• #CÉLIA_GOUVEIAC ET #LES_LUEURS_DE_LA_BAIXADA

    http://www.gouveiac.com/engagement-humanitaire
    consulté le 07/06/2018

    « J’ai peut-être une dette avec l’#humanité »
    Célia Gouveiac suit et soutient l’#ONG #Casa_do_Menor_Brésil. Depuis 1999, Célia Gouveiac sillonne différent pays, seule ou avec des ONG et rencontre des enfants issus de la rue, elle les interviewe, les photographie et les initie au #dessin et à la #peinture.
    De ces voyages est né ce #triptyque (200×300) exposé à la #biennale_de_Florence en 2003.


    Sa soif de connaissance et le sens inextinguible la pousse à aller au-delà du jeu des apparences, au-delà des limites de notre humanité et d’elle-même. L’artiste se retrouve sans doute quelque part dans le regard poignant des enfants de la rue qu’elle photographie et peint, puis initie à la peinture, à l’art comme une tentative de sauvetage de ces détresses multiples. « Yes to Life ! est née pour me permettre de donner suite à cette belle aventure artistique et humaine commencée en 1999 », déclare l’artiste.

    Dans certains de ses voyages, l’artiste brésilienne est accompagnée du prêtre italien Renato Chiera, théologue et professeur de philosophie, fondateur de l’ONG Casa do Menor à Rio, qui s’est donné pour mission de porter assistance à des enfants en leur apportant, entre-autres, un accès à l’éducation. De ce voyage est né un documentaire, les lueurs de la Baixada sur le travail du père Chiera, diffusé sur la chaîne KTO en 2010.

    http://www.gouveiac.com/yes-to-life
    consulté le 07/06/2018

    #YES_TO_LIFE ! UNE #MAIN_OUVERTE POUR LA PLANÈTE.
    […]
    Brésilienne et avant tout citoyenne du monde, le travail de cette talentueuse artiste tend aujourd’hui vers une œuvre conceptuelle, humaniste, #universelle et fédératrice de nouvelles synergies. Le projet Yes to Life ! Art concept, est une allégorie et résume la quintessence de sa #philosophie. Yes to Life ! est une sculpture d’une main droite semi ouverte signant un « OK », nous rappelant en cela la position de la main du Bouddha. Cette main, volontairement créée asexuée et vierge de lignes de vie, se veut éveilleuse de conscience. « Je l’ai voulu puissante, dotée d’une éthique fondamentalement positive et fédératrice, elle ne représente aucun courant religieux, dogmatique ou politique et n’adhère à aucun dictat » précise l’artiste.

    À travers cette œuvre, Célia Gouveiac cherche à transmettre un message positif, en opposition avec la « tourmente mondiale » actuelle : elle cherche à mettre l’accent sur la capacité de l’homme à décider du sens qu’il veut donner à sa propre existence, ce qui influera bien évidemment sur l’existence collective. Ce « #oui_à_la_vie ! » voyage avec l’artiste autour du monde afin de délivrer ce message de #fraternité_universelle.

    Mon commentaire sur ces articles :
    Si, à travers son œuvre « Yes to life », Célia Gouveiac exprime ses idées de manière théorique, elle concrétise également cet idéal de fraternité en voyageant à travers le monde, non seulement pour transmettre le message de son œuvre, mais aussi pour agir concrètement auprès d’enfants. Une aide humanitaire qui ne consiste pas en une aide financière, mais à apporter à des enfants, de manière gratuite, une distraction qu’autrement, ils ne pourraient probablement pas se permettre. Ici, l’art n’apporte peut être pas une aide concrète, mais il est vecteur d’idée positive et, surtout, d’espoir.
    Je trouve cependant dommage que le documentaire insiste si peu sur la dimension artistique du travail de Gouveiac, se concentrant exclusivement sur l’aide, non moins importante, apportée par Renato Chiera.


  • À LA #DÉFENSE, UNE #EXPO #PHOTO BOULEVERSANTE SUR LES #MARIAGES_FORCÉS

    http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/a-la-defense-une-expo-photo-bouleversante-sur-les-mariages-forces-01-08-2
    publié le 01/08/2017
    consulté le 07/06/2018

    Nichée au sommet de la #Grande_Arche_de_La_Défense, à 110 m au dessus du sol, l’Arche du #Photojournalisme, inaugurée début juin, a reçu, ce mardi, la visite de Françoise Nyssen. L’occasion, pour la ministre de la Culture, de découvrir « #Too_young_to_wed » - « #mariées_trop_jeunes » - poignante exposition inaugurale signée par la photographe américaine #Stephanie_Sinclair.
    Sur un espace épuré de plus de 1 200 m² baigné d’une lumière douce et subtile, 175 clichés, dont 113 inédits, retracent le destin de centaines de jeunes filles forcées au mariage. Le fruit d’un minutieux travail d’enquête entamé en 2003 en #Irak et en #Afghanistan, deux pays où Stéphanie Sinclair découvre avec horreur que des fillettes s’immolent par le feu plutôt que d’être mariées de force.

    La photographe ne se limite pas au Moyen-orient : l’exposition illustre quinze ans de voyage à travers le monde, du #Yémen aux #États-Unis en passant par l’#Éthiopie, la #Sierra_Léone ou l’#Indonésie. Les clichés de Stéphanie Sinclair ont donc été pris dans le monde entier : on découvre par exemple les locaux d’un centre médical, en Indonésie, où 200 fillettes peuvent être excisées en une matinée, ou le parcours d’une gamine népalaise, Niruta, mariée à l’âge de 14 et photographiée à nouveaux dix ans plus tard, entourée de ses trois enfants... L’espace de l’exposition représente une surface de 1 200km2 et a accueilli depuis début juin environ 10 000 visiteurs.

    Mon commentaire sur cet article :
    À travers cette exposition, Stéphanie Sinclair cherche à nous faire prendre conscience, à nous qui vivons dans des sociétés privilégiées, des conditions atroces de certaines populations, dont on a tendance à penser qu’elles l’acceptent. « Des enfants sont mariées de force ? Leurs pratiques, leurs coutumes et leur culture sont différentes des nôtres, voilà tout. » Tel est parfois le discours de certains européens, et il peut être entendu. Mais voilà, « To young to wed » nous apprend que ces « coutumes » sont une violence envers les fillettes : elles n’acceptent pas toutes leur condition, la plupart en souffrent et certaines vont même jusqu’à se donner la mort en s’immolant par le feu pour y échapper ! Comment alors nier que la situation doit changer ? L’exposition adopte un point de vue aussi subjectif qu’engagé, qui cherche à mettre en valeur le malheur de ces enfants grâce au support artistique qu’est la photographie.

    • En effet, c’est une expo fascinante dans un lieu magnifique qui s’intéresse aussi aux Etats-Unis un des pays les plus riches de la planète mais au sein duquel certains groupes religieux pratiquent polygamie et mariages forcés comme le montraient bien plusieurs clichés. Je suis très heureuse de retrouver ce lieu grâce à vous. Y êtes-vous allée ?

    • De très belles photographies, très émouvantes et parfois insupportables ... Et qui incitent comme vous le dites à réfléchir sur le devenir des sociétés historiques, ou sur la nécessité d’une certaine forme d’acculturation pour parvenir au développement. Quand on pense au lien énorme qu’il existe entre le développement et l’éducation féminine, on pourrait se demander si les femmes ne doivent pas commencer par se défaire de leur culture traditionnelle ?

    • @dan_de
      Le cas des Etats-unis est en effet particulièrement intéressant dans cette exposition, il montre que ce genre de problèmes n’est pas réservé aux pays dits « en développement ».
      En effet, je connais cette exposition pour l’avoir visitée l’été dernier lors d’un voyage à Paris. Il est vrai que les images de Stéphanie Sinclair sont aussi bouleversantes que révoltantes...

    • @gimli122
      Je pense en effet que l’amélioration de la condition des femmes pourrait être un facteur important de développement, ne serait-ce que pour l’image du pays auprès des aides internationales ! Malheureusement, on observe trop souvent que l’histoire des pays prend le chemin inverse : c’est presque systématiquement après le développement du pays (ou peut-être grâce à lui ?) que les débats concernant la place des femmes dans la société commencent seulement à émerger...


