• Bientôt dans presque tous les commissariats, un logiciel pour fouiller dans vos portables | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1579520319-police-gendarmerie-un-logiciel-pour-fouiller-portables

    L’utilisation de ces systèmes pose tout de même « un certain nombre de problèmes d’un point de vue éthique, parce que ce genre de matériel utilise des failles de sécurité pour fonctionner », prévient le policier anonyme. « C’est pour ça que la machine reste régulièrement mise à jour, pour pouvoir aller récupérer les failles de sécurité des constructeurs de téléphones identifiées par Cellebrite ». Les forces de l’ordre pourront donc exploiter les portables même si une personne refuse de donner son mot de passe ou son code PIN. Ce droit à ne pas s’auto-incriminer avait déjà été battu en brèche par la Cour de cassation en décembre dernier.

    L’autre problème éthique soulevé par l’utilisation des Ufed relève de l’extraction des données : lesquelles seront jugées pertinentes ? « Il faut voir comment se fait le tri des données. Quand un téléphone est “craqué”, il y a toute une tonne d’informations qui sort, qui relèvent de la vie privée parfois et ne sont pas en lien avec l’enquête », note la chercheuse Florence Sèdes. « Il y a très certainement des questions de vie privée qui vont se poser », concède le fonctionnaire de police. Le logiciel permet pourtant « de sélectionner précisément ce qu’on cherche sur le téléphone, par des mots-clés ou sur des périodes précises, comme les messages échangés dans les trois derniers jours, par exemple ». Mais cela ne règle pas les questions de protection des données personnelles, selon ce policier :

  • ✈️ Maryse Bastié - La bravoure et l’amour du ciel
    https://www.youtube.com/watch?v=M3Rd8twwZlY

    Présentation de #Maryse_Bastié , pilote française, par #Stardust ; avec des citations de ses écrits, très jolis, poétiques.

    Son nom arbore nombre de rues et d’écoles, et pourtant, cette figure emblématique de l’aviation française est peu célébrée aujourd’hui, 68 ans après sa mort. Aujourd’hui, on se penche sur la carrière incroyable de Maryse Bastié, pionnière française de l’aviation.

    #aviation

  • Pablo Servigne : « Avec les mégafeux, le projet moderne a trouvé plus fort que lui »
    https://reporterre.net/Pablo-Servigne-Avec-les-megafeux-le-projet-moderne-a-trouve-plus-fort-qu

    Le penseur Pablo Servigne, qui a forgé le concept de collapsologie, parle d’un « effondrement de la normalité » et d’un « basculement rapide et massif de l’opinion publique » en Australie, car les mégafeux montrent bien que les catastrophes ne sont ni lointaines ni hypothétiques. Source : Reporterre

  • A partir de 2020, il est temps de passer à la quatrième compilation (#recension) sur #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #anthropocène #capitalocène, après les trois premières de 2016 à 2019 :
    https://seenthis.net/messages/499739
    https://seenthis.net/messages/524060
    https://seenthis.net/messages/680147
    =============================
    Méga feux : « Nous ne vivons pas seulement dans l’Anthropocène mais dans le Pyrocène »
    Joëlle Zask, Reporterre, le 4 janvier 2020
    https://seenthis.net/messages/818910
    #pyrocène

    à suivre...

  • Le nucléaire, une option de plus en plus fumeuse contre le réchauffement - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2019/12/17/le-nucleaire-une-option-de-plus-en-plus-fumeuse-contre-le-rechauffement_1

    Trop cher, trop lent… l’atome ne fait plus le poids face aux énergies renouvelables pour lutter contre l’urgence climatique, selon le rapport Mycle Schneider 2019.

    • Il manque, dans cet article, une évaluation de l’impact en terme d’émission de CO2 des différentes technologies de production d’énergie (nucléaire, solaire, éolien).
      C’est un critère très important des choix stratégiques à faire.

    • Également non décompté dans le bilan carbone du nucléaire :
      – le cout de la construction (fabriquer des km3 de béton...)
      – le cout du démontage/recyclage (quand on voit où en est le démantèlement de Brennilis, on est même pas encore en mesure de la moindre estimation complète...)
      ...qui sont nettement supérieurs à ceux de toutes les sources d’énergies renouvelables

    • @cy_altern je ne suis pas certain que pour une production énergétique équivalente l’éolien et le solaire soient vraiment beaucoup moins chers (tant en coûts qu’en matériaux). Il reste un problème fondamental, c’est que la nuit il n’y a pas de soleil (et en hiver les nuits durent longtemps) et une bonne partie de l’année le vent ne souffle pas bien fort. N’oublions pas que dans les pays où on a mis beaucoup d’éolien, ce sont les centrales à gaz (Espagne) ou à charbon (Allemagne) qui prennent le relais quand ça ne souffle pas dehors. Les Allemands s’en mordent les doigts d’avoir mis autant d’argent et d’énergie (si je peux me permettre) dans cette « transition ». Quoiqu’il en soit, si on veut croire à cette chimère de transition énergétique avec éolien et solaire il va falloir accepter d’avoir des coupures d’électricité régulières (pourquoi pas, mais il faut que ce soit conscient). Pour ma part je suis assez d’accord avec Jancovici : on a réglé au moins provisoirement (en France en tout cas) le problème de l’électricité décarbonée (via nucléaire et barrages), maintenant ce serait bien de se concentrer sur les énergies fossiles...

    • Le fond du problème (et personne ne va se jeter dessus), c’est qu’il faut diversifier et surtout décentraliser la production… un peu comme avant le monopole d’EDF. En gros, déployer des solutions locales et adaptées et interconnecter les mini réseaux pour les échanges d’énergie en fonction des variations de productions.

      Le transport d’énergie sur de longues distances est notoirement inefficace, mais le despotisme hydraulique est fondé dessus. Cela s’est beaucoup vu en Grèce où pour pouvoir racler les fonds de tiroirs des pauvres, le gouvernement a adossé ses taxes à la facture d’électricité : « Ne paie pas l’impôt injuste et je te renvoie à l’âge de pierre ».

      L’autre face de problème, c’est que la meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas. Ce qui revient à totalement changer de société, celle-ci étant fondée sur le gaspillage énergétique : logement produisant plus que sa propre énergie, aménagement du territoire pour limiter les transports inutiles, production ajustée aux besoins…

    • Revenir aux fondamentaux de la #sobriété :

      Une baisse majeure de la consommation, préalable au scénario tout renouvelable
      Après la publication de précédents scénarios en 2003, 2006 et 2011, la vingtaine d’experts de l’association négaWatt a actualisé sa feuille de route énergétique pour la France, toujours marquée par ses trois principes fondateurs « sobriété, efficacité énergétique et développement des énergies renouvelables »(1). Leur approche consiste en premier lieu à identifier les gisements d’économies d’énergie envisageables aux différents postes de consommation : chauffage, transports, process industriels, etc.

      https://www.connaissancedesenergies.org/negawatt-actualise-son-scenario-tout-renouvelable-pour-la-f

      C’est « pointu ». Pas eu le temps de tout décortiquer. Je pose ça là quand même.

      L’association #négawatt existe depuis 2001.

