réel à la fois la dynamique de l’épidémie, mais aussi son ampleur, c’est-à-dire le nombre de personnes symptomatiques et asymptomatiques infectées à un instant donné. Mais de nombreuses questions scientifiques doivent encore être résolues, à commencer par l’évaluation des quantités de virus excrétées par les asymptomatiques.

      En attendant, les autorités ont demandé aux scientifiques d’Obépine une tâche plus urgente encore : trouver le moyen d’évaluer la diffusion des variants dans la population. Un véritable challenge technologique : « Chez les patients, il n’y a qu’une seule souche virale majoritaire. Dans l’environnement, il existe des centaines de milliers de virus qui se mélangent, cela rend l’analyse encore plus complexe », souligne Laurent Moulin, microbiologiste, cofondateur d’Obépine, et responsable R&D du laboratoire d’Eau de Paris. Les scientifiques d’Obépine travaillent aujourd’hui à mettre au point deux méthodologies différentes : des PCR ciblées sur la détection de tel ou tel variant, et la métagénomique. Mais en parallèle, les scientifiques doivent aussi à s’assurer que les variants passent bien dans les selles de la même façon que la souche principale : « C’est probable, mais cela fait partie des questions auxquelles nous allons devoir répondre », avertit Sébastien Wurtzer, virologue à Eau de Paris et cofondateur d’Obépine. La réponse est désormais attendue assez rapidement.

      FOCUS : TOULOUSE, LILLE, MARSEILLE... DES DYNAMIQUES EPIDEMIQUES TRES DIFFERENTES

      Nice : stabilisation à un niveau très élevé


      Les quantité de virus dans les eaux usées se maintiennent à un niveau élevé, mais la remontée amorcée début janvier paraît interrompue. Des signes de ralentissement apparaissent, qui demandent à être confirmés par de prochains prélèvements.

      Marseille : accélération de la circulation virale


      Le niveau de circulation du virus est très élevé depuis l’automne. On note après une décroissance relative jusqu’à mi-décembre, mais une accélération depuis.

      Toulouse : Un point de préoccupation


      Le niveau de circulation du virus est important depuis le début de l’automne. Le confinement avait permis d’obtenir une baisse sensible, mais les charges virales détectées dans les eaux usées sont très nettement reparties à la hausse depuis la fin du mois de décembre.

      Nantes : stabilisation à un niveau moyen


      Après une décroissance liée au confinement, les charges virales se stabilisent autour d’un niveau moyen. La décroissance amorcée à partir de la mi-novembre s’est interrompue.

      Strasbourg : net ralentissement, mais qui doit être confirmé


      Dans la capitale alsacienne, la tendance est à un ralentissement marqué de la circulation virale depuis début décembre. Un point très bas a été observé lors du dernier prélèvement, mais celui-ci demande encore à être confirmé par de prochains prélèvements.

      Nancy : stabilisation à un niveau élevé


      La circulation du virus décroit très lentement depuis début décembre, mais les quantités détectées restent encore à un niveau élevé.

      Lille : Reflux marqué de la circulation virale


      Dans la capitale des Hauts-de-France, les concentrations en virus dans les eaux usées avaient atteints des sommets début novembre. Mais depuis le confinement, la baisse est continue, et la circulation virale atteint à présent des niveaux très bas par rapport aux autres agglomérations pour lesquelles des informations sont disponibles.

      Ile de France : un plateau élevé

      Les quantités de virus dans les eaux usées en Ile-de-France paraissent pour l’instant stabilisées à un niveau élevé. Les scientifiques du réseau Obépine disent toutefois observer localement des divergences au sein de la région, avec notamment une augmentation de la charge virale dans la moitié est de l’agglomération parisienne.

      (1) Laboratoires associés au projet : Sorbonne Université /CNRS/Inserm (virologie médicale, mathématiques-modélisation, hydrologie) ; Eau de Paris (virologie environnementale) ; Université de Lorraine / CNRS (virologie environnementale) ; Université de Clermont-Auvergne (virologie environnementale) ; Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) (Virologie) ; Service de Santé des Armées (maladies infectieuses, recherche clinique) ; IFREMER Nantes (virologie, milieux côtiers, mollusques).

    • dont :

      « Cela nous a paru d’autant plus intéressant que ce type de dispositif pourrait être utilisable plus largement pour la gestion de la santé publique en s’étendant à d’autres maladies infectieuses, comme les gastro-entérites, ou au suivi des bactéries résistantes et de la consommation de drogues », expliquait récemment à L’Express la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal.

      =>

      et de la consommation de drogues

  • Free Bacri | Dépêche
    https://www.arteradio.com/son/61665263/free_bacri

    Cette semaine Livo est un brin mélancolique sur l’actu culturelle, estudiantine et sanitaire. La France pleure Jean-Pierre Bacri et les amateurs de SF redoutent le variant comme un nouveau mutant. Livo reprend espoir en dansant dans les cortèges techno aux cotés des teufeurs et des teufeuses qui défendent leurs camarades interpellés suite à la rave party du Nouvel an à Lieuron, et dont l’organisateur présumé est toujours en détention. Durée : 8 min. Source : Arte Radio

    https://download.www.arte.tv/permanent/arteradio/sites/default/files/sons/20freebacri_hq_fr.mp3

  • Les amis, il est temps de remettre en route le service de presse alternatif de Philippe de Jonckheere (@philippe_de_jonckheere) pour la sortie de son roman Le rapport sexuel n’existe plus.

    J’ai donc là deux magnifiques exemplaires, qu’il serait bon de se faire passer sous forme de chaîne postale.

    Donc pour lancer le truc, tu me contactes sur mon email habituel,
    arno AT rezo.net

    et je t’expédies l’exemplaire par la poste dès que possible.

    Et quand tu as terminé, tu reviens ici et tu voies à qui l’envoyer ensuite…

  • #Un_pays_qui_se_tient_sage, Lumière du meilleur documentaire 2021
    http://www.davduf.net/un-pays-qui-se-tient-sage-lumiere-du-meilleur

    DINGO. C’était ce soir, sur Canal+. La 26e cérémonie des Lumières du cinéma. #UnPaysQuiSeTientSage obtient le prix du Meilleur documentaire, décerné par 123 correspondants de la presse étrangère en France. Grosses (grosses) pensées aux équipes du Bureau Films et de Jour2Fête, Florent Mangeot, Mélanie Simon-Franza, et tant d’autres, tant d’autres, sans qui... Et pensées, aussi, et en premier lieu, à tous les témoins du film, et plus particulièrement à Gwendal, qui ouvre Un pays. Il y a deux ans, jour pour (...) Un pays qui se tient sage

    / Une, Prix & Récompenses

    #Prix_&_Récompenses

  • OU SE TROUVE LE MH370 ? Analyse des données radar, Inmarsat, satellite et de la dérive des débris - Xavier Tytelman, 02/01/2021
    https://www.youtube.com/watch?v=s6A85oQ-0R8

    Le MH370 a disparu en mars 2014 peu après son décollage de Malaisie, mais malgré d’intenses recherches il n’a toujours pas été retrouvé. Une question simple : où se trouve le #MH370 ? Je reprends ici les analyses des transpondeur, des radars civils et militaires, des images satellites, des échanges entre l’avion et le satellite Inmarsat, des photo satellites, informations fournies par Boeing... Le vol 370 de la #MalaysiaAirlines est l’enquête ayant réuni le plus d’experts de tous les domaines, même si seule l’enquête française continue aujourd’hui.

    revue exhaustive de tout ce que l’on sait et comment on le sait sur le vol MH370

    absolument passionnant !

    ping @reka

  • Les capteurs, l’autre révolution quantique | CNRS Le journal
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/les-capteurs-lautre-revolution-quantique

    Pouvoir repérer dans le sous-sol de nos villes chaque canalisation ou chaque cavité, prévoir une éruption volcanique, ou encore observer l’activité cérébrale dans ses moindres détails... Telles sont quelques-unes des alléchantes promesses offertes par des instruments d’un genre nouveau, dotés d’une sensibilité inédite : les capteurs quantiques. De toutes les technologies quantiques actuellement en développement, ils sont aujourd’hui parmi les plus aboutis. Certains d’entre eux commencent à sortir des laboratoires et même à être commercialisés !

  • Il va falloir faire de douloureuses réévaluations, chez nous (moi y compris), avec la progression des décès en Allemagne. Un pays dont on disait qu’il n’avait pas détruit son système hospitalier comme ses voisins, que sa chancelière parlait de manière scientifique et traitait les gens en adultes, et surtout dont on vantait le protocole sanitaire volontariste (aération, filtres…) dans l’éducation.

    L’Allemagne affiche une courbe des décès en progression ininterrompue depuis la fin de l’été, et un nombre de décès par habitant qui est environ le double de la France.

    Il ne s’agit pas de savoir si la France « fait mieux » ou « moins bien » : le nombre de cas a baissé en Allemagne après Noël, alors que le nombre de cas en France est désormais supérieur, ce qui laisse présager dans les prochains jours un nombre de morts en France qui pourrait être équivalent à l’Allemagne (presque 900 morts quotidiens désormais).

