• C’est toujours pénible (et un peu risqué, en ces temps de fichage S) à rappeler, mais organiser de grandes manifestations sur le thème unique de la « liberté d’expression », après chaque tuerie liée aux caricatures de Mahomet, c’est largement un thème imposé par l’extrême-droite depuis les assassinats de Pim Fortuyn (2002) et de Theo van Gogh (2004). Les caricatures sont nées dans Jyllands-Posten, explicitement en référence à ces meurtres, en 2005.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Caricatures_de_Mahomet_du_journal_Jyllands-Posten

    Les « caricatures de Mahomet » sont les caricatures de douze dessinateurs parues le 30 septembre 2005 dans le quotidien danois Jyllands-Posten, en réponse à Kåre Bluitgen, un écrivain se plaignant que personne n’ose illustrer son livre sur Mahomet depuis l’assassinat de Theo van Gogh aux Pays-Bas le 2 novembre 2004.

    Ce sont ces mêmes caricatures qui sont « republiées » par Charlie Hebdo en 2006, agrémentées de nouveaux dessins maison.

    C’est un piège, puisqu’évidemment il est impossible de discuter réellement de liberté d’expression, alors que l’horreur des assassinats interdit (implicitement et explicitement) de dire ce que l’on pense, par ailleurs, de ces dessins. En France, c’est très explicite : on doit « accepter » la liberté d’expression de ces dessins, mais si on exprime mal le fait qu’on trouve ces dessins gerbants, on est bien prévenu que ce sera conseil de discipline et signalement aux autorités.
    https://www.20minutes.fr/societe/2888467-20201019-attentat-conflans-lr-propose-serie-mesures-urgence-partic

    A l’école, il estime que les élèves à partir du collège devront lors de la rentrée du 2 novembre avoir « des débats sur ce qui s’est passé à Conflans-Sainte-Honorine », pour « crever l’abcès », et « en cas de manifestation d’une forme ou d’une autre de soutien à cette action barbare, il faudra convoquer les parents et un conseil de discipline ! »

    Encore ce mois-ci, pendant le procès du massacre de Charlie Hebdo, on a largement fait savoir que Mediapart, la France insoumise et plus généralement les islamo-gauchistes étaient carrément complices des frères Kouachi. C’est tout de même une vision très orientée de la liberté d’expression.

    On ne peut pas aborder la liberté d’expression en répétant l’apocryphe voltairien « Je déteste ce que vous dites, mais je me battrai pour votre droit à le dire » (comprendre ici : les musulmans doivent accepter les caricatures), tout en interdisant d’exprimer que l’« on déteste ce que vous dites ». Je veux bien qu’on se « batte » pour que Charlie ait le droit de publier ses merdes, mais je dois avoir le droit de dire que je déteste ces merdes ; c’est le fondement de la branchitude voltairienne. Pourtant on se souvient à quel point il fallait manifester « pour » la liberté d’expression, mais à quelle point il était dangereux de dire qu’« on n’était pas Charlie » pour autant. Des familles convoquées parce que le gamin n’était pas assez Charlie… jusqu’au pourtant très poli Emmanuel Todd et les polémiques autour de son bouquin Qui est Charlie ? :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Qui_est_Charlie_%3F

    Parmi les membres de la rédaction de Charlie Hebdo, Patrick Pelloux estime que l’ouvrage d’Emmanuel Todd constitue une insulte aux millions de manifestants et « soutient en quelque sorte l’intégrisme religieux ». Le journaliste Philippe Lançon, blessé dans l’attentat, compare la démarche d’Emmanuel Todd à celle d’« un corbeau, les corbeaux qui se déposent sur les champs de cadavres une fois que la bataille a eu lieu » et s’agace du « mépris » exprimé envers « les gens qui avaient été, je crois pour la plupart, sincèrement horrifiés par cet événement ». Pour lui, l’ouvrage de Todd constitue « une prime à la pensée pour la violence, une sorte de justification sous-jacente à l’acte qui avait été commis en faisant des frères Kouachi les représentants d’un peuple, d’une population ou d’une communauté opprimés ». La dessinatrice Coco juge quant à elle qu’« Emmanuel Todd s’est branlé sur des trucs sociologiques à la mords-moi-le-nœud ».

    Par ailleurs, le choix unique des caricatures comme héritage de Theo van Gogh, c’est encore une indication nette du piège que représente cette « défense et illustration de la liberté d’expression en Europe » dans ces conditions. Si l’on reprend la fiche Wikipédia du bonhomme, on a aussi un assez brillant passif antisémite :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Theo_van_Gogh_(réalisateur)

    Ses propos sur « la préoccupation juive autour d’Auschwitz » provoquent une vive indignation de la part de nombreux intellectuels juifs. Critiqué par l’historienne juive Evelien Gans, il écrit dans le magazine Folia Civitatis : « Je pense que madame Gans fait des rêves érotiques où elle se fait baiser par Josef Mengele ». En 1991, il est condamné à une amende pour ses propos dans le magazine Moviola où il parle d’« étoiles jaunes copulant dans la chambre à gaz » et l’« odeur de caramel » qu’il sent alors qu’on brûle des juifs diabétiques. En 1995, une autre plainte suit un éditorial dans lequel il reprend la formule de l’écrivain Robert Loesberg qui qualifie Jésus de « poisson pourri de Nazareth ».

    De fait, dans leur « défense de la liberté d’expression », il est particulièrement criant que ni le Jyllands-Posten ni Charlie Hebdo n’ont fait le choix d’illustrer ces désopilantes plaisanteries sur les chambres à gaz.

    Je ne fais pas cette remarque par whataboutisme (ne serait-ce que parce que je n’ai non plus envie qu’on s’impose les spectacles de Dieudonné en primetime sur France 2, au motif qu’il faudrait à tout crin défendre la liberté d’expression), mais pour bien faire ressortir que, dans leur approche de la liberté d’expression qu’il faudrait défendre après l’assassinat de Theo Van Gogh, Jyllands-Posten et Charlie Hebdo ont eux-mêmes fait un choix dans le nauséabond, choix qui permet de défendre une idée ainsi orientée de la liberté d’expression. Non comme un absolu libertaire au cœur de la « civilisation européenne », mais comme un provocation, une de plus, contre les populations racisées d’Europe.

    Je suppose que ceux qui réclament bruyamment qu’on affiche les caricatures du prophète dans toutes les classes et au fronton des mairies, au motif qu’elles incarneraient les valeurs de la République, auraient beaucoup plus de mal avec l’idée de baser des cours de « liberté d’expression » républicaine sur « l’odeur de caramel des juifs diabétiques à Auschwitz », en affichant ça dans toutes les classes ou sur les façades des bâtiments publiques. On aurait là un excellent sujet sur la persistance de l’antisémitisme en Europe, mais un cours très problématique sous l’angle de la seule liberté d’expression.