  • #LITTLE_BIG, #LIFE_IN_THE_TRASH

    « vie dans une décharge »
    https://www.youtube.com/watch?v=UVrjzOUZJI4


    publié le 02/10/2013
    consulté le 07/06/2018

    Life, life in the trash
    Give me my money
    Give me my cash
    Life, life in the trash
    Give me my money
    Give me my money

    Boom! Face to the floor
    We are a part of #blind_nation
    Burning down
    Disapointed generation
    I’m on a dead line
    Keeping fucking funny smile
    Do you wanna quit the system
    Or you wanna break it inside ?

    « Vie, vie dans une décharge
    Donne-moi mon argent
    Donne-moi mon cash
    Vie, vie dans une décharge
    Donne-moi mon argent
    Donne-moi mon argent

    Boum ! Visage au sol
    Nous faisons partie d’une nation aveugle
    réduite en cendres
    Génération déçue
    Je suis sur une limite (cette traduction ne permet pas l’effet rendu par l’expression « dead line », qui fait à la fois référence à une notion de limite et à la mort)
    Je garde de p*tain de sourire
    Veux-tu quitter le système
    ou veux-tu le faire imploser ? »

    Le groupe russe Little Big cherche ici à dénoncer la misère causée par une « #nation_aveugle ». En Russie, la censure, non uniquement celle de l’art, est très élevée : c’est sans doute cette censure qui freine le développement et le rayonnement du pays. L’art a ici pour but de s’opposer au gouvernement du pays lui-même en incitant ses habitants à la révolte et, surtout, à ne pas rester inactifs.


  • LE #CARNAVAL À NOUVEAU #POLITIQUE ET #CRITIQUE

    https://blog.francetvinfo.fr/bureau-bresil/2018/02/16/le-carnaval-a-nouveau-politique-et-critique.html
    publié le 16/02/2018
    consulté le 07/06/2018

    Alors que les #élections_présidentielles se tiendront à la fin de l’année, le carnaval, symbole de la #fête et de la #samba a opté pour un ton politisé et critique envers le gouvernement et la société brésilienne.
    Le #Brésil et ses clichés : le carnaval, le football… Quand la réalité les dépasse, voilà ce que cela donne : mercredi 14 février, la toute puissante chaîne de télévision Globo, détentrice des droits de diffusion des défilés des écoles de samba, a avancé de quelques heures le résultat du #carnaval_de_Rio_de_Janeiro habituellement diffusé en début de soirée… pour que les Brésiliens puissent assister au match de Neymar, leur vedette nationale, lors du huitième de finale de la ligue des champions, Real Madrid - PSG.
    Une anecdote qui fait rire, mais qui démontre l’engouement du pays pour ses deux passions, qu’il prend très au sérieux.
    Cette année, la folie carnavalesque a adopté un ton politique. Dans le #sambodrome où défilent les écoles de samba et dans les rues, les critiques envers la classe politique n’ont pas cessées. Dans le top 5 des écoles gagnantes, trois d’entre elles ont dénoncé les grands maux nationaux.

    La principale critique a été adressée au Maire de Rio, Marcelo Crivella, accusé, en tant que pasteur, de confondre religion et politique : selon lui, la fête du carnaval doit être interdite car elle n’est pas conforme au catholicisme. Crivella a entre autres diminué de moitié le budget des écoles de samba, alors même que le carnaval rapporte des milliards de réaux à la ville. Mangueira, une des écoles de samba les plus populaires, a fortement contesté les critiques du maire : « avec ou sans argent, je m’amuse » et « Monsieur le Maire, le péché c’est de ne pas faire le carnaval ». L’école a aussi rendu hommage au carnaval : l’un des participants a défilé en tenant une silhouette du #Christ_rédempteur, sous un sac noir, portant l’inscription « regardez-nous. Le Maire ne sait pas ce qu’il fait. » Cette statue est une référence à la marionnette géante d’un Christ rédempteur en mendiant de l’école Beija-Flor, censurée par L’Église : l’école avait tout de même défilé en recouvrant la marionnette d’une bâche noire et en arborant l’inscription « même interdit, regardez-nous ». Leandro Vieira, directeur artistique de Mangueira, s’oppose aux décisions du maire :

    Il est fondamental d’offrir la possibilité aux écoles de samba d’être perçues comme des lieux de résistance et de dialogue avec la société. Le scénario politique brésilien favorise ça et le carnaval marque cet aspect. Je suis heureux que les écoles se soient positionnées comme le porte-parole de ce moment politique. Je suis fier

    Le carnaval a également été l’occasion de mettre en évidence les problèmes sociaux du pays : critique de la #corruption des politiques (notamment lors du scandale Petrobras), de la #violence dans les favelas, du racisme et de l’#intolérance envers la communauté LGBT (l’icône de l’école Beija-Flor, championne de cette année, est Pabllo Vittar, une chanteuse transsexuelle) étaient à l’ordre du jour. Autre exemple, la seconde école qui a remporté le concours, Paraíso do Tuiuti, a pris pour thème du carnaval l’#esclavage, 130 ans après son abolition au Brésil ; son but, après avoir retracé l’histoire de l’exploitation de l’homme par l’homme : dénoncer « l’esclavage moderne » dans un pays raciste, l’un des plus inégalitaires au monde. Cependant, les critiques et les dénonciations, notamment au sujet de la corruption, ont également concerné le carnaval lui-même : les écoles sont historiquement liées à la #Mafia. Sur twitter, Maurício Santoro, professeur en sciences politiques, rappelle que le président de Beija-Flor « a été condamné en première instance à 48 ans de prison pour corruption, blanchiment d’argent, évasion fiscale et contrebande. Le visage du Brésil actuel. »

    Mon commentaire sur cet article :
    Entre exubérance et clichés, c’est un message politique que de nombreuses écoles du carnaval de Rio ont, cette année, cherché à faire passer : ils cherchent à la fois à dénoncer la corruption, les violences et les inégalités qui constituent malheureusement en partie leur société, mais également le gouvernement actuel qui cherche à censurer le carnaval, événement emblématique de la liberté l’expression brésilienne. Plutôt que de réagir par la haine, les écoles de Samba ont profité du carnaval lui-même afin de véhiculer leurs idées au monde entier. L’art est ici le symbole d’un idéal de justice et d’égalité, même si le carnaval lui-même n’échappe pas aux vices de la corruption.


  • #PARAGUAY : L’#ORCHESTRE DES #INSTRUMENTS_RECYCLÉS

    https://info.arte.tv/fr/paraguay-lorchestre-des-instruments-recycles
    publié le 27/06/2015 à 18h30
    consulté le 07/06/2018

    « Le monde nous envoie ses #déchets, nous lui renvoyons de la #musique » : telle est la devise de l’#orchestre_de_Cateura, un quartier pauvre d’Asunción. Vingt-cinq mille personnes vivent à quelques mètres de la plus grande #décharge de la capitale paraguayenne. Misère, chômage, délinquance, difficile pour les enfants de Cateura d’imaginer un avenir différent.
    Et si le changement venait de la musique ? C’est l’idée originale qu’a eu #Favio_Chavez en #2006. Mais acheter des instruments neufs était inenvisageable, il les a donc fait fabriquer à partir de déchets récupérés sur les monticules d’ordures. Un saxophone avec un bout de gouttière et des pièces de monnaie. Un violon avec un pot de peinture, une fourchette et un bout de palette. Une contrebasse avec un bidon d’huile. Une guitare avec des boîtes de conserve. Des instruments qui permettent de tout jouer, de Mozart à Metallica, en passant par Astor Piazzolla.

    Composé de quarante musiciens, cet orchestre, invité à se produire dans de nombreux pays, sillonne le monde avec ses instruments recyclés afin de financer ses projets sociaux : cent cinquante enfants du quartier ont, grâce à eux, accès à des cours à l’école et certains d’entre-eux peuvent également entamer des études supérieures. Les bénéfices de l’orchestre ont également permis à plusieurs familles d’être relogées.

