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Féministe Antifasciste Antiraciste Curieuse

  • « En Gironde, l’indécence de La Poste éclate au grand jour. » Billet d’un facteur parisien
    https://www.revolutionpermanente.fr/En-Gironde-l-indecence-de-La-Poste-eclate-au-grand-jour-Billet-

    Après les incendies en Gironde, la Poste force ses salariés à récupérer les heures ratées. Une décision indécente, qui est seulement la pointe émergée de l’iceberg selon un facteur parisien.

    Depuis quelques jours, une nouvelle choque : La Poste veut faire rattraper les heures non travaillées à nos collègues de Gironde. Nos collègues qui n’ont pas pu travailler et dont beaucoup ont dû eux-mêmes être évacués se voient infliger une triple peine. Ta région brûle, tu écouleras ensuite le courrier non distribué, au détriment de ton dos et de tes conditions de travail – déjà bien attaquées –, et tu devras enfin rattraper les heures non travaillées. Alors même que le groupe La Poste fait des bénéfices annuels de plus d’un milliard et aurait pu mettre les postiers en autorisation spéciale d’absence sans aucun problème.

    Le groupe La Poste, ou l’indécence aux manettes

    Un management sans scrupules de la part d’une entreprise sans scrupules qui nous réorganise en permanence – quels que soient les métiers – pour supprimer des emplois et faire du profit. Ce même groupe La Poste organise aussi l’exploitation de sans-papiers dans ses entrepôts de colis et dans la sous-traitance pour les distribuer. Il est responsable de trop nombreux suicides de collègues, ainsi que de la mort de Seydou Bagaga livreur de colis décédé d’une noyade en 2013 en livrant un colis. N’oublions pas tous les contrats précaires utilisés comme variable d’ajustement lors des réorganisations et jetés de l’entreprise du jour au lendemain.

    Depuis l’annonce du traitement infligé aux postiers de Gironde, une séquence médiatique s’est ouverte : plusieurs médias (BFMTV, Franceinfo, ICI) ont évoqué le sujet. Le 20 heures de France 2, de mercredi, y a consacré un sujet. Ces reportages sont courts mais laissent une image peu flatteuse de l’entreprise et ne se bousculent pas pour défendre sa politique.

    Même dans les rédactions des médias bourgeois, imposer le rattrapage des heures non travaillées pendant les incendies a choqué. Cela a surtout dû choquer les millions d’usagers qui ont eu accès à cette information en allumant leurs téléviseurs ou leurs radios ! Pour une fois, la politique du pire de La Poste ne reste pas sous le tapis et prend un peu la lumière. Ce qui est intéressant aussi, c’est que La Poste assume son indécence et ne fait pas machine arrière, peu importe le coût pour son image.

    Pour mes collègues et moi, cette tyrannie n’est pas une surprise. Elle reflète ce qu’est le management au quotidien de La Poste, et c’est contre cela que nous nous battons tous les jours. Nos tournées de facteurs ne cessent de s’allonger, les guichetiers se voient imposer des plannings fait par l’IA, en plus de la fermeture de bureaux et des suppressions de postes... Nous subissons ça, alors que nous sommes payés avec des salaires de misère et sans aucun avantage.

    Je suis facteur depuis 10 ans et je n’ai jamais eu un timbre gratuit... juste le droit de gagner 1550 euros par mois. Tous les jours de l’année, en tant que syndicaliste, c’est la course aux impayés et pour faire face à des problèmes RH plus ridicules les uns que les autres. Une exploitation XXL au service du profit, le service public et le bien des usagers et usagères attendront ! Pourvu que l’oseille rentre dans la caisse.*

    Parce que du fric, il y en a pour La Poste. Plus de 6 milliards de bénéfices réalisés ces 5 dernières années... soit 3,39 millions d’euros de bénéfices par jour sur cette période ! Dimanche et jours fériés inclus, évidemment. La PDG en poste depuis quelques mois a d’ailleurs d’ores et déjà croqué dans la pomme, fruit de notre travail, à nous, la classe utile. Son mandat se termine en 2030 et, quand il se terminera, elle touchera 450 000 euros de parachute doré (soit un an de salaire d’un/une PDG de La Poste) et si elle est débauchée avant, ça sera 900 000 euros !

