• SUPERMACULTURE | Le premier jeu coopératif à la découverte de la permaculture
    http://www.supermaculture.com

    La #permaculture ludique !
    SUPERMACULTURE, c’est un #jeu_de_société coopératif à jouer en famille ou entre amis. Usez de bon sens pour semer puis récolter plus de 30 fruits et légumes différents, en exploitant au mieux les coups de pouce de la Nature. Mais attention, la météo et les insectes ne seront pas toujours de votre côté !

    #jeu_coopératif


  • L’HUMANITÉ SURVIVRA-T-ELLE À LA FONTE DU PERMAFROST ? - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=IjFOpN0Xfjw

    #permafrost #climat #vulgarisation

    Ces émissions « Les Chroniques écologiques du Professeur Feuillage » sont assez particulières. Lénie Cherino et Mathieu Duméry vulgarisent différents sujets d’écologie ; ce qui pourrait ressembler à un « C’est pas sorcier » raccourci, sans les expériences, mais avec de la fesse, des jeux de mots de cul… Bref, c’est assez déroutant pour une émission un peu scientifique ; mais probablement ce côté grivois décalé et assumé permet d’alléger ces sujets d’avenir forts moribonds.

    Plus généralement on croise beaucoup d’infos d’alertes sur le climat ou l’#effondrement et si peu de changement sociétaux globaux, d’actions publiques fortes… tout au plus de la raillerie… L’avenir, c’est pas gagné.


  • Le neurochirurgien Hugues Duffau sur la plasticité du #cerveau (L’Express, 02/10/2014)
    https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/hugues-duffau-le-cerveau-se-repare-lui-meme_1578825.html

    Vous pouvez retirer des tumeurs d’un volume équivalent à celui d’un pamplemousse. On a du mal à croire qu’un tel geste ne provoque pas de dégâts...

    Les séquelles invalidantes sont devenues très rares, ce qui est en soi un progrès considérable. Mais je ne m’en satisfais pas. J’aimerais que l’intervention ne change en rien la personne : ni ses capacités ni son caractère. C’est mon combat de chercheur. En attendant, je m’efforce, en tant que médecin, de provoquer le minimum de dégâts, quitte à choisir lesquels avec le patient. 

    Par exemple, j’ai reçu une pianiste russe qui parlait cinq langues. Impossible de les conserver toutes ! On ne pouvait pas multiplier par cinq la durée de l’opération pour que l’orthophoniste réalise les tests dans chaque langue... La patiente a décidé que les plus importantes, pour elle, étaient le russe, le français et l’anglais. Elle est restée polyglotte et n’a perdu, comme prévu, que l’italien et l’espagnol. 

    Vous pouvez donc sauver des langues étrangères. Quoi d’autre ?

    Nous sommes capables de préserver le champ visuel, autrement dit la capacité à voir sur 180 degrés. L’être humain peut en perdre un quart sans ressentir de gêne au quotidien. Mais pas beaucoup plus, car la loi interdit de conduire avec un champ visuel amputé de moitié. Sinon, nous avons étendu notre savoir-faire au registre des émotions.

    Il y a deux ans, une femme d’une quarantaine d’années, une magistrate, est venue me voir. Elle hésitait à choisir l’opération, craignant de commettre ensuite des erreurs de jugement. Je lui ai proposé de recourir aux derniers tests que j’ai mis au point avec un neuropsychologue, Guillaume Herbet, à l’Institut des neurosciences de Montpellier, pour préserver des fonctions complexes comme l’empathie ou la capacité à percevoir l’état d’esprit d’autrui et donc ses intentions - ce que les scientifiques nomment la « théorie de l’esprit ». Elle a accepté. Elle n’a rencontré aucune difficulté, depuis, dans l’exercice de son métier. 

    Peut-on espérer améliorer encore le pronostic pour ce type de tumeurs ?

    Certainement. Les gliomes de bas grade, pris suffisamment tôt, deviennent rarement malins, ce qui permet d’imaginer une chirurgie préventive. Voyez le cancer de la peau : le médecin retire les grains de beauté suspects pour éviter qu’ils ne prennent la forme agressive d’un mélanome, et on sauve ainsi des vies. Dans la même veine, nous venons de proposer, via la revue internationale de référence Cancer, de dépister les gliomes par IRM dans la population générale, au lieu d’attendre qu’une crise d’épilepsie pousse la personne à consulter. Pour l’instant, aucun pays ne le fait, mais c’est une évolution logique. 

    Comme Penfield dans les années 1930, vous soignez des malades et, en même temps, vous explorez l’organe de la pensée. Qu’avez-vous appris en « cartographiant » le cerveau de 500 de vos concitoyens ?

    J’ai constaté qu’il n’existait pas deux cerveaux semblables. Selon la localisation et la taille de la tumeur, des fonctions peuvent se déplacer ailleurs dans le même hémisphère, ou bien passer d’un hémisphère à l’autre. La plasticité du cerveau, c’est-à-dire sa capacité à réorganiser les connexions entre les neurones, est plus phénoménale encore qu’on ne l’imaginait.

    • Si le patient continue à parler et à bouger normalement, je sais alors que je peux intervenir sans dommage à cet endroit avec un bistouri à ultrasons. En revanche, si le patient confond les mots ou reste coi, je dépose un repère à l’emplacement testé pour me garder d’y toucher par la suite. Tel un géomètre-topographe, je dresse un relevé sur le terrain des fonctions présentes dans cette partie découverte du cerveau.

      #neurologie
      #cartographie_du_cerveau
      #chirurgie_éveillée
      #connexionniste

      welcome back @thibnton :)



  • « Pourquoi on n’a aucun mal à dire coiffeuse et beaucoup plus à dire professeuse »
    https://www.slate.fr/story/156221/feminisation-metiers-pouvoir

    Auteure, professeure... On voit surgir de nombreux néologismes pour qualifier certains métiers exercés par les femmes. Pourtant, des mots existaient déjà depuis des siècles pour les décrire. Petite histoire d’une tentative d’effacement.

    Beaucoup de très bonnes choses dans ce papier :

    Certaine fonctions au féminin passent pour avoir désigné l’épouse de l’homme qui l’occupait. Il s’agissait d’un usage sans valeur sémantique. Ainsi l’épouse se voyait décerner le titre féminisé de son mari à une époque où ces professions étaient fermées à la gent féminine, ce que le linguiste #Bernard_Cerquiglini appelle le « #féminin_conjugal » qu’il qualifie de « grammaticalement scabreux » :

    « Le mauvais usage de la langue, c’est celui-là : celui qui consiste à interférer dans le parallélisme des formes masculine et féminine d’un même mot en y introduisant cette dimension conjugale. Ce sous-entendu de “femme de…” est un parasitage de la vraie nature de la langue. »

    (...) Auteur, comme professeur, est un métier bloqué dans sa forme masculine. Il s’est récemment féminisé en auteure, qui est là encore inaudible à l’oral, alors que le féminin d’auteur existe : c’est #autrice. Mais il a disparu de l’usage alors qu’on a bien traductrice, éditrice, actrice, locutrice, créatrice, oratrice, spectatrice, amatrice, agricultrice, factrice, tutrice, sénatrice, inventrice, fondatrice. Et même, torréfactrice.

    Autrice vient du latin auctrix, féminin d’auctor qui a donné auteur en français. Une variante genrée que l’italien a su conserver avec autrice, féminin d’autore (auteur) ; tout comme actrice se dit attrice, féminin d’attore. Autrice a donc une vraie légitimité historique et linguistique, contrairement à auteure, qui est un néologisme récent.

    L’emploi du mot autrice en France est attesté dès le Moyen-Âge. Il est défini dans le Dictionnaire du moyen français (DMF) comme « femme qui compose un ouvrage ». La plupart des linguistes et historiens imputent sa disparition à la création de l’Académie française en 1635. C’est le moment où autrice devient l’objet de violents débats qui aboutiront à l’utilisation d’auteur en terme générique.

    (...) #Aurore_Evain a étudié l’évolution du terme en parallèle à celui d’actrice :

    « La survalorisation de l’actrice à l’époque moderne a participé à l’effacement de la femme qui écrit, l’autrice, figure devenue illégitime et innommable en français moderne. À travers la bataille des mots, s’est jouée une guerre symbolique, qui a permis la consécration de la créature au détriment de la créatrice. Le XVIIe siècle a vu l’éradication d’autrice. »

    (...) Le point commun de ces métiers réfractaires à la variation genrée : leur statut élitiste et valorisé. Ils sont liés à des postes de direction ou des métiers intellectuels. Pour la linguiste Maria Candea :

    « C’est comme si une règle de grammaire marchait en fonction du salaire. Plus le salaire est bas, plus on accorde en genre. Plus il est haut, plus le masculin s’impose. »

    (...) La linguiste #Maria_Candea en a fait un combat : « L’#Académie invente des règles pour bétonner son idéologie sexiste, pour renforcer le masculin. Les académiciens n’ont pas désarmé même après avoir perdu toute autorité dans le domaine de la grammaire. Dans leur seule et unique grammaire, publiée dans les années 1930, qui a été la risée de tout le monde pour son amateurisme, ils avaient trouvé moyen, entre autres, d’essayer d’imposer une nouvelle règle en ce sens. Ils ont voulu empêcher que le pronom “certains, certaines” reste variable en genre ! Ils voulaient rendre le féminin “certaines” incorrect, comme ils avaient, par le passé, réussi à rendre d’autres accords incorrects. Cette histoire semble leur tenir énormément à cœur. »

    (...) #Chrystel_Breysse, socio-linguiste, ironise : « Si l’on suit l’Académie française qui revendique le masculin comme le genre non marqué, pourquoi alors ne pas mettre tous les noms de métier au masculin ? Pourquoi ne pas dire : Madame l’infirmier, Madame le boulanger, l’acteur français Brigitte Bardot ou le chanteur Dalida ? Pourquoi féminiser certains métiers et pas d’autres ? »

    (...) L’éminent Alain Rey, lexicographe et père du Petit Robert, s’est récemment fourvoyé dans un article du Figaro. Il revient sur le masculin et le féminin qu’il décrit comme arbitraires concernant les choses et les animaux : « On dit une girafe et pourtant on pense au mâle. Comme on croit que le crapaud est le mari de la grenouille. Or, ce sont deux espèces différentes […] Mais l’arbitraire de la langue est une donnée première contre laquelle on ne peut absolument rien ! »

    Alain Rey semble oublier que tous les #animaux domestiqués et certains animaux sauvages sont marqués en genre : chien-chienne, chat-chatte, bélier-brebis, bouc-chèvre, cochon-truie, cheval-jument, taureau-vache, buffle-bufflonne, lion-lionne, etc. Ces animaux-là sont bien marqués en genre. L’arbitraire ne touche les noms d’animaux que lorsqu’ils ont une moindre interaction avec les humains. La langue française, comme la société, sont éminemment genrées.

