marielle 🐱

« vivere vuol dire essere partigiani » Antonio Gramsci

  • Les coupures d’électricitĂ© non ciblĂ©es, ce sont les inĂ©galitĂ©s aggravĂ©es | Le Club
    ▻https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog/011222/les-coupures-delectricite-non-ciblees-ce-sont-les-inegalites-aggrave

    J’ai hĂąte. Oui, j’ai hĂąte de voir comment seront justifiĂ©es l’annulation de trains et la fermeture d’écoles pendant que les remontĂ©es mĂ©caniques de MegĂšve ou Courchevel continueront Ă  fonctionner.

    Hùte de voir comment allons-nous accepter de ne pas avoir de courant pour réchauffer la soupe à 19 ou 20 heures pendant que des panneaux publicitaires lumineux continueront à fonctionner dans les gares et nos centre-villes.

    HĂąte de voir la piscine en plein air chauffĂ©e Ă  28°C du LagardĂšre Paris Racing dans le 16Ăšme Ă  Paris (quartiers riches) continuer Ă  distraire ses membres sĂ©lectionnĂ©s quand les ascenseurs des tours des quartiers populaires d’Aubervilliers, Bobigny, Clichy-sous-Bois, Grigny seront arrĂȘtĂ©s.

    HĂąte aussi de voir l’aĂ©roport de Roissy-CDG continuer Ă  fonctionner quand la Ligne 13 du mĂ©tro Ă  Paris sera mise Ă  l’arrĂȘt.

    HĂąte enfin de voir comment sera justifiĂ©e l’absence de courant en dĂ©but de soirĂ©e dans une petite ville pendant que le stade de foot, le gymnase et le cours de tennis de la ville d’à-cĂŽtĂ© pourront continuer Ă  Ă©clairer des mecs tapant dans un ballon ou une bal

  • La lĂąchetĂ© de ces gens. Passer la mĂšre des rĂ©formes libĂ©rales Ă  quelques jours de NoĂ«l, dans le dos du peuple
    ▻https://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/reforme-des-retraites/reforme-des-retraites-elisabeth-borne-confirme-que-le-texte-sera-presen

    « Nous tiendrons le calendrier. » Dans un entretien au Parisien (article pour les abonnĂ©s), jeudi 1er dĂ©cembre, Elisabeth Borne confirme que les contours de la rĂ©forme des retraites seront prĂ©sentĂ©s le 15 dĂ©cembre, « Ă  l’issue des concertations avec les organisations patronales et syndicales ». « Le texte devra ensuite ĂȘtre prĂ©sentĂ© en Conseil des ministres au dĂ©but de l’annĂ©e prochaine, pour un examen au Parlement au printemps et une entrĂ©e en vigueur avant la fin de l’étĂ© », ajoute la PremiĂšre ministre.

    Le gouvernement « sera Ă  l’écoute des propositions des uns et des autres », assure Elisabeth Borne. La proposition initiale d’Emmanuel Macron Ă©tait de reporter progressivement l’ñge de dĂ©part Ă  65 ans, mais il s’est dit depuis « ouvert » Ă  un report Ă  64 ans avec un allongement de la durĂ©e de cotisation. Pour faire adopter le texte, Elisabeth Borne compte sur Les RĂ©publicains, avec qui elle espĂšre « pouvoir trouver un chemin ».

    Application à partir de la génération née en 1961

    Elle assure que la rĂ©forme sera « progressive » et que les premiĂšres personnes concernĂ©es seront celles nĂ©es "au deuxiĂšme semestre 1961, qui « travailleront quelques mois de plus avant de pouvoir atteindre l’ñge lĂ©gal ». Elle prĂ©cise que le principe des « carriĂšres longues » permettant de partir deux ou quatre ans avant l’ñge lĂ©gal sera « assoupli pour ceux qui ont vraiment commencĂ© Ă  travailler trĂšs tĂŽt ». « Pour faire une rĂ©forme juste, notamment pour les femmes, nous avons dĂ©cidĂ© de ne pas augmenter l’ñge d’annulation de la dĂ©cote, qui restera Ă  67 ans », ajoute-t-elle.

    Le dernier cycle de concertation avec les partenaires sociaux sur la rĂ©forme, axĂ© sur le « financement » du systĂšme, a dĂ©marrĂ© jeudi soir au ministĂšre du Travail. Sur les Ă©ventuelles manifestations des opposants Ă  cette rĂ©forme, Elisabeth Borne admet qu’"il y a un droit de manifester" mais rĂ©affirme que « cette rĂ©forme est nĂ©cessaire pour sauver notre systĂšme de retraites ».

    #ReformeDesRetraites

  • Le trajet entre le domicile et le travail peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme du temps de travail effectif, selon la Cour de cassation
    ▻https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-mon-boulot/le-trajet-entre-le-domicile-et-le-travail-peut-etre-considere-comme-du-

    140 000 euros, c’est la belle somme que vient de se voir attribuer par la justice un salariĂ© qui passait trop de temps dans sa voiture, entre ses diffĂ©rents lieux de travail. Une dĂ©cision qui pourrait avoir des consĂ©quences.

    La Cour de cassation vient en effet de changer de position dans cette toute rĂ©cente dĂ©cision. Elle vient de s’aligner sur la position de la Cour justice de l’Union europĂ©enne, alors qu’elle s’y refusait jusqu’alors, comme le prĂ©cise le site spĂ©cialisĂ© dans les ressources humaines ActuEL-RH. ConcrĂštement, il s’agit de l’histoire de l’employĂ© rennais d’une entreprise de serrurerie, un commercial qui Ă©tait obligĂ© de sillonner douze dĂ©partements de l’ouest de la France pour son travail : il roulait environ 60 000 kilomĂštres par an.

    Ces trajets entre le domicile du salariĂ© et le lieux du premier et du dernier rendez-vous : les juges l’ont considĂ©rĂ© comme du temps de travail, alors que l’entreprise ne voulait pas en entendre parler. Pour la Cour de cassation, ces temps passĂ©s en voiture sont bien du temps de travail effectif. Une nouveautĂ© qui va pouvoir faire jurisprudence.

    D’autant que le salariĂ© ne devait pas se contenter de rouler : iI Ă©tait entiĂšrement Ă  la disposition de son employeur pendant qu’il Ă©tait au volant. Il Ă©tait tenu de tĂ©lĂ©phoner en voiture, grĂące Ă  un kit mains libres et de rĂ©pondre Ă  ses clients, Ă  son patron ou aux techniciens de l’entreprise. Pas de doute pour les juges, il s’agissait bien de temps de travail et non pas seulement de temps de trajet.

    Une dĂ©cision lourde de consĂ©quences pour le salariĂ© lui-mĂȘme, qui se voit attribuer la somme de 140 000 euros en indemnitĂ©s et en dommages et intĂ©rĂȘts pour licenciement abusif. Il avait travaillĂ© six ans, entre 2009 et 2015, Ă  ce rĂ©gime. Pour tous les autres salariĂ©s soumis Ă  ces contraintes, ces temps de trajet qui sont aussi du temps de travail peuvent entrer dans le dĂ©compte des heures supplĂ©mentaires. Ce qui peut faire une belle diffĂ©rence sur la fiche de paie Ă  la fin du mois.

    #travail #transports #temps_de_travail #titre_putaclic

    • on a envie de croire aux bonnes nouvelles, et v’lĂ  que France info titre façon PĂšre NoĂ«l. oui, le temps de transports est du temps de travail, mais non, pour nos juristes, sauf Ă  se voir imposer la chose d’abord hors des prĂ©toires, c’est du trajet, sauf dans des cas spĂ©cifiques dont il restera Ă  voir lesquels (VRP, livreurs, ...?) et comment.

      Le temps de trajet des salariĂ©s itinĂ©rants peut dĂ©sormais ĂȘtre qualifiĂ© de temps de travail effectif
      ▻https://www.actuel-rh.fr/content/le-temps-de-trajet-des-salaries-itinerants-peut-desormais-etre-qualifie-de

      AprĂšs plusieurs annĂ©es de rĂ©sistance, la Cour de cassation a fini, dans un arrĂȘt du 23 novembre 2022, par s’aligner sur la position de la CJUE : le temps de dĂ©placement d’un salariĂ© itinĂ©rant entre son domicile et les sites des premier et dernier clients peut, sous conditions, ĂȘtre reconnu comme du temps de travail effectif. En consĂ©quence, il peut entrer dans le dĂ©compte des heures supplĂ©mentaires.

      non mais, imaginez le dĂ©sordre social si il fallait partout payer les temps de transports (ce qui ferait d’ailleurs un bon « malus Ă©cologique »).

      #salariés-itinérants

  • « Quelle idĂ©ologie derriĂšre l’intĂ©gration europĂ©enne ? »

    Entre libĂ©ralisme autoritaire et neutralitĂ© de façade, Thibault Biscahie revient sur les origines mĂ©connues de l’#UE
    ▻https://qg.media/2022/12/01/quelle-ideologie-derriere-lintegration-europeenne-par-thibault-biscahie

    À rebours des platitudes selon lesquelles l’Union europĂ©enne aurait Ă©tĂ© fondĂ©e sur des idĂ©aux de « paix et de prospĂ©ritĂ© », Michael Wilkinson, thĂ©oricien du droit Ă  la London School of economics, livre un ouvrage fondamental sur les stratagĂšmes dĂ©veloppĂ©s dans l’aprĂšs-guerre pour contenir les peuples et assurer un ordre de fer sous couvert de neutralitĂ© et de dĂ©mocratie. CentrĂ© sur la façon dont le libĂ©ralisme autoritaire a Ă©tĂ© le vĂ©ritable moteur de cette intĂ©gration, depuis la RĂ©publique de Weimar jusqu’aux diktats de l’actuelle BCE, le livre n’est pas encore traduit en français. Le site de QG vous en propose en avant-premiĂšre la recension approfondie tant il entre en rĂ©sonance avec le climat actuel de dĂ©liquescence de l’UE, aboutissement d’un programme de cadenassage de la souverainetĂ© populaire et de dĂ©politisation de l’économie datant de la Guerre froide

    En Allemagne, le « libĂ©ralisme autoritaire » fut une doctrine mise en Ɠuvre au dĂ©but des annĂ©es 1930 pour tenter de sauver un systĂšme chancelant. Dans un contexte de « crise organique », les libĂ©raux eurent recours Ă  des stratĂ©gies plus rigides, tandis que des fractions paramilitaires de la classe dirigeante multipliaient leurs attaques contre les parlementaires. La restructuration constitutionnelle qu’ils orchestrĂšrent fit la part belle aux Ă©lites militaires vieillissantes, Ă  la bureaucratie et aux grandes entreprises. L’idĂ©e selon laquelle l’État libĂ©ral Ă©tait « neutre » apparaissait comme une supercherie : insensible aux inĂ©galitĂ©s socio-Ă©conomiques, il Ă©tait contrĂŽlĂ© par une classe qui lĂ©gifĂ©rait par dĂ©crets et Ɠuvrait Ă  la dĂ©politisation des conflits sociaux menaçant les intĂ©rĂȘts capitalistes. Ce libĂ©ralisme outrancier Ă©tait intolĂ©rant Ă  la dissension, mĂ©fiant Ă  l’égard du parlementarisme, viscĂ©ralement anti-marxiste et craintif face Ă  la dĂ©mocratie de masse. TolĂ©rĂ©e par les sociaux-dĂ©mocrates, la cure d’austĂ©ritĂ© imposĂ©e par ce rĂ©gime provoqua la dĂ©flation, et la marginalisation du parlement encouragea le recours Ă  la violence. Dans ce contexte d’état d’urgence et de pouvoirs d’exception, les Nazis se prĂ©sentĂšrent en recours, prĂ©cipitant l’effondrement de la dĂ©mocratie libĂ©rale.

