marielle 🐱

« vivere vuol dire essere partigiani » Antonio Gramsci

  • « L’antithĂšse du prĂ©sident » : RaphaĂ«l Glucksmann propose Laurent Berger Ă  Matignon si la gauche gagne
    ▻https://www.bfmtv.com/politique/elections/europeennes/l-antithese-du-president-raphael-glucksmann-propose-laurent-berger-a-matignon

    Pour enrayer l’extrĂȘme droite, le vainqueur de la gauche aux europĂ©ennes, RaphaĂ«l Glucksmann pense qu’il faudrait qu’une personne issue de la sociĂ©tĂ© civile incarne l’opposition. Il a annoncĂ© sur France 2 qu’il voyait Laurent Berger, l’artisan de la sortie de crise sur la rĂ©forme des retraites, endosser ce costume.

    Le vainqueur de la gauche te propose de te faire gouverner par celui qui t’a dit que la rĂ©forme des retraites, elle Ă©tait dĂ©finitive, et qu’il fallait passer Ă  autre chose (ce qui n’est pas la moindre de ses leçons de renoncement, d’ailleurs, Ă  ce grand monsieur de la sociĂ©tĂ© civile, qui n’en demandait pas tant, maintenant qu’il est au chaud avec ses pantoufles, dans le privĂ©).

    Quand je pense que sur mes rĂ©seaux sociaux, il y a eu des gens pour t’expliquer que Glucksmann, finalement, il apportait de la nouveautĂ© et du sĂ©rieux et que ça faisait du bien Ă  la gauche.

    Note que le CRIF est d’accord avec le vainqueur de la gauche. Ce sera sans MĂ©lenchon, l’unitĂ© de la gauche, et sans sectarisme aucun, c’est une histoire de valeurs.

    « Je pense que les accords d’appareil ne suffiront pas, les politiques ont largement Ă©chouĂ© », a Ă©galement estimĂ© l’eurodĂ©putĂ©, ajoutant que « Ă§a sera pas clairement Jean-Luc MĂ©lenchon ».

    Pour l’avis du CRIF, je te donne juste l’URL d’un post mastodon :
    ▻https://framapiaf.org/@bazouzabou@mstdn.fr/112593552195700631

    (as-tu comptĂ© le nombre de fois oĂč la LFI a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e comme le vainqueur de la gauche, quand cela est arrivĂ© ? ça doit ĂȘtre pas loin de 0, mais je suis sans doute de mauvaise foi)

  • Thread by François Malaussena @malopedia on Thread Reader App – Thread Reader App
    ▻https://threadreaderapp.com/thread/1799991439696302529.html


    sur X : ▻https://x.com/malopedia/status/1799991439696302529

    J’arrive pas Ă  dormir. Alors je vais Ă©crire. Ce que je pense que Macron tente, et comment on peut s’en sortir.
    Commençons par « qu’est-ce qu’il fait ? »

  • Dissolution : comment sortir du piĂšge ?
    ▻https://www.frustrationmagazine.fr/dissolution-piege

    Dimanche 9 juin, les Ă©lections europĂ©ennes ont dĂ©bouchĂ© sur une nette victoire du Rassemblement National, une lourde dĂ©faite de la majoritĂ© prĂ©sidentielle et une forte division entre les partis de gauche. Selon un plan dĂ©jĂ  Ă©voquĂ© auparavant, le prĂ©sident de la RĂ©publique a annoncĂ© la dissolution de l’AssemblĂ©e Nationale pour provoquer des Ă©lections pouvant favoriser [
]

  • Une dissolution de l’assemblĂ©e qui offre le pouvoir sur un plateau Ă  l’extrĂȘme droite - Quel front populaire ?
    ▻https://ricochets.cc/Une-dissolution-de-l-assemblee-qui-offre-le-pouvoir-sur-un-plateau-a-l-ext

    En France et dans Ă  peu prĂšs tous les autres pays d’Europe, les partis de l’Ordre, de l’écocide planĂ©taire, de la poursuite de ce qui cause les catastrophes climatiques, de la domination capitaliste mortifĂšre, de la prĂ©caritĂ© et de l’autoritarisme sont en tĂȘte des Ă©lections europĂ©ennes. En France, l’extrĂȘme droite fait un trĂšs haut score (ce qui Ă©tait prĂ©vu, ...et prĂ©parĂ© de longue date par les mĂ©dias dominants et nombre d’oligarques de droite), et le tyran Macron dissous l’assemblĂ©e (...) #Les_Articles

    / #Politique,_divers, Autoritarisme, régime policier, démocrature...

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    ▻https://reporterre.net/dissolution-assemblee-situation-de-grave-danger
    ▻https://reporterre.net/Une-seule-solution-l-union
    ▻https://reporterre.net/A-Montpellier-l-effroi-des-electeurs-de-gauche-se-transforme-en-action
    ▻https://www.contretemps.eu/vote-fn-rn-lepen-bardella-extreme-droite-racisme-faury

  • Pourquoi Macron a-t-il dissout l’assemblĂ©e ? - Contre Attaque
    ▻https://contre-attaque.net/2024/06/10/pourquoi-macron-a-t-il-dissout-lassemblee
    ▻https://contre-attaque.net/wp-content/uploads/2024/06/ed-1-jpg.avif

    Macron a choisi son jour : il organise des Ă©lections en urgence au moment prĂ©cis oĂč l’extrĂȘme droite rĂ©alise le plus gros score de son histoire. Le jour oĂč la gauche est plus divisĂ©e que jamais. Le jour oĂč son camp est quasiment dĂ©jĂ  Ă©teint. Bref : il a attendu que toutes les conditions soient rĂ©unies pour que le RN soit dans la meilleure situation. Macron suicide son propre parti au profit du Rassemblement National Ce qui a lieu, c’est un coup d’État en faveur de l’extrĂȘme droite.

    Les Ă©ditorialistes font mine de ne pas comprendre. Ils se demandent s’il s’agit d’une « stratĂ©gie » pour rejouer le « barrage rĂ©publicain ». Sauf que plus personne n’y croit. D’autres disent qu’une dissolution n’avait pas lieu d’ĂȘtre dans ce contexte et cherchent des raisons. Jean-Michel Apathie estime qu’il s’agit d’un « coup de chaud sans rĂ©flĂ©chir ». Ils tentent de trouver une explication rationnelle. Elle est pourtant trĂšs simple : le manager psychopathe qui rĂšgne sur la France veut donner les clefs de Matignon Ă  la famille Le Pen.

    • On m’a suggĂ©rĂ© de lancer une pĂ©tition faussement signĂ©e de MĂ©lenchon dans laquelle celui-ci, invoquant le prĂ©cĂ©dent de Deschanel rĂ©clamerait Ă  Laurent Fabius et au prĂ©fet d’Ile-de-France le placement d’office de Macron Ă  l’HP, ce que me drapant dans la so call « dĂ©ontologie » j’ai bien Ă©videmment dĂ©clinĂ© :-)

    • Je suis d’accord quand ils Ă©crivent que Macron a fait un cadeau Ă  l’extrĂȘme droite.
      Par contre, d’écrire que c’est un coup d’état c’est faux. Un coup d’état c’est pas ça. Faut pas tomber dans la novlangue alors que c’est dĂ©jĂ  insupportable de voir ça du cĂŽtĂ© du pouvoir.

  • Mort de Steve MaĂŻa Caniço. La “volontĂ© d’en dĂ©coudre” en question au procĂšs du commissaire Chassaing
    ▻https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/rennes/mort-de-steve-maia-canico-le-proces-du-commissaire-de-p
    ▻https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/VdJe23N1bJP8h_LtmNsdetunsXM/600x400/regions/2024/06/10/proces-steve-2024-06-10-l-accuse-gregoire-chassaing-et-

    Steve Maia Caniço s’est noyĂ© dans la Loire, Ă  #Nantes, au cours d’une opĂ©ration de #police pendant la FĂȘte de la musique, dans la nuit du 21 au 22 juin 2019. Le commissaire qui a dirigĂ© cette opĂ©ration est poursuivi pour homicide involontaire au tribunal correctionnel de Rennes, dont les magistrats ont menĂ© l’instruction. Il encourt 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende

    InterrogĂ©e par le Procureur de Rennes sur ce qu’elle espĂšre de ce procĂšs, la mĂšre de #Steve_Maia_Caniço rĂ©pond entre deux sanglots : « cela ne ramĂšnera pas notre fils, mais ce procĂšs est important pour la suite, avec plus de sĂ©curitĂ© et moins d’acharnement sur des jeunes qui veulent danser. »

  • Assurance chĂŽmage : un jeu de massacre en 10 graphiques | Alternatives Economiques
    ▻https://www.alternatives-economiques.fr/assurance-chomage-un-jeu-de-massacre-10-graphiques/00111369

    Jamais, depuis 66 ans qu’existe l’assurance chĂŽmage, une rĂ©forme n’aura autant brutalisĂ© les salariĂ©s privĂ©s d’emploi et jamais un gouvernement n’aura maniĂ© le bĂąton de maniĂšre aussi rĂ©pĂ©tĂ©e. Ces superlatifs ont, il est vrai, dĂ©jĂ  Ă©tĂ© largement utilisĂ©s pour qualifier les prĂ©cĂ©dents coups de rabot de 2019-2021 puis de 2023. Pour autant, ces trois secousses telluriques rapprochĂ©es donnent une idĂ©e de la magnitude du sĂ©isme pour toutes celles et ceux qui vivront un jour un Ă©pisode de chĂŽmage.

    Elles donnent Ă©galement un aperçu de l’ampleur de la rĂ©forme budgĂ©taire amorcĂ©e par l’exĂ©cutif. GrĂące aux tours de vis antĂ©rieurs, l’UnĂ©dic tablait sur des excĂ©dents de plus de 11 milliards en 2027. Cette derniĂšre rĂ©forme devrait lui apporter 3,6 milliards d’euros d’économies supplĂ©mentaires par an, en rythme de croisiĂšre. De quoi permettre au gouvernement, qui avance ce chiffrage, de continuer Ă  ponctionner dans les caisses de l’assurance chĂŽmage.

    Il aurait d’ailleurs tort de s’en priver : faire les poches des chĂŽmeurs est l’opĂ©ration la plus simple et la plus rapide pour tailler dans la protection sociale sans que les syndicats, gestionnaires de l’UnĂ©dic, n’aient la capacitĂ© de mobiliser l’opinion pour la cause des demandeurs d’emploi.

