marielle

« vivere vuol dire essere partigiani » Antonio Gramsci

  • Un confinement le week-end à Paris et Marseille, piste écartée par Emmanuel Macron
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/03/03/covid-19-emmanuel-macron-ecarte-un-confinement-le-week-end-en-ile-de-france-

    Jean Castex doit détailler de nouvelles mesures, jeudi soir. Seul le Pas-de-Calais sera pour l’instant confiné le week-end. Au sommet de l’Etat, la situation sanitaire est toujours jugée « fragile », avec « des chiffres qui restent très hauts en réanimation ».

    Paris et Marseille ne seront finalement pas confinés le week-end. Selon des sources concordantes au sommet de l’Etat, aucun département des régions Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA) ne subira un confinement local, samedi et dimanche prochains, comme c’est le cas à l’heure actuelle à Nice et à Dunkerque (Nord).

    Seul un département est pour l’instant assuré d’être confiné le week-end pour faire face à une recrudescence de l’épidémie de Covid-19 : celui du Pas-de-Calais, qui compte un taux d’incidence de près de 400 cas pour 100 000 habitants, deux fois plus qu’au niveau national. « Un ou deux autres » pourraient subir le même sort, selon l’exécutif. Mais pas plus. Ces décisions, prises par Emmanuel Macron mercredi 3 mars lors d’un conseil de défense sanitaire à l’Elysée, doivent êtres annoncées par le premier ministre, Jean Castex, jeudi 4 mars, lors d’une conférence de presse.

  • Lorsque le communautarisme se croit laïque. Retour sur l’assassinat de Samuel Paty – CONTRETEMPS
    http://www.contretemps.eu/laicite-islamophobie-republique-religions-achcar

    Cela fait près de cinq mois que l’enseignant Samuel Paty a été assassiné de la manière abominable que l’on sait. Les passions ne se sont pas vraiment calmées, et ne se calmeront pas de sitôt pour la raison évidente que celles et ceux qui exploitent ce meurtre et autres atrocités du même acabit afin d’attiser la haine de l’islam et des musulmans cesseront d’autant moins de le faire que la France est à présent entrée en période pré-électorale. Or le plus frappant dans cette course à l’échalote, c’est que le soi-disant homme du centre qu’est Emmanuel Macron participe allègrement à l’exécution de la partition écrite par l’extrême droite, améliorant ainsi les chances d’une nouvelle percée de Marine Le Pen à la prochaine élection présidentielle. La France bien-pensante court à l’abîme, en croyant courir dans le sens opposé.

  • Démolition de l’assurance-chômage : la bourgeoisie en rêvait, Macron le fait
    https://www.frustrationmagazine.fr/assurance-chomage

    La réforme (le terme libéral pour “destruction”) de l’assurance-chômage est l’un des objectifs les plus importants pour Macron et ses alliés. On parle beaucoup, à juste titre, de sa suppression de l’ISF, de sa réforme des retraites et en ce moment, de sa gestion sanitaire, mais la réforme de l’assurance-chômage est son chantier le plus abouti, dans un silence relatif : Macron a déjà bien fait reculer nos droits, mais discrètement, sans sonner le clairon, et il est à deux doigts de parachever son œuvre. Pandémie mondiale ou pas, il aura tout de même accompli le job que la bourgeoisie lui a confié. Car la classe possédante déteste l’assurance-chômage : c’est à cause d’elle que les travailleurs ont (encore) une petite marge de négociation pour ne pas accepter n’importe quel boulot et à n’importe quel prix, et c’est insupportable pour le patronat. L’entreprise de démolition de macron se déroule en 3 étapes. Explication pour celles et ceux qui n’ont pas suivi ou rien compris, car tout est fait pour que nous n’y comprenions rien.

  • Banksy : La Petite Fille au hula-hoop vendue à une galerie contre la volonté de l’artiste | Connaissance des Arts
    https://www.connaissancedesarts.com/artistes/banksy/banksy-la-petite-fille-au-hula-hoop-vendue-a-une-galerie-contre

    Personne ne voulait de La Petite Fille au hula-hoop de Banksy, d’après les propriétaires de l’immeuble. Le pochoir, réalisé le 13 octobre dernier, en plein pic de l’épidémie de Covid-19 au Royaume-Uni, était pourtant très apprécié des habitants de Nottingham. Les propriétaires, qui ont souhaité rester anonymes, l’ont pourtant vendu pour un montant inconnu à six chiffres à la galerie d’art contemporain Brandler, située à 200 km de là, à Brentwood. Le 17 février, la galerie a annoncé avoir fait appel à une entreprise spécialisée pour retirer l’œuvre de son mur en briques et la transporter. Elle sera prochainement montrée au Moyse’s Hall Museum (Bury Saint Edmunds), lors d’une exposition consacrée à l’art moderne.
    Grande incompréhension

    L’annonce a créé la stupeur des habitants de Nottingham, très attachés à l’œuvre. Celle-ci représente une petite fille dansant le hula-hoop avec un pneu de vélo près d’un vrai vélo cadenassé à un poteau, et auquel il manque une roue. Beaucoup y voient un hommage au passé industriel de Nottingham, où l’entreprise Raleigh Bicycle Company, fabricant des vélos, a été créée en 1887. C’est donc un pan entier de l’histoire de la ville que les propriétaires de l’immeuble ont vendu. Ils ont indiqué qu’ils ne souhaitaient pas que l’œuvre reste sur les murs du bâtiment et avoir pour cela contacté de nombreuses associations et collectionneurs locaux et nationaux, mais que personne ne souhaitait obtenir la pleine propriété de l’œuvre. L’artiste lui-même a été contacté et a indiqué à plusieurs reprises aux propriétaires qu’il désapprouvait vivement cette vente. L’œuvre avait déjà connu des rebondissements après qu’un des propriétaires du bâtiment a retiré le vélo cadenassé de son poteau en novembre dernier.

  • Inceste : le « syndrome d’aliénation parentale », une idéologie puissante

    Dans les cas de divorce, cette théorie développée en Amérique du Nord est utilisée pour accuser la mère de manipuler son enfant. Au point d’entretenir un « déni de l’inceste ».
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020321/inceste-le-syndrome-d-alienation-parentale-une-ideologie-puissante

    À leurs yeux, les femmes font figure de suspectes idéales. En cas de divorce « conflictuel », un même scénario se répéterait : celui d’une mère, anxieuse, qui conduirait l’enfant à accuser injustement son père d’inceste. Cette théorie, promue par certains psychiatres en vue, s’est répandue jusque dans les tribunaux français (lire notre enquête). Elle repose notamment sur le syndrome d’aliénation parentale (SAP), que son fondateur, l’Américain Richard Gardner, définit comme « une campagne de dénigrement de la part de l’enfant contre un parent, campagne non justifiée ».

    Ce concept, né durant les années 1980, est extrêmement controversé. D’abord en raison de la personnalité de son fondateur. Le psychiatre Richard Gardner s’est en effet illustré, tout au long de sa carrière, par ses sorties misogynes et sa mansuétude à l’égard des pédocriminels. Ne disait-il pas qu’il y a « un peu de pédophilie dans chacun d’entre nous » ? « La pédophilie a été considérée comme une norme par la vaste majorité des individus dans l’histoire du monde », observait-il.

    À ses yeux, les enfants sont naturellement sexualisés et peuvent même parfois initier des relations sexuelles avec l’adulte en le « séduisant ». Dans les cas où cette « relation » est découverte, « l’enfant est susceptible de fabuler pour que l’adulte soit blâmé pour en avoir été à l’initiative », estime Gardner. À le lire, le plus grand risque résiderait dans la réaction de la mère : « Son hystérie […] contribuera à développer chez l’enfant le sentiment qu’un crime odieux a été commis et réduira d’autant ses chances d’un rapprochement avec le père », affirmait-il.