  • Face aux Ă©pidĂ©mies, la mollesse du gouvernement n’est pas sĂ©rieuse – l’édito de Ration double la gauche, les syndicats, les rĂ©volutionnaires
    ▻https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/face-aux-epidemies-la-mollesse-du-gouvernement-nest-pas-serieuse-20221130
    ▻https://www.liberation.fr/resizer/F5cbVx28JWPAOrRS7k_BQvokTZg=/1200x0/filters:format(jpg):quality(70):focal(3565x2795:3575x2805)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/DEGQMU2H7FAMHJ467Y7WZI3BVY.jpg
    Les urgences de l’hĂŽpital AndrĂ©-GrĂ©goire Ă  Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 14 juin. (Marie Rouge/LibĂ©ration)

    ConfrontĂ© Ă  une triple Ă©pidĂ©mie hivernale et fragilisĂ© par les crises successives, le systĂšme hospitalier ne cesse d’envoyer des alertes. Les rĂ©ponses que l’exĂ©cutif y apporte depuis des semaines sont d’une lĂ©gĂšretĂ© dĂ©concertante.

    Cela fait plusieurs semaines qu’ici ou lĂ , la sonnette d’alarme est tirĂ©e : le froid arrive, les fenĂȘtres vont se refermer et les virus s’en donner Ă  cƓur joie. Une Ă©vidence comme le nez rougi au milieu de la figure. Nous sommes pour la plupart convaincus qu’il va falloir « vivre avec » le virus du #Covid, comme nous « vivons avec » celui de la grippe saisonniĂšre depuis longtemps. Est-ce une raison pour rester les bras ballants et les sinus au vent ? Evidemment non, pour trois raisons. Nous savons aujourd’hui que certains gestes de base permettent de limiter la diffusion des virus, Ă  commencer par le port du #masque et le lavage des mains [Pittet, sors de ce corps... ndc] . Cela ne coĂ»te rien de les appliquer. Il existe dĂ©sormais des vaccins dont le rappel diminue de 50 % le risque de transmission du virus (aux plus ĂągĂ©s et aux plus faibles notamment). Surtout, l’état des structures hospitaliĂšres est tel que l’on ne peut plus courir le risque d’engorger des hĂŽpitaux dĂ©jĂ  fragilisĂ©s par une Ă©pidĂ©mie de bronchiolite en plein boum.

    Dans ce contexte, la sagesse aurait Ă©tĂ©, de la part du gouvernement, d’imposer le port du masque dans les transports en commun [pour l’enlever au travail, Ă  l’école, dans les salles d’attente de la Caf et d’ailleurs ? ndc ] dĂšs la fin des beaux jours. Il suffit d’une ou deux personnes non masquĂ©es, malades du Covid ou de la grippe, dans une rame de mĂ©tro ou de RER surchargĂ©e, pour contaminer plusieurs personnes alentour. C’est ce qui est en train de se passer avec ces deux Ă©pidĂ©mies qui progressent de concert. Il a fallu attendre cette semaine pour que le gouvernement appelle Ă  porter le masque dans des zones de promiscuitĂ© et Ă  se faire vacciner. Cette mollesse n’est pas sĂ©rieuse. De mĂȘme, constater qu’aucun progrĂšs rĂ©el n’a Ă©tĂ© fait sur la qualitĂ© de l’#air en intĂ©rieur dans les #Ă©coles laisse songeur. Pendant ce temps-lĂ , les structures hospitaliĂšres, oĂč les conditions de travail se sont encore dĂ©gradĂ©es, peinent Ă  surmonter une Ă©pidĂ©mie de bronchiolite. On n’ose imaginer l’impact sur les hĂŽpitaux d’une flambĂ©e de la grippe combinĂ©e Ă  l’arrivĂ©e d’une neuviĂšme vague d’ampleur du Covid.

    edit avec pas mal de #confusion, ingrédient de base au pays des LumiÚres éteintes

    #hÎpital #santé_publique #RDR #réduction_des_risques

    • A Londres et Paris, le mĂȘme dĂ©ni de l’effondrement du systĂšme de santĂ©, Christian Lehmann
      ▻https://www.liberation.fr/societe/sante/journal-depidemie-a-londres-et-paris-le-meme-deni-de-leffondrement-du-sys

      Le systĂšme de santĂ© s’est effondrĂ©. Ces mots, qu’aucune autoritĂ© sanitaire ne veut entendre, ne devraient pas Ă©tonner ceux, dont je suis, qui depuis plus de vingt-cinq ans alertent en vain sur la situation, et bataillent au quotidien dans leurs cabinets et leurs services pour tenter de s’opposer aux dĂ©cisions politiques et Ă©conomiques qui nous ont collectivement amenĂ© Ă  cette situation. Et pourtant, ces mots sont difficiles Ă  intĂ©grer, mĂȘme pour nous, au cƓur du systĂšme. (...) MĂȘme nous, qui tentions d’alerter sur les consĂ©quences de directives prises par des tutelles Ă  qui seule importait la maĂźtrise des dĂ©penses d’un systĂšme social jugĂ© trop dispendieux, mĂȘme nous, qui observions l’eau monter dans les compartiments supposĂ©ment Ă©tanches, qui assistions impuissants Ă  l’absorption de la biologie mĂ©dicale et des cliniques par les grands groupes privĂ©s, Ă  la prise de pouvoir des assureurs Ă  la SĂ©curitĂ© sociale et au ministĂšre, n’arrivions Ă  envisager pleinement ce qui se profilait, ni Ă  quoi ressemblerait ce monde d’aprĂšs.

      « Bon, faut pas dĂ©conner, ça coĂ»te du pognon tout ça »

      Le Covid, dans ce contexte, fut la tempĂȘte parfaite. Les soignants, dans leur grande majoritĂ©, firent front, malgrĂ© le dĂ©nuement des dĂ©buts, malgrĂ© les mensonges. Dans ces premiers mois, face Ă  des instances dĂ©cisionnaires tĂ©tanisĂ©es qui pour la premiĂšre fois depuis des dĂ©cennies Ă©taient confrontĂ©es au rĂ©el, les injonctions bureaucratiques, les vexations administratives, durent cĂ©der devant l’urgence. Cela eĂ»t un temps. Comme me l’avait dit Ohian, 34 ans, urgentiste Ă  Toulouse, dĂšs juillet 2020 : « On nous a filĂ© des moyens temporaires pour passer la crise, qui en pratique correspondent aux moyens dont on aurait besoin pour bosser dĂ©cemment en temps normal. Les trois quart de ces moyens ont Ă©tĂ© repris dĂšs le bordel fini et on nous a gentiment expliquĂ© que oui, mais bon, faut pas dĂ©conner non plus, hein, ça coĂ»te du pognon tout ça. » Et au stade oĂč nous en sommes, ce n’est mĂȘme plus une question d’argent, c’est une question de survie. Le systĂšme de santĂ© s’est effondrĂ© et nous Ă©voluons, sans parfois en avoir bien conscience, dans des ruines.

      (...) les annonces ministĂ©rielles rĂ©pĂ©tĂ©es selon lesquelles les mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes seront amenĂ©s Ă  prendre en charge plus de patients chaque jour grĂące aux rĂ©formes en cours, les injonctions Ă  « soulager l’hĂŽpital » en participant Ă  la permanence des soins, alors que la durĂ©e moyenne de travail d’un gĂ©nĂ©raliste est de 53 heures par semaine (DREES), sont d’autres symptĂŽmes de ce dĂ©ni constant de l’effondrement du systĂšme.
      ▻https://justpaste.it/caedr

  • La consommation d’électricitĂ© en baisse de 5 % grĂące aux efforts des Français ? Olivier VĂ©ran trompe son monde – LibĂ©ration
    ▻https://www.liberation.fr/checknews/la-consommation-delectricite-en-baisse-de-5-grace-aux-efforts-des-francai
    ▻https://www.liberation.fr/resizer/OaQqIEV653EN_EbUeXZdFzDZGLg=/1200x0/filters:format(jpg):quality(70):focal(1307x990:1317x1000)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/G3M6ZE4IQRH4NMRKOAALE6ULOE.jpg

    Selon RTE (le rĂ©seau de transport Ă©lectrique), la baisse de la consommation Ă©lectrique (retraitĂ©e des effets mĂ©tĂ©orologiques et calendaires), sur les quatre derniĂšres semaines est mĂȘme de 6,4 %, par rapport Ă  la pĂ©riode 2014-2019. Mais cette baisse est en trĂšs large partie, voire uniquement, imputable Ă  la diminution de la consommation dans la grande industrie. La part de la baisse liĂ©e au rĂ©sidentiel et au tertiaire relĂšverait de « l’épaisseur du trait », dit-on chez RTE. Sachant qu’une part trĂšs importante de la consommation des mĂ©nages est liĂ©e au chauffage, les « Ă©cogestes » seront peut-ĂȘtre plus perceptibles quand les tempĂ©ratures (trĂšs clĂ©mentes au mois de novembre) baisseront davantage.

  • Lanceurs d’alerte dans la police : « Je ne connais aucun agent qui est Ă©panoui dans son travail »

    Pour la premiĂšre fois, six fonctionnaires tĂ©moignent des dysfonctionnements de leur institution dans « Police, la loi de l’#omerta ». Les deux auteurs de cet ouvrage alarmant et salutaire, une capitaine et un ancien gardien de la paix, espĂšrent ainsi libĂ©rer la parole de leurs collĂšgues et remĂ©dier aux maux qui les rongent.

    « #Violences_policiĂšres, #sexisme et #racisme ordinaires, #dissimulation_de_dĂ©lits, abondance de #faux_en_Ă©criture_publique, #corruption, #tyrannie_hiĂ©rarchique, #radicalisation mĂ©diatisĂ©e des syndicats ou encore politique du chiffre
 » VoilĂ  une liste (non exhaustive) des #maux_policiers que dĂ©noncent #AgnĂšs_Naudin et #Fabien_Bilheran dans le livre Police, la loi de l’omerta (Ă©ditions Le Cherche Midi), qui paraĂźt ce jeudi. Elle est capitaine, passĂ©e par la police aux frontiĂšres et la brigade des mineurs, autrice de plusieurs livres et porte-parole de la FSU IntĂ©rieur. Avant de quitter « la boĂźte », lui Ă©tait gardien de la paix, ayant officiĂ© jusqu’à la brigade des stups du 36, quai des OrfĂšvres, l’ancien siĂšge de la prestigieuse police judiciaire parisienne.

