marielle

« vivere vuol dire essere partigiani » Antonio Gramsci

  • Loi sécurité globale : la droite et l’extrême droite accompagnent le gouvernement dans sa dérive autoritaire - Basta !
    https://www.bastamag.net/loi-securite-globale-vote-assemblee-nationale-diffusion-images-violences-p

    La proposition de loi Sécurité globale a été adoptée à une large majorité à l’Assemblée nationale le 24 novembre, avec le soutien de la droite et de l’extrême droite. Les mesures liberticides qu’elle impose inquiètent jusqu’aux instances de l’Onu et de la Commission européenne. Des mobilisations sont prévues dans toute la France samedi 28 novembre.

  • Sauver les apparences
    http://imagesociale.fr/9156

    Pendant que des professeurs enseignent à leurs élèves que des caricatures islamophobes sont le comble de la liberté d’expression, l’adoption de la loi « Sécurité globale » et son article 24, qui restreint le droit de filmer la police, porte un coup sévère aux libertés publiques. La France rejoint ainsi l’Espagne, premier pays démocratique à avoir interdit en 2015 de filmer ou de photographier les opérations de police.

    Il s’agit des premières décisions législatives portant sur les images numériques dans leur usage politique. Cette étape traduit une évolution historique du modèle social-démocrate, marquée par un durcissement du maintien de l’ordre et un déplacement corollaire des moyens de la protestation. La répression féroce qui a accueilli le mouvement des Gilets jaunes a encouragé le recours à l’enregistrement vidéo, utilisé comme instrument de sousveillance. La diffusion de ces images comme preuve de la criminalisation des manifestations a suscité d’intenses conversations sur les réseaux sociaux et fait émerger le thème des violences policières dans le débat public, malgré les réticences des grands médias.

    Dans leur ouvrage récent, Politiques du désordre, les chercheurs Olivier Fillieule et Fabien Jobart expliquent cette montée des violences par le choix des dirigeants, sous l’influence du précédent thatchérien, d’ignorer ou de réprimer les mouvements sociaux. En refusant, dès le début des années 2000, de répondre à « la rue », pour ne prendre en compte que la seule expression électorale, les gouvernements d’inspiration néolibérale affaiblissent l’outil de l’expression politique spontanée : la manifestation, dont les effectifs diminuent en même temps que ses acteurs se radicalisent. La riposte répressive qui répond à la casse incarne le refus de tenir compte de l’expression des aspirations sociales.

    Cette mise au rancard de la démocratie d’opinion, qui a toujours accompagné la démocratie électorale, constitue une évolution majeure des équilibres politiques, qui relègue des pans entiers de la société dans le silence de l’abstention, au profit d’une relation clientéliste avec la frange vieillissante des électeurs. Ce virage s’accompagne notamment d’une stigmatisation de Mai 68, emblème de la révolte désigné comme origine du désordre. Il se traduit également, chez les responsables de droite, par un affichage démonstratif d’une violence verbale ou comportementale, elle aussi d’inspiration thatchérienne, censée incarner le spectacle de l’ordre. Sarkozy est le premier président français à jouer ostensiblement la carte de ce brutalisme politique qui trouve son prolongement naturel dans le primat du maintien de l’ordre.

    L’autoritarisme est à l’autorité ce que la brutalité est à la force : une mise en scène de son excès dicté par la faiblesse. L’Etat néolibéral est une administration paradoxale, qui met toutes ses forces à se priver de moyens. L’affaiblissement des instruments de l’action publique impose d’abandonner les processus de concertation et de dialogue au profit d’une démocratie de théâtre, qui exhibe ses pectoraux à défaut de pouvoir remédier aux difficultés sociales.

    Les forces sociales ont commencé à s’adapter à ces conditions nouvelles. Le mouvement Nuit debout et les Gilets jaunes ont choisi de faire évoluer le modèle classique de la manifestation vers des occupations symboliques : l’espace nocturne ou les ronds-points. Mais l’appropriation de ces espaces n’a pas suffi à éviter la répression. Comme les manifestations du lundi en RDA en 1989, la répétition hebdomadaire des défilés des Gilets jaunes a alors installé dans la durée un rendez-vous rendu visible par ses reprises médiatiques et par sa discussion participative sur les réseaux sociaux. C’est sur ce terrain qu’est apparu l’intérêt d’un nouvel outil d’alerte et de lutte : les vidéos de violences policières, preuves du refus de dialogue des pouvoirs publics, à l’impact multiplié par l’émotion et la valeur documentaire.

    Plusieurs articles de la loi « Sécurité globale » ont pour objet de rétablir l’asymétrie de la visibilité menacée par la vidéo. Selon l’analyse du journaliste Olivier Tesquet, les articles 21 et 22 sur l’usage des caméras-piéton et des drones amplifient le contrôle visuel des citoyens, quand l’article 24 vise à protéger les policiers de toute identification.

    Imposée au ministère de l’Intérieur par les syndicats policiers majoritaires (Unité SGP et Alliance), qui réclament depuis des années l’interdiction de filmer les agents, cette dernière mesure a avant tout valeur de signal politique pour des troupes épuisées. Comme l’a montré le rapport du haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, il n’est en effet pas possible de réprimer l’enregistrement dans l’espace public sans contredire les lois sur la liberté de la presse et plusieurs accords internationaux signés par la France.

    Selon un principe déjà employé avec les « lois sur le voile » (2004, 2010), qui dissimulent leur but premier derrière un élargissement compatible avec la Constitution, l’article 24 camoufle donc l’objectif policier derrière une rédaction alambiquée, qui évite l’interdiction directe, mais punit de lourdes peines d’amende et de prison la diffusion de l’image du visage des agents avec intention de nuire. Les observateurs ont eu beau jeu de rappeler que la loi protège déjà les policiers contre l’exposition en ligne, et que le ministre de l’Intérieur venu défendre sa loi à l’Assemblée a peiné à trouver des exemples illustrant les dangers dénoncés. Le double assassinat de Magnanville cité par Darmanin n’a aucun rapport avec la vidéo, et le seul cas de harcèlement subi par un agent de la BAC de Saint-Denis suite à une diffusion d’images interroge sur le recours à l’outil législatif.

    Le flou de ces dispositions pourrait se traduire par des difficultés d’application typiques des lois de circonstance. Il sera du reste difficile d’empêcher l’emploi de la vidéo dans l’espace public, tant celui-ci est encouragé par la montée des brutalités. Mais on peut déjà observer les effets sur les libertés d’une loi qui a d’abord pour fonction de réaffirmer le soutien sans faille aux forces de l’ordre. Les coups, les intimidations ou les interpellations sans motif de journalistes qui ont accompagné les manifestations contre le dispositif « Sécurité globale » confirment malheureusement que dans un Etat soumis à la volonté de sa police, la loi n’est déjà plus un préalable nécessaire à la restriction des libertés.

  • 2020 dans l’Hexagone - Les Goguettes (en trio mais à quatre)
    https://www.youtube.com/watch?v=sAzO4IFa3hE

    Encore un beau texte des #goguettes

    2020 dans l’Hexagone :

    On s’embrassait au mois d’Janvier
    Sans s’préoccuper des distances
    Parfois même on allait danser
    Ça paraît dingue quand on y pense
    Notre principale problématique
    T’imagines que c’était alors
    Le réchauffement climatique
    AH AH AH j’en rigole encore

    En Février petit coup d’mou
    Y’a le virus chez nos voisins
    Mais il ne passera pas chez nous
    Promis, parole d’Agnès Buzyn
    Elle nous refait le coup de Tchernobyl
    Et puis elle s’en va en loucedé
    Dans la course pour l’Hôtel de Ville
    Vu que Griveaux s’est fait griller

    En Mars la guerre est déclarée
    Tout le monde en ordre de bataille
    C’est à dire devant la télé
    À regarder Sibeth Ndiaye
    On ferme les frontières brutalement
    Marine Le Pen est toute réjouie
    Comme quoi dès qu’il y a plus de migrant
    Ah ouais ça va mieux dans le pays !