      [edit]
      Ah, tiens ? @reka l’avait déjà posté en 2018 : https://seenthis.net/messages/718074

    • Pour le nucléaire, c’est pas aussi simple que de dire « son prix est élevé »… rapporté à la production électrique gigantesque qu’apporte 1 seule centrale. À côté de ça, le solaire et l’éolien, énergie intermittente, nécessiterait pour la même production une surface (et des matériaux) immense et des capacités de stockage de l’énergie produite (qui se fait essentiellement en France actuellement avec des systèmes hydrauliques : on pompe de l’eau en hauteur lorsqu’il y a excédent électrique).
      Déjà que personne ne veut la moindre éolienne à côté de soi, et qu’en plus leurs emplacements possibles sont très limitées, en dehors de l’off-shore)

      Bref, à moins de réellement diminuer considérablement nos besoins électriques — et a priori, ça sera pas le chemin pris volontairement par la société — et en considérant que la priorité est d’éviter de balancer du CO² dans l’atmosphère — là encore c’est pas gagné —, le nucléaire reste une bonne option faute de mieux... (et ça me fait bien chier de le dire !).

      Mais sinon je redis, il y a cette série du Réveilleur sur les énergies, qui apporte un éclairage très intéressant sur l’ensemble des méthodes de production et leurs problématiques respectives :

      https://www.youtube.com/watch?v=eruVCRrIkCY&list=PLhgpBc0hGjSu5ZuZC6pqQq8L7H_udR-Ql

    • Déjà que personne ne veut la moindre éolienne à côté de soi

      C’est un peu plus compliquer, j’ai été voir les écolos qui soit disant ne veulent pas d’éoliennes. Leurs arguments est que l’installation des grosses éoliennes vers Lézignan a détruit le paysage des montagnes (routes, bétonnage, bitume etc et gigantisme) cela dans des zones naturelles pour fabriquer de l’électricité qui n’est pas consommée sur place mais envoyée en Espagne.
      Il y a un choix politique de ne pas favoriser l’autonomie énergétique des communes ou des particuliers. Faire de l’électricité à consommer sur place, ça permet à chaque personne de la communauté de se rendre compte que nous sommes en dépendance et qu’il y a peut-être moyen de réduire chacun·e les dépenses. Même si ce sont les industriels et l’armée les plus gros bouffeurs d’énergie.

    • Leurs arguments est que l’installation des grosses éoliennes vers Lézignan a détruit le paysage des montagnes (routes, bétonnage, bitume etc et gigantisme) cela dans des zones naturelles pour fabriquer de l’électricité qui n’est pas consommée sur place mais envoyée en Espagne

      Les grandes éoliennes terrestre c’est compliqué ; il leur faut un site venteux, loin des habitations, et ça tombe fréquemment sur les quelques zones naturelles qui restent encore ; du coup, ça passe mal. En plus c’est la plupart du temps des promoteurs, et non une communauté de commune ou d’habitants qui en seront propriétaires et bénéficiaires ; on a bien alors une production locale certes, mais redistribuée directement sur la grille du réseau national (enfin je sais pas comment on la nomme) (de toutes façons, y a pas vraiment d’autre choix pour les grandes éoliennes).

    • L’éolien offshore a le vent en poupe. S’il est favorisé par les circonstances, sa mise en oeuvre et ses résultats ne sont pas un succès.


      éolien offshore de Blyth, EDF Energies, en Mer du Nord
      https://www.usinenouvelle.com/article/pourquoi-la-france-n-a-aucun-parc-eolien-offshore-au-contraire-des-au
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/saint-nazaire/saint-nazaire-c-est-parti-premier-parc-eolien-offshore-
      http://parc-eolien-en-mer-de-saint-nazaire.fr/le-parc-eolien-en-mer/ou-ca-se-situe
      Ma fille me racontait ses journées chez Général électric (GE) en 2016. Sous contrat (CSP+) en logistique, elle a très vite déchanté. Je ne comprenais pas toutes ses explications mais nous arrivions à la même conclusion : ces « moulins à vent » avaient tout l’air d’une usine à gaz. Depuis elle a changé de crèmerie et bosse pour les paquebots des chantiers de St Nazaire. Une autre forme de gâchis industriel de fabrication de #poubelles_flottantes pour CSP++ et autres gogos.

    • Concernant la production locale consommée localement et reliée à un réseau global, c’est sympa sur le papier mais les gens qui bossent dans l’électricité nous disent que ce serait parfaitement inefficace. On est pas obligé de les croire mais sur ces questions d’énergie, au delà des discours militants, ça me semble intéressant d’écouter les ingénieurs qui bossent dans le domaine. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui un Jancovici, bien que pro-nucléaire (et peut-être un poil réac sur les bords) m’apparaît comme plus radical que n’importe quel militant des Verts (pas compliqué, me direz-vous ?) car il ne s’en laisse pas conter sur ces solutions « magiques ».

    • je suis d’accord avec toi @alexcorp J-M Jancovici n’a pas usurpé sa place de membre du Haut conseil pour le Climat. Je n’ai pas suivi ses cours ou regardé entièrement la vidéo proposé par @marcimat mais je trouve que son discours nous invitent à sauter ensemble et à pieds joints dans le problème. Où de ne pas y réfléchir avec ses pieds.

    • wawawa, le nucléaire c’est du radicalisme écologique, ça c’est du super discours de militant #pronucléaire

      Pour les personnes de passage qui tomberaient sur cette conversation rappelons juste les points sur lesquels aucune personne censée ne peut revenir :
      – évidence à moyen terme d’accident majeur de type explosion/fusion de n’importe quel réacteur nucléaire (58 en france)
      – évidence à long terme de l’absurdité de l’enfouissement des déchets nucléaires, instabilité des sous_sols, coût, pollution
      – évidence des dépassements des coûts des constructions de centrales nucléaires
      – évidence de la production militaire via le nucléaire civil
      – évidence du coût faramineux et non évaluable au KWh du nucléaire car sur des dizaines de générations
      – évidence de l’impossibilité du démantèlement et du retraitement propre des matériaux des centrales
      – évidence du réchauffement des fleuves et rivières et de la destruction des écosystèmes en dépendant
      – évidence du totalitarisme démocratique pour imposer le nucléaire depuis 1970

      D’après l’article, même la chine ne construit plus de centrale nucléaire et le programme mondial était à son pic en 1974. Voila, à part sur seenthis, aujourd’hui c’est fini le rêve nucléaire. Et pour les simplifications éhontées que je lis, j’en ai une bien bonne : Quand je vivais dans les Corbières, les villages se retrouvaient parfois plusieurs jours sans électricité ou sans eau : figurez vous que les habitants y survivaient et s’organisaient pour s’entraider. #incroyable_mais_vrai #la_vie_après_le_nucléaire

    • Et pour les simplifications éhontées que je lis, j’en ai une bien bonne : Quand je vivais dans les Corbières, les villages se retrouvaient parfois plusieurs jours sans électricité ou sans eau : figurez vous que les habitants y survivaient et s’organisaient pour s’entraider.

