marielle

« vivere vuol dire essere partigiani » Antonio Gramsci

  • Amis artistes et intellectuels, pourquoi n’êtes-vous pas là pour les gilets jaunes ?
    https://www.huffingtonpost.fr/matthieu-ponchel/amis-artistes-et-intellectuels-pourquoi-netes-vous-pas-la-pour-les-gilets-jaunes_a_23695481/?ncid=other_twitter_cooo9wqtham
    https://youtu.be/J-U7fFpxbfc

    « Si tu ne partages pas la lutte, tu partageras la défaite. » Brecht

    18 samedis consécutifs dans la rue. 18 samedis aux côtés des gilets jaunes. Mais où êtes-vous chers amis artistes et intellectuels ?

    Nous avons pourtant marché ensemble pour le climat, plusieurs fois, convaincus de l’urgence. Nous avons manifesté ensemble pour sauver le régime des intermittents du spectacle. Nous nous indignons ensemble, régulièrement, du traitement inacceptable infligé aux migrants à nos frontières. Nous avons tous voté à gauche, toujours. Nous écrivons, nous jouons, nous créons pour dénoncer les travers de notre monde et pour susciter l’espoir d’un meilleur. Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous sommes des personnes engagées.

    18 samedis consécutifs. Une folle pièce de théâtre en 18 actes, bientôt plus, et un dénouement incertain. Des dizaines de milliers d’acteurs : travailleurs précaires, retraités, étudiants, chômeurs et autres citoyens marchant côte à côte dans les rues de France. 18 semaines d’occupations de ronds-points et de péages d’autoroutes, de lutte collective, de politisation accélérée. Ce n’est pas rien : des gens qui ne se parlaient pas, ou peu, d’autres qui ne votaient pas, ou plus, se retrouvent et développent une conscience politique. Et ni le froid de l’hiver, ni les fêtes de Noël, ni les grenades des gendarmes n’auront eu raison de leur détermination. Ils ne reculeront pas. Ils ne lâcheront rien.

    « La liberté est un bagne aussi longtemps qu’un seul homme est asservi sur la terre. » Camus, Les Justes.


  • Grand #débat : des intellectuels pris en otage - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/19/grand-debat-des-intellectuels-pris-en-otage_1716086

    En le regardant parler pendant huit heures, écoutant certes chacun et répondant en effet aux questions, j’ai compris à quoi nous servions. Comme les maires, nous constituions le mur sur lequel le Président faisait ses balles, jouissant de la puissance de ses muscles et de la précision de ses gestes et donc de la propre expression, cent fois ressentie, de son moi. Nous étions son faire-valoir.

    Sur les questions économiques et sociales, là où il y aurait en effet pu avoir débat, c’est-à-dire discussion animée sur des solutions diverses, la porte a été systématiquement refermée. La réponse aux toutes premières questions a clairement indiqué la voie : il n’y aura ni augmentation des dépenses publiques (ici litanie sur la dette léguée aux générations futures) ni augmentation des impôts des plus aisés (là refrain sur le poids de la pression fiscale) ni grand plan d’investissement dans la transition écologique et sociale (Nicolas Sarkozy l’a fait, et cela n’a rien changé…) ni expérimentation du revenu de base. Fermez le ban.

    • Avec toutes ces boules à facettes, je propose que ce soit un jour sur deux la salle de bains collective parce que danser c’est bien mais se laver c’est pas mal aussi, faudra repeindre les machins romains dorés en jaune, c’est moins cher. Et virer ces chaises qui sont d’un triste.

    • Frédéric Lordon ainsi que Gérard Noiriel ont refusé cette prise d’otage. La réponse de Lordon :

      Cher Monsieur Macron,

      Vous comprendrez que si c’est pour venir faire tapisserie le petit doigt en l’air au milieu des pitres façon BHL, Enthoven, ou des intellectuels de cour comme Patrick Boucheron, je préférerais avoir piscine ou même dîner avec François Hollande. Au moins votre invitation ajoute-t-elle un élément supplémentaire pour documenter votre conception du débat. Savez-vous qu’à part les éditorialistes qui vous servent de laquais et répètent en boucle que la-démocratie-c’est-le-débat, votre grand débat à vous, personne n’y croit ? Vous-même n’y croyez pas davantage. Dans une confidence récente à des journalistes, qui aurait gagné à recevoir plus de publicité, vous avez dit ceci : « Je ressoude, et dès que c’est consolidé je réattaque ». C’est très frais. Vous ressoudez et vous réattaquez. C’est parfait, nous savons à quoi nous en tenir, nous aussi viendrons avec le chalumeau.

      En réalité, sur la manière dont vous utilisez le langage pour « débattre » comme vous dites, nous sommes assez au clair depuis longtemps. C’est une manière particulière, dont on se souviendra, parce qu’elle aura fait entrer dans la réalité ce qu’un roman d’Orwell bien connu avait anticipé il y a 70 ans très exactement – au moins, après la grande réussite de votre itinérance mémorielle, on ne pourra pas dire que vous n’avez pas le sens des dates anniversaires. C’est une manière particulière d’user du langage en effet parce qu’elle n’est plus de l’ordre du simple mensonge.

      Bien sûr, dans vos institutions, on continue de mentir, grossièrement, éhontément. Vos procureurs mentent, votre police ment, vos experts médicaux de service mentent – ce que vous avez tenté de faire à la mémoire d’Adama Traoré par experts interposés, par exemple, c’est immonde. Mais, serais-je presque tenté de dire, c’est du mensonge tristement ordinaire.

      Vous et vos sbires ministériels venus de la start-up nation, c’est autre chose : vous détruisez le langage. Quand Mme Buzyn dit qu’elle supprime des lits pour améliorer la qualité des soins ; quand Mme Pénicaud dit que le démantèlement du code du travail étend les garanties des salariés ; quand Mme Vidal explique l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers par un souci d’équité financière ; quand vous-même présentez la loi sur la fake news comme un progrès de la liberté de la presse, la loi anti-casseur comme une protection du droit de manifester, ou quand vous nous expliquez que la suppression de l’ISF s’inscrit dans une politique de justice sociale, vous voyez bien qu’on est dans autre chose – autre chose que le simple mensonge. On est dans la destruction du langage et du sens même des mots.

      Si des gens vous disent « Je ne peux faire qu’un repas tous les deux jours » et que vous leur répondez « Je suis content que vous ayez bien mangé », d’abord la discussion va vite devenir difficile, ensuite, forcément, parmi les affamés, il y en a qui vont se mettre en colère. De tous les arguments qui justifient amplement la rage qui s’est emparée du pays, il y a donc celui-ci qui, je crois, pèse également, à côté des 30 ans de violences sociales et des 3 mois de violences policières à vous faire payer : il y a que, face à des gens comme vous, qui détruisent à ce point le sens des mots – donc, pensez-y, la possibilité même de discuter –, la seule solution restante, j’en suis bien désolé, c’est de vous chasser.

      Il y a peu encore, vous avez déclaré : « Répression, violences policières, ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit ». Mais M. Macron, vous êtes irréparable. Comment dire : dans un Etat de droit, ce ne sont pas ces mots, ce sont ces choses qui sont inacceptables. À une morte, 22 éborgnés et 5 mains arrachées, vous vous repoudrez la perruque et vous nous dites : « Je n’aime pas le terme répression, parce qu’il ne correspond pas à la réalité ». La question – mais quasi-psychiatrique – qui s’en suit, c’est de savoir dans quelle réalité au juste vous demeurez.

      Des éléments de réponse nous sont donnés par un article publié il y a de ça quelques jours par le Gorafi sous le titre : « Le comité de médecine du ministère de l’intérieur confirme que le LBD est bon pour la santé ». On peut y lire ceci : « Christophe Castaner s’est réjoui des résultats des tests du comité de médecins et a aussitôt signé une ordonnance qualifiant de rébellion et outrage à agent toute personne qui mettrait en cause la fiabilité de cette étude ». M. Macron, voyez-vous la minceur de l’écart qui vous tient encore séparé du Gorafi ? Vous êtes la gorafisation du monde en personne. Sauf que, normalement, le Gorafi, c’est pour rire. En réalité, personne ne veut vivre dans un monde gorafisé. Si donc le macronisme est un gorafisme mais pour de vrai, vous comprendrez qu’il va nous falloir ajuster nos moyens en conséquence. Et s’il est impossible de vous ramener à la raison, il faudra bien vous ramener à la maison.