    #histoire #langue #femmes


  • Je voudrais revenir sur cette histoire de deux comptes qu’on a virés hier. Une difficulté dans les discussions qu’on a autour de ces situations, c’est qu’il y a une grande confusion entre deux aspects qui sont très séparés : les contenus problématiques et les comportements de trolls.

    Aspect A : les contenus problématiques

    Les deux comptes éjectés hier avaient des contenus problématiques. Un compte précédemment éjecté avait aussi des contenus problématiques. Mais, à mon avis, ce n’est pas le rôle des administrateurs de #Seenthis de prendre des mesures de censure à tout bout de champ, et ce n’est pas principalement pour cette raison que ces comptes ont été sucrés.

    Il faut tout de même considérer que, sur cet aspect, nous sommes hébergeurs, et que si nous sommes protégés juridiquement pour le contenu des messages postés ici, c’est justement parce que l’hébergeur n’est pas, sauf cas exceptionnel, responsable des contenus.

    Mais comme le rappelle Laurent Chemla, si un hébergeur se met à faire le tri de lui-même dans ce qu’il héberge, alors il devrait être considéré comme un éditeur, et non plus comme un agent neutre. Ce n’est pas exactement le terme actuel de la loi, mais c’est la logique qu’il défend, et que je partage : si on veut que Facebook et Twitter ne soient pas des instruments de censure, alors c’est la piste à défendre en faisant dépendre l’irresponsabilité de l’hébergeur de sa neutralité quant aux contenus.

    De fait, pour moi, ce n’est pas pour cela qu’on a viré ces deux comptes. L’un des comptes qu’on a viré il y a quelques mois est revenu, mais il n’interagit avec personne, du coup on ne l’a pas re-coupé.

    La question se poserait différemment si on était envahi par les comptes fachos. Mais ce n’est clairement pas le cas actuellement.

    Aspect B : le trollage

    Le gros souci, pour moi, ce sont les comportements qui nuisent au fonctionnement social du réseau social qu’est Seenthis. Pour moi, clairement, ces deux comptes ont été éjectés parce que leurs auteurs passaient leurs temps à poster des petits messages provocateurs en réponse aux comptes qui ne les avaient pas encore bloqués.

    Le problème de ces messages, c’est que du coup toute discussion tournait court, puisqu’on se retrouvait invariablement à gérer la question du #troll, rendant impossible la discussion initiale.

    Or, c’est là un des aspects fondamentalement différents de Seenthis par rapport aux autres réseaux sociaux :
    – sur Facebook, le principe premier est de ne discuter qu’avec les gens qu’on connaît déjà, et pour les discussions publiques le flicage se fait à la matraque ; on a là un réseau où, en gros, on discute avec les gens qui vous ont accepté comme amis, ou alors le flicage est direct ;
    – sur Twitter ou Mastodon, en gros les discussions après la publication initiale sont totalement accessoires, et tout le monde s’en fout, puisque la présentation du flux ne met pas du tout en valeur les réponses aux messages initiaux. Il n’y a qu’à essayer de lire le flux complet d’une discussion sur Twitter pour constater que c’est totalement affligeant, selon le principe même du Web 2.0 : vient poster ta crotte en pensant que tu participes à quelque chose, mais en gros tout le monde s’en cogne de ton opinion. Autant la publication initiale est publique, autant les discussions qui s’ensuivent sont semi-privées, puisque les réponses ne profitent de la visibilité du message initial que si l’auteur initial le veut bien (en retweetant les réponses à son propre message).

    Seenthis est construit justement pour que la conversation après le message initial soit au même niveau que le message initial, et cela sans attendre que les gens soient déjà « acceptés » ou en contact. Le côté « intelligence collective » que soulignent par exemple @philippe_de_jonckheere ou @reka, c’est lié à cette structure de discussion, opposé au principe « je publie mon truc one-shot ». Je sais d’ailleurs que beaucoup de gens abandonnent Seenthis à cause de cela, parce que gérer une discussion aussi visible, c’est du boulot, c’est inconfortable, et c’est en général pas leur idée du personal branding.

    Bref, si tu tues les discussions ici par le trollage, tu tues le principe même du réseau social Seenthis, parce que si l’idée c’est que chacun poste sa crotte personnelle et que personne ne lit plus les discussions, hé ben il y a quand même mieux ailleurs.

    Du coup…

    Pour moi, le problème fondamental auquel on a eu besoin de répondre hier, c’est le trollage : certes deux fachos tarés, mais le problème central qu’ils posaient c’est qu’ils parvenaient à tuer les discussions en ramenant tous les flux à la question de leur petite personne.

    • il y a selon moi un problème non abordé, c’est celui de l’histoire d’un territoire internautique, comme Seenthis, qui dans le cas d’une éjection accompagnée de celle des messages du troll, ne se fait pas. Les notions défendues ici, les exemples, y deviennent instantanément des abstractions au lieu de devenir à la fois des pistes de réflexion possibles sur le trollage, la vulgate fasciste dans ce cadre, ses méthodes récurrentes, sa grammaire, les déplacements légers que tout ça opère, et des références pour la suite. Virer un nuisible qui bousille le travail, engorgeant une série d’échanges par des séries de barrages aussi chronophages qu’opacifiants, je trouve ça compréhensible, parfois nécessaire, j’ai déjà eu à le faire sur la liste du Terrier. Mais je pense que ça vaudrait le coup, notamment pour éclairer d’une lecture historicisée les éjections ici, d’archiver les messages des trolls dans un lieu spécial. Une décharge à ciel ouvert. Cet effacement total, sinon me pose problème. il serait déjà tellement économique en conversation, par exemple, lorsqu’intervient un troll, sans autre forme de commentaire, de le renvoyer à cet espace spéculaire !

    • je ne crois pas. Ce qui fait jouir un troll, en dehors du bousillage, sa seule zone d’action possible, c’est sa solide certitude d’avoir une position de franc tireur inédit, insolent et unique contre le monde entier. La prétention à la singularité des esprits conservateurs ou pire est un des plus fascinants paradoxes de ces petites créatures. Cette zone, par la superposition des trollages, les renvoie à l’infinie banalité de ses modalités, de ses thèmes. Il n’est pas nécessaire de nommer les trolls : . a), b), c) d) suffiraient (peut-être a1, a2, b1 etc, par catégories. Le Melenchoniste évangélisateur, le nazi 2.0, etc.).

    • Du coup, je dois en arriver à une piste déjà évoquée, mais sur laquelle on travaille actuellement :

      – il y a déjà dans Seenthis une « note » calculée pour chaque participant, qui s’appelle « troll ». En pratique, c’est plutôt le contraire : une note « troll » à zéro signifie qu’on est un gros troll, une note « troll » à 6000 qu’on est un participant extrêmement apprécié.

      – l’utilité actuelle de cette « note », c’est de savoir qui on présente dans la colonne de droite de la page d’accueil non connecté (on a une liste des membres les plus populaires, et c’est fait automatiquement) ; ainsi que les premières suggestions d’abonnements quand on vient de s’inscrire.

      – un intérêt très particulier, c’est que les liens sur Seenthis sont des liens qui peuvent compter pour le référencement Google. Tous les réseaux sociaux (y compris Mastodon) ne se font pas chier : tous les liens hypertexte vers l’extérieur sont codés avec un « rel=nofollow », qui dit à Google de ne pas attribuer de points à cette page alors qu’elle a été référencée par un usager. C’est un moyen d’éviter de se faire spammer son réseau social, avec des gens qui postent des liens pour se faire monter dans Google. Sur Seenthis, au contraire, on essaie de promouvoir les pages référencées, y compris dans le sens du « page rank » de Google, comme on le fait avec Rezo.net aussi. Mais du coup, pour ça, il faut que l’auteur soit déjà suffisamment populaire ici. Du coup : quand tu ouvres un compte sur Seenthis, personne ne te suit réellement, alors les liens sont, comme ailleurs, en "rel=nofollow" ; mais dès que tu commences à être suffisamment « populaire » et suivi, ce qui se traduit par une valeur « troll » en progrès, tes liens deviennent de véritables liens qui comptent pour Google. (C’est un point dont je suis assez fier, mine de rien, pour marquer le fait que Seenthis s’inscrit dans l’écologie des sites qui sont référencés, là où tous les autres sont extrêmement centripètes, y compris dans leur façon de ne pas « redistribuer » du pagerank aux sites qu’ils référencent.)

      – bref… cette valeur « troll » est calculée en valorisant le fait d’être suivi par d’autres usagers (et plus ces usagers sont eux-mêmes populaires, plus ils te passent de points de troll), et à l’inverse en pénalisant le fait d’être bloqué (et surtout d’être bloqué par des gens populaires).

      J’ai fait ces derniers jours des essais sur ces valeurs de troll, qu’on ne surveillait pas depuis l’origine, et les résultats sont plutôt cohérents. J’ai amélioré l’algorithme cet après-midi, ce n’est pas en ligne pour l’instant, mais ça devient un outil plutôt précis : il y a une vingtaine de comptes, dont précisément ceux qui nous ont posé problème, qui se retrouvent avec une valeur de « troll » à zéro (et tous pour des raisons très logiques, je n’ai pas vu de gens pénalisés à tort).

      Pour l’instant, le fait d’avoir une valeur de « troll » à zéro n’a pas d’impact. Ce qu’on va mettre en place, c’est que ça le devienne : avec un troll à zéro, tu ne pourras plus poster en réponse à quelqu’un qui ne te suit pas. Du coup : tu peux poster dans ton propre flux, et tu peux répondre aux messages des gens qui ont fait le choix de te suivre ; mais tu n’as plus cette liberté que nous avons tous sur Seenthis d’aller participer spontanément en réponse à un message de quelqu’un qui ne nous a pas pré-sélectionné.

      Et, dans le cas de nos 3 trolls, dès 3 ou 4 blocages par des membres très actifs de Seenthis (ce qui n’avait pas traîné), ils n’auraient plus pu continuer à aller polluer d’autres forums.

    • Un score de « réputation » plutôt que de « troll » est peut être plus positif du coup :). On trouve cela à quelques endroits, où plus la réputation augmente, plus les actions/interactions possibles augmentent.

    • Sacré débat… L’ exclusion est mauvaise par nature . Qui définit ce qui est facho ? ou troll ? Valls, on le met où ? Laurence Rossignol on la met où ? Côté fa ?