    Mon commentaire sur cet article :
    Cet article est la preuve de la capacité de l’art à changer le monde. Dans un quartier pourtant pauvre, situé à quelques mètres d’une décharge, l’art a été le moyen le plus efficace pour améliorer la condition des habitants. D’autant plus, l’orchestre a été créé à partir de la misère des habitants, à savoir « grâce » aux déchets (ou malgré eux).
    Difficile d’en dire plus sur cet article tant l’exemple de cet orchestre se suffit à lui-même : l’art est ici un, sinon le facteur direct de l’amélioration des conditions de vie des habitants.


  • #DIE_ANTWOORD, #FATTY_BOOM_BOOM
    *en argo sud-africain, fatty boom boom est une insulte
    https://www.youtube.com/watch?v=AIXUgtNC4Kc


    publié le 16/10/2012
    consulté le 06/06/2018

    There’s a rumble in the #jungle I’m bubbling to beat em
    Not looking for trouble but trouble’s looking for me
    M’uppercuts’re fokken swollen with nothing just come for free
    I used to think I’d always kill this to hustle something to eat
    #South_Africa used to be a twangy’d, to notice me
    Suddenly you’re interested ’cos we’re blowing up overseas
    Make you #money money money

    « Il y a un grondement dans la jungle je bouillonne sur le beat
    Je ne cherche pas les problèmes mais les problèmes me cherchent
    Mes poches sont p*tain de remplies, mais rien n’arrive gratuitement
    Je pensais qu’il me faudrait toujours lutter pour me dégoter quelque chose à manger
    #Afrique_du_Sud, j’étais trop pouilleuse pour que vous me remarquiez
    Soudain vous êtes intéressés car nous déchirons à l’étranger
    Vous rapportant de l’#argent argent argent »

    Cette chanson, autant que son clip vidéo, se veut provocante et vulgaire ; elle vise à dénoncer les clichés du regard que pose le « monde occidental » sur l’Afrique du sud. La vidéo met en scène une pseudo Lady Gaga, qui perçoit l’Afrique du sud comme une « jungle » : la ville est sale, pleine d’animaux sauvages (panthère, hyènes, lion...) et semble contrôlée par des délinquants et des criminels.
    Le groupe sud-Africain Die Antwoord dénonce à la fois le regard biaisé et pédant des occidentaux qui se croient supérieurs, tout en mettant en scène, non sans une certaine ironie, Lady Gaga, elle même figure extrême de l’exubérance occidentale : pour couronner le tout, celle-ci finit par se faire dévorer par le lion, attiré par sa robe de viande.
    Les artistes reconnaissent cependant leur propre excentricité et ne nient pas leur appartenance à une classe sociale privilégiée en Afrique du sud : les #« white_negros ».

    L’art n’a pas ici pour but d’aider les populations sud-africaines, mais bien de dénoncer l’#occidentalocentrisme des pays « du Nord », persuadés de leur supériorité. L’art, en cherchant à choquer, permet de prendre conscience des clichés qui persistent dans un monde où, pourtant, les frontières entre les pays développés et les pays en développement tendent à s’effacer et doivent être redéfinies.


  • « Macron veut faire de la censure une forme d’esprit critique », par Bruno Adrie
    https://brunoadrie.wordpress.com/2018/01/06/macron-veut-faire-de-la-censure-une-forme-desprit-critique-par

    Monté sur son char doré tiré par les chevaux ailés de la finance accapareuse, le président aux lingettes veut nettoyer le ciel des fausses nouvelles propagées contre la démocratie par ceux qui lui veulent du mal. Mais quelle démocratie entend-il protéger ? Certainement pas celle qui gît aplatie sous le poids d’une majorité qui a transformé l’Assemblée nationale en chambre d’applaudissement de toutes les attaques menées contre l’État providence par une équipe de clones arrogants et encostardés. C’est bien plutôt son régime de plomb qu’il veut sauver, un régime mis en place grâce au soutien d’une presse qui s’est bien gardée d’annoncer le Blitzkrieg que le candidat de l’extrême centre – c’est-à-dire d’extrême droite économique – allait mener contre le code du travail, les retraites, la sécurité sociale, les fonctionnaires et l’État lui-même, dans le but de le piller. Pratiquer la politique des caisses vides permet de creuser la dette et d’enrichir les prêteurs qui courent ensuite enterrer leur argent sous les cocotiers qui se balancent au souffle chaud des rivages détaxés.

    Il ne faudrait donc pas que la réflexion menée par des citoyens informés et sagaces vienne perturber la fête et fissurer peut-être le mur dressé par l’ingénierie du mensonge pour égarer le gogo. Et quoi de mieux pour chasser la vérité que de la désigner comme mensonge ? La technique est habile et grâce à elle la censure fait peau neuve. Elle cesse d’être #censure, et devient #esprit-critique, défense d’une #démocratie de papier mâché que des employés du cirque médiatique promènent comme un bonhomme de #carnaval devant les fenêtres grandes ouvertes des imbéciles pour qu’ils croient encore aux élections et aillent remplir des urnes qui ne changeront rien à la dictature qui DOIT régner. Stratégie identique à celle qui consiste à baptiser guerre humanitaire une guerre d’agression destinée à l’accaparement de matières premières ou au contrôle des routes indispensables à la libre circulation des richesses qui finiront dans les coffres à rallonge de la mondialisation heureuse.

    Guy Debord a écrit en 1988 dans Commentaires sur la société du spectacle (page 65 de l’édition poche folio Gallimard de 1992) : “Ce qui peut s’opposer à une vérité officielle doit être forcément une désinformation émanant de puissances hostiles, ou au moins de rivaux, et elle aurait été intentionnellement faussée par la malveillance” . A l’époque où il a écrit ces lignes, internet n’existait pas et les citoyens étaient contraints de rester muets devant les vagues de mensonges qui coulaient des turbines bruyantes de la #presse. Aujourd’hui, ce n’est plus pareil et chaque citoyen pensant peut devenir une puissance hostile. Voilà pourquoi il est urgent que le président poudré, le président des riches, le président des promesses les plus molles et des décisions les plus impitoyables, propose à sa majorité, qui l’adoptera, une loi de censure destinée à interdire l’usage des marteaux-piqueurs qui risquent de faire trembler et pourquoi pas vaciller la statue que le spectacle a érigée à sa triste figure et à ses tristes desseins.❞


  • LE MOUVEMENT #FUTURISTE DES ANNÉES #1920 ET #1930

    http://www.futurisme.net/mouvement.html
    consulté le 05/06/2018

    Durant les années 1920 et 1930, le mouvement futuriste #italien s’associe, en partie, au #fascisme. Il en émergera le #parti_politique_futuriste qui avait la capacité d’influencer la direction artistique de certains gros travaux, notamment en architecture.
    Plusieurs futuristes italiens ont soutenu le fascisme dans l’espoir de moderniser un pays divisé en temps de guerre. Comme les fascistes, ces futuristes étaient des #nationalistes italiens, des radicaux, des admirateurs de la violence, et étaient opposés à la démocratie parlementaire.

    Marinetti fonde en 1918 le #Parti_politique_futuriste (#Partito_politico_futurista) qui fut absorbé en 1919 par Benito Mussolini, faisant de Marinetti l’un des principaux membres du #Parti_national_fasciste. S’il s’oppose aux institutions existantes et quitte le congrès en 1920, il soutient cependant le fascisme jusqu’à sa mort en 1944. Grâce à sa proximité avec le pouvoir de Mussolini, le #futurisme dispose d’une grande liberté d’action et effectue un travail important, notamment en architecture. Marinetti échoua cependant à faire du futurisme l’art officiel de l’État fasciste, en raison du désintérêt de Mussolini pour l’art, ce qui l’amena à donner son patronage à de nombreux style et mouvements dans un but politique : afin de s’assurer de la fidélité des artistes. Accepté dans les premières années du fascisme, le futurisme fut condamné par Mussolini en 1930 par l’Italie de « l’#art_dégénéré ». Il faut cependant reconnaître que le futurisme n’était pas exclusivement lié au fascisme : certains artistes futuristes s’opposaient radicalement à ce régime, mais également à la direction artistique et politique de Marinetti.