    Dans cet ouvrage, leurs deux tĂ©moignages sont assortis de ceux de quatre autres policiers. Il y a #Serge_Supersac, #CRS en bagarre avec les syndicats et la compromission de collĂšgues, qui vit mal les audits de l’Inspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale sur son commandement, et se tourne vers la recherche autour du lien police-population. Il y a #Jean-Marc_Cantais, confrontĂ© au suicide d’un collĂšgue, puis catapultĂ© Ă  la tĂȘte d’unitĂ©s dont il dĂ©nonce les indigences et les violences, et qui se liguent contre lui jusque devant les tribunaux. Il y a #StĂ©phane_Lemercier, officier confrontĂ©, de la Somme Ă  l’HĂ©rault, Ă  des hiĂ©rarchies erratiques et Ă  l’inanitĂ© de la politique du chiffre, qui finit par se rĂ©fugier dans les Ă©tudes et l’écriture de livres sur la police. Ou encore #Christophe_Annunziata, lĂąchĂ© deux fois par son administration et les syndicats, d’abord quand il a souffert de #harcĂšlement_moral (aprĂšs qu’un collĂšgue a mimĂ© sur lui deux Ă©gorgements), puis quand il a cherchĂ© Ă  dĂ©noncer un membre de sa brigade des mineurs, qu’il soupçonne
 de corruption de mineurs (ce dernier est actuellement mis en examen).

    Ce livre dense ne rĂ©sout pas les problĂšmes qu’il pose (ni, a fortiori, ceux qu’il Ă©lude). Mais ces six cas particuliers, mis bout Ă  bout, montrent de l’intĂ©rieur une institution policiĂšre dysfonctionnelle, tiraillĂ©e entre un pouvoir politique passionnĂ© de chiffres, des syndicats omnipotents, une direction recroquevillĂ©e sur des principes Ă©loignĂ©s de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, des individus aux comportements dĂ©lĂ©tĂšres qui ne sont pas sanctionnĂ©s et d’autres qui sont placardisĂ©s pour avoir alertĂ© sur les dĂ©rives de leurs collĂšgues. L’ouvrage rĂ©sonne comme un coup de semonce. Assez pour Ă©branler la chappe de plomb recouvrant la police nationale ? AgnĂšs Naudin, interviewĂ©e par LibĂ© avec son coauteur Fabien Bilheran, ne se pose (presque) pas la question : « De toute façon, tant qu’on ne va pas dans les mĂ©dias, on ne les fait pas chier. Et tant qu’on ne les fait pas chier, il n’y a rien qui change. »

    Quelle a Ă©tĂ© la genĂšse de ce livre ?

    Fabien Bilheran : A la fin de l’annĂ©e 2021, alors que je demandais depuis un an la rupture conventionnelle [il l’a obtenue en juin 2022, ndlr], j’ai appris qu’AgnĂšs s’intĂ©ressait au sujet, en tant que porte-parole de la FĂ©dĂ©ration syndicale unitaire [0,2 % des suffrages aux Ă©lections professionnelles du ministĂšre de l’IntĂ©rieur en 2018]. On est entrĂ©s en contact, et aprĂšs quelques heures de discussion on en est arrivĂ©s Ă  parler de ce livre. Depuis mon engagement auprĂšs des Policiers en colĂšre en 2016, je gardais dans un coin de la tĂȘte la possibilitĂ© de porter ce genre de tĂ©moignages. Entre le rĂ©seau d’AgnĂšs et le fait que je suis membre de l’association de prĂ©vention du suicide des policiers Peps-SOS, c’est presque les tĂ©moins qui venaient Ă  nous. On a mĂȘme dĂ» faire un tri.

    AgnĂšs Naudin : Ensuite, il a fallu franchir les barriĂšres de la mĂ©fiance, rĂ©pondre Ă  la question que les tĂ©moins se posaient : « A quoi ça sert de parler publiquement, aprĂšs tout ce que j’ai dĂ©jĂ  fait pour dĂ©noncer ce qui ne va pas ? » On s’est aussi interrogĂ©s sur la lĂ©galitĂ©, la loyautĂ©, le devoir de rĂ©serve. On a fait un gros travail de collecte de preuves. On a Ă©cartĂ© des tĂ©moignages qui risquaient d’ĂȘtre remis en question. Enfin, toutes les personnes qui parlent dans ce livre sont dĂ©lĂ©guĂ©es de la FSU. Ça faisait partie des conditions sine qua non, pour moi, dĂšs le dĂ©part, afin qu’elles soient un minimum protĂ©gĂ©es de l’administration.

    Les Ă©lections professionnelles au ministĂšre de l’IntĂ©rieur se tiennent du 1er au 8 dĂ©cembre. Ce n’est pas un hasard de sortir le livre maintenant ?

    A.N. : Je botte en touche, et vous pouvez l’écrire.

    F.B. : Je n’ai pas d’engagements syndicaux, et je ne suis pas soumis Ă  la rĂ©serve Ă©lectorale. J’estime que les syndicats majoritaires font partie du problĂšme. Ils exercent un Ă©lectoralisme de court terme, car ils participent Ă  l’obtention des grades et des mutations pour les agents. Quand on n’est pas dans un syndicat, il est beaucoup plus difficile d’obtenir son avancement, mĂȘme si on le mĂ©rite ou qu’on a de l’anciennetĂ©. Publier ce livre maintenant permet de faire rĂ©flĂ©chir les policiers au syndicalisme dont ils ont envie. Est-ce qu’ils veulent un syndicalisme de clientĂšle, qui va juste surfer sur les faits divers ou la derniĂšre polĂ©mique ? Ou, au contraire, est-ce qu’ils veulent un syndicalisme qui ait une vision Ă  long terme, qui ait une vision du collectif, au-delĂ  des intĂ©rĂȘts particuliers ?
    Guerre des images
    Les syndicats, bras armé de la police pour la communication de crise
    Police / Justice
    26 sept. 2022abonnés

    Les syndicats ou les associations de policiers n’ont, selon vous, pas le pouvoir de faire bouger les lignes ?

    F.B. : J’ai Ă©tĂ© dans un syndicat, j’ai Ă©tĂ© dans les Policiers en colĂšre. Si aujourd’hui j’ai quittĂ© la police, c’est parce que j’ai fait tout ce qui Ă©tait en mon pouvoir, mais que ça n’a pas suffi pour changer les choses, notamment sur la question du suicide, qui me tient particuliĂšrement Ă  cƓur. C’est la plus grande cause de mortalitĂ© des gardiens de la paix. Contrairement aux discours politiques, et des syndicats majoritaires, qui s’offusquent des refus d’obtempĂ©rer toutes les je ne sais pas combien de secondes, le principal danger pour un policier, quand il entre en Ă©cole de police, c’est le suicide. Quand le ministre en parle, c’est pour dire que le suicide est dĂ» Ă  des problĂšmes personnels. En rĂ©alitĂ©, quand on est policier, on est soumis Ă  des interventions qui peuvent ĂȘtre traumatisantes, Ă  des accidents de la route, Ă  la mort, Ă  la violence


    A.N. : 
 et Ă  l’ambiance dans les services.

    F.B. : Oui, voilĂ , aussi Ă  l’ambiance dans les services, Ă  la hiĂ©rarchie
 On ne peut pas dire que le suicide n’est pas liĂ© au travail. Le travail joue forcĂ©ment un rĂŽle dans le suicide, et rien n’est fait Ă  ce sujet. C’est pour cela qu’on en arrive Ă  cette extrĂ©mitĂ© : Ă©crire un bouquin, avec des policiers Ă  visage dĂ©couvert, c’est parce qu’on est dĂ©munis. On a grand espoir, avec ce livre, de porter une autre parole que ce qu’on peut entendre mĂ©diatiquement. De faire rĂ©flĂ©chir Ă  ce qu’on peut faire de la police, pour qu’elle fonctionne mieux, pour accompagner les agents vers une sĂ©rĂ©nitĂ© au travail. Cette sĂ©rĂ©nitĂ© est la condition essentielle d’une bonne relation avec la population.

    A lire votre livre, on a l’impression que tous les policiers ont l’air de vouloir changer de service, ou de ne pas ĂȘtre heureux lĂ  oĂč ils sont


    A.N. : Je ne dirais pas ça. J’ai croisĂ© plein de fonctionnaires dans les mĂȘmes services depuis des annĂ©es, qui n’en bougeront plus jusqu’à la retraite. C’est d’ailleurs parfois une difficultĂ© pour la hiĂ©rarchie de gĂ©rer ces dynamiques-lĂ . C’est surtout vrai ailleurs qu’à Paris, oĂč au contraire on trouve des jeunes en dĂ©but de carriĂšre, sortis d’école, donc ça bouge vite


    F.B. : Je suis un peu plus dur. Je ne connais aucun policier qui soit Ă©panoui dans son travail. Quel que soit le lieu, l’endroit, le service, son prestige, qu’il y ait ou non des moyens
 Il y a toujours un problĂšme qui vient le contraindre ou qui rend son quotidien compliquĂ©. Que ce soit de maniĂšre structurelle ou Ă  cause de difficultĂ©s interpersonnelles.

    A.N. : Ce n’est pas que tous les policiers sont malheureux dans ce qu’ils font. Mais il est vrai que je ne connais pas de policier qui trouve du sens Ă  ce qu’il fait. Parce que la sanction administrative n’a pas de sens, la politique pĂ©nale n’a pas de sens
 Et puis il y a une instrumentalisation des statistiques policiĂšres Ă  des fins politiques. Il y a un vrai dĂ©calage entre les chiffres affichĂ©s et le quotidien vĂ©cu des agents. Par exemple, si on veut voir plus de policiers qui s’occupent du stup, on va demander Ă  tous les policiers de faire des infractions Ă  la lĂ©gislation sur les stupĂ©fiants. En consĂ©quence, on va davantage dĂ©tecter cette dĂ©linquance, et donc demander plus de moyens. C’est une boucle infinie.

    Si pas grand-chose ne fonctionne dans la police, qu’espĂ©rez-vous de votre livre ?

    A.N. : Soyons fous : qu’il permette de changer la police ! Il faudrait que chaque fonctionnaire qui, Ă  un moment, a la capacitĂ© de faire le choix de couvrir un collĂšgue ou pas, se souvienne de ces tĂ©moignages, qu’il se souvienne que chaque action a une rĂ©percussion. Et c’est Ă  la portĂ©e de tout le monde. Je ne sais pas combien de policiers doivent se mobiliser pour que les choses changent, mais ce nombre existe. Pas besoin que les 150 000 agents fassent la rĂ©volution. Mais si 500 ou 600 lisent le bouquin, se disent « j’ai dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dans ces situations-lĂ , je ne m’en suis pas rendu compte », qu’ils ouvrent les yeux sur leur propre situation
 rien que ça, ce serait Ă©norme. Quant Ă  ceux qui s’y retrouveront Ă  l’avenir, mĂȘme s’ils ne sont pas victimes, mais plutĂŽt comme des moutons Ă  suivre le troupeau, il faut qu’ils disent « non, je suivrai pas ». Peut-ĂȘtre que, dans un groupe de dix, il suffit que deux moutons arrĂȘtent de suivre le troupeau pour que les choses s’amĂ©liorent.