      Me souviens d’un zozo sur le site du #monolecte, un bon gaucho, qui soutenait dur comme fer avant l’élection de Trump que Trump était un antisémite rabique. Plus facho que le facho dans ses idées, en éructant la doxa médiatique et pourtant le gars était visiblement très à gauche. L’histoire et les faits ne doivent pas le rendre fier et ce gars, faut-il le virer ? Il pense qu’il est à gauche sûrement, mais en réalité c’est un Valls ou une Rossignol, c’est à dire l’obscurantisme absolu. Qui va prendre la décision pour son cas ? Et encore, j’ai l’humilité de ne pas parler de moi…

      Je sais, je ne suis visiblement pas majoritaire dans ces propos, mais je ne peux pas chanter avec la chorale…

      Quelle solution j’apporte ? J’en ai pas. J’aime pas celles proposées mais moi j’en ai pas donc ne m’engueuler pas parce que je n’apporte rien.
      #balance_ton_troll #balance_ton_fa

    • Je comprends @marcimat ce que tu dis, mais ici l’idée n’est pas de distribuer des bonnes notes à celleux qui se comportent bien pour leur ouvrir des accès. Le but est de canaliser celleux qui se comportent comme des merdes pour les empêcher de nuire et je pense qu’il faut appeler un chat un chat, c’est-à-dire un troll un troll parce que c’est de cela précisément dont il s’agit. Du moins c’est ce que je comprends mais on peut me contredire.

    • Bof, je continue à penser que c’est accorder beaucoup de temps, d’attention et d’énergie à ces gens, qui en ont beaucoup justement (de temps et d’énergie, au moins).

      Quelqu’un•e m’agace, m’indispose ou me débecte, je le•la bloque. Punto.

      J’en ai vu plusieurs qui répondaient à carmignola, qui faisaient monter la sauce (@vanderling ou @sombre, de mémoire), ça ne fait que les exiter, et laisser des traces de discussions médiocres et d’insultes.
      (ne cherchez pas d’arguments, ils vous répondront toujours)

      Et finalement, pour le côté censure, j’en pense toujours la même chose : tu as pris une décision de police, tout seul dans ton coin. Oui, c’est ton projet, ton site, tu as le droit et c’est pas simple, je le reconnais.
      Mais ce que tu entreprends, ça entraine d’autres responsabilités, comme dit @laurent (hébergeur/éditeur).

      Je trouve qu’on (« on » vague, communautés, libristes, ...) se disperse beaucoup, y’a pas d’autres trucs qui méritent de l’énergie ?

    • @nicod_ non ça ne suffit pas « JE bloque Machin » uniquement, comme c’est plutôt bien expliqué ici-même plus haut et dans quelques autres discussions. Le fait que tu bloques toi n’empêche pas Machin d’aller troller sur toutes les discussions possibles des gens que tu suis et qui ne l’ont pas encore bloqué (ainsi que sur les comptes flux automatiques comme il y en a aussi).

      Si ton usage de Seenthis c’est en majorité du référencement de choses (c’est une des utilisations), càd que dans ce cas d’usage ce sont les seens « premier niveau » qui intéressent en priorité, oui ça peut te gêner fort peu. Mais de nombreuses personnes l’utilisent aussi et même parfois avant tout pour l’aspect discussion, débat, apports supplémentaires aux seens de premier niveau : dans ce cas les discussions sous les seens sont pourries même avec un ou deux trolls seulement inscrits du moment qu’ils postent partout. C’est bien ce problème là particulier qu’@arno cherche à résoudre en interdisant aux trolls d’écrire chez les gens qui ne l’ont pas suivi explicitement. C’est comme ce que tu fais toi avec « JE bloque » sauf que ça devient « tout le monde l’a bloqué sauf si on l’a suivi » par défaut à partir d’une certaine note.

      Il n’y a justement pas de censure, puisqu’on peut toujours aller suivre Machin explicitement si vraiment on est foufou.

      Là les deux récents, ça a été censuré à la main car le système décrit par @arno n’est pas encore en place et qu’il fallait bien trouver une solution là-maintenant-tout-de-suite pour que les gens qui utilisent vraiment Seenthis puissent ne plus être dérangées. Ce type de modération n’arrivera plus (ou seulement si demande de justice) une fois le blocage auto mis en place.

    • Le troll, c’est la vie… Je veux dire que c’est pratiquement inhérent à l’être humain. Ça commence avec ton gosse qui a toujours un truc vachement important à dire au moment précis où tu es au cœur d’une conversation intense. Il te fait chier jusqu’à obtenir l’interruption et en fait, il t’a flingué ta conversation pour un truc qui aurait largement pu attendre 25 ans de plus… de ton point de vue.
      C’est le vieux qui ne peut jamais commenter un truc d’actu sans partir directement en digression avec « … de mon temps, ça ne se serait pas passé comme ça ! ».
      C’est le collègue qui veut toujours absolument te parler de ses dernières vacances en Grèce, le N+1 qui court-circuite toutes tes tentatives de discussion avec des mises en accusation à peine larvées, etc.
      Nous avons une sorte de culture de l’inattention à l’autre.

      Bon, après, il y a le troll malveillant, mais je ne suis jamais certaine qu’il se vit lui-même comme malveillant, c’est le prototype de la commère du village. Je n’ai jamais trop réfléchi à la signification réelle de ce type de personne et de son rôle. Parfois, le troll pénible est susceptible d’introduire une forme d’altérité qui rompt avec quelque chose qui peut dériver vers l’entre-soi jusqu’à la stérilisation même de l’idée de débat.

      Et puis les haineux qui viennent juste chier sur la table.

      J’ai tendance à penser que la procédure de blocage suffit largement. Qu’il y a une forme de nécessité intellectuelle au chien errant sur l’échiquier.
      J’ai surtout tendance à penser que si on commence à sortir le flingue à dégommer les importuns, il y a de fortes chances que ce ne soit pas un one shot et que naisse une forme d’accoutumance qui abaisse de plus en plus le seul de tolérance.

      Avec toujours la même bonne vieille question : qui tient le flingue et dans quel but ?
      Autrement dit, le risque de se replier dans l’entre-soi grandit au fur et à mesure qu’on s’habitue au flingue.

      Après, l’algo d’ @arno me semble intéressant… mais il sait lui-même qu’on devrait se méfier des algos qui prétendent trier ce qui est recevable de ce qui ne l’est pas → FB !

      J’ai mon propre élevage de trolls. On va dire que j’ai des trolls domestiques, avec leurs obsessions, leurs points de vue et surtout leurs radotages. Mais souvent, ils produisent de l’inattendu et même indirectement, ils nourrissent ma réflexion.
      Les seuls que je vire sans scrupules sont les illégaux, c’est-à-dire ceux qui contreviennent à la loi.
      En fait, depuis 14 ans, je n’en ai viré que deux.

      @arno, t’es sur Mastodon ?

    • Après, l’algo d’ @arno me semble intéressant… mais il sait lui-même qu’on devrait se méfier des algos qui prétendent trier ce qui est recevable de ce qui ne l’est pas → FB !

      Oui, c’est pour cela qu’avant de mettre en place le blocage, je joue avec les valeurs pour éviter les faux positifs. Là je n’en ai pas.

      Et même, j’ai remarqué dans mes tests plusieurs cas d’intervenants ici qui sont beaucoup bloqués par d’autres usagers, soit parce qu’ils expriment des opinions qui ne plaisent pas toujours, soit parce qu’ils une façon de discuter un peu brutale, et qui pourtant obtiennent un assez bon score dans l’algorithme, parce qu’à l’inverse ils sont en même temps assez largement suivis. Du coup, le truc n’est pas destiné à imposer une « pensée unique », parce qu’en l’espèce, si tu as un discours très tranché ou une façon de t’exprimer qui peut choquer une partie des usagers, l’algorithme ne calcule pas du tout que tu dois être pénalisé.

      L’autre point à considérer, c’est qu’il s’agit de mettre en place une alternative à la situation actuelle, où soit l’on accepte de se faire emmerder par un ou deux nuisibles qui tuent les discussions avec une facilité déconcertante, soit on doit les exclure totalement. Passer d’un situation de tout ou rien à une situation où l’on peut éviter les crises avec le moins de dégâts possibles, y compris pour les pénibles

      Enfin, je ne l’ai pas indiqué, mais cette valeur nommée « troll » est, en réalité, doublée d’une autre valeur, nommée « troll_forcer », qui permet à un administrateur du système de forcer une valeur au cas où l’algorithme serait problématique : soit parce qu’il faudrait désarmer rapidement un troll sans couper son compte, alors que l’automatisme ne l’aurait pas détecté, mais bien plutôt parce que la pénalisation automatique serait jugée injuste (c’est la raison initiale de cette valeur manuelle, en fait).

      @arno, t’es sur Mastodon ?

      Nope. (Déjà que je suis « plusieurs » sur Seenthis…)

    • @butadaie je découvre que tu détournes systématiquement le tag qui sert à dénoncer des agressions sexuelles, je trouve ça odieux vu qu’il t’a déjà été expliqué les raisons pour lesquels c’était violent de l’utiliser ici même. En effet, sur seenthis, nous avons fait communauté de féministes et de pro féministes aussi pour nous défendre du sexisme et des phallocrates dans ton genre qui pullulent suffisament sur Internet. Donc, je profite de cette conversation sur les trolls et puisques tu considères toi même que tu ne sers à rien, va donc aussi poser tes cacas de #balanceton ailleurs.

    • Quand je vivais en communauté, j’avais signé seule le bail et j’étais responsable du paiement du loyer et de l’ambiance, encore aujourd’hui je me dis que j’ai fait les deux rôles que je déteste toujours autant : banquier et flic jusqu’au désespoir et abandon de la maison.
      Mais ça a été pareil pour la vie en squatt, poser des règles communes ou partir, sinon c’est la confrontation constante avec ceux qui pensent que l’anarchie c’est chier où on veut.
      Et je me rappelle de discussions avec mon poto pedro, antifa notoire que je traitais de stal mais qui savait éviter ce genre de problème par des éjections immédiates.
      Bref, je vous avoue que je me moque complètement de former un #entre_soi, je l’aime moi cet endroit et ça ne me dérange pas qu’on discute de virer untel et de le faire. Dans le monde virtuel, on ne meurt pas de froid et il y a plein d’endroit où crécher.