    Mon commentaire sur cet article :
    Ici, c’est le concept d’« art dégénéré » qui nous intéresse. On observe en effet que, si elle censure fortement l’art, la dictature ne le condamne cependant pas : si l’art peut véhiculer des idéaux de liberté et de justice, il peut aussi être utilisé en tant qu’arme politique au service de la propagande. Dans le cas du futurisme, l’art permet en effet la diffusion des idées fascistes, même si les artistes fascistes qui appartenaient à ce mouvement véhiculaient ces idées par conviction et par souci artistique, non en tant que propagande comme c’est le cas de l’art dégénéré.


  • #TERRAFERMA : L’IMPOSSIBILITÉ D’UNE #ÎLE

    https://www.lemonde.fr/cinema/article/2012/03/13/terraferma-l-impossibilite-d-une-ile_1656852_3476.html
    publié le 13/03/2012 à 14h00
    consulté le 03/06/2018

    Dix ans après « Respiro », le #cinéaste_italien revient sur cette île sans nom au sud de la Sicile. La communauté des pêcheurs vole en éclats sous les coups de la raréfaction du poisson, de la multiplication des touristes, des naufrages à répétition d’embarcations chargées d’#immigrants. Si le scénario est un peu démonstratif, #Crialese continue de filmer ce lambeau de terre avec amour, le peuplant de personnages presque mythologiques.
    Si l’on veut une preuve de l’#impuissance_du_cinéma, on prendra l’exemple du sort des immigrants qui, s’ils ne meurent pas en mer, sont détenus, pourchassés, en tentant d’arriver jusqu’en Europe. Voilà plus de dix ans que les réalisateurs s’en sont emparé et la situation n’a guère changé, à moins que l’accoutumance soit un changement.

    Le film d’Emanuele Crialese raconte le sort d’une Africaine échouée sur #Lampedusa, une île au sud de la #Sicile. « Terraferma » met en scène Ernesto, un vieux pêcheur aidé par son petit-fils Filippo depuis la disparition de son fils en mer. La mère de Filippo, Giulietta, ne rêve que d’une chose : quitter l’île. Le pêcheur et son petit-fils, malgré l’interdiction des garde-côtes, recueillent des naufragés clandestins et cachent chez eux une femme enceinte et son petit garçon. Par souci moral plus que politique, le point de vue des insulaires s’efface alors et le récit se concentre sur le sort de cette femme.

    Mon commentaire sur cet article :
    Ce film est-il la preuve, comme l’article nous l’apprend, de « l’impossibilité du cinéma » ? En vérité, Crialese ne cherche pas à apporter ou à imposer des solutions à ce que l’on appelle en Italie la « crise des migrants » : il ne fait qu’entamer une réflexion, non seulement sur la nécessité morale de porter secours aux personnes en danger, sur la tragique condition des immigrants qui, il faut en prendre conscience, risquent leur vie pour rejoindre l’Europe, mais également sur les difficultés rencontrées par cette famille qui se heurte à la loi en voulant aider des clandestins. En effet, la question d’une aide individuelle est épineuse : en effet, sur ce point, les « principes moraux » peuvent entrer en contradiction (c’est souvent le cas) avec la nécessité de la loi, car il est évident qu’un état ne peut se permettre d’accueillir tous les migrants qui débarquent sur le territoire, et encore plus en Italie. D’où la nécessité d’agir directement dans les pays d’où viennent ces migrants afin d’améliorer leur condition pour limiter le nombre de ceux qui tentent de fuir.


  • #NEW_SEVEN_WONDERS_OF_THE_WORLD

    Les #Sept_Nouvelles_Merveilles_du_Monde
    https://www.travelchannel.com/interests/outdoors-and-adventure/articles/new-seven-wonders-of-the-world
    consulté le 03/06/2018

    The following list of the New Seven Wonders is presented without ranking, and aims to represent global heritage.
    In 2007, more than 100 million people voted to declare the New Seven Wonders of the World. The following list of seven winners is presented without ranking, and aims to represent global heritage.

    #Great_Wall_of_China (#China)


    Built between the 5th century B.C. and the 16th century, the Great Wall of China is a stone-and-earth fortification created to protect the borders of the Chinese Empire from invading Mongols. The Great Wall is actually a succession of multiple walls spanning approximately 4,000 miles, making it the world’s longest manmade structure.

    #Christ_the_Redeemer Statue (#Rio_de_Janeiro)


    The Art Deco-style Christ the Redeemer statue has been looming over the Brazilians from upon Corcovado mountain in an awe-inspiring state of eternal blessing since 1931. The 130-foot reinforced concrete-and-soapstone statue was designed by Heitor da Silva Costa and cost approximately $250,000 to build - much of the money was raised through donations. The statue has become an easily recognized icon for Rio and Brazil.

    #Machu_Picchu (#Peru)


    Machu Picchu, an Incan city of sparkling granite precariously perched between 2 towering Andean peaks, is thought by scholars to have been a sacred archaeological center for the nearby Incan capital of Cusco. Built at the peak of the Incan Empire in the mid-1400s, this mountain citadel was later abandoned by the Incas. The site remained unknown except to locals until 1911, when it was rediscovered by archaeologist Hiram Bingham. The site can only be reached by foot, train or helicopter; most visitors visit by train from nearby Cusco.

    #Chichen_Itza (#Yucatan_Peninsula, #Mexico)


    The genius and adaptability of Mayan culture can be seen in the splendid ruins of Chichen Itza. This powerful city, a trading center for cloth, slaves, honey and salt, flourished from approximately 800 to 1200, and acted as the political and economic hub of the Mayan civilization. The most familiar ruin at the site is El Caracol, a sophisticated astronomical observatory.

    The Roman #Colosseum (#Rome)


    Rome’s, if not Italy’s, most enduring icon is undoubtedly its Colosseum. Built between A.D. 70 and 80 A.D., it was in use for some 500 years. The elliptical structure sat nearly 50,000 spectators, who gathered to watch the gladiatorial events as well as other public spectacles, including battle reenactments, animal hunts and executions. Earthquakes and stone-robbers have left the Colosseum in a state of ruin, but portions of the structure remain open to tourists, and its design still influences the construction of modern-day amphitheaters, some 2,000 years later.

    #Taj_Mahal (Agra, #India)


    A mausoleum commissioned for the wife of Mughal Emperor Shah Jahan, the Taj Mahal was built between 1632 and 1648. Considered the most perfect specimen of Muslim art in India, the white marble structure actually represents a number of architectural styles, including Persian, Islamic, Turkish and Indian. The Taj Mahal also encompasses formal gardens of raised pathways, sunken flower beds and a linear reflecting pool.

    #Petra (#Jordan)


    Declared a World Heritage Site in 1985, Petra was the capital of the Nabataean empire of King Aretas IV, and likely existed in its prime from 9 B.C. to A.D. 40. The members of this civilization proved to be early experts in manipulating water technology, constructing intricate tunnels and water chambers, which helped create an pseudo-oasis. A number of incredible structures carved into stone, a 4,000-seat amphitheater and the El-Deir monastery have also helped the site earn its fame.

    En 2007, plus de 100 million de personnes ont voté pour élire les Sept Nouvelles Merveilles du Monde.
    La #Grande_Muraille_de_Chine (#Chine) :
    Construite antre le Vème siècle avant J.C. et le XVIème siècle, la Grande Muraille de Chine a été conçue pour protéger les frontières de l’Empire chinois des invasions mongoles. Aujourd’hui, la Grande Muraille est une succession de multiples murs qui s’étend sur environ 6 500 kilomètres : il s’agit de la plus longue construction humaine au monde.
    La statue du #Christ_Rédempteur (Rio de Janeiro) :
    La statue du Christ Rédempteur se dresse sur le mont du Corcovado depuis 1931. Cette statue de 40 mètres de haut a été conçue par Heitor da Silva Costa et a coûté environ 250 000 dollars (une grande partie du financement provient de dons).
    Le Machu Picchu (#Pérou) :
    La cité inca du Machu Pichu est supposée avoir été le centre de la capitale Inca Cusco. Construite au milieu du Vème siècle, la citadelle a été par la suite abandonnée par les Incas. Le site, qui n’a été découvert qu’en 1911 par l’archéologue Hiram Bingham, n’est accessible qu’à pied, en train ou en hélicoptère depuis Cusco.
    Chichen Itza (#Péninsule_du_Yucatan, Mexico) :
    La puissante cité de Chichen Itza, probablement construite entre le IX ème et le XIIIème siècles, était le centre économique et politique de la civilisation maya. Les ruines les plus visitées sont celles de l’observatoire astronomique El Caracol.
    Le #Colisée (Rome) :
    Construit au Ier siècle avant J.C., le Colisée a pu accueillir, pendant environ 500 ans, presque 50 000 spectateurs pour les spectacles de gladiateurs et autres événements publics. À cause de tremblements de terre et de vols, le Colisée est aujourd’hui en ruines.
    Le Taj Mahal (Agra, #Inde) :
    Mausolée construit pour la femme de l’Empereur Mongol Shah Jahan, la Taj Mahal a été construit entre 1632 et 1648. Cette structure de marbre blanc comprend un certain nombre d’influences et de styles architecturaux, parmi lesquels les styles persan, islamique, turque et indien.
    Pétra (#Jordanie) :
    Déclaré site mondial de l’UNESCO en 1985, Pétra était la capitale de l’Empire nabatéen au Ier siècle avant J.C. Cette civilisation était apparemment très avancée dans la maîtrise de l’irrigation, ce qui a permis de créer un pseudo-oasis.