    Ah 2020 dans l’Hexagone
    On peut pas dire que ce soit la fête
    Il est loin le temps des Gilets Jaunes
    Et des manifs pour les retraites

    On nous a dit au mois d’Avril
    A la télé dans les journaux
    De rester à notre domicile
    Qu’on pourrait ressortir bientôt (peut-être)
    Ensemble on va sauver la France
    Devant Netflix c’est notre destin
    Chacun sa visio-conférence
    Et sa recette de tarte Tatin
    (Tintintin)

    Au mois de Mai : Wouaw ! On est dehors
    Finis de jouer les troglodytes
    Pas plus de 100 kilomètres d’abord
    Il faudrait pas y aller trop vite
    Pendant que la culture est à genoux
    Pas besoin de tigre à enfourcher
    De Villiers rouvre le Puy du Fou
    D’un petit texto à l’Elysée

    Un peu déçu par le mois de Juin
    A peine quelques féminicides
    Et puis des policiers ricains
    Qui tuent des noirs – bref, la routine
    Une petite canicule au milieu
    Ça fait toujours plaisir t’as vu
    S’il restait encore 2-3 vieux
    Voilà le problème résolu

    Ah 2020 dans l’Hexagone
    Y’a d’quoi te refiler des cheveux blancs
    Si vous trouvez que j’ai l’air en forme
    Dites vous qu’en vrai j’ai 14 ans

    Juillet c’est le grand remaniement
    Edouard Philippe est trop populaire
    On va mettre un gars moins gênant
    Qui fera pas d’ombre à Jupiter
    Sa préoccupation première
    C’est de relever le PIB
    La croissance et Bruno Le Maire
    C’est leur seule gloire à ces tarés
    On s’est presque fait chier au mois d’Août
    Rien d’anormal à déclarer
    Une vague explosion à Beyrouth
    Et une défaite du PSG
    Pendant que de Biarritz au Cap d’Agde
    On troque les masques pour les tubas
    En surfant sur la deuxième vague
    Quoi, un virus ? Je me souviens pas…

    En Septembre finie la bamboche
    C’est l’heure de la rentrée scolaire
    Dans la classe avec 35 mioches
    Vive le protocol’ sanitaire
    Pendant qu’à l’hôpital on jure
    Qu’on peut pas donner plus d’argent
    Mais on vous propose un Ségur
    Parce que… Ça sonnait bien

    Ah 2020 dans l’Hexagone !
    C’est le monde d’avant mais en plus pire
    Remets moi un verre de Côte-du-Rhône
    Il reste encore trois mois à tenir

    Octobre : inédit d’puis la guerre
    Un couvre-feu est instauré
    Si j’avais le droit de voir ma grand-mère
    Ça nous ferait un truc à partager
    Rajoute là dessus les attentats
    Et tous les commentaires débiles
    Là c’est un petit peu trop pour moi
    J’ai fini tous les Lexomils

    En Novembre – eh ben c’est maintenant
    On est au top de l’euphorie
    Reconfinement comme au Printemps
    Sauf qu’on peut aller chez Darty
    (ouf !)

    Pendant qu’on est tous confinés
    Ils passent un’ loi sécuritaire
    Qui nous interdit de filmer
    Toutes les violences policières
    (qui n’existent pas, pourtant)

    Faudrait peut-être mieux qu’on s’arrête là
    Même s’il nous reste le mois de Décembre
    Je préfère brûler mon agenda
    Car j’imagine pas ce qu’on va prendre
    Inondations, tremblements de terre
    Peut-être une invasion de martiens
    Ou pire encore Michel Drucker
    Qui claque le soir du 31

    Ah 2020 dans l’Hexagone
    C’était une belle aventure humaine
    Profitons-en car si ça se trouve
    Y’a plus d’humains l’année prochaine

  • David Perrotin sur Twitter
    9:07 AM · 26 nov. 2020
     : « Michel, un producteur de musique, a été tabassé par trois policiers samedi dernier à Paris. Ils l’ont ensuite accusé à tort d’avoir voulu prendre leurs armes et de rébellion. Mais les policiers ignoraient une chose : tout a été filmé. https://t.co/PTo71fzJzP » / Twitter
    https://twitter.com/davidperrotin/status/1331872160445587460

    Michel, un producteur de musique, a été tabassé par trois policiers samedi dernier à Paris. Ils l’ont ensuite accusé à tort d’avoir voulu prendre leurs armes et de rébellion.

    Mais les policiers ignoraient une chose : tout a été filmé.

    https://video.twimg.com/amplify_video/1331691821399990272/vid/720x720/zb99zSkabAmx6aIB.mp4?tag=13

    Contactée mardi, la préfecture de police de Paris a d’abord dit ne pas trouver d’éléments sur cette intervention de police. Elle a ensuite contacter Loopsider hier pour préciser qu’elle ne ferait aucun commentaire mais que l’IGPN était saisie.
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    Les policiers ont ensuite accusé la victime d’avoir voulu subtiliser leurs armes et de violences.

    Le parquet (après avoir reçu les vidéos) a classé sans suite les poursuites contre la victime. Et a ouvert une enquête contre les 3 policiers pour violences et faux en écriture
    ““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““"
    Michel, la victime principale qui a d’abord eu 6 jours d’ITT a dû être hospitalisé hier soir après avoir fait un malaise.

    La préfecture n’a pas souhaité préciser si les policiers du 17e en cause avaient été suspendus.

    #violences_policières

    • David Perrotin
      @davidperrotin
      11:01 AM · 26 nov. 2020

      https://twitter.com/davidperrotin/status/1331900775203827712
      Précisions : La victime a d’abord fait 48h de garde à vue. L’IGPN a été saisie seulement lorsque les vidéos ont été consultées (grâce à l’avocate). C’est après cela que le parquet a classé les poursuites contre Michel et a en effet ouvert une enquête contre les policiers mardi.

      Gérald DARMANIN
      @GDarmanin
      · 30 min
      [Intervention à Paris 17ème]
      Je me félicite que l’IGPN ait été saisie par la justice dès mardi.
      Je demande au préfet de police de suspendre à titre conservatoire les policiers concernés. Je souhaite que la procédure disciplinaire puisse être conduite dans les plus brefs délais.

    • #copwatch c’est le fait de savoir qu’ils sont filmés qui fait que les flics arrêtent de tabasser
      « Sans ces images, je serais en prison »

      Et ne trouver aucune trace de l’intervention, c’est toujours et systématique à chaque fois que les policiers vrillent salement, je le sais pour l’avoir vécu, les flics se croient tout permis. Surtout maintenant avec le soutien de nos bons maitres de l’assemblée nationale.

      #les_amis_de_Darmanin
      #racisme
      #impunité

      Attention, la vidéo montre un déchainement de #violences_policières.

    • Ce quinquennat et son casting exceptionnel est un enfer.

      Que le locataire de l’Élysée ne parle plus jamais d’humanisme.

      Il est le président de la violence.

      Dans n’importe quelle grande démocratie, le préfet de police aurait été limogé et le ministre de l’Intérieur aurait proposé sa démission. Une réforme totale de la Police Nationale serait engagée et un débat national ouvert largement à la société civile.
      Au lieu de quoi, on a : #LoiSecuriteGlobale

      L’extrême droite est au pouvoir !

    • Tu as tellement raison @marielle ...

      Dans n’importe quelle grande démocratie, le préfet de police aurait été limogé et le ministre de l’Intérieur aurait proposé sa démission. Une réforme totale de la Police Nationale serait engagée et un débat national ouvert largement à la société civile.

    • Des policiers suspendus et une enquête ouverte après une violente interpellation à Paris

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/11/26/violences-policieres-a-paris-des-policiers-suspendus-et-une-enquete-de-l-igp

      Des policiers suspendus et une enquête ouverte après une violente interpellation à Paris

      Samedi soir, trois policiers ont été filmés par une caméra de vidéosurveillance en train de s’en prendre violemment à un homme, sans aucun motif apparent.

    • Quatre policiers suspendus

      Mais quelle enfumage, les flics ne sont pas quatre, ils sont nettement plus nombreux à les tabasser dehors quand les jeunes sortent terrorisés du studio.

      #im_monde

    • À l’air libre (33) Violences policières, racisme : « Un puissant déni »
      26 novembre 2020

      Un homme a été tabassé pendant vingt minutes samedi par des policiers dans le 17e arrondissement de Paris. Les images sont insoutenables. La victime s’appelle Michel, il est producteur et il est noir. Il affirme que pendant son passage à tabac, les policiers l’ont traité de sale nègre. Ces images ont été révélées par le média Loopsider et le journaliste David Perrotin, qui est avec nous ce soir.

      ➡️ Nous revenons également sur cette affaire avec Mame-Fatou Niang, professeure associée à l’Université Carnegie Mellon à Pittsburgh, où elle enseigne la littérature française et francophone. Et avec Lilian Thuram, l’ancien joueur de football qui vient de faire paraître La pensée blanche (éditions Philippe Rey).

