• Synthèse et analyse du programme du Nouveau Front populaire

    Très utile pour débunker le flot extravagant d’anathèmes réacs déversés tous azimuts par les tenants de l’ordre établi. Je suis particulièrement intéressé par la « niche » des aides publiques aux entreprises, déversés sans aucune contrepartie, qui atteignent de 160 à 174 milliards d’euros par an d’argent public, ce qui en fait le second budget de l’état après l’éducation nationale...

    https://bonpote.com/synthese-et-analyse-du-programme-du-nouveau-front-populaire

    • Un programme qui n’ambitionne même plus de séparer les banques d’affaires des banques de détail... Douze ans après, la gôche renonce à sortir les couilles de l’Etat de la main des banquiers.

  • Purges

    Le « déchoucage » des dissidents de l’Ordre du temple melenchonesque, ça fait quand même désordre pour les ceusses qui brandissent urbi et orbi les mânes de Léon Blum er les Jours heureux du Conseil national de la résistance...

    Sans compter qu’avec le profil des impétrants là c’est le souvenir de l’Afrique coloniale qu’il faudrait mobiliser.

    https://www.leparisien.fr/elections/legislatives/legislatives-urgentiste-professeur-qui-sont-les-candidats-investis-par-lf

  • France culture et le FN

    L’invité du jour de Sens politique (la nouvelle émission de cirage de pompes hebdomadaire évoquée ce matin) était Fabrice Legerri, 56 ans, énarque, ex-chairman de Frontex, tout nouveau député européen et directeur de campagne de Bardella pour les législatives.

    Notre harpie de présentatrice sera odieuse durant 45 minutes, lui coupe la parole toutes les 30 secondes, limite l’insulte... On l’entend déjà rouler sa caisse ensuite « Vous avez entendu comme je l’ai ruiné... »

    L’énarque matois reste de marbre, toujours courtois, seul dérapage quand il qualifie le Front pop de complice des assassins du Hamas.

    Pour le reste il l’emporte aux points haut la main.

    Les arrogantes simagrées de la « gauche morale » sont un désastre, ce qui confirme le bien fondé de la tribune de la créatrice du Théâtre du soleil.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/sens-politique/fabrice-leggeri-rn-nous-traiterons-les-retraites-dans-un-second-temps-32

    • Faut lire un journal financier pour avoir ce genre d’info.

      Diriez-vous que débute, à ce moment-là, la stratégie dite de « dédiabolisation » du RN ?

      Je n’ai pas l’impression qu’il y a alors une stratégie particulière du parti. Ce sont les journalistes, les sondeurs, les observateurs médiatiques de la vie politique qui voient et présentent Marine Le Pen comme quelque chose d’apparemment nouveau, et vont la cadrer de manière différente. Alors effectivement, Marine Le Pen va prendre ses distances avec l’affaire du « détail de l’histoire » [la manière dont son père avait qualifié les chambres à gaz de la seconde guerre mondiale, Ndlr] par exemple... Mais sa médiatisation change. C’est aussi le début des chaînes d’information en continu, ce qu’on appelle le « troisième marché médiatique ». A l’époque, I-Télé va notamment diffuser les meetings de Marine Le Pen, ses conférences de presse, ce qu’on ne voyait pas avant. Ces chaînes vont donner une forte visibilité au FN dans les années 2010. En 2014-2015, j’ai compté que Florian Philippot, alors premier vice-président du parti, était présent au moins tous les deux jours sur les chaînes d’info en continu.

    • Y a pas que les medias Bolloré.

      Sur France cul depuis un an tous les samedis à 14h00 une certaine Astrid de Vilaines (genre Figaro Madame) confesse tous les seconds couteaux de la politique française.

      Aujourd’hui à 14h00 l’invité est la canaille ex-responsable de Frontex désormais porte-parole de Bardella...

      Le lead de l’émission : « nous nous interrogerons sur leur parcours, leurs valeurs et leurs ambitions... »

      La relève des réacs et néo-cons, Finkie, Marc Weitzmann, Okrent et cie est assurée à France cu...

    • La création même du FN visait à dédiaboliser l’extrême droite. Ça fait 20 ans que ça fonctionne à plein rendement, même si il y a d’inévitables couacs, entre atavisme natio et appels du pied.

      Ce matin je me suis fait avoir. Bardella déclarait que la viande halal ou casher serait interdite en France. La bonne nouvelle n’en était pas une, c’était il y a deux ans...