    Mais ces déclarations n’empêcheront pas la naissance d’un courant de pensée puissant, inondant les médias. Nous sommes alors en pleine décennie 1980, une période marquée par « l’augmentation des divorces », remarque le juge pour enfants Édouard Durand, qui co-préside les travaux de la commission sur l’inceste mise en place récemment. Depuis les années 1970, les fondements du patriarcat tremblent : « On passe de la puissance paternelle à l’autorité parentale, rappelle le magistrat. Donc on redéfinit les rôles juridiques dans la famille et l’égalité père-mère. »

    Les masculinistes promeuvent le SAP

    Il faut attendre les années 1990 pour voir arriver en France le syndrome d’aliénation parentale. Un psychiatre-sexologue, le Dr Paul Bensussan, va peu à peu s’imposer comme la figure de proue de ce mouvement. Expert à la cour d’appel de Versailles depuis 1996, il publie en 1999 un ouvrage remarqué, Inceste, le piège du soupçon (disponible en intégralité ici). Dans ce livre, il développe ses thèses sur la suggestibilité de l’enfant et les fausses allégations d’abus sexuels : « Le discours de l’enfant peut surprendre par la richesse de son vocabulaire ou par sa précision dans l’évocation des faits. Des faits qui prennent corps lorsque les interrogatoires se succèdent et se ressemblent : l’enfant apprend vite ! », ironise-t-il.

    La même année, le psychiatre est invité par SOS Papa, un groupe militant connu du grand public depuis le coup d’éclat de l’un de ses membres, qui s’était perché sur une grue de Nantes pour « défendre la cause » des pères en 2013. Cette association masculiniste, s’inspirant des groupes antiféministes américains, dispose déjà à l’époque de puissants relais et leurs colloques attirent des personnalités qui leur sont favorables, comme le Dr Paul Bensussan.

    « [Le psychologue canadien] Hubert Van Gijseghem, que vous avez tous lu, dont les travaux sont extrêmement célèbres, dit : “Les fausses allégations sont aussi délabrantes que les vraies.” Je suis d’accord avec lui », déclare le sexologue à un auditoire conquis.

    À ses côtés, Dominique Coujard, à l’époque vice-président du TGI de Paris, décrit les nouvelles mesures que mettent en œuvre les juges aux affaires familiales de Paris : « On introduit actuellement quelque chose que vous connaissez, [la notion] du parent le plus apte à favoriser les relations avec l’autre parent. À partir du moment où un parent a fait de fausses allégations, il n’apparaît pas être le plus apte à favoriser les relations avec l’autre parent. » Une phrase qui suscite, selon SOS Papa magazine, une vague d’applaudissements.

    Une théorie non reconnue par la communauté scientifique

    Cette promesse de Dominique Coujard aux adhérents de l’association résonne encore, vingt ans plus tard. Dans les affaires d’inceste présumé, « on ne se pose jamais la question : “Et si c’était vrai ?” », observe le co-président de la commission inceste, Édouard Durand. « L’hypothèse du viol incestueux est écartée, donc on reconstruit l’histoire de la famille en présumant que la mère manipule son enfant. […] Or, quand on part du principe qu’il y a conflit, il y a une injonction, non seulement judiciaire mais aussi sociale, pour que les parents s’entendent. Le modèle du bon parent, c’est celui qui accepte le principe de la résidence alternée, y compris au mépris des besoins de l’enfant. »

    Les thèses de l’aliénation parentale, tout comme la carrière du Dr Bensussan, vont connaître une progression fulgurante à la faveur de l’affaire Outreau, en 2005. Le psychiatre, appelé en qualité de témoin par les avocats de la défense, va étriller les expertises contenues dans le dossier d’instruction. Le procès en appel, aussitôt qualifié de « naufrage judiciaire », signe la consécration du sexologue.

    Il enchaîne alors les cours à l’École nationale de la magistrature, les colloques et conférences consacrés à l’affaire de sa vie, Outreau. Nommé expert à la Cour de cassation en 2007, le psychiatre est au faîte de sa gloire et peut ainsi faire la promotion de sa théorie.

    Mais il lui reste un obstacle de taille à surmonter. Le syndrome d’aliénation parentale (SAP) n’est toujours pas reconnu par la communauté scientifique internationale. Ses promoteurs vont alors tout faire pour que leur concept intègre, en 2013, le manuel de référence sur les troubles mentaux, publié par l’Association américaine de psychiatrie.

    En vain. En dépit de cette intense campagne de lobbying, le Dr Darrel Regier, à la tête du groupe de travail en charge de la rédaction de la cinquième édition du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-5), ferme la porte aux partisans du SAP. Le psychiatre estime que l’aliénation parentale « ne repose pas sur des bases scientifiques suffisantes » pour intégrer le manuel.

    En amont de la parution du DSM-5, le Dr Regier décrète que le SAP « est un problème de relation parent-enfant […], pas un trouble mental ». Les partisans du SAP espèrent donc que leur chère théorie finisse par figurer dans les annexes de la célèbre revue… Mais, là encore, raté. Pas de quoi démonter les fidèles adeptes, qui sèment la confusion dans le débat public. En témoigne la réaction du Dr Paul Bensussan, principal promoteur du SAP en France, s’enthousiasmant de cette pseudo-reconnaissance de la communauté scientifique : « On peut donc retenir que l’aliénation parentale figure “en esprit, sinon dans la lettre”, dans le DSM-5 », écrit cet expert psychiatre dans la revue juridique La Gazette du Palais.

    Les « fausses allégations »

    Malgré l’absence de consensus scientifique autour du SAP, le Dr Paul Bensussan n’hésite pas à avancer des chiffres à l’appui de sa démonstration : « Dans le cadre de litiges consécutifs à la séparation des parents, […] la plupart des auteurs s’accordent à évaluer [la probabilité d’énonciation fausse] de 60 à 75 % », explique le psychiatre, dans une expertise de 2005 que nous nous sommes procurée.

    Ces statistiques, stupéfiantes, sont cependant trompeuses, car une bonne part de ces études – comme celle-ci – estiment que ces « fausses allégations » recouvrent l’ensemble des dossiers où la justice n’est pas parvenue à déterminer si l’enfant avait bel et bien été abusé… Un raisonnement qui entretient volontairement une confusion entre les affaires non élucidées et les dénonciations calomnieuses. Poussée à l’absurde, cette logique reviendrait à considérer 70 % des affaires de viols en France comme « fausses », car classées sans suite.

    Une étude canadienne, faisant aujourd’hui référence, estime que seuls 6 % des cas d’inceste étaient jugés « faux » – au sens d’« intentionnellement fabriqués » – par les services sociaux, sur un échantillon représentatif de plus de 7 600 affaires de violences intrafamiliales (sexuelles ou non).

    Mais dans les cas où la mère se serait trompée de bonne foi et aurait suggéré – sans le vouloir – des allégations à son enfant, la science semble naviguer dans le plus grand flou. Si les pédopsychiatres s’entendent sur une plus forte probabilité d’accusations erronées dans le cadre de divorces conflictuels, aucun consensus scientifique ne se dégage sur des chiffres précis.

    Paul Bensussan, régulièrement mis en cause par les associations et les avocates féministes (comme dans l’affaire Julie), n’a pas donné suite à notre demande d’entretien.