      ➡️ Dialogue également avec une actrice et réalisatrice engagée, Aïssa Maïga, rencontrée mercredi 25 novembre.

      https://www.youtube.com/watch?v=ZkBSiSbqtwM&feature=emb_logo

  • Loi « sécurité globale » : une manifestation interdite samedi à Paris
    Par lefigaro.fr - Publié 25 novembre 2020,
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/loi-securite-globale-une-manifestation-interdite-samedi-a-paris-20201125

    (...) La manifestation prévue samedi prochain, le 28 novembre, contre la loi de sécurité globale, a été interdite ce mardi par le préfet de police, Didier Lallement. La demande en préfecture, déposée par plusieurs syndicats de journalistes (SNJ-CGT, CFDT journalistes, SGJ-FO), prévoyait un parcours débutant place de la République à 14 heures, qui se serait terminé à 18 heures place de la Bastille. Mais le préfet de police en a décidé autrement, « considérant que le virus affecte particulièrement le territoire de Paris et ceux des départements de la petite couronne ». (...)

  • Paniques anticomplotistes
    par Frédéric Lordon, 25 novembre 2020
    https://blog.mondediplo.net/paniques-anticomplotistes

    Félix Vallotton. - « Paysage de ruines et d’incendies », 1915.

    Si Hold-up n’avait pas existé, les anticomplotistes l’auraient inventé. C’est le produit parfait, le bloc de complotisme-étalon en platine iridié, déposé au Pavillon de Breteuil à Sèvres. De très belles trouvailles, des intervenants dont certains ont passé le 38e parallèle comme des chefs : une bénédiction. Altérée cependant parce que, certes, on est content d’avoir raison et d’être la rationalité incarnée, mais quand même l’époque est sombre et on rit moins. La Terre plate et la Lune creuse, on veut bien, ça c’est vraiment drôle, mais QAnon beaucoup moins, ça fait de la politique, le cas échéant ça prend des armes ; aux fusils près et du train où vont les choses on pourrait bientôt avoir les mêmes à la maison. D’ailleurs, on commence à les avoir. Pour l’heure il n’est question que de masques et de vaccins, ce qui n’est déjà pas rien, mais on sent bien que tous les autres sujets sont candidats. Ce qu’on sent bien également, c’est le degré auquel le camp de la raison se voit lui-même démuni, et légèrement inquiet devant sa difficulté à élaborer des stratégies antidotes. Disons-le tout de suite, dans la disposition qui est la sienne, il n’est pas près d’en trouver la première.

    Le torrent de commentaires qu’a immédiatement suscité la diffusion du documentaire est sans doute le premier signe qui trahit la fébrilité — du temps a passé depuis le mépris et les ricanements. Si encore il n’y avait que la quantité. Mais il faut voir la « qualité ». C’est peut-être là le trait le plus caractéristique de l’épisode « Hold-up » que toutes les réactions médiatiques ou expertes suscitée par le documentaire ne font que reconduire les causes qui l’ont rendu possible. Les fortes analyses reprises à peu près partout ont d’abord fait assaut de savoirs professionnels par des professionnels : « la musique » — inquiétante (la musique complotiste est toujours inquiétante), le format « interviews d’experts sur fond sombre » (le complotisme est sombre), « le montage » (le montage… monte ?). C’est-à-dire, en fait, les ficelles ordinaires, et grossières, de tous les reportages de M6, TF1, LCI, BFM, France 2, etc. Et c’est bien parce que l’habitude de la bouillie de pensée a été installée de très longue date par ces formats médiatiques que les spectateurs de documentaires complotistes ne souffrent d’aucun dépaysement, se trouvent d’emblée en terrain formel connu, parfaitement réceptifs… et auront du mal à comprendre que ce qui est standard professionnel ici devienne honteuse manipulation là.

    • La chute de la Maison Média

      C’est que l’autorité des paroles institutionnelles n’a pas été effondrée du dehors par quelque choc exogène adverse : elle s’est auto-effondrée, sous le poids de tous ses manquements. À commencer par le mensonge des institutions de pouvoir. Les institutions de pouvoir mentent. Mediator : Servier ment. Dépakine : Sanofi ment. Bridgestone : Bridgetsone ment. 20 milliards de CICE pour créer un million d’emplois : le Medef ment. Mais aussi : Lubrizol, les pouvoirs publics mentent ; nucléaire, tout est sûr : les nucléocrates mentent. Loi de programmation de la recherche : Vidal ment (mais à un point extravagant). Violences policières, alors là, la fête : procureurs, préfecture, IGPN, ministres, président de la République, tout le monde ment, et avec une obscénité resplendissante qui ajoute beaucoup. Covid : hors-concours.

      Le capitalisme néolibéral a déchaîné les intérêts les plus puissants, or là où les intérêts croissent, la vérité trépasse. C’est qu’il faut bien accommoder la contradiction entre des politiques publiques forcenées et l’effet qu’elles font aux gens. Or pour combler ce genre d’écart, quand on a décidé de ne pas toucher aux causes de l’écart, il n’y a que le secours des mots. Alors on arrose généreusement avec du discours. Au début on fait de la « pédagogie », on « décrypte ». Et puis quand le décryptage ne marche plus, il ne reste plus qu’à mentir — à soutenir que ce qui est n’est pas (« la police républicaine ne se cagoule pas, elle agit à visage découvert »), ou que ce qui n’est pas est (on ferme des lits pour améliorer l’accueil des malades). Quand il n’est pas pure et simple répression, le néolibéralisme finissant n’est plus qu’une piscine de mensonge. Nous baignons là-dedans. C’est devenu une habitude, et en même temps on ne s’y habitue pas. Vient forcément le moment où l’autorité de la parole institutionnelle s’effondre parce que l’écart entre ce qu’elle dit et ce que les gens expérimentent n’est plus soutenable d’aucune manière.

  • « sur le site de carrefour.fr, les femmes pourront déposer plainte et avoir des informations sur le dépôt de plainte tout en faisant les courses grâce à l’engagement de la gendarmerie nationale »


    https://www.revolutionpermanente.fr/Coup-de-com-du-ministere-de-l-interieur-La-place-Beauvau-illumi

    Marlène Schiappa s’est faite ce matin la porte parole du gouvernement dans une interview montrant toute l’hypocrisie du gouvernement sur les questions féministes. Après être revenue sur un certain nombre de mesures prises par le gouvernement, Marlène Schiappa, désormais ministre déléguée au ministère de l’intérieur, a loué les actions de la place Beauvau dans la lutte contre les violences faites aux femmes, et annoncé que la place serait illuminée d’orange ce lundi soir, pour lancer la semaine de lutte contre les violences faites aux femmes dans le cadre d’une campagne de l’ONU.

    Ce lundi soir donc, Marlène Schiappa a entamé son discours déclarant "être heureuse de lancer l’illumination en orange du ministère de l’Intérieur. C’est un signe fort de l’engagement des 290 000 femmes et hommes de la place Beauvau."

    Rappelons tout de même que le « premier flic de France », à la tête de ce même ministère de l’Intérieur, est toujours visé par une enquête pour accusation de viol.

    Parmi les mesures récentes annoncées par le gouvernement dans sa prétendue lutte contre les violences faites aux femmes se trouve notamment une collaboration avec une entreprise privée et la gendarmerie nationale. En effet, Marlène Schiappa annonçait fièrement ce matin au micro de Jean-Jacques Bourdin un partenariat entre la gendarmerie nationale et Carrefour : « sur le site de carrefour.fr, les femmes pourront déposer plainte et avoir des informations sur le dépôt de plainte tout en faisant les courses grâce à l’engagement de la gendarmerie nationale ». Les femmes victimes de violence pourront donc continuer à accomplir leur rôle de ménagère tout en s’informant sur les violences qu’elles subissent, et tout ça sur le même site internet ! Mais surtout, cette opération de communication ridicule vise à nous faire croire que les violences sexistes pourraient être combattues en alliance avec le géant Carrefour, cette même entreprise qui organise des plans de licenciements, licencie ses employées pour des motifs scandaleux et n’a pas été en mesure de les protéger pendant la crise sanitaire, à l’image de la mort d’Aïcha, caissière au Carrefour de Saint-Denis.