      Très bien, maintenant demande à ton entourage qui est prêt à ça. On y sera probablement contraint un jour, en attendant un système électrique centralisé nous permet d’éviter ça et les discours sur les éoliennes et les panneaux solaires c’est juste pour cacher cet avenir fait de coupures électriques (par cynisme ou pure ignorance).
      Il faudrait aussi interdire les barrages, n’oublions pas qu’un barrage qui cède ce sont des milliers de morts (mais des morts propres, c’est vrai). Les mines dans lesquels on va chercher les matériaux utiles à nos éoliennes et panneaux solaires font plus de morts chaque année que l’ensemble des morts dues au nucléaire civil depuis son invention. Fermons ces mines immédiatement.
      Par ailleurs, il y a encore un paquet de réacteurs en construction, notamment en Chine (qui attend juste la livraison de ceux commencés en 2016 pour en construire d’autres) https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_r%C3%A9acteurs_nucl%C3%A9aires_en_construction

    • @touti que je sache, les personnes à l’origine de ce rapport cité dans l’article n’ont pas inventé la lumière la nuit ni le vent les jours de temps calme donc je ne vois pas en quoi cela réfute ce que je dis. Leur vision est quasi purement économique, pas technique (c’est cette même vision économique des choses qui met en péril l’humanité).

    • ça grésille dans le poteau. Histoires de la lutte contre la T.H.T. Cotentin-Maine 2005-2013
      https://editionsmerecastor.wixsite.com/publications

      Enfin ! Après cinq longues années d’aventures, les Recueils sonores sur la lutte contre la ligne THT Cotentin-Maine sont sortis, sous l’oeil bienveillant des éditions Mère Castor !
      Vous allez pouvoir vous replonger dans l’univers de la clé à molette, parcourir les routes de la Manche et de la Mayenne, écouter les voix de celles et ceux qui se sont battus contre l’Etat nucléaire, l’entreprise RTE et ses pylônes.

      une #série_radiophonique en 7 épisodes
      https://antitht.noblogs.org
      source : https://expansive.info/Ca-gresille-dans-le-poteau-1922
      #livre_audio #THT

    • « Minimiser les impacts catastrophiques d’un accident nucléaire est en passe de devenir un grand classique »
      entretien avec Sezin Topçu / observatoire des multinationales
      @observatoiremultinat
      https://multinationales.org/Minimiser-les-impacts-catastrophiques-d-un-accident-nucleaire-est-e
      Sezin Topçu est historienne et sociologue des sciences, chargée de recherche au CNRS. Elle est membre du centre d’étude des mouvements sociaux à l’EHESS. Son ouvrage La France nucléaire, l’art de gouverner une technologie contestée a été publié en 2013 au Seuil.

    • @touti à rajouter dans les « évidences » celles liées à l’uranium, d’une part qu’il s’épuise, et d’autre part qu’il est obtenu « pas cher » parce qu’il est volé à une population africaine (au Niger en particulier) opprimée grâce à la corruption de ses dictateurs, donc s’il fallait le payer au bon prix, le nucléaire serait beaucoup plus cher (et profitable à l’Afrique)...

  • « Le projet de Macron est de casser la retraite par répartition » François Hommeril (CFE-CGC)
    https://www.latribune.fr/economie/france/le-projet-de-macron-est-de-casser-la-retraite-par-repartition-francois-hom

    ENTRETIEN. Assurance-chômage, « gilets jaunes », paritarisme... Le dirigeant du syndicat des cadres critique sans détour la politique sociale d’un gouvernement confronté à un mouvement de grève de grande ampleur.

    LA TRIBUNE - Pourquoi la CFE-CGC a-t-elle décidé de rejoindre le mouvement du 5 décembre après être restée en retrait ?

    FRANÇOIS HOMMERIL - Nous avons eu un comité directeur composé de 16 présidents de fédérations à la fin du mois d’octobre. J’ai proposé à ce moment-là que l’on refasse une analyse très critique du projet de réforme des retraites. Depuis le 22 octobre, la journée du 5 décembre a pris de l’ampleur. La base de notre syndicat est devenue très sensible à ce fait de société. C’est le terrain qui a mis sous pression les fédérations. Celles-ci sont venues s’exprimer à l’occasion d’un comité confédéral.

    La confédération a noté dans sa délibération que le syndicat se joindrait au mouvement. Nous n’avons pas lancé un appel à la manifestation comme d’autres l’ont fait mais nous avons laissé aux fédérations le choix d’appeler à se mobiliser le 5 décembre. Plusieurs fédérations comme le transport, l’aérien, les énergies, la culture et communication ont décidé de mobiliser leurs militants. D’autres non. La CFE-CGC est une organisation démocratique qui suit les décisions prises dans les instances qui constituent et régulent notre organisation.

    Que reprochez-vous précisément au projet de réforme du gouvernement ?
    Au départ, le gouvernement a utilisé le slogan « 1 euro cotisé vaut 1 euro de retraite ». En réalité, l’objectif de l’exécutif est la captation des réserves accumulées par les salariés pour pouvoir financer principalement l’évolution du régime des fonctionnaires mais peut être aussi l’évolution du régime général dans lequel l’État a des responsabilités importantes en termes de gestion. L’État ne tient pas ses engagements en matière de retraites. Il veut faire payer les partenaires sociaux et les salariés des régimes qui ont accumulé des réserves pour faire face aux déséquilibres démographiques.

    Il veut également faire payer la convergence des systèmes pour transformer les retraites en une annexe du budget et le traiter comme le budget de la Sécurité sociale qui est géré de manière catastrophique. Il veut en faire un auxiliaire de gestion des deniers publics. Il veut s’approprier cet argent alors que ces sommes sont des cotisations prélevées sur les salaires, les revenus, l’activité. Il veut simplement mettre la main sur de l’argent qui n’est pas le sien. Il veut faire peser un risque énorme sur le niveau des pensions. Le projet est de casser définitivement cette partie du modèle social français qui est la retraite par répartition.

    Pourquoi n’avez-vous pas profité du début des concertations il y a deux ans pour manifester plus clairement votre désaccord ?
    Au début, nous sommes entrés dans la concertation en avançant nos arguments. Même si nous n’étions pas opposés au principe de la retraite par points, ce système entraînait un certain nombre de désagréments et de déséquilibres. Dans le dispositif à venir, il y aura forcément des gagnants et des perdants. La première phase de concertation a permis de poser les arguments et de discuter, mais la deuxième phase correspond à une concertation sans négociation. Le gouvernement avance l’idée que rien n’est décidé. Je préfère que l’on vienne vers moi en m’expliquant ce qui est décidé et les éléments sur lesquels on peut négocier mais les choses ne sont pas claires.

    À quel moment le gouvernement a-t-il changé de position selon vous ?
    Le masque est tombé au moment où le gouvernement a affiché son obstination afin d’obtenir un régime équilibré en 2025. Cet objectif n’a aucun sens dans un régime par répartition. Ce régime est forcément en déséquilibre en raison des évolutions démographiques. Dans un régime par répartition, on doit anticiper sur vingt ans. Une population reste en moyenne vingt ans à la retraite. Sur ce point, les dernières projections du Conseil d’orientation des retraites n’ont pas bougé. Les dernières remarques de Richard Ferrand sont scandaleuses. Dire qu’il faut absolument partir sur de bonnes bases et avoir un régime équilibré en 2025 est complètement faux. Ces paroles contribuent à jeter un discrédit définitif contre ce type de classe politique. Les problèmes générés par la crise de 2008 ont été réglés par la réforme de Marisol Touraine. L’État ne prend pas ses responsabilités. Il décide de l’exonération de cotisations et ne les compense pas. Il met en péril le régime général et il ne remplit pas ses obligations relatives au régime des fonctionnaires.