    ▻https://justpaste.it/fvana

    ▻https://seenthis.net/messages/1055345

    • La bonne nouvelle aprĂšs la bĂ©rĂ©zina Ă©lectorale et ses rĂ©sultats, toutes les lois en cours Ă  l’AN sont en standby.
      La mauvaise, en cas de victoire des bas du front aux prochaines lĂ©gislatives : les droguĂ©s, les PD, les chĂŽmeurs, les non-souchiens, les Ă©lecteurices de Rima Hassan... seront fusillĂ©s devant l’assemblĂ©e nationale le 14 juillet.

    • Oui, alors @vanderling, la loi sur l’assurance chĂŽmage et ses nouvelles dispositions prendrait effet le 1er dĂ©cembre 2024. Et ce n’est pas l’AN qui va avoir la main sur le calendrier puisque :

      Pour rĂ©former les paramĂštres de l’assurance-chĂŽmage, le gouvernement n’a pas besoin de passer par le Parlement. Il doit saisir les partenaires sociaux d’une nĂ©gociation, via « une lettre de cadrage ». Mais en cas d’échec de leurs discussions, il peut reprendre la main par dĂ©cret. Et cette fois, comme en 2019, c’est ce qui va se produire.

      Donc mĂȘme si le RN s’est montrĂ© hostile Ă  cette rĂ©forme dĂšs les annonces de Attal en mars dernier, ils ne vont certainement pas continuer Ă  « bordĂ©liser » l’AN si ils sont majoritaires et si, qui plus est, certains d’entre eux entrent au gouvernement. Maintenant, il peut s’en passer des choses d’ci le 1er dĂ©cembre ...

      ▻https://www.lesechos.fr/economie-france/social/nouvelle-reforme-de-lassurance-chomage-ce-quil-faut-savoir-2087122

    • ChĂŽmage : malgrĂ© la dissolution, Macron maintient sa rĂ©forme
      ▻https://rapportsdeforce.fr/breves/chomage-malgre-la-dissolution-macron-maintient-sa-reforme-061121400

      « Pendant les travaux, la vente continue », a rĂ©pondu AgnĂšs Pannier-Runacher, la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e auprĂšs du ministre de l’Agriculture, Ă  propos de la rĂ©forme de l’assurance chĂŽmage. Une formule cynique pour expliquer que malgrĂ© la dissolution de l’AssemblĂ©e nationale et la convocation d’élections lĂ©gislatives dans trois semaines, le gouvernement ne renonçait pas Ă  sa mesure d’appauvrissement de centaines de milliers de personnes privĂ©es d’emploi. Une rĂ©forme qui rapporterait selon un dernier chiffrage de l’UnĂ©dic entre 4 et 5,4 milliards d’euros par an d’ici cinq ans, au lieu des 3,6 milliards d’euros annoncĂ©s par la ministre du Travail.

    • Dans le magazine prĂ©fĂ©rĂ© de Pannier-Runacher
      www.capital.fr/economie-politique/reforme-de-lassurance-chomage-agnes-pannier-runacher-affirme-quelle-nest-pas-enterree-1498039

      La dissolution de l’AssemblĂ©e nationale laisse plusieurs questions en suspens. Les Français sont appelĂ©s aux urnes une nouvelle fois les 30 juin et 7 juillet prochains. Mais en attendant que les Français se prononcent Ă  nouveau, que vont devenir les rĂ©formes engagĂ©es par le gouvernement, et au premier chef celle de l’assurance chĂŽmage ? Statu quo sur cette question Ă  Ă©couter AgnĂšs Pannier-Runacher. Sur le plateau de BFM Business, la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e auprĂšs du ministre de l’Agriculture a affirmĂ© de maniĂšre imagĂ©e que « pendant les travaux, la vente continue ».

      Ainsi, si « aucune loi ne sera discutĂ©e et votĂ©e pendant la pĂ©riode de prĂ©paration et de rĂ©alisation des Ă©lections », l’exĂ©cutif reste aux affaires. AgnĂšs Pannier-Runacher a ainsi fait savoir que « le Conseil d’État continue donc son travail sur l’assurance-chĂŽmage ». Toutefois, la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e a rappelĂ© la rĂšgle qui prĂ©vaut en pĂ©riode Ă©lectorale : « Le gouvernement ne doit pas annoncer de dĂ©cision qui serait de nature Ă  modifier le vote dans cette pĂ©riode de rĂ©serve. » Elle ne peut donc pas garantir que « les conditions sont rĂ©unies pour aller au bout », mais assure que la rĂ©forme de l’assurance chĂŽmage n’est pas enterrĂ©e.

      Si le papier glacé fait du mauvais compost, le cadavre de cette ministre peut contaminer tes carottes.
      ▻https://seenthis.net/messages/1054680

    • 250 000 chĂŽmeurs privĂ©s d’indemnisation ? MalgrĂ© la dissolution, la bataille contre la rĂ©forme de l’assurance chĂŽmage continue
      ▻https://www.humanite.fr/social-et-economie/assurance-chomage-2/250-000-chomeurs-prives-dindemnisation-malgre-la-dissolution-la-bataille-co

      « Pendant les travaux, la vente continue ». C’est par cette phrase aussi sibylline que maladroite (de quelle vente s’agit-il ? du bradage de notre modĂšle social ?) que la ministre AgnĂšs Pannier-Runacher a annoncĂ© que la rĂ©forme de l’assurance-chĂŽmage suivait son cours, en dĂ©pit de la dissolution de l’AssemblĂ©e nationale.

      de quelle vente s’agit-il ? du bradage de notre modĂšle social ?
      Traduction : de la vente de ce service public aux etps privĂ©es et du braquage du modĂšle social.

    • #Assurance-chĂŽmage : la rĂ©forme pourrait induire plus d’économies que prĂ©vu
      ▻https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/12/assurance-chomage-la-reforme-pourrait-induire-plus-d-economies-que-prevu_623

      Si elle est mise en Ɠuvre, la rĂ©forme de l’assurance-chĂŽmage est susceptible d’avoir un impact encore plus fort que prĂ©vu – au dĂ©triment des demandeurs d’emploi. Une fois pleinement entrĂ©e en vigueur, elle pourrait engendrer des Ă©conomies comprises entre 4 milliards d’euros et 5,4 milliards d’euros par an, selon des chiffrages provisoires fournis, mardi 11 juin, par l’#UnĂ©dic, l’organisme copilotĂ© par les partenaires sociaux qui gĂšre le rĂ©gime d’indemnisation.
      Cette nouvelle Ă©valuation est supĂ©rieure Ă  celle qui avait Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e, le 22 mai, par le gouvernement lorsqu’il avait commencĂ© Ă  dĂ©voiler son projet : Ă  l’époque, l’exĂ©cutif tablait sur un rendement annuel de 3,6 milliards d’euros. Une telle rĂ©vision Ă  la hausse conforte les syndicats dans leur analyse : la portĂ©e des mesures arrĂȘtĂ©es par le pouvoir en place est « absolument monstrueuse », comme l’a rĂ©affirmĂ©, mardi, Marylise LĂ©on, la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la CFDT.

      L’UnĂ©dic a livrĂ© des Ă©clairages supplĂ©mentaires, lors d’une confĂ©rence de presse, en soulignant qu’il convenait d’ĂȘtre prudent sur les incidences de la rĂ©forme. Celle-ci passe par un dĂ©cret, qui est censĂ© ĂȘtre publiĂ© au Journal officiel avant le 30 juin, mais dont les grandes lignes sont connues. A l’avenir, pour pouvoir toucher une #allocation, les #chĂŽmeurs devront avoir travaillĂ© huit mois sur les vingt derniers (contre six mois au cours des vingt-quatre Ă©coulĂ©s, aujourd’hui). En outre, la pĂ©riode d’indemnisation sera raccourcie (de dix-huit Ă  quinze mois, pour le droit commun, tandis que les personnes d’au moins 57 ans seront couvertes pendant vingt-deux mois et demi, contre vingt-sept Ă  l’heure actuelle).

      Une version du dĂ©cret a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© communiquĂ©e par les services de l’Etat, mais « certains aspects de l’écriture ne sont pas tout Ă  fait clairs », a dĂ©clarĂ©, mardi, Christophe Valentie, le directeur gĂ©nĂ©ral de l’UnĂ©dic, en soulignant le caractĂšre « complexe » et « multifactoriel » du texte. C’est pourquoi il y a une « estimation trĂšs large des Ă©conomies », a-t-il ajoutĂ©. Il est certain, en tout cas, que les effets seront « massifs ».

      Les syndicats espĂšrent le retrait
      Alors que le gouvernement espĂšre stimuler les embauches avec sa rĂ©forme, en misant sur 90 000 postes en plus, M. Valentie a fait part de ses interrogations Ă  ce sujet : « J’attends qu’ils nous expliquent comment ils ont fait leurs calculs. » A l’UnĂ©dic, a-t-il poursuivi, « on ne parle pas en crĂ©ation d’emplois [quand il s’agit d’apprĂ©cier] l’impact d’une mesure ». « C’est un exercice quand mĂȘme assez casse-gueule car ça suppose des modifications de comportements et des anticipations de retour Ă  l’emploi, a expliquĂ© M. Valentie. Les modĂšles qui sont en capacitĂ© de dire “ça va crĂ©er tant” sont en discussion. »

      Les Ă©lĂ©ments apportĂ©s par l’UnĂ©dic sont du pain bĂ©nit pour les syndicats, qui continuent leur offensive pour obtenir le retrait d’un projet du brutalitĂ© sans prĂ©cĂ©dent, selon eux. Mardi aprĂšs-midi, au Conseil Ă©conomique, social et environnemental (CESE), ils ont organisĂ© une rencontre sur l’assurance-chĂŽmage avec quatre chercheurs : les Ă©conomistes Bruno Coquet et MichaĂ«l Zemmour, la sociologue Claire VivĂšs, la psychologue du travail Dominique Lhuilier. « Une opĂ©ration de rĂ©sistance par l’intelligence », a lancĂ© François Hommeril, le prĂ©sident de la CFE-CGC, durant les prises de parole, en prĂ©sence des journalistes. Pour lui, le seul objectif de la rĂ©forme est d’« appauvrir » les demandeurs d’emploi.