    Les forces de police étaient dans le même sens au coeur de l’intervention de Marlène Schiappa ce soir place Beauvau. En plus de la présence de Sylvie Tellier, pour l’illumination du ministère de l’intérieur (directrice générale de la société Miss France), l’invitée principale était une gendarme engagée contre les violences intrafamiliales. Il s’agit d’Éloïse Lapaille, la gendarme ayant participé à La France a un incroyable talent, dont le compte twitter de la gendarmerie nationale s’est fait le relai hier soir. Dans cette petite vidéo, on peut voir cette gendarme expliquer son combat contre les violences, déplorant la mauvaise image de la gendarmerie nationale et des forces de l’ordre en la matière. Cette même gendarme a donné un concert ce lundi soir lors de la cérémonie.

    Encore une fois, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles est instrumentalisée pour essayer de redorer l’image des forces de police et du gouvernement alors qu’on ne compte plus le nombre de refus de dépôts de plainte et les humiliations envers les femmes osant dénoncer les violences subies. Seules 18 % des mains courantes aboutissent à une enquête et parmi elles 80 % des plaintes sont classées sans suite. Une réalité qui contraste avec les beaux discours de Marlène Schiappa, qui a osé déclaré que la cérémonie était "aussi un message que nous voulons adresser au nom du ministère de l’intérieur à ces policiers, policières, ces gendarmes qui mènent ce travail remarquable et tous les jours sauvent la vie de femmes". L’émancipation des femmes ne peut pas reposer dans les mains d’une police structurellement sexiste qui agresse qui tue et qui méprise les femmes quand elles osent prendre la parole et dénoncer les violences dont elles sont victimes. Cette volonté de redorer l’image de la police est également une réponse du gouvernement au mouvement Black Lives Matter et à la mobilisation de la jeunesse, ayant écorné un peu plus l’image de la police cet été et ainsi remis en cause un des piliers fondamentaux de l’État.

    L’instrumentalisation de la lutte féministe sert le tournant répressif et réactionnaire du gouvernement. Le féminisme promu par le gouvernement et Marlène Schiappa n’est pas celui des classes les plus précaires et exploitées. Ce féminisme est xénophobe, comme le montre la proposition visant l’expulsion des citoyens étrangers coupables de violences faites aux femmes. À l’image de la création d’un délit de harcèlement de rue visant à réprimer les hommes des quartiers populaires, ce féminisme raciste s’inscrit également dans la politique islamophobe du gouvernement, comme le montre également le discours de Marlène Schiappa ce matin à la radio qui a particulièrement insisté sur la question des certificats de virginité ou du voile, qui vise une population bien précise.

    À l’approche de la journée du 25 novembre, journée internationale contre les violences faites aux femmes, il paraît donc nécessaire de s’organiser en toute indépendance de l’Etat et des institutions instrumentalisant les luttes féministes.

    #femonationalisme #racisme #darmanin_violeur

  • Sur l’origine Sars-Cov2, « on tente d’expliquer les zones d’ombre »
    https://reporterre.net/Sur-l-origine-Sars-Cov2-on-tente-d-expliquer-les-zones-d-ombre

    L’origine du Sars-CoV2, le virus du Covid-19, reste mystérieuse près d’un an après sa possible apparition. Passage direct depuis la chauve-souris ? Animal intermédiaire (le pangolin n’y est finalement pour rien) ? Accident de laboratoire ? Reporterre s’est entretenu avec Étienne Decroly, directeur de recherche au CNRS. Source : Reporterre

    • Et que penser de la thèse de l’accident de laboratoire ? Il est quand même notable que cette pandémie soit née dans une des seules villes de Chine où il y avait un laboratoire consacré aux coronavirus de chauve-souris !

      L’hypothèse de l’accident de laboratoire doit être considérée au même titre que les autres, et rien pour l’instant ne permet de la disqualifier. Les évasions de laboratoires sont rares mais documentées, il y en a eu quatre en vingt ans seulement avec les coronavirus humains Sars-Cov1 et Mers-Cov, et il y a eu de nombreux accidents avec d’autres pathogènes viraux et bactériens. Des infections accidentelles de chercheurs ou techniciens peuvent advenir en manipulant des animaux infectés, qui parfois se débattent, mordent, etc., ou bien simplement en travaillant sur les virus ; et si ces infections sont asymptomatiques, elles peuvent passer inaperçues. On peut aussi imaginer que le virus s’échappe par les eaux usées, contamine des animaux sauvages, et se mette à circuler de cette façon.

      Une chose est certaine, outre le fait que l’Institut de virologie de Wuhan détenait une collection de virus de chauve-souris : les projets scientifiques qui étaient financés dans ce laboratoire visaient à comprendre les mécanismes de franchissement de la barrière d’espèce et le développement de contre-mesures. C’est écrit dans leurs demandes de financements, et les publications de ces chercheurs montrent bien que c’était l’objet de leurs recherches.

      Or, ce type d’étude, qui a une vraie utilité bien sûr, peut être conduit avec des techniques plus ou moins risquées. Le moins risqué, c’est de travailler avec ce qu’on appelle des pseudotypes, autrement dit des pseudoparticules virales qui ont les mêmes protéines de surface que les virus, et qui peuvent suffire à comprendre si un virus donné est susceptible d’entrer dans des cellules humaines — ou pas. Mais si le résultat est positif, l’on peut ensuite construire des virus recombinants, autrement dit des virus mutés, pour confirmer qu’ils sont vraiment infectieux sur des cultures cellulaires humaines. Et là, le danger d’accident est beaucoup plus important puisque ce sont des virus viables. Ce sont d’ailleurs parfois les revues scientifiques qui demandent de faire ce travail pour publier la découverte ! L’Institut de virologie de Wuhan disposait de tous ces outils technologiques, et avait déjà généré des virus recombinants.

  • Avec le soutien de Macron, Amazon continue à tisser sa toile en France
    https://reporterre.net/Avec-le-soutien-de-Macron-Amazon-continue-a-tisser-sa-toile-en-France

    L’implantation d’Amazon en France connaît une dynamique exponentielle. Rien que ces deux derniers mois, cinq agences de livraison ont ouvert. La multinationale semble inarrêtable et profite de la complicité du gouvernement pour se développer. Reporterre publie la carte actualisée de l’emprise du géant du commerce en ligne. L’empire Amazon ne cesse de s’étendre alors que la pandémie ronge le pays. En quelques années, le réseau de la multinationale est devenu tentaculaire. Ses gigantesques entrepôts (...)

    #Amazon #consommation #domination #lobbying

  • « Si le pouvoir interdit l’image, il fournit aussitôt, mécaniquement, l’image de cette interdiction. L’image se défend avec la force de l’image, et cette force est invincible. »
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/et-les-images-frapperent-darmanin

    Je sais reconnaître quand une liberté meurt. Aujourd’hui, pour la liberté de la presse, le pronostic vital est engagé nous dit Mathilde Larrère, dans une chronique particulièrement forte, qui revient sur la progression chaotique de cette liberté, en France, dans les deux derniers siècles.

    À première vue, l’évacuation par la police d’un camp de migrants, hier soir, place de la République, lui donne raison. Migrants jetés comme au vide-ordures hors des tentes où ils se reposaient, élus de gauche bloqués par la police, reporters malmenés, et empêchés de filmer : le compte-rendu de la nuit est à lire et regarder sur le site actuParis. Un nième épisode de l’offensive ignoble, et sans fin, de la police, pour rejeter les migrants dans l’invisibilité des périphéries, dans les tunnels et les terrains vagues, dans de lointains hôtels, sur les bordures des rocades et des autoroutes, n’importe où sauf sur les grandes places parisiennes à monuments symboliques. Cette nuit de la République va redoubler la vigilance des ONG comme Amnesty International, des grands journaux anglo-saxons, ou même de la Commission européenne, qui depuis quelques jours tiennent à l’œil la France de Macron, comme une sorte de Hongrie occidentale (au risque de quelques outrances et erreurs).

    Et pourtant les migrants et l’association organisatrice du campement de la République, Utopia 56, ont remporté une victoire. Cette victoire, c’est un tweet du ministre de l’Intérieur en personne, Gérald Darmanin, annonçant la commande d’un « rapport circonstancié » au vu de « certaines images de la dispersion du campement illicite ». Deux heures plus tôt, les représentants des journalistes mobilisés contre la proposition de loi sécurité globale avaient claqué la porte d’une réunion-simulacre au ministère de l’Intérieur, Darmanin refusant encore et toujours de supprimer le fameux article 24.