      Tous les glapissements éditorialistes du pays sur votre légitimité électorale ne pourront rien contre cette exigence élémentaire, et somme toute logique. En vérité, légitime, vous ne l’avez jamais été. Votre score électoral réel, c’est 10%. 10% c’est votre score de premier tour corrigé du taux d’abstention et surtout du vote utile puisque nous savons que près de la moitié de vos électeurs de premier tour ont voté non par adhésion à vos idées mais parce qu’on les avait suffisamment apeurés pour qu’ils choisissent l’option « ceinture et bretelles ».

      Mais quand bien même on vous accorderait cette fable de la légitimité électorale, il n’en reste plus rien au moment où vous avez fait du peuple un ennemi de l’État, peut-être même un ennemi personnel, en tout cas au moment où vous lui faites la guerre – avec des armes de guerre, et des blessures de guerre. Mesurez-vous à quel point vous êtes en train de vous couvrir de honte internationale ? Le Guardian, le New-York Times, et jusqu’au Financial Times, le Conseil de l’Europe, Amnesty International, l’ONU, tous sont effarés de votre violence. Même Erdogan et Salvini ont pu s’offrir ce plaisir de gourmets de vous faire la leçon en matière de démocratie et de modération, c’est dire jusqu’où vous êtes tombé.

      Mais de l’international, il n’arrive pas que des motifs de honte pour vous : également des motifs d’espoir pour nous. Les Algériens sont en train de nous montrer comment on se débarrasse d’un pouvoir illégitime. C’est un très beau spectacle, aussi admirable que celui des Gilets Jaunes. Une pancarte, dont je ne sais si elle est algérienne ou française et ça n’a aucune importance, écrit ceci : « Macron soutient Boutef ; les Algériens soutiennent les Gilets Jaunes ; solidarité internationale ». Et c’est exactement ça : solidarité internationale ; Boutef bientôt dégagé, Macron à dégager bientôt.

      Dans le film de Perret et Ruffin, un monsieur qui a normalement plus l’âge des mots croisés que celui de l’émeute – mais on a l’âge de sa vitalité bien davantage que celui de son état civil –, un monsieur à casquette, donc, suggère qu’on monte des plaques de fer de 2 mètres par 3 sur des tracteurs ou des bulls, et que ce soit nous qui poussions les flics plutôt que l’inverse. C’est une idée. Un autre dit qu’il s’est mis à lire la Constitution à 46 ans alors qu’il n’avait jamais tenu un livre de sa vie. M. Macron je vous vois d’ici vous précipiter pour nous dire que voilà c’est ça qu’il faut faire, lisez la Constitution et oubliez bien vite ces sottes histoires de plaques de fer. Savez-vous qu’en réalité ce sont deux activités très complémentaires. Pour être tout à fait juste, il faudrait même dire que l’une ne va pas sans l’autre : pas de Constitution avant d’avoir passé le bull.

      C’est ce que les Gilets Jaunes ont très bien compris, et c’est pourquoi ils sont en position de faire l’histoire. D’une certaine manière M. Macron, vous ne cessez de les y inviter. En embastillant un jeune homme qui joue du tambour, en laissant votre police écraser à coups de botte les lunettes d’un interpellé, ou violenter des Gilets Jaunes en fauteuil roulant – en fauteuil roulant ! –, vous fabriquez des images pour l’histoire, et vous appelez vous-même le grand vent de l’histoire.

      Vous et vos semblables, qui vous en croyez la pointe avancée, il se pourrait que vous finissiez balayés par elle. C’est ainsi en effet que finissent les démolisseurs en général. Or c’est ce que vous êtes : des démolisseurs. Vous détruisez le travail, vous détruisez les territoires, vous détruisez les vies, et vous détruisez la planète. Si vous, vous n’avez plus aucune légitimité, le peuple, lui, a entièrement celle de résister à sa propre démolition – craignez même que dans l’élan de sa fureur il ne lui vienne le désir de démolir ses démolisseurs.

      Comme en arriver là n’est souhaitable pour personne, il reste une solution simple, logique, et qui préserve l’intégrité de tous : M. Macron, il faut partir. M. Macron, rendez les clés.


  • Affaire Adama Traoré : un rapport met en cause les conclusions des experts
    https://lemediapresse.fr/societe/affaire-adama-traore-une-rapport-met-en-cause-les-conclusions-des-expe

    Nouveaux rebondissements dans l’affaire Adama Traoré. Les experts médicaux mandatés par la justice avaient conclu à une mort causée par deux maladies préexistantes, écartant la responsabilité des gendarmes. Un rapport de contre-expertise contredit cette version et met en question la procédure de nomination des spécialistes. L’enquête des magistrats, close le 14 décembre 2018, favorisait l’hypothèse […]

    #Société #Adama_Traoré


  • Pendant que les champs brûlent !
    https://www.lemondemoderne.media/pendant-que-les-champs-brulent%ef%bb%bf

    Nous vivons une tragi-comédie où certains de nos concitoyens ont été mutilés à vie, où la contestation sourde est devenue violente et où ceux qui hier rallaient sans trop y croire sont devenus prêts à tout pour en finir avec un système qu’ils jugent vicié et dont ils n’ont plus rien à attendre. Face au tragique, la comédie d’un Ministre en goguette, d’un Président des loisirs saisonniers et d’un Premier ministre qui peine à tenir la barre d’un navire qui prend l’eau de toutes parts, il ne reste que le désespoir de ceux qui refusent de croire en cette mascarade.

    Chaque semaine, ils sont des milliers dans la rue à demander une politique climatique ambitieuse, une justice sociale et fiscale et les premiers mots des ministres au sortir du grand débat ont été « recul de l’âge de la retraite » « maitrise de la dépense publique » et « interdiction de manifestation ». Qui sont ces gens que les Français ont élu ?

    La stratégie suicidaire d’Emmanuel Macron, débutée à l’été 2018 par un mensonge sur l’affaire Benalla, nous conduit tous dans le précipice de la fin de son mandat.

    Il est urgent de condamner la dérive d’un pouvoir devenu fou.


  • #Violences sur les Champs-Élysées : « On était en mesure d’intervenir, on ne nous a pas autorisés à le faire », dénonce l’Unsa-Police
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/violences-sur-les-champs-elysees-on-etait-en-mesure-d-intervenir-on-ne-

    On savait que la manifestation de samedi allait être dure, difficile. Je reprécise que les policiers et les forces de l’ordre perdent toute initiative, c’est-à-dire qu’elles n’agissent que sur #ordre, elles n’interviennent que sur ordre. Donc quand on est en #manifestation, quand devant nous à 50-100 mètres, des casseurs sont en train de tout casser, les policiers se disent « Pourquoi on n’intervient pas ? » Parce qu’ils n’ont pas les ordres d’intervenir, ça il faut que la population le sache. C’est un choix, on a laissé casser un certain nombre de choses, je pense qu’il y a des responsabilités. Il y a beaucoup de collègues qui m’ont appelé, qui m’ont dit ce n’est pas normal ce qui s’est passé. On était en mesure d’intervenir, on ne nous a pas autorisés à le faire. Je mets en cause ceux qui ont décidé que ça se passe comme ça et qui n’ont pas donné les instructions pour que ça se passe autrement.

    #mise_en_scène

    • Le préfet et la hiérarchie n’auraient pas respecté les instructions du ministère de l’Intérieur.

      Fusibles ou occasion pour la maison poulaga et le corps préfectoral, où ça grince un peu quand même, de se couvrir et d’obliger Castaner à reconnaître et assumer seul ses instructions et leurs conséquences ? Parce qu’ils ne se font pas plus d’illusions que nous sur le jusqu’au-boutisme de l’exécutif aujourd’hui.