    Le choix de l’angle unique de la défense de la liberté d’expression est un piège, en ce que, très visiblement, il sert à légitimer (tu me diras : la faute aux assassins, oui pourquoi pas) des formes d’expression qui, auparavant, étaient déjà extrêmement problématiques. Parce que la question est vite réglée : évidemment que personne ne devrait mourir pour des dessins.

    Mais pour autant, cela ne fait pas de ces discours et de ces dessins des martyrs idéalisés des « valeurs » républicaines.

  • Quand le Monopoly était anticapitaliste | ARTE
    https://www.youtube.com/watch?v=ZNVYqfZv5xc

    Depuis 1935, la star des jeux de société nous invite à ruiner joyeusement nos adversaires pour gagner la partie. Si le Monopoly célèbre aujourd’hui allègrement le capitalisme, saviez-vous qu’à l’origine, sa créatrice Lizzy Maggie voulait plutôt en dénoncer les excès ?

    #monopoly #lizzy_magie #jeux

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Elizabeth_Magie

  • Le nouveau disque de #Christian_Scott_aTunde_Adjuah - Axiom, enregistré en live au Blue Note de New-York, en mars 2020, juste avant le confinement. Tous les morceaux sont les siens, sauf Guinnevere, de Crosby, Stills & Nash. Il y précise aussi qu’il n’aime pas le mot jazz :
    https://www.youtube.com/watch?v=iJCVliHPJQc&list=OLAK5uy_kYccgHaSnp1nv71N4hfqrtVf5vz5B-7vU

    Avec des images, quelques mois auparavant au Bimhuis de Amsterdam. Des compositions, et quelques reprises. Il parle beaucoup, il est sympa et, là, le mot jazz ne semble pas le déranger tant que ça ! :
    https://www.youtube.com/watch?v=IqX2og96M3E

    #Musique #Jazz #Christian_Scott

  • Pour la création d’un revenu minimum unique
    https://www.inegalites.fr/Pour-la-creation-d-un-revenu-minimum-unique


    Sauf que, comme d’habitude, ce n’est pas un revenu égalataire puisqu’une fois de plus, une femme = 1/2 homme et un enfant, une demi-femme, soit, encore et toujours, #Police_de_la_culotte, #dépendance des #femmes 🤯 🤬

    Éradiquer la pauvreté, c’est possible, grâce à l’instauration d’un revenu minimum unique (RMU), dès 18 ans, de 900 euros par mois, soit l’équivalent du seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian. Une proposition de Noam Leandri et Louis Maurin, respectivement président et directeur de l’Observatoire des inégalités.

    • @monolecte tu peux détailler un peu ? Il ne semble nullement dit que le fait que « couple » = « seul * 1.5 » soit à cause des femmes...

      Mais ce n’est pas génial niveau dépendance que ce ne soit pas un revenu individuel donc, qui soit proposé. C’est le sens de la remarque ?

      En plus il va encore falloir à ces personnes prouver leur pauvreté...

  • Une Épine dans le pied des plus grands pollueurs
    https://www.youtube.com/watch?v=PQngb280i-A


    #LaRonce
    https://reporterre.net/Pour-proteger-le-vivant-mettons-un-joyeux-bordel

    « Je peux arrêter d’acheter. Mais si ensemble, nous les empêchions de vendre ? » Un nouveau collectif, la Ronce, compte bien riposter à la destruction du vivant par les multinationales via des « gestes simples et peu risqués », des « actions décentralisées, simultanées, pertinentes, faciles ». La première action est prévue le 14 octobre.

    La Ronce se définit comme « un nouveau collectif qui vise à démultiplier des actions directes, anonymes et décentralisées pour le vivant, pour empêcher de fonctionner ceux qui détruisent le vivant, ou a minima leur faire perdre des plumes ».

  • Mauvais🐝Coton sur Twitter :

    « Le #syndrome_de_Stockholm en TT donne l’occasion de rappeler que ce prétendu syndrome est une invention d’un #psy bossant avec la #police suédoise qui a permis de réfuter le témoignage d’une victime qui critiquait l’attitude des forces de l’ordre lors d’une prise d’otages » / Twitter
    https://twitter.com/MauvaisCoton/status/1314534242710368256

  • Covid-19 : de l’incompétence dans l’air - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2020/10/07/covid-19-de-l-incompetence-dans-l-air_1801645

    Les écoles allemandes ont pour protocole d’ouvrir les fenêtres toutes les vingt minutes. Si cette règle apparaît contraignante à l’entrée dans l’hiver, elle seule permet d’éviter un niveau de concentration du virus dans l’air pouvant le rendre infectant, transformant une salle de classe en cluster (parce que oui, contrairement aux enfants français, les petits Allemands, comme tous les enfants du monde, se transmettent le coronavirus entre eux et le transmettent aux adultes). En France, la préconisation d’aérer seulement trois fois par jour ne correspond à aucune donnée scientifique…

    Mais l’Allemagne va plus loin. Alors que nous nous écharpions pendant tout l’été sur la fin de l’épidémie, l’immunité présumée déjà atteinte en Ile-de-France et dans le Grand Est, la perte de virulence du virus, le risque de s’asphyxier dans un masque et l’efficacité fantasmée de l’hydroxychloroquine du charlatan marseillais, l’Allemagne et ses ingénieurs observaient, testaient, informaient, mettaient en place des appareils de mesure de CO2 dans de nombreux lieux publics clos. A titre expérimental, des purificateurs d’air sont installés dans les classes de Hambourg. Les essais semblant très concluants, le gouvernement allemand prépare d’ores et déjà un plan d’urgence de 500 millions d’euros pour équiper ses écoles de tels appareils… En attendant, et malgré l’hiver qui approche, la recommandation est déjà en vigueur dans tous les bâtiments publics outre-Rhin : ouvrir les fenêtres pour renouveler l’air toutes les vingt minutes.

  • Ventiler, quantifier le taux de CO2, filtrer
    En résumé

    La #ventilation des locaux est un facteur clé de réduction de la #transmission_épidémique, améliorable par des mesures simples et peu coûteuses.
    - L’#équipement du milieu scolaire et universitaire en capteurs de taux de CO2 est nécessaire pour recenser les salles dont la ventilation pose problème, avec un objectif quantitatif (650 ppm) et un niveau au-delà duquel une révision du protocole de ventilation s’impose (850 ppm).
    – Des #purificateurs d’air doivent être installés dans les lieux de restauration collective, puis dans les pièces dont la ventilation ne peut être améliorée.
    – Les #tests salivaires rapides de groupe, les #masques FFP2 non-médicaux et l’installation graduelle de #VMC à double-flux constituent des moyens complémentaires pour diminuer la #contagion.