      Son homologue de la CGT, Sophie Binet, a dĂ©noncĂ© le « hold-up de 5,4 milliards d’euros » commis par l’exĂ©cutif aux dĂ©pens des chĂŽmeurs. C’est « injuste, inacceptable », a renchĂ©ri FrĂ©dĂ©ric Souillot, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de Force ouvriĂšre (FO). Quant au prĂ©sident de la CFTC, Cyril Chabanier, il a rappelĂ© que la proposition de loi du groupe LibertĂ©s, indĂ©pendants, outre-mer et territoires (LIOT), Ă  l’AssemblĂ©e nationale, pour contrer le projet du pouvoir en place, avait de « fortes chances de passer », mais celle-ci ne pourra finalement pas ĂȘtre examinĂ©e en sĂ©ance, du fait de la dissolution. Il s’agit d’un « dĂ©ni de dĂ©mocratie », a dĂ©plorĂ© M. Chabanier.

      Plusieurs responsables syndicaux ont confirmĂ© leur intention de contester le dĂ©cret devant le Conseil d’Etat, sans prĂ©ciser les arguments juridiques qu’ils comptent invoquer. « On ne va pas dĂ©voiler nos cartes maintenant », a dit, en souriant, Mme Binet. Et de conclure, pleine d’optimisme : « Je suis plutĂŽt confiante sur le non-avenir de cette rĂ©forme, au regard du non-avenir de ce gouvernement. »

      #travail #guerre_aux_pauvres

    • Pour les familles (monoparentale) qui ont des enfants Ă  nourrir @sombre et la multitude des autres pauvres.
      ▻https://seenthis.net/messages/801171

      ... Un jeune enfant bien sain, bien nourri, est, Ă  l’ñge d’un an, un aliment dĂ©licieux, trĂšs nourrissant et trĂšs sain, bouilli, rĂŽti, Ă  l’étuvĂ©e ou au four, et je ne mets pas en doute qu’il ne puisse Ă©galement servir en fricassĂ©e ou en ragoĂ»t,
      J. Swift – modeste proposition pour empĂȘcher les enfants des pauvres en Irlande d’ĂȘtre Ă  la charge de leur parents ou Ă  leur pays et pour les rendre utiles au public.

      Et le livre de 43 recettes de cuisine cannibale qui va bien avec !
      ▻https://seenthis.net/messages/1020968

      De la « TĂȘte de patron dans la purĂ©e » Ă  la « Maman aux roses blanches », en passant par le « PĂątĂ© de campagnard » et la « Soupe aux fous », vous saurez dĂ©sormais grĂące Ă  ce livre de recettes trĂšs originales comment mieux accommoder, servir et apprĂ©cier votre prochain.
      Dédiée au précurseur Jonathan Swift, La Cuisine cannibale lÚve avec humour le dernier grand tabou culinaire, ce qui ne manquera pas de réjouir (outre les zombies) tous les vrais gourmets.

  • Non au dĂ©ploiement de camĂ©ras de vidĂ©osurveillance dans le Royans et le #Vercors !
    ▻https://ricochets.cc/Non-au-deploiement-de-cameras-de-videosurveillance-dans-le-Royans-et-le-Ve

    Insidieusement, progressivement, la vidĂ©osurveillance s’étend partout, y compris dans les campagnes. Voici une pĂ©tition concernant le Royans et le Vercors : Non au dĂ©ploiement de camĂ©ras de vidĂ©osurveillance dans le Royans et le Vercors ! Les communes du Royans et du Vercors ont commencĂ© le dĂ©ploiement de camĂ©ras de vidĂ©osurveillance encouragĂ©es par la rĂ©gion Auvergne-RhĂŽne Alpes qui finance les projets Ă  hauteur de 50 %. Sainte Eulalie en Royans a dĂ©jĂ  franchi le cap en installant (...) #Les_Articles

    / #Fichage,_contrĂŽle_et_surveillance, Vercors

  • Irruption d’Attal sur France Info : comme un parfum d’ORTF - Acrimed | Action Critique MĂ©dias
    ▻https://www.acrimed.org/Irruption-d-Attal-sur-France-Info-comme-un-parfum

    Depuis quand un Premier ministre peut-il s’inviter Ă  l’improviste dans une Ă©mission des mĂ©dias de service public comme bon lui semble ? Qui Ă  Radio France a cautionnĂ©, voire provoquĂ©, cette irruption incongrue de #Gabriel_Attal lors d’une interview de ValĂ©rie Hayer sur #France_Info ce lundi, en prĂ©sence de lycĂ©ens et d’étudiants ?

    Ce happening n’était pas seulement un moment de mĂ©pris sexiste humiliant pour la candidate de Renaissance, rabaissĂ©e au rang de faire-valoir. Un bien mauvais exemple Ă  donner aux jeunes prĂ©sents dans la salle. C’était aussi une prise d’antenne trĂšs mal venue alors que le gouvernement veut imposer Ă  l’audiovisuel public une rĂ©forme qui fait planer une menace sur son indĂ©pendance vis-Ă -vis du pouvoir politique.

    Pour tenter de justifier cette rĂ©forme, #Rachida_Dati a Ă©voquĂ© la semaine derniĂšre le bon vieux temps de l’ORTF. Il y a fort Ă  craindre qu’il s’agisse surtout de la nostalgie d’une Ă©poque oĂč des ministres pouvaient s’inviter Ă  leur guise dans les journaux tĂ©lĂ© ou radio, voire en dicter le conducteur.

    Les radios et tĂ©lĂ©s publiques n’ont pas Ă  ĂȘtre au service du gouvernement ou du pouvoir politique mais au service des citoyens. Cette indĂ©pendance, que nous dĂ©fendons, est le gage de notre crĂ©dibilitĂ©. C’est y porter un bien mauvais coup, Ă  un bien mauvais moment, que d’avoir laissĂ© le Premier ministre faire cette intervention. C’est le parfait exemple de ce qui pourrait devenir plus facile et frĂ©quent encore avec le regroupement de l’audiovisuel public que nous refusons.

    ▻https://image.invaluable.com/housePhotos/Artprecium/10/601810/H5052-L111609830.jpg

  • Des zadistes accueillis dans leur jardin : comment une famille lutte contre l’A69
    ▻https://reporterre.net/Des-zadistes-accueillis-dans-leur-jardin-comment-une-famille-lutte-contr

    Alexandra et sa famille sont les derniers habitants sur le tracĂ© de l’autoroute A69, et un caillou dans la chaussure pour le concessionnaire.

    En Haute-Garonne, une famille refuse de quitter sa maison situĂ©e sur le tracĂ© de l’autoroute A69. Elle a mĂȘme accueilli des zadistes dans son jardin, ce qui retarde le chantier.

    « On les appelle des Ă©coterroristes, mais ce sont les zadistes qui nous permettent de nous sentir en sĂ©curitĂ© ici. » Aux abords de la maison qu’ils louent, Ă  la sortie de Verfeil en Haute-Garonne, Alexandra et Thomas papotent avec leurs nouveaux colocataires. « J’ai amĂ©nagĂ© ici en 2013 et j’ai appris par hasard durant le printemps 2020 que l’autoroute allait passer sur notre terrain. J’étais enceinte Ă  ce moment-lĂ  et c’était un vrai choc », rembobine Alexandra devant les quelques militants opposĂ©s Ă  l’autoroute A69 qui se sont installĂ©s sur son terrain. Depuis fin mars, il est devenu une zad.

    « Cela m’a fait un bien fou de les voir arriver. Je me demandais souvent ce que je ferais si les machines de NGE [le concessionnaire de l’A69] arrivaient sur le terrain alors que j’étais seule Ă  la maison, surtout avec mon genou en vrac. J’avais vraiment peur », poursuit celle qui est en arrĂȘt depuis plus d’un an aprĂšs un accident du travail.

    Des arbres fruitiers, des saules, des tilleuls, des herbes hautes
 La parcelle de 8 000 mÂČ qui borde la maison est laissĂ©e en friche depuis que la famille sait que cette terre sera tĂŽt ou tard terrassĂ©e et goudronnĂ©e. « Autant laisser la nature vivre librement », glisse Alexandra. En rentrant de l’école, son garçon de 4 ans explore cette petite jungle accompagnĂ© de ses deux chiens, ses poules et du bouc qui vivent Ă©galement sur place.

    Un cadre idyllique alors qu’à quelques mĂštres de lĂ , cachĂ©s par d’imposants arbres, les engins de NGE continuent leur travail. Un pont tout neuf sur lequel s’affairent des salariĂ©s est sorti de terre il y a quelques mois et fait dĂ©sormais partie du paysage. Les champs autour ont Ă©tĂ© terrassĂ©s, laissant une terre nue et poussiĂ©reuse. D’énormes machines bruyantes font des va-et-vient sur ces sols sans vie, parfois recouverts d’une couche de gĂ©otextile. Le chantier de l’autoroute A69 en impose lorsqu’on sort de ce village de Haute-Garonne par la route dĂ©partementale 20 en direction de Castres.

    ProtĂ©gĂ©e par une barricade naturelle, la maison de 180 mÂČ que louent Alexandra et sa famille est toujours debout. Une maison qu’ils louent et qu’ils peuvent occuper lĂ©galement jusqu’au 1er novembre 2025, comme le spĂ©cifie leur bail. Ce sont les derniers habitants sur le tracĂ© de l’autoroute, et un caillou dans la chaussure pour le concessionnaire.

    Visite du concessionnaire avant Noël

    Fin 2021, le groupe NGE a remportĂ© la concession au terme d’un appel d’offres pour exploiter la future autoroute A69 qui doit relier Verfeil Ă  Castres. Dans la foulĂ©e, il s’est mis Ă  exproprier le plus rapidement possible les propriĂ©taires qui se trouvent sur le tracĂ©. En tout, environ 820 personnes, dont de nombreux agriculteurs et leurs parcelles, seraient concernĂ©s. Le concessionnaire annonçait dĂ©tenir 80 % du foncier nĂ©cessaire Ă  la construction de l’autoroute fin 2023.