    Ce qui m’interpelle, c’est qu’on a largement considéré qu’en appliquant les méthodes de l’Allemagne (investissements dans l’aération des classes, parler aux gens comme à des adultes…), on aurait pu éviter les confinements, ne pas fermer les universités et les lieux de culture… Et qu’apparemment, ben non.

    • Exemple le 5 janvier : Coronavirus : Le variant anglais est-il plus dangereux pour les enfants ?
      https://www.20minutes.fr/sante/2944639-20210105-coronavirus-variant-anglais-plus-dangereux-enfants

      Selon lui, on pourrait donc envisager de renforcer certaines mesures avant d’imaginer fermer les écoles. Comment ? En aérant davantage les salles, notamment. « En Allemagne, ils font classe avec leur blouson parce qu’ils aèrent tout le temps, justifie-t-il. Après, dans ce pays, les enfants ont souvent des demi-journées de classe et mangent beaucoup à la maison. »

      Pourtant les chiffres du 5 janvier (nombre de morts pour un million d’habitants) :

      Et alors que l’Allemagne, à cette date, est déjà déconfinée, et que la chancelière annonce que ça va durer encore jusqu’à au moins fin janvier : Covid-19 : l’Allemagne renforce et prolonge son confinement partiel - Capital.fr
      https://www.capital.fr/economie-politique/covid-19-lallemagne-renforce-et-prolonge-son-confinement-partiel-1390087

      Les écoles tout comme la plupart des magasins non alimentaires, les bars, restaurants, équipements culturels, sportifs et de loisirs vont rester fermés jusqu’à cette date.

    • Je reste convaincu que c’est toute la chaine de lutte, les recherches, les soins, les modalités de prévention, tant en matières d’équipes, de collectivités humaines que de matériels divers, dont des productions à lancer, qui devrait être revue en détail et réinvestie à nouveaux frais pour éviter les échecs qui rendent les confinements indispensables. Sans ça, on en reste au stop and go.

    • J’aurais tendance à considérer que, tant qu’on ne vise pas l’élimination du virus, au lieu de chercher à « vivre avec », le « stop and go » est inévitable. Et tant qu’une telle politique n’est pas appliquée, de manière coordonnée, au moins à l’échelle de toute l’Europe, c’est mort (et encore l’Europe n’est-elle pas une île).

      Tant que les pays européens acceptent de « vivre avec » plusieurs milliers, ou dizaines de milliers, de contaminations identifiées chaque jour, toute politique de tracer/isoler est impossible.

    • Les modèles sont sous nos yeux depuis le début, en Asie. Confinement strict et général si circulation trop importante du virus, sinon, à la moindre réapparition, même pour un seul cas : bouclage du quartier ou de la ville, isolement des malades (hôtels réquisitionnés si nécessaire), tests massifs de la population locale. A comparer avec l’objectif de 5000 cas/jour pour pouvoir « assouplir les règles »... Mais on m’a répondu que la méthode asiatique c’était attentatoire à nos libertés. C’est vrai effectivement, cela dit faut dire qu’on est bien avec nos couvre-feu à 18h et nos confinements avec attestation de déplacement...
      Je pense que nos gouvernants ne comprendront jamais ou pas assez vite, on va se payer ce virus jusqu’à immunité collective (via vaccins ou contaminations) ou par mutations dudit virus le rendant finalement inoffensif (hypothèse pouvant expliquer la « disparition » du SRAS1).

  • On n’a pas signalé ces deux captations d’interventions d’Aude Vidal sur son livre sur Égologie, dont une très longue par @latelierpaysan ici présent !

    Aude VIDAL - ÉGOLOGIE : écologie, individualisme et course au bonheur
    https://www.youtube.com/watch?v=ouEdpD9w5x0

    L’Atelier paysan s’attaque à l’autonomie technique des paysan-nes en leur proposant une alternative concrète : les former à autoconstruire leur matériel agricole.
    Est-ce suffisant pour enrayer l’industrie de la machine, qui impose de remplacer les paysan- nes par des robots, des drones, des capteurs informatiques ?
    Quelles sont les conséquences de ces « solutions technologiques » pour les communautés paysannes, pour l’environnement, pour le modèle alimentaire ?

    Aude Vidal nous parle ici des « alternatives », dans la suite de son ouvrage Egologie : les
    expérimentations écologistes sont-elles le laboratoire d’innovations sociales plus
    respectueuses de l’être humain et de son milieu ? ou accompagnent-elle un recul sur soi et ce sur quoi il est encore possible d’avoir prise dans un contexte de dépossession démocratique et économique ?

    Une belle manière pour l’Atelier paysan de questionner la limite des alternatives : l’expansion de pratiques alternatives peut-elle provoquer de la transformation sociale ? Les pratiques sociales parviennent-elles à infléchir les rapports sociaux ?
    A l’Atelier paysan, dont l’activité centrale est de proposer des alternatives concrètes et immédiates aux paysannes et paysans, nous pensons que non. Nous avons l’intuition qu’il nous faut dans le même temps tenter d’exercer un rapport de force avec les dominants (pour nous l’industrie de la machine et la techno-science).

    Et une autre plus récente :
    https://www.youtube.com/watch?v=lxqPsK2mkAY

    #Aude_Vidal #écologie #politique #écologie_politique #individualisme #libéralisme #bien-être #développement_personnel

    • Égologie. Écologie, individualisme et course au bonheur

      #Développement_personnel, habitats groupés, jardins partagés... : face au désastre capitaliste, l’écologie se présente comme une réponse globale et positive, un changement de rapport au monde appuyé par des gestes au quotidien. Comme dans la fable du colibri, « chacun fait sa part ».
      Mais en considérant la société comme un agrégat d’individus, et le changement social comme une somme de gestes individuels, cette vision de l’écologie ne succombe-t-elle pas à la logique libérale dominante, signant le triomphe de l’individualisme ?

      http://www.lemondealenvers.lautre.net/livres/egologie.html

      #livre

      #souveraineté_alimentaire #liberté_individuelle #alternatives #Nicolas_Marquis #capitalisme #jardins_partagés #classes_sociales #jardinage #justice_environnementale #dépolitisation

    • Du bien-être au marché du malaise. La société du développement personnel

      Des ouvrages qui prétendent nous aider dans notre développement personnel, à « être nous-mêmes » ou à « bien communiquer », et des individus qui déclarent que ces lectures ont « changé leur vie » : voilà la source de l’étonnement dont ce livre est le résultat. Comment comprendre ce phénomène ? Comment est-il possible que tant de personnes puissent trouver du sens au monde si particulier du « développement personnel », au point d’en ressentir des effets concrets ?

      Nicolas Marquis prend au sérieux cette expérience de lecture, en cherchant à comprendre ce qui se passe très concrètement entre un lecteur qui veut que quelque chose change dans son existence et un ouvrage qui prétend l’aider en lui parlant de ce qu’il vit personnellement. En procédant à la première enquête sur les lecteurs, il montre en quoi le développement personnel est l’une des institutions les plus frappantes des sociétés individualistes : son succès permet de comprendre les façons dont nous donnons, au quotidien, du sens à notre existence.


      https://www.cairn.info/du-bien-etre-au-marche-du-malaise--9782130628262.htm

    • Le Syndrome du bien-être

      Vous êtes accro à la salle de sport ? Vous ne comptez plus les moutons mais vos calories pour vous endormir ? Vous vous sentez coupable de ne pas être suffisamment heureux, et ce malgré tous vos efforts ? Alors vous souffrez sûrement du #syndrome_du_bien-être. Tel est le diagnostic établi par Carl Cederström et André Spicer.
      Ils montrent dans ce livre comment la recherche du #bien-être_optimal, loin de produire les effets bénéfiques vantés tous azimuts, provoque un sentiment de #mal-être et participe du #repli_sur_soi. Ils analysent de multiples cas symptomatiques, comme ceux des fanatiques de la santé en quête du régime alimentaire idéal, des employés qui débutent leur journée par un footing ou par une séance de fitness, des adeptes du quantified self qui mesurent – gadgets et applis à l’appui – chacun de leurs faits et gestes, y compris les plus intimes... Dans ce monde inquiétant, la bonne santé devient un impératif moral, le désir de transformation de soi remplace la volonté de changement social, la culpabilisation des récalcitrants est un des grands axes des politiques publiques, et la pensée positive empêche tout véritable discours critique d’exister.
      Résolument à contre-courant, ce livre démonte avec une grande lucidité les fondements du culte du corps et de cette quête désespérée du bien-être et de la santé parfaite.

      https://www.lechappee.org/collections/pour-en-finir-avec/le-syndrome-du-bien-etre

      #André_Spicer
      #Carl_Cederström

    • Rigolez, vous êtes exploité

      « Vous êtes éreinté ? Votre activité professionnelle vous plonge dans la #dépression ? Vous songez à mettre fin à vos jours ? Nous avons la solution : ri-go-lez ! » Voilà en substance le message de la direction des #ressources_humaines (DRH) du centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse au personnel de l’établissement. La solution arrive à point nommé, car la situation menaçait de devenir dramatique…