    Ils ne manquent pas d’air…

    “On doit s’attaquer très fermement aux foyers d’infections [clusters] locaux, sinon à Noël on aura [en Allemagne] des chiffres comme ceux de la France.” [1]

    A. Merkel, le 28 septembre 2020

    “Les aérosols sont déterminants, les endroits fermés sont un problème. Nous devons donc faire attention à la ventilation.“) [2]

    A.Merkel, le 29 septembre 2020

    “Les établissements sont prêts à recevoir les étudiants”

    F.Vidal 3 septembre 2020

    “Ce ne sont pas des clusters par promotion mais des clusters par groupe d’amis (...) Rien ne nous dit que les contaminations se fassent au sein des établissements de l’enseignement supérieur.”

    F.Vidal, le 28 septembre 2020

    “Les récentes évolutions de la #COVID19 conduisent à restreindre les capacités d’accueil des établissements d’enseignement supérieur situés en zones d’alerte renforcée ou d’alerte maximale à 50% de leur capacité nominale dès le 6 octobre.”

    F.Vidal, le 5 octobre 2020

    “N’oublions pas que les étudiants comme les néo-bacheliers ne se sont pas rendus en cours pendant près de six mois et pour s’adapter aux méthodes de l’enseignement supérieur, il faut une part de cours à distance.”

    C.Kerrero, recteur de la région Ile-de-France, le 5 octobre 2020

    En dernière instance, la rentrée en “démerdentiel” procède de ce qu’on appelle en algorithmique un interblocage (deadlock en anglais), qu’il faudrait baptiser ici « L’étreinte mortelle de la bureaucratie". Les universitaires attendent les instructions des directeurs de composantes et laboratoires, lesquels sont à l’affût des normes et des procédures qui ne manqueront pas d’être édictées par les Doyens de Faculté qui, eux-mêmes, guettent les spéculations éclairées — n’en doutons pas — des présidences, lesquelles temporisent pour ne pas contrevenir aux directives à venir du ministère, cependant que le cabinet dudit ministère sursoit à toute décision avant les arbitrages de l’Elysée et de Matignon, dont les conseillers, faute de renseignement objectivé sur la situation, poireautent en prenant connaissance sur Twitter des plaintes des universitaires.

    Reboot.

    Nous proposons ci-dessous une #fiche_pratique à l’usage des collègues comme de la technostructure pour mettre en œuvre des moyens simples de réduction de la propagation épidémique en milieu confiné.

    Etat épidémique

    L’épidémie a cru, pendant les trois derniers mois, d’un facteur 2 toutes les trois semaines, environ. Le taux de reproduction épidémique (nombre de personnes contaminées en moyenne par une personne atteinte) est légèrement supérieur à 1. Pour l’abaisser le plus bas possible en dessous de 1, et juguler l’épidémie, il est nécessaire de cumuler des politiques publiques normatives et incitatives pour atteindre par chacune un facteur d’abaissement de la transmission.

    Facteurs de transmission épidémique

    Les personnes contaminées asymptomatiques génèrent un #aérosol de #micro-gouttelettes, dont une fraction n’est filtrée ni par les masques de tissu, ni par les masques chirurgicaux, et induisent une concentration de virus qui dépend :

    - du nombre de personnes secrétant du virus dans la pièce,
    - du flux de ventilation de la pièce
    - du volume de la pièce

    La probabilité qu’une personne saine soit contaminée croit avec

    - la concentration en particules virales, possiblement avec un effet de dose (non-linéarité), voire un effet de seuil
    - le temps de présence dans l’atmosphère contaminée

    Chaque personne a un système immunitaire spécifique qui implique que cette probabilité de contamination — pour grossir le trait, le seuil de concentration virale — varie entre individus. De plus, les données actuelles suggèrent que l’infection par le SARS-CoV-2 accroitrait la production du récepteur du virus ACE2 par les cellules pulmonaires, favorisant la fixation ultérieure d’autres virus sur ces cellules, ce qui augmenterait la probabilité de contamination. Toutefois cette probabilité n’est pas connue, même en moyenne.

    En résumé, on peut agir sur la ventilation, qui permet de maintenir la concentration virale la plus basse possible, sur la dénaturation ou le piégeage des particules virales, sur la qualité des masques et sur la détection préventive de personnes atteintes.

    Ventilation (quantification, contrôle et mesures effectives)

    Les gouttelettes exhalées de taille inférieure à 5 µm (aérosols) se maintiennent en suspension dans l’air pendant plusieurs heures. Le renouvellement de l’air est donc requis pour éviter une transmission aéroportée par ces aérosols potentiellement chargés en virus. Pour quantifier le renouvellement de l’air dans une salle, on peut mesurer la concentration de CO2 dans l’air à l’aide de capteurs infra-rouge. Dans l’hypothèse basse de linéarité entre probabilité d’infection et concentration virale, la concentration de CO2 dans l’air, une fois soustraite celle du milieu extérieur, détermine directement la probabilité de contamination, indépendamment du nombre de personnes dans la pièce et de son volume, quand une personne sécrétant du virus s’y trouve. Des modèles hydrodynamiques plus fins peuvent être produits si besoin.

    Il convient d’aérer le plus possible, en conservant une température permettant de travailler confortablement. La mesure la plus simple consiste à exiger que les portes des salles soient ouvertes et d’aérer 5 minutes en grand toutes les 30 ou 45 ou 60 minutes, et plus longtemps en début de matinée, à la pause déjeuner et en fin d’après-midi. Il est nécessaire d’aérer très fortement les lieux de restauration, où la transmission est extrêmement rapide et efficace. Il convient aussi de demander aux élèves et aux étudiants de se vêtir chaudement (pulls, polaires, etc) pour pouvoir aérer. Le chauffage doit être réglé pour prendre en compte l’aération. Ces consignes doivent faire l’objet d’une circulaire envoyée à tous les personnels et l’information communiquée à tous les usagers, lesquels seront invités à s’en saisir et à les adapter localement. Il convient d’inverser la logique d’intervention de l’Etat, appelé à fournir une aide effective, y compris matérielle, et une boîte à outils d’aide à la décision aux composantes des établissements universitaires.

    La seconde mesure consiste à équiper tous les établissements de capteurs de CO2 de sorte à optimiser la ventilation de chaque pièce :

    - fenêtre entrebâillée en permanence ou ouverte périodiquement en grand
    - révision des systèmes de ventilation forcée, quand ils existent, et réglage des vitesses de ventilation

    La mesure de CO2 s’effectue à 1 m 50 ou 2 m du sol, avec un relevé au cours du temps. Le taux de CO2 doit être amené, en permanence, au niveau le plus bas possible. Un objectif quantitatif consiste à essayer d’atteindre 200 ppm de plus qu’à l’extérieur (soit 650 ppm à Paris). Les mesures préliminaires effectuées en milieu universitaire et scolaire montrent des taux anormalement élevés, y compris là où les VMC sont aux normes. Passer de 1500 ppm à 650 ppm permet de gagner au moins un facteur 5 en probabilité d’infection, et probablement beaucoup plus, par effet de seuil/de dose. Il conviendrait de fixer un maximum raisonnable (850 ppm est une valeur type recommandée par différents scientifiques) au delà duquel il faille :

    - diminuer la jauge d’occupation
    – ajouter un système de filtration (voir ci-dessous)
    - faire réviser la ventilation forcée pour augmenter le débit

    Il convient d’avoir un recensement exhaustif des salles à risques, avec une attention particulière pour les lieux de restauration.