    « Une semaine avant NoĂ«l, en 2021, nous avons eu la visite d’un salariĂ© de NGE », se souvient Alexandra, qui se fraye un chemin Ă  travers les herbes hautes de son jardin. « On nous a dit qu’on avait un an pour partir. On Ă©tait seuls, sans conseil, on s’est sentis pris Ă  la gorge. » Cette injonction ne se base alors sur aucune base lĂ©gale, puisque l’expropriation d’un locataire pour un projet reconnu d’utilitĂ© publique, comme c’est le cas pour l’autoroute A69, ne peut se faire que contre une « indemnitĂ© d’éviction » et des propositions de relogement.

    Une grosse annĂ©e plus tard, en mars 2023, les travaux de l’autoroute dĂ©butaient. Le mĂȘme mois, la maison et le terrain Ă©taient vendus au concessionnaire. « Personne ne nous a mis au courant. Ni l’agence immobiliĂšre ni le propriĂ©taire lui-mĂȘme. » Un nouvel « intermĂ©diaire » du groupe NGE-Atosca leur a alors rendu visite, et leur a proposĂ© un relogement en HLM, en Ă©change d’un dĂ©part rapide. « On vit dans une grande maison avec un jardin Ă©norme. C’est cela que j’ai envie d’offrir Ă  mon fils, pas un petit appartement oĂč il ne pourra plus s’amuser dehors. On paye 800 euros de loyer par mois, et Ă  ce prix-lĂ , on ne trouvera rien d’aussi bien », raconte Alexandra.
    Des militants, que l’on appelle des Ă©cureuils, sont venus en soutien Ă  la famille en se perchant dans les arbres menacĂ©s d’abattage.

    Quelques mois aprĂšs, le chantier entrait dans sa phase active Ă  quelques mĂštres de chez eux, Ă  la sortie de Verfeil. Depuis, « la maison vibre du matin au soir, de 7 h 30 Ă  18 h 30. Quand tu te lĂšves, tu bois ton cafĂ©, tu fumes ta clope, tout vibre, tout le temps. Parfois, tu te demandes si la maison ne va pas s’écrouler. Je suis ici toute la journĂ©e depuis que j’ai eu cet accident au travail, et cela me rend trĂšs anxieuse, je suis retournĂ©e voir le psychiatre », dit-elle, alors que Billy le bouc joue avec l’un de ses chiens juste Ă  cĂŽtĂ©.

    « C’est parfois compliquĂ© de respirer »

    En plus des vibrations, Alexandra souligne Ă©galement les fortes odeurs dĂ©gagĂ©es « notamment lorsqu’ils utilisent de la chaux sur le chantier. C’est tellement fort que c’est parfois compliquĂ© de respirer. Quand c’est le cas, mĂȘme mon garçon se met Ă  tousser quand il joue dans le jardin ».

    Ces nuisances s’ajoutent Ă  la pression que subit la famille depuis le dĂ©but des travaux, selon son compagnon Thomas. « Il y a eu plusieurs survols en hĂ©licoptĂšre, notamment une fois quand on faisait un barbecue dehors. Des demi-tours de voitures de police ou d’engins de chantier juste devant la maison aussi, et en novembre dernier, on a eu un mois entier sans internet puisqu’un cĂąble avait Ă©tĂ© sectionnĂ© par erreur sur le chantier », dĂ©taille-t-il. « On a parfois l’impression qu’on est des terroristes, mais ce n’est pas nous qui saccageons la nature, on veut juste vivre tranquille. »

    Des militants perchés dans les arbres

    En mars 2023, peu de temps avant la fin de la pĂ©riode rĂ©glementaire de coupe des arbres, le couple a reçu un courriel d’un nouvel intermĂ©diaire du groupe NGE-Atosca. « On nous a proposĂ© 6 000 euros et un relogement en HLM », dĂ©taille Thomas. « 3 000 euros de dĂ©dommagement et 3 000 euros pour les frais de dĂ©mĂ©nagement. Il n’y avait aucun papier officiel, aucune garantie, juste un mail. » ContactĂ© par Reporterre, le groupe NGE-Atosca n’a pas donnĂ© suite Ă  nos demandes d’interviews.

    Face Ă  ce qu’il estime comme du « mĂ©pris », le couple a donc dĂ©cidĂ© d’envoyer la capture d’écran Ă  des militants anti-A69. « Quelques jours plus tard, des personnes ont sonnĂ© Ă  la maison. Ils Ă©taient en baudrier [harnais pour faire de l’escalade] et m’ont expliquĂ© vouloir monter dans les arbres du jardin pour les protĂ©ger », raconte-t-elle.
    Cette nouvelle zad a Ă©tĂ© baptisĂ©e « Le Verger », en rĂ©fĂ©rence aux nombreux arbres fruitiers prĂ©sents sur le terrain.

    Ces « Ă©cureuils » se sont ainsi installĂ©s sur le terrain d’Alexandra et Thomas et cohabitent depuis fin mars avec la petite famille.

    « On ne savait pas du tout comment ils allaient rĂ©agir quand on est arrivĂ©s chez eux », explique Ed [*], l’un des zadistes qui habitent le lieu. « Alexandra nous a dit que sa famille n’en pouvait plus de mener ce combat seule, ils voulaient se sentir acteurs et arrĂȘter de subir. Tout est fait pour que les expropriĂ©s se sentent isolĂ©s et dĂ©munis face Ă  la machine Atosca. »

    Le lendemain, une voiture de police est entrĂ©e sur le terrain pour prendre des photos des zadistes prĂ©sents sur place et questionner Alexandra. « J’ai dit que c’était des invitĂ©s que j’accueillais chez moi, et c’est le cas », dĂ©clare-t-elle en pointant du doigt le portail de l’entrĂ©e qui reste fermĂ© depuis cet Ă©pisode.
    Le concessionnaire souhaite rĂ©gler le cas d’Alexandra et sa famille au plus vite pour Ă©viter un enlisement de la situation.

    Ses « invitĂ©s » sont dĂ©sormais ses colocataires. « On a rĂ©amĂ©nagĂ© leur potager, on s’occupe du jardin, on construit des cabanes dans les arbres, tout se passe bien entre nous et je crois que les animaux n’ont jamais reçu autant de cĂąlins », sourit Ed.

    « C’est une lutte Ă©cologiste mais aussi sociale »

    Sur place pour dĂ©fendre la nature et les arbres, les zadistes occupent le lieu « surtout pour soutenir Alexandra et sa famille. C’est une lutte Ă©cologiste mais Ă©galement une lutte sociale. NGE-Atosca fait preuve d’un vrai mĂ©pris de classe, notamment en leur proposant des sommes dĂ©risoires pour quitter toute leur vie. Cela fait dĂ©jĂ  quatre ans qu’ils savent qu’ils doivent partir, et leur courage est incroyable. Pour nous, c’est clair que leur bien-ĂȘtre passe avant l’autoroute », dit Ed. « Le jour oĂč ils s’en vont, on sera quand mĂȘme lĂ  pour dĂ©fendre la maison, le jardin, le poulailler et les arbres. »

    Cette nouvelle zad a Ă©tĂ© baptisĂ©e « Le Verger », en rĂ©fĂ©rence aux nombreux arbres fruitiers prĂ©sents sur le terrain et vient s’ajouter aux deux autres occupations dĂ©jĂ  prĂ©sentes dans le Tarn contre l’autoroute.

    Dans le mĂȘme temps, des nĂ©gociations confidentielles se poursuivent entre la famille d’Alexandra et le groupe NGE-Atosca. Le concessionnaire souhaite rĂ©gler ce cas au plus vite pour Ă©viter un enlisement de la situation et tenter de terminer son autoroute Ă  temps, mĂȘme si les militants anti-A69 pointent d’ores et dĂ©jĂ  les nombreux retards du chantier.

  • QSPTAG #309 — 7 juin 2024
    ▻https://www.laquadrature.net/2024/06/07/qsptag-309-7-juin-2024

    Pourquoi le blocage de TikTok est un prĂ©cĂ©dent inquiĂ©tant Lors des Ă©vĂ©nements violents qui ont secouĂ© la Kanaky-Nouvelle-CalĂ©donie au mois de mai, le gouvernement avait dĂ©cidĂ© de bloquer sur ce territoire l’accĂšs au rĂ©seau social TikTok,


    #Que_se_passe-t-il_au_Garage_ ?

  • La police arrĂȘte deux lycĂ©ens tenant une table sur la Palestine : les surveillants dĂ©brayent en solidaritĂ©
    ▻https://www.revolutionpermanente.fr/La-police-arrete-deux-lyceens-tenant-une-table-sur-la-Palestine

    Ce vendredi matin, deux lycĂ©ens de La Fontaine (16ᔉ arrondissement de Paris) ont Ă©tĂ© interpellĂ©s alors qu’ils tenaient une table en solidaritĂ© avec la Palestine devant leur Ă©tablissement scolaire. Les surveillants du lycĂ©e dĂ©noncent « dĂ©nonçons l’attitude de la direction de l’établissement qui a immĂ©diatement saisi le rectorat afin que les forces de l’ordre procĂšdent Ă  ces arrestations et intimidĂ© les Ă©lĂšves mobilisĂ©s depuis plusieurs semaines maintenant ». Ils se sont mis en grĂšve Ă  100 % pour dĂ©noncer la rĂ©pression des lycĂ©ens et appellent Ă  une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des personnels Ă  midi.

    Des nouvelles de #nos_valeurs.

    • Pour Eric Hazan, changer le monde n’était pas un programme d’avenir mais un travail de chaque jour, par #Jacques_RanciĂšre
      ▻https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/pour-eric-hazan-changer-le-monde-netait-pas-un-programme-davenir-mais-un-

      Ce n’est pas seulement qu’il s’intĂ©ressait Ă  tout et que sa culture humaniste Ă©tait bien plus vaste et profonde que celle de tant de clercs qui sourient d’engagements militants comme les siens. C’est que le monde pour lequel il se battait Ă©tait celui de l’expĂ©rience la plus large et la plus riche et qu’il ne sĂ©parait pas le travail de la connaissance et les Ă©motions de l’art de la passion de la justice. Cet homme indignĂ© contre toute oppression aimait, plus que les crieurs, celles et ceux qui cherchent, inventent et crĂ©ent.