    Vous avez appelé le gouvernement à la négociation ces derniers jours. Pensez-vous qu’il a durci sa position sur le sujet des retraites ?
    Non, l’exécutif avance masqué. Par ailleurs, il n’est pas dans la nature d’une organisation syndicale de négocier avec le gouvernement. Le gouvernement est là pour respecter les syndicats et les corps intermédiaires en mettant en place un cadre dans lequel les partenaires sociaux vont négocier entre eux. Le gouvernement triche en permanence en ramenant à lui des prérogatives qui ne sont pas de son ressort. L’intelligence n’est pas seulement dans le camp gouvernemental. Elle est dans le milieu universitaire, les corps intermédiaires. C’est une question de démocratie et aujourd’hui elle n’est pas respectée.

    Avez-vous le sentiment d’être écouté ?
    Non, le pouvoir exécutif est dans une stratégie de propagande. Ce qui se passe actuellement sur les réseaux sociaux est révoltant. Le gouvernement dénonce les injustices mais les chiffres qui sont avancés sur les réseaux sociaux par l’exécutif concernant les chauffeurs de la RATP par exemple sont faux.

    En quoi la réforme des retraites serait-elle défavorable aux cadres ?
    La population des cadres est très hétérogène. Il peut s’agir du jeune cadre débutant récemment diplômé de Supaero, l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace, ou le cadre de chez Renault qui a commencé comme ouvrier. Il peut y avoir plusieurs types de conséquences avec des cadres qui sont au-dessus du plafond de la Sécurité sociale. Comme Jean-Paul Delevoye l’a lui-même avoué, il faut dans cette réforme mobiliser plus de solidarité. Au moment où cette phrase est prononcée, on sait qu’il y a des gens qui devront contribuer plus pour recevoir moins. On peut s’imaginer que ce sont les cadres qui pourraient être mis à contribution.

    Êtes-vous pour ou contre un système par points ?
    Notre organisation n’est pas contre un système par points. Nous avons été à l’origine en 1946 du régime par points de l’Agirc qui a permis par extension de faire l’Arrco et les retraites complémentaires. Dans le régime par points, il y a une contribution à la solidarité. Cette contribution est maîtrisée par les partenaires sociaux qui définissent eux-mêmes les paramètres. Dès l’instant qu’il y a des droits familiaux, il y a de la solidarité pour financer ces droits.

    Le gouvernement nous promet une dégradation des pensions exactement comme il a géré la dégradation des fonds de la santé et le financement de l’hôpital en isolant les budgets. Il y a un paradoxe absolu. La France qui était considérée comme précurseur en termes de prise en charge des soins il y a trente ans, est aujourd’hui le pays où la charge rapportée au PIB est l’une des plus faibles de l’OCDE. Elle est même inférieure à celle des États-Unis. Il y a eu une volonté de détruire l’excellence du système de soins français. Si la retraite est gérée de la même manière, on va à la catastrophe.

    Quel regard portez-vous sur le dernier rapport du conseil d’orientation des retraites présenté en novembre ?
    Les prévisions n’ont pas vraiment changé par rapport à celui du mois de juin. En revanche, je trouve que rassembler dans une même instance, des profils qui sont politiques et des scientifiques est très délicat.

    Quelle serait une réforme acceptable selon vous ?
    Il n’y a pas de réforme acceptable par principe. Le système doit évoluer et il évolue. Il y a eu cinq réformes sur les retraites depuis 1993. La plus structurante est celle de 1993. Elle n’a pas été motivée par l’allongement de la durée de l’espérance de vie. Il faut rappeler que l’espérance de vie a principalement augmenté durant les années 1970 à 1990 par la baisse de la mortalité infantile et moins par sa hausse à partir de 60 ans même si ça y contribue. Aujourd’hui, on assiste à un retour en arrière. La société actuelle a bien compris que l’on a désormais dans sa vie d’adulte deux périodes. Je ne vois pas pourquoi on régresserait. Dire aux personnes qu’il faudra travailler jusqu’à 65 ans parce que l’espérance de vie a augmenté n’a aucun sens. L’espérance de vie lorsque les gens ont 65 ans est extrêmement variable. Ce système pourrait générer des injustices énormes. En plus, il est injustifié sur le plan économique.

    Sur l’assurance-chômage, pourquoi les négociations entre partenaires sociaux en février dernier ont-elles échoué ?
    Le gouvernement a mis en place un cadre impossible à respecter. Du côté des partenaires sociaux, je ne suis pas complètement satisfait de ce que l’on a produit. Notre capacité à générer du consensus est restée intacte. En revanche, on aurait pu produire un schéma politique plus incisif et plus visible à l’égard de la population.

    Que pensez-vous de cette profonde transformation de l’assurance-chômage ?
    En prétendant lutter contre le chômage, le gouvernement lutte contre les chômeurs. En prenant en compte les contributions, les cotisations et les allocations versées, le régime de l’assurance-chômage est excédentaire depuis vingt ans. L’État a creusé la dette de ce système assurantiel en imposant le financement de Pôle emploi, les 500 millions d’euros des frontaliers. Tout ce qui a été dit sur le sujet est mensonger. Le vrai problème du chômage en France est que demandeurs d’emploi souhaitant travailler ne sont pas pris en charge dans les dispositifs qui permettraient leur réinsertion. Il y a un marché de dupes sur la question des emplois non pourvus et sous certains aspects c’est une bonne chose. Ce n’est pas normal que les gens travaillent et ne gagnent pas suffisamment pour vivre. On connaît tous des gens qui ont accepté un emploi parce qu’il faut travailler et se sont retrouvés à perdre de l’argent à la fin du mois. J’estime que dans un pays comme la France, ces emplois ne sont pas dignes. Je n’ai pas envie que demain Ken Loach fasse un film sur la France...

    Les entreprises d’au moins 11 salariés doivent mettre en place le nouveau Comité social et économique avant le 31 décembre et beaucoup ne l’ont pas encore mis en place. Que pensez-vous de cette nouvelle instance représentative ? Comment expliquez-vous un tel retard dans sa mise en place ?
    C’est un fiasco total et attendu. La CFE-CGC s’y était opposée dès le début. Rien ne fonctionne. Le gouvernement a voulu casser ce qui fonctionnait. Les différentes instances sont nées à un moment précis de l’histoire sociale du pays. Chacune avait sa fonction et sa raison d’être. Je viens de l’industrie et dans les CHSCT, il y avait des personnes dans tous les syndicats qui avaient le cœur à représenter leurs collègues dans des instances dédiées spécifiques. Les directions comptaient beaucoup sur ces instances pour faire progresser certains sujets. Dans mon expérience d’ingénieur dans l’industrie chimique, la direction ne m’aurait pas pardonné d’avoir raté une réunion du CHSCT. Le gouvernement par méconnaissance absolue du monde du travail a appliqué une réforme totalement idéologique pour diminuer les droits de représentation des salariés.

    Aujourd’hui, les meilleurs avocats pour un retour aux anciens dispositifs sont les directeurs des ressources humaines. Ils n’arrivent pas à faire fonctionner les nouvelles instances. Par ailleurs, la fusion était déjà disponible par la négociation d’entreprise. Beaucoup d’entreprises de taille moyenne auraient été capables en bonne intelligence de trouver les moyens de s’adapter pour mettre en place une bonne représentation et faire face à une pénurie de candidats. Les acteurs sur le terrain auraient pu trouver les moyens de générer une fusion partielle ou totale adaptée à leur entreprise.