    Mon commentaire sur cet article :
    La volonté mondiale de choisir « Sept Nouvelles Merveilles du Monde » montre bien que l’art peut permettre de redéfinir les « codes » établis. On remarque en effet que les « Sept Merveilles du Monde », dont la liste datait de l’Antiquité, se trouvaient toutes aux alentours de la Méditerranée (la pyramide de Khéops à Gizeh en Égypte, les Jardins suspendus de Babylone, la statue de Zeus à Olympie, le temple d’Artémis à Éphèse, le mausolée d’Halicarnasse, le colosse de Rhodes et le phare d’Alexandrie). Plus encore, presque aucune de ces œuvres mystiques n’existe encore aujourd’hui : ces merveilles n’étaient que le symbole de la puissance culturelle et du développement avancé des « civilisations européennes ». Les « Sept Nouvelles Merveilles du Monde » permettent de sortir de cet européanocentrisme en reconnaissant la magnificence de civilisations « autres ».


  • LE #THÉÂTRE #AFTAAB, LE SOLEIL #AFGHAN À LA #CARTOUCHERIE DE VINCENNES

    https://www.la-croix.com/Culture/Theatre/Le-Theatre-Aftaab-le-Soleil-afghan-a-la-Cartoucherie-de-Vincennes-2013-04-
    publié par DIDIER MÉREUZE, le 18/04/2013 à 14h40
    consulté le 03/06/2018

    Fondée avec la complicité d’#Ariane_Mnouchkine et du #Théâtre_du_Soleil, la troupe de #Kaboul s’installe à la Cartoucherie pour conter les chemins de l’#immigration.
    La Ronde de nuit
    par le Théâtre Aftaab
    Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes
    Les comédiens afghans d’Aftaab ont retrouvé la Cartoucherie de Vincennes et le Théâtre du Soleil à l’origine de leur histoire. Conviée, en 2005, à diriger en stage des artistes de Kaboul, Ariane Mnouchkine les avait engagés à fonder une troupe. Sur les 250 participants, une vingtaine se lancèrent dans l’aventure, baptisant leur théâtre « Aftaab » – « Soleil » en langue dari.

    Depuis la formation de cette troupe, les comédiens du Théâtre du Soleil se rendent régulièrement à Kaboul afin d’assister les comédiens d’Aftaab dans leur mise en scène. En 2008, la troupe afghane est invitée à la Cartoucherie pour présenter leurs mises en scène du Tartuffe de Molière et du Cercle de craie caucasien de Brecht. L’année suivante, ils sont à nouveau conviés afin de travailler sur leur première création, qui cherche à illustrer la vie quotidienne de l’Afghanistan des talibans : la #Ronde_de_nuit, qui narre la vie d’un gardien de théâtre afghan. Cette pièce est pour les comédiens Afghan l’occasion de témoigner, auprès de la « France des droits de l’homme », d’eux mêmes et de leur existence. Le gardien du Théâtre du Soleil, chargé par Ariane de veiller sur les archives et les décors, se retrouve soudain au beau milieu d’une cohorte d’Afghan sans papier qui cherchent un endroit où passer la nuit à l’abri de la neige et du gel. D’autres personnages viennent s’ajouter aux réfugiés : « un sympathique policier humaniste, une prostituée au grand cœur, un SDF qui vient prendre sa douche, une jeune femme temporairement hébergée par le Soleil… »

    Bruissante, frémissante, une humanité s’agite, en proie aux peurs, aux angoisses, aux difficultés du quotidien, à la douleur de la séparation. Décidée à se battre, à survivre, à connaître enfin (ou retrouver) le bonheur, être libre.

    Cette pièce s’inspire en partie du vécu des acteurs (le gardien de nuit du théâtre du soleil est réellement un immigré afghan), elle a été construite à partir de leurs souvenirs et de leurs improvisations. Selon un témoignage de Shuhra Sabagny, l’une des actrices de la Ronde de nuit, les membres de la troupe ont désiré mettre en lumière la condition de ceux qui, contrairement à eux, n’ont pas la chance d’avoir obtenu des papiers et un travail en France, tout comme ils ont souhaité rendre hommage aux français qui les ont aidés. Malgré leur rêve de retourner dans leur pays, cette perspective leur semble lointaine, voire impossible. À titre d’exemple, lorsque Haroon Amani, l’un des membres d’Aftaab, s’est rendu en Afghanistan, il a dû prétendre travailler dans un atelier de couture au Pakistan, parce qu’il aurait encouru des risques et aurait probablement mis en danger son entourage.

    Mon commentaire sur cet article :
    L’expérience de la troupe Aftaab nous montre dans non seulement à quel point la censure de l’art est forte dans des pays tels que l’Afghanistan, mais elle nous apprend également et surtout le pouvoir que des pays comme le nôtre ont de faire changer les choses. Si nous pouvons, en effet, agir individuellement en aidant des immigrés à échapper à la tyrannie ou à la pauvreté de leur pays et à s’intégrer aux nôtres, les états les plus libres et le plus développés ont en outre le pouvoir, si ce n’est le devoir, d’aider les pays en difficulté à sortir des situations de crise.


  • #NEUZZ : LE #STREET-ART #MEXICAIN INSPIRÉ DES #AZTÈQUES
    Aussi lugubre que Munch, aussi coloré que Warhol

    https://www.opnminded.com/2017/02/28/neuzz.html
    publié le 28/02/2017 à 13h00
    consulté le 03/06/2018

    Migues Mejia, plus connu sous son nom d’artiste Neuzz, est un #artiste_de_rue qui sévit principalement à #Mexico. Il est d’ailleurs titulaire d’un diplôme en design graphique à l’Universidad del Valle de Mexico.

    Connu pour ses œuvres colorées représentant des symboles rappelant les arts traditionnels de la culture pré-hispanique, associés à des figures faisant forcément penser aux #masques du #Jour_des_Morts. Le tout combiné aux couleurs de la #culture_pop contemporaine donne un mélange de formes ancestrales funestes et de couleurs très actuelles et enjouées.

    Dans une interview pour le site thewynwoodwalls.com, Neuzz explique :
    « J’ai commencé à utiliser le concept du masque pour son esthétique, une image qui a beaucoup d’impact, presque ténébreuse pour moi. Les masques mexicains sont un moyen de communication spirituelle avec les animaux, les forces de la nature et le monde magique et les esprits. Si un personnage semble porter un masque dans mes dessins ou mes illustrations, cela signifie que c’est un esprit fantôme. »

    Mon commentaire sur cet article :
    Cet article est relativement court, mais les images parlent d’elles-mêmes : à travers des œuvres aussi immenses que magnifiques, offertes à la vue de tous, l’artiste mexicain Neuzz combine modernisme et culture traditionnelle. Ici, l’art permet d’affirmer une réelle identité culturelle, un véritable atout pour le rayonnement mondial du pays. L’art ne permet donc pas directement une forme de développement, mais il ouvre la possibilité d’une cohésion nationale à travers la construction d’une « identité » culturelle et traditionnelle.