      ▻https://justpaste.it/c0k8d

    • Les Ă©ditions Agone. 18, boulevard de Paris 13003 Marseille
      ▻https://mastodon.social/@EditionsAgone/112570946028414764

      Alors que se perpĂ©tue le dĂ©risoire jeu de chaises musicales entre la poignĂ©e d’employĂ©s (trĂšs, trĂšs bien payĂ©s) qui fait tourner le marchĂ© de la concentration pour quelques millionnaires sinon milliardaires, un Ă©vĂ©nement du sous-champ culturel du #livre mĂ©rite, lui, une place dans nos mĂ©moires. Jeudi 6 juin, Éric Hazan est mort. Du « Monde » et « L’HumanitĂ© » Ă  « LibĂ©ration », en passant par « TĂ©lĂ©rama » et « Mediapart », la presse parisienne a donnĂ©, avec plus ou moins d’honnĂȘtetĂ©, de dignitĂ© ou de platitude, le portrait du fondateur des #Ă©ditions_La_Fabrique. Rappelons ici sa place, centrale depuis vingt ans, dans la dĂ©fense du mĂ©tier d’éditeur. Et la critique Ă  laquelle il a donnĂ© un titre : L’Édition sans Ă©diteur – premier des trois livres de l’éditeur franco-amĂ©ricain #AndrĂ©_Schiffrin qu’Éric Hazan a Ă©ditĂ©s et traduits en 1999. Alors que, plus que jamais, la concentration dĂ©truit l’édition dans l’indiffĂ©rence gĂ©nĂ©rale – de l’État qui la soutient, des auteurs et autrices qui n’en tirent aucune consĂ©quence aux journalistes qui l’accompagnent et aux libraires qui l’acceptent –, la luciditĂ© d’Éric Hazan et sa maniĂšre si singuliĂšre, ferme et paisible, d’affirmer franchement les rĂ©alitĂ©s les plus dures nous manquent plus que jamais.

      ▻https://lafabrique.fr/ledition-sans-editeurs

    • Éric Hazan, des combats au cƓur des livres - #Jean_Stern @orientxxi
      ▻https://orientxxi.info/magazine/eric-hazan-des-combats-au-coeur-des-livres,7398

      Éditeur et essayiste, Éric Hazan, qui vient de mourir Ă  87 ans, avait fondĂ© La fabrique il y a 25 ans. Pionnier de l’édition indĂ©pendante en France, Hazan avait bataillĂ© contre la mainmise des groupes financiers sur la vie Ă©ditoriale. La fabrique est aussi l’un des lieux majeurs de publication d’essais et d’analyses sur le judaĂŻsme, le sionisme, IsraĂ«l et la Palestine.

    • Traduction en anglais de l’article de Jacques RanciĂšre paru sur LibĂ© le 08/06/2024 :
      ▻https://newleftreview.org/sidecar/posts/grand-editeur?pc=1609

      There is an infinitely reductive way of commemorating Eric Hazan, simply by saluting him as a courageous publisher and defender of the radical left, an unyielding supporter of the rights of the Palestinians and a man who, against the grain of his times, so believed in revolution that he devoted a book to the first measures to be taken on the morning after.

      He was certainly all these things, but we first need to register the essential point: in an age when the word ‘publishing’ conjures up empires of businessmen for whom everything is a commodity, even the most nauseating ideas, he was first and foremost a great publisher. This was not simply a matter of competence. It was much more a question of personality. And Eric was an exceptional personality: possessed of a mind curious about everything, a scientist by training and neurosurgeon in a previous life, but also a connoisseur of the arts and lover of literature; a city-dweller, sensitive to the living history of every stone in the street; an open and welcoming man with a radiant smile and eloquent handshake, eager to communicate his passions, to share his discoveries and convince others – without preaching – of what he considered to be the exigences of justice.

      I learnt from our first contact, just as La Fabrique was starting up, that he was no ordinary publisher. He had attended a few sessions of my seminar on aesthetics and wanted to better understand what I was doing and where it was heading. I sent him a short interview I’d done for a magazine published by friends of mine. A few days later, he told me that it was a book and that he was going to publish it. Which he did so effectively that this little volume, barely visible on a bookshelf, found its way around the world. I thereby discovered something surprising: a great publisher is one who can recognize you have written a book when you don’t know it yourself.

      Thus began a long collaboration punctuated by books whose titles alone prove that he was so much more than a publisher of revolutionary firebrands. Were that the case, what business would he have with exploring territories as remote from immediate political action as the landscape of eighteenth-century England, the dissolution of the traditional threads of narrative in the novels of Flaubert, Conrad or Virginia Woolf, the interweaving of time in the films of Dziga Vertov, John Ford or Pedro Costa, or the conception of the spectator implied by this or that installation of contemporary art? What, moreover, would lead him to publish a complete edition stretching to over a thousand pages of Walter Benjamin’s Baudelaire? And to immerse himself in Balzac’s Paris? It’s not only that he was interested in everything and his engagement with humanist culture was far broader and deeper than so many of the ‘clercs’ who smirk at militant commitments of his kind. It was because he fought for a world of the widest and richest experience, and did not separate the work of knowledge and the emotions of art from the passion of justice. This man – indignant against all oppression – loved, more than sloganeers, those who seek, invent and create.

      Changing the world was for him not a programme for the future but a daily task of adjusting our vision and finding the right words. And he understood that revolt is itself a means of discovery. In the work of the most radical authors he published, whether on feminism, decolonialism or pipeline sabotage, he discerned not only a cry of anger against the reign of injustice but also a project of research, a singular expression of the world we live in, and a new way of shedding light on it. Hence, he was careful to ensure that the most provocative titles appeared in booksellers’ windows adorned in such a way that made them precious objects.

      Is this why he chose the name La Fabrique? For connoisseurs of workers’ history, the name recalls Echo de la fabrique, the newspaper of the Lyonnais canuts during their revolt of the 1830s. No doubt it was important for it to evoke the memory of the great days of 1848 and the Commune. But the word ‘fabrique’ also associated this tradition of struggle with a whole conception of the publisher’s work: a radical departure from the logic of profit and its associated strictures of management; an artisanal love of craftsmanship that neglected no aspect of book production; but also an idea of the fraternal workshop where men and women would bring the product of their labours which, as they intertwined, would be transformed into something else: a shared wealth of experience, of knowledge and insight, the sense of a collective capacity to build a world different from the one that our masters and their intellectual lackeys present to us as the only, inescapable reality.

      Offering alternative cartographies of what is visible, of what takes place and what matters in our world: this is the concern that brought him together with so many authors of such different interests, ideas and sensibilities, all of which he respected equally without attempting to corral them into a common line. Because this great publisher was above all a free man who could only breathe in an atmosphere of freedom.

      Was it the thinning of this atmosphere that, alongside his illness, darkened his final days? Never have the causes for which he fought been so mockingly besmirched in theory, so blithely trampled underfoot in practice, as they are today. For a long time, Eric saw in the very ignominy of the powers that govern us a reason to hope for the coming revolution. Their world, he thought, is so decrepit that the slightest blow here or there is bound to bring about its collapse. This is the logic, perhaps a little too cursory, of good craftsmen and sons of the Enlightenment. They believe that rot causes buildings to crumble. Unfortunately, it is more like the glue holding the system together. And this imposes a long and painstaking task on those who first and foremost need air that is more breathable and more conducive to the preparation of other tomorrows. It is, in any case, a task for which his uncompromising resistance to baseness in every form will long serve as an example.

  • Macron, en marche vers l’#extrĂȘme_droite ?
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=G43ZVd7wN60

    En 2017, puis en 2022, Emmanuel Macron a remportĂ© l’élection prĂ©sidentielle face Ă  Marine Le Pen. Mais sa fascination pour l’extrĂȘme-droite et sa complaisance vis-Ă -vis d’empires mĂ©diatiques qui propagent la xĂ©nophobie contribuent Ă  « booster » le Rassemblement national. Au second tour de la prĂ©sidentielle de 2022, Marine Le Pen recueillait 41,8% des voix. Un record. Et le rĂ©sultat d’une politique. Depuis 2017, interdictions de manifestations, arrestations arbitraires et surveillance gĂ©nĂ©ralisĂ©e sont utilisĂ©s par l’exĂ©cutif pour mater des rĂ©voltes populaires contre des politiques libĂ©rales imposĂ©es sans concertation, et considĂ©rĂ©es comme « anti pauvres ».
    Demain, l’Etat de droit et la devise rĂ©publicaine « LibertĂ©, Ă©galitĂ©, fraternitĂ© » ne seront ils plus qu’un lointain souvenir ? Durant quatre mois, Thierry Vincent et DaphnĂ© Deschamps ont interviewĂ© d’anciens macronistes déçus par la dĂ©rive autoritaire du prĂ©sident et des figures conservatrices et d’extrĂȘme-droite qui se rĂ©jouissent qu’Emmanuel Macron leur prĂ©pare un « boulevard » pour 2027.
    À quelques semaines des Ă©lections europĂ©ennes, enquĂȘte au coeur d’une France en marche vers l’extrĂȘme droite.

    #Macron #Emmanuel_Macron #ni_de_droite_ni_de_gauche #de_droite_et_de_gauche #monarchisme #action_française #en_marche #jeanne_d'arc #Puy_du_Fou #11_novembre_2018 #MarĂ©chal_PĂ©tain #PĂ©tain #dĂ©civilisation #Renaud_Camus #autoritarisme #macronisme #islamo-gauchisme #front_national (#FN) #arc_rĂ©publicain #Jean-Michel_Blanquer #AmĂ©lie_de_Montchalin #front_rĂ©publicain #Rassemblement_national (#RN) #Patrick_Vignal #intersectionnalitĂ© #gauche_radicale #extrĂȘme_gauche #France_insoumise #tenue_vestimentaire #habits #retraite #xĂ©nophobie #racisme #Elisabeth_Borne #Valeurs_Actuelles #migrations #connivence #symbole #Bruno_Roger-Petit #BollorĂ© #Vincent_BollorĂ© #mĂ©dias #groupe_BollorĂ© #François_Coty #punaises_de_lit #bouc_Ă©missaire #Pascal_Praud #grand_remplacement #Pap_Ndiaye #Rima_Abdul_Malak #Rachida_Dati #Cyril_Hanouna #Geoffroy_Lejeune #Journal_du_Dimanche (#JDD) #GĂ©rald_Darmanin #conservatisme #homophobie #homosexualitĂ© #violences_policiĂšres #loi_immigration #prĂ©fĂ©rence_nationale