    Certains observateurs parlent d’une « dérive idéologique » de la CFE-CGC avec l’abandon d’une position réformiste. Que leur répondez-vous ?
    Ces personnes sont les représentants du néolibéralisme depuis des années. Au moment où j’ai été élu à la tête de l’organisation en juin 2016, j’ai fait l’effort d’emmener mon organisation en dehors de la case réformiste. Je pense que c’est une case politique. Les syndicats identifiés comme réformistes aux yeux des politiques sont des organisations considérées comme accompagnatrices des réformes. Je suis le président d’un syndicat indépendant et libre. Il reste attaché à l’esprit de réforme et l’a toujours été historiquement. La CFE-CGC fait toujours des propositions et nous sommes toujours autour de la table en évitant la contestation stérile. Après trente ans de dérive néolibérale, il faut réexaminer ce terme de réformiste. Aujourd’hui, cette notion a pris un sens très différent par rapport aux années 1980 et 1990.

    Quel est l’avenir du paritarisme en France ?
    Si je m’arrête à la volonté du gouvernement de tout casser, le paritarisme n’a pas d’avenir. En revanche, s’il existe à nouveau une forme démocratique de consultation et de réforme, le paritarisme aura un avenir.

    La crise des « gilets jaunes » est-elle terminée ?
    La société française est actuellement sous pression. Dans les rangs des « gilets jaunes » au départ, il y avait beaucoup de petits chefs d’entreprise, des artisans, des infirmières libérales et peu de salariés. Le gouvernement n’a cessé de répéter que les syndicats ont été disqualifiés. Or les organisations syndicales des salariés ne sont pas sur le même terrain que les « gilets jaunes ». Il y avait peu de salariés du secteur industriel sur les ronds-points. Ce sont des domaines où l’activité syndicale produit de la norme et de l’équilibre social.

    Êtes-vous pour un système de cogestion dans les entreprises sur le modèle suédois ?
    Je ne pense pas qu’un tel système puisse fonctionner en France sauf dans un cadre où la cogestion est définie de manière claire. La cogestion ou le réformisme a un sens nébuleux actuellement. À la CFE-CGC, nous sommes favorables à une meilleure représentation des salariés dans les conseils d’administration mais ce n’est pas de la cogestion. La cogestion à l’allemande correspond à la présence des syndicats dans les instances de gouvernance et de direction. Je préfère que les relations soient contractualisées à l’intérieur de l’entreprise.

    • Le masque est tombé au moment où le gouvernement a affiché son obstination afin d’obtenir un régime équilibré en 2025. Cet objectif n’a aucun sens dans un régime par répartition. Ce régime est forcément en déséquilibre en raison des évolutions démographiques. Dans un régime par répartition, on doit anticiper sur vingt ans. Une population reste en moyenne vingt ans à la retraite.

      Quand on est un cadre, oui, on a une longue retraite. Mais en moyenne ?

    • Cela fait plaisir de constater qu’il est possible d’avoir une approche factuelle de ces sujets quand on est syndicaliste.
      J’ai commencé à lire une interview du gars qui représente la CFDT, et j’ai eu encore une fois un terrible malaise.
      La dépolitisation dans les sphères « qui travaillent » reste très forte. Je suis tjs autant désespéré à ce sujet par la position individualiste et simpliste de la plupart.

  • L’effondrement, nouveau récit social

    « 2019 aura été l’année de la vulgarisation du récit de
    l’effondrement, qui est passé du stade de thèse groupusculaire à celui de récit social.

    Après plusieurs dossiers parus l’été dernier dans
    Science & Vie, Libération ou Le Monde, sans oublier la vidéo très
    partagée de l’ancien ministre Yves Cochet, donnant une illustration
    concrète du survivalisme, le mois de novembre a vu la diffusion du
    premier épisode d’une mini-série éponyme sur Canal +. L’Obs lui
    consacre cette semaine sa première couverture. Enfin, un sondage,
    publié à l’occasion de l’ouverture de la COP25 à Madrid, suggère que
    plus de la moitié des Français redoutent un effondrement de notre
    civilisation.

    (…)

    Comment a-t-on pu passer en moins de vingt ans des promesses d’avenir de l’an 2000 à une perspective de fin du monde ? Certes, le succès du motif tient en partie à sa polysémie. Pour certains, agiter la menace de la catastrophe est le meilleur moyen d’accélérer la prise de conscience et l’acceptation de choix douloureux. D’autres ne croient déjà plus à la résilience de la société confrontée à des crises trop nombreuses, et perçoivent dès à présent les signes d’un effondrement en cours. On rencontre également de nombreuses critiques du récit catastrophiste, assimilé par ses adversaires à un nouveau millénarisme (…) . »

    http://imagesociale.fr/8029

  • Mise en perspective des impacts écologiques du numérique | Raphaël Lemaire
    https://raphael-lemaire.com/2019/11/02/mise-en-perspective-impacts-numerique

    La vidéo est de loin le sujet principal quand on parle de données.


    Mais là on est dans le pur numérique. Pour comparer avec d’autres choses du quotidien, j’ai ensuite pris une métrique pour laquelle on trouve des données facilement : les émissions de GES, mesurées en kg équivalent co2.


    Il faut aussi

    visualiser l’impact de la fabrication des appareils, là où se trouve vraiment le sujet des impacts écologiques du numérique

    Bien sur il y a plein d’autres choses à prendre en compte, notamment l’épuisement des métaux et autres matériaux rares pour la fabrication des appareils. Ces métriques montreraient également la domination de la fabrication par rapport à l’usage.

    Laissez vos emails tranquilles, la grosse bonne action en numérique est de faire durer le plus longtemps possible les appareils et d’éviter d’acheter des gadgets. Ensuite on peut réduire son usage de vidéo ou réduire la résolution.

    #empreinte_numérique #CO2 #émissions_gaz_effets_de_serre #transition_écologique

  • 8 longs cours de Jean Marc Jancovici à l’école des Mines de Paris, mai 2019 sur : Énergie et changement climatique

    https://www.youtube.com/watch?v=WQJsMmJMKOo&list=PLucyCbECqaNq4EmfE70yroLJrECPPwh5Z

    1) Éléments de base sur l’énergie
    2) Les énergies fossiles
    3) Le changement climatique (1)
    4) Le changement climatique (2)
    5) Les économies d’énergie
    6) Le nucléaire
    7) Les énergies renouvelables
    8) La comptabilité carbone

    #energie #changement_climatique #jean_marc_jancovici #université

  • SNCF : ce qu’il faut savoir pour acheter son billet de #train au meilleur prix
    https://www.bfmtv.com/economie/sncf-ce-qu-il-faut-savoir-pour-acheter-son-billet-de-train-au-meilleur-prix-1

    Par exemple, « l’avance avec laquelle vous prenez votre billet de train n’aura un effet sur son prix que si vous le prenez au moins 90 jours avant le départ », explique Frédérique Pasquier, directrice pricing de la SNCF. En clair si vous le prenez 30 jours avant le départ plutôt que 15 jours avant, vous ne bénéficierez plus de prime à l’anticipation. Et concrètement, comme la SNCF ne met en vente les billets de train que trois mois avant leur départ, vous n’avez finalement que 2-3 jours pour profiter de votre capacité d’anticipation.