    Un « déni de l’inceste »

    Des mois après les faits présumés et en l’absence d’éléments matériels incriminant le père, la justice se trouve donc confrontée à un dilemme. Doit-elle priver un enfant de son père, certes suspecté, mais toujours présumé innocent ? Peut-elle prendre le risque de le laisser en compagnie d’un pédocriminel potentiel ?

    Ne sachant trancher, l’autorité judiciaire serait ainsi tentée de blâmer le messager, sur le fondement d’une supposée aliénation parentale : « On ne peut pas écrire [dans une décision de justice] qu’on oblige un enfant à voir un parent qui potentiellement le viole. Donc on va donner une autre raison : la mère ment. Cela simplifie le problème », résume le juge Édouard Durand.

    « On n’a pas besoin du concept du syndrome d’aliénation parental pour penser l’hypothèse rare d’une instrumentalisation de l’enfant. Ce concept a une utilité principale : le déni de l’inceste, ose même le magistrat. Avec le SAP, on est dans l’incapacité de voir la violence et il est impossible d’envisager l’existence d’un parent protecteur. »

    Or, les expertises jouent un rôle prépondérant dans les dossiers d’incestes présumés. Le Dr Bensussan est d’ailleurs très au fait du pouvoir dont il dispose dans ces affaires délicates, que le psychiatre préfère nommer « les affaires familiales » : « La tentation existe bel et bien [pour l’expert] de se substituer au juge », écrivait-il, en 2007, dans un article paru dans les Annales médico-psychologiques.

    Interrogé lors de la commission Outreau par des parlementaires, en avril 2006, il critiquait même la toute-puissance des experts dans « les affaires familiales » : « Ne nous racontons pas d’histoires sur ce qui est fait de nos expertises et sur le pouvoir excessif qu’elles ont. »

    « Trop de juges abdiquent dans les mains d’un psychiatre », regrette Jean-Pierre Rosenczveig, juge pour enfants durant quarante ans. L’ancien président du tribunal pour enfants de Bobigny, qui s’est montré toute sa carrière « toujours très réservé par rapport à la psychologisation », pointe cependant que ce risque de partialité « n’est pas spécifique au Dr Paul Bensussan » : « À partir du moment où un expert a théorisé une pratique professionnelle, le risque c’est qu’il cherche à faire entrer une situation dans sa théorie. Quand une série de présupposés aliène la liberté de réflexion de l’expert, ce n’est plus de l’expertise. On est dans l’habillage d’une situation. »

    #sap #masculinisme #inceste #divorce #déni #justice #féminisme

    • #patriarcat  : tout cela va avec le reste du package où il n’est jamais reproché aux pères de ne pas vouloir avoir la garde principale (avec toutes les merdes qui vont avec), mais d’exiger sans fin le respect de leur autorité qui consiste en réalité à se mêler en permanence de la vie privée de leur ex sous prétexte de s’occuper de l’éducation des gosses, donnant des ordres à distance qu’elle aura la charge d’exécuter, alors même que les montants des pensions alimentaires sont régulièrement sous-estimés et encore plus régulièrement non versés, à charge pour la mère de rogner sur ses ressources pour compenser, tout cela en étant contrôlée sans cesse par les services sociaux.

      Les femmes qui divorcent (et c’est encore + vrai pour celles qui fuient un conjoint violent) perdent leur domicile, leurs amis, leur réseau et généralement dans l’élan, leur boulot si elles avaient réussi à en garder un. Avec des mioches à plein temps sur les bras, elles ne peuvent espérer améliorer leur situation et leur con d’ex a toutes latitudes à continuer à leur faire chier par gosses interposés, d’autant que les plus salauds ont des ressources sans fin pour harceler avec des exigences de malades mentaux… qui vont être bénies par les JAF qui y voient la marque d’un père qui s’investit .

      Le fait qu’il puisse y avoir des femmes qui règlent des comptes par gosses interposés ne vaut pas comme symétrie de la situation.

  • Affaire Khashoggi : au sein de l’agence Havas, l’actuelle conseillère communication du premier ministre Jean Castex a activement participé à la campagne de promotion de l’Arabie saoudite après l’assassinat du journaliste.

    Affaire Khashoggi : la responsable communication de Castex était chargée de redorer l’image de l’Arabie saoudite par Antton Rouget

    L’actuelle conseillère communication de Jean Castex a activement participé à la campagne de promotion de l’Arabie saoudite en France, du temps où elle travaillait pour Havas, jusqu’à l’été 2020.

    C’est un lien supplémentaire dans l’entrelacs des relations tissées par les officiels saoudiens dans les cercles du pouvoir français, si discrets quand il s’agit de dénoncer les exactions du royaume dans l’affaire Khashoggi ou la guerre au Yémen.

    article réservé aux abonnées

    https://www.mediapart.fr/journal/france/020321/affaire-khashoggi-la-responsable-communication-de-castex-etait-chargee-de-

    Encore une #femme_de_gauche décidément !

    Selon nos informations, c’est Mayada Boulos qui prendra la tête du service de communication du nouveau Premier ministre Jean Castex à Matignon. Ancienne conseillère presse au cabinet de Marisol Touraine au ministère des Affaires sociales et de la Santé pendant le quinquennat de François Hollande, cette jeune femme de 39 ans avait été pressentie un temps pour prendre la direction de la communication à l’Élysée après le départ du macroniste Sylvain Fort.

    Directrice générale adjointe du groupe Havas depuis quatre ans, chargée notamment de missions de développement à l’international, Mayada Boulos avait auparavant œuvré auprès du haut fonctionnaire Louis Schweitzer aux commandes de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Femme de gauche assumée, « fidèle en amitié » selon ses proches, elle est restée proche de l’ex-ministre socialiste Marisol Touraine. Elle devrait officiellement prendre ses fonctions à Matignon, auprès de Jean Castex, ce jeudi.
    https://www.lepoint.fr/politique/un-femme-de-gauche-aux-commandes-de-la-com-de-jean-castex-07-07-2020-2383308

    « La cible du #macronisme ce n’est pas le fondamentalisme et l’extrémisme religieux. C’est bien les classes populaires musulmanes en France. Sinon comment comprendre cette #alliance avec le régime qui décapite des journalistes ? Une alliance avec le #wahhabisme ? »

  • Affaire Khashoggi : le recadrage bienvenu de Washington à Riyad
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/02/27/affaire-khashoggi-le-recadrage-bienvenu-de-washington-a-riyad_6071402_3232.h

    Un rapport du renseignement américain accuse le prince héritier saoudien d’avoir validé l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018. En rendant public ce document classifié par Donald Trump, Joe Biden signale à « MBS » que ses pulsions autocratiques auront désormais un prix.

    Editorial. Le roi Fahd d’Arabie saoudite, qui régna de 1982 à 1995, avait coutume de dire : « Après Allah, nous pouvons compter sur les Etats-Unis. » Jamais cette maxime n’a été aussi juste que sous le mandat de Donald Trump. Durant ses quatre années à la Maison Blanche, l’ex-président américain a offert un chèque en blanc à la Couronne, en particulier à son homme fort, le prince héritier Mohammed Ben Salman, surnommé « MBS ».

    Donald Trump a fermé les yeux sur l’intervention militaire au Yémen, la séquestration du premier ministre libanais Saad Hariri et les arrestations de militantes féministes. Il a encouragé le blocus du Qatar, une autre décision calamiteuse du dauphin saoudien. Il a, enfin, passé l’éponge sur l’assassinat du journaliste et dissident Jamal Khashoggi, en 2018, dans les locaux du consulat saoudien à Istanbul, dont la CIA a attribué la responsabilité, dans un rapport, au fils du roi Salman.