  • sur les agriculteurs « intimidĂ©s ». Toujours les mĂȘmes mensonges pour criminaliser et justifier la rĂ©pression. DĂ©bunkage đŸ§¶

    ▻https://threadreaderapp.com/thread/1798061717869789355.html

    👉 PremiĂšrement, l’#A69 n’est pas massivement soutenue par la population locale, bien au contraire : elle s’y oppose franchement (61%) et demande l’organisation d’un rĂ©fĂ©rendum local (82%).
    L’#A69 ne sert pas le bien public ou Ă  « dĂ©senclaver » Castres, mais Ă  gĂ©nĂ©rer de juteux profit pour ses promoteurs (au premier rang Pierre Fabre), avec l’aide de l’État et de la rĂ©gion - dont Carole Delga soutien infaillible de ce projet et qui n’a jamais dĂ©noncĂ© la rĂ©pression.
    Ces petits arrangements au sein de la bourgeoisie locale et conflits d’intĂ©rĂȘts ne passent pas inaperçus et ont fait l’objet de nombreuses enquĂȘtes journalistiques.
    👉 DeuxiĂšmement, les recours juridiques sont loin d’ĂȘtre purgĂ©s. Actuellement, on compte : des recours au fond dont le jugement est attendu pour fin 2024, 5 requĂȘtes administratives et 4 plaintes au pĂ©nal. Les promoteurs et l’État passent donc en force.
    👉 TroisiĂšmement, sur les saisies d’armes, il s’agit d’une technique fallacieuse employĂ©e systĂ©matiquement pour criminaliser les manifestants.
    Cela consiste à réaliser de trÚs nombreux contrÎles de véhicules, avec des réquisitions trÚs large sur une vaste zone et plusieurs jours avant la manif.
    Ainsi, le moindre outil (hachette, marteau), bidon d’essence, boule de pĂ©tanque trouvĂ© dans les vĂ©hicules des conducteurs non avertis de ses contrĂŽles sera comptabilisĂ© comme « arme par destination » et pris en photo par la prĂ©fecture afin de nourrir son rĂ©cit criminalisant.
    Exemple Ă  Sainte-Soline, en mars 2023 : 24 010 contrĂŽles de vĂ©hicules, pour 62 couteaux, 67 boules de pĂ©tanque, 13 haches, 5 matraques saisies entre le 18 et le 24/03, en zone rurale et sur plusieurs dĂ©partements.

    Si des agriculteurs sont bien « intimidĂ©s », c’est par la police qui les traquent et harcĂšlent ceux qui osent s’opposer aux expropriations, aux centaines d’ha bĂ©tonnĂ©s, aux exploitation coupĂ©es en deux, etc.

    Alors, face Ă  ce projet catastrophique et injuste, face aux intimidations du vilain Darmanin, ce weekend rejoignons massivement la mobilisation « Roue libre » et faisons que le Tarn se soulĂšve !

  • Christian Porta soumis Ă  un « interrogatoire politique » Ă  la gendarmerie : une intimidation grave
    ▻https://www.revolutionpermanente.fr/christian-porta-soumis-a-un-interrogatoire-politique-a-la-genda

    Une criminalisation de l’activitĂ© syndicale telle que le procureur de la RĂ©publique a mĂȘme dĂ» intervenir pour empĂȘcher la garde Ă  vue prĂ©vue pour le syndicaliste, transformĂ©e en audition libre pendant deux heures dans les locaux des forces de rĂ©pression. Une rĂ©pression dĂ©lirante qui vient prolonger l’offensive subie depuis fĂ©vrier par Christian Porta. Si la direction Ă©tait dĂ©jĂ  coutumiĂšre des mesures policiĂšres, n’hĂ©sitait pas Ă  intimider les travailleurs au sein de l’entreprise, appelant dans un tract les travailleurs solidaires de Christian Porta Ă  « se manifester pour discuter de leur sortie hors de l’entreprise dans les meilleurs dĂ©lais », et avait dĂ©jĂ  fait appel Ă  la gendarmerie pour empĂȘcher le syndicaliste, en fĂ©vrier, d’accĂ©der au site de l’usine pour remplir ses devoirs syndicaux, elle semble prĂȘte Ă  tout pour en finir avec le syndicaliste et sa section syndicale.

    Face Ă  cette atteinte grave aux libertĂ©s syndicales, le syndicaliste dĂ©nonce, Ă  la sortie de l’entretien, l’implication de la gendarmerie dans la campagne d’intimidation orchestrĂ©e par la direction d’InVivo et son DRH, SĂ©bastien Graff : « Aujourd’hui, la gendarmerie m’a dit qu’elle Ă©tait neutre. Mais c’est moi qui ait dĂ» donner mes empreintes, pas mon patron alors qu’il a Ă©tĂ© signalĂ© par la justice. C’est Ă  ma porte que vient la gendarmerie le matin pour me menacer de garde-Ă -vue alors qu’il n’y a aucun Ă©lĂ©ment matĂ©riel qui justifie cela. C’est ça la neutralitĂ© de la gendarmerie : alors mĂȘme que la justice dit que je dois ĂȘtre rĂ©intĂ©grĂ©, la gendarmerie est Ă  chaque fois derriĂšre la barriĂšre avec ma direction, elle prenait la carte d’identitĂ© des Ă©lus du personnels qui rentraient dans l’usine et bloquait les grĂ©vistes alors qu’elle ne l’a jamais fait avec la direction ».

    En rapport avec : ▻https://seenthis.net/messages/1056346

  • Les couleurs de la Palestine font leur retour Ă  l’AssemblĂ©e
    ▻https://contre-attaque.net/2024/06/04/les-couleurs-de-la-palestine-font-leur-retour-a-lassemblee
    ▻https://video.twimg.com/ext_tw_video/1797992831627190272/pu/vid/avc1/320x320/H3tzqAgX8wiViX5i.mp4?tag=12

    Un premier Ă©pisode, scandaleux, avait eu lieu il y a une semaine, le 28 mai. Alors qu’il Ă©tait question, lors de dĂ©bats parlementaires, des ventes d’armes de la France Ă  IsraĂ«l, pays mis en cause par la justice internationale dans le cadre d’une procĂ©dure pour gĂ©nocide, le dĂ©putĂ© Insoumis SĂ©bastien Delogu avait brandi un drapeau palestinien.

    Le dĂ©putĂ© de gauche avait immĂ©diatement reçu la plus haute sanction prĂ©vue par le rĂšglement de l’AssemblĂ©e : une exclusion temporaire durant 15 jours et le retrait de la moitiĂ© de l’indemnitĂ© parlementaire pendant deux mois. « Il s’est rendu coupable de provocation envers l’AssemblĂ©e nationale », avait estimĂ© YaĂ«l Braun-Pivet, prĂ©sidente de l’AssemblĂ©e connue pour son « soutien inconditionnel » Ă  IsraĂ«l.

    Ce mardi 4 juin, les dĂ©putĂ©s insoumis ont imaginĂ© un pied de nez : venir habillĂ©s en tenues vertes, rouges et blanches, pour figurer les couleurs de la Palestine directement dans l’hĂ©micycle.

    Dans la foulĂ©e, la dĂ©putĂ©e Rachel Keke, qui est entrĂ©e en politique par le combat syndical hĂ©roĂŻque des femmes de chambre de l’hĂŽtel Ibis en 2019, a brandi le drapeau palestinien. Ce qui a Ă  nouveau mis hors d’elle YaĂ«l Braun-Pivet, qui a de nouveau administrĂ© la sanction la plus lourde Ă  la dĂ©putĂ©e. Une scĂšne ubuesque : le parti au pouvoir va-t-il exclure tous les Ă©lus qui critiquent le gĂ©nocide commis par IsraĂ«l ?

    Rappelons que le gouvernement Macron est celui qui a le plus piĂ©tinĂ© le pouvoir lĂ©gislatif : jamais autant de 49.3, mesure d’exception qui permet de se passer du vote du Parlement, n’avaient Ă©tĂ© utilisĂ©s sous la 5Ăšme RĂ©publique. Jamais autant de sanctions n’avaient visĂ© les dĂ©putĂ©s. Jamais le premier groupe d’opposition n’avait Ă©tĂ© autant puni et menacĂ©.

    À ce rythme lĂ , il ne restera bientĂŽt plus que les fascistes et les macronistes Ă  l’AssemblĂ©e
 qui ne forment en rĂ©alitĂ© qu’un seul et mĂȘme groupe, celui de la bourgeoisie radicalisĂ©e.

  • Les grĂšves se portent bien et marchent fort
    ▻https://www.frustrationmagazine.fr/greves

    On entend souvent dire que la grĂšve est un mode d’action dĂ©passĂ©, rĂ©servĂ© Ă  un temps ancien. Pourtant, ces derniĂšres annĂ©es, leur nombre a augmentĂ© en France. Ailleurs dans le monde, elles restent le moyen qui permet le mieux d’obtenir du progrĂšs social. Outil majeur de la lutte des classes, la grĂšve fonctionne : ce [
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    • Et Ă  raison, car les chiffres sont lĂ  : une Ă©tude du ministĂšre du travail basĂ©e sur l’annĂ©e 2020 nous informe que 62,8 % des entreprises ayant connu une grĂšve dans l’annĂ©e ont connu des nĂ©gociations fructueuses pour les salariĂ©s, contre seulement 12,7 % des entreprises qui n’ont pas connu de conflit social. L’annĂ©e suivante, en 2021, c’est encore davantage : 79,0 % des entreprises dĂ©clarant au moins une grĂšve ont mis en place des accords favorables aux salariĂ©s, contre seulement 16,6 % des entreprises n’ayant connu ni grĂšve ni une quelconque forme de conflit. Ces accords ont portĂ© principalement sur les salaires mais aussi sur les conditions de travail.

  • Une police du vĂȘtement contre la cause palestinienne - Contre Attaque
    â–șhttps://contre-attaque.net/2024/06/04/une-police-du-vetement-contre-la-cause-palestinienne

    À Lyon, le 31 mai, des policiers ont mis en place une traque aux symboles Ă©voquant la Palestine. Des agents ont d’abord verbalisĂ© une femme pour “participation Ă  une manifestation interdite” alors qu’elle Ă©tait seule mais qu’elle portait un keffieh sur les Ă©paules. Aucun rassemblement ou manifestation n’était alors en cours.