    • faudrait vraiment que ça sorte de la famille, ces putains de vidéo, ça m’énerve de de montrer ça qu’à des gens déjà parfaitement au courant ; mon mode de vie, mon entourage social, politique, est le résultat de trente ans d’une construction éthique qui a coupé dans plein de possibles, notamment dans la diversité de mes relations humaines ; ce qui est bon pour mon psychisme, est nul pour ma puissance politique étendue. Bref, si vous avez des moyens de relayer ça plus utilement qu’ici ou à d’autres cercles aussi préparés que Seenthis, c’est cool.

    • @vazi sincèrement, politiquement, je ne sais pas : plus de quinze ans de dessins pour CQFD, et je ne peux m’empêcher de penser que ces dessins ne servent à rien tant qu’ils ne sont pas publiés dans le figaro ; à quoi ça sert, sinon à se tenir chaud en se disant qu’on n’est pas politiquement seul, de dire à des gens qui le savent déjà des trucs dont le reste du monde ignore globalement l’existence et n’ont aucune chance d’en voir surgir l’évocation dans leur propre champ de vision, leur propre entresoi ? Et pourtant, comment survivre sans se constituer pas à pas un environnement bienveillant, avec lequel on puisse parler, s’entendre, c’est-à dire année après année en en chassant tout ce qui est répétitivement hostile ? Voilà, c’est une non réponse à ta question j’en suis sincèrement désolé.
      Restent les assemblées avec les GJ, of course, mais on voit bien le même problème se repointer, puisque ce ne sont pas les mêmes films, les mêmes vidéos, les mêmes images, qui sont vues selon le degré d’investissement déjà apparu, le travail de rapprochement déjà commencé etc. dans le mouvement. Je vois toute la puissance potentielle de ces assemblées à la Bourse du Travail, par exemple, mais je ne sais pas comment faire pour qu’elles soient vues en dehors de nos cercles déjà convaincus, en dehors de cette partie du monde déjà favorable au mouvement (et plus exactement, qui lui est a priori hostile). Bref, je cherche des portes stratégiques dans mon quotidien, et je l’ai construit de telle manière qu’elles n’existent sans doute pas...

    • @l_l_de_mars ne soit pas désolé, ma question n’était pas une mise en cause mais une interrogation qui me concerne aussi. Pour ma part j’ai conservé un compte Facebook sur lequel je relaie (très ponctuellement) des infos politiques mais... quand je vois leur « score » j’ai parfois envie de mettre des photos de chatons :(
      Effectivement on se construit dans un monde qui nous ressemble, nous raffermit dans nos convictions.
      J’ai l’impression que pour rassembler il faut avoir le mental de « l’homme·femme politique » : savoir servir un discours rassurant à quiconque. C’est la porte ouverte au cynisme et au clientélisme.
      Plus positivement : écouter et comprendre les interrogations de chacun·e·s et les retraduire en terme de proposition intelligibles par la société se serait déjà beaucoup.
      Viser la publication dans le Figaro c’est (si je puis me permettre) faire fausse route. De mon point de vue quand quelque chose (un changement sociétal) est assimilé par le lectorat du Figaro c’est qu’il a déja été totalement digéré par la société et que le débat est ailleurs , dans CQFD par exemple !

    • @vazi l’exemple du figaro, pourtant, me semble assez éclairant de mon désir : précisément parce que mon travail ne pourrait y être assimilé, il n’y sera jamais vu, or c’est bien à ces lecteurs là qu’il est nécessaire de faire voir, faire lire, ces infos sous une forme qu’ils ignorent. Qu’ils soient confrontés à autre chose que la forme familière sous laquelle leur sont présentées les choses. Le but de tels dessins n’est pas de convaincre mais d’ouvrir un brêche dans des certitudes. Sinon quoi ? A quoi bon ? Dans CQFD, ce que j’y fait est précisément déjà largement assimilé par un lectorat familier de cet angle politique. Si un travail rédactionnel, graphique, politique a du sens, c’est dans sa possibilité transformante, heurtante, questionnante, pas dans sa courroie réconfortante. En restant dans des publications amies, je fais un travail politique vain. Dans une publication ennemie (pour faire court) ce travail opérerait, tout simplement, et aurait au moins une chance d’être une question.



  • Un tuto pour ta rédac : comment ne pas inviter un fasciste ?

    « L’attentat islamophobe de Christchurch en Nouvelle-Zélande illustre tristement, une fois de plus, la totale irresponsabilité de ces gens du petit écran et du poste de radio. »

    Ces dernières années, quelques vieux bonshommes du PAF ont trouvé l’astuce parfaite pour conserver intacts leurs chiffres et leurs émissions en déclin : le buzz à tout prix. Leur spécialité ? Créer de la polémique en invitant ce que la pensée réactionnaire et xénophobe fait de plus laid. Résultat : ils s’assurent une audience raisonnable, une multitude de tweets et des articles d’analyse sur les propos de leurs invités.

    https://lundi.am/Un-tuto-pour-ta-re%CC%81dac-comment-ne-pas-inviter-un-fasciste
    #medias #mainstream #responsabilité #banalisation


  • Un message de Lula, prisonnier politique de l’Empire
    https://melenchon.fr/2019/03/17/sommets-friables

    « Mes amies et mes amis,

    Tout d’abord, je tiens à remercier la solidarité et l’affection que j’ai reçues du peuple brésilien et des dirigeants d’autres pays au cours de ce presque un an de ma prison inéquitable. Je suis particulièrement reconnaissant aux camarades de la veillée à Curitiba, qui me réconfortent tous les jours, aux compagnons qui constituent les comités de Lula Livre au Brésil et ailleurs, aux avocats, juristes, intellectuels et citoyens démocrates qui se sont manifestés pour ma libération.

    La force qui me fait résister à cette épreuve vient de vous et de la conviction que je suis innocent. Mais je résiste surtout parce que je sais que j’ai encore une mission importante à remplir en ce moment où la démocratie, la souveraineté nationale et les droits du peuple brésilien sont menacés par de puissants intérêts économiques et politiques, y compris des puissances étrangères.

    Comme je l’ai toujours fait dans ma vie de plus de 45 ans d’activité syndicale et politique, je considère cette mission comme un défi collectif. La lutte que je mène pour un procès équitable, pour que mon innocence soit reconnue face à des preuves irréfutables de la défense, n’a de sens que si elle est comprise dans le cadre de la défense de la démocratie, du rétablissement de l’état de droit et du projet de développement à inclusion sociale que le pays veut reconstruire.

    Chaque jour qui passe, il est de plus en plus clair pour la population et pour l’opinion publique internationale que j’ai été condamné et emprisonné pour la seule raison que, libre et candidat, j’aurais été élu président par la grande majorité de la population. Ma candidature était la réponse du peuple à la soumission devant les puissances étrangères, à l’abandon des programmes sociaux, au chômage, au retour de la faim, à tout le mal implanté par le coup d’État. C’est un combat que nous devons mener ensemble, au nom de tous.

    Pour me sortir des élections, ils ont monté une farce judiciaire avec la couverture des principaux médias, avec Rede Globo devant. Ils ont empoisonné la population avec des heures et des heures d’informations mensongères, où la Lava Jato m’accusait et ma défense était méprisée, quand elle n’était pas tout simplement censurée. La Constitution et les lois ont été ignorées, comme s’il y avait un code pénal d’exception, uniquement pour Lula, dans lequel mes droits étaient systématiquement bafoués.

    Comme si cela ne suffisait pas de m’arrêter pour des crimes que je n’ai jamais commis, il m’a été interdit de participer aux débats du processus électoral ; ma candidature interdite, contrairement à la loi et contrariant l’ONU ; on m’a interdit de donner des interviews, on m’a interdit jusqu’à aller à la veillée funèbre de mon frère aîné. Ils veulent que je disparaisse, mais ce n’est pas de moi qu’ils ont peur mais plutôt du peuple, qui s’identifie à notre projet et a vu dans ma candidature l’espoir de retrouver le chemin d’une vie meilleure.

