• Dans l’ombre d’internet, des bibliothèques illégales…

    Dans les recoins sombres d’internet se trouvent… des bibliothèques… clandestines, illégales. Non pas qu’elles hébergent des livres particulièrement bizarres ou interdits. Ces bibliothèques de l’ombre, puisque c’est leur nom, peuvent aussi bien proposer des best-sellers, que des études scientifiques ou des bouquins inconnus.

    Le grand intérêt de ces bibliothèques est leur non-respect du copyright, qui leur permet de proposer à n’importe qui et gratuitement l’accès à l’information. Des étudiants d’universités dans des pays en voie de développement, des autodidactes avec peu d’argent, des assoiffés de connaissance, ou de matériel culturel obscur ou disparu, ou même des universitaires en quête de simplicité, naviguent dans ces bibliothèques de l’ombre… et remplissent leur disque dur.

    Comment source (Marc friend) :

    « Article truffé de fautes d’orthographe mais passionnant. J’utilise régulièrement 3 de ces bibliothèques. Et je me suis ainsi constitué ma propre bibliothèque numérique qui doit actuellement avoisiner les 1000 livres, majoritairement en anglais. »

    https://serveur410.com/dans-lombre-dinternet-des-bibliotheques-illegales

  • « Sécurité globale » : demandez le programme ! par Éric Landot

    Après une première tentative, sans suite (ppl AN n° 2573 du 14 janvier 2020), des députés ont déposé une nouvelle proposition de loi sur la sécurité globale (n° 3452, A.N. du 20 octobre 202à).

    Une simple proposition de loi comme il y en a tant ? NON. Car :

    cette proposition de loi est signée par les membres du groupe La République en Marche et apparentés et ceux du groupe Agir ensemble
    elle est faite au lendemain d’un terrible assassinat islamiste radical qui relance le sujet (voir : Appel à des hommages dans les communes ; manifestations dans de nombreuses grandes villes pour la Démocratie et la République ), même si le texte aurait été déposé avant l’attentat (quoiqu’enregistré après),
    plus accessoirement, elle pourra surfer sur le rapport de la Cour des comptes de cette semaine (voir : Les polices municipales, sous les feux de la Cour des comptes )
    selon des commentateurs informés (voir ici pour M. P. Januel sur Dalloz), il y aurait légitimité à voir la main de la place Beauvau
    de fait sur certains sujets (sur les drones par exemple : voir CE, ord., 18 mai 2020, n°440442, 440445 : Le Conseil d’Etat fait du ball trap avec les drones de la police ), une loi s’impose en droit pour corriger le régime existant.
    les députés et le Ministère de l’Intérieur veulent absolument donner une suite concrète au Fauvergue/ Thourot de 2018 (voir : Rapports et débats sur la coopération entre forces étatiques, locales et privées de sécurité )
    Donc nous avons quelques raisons de nous pencher sur ce texte.

    Au menu (ce qui suit mêle nos commentaires et une reprise du résumé de l’exposé des motifs de la loi, qui ne nous a parfois pas paru devoir être complété ni corrigé) :