    • @nicod_ Je ne faisais pas une fixette sur carmignola_1er loin de m’exciter, j’ai fini par le bloquer. Il s’en étonnait lui-même et me le fit savoir par billets interposés. C’est bien en cela qu’il était devenu pénible et spécialiste. Aussi, à l’inverse de toi qui m’a bloqué, ça m’arrange !
      @sombre @arno et bien d’autres ont fini par être vraiment énervés par ce jean_foutre. Il y a 1 mois, un seen lui était dédié :
      https://seenthis.net/messages/653239
      qui lui était ouvert, @seenthis ayant l’intelligence et l’amabilité, à ce moment, de ne pas le bloquer. Il n’est intervenu qu’une seule fois dans ce fil et à mon sujet.
      Pour moi la guerre était déclaré et pleutre qu’il était comme tout bon troll qui se respecte, il finit par retourner dans sa niche. Comme je l’appréhendais, il revenait à la charge le mois dernier. ( Je jetais un oeil de temps en temps à ses élucubrations). Aujourd’hui @arno lui a coupé le sifflet et je vais surement pas le regretter. C’est pas les os à ronger qui me manque, ma gamelle déborde. Si je manque d’énergie, j’ai beaucoup de temps, je dirais même que j’ai que ça à foutre. Tu peux changer d’avis @nicod_ mais ne me débloque pas, si je ne t’ai pas bloqué mes sentiments envers toi sont au moins réciproque aux tiens !

    • C’est paradoxal d’envisager résoudre un problème concernant le fonctionnement social du réseau par une solution technique. À la rigueur je comprendrais que le problème se pose éventuellement pour des comptes alimentés par flux dont les réponses ne seraient pas toujours contrôlées.

      Chaque compte a déjà la possibilité de bloquer et d’effacer des messages, on peut dire que c’est de leur responsabilité tacite. Chacun·e décide de la pertinence de bloquer ou d’effacer, de l’assumer dans le contexte de ses signalements ou du réseau dans son ensemble, ou parce qu’il faut savoir faire avec les fâcheux et les intempestifs, ou parce qu’il n’est pas question de censurer quoi que ce soit, etc. Déjà la solution technique, aussi limitée soit-elle, exclut d’emblée toutes ces questions — et les positions personnelles qu’elles impliquent.

      Les cas limites sont marginaux et se règlent aujourd’hui en concertation publique, ce qui peut paraître superflu en l’occurrence mais au moins c’est argumenté, légitimé et ça laisse une trace.

      Est-ce que le temps passé/perdu à discuter de la pertinence d’un blocage, même limité, serait moins bénéfique pour le fonctionnement social du réseau que le temps passé/perdu à développer et maintenir un algorithme qui agira sans bruit, à l’insu même des comptes qui le déclenchent ?

      Alors évidemment au bout de la discussion il faut bien quelqu’un qui appuie sur le bouton. S’il s’agit au fond de savoir qui fait quoi, qui décide de quoi et qui se fade le sale boulot, une réponse technique n’est pas la meilleure façon d’éluder la question.

    • Mais est-ce que vous lisez l’explication ou bien ? :D

      Au risque de répéter encore, la solution envisagée n’est pas si technique que ça : elle est basée justement intégralement sur les signalements sociaux des gens : est-ce que ce compte est beaucoup suivi et/ou beaucoup bloqué.

      Si la balance est en sa défaveur pour du blocage, alors le compte n’est PAS censuré mais juste il ne peut plus écrire que chez les gens qui l’ont suivi vraiment exprès.

      Donc arrêtez de parler de censure ou de solution méga-technique genre ça va deviner tout seul ceci-cela : c’est basé sur le signalement humain qu’untel est bloqué par plein de gens et ça l’empêche alors de nuire aux autres qui ne l’ont pas encore bloqué (mais sans le censurer ni virer son compte).

    • Après, l’algo d’ @arno arno me semble intéressant… mais il sait lui-même qu’on devrait se méfier des algos qui prétendent trier ce qui est recevable de ce qui ne l’est pas → FB !

      @rastapopoulos je lis mais dès qu’il s’agit de tuyauterie j’suis largué. La réflexion de @monolecte ci-dessus me parle plus que vos solutions techniques, ainsi que celle de @zorba
      Maintenant c’est vous qui mettez les mains dans le cambouis.

    • @rastapopoulos Je pense savoir lire en effet, j’ai bien compris comment ça marche, je parle bien de blocage limité et j’essaie d’expliquer pourquoi, même limité, de cette façon ce serait problématique.

      Tout le monde n’est pas d’accord sur le pouvoir de nuisance imputé ni sur la manière d’y répondre et surtout certain·e·s donnent quelques arguments sur des conséquences de la solution envisagée éventuellement inverses à ce qui est recherché.

      Pour être tout à fait clair, je suis à 100% d’accord avec @monolecte et j’estime pour ma part que le « fonctionnement social » et l’« intelligence collective » de seenthis auraient plus à perdre qu’à gagner avec cette solution.

    • Le truc que j’ai déjà essayé de dire, mais je ne m’exprime pas aussi bien que vous, c’est que s’il y a un pouvoir de police et de flingage à vue, ç’aurait été bien de le savoir. Mais ça semble s’éclaircir finalement.
      Butadaie ne me semblait pas bien méchant sur le fond.
      Je pense que vous allez finir #entre_vous, à enfoncer des portes ouvertes.
      Allez, fais péter le score de troll...

    • Le troll, c’est la vie ... nous rappelle fort pertinemment @Monolecte. C’est aussi l’air que nous respirons et souvent ça pue comme les gaz issus de la fermentation intestinale. Et malheureusement c’est difficilement évitable dans un « espace » où nous sommes nombreux. Après, c’est vrai qu’on devrait éviter de nourrir un troll car on alimente la fermentation. Mais dans le cas de Carmignola (que j’avais bloqué depuis euh... un bout de temps), ça m’a énervé de le voir semer ses idées nauséabondes sur des discussions que je suivais. Bon, ce type est vraiment « secoué du carafon » comme il a été justement dit. À sa décharge, s’il a menacé de me « foutre à l’air », je l’avais aussi un peu cherché. Ceci dit, les menaces de mort ou autres « sévices corporels » sur le web, Internet, etc ... je ne crois pas qu’il faille leur accorder plus d’importance que ça : nous sommes dans une cour de récré planétaire encadrée par des algorithmes et les joutes qui s’y déroulent n’y resterons que verbales. Finalement, un troll, ça peut servir de punching ball pour se défouler. Si on arrête de le frapper, il redevient aussi inerte qu’un quartier de barbaque en décomposition. Maintenant, j’approuve les décisions des administrateurs de Seenthis à l’encontre de personnages devenant un peu trop visibles par leur grossièreté, leur idéologie ou leurs comportements de harceleurs.

    • Le problème du troll qu’on ne peut pas bloquer se pose lorsque la discussion part d’un compte comme rezo, basta, odm, etc ou de comptes peu actifs dont les contributeurices n’ont pas vu que leur post était pourri.

      Dans ce cas on peut déplacer la discussion sur son propre compte où le troll est bloqué et y reprendre la discussion. Il serait alors intéressant de pouvoir se « décrocher » du fil de discussion pourri en ne recevant plus ses notification mais je sais pas si c’est possible.

    • Et même, j’ai remarqué dans mes tests plusieurs cas d’intervenants ici qui sont beaucoup bloqués par d’autres usagers, soit parce qu’ils expriment des opinions qui ne plaisent pas toujours, soit parce qu’ils une façon de discuter un peu brutale, et qui pourtant obtiennent un assez bon score dans l’algorithme, parce qu’à l’inverse ils sont en même temps assez largement suivis.

      Merci @arno j’avais peur d’etre exclue avec une procédure automatique mais je suis rassurée :)

    • @nicod_ et @butadaie Ce n’est pas si grave. Il y a justement quelque chose que nous apprend une fréquentation assidue de seenthis, c’est de mieux gérer notre orgueil d’une part, et de mieux lire et écouter l’autre d’autre part (ce qui est en soit un vrai apprentissage), deux choses qui demandent un long apprentissage (puisque ça nous oblige à sortir de nous même). Les dérapages de cette discussions sont inutiles, vous auriez sans doute pu dire la même chose en rebondissant sur les termes du débat de manière moins émotionnelle ou injurieuse, plus pragmatique. Seenthis est un outil exceptionnel, essayons de garder le niveau ?

    • Butadaie a été bloqué par arno, donc là encore aucun rapport avec un pouvoir de police ou un flingage à vue, il n’est pas censuré, son compte est toujours là, et celleux qui l’aiment bien peuvent toujours le suivre et avoir des messages de lui sur leurs fils.

      Le but de la modif proposée par arno c’est justement de ne plus avoir à virer des comptes par un pouvoir de police, mais de réguler ceux qui pourrissent les discussions en empêchant celleux qui veulent parler d’un sujet précis de continuer.

      Je ne sais pas si vous avez suivi les derniers qui ont dû être virés à la main mais c’est très exactement ce qui se passait. Ce n’est pas de la théorie et je ne vois pas le rapport avec une « commère du village » ou un enfant @monolecte, c’était concrètement du pourrissage de tous les fils politiques avec des messages explicitement sexistes et racistes et antisémites. Et non ça ne permettait pas du tout aux autres personnes de « continuer la discussion sans y faire attention » : ça c’est de la théorie, dans la réalité aucun des fils n’a pu continué correctement sur le sujet de départ. Donc il faut bien trouver une solution dans ce cas.

      @zorba j’ai beau relire plus, je vois bien des arguments mais qui portent sur les conséquences de vraies censures et suppression de compte, alors que justement ce ne sera pas le cas. Et donc je ne vois pas d’arguments qui portent sur le blocage qui est basé… sur l’intelligence collective des signalements des gens ! Quels sont donc ces mystérieuses conséquences inverses de ce qui est recherché ? Car on l’a déjà dit plus haut : il y a des tests en cours, et il n’y a absolument aucun faux-positifs, 0, que dalle : les gens qui seraient demi-bloqués par la solution proposées sont uniquement les 3 trolls qui ont pourri les discussions, alors que des gens bien bloqués MAIS suivis par d’autres en même temps ne sont pas bloqués (oui mad_meg tu dois en fait partie haha). Alors on peut parler de conséquences tout à fait théoriques, mais les tests montrent pour l’instant qu’il n’y en a pas. On pourra toujours décider de ne plus faire comme ça plus tard si on découvre des problèmes.

    • salut @phalene

      Il suffirait peut-être que tout le monde puisse simplement savoir par qui est bloqué un utilisateur postant un truc pas clair sur son fil. Dès qu’on sait un peu qui est qui et qui est dans le cercle de qui, il est assez facile de se positionner. C’est transparent, et chacun fait ce qu’il veut en conscience. Sur cette base, si vous tenez à une gestion rézosocialiste « les nôtres et les autres », vous pouvez même ensuite proposer un système de filtres automatiques du type « bloquer automatiquement les comptes bloqués par machin + tartempion + ... », qui plus est facilement « positivable » en « suivre automatiquement... » : à chacun donc ses chiens de garde et ses #pisteurs.