    En décidant de publier, vendredi 26 février, ce document, que son prédécesseur s’était empressé de classifier, Joe Biden signale à « MBS » que ses pulsions autocratiques auront désormais un prix. Cette mesure, après le gel de plusieurs contrats de ventes d’armes à l’Arabie et l’arrêt du soutien américain aux opérations saoudiennes au Yémen, amorce un recalibrage bienvenu de la relation Washington-Riyad.

    Le nouveau président américain n’a pas l’ambition de déloger le prince héritier de la ligne de succession. L’hypercentralisation du pouvoir mise en œuvre ces dernières années par « MBS », à rebours du fonctionnement traditionnellement collégial de la monarchie, l’a rendu peu ou prou intouchable.

    La publication du rapport « Khashoggi » n’est pas non plus synonyme de rupture entre les deux alliés. La nouvelle administration s’est engagée à continuer de fournir au royaume les armes défensives dont il a besoin pour contrer les missiles et les drones lancés contre son territoire par les milices houthistes du Yémen et autres agents pro-iraniens au Proche-Orient.

    Partie diplomatique délicate
    Ce que cet épisode signifie est moins spectaculaire. Il témoigne tout d’abord du déclin de l’importance de l’Arabie pour les Etats-Unis. Le pacte noué à la fin de la seconde guerre mondiale, lors de la fameuse rencontre sur le pont du croiseur Quincy, entre Roosevelt et le roi Abdelaziz, était fondé sur un échange de services : la protection américaine pour Riyad, un marché pétrolier stable pour Washington. Avec l’essor du gaz de schiste aux Etats-Unis, ce « deal » fondateur a perdu de sa valeur.

    Joe Biden attend de l’Arabie saoudite une gouvernance moins brutale. Le président démocrate sait qu’il ne transformera pas « MBS » en parangon de vertu. Il a simplement besoin que son principal partenaire arabe soit plus présentable et joue le jeu du multilatéralisme.

    Alors qu’il s’apprête à négocier avec l’Iran un retour à l’accord sur son programme nucléaire, Joe Biden tente aussi de se prémunir contre les mauvaises surprises. Le coup infligé à « MBS » pourrait le dissuader, s’il en a l’intention, d’entraver ses efforts dans ce qui sera, à n’en pas douter, une partie diplomatique très délicate.

    Le prince héritier serait bien avisé d’entendre le message. En parallèle à ses crises d’autoritarisme, il a lancé un ambitieux programme de modernisation économique et sociétale de son pays. Cette initiative nécessite un niveau d’investissement étranger et d’adhésion populaire dont l’Arabie est aujourd’hui très loin. S’il veut donner à son plan une chance de réussir, « MBS » doit transformer son royaume de la peur en un Etat de droit.

  • Si vous poursuivez l’une d’entre nous, alors poursuivez-nous tous !
    1 mars 2021
    Des Juifs anticolonialistes s’adressent à G.W. Goldnadel - UJFP
    https://ujfp.org/si-vous-poursuivez-lune-dentre-nous-alors-poursuivez-nous-tous-des-juifs-antic

    Nous apprenons que G.W. Goldnadel1 a fait un signalement auprès du parquet afin que des poursuites soient engagées contre la militante décoloniale Houria Bouteldja pour avoir écrit « on ne peut pas être israélien innocemment » dans un texte condamnant l’antisémitisme et proposant des pistes de réflexions sur sa production et sa circulation. Cette expression a été interprétée par certains, de manière fallacieuse, et par d’autres à tort, comme une essentialisation. Héritière de toute une tradition littéraire et politique anticolonialiste2, cette réflexion appliquée aux Israéliens ne renvoie pas à une essence identitaire ou religieuse, mais aux rapports sociaux et aux rapports de pouvoirs qui produisent les identités collectives. Nous, Juifs anticolonialistes de différentes nationalités, y compris israélienne, endossons pleinement cette citation qui nous appartient, comme elle appartient à plusieurs générations d’anticolonialistes. C’est parce qu’on ne peut être israélien innocemment qu’Avraham Burg avait demandé la suppression de la mention de sa nationalité juive dans les registres nationaux de l’Etat d’Israël, au lendemain de l’adoption de la loi fondamentale sur l’Etat-nation3. C’est parce qu’on ne peut être israélien innocemment que de courageux israéliens et israéliennes s’engagent contre la politique coloniale de l’Etat israélien et dans la solidarité avec la lutte du peuple palestinien. C’est parce que nul ne peut accepter le fait colonial innocemment que soixante jeunes israéliens viennent de refuser d’effectuer leur service militaire obligatoire et de rejoindre une armée d’occupation4. C’est parce qu’on ne peut être israélien innocemment que B’Tselem, organisation israélienne de défense des droits de l’homme, vient de dénoncer l’actuel « régime de suprématie juive » d’Israël et son régime « d’apartheid5 ». (...)

  • C’est une première dans l’histoire judiciaire et politique française. !

    #Bismuth #Sarkozy : Ils sont déclarés coupables de corruption et de trafic d’influence. « Ils avaient parfaitement conscience du caractère frauduleux de leurs agissements. » « Nicolas Sarkozy était le garant de l’indépendance de la justice. Il s’est servi de son statut d’ancien PR pour gratifier un magistrat ayant servi son intérêt personnel. Au surplus, Nicolas Sarkozy est avocat. » a estimé la présidente de la chambre.

    La présidente de la 32e chambre précise que la partie ferme de la peine pourra être aménagée à domicile, lors d’un placement sous surveillance électronique.

    source : Vincent Vantighen service justice 20minutes.fr

    Malgré l’énergie qu’il a déployé à influencer la justice, Sarkozy prend 3 ans dont 1 ferme. Ce n’est pas cher payé pour des millions, une guerre et un éventail de magouilles plus large que l’Atlantique mais il reste plein d’affaires...

    En passant, ça ne dérange personne que le ministre de la justice ait porté plainte pour protéger un délinquant qui vient d’être reconnu coupable de corruption de magistrat ?
    #DupondMoretti #Sarkozy

    Ah et c’ est le moment de passer de la théorie à la pratique...

    https://twitter.com/realmarcel1/status/1366377716140941312

    Ah oui, mais non.

    • La France : une prison à ciel ouvert

      Sarkozy va pouvoir passer tranquillement son année de prison chez lui avec un bracelet électronique. Quant à l’ensemble des français, nous subissons une peine équivalente. Depuis un an nous sommes assignés à un régime de prisonnier : libres de travailler mais privés de vivre, de sortir, de nous déplacer, de nous réunir... Notre crime ? faire partie des riens, des invisibles, des esclaves indispensables pour créer de la valeur mais dont la vie n’a aucune importance. Nos aspirations et nos besoins restent inaudibles, nous sommes les invisibles, la ressource humaine sans visage, sans volonté, sans avis, les Untermenschen du XXIe siècle.

      La dérive arrogante et autoritaire des élites peine à se cacher. Jusqu’à quand vont-ils exercer leur entre soi de caste privilégiée, étaler leur corruption éhontée, répandre leur insolence, répondre aux questions légitimes par une vague de répression policière disproportionnée, sans déchaîner une saine et juste colère ?

      135 euros d’amende, voilà la seule réponse, le leitmotiv qui résume toute tentative de dialogue ! Une folie répressive, irrationnelle s’est abattue sur une population réduite au silence, dont on traque les moindres faits et gestes !