    expérimentation pour les polices municipales (voir à ce propos le discours tenu à Nice, le 25 juillet 2020, par le Premier Ministre) permettant dans plusieurs communes en France disposant d’une police municipale de plus de 20 agents, dont le directeur ou le chef de service a été dûment habilité par le Procureur général, d’expérimenter l’élargissement de leur domaine d’intervention sur la voie publique (plus d’infractions ; saisie possible ; participation étendue à la sécurisation de manifestations sportives, récréatives ou culturelles, sans critère de seuil).
    cadre légal permettant de doter Paris d’une police municipale de droit commun (article 4)
    encouragement à la montée en puissance de l’échelon intercommunal dans le domaine de la sécurité, avec des mises en commun facilitées de policiers municipaux (article 5 ; cela dit les régimes actuels abondent déjà mais ils sont parfois complexes. Voir : L’intercommunalisation des forces de sécurité (polices municipales ou gardes champêtres) [courte VIDEO] ).
    une utilisation adaptée des outils technologiques à disposition, dont la vidéo‑protection et la captation d’images (titre III) avec :
    une adaptation du régime des caméras individuelles de la police et de la gendarmerie nationales à leurs nouveaux besoins opérationnels (article 21).
    une création d’un régime juridique de captation d’images par des moyens aéroportés, aujourd’hui pratiquée en l’absence de cadre clair (article 22). Le texte prévoit d’autoriser les services de l’État concourant à la sécurité intérieure et à la défense nationale et les forces de sécurité civile à filmer par voie aérienne pour des finalités précises, ce en fixant les garanties qui assurent le respect des libertés publiques.
    un nouveau cadre d’action pour les agents (titre IV), qui limite le bénéfice des mesures de réduction de peine pour les personnes qui se sont rendues coupables d’infraction sur les forces de sécurité intérieure (article 23) et prohibe l’usage malveillant de l’image des policiers nationaux et militaires de la gendarmerie en intervention (article 24). Tirant les enseignements des épisodes terroristes de ces dernières années, la proposition de loi prévoit la possibilité pour les policiers nationaux et militaires de la gendarmerie nationale de conserver leur arme hors service lorsqu’ils accèdent à un établissement recevant du public (article 25). Dans ce même contexte, elle clarifie le régime d’usage de leurs armes par les militaires déployés sur le territoire national dans le cadre de réquisitions effectuées par l’autorité civile (Sentinelle) (article 26).
    La proposition de loi consacre un titre à la sécurité dans les transports et en matière de circulation routière (titre V), en permettant notamment au service de sécurité de la SNCF d’agir auprès des entreprises présentes dans les gares et dans les véhicules de transports routiers exploités en complément des véhicules de transports ferroviaires (article 28) et en simplifiant dans le domaine routier les modalités de contrôles d’alcoolémie au volant par les forces de l’ordre (article 29).

    Le titre VI contient, au titre des mesures diverses, la délictualisation de l’achat et de la vente d’articles pyrotechniques en méconnaissance des exigences prévues par la règlementation spécialisée.

    Le titre VII prévoit les dispositions nécessaires pour l’application de la proposition de loi en outre‑mer.
    et un gros morceau de cette loi sera le positionnement du secteur de la sécurité privée (titre II) :

    encadrement plus strict de la sous‑traitance (article 7),
    renforcement des exigences en matière de délivrance des cartes professionnelles pour les agents (article 10) et des agréments pour les dirigeants des entreprises du secteur (article 11).
    élargissement de la compétence du CNAPS (articles 8 et 9)
    plus grandes exigences de formation initiale (article 17).
    plus grandes sanctions contre les agents de sécurité délinquants (article 12).

    Sur ce dernier point des agents de sécurité privée, voir aussi :

    Rapports et débats sur la coopération entre forces étatiques, locales et privées de sécurité (précité)

    La sécurité privée peut dégainer un décret

    Voici un accès au projet de loi et au dossier législatif :

    http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b3452_proposition-loi
    http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/dossiers/securite_globale1

  • Des traces de coronavirus découvertes pour la première fois dans l’eau d’un lac aux Etats unis

    Aux États-Unis, des chercheurs de la faculté de médecine de l’Université du Minnesota ont détecté des traces du virus responsable du Covid-19 dans l’eau du lac Supérieur à Duluth. Une découverte inédite depuis le début de la pandémie.

    https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/108049/reader/reader.html#!preferred/1/package/108049/pub/164087/page/6

  • L’UNICEF célèbre demain... la Journée mondiale du lavage des mains...

    Comment Marc : Le CP est sous embargo demain 2h00, mis je ne résiste pas au plaisir...

    "Le manque de lavage des mains au savon expose des millions de personnes à un risque accru de COVID-19 et d’autres maladies infectieuses

    "Bien que le lavage des mains avec du savon soit essentiel dans la lutte contre les maladies infectieuses, y compris COVID-19, des millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à un endroit où se laver les mains, a déclaré UNICEF à l’occasion de la Journée mondiale du lavage des mains.