    F.B. : Le bouquin rĂ©vĂšle une multitude de tĂ©moignages, l’idĂ©e est qu’il libĂšre la parole. Et ensuite qu’on s’entraide et qu’on s’accompagne face aux reprĂ©sailles de l’administration que l’on peut subir quand on dĂ©nonce les dysfonctionnements. On envisage de constituer un collectif structurĂ© pour soutenir les lanceurs d’alerte [de la police] dans leurs dĂ©marches. Plus largement, et c’est sĂ»rement utopiste, il faut arriver Ă  toucher un public large. La solution ne viendra pas uniquement de la police, mais aussi de la mobilisation de la sociĂ©tĂ©, qui va permettre l’émergence d’une meilleure police. On veut enclencher la dynamique. La rĂ©flexion est sociĂ©tale, et elle se pose ainsi : qu’est-ce qu’on fait de la police ?

    A.N. : Oui et, quelle police veut-on ? C’est une question qu’on pourrait poser aux citoyens.

    F.B. : Et ce n’est pas Ă  un ministre de l’IntĂ©rieur de rĂ©pondre Ă  ces questions.

    ▻https://www.liberation.fr/societe/police-justice/lanceurs-dalerte-dans-la-police-je-ne-connais-aucun-agent-qui-est-epanoui

    #police #témoignage

    –—

    ajoutĂ© Ă  la #mĂ©taliste de #tĂ©moignages de #forces_de_l'ordre, #CRS, #gardes-frontiĂšre, qui tĂ©moignent de leur mĂ©tier. Pour dĂ©noncer ce qu’ils/elles font et leurs collĂšgues font, ou pas :
    â–șhttps://seenthis.net/messages/723573

  • Maintien de l’ordre : des mitrailleuses sur 90 blindĂ©s commandĂ©s par la gendarmerie
    ▻https://www.politis.fr/articles/2022/07/maintien-de-lordre-des-mitrailleuses-sur-90-blindes-commandes-par-la-gendarm

    Le nouveau modĂšle de camion blindĂ© de la gendarmerie, utilisĂ© lors de manifestations, sera Ă©quipĂ© d’une mitrailleuse lourde, d’un lanceur de grenade multi coups et d’une camĂ©ra d’identification Ă  longue distance.

    #armes_de_la_police #militarisation #maintien_de_l'ordre

  • Violence, corruption, racisme : des policiers brisent l’omerta
    PubliĂ© le Jeudi 1 DĂ©cembre 2022 | EugĂ©nie Barbezat | L’HumanitĂ©
    ▻https://www.humanite.fr/societe/police/violence-corruption-racisme-des-policiers-brisent-l-omerta-773166

    Trentenaires tous les deux, AgnĂšs Naudin, capitaine de police et porte-parole du syndicat FSU-intĂ©rieur, et Fabien Bilheran, ancien officier de police judiciaire, spĂ©cialisĂ© dans le trafic de stupĂ©fiants, ont recueilli les tĂ©moignages de leurs collĂšgues et livrent leur propre expĂ©rience dans Police, la loi de l’omerta (Ă©d. le Cherche-Midi), un ouvrage choc qui sort ce jeudi. À travers les parcours de policiers issus de diffĂ©rents services (stupĂ©fiants, brigade des mineurs, BAC, CRS, police aux frontiĂšres), ils donnent Ă  voir la violence interne d’un systĂšme gangrenĂ© dont les agents comme les citoyens subissent les dĂ©rives.

    Quelles ont Ă©tĂ© vos motivations pour faire ce livre ?

    Fabien Bilheran Les discours des syndicats policiers majoritaires, relayĂ©s dans les mĂ©dias, laissent croire que les policiers sont principalement victimes de la violence ou de l’animositĂ© de la population. On ne parle jamais des injustices et du harcĂšlement subis en interne. Or, la premiĂšre cause de mortalitĂ© de nos collĂšgues est le suicide : 1 100 policiers se sont donnĂ© la mort en vingt-cinq ans, soit 44 par an, en moyenne. Ce n’est donc pas la prĂ©tendue « haine anti-flic » qui les tue.

    Comment avez-vous choisi les tĂ©moins qui racontent leur parcours dans l’ouvrage ?

    AgnĂšs Naudin Nous avons rencontrĂ© des dizaines de collĂšgues, dont les histoires Ă©taient parfois encore plus dramatiques que celles qui sont racontĂ©es dans l’ouvrage. Tous avaient besoin de parler. Mais certains avaient tellement peur des reprĂ©sailles (allant jusqu’à craindre pour leur vie) que nous n’avons pas publiĂ© leur rĂ©cit.

    Fabien Bilheran Nous nous sommes assurĂ©s que les personnes Ă©taient assez solides pour assumer la parution de leur tĂ©moignage. L’important Ă©tait aussi de sentir chez eux un certain recul par rapport Ă  ce qu’ils avaient vĂ©cu, car ce livre vise Ă  dĂ©crypter et Ă  dĂ©noncer un systĂšme, il ne s’agit en rien d’une « vengeance ». (...)

    #Violences_policiĂšres
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  • Ce que la dĂ©matĂ©rialisation fait au travail social | Hubert Guillaud @hubertguillaud
    ▻https://hubertguillaud.wordpress.com/2022/11/28/ce-que-la-dematerialisation-fait-au-travail-social

    Nadia Okbani dresse le mĂȘme constat chez les agents de la CAF. La dĂ©matĂ©rialisation a commencĂ© par une diversification des modes de contacts, ou ouvrant au contact par mail ou en ligne. Puis, le mode de contact numĂ©rique a Ă©tĂ© rendu obligatoire pour certaines dĂ©marches, comme la prime d’activitĂ© et les aides personnalisĂ©es au logement Ă©tudiant. DĂ©sormais, la norme, c’est la dĂ©marche en ligne. Et pour mieux l’imposer, c’est l’accueil physique dans les agences qui a Ă©tĂ© modifiĂ©. DĂ©sormais, le rendez-vous prĂ©vaut. On n’a plus accĂšs aux agents Ă  l’accueil des Caf, mais Ă  des ordinateurs dans un espace de libre service. Bien souvent, il n’y a plus d’accueil assis, hormis pour ceux qui attendent leur rendez-vous. Il y a bien des conseillers prĂ©sents, mais ceux-ci ne maĂźtrisent pas la gestion des droits, ils ne sont lĂ  que pour accompagner les usagers Ă  faire leur dĂ©marches en ligne ou Ă  prendre rendez-vous sur un ordinateur. Les conseillers prĂ©sents sont formĂ©s en 14 semaines, quand il faut 18 mois de formation Ă  un agent pour maĂźtriser la complexitĂ© des prestations. Dans ces espaces, les publics attendent, s’impatientent. Certains gĂšrent leurs dĂ©marches. Les conseillers activent les publics pour qu’ils rĂ©alisent leurs dĂ©marches seuls. Or, bien souvent, les publics viennent pour des questions prĂ©cises et n’obtiennent pas de rĂ©ponses puisqu’ils n’accĂšdent pas Ă  ceux qui pourraient les leur apporter. Prendre un rendez-vous en ligne est lui-mĂȘme compliquĂ©. Bien souvent, il n’y a pas de crĂ©neau qui sont proposĂ©s (les rendez-vous sont libĂ©rĂ©s Ă  certains moments de la semaine, et c’est l’information capitale : Ă  quel moment faut-il se connecter pour espĂ©rer avoir un crĂ©neau de rendez-vous). Certains motifs qu’il faut renseigner pour en obtenir un, ne fournissent pas de rendez-vous. D’autres au contraire ouvrent plus facilement un accĂšs, comme le fait de dĂ©clarer ĂȘtre enceinte. Souvent, l’agent vous appelle la veille du rendez-vous au prĂ©texte de le prĂ©parer, rappeler les documents nĂ©cessaires Ă  apporter
 bien souvent, c’est pour tenter de trouver une raison de l’annuler. Quant aux rendez-vous pour un RSA, les 20 minutes maximum que les agents peuvent passer avec un usager, fait qu’ils sont dĂ©composĂ©s en plusieurs rendez-vous, quand ils ne sont pas sans cesse reportĂ©s. Au final, constate Nadia Okbani : “ce sont les publics les plus prĂ©carisĂ©s qui sont les plus Ă©loignĂ©s des agents les plus compĂ©tents, alors que ce sont eux qui en ont le plus besoin”, d’abord parce que leurs situations sont souvent compliquĂ©es et nĂ©cessitent des savoirs-faire pour dĂ©nouer l’écheveau complexe des droits auxquels ils pourraient avoir accĂšs.

  • Le dĂ©putĂ© Meyer Habib visĂ© par une enquĂȘte pour « dĂ©tournement de fonds publics »
    Par L’Obs · PubliĂ© le 30 novembre 2022
    ▻https://www.nouvelobs.com/politique/20221130.OBS66591/le-depute-meyer-habib-vise-par-une-enquete-pour-detournement-de-fonds-pub

    Le bureau du dĂ©putĂ© apparentĂ© LR a Ă©tĂ© perquisitionnĂ© mardi, Ă  la suite d’un signalement. Les enquĂȘteurs soupçonneraient des irrĂ©gularitĂ©s dans les rĂ©munĂ©rations de ses collaborateurs parlementaires, selon BFMTV.

    Le dĂ©putĂ© Meyer Habib, apparentĂ© au groupe Les RĂ©publicains (LR), est visĂ© par une enquĂȘte pour « dĂ©tournement de fonds publics », a-t-on appris ce mercredi 30 novembre auprĂšs du parquet de Paris, confirmant une information de BFMTV. Le bureau Ă  l’AssemblĂ©e nationale du dĂ©putĂ© de la 8e circonscription des Français de l’étranger – qui recouvre notamment IsraĂ«l, la GrĂšce et l’Italie – a Ă©tĂ© perquisitionnĂ© mardi, a-t-on appris de mĂȘme source.

    L’enquĂȘte a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  l’OCLCIFF (Office central de Lutte contre la Corruption et les Infractions financiĂšres et fiscales) en novembre 2021, a prĂ©cisĂ© le parquet de Paris. (...)

    #Meyer_Habib

  • Compte rendu du Conseil des ministres du 29 novembre 2022 | Gouvernement.fr
    ▻https://www.gouvernement.fr/conseil-des-ministres/compte-rendu-du-conseil-des-ministres-du-29-11-2022#6fc05f79-664d-4c6c-

    Le dĂ©lestage est une mesure exceptionnelle, mise en oeuvre en dernier recours par les gestionnaires du rĂ©seau Ă©lectrique, pour Ă©viter un dĂ©sĂ©quilibre du systĂšme Ă©lectrique national. Le 18 novembre, RTE a indiquĂ© qu’il estimait que le risque Ă©tait faible pour les mois de novembre et dĂ©cembre, mais qu’il augmentait pour le mois de janvier. Le passage en « rouge » de l’indicateur EcoWatt, qui signifie la possibilitĂ© d’un recours Ă  une coupure Ă©lectrique programmĂ©e, fera l’objet d’une communication grand public. Si ces coupures devaient nĂ©anmoins intervenir, elles dureraient deux heures consĂ©cutives, en affectant alternativement des portions de dĂ©partements. Les pĂ©riodes de dĂ©lestage concerneraient les pics de consommation Ă©lectrique situĂ©s les jours ouvrĂ©s, sur des crĂ©neaux horaires indicatifs de 8 heures Ă  13 heures et de 18 heures Ă  20 heures.