  • FROM #AFROBEAT TO #AKON : WHY #AFRICAN_MUSIC FINALLY HAS THE WORLD’S EAR

    De l’Afrobeat à l’Akon : pourquoi la #musique_africaine attire l’oreille du monde
    https://edition.cnn.com/2016/05/05/africa/future-african-music/index.html
    publié le 18/11/2016
    consulté le 05/06/2018

    We are consuming more #music than ever before, and from a wider range of sources.
    Emerging markets in #Africa, in particular, are becoming more profitable. UK-based record company Beggars Group, for example, reports that 20% of its revenue comes from emerging markets. It is now licensing music for the first time in Nigeria, Uganda and Angola, according to the IFPI report.
    “Bits of the world that you don’t see regularly as record markets are much bigger for us in the streaming world than the download or physical world,” says Baggars Group founder and chairman, Martin Mills in the report.
    South Africa, for example, saw overall digital revenue in music double in 2013, according toIFPI’s 2014 report.

    Cet article évoque l’augmentation actuelle de la proportion de musiques faisant partie du « marché émergeant », entre autres produite par des pays africains, dans l’écoute mondiale. Il s’agit donc de s’interroger sur les raison de cet intérêt soudain pour les musiques africaines. Dans un premier temps, le streaming augmente en popularité, ce qui s’explique en partie par l’accès de plus en plus systématique aux ’’smartphones’’ : en Afrique, la proportion de la population possédant un smartphone est passée de 2% en 2010 à 11% en 2013. Mr Eazi, un artiste nigérian, évoque l’accès à Internet qui a permis à l’Afrique de diffuser plus facilement et plus rapidement sa musique, ici l’Afrobeat. Non seulement les artistes africains eux-mêmes ont plus de facilité à se faire entendre, mais on retrouve également des influences de l’Afrobeat dans des musiques « populaires ». Il est estimé que le marché de la musique africaine rapportera, d’ici 2017, environ 122 milliards de dollars. Selon Abrantee Boateng, "African music has always inspired many other genres and popular artists" : « la musique africaine a toujours inspiré d’autres genres et artistes populaires ». Selon ce présentateur radio installé au Royaume-Uni, la qualité de la musique africaine et son imposition croissante dans le marché mondial ne peuvent que permettre une diffusion de plus en plus importante. Selon une enquête de PricewaterhouseCoopers, les revenus des deux pays subsahariens dont les économies sont les plus florissantes, le Nigeria et le Kenya, liés au marché de la musique, devraient atteindre respectivement 43 et 19 millions de dollars d’ici fin 2016.

    Mon commentaire sur cet article :
    Si ce n’est pas d’abord la musique elle-même qui a permis le développement des pays africains, c’est le développement lui-même, grâce à un accès plus facile et plus généralisé à internet, qui a permis le développement de la musique africaine. Il est cependant à noter que ce développement permet un cercle vertueux, en éveillant l’intérêt des « puissances économiques » pour ces pays d’une part ; d’autre part, le développement de la musique africaines est et pourrait constituer une source de revenus non négligeable.


  • #PERSÉPOLIS, LA #CRISE RENDUE À L’#UNIVERSEL.

    http://www.communication-sensible.com/articles/article0195.php
    publié le 16/09/2008
    consulté le 02/06/2018

    Par Didier Heiderich
    Interdit par le régime des mollahs en #Iran et stupidement censuré au Liban où il s’achète sous le manteau pour 2$, le #film_d’animation « Persépolis » de #Marjane_Satrapi perpétue ainsi l’histoire qu’il raconte, celle de l’universalité du comportement des êtres en situation de crise.
    Comment expliquer un tel succès pour un film d’animation et autobiographique qui raconte l’histoire de Marjane, de petite fille à femme, plongée au cœur des crises qui ont secoué la lointaine et étrangère Iran ? Probablement par cette volonté d’universalité voulue par Marjane Satrapi « le dessin, par son côté abstrait, rend le propos universel » déclare-t-elle avant d’ajouter sans ambages « l’image réelle aurait donné un côté film de bougnoules. » En désincarnant les personnages, en évitant soigneusement le pathos de l’horreur, elle nous fait ainsi grâce de nos propres turpitudes : sans image typée, chacun peut reconnaître une part de lui-même dans Persépolis.

    Selon Didier Heiderich, l’universel naît du particulier, du singulier : en racontant ce qui apparaît comme une anecdote, il a pour réel sujet le problème du choix en situation de crise. En effet, malgré les bombardements, un million de morts lors de la guerre Iran-Irak et l’enfermement idéologique imposé par les mollahs, les personnages profitent de chaque espace de liberté ; c’est notamment le cas de la grand-mère de Marjane, personnage attachant et libre qui nous ouvre les yeux sur la conventionnalité de la morale européenne et la banalité de ce que nous traversons (rien n’est grave sinon la mort...). Lorsque Marjane perd sa liberté en s’enfermant dans le souvenir d’une trahison amoureuse, il lui faut paradoxalement retrouver l’Iran pour reconquérir son libre-arbitre : Persépolis nous apprend donc que la liberté ne dépend pas des espaces, mais seulement de notre volonté. Les personnages européens, des punks qui ne connaissent pas directement les contraintes de la guerre, ne savent plus quoi faire de leur liberté et les superficialités dont ils espèrent qu’elles comblent leur ennui ne font que les enfermer : ce ne sont pas le monde ni le destin qui font obstacle à la liberté, mais soi. Le film de Marjane Satrapi est loin d’être moraliste ; il nous apprend cependant qu’il existe une unique limite à la liberté : l’intégrité. Ainsi, Marjane ridiculise l’autorité des mollahs et les gardiens de la morale islamique. Leur moralisme absurde et cruel est illustré par l’exemple suivant : faute de pouvoir tuer une vierge, on la marie de force afin de pouvoir l’exécuter sans commettre un acte « immoral ». Persépolis nous apprend, en définitive, que la situation de crise offre des opportunités grâce auxquelles ont peut en sortir grandi : « on a toujours le choix ! »

    Mon commentaire sur cet article :
    Le film de Satrapi permet une prise de conscience de la possibilité de choisir d’être libre et des opportunités qui s’offrent aux individus, en particulier en temps de crise : l’art n’aide pas le développement de manière directe, mais il transmet un message, autant à ceux qui ont l’opportunité d’agir pour améliorer leur condition qu’à ceux qui doivent se préoccuper de ceux-ci parce qu’ils sont capables de leur apporter une aide. Cependant, je m’interroge sur l’efficacité d’un tel message : non seulement le film a été censuré en Iran et n’est donc, en théorie, accessible qu’à ceux qui ont déjà « passé le pas » et se sont enfuis du pays, mais il évoque en outre la liberté d’agir individuelle et ne met pas réellement en cause une quelconque aide extérieure.


  • #NOLLYWOOD... OU LA DÉCOUVERTE DU SEPTIÈME #ART #NIGÉRIAN

    https://www.morganphilipsexecutivesearch.com/fr/blog/nollywood-decouverte-septieme-art-nigerian
    publié en 09/2017
    consulté le 02/06/2018 à 17h30

    Saviez-vous qu’en matière cinématographique, le #Nigeria est le deuxième plus grand producteur de films au monde ? La production atteint près de 2 500 films chaque année. L’industrie du #cinéma a pris son envol au Nigeria en 1992 lors de la sortie du long-métrage, « Living in Bondage » (Vivre en servitude), avec plus de 300 000 cassettes VHS vendues. Une première dans l’histoire du cinéma Nigérian !

    Selon cet article, le terme « Nollywood » apparaît en 2002 utilisé pour la première fois par un journaliste du New-York Times. Le terme peut également se comprendre comme « nothing wood », pour montrer qu’au Nigeria, on peut créer un film à partir de rien ; comme l’affirme le cinéaste Ugezu J. Ugezu, ces sont des « histoires africaines » qui sont racontées et l’aspect technique, contrairement aux films hollywoodiens, importe peu. C’est donc la quantité qui est privilégiée par rapport à la qualité, dans cette industrie cinématographique nigériane qui a, en 2014, généré pas moins de 600 millions de dollars, devenant ainsi le deuxième plus grand employeur du pays. Le coût d’un film s’élevant de 15 000 à 40 000$ (budget très optimisé en comparaison avec Hollywood), le gain de Nollywood est environ six fois supérieur à ses dépenses. En 2010, Jason Njoko rend le réseau de distribution des films moins cher en créant un site de streaming : iROKOtv, aussi appelé le netflix africain. En décembre 2015, iROKOtv devient iROKO+ grâce à un partenariat avec Canal+. La chaîne de télévision NollywoodTV est, quant à elle, créée en 2012. Aujourd’hui, le « phénomène Nollywood » s’étend à d’autres pays d’Afrique subsaharienne désireux de faire partager au monde leur culture et leur histoire.