      Un peu comme France Télécom hier ou la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) aujourd’hui, le #CHU toulousain est confronté à une recrudescence de #suicides de salariés. Le rapport d’un cabinet de conseil établi en 2016 est formel : les quatre personnes ayant mis fin à leurs jours en quelques semaines la même année (dont une dans les locaux du CHU) l’ont fait à cause de leurs #conditions_de_travail. L’année suivante, dans un des 26 000 documents internes révélés par la presse (1), une infirmière en gynécologie décrit ainsi son quotidien : « Mise en danger de la vie des patientes, mauvaise prise en charge de la douleur, dégradation de l’image des patientes (patientes laissées plusieurs minutes souillées de vomis) (…) mauvaise prise en charge psychologique (annonce de cancer faite récemment, pas le temps de discuter). (…) Une équipe épuisée physiquement (même pas cinq minutes de pause entre 13 h 30 et 23 heures) et moralement (sentiment de travail mal fait et de mettre en danger la vie des patients). »

      Les choses n’ont guère progressé depuis. En février 2019, un patient meurt d’une crise cardiaque dans le sas des urgences. L’infirmier de garde cette nuit-là, en poste depuis 10 heures du matin, avait la charge de plus de quinze patients. Il n’a pas eu le temps de faire les gestes de premiers secours (2). Début mai 2019, rebelote au service de soins intensifs digestifs, en pleine restructuration, où un problème informatique a mené à la mort d’un patient.

      Depuis 2015, une soixantaine de préavis de grève ont été envoyés à la direction par les syndicats. Au moins quatorze grèves ont eu lieu (cinq rien qu’en 2019), sans compter les quelque vingt mobilisations collectives, la douzaine d’actions d’envergure et les chorégraphies parodiques de soignants vues six millions de fois sur les réseaux sociaux. « À l’hôpital des enfants, le nombre d’arrêts-maladie des quatre premiers mois de 2019 est de 20 % supérieur à celui de la même période en 2018, nous explique Mme Sandra C., vingt ans d’hôpital public à son actif, dont dix-sept à l’hôpital des enfants de Toulouse. Nous avons l’impression d’être traités comme des numéros par une direction dont le seul but est de faire appliquer les réductions de coûts et la baisse du personnel. Nous avons besoin d’au moins six cents embauches dans tout le CHU, et vite. »

      Embaucher ? Impossible !, rétorque la direction, largement convertie au lean management, le « management sans gras », une doctrine d’optimisation du rendement élaborée par les ingénieurs japonais du groupe Toyota après la seconde guerre mondiale et peaufinée ensuite dans les éprouvettes néolibérales du Massachusetts Institute of Technology (MIT). L’objectif ? Faire produire plus avec moins de gens, quitte à pousser les équipes à bout.

      Des conditions de travail déplorables, des contraintes de rentabilité qui interdisent d’améliorer le sort du personnel, des salariés qui préfèrent mettre fin à leurs jours plutôt que d’endurer leur activité professionnelle ? Il fallait réagir. C’est chose faite grâce à une initiative de la DRH : des séances de rigologie, cette « approche globale permettant une harmonie entre le corps, l’esprit et les émotions », comme on peut le lire dans le « Plan d’actions 2018 pour la prévention des risques psychosociaux et la qualité de vie au travail » du pôle hôpital des enfants du CHU de Toulouse.

      Yoga du rire, méditation de pleine conscience, techniques variées de relaxation et de respiration, sophrologie ludique… la rigologie vise à « cultiver les sentiments positifs et sa joie de vivre ». Sur la page d’accueil du site de l’École internationale du rire (« Bonheur, joie de vivre, créativité »), l’internaute tombe sur la photographie d’un groupe de salariés hilares faisant le symbole de la victoire. S’ils sont heureux, suggère l’image, c’est qu’ils ont tous décroché leur diplôme de « rigologue » à la suite d’une formation de sept jours en psychologie positive, yoga du rire et autres techniques de « libération des émotions », facturée 1 400 euros. Un rigologue estampillé École du rire, le leader du marché, se fera rémunérer entre 1 000 et 3 000 euros la journée. Il pourra éventuellement devenir chief happiness officer, ces responsables du service bonheur dont les entreprises du CAC 40 raffolent (3).

      La souffrance au travail est devenue un marché, et le service public apparaît comme un nouveau terrain de jeu du développement personnel. Ainsi des policiers confrontés à une vague de suicides (vingt-huit en 2019), auxquels le directeur général de la police nationale a envoyé, fin mai, une circulaire incitant les encadrants à favoriser « les moments de convivialité et de partage » comme les barbecues, les sorties sportives ou les pique-niques en famille (4). Ainsi des agents de la SNCF, une entreprise qui compte depuis le début de l’année 2019 un suicide de salarié par semaine. La direction lilloise de la société ferroviaire en pleine restructuration a fait appel au cabinet Great Place to Work (« super endroit pour travailler »), qui lui a conseillé de… distribuer des bonbons aux agents en souffrance, de mettre en place des goûters-surprises ou encore des ateliers de maquillage (5).

      « Au départ, nous explique Mme Corinne Cosseron, directrice de l’École internationale du rire et importatrice du concept de rigologie en France, je me suis formée pour plaisanter, comme un gag, au yoga du rire, une technique mise au point par un médecin indien, qui s’est rendu compte que ses patients joyeux guérissaient mieux que les sinistres. Le rire permet de libérer des hormones euphorisantes qui luttent contre la douleur », explique cette ancienne psychanalyste qui évoque les endorphines (« un antidouleur naturel qui agit comme une morphine naturelle »), la sérotonine (« la molécule du bonheur »), la dopamine (celle de la motivation) ou encore l’ocytocine (« l’hormone de l’amour »). « C’est un grand shoot gratuit. Beaucoup de grandes entreprises ont commencé à faire appel à nous (SNCF, Total, Suez, Royal Canin, Danone, etc.), car le rire répare point par point tout ce que les effets du stress détruisent. Non seulement le salarié va aller mieux (il ne va pas se suicider, il n’ira pas voir chez le concurrent), mais, en plus, l’entreprise va gagner en productivité. Donc c’est du gagnant-gagnant. »

      Novateur, le CHU de Toulouse a vu se mettre en place des séances de « libération émotionnelle » et de « lâcher-prise » dans le service des soins palliatifs dès 2017. Dans le cadre de ses propositions d’actions 2018-2019 pour prévenir les risques psychosociaux et pour la qualité de vie au travail, la DRH propose désormais d’élargir son offre à d’autres unités sous tension, comme l’hôpital des enfants, où, au mois de mars dernier, deux grèves ont éclaté pour protester contre le projet de réduction du nombre de lits et d’intensification du travail des soignants.

      On soumet ce projet de lâcher-prise à M. Florent Fabre, 31 ans, infirmier au service des urgences psychiatriques. Sa première réaction est de laisser éclater un long rire, générant probablement un apport non négligeable en bêta-endorphines — ce qui lui permet de dire avec une voix parfaitement détendue : « C’est grotesque et indécent. » Pour ce soignant, qui a participé à la lutte victorieuse des salariés de son service, lesquels ont arraché deux postes supplémentaires d’infirmier à l’issue de deux mois de grève durant le printemps 2019, « le niveau du mépris social affiché par la direction du CHU ainsi que par les cadres régionaux de l’agence régionale de santé est totalement aberrant. Dès lors qu’il s’agit d’entendre qu’il y a un vrai manque de soignants, le dialogue se rompt. La santé des agents hospitaliers est le moindre de leurs soucis ». Contactée, la direction du CHU a refusé de répondre à cet appel à embaucher, qu’elle qualifie de « théories de la CGT [Confédération générale du travail] ». « On assume totalement ce document de proposition de rigologie », nous a précisé le directeur de la communication avant de nous raccrocher au nez. On ne rigole plus.