    • « La culture du mensonge est tellement bien ancrĂ©e dans ce pays qu’on a mĂȘme des agences secrĂštes pour couper le courant aux Français
      Ce pays est malade de ses dirigeants »
      Comment Enedis prĂ©pare des coupures ponctuelles d’électricitĂ© depuis son agence secrĂšte prĂšs d’OrlĂ©ans
      ▻https://www.leberry.fr/orleans-45000/actualites/comment-enedis-prepare-des-coupures-ponctuelles-d-electricite-depuis-son-age
      ▻https://twitter.com/realmarcel1/status/1598025031766142976?cxt=HHwWgMDTiZfTqa0sAAAA

    • Dans le langage technique, on parle de dĂ©lestage. ConcrĂštement, ce sera des coupures d’électricitĂ©, limitĂ©es Ă  deux heures, pouvant intervenir entre 8 heures et 13 heures, et entre 18 et 20 heures.
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      Avec trois leviers d’actions : d’abord inciter aux Ă©cogestes et aux actions de sobriĂ©tĂ© Ă©nergĂ©tique ; deuxiĂšmement agir avec les fournisseurs d’énergie pour lisser les pointes de consommation. « C’est actuellement le cas jusqu’à fin mars avec des coupures d’alimentation de ballon d’eau chaude aux heures creuses de la pause mĂ©ridienne. Cela a permis de baisser de 2,4 GW, c’est considĂ©rable », poursuit-il.

      Si ces mesures ne permettent toujours pas de retrouver un Ă©quilibre entre la production d’électricitĂ© et la consommation, et que l’indice Ecowatt s’annonce rouge, des baisses de tension pourront ĂȘtre appliquĂ©es. « C’est de l’ordre de 5 %. Au lieu d’avoir du 230-240 volts qui arrive dans la prise, on baisse de 5 % ce qui fait environ 10 volts en moins. C’est tout Ă  fait compatible avec les appareils que l’on a la maison. Certains sites industriels sensibles peuvent le percevoir, ou certains luminaires peuvent avoir une lĂ©gĂšre baisse d’intensitĂ©. Cela a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© mis en Ɠuvre ces derniĂšres annĂ©es dans certaines rĂ©gions. C’est efficace plusieurs heures. »

      Enfin en dernier ressort, les dĂ©lestages : « C’est un outil qui existe depuis des dĂ©cennies, mais qui n’est pas mis en Ɠuvre. Cette annĂ©e, nous avons intensifiĂ© nos prĂ©parations, avec dĂ©jĂ  quatre exercices de simulation », prĂ©cise Olivier Loriot, directeur rĂ©gional d’Enedis.

    • Sur un ton guilleret, BFM nous annonce qu’on allumera des bougies en rentrant du boulot en janvier parce qu’on aurait des coupures d’#Ă©lectricitĂ© entre 18 et 20h.
      Allez savoir pourquoi, ça les met en joie, l’#effondrement


      #délestage #récession
      ▻https://video.twimg.com/amplify_video/1597903582841413638/vid/1280x720/4_VPoFpAQwm63gl9.mp4?tag=16


      Et trop bien de manger froid dans des bĂątiments froids...

      CafĂ© pĂ©dagogique :

      Coupure Ă©lectrique : prĂ©cision de Matignon ce matin : en cas de dĂ©lestage et fermeture d’écoles le matin la cantine serait maintenue

      ▻https://twitter.com/cafepedagogique/status/1598237532377980928?cxt=HHwWgICxgaykiq4sAAAA

    • ElectricitĂ© : dĂ©lestages tournants, trains et mĂ©tros annulĂ©s, Ă©coles fermĂ©es
 le gouvernement demande aux prĂ©fets d’anticiper d’éventuelles coupures

      ▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/12/01/electricite-delestages-tournants-trains-et-metros-annules-ecoles-fermees-le-

      Ces dĂ©lestages tournants, de deux heures au maximum, pourraient concerner 60 % de la population et surviendront aux moments des pics de consommation. Ces coupures ne sont encore qu’une hypothĂšse, tempĂšre une source gouvernementale.

      .... La circulaire vient parachever un travail prĂ©paratoire dĂ©jĂ  effectuĂ© par les prĂ©fectures pour mettre Ă  l’abri des coupures les sites critiques : pompiers, gendarmerie, hĂŽpitaux, etc. Quelques sites industriels ont Ă©galement Ă©tĂ© placĂ©s sur les listes de clients prioritaires, de mĂȘme que les installations classĂ©es disposant de groupes Ă©lectrogĂšnes qui ont dĂ©sormais un mois pour en tester leur fonctionnement.
      Pour les urgences, il sera recommandĂ© de privilĂ©gier le 112. Une cartographie complexe des zones blanches oĂč les antennes tĂ©lĂ©phoniques relais seraient coupĂ©es est en cours de rĂ©alisation. La directrice gĂ©nĂ©rale d’Orange, Christel Heydemann, a prĂ©venu mercredi que les coupures d’électricitĂ© et donc du #rĂ©seau_mobile français cet hiver auraient un impact sur « l’accĂšs aux services de numĂ©ro d’urgence ». « Il est illusoire d’imaginer qu’en cas de dĂ©lestage, on saura maintenir un service continu pour l’ensemble des Français. Les services mobiles, s’ils sont Ă©teints dans une zone gĂ©ographique pendant deux heures, il n’y aura pas d’accĂšs aux services de #numĂ©ro_d’urgence pendant un temps », a-t-elle dĂ©clarĂ© lors d’une audition devant la commission des affaires Ă©conomiques du SĂ©nat.
      « Il y a des systĂšmes de secours qui permettront de prendre le relais. NĂ©anmoins si les dĂ©lestages se multiplient, on ne sait pas comment se comportera le rĂ©seau », a affirmĂ© Mme Heydemann, ajoutant qu’il « est illusoire d’imaginer mettre des batteries au pied de chacun des sites mobiles en France ». « Il pourrait y avoir des situations oĂč la lumiĂšre fonctionne dans un appartement, mais les [rĂ©seaux] mobiles ne fonctionnent pas parce que la tour est dans une zone qui est elle-mĂȘme dĂ©lestĂ©e, et vice-versa », a encore averti la dirigeante d’Orange.

      #black-out

    • Coupures d’électricitĂ© : « Il y aura un gĂąchis consĂ©quent » des « produits frais », prĂ©vient une fĂ©dĂ©ration de la grande distribution
      ▻https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/coupures-d-electricite-il-y-aura-un-gachis-consequent-des-produits-frai

      Ces coupures auront pour consĂ©quences « des fermetures prĂ©ventives » de magasins, assure la fĂ©dĂ©ration des enseignes de la grande distribution.

    • De la thĂ©ories Ă  la pratique : nos « stratĂšges » envisagent un exercice grandeur nature le 9 dĂ©cembre prochain.

      ▻https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/coupure-d-electricite-une-simulation-a-l-echelle-nationale-prevue-par-e

      « Un test national est prĂ©vu par Enedis et RTE le 9 dĂ©cembre, auxquelles les prĂ©fectures seront associĂ©es sous forme d’exercice sur table », peut-on lire dans la circulaire envoyĂ©e aux prĂ©fets par le gouvernement, et que franceinfo s’est procurĂ©e jeudi 1er dĂ©cembre. Le document liste les « mesures de prĂ©paration et de gestion de crise en cas de survenue d’une mesure de dĂ©lestage Ă©lectrique programmĂ© », autrement dit en cas de coupure d’électricitĂ©. RTE pourrait recourir Ă  des coupures ciblĂ©es et temporaires en cas de forte chute des tempĂ©ratures.

    • LibĂ© nous gratifie d’un « article d’opinion » ...
      ▻https://www.liberation.fr/societe/education/coupures-de-courant-nous-dire-que-nos-enfants-niront-pas-a-lecole-le-mati

      Les Ă©tablissements scolaires pourraient bien passer quelques matinĂ©es dans le noir cet hiver. Le gouvernement et RTE, le gestionnaire du rĂ©seau Ă©lectrique français, prĂ©parent en tout cas cette Ă©ventualitĂ©. Des dĂ©lestages de deux heures pourraient avoir lieu au mois de janvier en cas de trop forte tension sur le rĂ©seau Ă©lectrique, aux moments des pics de consommation, soit le matin entre 8 et 12 heures et le soir entre 18 et 20 heures. Tournants, ils ne toucheront que certaines parties du territoire. Si les hĂŽpitaux, commissariats ou encore les prisons sont sanctuarisĂ©s dans la liste des bĂątiments prioritaires et ne subiront pas ces coupures, les Ă©tablissements scolaires pourraient bel et bien ĂȘtre concernĂ©s.

      La FCPE aprĂšs avoir vainement prĂŽnĂ© l’équipement des Ă©tablissements scolaires en purificateurs d’air en sera-t-elle rendue Ă  quĂ©mander des groupes Ă©lectrogĂšnes ?
      Pap Ndiaye sera-t-il condamnĂ© Ă  plagier son prĂ©dĂ©cesseur ?
      ▻https://www.youtube.com/watch?v=svkpLRGgBlg

    • Si l’on est capable d’épargner les commissariats de police et les gendarmeries, pourquoi pas les Ă©coles ?

      Il « n’y aura pas d’école le matin » dans les zones qui subiront des coupures de courant programmĂ©es et ciblĂ©es cet hiver, a confirmĂ© le ministre de l’Education, jeudi 1er dĂ©cembre. « Les dĂ©lestages programmĂ©s vont en effet toucher les Ă©coles et les Ă©tablissements scolaires, selon trois crĂ©neaux : 8 heures-10 heures, 10 heures-midi et 18 heures-20 heures », a prĂ©cisĂ© Pap Ndiaye, lors d’un dĂ©placement au Salon Educatech Expo Ă  Paris. « Les deux premiers crĂ©neaux sont les crĂ©neaux scolaires, qui sont les plus critiques. » En cas de coupures le matin, « la rentrĂ©e des Ă©lĂšves le jour concernĂ© se fera en dĂ©but d’aprĂšs-midi, avec sans doute un repas qui sera nĂ©anmoins prĂ©vu pour les Ă©lĂšves qui sont Ă  la cantine », a-t-il ajoutĂ©.