    « La pandémie a mis en évidence le rôle essentiel de l’hygiène des mains dans la prévention des maladies. Elle a également souligné un problème préexistant pour beaucoup : le lavage des mains au savon reste hors de portée de millions d’enfants là où ils naissent, vivent et apprennent », a déclaré Kelly Ann Naylor, directrice associée d’UNICEF pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène. « Il est inacceptable que les communautés les plus vulnérables soient incapables d’utiliser les méthodes les plus simples pour se protéger et protéger leurs proches. Nous devons prendre des mesures immédiates pour rendre le lavage des mains au savon accessible à tous, partout - maintenant et à l’avenir. »

  • La Commission européenne menacée par le COVID, voire l’effondrement de Berlaymont...

    De plusieurs sources concordantes à Bruxelles, 150 cas déclarés en quarantaine à ce jour, en réalité beaucoup plus...

    Un peu plus ancien, après divers audits, le bâtiment menace de s’écrouler à divers endroits. Pour certains architectes faudrait tout raser puis reconstruire : 1 MMeuros...

    Résultat, retard considérable dans l’adoption des textes à l’étude.
    Encore un effort, et si on ajoute le Brexit, ça promet...

  • Loi ASAP : « it’s the deregulation, stupid » (*)

    A l’issue de son examen en commission à l’Assemblée nationale, après un premier tour de chauffe au Sénat, le projet de loi « d’accélération et de simplification de l’action publique » (dit ASAP), incarne jusqu’à la caricature le programme commun de la Macronie et de la droite, aujourd’hui incarnée par "Les Républicains" (LR) : mettre à bas toutes les digues garantes d’une action publique conforme à l’intérêt général. As Soon As Possible… Le débat en plénière reprend à l’Assemblée le 28 septembre. Florilège.

    Lire la suite :

    http://www.eauxglacees.com/Loi-ASAP-it-s-the-deregulation

  • « Les retenues d’#eau aggravent la #sécheresse, et la vulnérabilité de l’agriculture »
    https://reporterre.net/Les-retenues-d-eau-aggravent-la-secheresse-et-la-vulnerabilite-de-l-agri

    Il y a, d’une part, tout ce qu’il ne faut plus faire. Il faut cesser les drainages, qui évacuent l’eau vers l’aval de manière très rapide, notamment dans les zones humides. Car les espaces ainsi drainés ne bénéficient plus de la ressource en eau et s’assèchent. Il faut également éviter de tasser les sols avec l’utilisation d’engins agricoles trop lourds, qui ainsi les rendent imperméables. La qualité physico-chimique des sols est en effet essentielle pour une bonne infiltration de l’eau. Nous avons également besoin de sols vivants, avec, notamment une microfaune abondante et des communautés microbiennes diversifiées. Les nématodes (une espèce de ver de terre), par exemple, creusent des galeries, des cavités permettant l’infiltration et le stockage l’eau dans les sols. Enfin, il faut remplacer la fertilisation chimique par une fertilisation organique, qui augmente la capacité de rétention des eaux par les sols au travers du complexe argilo-humique.

    Ensuite, il y a tout ce qu’il faut faire. En premier lieu, il faut développer l’agroforesterie, car l’arbre et la haie jouent un rôle central dans la préservation de la ressource en eau. En Auvergne, les seules prairies encore un peu vertes cet été sont celles où subsiste un bocage avec un maillage de haies assez dense. L’arbre crée un microclimat plus humide et évite les pertes d’eau du sol par évaporation, en limitant son réchauffement. Il est à la fois parasol, paravent, parapluie.