    Encore plus lunaire : dans la foulĂ©e, les agents ont isolĂ© une femme Ă  proximitĂ©, qui portait un pin’s en forme de pastĂšque. Les policiers ont considĂ©rĂ© cela comme “un signe distinctif de participation Ă  une manifestation interdite”. Les deux femmes ont reçu des amendes de 135 €. Pour avoir portĂ© un pins et un keffieh dans la rue donc.

    ▻https://contre-attaque.net/wp-content/uploads/2024/06/lyo-1.mp4

  • Quand le brevet sert la soupe au SNU
    ▻https://www.cafepedagogique.net/2024/06/03/quand-le-brevet-sert-la-soupe-au-snu

    On rappellera que l’EMC est un matiĂšre censĂ©e nourrir l’esprit critique. Aussi faut-il scruter de prĂšs le questionnement sur les documents pour comprendre le cheminement intellectuel demandĂ© Ă  l’élĂšve. Force est de constater que c’est assez simple ici puisqu’il s’agit de procĂ©der en deux temps :

    – S’assurer que l’élĂšve a bien saisi les informations des documents publicitaires

    – Lui demander de mobiliser ces informations pour faire la promotion du SNU auprùs de ses camarades.

    C’est simple, concis, et franc du collier.

    On nous rĂ©torquera sans doute que le gouvernement n’est nullement responsable de la confection des sujets, trop occupĂ© Ă  batailler pour faire accepter l’inique rĂ©forme des groupes de niveau/besoins/niveau. Et qu’il faut donc plutĂŽt pointer la responsabilitĂ© de collĂšgues et de l’Inspection. C’est sans doute vrai, et mĂȘme pire tant cela reflĂšte la toxicitĂ© d’une chaĂźne de loyautĂ© fabriquĂ©e sur la base d’une soumission aveugle Ă  l’autoritĂ© et d’autocensure face Ă  la possibilitĂ© – mĂȘme minime- de la critique.

    Il est donc permis de se demander comment enseigner l’esprit critique Ă  des Ă©lĂšves si l’on est soi-mĂȘme saisi d’effroi Ă  la simple idĂ©e d’introduire une pincĂ©e de nuances et un soupçon de distance dans l’analyse de documents. Ce n’était pourtant pas impossible Ă  faire comme le montre cette proposition de sujet alternatif Ă©laborĂ© par nos soins.

    • 4) Expliquez pourquoi toutes les activitĂ©s menĂ©es permettent de dĂ©velopper l’engagement citoyen.

      5) Vous souhaitez faire une prĂ©sentation en cours d’Enseignement Moral et Civique sur la DĂ©fense nationale. Expliquez Ă  vos camarades les conditions pour participer au SNU, les activitĂ©s proposĂ©es et les objectifs de ce sĂ©jour de cohĂ©sion.

    • Les parti pris sont de compagnie pour le deuxiĂšme sujet aussi, la, pour appeler l’évĂ©nement historique par son nom de propagande occidentale, « chute du mur de Berlin ».
      Les notions sur lesquelles on interroge les enfants et leur prĂ©sentation comme allant de soi n’incitent pas Ă  des rĂ©ponses nuancĂ©es et critiques mais Ă  des phrases qui recrachent les formules vides de sens apprises par coeur.
      « RDA rĂ©gime autoritaire », « libertĂ© retrouvĂ©e par les Allemands de l’Ouest », « consĂ©quences pour les Allemands », etc.
      Je n’entre pas dans le dĂ©tail de la question.

      #France #pédagogie #propagande

    • Militarisation de l’enseignement et rĂ©pression syndicale :

      ▻https://www.blast-info.fr/articles/2024/brest-plainte-de-darmanin-contre-un-syndicaliste-de-sud-solidaire-educati

      C’est un tract du syndicat Sud Solidaire Ă©ducation du FinistĂšre qui remonte au 12 octobre 2023.

      AprĂšs les attentats de 2015, un protocole avait Ă©tĂ© signĂ© entre le MinistĂšre de l’Éducation et celui de la DĂ©fense, portant sur la crĂ©ation de « classes de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© globale ». L’objectif affichĂ© Ă©tait de renforcer l’idĂ©e de communautĂ© nationale. Il s’agissait surtout de surfer sur la vague d’empathie pour les policiers aprĂšs le Bataclan pour faire aimer les uniformes Ă  nos enfants et entrer des gendarmes, des pompiers, des soldats ou des gardiens de prison dans nos collĂšges et lycĂ©es.

  • Pourquoi le patronat persĂ©cute de plus en plus les syndicalistes
    ▻https://www.frustrationmagazine.fr/syndicalistes-discrimination

    On s’étonne souvent de la faiblesse du taux de syndicalisation en France – environ de 8 % dans le secteur privĂ© et 18 % dans le public – en mettant ce faible engagement sur le compte du « repli individualiste » ou de « l’atomisation des collectifs de travail ». Ces deux idĂ©es reçues ne [
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    • (...) il y a une explication qui est nettement moins mise en avant, et qui dit pourtant beaucoup de l’époque autoritaire dans laquelle nous vivons : les discriminations, violences et intimidations judiciaires dont sont victimes les syndicalistes dans ce pays. Loin d’ĂȘtre un phĂ©nomĂšne isolĂ©, ces comportements anti-syndicaux sont devenus, de la part des directions d’entreprise, de vĂ©ritables stratĂ©gies, avec la bĂ©nĂ©diction de l’Etat, comme en tĂ©moigne le succĂšs du hashtag StopDictaturePatronale sur les rĂ©seaux sociaux.

  • Anti-Ă©colos, anti-syndicats, hors-la-loi : qui est SĂ©bastien Graff, le DRH en guerre contre la CGT ?
    ▻https://www.revolutionpermanente.fr/Anti-ecolos-anti-syndicats-hors-la-loi-qui-est-Sebastien-Graff-

    La rĂ©pression syndicale contre Christian Porta, dĂ©lĂ©guĂ© CGT Neuhauser-InVivo, est emblĂ©matique de la radicalisation du patronat. A la manƓuvre, SĂ©bastien Graff, ancien DRH de PSA Aulnay, qui a fait de la lutte contre le syndicaliste une affaire personnelle.

    DRH d’une sociĂ©tĂ© comptant plus de 14 000 salariĂ©s, SĂ©bastien Graff s’est pourtant prĂ©sentĂ© en personne Ă  l’audience du conseil des Prud’hommes qui se tenait le 10 mai dernier, et opposait Christian Porta, dĂ©lĂ©guĂ© CGT de Neuhauser, une filiale du groupe InVivo, Ă  sa direction. Un dirigeant de multinationale pour participer au procĂšs d’un syndicaliste ? Le symbole en dit long, surtout si on se rappelle que ce jour-lĂ , c’est un licenciement totalement illĂ©gal, prononcĂ© malgrĂ© le refus de l’inspection du travail, que le cadre supĂ©rieur Ă©tait venu dĂ©fendre.

    Assumant un rĂŽle de « DRH militant », SĂ©bastien Graff aime exposer la façon dont il perçoit son rĂŽle de DRH. Dans une interview vidĂ©o pour le mĂ©dia Circuits culture, il se dĂ©crit comme un coach, expliquant avoir retranscrit chez InVivo les valeurs du sport que seraient « le goĂ»t de l’effort, la solidaritĂ© et la victoire et le gout de la victoire et la recherche de la performance permanente ». Mais derriĂšre cette novlangue managĂ©riale, l’homme laisse transparaĂźtre un visage bien plus politique et brutal, n’hĂ©sitant pas Ă  user des pires mĂ©thodes pour tenter d’éliminer un syndicat combatif et affichant haut et fort ses opinions anti-Ă©colos.
    Un DRH trĂšs politique

    Depuis des mois, l’homme a fait de la lutte contre Christian Porta une affaire personnelle. Sur Twitter, le DRH se rĂ©pand en calomnies contre le syndicaliste, l’accusant ouvertement d’ĂȘtre « un auteur de harcĂšlement moral » et allant jusqu’à soutenir que « des gens n’en dorment plus, des personnes [
] n’osent Ă  peine tĂ©moigner de de cauchemar ». Des accusations que l’entreprise a tentĂ© de dĂ©montrer Ă  partir d’une enquĂȘte interne trĂšs orientĂ©e, qui n’aura convaincu ni la justice ni l’inspection du travail.

    Mais l’activisme du DRH sur les rĂ©seaux ne s’arrĂȘte pas lĂ . Sur X, le quinquagĂ©naire publie frĂ©nĂ©tiquement et fait part, sans ambages, de sa profonde dĂ©testation de la gauche. Ses tweets et retweets dessinent le monde de SĂ©bastien Graff, oĂč EnvoyĂ© spĂ©cial est une officine d’ultra-gauche, les parlementaires du groupe LFI sont assimilĂ©s Ă  des « grĂ©viste d’étudiants en sociologie Ă  Tolbiac » et « la gauche qui dĂ©fend la prĂ©sence des drag-queens et des ateliers de sensibilisation Ă  la cause trans » Ă  des fous.

    Son hostilitĂ© s’étend Ă©galement aux syndicats, particuliĂšrement la CGT, s’en prenant Ă  Sophie Binet la « rouge ». Outre les « gauchistes », SĂ©bastien Graff s’emploie Ă©galement Ă  dĂ©noncer avec une extrĂȘme virulence l’autre « peste » (selon ses termes) que sont les Ă©cologistes. Il fait preuve d’une vĂ©ritable obsession pour les parlementaires du groupe EELV et tout particuliĂšrement pour ses membres fĂ©minins. RĂ©pondant rĂ©guliĂšrement Ă  leurs publications, il n’hĂ©site pas Ă  traiter Marine Tondelier de « clown » ou Ă  s’insurger contre Sandrine Rousseau lorsque celle-ci ose dĂ©noncer les politiques natalistes. Cette campagne contre l’écologie politique menĂ©e par celui qui est Ă©galement en charge de la communication de la multinationale s’inscrit pleinement dans une stratĂ©gie de discrĂ©dit des voix qui s’élĂšvent contre le modĂšle productiviste et destructeur poursuivi par le gĂ©ant de l’agrobusiness qu’est Invivo, qui compte Ă  son actif deux procĂšs (et deux dĂ©faites) contre des organisations Ă©cologistes : Greenpeace et Extinction Rebellion.