  • Bon au fil de Seenthis (et de Rezo déjà avant) on tombe régulièrement sur quelques uns de ses textes, mais, j’ai des putains d’heures de lecture de retard si on prend tout, les textes sexuels, politiques, amoureux…

    http://archet.net
    https://flegmatique.net
    https://viedelicorne.blog/liste-des-episodes

    #Anne_Archet #littérature #sexe #amour #politique #anarchisme (oui elle préfère #anarchie je sais) #polyamour etc etc

  • #LaPrécaritéTue ? Ne pas taire la précarité.
    Mail à un assistant parlementaire d’une sénatrice socialiste, mais aussi lettre ouverte aux politiques qui prétendent combattre la précarité.

    Il y a quelques jours j’ai trouvé dans une boite mail que je consulte peu une « demande » pour utiliser une de mes photos sur le blog d’une sénatrice. Sans avoir attendu ma réponse, ladite photo a été publiée pour illustrer un article sur les ravages de la précarité et une manœuvre sénatoriale pour y remédier... J’ai fait le choix de ne pas porter plainte mais de rendre publique ma réponse, des fois que ça puisse faire avancer un peu la question des droits et du précariat entretenu par celleux qui prétendent le combattre.

    Bonjour.

    Je relève peu cette adresse google, ayant désormais un autre mail principal, *@riseup.net, il faudrait que je mette mes coordonnées de contact à jour. Je vous présente donc mes excuses pour le délai de réponse.

    Pour autant, je dois vous avouer être un tantinet « gênée » par votre publication de ma photo bien que, techniquement, dans votre monde, vous penserez n’avoir sans doute rien à vous reprocher. D’autant que, fait très rare et malgré une date de péremption extrêmement courte, vous m’avez « demandé » l’autorisation quelques minutes (?) heure (?) avant son utilisation !

    Donc, dans un premier temps, je vous demande de retirer cette photo du blog de la sénatrice X ici :
    http://***

    Mais venons-en au fond. Et bien que je ne me fasse guère d’illusion, je rêve que ce qui va suivre vous fasse prendre conscience que vous, non pas l’assistant parlementaire qui a peut-être fait une bourde (je m’attends tellement à cette excuse !) mais VOUS, les "socialistes" qui avez plein de choix incohérents avec ce que vous prétendez défendre, vous pérennisez la précarité et, pire, vous l’exploitez.

    Vous utilisez une photo en #creatives_commons pour une publication politique dans le cadre de votre #travail de documentation du travail d’une sénatrice en fonction, sur son site web. Selon vous, c’est « non commercial ».
    En êtes-vous sûr ?

    Déjà, que signifie « #non_commercial » côté creative commons ?
    Utilisation non commerciale signifie que l’utilisation n’a pas principalement pour but ou pour objectif d’obtenir un avantage commercial ou une compensation financière. L’échange de l’Œuvre sous licence avec d’autres œuvres soumises aux Droit d’auteur et droits connexes par voie de partage de fichiers numériques ou autres moyens analogues constitue une Utilisation non commerciale à condition qu’il n’y ait aucun avantage commercial ni aucune compensation financière en relation avec la transaction.
    Et que signifie le « sa » de la licence que j’ai choisie ? Il signifie que la publication doit se faire dans les mêmes conditions, toutes les conditions, le rapport à la #rétribution aussi : si je suis bénévole, vous êtes bénévole !
    Vous ne pouvez pas proposer ou imposer des termes ou des conditions supplémentaires ou différents ou appliquer des Mesures techniques efficaces à l’Œuvre dérivée qui seraient de nature à restreindre l’exercice des Droits accordés par la Licence d’Œuvre dérivée que Vous appliquez.
    source : https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/legalcode.fr

    Madame X est payée pour sa fonction de sénatrice. Son blog a une visée politique professionnelle puisqu’il rend compte de son travail, de ses opinions politiques et qu’il est alimenté par l’équipe parlementaire dont vous, assistant parlementaire, rémunéré (et d’autres, d’après ce que j’ai vu). Nous sommes donc dans le cadre d’un commerce de pensée, absolument pas bénévole, et même si la « morale » capitaliste vous a donné l’absolution en estimant « non-commercial » le fait d’être rétribué pour un travail de politique publique, il y a bien des compensations financières à toutes ces activités. Les vendeurs d’information mainstream pensent d’ailleurs la même chose que vous, ce qui explique grandement l’extrême #précarité des métiers de l’illustration... à une époque où l’image règne en maitresse de nos sens, voilà un bien cruel paradoxe !
    Il se trouve que je suis au #RSA. Il se trouve que j’ai le droit à de réguliers contrôles, intrusifs, sur le fait de ne pas avoir « d’activité », ou sur, ô mon dieu, 200€ de cadeau qui arrivent sur mon compte à Noël et que j’aurai dû déclarer (si si, vérifiez, c’est passé, même les étrennes de Noël doivent être déclarées et sont retirées à 100% de la solidarité sociale !)
    Bref, vous ne m’avez pas « emprunté » une photo libre de droit mais vous m’avez forcée à être bénévole pour le Parti Socialiste.
    Et ça n’est pas du tout pareil.

    Après plusieurs jours de réflexion, je fais le choix de ne pas perdre de l’énergie en une procédure judiciaire, que je remporterai sans nul doute, les Creatives Commons étant certes désormais reconnues par la loi française, mais en tant que complément, le droit moral étant inaliénable :
    Toute oeuvre, dès sa matérialisation, est automatiquement (en France) protégée par le droit d’auteur. Les licences Creative Commons viennent en complément du droit applicable, elles ne se substituent pas au droit, l’auteur n’abandonne pas ses droits, il précise par le choix d’une licence CC la manière dont il souhaite les exercer. Le droit d’auteur qui s’applique par défaut requiert de devoir donner son accord par contrat pour toute exploitation. Avec une licence CC, l’auteur autorise à l’avance certaines utilisations de son oeuvre alors que certains autres droits restent réservés et soumis à l’autorisation de l’auteur.
    source : https://creativecommons.fr/faqs

    Je me permets d’ailleurs de vous faire remarquer le choix que j’ai dû faire sur le site où vous êtes allé télécharger la photo, nom du fichier faisant foi : https://www.flickr.com/photos/valkphotos/49054916252/in/album-72157711750301397

    Flickr
     : hé oui, juste en dessous on lit « tous droits réservés » assorti du logo © #copyright ! Le vol d’une photo par #Causeurs il y a des années m’avait incitée à, hélas, faire ce non-choix, devant la méconnaissance et parfois la mauvaise foi crasse des pilleurs d’images... ce qui n’a pas empêché le #JDD d’en faire autant il y a deux ans (https://twitter.com/ValKphotos/status/942791427691614208 & https://seenthis.net/messages/653494 )

    J’en profite pour souligner que vous n’avez pas choisi une photo brute et live d’une personne proche de Madame X mais bien une #œuvre pour laquelle j’ai prévisualisé un résultat, j’ai pris du temps à choisir une vitesse très lente, une ouverture de diaphragme minimale, fait de multiples essais en retenant mon souffle, puis procédé à un traitement précis en noir et blanc très contrasté pour obtenir ce résultat et, si vous allez voir plus loin, dans les métadonnées (ce qu’on appelle exif), vous trouverez de multiples renseignements allant bien au delà de la simple date de la prise de vue... Cela n’a strictement aucune importance dans le cadre juridique qui nous concerne mais c’est juste pour faire taire ces petites voix régulières sur l’absence de travail d’un-e #photographe, ou d’inféoder le #professionnalisme à la seule rémunération...