      Ceusses bloqués.es par ceux que j’ai bloqués seront toujours bloqués tant qu’ils ne sont pas débloqués.es. Non pas ça, s’il vous plaît, ça ressemble trop à une police de la pensée justement. Ou « bienvenue sur Seenthis » alors voilà ta case
      ton couloir et attention à ne pas déborder. Sinon pan sur les doigts et si t’insiste, tu seras désintégré dans 7 jours.

      qui est qui et qui est dans le cercle de qui,

      par déduction ça se fait naturellement, chacun.e fait son propre potage et de savoir qui est qui et qui est dans le cercle de qui ou qui à des affinités ou pas avec untel ou une telle.
      – Tu t’intéresse vraiment à ça ?
      C’est plus un fil à la patte mais un collier électronique autour du cou que tu suggères.

    • Rooo marielle stp, ne compare pas Aude_v (si tu parles d’elle) aux propos de Phalène qu’elle avait du fortement recadrer et qui à les relire ne me le font pas regretter du tout.

      Nicod_ et Reka, je lis votre « soutien » à xx qui a été bloqué ici sur le compte perso d’arno et je pense (j’espère tout du moins) que vous n’avez pas lu son dernier post ni les propos qu’il a tenu à mad_meg.

      Je tiens le lien de ces discussions à dispo.

      Ceux qui se sentent de partir font ça très bien tout·es seul·es (et qui veut noyer son chien …) d’autant que Seenthis a toujours été (il me semble) un réseau ouvert à tous et à toutes où les critiques diverses sont les bienvenues.

      Un point important à soulever il me semble est la question du féminisme qui est sur seenthis vraiment essentielle et nous sommes plusieurs femmes à nous soutenir dans cette pénibilité, c’est à dire à devoir contrer presque systématiquement des propos que nous ressentons comme violents ou qui tendent à asseoir toujours plus le patriarcat. Ce recadrage ne plait pas en général, surtout aux hommes, d’autres acceptent au contraire de ne pas prendre la parole aux femmes victimes de violence, ils sont exceptionnels. C’est important de le dire tout comme de ne pas laisser pourrir des invectives stériles. Donc cet « #entre_soi » qui semble être votre principal grief contre seenthis et que vous dénoncez est pour moi en tout cas, et je pense que nous sommes plusieurs à vouloir conserver plutôt cette originalité soit avant tout un lieu d’idées, un espace anthropologique pour avancer face à la mélasse sociale et politique. Et parce que cet espace est virtuel et techniquement ouvert, chacun·e peut y entrer pour participer ou en sortir si l’ambiance ne lui convient pas. A nous (ceux et celles qui apprécient les particularités de seenthis) de faire que l’ambiance y soit suffisamment solidaire et ouverte pour que nous puissions continuer d’accueillir de nouvelles ou nouveaux venus de tout horizons, pourvu qu’ils soient assez intelligents. Et l’intelligence n’est pas une histoire de cerveau dans ce cas, mais une histoire d’attention à l’autre.

    • @vanderling : Oui, il y a un mois. Mais ça faisait alors quelque chose comme six mois que je n’avais rien posté ni commenté.

      @arno : y a pas de mal. Je crois qu’il y a aussi @robyx à enlever, et @notabene en avait également exprimé le désir. Ce sont les seuls dont je me souvienne pour le moment.

    • La conséquence inverse à ce qui est recherché, c’est un appauvrissement du fonctionnement social, parce qu’entre autres cette solution

      – décide de ce qui est nuisible à la place des autres sans tenir compte des avis différents ;

      – retire ainsi une partie de la liberté des comptes à modérer leurs fils de discussion comme ils l’entendent — à partir du moment où tu donnes cette possibilité de modération individuelle sans charte particulière contraignante qui la délimiterait hors contrainte légale.

      – sacrifie la phase de discussion publique qui à défaut d’être utile en pratique donne sa légitimité à ce qui sera fait. Et c’est l’essentiel : pour moi le recoupement d’un certain nombre de blocages individuels et non concertés avec des cotes de popularité n’a pas la légitimité sociale d’une discussion argumentée.

      @ rastapopoulos je précise au passage que j’ai sans doute à peu près la même conception du nuisible en l’occurrence que toi et Arno, ce qui n’empêche pas de considérer des conséquences et des arguments différents.

      L’important pour moi c’est que ça se règle jusqu’ici d’une manière plus conforme à ce que j’attends de seenthis que si c’était un algorithme qui s’en chargeait. If it ain’t broke, don’t fix it.

      Tout ceci peut paraitre théorique et un peu dérisoire en regard des cas concernés, mais il s’agit plus de la nature du fonctionnement social du réseau que d’efficacité pratique. Qu’il s’agisse d’un blocage partiel ou total n’est pas la question de ce point de vue, pas plus que la censure ou l’entre soi.

      À propos de la distinction entre entre-soi et espace safe de discussion, j’avais proposé une fois qu’il soit possible de restreindre une discussion à une liste blanche extensible par cooptation. Avec le risque de multiplier les discussions fermées.


  • Dites les copains, quelqu’un regarde le 20h de Le Média ?

    Perso, non, j’ai essayé, je les trouve sympathiques-tout-ça, mais c’est une forme que je peux vraiment pas regarder plus de 10 minutes. C’est pas une question de qualité : c’est surtout que je ne supporte pas de regarder un « journal » qui enquille des infos que je ne choisis pas, où il faut regarder des gens parler, quelle que soit leur bonne volonté. Ça me fait pareil avec Democracy Now : je peux regarder un segment qu’on me recommanderait en particulier, mais je n’arrive pas à regarder ça régulièrement.

    Certes ça fait péteux, mais j’aime lire les infos (y compris sur papier, même si ça fait belle lurette que je n’achète plus le journal) : non seulement je choisis ce que je lis, l’ordre dans lequel je le lis, le moment où je le lis, et surtout je peux décider du niveau d’engagement : (1) le papier que je lis pas parce que je m’en fous (2) le papier que je lis pas parce que je sais que je ne vais rien apprendre (3) le papier que je survole, en lisant en biais, histoire de voir en gros si ça vaut le coup de lire (4) le truc que je lis tranquillement. Et dans tout les cas, je lis beaucoup plus vite que quelqu’un qui me lirait le truc à haute voix. Alors rester à regarder et écouter des gens qui enquillent des « sujets » pendant 40 minutes, ça m’est insupportable.

    Avec 20 ans de Web, je vais pas rester assis à écouter des gens me dire des infos. Ou alors : vite fait, pour que j’aille sur le Web chercher les infos qui vont bien sur différents supports (du coup, écouter le flash info de la radio quand je cuisine, des fois ça me permet de pas être totalement dans ma bulle).

    Et enfin, l’idée du grand journal télévisé quotidien qui me causerait de tout, franchement je pige pas le principe. Alors on va causer de la Grèce, et puis d’une chanteuse, mais au début on te parle de la cru de la Seine… encore une fois, après 20 ans de Web, ça me totalement semble inconcevable comme forme.

    Et j’aime le rythme bordélique du Web : l’info suivie en instantané sur Twitter, ou le truc que je découvre ou que je creuses le soir ou quelques jours plus tard grâce aux signalements de Seenthis, ou encore le « retour » sur une info, complétée, mise en relation, encore avec les copains de Seenthis. Différents rythmes qui ne me semble pas coller avec ce principe du « 20h ». Si j’attends 20h pour une info, alors c’est une vieille info, et si elle m’intéresse j’ai déjà lu des choses plus poussées sur le Web que la présentation d’un journaliste télé, et demain j’aurai des articles encore plus intéressants sur le même sujet.

    Bref, je ne comprends pas le principe de refaire un « 20h », le format lui-même me semble tellement anachronique.

    • C’est à cause du journal de 20h que je n’ai plus la télé depuis... oh la la ! Par contre j’écoute toujours la « matinale » à la radio le matin. Je suis passée de France Inter à France Info et de France Info à France culture. Si ce qui se dit m’emmerde (ou si je n’aime pas l’invité·e) j’éteins. Sinon après je laisse la radio gazouiller (selon mes activités), je regarde seenthis et l’oiseau bleu. Petite pose info le midi seenthis et l’oiseau bleu. Enfin le soir je lis les infos sur différents médias sans avoir de chemin tout tracé, je picore ici et là, je rebondis, sur un truc, etc.

    • Dites les copains, quelqu’un regarde le 20h de Le Média ?

      Le quoi ?

      Jamais eu de télé. Sauf à 14 ans au Venezuela, il y a bien longtemps ! Mes souvenirs :
      – les pubs toutes les 10 minutes c’est super pour te rentrer des tournures idiomatiques dans le crâne et te faire prendre l’accent
      – pendant 2 ans, je me suis gavé des séries états-uniennes qui composaient, avec les variétés, le fonds des programmes
      – pendant les 2 années suivantes, au pensionnat, alors que mes correspondants parisiens n’avaient pas non plus la télé, j’ai pu frimer le lundi matin avec mes petits camarades qui se racontaient leurs séries du week-end

      Maintenant, quelques newsletters dans mon mail (Foreign Policy, entre autres), des mensuels spécialisés, très régulièrement, ST, of course.

      Les quotidiens, uniquement quand il y en a à disposition gratuitement sur les lieux où je travaille, mais depuis longtemps plus les gratuits.

      En y pensant, une énorme frustration parce que newsmap.jp ne marche plus (depuis pas loin d’une année). C’était pas forcément régulier, mais c’était un outil fabuleux pour suivre un sujet chaud dans le monde. Si quelqu’un sait comment le faire marcher (chez moi, l’écran s’affiche noir, puis ça mouline et ça n’arrête plus de mouliner - du JavaScript obsolète, j’imagine) ou connait un site équivalent !…

      Et, vous l’aurez noté, j’imagine, un goût prononcé pour la recherche, développé très tôt par la culture familiale qui recourait au dictionnaire pour un oui pour un non et les après-midis à rebondir d’article en article dans les encyclopédies et dictionnaires. Particulièrement les 7 volumes du Dictionnaire des dictionnaires (1895) dans la maison de Bretagne. Ah, son cléricalisme affiché et, à la fin de la notice, le jugement moral…

      Dernière phrase de l’article Voltaire (de mémoire…)

      L’ensemble de son œuvre figure à l’Index.

    • @george le 20h c’est la grande messe médiatique qui, depuis un demi-siècle, a contribué à transformer l’information en un grand spectacle de cirque sur toutes les chaines de télé.