    Entre deux invectives envers les militants Ă©cologistes et la gauche, SĂ©bastien Graff ne manque pas de relayer les discours de journalistes connus pour leurs positions trĂšs favorables Ă  l’industrie agroalimentaire et leur nĂ©gation des dangers des pesticides comme Emmanuelle Ducros, mise en cause pour avoir Ă©tĂ© rĂ©munĂ©rĂ©e par des lobbys de l’agroalimentaire ou GĂ©raldine Woessner, journaliste Ă©pinglĂ©e par deux fois par le Conseil de dĂ©ontologie des journalistes pour ces articles sur les pesticides et sur la manifestation brutalement rĂ©primĂ©e de Sainte-Soline. Alors que ces derniers jours cette derniĂšre a choquĂ© largement en expliquant Ă  Rima Hassan dans un tweet « il n’y a pas de journaliste palestinien. Vous collez un concept occidental sur une entitĂ© qui n’existe pas », SĂ©bastien Graff lui envoyait ce dimanche son soutien.

    Pas Ă©tonnant lorsque l’on sait que son hostilitĂ© envers la gauche le pousse mĂȘme Ă  retweeter les propos d’une figure de l’extrĂȘme-droite comme Charles Gave, Ă©conomiste ultra-libĂ©ral, violemment hostile Ă  la sĂ©curitĂ© sociale, et financeur en 2021 de la campagne prĂ©sidentielle de Éric Zemmour... Une attitude « sans limite », qui tĂ©moigne de l’impunitĂ© dont jouit le DRH, que ni la dĂ©cence ni la loi ne semblent arrĂȘter.
    La mise en Ɠuvre de la stratĂ©gie d’un patronat radicalisĂ©

    SĂ©bastien Graff doit avant tout sa place au sein de la multinationale Ă  la solide expĂ©rience de rĂ©pression et de dĂ©stabilisation des mobilisations des travailleurs et des syndicats. Avant mĂȘme la fin de ses Ă©tudes, il dĂ©cide de se faire la main auprĂšs du directeur gĂ©nĂ©ral des mines de potasse d’Alsace alors en charge de les fermer. Ce processus aboutira Ă  mettre plus de 1 000 mineurs au chĂŽmage. Lui, dans le portrait que lui dĂ©die la revue Personnel en fĂ©vrier 2018, se souvient avoir « beaucoup appris sur la nĂ©gociation salariale et la gestion des conflits ».

    AprĂšs ĂȘtre passĂ© par l’industrie pharmaceutique, il rejoint en 2001 le groupe PSA en tant que responsable des relations sociales de l’usine d’Aulnay-sous-Bois. En charge de l’unitĂ© de montage de l’usine, il a dĂ©jĂ  en ligne de mire les syndicats et en particulier la CGT. Comme se souvient Jean-Pierre Mercier, salariĂ© et dĂ©lĂ©guĂ© syndical CGT de l’usine, « six mois, un an avant les Ă©lections professionnelles, SĂ©bastien Graff s’appliquait Ă  faire le vide autour de la CGT. Toute personne qui s’en rapprochait pouvait se voir convoquer, mettre au placard, imposer des conditions de travail plus dures, refuser des augmentations de salaire, etc. »

    Le groupe PSA est aussi un lieu d’apprentissage de la « gestion de crise » pour SĂ©bastien Graff. En 2007, alors que des centaines de salariĂ©s font grĂšve pour obtenir des augmentations de salaire, SĂ©bastien Graff participe avec la direction du site au remplacement des grĂ©vistes par des intĂ©rimaires. PSA est alors condamnĂ© en justice pour cette pratique parfaitement illĂ©gale.

    AprĂšs 7 annĂ©es de bons et loyaux services, son action au sein du groupe PSA sera rĂ©compensĂ©e par une promotion qu’il refusera cependant pour rejoindre le groupe InVivo en 2008. En qualitĂ© de DRH monde, il s’illustre rapidement pour son action contre les syndicats. « Faut-il rappeler que vous avez, Ă  votre toute premiĂšre rĂ©union en tant que nouveau dirigeant, tentĂ© de licencier notre reprĂ©sentant CĂ©dric Grangeot, et que l’inspection du travail a dĂ©montĂ© vos mensonges grĂące Ă  l’enregistrement audio, menant ainsi Ă©galement Ă  sa rĂ©intĂ©gration ? » rappelait rĂ©cemment sur les rĂ©seaux sociaux le syndicat SUD Commerce Ile-de-France Ă  SĂ©bastien Graff.

    Une rĂ©fĂ©rence Ă  un cas de rĂ©pression syndicale typique du DRH, en de nombreux point similaire Ă  l’offensive contre Christian Porta. « Pendant la crise Covid, ce syndicaliste qui reprochait notamment Ă  la direction de faire travailler les salariĂ©s dans des conditions sanitaires inacceptables, avait Ă©tĂ© licenciĂ© sur la base d’accusations de propos agressifs en rĂ©union » raconte un syndicaliste de la CGT InVivo ayant suivi l’affaire. Un cas de rĂ©pression syndicale qui vaudra Ă  la multinationale d’ĂȘtre Ă©pinglĂ©e par l’inspection du travail et condamnĂ©e par le Conseil des prud’hommes de CrĂ©teil.
    RĂ©pression syndicale : des mĂ©thodes brutales et hors-la-loi contre la CGT

    C’est avec les mĂȘmes mĂ©thodes patronales bien rodĂ©es au cours de sa carriĂšre que SĂ©bastien Graff mĂšne dĂ©sormais son offensive contre la CGT Neuhauser en ciblant Christian Porta. Pour Ă©vincer le syndicaliste, l’entreprise n’hĂ©site pas Ă  monter un dossier pour « harcĂšlement » contre ce dernier, tout en intimidant par un courrier les salariĂ©s qui seraient solidaires du dĂ©lĂ©guĂ© CGT, dont l’organisation a rassemblĂ© 74% des voix aux derniĂšres Ă©lections professionnelles.

    Pour s’assurer d’écraser toute solidaritĂ©, la direction d’InVivo a mis son personnel sur le pied de guerre. « DĂšs le lendemain de ma mise Ă  pied, deux responsables RH de InVivo ont dĂ©barquĂ© soi-disant pour "apaiser le dialogue social". En rĂ©alitĂ©, ils sont les yeux et les oreilles de SĂ©bastien Graff, et participent Ă  crĂ©er un climat de peur, en Ă©voquant auprĂšs des salariĂ©s la menace de potentielles convocations » explique Christian Porta. RĂ©cemment, 4 salariĂ©s proches de la CGT ont d’ailleurs Ă©tĂ© mis Ă  pied pour des faits dĂ©risoires.

    Contrainte de laisser Christian Porta accĂ©der Ă  l’usine par une dĂ©cision de justice, la direction d’InVivo a dans le mĂȘme temps dĂ©cidĂ© de le fliquer. « Ils ont embauchĂ© un huissier Ă  500€ de l’heure pour ĂȘtre sur le site quasiment 24h/24 et me surveiller. Ça crĂ©e un climat anxiogĂšne, dans la salle de pause l’huissier me suit, l’objectif c’est de m’empĂȘcher de parler avec mes collĂšgues et surtout de s’organiser » raconte le dĂ©lĂ©guĂ© CGT de Neuhauser. De quoi crĂ©er un climat dĂ©sastreux dans l’entreprise. « De nombreux salariĂ©s dĂ©noncent un climat anxiogĂšne qui rappelle les moments de licenciement Ă©conomique que nous avons connu dans l’entreprise » raconte un militant de la CGT Neuhauser. Une pression qui s’accompagne de menaces ouvertes de « fermeture de l’usine », lĂ  encore totalement illĂ©gales.

    Des tentatives d’intimidations qui n’ont pas empĂȘchĂ© une large solidaritĂ© de s’exprimer avec le dĂ©lĂ©guĂ© CGT, avec des journĂ©es de grĂšve dĂšs le mois de fĂ©vrier dernier et, rĂ©cemment, des dĂ©brayages et grĂšves importantes contre l’offensive de l’entreprise. Pour Christian Porta, il s’agit d’une belle revanche. « SĂ©bastien Graff ne respecte rien. Pendant les NAO, il ne fournit aucun document, et fait tout pour avoir le contrĂŽle sur tout. Il m’a dĂ©jĂ  coupĂ© le micro en rĂ©union. Il a Ă©galement limitĂ© la possibilitĂ© d’utiliser l’intranet pour communiquer avec les salariĂ©s dĂšs qu’on a commencĂ© Ă  diffuser des articles dĂ©nonçant la rĂ©pression syndicale. MalgrĂ© cela, les travailleurs restent unis et se mobilisent massivement » conclut le syndicaliste.

    Depuis le 7 fĂ©vrier, les condamnations se multiplient face aux pratiques de InVivo : Neuhauser a Ă©tĂ© Ă©pinglĂ© deux fois par le Tribunal judiciaire de Sarreguemines, une fois par le Conseil des Prud’hommes de Forbach, sans compter le refus de licenciement de l’Inspection du travail. Le 30 mai dernier, fait rarissime, le Tribunal judiciaire de Sarreguemines a mĂȘme fait le choix de saisir le Procureur de la RĂ©publique aprĂšs avoir constatĂ© l’existence de multiples infractions pĂ©nales.

    Alors que SĂ©bastien Graff s’affranchit ouvertement des quelques principes qui protĂšgent encore le droit du travail malgrĂ© les rappels Ă  l’ordre rĂ©pĂ©tĂ©s des juridictions et de l’administration, son hyperactivitĂ© pour obtenir le licenciement de Christian Porta est rĂ©vĂ©latrice de la dĂ©termination d’InVivo Ă  Ă©radiquer une section syndicale combative. Une offensive qui vise Ă  mettre au pas les travailleurs, Ă  laquelle ils ont opposĂ© une rĂ©ponse ferme, en se mettant cette semaine en grĂšve pour la rĂ©intĂ©gration de Christian Porta.

    Une mobilisation exemplaire, avec laquelle la solidaritĂ© doit ĂȘtre la plus large, dans la continuitĂ© des nombreuses marques de soutien exprimĂ©es ces derniers mois devant le siĂšge de InVivo, devant le siĂšge de Neuhauser, au Port de Metz mais aussi dans les tribunes publiĂ©es par Basta ou Mediapart.

    Pour soutenir Chritian Porta et les Neuhauser, donnez Ă  la caisse de grĂšve !