    De l’argent, il y en a toujours pour les dirigeants, leurs frais annexes (des luxueux bureaux jusqu’au café gratuit), mais quand des facteurs, factrices et guichetiers voient leur région littéralement brûlée, il faudrait surtout rattraper les heures pour pouvoir les payer.
    Ce n’est pas compliqué : avec le fric que fait La Poste, les collègues de Gironde pourraient être payés pendant six mois à ne rien faire que cela ne poserait aucun problème aux finances du groupe.

    Trop souvent, La Poste a bénéficié de l’isolement qui touche tous les services. Ainsi La Poste peut mettre ses casseroles sous le tapis, et surtout éviter des grèves et des convergences. Nous sommes 200 000, mais, force est de constater, que nous sommes repliés sur nous-mêmes, service par service.

    Je suis facteur, et je ne connais quasiment aucun guichetier de bureau de poste dans Paris. Ce n’est pas une faute individuelle, c’est le résultat d’une casse du collectif de travail bien pensée.
    Et c’est une réussite pour l’instant. C’est pour cela que La Poste avance aujourd’hui en confiance : réorganisations, horaires variables, retour des suicides, etc., le roulement compresseur continue sa marche.

    Mais cette dynamique n’a pas vocation à être éternelle, et pour rompre l’isolement, à l’intérieur de l’entreprise comme vers l’extérieur, on ne peut que se lier entre nous. Facteurs de différents centres de tri, de la région parisienne jusqu’à en Gironde, travailleurs en CDI et précaires, usagers et travailleurs, si nous unissons nos forces, on peut en finir avec ce système imposant un service public défaillant et des travailleurs en burn-out.

  • À Ceuta, plus d’une semaine après l’afflux de 70 000 personnes, une crise humanitaire menace l’enclave - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73005/a-ceuta-plus-dune-semaine-apres-lafflux-de-70-000-personnes-une-crise-