    Il y a quelques jours, alors que je disais au revoir à mon cher petit-fils Arthur, je sentais tout le poids de l’injustice qui frappait ma famille. Le petit Arthur a été victime de discrimination à l’école parce qu’il était mon petit-fils et en a beaucoup souffert. Je lui ai donc promis que je ne me reposerais pas tant que mon innocence ne serait pas reconnue dans le cadre d’un procès équitable.

    Dans l’excitation du moment, je me souviens d’avoir dit : « Je vais vous montrer que ce sont les vrais voleurs qui m’ont condamné. » Peu de temps après, le journaliste Luís Nassif a révélé au public l’accord illégal et secret entre les procureurs de Lava Jato, la 13eme Cour fédérale de Curitiba, le gouvernement américain et la Petrobras, pour un montant de 2,5 milliards de rais.

    Ce montant a été pris à la plus grande entreprise brésilienne par un tribunal de New York, sur la base des allégations qui leur avaient été faites par les procureurs du Brésil.

    Et ils se sont rendus aux États-Unis, avec la couverture du procureur général de l’époque, pour affaiblir davantage une entreprise victime de la cupidité internationale. En échange de cette fortune, Lava Jato s’est engagée à livrer les secrets et les informations stratégiques de notre Petrobras à l’étranger. Ce ne sont pas seulement des convictions, mais des faits appuyés par des preuves concrètes : documents signés, actes d’office des autorités publiques. Ces « moralistes » sans moralité occupent maintenant de hautes fonctions dans le gouvernement nouvellement élu car ils ont empêché ma candidature. Mais qui est en prison ? C’est Lula, qui n’a jamais possédé d’ appartement ou de ferme, qui n’a jamais signé des contrats Petrobras, qui n’a jamais eu de comptes secrets comme cette fondation qui a été découverte maintenant.

    Plutôt que de manifester mon indignation devant ces faits, je tiens à vous dire que le temps est en train de révéler la vérité. Que nous ne pouvons pas perdre espoir, que la vérité va gagner, car elle est de notre côté. C’est la raison pour laquelle j’exhorte chacun d’entre nous à renforcer de plus en plus notre lutte pour la démocratie et la justice. Et nous ne pourrons atteindre ces objectifs qu’en défendant les droits du peuple et la souveraineté nationale, car c’est contre ces valeurs que le coup d’État a été commis et pour ça qu’ils sont intervenus dans les élections. C’était pour livrer nos richesses et renverser les conquêtes sociales. Que les comités de Lula Livre puissent le savoir très clairement pour agir de plus en plus dans la société, dans les réseaux sociaux, dans les écoles et dans les rues.

    J’ai la foi en Dieu et la confiance en notre organisation pour affirmer avec une grande certitude : nous serons réunis à nouveau. Et le Brésil peut rêver encore d’un avenir meilleur pour tous.

    Merci beaucoup, et nous allons nous battre, camarades et compagnons. Je vous embrasse.

    Luiz Inácio Lula da Silva »


  • Je dois avouer que je suis un peu surpris par l’indécence crasse des éditorialistes venant défendre la légitimité de la théorie du grand remplacement au lendemain du massacre de Christchurch. Non pas le fait qu’il y ait des islamophobes en roue libre dans nos médias (ça, dirais-je, on a l’habitude), mais le fait qu’au lendemain d’un massacre aussi horrible, ils viennent se lâcher aussi ouvertement dans leurs émissions et sur leurs flux Twitter, sans même faire semblant d’attendre ne serait-ce qu’une petite période symbolique de respect pour les victimes. Le fait qu’il ne semble y avoir aucune vague d’indignation vertueuse de l’intérieur du système après un tel niveau de dégueulasserie fait partie, également, de l’aspect insupportable de ces interventions (on se souvient, à l’inverse, des interminables commentaires indignés quand tout le monde n’était pas au garde-à-vous après le massacre de Charlie Hebdo) – l’idée qu’on vienne défendre ouvertement la théorie du « Grand remplacement » au lendemain même d’un massacre que l’assassin justifie lui-même par la théorie du « Grand remplacement », ça n’a pas l’air de provoquer une large indignation médiatique.

    Pour le coup, je suis sidéré par cette attitude aussi ouvertement et immédiatement dégueulasse et irrespectueuse.

    Je vais te dire : j’y vois un marqueur de suprématisme blanc, cette façon de cracher à la gueule des « autres » en affichant sciemment son mépris raciste. Une signe des temps typiquement MAGA. Je veux dire que l’affichage du mépris raciste n’est pas un élément secondaire de leur comportement raciste, mais c’est l’élément central de leur communication. Il ne s’agit pas simplement de dire une saloperie raciste (ce qui se fait déjà très bien depuis longtemps dans notre culture), il s’agit désormais de le faire ostensiblement, avec la « fierté blanche » d’un facho bas du front.

    Dans le racisme ambiant usuel, on passe à la télé 7 jour sur 7 pour balancer les phrases codées du genre : « non mais on a bien le droit de critiquer l’islam ». Dans le suprématisme blanc en voie de banalisation, on passe spécifiquement à la télévision au lendemain du massacre d’une cinquantaine de fidèles dans une mosquée pour commenter l’évènement sous l’angle « ça ne doit pas nous interdire de critiquer l’islam et le grand remplacisme ».


  • 65 #intellectuels invités à #débattre à l’#Elysée
    https://lundi.am/65-intellectuels-invites-a-debattre-a-l-Elysee

    "Pour clore en beauté le grand #débat national, 65 « intellectuels » ont été convié à l’Élysée ce lundi 18 mars, auprès du président en personne. Une rencontre qui sera retransmise en direct sur France Culture. Parmi les invités, nous pourrons écouter l’historien Marcel Gauchet, le sociologue Michel Wieviorka ou encore le psychiatre Boris Cyrulnik mais pas l’économiste et philosophe Frédéric Lordon. Alors que ce dernier était dûment invité par M. Macron, il a préféré décliner. Rompu aux usages de la bonne société, M. Lordon n’a cependant pas manqué de s’en excuser publiquement à l’occasion d’une assemblée extraordinaire qui se tenait à la Bourse du travail jeudi 14 [1]. Nous publions ici sa réponse au président ainsi que la vidéo de son intervention."

    • Grand débat : des intellectuels pris en otage
      Par Dominique Méda, professeure d’université Paris-Dauphine — 19 mars 2019 à 15:24
      https://www.liberation.fr/amphtml/debats/2019/03/19/grand-debat-des-intellectuels-pris-en-otage_1716086

      Invitée à débattre lundi soir avec Emmanuel Macron, la sociologue Dominique Méda estime que la rencontre s’est transformée en faire valoir présidentiel. Avec un chef de l’Etat qui n’a absolument pas pris la mesure de l’urgence sociale et écologique.

      Tribune. Selon la définition communément admise (1), le débat est « une discussion généralement animée entre interlocuteurs exposant souvent des idées opposées sur un sujet donné ». Après celui avec les maires, c’était au tour des intellectuels de tomber dans le piège : car de débat il n’y en eut point.

      J’avais accepté l’invitation à participer pensant – bien naïvement je l’avoue – que nous pourrions au moins de temps en temps rebondir pour, à notre tour, répondre au président de la République. Mais il n’en a rien été. Comme avec les maires, le non-débat avec les intellectuels, a consisté en une litanie inexorable de « réponses » d’Emmanuel Macron aux questions posées par les intellectuels. Comme nous étions plus de 60, il aurait fallu pour qu’il puisse y avoir sinon un véritable échange, au moins un retour sur ce qui avait été dit par le Président, que chacun puisse vraiment se limiter à deux minutes de parole. L’envie de chacun d’exposer plus longuement sa vision a fait que l’on a assisté à la juxtaposition de questions-réponses au cours desquelles le Président a eu tout loisir d’asséner ses convictions devant des intellectuels pris en otage (au moins pour ceux qui étaient en désaccord profond avec sa politique, peu nombreux).