      « Mais, s’agace Mme Maguy Mettais, la pharmacienne chargée de la prévention des risques psychosociaux, avez-vous déjà testé la rigologie ? Ça serait peut-être intéressant que vous essayiez une séance, non ? C’est génial, vous verrez. » Adeptes du journalisme total, nous acceptons la proposition. « Alors, vous mettez les mains droit devant vous et vous expirez en faisant “chah” ! On le fait ensemble ? C’est parti ! Après on met les bras sur le côté et on fait “chou” ! Et un dernier, les bras levés vers le ciel et on va faire un grand “chiii” sur le temps d’expiration. » Docile, nous nous exécutons, pour la bonne cause. « Au final, ce qui est rigolo, c’est que ça fait chah-chou-chi… Comme si ça faisait “salsifis” [elle éclate de rire]. Voilà, j’avais envie de vous le faire découvrir, ça peut être bien avant d’écrire votre article. »

      https://www.monde-diplomatique.fr/2019/07/BRYGO/60014

      #rire #thérapie_du_rire

      –—

      Pour rappel, les #formations dédiées au personnel de l’#Université_Grenoble_Alpes :
      1. Gestion de #conflits (formation mise sous le thème « #efficacité_professionnelle »)
      2. Mieux vivre ses #émotions dans ses #relations_professionnelles (aussi mise sous le même thème : #efficacité_professionnelle)
      https://seenthis.net/messages/882135

    • La démocratie aux champs. Du jardin d’Éden aux jardins partagés, comment l’agriculture cultive les valeurs

      On a l’habitude de penser que la démocratie moderne vient des Lumières, de l’usine, du commerce, de la ville. Opposé au citadin et même au citoyen, le paysan serait au mieux primitif et proche de la nature, au pire arriéré et réactionnaire.
      À l’opposé de cette vision, ce livre examine ce qui, dans les relations entre les cultivateurs et la terre cultivée, favorise l’essor des valeurs démocratiques et la formation de la citoyenneté. Défi le alors sous nos yeux un cortège étonnant d’expériences agricoles, les unes antiques, les autres actuelles ; du jardin d’Éden qu’Adam doit « cultiver » et aussi « garder » à la « petite république » que fut la ferme pour Jefferson ; des chambrées et foyers médiévaux au lopin de terre russe ; du jardin ouvrier au jardin thérapeutique ; des « guérillas vertes » aux jardins partagés australiens.
      Cultiver la terre n’est pas un travail comme un autre. Ce n’est pas suer, souffrir ni arracher, arraisonner. C’est dialoguer, être attentif, prendre une initiative et écouter la réponse, anticiper, sachant qu’on ne peut calculer à coup sûr, et aussi participer, apprendre des autres, coopérer, partager. L’agriculture peut donc, sous certaines conditions, représenter une puissance de changement considérable et un véritable espoir pour l’écologie démocratique.

      https://www.editionsladecouverte.fr/la_democratie_aux_champs-9782359251012démocratiques

    • La #durabilité en pratique(s) : gestion et appropriation des #principes_durabilistes véhiculés par les #écoquartiers

      Dans cette contribution, il est question de la durabilité comme objet, dans sa dimension heuristique, en tant que moyen de compréhension voire d’explication des initiatives individuelles, collectives et politiques ainsi que des dynamiques. Il s’agit tout d’abord de se pencher sur la manière dont la durabilité est mobilisée et signifiée, aussi bien sur l’horizon du pensable qui l’accompagne que sur les « manières de faire » qu’elle véhicule, parmi des acteurs divers, pris dans des jeux d’échelles, d’intérêts et dans des engagements parfois contradictoires. Politiquement, la mise en œuvre de la durabilité se décline dans des contextes, pour des raisons et à des finalités diverses que peuvent être la transformation des comportements individuels, la modification de la législation et des cadres réglementaires nationaux et locaux, la redéfinition des stratégies communautaires, etc. Entre pratiques, éthique, fiscalité individuelle d’un côté et enjeux techniques, politiques et sociétaux de l’autre, ces multiples mobilisations de la durabilité rendent cette notion évasive, voire équivoque. Au-delà d’un recensement et d’une classification de cette multiplicité d’usage et de traduction « en pratiques » de la durabilité, c’est sur la base des multiples tensions qui caractérisent ces manières de voir, comprendre, mobiliser et opérationnaliser la durabilité que nous cherchons à venir éclairer les pratiques leurs implications mais aussi leurs conséquences. Pour ce faire nous nous appuyons sur les 37 entretiens (15 avec les concepteurs, 22 avec les habitants) réalisés lors d’une enquête menée en 2012 et 2013 sur l’écoquartier de Lyon Confluence dans le cadre de la thèse de doctorat de Matthieu Adam. Nous analysons les discours portant sur la durabilité. Ceux-ci ont toujours une portée normative et performative mais peuvent aussi être considérés en tant qu’embrayeur de sens permettant de saisir les modalités de réactions, passives (acceptation) et/ou actives (refus, adaptation, contre-proposition, etc.) face à cette quête de durabilité. En analysant les pratiques, les manières d’être, les attitudes ainsi que les représentations d’une part liées à l’injonction de durabilité et d’autre part à sa mise en pratique, nous mettrons au débat des éléments portant tant sur les décalages entre intentions et actions que sur les moyens utilisés pour tenter de les lever. De plus, en changeant de focale, l’analyse fine des discours permet de tirer des enseignements sur le développement durable en tant que valeur et idéologie dominante du projet urbain mais aussi en tant que modalités pratiques quotidiennes.

      https://books.openedition.org/cse/124

      #Georges-Henry_Laffont #Matthieu_Adam

  • Coronavirus : la menace d’un couvre-feu avancé en région parisienne | RN-NEWS
    https://www.cnews.fr/france/2021-01-06/coronavirus-la-menace-dun-couvre-feu-avance-en-region-parisienne-1033383

    [...] Selon les dernières données (datant du 2 janvier), le taux d’incidence dans l’ensemble de la population francilienne se situe entre 130 et 140, suivant les départements. Après une nette augmentation juste avant Noël (possiblement liée à la forte hausse du nombre de tests), une baisse statistique a été enregistrée au moment des fêtes. Depuis, les niveaux remontent petit à petit.

    Concernant les personnes âgées, le taux d’incidence en région parisienne est d’environ 158, d’après les chiffres disponibles, qui datent de la dernière semaine de 2020. Les 80-89 ans (150) et les plus de 90 ans (268) sont le plus gravement touchés.

    DÉJÀ UNE REPRISE OBSERVÉE DANS LES EAUX USÉES

    L’évolution de ces données est donc scrutée comme le lait sur le feu ces jours-ci. Le brassage de population pendant les vacances, ainsi que la réouverture des établissements scolaires depuis lundi 4 janvier, risquent logiquement d’accroître de nouveau la pression épidémique.

    Cette tendance à la hausse semble d’ailleurs déjà être détectable par l’un des indicateurs les plus avancés : la concentration de coronavirus dans les #eaux_usées franciliennes. « Nous étions sur un plateau avant les fêtes, ce qui n’était déjà pas très bon. Mais depuis, les nouveaux prélèvements indiquent une remontée des niveaux » , indique à CNews ce mercredi 6 janvier Vincent Maréchal, professeur de virologie à la Sorbonne et co-fondateur du projet #Obépine, les scientifiques du laboratoire d’Eau de Paris chargés du sujet.

    Coronavirus : la région parisienne devrait atteindre « 5.000 vaccinations par jour d’ici à la fin de la semaine »

    Si les données doivent encore être consolidées, une confirmation de cette tendance négative « ne surprendrait pas » le virologue. « Il y a eu beaucoup d’imprudences à Noël et surtout lors du réveillon du 31 décembre. Nous allons le payer, il ne faut pas se faire d’illusion », avertit le scientifique. Vincent Maréchal prévoit ainsi d’ores et déjà « d’envoyer une alerte au ministère de la Santé » vendredi 8 janvier, à l’issue d’une nouvelle réunion de son équipe.

    [...]

    L’INQUIÉTANT VARIANT ANGLAIS

    Signe possible de cette crainte grandissante, « le conseil scientifique a passé un coup de téléphone ce matin [mercredi 6 janvier] pour nous dire d’en faire notre priorité absolue », révèle Vincent Maréchal. Les membres du projet Obépine travaillent en effet à l’identification de ce variant britannique dans les eaux usées parisiennes. Une nouvelle technique devrait pouvoir être testée « d’ici à une semaine », selon le co-fondateur de cette cellule scientifique.

    En parallèle, la mairie de Paris continue de mettre la pression sur le gouvernement pour accélérer la campagne de vaccination. Anne Souyris, l’adjointe à la santé d’Anne Hidalgo, a dit ce mercredi 6 janvier espérer obtenir un « go » d’ici à la fin de la semaine sur la mise en place de « vaccinodromes » dans la capitale. En revanche, l’ouverture de centres de vaccinations dans les mairies d’arrondissement a été écartée « à ce stade », à l’issue d’une réunion la veille avec l’Agence régionale de santé et les préfets de Paris.

    #Paris #covid-19 #région-parisienne #taux_de_prévalance

    • Rebond de l’épidémie de Covid-19 : des relevés inquiétants dans les eaux usées d’Ile-de-France
      https://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-dans-les-eaux-usees-d-ile-de-france-pourquoi-les-derniers-rel

      Les scientifiques du réseau Obépine ont constaté une augmentation de la concentration en virus dans les stations franciliennes. De quoi faire craindre une hausse plus importante du nombre de personnes positives ces prochains jours.

      Cet indicateur trop peu exploité et trop discret est un point d’appui bien utile lorsqu’on ne veut pas entrer dans le détail des balivernes innombrables qui circulent partout afin de dénier les évaluations des taux de prévalence au nom de (fausses) critiques des tests sur lesquels il reste compliqué de fournir une explication d’ensemble et de détail, des biais, des corrections à apporter aux chiffrages [ qui comportent des erreurs et ruptures de série, etc.]. Pour ma part j’ai renoncé, je sais pas faire, sauf à pointer 3 ou 4 contre-vérités répandues et aux airs convaincants.