    À Ceuta, plus d’une semaine après l’afflux de 70 000 personnes, une crise humanitaire menace l’enclave
    Par Julia Dumont Publié le : 11/08/2026
    Fin juillet, environ 70 000 personnes – principalement marocaines – sont entrées dans l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc. Plus d’une semaine après, la majorité a été expulsée mais environ 10 000 exilés, dont de nombreux mineurs, demeurent toujours à Ceuta et vivent dans le plus grand dénuement. Les habitants et les autorités locales alertent sur la menace d’une crise humanitaire dans l’enclave.
    Ce sont des abris misérables, faits de minces branches et de quelques morceaux de cartons. Sur la plage de Trampolin, à Ceuta, plusieurs centaines d’exilés luttent pour leur survie depuis maintenant plus d’une semaine. Pour s’abriter, ils ont commencé à construire de petites cabanes avec les objets trouvés sur place, parfois avec des pans de tissus. Sur des morceaux de bois, des vêtements ont été suspendus. C’est vers cette plage, située à deux pas du CETI, l’unique centre d’hébergement de l’enclave, que sont dirigés les exilés par la police et les commerçants.
    Selon le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas , entre 8 000 et 11 000 migrants sans papiers se trouveraient encore dans la ville autonome. Originaires d’Afrique subsaharienne pour la plupart, ces jeunes hommes déclarent avoir quitté leur pays pour leur sécurité et vouloir rester en Europe."Si on avait la possibilité de rester chez nous, pourquoi prendre la mer pour aller chez les autres ? On n’est pas en Espagne pour déranger. On n’est pas des voleurs, on n’est pas des bandits. On est venus pour contribuer à l’économie espagnole […], aider l’Espagne et nous aider aussi. Parce que dans nos pays on a fait des études mais on ne peut pas travailler", a confié Djibril au média La Ser.
    Mais en attendant qu’une décision soit prise sur leur sort, les exilés patientent sur le sable. Le CETI est saturé et ne peut pas accueillir les nouveaux arrivants. Le délégué du gouvernement à Ceuta, Miguel Ángel Pérez Triano, a annoncé que le gouvernement central prévoyait de mettre en place dans un délai approximatif d’"un mois" un centre d’accueil temporaire des étrangers (CATE) afin de traiter plus rapidement les situations administratives et accélérer les transferts vers la péninsule des demandeurs d’asile qui peuvent y prétendre.
    Selon les estimations du gouvernement espagnol, environ 2 000 personnes se trouveraient sur la plage de Trampolin et aux alentours du CETI. Mais ce nombre ne correspond pas à la quantité – bien plus élevée - de repas distribués chaque jour par la Croix rouge, souligne El Pais."Ça y est, il n’en reste plus. Encore une fois", déplore auprès du quotidien espagnol une membre de la Croix-Rouge en distribuant le dernier repas de son stock, alors que de nombreuses personnes attendent encore d’avoir à manger. Depuis l’afflux d’exilés à Ceuta, de nombreuses personnes ont affirmé souffrir de la faim. Plusieurs d’entre eux ont indiqué à des journalistes que des supermarchés ne les avaient pas laissé entrer pour acheter de la nourriture. Seules quelques organisations prennent en charge aujourd’hui les distributions de nourriture.
    Pour assurer un minimum d’hygiène aux exilés vivant sur la plage, une dizaine de toilettes ont été installés sur une esplanade, ainsi qu’une trentaine de douches, un hangar et des points d’eau. Mais la situation est malgré tout critique car l’état de santé de certains exilés est préoccupant après une traversée éprouvante et plusieurs jours sans soin."Il y a des diarrhées et vomissements… Certains ont de la fièvre, c’est préoccupant. Cela aura des répercussions sur la santé publique si cette situation perdure", met en garde Julian Dominguez, chef du service de médecine préventive de l’hôpital de Ceuta interrogé par la chaîne RTVE.
    Parmi les exilés arrivés fin juillet, les mineurs non accompagnés restent les plus vulnérables. Depuis l’afflux du 30 juillet, « le taux d’occupation des centres d’accueil pour mineurs de Ceuta est de 2 600% au-dessus de sa capacité critique », a déclaré Juan Jesús Vivas lors d’une interview à la télévision publique espagnole.Selon Sira Rego, la ministre espagnole de la jeunesse et de l’enfance, plus de 1 300 mineurs se trouvent toujours dans la ville autonome. Jour après jour, les autorités s’efforcent d’identifier et de prendre en charge tous ces mineurs, a constaté sur place un journaliste de l’AFP, mais les moyens manquent. Ceuta « ne dispose d’aucun espace supplémentaire » pour prendre en charge ces jeunes, « une priorité », a averti de son côté le préfet de la ville, Miguel Ángel Pérez Triano.
    Face à la crise, la municipalité s’organise comme elle peut. Deux écoles ont été transformées en centres d’accueil. « Le premier centre est déjà opérationnel et accueille environ 110 filles et adolescentes. Cette mesure nous permettra d’offrir une solution temporaire en attendant l’achèvement des nouvelles installations prévues à Loma Margarita et dans la zone portuaire, qui pourront accueillir entre 400 et 500 mineures dès la semaine prochaine », avait déclaré la municipalité le 6 août. Afin de prendre en charge ces jeunes, la ministre de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, Elma Saiza, annoncé mardi 4 août une aide de 25 millions d’euros pour l’enclave.
    Une mise à l’abri indispensable et urgente car plusieurs cas d’agressions sexuelles et de viols sur des jeunes filles et des femmes ont déjà été recensés par les autorités espagnoles. « À la suite de l’afflux massif de milliers de personnes fin juillet, un tribunal de Ceuta enquête sur six cas d’agressions sexuelles présumées qui se seraient produites dans ce contexte », indique El faro de Ceuta, précisant que les enquêtes étaient toujours en cours.Dans le quartier de Príncipe Alfonso, des habitants se sont mobilisés pour mettre en place un hébergement réservé aux femmes et aux jeunes filles seules, rapporte encore le média local. Selon Fatiha Abdelah, secrétaire de l’association de quartier Prince Alfonso, au moins 180 femmes et jeunes filles avaient été recensées dans ce camp le dimanche 9 août.
    La loi espagnole prévoit un dispositif de répartition des mineurs non accompagnés pour soulager les points d’entrée dans le pays comme Ceuta, les Baléares ou les îles Canaries. Mais il est vivement contesté depuis ses débuts et n’a jamais été vraiment effectif. Dans le cas de Ceuta, même si le gouvernement local a lancé un « appel à l’aide » aux autres régions, les quatre gouvernements de coalition régionaux ont indiqué qu’ils contesteraient toutes décisions de transferts de mineurs depuis Ceuta vers d’autres régions espagnoles. Le dirigeant de Vox, parti d’extrême droite, a déclaré que « pas un seul euro » d’argent espagnol ne devrait être versé aux mineurs migrants.
    Selon l’association marocaine des droits humains à InfoMigrants, de nombreux mineurs figuraient aussi parmi les personnes expulsées de l’enclave. Une pratique normalement illégale. « Nous avons vu des militaires raccompagner des mineurs jusqu’à la frontière », a témoigné Jamila el-Abboudi, de l’AMDH, à InfoMigrants