      #RN #extrême_droite

    • @colporteur : « double-nationalité », « viande halal ou casher » : le FN essaie de mettre sous le tapis tout ce qui pourrait rappeler qu’ils sont autant antisémites qu’ils sont islamophobes.

      (Tiens, sinon on ne cause plus du touit de l’avocat qu’ils viennent d’investir qui, en 2013, dénonçait le fait que Vincent Peillon ait donné des prénoms juifs à ses enfants.)

    • Faut lire un journal financier pour avoir ce genre d’info.

      Y’a conflit d’intérêt, ah !

      Combien de recettes en face ? Plusieurs grosses pistes d’économies sont envisagées [par le RN]. La principale est explosive : il s’agit de la niche fiscale des armateurs, l’une des plus coûteuses pour l’Etat, qui bénéficie surtout au groupe CMA CGM et à son patron, Rodolphe Saadé, par ailleurs propriétaire de presse.

      https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/14/legislatives-2024-comment-le-rn-ecrit-le-recit-de-son-empechement-en-cas-de-

    • Hier, en une de lemonde papier « la purge de LFI ». Ceci dit, la gauche elle-même ne cesse de se tirer une balle dans le pied en utilisant ce terme.

    • Après l’annonce de la dissolution du gouvernement par Emmanuel Macron, la fondatrice du Théâtre du Soleil s’interroge : que fait-on à la première loi qui passe et qui restreint arbitrairement les libertés ? Quand décide-t-on de fermer, d’arrêter ? Ou, au contraire, va-t-on se raconter qu’on résiste de l’intérieur ?

      « Qu’est-ce qu’on n’a pas fait ? Ou fait que nous n’aurions pas dû faire ? On pensait qu’on avait trois ans pour y réfléchir et soudain, ce geste du président de la République - ce geste d’adolescent gâté, plein de fureur, de frustration et d’hubris - et nous n’avons plus que trois semaines. Aucune organisation sensée, aucune réflexion n’est possible. Emmanuel Macron aurait pu dire : « Je dissous le premier septembre ». Non ! Il veut punir. Il déverse un bidon d’essence sur le feu qui, déjà, couvait. Il met le feu à notre maison, à notre pays, à la France. Et il regarde tout le monde s’agiter pour sauver quelques meubles, quelques souvenirs, des photos. Je crains que, quelles que soient les paroles qui me viennent aujourd’hui, elles ne soient qu’un cri d’effroi devant la catastrophe qui s’avance vers nous. Une catastrophe politique, sociale, symbolique et, pour certains d’entre nous, pour les artistes entre autres, morale.

      « Oui, nous allons nous trouver très vite, immédiatement peut-être, devant un dilemme moral : que ferons-nous lorsque nous aurons un ministère de la Culture RN, un ministère de l’Education nationale RN, un ministère de la Santé RN ? Un ministère de l’Intérieur RN ? Je ne parle pas de l’incompétence probable, que je mets à part. Je parle du moment où nous risquons de devenir des collaborateurs. Oui, à quel moment doit-on cesser de faire du théâtre sous un gouvernement RN ? Jusqu’où fait-on semblant de ne pas voir la détérioration des libertés et des solidarités ? Jusqu’à quand ?

      « Concrètement, à quel moment la démocratie est-elle subrepticement, puis notoirement, attaquée ? Que fait-on à la première loi qui passe et qui restreint arbitrairement les libertés ? A quel moment j’arrête ? Quand décide-t-on de fermer le Soleil ? Ou, au contraire, va-t-on se raconter qu’on résiste de l’intérieur ?

      « Les loups qui s’approchent joueront les renards. Ils peuvent aussi nous gâter, nous flatter, nous financer. Avant de nous assujettir et de nous déshonorer. Ces questions me hantent. Je ne veux pas être un personnage de la pièce que nous avons joué en 1979, Mephisto, d’après Klaus Mann.

      Un Front le plus large possible

      « Lorsque je parle ainsi, c’est parce que, les RN, je les vois déjà aux manettes, en raison du bref laps de temps qui demeure pour empêcher leur arrivée. J’attends de lire le programme de ce Front dit "populaire". Je l’espère de mes vœux, je le souhaite le plus large possible, sinon, ce n’est pas un front.

      « Je ne pourrai accepter ce qui ne serait qu’un nouveau masque de certains leaders de cette Nupes qui nous a fait tant de mal, car la politique ne doit pas être que tactique cynique au service de convictions plus brutales que sincères. Elle doit se fonder sur la vérité et l’amour de l’humanité.