    Budget pour améliorer la ventilation — L’essentiel passe par des circulaires ministérielles et par une campagne de sensibilisation par des scientifiques, évitant le ton des campagnes du printemps.
    Budget pour les capteurs CO2 — Equiper chaque établissement scolaire, et chaque UFR d’un capteur CO2, produit à 50 €, coûte 3 millions €. Il faut pour cela une commande d’Etat de 60 000 capteurs-enregistreurs, et le recrutement et la formation de techniciens aidant à la mise-en-œuvre.
    Intégration à des projets pédagogiques — L’utilisation de capteurs infra-rouge peu onéreux, à monter sur des cartes de type Arduino, leur test dans une enceinte fermée dans lequel une bougie se consume, et la caractérisation de la ventilation peut faire partie de séances pédagogiques, à partir de fiches détaillées, adaptées aux différents niveaux.

    Purificateurs d’air

    Les salles de restauration (en priorité), les amphis et les salles de classe peuvent être équipées de système de purificateurs d’air, créant une circulation intérieure au travers de filtres HEPA (technique robuste, appareils commerciaux ou en kit existants) ou au voisinage d’un néon UV-C, entouré d’un tuyau opaque. L’investissement n’est pas spécifique au Covid, mais sera rentabilisé par la prévention de toutes les maladies respiratoires. La seconde technique est prometteuse, mais demanderait une PME nationalisée pour la production — il existe cependant quelques systèmes commerciaux pour les halls de grande surface.

    Tests salivaires rapides

    Détecter la présence d’une personne sécrétant une charge virale importante, en utilisant des tests salivaires, même peu sensibles, réduirait significativement la transmission du virus. Il convient de mettre à disposition des tests salivaires produits pour un usage collectif (pour 20 personnes par exemple) avec résultat rapide. Le consortium formé par la société de biotechnologie SKILLCELL, filiale du groupe ALCEN, le laboratoire du CNRS SYS2DIAG (CNRS/ALCEN) et la société VOGO a mis au point ces tests. Commander pour l’institution scolaire des tests collectifs quotidiens assurerait une baisse importante de la transmission.

    Masques

    Les masques de norme UNS comme les masques en tissu ne sont pas efficaces pour filtrer des aérosols qui sont de taille < 5 µm. Les masques souples intissés ont un effet important mais sont souvent mal portés, produisant des fuites d’air par les bords. Les masques FFP2 filtrent efficacement les aérosols (à l’exhalation comme à l’inspiration), et de plus s’adaptent de façon étanche au visage et évitent les fuites d’air. Les masques FFP2, N95 ou KN 95 non médicaux, testés sur une journée (taille de l’élastique, confort, étouffement de la voix, humidité accumulée), assurent une filtration efficace et une étanchéité sur la peau. Le port généralisé de ce type de masques par les élèves, les étudiants et les enseignants limiterait considérablement les contaminations aéroportées. Il est indispensable à court terme, d’équiper de masques FFP2 non médicaux les personnes à risque, les personnels d’accueil et de restauration.

    Budget — 20 centimes par masque à la production en France, 9 centimes en Asie. Option maximale : 1 million € par jour. Par comparaison, les tests PCR coûtent entre 10 et 100 millions € par jour à la sécurité sociale.

    Ventilation à double flux

    La plupart des bâtiments scolaires ont été construits avant la mise en place des normes sur la qualité de l’air et la mise en place de système de ventilation. La plupart n’ont qu’un système de ventilation manuelle — des fenêtres — limité par les normes de sécurité. Un programme d’installation de ventilation à double flux doit être mis en place, pour améliorer graduellement la situation, à moyen terme. Le dimensionnement doit être fait avec précision, pour éviter les nuisances sonores inutiles.

    Bibliographie

    - Airborne transmission of SARS-CoV-2 (Science)
    - Note d’alerte du conseil scientifique COVID-19 (22 septembre 2020)
    – Effects of ventilation on the indoor spread of COVID-19 (Journal of fluid mechanics)
    - Risk Reduction Strategies for Reopening Schools (Harvard)
    - Healthy Buildings (Harvard)
    - The risk of infection is in the air (Technische Universität Berlin)
    - How to use ventilation and air filtration to prevent the spread of coronavirus indoors. (The conversation)
    - Effect of ventilation improvement during a tuberculosis outbreak in underventilated university buildings. (Indoor air)
    - Transmission of SARS-CoV-2 by inhalation of respiratory aerosol in the Skagit Valley Chorale superspreading event. (Indoor air)
    - Coronavirus : 90 % des contaminations se produiraient de façon aéroportée dans les lieux clos et mal ventilés (Caducée)
    - It Is Time to Address Airborne Transmission of Coronavirus Disease 2019 (Clinical Infectious Diseases)
    – Préconisations pour améliorer la ventilation de bâtiments existants (air.h)
    – Aerosol and surface contamination of SARS-CoV-2 observed in quarantine and isolation care (Scientific reports)
    – How can airborne transmission of COVID-19 indoors be minimised ? (Environment International)
    - Far-UVC light (222 nm) efficiently and safely inactivates airborne human coronaviruses. (Scientific report)
    - UV air cleaners and upper-room air ultraviolet germicidal irradiation for controlling airborne bacteria and fungal spores (J. Occup. Environ. Hyg.)
    - Back to Normal : An Old Physics Route to Reduce SARS-CoV-2 Transmission in Indoor Spaces (ACS Nano)
    - COVID-19 Prävention : CO2-Messung und bedarfsorientierte Lüftung
    - Aerosolforscher : “Wir müssen ein ganz anderes Lüftungsverhalten entwickeln”

    http://www.groupejeanpierrevernant.info/#Ventilation

    #covid-19 #coronavirus #espaces_fermées #salles #cours #école #université #air #contamination

    siginalé par @colporteur ici parmi d’autres liens:
    https://seenthis.net/messages/879663

  • Ventiler, quantifier le taux de CO2, filtrer. http://groupejeanpierrevernant.info/#Ventilation
    Maintenant que la propagation du #virus #Covid19 sous forme #aérosol fait enfin consensus (au moins chez les scientifiques) les ressources sur le sujet sont importantes : voici une fiche très complète à diffuser pour tous les lieux qui brassent du monde en espace clos (et ça complètera parfaitement l’article de @monolecte !)