    Je tente donc par ce mail, une énième fois, d’alerter des personnes qui pensent faire de la politique « #sociale » afin qu’elles comprennent à quel point elles se sont corrompues en acceptant les règles absolument amorales du #capitalisme et de la course professionnelle aux voix politiques afin de prendre le pouvoir (au lieu de le rendre). J’aimerai tellement apprendre que, désormais, tous les blogs et sites de tou-te-s les élu-e-s alloueront un réel budget à l’illustration,feront appel en priorité à des travaux de professionnel-le-s, attendront le #CONSENTEMENT (bah ouai) avant de faire quoi que ce soit et, pour les cas de réel #bénévolat ou réellement libres de tous droits, que ce budget non-utilisé ne soit pas considéré comme une « économie » gagnée mais ira à des caisses de #solidarité pour les plus précaires... Voilà qui serait cohérent plutôt qu’utiliser la précarité pour illustrer... le drame de la précarité ! Franchement, vous vous rendez-compte de la violence du sentiment que j’ai ressenti là ?! Et je ne parle même pas de la politique « #socialiste » qui dérive années après années, qui transforme #Nantes en nécropole à force de choix faits essentiellement par des hommes blancs trentenaires et valides, ni du rapport de la Ville aux tags politiques : c’est à hurler !

    Afin que tout ceci ne soit pas lettre morte, car pour écrire un tel mail il me faut plusieurs heures qui elles non plus ne sont pas rémunérées, je vais faire comme vous : je vous préviens que ce mail sera publié publiquement mais je n’attends pas votre accord. Cet éventuel accord, je vous le demande pour avoir l’autorisation de révéler vos identités... ce qui vous grandirait ! Et si, à ma grande surprise, cela donnait lieu à un mea culpa et une réponse politique, je n’aurai pas fait tout ce travail d’explication pour rien ! Voire, je pourrai même l’ajouter au billet publié (n’en attendez aucune gloire, bien que pas mal suivie sur les réseaux, ce ne sera qu’un grain de poussière dans le bruit ambiant)

    Enfin, s’il vous venait l’envie de vous racheter ou de rémunérer mon #travail, j’ai mis en place non pas une cagnotte de soutien mais un compte rémunérateur pour mes multiples activités : sociales, d’information, d’illustration /.../ la plupart du temps bénévoles par défaut : https://liberapay.com/ValK : surtout n’hésitez pas à y laisser un peu de compensation ;)

    « Bien cordialement »

    ValK.

    +-+->
    photos : http://frama.link/valk
    audios : https://archive.org/details/@karacole
    infos : https://twitter.com/karacole__
    repos : https://www.instagram.com/kolavalk
    pot commun : https://liberapay.com/ValK

    • Merci @monolecte ! J’ai reçu une réponse dudit assistant. Je laisse reposer mon énervement cette nuit et verrai demain si j’ai envie d’en causer (est-ce qu’il a évolué ? est-ce qu’il va y avoir un changement de comportement ? spoïler : non ! est-ce que je suis injuste ? spoïler : oui ! )

      A sa demande cependant, je publie ici sa demande initiale :

      J’ai bien noté la publication de votre texte sur vos réseaux. Je note également que vous y reproduisez votre réponse sans mon courriel initial, ce qui élude une partie de mes précautions (la demande d’autorisation, précisément, dans le respect de votre droit moral)…

      Le mar. 19 nov. 2019 à 10:46, xxx a écrit :

      Bonjour,

      Je tiens à vous faire savoir que j’envisage d’utiliser une de vos photos (rassemblement précarité étudiante au Tertre le 12/11) pour illustrer un article (article publié il y a qq minutes mais non diffusé pour l’instant), cet article étant sur le site web de la sénatrice socialiste de la Loire-Atlantique X (pas d’utilisation commerciale).

      Comme à l’accoutumée sur ce site, j’ai mentionné les crédits Commons, vous ai attribué la photo et l’ai reliée à votre compte flickr.

      Si toutefois vous ne souhaitiez pas être associée au contenu de l’article, merci de m’en faire part, je trouverai une autre illustration, mais moins bonne.

      Bien cordialement,

      Vous êtes libre d’intégrer cette réponse à votre article mais je ne tiens pas à ce que mon identité, celle de mon employeure ni mes coordonnées soient dévoilées.

      Je reste à votre disposition pour échanger plus en détail sur la question de la rémunération de la création artistique, par téléphone ou autour d’un café.

      Bien sincèrement,
      xxx

  • Didier Lallement : mépris des gens, mépris des lois. | Régis De Castelnau
    https://www.vududroit.com/2019/11/didier-lallement-mepris-des-gens-mepris-des-lois

    Didier Lallement n’est pas là pour nous faire rire, il est là pour réprimer, pour intimider, et empêcher l’usage de la liberté constitutionnelle de manifestation. À ceux qu’Emmanuel Macron lui a désignés comme ennemis : « la foule haineuse ». Une petite visite sur YouTube permet de trouver un florilège de ses différentes interventions où alternent, déclarations martiales, coups de menton et rodomontades. Le préfet de police de Paris dont le prédécesseur débarqué avait été jugé trop respectueux des libertés publiques, y fait preuve d’une certaine franchise : il est là pour cogner. Rejoignant ainsi la cohorte d’aventuriers politiques ou d’aventuriers tout court qui entourent Macron et qui proviennent quasi-systématiquement du PS. Castaner, Ferrand, Belloubet, Le Drian, Griveaux, Benalla, Taché, Kholer, Emelien, Strzoda, Ndiaye, Guillaume, etc… etc… sont maintenant flanqués d’un garde-chiourme sans état d’âme...

    • Résumons : la manifestation était autorisée et les gens qui s’y sont rendus et se sont installés sur la place d’Italie le savaient. La décision d’annulation brutale ne pouvait, dans ces circonstances, être connue ou prévue des participants. À aucun moment les gens verbalisés dans le périmètre et autour de la place d’Italie ne peuvent avoir su qu’ils participaient à une manifestation interdite. Condition indispensable pour qu’ils aient commis l’infraction. Mais il y a plus, on ne sait rien des formes prises pour cette interdiction, ce qui est encore plus grave car pèse ainsi sur elle la suspicion d’un « acte inexistant » privant de base légale tous les procès-verbaux. Didier Lallement devait le savoir parfaitement, mais tout à sa frénésie de répression et son zèle pour plaire au parti de l’ordre, il a probablement passé outre. Et fait percevoir des sommes qu’il savait ne pas être dues. C’est ça, la concussion.

      Alors, qui peut enquêter sur ces faits et identifier les responsabilités pénales ou disciplinaires ? Spontanément, on va se tourner vers le parquet de Paris, et son procureur, pour lui demander ce qu’il compte faire face à cette lourde suspicion d’infractions graves commises par des agents publics.

      Oh, pardon, désolé. Le titulaire du poste est précisément celui qui, choisi par Macron lui-même, a organisé les fameuses « gardes à vue préventives » des gilets jaunes. Et apporté un soin particulier à la mansuétude judiciaire dont bénéficient les amis du président. Il est possible de nourrir quelques doutes sur sa célérité à faire son devoir d’autorité de poursuite de la République. Serait-il dans le même camp que Didier Lallement ?

      En tout cas, celui-ci a eu le mérite de clarifier les choses : nous savons que définitivement nous ne sommes pas dans le même camp que lui.