      En le regardant parler pendant huit heures, écoutant certes chacun et répondant en effet aux questions, j’ai compris à quoi nous servions. Comme les maires, nous constituions le mur sur lequel le Président faisait ses balles, jouissant de la puissance de ses muscles et de la précision de ses gestes et donc de la propre expression, cent fois ressentie, de son moi. Nous étions son faire-valoir. (...)


  • « Gilets_jaunes » : après les violences de samedi, la #stratégie_policière critiquée
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2019/03/17/gilets-jaunes-apres-les-violences-de-samedi-la-strategie-policiere-en-questi

    Ce sont des rangs même de la police que les critiques les plus virulentes sont montées, au long du week-end. « L’#opérationnalisation du maintien de l’ordre a été un #échec hier », estime Yves Lefebvre, le patron du syndicat Unité SGP-Police-FO, première organisation au ministère de l’intérieur, qui pointe la responsabilité de la #Préfecture de police de Paris, responsable du dispositif. Dimanche soir, le gouvernement a admis des « dysfonctionnements » dans le dispositif de sécurité et annoncé un renforcement à venir de la doctrine.

    « Ils ont fait le choix de la résilience, pour éviter les blessés, au détriment de l’intervention : ça donne une situation catastrophique sur le plan matériel, abonde Philippe Capon, secrétaire général de l’Unsa Police, le troisième syndicat de #gardiens_de_la_paix. Est-ce qu’on a eu des blessés graves ? Non. Mais est ce pour autant un maintien de l’ordre réussi ? La réponse est non. » 42 personnes ont été blessées parmi les manifestants, 17 au sein des forces de l’ordre, ainsi qu’un sapeur-pompier.

    « Le jour où on lâche du lest là-dessus, ils s’engouffreront dans la brèche, leur objectif depuis le début c’est d’aller à l’Elysée », explique une source policière à la préfecture de police, pour justifier le maintien d’un fort contingent sur cette zone.

    Seuls les escadrons de gendarmes mobiles et les troupes de la préfecture étaient engagés directement face aux manifestants. « En mobilisant les CRS uniquement sur la partie statique, on s’est privé d’une force de frappe, estime Philippe Capon, lui-même ancien #CRS. La préfecture s’estime la seule sachante, mais hier sa stratégie a échoué. »

    Le choix de la répartition des unités fait débat. « On a eu affaire à des groupes hyper mobiles, on a été d’entrée de jeu dans une situation de guérilla, d’émeute urbaine, pas de maintien de l’ordre, assure Yves Lefebvre. On aurait été beaucoup plus opérationnel avec les CRS. Les #gendarmes_mobiles sont plus difficiles à manœuvrer. »


  • L’ivresse décime Théophraste R - 18 Mars 2019 - Le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/l-ivresse-decime.html

    Pour dire qu’elle souffre, une partie du pays s’expose, tous les samedis depuis 18 semaines, aux énucléations, amputations, fractures, plaies, gazages, matraquages, gardes à vue, procès expéditifs, emprisonnements. La majorité de citoyens la soutient, en dépit d’autres passages à tabac, incessants, par les « grands » médias qui ont lâché leurs chiens. Les animateurs, éditorialistes, politologues, « philosophes » (sic) aboient. L’un dit que l’armée devrait tirer, l’autre qu’il faut mettre les meneurs jaunes en état d’arrestation.

    Les mauvaises langues racontent que, rentré précipitamment de La Mongie, Macron a engueulé Castaner (qui lui conseillait d’enlever ses après-skis). « Et toi, ferme ta braguette » aurait-il répliqué sèchement avant de faire filmer une réunion de crise où, livide, les traits durcis, il a averti chacun qu’en matière de gestion du problème, « on n’y est pas ».

    Traduisez, non pas « Il faut céder à ceux qui ont faim », mais « Il faut taper plus fort sur Jojo, les analphabètes-alcooliques-fainéants-fouteurs-de-bordel qui ne sont rien et qui nous les gonflent avec leur histoire de fin de mois ».

    Bref, il faut remplir les prisons et les hôpitaux. Les morgues, peut-être.

    Edouard Philippe, qui pense que son heure approche (Macron étant fini), se pencha sur Nicole Belloubet (défaite comme si elle venait de se découvrir dans un miroir) pour lui chuchoter un petit poème irrévérencieux qui résumait le désarroi macronien :

    « Le Fouquet’s, symbole de la République

    Est incendié par les CRS.

    Brigitte, la muse érotique

    Est restée seule sur le tire-fesse ».

    Théophraste R. Auteur du mémoire (en cours) : « Le méprisant des riches peut-il finir en prison ? » et du pamphlet (déchiré et poubellisé dès le premier chapitre) : « Le jour où la foule haineuse s’empara de Mussolini ».

    #violence #emmanuel_macron #christophe_castaner #nicole_belloube #edouard_philippe


  • Macron va-t-il rester sourd aux exigences des marches et grèves pour le climat ?

    Les centaines de milliers de jeunes et de moins jeunes mobilisés ces 15 et 16 mars pour dénoncer l’inaction des pouvoirs publics en matière climatique placent Emmanuel Macron et son gouvernement face à leurs responsabilités : vont-ils continuer à se défausser de leur responsabilité en l’imputant sur chacun.e d’entre nous plutôt qu’accélérer une véritable transition écologique et sociale ?

    #Climat #Macron #Grève #Transition

    https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog/180319/macron-va-t-il-rester-sourd-aux-exigences-des-marches-et-greves-pour



  • La Chronique Éco – Les retraites en péril
    https://lemediapresse.fr/economie/la-chronique-eco-les-retraites-en-peril

    Emmanuel Macron a prévu de présenter sa réforme des retraites en juin prochain. Le président veut créer un régime universel qui remplacera les régimes existants. En somme, une retraite à points. Quelles en seront les conséquences pour l’économie, les travailleurs et les retraités ? Éléments de réponse avec l’économiste atterré Henri Sterdyniak, dans ce nouvel […]

    #Économie


  • Raphaël Glucksmann, ancien candidat déclaré d’Alternative Libérale
    https://www.les-crises.fr/raphael-glucksmann-ancien-candidat-declare-d-alternative-liberale

    J’apprends Raphaël Glucksmann prendait la tête d’une liste à la place du Parti socialiste : http://www.leparisien.fr/politique/europeennes-le-parti-socialiste-s-effacerait-devant-raphael-glucksman-14- Je reste très étonné que depuis des mois, aucun média ne le mette face à ses contradictions. En effet, fin 2006, il avait rejoint le parti politique Alternative Libérale, hyper libéral donc, mais surtout, il avait annoncé qu’il en […]


  • Comment La Poste tente de constituer une base de données géante sur « tous les Français »
    https://www.bastamag.net/Comment-La-Poste-tente-de-constituer-une-base-de-donnees-geante-concernant

    Une entreprise française sait beaucoup de choses sur vous : où vous habitez, quand vous déménagez, de combien de membres se compose votre famille, quel type de colis vous recevez et de qui… Cette entreprise, c’est La Poste, déjà connue pour revendre des fichiers d’adresses à des entreprises pour leurs prospections commerciales. Un nouveau cap pourrait être franchi : La Poste a racheté une start-up grenobloise spécialisée dans l’intelligence artificielle, qui permet de collecter et d’organiser des (...)

    #Décrypter

    / A la une, Surveillance, fichage, censure : la démocratie en danger ?, #Enquêtes, Surveillance et (...)

    #Surveillance,fichage,_censure:la_démocratie_en_danger ? #Surveillance_et_biométrie


  • Des policiers témoignent : « On est obligé d’accepter des instructions illégales » - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130319/des-policiers-temoignent-est-oblige-d-accepter-des-instructions-illegales

    Les officiers de police judiciaire d’un commissariat parisien dénoncent les « instructions illégales » de leur hiérarchie, en particulier lors des manifestations des « gilets jaunes ». Dans un mail que Mediapart a pu consulter, il est écrit que, sur ordre de la préfecture de police de Paris, les personnes interpellées doivent être systématiquement placées en garde à vue.