    • Le CDC a enfin lâché le morceau hier soir… après avoir tergiversé depuis le 21 septembre (je dirais que l’hospi de Trump a été une bonne opportunité pour eux) avant de republier ce qu’ils savaient déjà. Alors qu’il ne faut pas perdre de temps face au virus et que nos cons, il va encore leur falloir des jours avant de réagir.
      Pendant ce temps, Merkel qui n’a jamais traité son peuple comme un ramassis de demeurés, est en train de commencer le déploiement des purificateurs d’air dans les écoles.

  • Il est urgent d’ouvrir le revenu minimum aux jeunes
    https://www.inegalites.fr/Il-est-urgent-d-ouvrir-le-revenu-minimum-aux-jeunes

    Ensuite, on craint que le RSA fasse des jeunes des « assistés ». Avec 500 euros par mois, ils pourraient soi-disant se passer de chercher du travail. Or différentes études ont montré que la mise en place d’un revenu minimum n’affecte pas la recherche d’emploi des jeunes [3]. Les travaux de l’économiste Esther Duflo sur la pauvreté ont établi que cette critique de l’assistanat, envers les plus pauvres en général, n’était pas fondée empiriquement. Surtout, elle explique qu’il est possible de lier plus étroitement le bénéfice d’un revenu minimum aux dispositifs d’accompagnement vers l’emploi ou la formation, comme c’est le cas dans les pays nordiques. Il existe en France une « garantie jeunes » qui permet d’accompagner les jeunes en situation de vulnérabilité dans leur insertion professionnelle, mais elle est attribuée dans des conditions draconiennes.

    Pour lutter efficacement contre la pauvreté des jeunes, il est temps de leur accorder le droit à un minimum social [4]. Cette option est largement à la portée des finances publiques de notre pays. L’Inspection générale des affaires sociales, reprenant une étude du ministère des Solidarités a, par exemple, estimé le coût de l’ouverture du RSA aux 18-25 ans (non étudiants) à un montant situé entre 1,5 et 3 milliards d’euros [5]. À titre de comparaison, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), dont l’effet est très réduit, a coûté 21 milliards en 2018, et le « plan jeunes » présenté le 23 juillet dernier, 6,5 milliards. C’est donc une réforme dont la mise en œuvre ne dépend en fin de compte que d’une volonté politique suffisante, et dont les effets seraient considérables en termes de réduction de la pauvreté [6].

  • #Masques chirurgicaux - Sont-ils lavables en machine ? - Actualité - UFC-Que Choisir
    https://www.quechoisir.org/actualite-masques-chirurgicaux-sont-ils-lavables-en-machine-n83451

    Des expériences ont été réalisées et ont montré que leurs performances n’étaient que très peu affectées par un lavage en machine. Ainsi, dès avril, des équipes du Centre national de la recherche scientifique (#CNRS) ont exploré la piste du recyclage des masques à usage unique, et ont pu les laver jusqu’à 10 fois en machine à 60 °C, avec de la lessive, sans qu’ils perdent leurs capacités de filtration. « Ils conservent dans ces conditions leur compatibilité avec la norme », assure Philippe Cinquin, enseignant-chercheur à l’université de Grenoble-Alpes (Isère). Plus récemment, Philippe Vroman, enseignant-chercheur à l’École nationale supérieure des Arts et Industries textiles (ENSAIT) de Roubaix (Nord) a fait état sur les ondes de France Bleu d’un test de 5 lavages, à l’issue duquel les masques avaient certes, et logiquement, perdu leur charge électrostatique, mais gardé un niveau de filtration supérieur aux masques en tissu portant la garantie « filtration » officielle.

    Étant donné ces résultats convergents, il semble possible de conserver les masques portés plus de 4 heures, et de les laver au moins une ou deux fois en vue de les réutiliser, sauf s’ils présentent des signes évidents de détérioration après usage. Il faut bien entendu prendre garde à les collecter dans un sac à part, et à ne pas les laisser traîner n’importe où en attendant de lancer une lessive.

    Mais si la filtration se maintient à un niveau satisfaisant, a-t-on la certitude qu’un nettoyage en machine débarrasse les masques d’une éventuelle charge virale ? Les essais n’ont pas pu aller jusque-là : les autorités sanitaires ont refusé le protocole du CNRS visant à tester un usage en vie réelle, où les masques auraient été portés entre chaque lavage. La raison : ces masques sont à usage unique, tester leur utilisation en dehors de leur destination initiale n’est pas envisageable.

    • Ah oui, et donc le résumé du lavage, dixit l’article, au choix :

      – en machine, 60°C
      – les laisser 5 à 7 jours de côté, sans y toucher
      – les mettre au four 30 minutes à 70°C sous surveillance (chaleur sèche),
      – les passer 10 minutes à la vapeur.

    • non mais pour « 60 pas justifié » c’est dans les recommandations de l’Académie de médecine, pas « un article » !

      Je ne comprends pas pourquoi là :

      Reste que, pour les masques en tissu, l’efficacité virucide du lavage n’est pas non plus strictement établie. Il est simplement admis que, SARS-CoV-2 succombant à 60 °C, un lavage à cette température suffit à le détruire.

      Alors que l’Académie dit officiellement :

      – ils peuvent être lavés à la main ou en machine, avec un détergent, comme le linge de corps, la température de 60 degrés n’étant pas plus justifiée pour le lavage des masques que pour le lavage des mains ;

      (et effectivement nos mains on les lave pas à 60, juste quelques minutes avec du savon)

  • Covid et aérosolisation - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2020/09/30/covid-et-aerosolisation

    Si vous ne devez savoir qu’une seule chose utile sur le #covid, n’en retenir qu’une seule pour guider votre comportement, faire vos choix et en tirer les conséquences, c’est qu’il se diffuse essentiellement par #aérosolisation.

    Bien sûr, dit comme cela, je ne vous aide en rien  : qu’est-ce que cela veut dire, quelles en sont les conséquences pratiques  ?

  • "No bra" rejeté, "crop top" qui divise, débardeurs acceptés : l’avis contrasté des Français sur la tenue des lycéennes
    https://www.marianne.net/societe/education/no-bra-rejete-crop-top-qui-divise-debardeurs-acceptes-lavis-contraste-des-

    Les « hauts avec décolleté plongeant » suscitent là aussi une forte opposition, avec 62% de Français favorables à une interdiction, le clivage entre les générations étant moins marqué concernant ce choix vestimentaire.

    Le clivage… Où je me rends compte que l’alt-right françaouis, omnubilée par le « décolleté plongeant », n’a aucune idée de ce que signifie « cleavage ».