      @arno Malheureusement, la plupart des initiatives de presse/média de ces dernières années se sont crues obligées de singer pâlement ce qui se fait de pire dans la presse écrite ou parlée.

      je me retrouve assez bien dans ce que décris comme étant ton « mode d’acquisition des connaissances » (j’aurai pu écrire ton « mode de consommation de l’information » mais l’expression me fait chier). Comme toi, je n’achète plus les journaux, je les « rencontre » gratuitement dans les terminaux des aéroports ou au salon Air France quand j’ai la chance de pouvoir y accéder, et à chaque fois, ils m’affligent un peu plus.

      Le Média ne fait pas exception à la règle (j’ai regardé deux fois dix minutes, mais c’est insupportable), il singe le spectacle TF1 etc... avec des sujets sans aucun doute plus intéressants et mieux choisis, mai oui comme toi, je trouve que ça fait has been. J’aime bien l’idée de Democratie Now mais pareil, c’est trop lent, c’est trop conventionnel.

      Dans la presse Internet nouvel, pareil pour Les Jours par exemple, a prioiri sympa, sérieux et original mais boom. Ils singent Libé et le points, ils t’envoient des sacs en toile de jute avec leur logo, des autocollant, il te font du marketing digne d’un hebdo en faillite qui essaye de récupérer ses lecteurs, ils ont trop fier d’eux et ne se privent pas de te le dire dans chaque mail qu’ils t’envoient.

      Dans la presse écrite, il y a « le 1 », mais rien à en dire en particulier, ils imitent les titres dans lesquels ils ont travaillés, ils ouvrent leurs colonnes à BHL ou Finkielkraut, c’est donc sans intérêt et pas crédible (et le contenu est de toutes façons assez médiocre).

      C’est dur. D’où l’intérêt de ton post, qui nous permet de faire le pont, de réfléchir à haute voix et de revenir sur la manière dont nous nous informons aujourd’hui.

      Si je regarde les sites de TF1 ou du Monde, c’est pour des raisons purement anthropologiques (ou ethnographiques) pour constater que ça va « toujours » plus bas.

      Enfin, pour mon mode d’acquisition du savoir et de l’actualité, sans vraiment m’en rendre compte, j’ai glissé peu à peu vers ce que j’appelle le « bouquet », aidé en cela depuis quelques années par l’exceptionnelle intelligence collective réunie sur Seenthis (on ne te remerciera jamais assez d’avoir inventé cet outil aussi génial), et partiellement par Twitter (avec une très stricte sélection des comptes à suivre) et même Facebook (avec une encore plus stricte sélection des comptes à suivre). Tu pourrais être légitimement étonné que je compe Facebook dans mes consultations quotidiennes, mais voilà : il y a des comptes et des gens fabuleux qui ne postent que là parce qu’il pensent que c’est là qu’ils ont leurs « ali(e)s » et/ou leur audience : Nicolas Auzanneau, Achille Mbembe, Céline Bayou, Isabelle Saint-Saëns pour nen citer que quatre. Pour cela il faut bien nécessairement éradiquer ls LOL et les pizzas ; les shushis, les chats etc.

      Au total, ma « consommation » quotidiennes passe par la lecture ou le référencement d’article, de rapports, d’analyses puisées dans un cinquantaine de journaux quotidiens (en ligne), de revues universitaires (en ligne), de sites d’institutions publiques ou privées, d’ONG, de blogs, de plateformes genre Quartz,... C’est un univers de diffusion de savoir et d’information tellement riche, que lorsqu’on s’y est habitué, revenir à la lecture d’un journal - ou même deux ou trois :) - ne peux que générer une immense frustration.

    • Oui.

      Et je me dis aussi que, l’écriture, c’est quand même d’une incroyable modernité  ! L’air de rien. À avoir l’impression d’être littéralement une machine.

      Imaginer… Des petits dessins (des «  glyphes  ») qui représentent des lettres  ; des lettres qu’on va regrouper pour former des mots  ; des mots qui porteront des idées  ; des mots qui vont être agencés pour faire des phrases  ; des phrases qui exprimeront une pensée. Transmettre des pensées… des choses abstraites  ! Et tout cela, il sera possible de le balayer d’un regard. (Et en plus, ça prend peu de place.)

      C’est pas possible, c’est une technologie extra-terrestre  !

    • D’accord avec Arno, je trouve que c’était une grave erreur d’avoir tout simplement copié sur le web le format du JT grand public. Malheureusement, je crains que cette initiative échoue pour cette raison.
      Contrairement à d’autres personnes qui commentent ici, je regarde régulièrement le 20H à la télé, en général sur France 2. Malgré les conneries qu’ils racontent, j’estime que c’est important de disposer d’une #sphère_publique partagée par un maximum de personnes. Sinon on se retrouve tous dans des bulles filtrées, en train d’échanger avec un petit groupe d’affinité.
      Un des grands problèmes avec un « WebTV » comme le Média est qu’on le regarde seul, sans avoir l’impression que des millions d’autres personnes le regardent en même temps. C’est en partie pour cette raison que cela devient vite insupportable.
      #filter_bubble #Le_média

    • Je regarde pas la tv mais j’écoute présentement le 20h du le média et pendant que je dessine c’est plutot pas mal. Ca me permet de suivre des sujets que j’aurais pas choisi moi même et de pas faire une attaque de nerfs toutes les 2 phrases comme ca me fait avec la TV.

    • Si vous trouvez ça bof, c’est que vous n’êtes pas les cibles. La source principale d’information des non-connectés que nous sommes, c’est le 20h. Et je partage l’avis de DS dans son second message. L’autre soir, les 20 minutes d’inondations sur France2, c’était absurde...

      Télé-Insoumis : soudain, de la neige dans la soupe | Arrêt sur images
      https://beta.arretsurimages.net/chroniques/tele-insoumis-soudain-de-la-neige-dans-la-soupe

      Mais qu’est-ce qui leur prend, avec le 20 Heures ? Mais qu’est-ce qui leur prend, aux maquisards de l’info, aux créateurs d’alternatives, aux inventeurs d’avenir, de vouloir absolument dupliquer la forme la plus ringarde, la plus dépassée, de l’information par l’image ?

      20 Heures : Le Media esquisse un contre-modèle | Arrêt sur images
      https://beta.arretsurimages.net/chroniques/20-heures-le-media-esquisse-un-contre-modele

      Seuls les imbéciles ne changeant pas d’avis, j’ai bien peur de devoir revenir sur ce que je disais l’autre semaine, à propos de l’adoption par Le Media des Insoumis, de cette forme ringarde et dépassée qu’est un journal de 20 Heures.

      Soir après soir, comme dans un bain de révélateur, ce choix prend son sens. Et son sens, c’est l’émergence, dans la forme classique de la grand messe du soir, d’une véritable contre-hiérarchie de l’info.

    • Je me suis dit un peu pareil en en regardant un : c’était trop comme le 20h, à enchaîner des sujets divers, souvent moroses. Cela dit le point de vue comme les sujets traités étaient en partie différents, ce qui était déjà une bonne chose. Mais ça ne m’a pas spécialement donné envie d’en regarder d’autres, contrairement par exemple au format de « Le fil d’actu ».

    • Bonjour vous, Pareil ressentiment Arno, tu as écris ce que je n’arrive pas à exprimer, j’peux le mettre sur ma page fucktonbouc ?. Les infos c’est à 7h36, non... Je suis pour un journal que ne traite que d’un sujet pendant le temps que tous nous l’avons compris, exemple : pourquoi les banques gouvernent-elles, pourquoi le chomage, etc.... bref, un journal pour m’éduquer pas pour me bourrer le crane. Plaisir vous.

    • D’accord avec @biggrizzly (et aussi Schneidermann par la même occasion, la différence de hiérarchie des sujets montre en contrepoint la médiocrité des choix rédactionnels des autres), les gens qui traînent sur Seenthis et/ou Twitter, lisent des journaux (papier ou web) ou revues (moi la seule revue papier que j’arrive encore à lire est Books) ne sont pas la cible d’un 20h généraliste qui balaie l’actu en 30 minutes ou 1h que personnellement je n’arrive pas à regarder parce que je n’y apprend rien de fondamental (mais il peut y avoir parfois un bout qui m’intéresse et que je regarde après sur youtube). Tout le monde n’est pas hyper connecté et ne lit pas 50 quotidiens, donc au final l’initiative est plutôt bonne. Surtout que Le Média propose aussi des articles écrits et documentaires (et d’autres émissions à venir aussi je crois).

    • Je le regarde, en différé. Et pas systématiquement d’une traite, ni même toujours en entier, et pas forcément dans l’ordre.

      En fait, je le regarde exactement suivant le même découpage que mes lectures, tout comme toi @arno, et précisément parce que c’est possible avec ce JT. J’appuie sur pause quand je veux pour chercher d’autres sources, j’accélère quand je m’en fous, etc.

      Sur 2 semaines d’existence, je dirais que le temps moyen que je consacre à sa vision doit être de l’ordre de 7/8 minutes...

      Par ailleurs, il me semble avoir vu des versions « digest » par-ci par-là.

      Pour info, à l’heure de son premier Journal, Le Media aurait réuni l’argent pour se financer 6 mois et n’a pas pour unique projet d’offrir un 20h gratuit pour tous. Et effectivement, la « cible » de cette formule, c’est pas les @arno ou les @james, et par extension les réguliers de SeenThis. :-)

    • https://www.youtube.com/watch?v=Av5l4PsJwhM


      Le 20h au moins aussi vieux que Roger Gicquel.
      Comme je ne suis pas encore assez abruti, je réalise parfois que je surf sur internet (pas mal sur @seenthis) en écoutant la radio ou le la musique avec les images télévisé sur mute.
      Il me faut au moins le quart d’un bon livre pour redescendre. Ou lire une bonne analyse comme celle-ci :
      https://seenthis.net/messages/663317
      merci @etraces
      parfois c’est sans-issue car je ne lis pas que des bons livres et j’ai au moins les 3 derniers CQFD à rattraper !

    • Tout cela est bien intéressant ! Quelques autres pistes de discussion…

      – Je suis un peu vieux Web, alors tout de même : The medium is the message. Du coup, j’ai du mal à croire que, même avec la meilleure volonté du monde, refaire un « anti-20h », identique dans la forme au « 20h », avec le même rythme, avec des journalistes professionnels largement issus de la télévision, etc., ça puisse produire quelque chose de très « anti ».

      D’ailleurs tout à son enthousiasme, Schneidermann (dont honnêtement je n’attends pas qu’il tienne un discours bien révolutionnaire sur les médias) souligne que ça manque encore de moyens et de budget, de professionnalisme, de rythme. Et donc on revient bien, fondamentalement, à cette contradiction d’un « anti-médium-20h » qui ne sera crédible que lorsqu’il répondra bien au cahier des charges d’un « médium-20h »… à quel prix, pour quel message ?