  • L’EFFONDREMENT [EP1] Le Supermarché - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=vLa-HhBpgc4

    J+2 : Dans un supermarché, en plein problème d’approvisionnement, Omar tente de répondre à toutes les demandes des clients. Soudain, sa copine débarque pour lui demander de tout plaquer et de fuir la ville avec elle en prenant un maximum de provisions, avant qu’il ne soit trop tard...

    #lesparasites toujours aussi forts, sont de retours avec une série en 8 épisodes sur le thème de l’Effondrement, chacun en plan séquence.
    L’intégralité est déjà visible sur Canal+ : https://www.canalplus.com/series/l-effondrement

    #plan_séquence #série #effondrement

  • yo,

    j’entends à la radio, une brève : « Adèle Haenel, dénonce blabla » qui n’ose même pas mettre un extrait du « moment » (c’est pas comme si on avait sous la main une oratrice hors pair, bandes de brelles), mais nous colle une vilaine lecture de ses mots, façon rédaction laborieuse de tes vacances, pour ensuite, vite, vite, laisser la parole à je ne sais quelle experte des violences sexuelles, qui invitera à son tour Adèle Haenel à porter plainte.

    Misère.

    On pourrait éviscérer l’agresseur sur la place publique, danser avec ses entrailles en guirlande autour du cou (programme plaisant certes) que ça ne changerait rien. Et ça été dit : il n’y a pas de lynchage, on ne cherche pas la vengeance. Moi je crois, même si ça, ce n’est pas vraiment dit, et qu’on laisse même penser à un moment que la justice pourrait faire quelque chose, si elle changeait, moi je crois qu’on le sait, qu’il n’y aura jamais de réparation à la hauteur. Quand on s’est fait baisé, eh bien, on s’est fait baisé. C’est le propre de la chose, du crime. Shit is fucked. Alors qu’est-ce qu’il reste à faire ? Eh bien ce qu’elle a fait : parler. Se battre. Déplier ce fatras, avec rigueur et austérité, sur la place publique, en invitant tout le monde à se confronter, à nettoyer l’infinie fosse à purin, à retordre les tordus, bref, à vivre, j’ai envie de dire, en tout cas mille choses plus agissantes qu’un misérable dépôt de plainte, une vulgaire réclamation à la place d’une révolution.

    Et puis, empêcher cette crapule de continuer ses crapuleries, la revanche, eh bien, elle la prise diable ! Mais comme en passant, en visant plus loin. Athéna a transpercé le type avec aisance, évidemment. Depuis sa position de force, certes, ce qui n’est pas donné à tout le monde, mais moi, c’est ce que j’appelle ouvrir des portes, rendre cela possible, partager cette puissance, la multiplier, la déposer sur la table et maintenant, que tout le monde s’en saisisse, bordel, et vite.

  • « Privilèges » : avec ce mot, la bourgeoisie attribue aux autres ce qu’elle est la seule à avoir - FRUSTRATION
    https://www.frustrationlarevue.fr/privileges-avec-ce-mot-la-bourgeoisie-attribue-aux-autres-ce-quel

    Pour Laurent Alexandre, chroniqueur au Monde, à L’Express et au Huffington Post, chirurgien-urologue de son état, ce n’est pas évident : selon lui, un ouvrier de 2019 vit mieux que Louis XIV. Donc on vous aide à y voir plus clair :

    Les privilèges des nobles de l’Ancien Régime venaient s’ajouter à la somme d’avantages déjà monopolisés par eux comme la possession de terres, l’accès à la santé et de sacrés beaux châteaux. En fait, si vous voulez, c’est comme pour les avantages fiscaux des bourgeois de nos jours – flat tax, suppression de l’ISF… – qui viennent s’ajouter à leurs revenus élevés, leurs bonnes écoles et leurs bonnes assurances. A contrario, les « privilèges » des ouvriers d’entreprises publiques comme la SNCF ou la RATP viennent compenser les désavantages de leur profession : une espérance de vie inférieure à celle de la moyenne de la population, du travail en 3×8, la peur de l’accident, le travail de nuit et un management agressif qui conduit nombre d’entre elles et eux au suicide.

    Les avantages d’un noble de l’Ancien régime s’obtenaient par la naissance ou par une grande révérence à l’égard du pouvoir en place ; pour que vous compreniez bien, c’était un peu comme les avantages scolaires, culturels, financiers et fiscaux d’un bourgeois de nos jours qui s’obtiennent par naissance ou par connivence politique et sociale ! A l’opposé, les « privilèges » des ouvriers d’entreprises publiques et de certains secteurs comme l’automobile, la banque ou la sidérurgie ont été obtenus par organisation collective centenaire, âpres luttes provoquant la mort de milliers de camarades, participation active à la Résistance pendant la seconde guerre mondiale, grèves occasionnant des jours sans salaire, affrontements avec la police et les milices patronales.

    Astuce : C’est pour ça que le mot réel pour « privilège » est « conquête sociale », car ça n’est pas tombé tout cuit dans le bec, contrairement aux avantages des nobles de l’Ancien régime (et des bourgeois de nos jours).

  • Un site Web parlant de basse technologie et qui est lui-même « basse-technologie ». Très peu de Javascript (juste pour afficher l’état de la batterie, car le site Web est alimenté par l’énergie solaire), pas de traqueurs, du code raisonnable… Tous les sites Web devraient être comme cela.

    https://solar.lowtechmagazine.com

    #décroissance #écologie

    Ça change des sites Web des médias qui nous culpabilisent en disant « pensez à éteindre la lumière quand vous sortez d’une pièce », mais qui sont bourrés de pubs, de traqueurs, de Javascript et qui chargent trois vidéos.

  • « De plus en plus, #Internet et le secteur du digital sont pointés du doigt [ah, ah] pour leur impact environnemental. Au point que certains affirment aujourd’hui qu’un individu "connecté" serait le pire des pollueurs. Voici pourquoi cette idée est fausse. »

    Bonne analyse de l’impact du numérique sur l’#environnement (et sur la façon dont les médias déforment les informations).

    https://e-rse.net/pollution-numerique-internet-ecologie-idees-recues-273638

    #GreenIT #pollution #écologie

    • Quelqu’un·e pourrait m’expliquer au passage la remarque 2) ?

      Pour réduire la pollution du numérique, il s’agirait de :

      2. Réduire le nombre d’écrans plats en les remplaçant par d’autres dispositifs d’affichage : lunettes de réalité augmentée / virtuelle, vidéo projecteurs LED, etc.

    • Ok. C’est page 31 du rapport GreenIT : https://www.greenit.fr/wp-content/uploads/2019/10/2019-10-GREENIT-etude_EENM-rapport-accessible.VF_.pdf

      Bien que des progrès aient été réalisés de la part des fabricants d’écran plat, l’impact de cet équipement reste prépondérant. Le doublement de la diagonale moyenne de 31 pouces à 65 pouces sur la période 2010-2025 contribue très significativement à l’augmentation des impacts de l’univers numérique. Il faut donc trouver des solutions alternatives d’affichage qui répondent à la fois aux envies des utilisateurs et aux enjeux du développement durable

    • Autant le vidéoprojecteur m’apparaît comme assez low-tech, autant je suis circonspect par rapport aux lunettes de réalité virtuelle/augmentée qui à mon avis utilisent le même genre de composants que les smartphones (en plus d’être réservées à un usage individuel).