    « Certaines images » : celles-là même que Darmanin s’efforce de flouter, d’interdire, d’éteindre, celles-là même sont remontées jusqu’à ses yeux qui ne voulaient plus les voir. Peut-être que Mathilde Larrère a raison. Peut-être que le pronostic vital de la liberté de la presse est engagé en France. Il est probable que ce « rapport circonstancié » commandé pour « avant midi » au même préfet Lallement responsable de l’évacuation, ne sera qu’un subterfuge après tant d’autres. On peut aussi estimer que cette évacuation de la République démontre, au contraire, qu’aucun pouvoir ne gagne contre l’image. Si le pouvoir interdit l’image, il fournit aussitôt, mécaniquement, l’image de cette interdiction. L’image se défend avec la force de l’image, et cette force est invincible.

    • Place de la République, les images de la honte

      Des forces de l’ordre en roue libre et heureusement des vidéos pour le montrer. Alors que la diffusion d’images non floutées de policiers ou de gendarmes dans l’exercice de leurs fonctions reste un sujet épidermique place Beauvau, c’est justement par des images de journalistes vidéastes, couvrant lundi dans la soirée l’évacuation d’un campement de migrants place de la République, que le ministre de l’Intérieur a pris conscience que quelque chose avait dérapé.

      C’est en tout cas ainsi qu’il a tweeté, affirmant en fin de soirée que devant les « images choquantes » qu’il avait vu circuler, il avait demandé au préfet de police un « rapport circonstancié » sur « la réalité des faits », promettant « des décisions dès sa réception » dans les heures qui viennent. Où comment prendre les devants, au moins en façade, alors que les images de violences des forces de l’ordre à l’encontre de migrants, d’abord, mais aussi de journalistes, ne peuvent qu’embraser encore un peu plus la scène politico-médiatique.
      Déchaînés

      Le témoignage effaré du vidéaste de Brut, Rémy Buisine, qui n’en est pas à sa première évacuation de campement et qui a lui même été frappé plusieurs fois lundi soir, est particulièrement saisissant. Il décrit des policiers plus déchaînés que dépassés, repoussant violemment les migrants, leur arrachant leurs tentes et pourchassant lacrymo à la main dans les rues alentour ceux qui tardaient à s’éloigner. Plusieurs vidéos montrent des groupes de migrants retourner ensuite en pleine nuit à pied en Seine-Saint-Denis, sans point de chute mais escortés ou plutôt encadrés par des voitures de police.

      Lundi soir, place de la République, au cœur de Paris, il ne s’agissait pas de « mettre à l’abri » des êtres humains en détresse, la plupart errant depuis l’évacuation mardi 17 novembre du camp de Saint-Denis : faute de place dans les centres d’hébergements, plusieurs centaines de personnes sont en effet à la rue dans le nord de la capitale, sans solution et harcelés ces derniers jours selon plusieurs témoins par des policiers et des agents de sécurité.

      C’est justement pour attirer les regards et alerter sur leur sort qu’ils avaient choisi République pour se rassembler, entourés d’avocats et d’associations. Mais de la République, ils n’auront goûté qu’à une opération de « dispersion » selon le mot utilisé par le ministre dans son tweet. Comme à la fin d’une manifestation qui dégénère. Sans ménagement donc. Et même avec un usage manifestement excessif de la force qui s’apparente à de la violence gratuite. Aux commandes de ce grossier déblayage, Didier Lallement, préfet de police de sinistre réputation qui s’est illustré dans la répression du mouvement des Gilets jaunes. Ce dernier pourrait cette fois avoir, enfin, des comptes à rendre. Le choc et la revanche des images non floutées.

      Jonathan Bouchet-Petersen

      https://www.liberation.fr/france/2020/11/24/place-de-la-republique-les-images-de-la-honte_1806527

  • Usul. Comment Macron est devenu « Dark Macron » - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=9nIcqhBpCsc

    On l’imagine peiné à la lecture de la presse internationale : Emmanuel Macron y est régulièrement critiqué ces derniers temps, alors même que son élection avait suscité espoir et admiration, particulièrement chez nos voisins européens et anglo-saxons.

    Et c’est vrai qu’au début, il avait l’air cool, ouvert, moderne et progressiste. Que s’est-il passé pour que, vu de l’extérieur, le président français ait perdu toute sa superbe ? Pour comprendre comment Emmanuel Macron a fini par imiter les logiques sécuritaires, autoritaires et identitaires des leaders étrangers qu’il critiquait jadis, une chronologie s’impose.

    #etat_policier

  • Loin des petitesses, loin de la violence de ce monde (violence dont il avait évidemment conscience et qu’il combattait), le géographe anarchiste #Élisée_Reclus avait le goût du #bonheur. Et il en donne. Quel plaisir de le lire : vraiment c’est bienfaisant.


    Thread de Ludivine Bantigny sur twitter :
    https://twitter.com/Ludivine_Bantig/status/1330647060522164224

    « Notre commencement de savoir, nos petits rudiments de connaissances historiques nous disent qu’il ne faut point tolérer de maîtres, à tout #ordre il faut répondre par la #révolte. L’histoire nous dit que toute #obéissance est #abdication, que toute #servitude est une mort anticipée »

    « Nous sommes révolutionnaires parce que nous voulons la #justice. » Sans intérêts d’argent, de caste, de position. Pour étudier le grand livre des connaissances humaines, vivre d’une vie libre, puissamment consciente et fraternelle, s’occuper des enfants et avec eux de la #nature.

    Et ce sera pour tous un bonheur dont nous n’avons aujourd’hui aucune idée, de vivre dans un monde où nous ne verrons […] point de faméliques demandant un sou, point d’hommes valides se faisant soldats ou même policiers, parce qu’ils n’ont pas d’autres moyens de gagner leur vie.

    « Puisque la nature est profanée par tant de spéculateurs précisément à cause de sa #beauté, il n’est pas étonnant que dans leurs travaux d’#exploitation les agriculteurs et les industriels négligent de se demander s’ils ne contribuent pas à l’enlaidissement de la terre. »

    Dans le souvenir de la #Commune : « Il me souvient, comme si je la vivais encore, d’une heure poignante de ma vie où l’amertume de la #défaite n’était compensée que par la joie mystérieuse et profonde, presque inconsciente, d’avoir agi suivant mon cœur et ma volonté… »

    Notre idéal de bonheur : une #communauté_d’égaux
    Quel est d’abord notre objectif révolutionnaire ?
    L’#affection_mutuelle, le #respect_de_soi et de la #dignité_d’autrui.
    Pour cela : supprimer l’#accaparement.
    [Que vienne un temps où les humains] pourront enfin se dire égaux sans ironie.

    « L’histoire d’un #ruisseau, même de celui qui naît et se perd dans la mousse, est l’histoire de l’#infini. »
    Reclus observe « les #champignons groupés fraternellement en petites assemblées », le « ravin et ses voûtes d’ombre ».
    Car chez Reclus la nature redonne courage pour les #luttes.

    Les petites ondulations que je provoque à la surface de l’eau se propagent au loin[…] jusqu’à l’espace indistinct. De même toute pensée vigoureuse, toute parole ferme, tout effort dans le grand combat de la justice & de la #liberté se répercutent[…] jusqu’au plus lointain avenir.

    Les gens de gouvernement désespérant de leur cause en sont venus à ne demander à leurs maîtres que la « poigne » leur seule chance de salut.
    À leur sujet le doute n’est pas permis : nul #préjugé ne les arrête pour la conquête du #pouvoir et des écus.
    É. Reclus Évolution et révolution.

    Si le #capital garde la force nous serons tous des #esclaves de ses #machines, cartilages rattachant les dents de fer aux arbres de bronze ou d’acier[…] C’est en vain que vous ferez appel à la #pitié. Le tigre peut se détourner de sa victime mais les livres de banque sont sans appel.

    Aux enfants : « Notre titre de parents ne nous fait en rien vos supérieurs et nous n’avons sur vous d’autres droits que ceux de notre profonde #affection. À vous, mes enfants, de dire si nous avons abusé de notre force pour vous maintenir dans la faiblesse ».

    #Elisée_Reclus #anarchisme #parentalité

    • Elisée Reclus est l’un de mes « maîtres à penser » si tant est qu’on ait besoin de tels personnages. C’est vraiment une personnalité remarquable et sa conception de l’anarchisme et des rapports entre l’homme et la nature sont plus qu’indispensables à connaître. Beau texte !