      « J’ai 85 ans et j’ai grandi avec cette certitude partagée par ma génération, qu’on allait vers le mieux, grâce notamment au programme du Conseil national de la Résistance. La situation actuelle était donc, pour moi, inenvisageable, jusqu’en 2002, quand, pour la première fois, le FN est arrivé au second tour de l’élection présidentielle. Depuis, c’est ma hantise.

      « Macron est bien trop petit pour porter, à lui seul, la totalité du désastre. Je nous pense, en partie, responsables, nous, gens de gauche, nous, gens de culture. On a lâché le peuple, on n’a pas voulu écouter les peurs, les angoisses. Quand les gens disaient ce qu’ils voyaient, on leur disait qu’ils se trompaient, qu’ils ne voyaient pas ce qu’ils voyaient. Ce n’était qu’un sentiment trompeur, leur disait-on. Puis, comme ils insistaient, on leur a dit qu’ils étaient des imbéciles, puis, comme ils insistaient de plus belle, on les a traités de salauds. On a insulté un gros tiers de la France par manque d’imagination. L’imagination, c’est ce qui permet de se mettre à la place de l’Autre. Sans imagination, pas de compassion.

      « Il n’y avait autrefois aucun professeur qui votait FN. Comment se fait-il qu’il y en ait aujourd’hui ? Et tant d’autres fonctionnaires, si dévoués pourtant à la chose publique, qui votent RN, chaque fois davantage ? Aujourd’hui, je ne suis pas certaine qu’une prise de parole collective des artistes soit utile ou productive. Une partie de nos concitoyens en ont marre de nous : marre de notre impuissance, de nos peurs, de notre narcissisme, de notre sectarisme, de nos dénis. J’en suis là. Une réflexion très sombre, incertaine et mouvante.

      « Heureusement, nous, nous avons le public, et moi, j’ai la troupe. Heureusement, mon dieu, que je les ai, à mes côtés. Il y a de la bienveillance, de l’amour, de l’amitié, de l’estime, de la confiance. Avec ça, on résistera. »

  • Législatives : une campagne au rabais

    Depuis la signature du décret de dissolution de l’Assemblée, le mandat des députés est terminé, leurs attachés parlementaires sont licenciés, les projets de loi en cours d’examen remisés au placard, seul bénéfice de l’opération.

    Pour un microcosme politique qui a choisi de « vivre de la politique » autant que de « faire de la politique » (Rémi Lefèvre), tant pour les députés européens non réélus (EELV) que pour l’armée des attachés LFI et le PS), la question est donc celle de leur survie personnelle à très court terme dans un avenir incertain.

    Dès lors quels parti va avoir les moyens de louer des salles pour les meetings, de payer les imprimeurs, les voyages...

    Celui ou ceux qui offrent des perspectives d’ascension sociale via « le grand remplacement »...

    Noter que les commentateurs ne s’attardent guère sur le fait que Reconquête a dépassé EELV.

    Noter qu’en ligne ce sont le RN, Reconquête et la fachosphère dominent.

    La bourgeoisie ne redoute donc aucunement la peste brune, ce que l’on vérifiera ce soir après les résultats du CAC 40.

    On vit une époque formidable (Reiser).

  • Après la dissolution, les JO...

    Hidalgo, Macron et Le Pen, main dans la main le 24 juillet prochain pour la mirobolante cérémonie inaugurale sur la Seine...

    Le spectacle que va offrir en mondovision « la patrie des droits de l’homme » demeurera dans l’histoire.

    J’attends avec impatience la question que d’audacieux journalistes ne manqueront pas de poser à la fille du menhir : elle aussi elle va se baigner dans la Seine ?

    Noyez les tous, le diable reconnaîtra les siens...

  • PARODIE CHANTEE : LES EGOUTS DE PARIS (BAIGNADES EN SEINE...)
    Une réjouissante parodie chantée pour « gnasgnasgnas » Hidaldo et « cacou » Macron...

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  • Baignades en Seine : quand France Info me fait le coup du fils (d’Anne Hidalgo)

    La chaîne publique d’information en continu m’a invité tout à trac, en ce paisible mercredi de l’Ascension à venir le soir même débattre quarante minutes durant de la « baignabilité » de la Seine, à 22h00, avec un jeune et valeureux nageur, qui s’avère être le fils, tout juste majeur, de la maire de Paris. Pourquoi nous avons décliné l’invitation.

    https://www.eauxglacees.com/Baignades-en-Seine-quand-France-Info-me-fait-le-coup-du-fils-d-Anne-Hid

  • En soutien à Nassira El Moaddem | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/la-vie-du-site/en-soutien-a-nassira-el-moaddem

    Toute la rédaction d’Arrêt sur images se joint à son rédacteur en chef, Paul Aveline, pour dénoncer le harcèlement raciste que subit notre collègue Nassira El Moaddem de la part de l’extrême droite, relayée par les médias Bolloré.