      – Ça j’ai bien conscience que je ne suis pas la cible, vu que je n’ai pas regardé un 20h à la téloche depuis sans doute 30 ans. Mais alors : à qui c’est censé s’adresser ? N’est-ce pas destiné à une audience qui a déjà rompu avec le consensus des grands médias mainstream et qui cultive déjà largement d’autres supports d’information ? Pourquoi m’opposer la critique d’être « hyper-connecté » (ce que je suis, oui – mais LeMediaTV, c’est pas le 7e bouton de la vieille télévision où l’on change les chaînes depuis le fauteuil avec le manche du balais : c’est une chaîne Youtube) par rapport aux « vrais gens », alors qu’il me semble qu’on cible là des gens qui, justement, ont déjà été touchés par autre chose que les médias officiels du macronisme triomphant ?

      Et puisque ces gens ont déjà rompu avec le format « chaque soir le gouvernement vous parle dans le poste », pourquoi ramener ces gens dans le format anachronique du 20h ?

      – Surtout, je voudrais revenir à cette petite période historique qui a été la nôtre, celle du « Web indépendant ». Pour ma génération, l’internet, c’est la promesse de l’accès réel pour tous à l’expression publique ; c’est un changement de paradigme fondamental dans notre rapport aux médias et à l’information. Pour moi, ce n’est pas un échec, mais ça reste un combat à poursuivre pour échapper à la perversion de l’expression publique pour tous en personal branding et en indignation stérile et préformatée, contre la méfiance généralisée envers les expressions non mainstream, toutes choses dont on a rapidement mesuré les effets dès que les blogueurs ont commencé à cesser de ses référencer entre eux, et que les sites « alternatifs » n’ont quasiment plus eu comme possibilité de se faire connaître que le Portail des copains, ou un buzz occasionnel sur Facebook grâce à une indignation qui tombait bien dans l’air du temps.

      Et dans ce cadre, la notion de flux et d’entrées multi-sources, tel qu’on le pratique sur le Portail, sur Seenthis, mais aussi sur Twitter…, ça me semble l’alternative la plus crédible aujourd’hui pour éviter d’en être réduit à revenir à l’abonnement payant à des médias certifiés conformes par le Décodex.

      Et du coup, refaire un « 20h » au principe (forcément) hypercentralisateur, avec ses « journalistes » réguliers, experts tous-terrains, un format de diffusion qui ne facilite pas l’hypertexte, je reviens à MacLuhan : ça ne peut pas être le bon message (aussi sympathiques que soient ces gens et ce qu’ils disent).

      – Pour être bien clair : je ne suis pas contre le principe de ce « grand média » de gauche sous forme de chaîne Youtube, avec son financement et donc ses professionnels compétents, des rendez-vous plus ou moins réguliers… (par exemple les entretiens d’Aude Lancelin, je suis assez client). Et qu’ils arrivent à soulever l’enthousiasme et fédérer autant de bonnes volontés, je dis youpi. C’est juste cette histoire de format-20h qui me gêne et que je n’arrive pas à suivre (ou alors, comme Meg, en mode « radio » pendant que je cuisine).

      – Problématique un peu tout de même la place des « vedettes » de la gauche. Sans doutes sympathiques, mais pfff. J’ai déjà dit que quand j’étais gamin, les « références intellectuelles » de la gauche populaire, c’étaient des chanteurs de variété… ça ne nous a pas aidés tout de même. Du coup, le risque du recyclage de vieilles vedettes « de gauche », il me semble réel.

    • Pour moi ce 20h je vois ça comme un coup « marketing » pour entre autres essayer d’attirer l’attention et en faire une porte d’entrée, avec ce repère évident et simple de la grand messe au moment du repas. Le but ici est quand même de s’adresser potentiellement à des millions de personnes, pas juste au Landerneau militant, bref je me répète mais sur les 10 millions de gens plus ou moins de gauche que comptent ce pays y en a un paquet qui regardent juste les infos sur France2 ou TF1 ou au mieux le replay sur le net. Parce qu’au final si tu vas sur le site du Média ça ressemble bien à un truc assez moderne tel que tu le souhaites @arno . En revanche pour ce qui est de la possible starisation là oui je suis d’accord que ça peut être un risque si ce 20h continue d’être trop mis en avant par rapport au reste.

    • Du lundi au vendredi, à #20_heures, en direct. Conçu et présenté par les journalistes du Média, il vous propose une information mise en perspective. Journalistes engagés dans différentes luttes et ayant à cœur de donner la parole à ceux qui ne l’ont pas souvent, ils vous parleront de l’actualité politique sans vous tromper : #Le_Média affiche son opposition aux politiques d’austérité qui saccagent les services publics, au démantèlement des protections sociales qui précarise la vie des gens ou encore à l’irresponsabilité en matière écologique.

      https://www.lemediatv.fr/programmes/le-journal
      Avec le 20 h du Le Média il est 20 h à toutes heures. Je pense pas que « les gens » regardent ce 20 h à 20 h pétante sur le net sous prétexte qu’il est 20 h et que les autres 20 h (delahousse, lapix, BFMTV & co) raconte à peu près la même chose. Aucun intérêts mais le site Le Média est pas mal avec un fil info.
      Le retour aussi d’un ancien présentateur moustachu de journal TV : https://www.lemediatv.fr/equipe/noel-mamere

    • @vanderling Ce soir, nous avons branché l’ordi sur le téléviseur pour regarder le 20h du « Média ». Ayant décidé de taper bêtement « Le Média » dans notre moteur de recherche habituel, il nous a fallu un bon moment avant de tomber sur le site. Quelle idée, de nommer un média « Le Média » !
      Ensuite nous avons eu un mal fou à trouver le journal du jour sur le site, qui n’affichait qu’un lien vers le 20h du 26 janvier ! En fin de compte, nous avons décidé de passer sur YouTube.
      Enfin, nous avons regardé une émission certes sympathique, avec des visages jeunes mais un peu trop de ressemblances avec les JT traditionnels.
      Quand on est de gauche, par exemple, ne peut-on pas mettre en cause ce concept grotesque qu’est « la communauté internationale » ?
      On a rien compris de la situation au Yémen, et le fait que la France livre des armes à l’Arabie Saoudite n’était même pas mentionné.
      Quant au rectificatif sur le Vénézuela, on a compris qu’il y avait eu une bourde de l’AFP, mais le fond de l’affaire restait flou.
      Bref : peut mieux faire.

    • @david2 je zappe beaucoup entre 19.30 et 21 h quand je regarde la tv. Pour l’info internationale je privilégie Arte-journal (l’essentiel en 20 mn) https://info.arte.tv/fr
      parfois j’enchaîne sur 28 mn avec Elisabeth Quin mais ça dépend des invités.es.
      pour échapper à Macron et son nombril j’écoute souvent rfi http://www.rfi.fr
      http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180130-yemen-combats-aden-palais-presidentiel-forces-separatistes

    • @david2 : tu as raison, il y a tout un langage à réinventer ou à se réapproprier, et hélas, les équipes dans ce nouveau média arrivent tous des médias traditionnels. Alors... leur demander de revoir leur façon de dire les choses, ça va sans doute prendre un petit peu de temps. Mais en devenant « socios », peut-être y-aura-t-il une chance de leur faire passer des messages ? Espoir fou.. Qui sait.

    • J’aimerais revenir sur ma première impression après en avoir visionné quelques uns récemment : je trouve qu’illes ont amélioré le journal en diminuant la part de courtes brèves ; j’ai apprécié certains sujets qui me seraient totalement passés inaperçus et même si ça reste concis, je n’ai pas la sensation de superficiel, ni même d’actualité à chaud. Du coup je trouve qu’illes s’en sortent pas mal pour ce format « journal télévisé ».

      je précise que je ne regarde pas en direct non plus


  • Un logiciel libre de gestion des cultures OpenJardin - LinuxFr.org
    http://linuxfr.org/news/un-logiciel-libre-de-gestion-des-cultures-openjardin

    OpenJardin est un logiciel pour GNU/Linux orienté permaculture. Nous avons réalisé un logiciel de gestion graphique et interactif des parcelles avec des fiches de cultures par parcelle, une planification annuelle et une planification des rotations de cultures.

    L’ensemble est géré par une base de données SQLite qui inclut la majorité des espèces potagères et conservera l’historique des cultures. Les variétés potagères seront ajoutées avec la possibilité d’y indiquer les dates de semis et récoltes, les plantes compagnes et les rotations.

    #logiciel_libre #permaculture


  • Dr. Greger’s Daily Dozen Checklist - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=MqmSMunAtss

    Dans son livre « How not to die » le Dr Greger (NutritionFacts) propose une liste de types d’aliments et quantités à manger quotidiennement.
    Cette vidéo synthétise cela.

    Illes ont aussi créé une petite application (libre) ios & android (traduite en français) avec quelques explications :
    https://itunes.apple.com/us/app/dr-gregers-daily-dozen/id1060700802
    https://play.google.com/store/apps/details?id=org.nutritionfacts.dailydozen&hl=fr

    Repos Github associés :
    https://github.com/nutritionfactsorg/daily-dozen-android
    https://github.com/nutritionfactsorg/daily-dozen-ios

    Cette application doit être pratique en faisant les courses j’imagine ; en tout cas, très simple à naviguer. Il y a des renvois vers les vidéos du site NutritionFacts également dedans.

    #nutritionfacts #alimentation #opensource


  • Do Mammograms Save Lives ? - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=GTnC1P4XOF0

    (Le sous-titrage existe en français)

    For every life saved by mammography, as many as 2 to 10 women are overdiagnosed, meaning turned into breast cancer patients unnecessarily, along with all the attendant harms of chemo, radiation, or surgery without the benefits.

    Sources et transcription : https://nutritionfacts.org/video/do-mammograms-save-lives

    #mammographies #cancer #mastectomie #surdiagnostic

    À rapprocher de https://seenthis.net/messages/637162 et https://seenthis.net/messages/634803

    • À noter que c’est la 4è vidéo d’une série de 14 (à venir).
      La liste et les liens vers les vidéos, lorsqu’elles sortiront se trouvent sur la première vidéo là : https://nutritionfacts.org/video/9-out-of-10-women-misinformed-about-mammograms

      https://youtu.be/dfOdps2bppY

      I think I do a pretty good job in the video explaining why I decided to take on this topic. There’s just so much confusion, combined with the corrupting commercial interests of a billion-dollar industry. As with any important health decision, everyone should be fully informed of the risks and benefits, and make up their own mind about their own bodies. That’s why I created this 14-part video series.