    #paywall

    • Six officiers de police judiciaire (OPJ), soit la totalité du service de leur commissariat parisien, ont, en février et pendant plus d’un mois, interrompu leur activité pour protester contre les instructions « liberticides » que leur imposait leur hiérarchie, notamment lors des manifestations des « gilets jaunes ». Ils se sont mis, en alternance et parfois à tour de rôle, en arrêt de travail – certains le sont encore aujourd’hui.

      Jusqu’à présent, les consignes étaient données oralement. Mais un mail daté du samedi 9 mars 2019 émanant de l’état-major du district de l’est parisien, le plus important de la capitale, stipule, suivant les indications de la préfecture de police de Paris, qu’après « les éventuelles interpellations “GJ” qui [leur] seront attribuées par l’EM [l’état-major], […] [les personnes] devront être systématiquement placées en GAV [garde à vue] ».

      Sylvain* (voir notre Boîte noire), 38 ans, OPJ dans l’est parisien, explique : « Nous sommes réquisitionnés comme commissariat de délestage pendant les week-ends afin de traiter les interpellations des gilets jaunes. »

      Son service, la brigade de traitement judiciaire en temps réel (BTJTR), est dédié aux affaires de flagrant délit. « Dans le jargon, le ramassage, c’est le tout-venant, précise-t-il. Ensuite, en fonction des faits, nous dispatchons, si besoin dans des services spécialisés, et nous gardons les affaires de flagrant délit. Lorsqu’une personne est arrêtée et ramenée à notre commissariat, nous devons décider de la placer ou pas en garde à vue. »

      La garde à vue est en théorie prévue lorsqu’il y a des raisons de penser qu’une personne « a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit ». Elle doit être justifiée par l’un des six motifs prévus par la loi.

      Or, depuis le début des manifestations des gilets jaunes, s’insurge l’officier, « les consignes sont les suivantes : placer systématiquement les gilets jaunes arrêtés en garde à vue. Il s’agit souvent d’arrestations préventives. C’est-à-dire qu’en termes de droit, rien n’est respecté. Dans le mail que nous avons reçu, il est écrit noir sur blanc que l’état-major ordonne que la garde à vue doit être systématique. C’est complètement illégal ».

      Contactée par Mediapart, la préfecture de police de Paris a refusé de répondre à nos questions concernant ces instructions.

      Sylvain* rapporte le cas d’un manifestant venu de province et interpellé à la sortie du train, avec un simple masque en papier blanc, ou d’un autre muni d’une pancarte. « Ils ont été arrêtés pour port d’armes prohibées ! Alors qu’il s’agit d’un masque de bricolage en papier ou d’une pancarte. C’est très inquiétant pour les libertés publiques. L’autre motif d’arrestation fourre-tout est de “participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens”. »

      Introduite en 2010, sous Nicolas Sarkozy, pour arrêter de manière préventive les « casseurs », cette infraction est passible d’une peine d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende.

      « Lorsqu’on interpelle la personne, elle n’a donc commis aucune infraction, tout est potentiel, “préventif”. Pour moi, c’est, de ce fait, abusif, déplore Sylvain*. Nous sommes devenus une machine à “boîter”, à enfermer en cellule. »

      Il a tenu à informer sa hiérarchie qu’il ne placerait pas systématiquement en garde à vue des personnes qui n’avaient pas à l’être. « La réponse qui m’a été faite, à l’oral bien sûr : “Je vous ai donné les instructions. Même s’il n’y a pas d’infraction, vous placez en garde à vue.” Ces instructions viennent de la préfecture de police de Paris et au-dessus, du ministère de l’intérieur. »

      La révélation de ces « abus » intervient après la diffusion de la note du 12 janvier de Rémy Heitz, procureur de la République de Paris. Sous l’intitulé « Permanence gilets jaunes », des directives aux procureurs visaient à réprimer le mouvement. Il y était demandé de maintenir en garde à vue des personnes dont le cas avait pourtant fait l’objet d’un classement sans suite, et cela jusqu’au samedi soir, voire au dimanche matin, afin d’empêcher les interpellés de manifester. « Une atteinte très grave à une liberté fondamentale », commentait Laurence Roques, présidente du Syndicat des avocats de France, dans un article à lire ici.

      Les consignes de la préfecture de police de Paris demandant de placer systématiquement en garde à vue relèvent de la même logique et la complètent : on interpelle, on place en garde à vue dans tous les cas et l’on maintient en détention les personnes interpellées, même quand on n’a définitivement rien à leur reprocher.

      En choisissant de devenir policier, Sylvain* espérait « rendre justice, un rêve d’enfant », ironise-t-il, sans savoir s’il va désormais continuer dans cette voie. « Je n’ai pas envie d’être utilisé comme un outil par le gouvernement pour servir une politique qui va à l’encontre des libertés fondamentales, en particulier celle de manifester. »

      Il n’est pas le seul à avoir refusé d’appliquer ces directives. Faute d’être entendu par ses supérieurs, Thomas*, 34 ans, a dû s’arrêter pour épuisement professionnel, ne supportant plus d’« enfreindre la loi, alors qu[’il est] là pour la faire respecter ».

      Selon lui, sur des « sujets sensibles » comme les gilets jaunes, « le judiciaire est devenu la boîte à outils du politique. Si on refuse d’obéir, en tant qu’OPJ, on est le fusible qui saute pour faute lourde. Du coup, on est obligé d’accepter des instructions illégales jusqu’au burn out ou à la dépression ».
      « Vous n’êtes pas là pour faire de la qualité, mais vous êtes là pour faire de l’abattage »

      Thomas* se souvient des premiers week-ends de manifestation des gilets jaunes. « C’étaient les plus tendus. Les personnes qu’on nous ramenait au commissariat, c’était de pauvres gens, des pères de familles qui, comme 90 % des gilets jaunes, étaient juste à Paris pour manifester. Ils ne connaissaient pas leurs droits et ne pouvaient même pas se rendre compte que leur garde à vue était abusive. À l’issue, la majorité n’ont rien eu. »

      Le 8 décembre, par exemple, plus de la moitié des 820 personnes mises en garde à vue ont fait l’objet d’un classement sans suite. Et sur les 264 personnes présentées à un magistrat, 160 ont reçu un simple rappel à la loi, acte qui n’est pas inscrit sur le casier. « Ce jour-là, précise Thomas*, on a dû entasser les gens. Alors que notre commissariat a 16 places en cellules, on y a placé plus de 30 personnes. Et sur ces 30, 25 ont fait l’objet d’un classement sans suite. »

      « C’est une entrave aux droits fondamentaux : les arrestations préventives se poursuivent par des gardes à vue abusives. On pourrait dire que les gilets jaunes, c’est un peu la goutte d’eau… », poursuit Thomas*. Depuis un an et demi, les effectifs se réduisent. Sur les 17 OPJ initiaux du service, il n’en reste plus que 6.

      « Il y a une désaffection pour ce que l’on fait. On doit répondre sans cesse à une politique du chiffre, d’affichage, qui vient servir les intérêts des commissaires. Ils peuvent éventuellement finir dans le corps préfectoral. Ils ont des primes qui peuvent être majorées à la fin du mois en fonction des résultats. »

      Tous les policiers ont une part indemnitaire dans leur salaire. Pour les commissaires, il s’agit de l’IRP, l’indemnité de responsabilité et de performance, qui a une part variable, pouvant être majorée de 20 à 40 %, en fonction notamment de la charge de travail, de la mise en œuvre de projets ou d’objectifs annuels à atteindre.