    #Covid-19#migrant#migration#ceuta#espagne#crisemigratoire#humanitaire#sante#MNA

  • 4e Assemblée Anticarcérale Paris & Environs : 30 Août au DOC !- Paris Luttes
    https://paris-luttes.info/4eme-assemblee-anticarcerale-paris-21065

    La quatrième Assemblée Anticarcérale Paname & Environs aura lieu le dimanche 30 Août au DOC (26 Rue du Docteur Potain à Paris). Le lieu sera ouvert dès 14h pour s’installer, écrire ensemble des lettres à des prisonnier·es ou parcourir l’infokiosque, et l’assemblée même commencera à 14h30. On (…) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • 65 Jahre Mauerbau : Berlin erinnert sich – das Programm zum Jahrestag
    https://www.berliner-zeitung.de/article/65-jahre-mauerbau-berlin-erinnert-sich-das-programm-zum-jahrestag-1

    Jeudi le 13 août 2026 l’horrible mur de Berlin fête ses 65 ans. Soyons clairs, il ne reste pas grand chose du monument anticommuniste qui puisse fêter l’anniversaire du plus célèbre objet d’anti-publicité de l’histoire humaine. Son plus grand succès : la disparition en un tour de magie de 27 à 30 millions de victimes des nazis en URSS. Depuis 1961 l’occident capitaliste ne compte plus que par unité de cinq victimes annuels au mur de Berlin. En vingt huit ans le mur de la honte a anéanti une foule d’hommes (sur les 140 morts il n’y a eu que deux femmes) qui correspond à peu près au nombre de victimes d’un seul massacre moyen de la Wehrmacht et de la SS en URSS. Pourtant il y a une différence essentielle : les soldats allemands ont assassiné surtout des femmes, enfants et vieillards.


    Voilà un aperçu des statistiques. Passons à autre chose.

    Regardons le contexte historique. En 1949 les occupants occidentaux décident d’une réforme monétaire qui coupe l’Allemagne en deux car elle ne s’applique que dans les zones d’occupation états-unienne, anglaise et française. Peu après on pérennise la séparation de l’Allemagne dans une partie occidentale riche aux industries à peine endommagées et une partie pauvre victime des pires destructions par les raids aériens et du démontage visant à réparer quelques dégâts de l’invasion nazie en URSS.

    L’occupant soviétique essaye de négocier une Allemagne unie et neutre, mais les gouvernements impérialistes préfèrent transformer leur part du gâteau allemand en forteresse contre l’adversaire communiste avec une constitution aux éléments à la fois démocratiques et antidémocratiques car garantissant la propriété privée de la plus grande part des moyens de production.

    L’état socialiste appelé RDA (République démocratique d’Allemagne) est alors fondé en réaction à la création de l’état capitaliste successeur du Reich et héritier des richesses et traditions impériales et nazies. Souffrant du refus de collaboration économique de l’Ouest et dépourvu des riches subventions américaines qui arrosent le paysage économique ouest-allemand en RDA, le niveau de vie s’améliore au rythme ralenti par rapport au boom du « miracle économique » capitaliste.

    Les gens en RDA étant pragmatiques comme toujours et partout dans le monde, le nombre de « réfugiés » qui quittent la RDA augmente tous les mois jusqu’au point où l’état est-allemand est au point de s’écrouler. Le gouvernement socialiste décide alors de préserver son existence et de prévenir des révoltes par la construction d’un mur à travers la ville de Berlin et la fermeture de cette partie incontrôlable de sa frontière.