    #irrigation

  • SEDIF : le projet de rachat de Suez par Veolia fout le boxon

    L’annonce par M. Antoine Frérot à la fin du mois d’août de son intention de mettre la main sur l’éternelle rivale Lyonnaise suscite des remous jusque dans l’empire paisible du Syndicat des eaux d’Ile-de-France qui tiendra son nouveau bureau syndical le 24 septembre. Alors que M. André Santini poursuivait obstinément son projet de « Grand Paris de l’eau », un vent de folie s’est levé de la rue Saint Benoit à l’usine de Choisy.

    http://www.eauxglacees.com/SEDIF-le-projet-de-rachat-de-Suez

    • Monsieur Monolecte fait une otite depuis mardi. Appel chez le MG  : RDV dans une semaine. Il raccroche. Je lui fait remarquer qu’il est déjà en infection et que ça ne pourra pas attendre une semaine. Nouveau coup de fil  : RDV dans l’après-midi, surinfection (en 24h) → streptomycine. Déjà allergique à ampicilline.

      Sans antibio, ça va devenir très compliqué ou on va pouvoir généreusement abaisser l,âge de le retraite et augmenter le montant des pensions, parce que l’espérance de vie va en prendre un coup.

  • Marseille vs Paris

    Ce jour, le Rudy (Riccioti), autre barde de « Massilia for ever », dans ses oeuvres, à l’occasion de son dernier manifeste pour le béton, dans la Grande Table de France Cul...

    Ca valait le détour, à côté The Dude c’est de la petite bière...

    Pas même déstabilisé quand un intervenant énonce :

    – Une maison moyenne : 200 m3 (de béton)

    – Un hôpital : 3000 m3...

    – 1 km d’autoroute : 30 000 m3

    – Une centrale nucléaire : 12 millions de m3...

    La suite vaut son pesant de foccacia anti-écolo...

  • Paris : démission forcée du nouvel adjoint à la Seine (et aux seins…)

    La malédiction des « Baignades en Seine » a encore frappé. Le
    quotidien Le Monde a révélé dans son édition en ligne du 14 septembre 2020 qu’après Christophe Girard, la maire de Paris perd un deuxième adjoint, Pierre Aidenbaum, 78 ans, mis en cause pour harcèlement sexuel. Le parquet de Paris a ouvert une enquête.

    En juillet, Anne Hidalgo avait décidé d’inclure l’ancien président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) dans son équipe exécutive très large, en créant pour lui un poste « d’adjoint chargé de la Seine. »

    Circonstance aggravante, l’homme avait hérité du bureau somptueux du « Baron noir » Missika, en cavale entre l’Espagne et le Maroc. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas…

    Lire la suite :

    http://www.eauxglacees.com/Paris-demission-forcee-du-nouvel

  • Paris : place Léon-Blum, ce lieu dédié aux artistes de cinéma est menacé de disparition

    Installée depuis 12 ans place Léon-Blum (XIe), la société Montcalm Abicene réunit des décorateurs, costumiers ou maquilleurs du cinéma. Mais elle doit quitter les lieux pour laisser place à des logements.

    Comment Marc : adorable embrouille entre Hidalgo et les bobos ☺
    Depuis que le baron noir Missika est en cavale, décidément plus rien ne va…

    `https://www.leparisien.fr/paris-75/paris-place-leon-blum-ce-lieu-dedie-aux-artistes-de-cinema-est-menace-de-

  • Les jeunes face à l’emploi : méritocratie scolaire ou débrouillardise ?

    « Crise de l’emploi, fermeture ou contrôle des frontières, et un lot d’incertitudes face à un risque sanitaire que l’on maitrise mal : le covid pose un véritable défi aux jeunes entrants sur le marché du travail. Pour une fois, cette situation de précarité face à l’emploi englobe l’ensemble des vingtenaires. Le Plan pour l’insertion de 6, 5 milliards d’euros annoncé par le gouvernement fin juillet, composé de différents volets pour l’aide à l’embauche et pour la formation, vise tous les moins de 25 ans – la prime pour l’embauche concerne ceux qui sont recrutés pour au moins trois mois jusqu’à deux SMIC, un niveau de salaire qui concerne presque tous les nouveaux diplômés. Dans ce contexte inédit, sur quelles cartes miser pour atteindre le graal de l’insertion, des diplômes ou de la capacité à se réinventer dans le brouillard du monde ?