    Et aussi :

    Nassira et les dégénérés | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/obsessions/nassira-et-les-degeneres

    ""Pays de racistes dégénérés. Il n’y a pas d’autres mots. La honte"" a écrit sur X notre animatrice Nassira El Moaddem, le 30 avril. Pour une histoire de lutte contre le ports des collants et des casques, dans le foot amateur au nom de la laïcité, histoire que je maitrise mal, mais ce n’est pas le sujet.

    • SAMEDI 4 MAI 2024
      Par La rédaction de Mediacités
      Bonjour ! La haine à l’état pur… Depuis mercredi dernier, voilà ce à quoi doit faire face notre consoeur Nassira El Moaddem, après un coup de gueule sur X (les détails ici). Des tombereaux de bêtise crasse mélangés au racisme le plus abject déferlent sur la journaliste du site Arrêt sur images, dans une vague de harcèlement ininterrompue, initiée par le député du Rassemblement National Julien Odoul et amplifiée depuis par tout ce que l’extrême droite la plus bas du front compte de relais, CNews, Cyril Hanouna et les autres médias de Vincent Bolloré en tête.

      Nassira El Moaddem n’est pas la première à faire ainsi l’objet de ces phénomènes de meute. Elle n’est certainement pas la dernière. À l’instar de beaucoup d’autres, la rédaction de Mediacités lui apporte tout son soutien.

      Les journalistes ne sont pas inattaquables, évidemment. Leurs enquêtes, leurs articles, leurs propos peuvent être discutés, bien entendu. Mais rien ne justifie, jamais, nulle part, les bordées d’injures, les appels au meurtre et les menaces en tout genre, vomis par des armées de courageux commentateurs flattés dans leurs plus bas instincts par des politiciens et des animateurs prospérant sur le clivage de la société et la haine de l’autre.
      Le débat public mérite beaucoup mieux, nous méritons tous beaucoup mieux.

      (extrait de la newsletter de Médiacités Hebdo)

  • (352) « J’AI INFILTRÉ LE PLATEAU DE BFM » : LE RÉCIT TERRIBLE D’UN JOURNALISTE INDÉPENDANT
    1 mai 2024
    https://www.youtube.com/watch?v=-CJ8ujwitjc

    Faut-il aller, quand on est porteur d’une pensée alternative, sur les plateaux mainstream et y a-t-il un mode d’emploi, un manuel de combat, pour parvenir à se servir de ce dispositif à la diffusion massive et faire avancer ses idées ? L’invité que reçoit Théophile Kouamouo est un journaliste indépendant, qui travaille notamment pour Le Monde Diplomatique. Journaliste et auteur également de "Rendre les coups, boxe et lutte des classes", paru aux Editions Le Passager Clandestin. Et co-auteur avec Nicolas Framont de “La Guerre des mots Combattre le discours politico-médiatique de la bourgeoisie”.
    Selim Derkaoui a en quelque sorte infiltré une émission en prime time de BFM TV, le “20h Ruquier”, qui n’a pas eu le succès escompté et qui n’existe plus désormais. Et il ressort de ce voyage en terrain hostile avec un article passionnant publié par “Frustration Magazine”, dont il a été il n’y a pas si longtemps le co-rédacteur en chef. Le titre de ce papier ? “« Vous pouvez rejoindre le Hamas si vous voulez » – Mon (éphémère) expérience de chroniqueur sur BFM TV”. C’est l’heure des combats de l’info.

    Lire l’intégralité de l’article de Selim Derkaoui dans Frustration Magazine :
    👉https://www.frustrationmagazine.fr/bf...

  • Dans « Les Matins » de France culture de ce jour, Guillaume Ernert, déjà mis en cause à plusieurs reprises par les auditeurs de la chaîne publique pour son tropisme pro-israélien, invite Hicham, leader du Comité Palestine de Science Po Paris, et deux enseignants de cette institution, dont l’un enseigne aussi à Columbia.

    Durant trois quarts d’heure Ernert égrène avec une insistance lamentable tous les poncifs de l’agenda désormais bien connu (« Est-ce que vous condamnez le RAMAS et tutti frutti… »), et se fait immanquablement renvoyer dans ses buts par notre étudiant et les deux profs.