      La politique du chiffre n’a rien de nouveau. Seules ses cibles varient. « Par exemple, on a des “opérations cigarettes”, dans certains quartiers de Paris, pour arrêter les vendeurs à la sauvette. Quel intérêt ? On ne s’en prend pas aux organisateurs du trafic. Autant dire que ça ne sert à rien, si ce n’est à gonfler les statistiques. Le commissaire peut s’enorgueillir d’avoir fait 1 000 GAV dans le mois. »

      Pour Thomas*, ces opérations ne contribuent pas à renforcer le maintien de l’ordre public mais l’affaiblissent. Il décrit le jour où « un fou, armé d’un couteau, avait blessé une passante. Nous avions besoin d’envoyer des renforts sur place pour le maîtriser. Or, les effectifs étaient mobilisés pour interpeler des vendeurs à la sauvette. L’état-major du district nous a fait savoir qu’ils n’en bougeraient pas, puisque c’était une priorité. »

      Cette utilisation des forces de l’ordre soulève non seulement la question de la sécurité publique mais là encore celle de la légalité des procédures. Les OPJ n’étant pas assez nombreux, « il est devenu régulier, aujourd’hui, que des assistants de police judiciaire [APJ] écrivent des actes à notre place, alors qu’ils n’en ont pas le droit, notamment en matière de garde à vue. Je n’ai plus qu’à signer la procédure, mais, faute de temps, je ne vérifie que la forme et pas le fond. Je deviens un prête-nom, avec les risques que cela représente. Ça s’apparente à un faux en écriture. »

      Thomas* précise qu’en cas de prolongement de la garde à vue, si l’APJ « s’est pris la tête avec la personne arrêtée, et s[’il] est mal intentionné, il peut prolonger sous un prétexte fallacieux la garde à vue. De mon côté, je vais signer, dans ce cas, une procédure abusive. »

      « Ce qui est le plus dur, confie l’officier, c’est la perte de sens de notre travail. Nous sommes commandés par des incompétents qui ne connaissent pas le métier et gèrent les gens comme des pions. Dans notre service, un collègue est en arrêt pour dépression, ne se retrouvant plus dans les ordres donnés, un autre s’écroule en larmes, chaque matin, en venant au travail. »

      Ce jeudi 14 mars, le médecin du travail de la préfecture de police de Paris s’est opposé à ce que deux officiers (sur six) de ce service reprennent leur activité, leur état étant jugé trop fragile.

      Les syndicats Alliance et Unité SGP-FO ont réagi dans des tracts, dénonçant le « burn out » des OPJ. Ils demandent le recrutement d’officiers supplémentaires et la diminution de la capacité d’accueil des gardes à vue. « Des tracts, c’est tout ce qu’ils savent faire, estime Thomas*. Ils n’ont pas compris que ce sont les ordres, la politique en matière de maintien de l’ordre qu’il faut changer pour que l’OPJ puisse retrouver sa mission initiale. Mais le syndicalisme policier, c’est un syndicalisme de jaunes. Ils sont dans un consensus perpétuel avec la hiérarchie, en échange d’avancements de carrières. À mon sens, c’est de la corruption. »

      Sylvain* et Thomas*, qui ont préféré parler sous couvert d’anonymat, savent que leurs témoignages déclencheront une enquête en interne pour retrouver ceux qui ont « osé contester la hiérarchie ». Ils rappellent le sort réservé à Alexandre Langlois, secrétaire général du syndicat Vigi, syndicat de police minoritaire, passé en conseil de discipline, le 20 février dernier, pour avoir notamment dénoncé la « dérive autoritaire » du gouvernement lors des manifestations des gilets jaunes.

      « Mais, après en avoir parlé avec l’ensemble de nos collègues, explique Sylvain*, nous avons décidé de le faire pour que la vérité soit entendue. Le devoir de réserve a bon dos et permet de couvrir des ordres et des actes illégaux de la police. » Il y a eu des précédents. Afin de protester contre la surcharge de travail, induite notamment par la politique du chiffre, des services d’officiers de police judiciaire ont déjà, il y a un an, cessé leur activité dans deux autres commissariats parisiens. « Mais cela n’a rien changé », regrette Sylvain*.


  • Europe – Deux stratégies pour l’extrême-droite
    https://lemediapresse.fr/international/europe-deux-strategies-pour-lextreme-droite

    « La droite radicale dispose de deux options pour prendre d’assaut Bruxelles : former un « supergroupe » d’eurosceptiques qui s’oppose à l’intégration, ou attirer le Parti Populaire Européen pour rompre la grande coalition ». Dans cet article, originellement publié en espagnol par la revue Politica Exterior et traduit par Le Média Presse, Guillermo Fernández […]

    #International


  • Repression des gilets jaunes : un polytechnicien dangereux | Régis de Castelnau
    http://www.vududroit.com/2019/03/repression-des-gilets-jaunes-un-polytechnicien-dangereux

    Régis Portalez est un homme dangereux. Heureusement, la Garde des Sceaux et le procureur du tribunal de grande instance de Paris, son relais répressif zélé, veillent et sont décidés à le mettre hors d’état de nuire.

    Pensez donc, voilà quelqu’un qui a passé le concours de l’École Polytechnique et qui l’a réussi. Il a étudié quatre ans dans cette école pour en sortir muni de son prestigieux diplôme. Pendant sa scolarité, et comme tous ses condisciples il portait dans les cérémonies, officielles ou non, le fameux uniforme bleu foncé assorti du bicorne à cocarde avec l’épée au côté. Ce n’est pas un uniforme militaire, simplement une tenue civile que la tradition autorise à porter une fois l’école quittée, dans les occasions qui le méritent : cérémonies familiales, mariages, réunions d’anciens élèves etc. etc. Il se trouve que Régis Portalez a été touché par le surgissement du mouvement des gilets jaunes, et qu’il a souhaité faire part à cette France d’en bas de sa solidarité et de sa gratitude. Parce que ce diplôme prestigieux, il le doit évidemment à son talent, mais aussi aux citoyens de ce pays qui l’ont financé. Il a trouvé logique de saluer leur combat pour la dignité et de leur dire merci et quel meilleur moyen que de se rendre dans une de leurs manifestations, revêtu de cet uniforme si reconnaissable. On imagine aisément que sentimental, il a aussi pensé au précédent dont rend compte le célébrissime tableau de Delacroix « la liberté guidant le peuple » ou apparaît sur la barricade le bicorne d’un de ses condisciples de 1830. Un peu tendu au départ il se demandait ce que serait l’accueil. Ce fut chaleureux, fraternel et reconnaissant pour ce message de si belle allure qui disait beaucoup...


  • Journalistes et #médias ont été la cible de davantage d’attaques et de pressions en 2018
    https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2019/03/14/de-nouvelles-limites-franchies-dans-les-atteintes-a-la-liberte-d-informer_54

    Sont aussi mises en avant les pressions exercées sur les médias par certains « gilets jaunes » : des « intimidations et agressions » recensées lors des manifestations aux tentatives « pour influencer un contenu rédactionnel » aux « mouvements de blocage pour empêcher la parution de quotidiens » dans plusieurs régions. Ces incidents en tous genres « ont été fréquents et doivent être dénoncés », souligne l’organisme, qui estime que si la critique des médias est légitime et nécessaire, « des limites ont été franchies ».

    L’ODI n’exonère cependant pas les médias, qui « ont parfois mis un certain temps à se saisir des causes et du sens de ce mouvement social ». Et rappelle qu’il est de leur devoir « de regarder, de rapporter et d’analyser l’ensemble de la société, et pas seulement ce qui passe par les filtres des élites et des pouvoirs ».

    • Le monde et l’ODI à travers cet article ne restituent pas les propos de Mélenchon dans leur totalité ; à nouveau l’IMonde joue son rôle de journal nuisible en contribuant à la désinformation et se rend lui même responsable de cette haine envers les médias.

      +La haine des médias est juste et saine+.
      Cette phrase a été reprise en boucle un peu partout par les médias dominants. Dit comme ça, Jean-Luc Mélenchon semble appeler à sortir les fourches contre les journalistes. Sauf que ce n’est pas ce qu’il a écrit.
      Voici la phrase complète :

      +Si la haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine, elle ne doit pas nous empêcher de réfléchir et de penser notre rapport à eux comme une question qui doit se traiter rationnellement dans les termes d’un combat+.
      « Donc la phrase réelle en résumé : être ulcéré par les médias c’est légitime, mais il faut les combattre de façon réfléchie et politiquement, c’est un appel au combat politique calme ».