    (…)

    Un point de clivage essentiel a émergé dans ce marathon aux diplômes : entre les étudiants qui chassent dans les hautes sphères du système, qui poussent le plus loin leurs études, qui fréquentent les établissements prestigieux, et qui souvent multiplient les parchemins grâce aux passerelles édifiées entre les filières, d’une part, et tous les autres, d’autre part. Les bacs + 5 (et souvent davantage), les détenteurs d’un doctorat ou du titre d’une profession d’expertise fermée statutairement (avocat, médecin, journaliste, architecte) et plus largement les diplômés des grandes écoles d’ingénieur ou de management, forment un monde en soi assez éloigné des autres étudiants (des filières professionnelles, ou dans des secteurs moins porteurs) qui vont occuper des positions moyennes. La montée en gamme du niveau de diplôme a abouti à créer une « élite de masse » (le terme est d’Emmanuel Todd), ces premiers de cordée englobant environ 20-25 % des nouvelles générations. Cette élite de masse se distingue du reste de la société par une constellation de critères : une concentration résidentielle dans les grandes agglomérations, avec un espace qui se conforme à un imaginaire romantique de mode de vie – multiplication de services éducatifs et culturels, espaces de coworking, ateliers réhabilités, artisanat et nouveaux créateurs, essor de marques et services qui promettent une expérience humaine, alliance du luxe et du cheap, floraison de terrasses, d’espaces arborés et/ou dédié à l’agriculture urbaine, lieux événementiels, pistes cyclables, friches rénovées, etc. Chez elle prospère un ethos : la qualité de la vie dans sa dimension existentielle, voire spirituelle, se faire du bien à soi-même, s’améliorer. La célébration de l’individu électron libre dans tous ses choix de vie cohabite avec une vision enchantée du bonheur privé, un retour à un idéal familial new look qui concilie tradition et futurisme. Au fil du temps, les premiers de la classe ont embrassé avec enthousiasme le thème de la liberté et sont moins réceptifs à celui de l’égalité. Ces catégories bien diplômées forment l’aspirational class, une classe mue par une ambition éthique et esthétique pour elle-même, selon l’expression de la sociologue Elizabeth Currid-Halkett qui se fonde sur le modèle américain (voir mon article sur Telos du 6 avril 2018).

    (…)

    Face à la démonétisation de la méritocratie, une autre valeur a vu sa côte se hausser : celle de la débrouillardise. Comme la figure inversée de la méritocratie scolaire, celle-ci est synonyme de capacité à déjouer le sort et à s’abstraire des logiques et déterminations sociales. Elle valorise l’audace, le goût de risque, l’aptitude à gérer des situations complexes, à surmonter les obstacles, le sens de l’opportunité quitte à malmener des règles établies. Bref loin de l’effort de connaissances et d’approfondissement sur le long terme qu’implique la méritocratie (scolaire ou autre d’ailleurs), elle porte au pinacle l’ingéniosité du moment, une malice à agir rapidement, à prendre des chemins de traverses, à innover et oser, quitte à s’abstraire de toute maturation réflexive ou parfois de morale – du startuper au dealer. La culture managériale californienne, innovation à tous crins et économie du winner takes all, est ancrée dans le culte de la débrouillardise.

    Mais la débrouillardise peut s’emboiter à une autre perspective, celle de l’aventure personnelle – se lancer dans la permaculture, opter pour la bohème artistique, ouvrir une boutique de pain bio, changer de vie, changer de décor – et offrir les clefs à un défi existentiel. Dans un contexte socio-historique de changement de paradigme pour la production et la consommation, une friche s’ouvre aux audacieux (...)

    https://www.telos-eu.com/fr/les-jeunes-face-a-lemploi-meritocratie-scolaire-ou.html