    Aussi révélateur que réjouissant…

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-matins/programme-de-trump-anthropocene-manifestations-etudiantes-pour-la-palest

  • Marchandise éternelle

    L’actualité récente de la lutte contre les PFAS ressemble étrangement au mouvement des agriculteurs du début d’année 2024. D’un côté, la santé des gens malmenée face à la dissémination de produits chimiques dans les corps vivants. De l’autre, la défense des activités économiques, dont l’immense et précieuse productivité dépend de l’utilisation de ces produits. Défense qui conduit à relativiser la pollution, et à demander toujours plus d’études et de « preuves » que ces produits chimiques sont effectivement nocifs - preuves qui n’auront pas, on le sait bien, comme conséquence l’interdiction des dits produits, mais qui y contribueront... un jour.

    De façon spectaculaire, afin de sauvegarder leur activité économique menacée par un projet de loi contre les PFAS, des salariés -auxquels leur patron avait offert un jour de congé- se sont rendus à la capitale pour manifester contre ce projet de loi. On ne saurait toutefois ramener une telle manifestation au pouvoir des dirigeants de cette entreprise. C’est en toute bonne foi que des agents économiques défendent leur gagne-pain, avant toute autre chose. Et quand ils demandent des "solutions", ils ne demandent pas des solutions techniques (pour se passer d’un produit chimique problématique), mais des solutions économiques. Et immédiates.

    Comme dans l’agriculture, face à la pollution, la question n’est pas de savoir s’il est techniquement possible ou non de "moins polluer", toute chose égale par ailleurs. On le sait bien : dans l’absolu, l’humanité peut vivre sans PFAS, sans pesticides.

    Mais dans une société marchande, ce n’est pas possible. Ne pas utiliser ces produits chimiques, c’est ne pas pouvoir produire industriellement les marchandises dont la norme de productivité impose, pour le marché mondial, de les utiliser. Ne pas utiliser d’insecticides c’est, pour un agriculteur, ne pas produire. Ne pas utiliser de PFAS, c’est ne pas pouvoir produire. Ne pas vendre, ne serait-ce que sur une courte période de temps, c’est arrêter de produire, donc détruire les précieux emplois rémunérés (car des besoins non rémunérables et non répondus, il y en a pléthore).

    Le quiproquo est donc permanent et la confusion totale, puisque d’un côté, on fait semblant de débattre pour savoir si un produit chimique est "essentiel" pour tel ou tel usage. Alors qu’en réalité, seul le critère de rentabilité, au principe de toute activité économique, compte véritablement. Quand le député Nicolas Thierry arrive avec sa proposition de restriction des PFAS, il a en amont vérifié, non pas qu’il existe une "alternative" aux PFAS, mais que le tissu industriel a déjà réussi à s’en passer, en restant compétitif sur le marché.

    Autrement dit, la possibilité d’une loi de restriction des polluants ne vient qu’en deuxième, une fois que l’appareil industriel a déjà pu mettre en place une alternative rentable. La manifestation des salariés de l’entreprise SEB utilisant des fluoropolymères, aboutissant à retirer du périmètre d’interdiction l’activité de leur entreprise, n’est qu’une confirmation de cette loi sociale fondamentale des sociétés marchandes mondialisées : aucune norme sociale ne sera plus forte que celle émanent du champ économique.

    Les débats politiques, les "responsables" politiques, n’ont pas d’influence sur cette loi et il est problématique de prétendre le contraire : on ne fait que reculer la prise en compte du blocage profondément marchand qui empêche d’agir efficacement contre les pollutions. Ce que l’on demande à un "responsable" politique c’est avant tout de respecter cette loi et toute tentative de sortir du cadre donnera lieu à une réponse rapide et sans ambiguïté du champ économique. Et ce ne sont pas toujours les grandes figures capitalistes que sont les patrons qui se donnent la peine de s’exprimer quand une ligne rouge est franchie (par une simple tribune dans un journal économique il est possible de décourager un ministre de mener une politique contre des intérêts économiques). Toute la société est impliquée dans le mouvement tautologique de l’argent désormais mondial, puisque c’est lui qui fait travailler les gens et leur donne un revenu, et qu’aucun besoin ne saurait être répondu sans en passer par une activité rémunérée.