  • « #AvenirLyceen, c’est la Macronie en plus petit.
    On met des noirs pour porter la parole des racistes.
    Désespérant... »

    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/avenir-lyceen-des-anciens-lyceens-orleanais-denoncent-ce-syndicat-qui-les

    Après de nouvelles accusations visant « Avenir lycéen », une organisation accusée de soutenir le ministre de l’Education dans un article publié ce samedi dans le journal Libération, deux anciens représentants de lycéens orléanais témoignent et dénoncent ce syndicat qui les aurait manipulés.

    « Je suis libéré, parce qu’on donne enfin la parole aux personnes qui ont été manipulées comme moi ». Giovanni Siarras peut enfin souffler après ce qu’il a vécu au sein du mouvement « Avenir lycéen ». Libération a publié une longue enquête ce samedi assurant que cette organisation syndicale, créée en 2018, est pilotée par l’entourage proche de Jean-Michel Blanquer « pour servir la communication du ministre », et surtout rompre tout dialogue avec les syndicats lycéens opposés à ses réformes, notamment celle du bac.

    https://www.liberation.fr/france/2020/11/21/jean-michel-blanquer-dans-la-tourmente-apres-les-revelations-sur-le-syndi

    Après les enquêtes de Médiapart et de Libé, des députés insoumis, communistes et PS signent une proposition de résolution pour créer une commission d’enquête sur l’activité du syndicat Avenir lycéen et ses liens avec l’exécutif.
    #daronnoir

    https://etudiant.lefigaro.fr/article/les-relations-troubles-entre-le-syndicat-avenir-lyceen-et-jean-mic

  • « Macron n’aurait pas pu faire un choix plus provocateur que Thierry Solère.
    Non seulement il coche toutes les cases du politicien pourri, de la prise illégale d’intérêts à l’emploi fictif, mais en plus il est en guerre contre la justice de la République... »
    https://www.20minutes.fr/justice/2810775-20200629-affaire-thierry-solere-parquet-general-versailles-denonce

    Le parquet général de Versailles a dénoncé ce lundi les accusations « dépourvues de fondement » portées contre le parquet de Nanterre par le député LREM des Hauts-de-Seine Thierry Solère, mis en examen dans le cadre d’une enquête pour fraude fiscale. Cette rare mise au point intervient en pleine controverse sur l’indépendance du parquet dans la conduite des enquêtes politico-financières.

    Mis en examen depuis octobre 2019 pour fraude fiscale, détournement de fonds publics et trafic d’influence passif, Thierry Solère s’en est récemment pris au parquet de Nanterre qui avait demandé – et obtenu en juillet 2018 – la levée de son immunité parlementaire dans le cadre de l’enquête.

    Le rappel de l’impartialité

    Début avril, le député a envoyé au président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand un courrier demandant le rétablissement de son immunité et accusant le parquet de Nanterre d’une « succession de mensonges ». Selon lui, la demande de levée d’immunité « n’était ni loyale, ni sincère, ni sérieuse ». Des accusations balayées lundi par le procureur général de Versailles Marc Cimamonti pour qui « les mises en cause médiatiques (…) ayant récemment visé le parquet de Nanterre sont dépourvues de fondement ».

    « Le parquet général de Versailles s’attache, depuis le début de la procédure, à ce que le ministère public y concoure dans le respect de l’obligation d’impartialité qui est au cœur de sa mission en application des dispositions de l’article 31 du code de procédure pénale », poursuit-il dans son communiqué.

    Favoritisme de position

    Une audience est d’ailleurs prévue le 25 septembre à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles. Elle devra se prononcer sur la demande d’annulation de la garde à vue de Thierry Solère. Ce proche d’Édouard Philippe, ex-membre des Républicains, est notamment soupçonné d’avoir usé de sa position d’élu pour favoriser certaines sociétés pour lesquelles il travaillait, afin qu’elles obtiennent des contrats publics.

    En février 2019, il avait déposé plainte pour « faux » contre deux magistrates, accusant indirectement la procureur de Nanterre d’avoir basé sa demande de levée d’immunité parlementaire sur des informations qu’elle savait erronées. La plainte a été classée sans suite deux mois plus tard.

  • Des manifestations contre la loi « sécurité globale » ont eu lieu dans toute la France
    https://reporterre.net/Des-manifestations-contre-la-loi-securite-globale-ont-eu-lieu-dans-toute

    Des milliers de manifestants ont rempli la place du Trocadéro, à Paris, samedi 21 novembre après-midi, dans la plus grande manifestation qui se soit produite pendant le confinement. Ils étaient 25.000, selon le Collectif Stop loi sécurité globale. A l’appel de nombreuses organisations de journalistes et de droits de l’homme, les citoyens présents ont exigé le retrait de la loi « sécurité globale », adopté durant la nuit précédente à l’Assemblée nationale, et qui doit être discutée au Sénat. Des (...)

    #législation #surveillance #vidéo-surveillance

  • Attentats, Covid... Les promoteurs de la société de contrôle en profitent
    https://reporterre.net/ITV-Felix-Treguer

    Membre de la Quadrature du Net, le sociologue Félix Tréguer estime que les crises sont des moments d’accélération des logiques de contrôle. La surveillance totale qui s’est développée sur Internet est en train de proliférer dans notre environnement physique. Et le virage sécuritaire du gouvernement peut aujourd’hui compter sur de multiples dispositifs numériques tels que la reconnaissance faciale. Félix Tréguer est chercheur en sociologie et activiste à la Quadrature du Net, une association de défense (...)

    #algorithme #Alicem #CCTV #drone #5G #anti-terrorisme #biométrie #technologisme #aérien #données #facial #reconnaissance #vidéo-surveillance #surveillance # (...)

    ##_ ##LaQuadratureduNet

  • Le choix de l’#obscurantisme | PrototypeKblog
    https://prototypekblog.wordpress.com/2020/11/19/le-choix-de-lobscurantisme

    En 2020, en France, le discours sur les « règles sanitaires » permet de tout justifier, et il est organisé principalement de manière à pouvoir être contrôlé par la police. À faire planer et justifier une répression policière omniprésente. L’ « autorisation de sortie », techniquement intitulée « attestation de déplacement dérogatoire », familièrement appelée chez moi « Ausweis » en hommage à Gérard Jugnot, est unique au monde.

    Le « deuxième confinement » (également appelé « arraisonnement ») est largement bidon pour toutes sortes de raisons (notamment l’ouverture des garderies, anciennement appelées « établissements scolaires »), mais les « Ausweis » de tous types sont plus que jamais omniprésents. Et la propagande du régime multiplie les signaux, les images, les exemples. Le préfet des Bouches-du-Rhône a même indiqué, sans rire, que lorsque des trafiquants de drogue et leurs clients sont interpelés, les agents n’oublient pas de contrôler leurs « Ausweis ».

    L’objectif n’est pas de continuer la vie, il est de continuer le travail, c’est-à-dire plus exactement la production de profits. Tout ce qui peut concourir à la production de profits est maintenu, tout le reste est interdit. On contrôle, on verbalise ce qui n’est pas conforme, et on tape sur tout ce qui bouge.

    Madame la Ministre du Travail n’a pas arrêté de le proclamer : On ne se contamine pas au travail. Monsieur le Ministre de l’Éducation n’a pas arrêté de le proclamer, en falsifiant éhontément ses statistiques : On ne se contamine pas à la garderie.

    Et, symétriquement, tous répètent en chœur : on se contamine dans les restaurants, les bars, les cinémas, les repas de famille, dans tous les lieux de vie personnelle. Ce qui propage le virus, c’est les mauvais comportements des gens, et rien d’autre. Ils adorent culpabiliser les gens. Ils adorent prendre les gens pour des cons. Ils adorent considérer les gens comme bêtes, sales et indisciplinés – et ça justifie l’usage de la force pour les discipliner. Les gens sont cons, et c’est dangereux, donc il faut dicter leur conduite. Il faut leur imposer des contrôles de police au nom des règles sanitaires. Unique au monde, ou presque.

    Et ils sont fiers de leurs chiffres, leurs millions de contrôles d’ « Ausweis », leurs millions d’amendes distribuées, et tout le reste ! Si vos seuls outils sont des marteaux, vous êtes très fier de vos clous !

    Ils gèrent une crise sanitaire avec leur flicaille. C’est leur choix.