      « Nous avons là un cas d’école de la désinformation ». affirme
      Thomas Guénolé

      https://twitter.com/i/status/989062415605272576
      https://melenchon.fr/2018/02/26/la-semaine-ou-macron-devisse-bain-de-boue-pour-tous


  • Une nappe d’hydrocarbures se dirige vers les côtes françaises afp/alp - 14 Mars 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10288116-une-nappe-d-hydrocarbures-se-dirige-vers-les-cotes-francaises.html

    Une nappe d’hydrocarbures se dirige jeudi vers les côtes françaises après le naufrage du « Grande America ». Le navire italien a sombré au large de La Rochelle avec des milliers de tonnes de fioul lourd, ont annoncé les autorités.
    Des observations aériennes ont permis de localiser la zone et d’indiquer que la nappe s’étendait sur une dizaine de kilomètres de long et un kilomètre de large, « à plus de 200 km des côtes ».

    Le préfet maritime de l’Atlantique, le vice-amiral d’escadre Jean-Louis Lozier, a ordonné l’appareillage depuis Brest du navire spécialisé dans la lutte anti-pollution BSAA Argonaute.

    Quatre autres navires dédiés aux opérations de lutte anti-pollution seront déployés en mer. Le ministère de l’Ecologie a également indiqué qu’un plan de « dépollution sur terre » est prévu.

    Fioul lourd et matières dangereuses
    Le navire « Grande America » transportait notamment des véhicules et « 365 conteneurs avec des matières dangereuses dont une centaine de tonnes d’acide chlorhydrique et quelque 70 tonnes d’acide sulfurique », a expliqué la préfecture maritime.

    Quant aux soutes du bateau, elles contenaient quelque 2200 tonnes de fioul lourd . Pour la préfecture maritime, c’est la principale source de préoccupation, estimant que la façade entre la #Charente-Maritime et la #Gironde risquait d’être touchée par une pollution « dans plusieurs jours ».

    #pollution #naufrage


  • Tristes épigones, espoir et sabotages
    http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2019/03/tristes-epigones-espoir-et-sabotages.html

    Lorsque Alexandre le Grand mourut à Babylone, les généraux et compagnons qui avaient participé à l’épopée se disputèrent sa succession. Appelés Diadoques, ils étaient souvent déchirés entre deux visions. Ils avaient été membres à part entière de la formidable...

    • Il semble que Washington ait passé la vitesse supérieure dans sa tentative de prise de pouvoir à Caracas. C’est très vraisemblablement un sabotage électromagnétique qui a provoqué l’énorme coupure de courant qui a touché le pays en fin de semaine dernière. Chose intéressante, Pékin, qui propose d’ailleurs d’aider Maduro à restaurer l’électricité, parle ouvertement d’attaque cybernétique et accuse indirectement les Etats-Unis. Le plan était d’ailleurs dans les tuyaux du Pentagone depuis quelques années.

      Et maintenant, ce sont des usines de retraitement d’eau et des terminaux pétroliers qui, par le plus grand des hasards bien évidemment, se mettent à exploser. Les Follamour de Washington ont une explication toute faite : c’est la corruption des années Maduro qui est responsable de cette « dégradation ». Douce coïncidence, ces catastrophes ont lieu simultanément, les usines, centrales électriques et dépôts pétroliers s’étant sans doute donné le mot pour arrêter de fonctionner en même temps !

      La guerre semble déclarée. Après le flop de la pression « humanitaire », les bras cassés américains ont passé la vitesse supérieure et entrepris une campagne de sabotage, tactique quelque peu suicidaire s’ils veulent installer l’auto-proclamé au pouvoir. La ficelle est en effet tellement grosse que leur pion risque de voir sa légitimité torpillée dans la population vénézuélienne. Même les euronouilles, l’air gêné, préfèrent regarder ailleurs , c’est dire...


  • #Algérie : Le président #Bouteflika reporte / remporte l’élection présidentielle... Il prolonge son règne et met fin aux fonctions du président et des membres désignés de la HIISE, la « Haute instance indépendante de surveillance des élections »... Désolée, pour l’instant il n’y a pas vraiment de bonne nouvelle.

    L’annonce a fait sont effet : dans la précipitation et l’envie d’une « victoire », tous mes médias ont repris le (mauvais) résumé du communiqué présidentiel : « Bouteflika renonce à un 5e mandat en Algérie, la présidentielle reportée »
    Sauf qu’à y regarder de plus près, c’est plutôt : Bouteflika prolonge in-extremis son 4ème mandat, sine die puisque le report de l’élection prévue initialement le 18 avril 2019 n’a aucune date fixée, devant se tenir après un remaniement ministériel (qui a commencé dans la foulée) et une « Conférence nationale inclusive ».
    Meilleur résumé donc : Le président Bouteflika reporte / remporte l’élection présidentielle
    https://twitter.com/BenkhelifSaad/status/1105184208379625472

    Texte intégral du communiqué : "Le président Bouteflika adresse un message à la nation annonçant le report de l’élection présidentielle"

    Chères concitoyennes,
    Chers concitoyens,
    L’Algérie traverse une étape sensible de son Histoire. Ce 8 mars, pour le troisième vendredi consécutif, d’importantes marches populaires ont eu lieu à travers le pays. J’ai suivi ces développements et, comme je vous l’ai déjà annoncé le 3 de ce mois, je comprends les motivations des nombreux compatriotes qui ont choisi ce mode d’expression dont je tiens, une fois de plus, à saluer le caractère pacifique. /.../

    http://www.aps.dz/algerie/86748-le-president-bouteflika-adresse-un-message-a-la-nation-annoncant-le-report

    "Le président Bouteflika signe deux décrets"

    Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a signé lundi deux décrets présidentiels, dont un portant création de poste de vice-Premier ministre, indique un communiqué de la Présidence de la République.

    http://www.aps.dz/algerie/86752-le-president-bouteflika-signe-deux-decrets

    ALGER - Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a signé lundi un décret présidentiel mettant fin aux fonctions du président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), Abdelouahab Derbal, et des membres désignés de cette instance, indique un communiqué de la Présidence de la République.

    http://www.aps.dz/algerie/86755-le-president-bouteflika-met-fin-aux-fonctions-du-president-et-des-membres-

    La Une de El Watan demain : « La dernière ruse de Bouteflika : il annule la présidentielle mais reste au pouvoir »
    https://twitter.com/sofiaouahib/status/1105218318590509056


    Autre compte à suivre : https://twitter.com/LeilaBeratto

    • Vu d’Algérie.Présidentielle : les “zones d’ombre” derrière le prétendu retrait de Bouteflika
      https://www.courrierinternational.com/article/vu-dalgerie-presidentielle-les-zones-dombre-derriere-le-prete

      Mais il subsiste beaucoup de zones d’ombre dans le texte présidentiel. À la fin du message, il est clairement indiqué que le président restera jusqu’à l’élection de son successeur.

      Je m’engage enfin, si Dieu m’accorde vie et assistance, à remettre les charges et les prérogatives de Président de la République au successeur que le peuple algérien aura librement élu.”

      Ce qui signifie qu’il restera en poste au-delà du 18 avril, sans préciser sur quelle base juridique la décision a été prise puisque la constitution ne prévoit pas la prolongation de mandat. Ce qui ressemblerait à la proposition faite en décembre dernier par certains partis de l’Alliance présidentielle, soit le report de l’élection et la prolongation du mandat actuel du président. En résumé, le pouvoir cède sur le cinquième mandat mais garde la main sur la gestion de la transition.

      L’idée fut rejetée unanimement par l’opposition. Qu’en pensera-t-elle maintenant  ? Et surtout, que pensera la rue maintenant que Bouteflika propose une transition gérée par le pouvoir  ?