  • À force de se focaliser sur l’idée de « sauver l’économie », j’ai vraiment l’impression qu’on passe justement à côté de cet aspect, précisément…

    – La seconde vague, visiblement mal préparée et mal gérée, ça va une fois de plus coûter extrêmement cher ; à nouveau, dans le but de faire des économies de manière monomaniaque, on a toutes les chances de se cogner une seconde vague qui va coûter très très cher. Si on prend la question de l’éducation, on a la situation italienne, où l’on nous dit qu’il y a eu un effort massif pour limiter les risques sanitaires dans les écoles. Ici en France, on a considéré qu’embaucher des profs et investir dans l’école c’est un poids morts pour l’économie ; résultat on transforme les écoles et les universités en usines à clusters. Dans le même ordre d’idée, on a retardé toutes les précautions pendant l’été (« sauver » la saison touristique ?), et on n’a imposé le port du masque en entreprise qu’à la rentrée de septembre, alors que les chiffres remontaient depuis un mois.

    C’est-à-dire qu’on en est à tout décider en fonction d’économies à la petite semaine, ce qui revient en fait à tout faire mal, en « pire », et à ainsi subir une deuxième vague qui va coûter beaucoup plus cher que chez nos voisins.

    – Et là, pour les abrutis du gouvernement La REM, ça devrait interpeller un peu plus. Si la première vague était (admettons vaguement) imprévisible, et a touché un peu tout le monde en Europe, ils ont pu faire mine de faire jouer une certain « solidarité » européenne, avec un plan de relance commun. Pas transcendant, mais au moins ils s’accrochent à ça.

    Mais si la deuxième vague, c’est une catastrophe économique en France (disons 5 à 10 points de PIB de recule supplémentaire, en plus des dégâts du premier confinement), pendant qu’une partie de nos voisins (l’Italie) apparaissent comme infiniment mieux préparés à l’affronter, leur histoire de « solidarité européenne », ils vont pouvoir se la rouler derrière l’oreille… Oui, tiens, donnons des sous au gouvernement français qui a décidé de faire n’importe quoi depuis cet été, pendant que les autres gouvernements européens avaient profité du confinement pour se préparer… La cigale et la fourmi, tout ça…

  • #Culture_du_viol #viol #chantage #témoignages #couple.

    C’est sur le chantage au #sexe dans les couples #hétéros, mais pas seulement.
    Peut être trop dur pour des personnes concernées.
    https://threadreaderapp.com/thread/1306293920943550464.html

    J’ai une meuf dans mes DM qui veut que je publie son témoignage. Je ferai ça quand elle aura fini de l’écrire de manière anonyme. Je suis en colère.

    Sondage :

    Avez-vous déjà refusé du sexe à votre partenaire homme dyacishet et la conséquence était qu’il boude ou soit fâché ?
    Je reçois plusieurs témoignages en DM donc je vais les mettre sous ce tweet ainsi que ceux que j’ai déjà posté. Si vous voulez témoigner de manière anonyme, mes DM sont ouverts. Je lis tous vos témoignages et vous envoie mon soutien 🧡

    • Wow, c’est hyper rude effectivement :/ ...

      Sinon, pour ma culture : dyachishet

      https://www.wattpad.com/612145742-guide-de-survie-en-territoire-dyacishets-qu%27est-ce

      Dyacishet est la contraction de « dyadique » (contraire d’intersexe) « cisgenre » (contraire de transgenre) et « hétérosexuel » (personne attirée par d’autres genre que le siens) que l’on peut aussi abréger en D6-7 ou surnommer « brocolis ». Pourquoi brocolis ? Car il y a des gens qui n’aiment pas les brocolis, pourtant les brocolis ne subissent pas d’oppression systémique, exactement comme les dyacishets

    • Je suis incapable de lire toutes ces histoires atroces.
      ll y a quelques jours, je suis intervenue auprès d’un homme qui ne réalise pas qu’il viole sa femme depuis 20 ans « qui ne dit rien » quand il la force, je lui ai dit que cela s’appelait un viol et que pour elle ça doit être horrible et qu’il faut qu’il lui demande pardon pour toutes ces années d’ignorance et ce qu’elle a vécu.
      #courage à toutes ces victimes de la #culture_du_viol

  • Vélivreur.e.s sur Twitter : "Le gouvernement n’a pas d’idée mais des numéros verts

    Voici de quoi vous aider pour savoir qui appeler, tout problème à sa s̶o̶l̶u̶t̶i̶o̶n̶ hotline. https://t.co/gFOyxdp4z0" / Twitter
    https://twitter.com/Velivreur_e_s/status/1309126128578244610

    #hotline

    Il y a plein d’autres numéros verts. Tout le monde peut en lancer un.
    Là c’est les nationaux qui détiennent de l’Etat et de ses organismes.
    C’est tous des numéros verts nationaux que l’on peut trouver sur les sites *.gouv.fr

  • Quand le corona frappe à la porte de mon école, y a t-il un pilote sur le paddle ? - Paris-luttes.info
    https://paris-luttes.info/quand-le-corona-frappe-a-la-porte-14316

    École et gestion de la COVID-19 : témoignage d’un.e professeur.e des écoles sur la (non)gestion de la crise sanitaire par l’institution.

    Lundi 7 septembre

    Ça fait même pas une semaine que nous sommes rentré.es.

    Je remarque qu’il y a pas mal d’élèves absent.es dans les classes. C’est vrai qu’à force d’aérer les classes et de vivre dans les courants d’air on peut finir par choper un rhume puisque les rhumes existent encore.

    Le coronavirus quand je suis avec les élèves j’oublie complètement que ça existe. Parfois j’oublie tellement que je ne fais pas attention et après je flippe car je vis avec deux autres personnes dans un appart plutôt petit et que parmi ces 2 personnes une est fragile. Je ne voudrais donc pas ramener le corona à la maison.

    Mardi 8 septembre

    11h30 Un.e parent d’élèves vient à l’école chercher ses enfants, ille vient d’avoir les résultats aux tests passés la veille et c’est positif... (comme quoi ce mot n’a pas toujours une bonne connotation !)

    Que fait-on ? Notre premier réflexe est évidemment de se dire que nous allons prévenir les familles des élèves qui, parce que dans la même classe, sont cas contacts.

    Mais il paraît qu’on n’a pas le droit !

    Après-midi Nous recevons un mail hallucinant. Il provient de l’inspection :

    Là j’avoue que ce qui me fait paniquer ce ne sont pas les cas positifs mais des formules hallucinantes telles que « il s’avère que des cas "positifs" ne le sont finalement pas ! ». C’est limite complotiste. Mais surtout ce qui me fait partir en vrille c’est qu’on nous demande de ne pas prévenir des familles et donc de ne pas laisser le choix aux parents de nos élèves (parmi lesquels il y a peut-être des personnes à risque) de prendre des mesures d’autoprotection. Je tente de contester, mais je me fais copieusement envoyer chier.