    • En France, pendant l’été 2020, Monsieur le Ministre de l’Education a principalement fait le guignol devant les caméras, jouant au football, faisant de l’escalade, et autres avatars du concept jupitérien de « vacances apprenantes ». Puis il a remis son costume, sa cravate et son air viril, fin août, pour s’afficher à la une d’un des organes officiels du régime : « Nous sommes prêts ». Et quelques semaines plus tard, quand il a fallu commencer à admettre que, sur la filtration, il n’avait rien fait, il a juste trouvé bon de dénigrer les études allemandes que la gentille journaliste osait lui suggérer.

      Ce n’est qu’un exemple, il y en a d’autres. C’est un état d’esprit. C’est l’état d’esprit de ce régime. Beaucoup de communication, beaucoup de gesticulations, mais in fine rien de substantiel. Parce qu’on ne veut pas. On ne veut pas investir. On ne veut pas dépenser. Ni dans du matériel, ni dans des locaux, ni dans des enseignants, ni dans rien du tout. Le fin mot de la pensée complexe du régime Macron sur les enseignants a été rapporté fin août par Le Canard Enchaîné :

      C’est le genre de créations d’emplois qui vont aggraver le déficit et qui ne servent pas à redresser le pays.

  • « C’est l’horreur absolue qu’un citoyen, en France, ait la main arrachée alors qu’il manifestait » | Elsa Gambin
    https://www.bastamag.net/cinq-mains-coupees-gilets-jaunes-violences-policieres-IGPN-interview-Sophi

    Ils sont cinq. Quatre sont ouvriers, un est étudiant. Ils ont entre vingt et cinquante ans. Ils habitent à Tours, Argenteuil, dans la Sarthe ou en Gironde. Un point commun les a réunis : ils ont tous participé aux manifestations des gilets jaunes, parfois la première manifestation de leur vie, et y ont perdu une main suite à l’explosion d’une grenade lancée par les forces de l’ordre. L’écrivaine Sophie Divry raconte leur histoire dans un livre, Cinq mains coupées. Entretien. Source : Basta !

  • Darmanin appelle les journalistes à « se rapprocher » des autorités avant de couvrir des manifestations
    https://www.bfmtv.com/politique/darmanin-appelle-les-journalistes-a-se-rapprocher-des-autorites-avant-de-couv

    Lors d’une conférence de presse consacrée à l’activité des forces de l’ordre, le ministre a été interrogé sur le cas d’un journaliste qui s’était plaint d’avoir été menacé d’être interpellé mardi lors de la dispersion de la manifestation organisée aux abords de l’Assemblée nationale contre la proposition de loi controversée sur la « sécurité globale ».

    « La manifestation était devenue illégale puisque dépassant l’horaire (prévu) et y compris des personnes qui étaient des journalistes devaient être dispersées », a souligné Gérald Darmanin.
    Par ailleurs, ce journaliste ne s’était pas, en amont, « rapproché de la préfecture de police, contrairement à certains de ces collègues, pour couvrir cette manifestation », a ajouté le ministre de l’Intérieur.

    Lorsqu’ils couvrent les manifestations, les journalistes « doivent se rapprocher des autorités, en l’occurrence les préfets de département, singulièrement ici le préfet de police de Paris, pour se signaler, pour être protégés par les forces de l’ordre, pour pouvoir rendre compte, faire son travail de journaliste dans les manifestations », a développé le ministre, s’appuyant sur le nouveau schéma du maintien de l’ordre (SNMO) publié en septembre.

    « Pour éviter la confusion au moment d’une opération, le schéma national du maintien de l’ordre que j’ai présenté en septembre prévoit que les journalistes peuvent, sans en avoir l’obligation, prendre contact avec les préfectures en amont des manifestations », a précisé dans la soirée Gérald Darmanin dans un tweet.

    S’agissant des manifestations, ce SNMO prévoit en effet « un canal d’échange dédié » entre les forces de l’ordre et « les journalistes, titulaires d’une carte de presse, accrédités auprès des autorités », sans le présenter comme obligatoire.

    • Sinon, remarquer à nouveau l’introduction d’une nouvelle différence de droit entre « les journalistes, titulaires d’une carte de presse » et les citoyens qui ne sont pas titulaires d’une carte de presse.

      Le piège classique – généralement considéré comme anticonstitutionnel – qui consiste à déterminer que la carte de presse ouvre des droits à la liberté d’expression qui seraient, en revanche, restreints pour les simples citoyens (non titulaires d’une carte professionnelle).

    • Et puis toujours cette grosse incertitude, avec nos élus : est-ce que « se rapprocher des autorités », ça veut dire qu’il va falloir accompagner le préposé dans une boîte à partouze pour obtenir le droit de couvrir une manif ?

      Je sais que ça se fait, mais est-ce que c’est devenu obligatoire, ou c’est seulement suggéré « sans le présenter comme obligatoire » ?

    • Le fascisme pour les nuls : ici Valérie Gomez-Bassac, « Députée 🇫🇷 et Porte-parole @LaREM_AN » :
      https://twitter.com/i/status/1329117459174084608

      #PPLSecuriteGlobale : « Il ne faut pas la voir comme une atteinte à la liberté d’informer. C’est une protection, un service, pour les journalistes qui font vraiment leur travail, qui donnent de la vraie information. » @VGB83 dans #ALPL

      https://video.twimg.com/amplify_video/1329117386268676096/vid/1280x720/R8xd6cqVX9H4RLk9.mp4

      #mettre_au_pas_certains_types_de_comportements

    • nul doute que tous les journalistes de BFMtv ont leur carte de presse/police. Mais leur banque d’image provient aussi de journalistes indépendants ou free-lance et cette loi leur pose un problème car c’est avant tout leur fond de commerce. Sur un autre plateau télé, une représentante bfm disait que le floutage des pandores était impossible.
      comme dit la députée gomez-bassac « les journalistes qui font vraiment leur travail, qui donnent de la vraie information . » sponsorisé.e.s par la préfecture, tout ira bien en macronie.

    • Valérie Gomez-Bassac ... « porte parole »...

      "Playmobil, en avant les histoires !"

      Les pubs de Noël ont déjà commencé ! Et impossible d’acheter des jouets, sauf des LBD et des drones.

      Chez LREM, on protège les gens en les tabassant et on définit soi-même qui sont les journalistes qui donnent « la vraie information »
      On dirait du Goebbels, l’hypocrisie en plus.
      Ils ne se cachent même plus...

    • Je suis toujours surpris de les entendre dire (les élu.es) qu’ils travaillent. Pour la présentation, les francs-tireurs et franches-tireuses pour pas faire de jalouses :
      Jean‑Michel FAUVERGUE, Alice THOUROT, Christophe CASTANER, Olivier BECHT, Yaël BRAUN‑PIVET, Pacôme RUPIN.
      https://seenthis.net/messages/882302
      extrait :

      La #sécurité_globale ne peut être assurée que pour autant que les agents qui la mettent en œuvre disposent d’un cadre d’action clair et protecteur. C’est l’objet du titre IV, qui limite le bénéfice des mesures de réduction de peine pour les personnes qui se sont rendues coupables d’infraction sur les forces de sécurité intérieure (article 23) et prohibe l’usage malveillant de l’image des policiers nationaux et militaires de la gendarmerie en intervention (article 24). Tirant les enseignements des épisodes terroristes de ces dernières années, la proposition de loi prévoit la possibilité pour les policiers nationaux et militaires de la gendarmerie nationale de conserver leur arme hors service lorsqu’ils accèdent à un établissement recevant du public (article 25 ). Dans ce même contexte, elle clarifie le régime d’usage de leurs armes par les militaires déployés sur le territoire national dans le cadre de réquisitions effectuées par l’autorité civile (Sentinelle) (article 26).

      lu et approuvé par :