      #loi_de_Brandolini

    • Je n’ai sûrement pas assez et pas assez bien cherché mais pour trouver des données, il me semble que c’est au petit bonheur la chance. Je n’ai vu que Marseille et la région parisienne citées, très occasionnellement, comme endroits où de telles analyses étaient conduites, et les données, je ne sais pas où elles sont. C’est pourtant un très bel indicateur qui permet à pas cher (les prélèvements sont au-to-ma-ti-ques et fiables, ah ah ah) de disposer d’une capacité d’anticipation plutôt que de courir après l’épidémie avec retard, ce qui semble être le pli structurel de tout ce qui est fait ici, y compris pour ce qui parfaitement programmé et connue comme la stratégie vaccinale (les 2/3 des congelos basse température gardés en réserves au lieu d’être déployés, par exemple).
      Dernier cas rageant en date, on peut faire 6 doses de vaccin Pfizer au lieu de 5 avec un flacon si c’est organisé afin d’optimiser (eh oui) les stocks, ce qui permet d’ouvrir la vaccination à des demandeurs disponibles au jour le jour (des soignants de moins de 50 ans, par exemple) pour éponger les reliquats tout à fait valables ainsi dégagés (contrairement à la connerie de retarder la deuxième injection). Ben non. On sait pas faire, alors que cela se fait ailleurs, que de telles procédures « vertueuses » ne demandent rien d’autre que d’être copiées.

      #absurdistan

    • Covid 19 - MesVaccins.net
      http://www.mesvaccins.net/web/covid-19

      Le projet #Obépine pour « Observatoire épidémiologique dans les eaux usées » est mené depuis deux mois par les chercheurs d’Eau de Paris en collaboration avec Sorbonne Université, le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (Siaap) et l’Institut de recherche biomédicale des armées (Irba). Obépine vise à surveiller les eaux usées pour suivre l’épidémie de coronavirus. Le SARS-CoV-2 excrété dans les selles des malades se retrouve en effet dans les égouts, entre quelques heures et 3 jours après. L’Ifremer détecte de possibles traces de SARS-CoV-2 dans l’environnement marin dans les eaux usées du Grand Ouest, mais cela n’a pas affecté les coquillages.

      Depuis plus de deux mois, les eaux d’une trentaine de sites de traitement, dont plus d’une dizaine sont situés en Ile-de-France Nancy et Clermont… sont sous surveillance ; Paris regarde dans quelle mesure ce dispositif peut être applicable à l’échelle de l’agglomération et sur la question des micro-clusters des quartiers, voire des établissements. La mise en place d’un suivi quantitatif de la charge virale de SARS-CoV-2 dans les eaux usées permettrait améliorer la surveillance de la circulation du coronavirus y compris des asymptomatiques.

      je ne crois pas que les données soient publiées.

    • Cf. « Sars-CoV2 dans les eaux usées, remarquable présentation du projet #Obepine »
      https://seenthis.net/messages/897435

      Résultats publiés, peut-être grâce à la demande de Elias Orphelin, qui participe au projet #Covidtracker.

      Fin de la réponse du Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, 9 janvier 2021 :

      J’ai le plaisir de vous informer que nous rendrons disponibles et réutilisables les données de courbe de tendance dans les meilleurs délais, après avoir informé les collectivités concernées qui ont fait l’effort d’ouvrir leurs stations à l’équipe des chercheurs d’Obépine, les données ayant vocation à être ouvertes dans le cadre du devoir d’information des citoyens.
      Par ailleurs, au fur et à mesure de l’affinement de la méthodologie, le programme scientifique publiera des données plus fines au cours de l’année 2021. Trois publications scientifiques, qui seront accompagnées de données détaillées, sont déjà soumises. Un manuscrit est accepté, deux manuscrits sont en cours de correction. Six autres publications sont prévues dans les semaines qui viennent.

      Données relatives à la concentration de SARS-CoV-2 dans les eaux usées
      https://madada.fr/demande/donnees_relatives_a_la_concentra

  • « Je ne suis pas épidémiologiste » - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Je-ne-suis-pas-epidemiologiste

    Cette semaine, trente-cinq personnes sont tirées au sort pour « nourrir le pouvoir exécutif et législatif » dans la conduite de la campagne de vaccination « et d’ajuster les réponses qui doivent être apportées aux Français ». L’annonce, qui a été faite le mois dernier, a suscité beaucoup de sarcasmes : confier à n’importe qui une question aussi technique, mais vous n’y pensez pas ?

    #Aude_Vidal #démocratie #politique #tirage_au_sort #santé #technocratie #acceptabilité

    • Je suis toujours étonnée que celles et ceux que terrifie l’idée de faire appel en politique à des personnes tirées au sort ne nous proposent pas également un dispositif de certification préalable des électeurs et électrices, comme ce fut le cas jusqu’en 1945. Le désaveu de l’autre en politique a une longue histoire… Mais pas besoin, l’idée même de représentation (tu votes mais c’est une personne par essence supérieure à toi ou qui se croit telle qui est élue) est une manière de cadrer les errements populaires, qu’il s’agisse des errements d’électeurs et électrices qui ont décidément trop peu fait d’études ou ceux de personnes qui ont de malheureux intérêts de classe que les riches n’ont, oh non, jamais.

      Cette crainte est aussi une confiance indue dans le personnel politique. Mon député était dentiste et sa seule qualification était de marigoter avec d’autres gens aisés de droite dans un parti qui distribuait les candidatures. Belle compétence. Non, la plupart des élu·es n’ont pas fait Sciences po et l’Ena, ce sont leurs collaborateurs et collaboratrices qui sont formé·es à l’action publique. Ou bien ils et elles apprennent sur le tas. Et l’Assemblée LREM, composée de notables de petites villes qui ne se représenteront pas, est un sacré exemple d’amateurisme politique… et de montée en compétences, pour certain·es.

    • Je suis d’accord avec la plupart des arguments mais dans le cas d’espèce qui nous intéresse, ce tirage au sort est inutile et ridicule. C’est une manœuvre dilatoire du gouvernement pour cacher ses propres errements. D’ailleurs cela fait du mal à l’idée même de tirage au sort. La campagne de vaccination massive à prévoir est une question technique plus que politique et donc oui en l’occurrence il faut des compétences techniques pour y répondre, compétences que ne possèdent a priori pas des gens tirés au sort.

    • Le problème n’est pas que ce soit inutile ou ridicule, c’est surtout que c’est très tardif, alors même que l’on constate que les doses sont livrées, que les congélateurs ne sont pas arrivés...

      La concertation prend du temps, et là, ce temps n’existe pas. Des citoyens lambda, si on avait du temps, seraient tout à fait capables de mettre en œuvre et justifier une politique vaccinale efficace et éclairée.

      Mais on est dans l’urgence, du fait de l’impréparation manifeste. Comme je le disais ailleurs, quand on passe l’été à préparer des lois sur un séparatisme fantasmé sans s’intéresser au contrôle de l’épidémie, c’est qu’on se fout de l’épidémie et qu’on a un autre agenda. Ces gens qui nous gouvernent n’ont pour communication que la fabrication de fumigènes. Et pour politique la mise en coupe réglée de tout ce qui crache du pognon de dingue dans les bonnes poches.

      J’ajoute que comme d’habitude, les écrits d’Aude sont d’une intelligence et d’une sensibilité agréables à lire.

    • La technique, c’est une chose, les choix politiques c’en est une autre.

      En l’espèce, il semblerait qu’il y ait eu déficiences sur les deux plans. Ce n’est pas le rôle du comité citoyen de pallier les déficiences techniques (y a McKinsey pour ça ;-) mais bien de fixer les orientations. De ce point de vue, je ne vois pas comment il pourrait faire moins bien que ce qui a été fait.

  • #Lundy_Bancroft : « Pourquoi fait-il cela ? » Chapitre 2 : Les mythes
    https://tradfem.wordpress.com/2021/01/04/7843

    Dans mes présentations publiques sur le thème de la violence conjugale, je commence souvent par un exercice simple. Je demande au public d’écrire tout ce qu’ils ont déjà entendu ou ont déjà cru sur l’origine du problème d’un agresseur. Je vous invite à fermer ce livre deux minutes pour dresser votre propre version d’une telle liste, à laquelle vous pourrez retourner dans un instant.

    Je demande ensuite aux gens d’énoncer des éléments de leurs listes, et je les transcris au tableau, répartis en trois colonnes : une pour les mythes, une pour les vérités partielles, et une pour les facteurs réels. Cela donne souvent une répartition comprenant 20 ou 30 mythes, 4 ou 5 vérités partielles, et peut-être une ou deux réalités. Le public est souvent surpris et gêné de constater que les croyances habituelles sur les causes de la violence comprennent bon nombre d’idées fausses pour chaque gramme de vérité. Si vous vous rendez compte en lisant ce chapitre que votre propre liste contient plusieurs mythes, vous êtes loin d’être un cas isolé.