      J’en appelle à observer ce qui se passe en Inde en ce moment : des centaines de millions de paysans en colère, des conseils populaires partout dans le pays, et la détermination de monter au Parlement démettre le pouvoir néolibéral pour décider au nom du peuple, ce qui est bien pour la population, loin de toute logique de l’argent roi !

      Cette initiative populaire semble de plus en plus la seule issue possible face à un Macron bunkérisé qui décide seul, un gouvernement d’incapables, falots et arrogants, et un pouvoir préfectoral qui s’enferme dans une intransigeance coupable !

      Les gilets jaunes ont été un avertissement ; la vague qui se prépare risque de ressembler davantage à un tsunami !

      Avis aux surfeurs !

      https://blogs.mediapart.fr/le-moine-copiste/blog/010321/la-france-une-prison-ciel-ouvert

    • La partie ferme doit être purgée à domicile sous surveillance électronique, stipule le jugement.

      Les trois condamnés ont annoncé leur intention de faire appel du jugement.

      En décembre, le PNF avait requis 4 ans dont 2 fermes.

  • La France s’oppose à une quasi-fermeture des frontières par l’Allemagne avec la Moselle
    https://www.bfmtv.com/international/la-france-s-oppose-a-une-quasi-fermeture-des-frontieres-par-l-allemagne-avec-

    L’Allemagne a classé la Moselle comme « zone de circulation de variants » ce dimanche à la mi-journée et souhaite imposer un test PCR quotidien aux 16.000 travailleurs frontaliers. Une situation que refuse le secrétaire d’État aux Affaires européennes Clément Beaune.

    « Nous sommes en ce moment-même en discussions avec les autorités allemandes qui viennent de classer la Moselle comme zone de circulation du variant. (...) Ça implique des mesures extrêmement strictes de quasi-fermeture des frontières. C’est ce que nous souhaitons éviter pour les 16.000 travailleurs mosellans qui ne se déplacent pas pour des raisons touristiques ou secondaires mais pour travailler quotidiennement », a déclaré le secrétaire d’État sur France Inter ce dimanche.

    Surtout ne pas laisser penser que le courageux « pari » de notre Prépotent de ne rien faire serait considéré comme totalement inefficace tandis que les Allemands se basent sur des critères scientifiques pour protéger leur propre population.

    J’imagine le petit Clément en train d’essayer de convaincre les Allemands que ces histoires de virus à Metz, c’est très exagéré, que notre Prépotent est un génie scientifique qui va sauver le monde grâce à sa seule intuition, et que d’après notre directeur de la bonne santé que toute l’Europe nous envie, tout va bien, nos demi-meurettes inefficaces, en fait, elles fonctionnent très très bien.

    • – Les Allemands au téléphone : d’accord on veut bien étudier le truc avec vous, mais vous avez vu vos chiffres, c’est super-mauvais…
      – Clément : ah oui mais c’est bon, « nous n’hésitons pas à prendre des mesures rapides et fortes » !
      – Les Allemands : ah ben très bien, et quoi par exemple ? Vous fermez les écoles, vous fermez les cantines, vous confinez la ville, vous embauchez les milliers des gens pour tracer les cas contact… ?
      – Clément : euh, non, on a mieux : on va obliger les gens à faire tous leurs courses en même temps entre 17h30 et 17h45, ils pourront continuer à aller travailler, on garde les écoles ouvertes, on re-assouplit le protocole pour éviter que les gens sachent qu’il y a des cas positifs dans les écoles… et on va confiner pendant quatre jours séparés de cinq jours ouvrés, en commençant dans une dizaine de jours…
      – Les Allemands : Klonk ! Beeep… Beeep…
      – Clément : allô ? allô ? Ah zut, ça a coupé. Ils ont vraiment pas un aussi bon système de téléphone que nous, les Allemands…

    • « Il y a trois pays où l’épidémie actuellement pose problème, les USA, le Brésil et la France. » a dit hier soir #William_Dab. Tiens, ce sont Trump et ses émules trumpistes, Macron ou Bolsonaro, qui sont en cause. Le trumpisme ou son variant français, le macronisme, ne soigne pas.

       :))

  • La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf
    https://sysdiscours.hypotheses.org/352

    Pendant ces dernières heures, j’ai pris le temps de tenter une approche purement « comptable » (urgh) concernant la fameuse et néanmoins ridicule polémique à propos de la supposée « gangrène islamogauchiste » qui serait à l’œuvre au sein de nos respectables universités. Ce billet de recherche sera simple, et je vais d’abord dire ce qu’il n’est pas, suite aux quelques échanges bienveillants que j’ai pu avoir avec certain.e.s collègues qui auront le plaisir de se reconnaître – et je les remercie d’ailleurs sincèrement pour leurs remarques.

    Disclaimer, donc (comme on dit en bon français) : cette mini-étude n’a pas pour vocation à consolider les arguments des pourfendeurs de l’islamogauchisme. Il part simplement de l’expression « gangrène » et tend à leur montrer, chiffres à l’appui, qu’on est très très loin d’une explosion de ces concepts qu’ils ne maîtrisent pas (comme « intersectionnalité » ou « décolonial », qui renvoient par exemple tous deux à des positionnements épistémologiques et des fondements théoriques bien précis, n’en déplaisent à ceux qui sont trop fainéants pour n’y voir qu’une bouillasse méprisable, là où se trouve un champ d’intérêt extrêmement fécond et inspirant). En gros, l’idée n’est pas de dire « ne vous alarmez pas, confrères conservateurs, c’est en fait une idéologie marginale« , mais plutôt de dire « 1. il n’y a pas d’idéologie, mais de la recherche et 2. si on s’amusait à la compter, on obtient des résultats ridicules qui n’autorisent ni vos invectives, ni votre inculture sur ces sujets ».

    Et au passage, la grenouille dans le titre (pour être clair), ce sont bien ceux qui accusent l’université de dérives idéologiques. Spoiler : tout est idéologie de toute manière puisque tout peut être politique, et tous les corps de métier sont d’ailleurs traversés par des expériences militantes – et heureusement, c’est ça la démocratie ! Il y a autant de militantisme possible à l’université que dans la culture, le milieu associatif, le journalisme et même (mais si si si) le monde de l’entreprise. Donc cessons d’agiter des fantômes pour nous faire peur, et surtout cessons les chasses aux sorcières qui visent précisément les universitaires – les régimes qui organisent cela n’ont rien de démocratique, et ma crainte principale se loge bien là, d’ailleurs. Ma démarche est donc la suivante : vous voulez du sérieux ? On va faire la base de la démarche scientifique : regarder les faits et compter. Cela ne devrait pas être si compliqué que cela, tout le monde peut suivre...

    « Définition d’une panique morale : la peur d’une menace inexistante ou manifestement surestimée. Exemple : la dénonciation de l’"islamogauchisme" et ses dérivés, preuves à l’appui, merci Albin Wagener ! »

  • Le Gvt relance sa réforme de l’assurance chômage pour économiser 1,3 milliard sur le dos des victimes de la crise sanitaire et sociale.

    Casser les droits sociaux, ce n’est pas de gauche, pas plus que ne l’est Emmanuel Macron. Quelle indignité ! #La_honte !