      Caroline Abadie, Damien Adam, Lénaïck Adam, Éric Alauzet, Ramlati Ali, Patrice Anato, Pieyre‑Alexandre Anglade, Jean‑Philippe Ardouin, Christophe Arend, Stéphanie Atger, Laetitia Avia, Florian Bachelier, Didier Baichère, Françoise Ballet‑Blu, Frédéric Barbier, Xavier Batut, Sophie Beaudouin‑Hubiere, Belkhir Belhaddad, Aurore Bergé, Hervé Berville, Grégory Besson‑Moreau, Barbara Bessot Ballot, Anne Blanc, Yves Blein, Pascal Bois, Bruno Bonnell, Aude Bono‑Vandorme, Julien Borowczyk, Éric Bothorel, Claire Bouchet, Florent Boudié, Bertrand Bouyx, Pascale Boyer, Yaël Braun‑Pivet, Jean‑Jacques Bridey, Anne Brugnera, Danielle Brulebois, Anne‑France Brunet, Stéphane Buchou, Carole Bureau‑Bonnard, Pierre Cabaré, Céline Calvez, Christophe Castaner, Anne‑Laure Cattelot, Lionel Causse, Danièle Cazarian, Samantha Cazebonne, Jean‑René Cazeneuve, Sébastien Cazenove, Anthony Cellier, Émilie Chalas, Philippe Chalumeau, Sylvie Charrière, Fannette Charvier, Philippe Chassaing, Francis Chouat, Stéphane Claireaux, Mireille Clapot, Christine Cloarec‑Le Nabour, Jean‑Charles Colas‑Roy, Fabienne Colboc, François Cormier‑Bouligeon, Bérangère Couillard, Dominique Da Silva, Olivier Damaisin, Yves Daniel, Dominique David, Typhanie Degois, Marc Delatte, Michel Delpon, Nicolas Démoulin, Frédéric Descrozaille, Christophe Di Pompeo, Benjamin Dirx, Stéphanie Do, Loïc Dombreval, Jacqueline Dubois, Christelle Dubos, Coralie Dubost, Nicole Dubré‑Chirat, Audrey Dufeu, Françoise Dumas, Jean‑François Eliaou, Sophie Errante, Catherine Fabre, Valéria Faure‑Muntian, Jean‑Michel Fauvergue, Richard Ferrand, Jean‑Marie Fiévet, Alexandre Freschi, Jean‑Luc Fugit, Camille Galliard‑Minier, Raphaël Gauvain, Laurence Gayte, Anne Genetet, Raphaël Gérard, Séverine Gipson, Éric Girardin, Olga Givernet, Valérie Gomez‑Bassac, Guillaume Gouffier‑Cha, Fabien Gouttefarde, Carole Grandjean, Florence Granjus, Romain Grau, Benjamin Griveaux, Émilie Guerel, Stanislas Guerini, Marie Guévenoux, Véronique Hammerer, Yannick Haury, Christine Hennion, Pierre Henriet, Danièle Hérin, Alexandre Holroyd, Sacha Houlié, Monique Iborra, Jean‑Michel Jacques, François Jolivet, Catherine Kamowski, Guillaume Kasbarian, Stéphanie Kerbarh, Yannick Kerlogot, Loïc Kervran, Fadila Khattabi, Anissa Khedher, Rodrigue Kokouendo, Jacques Krabal, Sonia Krimi, Mustapha Laabid, Daniel Labaronne, Amal‑Amélia Lakrafi, Anne‑Christine Lang, Frédérique Lardet, Michel Lauzzana, Célia de Lavergne, Marie Lebec, Gaël Le Bohec, Jean‑Claude Leclabart, Charlotte Lecocq, Sandrine Le Feur, Didier Le Gac, Gilles Le Gendre, Martine Leguille‑Balloy, Christophe Lejeune, Annaïg Le Meur, Marion Lenne, Nicole Le Peih, Roland Lescure, Fabrice Le Vigoureux, Monique Limon, Richard Lioger, Brigitte Liso, Alexandra Louis, Marie‑Ange Magne, Mounir Mahjoubi, Sylvain Maillard, Laurence Maillart‑Méhaignerie, Jacques Maire, Jacqueline Maquet, Jacques Marilossian, Sandra Marsaud, Didier Martin, Denis Masséglia, Fabien Matras, Sereine Mauborgne, Stéphane Mazars, Jean François Mbaye, Graziella Melchior, Ludovic Mendes, Thomas Mesnier, Marjolaine Meynier‑Millefert, Monica Michel, Thierry Michels, Patricia Mirallès, Jean‑Michel Mis, Sandrine Mörch, Jean‑Baptiste Moreau, Florence Morlighem, Cendra Motin, Naïma Moutchou, Cécile Muschotti, Mickaël Nogal, Claire O’Petit, Valérie Oppelt, Catherine Osson, Xavier Paluszkiewicz, Sophie Panonacle, Didier Paris, Zivka Park, Hervé Pellois, Alain Perea, Patrice Perrot, Pierre Person, Anne‑Laurence Petel, Bénédicte Pételle, Bénédicte Peyrol, Michèle Peyron, Damien Pichereau, Béatrice Piron, Claire Pitollat, Brune Poirson, Jean‑Pierre Pont, Jean‑François Portarrieu, Éric Poulliat, Natalia Pouzyreff, Florence Provendier, Bruno Questel, Cathy Racon‑Bouzon, Pierre‑Alain Raphan, Isabelle Rauch, Rémy Rebeyrotte, Hugues Renson, Véronique Riotton, Stéphanie Rist, Marie‑Pierre Rixain, Mireille Robert, Laëtitia Romeiro Dias, Muriel Roques‑Etienne ; Xavier Roseren, Laurianne Rossi, Gwendal Rouillard, Cédric Roussel, Thomas Rudigoz, François de Rugy, Pacôme Rupin, Laurent Saint‑Martin, Laëtitia Saint‑Paul, Jean‑Bernard Sempastous, Olivier Serva, Marie Silin, Thierry Solère, Denis Sommer, Bertrand Sorre, Bruno Studer, Sira Sylla, Buon Tan, Liliana Tanguy, Sylvain Templier, Jean Terlier, Stéphane Testé, Vincent Thiébaut, Valérie Thomas, Alice Thourot, Huguette Tiegna, Jean‑Louis Touraine, Alain Tourret, Élisabeth Toutut‑Picard, Stéphane Travert, Nicole Trisse, Stéphane Trompille, Alexandra Valetta Ardisson, Laurence Vanceunebrock‑Mialon, Pierre Venteau, Marie‑Christine Verdier‑Jouclas, Annie Vidal, Patrick Vignal, Corinne Vignon, Guillaume Vuilletet, Hélène Zannier, Souad Zitouni, Jean‑Marc Zulesi.

      et les membres du groupe Agir ensemble qui n’a jamais aussi bien porté son nom :

      M’jid El Guerrab, Christophe Euzet, Agnès Firmin Le Bodo, Thomas Gassilloud, Antoine Herth, Dimitri Houbron, Philippe Huppé, Aina Kuric, Laure de La Raudière, Jean-Charles Larsonneur, Vincent Ledoux, Patricia Lemoine, Lise Magnier, Valérie Petit, Benoit Potterie, Maina Sage.

    • Il y a à peine 20 ans, sous chirac en 2002 : #LOPPSI Loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure .
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_d'orientation_et_de_programmation_pour_la_s%C3%A9curit%C3%A9_int%C
      et sa petite sœur : Loi portant sur l’adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité c’est l’escalade !
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_portant_sur_l%27adaptation_de_la_justice_aux_%C3%A9volutions_de_la

      2010 : LOPPSI2 - va falloir se serrer la ceinture de sécurité CQFD janvier 2011.
      https://cqfd-journal.org/Loppsi-II-Va-falloir-se-serrer-la


      illustration : Felder & Soulcié

    • Gérald Darmanin propose d’aider les journalistes en corrigeant tous les articles de presse avant publication.
      http://www.legorafi.fr/2020/11/19/gerald-darmanin-propose-daider-les-journalistes-en-corrigeant-tous-les-arti

      #Gérald_Darmanin a suggéré ce matin d’aider à la relecture des articles de presse, pour éviter « un trop plein de fautes de grammaire et d’orthographe » qui pourrait nuire à la crédibilité de l’ensemble des articles de presse. Le gouvernement qui soutient son superbe ministre estime qu’il ne s’agit pas du tout mais alors pas du tout de contrôler l’information vraie mais simplement « d’aider les journalistes à faire leur travail le mieux possible en évitant les coquilles ». « Bien sûr, si nous relevons quelques erreurs factuelles, nous en aviserons le journaliste, sa direction, le procureur général, le Parquet, le ministre de la Justice et Emmanuel Macron mais cela ne devrait concerner qu’une minorité de journalistes » assure-t-on du côté du Premier ministre. « Encore une fois, la presse d’opposition va caricaturer notre courageux projet qui se veut un soutien à la langue française, non un contrôle de l’information » ajoute Aurore Bergé en corrigeant un de nos articles. « Bien évidemment, les journalistes qui écrivent correctement n’ont absolument rien à craindre de ce projet » termine Gérald Darmanin.

      #le_gorafi