    Pour la partenaire d’un homme violent ou contrôlant, le fait de voir débusquées toutes ces fausses théories peut être accablant. Mais pour chaque brique retirée de la fausse perception des agresseurs, il existe une réalité pour la remplacer. Une fois cette étape terminée, il sera bien plus difficile pour votre partenaire de vous déstabiliser, et vous analyserez votre relation beaucoup plus clairement qu’auparavant.

    LES MYTHES SUR LES AGRESSEURS

    1. Il a été maltraité dans son enfance.

    2. Sa partenaire précédente l’a terriblement maltraité.

    3. Il maltraite les personnes qu’il aime le plus.

    4. Il retient beaucoup trop ses émotions.

    5. Il a une personnalité violente, explosive.

    6. Il perd tout contrôle de lui-même.

    7. Il est trop colérique.

    8. Il a un désordre mental.

    9. Il déteste les femmes.

    10. Il redoute l’intimité et l’abandon.

    11. Il a une faible estime de soi.

    12. Son patron le malmène.

    13. Il n’est pas doué pour la communication et la résolution des conflits.

    14. Il existe autant de femmes agresseures que d’hommes agresseurs.

    15. Son comportement de maltraitance est aussi néfaste pour lui que pour sa partenaire.

    16. Il est victime de racisme.

    17. Il est alcoolique / narco-dépendant.

    Traduction : Collective TRADFEM
    Version originale : Why Does He Do That ?, chapitre 2 – https://www.docdroid.net/py03/why-does-he-do-that-pdf

    • Dans « Est-ce qu’il le fait exprès ? »

      [...] Une intuition importante m’est graduellement apparue au début de ma pratique avec mes premiers clients : un agresseur ne fait presque jamais quelque chose que lui-même considère comme moralement inacceptable. Il peut dissimuler ce qu’il fait par conviction que d’autres personnes le désapprouveraient, mais en son for intérieur, il se sent dans son bon droit. Je ne crois pas qu’un client m’ait jamais dit : « Je ne peux d’aucune façon justifier ce que j’ai fait. J’ai vraiment mal agi. » L’agresseur considère toujours avoir une raison suffisante pour ses actes. Pour résumer, le problème central de l’agresseur est une vision tordue de ce qui est ou non équitable.

      [...]

      On découvre donc que même ceux qui sont physiquement violents savent se contrôler. À l’instant où la police se gare devant chez lui, par exemple, l’agresseur redevient d’habitude très calme, et lorsque les agents entrent dans la maison, il leur parle de manière amicale et raisonnable. La police ne constate presque jamais d’altercation en cours.

      Et la conclusion de cette introduction du livre :

      DES POINTS-CLEFS A GARDER À L’ESPRIT

      Les problèmes affectifs d’un homme agressif ne sont pas à l’origine de son agressivité. Vous ne pouvez pas le changer en découvrant ce qui le tracasse, en l’aidant à se sentir mieux, ou en améliorant la dynamique de votre relation avec lui.

      Ce ne sont pas des émotions qui déterminent les comportements agressifs ou dominateurs des hommes violents ; ce sont leurs croyances, leurs valeurs, et leurs habitudes qui en sont les éléments moteurs. Les raisons invoquées par un agresseur pour expliquer son comportement ne sont que des excuses.

      Il n’existe aucune façon de surmonter un problème de violence au moyen de digressions comme l’estime de soi, la résolution des conflits, la gestion de la colère, ou le contrôle des pulsions.

      Les agresseurs prospèrent en créant de la confusion, y compris de la confusion sur les agressions elles-mêmes.

      #violences #hommes

  • Je note pour pas l’oublier : mes amis qui ne plaisantent ni avec la cuisine napolitaine ni avec la qualité du café, me recommandent le bouquin : On va déguster l’Italie ; du panettone aux spaghetti al ragù de Scorsese ; tutta la cucina italiana, de François-Régis Gaudry et al.

    Il paraît que c’est vraiment très très bien, bourré d’informations que seuls les locaux de l’étape sont censés connaître, mais c’est déjà épuisé. Va falloir attendre une réimpression…

    Sinon, les mêmes amis sont passés cet été à Montpellier, et voyant qu’on mangeait des Barilla (d’ailleurs, sur leurs conseils d’il y a vingt ans), nous ont conseillé de passer à la marque Rummo. Et on confirme : c’est le jour et la nuit.

  • « Le Web, tout le monde s’en sert et beaucoup en sont très contents. Mais, même parmi ceux et celles qui sont ravi·es de l’utiliser, il y a souvent des critiques. Elles portent sur de nombreux aspects et je ne vais pas essayer de lister ici toutes ces critiques. Je vais parler d’un problème souvent ressenti : le Web n’est-il pas devenu trop compliqué ? »

    https://framablog.org/2020/12/30/le-web-est-il-devenu-trop-complique

    #Avenir_du_Web #obésiciel #sobriété_numérique #Dillo #NoScript #bloqueur_de_publicité #Gemini

    • Thread by Marie_Peltier on Thread Reader App – Thread Reader App
      https://threadreaderapp.com/thread/1304745937298952192.html

      Un peu de philo des réseaux sociaux après 10 ans de Facebook et 7 ans de Twitter. Sauvegardez le thread quelque part si il vous intéresse car je désactive ce compte tout à l’heure :) 1) N’écrivez jamais rien que vous ne pourriez assumer en live et devant les personnes concernées.
      2) Évitez les « transactions cachées ». C’est la toxicité de ces lieux : sous-entendre des choses plutôt que dire en face, faire mine de dire quelque chose à qqn pour en fait atteindre une autre personne, glisser des petits likes par ci par là pour affaiblir un tel ou une telle.
      3) Veiller tjs à checker vos propres intentions pour remettre continuellement du politique dans vos positionnements. Qu’est-ce qui me motive à écrire cela ? Une compétence que j’ai ? Le désir de nuire ? La comparaison avec un tel ou une telle ? Le désir de relayer ? D’invisibiliser ?
      4) A l’inverse, évitez toujours de prêter aux autres des intentions que vous ne connaissez pas. Jugez sur des actes, pas sur des suppositions. Remettez les faits au cœur et positionnez-vous par rapport à ceux-ci. Pas par rapport à ce que vous imaginez d’un tel ou d’une telle.
      5) Dépersonnalisez les débats. La confusion actuelle se nourrit du narcissisme ambiant. C’est un mix entre les élans réactionnaires et le tout à l’ego. Le problème n’est jamais un tel ou telle, le problème est toujours politique et/ou philosophique. Y revenir constamment.
      6) Fuyez les logiques d’intérêt et de copinage. Sachez d’avance qu’elles se retourneront contre vous. Ne pas oser dire tel truc pour ne pas heurter machin que je pourrais croiser ou que je connais : barrez-vous de ces petites lâchetés-là. On paye tjs ses compromissions.
      7) Taffez avant de donner un avis. Fuyez la posture, fuyez le naturel humain qui ns pousse à « faire partie » des gens qui « comptent » ou je ne sais quel bullshit social. Soyez honnêtes sur vos compétences. Dites qd vous ne savez pas. Assumez vos opinions. Dites d’où vs parlez.
      8) Débattez. Argumentez. Nommez. Ne discréditez pas. Faites toujours le crédit à l’autre de sa conviction. Non un facho n’est pas un imbécile, c’est quelqu’un qui a fait un choix politique. Ne combattez pas les personnes mais leurs choix politiques. Combattez-les frontalement.
      9) Soyez loyal. Souvenez-vous de ce que vous devez et à qui vous le devez. Ne vous croyez jamais assez important pour pouvoir faire fi de ces dettes et de cette loyauté. Les réseaux sociaux prospèrent sur la trahison. Honorez les soutiens que vous avez eus ou avez encore.
      10) Souvenez-vs que rien n’a de sens ni d’importance si cela n’impacte pas le réel. Le débat public et le politique, cela n’a d’intérêt que si cela change la vie et si cela rend heureux. Sans cela, c’est comme le porno : un prétexte à la branlette. Et nous valons ts mieux que ça.