    #Elisabeth_Borne #femme_de_gauche #barrage_mal_barré

    https://seenthis.net/messages/904006

  • Pour favoriser une entente des luttes | Frédéric Lordon
    https://www.monde-diplomatique.fr/2021/03/LORDON/62828

    Où engager le combat quand on ne peut pas tout faire à la fois ? D’abord en reconnaissant que, si les luttes contre les dominations diffèrent en périmètre, elles sont égales en légitimité. Puis en recommandant que la séparation absolue entre elles cède le pas à l’autonomie relative et à l’attention réciproque. Enfin en refusant qu’une lutte puisse nuire aux autres luttes. Une fois cela posé, tout peut commencer…

    Repartons de la postulation (bien fondée) : « les combats (antiraciste et anticapitaliste) sont liés », et de la question qui s’ensuivait : oui, mais comment ? Pas simplement, donc. C’est même une articulation passablement complexe.

    La hiérarchie structurale des rapports de domination ne détermine aucune hiérarchie de qualité des luttes qui correspondent à ces rapports. Aucune lutte ne se subordonnera les autres. Ce serait doublement idiot : symboliquement, d’abord, parce qu’on ne construira pas un bloc (contre-)hégémonique sans faire se parler, se considérer, se rapprocher, et même se retrouver de quelque manière au moment décisif, les différentes composantes du paysage des luttes — donc sans qu’il soit fait droit aux légitimes motifs de chacune, ni, inversement, que les unes ne renoncent à inféoder les autres ou à simplement les battre froid. Stratégiquement, ensuite, parce que, pour l’heure, les divers rapports de domination sont si intriqués que les luttes en sont indistinguables en situation : allez demander, par exemple, aux femmes de chambre noires en grève des hôtels Ibis de faire le tri de leurs « causes », ou de les hiérarchiser. Ce sont des complexes, ou des agglomérats, de dominations qui se donnent en pratique, si bien que lutter contre l’une est ipso facto lutter contre les autres. Il s’ensuit quatre conclusions possibles.

    1. Il n’y aura pas de bloc contre-hégémonique hors d’une reconnaissance de l’égalité des luttes. Une égalité qualitative, cependant, qui n’empêche pas de faire des différences quantitatives. Égales en légitimité, les luttes diffèrent en périmètres. Bien sûr, ces périmètres connaissent des zones de recouvrement, mais partielles. Dans ces recouvrements, la superposition des dominations se trouve structurée d’une certaine manière. Répondre à la question de savoir « comment les combats sont liés », c’est penser cela : les recouvrements partiels, de quelle manière ça s’agence en leur sein, et ce qu’il y a au-dehors.

    reservé aux abonnées ou en kiosque mars 2021

    « Si on devait formuler une éthique politique des luttes, elle aurait pour premier principe de ne rien faire dans sa lutte qui puisse nuire aux autres luttes. »

  • En Aveyron, des amendes « sans contact » pleuvent sur les militants
    https://reporterre.net/En-Aveyron-des-amendes-sans-contact-pleuvent-sur-les-militants

    À Rodez, la préfecture aveyronnaise, d’autres militants ont également été « amendés ». Cette fois, c’est pour s’être rassemblés le 25 mai 2020, au lendemain de l’incendie de la cabane des Gilets jaunes. « On était une petite vingtaine, quatre personnes ont reçu une amende, une seule a vu relever son identité », raconte N. Contestant cette volonté « de faire taire les manifestants », elle a obtenu une audience au tribunal de police, qui vient d’être repoussée — le juge était mystérieusement absent. Dans son dossier, elle a découvert que le policier a menti en affirmant avoir pris leur identité et signifié la verbalisation sur place, ce que la militante dément. Au passage, l’officier aurait « formellement identifié » des personnes faisant « partie de la mouvance anacho-libertaire » (sic).

  • Un joggeur de La Baule s’enfuit à la nage pendant le couvre-feu face à la police | Le HuffPost
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/un-joggeur-de-la-baule-senfuit-a-la-nage-pendant-le-couvre-feu-face-a


    Des nouvelles de l’#Absurdistan

    S’en est suivi le déploiement d’un lourd dispositif pour le retrouver dans une mer à moins de 10°C : un hélicoptère, un bateau, les sapeurs-pompiers. “Au bout de quelques minutes, on ne le voyait plus. Il était à plus de 200 mètres du large. Pour nous, il était mort”, raconte un commandant de police au quotidien régional.

    • La folie continue !

      PARIS - 18 heure, les forces de l’ordre patrouillent sur les quais de Seine pour vérifier que le couvre feu est respecté.

      Jean Castex a demandé le renforcement des contrôles des mesures en vigueur dans les départements en surveillance renforcée.

      Et les gens qui nous gouvernent sont fiers de ce dispositif.
      Par ailleurs, ils ont fermé des milliers de lits dans les hôpitaux.
      Et ils voudraient que les castors refassent barrage pour continuer en 2022.

    • Jean Luc Moudenc « a donné une chance » aux Toulousains mais ils ont « persisté dans leurs attitudes imprudentes » alors il ferme les quais pour les punir comme des enfants !
      Les vrais enfants, eux, rentrent lundi.
      Bienvenue chez les fous
      #Toulouse #Absurdistan

      À 18h, c’est tout un pays qui est nassé.
      Les gens sont bien élevés, ils ont appris à obéir. Même aux pires lois scélérates.

    • Le délire répressif français : une logique folle

      L’évènement peut faire sourire, mais il illustre le #délire_policier_irrationnel et inquiétant qui règne sur fond de crise sanitaire.

      Les faits ont eu lieu vendredi 26 février, vers 19H. Peu après le début du #couvre-feu, alors que beaucoup de personnes rentrent encore chez elles ou profitent de quelques instants de soleil après le travail. Un joggeur fait sa séance de sport de long de la plage, à La Baule. Des moyens répressifs colossaux vont être mis en place.

      « On voyait le joggeur courir sur le remblai, quand une voiture de la BAC est passée dans l’autre sens, elle a fait brutalement demi-tour façon #cowboys et elle est revenue à grande vitesse vers le joggeur qui continuait sa course », raconte un riverain. Le coureur descend alors sur le sable pour éviter la police. Une course poursuite surréaliste s’engage. Le joggeur rentre dans l’océan, encore bien frais en février, décidé à esquiver l’amende injuste et stupide, et part à la nage.

      La situation devient délirante, car les autorités vont déployer un hélicoptère, un bateau de la SNSM, deux zodiacs pour retrouver le « fugitif ». « On a vu les zodiacs tourner longtemps, jusque vers 21h45 » disent les témoins. La presse écrit qu’il s’agissait de « secourir » le nageur, qui n’en avait pas besoin puisqu’il a réussi à regagner son domicile par voie maritime. Dans tous les cas, sans les #mesures_liberticides ni le zèle de la #BAC, une telle situation n’aurait même pas eu lieu d’être. La responsabilité d’une telle débauche de moyens repose sur la #folie_répressive qui s’est emparé des institutions.

      Épilogue de l’histoire : l’homme, un triathlète, a été retrouvé et s’est vu notifier une amende de 135 euros pour violation du couvre-feu. Mais ce n’est pas tout : il sera aussi convoqué au commissariat. On se demande bien pour quel motif, si ce n’est d’avoir ridiculisé la police.

      Nous sommes bien en 2021, une époque où l’on risque sa vie à aller faire du jogging ou à organiser une soirée avec ses amis, et où les moyens semblent illimités pour nous enlever chaque parcelle de plaisir, de loisir et de vie sociale. #Dystopique !

      https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1366352723529109504

  • Je ne veux pas d’une vie entièrement numérique
    https://reporterre.net/Je-ne-veux-pas-d-une-vie-entierement-numerique

    Dans la nuit du 16 au 17 février, dans la vallée de la Drôme, le feu a détruit un poste répartiteur d’Orange. Comme huit mille abonnés, notre chroniqueuse s’est réveillée sans téléphone fixe ni portable, sans wifi ni 4G. L’occasion de s’interroger sur la place du numérique dans nos vies. Ce 17 février était un mercredi, jour de marché, haut lieu de circulation d’informations dans le Diois. On y apprit l’incendie de Crest. La première réaction spontanée, disons-le, fut un sentiment de jubilation, celle de (...)