    Mais également, c’est tout l’appareil d’Etat et ses services qui sont nécessairement impliqués dans la défense du statut quo marchand, et donc des pollutions, puisque c’est le mouvement de l’argent qui permet à l’Etat de fonctionner, et c’est le développement de l’Etat qui a historiquement imposé aux sociétés de devenir marchandes de bout en bout, c’est-à-dire capitalistes. On ne comprendrait pas, autrement, pourquoi les services de l’Etat chargés de protéger la population et l’environnement sont si peu zélés à intervenir sur les activités industrielles, et minimisent systématiquement l’importance des pollutions induites, qu’il s’agisse des pollutions chroniques pas même prises en compte, que des pollutions bien plus visibles et médiatisées lors d’accidents industriels.

    Sans avoir en tête cette loi sociale fondamentale, il est difficile de comprendre pourquoi l’utilisation de produits toxiques se développe toujours plus, et pourquoi les politiques comme la société en général sont si impuissants à reprendre en main leur destinée - pour avoir confié celle-ci au fétiche monétaire, et son corollaire, le travail humain soumis intégralement à son mouvement.

    Se satisfaire d’une loi minimale qui prétend avoir agi sur la source du problème, en dédouanant totalement l’activité industrielle dans sa nature marchande même, alimente la confusion dans la tête des gens et nous éloigne radicalement de solutions réelles pour stopper net les pollutions chimiques et l’accélération du désastre qu’est la production marchande planétaire.

    S’attaquer par le petit bout de la lorgnette aux pollutions, au cas par cas, sans s’interroger sur les causes globales, en ne traitant les problèmes que sous le prisme de la « volonté politique », c’est au contraire manquer de courage, et participer à la cogestion de la crise du capitalisme dans l’intérêt supérieur de la société marchande et de la poursuite du mouvement tautologique de l’argent, qui impose de mettre en second plan tous les autres aspects de la vie, y compris sa préservation face aux pollutions chimiques contre lesquels ces "responsables" politiques entendaient lutter.

    Toutes les personnes qui luttent contre les PFAS savent que, si il y en a partout, c’est parce que "c’est pratique et pas cher" - et non parce que le personnel politique de tel ou tel pays n’aurait pas fait voter la bonne loi. Mais bien peu sont choqués qu’un tel critère, dans toute son indigence, gouverne tout bonnement la présence des objets qui nous entourent, et pas seulement ceux comportant des PFAS.

    Au lieu de lutter contre chaque pollution séparément, et perdre les gens à cause de l’expertise qu’il faut déployer à chaque fois pour discuter du degré acceptable de toxicité, on ferait mieux d’adopter une toute autre stratégie de lutte. Puisque l’indigence du critère monétaire gouverne également toutes les autres nuisances (du réchauffement climatique à l’accumulation des déchets plastiques), et qu’aucune entente mondiale ne viendra réglementer le commerce mondialisé par le haut, être réellement écologiste implique d’être également post-monétaire afin d’amener l’impensable à être pensé : sortir de la torpeur marchande pour une toute organisation sociale et répondre enfin décemment à nos besoins. Comment le faire ? Puisse le caractère "éternel" de ces polluants être suffisamment choquant pour provoquer cette nécessaire discussion.

    #pfas #écologie #marchandise

    • Puisque l’indigence du critère monétaire gouverne également toutes les autres nuisances (du réchauffement climatique à l’accumulation des déchets plastiques), et qu’aucune entente mondiale ne viendra réglementer le commerce mondialisé par le haut, être réellement écologiste implique d’être également post-monétaire afin d’amener l’impensable à être pensé : sortir de la torpeur marchande pour une toute organisation sociale et répondre enfin décemment à nos besoins. Comment le faire ?

      La torpeur, ce sont les « masses » qui la subissent. Les donneurs d’ordre font plutôt dans l’activisme (marchand). Quant au commerce mondialisé, je serais plutôt pour son abolition plutôt que sa régulation. Mais maintenant, « que faire » ?
      Réfléchir en premier lieu sur des actions qui impacteront durablement l’accumulation de capital financier, patrimonial, et humain en tant que « ressource » et force reproductive de cette accumulation. De ce point de vue, nous avons cependant une pandémie dont on a décrété qu’elle circulerait à bas bruit. Et les effets néfastes sont déjà là, puisque la presse financière s’inquiète des impacts Covid sur la bonne santé de ses forces reproductives. Comment ne pas voir la relation entre cette dégradation de la santé du cheptel (reproductif) et la promotion obstinée des robots qualifiés d’"intelligences artificielles" ? Comment interpréter les solutions à court terme que sont les restrictions sur les arrêts maladie et l’indemnisation du chômage, le démantèlement de la sécurité sociale gérée paritairement entre partenaires dits « sociaux » sinon comme une injonction faite aux masses laborieuse de supporter « quoiqu’il en coûte » son enchaînement à la machine ? Même s’ils mettent des purificateurs d’air dans les lieux où ils organisent leurs sauteries, les membres de la caste dominante n’ont qu’une courte vue sur l’avenir de la planète et du genre humain et leur seule ligne c’est : "après nous le déluge mais que nos héritiers apprennent à bien couper les griffes des « sauvageons » qui pourront encore un temps satisfaire notre désir d’accumulation.
      Le problème est rudement posé : les « élites » nous imposent la guerre. Nous devons leur rendre la pareille.