    • Thread by Marie_Peltier : Donc dimanche alors que je voulais commencer 1 trêve Twitter, je tombe sur une manif anti-masques et je décide d’interpeller la police (avec…
      https://threadreaderapp.com/thread/1303372612190511104.html

      Donc dimanche alors que je voulais commencer 1 trêve Twitter, je tombe sur une manif anti-masques et je décide d’interpeller la police (avec qui j’ai parlé en live) sur cette question de non respect du port du masque. Parce que ça verbalise partout dans Bruxelles et là que dalle.
      Petite veille antifasciste habituelle. Cette manif est publique, les flics sont de très façons partout et ne comptent rien faire puisqu’ils observent sans broncher. Je relève leur manque de cohérence habituel : beaucoup plus prompts à réagir face à nos manifs que face aux conspi.
      Que se passe-t-il ? 1) Des groupes conspirationnistes partagent mes tweets sur Facebook en mode « regardez la collabo » 2) Des harceleurs compulsifs de la twittosphère belge en rajoutent une couche vu que je suis feministo-ecolo-islamo-gaucho (je rappelle).
      J’avais vu que cette manif était très puante politiquement (bah oui sorry de travailler sur ces questions depuis longtemps) : sémantique d’extrême droite partout, drapeaux Qanon, confusion au paroxysme entre références à « Gandhi » et le sempiternel « ON EST PAS DES MOUTONS ».
      Donc je savais que c’était une manif de fafs, même drapés de poncho péruviens et de tatouages peace and love. Je le savais mais ce que je ne réalisais pas, c’est à quel point ces gens ont réellement basculé dans leurs méthodes.
      Donc depuis 48h ces gens m’insultent, me menacent, contactent l’endroit où je travaille, m’envoie des mails tantôt psychologisants tantôt spiritualisants (Oui parce que c’est mystique aussi tout ça) pour dire à quel point le nazisme n’est rien par rapport à ce que je représente.
      Je n’ai franchement même pas envie de me justifier tant c’est absurde. Ce que je veux dire c’est : allô, y’a-t-il des gens pour réaliser que pour certaines d’entre nous, ns exprimer publiquement sur les questions sur lesquelles on travaille nous expose à ce harcèlement permanent ?
      Je le dis clairement : je suis à un point de rupture, comme d’autres. Parce que c’est intenable. Ce qui rend cela intenable c’est aussi la lâcheté face à ces comportements. Le nombre de personnes qui disent « vous avez raison mais ». En fait je commence à avoir peur.
      Je pense aux USA et à l’élection de Trump, je pense au Brexit, je pense à Jo Cox. Je pense très sincèrement que nous en sommes politiquement à ce point de rupture et de basculement. Et je comprends aussi beaucoup mieux ce qui a pu se passer là-bas et comment cela a pu se passer.
      Et clairement ce qui a pu permettre à un tel climat politique de triompher, c’est le manque de soutien, le manque de courage, le déni face à celles et ceux qui sont en première ligne et qui tirent la sonnette d’alarme. Perso je suis pas Jeanne D’Arc. Déso, pas déso.
      Je suis pas Jeanne D’Arc, j’ai une vie, mon bonheur passe avant la cause. Donc clairement là je suis en réflexion pour arrêter de travailler et de m’exprimer sur tout cela. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas assez de soutien. Qu’on hurle dans le désert alors que la menace est là.
      Ce sera pas faute de l’avoir dit clairement. Continuez à nous tirer dans les pattes ou à questionner nos « méthodes » si ça vous chante. Sachez juste qu’au bout du compte, on risque surtout d’arrêter tout court. Et donc de vous laisser gérer. En vous souhaitant bcp de courage.
      Ça par ex, ce déni, c’est vraiment ce qui va nous faire déserter. Je rappelle donc que je suis sous ma véritable identité, que ces gens contactent mon lieu de travail, que j’ai déjà dû être sous protection policière à cause de faits similaires. Mais un Twitto m’explique la vie.
      Ah et je vous ai partagé une super comptine. Ce qui me fait bien rigoler, c’est que 90% des mecs qui nous « raisonnent » feraient leur grande diva si ils recevaient 2% des menaces qu’on reçoit. Et ils auraient en sus le soutien de ts leurs potes mecs. Nous on fait des comptines.

      https://twitter.com/marie_peltier/status/1303348098404700161

      Dernier truc : le machisme mainstream c’est aussi soutenir les femmes « victimes » d’un rôle d’homme protecteur face aux petits êtres fragiles que nous sommes censées être. Perso, comme d’autres, je refuse cette identité de victime. Et je pense que c’est ça que bcp ns font payer.
      Update : j’évoque vraiment pas la question du « burn -out militant » ici (parce que je vois plusieurs ramener le truc à ça). Je suis en super forme physique et morale. Le problème est vraiment un problème global. Le harcèlement est devenu une arme politique. J’en reparle bientôt.
      Quand on dit « besoin de soutien », c’est pas un truc affectif en mode « j’ai besoin de petits cœurs et de reconnaissance ». On parle de soutien politique, de solidarité dans la lutte, de conséquence. On parle aussi d’arrêter les mesquineries qui plombent complètement nos luttes.
      Mes expériences dans le milieu militant et plus largement dans les milieux politisés m’ont appris une chose : fuir les jeux psychologiques et le triangle infernal « victime-persécuteur-sauveur ». Ce sont des dynamiques mortifères et profondément dépolitisantes.
      Pour moi tout ceci indique quelque chose dont je vais reparler : la fin des réseaux sociaux, en ce sens que nous avons touché aux limites du format. Aujourd’hui ce format ne sert plus que les forces hostiles à l’émancipation. Je pense vraiment qu’il est temps de déposer le bilan.
      Et je le vois notamment par la mise en abîme de ce thread : j’essaye de décrire une crise politique profonde et je perçois que ce n’est pas vraiment audible. En fait je suis pas une influenceuse, je parle politique. Mais ce malentendu est normal, ce n’est plus ici que ça se passe

    • Thread by Marie_Peltier : Plutôt que de parler de la « taddeisation des esprits », il serait sans doute plus juste de rendre à César ce qui est à César et de parler d…
      https://threadreaderapp.com/thread/1301217129669292032.html

      Plutôt que de parler de la « taddeisation des esprits », il serait sans doute plus juste de rendre à César ce qui est à César et de parler de « Ardissonisation des esprits ». Le vrai vulgarisateur du complotisme et de l’extrême droite à la TV, c’est Ardisson.
      Faites le test, prenez n’importe quelle personnalité douteuse en vogue actuellement, n’importe quelle idée nauséabonde encore inconnue il y a 25 ans et aujourd’hui sur toutes les lèvres : vous pouvez vérifier que la majorité du temps, c’est chez Ardisson que ça a commencé.
      En fait Ardisson a inventé le modèle (au niveau francophone) qui s’est imposé à la TV aujourd’hui et plus largement d’ailleurs : le fait qu’il fallait parler à tout le monde comme si on était au café (strass mondain en sus). Pourquoi ? Parce que ça fait le buzz.
      La 1ère raison est donc le buzz, le fric, le strass aussi, faut pas se mentir. Mais derrière cela, il y a évidemment un fond politique. Faut pas être grand clerc pour savoir que Ardisson a lui-même pas mal d’affinités avec les personnalités « controversées » qu’il aime inviter.
      C’est d’ailleurs la grande imposture de la posture anti-media car ce qui a porté l’imaginaire conspirationniste aux nues, banalisé la parole xénophobe, rendu fréquentable les « intellos fachos », c’est bien les médias dits « traditionnels », TV en tête, dès la fin des années 80.
      L’élève « modèle » de Ardisson, c’est Ruquier, le soi-disant « gauchiste » qui « aime le débat ». Ruquier qui a une responsabilité énorme non seulement dans l’ascension de Zemmour par exemple, mais de manière + grave encore dans la banalisation complète de sa pensée.
      Pas une semaine depuis 30 ans sans que ces présentateurs TV nous serve que le « débat avec l’extrême droite » est nécessaire, souhaitable, courageux. La réalité c’est quoi ? C’est que la TV est l’instrument par excellence de la popularisation des thèses de l’extrême droite.
      Le cas Zemmour est d’ailleurs très intéressant. Il y a 20 ans Zemmour savait que le rapport de force n’était pas en sa faveur : ré-écoutez ses interventions de l’époque et mesurez combien il était alors « nuancé ». Au fur et à mesure il a compris que les digues avaient sauté.
      Il y a derrière cela pas mal d’éléments qui peuvent être mis en perspective. On peut notamment évoquer une conception très machiste du débat (qui est aussi le fait de femmes, ce n’est pas la question) : l’imaginaire du combat de boxe. De la « figure héroïque » aussi.
      « On va régler cela entre mecs ». Il y a vraiment de cela. L’idée que le débat politique, c’est une joute. Que le spectateur est là pour bouffer des pop-corns et compter les points. Un gentil et un méchant qui s’écharpent. Chacun choisit son camp et mise son poulain.
      Pas mal de choses à dire aussi sur la configuration des débats, sur le choix des intervenants qu’ils soient d’extrême-droite censés incarner leurs opposants. Ce qui est frappant, c’est qu’au fur et à mesure du « débat télévisuel », c’est bien l’ED qui s’est imposée.
      Prenons Naulleau par exemple. Dans la configuration de ONPC, il était censé être le « pendant » de Zemmour, l’homme de gauche du plateau. Écoutez Naulleau aujourd’hui et demandez-vous lequel de ce duo a influencé la pensée de l’autre. A qui cela a profité.
      Nous sommes en 2020. Ardisson. A commencé à proposer ce modèle dans les années 80. Ensuite il y a eu Ruquier, Taddei, Hanouna, CNews et compagnie. Nous avons le recul, nous observons le fiasco. Et pourtant on a pas encore réussi à dézinguer l’imposture complète de ce modèle.
      On a pas encore réussi à dezinguer l’idée qu’un plateau TV est une arène politique où l’on combat la xénophobie et les élans réactionnaires. On a pas encore compris qu’un plateau TV c’est avant tout une vitrine, un porte-voix. Et que l’ED comme d’hab l’a compris bien avant nous.
      Alors rendons hommage à Ardisson et à son caractère visionnaire ; le garant de notre « courage » télévisuel, c’est lui. Il était pas con le gars : gagner du fric et faire avancer se idées pourraves sur le dos de notre posture. Faut avouer que ça pas trop mal marché.