      L’exĂ©cutif a rendu publique jeudi une circulaire destinĂ©e aux prĂ©fets pour qu’ils anticipent et prĂ©parent population, entreprises et administrations aux coupures d’électricitĂ©. « Des fiches seront envoyĂ©es Ă©galement dans les Ă©coles, pour ĂȘtre prĂȘts », a dĂ©taillĂ© le ministre de l’Education. Par ailleurs, « des Ă©coles situĂ©es Ă  proximitĂ© de structures qui ne subiront pas les dĂ©lestages » pourront « accueillir les enfants de personnels prioritaires, selon un schĂ©ma qui a d’ailleurs Ă©tĂ© expĂ©rimentĂ© pendant la crise sanitaire ». « Il n’y a pas encore de carte de ces dĂ©lestages, ni, bien entendu, y compris pour des raisons de sĂ©curitĂ©, des structures prioritaires. Nous allons travailler Ă  tout cela », a-t-il assurĂ©.

      Les syndicats enseignants ont fait part de leurs inquiĂ©tudes et de leur surprise face Ă  ces annonces. « Les informations arrivent sans avoir Ă©tĂ© travaillĂ©es et soulĂšvent plein de questions », comme « les modalitĂ©s d’information aux familles », a rĂ©agi auprĂšs de l’AFP StĂ©phane Crochet, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du SE-Unsa.

      ▻https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/il-n-y-aura-pas-d-ecole-le-matin-en-cas-de-coupure-volontaire-d-electri
      ▻https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/crise-energetique-ce-que-contient-precisement-la-circulaire-de-matignon

  • Apprentissage : l’embarrassante reconversion d’ex-conseillers de Muriel PĂ©nicaud – LibĂ©ration
    ▻https://www.liberation.fr/economie/social/apprentissage-lembarrassante-reconversion-dex-conseillers-de-muriel-penic

    Est-il possible de ficeler une rĂ©forme d’ampleur au sein d’un gouvernement, puis d’ouvrir son cabinet de conseil
 pour vendre son expertise sur ladite rĂ©forme ? Apparemment oui, et sans que cela n’émeuve nos institutions.

    Leur cabinet s’appelle Quintet, comme une Ɠuvre de musique Ă  cinq voix. Du genre bien accordĂ©es. Tous proviennent du mĂȘme nid : les bureaux de l’ancienne ministre du Travail, Muriel PĂ©nicaud. En poste au dĂ©but du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, ils ont Ă©crit ensemble le projet de loi sur la formation professionnelle, adoptĂ© en 2018.

    #paywall

  • Paris 2024 : les olympiades sĂ©curitaires du gouvernement
    ▻https://www.laquadrature.net/2022/11/29/paris-2024-les-olympiades-securitaires-du-gouvernement

    À moins de deux ans des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, et Ă  un an de la Coupe du Monde de masculine de rugby prĂ©sentĂ©e comme une sorte de « rĂ©pĂ©tition gĂ©nĂ©rale » d’un grand Ă©vĂ©nement


    #général #Surveillance

  • Twitter : Elon Musk « dĂ©clare la guerre » Ă  Apple – La Tribune
    ▻https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/twitter-elon-musk-declare-la-guerre-a-apple-942523.htm

    Dans une succession de tweets, Elon Musk a accusĂ© Apple d’avoir stoppĂ© l’essentiel de ses campagnes publicitaires sur Twitter et d’avoir menacĂ© de retirer le rĂ©seau social de l’App Store, ce qui pourrait mettre l’entreprise en danger de mort. Apple n’a pas confirmĂ©. Craignant une expulsion pour non-respect des conditions d’utilisation, notamment en matiĂšre de modĂ©ration et de cybersĂ©curitĂ©, le milliardaire tente de se dĂ©douaner de toute responsabilitĂ© en mettant la pression sur Apple. Ce faisant, il dĂ©place ce potentiel bannissement sur un terrain Ă©conomique -en dĂ©nonçant l’exorbitante commission prĂ©levĂ©e par la firme- et surtout politique -sa croisade pour la libertĂ© d’expression. DĂ©cryptage.

    Un long, spectaculaire et dĂ©vastateur tremblement de terre pour Twitter. VoilĂ  comment on pourrait rĂ©sumer le premier mois d’Elon Musk Ă  la tĂȘte du rĂ©seau social. Et ce n’est pas terminĂ©, loin de lĂ  : l’entrepreneur milliardaire, Ă©galement patron de Tesla et SpaceX, a carrĂ©ment dĂ©butĂ© son deuxiĂšme mois, ce lundi 28 novembre, par une fracassante « dĂ©claration de guerre » adressĂ©e Ă  l’entreprise la plus puissante du monde, Apple.

    Dans une sĂ©rie de 8 tweets publiĂ©s en une heure Ă  peine, Elon Musk a d’abord accusĂ© la firme Ă  la pomme d’avoir stoppĂ© l’essentiel de ses campagnes publicitaires sur Twitter. « DĂ©testent-ils la libertĂ© d’expression en AmĂ©rique ? » a-t-il demandĂ©, avant d’interpeller carrĂ©ment le PDG d’Apple, Tim Cook, avec un « Qu’est-ce qu’il se passe, @TimCook ? ». Puis il a citĂ© deux tweets d’opposants notoires d’Apple, dont le studio de jeux vidĂ©o Epic Games, en demandant Ă  sa communautĂ© : « qui d’autre Apple a-t-il censurĂ© ? ». Enfin, Elon Musk a publiĂ© un sondage demandant la transparence d’Apple sur ses dĂ©cisions, avant de l’accuser d’avoir Ă©galement « menacĂ© de retirer Twitter de son App Store, mais sans dire pourquoi ». Et de conclure par une mise en cause de la politique tarifaire d’Apple sur l’App Store, puis par un meme faisant office de dĂ©claration de guerre.

    [image Twitter, apparemment disparue actuellement]

    Pourquoi Elon Musk part en croisade contre Apple
    A l’heure oĂč nous publions ces lignes, Apple n’avait pas commentĂ© les accusations d’Elon Musk. Mais il n’a fallu que quelques jours pour que la relation entre Twitter et le fabricant des iPhone en arrive Ă  un tel point de rupture. Vendredi 25 novembre, Liz Wheeler, une cĂ©lĂšbre commentatrice politique amĂ©ricaine, ouvertement conservatrice, a partagĂ© son inquiĂ©tude de voir Twitter ĂȘtre retirĂ© de l’App Store d’Apple et du Google Play Store de Google, par lesquels doivent passer toutes les applications dans le monde. Car sous Elon Musk, qui a renvoyĂ© l’essentiel des modĂ©rateurs et milite pour une libertĂ© d’expression totale donc dĂ©rĂ©gulĂ©e, Twitter pourrait devenir comme Gab ou Parler, deux rĂ©seaux sociaux d’extrĂȘme droite qui ont Ă©tĂ© dĂ©rĂ©fĂ©rencĂ©s des magasins applicatifs parce qu’Apple et Google jugeaient qu’ils faisaient l’apologie de la violence et de la haine. Twitter pourrait Ă©galement provoquer de l’inquiĂ©tude chez Apple pour des raisons de cybersĂ©curitĂ©, suite au renvoi de l’essentiel des forces vives de l’entreprise : plus de 80% des effectifs ont Ă©tĂ© licenciĂ©s en un mois, et de nombreux experts informatiques craignent que cette fuite des compĂ©tences entraĂźne une fragilisation technique de Twitter.

    « Si Apple et Google virent Twitter de leur magasin applicatif, @ElonMusk devrait produire son propre smartphone. La moitiĂ© du pays serait ravie de jeter les iPhone et Android biaisĂ©s et sur Ă©coute. L’homme envoie des roquettes sur Mars, un petit smartphone de rien du tout devrait ĂȘtre facile, non ? », a donc tweetĂ© Liz Wheeler. Et Elon Musk de lui rĂ©pondre : « J’espĂšre vraiment qu’on n’en arrivera pas lĂ , mais oui, s’il n’y a pas d’autre choix, je ferai un tĂ©lĂ©phone alternatif  ».

    Cette dĂ©claration, dont on ne sait pas Ă  quel point elle a Ă©tĂ© motivĂ©e par d’éventuels contacts entre Apple et Twitter, a mis le feu aux poudres. Dans le week-end, Elon Musk a enfoncĂ© le clou, en ciblant cette fois la politique tarifaire d’Apple et de Google. En cause : la commission de 30% que les deux gĂ©ants s’octroient sur tous les achats effectuĂ©s dans les applications. Ce qui inclut donc l’abonnement Twitter Blue cher Ă  Elon Musk, soit 8 dollars par mois pour obtenir une certification de son compte et des avantages associĂ©s. Cela signifie donc qu’Apple et Google prendront 2,4 dollars sur chaque abonnement Twitter Blue. Non nĂ©gligeable pour Twitter.

    Une suppression de l’App Store serait catastrophique pour Twitter
    Si Apple estimait que Twitter n’est plus assez sĂ©curisĂ© et/ou modĂ©rĂ© pour figurer dans son App Store, alors cette dĂ©cision serait catastrophique pour l’entreprise. Le rĂ©seau social aux 250 millions d’utilisateurs actifs par jour -et plus de 500 millions par mois dans le monde- se verrait privĂ© d’un coup d’une grande partie de ses utilisateurs : aux Etats-Unis, la part de marchĂ© d’Apple dans les smartphones a dĂ©passĂ© les 50% pour la premiĂšre fois en 2022. Dans le monde entier, Apple Ă©quipe 28% des smartphones, contre 71% pour Google (son systĂšme d’exploitation Android fait marcher tous les smartphones du marchĂ© sauf les iPhone). Apple est donc moins puissant que Google dans les smartphones, mais il est particuliĂšrement performant chez les personnalitĂ©s, les politiques, les urbains et les cadres, des publics sur-reprĂ©sentĂ©s sur le rĂ©seau social.

    Bref, sortir de l’App Store pourrait prĂ©cipiter la chute de Twitter. Certes, les utilisateurs pourraient toujours utiliser le service sur ordinateur ou tablette, via un navigateur web ou mobile. Mais ils n’auraient plus accĂšs Ă  l’application. Or, avoir une application est indispensable sur mobile car les deux tiers du trafic internet mondial se fait dĂ©sormais sur mobile. La question de la survie de Twitter sans une prĂ©sence sur le magasin applicatif d’Apple -sans compter le potentiel effet boomerang avec Google- se pose donc sĂ©rieusement.

    Elon Musk veut forcer une remise à plat des pratiques tarifaires d’Apple et de Google
    En dĂ©clarant la guerre Ă  Apple, Elon Musk place donc au cƓur de l’actualitĂ© les pratiques tarifaires jugĂ©es de plus en plus intolĂ©rables des deux gĂ©ants du Net. Comme Apple et Google disposent d’un duopole de fait sur mobile car leur systĂšme d’exploitation Ă©quipe 99% des smartphones dans le monde, leurs « stores » sont donc la porte d’entrĂ©e incontournable pour toutes les applications. Sans prĂ©sence sur leur Store, pas d’accĂšs au consommateur.

    Alors, Apple et Google n’hĂ©sitent pas Ă  faire payer cher le droit de passage : ils prĂ©lĂšvent entre 15% et 30% de tous les achats rĂ©alisĂ©s dans les applications. Pour Twitter, ce sera certainement 30%, car les 15% sont rĂ©servĂ©s aux applis dans leur premiĂšre annĂ©e et qui rĂ©alisent moins d’un million de dollars de revenus via l’App Store, ce qui ne sera vraisemblablement pas le cas de l’abonnement Twitter. Autrement dit, les applications peuvent devoir reverser quasiment un tiers de leur chiffre d’affaires Ă  Apple et Google, juste pour avoir le droit de figurer sur leur magasin applicatif.