    Bon, heureusement que dans l’école nous ne sommes pas très obéissant.es et l’ordre ne sera pas respecté à la lettre ! Mais quand même il le sera en partie. Certain.es ont peur que si illes en parlent cela fasse fermer leur classe et ne veulent pas revivre le confinement. Irrationnel car la décision de fermer sera d’évidence indépendante de la communication, mais le confinement du printemps dernier a laissé des traces indélébiles. En tous cas cette nuit là nous avons été plusieurs à mal dormir.

    Mercredi 9 septembre

    On attend des news de l’ARS puisque c’est ce qui nous permettra de pouvoir officiellement en parler aux familles. Pour les collègues qui ont les cas positifs dans leur classe c’est long. Plusieurs vivent mal le fait de ne pas avoir le droit de dire aux parents que sans doute la classe va fermer, que leur enfant est cas contact. On est plusieurs à remplir le registre santé et sécurité au travail pour alerter sur le fait que l’ordre donné hier de ne pas dire la vérité nous plonge dans l’angoisse ainsi que pour signaler qu’on a des masques pourris (c’est même l’ARS qui le dit) et que les infos sur des élèves malades que nous avons eu en classe ne nous sont parfois pas transmises ce qui nous empêche de mettre en place des mesures de protection dans notre vie personnelle.

    L’après-midi est passé à l’école à préparer des enveloppes pour les familles à mettre tout en place pour assurer la fameuse continuité pédagogique dont Blanquer se gargarise sur notre dos.

    18h00 La décision de l’ARS tombe : les classes ferment et les cas contacts doivent être testé.es dans les 7 jours. Ça en fait beaucoup des cas contacts en fait ! Les collègues appellent chaque famille en se sentant mal de ne le faire que si tard alors que depuis la veille on était quasi sûr.es que ça allait fermer.

    Jeudi 10 septembre

    Des collègues cas contact des élèves positif.ves ont été oublié.es ! Il y en a deux qui passent la matinée enfermé.es dans leur petite salle en attendant les consignes d’en haut et l’un.e est averti.e par nous qu’ille est en fait cas contact et qu’ille doit rester chez lui.

    On nous donne une lettre à distribuer aux élèves de l’école qui ne sont pas cas contact pour informer leurs familles. C’est une lettre de l’ARS, un peu compliquée si on ne maîtrise pas le français. Nous la traduisons en anglais car plusieurs familles de notre école maîtrisent cette langue. Mauvaise initiative nous dit on de là-haut : seule l’ARS peut traduire sa lettre, nous avons interdiction de donner la traduction faite par nous même aux parents allophones. Vu que des informations importantes sont données dans la lettre, je trouve ça bien embêtant mais bon comme je passe déjà pour quelqu’un.e super pénible et que ce n’est pas toujours confortable, pour cette fois je n’insiste pas plus que ça. J’ai honte de le dire mais je passe même dans des classes décoller dans des cahiers les mots en anglais que j’avais distribués.

    • C’est parti ! - Question de classe(s), 17/09/2020
      https://www.questionsdeclasses.org/?C-est-parti

      L’année scolaire avait superbement commencé. Je ne sais plus si je peux parler de « rentrée joyeuse », cette formule tôt capturée cette année par Blanquer...
      Mes élèves, vingt CM2 de cette école au Nord de Paris, étaient tout enthousiastes, mettaient du cœur à l’ouvrage, s’engouffraient dans l’installation de cette nouvelle classe coopérative et... tout à coup, patatras !

      Semaine 3.
      Lundi, 9h. La directrice fait irruption au beau milieu du « Quoi de Neuf ? », m’isole dans le couloir : la petite Iliana manque à l’appel car son père a reçu un résultat de test positif au COVID dans le week-end, sa mère est malade et toute la famille se fait tester.

      Sidération.
      Je suis dans le couloir, les élèves m’attendent, seuls, dans la salle de classe. « Pour le moment, on ne fait rien, on ne prévient personne, on attend. Mais, toi, si j’ai un conseil, pense à toi et protège-toi. » (paroles de directrice)
      Ce jour-là, je resterai à l’école, auprès des élèves et de nos projets encore si fragiles mais tellement plein d’espoirs et de vie, la journée entière, comme si de rien n’était pour les enfants.

      Cogitations.
      Si le résultat du papa est arrivé ce week-end, c’est qu’il a été passé la semaine dernière. Le virus a pu circuler dans la classe, tout au long de cette deuxième semaine. Et dans la cour ? Et dans la salle des maitre.sse.s ? Et quand nous sommes allés à la piscine mercredi avec les autres CM2 ? Et à la cantine où les élèves sont à touche-touche au libre service ? Et quand je corrige la pile complète des cahiers de la classe ? Le papier ne se désinfecte pas... Ce soir-là, par « chance », j’ai mon rendez-vous de contrôle. Écoutant mon récit de la situation, l’oncologue grimpe aux rideaux ; je ressors de là avec un arrêt de travail d’une semaine pour commencer, au cas où. Et pourtant, j’ai résisté à cette idée...

      Au cas où la mise en quatorzaine immédiate de la classe ne serait pas ordonnée.
      Au cas où je n’obtiendrais pas de suite une autorisation spéciale d’absence.
      Au cas où les résultats de mon test tardaient à arriver.
      RER, tempête sous mon crâne...
      Demain, je ne vais pas à l’école. Et pourtant j’ai des cahiers d’élèves avec moi ; à corriger. Demain, les collectes de notre sortie libre nous attendront sur le tableau. Demain, les élèves seront orphelins de mes promesses d’émancipation.
      Colère, désarroi, déception.
      En rentrant, au téléphone, je demande à la directrice de l’école de renvoyer au maximum mes élèves chez eux le lendemain matin. Il est 21 heures. J’insiste : ne faut-il pas prévenir les familles ? On va créer un cluster. Pour la première fois de ma vie d’instite, parfois malade, parfois maman, je croise les doigts pour qu’aucun.e remplaçant.e ne soit disponible pour la classe le lendemain. J’écris à l’IEN ; mon inquiétude. Je ne dors pas beaucoup. La nuit me taraude. Symptômes ? Pas symptômes ? Je ne sais plus, mon corps ne sait plus. En juillet, j’étais sur la liste des personnes vulnérables. Juste avant septembre, nous sommes très nombreux à en être sortis. C’est quoi les symptômes, déjà ? Un traitement me donne régulièrement des bouffées de chaleur...
      Et si là c’était la fièvre ? Je suis sujette aux angines, surtout quand le désarroi me gagne... Et si là c’était LE symptôme ?