  • Germain Forestier sur Twitter : "1/ Premier essai d’un « grid cartogram » ou « grid/tile map » pour la France. Dans cette représentation chaque département a la même taille (ici un carré).

    https://twitter.com/gforestier/status/1342789451571982336
    https://threadreaderapp.com/thread/1342789451571982336.html

    #cartographie #covid #grid-cartograms

    Y a plein de gens qui aiment les cartes ici. (le thread cite un article de @severo d’ailleurs https://observablehq.com/@severo/grid-cartograms)

    Ceci dit, la France mérite des héxagones, quand même, sapristi...

  • Covid-19 : Les Technologies Vaccinales à la loupe
    26 déc. 2020
    https://www.youtube.com/watch?v=tYwCxe9gvQY&feature=emb_logo

    Suite à sa note d’expertise grand public sur les vaccins faisant appel aux biotechnologies, le Dr Christian VÉLOT , généticien moléculaire à l’université Paris-Saclay et Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN, propose une vidéo didactique sur les différents types de vaccins contre la COVID-19, et en particulier ceux de dernière génération avec les risques potentiels qu’ils peuvent engendrer.

    Bon visionnage !

    #Vaccin #covid-19 #ARN_messager

  • Explorons le code source du vaccin BioNTech / Pfizer contre le SARS-CoV-2 | Renaud Guérin
    https://renaudguerin.net/posts/explorons-le-code-source-du-vaccin-biontech-pfizer-sars-cov-2

    Dans cet article, nous allons déchiffrer caractère après caractère le code source du vaccin SARS-CoV-2 à ARN messager (ARNm) de BioNTech / Pfizer.

    Cette phrase peut vous interloquer : après tout, un vaccin est un liquide injecté dans votre bras. Alors, comment peut-on parler de code source ?

    C’est une bonne question : commençons à y répondre en jetant un œil à une petite partie de ce code source du vaccin BioNTech / Pfizer, nom de code BNT162b2, alias Tozinameran ou encore Comirnaty.

    Vulgarisation / explication du code génétique du vaccin Pfizer.

    Traduction de l’article https://berthub.eu/articles/posts/reverse-engineering-source-code-of-the-biontech-pfizer-vaccine

    #vaccin #ARNm #covid19

  • Trafic de #stupéfiants : deux #policiers mis en examen pour « association de malfaiteurs », Luc Leroux (Marseille, correspondant)
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/12/28/trafic-de-stupefiants-deux-policiers-mis-en-examen-pour-association-de-malfa

    Les fonctionnaires de police ont fourni à un trafiquant de drogue des #données lui permettant de traquer une personne qu’il soupçonnait de lui avoir dérobé des dizaines de kilos de cannabis.

    Leurs petits arrangements avec un trafiquant de drogue valent à deux policiers, l’un exerçant à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), l’autre à Marseille, d’avoir été mis en examen, mi-octobre, a appris Le Monde, pour « détournement de finalité de données personnelles » mais surtout pour « association de malfaiteurs en vue de violences volontaires, d’enlèvement et de séquestration en bande organisée » . En fournissant à leur « ami » Sofiane (tous les prénoms ont été modifiés) des données issues de fichiers de police, les deux fonctionnaires ont permis à celui-ci de traquer et de retrouver, en juin 2018 à Marseille, une personne qu’il soupçonnait de lui avoir dérobé des dizaines de kilos de cannabis trois mois plus tôt en région parisienne.

    Enlevé, bâillonné, séquestré et frappé dans une cave d’une cité marseillaise, Mohamed, le « carotteur » de drogue, avait bien cru sa dernière heure arrivée. La victime s’était vu plaquer une arme chargée sur la tempe et avait dû respirer un bidon d’essence lui laissant croire que son corps serait brûlé. En contact avec le commanditaire, il avait finalement été libéré avec la promesse de restituer la marchandise volée. A la place, Mohamed s’était rendu dans un commissariat pour déposer plainte et se faire soigner.

    Le commanditaire, Sofiane, un Algérien de 40 ans, est aussi un #informateur de la police, enregistré dans le fichier des sources de l’ex-Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Octris). Son agent traitant était un capitaine de police, chef de groupe de l’Office. Sous le couvert d’une fausse commission rogatoire, il a accepté de géolocaliser le téléphone d’une des personnes que le trafiquant soupçonnait du vol. Cet enquêteur a été placé sous le statut de témoin assisté.

    Mariage blanc avec une policière

    Pour mener son enquête, le trafiquant s’est aussi tourné vers ses « amis » du commissariat de Saint-Denis. Le 16 mars 2018, lorsqu’il apprend le vol, commis dans son garage en région parisienne, Sofiane est à Lyon, pour le mariage de son frère. Du rang d’invité à la noce, Mohamed passe aussitôt à celui de suspect du vol. Le 11 mars, les deux hommes avaient convoyé ensemble 60 kg de cannabis depuis Besançon jusqu’à la planque en région parisienne.

    Furieux, Sofiane sollicite un autre invité du mariage, un brigadier de police de Saint-Denis, pour connaître « de toute urgence » la date de naissance de Mohamed, afin de déverrouiller son téléphone et voir ainsi avec qui ce dernier a récemment communiqué. Le policier demande à un collègue de consulter pour lui un fichier toutes affaires cessantes.
    20 000 euros pour le contrat de mariage à la mairie, réglé par le biais d’une Golf et de plusieurs versements de 2 000 euros.

    Sofiane et ce brigadier se sont connus en 2008 lors d’un contrôle routier. « Il a vu que je n’étais pas pointilleux, on a communiqué en arabe. De là, il m’a dit que si j’avais besoin d’informations, il pouvait m’en donner. On a sympathisé et on est rapidement devenus proches », a raconté le fonctionnaire à la juge d’instruction marseillaise Sandrine André, chargée d’enquêter sur l’enlèvement et la séquestration de Mohamed.

    Ce brigadier avait alors présenté à Sofiane une de ses collègues du commissariat, mutée depuis à Marseille. Le courant passe avec la policière, qui accepte, en 2009, un #mariage_blanc. « Sofiane m’avait parlé de sa situation de détresse par rapport à ses enfants, car il risquait d’être expulsé. » Elle reconnaît avoir agi « par appât du gain » : 20 000 euros pour le contrat à la mairie, réglé par le biais d’une Golf et de plusieurs versements de 2 000 euros. A Lyon, le mariage du frère de Sofiane était aussi un mariage blanc, avec la compagne de la policière.

    « J’ai sali ma profession »

    Le brigadier comme la policière ont fourni à Sofiane les fichiers demandés. La juge d’instruction a retrouvé les consultations faites par les deux fonctionnaires au printemps 2018 sur le fichier de Traitement d’antécédents judiciaires (#TAJ) et le Système d’immatriculation des véhicules (#SIV).

    « A partir du moment où il vous dit qu’il cherche quelqu’un soupçonné d’être l’auteur d’un vol chez lui pour “une explication”, comment pouvez vous accepter de lui fournir des informations issues des fichiers de police ? », a demandé la juge Sandrine André au brigadier. « C’est vrai, j’ai été con, c’est impardonnable. C’est une faute professionnelle. »

    Le commando recruté pour rechercher Mohamed à Marseille a reçu les photos des écrans d’ordinateur du policier de Saint-Denis. Un précieux atout pour retrouver sa Xsara Picasso et y placer une balise afin de ne plus le perdre jusqu’à son enlèvement.

    Mutée dans d’autres régions, la policière a reconnu avoir, elle aussi, fourni des fichiers, « comme je le faisais habituellement » . N’ignorant pas le sort réservé à ceux qui « carottent » de la drogue, elle a tenté d’expliquer que « Sofiane n’était pas quelqu’un de violent ».

    Au passage, les enquêteurs ont découvert, en les plaçant sur écoute, que la policière se livrait à un petit trafic de cocaïne tandis que son collègue avait, lui, escroqué son assurance en faisant croire au vol de son véhicule, en réalité incendié par Sofiane.

    Mis en examen également pour ces faits connexes, les deux fonctionnaires ont été placés sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer leur profession. En concluant leurs aveux, l’une a déclaré : « J’ai sali ma profession, je n’en reviens pas de ce que j’ai fait. » L’autre a assuré : « Je sais que j’ai ruiné ma carrière. »

    Cadeau pour qui essaye de vendre un scénar à Netfix France.