    Cette situation provoque la fureur de la plupart des dĂ©veloppeurs d’applications quand ils atteignent une taille importante. Car si ĂȘtre sur l’App Store et le Google Play Store est synonyme d’accĂšs au public donc indispensable pour gagner de l’argent -surtout quand Apple et Google choisissent de mettre en avant une appli-, les services les plus populaires vivent cette situation comme une extorsion. « Apple est l’entreprise la plus aimĂ©e des consommateurs et la plus dĂ©testĂ©e des dĂ©veloppeurs », expliquait Ă  La Tribune Benoist Grossmann, le co-prĂ©sident du lobby français de dĂ©fense des startups France Digitale.

    Depuis dĂ©but 2021, l’association professionnelle est partie en guerre, comme d’autres dont la Coalition for App Fairness (coalition pour l’équitĂ© des applications) contre cette situation. Leur but : imposer, par la justice et par la rĂ©gulation, la fin de pratiques commerciales qu’ils jugent dĂ©loyales et injustifiĂ©es. C’était tout l’enjeu du procĂšs entre Apple et Epic Games, le cĂ©lĂšbre studio de jeux vidĂ©o derriĂšre Fortnite. AprĂšs des annĂ©es de procĂ©dures, ce dernier a obtenu en 2021 par la justice qu’Apple n’impose plus aux dĂ©veloppeurs d’utiliser son propre systĂšme de paiement pour les achats in-app. La dĂ©cision a fait jurisprudence et a Ă©tĂ© intĂ©grĂ©e dans le Digital Markets Act (DMA), le nouveau rĂšglement europĂ©en censĂ© lutter contre les abus de position dominante des gĂ©ants du numĂ©rique.

    Mais ni la justice, ni le DMA, ni aucun rĂ©gulateur, n’ont abordĂ© la question du montant de la commission qu’Apple et Google imposent aux applications. Jusqu’à prĂ©sent, tous ont considĂ©rĂ© que chaque entreprise est libre de fixer les prix qu’elle souhaite pour ses services. Ils prĂ©fĂšrent concentrer leurs efforts sur des rĂ©gulations censĂ©es Ă©viter que des entreprises se retrouvent dans une position de monopole qui leur permet de pratiquer des prix trop Ă©levĂ©s sans subir de sanction du marchĂ©. Mais les rĂ©gulateurs semblent avoir abandonnĂ© l’idĂ©e d’intervenir sur les prix des services en situation actuelle de monopole.

    Musk déplace le bannissement potentiel de Twitter sur le terrain politique et économique
    C’est ce combat qu’Elon Musk pose sur la table. En retweetant Epic Games, le nouveau patron de Twitter vient de s’imposer en nouvelle Ă©gĂ©rie de la contestation anti-Apple. Il dĂ©place aussi et surtout le potentiel bannissement de Twitter, qui serait concrĂštement la consĂ©quence de ses propres actions -renvoi de l’essentiel des Ă©quipes de modĂ©ration et risque de cybersĂ©curitĂ©- sur un autre terrain, Ă©conomique et politique, qui lui offre la possibilitĂ© de se dĂ©fausser de toute responsabilitĂ©.

    Elon Musk en fait ainsi Ă  la fois un combat Ă©conomique lĂ©gitime -la « rente » des app stores fait scandale depuis des annĂ©es- et aussi un combat politique contre la « censure » qui serait pratiquĂ©e par Apple et Google. Cet argument rĂ©siste mal Ă  l’analyse des faits, mais il porte dans une partie de l’opinion. Par exemple, le rĂ©seau social d’extrĂȘme droite Parler, qui avait Ă©tĂ© supprimĂ© de l’App Store en 2020, a pu le rĂ©intĂ©grer en 2021 aprĂšs avoir mis en place une Ă©quipe de modĂ©ration pourtant trĂšs cosmĂ©tique, mais qui suffisait pour respecter les conditions d’utilisation pas trĂšs contraignantes d’Apple en matiĂšre de modĂ©ration.

    Avec le rachat de Twitter, Elon Musk s’est engagĂ© dans un combat avant tout idĂ©ologique, dont personne devrait sortir grandi. Ni Twitter -ĂȘtre exclu de l’App Store revient Ă  mourir, d’autres applis en ont fait les frais-, ni la dĂ©mocratie -de plus en plus polarisĂ©e en deux camps irrĂ©conciliables-, ni Apple qui verrait sa rĂ©putation ternie s’il bannit Twitter de son App Store.

    • Musk devrait regarder ce qui est arrivĂ© Ă  Facebook (6 Ă  7 fois la valorisation de Twitter) : quand Apple a mis en place l’App Tracking Transparency (ATT) qui menaçait directement les revenus de Facebook, mi-2021, Zuckerberg a tentĂ© de faire croire qu’il menait une croisade pour le bien de l’humanitĂ© et contre les mĂ©chants de chez Apple. Puis finalement finito presto : Facebook prĂ©fĂšre carrĂ©ment changer de business modĂšle et tenter d’imposer son propre Ă©cosystĂšme indĂ©pendant avec son propre matĂ©riel de VR.

  • « Equium » : une pompe Ă  chaleur acoustique sobre et durable
    ▻https://www.radiofrance.fr/franceculture/equium-une-pompe-a-chaleur-acoustique-sobre-et-durable-6365377

    La jeune entreprise nantaise conçoit des pompes Ă  chaleur qui fonctionnent avec l’énergie du son. Cette technologie sortie des laboratoires de recherche du CNRS promet de chauffer et rafraĂźchir les logements de maniĂšre sobre, Ă©cologique et sans gaz rĂ©frigĂ©rants fluorĂ©s nocifs pour l’environnement.

    « Sans combustion, ni aucune piĂšce en mouvement, nous pouvons produire du chaud et du froid. »

    ConsidĂ©rĂ©e comme une technologie de rupture, le cƓur de la pompe Ă  chaleur thermo-acoustique conçue par la jeune entreprise, change en effet totalement la donne. Car c’est en s’appuyant sur un phĂ©nomĂšne naturel d’autogĂ©nĂ©ration d’ondes acoustiques par gradients de tempĂ©rature, Ă©tudiĂ© depuis de nombreuses annĂ©es dans les laboratoires du CNRS, qu’elle parvient Ă  produire de la chaleur et du froid.

    ▻https://www.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2022/11/1102d576-6c51-42a4-869d-efd97afcfa61/860_equium-moteur.webp
    #pompe_Ă _chaleur_acoustique #thermo-acoustique

  • Manuel Valls condamnĂ© Ă  payer une amende salĂ©e en raison du financement de sa campagne Ă©lectorale Ă  Barcelone
    Par Stéphanie Bascou - Publié le 27/11/2022 - Capital.fr
    ▻https://www.capital.fr/economie-politique/manuel-valls-condamne-a-payer-une-amende-salee-en-raison-du-financement-de-s

    (...) ConcrĂštement, les juges ont infligĂ© une amende de 277.000 euros (251.698,28 euros et 25.000 euros) Ă  l’ancien homme politique français. Il aurait violĂ© deux textes de loi : la loi sur le financement des partis politiques ainsi qu’un autre article de la Loi organique du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral Ă©lectoral. Non seulement Manuel Valls n’a pas respectĂ© le plafond de la loi dĂ©cidĂ© pour les dĂ©penses de publicitĂ© faites Ă  l’étranger. Mais il a acceptĂ© des paiements de tiers pour financer sa campagne municipale en 2019 – un tel financement est normalement interdit, dĂ©taille le site local Barnadiario.com, samedi 26 novembre. Des hommes d’affaires et des membres de la haute bourgeoisie catalane de Barcelone et de Madrid avaient participĂ© Ă  ce financement illĂ©gal. Le candidat avait obtenu 13% des voix. Plus rĂ©cemment, l’homme politique, rentrĂ© dans l’Hexagone, n’est pas parvenu Ă  se faire Ă©lire dĂ©putĂ© des Français de l’étranger, sous la banniĂšre de la majoritĂ© prĂ©sidentielle.

  • S’opposer Ă  la chasse et Ă  la corrida, est-ce un truc de bourgeois citadin ?
    ▻https://www.frustrationmagazine.fr/chasse-corrida

    Dans un entretien menĂ© par EugĂ©nie BastiĂ© pour le journal Le Figaro, le philosophe d’inspiration marxiste et orwellienne Jean-Claude MichĂ©a dĂ©nonce “la vision Walt Disney de l’animalitĂ©” qu’auraient les “habitants des mĂ©tropoles” et qui se traduirait par leur hostilitĂ© Ă  la chasse et Ă  la corrida. Il fait mĂȘme de la proposition de loi d’interdiction de [
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  • « 277000€ d’amende pour finir 4Ăšme.
    La campagne de Manuel Valls Ă  Barcelone, c’est le pire rapport qualitĂ©/prix de l’histoire de la magouille en politique.
    La corruption ne paie plus
 »
    ▻https://www.lindependant.fr/2022/11/27/politique-manuel-valls-condamne-a-une-amende-de-277000-euros-pour-des-i

    L’ancien Premier ministre français avait acceptĂ© des paiements de tiers pour financer sa campagne municipale en 2019. Des faits jugĂ©s « trĂšs graves » par la Cour des comptes.

    DĂ©missionnaire de son poste de conseiller municipal de Barcelone et Ă©galement retirĂ© de la vie politique française, Manuel Valls revient dans l’actualitĂ© Ă  la faveur d’une dĂ©cision de la Cour des comptes sur le financement de sa campagne des Ă©lections municipales de Barcelone en 2019.

    Manuel Valls devra ainsi rembourser 277.000 euros pour avoir financé irréguliÚrement sa campagne en acceptant des paiements de tiers mais aussi en ne déclarant pas des dépenses électorales de son premier micro-parti précédant son engagement définitif dans la campagne.

    Ainsi, l’ancien Premier ministre français, qui, lors de cette campagne, se prĂ©sentait en tant que dĂ©fenseur de l’unitĂ© espagnole face au « danger » de l’indĂ©pendantisme, a reçu des dons d’importants hommes d’affaires et de membres de la haute bourgeoisie catalane de Barcelone et de Madrid.
    Deux amendes

    Selon le mĂ©dia Nacio Digital, Manuel Valls n’a pas fait appel de sa sanction qui est la plus forte infligĂ©e Ă  un parti engagĂ© dans ces Ă©lections municipales. L’infraction a Ă©tĂ© jugĂ©e « trĂšs grave » par la Cour des comptes, justifiant cette amende de 251.698 euros Ă  laquelle s’est ajoutĂ©e une autre sanction de 25.000 euros pour dĂ©passement du plafond la limite maximale de dĂ©penses en publicitĂ© extĂ©rieure.