      [...] Stay tuned for the rest of the videos in this 14-part series, which will come out over the next month and a half:

      – Mammogram Recommendations – Why the Conflicting Guidelines?
      – Should Women Get Mammograms Starting at Age 40?
      – Do Mammograms Save Lives?
      – Consequences of False-Positive Mammogram Results
      – Do Mammograms Hurt?
      – Can Mammogram Radiation Cause Breast Cancer?
      – Understanding the Mammogram Paradox
      – Overtreatment of Stage 0 Breast Cancer DCIS
      – Women Deserve to Know the Truth About Mammograms
      – Breast Cancer & the 5-Year Survival Rate Myth
      – Why Mammograms Don’t Appear to Save Lives
      – Why Patients Aren’t Informed About Mammograms
      – The Pros & Cons of Mammograms

    • Ce n’est pas la mammographie qui est mortelle, ce qui est grave, c’est d’être dépossédée de son corps et de sa santé, de ne pas avoir le choix, c’est le stress induit par l’annonce du cancer, ce sont les traitements : intervention chirurgicale, mutilation, chimiothérapie, radiothérapie, mais aussi l’isolement et les tabous d’une longue maladie.
      Mais pas le dépistage.
      Quelle image prendre si ce n’est celle d’une piste inconnue ?
      On envoie l’éclaireuse, elle repère (ou pas) une crasse, analyse et prévient des risques, et il n’en va pas de sa responsabilité si ensuite on propose d’envoyer l’artillerie lourde.
      Mais là, c’est le niveau d’angoisse que personne ne soigne jamais.
      Maintenant, je ne sais pas pourquoi l’information tourne uniquement autour du surdiagnostic, il y a un espace de silence mensonger que je n’arrive pas à cerner.
      Il me semble qu’il faut aider les femmes à comprendre, pas à renoncer à savoir, et évidemment leur permettre d’éviter les opérations qui ne sont pas nécessaires.


  • Les jeux vidéo vont-ils disparaître ? - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=2Qq-6wByLPI

    Un documentaire résumé sur l’Effondrement à venir, les crises écologiques en cours, des reprises de séquences d’interview ou conférences (servigne, jancovici, klein, etc.), avec en filigrane l’avenir des jeux vidéo dans tout cela (l’essentiel de la vidéo traite de collapsologie et très peu de jeux vidéo au final).

    Réalisé par Tom_V de Game Spectrum (je ne connaissais pas, mais belle réalisation et recherche documentaire).

    #collapsologie #effondrement #décroissance #recyclage #jeux_vidéo #climat




  • Pas de bonne résolution cette année.

    Non. Je continue sur ma lancée des années précédentes. Par exemple, au réveil, tout à l’heure, j’ai allumé une clope en attendant que le café chauffe. C’est là que je me suis dit que, décidément non, fallait surtout pas que je me lance dans une énumération de trucs à changer ou à faire pour moi, pour mes proches, pour la planète.

    Cependant, cette année, enfin, ce matin, je me suis surpris à souhaiter que certaines personnes en prennent, et surtout, les mettent en œuvre sans trop tarder, afin de ne pas trop ruiner mon moral, celui des gens que j’aime et contribuent à faire reculer la date de la fin du monde.

    En vrac, comme ça, ce qui m’est venu :

    – Que Manuel Valls se retire définitivement de la vie publique,
    – Que Léa Salamé prenne un peu de recul sur sa pratique professionnelle,
    – Que Nicolas Hulot pète un câble, se rebiffe et déclare publiquement : « Oui, le coup de la chasse à courre, c’est pas mon idée, c’est pour se foutre de la gueule du monde, c’est pour faire diversion, comme ça, on cause pas d’hydrocarbure ni de nucléaire. Je suis un imposteur »,
    – Que @klaus mette un peu plus de contexte en français dans ses recensions germanophones :p (bisous mec),
    – Que @monolecte écrive au moins un billet de blog optimiste ;-) (bisous meuf) (et bon anniv ! :D),
    – Que Jean-Michel Apathie glisse sur une peau de banane (sans forcément se faire mal, hein), histoire qu’il renouvèle un peu ses sketches,
    – Qu’@intempestive écoute la série Calls de Timothée Hochet, si ce n’est déjà fait (Mes hommages, madame),
    – Que La Force ne soit plus avec nous, s’il vous plaît...

    Bref, le café est tiède maintenant, c’est malin.



  • Je ne donne plus, je vends en Ğ1
    https://tcrouzet.com/2017/12/15/je-ne-donne-plus-je-vends-en-g1

    C’est une cryptomonnaie reposant comme Bitcoin sur la technologie blockchain, mais les similitudes s’arrêtent là. Quand vous rejoignez la Ğ1, vous touchez tous les jours un revenu de base, avec lequel vous pouvez commencer à échanger (le minage est rémunéré, mais ce n’est pas de cette façon que se fabrique la monnaie).

    Au cours des parties, l’économie Ğ1 est tout aussi dynamique que l’économie argent-dette, mais les inégalités sont réduites, d’autant que cette monnaie décentralisée fonctionne sans banque. Par ailleurs, comme tous les acteurs reçoivent un revenu de base, ils peuvent l’utiliser pour accéder aux biens ou connaissances qui leur paraissent indispensables.

    Je tente l’aventure.

    Si certains sont déjà membres et veulent me certifier :
    https://g1.duniter.fr/#/app/wot/9jiaxJAVWzdY3Wkq7Gh53fvgksQBqDD8ASSqSC4qUXFV/nicod_

    https://g1.duniter.fr




  • Championne de France de cyber-harcèlement | Marion Seclin | TEDxChampsElyseesWomen - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=sphZS8JVwNc

    Marion Seclin parle un peu de son vécu suite au harcèlement qu’elle avait vécu après la publication d’une de ses vidéos (justement sur le harcèlement). Au vu des commentaires sous cette nouvelle vidéo, c’est pas encore gagné.

    #marion_seclin #harcèlement #cyber-harcèlement

    Sans en être certain, la vidéo d’origine est :

    https://www.youtube.com/watch?v=q_ZUHQFHMBI



  • Sécurité nucléaire : le grand mensonge
    https://www.arte.tv/fr/videos/067856-000-A/securite-nucleaire-le-grand-mensonge


    visible à partir de demain

    Classée secret défense, la #sécurité #nucléaire reste aujourd’hui la zone opaque d’une industrie exposée au risque terroriste. Captivante autant qu’alarmante, cette enquête internationale révèle d’énormes failles en la matière.
    Alors que les accidents de Tchernobyl ou de Fukushima ont alerté sur la sûreté nucléaire, la sécurité des installations, classée secret défense, reste encore entourée d’un épais mystère. Pourtant, au-delà de la vulnérabilité des sites mise en lumière par les opérations de militants écologistes, l’enquête sur les attentats de Bruxelles de mars 2016 a révélé que le nucléaire belge constituait bien une cible potentielle pour des terroristes en quête d’armes de destruction massive. De l’attentat-suicide et la chute d’un avion de ligne sur un réacteur aux cyberattaques en passant par les drones, les actes de sabotage ou la fabrication artisanale de bombes sales – un mélange d’explosifs et de matières radioactives –, les menaces, reconnues par les experts, sont réelles. Dès lors, comment nos installations sont-elles protégées pour affronter ces risques multiples et comment la communauté internationale s’organise-t-elle pour sécuriser les matières et éviter les trafics ?


  • #L'intelligence_des_arbres

    Un forestier en Allemagne, Peter Wohlleben, a observé que les arbres de sa région communiquent les uns avec les autres en s’occupant avec amour de leur progéniture, de leurs anciens et des arbres voisins quand ils sont malades.
    Il a écrit le bestseller « La Vie Secrète des Arbres » (vendu à plus d’1 million d’exemplaires) qui a émerveillé les amoureux de la nature. Ses affirmations ont été confirmées par des scientifiques à l’Université du « British Columbia » au Canada.
    Ce documentaire montre le travail minutieux et passionnant des scientifiques, nécessaire à la compréhension des interactions entre les arbres ainsi que les conséquences de cette découverte.
    Ce savoir va changer votre regard sur le vivant, les arbres et les forêts.


    http://www.jupiter-films.com/film-intelligence-des-arbres-l-75.php
    #arbres #intelligence #forêt #nature #film #racines #langage_végétal #émotions #langue #collaboration
    cc @odilon



  • #Énergie_éolienne : dossier sur Reporterre :

    1.« L’éolien signe la fracture entre deux visions de l’écologie »

    Emblème de la #transition_énergétique ou avatar vert du capitalisme ? L’énergie éolienne divise les #écologistes. Reporterre a mené une grande enquête, en cinq volets, pour examiner en détail les questions soulevées par le développement de cette industrie et les enjeux qui l’accompagnent.

    https://reporterre.net/L-eolien-signe-la-fracture-entre-deux-visions-de-l-ecologie

    2. « Les éoliennes : pourquoi si hautes ? comment ça marche ? combien sont-elles ? »)

    Vitesse du vent, puissance installée, #stockage de l’énergie produite… les questions techniques liées aux éoliennes sont nombreuses. Reporterre se plonge dans la mécanique et le vent pour tout vous expliquer.

    https://reporterre.net/Les-eoliennes-pourquoi-si-hautes-comment-ca-marche-combien-sont-elles

    3. « L’#économie de l’éolien, de plus en plus concentrée, n’est pas alternative »

    Le secteur de l’énergie éolienne concerne de multiples acteurs aux rôles bien spécifiques, du « turbinier » à l’exploitant en passant par le développeur et l’« agrégateur ». Avec la dérégulation du #marché de l’énergie, le secteur n’échappe pas non plus à la concentration et à la financiarisation.

    https://reporterre.net/L-economie-de-l-eolien-de-plus-en-plus-concentree-n-est-pas-alternative

    4. « Quel est l’impact des éoliennes sur l’#environnement ? Le vrai, le faux »

    #Énergie_renouvelable, l’éolien a, comme toute énergie, un impact sur l’environnement. Mortalité des #oiseaux et des #chauves-souris, besoin en #matières_premières, infrasons, #bruit,... Reporterre fait le point sur ce qui pose problème ou pas.

    https://reporterre.net/Quel-est-l-impact-des-eoliennes-sur-l-environnement-Le-vrai-le-faux

    5. Les #paysages de l’#éolien : on ne peut plus faire sans les citoyens

    L’impact paysager des éoliennes et l’industrialisation des campagnes qu’elles représentent soulèvent de nombreuses oppositions. La querelle pose une question politique : l’éolien peut-il être autre chose que la poursuite du monde industriel, fondé sur la croissance, la consommation et la marchandisation du bien commun ?

    https://reporterre.net/Les-paysages-de-l-eolien-on-ne-peut-plus-faire-sans-les-citoyens