      Mardi, 6h15. C’est l’heure. Je me lève quand même, même si je ne vais pas à l’école.
      Je trouve un mail réponse de l’IEN : en attendant le retour du test de l’élève, RAS ; des masques de type ffp2 sont disponibles dans son bureau, il faut venir les chercher munie d’un certificat médical ; elle me redonne la liste des personnes vulnérables, que je connais tristement par cœur...

      Allez travailler !
      Je m’en fiche, je ne vais pas à l’école ; moi, je vais me faire tester. Durant les trois heures passées à attendre devant la mairie pour me faire tester, j’agite tout : la cellule médicale du rectorat (poil dans la main), l’ARS (c’est la directrice qui doit prévenir et pas moi), la directrice (elle ne sait plus où donner de la tête). On finit par apprendre que le test de l’élève de ma classe est positif. La directrice met immédiatement en branle le protocole mais... on nous dit qu’on doit attendre la décision de l’ARS validée par le rectorat pour décider ou non de confiner la classe... plusieurs jours...
      Quant à moi, je finis par passer le test et déclarer que j’ai des symptômes pour tenter d’accélérer l’arrivée du résultat (délai prévu : sept jours !!).
      A côté, une petite fille d’une autre école du quartier pleure de douleur devant le test. Les élèves sont nombreux ce matin-là. Les enseignants de cette école sont venus aussi. Une longue file d’attente ne désemplit jamais. Trois cents à quatre cents personnes attendent, en permanence, à longueur de journée.

      #école #covid-19

  • D’après Lio, Gainsbourg était un « Weinstein de la chanson » | Le HuffPost

    https://www.huffingtonpost.fr/entry/lio-gainsbourg-weinstein-chanson-scandale_fr_5f65ca57c5b6de79b675554d

    Parce que j’aime bien Lio (Nostalgie).

    Un “harceleur”, tout simplement. Dans une interview accordée à Arte Radio dans le cadre du podcast “Transmission”, la chanteuse Lio s’en prend sans détour à Serge Gainsbourg, un homme qu’elle disait aduler à ses débuts, mais qui l’a vite fait -sans mauvais jeu de mots- déchanter.

    “J’en suis revenue de Gainsbourg, qui est un harceleur, tout simplement”, explique-t-elle dans l’émission, après avoir raconté comme elle appréciait le chanteur alors qu’elle débutait à Bruxelles dans les milieux punk. Et d’évoquer “quelqu’un de pas du tout cool avec les filles et qui était un Weinstein de la chanson, d’une certaine manière...”

    • @reka, il y a 5 mn (donc avant de lire ton post) je fredonnais « sorry angel » et je me suis arrêté en me disant qu’avec « lemon incest » et d’autres type de chansons, c’était quand même bien la gerbe. Et je me demandais aussi comment ses enfants s’en étaient sortis.
      Gainsbourg & Birkin, c’était le couple du monstre officialisé avec l’anglaise infantilisé.
      #dansmatêtecematin #gainsbourg

    • Et moi, et moi... je préfère sa sœur !

      « Moi je paye très cher cette liberté de parole. Alors que moi je veux rien détruire, je veux juste qu’on se parle en égalité réelle. Ça n’existe pas, le métier est celui qui veut prendre le pouvoir et l’artiste doit se modeler à ce que veut le métier, à ce que veut le pouvoir. Donc y’en a qui y arrivent assez bien, moi je suis assez peu malléable. »

      https://www.youtube.com/watch?v=sW_5CwGLe18

      Quand Lio chante,en portugais, des chansons arrangées par son mari, je craque. Lio canta Caymmi #crammed_discs (2018) :
      https://lio-music.bandcamp.com
      https://lio-music.bandcamp.com/track/na-o-tem-soluc-a-o

      Idolâtré dans son pays mais moins connu à l’étranger, Dorival Caymmi (1914-2008) est l’un des auteurs-compositeurs-interprètes les plus influents de l’histoire de la musique populaire brésilienne. De grandes figures telles que João Gilberto, Gilberto Gil et Caetano Veloso ont chanté ses louanges et l’ont cité comme une source d’inspiration majeure pour leur travail.

      Jacques Duvall, l’élégant parolier qui a écrit des chansons pour de grands artistes français tels qu’Alain Chamfort, Lio et Jane Birkin, a eu l’idée de cet album, dans lequel sa compagne Lio interprète douze chansons de Dorival Caymmi. Les œuvres du maître bahianais sont subtilement revisitées, comme transférées dans l’hémisphère nord, grâce aux arrangements inventifs du musicien français Christophe Vandeputte, et à l’interprétation émouvante et vivante de Lio.

      Née Vanda Maria Ribeiro Furtado Tavares de Vasconcelos à Lisbonne et élevée à Bruxelles, Lio est devenue une icône de la pop en France et en Belgique depuis la sortie de son premier single « Le Banana Split » en 1979, elle avait alors seize ans. Elle a ensuite enregistré plusieurs albums à succès (sur lesquels elle a travaillé avec des artistes tels que Telex, The Sparks et John Cale) et a poursuivi une carrière d’actrice, apparaissant dans pas moins de 40 longs métrages. « Lio canta Caymmi » est le premier album qu’elle chante dans sa langue maternelle, le portugais.

      #grande_dame

    • Lio canta Caymmi par Jacques Duvall :

      J’ai découvert Dorival Caymmi lorsque j’ai acheté une vieille compilation de ses chansons, interprétées par différentes stars brésiliennes (Chico Buarque, Tom Jobim, Gal Costa). J’ai tout de suite craqué pour ses merveilleuses mélodies, pour son délicieux mélange de sophistication et de simplicité. Principalement écrites dans les années 1930, les chansons de Caymmi célèbrent la Bahia (la ville la plus africaine du Brésil), le pêcheur, la mer et l’amour. Je voulais contribuer à donner une nouvelle visibilité à ce précieux trésor.

      J’ai joué ces chansons à un ami proche, le guitariste Christophe Vandeputte, qui est originaire de Valenciennes, dans le nord de la France (c’est-à-dire pas exactement à la même latitude que Bahia !). L’effet a été immédiat : il semblait être tombé sous le charme d’un sorcier vaudou, et fébrile, il a commencé à créer de nouveaux arrangements pour ces anciens petits bijoux. Quant à moi, j’ai ajouté un couplet en français à chacun des textes originaux, afin de résumer l’esprit de chaque chanson en quelques mots et de la rendre plus accessible aux auditeurs francophones.

      Nous savions déjà qui pouvait chanter ces chansons : seule Lio pouvait combiner le culot (pour aborder les œuvres de ce maître) et l’humilité (pour servir ces chansons de tout son cœur) qui étaient tous deux nécessaires pour rendre justice à ces chefs-d’œuvre populaires. Il ne me restait plus qu’à la convaincre. La magie de Caymmi était irrésistible : après la première écoute, un grand sourire est apparu sur ses lèvres, je savais qu’une grande aventure allait commencer.