    Mon commentaire sur cet article :
    Aujourd’hui, la production artistique africaine (musicale, cinématographique...) tend à être de plus en plus connue et appréciée par les « pays d’occident ». Nollywood est ainsi un bon exemple de ce phénomène, dans la mesure où il privilégie la démonstration de la culture et de l’histoire africaines à la production « commerciale » : Nollywood ne produit pas pour un public, mais à partir de son histoire.
    Ici, on voit bien le rapport entre le développement du cinéma et la création d’emploi. Cependant, Nollywood a-t-il permis un certain développement du Nigeria en créant de l’emploi, ou a-t-il été lui même permis par ce développement ? En outre, le cinéma reste l’apanage autant que le panache de l’élite : un bel accessoire pour l’image internationale du pays, mais ne dissimule-t-il pas, en mettant en avant une économie florissante, l’hétérogénéité de ses populations ?


  • #ARIANE_MNOUCHKINE E L’INNO ALL’#ILLUMINISMO : « DA 50 ANNI INSEGUO L’#UTOPIA »

    Ariane Mnouchkine et l’hymne aux #Lumières : « Je poursuis l’#utopie depuis 50 ans »
    http://27esimaora.corriere.it/articolo/ariane-mnouchkine-e-linno-allilluminismo-da-50-anni-inseguo-luto
    publié le 02/02/2015
    consulté le 16/04/2018 à 19h00

    Sulla strada dell’utopia Ariane Mnouchkine è in marcia da oltre mezzo secolo. E se tanti nel frattempo si sono perduti, tornati indietro, preso vie laterali più comode, peggio per loro. A cambiare il mondo lei non rinuncia. Nemmeno ora che i riccioli sono candidi e il bel viso severo porta le rughe di molte battaglie per l’integrazione e l’accoglienza. Per i sans papier, gli esuli afghani e tibetani, i rifugiati politici di ogni parte del mondo.

    À la recherche de l’utopie depuis près d’un demi-siècle, Ariane Mnouchkine est décrite dans cet article comme une icône du théâtre, le plus grand metteur en scène d’Europe. Le #Théâtre_du_Soleil, installé depuis 1964 à Paris, dans une ancienne fabrique de munitions, la Cartoucherie, œuvre en faveur des sans papiers, des exilés afghans ou tibétains et des réfugiés politiques du monde entier ; dans une époque pourtant encline à la perdition, au retour en arrière et au choix de la facilité, Ariane Mnouchkine ne renonce pas à changer le monde. Selon cette dernière, « l’#égalité n’est pas un mot abstrait » (« l’eguaglianza non è una parola astratta ») : elle comprise, toute la communauté du théâtre du soleil participe aux décisions et touche le même salaire. Inspirée des lumières et mue par un idéal de tolérance, Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil sont en outre lauréats de nombreux prix (Molières, pris Nonino...). Elle s’inspire en partie de monuments classiques, allant des œuvres d’Eschyle à celles de Shakespeare, qu’elle transpose dans diverses cultures, souvent orientales ; nombre de ses pièces ont également comme thème des sujets controversés, allant de la guerre d’Iraq à celle de Syrie, en passant pas les exils tibétain, afghan ou palestinien. Le Théâtre du Soleil transmet en outre ses idées à travers sa forme même : ouvert à tous et à toutes nationalités, les acteurs rencontrent les spectateurs à l’issue de la pièce à l’occasion d’un repas convivial. Le Théâtre du Soleil prône donc un idéal dont les seules limites sont la conscience et le respect de l’autre, la justice, la solidarité.

    Mon commentaire sur cet article :
    Cet article présente avec fidélité l’idéal poursuivi par Ariane Mnouchkine : celui de l’humanisme. Le Théâtre du Soleil se veut un exemple d’égalité et de tolérance pour ses spectateurs, autant par le sujet de ses pièces que par la diversité de sa production et des troupes qu’il convie à la Cartoucherie.
    Cependant, les propos rapportés d’Ariane Mnouchkine me paraissent trop généraux, l’article n’insiste pas assez sur les actions concrètes du Théâtre du Soleil afin de mettre en pratique cet idéal utopique dans les pays et pour les personnes qui en ont besoin.


  • #BOLLYWOOD, CE #CINÉMA QUI UNIT L’#INDE

    http://www.lefigaro.fr/culture/2012/08/06/03004-20120806ARTFIG00401-bollywood-ce-cinema-qui-unit-l-inde.php
    Mis à jour le 07/08/2012 à 13:46
    Publié le 06/08/2012 à 18:30
    Consulté le 03/06/2018 à 17h00

    Née à #Bombay il y a un siècle, l’industrie cinématographique indienne s’est révélée le meilleur ciment d’un peuple hétérogène. Florissante, elle étend maintenant son influence au-delà des frontières du pays.
    Marie-France Calle envoyée spéciale à Bombay.
    Le 3 mai 1913, bravant la chaleur humide de l’été, une foule impatiente se presse devant le Coronation Cinema, à Bombay. L’interminable attente en vaut la peine : on y projette le premier film entièrement conçu et réalisé par un Indien. Dans une Inde sous tutelle britannique, où s’accumulent les prémices d’une indépendance définitivement conquise trente-quatre ans plus tard, mais où la fibre patriotique est déjà à vif, c’est loin d’être anodin. Dhundiraj Govind Phalke alias Dadasaheb, à qui revient la paternité de ce « muet » intitulé Raja Harishchandra, a puisé son inspiration dans le Mahabharata, la grande épopée de la mythologie hindoue. Ce n’est pas un hasard non plus.

    Selon Marie-France Calle, journaliste du Figaro, le cinéma joue un rôle social très important en Inde. Le film de Raja Harishchandra (1913) marque le début de ce qui deviendra Bollywood et le cinéma made in Bombay. Face à une population indienne très peu homogène, le cinéma est un « ciment culturel », selon Farooq Sheikh, acteur dans les années 70. Avijit Ghosh, éditorialiste du Times of India, ajoute qu’en Inde « le cinéma est l’art le plus démocratique. Il a contribué à gommer les différences sociales. Dans les salles obscures, les divisions entre castes et religions sont momentanément oubliées ». Le cinéma joue donc un rôle à la fois social et politique : il est en outre le témoin du patriotisme indien avant son indépendance en 1947. En 1921, un film indien est notamment censuré par les anglais car ses propos sont jugés trop indépendantistes. Iqbal Khan, qui dirige le studio, évoque le film réalisé en 1957 par son père, Mehbood Khan, issu d’une famille pauvre et illettrée : Mother India. Tourné à 99% dans des villages (les tournages en extérieur sont en outre caractéristiques de la production de Bollywood), le film dévoile au grand jour les difficultés des campagnes indiennes : sécheresse ou pluies torrentielles qui dévastent les récoltes, usuriers impitoyables, suicides de paysans… De nos jours, Bollywood a atteint une notoriété mondiale, avec notamment la production de plus en plus importante de films indo-américains.

    Mon commentaire sur cet article :
    Cet article nous montre bien à quel point l’art (ici le cinéma) peut être facteur d’élévation et de cohésion sociale : on pourrait presque dire que c’est le cinéma qui a forgé l’Inde en tant de nation. Le cinéma est également l’occasion pour les Indiens de faire connaître au monde et d’affirmer leur culture : Bollywood est l’illustration de la fierté nationale indienne.
    Néanmoins, il s’agit de nuancer les propos de Marie-France Calle et des personnes qu’elle a interviewées : s’il donne l’illusion de la disparition des classes sociales, le cinéma ne permet pas pour autant de les faire disparaître : si l’art est un indicateur du développement d’un pays, il ne reste accessible, en particulier en Inde, qu’à une élite sociale.