    #Orange #technologisme #domination #bug

  • « Les gars, [et les filles], après les mutilations de masse, la loi sécurité globale, la loi séparatisme, les délires pétainistes, c’est mort pour 2022 !
    Ah. Et oui, c’est de votre faute. »

    Bruno Bonnell :

    NON ! Le combat contre les extrêmes est un devoir. La mission politique est de rassembler pas de déchirer la Nation. Quelque soit la frustration, ne franchissons aucune ligne noire.

    Christophe Castaner :

    J’ai déjà fait barrage. Et je le ferais encore.

    Ceux qui épargnent les extrêmes, toujours et encore, portent une responsabilité.

    Anne-Christine Lang (députée Lrem Paris) :

    Cette soi-disant « vraie gauche » qui a tout perdu, ses valeurs, sa boussole, sa dignité... Honte à elle !
    Quant à nous, nous continuerons à combattre Le Pen et à faire barrage au Front National. Toujours, partout. #LaGaucheAvecMacron

    C’est moi ou le président des députés LREM, ex-patron du parti est en train de dire qu’en 2017, il a pas voté pour Macron mais contre Le Pen ? :))) #barrage_mal_barré
    La gauche avec Macron. Et ben... C’est fort de café... :))))

    • Installer dans les esprits un duel Macron-LP comme étant inévitable, et tenir la gauche pour responsable !

      « Allez essayer la dictature. »

      Brèves de presse
      ⚡SUIVI -#LREM multiplie les attaques : selon Le Monde, le PR veut « diaboliser » ses opposants pour capter l’électorat dit « modéré ». Un proche du PR estime qu’il y a « des gens déraisonnables » en France qui ont « une multitude de choix afin de savoir pour quel dingue voter ».

    • Pierre Le Texier ( administrateur du collectif " Les Jeunes avec Macron" Renaissance_UE) :

      Une de Libération, interview de Bayou. Une partie de la gauche a fait son choix : la victoire de Marine Le Pen pour avoir une hypothétique chance de gagner 5 ans après. Fou, dangereux, lâche. Et minable.
      https://www.lepoint.fr/politique/julien-bayou-emmanuel-macron-perdra-contre-marine-le-pen-27-02-2021-2415646_

      « Islamogauchistes, gaulois réfractaires, écologistes, déments anti viande, riens, alcooliques, esprits tristes, procureurs, votez pour nous pour faire barrage à Le Pen car nous sommes les seuls à pouvoir unir les français. »

      C’est son projet depuis 2017.

      https://twitter.com/MFrippon/status/1365674356521721860
      #qu'est-ce_qu'on_rigole

    • Poser la question du 2nd tour + d’un an avant l’élection est un signe de la panique du camp gouvernemental. Qui n’ose même plus se demander : pour quelle (autre) raison (que pour faire barrage) pourrait-on bien voter pour Macron ?
      André Gunthert

    • « En France, on ne vote pas « contre », madame Loiseau, on vote pour. Et dès le premier tour. Pour un vrai projet de société et de justice.

      Le deal foireux entre un candidat manipulateur et impopulaire et un repoussoir, c’est fini. »

      Nathalie Loiseau :

      Vous êtes en train de dire que vous ne voteriez pas contre Marine Le Pen au deuxième tour ? Merci de répondre précisément, ça m’intéresse et sans doute pas que moi.

      L’épisode de la "une" de Libé hier a confirmé l’aveuglement et la profondeur de l’inculture politique de la masse opportuniste hétéroclite qui forme le parti d’Emmanuel Macron. L’arnaque du "en même temps" dévoilée, le tour du bonimenteur "frais" ne peut plus avoir lieu en 2022.
      Alexis Poulin

    • « Libé » dit vrai : les castors sont fatigués

      La « une » de Libé fait scandale en macronie. Ceux qu’on appelle « les castors » c’est-à-dire les électeurs mobilisés « pour faire barrage à Le Pen » de 2017 disent qu’ils ne participeront plus à la comédie. Quelles que soient ses motivations politiques pour la présidentielle où Libération soutiendra volontiers n’importe qui sauf moi -et c’est bien son droit- parlons net : il met dans le mille. Ce que dit cette « une », des dizaines de gens le disent. Et autour de moi c’est un fait dominant. Certes on est loin du vote. Certes nous avons été victimes d’une persécution intense et particulièrement intrusive dans nos vies. Certes les macronistes sont haïs pour leur arrogance, leurs mensonges incessants, leurs méthodes d’infantilisation de leurs interlocuteurs, leur volte faces identitaires, leur triangulation permanente, leurs violences policières et que sais-je encore. Mais le déclic a fini par se faire. Qui en est surpris après le duo Darmanin Le Pen, l’ode à Pétain et Maurras de Macron et la chasse à « l’islamo-gauchisme » ? Les macronistes eux-mêmes savent bien à quoi s’en tenir.

      Ce qui est donc à noter, c’est leur manière de réagir. Cette fois-ci c’est le centre gauche qui a le privilège de goûter aux méthodes de la propagande macroniste. D’abord, et comme toujours, l’insulte : cette gauche-là serait en mal d’identité et elle souhaiterait en réalité la victoire de Le Pen pour se ressourcer. D’où la confusion à bord : les macronistes qui voulaient récupérer des voix RN se retrouvent à en dire du mal une semaine après les avoir trouvées « trop molles » à la télé. Puis viennent les injonctions moralisantes. Confusion encore : comment peut-on à la fois accuser des universitaires « d’islamo-gauchisme » et demander leur soutien ensuite contre l’inventeuse de l’accusation ? Enfin, notez les péroraisons : seuls les macronistes agiraient contre l’extrême droite, seuls bla-bla-bla. Odieux.

      À mes yeux, c’est un affolement qui en dit long. La macronie avait ouvert l’année avec un grand projet de drague de l’électorat d’extrême droite (interview dans L’Express avec l’apologie de Pétain et Maurras, présentation de la loi « séparatisme », duo France 2. La macronie gémit et pleurniche devant l’ampleur des dégâts qu’elle a déclenchés. Progressivement s’impose dans les esprits la formule qu’avait trouvée Jean Christophe Lagarde, le président de l’UDI : « seule la candidature de Macron peut faire gagner Le Pen ».

      Jlm

    • Il s’agit bien du même Premier ministre qui a fièrement présenté hier un graphique faux pendant sa conférence de presse, et a fait un cherry-picking navrant sur les taux de vaccination…

      France : graphique faussé, drapeaux inversés... les erreurs de la conférence de presse de Jean Castex
      https://www.rtbf.be/info/monde/detail_france-graphique-fausse-drapeau-inverse-les-erreurs-de-la-conference-de-

      (C’est assez dingue d’imaginer qu’Emmanuel Macron n’a pas repéré ces erreurs pour les corriger avant tout le monde.)

    • Bonjour @TwitterFrance, ce tweet diffuse de fausses informations sur la pandémie de covid :

      Jean Castex
      Officiel du gouvernement - France
      Nous vaccinons beaucoup, et surtout, nous vaccinons les bonnes personnes.