    Lors des Ă©lections municipales de 2019, Manuel Valls avait obtenu 13% des voix. Pas suffisant pour ĂȘtre maire mais ses conseillers avaient fait pencher la balance pour dĂ©signer le maire. Apportant ses voix Ă  Adau Colau (soutenue par l’ultra-gauche Podemos), il avait ainsi barrĂ© la route au candidat indĂ©pendantiste.

    En aoĂ»t 2021, Manuel Valls avait dĂ©missionnĂ© de son poste de conseiller municipal. Il avait Ă©chouĂ© ensuite Ă  se faire Ă©lire dĂ©putĂ© des Français de l’étranger lors des Ă©lections lĂ©gislatives de juin dernier.

    ▻https://twitter.com/realmarcel1/status/1596860060680216576?cxt=HHwWgIDTjfjwl6ksAAAA

  • « C’est une injonction contradictoire : on nous demande d’ĂȘtre sobres dans une sociĂ©tĂ© qui est tout entiĂšre organisĂ©e autour de l’abondance. »
    ▻https://lejournal.cnrs.fr/articles/la-sobriete-ne-peut-pas-reposer-seulement-sur-les-individus

    Sophie Dubuisson-Quellier, sociologue, membre du Haut conseil pour le climat, revient pour CNRS Le Journal sur le concept de sobriété, ses objectifs et ses verrous.

    Qu’est-ce que la sobriĂ©tĂ© dont on nous parle beaucoup depuis quelques mois ? Comment la dĂ©finir ?

    Sophie Dubuisson-Quellier . Tout dĂ©pend sous quel angle on envisage la notion. L’arrivĂ©e du concept de « sobriĂ©tĂ© » dans le discours public est trĂšs rĂ©cente et trĂšs rapide. Il y a quelques mois encore, le terme Ă©tait considĂ©rĂ© comme tabou car il Ă©voquait l’écologie punitive. La sobriĂ©tĂ© Ă  laquelle les Français sont appelĂ©s aujourd’hui, et les EuropĂ©ens plus largement, s’est imposĂ©e dans un contexte particulier, qui est un contexte de crise Ă©nergĂ©tique liĂ© Ă  la guerre en Ukraine ; il s’agit d’une modĂ©ration des consommations d’énergie, qui vise surtout le consommateur final et repose sur la responsabilisation des individus.

    Mais en rĂ©alitĂ©, la notion de sobriĂ©tĂ© existe dans la recherche en sciences sociales depuis une vingtaine d’annĂ©es dĂ©jĂ . Elle a fait l’objet de nombreux travaux, principalement chez les chercheurs anglo-saxons, sous le terme de « sufficiency » – un concept repris par le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) pour la toute premiĂšre fois en 2022, et qu’on pourrait traduire par « ce qui est suffisant », « ce qui suffit ».

  • À la recherche (vaine) de la boucle prix-salaires | Mediapart | 25.11.22

    ▻https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/251122/le-fmi-confirme-que-la-boucle-prix-salaires-est-d-abord-un-recit-conservat

    Ou comment le FMI itself - enfin, sa recherche - dynamite l’argument moisi de Macron et de ses potes pour maintenir les salaires au sol.

    Une Ă©tude publiĂ©e le 11 novembre dernier par la recherche du FMI, rĂ©digĂ©e par six Ă©conomistes, vient confirmer l’aspect fantomatique de cette notion et, partant, sa simple fonction rĂ©pressive.

    Ce « working paper » a examinĂ© les donnĂ©es dans trente-huit pays avancĂ©s entre le premier trimestre de 1960 et le quatriĂšme de 2021 Ă  la recherche d’une boucle prix-salaires.[...] les Ă©conomistes ont retenu une mĂ©thode : [1.] identifier une accĂ©lĂ©ration concomitante des prix et des salaires nominaux (ceux qui sont effectivement versĂ©s) pendant au moins trois trimestres sur quatre de suite ; si cette situation se rĂ©pĂšte pendant trois ans, l’étude considĂšre que l’on a un « Ă©pisode » constituant les conditions d’une boucle prix-salaires [...] ; et [2.] observer si, comme le prĂ©tend Emmanuel Macron, « on ne peut plus l’arrĂȘter », autrement dit, savoir si la hausse des prix et des salaires s’auto-entretient durablement.

    RĂ©ponse : pas vu Keyser Söze

    Dans l’immense majoritĂ© des cas, la situation se stabilise au bout de deux ans.

    Les donnĂ©es concernant les salaires sont parfois difficiles Ă  rassembler. Les Ă©conomistes du FMI ont donc intĂ©grĂ© les salaires du secteur manufacturier, disponibles pour les annĂ©es 1960 et 1970, mais, par exemple, les donnĂ©es françaises ne remontent pas au-delĂ  de 1990. NĂ©anmoins, on dispose de donnĂ©es assez fiables pour les États-Unis sur l’ensemble de la pĂ©riode. En dĂ©finitive, l’étude du FMI identifie 79 Ă©pisodes de boucles prix-salaires (cent en prenant en compte les seuls salaires manufacturiers).

    L’étude utilise ensuite le modĂšle thĂ©orique de la « courbe de Phillips », qui relie les salaires et les prix, pour observer s’il existe, dans ce cadre, une augmentation des prix qui s’expliquerait par d’autres donnĂ©es que la situation de la productivitĂ© et du marchĂ© du travail. Car c’est cela le fondement thĂ©orique de l’emballement prix-salaires : les hausses de salaire conduiraient Ă  des hausses de prix injustifiĂ©es qui, Ă  leur tour, mĂšneraient Ă  des hausses de salaire.

    Or, en moyenne, lors des Ă©pisodes identifiĂ©s, la hausse des salaires nominaux reste infĂ©rieure Ă  ce que les niveaux d’inflation et d’emploi suggĂ©reraient. Dans ce cas, ce ne sont donc pas les salaires qui peuvent dĂ©terminer l’accĂ©lĂ©ration des prix. Autrement dit, conclut l’étude du FMI, « les boucles prix-salaires, dĂ©finies comme une accĂ©lĂ©ration continuelle des prix et des salaires, sont difficiles Ă  identifier dans les donnĂ©es historiques ».

    Dans l’immense majoritĂ© des cas, la situation se stabilise au bout de deux ans. Ce qui signifie clairement que ce qu’a indiquĂ© Emmanuel Macron est une erreur factuelle et intellectuelle.

    L’erreur est d’autant plus grave que les Ă©conomistes du FMI ont concentrĂ© leur Ă©tude sur des cas proches de celui que l’on connaĂźt aujourd’hui, oĂč les salaires rĂ©els chutent significativement et oĂč l’emploi rĂ©siste bien. Cette situation se retrouve dans 22 des 79 Ă©pisodes identifiĂ©s. SchĂ©matiquement, dans ce cas, la hausse des salaires nominaux est insuffisante lorsque l’inflation est forte et effectue un rattrapage par la suite, mais finit par se stabiliser. LĂ  encore, et encore davantage que dans le cas gĂ©nĂ©ral, il n’y a aucun effet d’entraĂźnement.

    • mais aussi :

      Il faut ĂȘtre clair. L’étude du FMI n’est pas en elle-mĂȘme un plaidoyer pour l’indexation salariale puisqu’elle dĂ©crit des phĂ©nomĂšnes d’ajustement autour de l’équilibre. Son usage de la courbe de Phillips, par ailleurs, est contestable. Mais il permet nĂ©anmoins d’îter toute rĂ©alitĂ© Ă  la boucle prix-salaires, y compris dans une perspective orthodoxe, ce qui n’est pas rien.

      Comme souvent avec la science Ă©conomique, les modĂšles et les thĂ©ories ne dĂ©crivent pas la rĂ©alitĂ© et ne permettent en aucun cas une prĂ©diction fiable. DĂšs lors, on semble bien loin d’une « science », on est plutĂŽt dans la construction de rĂ©cits utiles Ă  la poursuite d’un certain ordre Ă©conomique.

      Dans les annĂ©es 1970, l’inflation, qui Ă©tait principalement le fruit d’une baisse structurelle de la profitabilitĂ© et du caractĂšre monopolistique du capitalisme d’alors, a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour blĂąmer les salariĂ©s et, surtout, pour casser un certain nombre de protections du monde du travail, Ă  commencer par les cadres de nĂ©gociations collectives et l’indexation salariale. L’étude du FMI confirme donc ici que ce qui constitue le rĂ©cit central des nĂ©olibĂ©raux depuis un demi-siĂšcle pour justifier la contre-rĂ©volution nĂ©olibĂ©rale est inconsistant.

      La dĂ©sindexation des salaires n’a pour but que de faire porter aux salariĂ©s le coĂ»t de l’inflation au bĂ©nĂ©fice du capital.

      Car si, dans le cadre thĂ©orique du FMI, la boucle prix-salaires n’est pas identifiable, y compris dans des pays oĂč les salaires ont Ă©tĂ© ou sont encore indexĂ©s (comme la Belgique), alors l’indexation ne saurait ĂȘtre l’épouvantail que dĂ©crit Emmanuel Macron.
      [...]
      La posture « pĂ©dagogique » d’Emmanuel Macron, qui s’accroche au rĂ©cit orthodoxe dominant, est donc une tromperie. Elle disqualifie un outil utile [l’indexation des salaires] alors mĂȘme que les salariĂ©s français viennent de subir trois trimestres consĂ©cutifs de baisse de leurs salaires moyens rĂ©els (-2 % sur un an au troisiĂšme trimestre).

      Cela n’est pas Ă©tonnant puisque deux semaines auparavant, l’hĂŽte de l’ÉlysĂ©e affirmait faire sa prioritĂ© de la modĂ©ration salariale, pour sauvegarder la compĂ©titivitĂ© externe. En cela, il prouve encore quelle est la rĂ©alitĂ© de sa politique Ă©conomique : celle d’une politique de classe.

      En passant, le FMI, qui soutient cette politique et rĂ©clame mĂȘme qu’elle soit encore aggravĂ©e, ferait bien d’écouter sa recherche. On sera, sur ce point, fort pessimiste car depuis plusieurs annĂ©es, l’institution reste enfermĂ©e dans une doxa que sa division de recherche ne cesse de malmener. LĂ  encore, on ne peut qu’y voir une volontĂ© de dĂ©fendre des politiques non pas rationnelles, mais en faveur de certains secteurs du capital.

  • La maison en A.
    ▻https://youtu.be/bBf3Sniwfqw

    C’est l’histoire d’Elizabeth Faure, bĂątisseuse, qui a dĂ©cidĂ© de rĂ©aliser son rĂȘve : construire elle-mĂȘme sa maison. Mais avec le minimum d’argent, soit 40 000 euros pour 180 m2 de surface habitable. Elizabeth Faure a 65 ans lorsqu’elle se lance dans ce projet fou, c’était en 2013, prĂšs de la commune de Lusignac en Dordogne. La Maison en A, long mĂ©trage rĂ©alisĂ© par Morgane Launay, raconte son histoire. « J’ai eu envie filmer cette mission impossible : une femme soixantenaire et sans argent qui construit quasiment seule sa maison en forme de A. Cette super-hĂ©roĂŻne prouve que tout est possible », explique la rĂ©alisatrice.