  • Guadeloupe : lettre ouverte à Marie Guévenoux, par Jacques Davila et Germain Paran (*)

    La nouvelle ministre déléguée aux Outre Mer accompagnait Gérard Darmanin en Guadeloupe, où ce dernier a annoncé un couvre feu pour les mineurs à Pointe à Pitre. Ne connaissant rien à la crise de l’eau qui sévit dans l’ile, la nouvelle ministre a enjoint les Guadeloupéens à payer leurs factures s’ils veulent avoir de l’eau. Une saillie méprisante dénoncée dans une lettre ouverte assassine par deux représentants des usagers du Comité de surveillance du SMAEAG, le nouveau syndicat mixte créé par l’Etat en 2021, en place de son prédécesseur failli le SIEAAG, qui se révèle tout aussi incapable de conduire sa mission à bien.

    https://www.eauxglacees.com/Guadeloupe-lettre-ouverte-a-Marie-Guevenoux-par-Jacques-Davila-et-Germa

  • ITW author of Behind the Startup

    “In recent years, dreams about our technological future have soured as digital platforms have undermined privacy, eroded labor rights, and weakened democratic discourse. In light of the negative consequences of innovation, some blame harmful algorithms or greedy CEOs. Behind the Startup focuses instead on the role of capital and the influence of financiers. Drawing on nineteen months of participant-observation research inside a successful Silicon Valley startup, this book examines how the company was organized to meet the needs of the venture capital investors who funded it.”

    Benjamin Shestakofsky is Assistant Professor of Sociology at the University of Pennsylvania, where he is affiliated with AI at Wharton and the Center on Digital Culture and Society.

    https://www.ucpress.edu/blog/64843/qa-with-benjamin-shestakofsky-author-of-behind-the-startup

  • La baudruche des JO commence à se dégonfler

    Sa suffisance 1er vient de casser le morceau, y a un plan B et un plan C pour la cérémonie inaugurale, le Stade de France et le Troca, les flics ont mis la pression, ça a marché, voulaient pas porter le chapeau si ça foire...

    Voir aussi l’infâme Darmanin à la chasse au dahu lors d’un exercice anri-drône qui a lamentablement foiré...

    https://www.marianne.net/societe/terrorisme/apres-un-premier-echec-un-deuxieme-quand-le-systeme-antidrone-des-jo-est-d

    Coté baignades en Seine le couple de seconds couteaux d’Hidalgo, les cadors se planquent, une certaine Brigitte Légaré pour le Cojo et l’illustre Pierre Rabadan pour la mairie, aka « Les égarés du Ramadan » commencent à numéroter leurs abattis.

    Ca commence bien :-)

    • Après un premier échec, un deuxième… Quand le système anti-drone des JO est défaillant
      https://www.marianne.net/societe/terrorisme/apres-un-premier-echec-un-deuxieme-quand-le-systeme-antidrone-des-jo-est-d


      « Nous sommes face à un vrai problème : comment arrêter les drones potentiellement hostiles ? »
      J.E.E/SIPA

      Officiellement, le dispositif de lutte anti-drone est opérationnel pour les jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Telle est la conclusion de l’exercice « Coubertin LAD 2 », qui a regroupé une série de cinq tests effectués du 11 au 15 mars. L’enjeu : déployer le dispositif et éprouver son efficacité. Censé identifier, détecter et neutraliser les drones, le système Parade en est le produit phare. Problème : « Sur deux des sites où Parade a été testé, ça n’a pas fonctionné selon les performances attendues », confie à Marianne un observateur de l’exercice. « C’est-à-dire que Parade arrête les drones mais dans un périmètre bien plus restreint qu’attendu. »

      En clair, Parade n’a pas fait le boulot. C’est d’autant plus problématique que l’un de ces deux tests a eu lieu aux abords d’un ministère, en plein Paris. Réalisé à portée de vol de la place de la Concorde et du Champ-de-Mars, en plein cœur de la capitale, le déploiement du système Parade n’a pas fonctionné, nous assure une source proche du dossier. Ce que nous confirme une huile de l’armée de l’air.