      Le chiffre italien réel est supérieur à 9% des 6,7M d’italiens de plus de 75 ans, puisque 627181 1ères doses ont été administrées à des patients de plus de 80 ans. https://github.com/italia/covid19-opendata-vaccini/blob/master/dati/anagrafica-vaccini-summary-latest.csv

      https://twitter.com/valeriomotta/status/1365075979501244423

      Et surtout ça signifierait que les autres pays vaccinent les mauvaises personnes ?

    • « En plus d’avoir présenté une courbe des cas bidon, l’exécutif en pleine trumpisation a-t-il raconté n’importe quoi sur l’avancement de la vaccination chez les plus de 75 ans en Europe ? La réponse va vous surprendre. »
      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/02/26/couverture-vaccinale-contre-le-covid-19-la-france-est-elle-vraiment-en-avanc

      Cela ressemblait à un autosatisfecit de bon aloi, après les critiques récurrentes sur la lenteur du déploiement des vaccins anti-Covid-19 depuis le début de l’année. Dans son allocution télévisée du 25 février, le premier ministre, Jean Castex, a affirmé qu’aucun pays frontalier n’avait davantage vacciné les personnes âgées et vulnérables.

      A l’appui, une infographie ne présentant que trois autres pays. Mais en réalité, la France ne fait pas mieux que l’Allemagne, et n’est qu’au dixième rang européen sur la vaccination des plus de 80 ans.

      Ce qu’il a dit :

      « Si certains pays qui nous entourent ont davantage vacciné que nous, La France est en tête pour la vaccination des personnes les plus exposées aux formes graves de la Covid, comme l’illustre le graphique à l’écran. »

      A l’appui de cette démonstration, un graphique intitulé « comparaison européenne », montrant que, sur la première dose, la France est en tête avec 25 % de couverture vaccinale des plus de 75 ans, devant la Belgique (18 %), l’Allemagne (13 %) et l’Italie (5 %).
      Ce graphique, initialement intitulé « comparaison de la couverture vaccinale en Europe », a été montré lors de l’allocution de Jean Castex pour prouver que la France protégeait mieux ses personnes âgées que ses voisins.

      Pourquoi cette présentation est trompeuse

      L’infographie présentée par le gouvernement français donne une vision avantageuse de la réalité.

      Un choix de classe d’âges arrangeant pour l’Allemagne

      D’où vient le chiffre de 13 % ? Celui-ci n’existe pas dans les indicateurs officiels allemands. Joint par Le Monde, Matignon explique avoir extrapolé par des calculs complexes ce chiffre à partir d’un rapport du 22 février de l’institut allemand Robert-Koch. Or ce dernier a rendu deux jours plus tard, page 17 d’une communication détaillée, un chiffre bien plus transparent : 26 % de plus de 80 ans vaccinés en Allemagne. Soit à peu près autant que la France. Celle-ci en est en effet à 25,5 % sur cette classe d’âges, selon des données du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Ce qui amène à nuancer l’idée que la France protège mieux ses populations les plus âgées.

      Une comparaison peu pertinente avec l’Italie

      M. Castex a par ailleurs fait le choix de ne comparer la situation française qu’avec des pays frontaliers. Un parti pris d’autant plus étonnant qu’il l’amène à mesurer la couverture vaccinale des plus de 75 % en France à celle de l’Italie, nation qui inocule prioritairement le vaccin aux moins de 70 ans. Dans ces conditions, le graphique présenté par le premier ministre relève de la tautologie (il y a plus de personnes âgées vaccinées dans les pays qui vaccinent les personnes âgées en priorité), mais guère d’une preuve de l’efficacité de la stratégie ni de la logistique françaises.

      Seulement dixième sur les plus de 80 ans au niveau européen

      Enfin, si l’on élargit le spectre des pays auxquels se comparer, les avancées françaises sont plus contrastées. Si, selon les données de l’ECDC datées du 25 février, la France est le deuxième pays européen en matière de couverture vaccinale des 70-79 ans, tout juste devancée par la Pologne, il s’agit de la seule classe d’âges sur laquelle le pays est nettement devant les autres.

      Sur la couverture vaccinale des plus âgés, en l’occurrence les plus de 80 ans, la France n’est ainsi qu’au dixième rang européen, et peut-être même au-delà – certains grands pays ne communiquant par classe d’âges n’y figurent pas, comme l’Espagne. Elle est notamment devancée par plusieurs pays nordiques (Norvège, Finlande) et la Pologne.

      Ces chiffres doivent être relativisés par les importantes différences de démographie. Avec son demi-million d’habitants, Malte, par exemple, est évidemment plus facile à alimenter en doses qu’une nation de 67 millions de têtes.
      La France dans le trio de tête sur une classe d’âge, celle des 70-79 ans
      Comparaison européenne de la couverture vaccinale par classe d’âge, avec une première dose. (cliquez sur les classes d’âge pour les faire apparaître ou disparaître).
      https://qap.ecdc.europa.eu/public/extensions/COVID-19/vaccine-tracker.html#target-group-tab

      Source : Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et Institut Robert Koch

      William Audureau

  • Privatisation de l’ONF : un désastre écologique et social | Coline Isabel
    https://www.revolutionpermanente.fr/Privatisation-de-l-ONF-un-desastre-ecologique-et-social

    En 2020, l’association Canopée , membre de la fédération des Amis de la Terre, alertait sur les risques de privatisation de l’ONF (Office Nationale des Forêts) qui risquait de dégrader fortement les conditions de travail des agents forestiers et qui annonçait aussi des licenciements. D’autre part, cette privatisation pouvait avoir des effets dramatiques sur la façon dont seraient entretenues les forêts en raison de la volonté croissante du directeur général de réaliser des profits. Source : Révolution permanente

  • Pour se remotiver, des étudiants réinvestissent leurs amphis et organisent des cours autogérés | Sophie Chapelle
    https://www.bastamag.net/Occupation-IEP-Lyon-universites-cours-autogeres-etudiants-on-veut-se-reapp

    Depuis le 25 janvier, des étudiants de Sciences Po à Lyon ont décidé d’occuper leur lieu d’études. Ils organisent leurs propres cours, des ateliers-débats avec d’autres étudiants d’université, et se remotivent ensemble pour le second semestre. Source : Basta !

    • « Chaque classe se réunit entre elle pour projeter le cours. On branche un ordi, on discute entre nous. Les profs peuvent nous rejoindre en visio et ils voient la classe »
      [...]
      Des professeurs sont aussi venus, hors programme, pour des conférences.

      ...

      Inspirés par le mouvement, des étudiants de l’université de Lyon 2 occupent actuellement leur campus à Bron.

  • Covid : l’imagination au pouvoir ? | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/politique-societe/gouvernement/covid-limagination-au-pouvoir-1293706

    Deux infos en une, c’est jour de chance. L’exécutif va investir sur les traitements face au Covid-19, notamment ceux à base d’anticorps monoclonaux, fait-il savoir. Mais pas n’importe qui au sein de l’exécutif : le chef de l’Etat lui-même, qui a décelé leur efficacité dans une étude scientifique que ses experts médicaux n’avaient pas pris la peine de relever, laisse fuiter l’Elysée, dans l’espoir que nous en tirions tous cette conclusion : Emmanuel Macron est créatif, il cherche, il tente, il trouve des fonds, pousse les essais, et mobilise ses troupes. Tout aura bien été essayé pour venir à bout du satané virus.

    Je ne sais pas ce qui le pire : le fait que Macron impose lui-même un traitement médical pas étayé, comme le premier Trump ou Bolsonaro venu, ou qu’on trouve des journalistes pour s’en enthousiasmer.

    (Quelqu’un a commencé une liste de ces articles sur le thème « Macron prix Nobel de médecine » ? Ou bien on a un hashtag dédié ?)