  • #ARIANE_MNOUCHKINE ET L’#UTOPIE DU SOLEIL

    https://www.lesinrocks.com/2010/03/07/actualite/ariane-mnouchkine-et-lutopie-du-soleil-1133097
    publié le 07/03/2010 à 14h00
    consulté le 03/06/2018 à 16h00

    ARIANE MNOUCHKINE magnifie l’ultime saga humaniste de Jules Verne en une brillante fête de théâtre.
    […]
    Son génie, elle le réserve à la générosité du manifeste politique contenu dans l’ultime roman de Jules Verne. Pour lui, elle ose un retour au théâtre expressionniste du temps du muet dans un éblouissant hommage aux pionniers du 7e art. Alors, dans des décors montés à vue et sous l’œil d’une antique caméra à manivelle, Ariane Mnouchkine se fait magicienne pour redonner vie à ces illustrations des éditions Hetzel qui nous firent tant voyager enfants. Sur les musiques de Jean-Jacques Lemêtre, l’opérette se mue en un opéra sans parole qui, usant de simples cartons pour les dialogues, nous propulse dans l’aventure de la naissance de ce phalanstère idéal créé par des naufragés sur une île perdue entre Patagonie et Terre de Feu. Et le rêve d’Ariane de cette petite lumière d’un phare du bout du monde témoignant d’une humanité capable d’égalité et de fraternité devient alors le nôtre.

    Cet article est une critique de l’une des nombreuses pièces du #Théâtre_Du_Soleil : Les naufragés du fol espoir, inspirée du roman de Jules Verne, Les naufragés du Jonathan. Ariane Mnouchkine met en scène une Europe précipitée vers le carnage de 14-18 : la temporalité de la pièce se situe entre l’attentat de Sarajevo et l’assassinat de Jean Jaurès, jusqu’à la déclaration de guerre. Les personnages, dans un décor monté au vu du spectateur et sur les musiques de Jean-Jacques Lemêtre, participent au tournage d’un film muet inspiré du roman de Jules Verne. Cette pièce prend la forme populaire de l’opérette pour faire passer, grâce à la mise en abyme, un message aussi politique qu’humaniste : le motif de l’utopie, à travers une société idéale créée sur une île par des naufragés.

    Mon commentaire sur cet article :
    J’ai choisi cet article pour présenter le travail d’Ariane Mnouchkine, dans la mesure où celle-ci reste convaincue que le théâtre peut être le lieu d’une utopie, c’est-à dire un moyen de véhiculer des idées humanistes telles que la paix et l’entre-aide. Le célèbre Théâtre du Soleil, installé a la cartoucherie, s’est en effet donné comme mission de transmettre ce message, aussi bien de manière métaphorique, avec ses pièce de théâtre, que pratique : le théâtre du soleil accueille de nombreuses troupes étrangères (notamment indiennes) et partage son savoir-faire et ses convictions dans le cadre de l’école nomade en proposant des stages de théâtre à l’étranger. Je m’intéresserai en outre, à l’occasion d’un prochain article, à la troupe Afghane Aftaab, fondée à l’issue d’un stage dirigé par Ariane Mnouchkine et la troupe du soleil à Kaboul en 2005.
    Je trouve cet article intéressant dans la mesure où il illustre bien le parti pris idéologique du Théâtre du Soleil et le message qu’Ariane Mnouchkine cherche à faire passer dans la plupart de ses pièces. Non seulement le théâtre peut permettre une prise de conscience des difficultés de certains pays pauvres (ce n’est pas le cas dans les naufragés du fol espoir, mais dans l’œuvre d’Ariane Mnouchkine), mais le Théâtre du Soleil offre également à des populations défavorisées (comme c’est le cas en Inde ou en Afghanistan) la possibilité de s’ouvrir à l’univers particulier du théâtre, qui devient un échappatoire et, comme c’est le cas de la troupe Aftaab, un moyen de se soustraire aux conditions difficiles des pays dont elles sont issues.


  • #ARTISTE ET #HUMANITAIRE : L’#ART COMME AIDE AU #DÉVELOPPEMENT HUMAIN ?

    On associe souvent la question du développement humain à celle du développement économique d’un pays, bien que la notion se soit étendue au sens plus général de « bien être ». Or, de toutes les activités diverses qui fleurissent dans nos sociétés, l’art est sans aucun doute celle que l’on juge la plus inutile car associée au loisir. Peut-on alors légitimement considérer qu’il existe un rapport entre le développement humain, le développement économique d’une société et son développement artistique ?

    https://photos.app.goo.gl/FLvev8bJBJ6Pv0aG2
    J’ai réalisé cette carte à la main : les informations qui sont présentées ne sont par conséquent pas très lisibles.
    Je n’ai volontairement pas indiqué le détail des éléments, ce qui aurait rendu la carte d’autant plus illisible (je reporterai en fin d’article les sources qui m’ont permis de réaliser ce travail).

    Si l’on ne distingue pas précisément la localisation et le nombre des activités artistiques représentées, il n’est cependant pas difficile de distinguer trois « pôles » : Les États-Unis d’Amérique, l’Europe de l’ouest et le Japon (bien que ce dernier soit largement dépassé par les deux autres). Excepté au Brésil et en Chine, on observe à l’inverse l’absence des activités représentées en Amérique du sud, en Asie et, surtout, en Afrique, dont les IDH sont, pour la plupart, inférieurs à 0,8, voire à 0,6.
    À titre d’exemple, il existe 59 studios d’animation dans le monde, dont la production de seulement deux d’entre eux, situés aux États-Unis d’Amérique, dépasse 50 films. Ainsi, 436 films sont produits dans les 21 studios d’Amérique du nord, dont 18 sont situés aux États-Unis (125 films étant réalisés par le studio Walt Disney Pictures, 301 films ont été produits dans les 17 autres studios). En Europe, 27 studios d’animation ont produit 111 films, dont 88 proviennent des 16 studios français. Le Japon possède 7 studios et a produit en tout 71 films. Le seul studio du reste de l’Asie est possédé par la Chine, qui a produit 4 films. Les 2 studios d’animation australien sont à l’origine de la production de 6 films. En Afrique, enfin, seule l’Afrique du Sud possède un studio d’animation à l’origine de la production de 3 films.

    Ainsi, sans pour autant en tirer de conclusions hâtives, dans la mesure où la source de des informations est essentiellement européenne, nous pouvons supposer que « l’art est un luxe », comme l’affirme Gustave Flaubert. En outre, si nous ne pouvons pas tirer des information présentées la certitude du lien entre la censure (ou la guerre) et l’absence d’activités artistiques, l’Histoire nous a cependant montré à plusieurs reprises à quel point l’Art était objet de liberté. Censuré et strictement contrôlé, en premier lieu, par toute dictature, il est également, dans de nombreux cas, privilégié comme moyen de résistance, c’est-à-dire comme affirmation de la liberté de penser.

    Nous remarquons donc que les pays les plus artistiquement actifs disposent d’un niveau plutôt élevé de développement humain, ainsi que d’une censure faible. Mais l’art est-il seulement une conséquence du développement humain ? Ne peut-il pas également en être l’une des causes ?
    C’est à cette question que je tenterai de répondre tout au long de mon travail de curation.

    Sources :
    https://www.google.com/search?q=carte+dictatures+monde&client=firefox-b-ab&source=lnms&tbm=isch&sa= :
    https://www.google.fr/search?q=carte+idh&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwi558jf16XbAhUEIpoKHTV :
    https://www.google.fr/search?tbm=isch&sa=1&ei=rogKW9ncOMOH6AT9wKj4BQ&q=limite+nord+sud&oq=limite+n& :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Sept_Merveilles_du_monde
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Sept_nouvelles_merveilles_du_monde
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_Expositions_universelles
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_mus%C3%A9es_d%27art_les_plus_visit%C3%A9s_au_monde
    http://www.filmsanimation.com/studio
    http://www.toptoptop.fr/top-20-des-livres-les-plus-vendus-au-monde.html
    http://10meilleurs.fr/les-10-operas-les-plus-connus
    https://www.geoado.com/actus/musique-artistes-plus-ecoutes-monde