      A LIRE AUSSI : JO de Paris 2024 : un test antidrones confidentiel réalisé au-dessus d’un ministère... a foiré

    • Le joujou dans les mains de Gégé, ce n’est pas Parade, c’est un SkyWall Patron.

      Parade, c’est ça (déc. 2022, quand ça marchait…)
      https://www.youtube.com/watch?v=v1UdZ6zkZmI

      et SkyWall, ça
      Drone explosif, attaque de la flamme : Gérald Darmanin inspecte la sécurité des Jeux olympiques | 78actu
      https://actu.fr/ile-de-france/beynes_78062/drone-explosif-attaque-de-la-flamme-gerald-darmanin-inspecte-la-securite-des-je


      À Beynes (Yvelines), Gérald Darmanin s’est essayé au maniement du Skywall, un engin capable de capturer un drone.
      ©François Desserre

      On chassait deux types de gibier sur le camp de la gendarmerie de Beynes (Yvelines), ce lundi 18 mars 2024. D’abord ceux qui pourraient s’en prendre à la flamme olympique. Ensuite ceux qui songeraient à utiliser un drone pour nuire à ce qui s’annonce comme l’événement sportif du siècle en France.
      […]
      Aucun drone ne devra voler, sinon…
      De ce côté-là, le commandant de la section de protection et d’appui drones (SPAD) ne semble pas démuni en solutions. Il dispose de plusieurs pistolets et fusils permettant de brouiller le signal des appareils en les maintenant sur place. Il peut même les renvoyer à leurs expéditeurs. Portée : 1000 mètres.

      En dernier recours il peut dégainer le Skywall ; 80 000 euros l’unité. « Il s’agit d’un engin qui lance un filet jusqu’à 100 mètres. Il capture le drone si le brouillage se révèle inefficace ou si le drone a été trafiqué. Un parachute se déploie pour une récupération sans danger. Nous l’aurons certainement avec nous pour la cérémonie d’ouverture. Rien ne sera autorisé à voler dans le ciel », prévient le lieutenant Nicolas Belec, le patron de la SPAD.

      en démo, il y a 2 ans
      https://www.youtube.com/watch?v=5DkEwVHI9zk

      Openworks Engineering est une société britannique

  • Le déni français face aux menaces sur l’eau

    Éditorial

    Le Monde, 8 avril 2024

    Des consommateurs aux collectivités et producteurs d’eau potable, des industriels aux agriculteurs en passant par les énergéticiens, toute la société commence à éprouver l’ampleur du problème. Pourtant, le gouvernement a renoncé à toute mesure de long terme.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/04/08/le-deni-francais-face-aux-menaces-sur-l-eau_6226651_3232.html

  • La baignade est impossible dans la Seine depuis septembre en raison de bactéries, selon des analyses de l’ONG Surfrider Fondation.

    À 108 jours du début des Jeux olympiques de Paris, une nouvelle étude menée par l’ONG Surfrider Fondation, consultée par France Inter, révèle que la Seine n’est toujours pas adaptée à la baignade. Plusieurs prélèvements réalisés à Paris depuis septembre 2023 indiquent la présence de plusieurs bactéries à des niveaux qui dépassent les normes fixées par la Fédération internationale de natation.

    Ils ont l’air malins tous les ravis de la crèche, Hidalgo, Macron, Le Monde, Libération, Brut, qui rivalisent dans le déni à qui mieux mieux et relaient en boucle les mensonges extravagants diffusés depuis dix ans autour de ce qui demeurera comme un cas d’école de la manipulation de l’information.

    (…)

    https://www.eauxglacees.com/La-baignade-est-impossible-dans-la-Seine-depuis-septembre-en-raison-de?

  • France expérimentation, le couteau suisse de la start-up nation macronesque

    Dès 2017 Bercy crée une cellule interministérielle qui a pour but d’aider les start up à lever les obstacles juridiques qui pourraient entraver leur avenir licorne. Autrement dit l’administration se met au service des crevures à chaussures pointues sortant d’écoles de commerce pour modifier la loi à leur profit et se faire des tunes.

    La fabrique démocratique de la loi au Parlement, on s’assoit dessus.

    Chômeurs vous savez ce qu’il vous reste à faire...

    https://www.modernisation.gouv.fr/transformer-laction-publique/france-experimentation