    28 ans plus tard le gouvernement de la RDA ayant été abandonné par ses alliés de Moscou et sous pression du peuple décide de terminer le maintien d’une frontière fermée. C’est une démission organisée sans effusion de sang. On connaît la suite.

    Nous, les habitants de Berlin, nous avons pu jouir pendant 28 ans de la paix et de la prospérité des deux côtés du mur. Ce monument érigé par les penseurs d’un temps révolu transformé en triomphe des publicitaires modernes nous a permis de nouer des relations amicales avec le monde entier car toutes et tous les habitants de la terre ont pu se faire une idée des conséquence le la « Realpolitik » en nous regardant, nous les habitants des jardins zoologiques impérialistes et communistes des deux côtés du mur de Berlin.

    Enfin, malgré ses épisodes bizarres et ses histoires d’espionnage juteuses l’histoire du mur de Berlin n’est pas drôle. La brutalité du régime du mur n’ayant jamais frôlé l’ampleur tragique et le nombre ahurissant des victimes aux frontières de l’Europe de Schengen , le bilan de notre monument kafkaesque reste un échec pour les socialistes du monde entier. On aura encore besoin de l’ère entière à venir pour nous libérer des conséquences de la propagande anticommuniste autour du mur qui pendant vingt huit ans a nous a protégé contre le fascisme et l’impérialisme.

    10.8.2026 von Anne-Kattrin Palmer - 65 Jahre nach der Nacht, die Berlin zerschnitt: Ab Donnerstag verwandeln Installation, Gedenkfeier und Konzerte die Stadt in einen Erinnerungsort – vom Brandenburger Tor bis zur Bernauer Straße.

    Ein Sonntagmorgen, die Stadt schläft noch aus. Genau darauf hatte die SED-Führung gesetzt, als sie in der Nacht zum 13. August 1961 die Sektorengrenze abriegeln ließ.

    65 Jahre später fällt der Jahrestag auf einen Donnerstag im Hochsommer – und wieder wird Berlin innehalten. Von diesem Mittwoch an verwandeln Kulturprojekte Berlin und die Stiftung Berliner Mauer die Stadt für mehrere Tage in einen Erinnerungsort: mit einer Pressekonferenz am Brandenburger Tor, einer zentralen Gedenkfeier an der Bernauer Straße und einem stadtweiten Programm aus Ausstellungen, Konzerten und Führungen. Diese Veranstaltungen sind ab Mittwoch konkret geplant.

    Das geschieht am Jahrestag

    Donnerstag, 13. August – der eigentliche Jahrestag: Um 10 Uhr beginnt in der Kapelle der Versöhnung an der Bernauer Straße die zentrale Gedenkveranstaltung von Bund und Land. Sie ist geladenen Gästen vorbehalten, wird aber per Livestream auf den Vorplatz übertragen.

    Sprechen werden Jörg und Franz Hildebrandt – Sohn und Urenkel des Pfarrers Helmut Hildebrandt, der 1961 den letzten Gottesdienst in der alten Versöhnungskirche hielt, bevor die Mauer sie unerreichbar machte und sie später gesprengt wurde.

    Am selben Tag öffnet am Brandenburger Tor die 30 Meter lange Installation „vi|ew“ von Hubertus Hamm: eine Mauer, die diesmal nicht trennt, sondern Durchblicke schafft. Direkt daneben zeigt „Mauerblicke. Berlin 1961–1990“ historische Fotografien der fortschreitenden Grenzabriegelung. Die Open-Air-Ausstellung zeigt anhand historischer Fotografien den Bau der Berliner Mauer und seine Folgen für die Menschen in der geteilten Stadt.

    Im Mittelpunkt stehen unterschiedliche Perspektiven auf das Grenzbauwerk: die der Bevölkerung, von Touristen und Journalisten sowie der DDR-Staatsmacht und westlicher Einsatzkräfte. Bild- und Textmodule, Mitmachangebote, Führungen, Zeitzeugengespräche und künstlerische Beiträge ergänzen das kostenfreie Programm.

    Unter der Aufsicht von bewaffneten Volkspolizisten errichtet eine Ost-Berliner Maurerkolonne an der sowjetisch-amerikanischen Sektorengenze am Potsdamer Platz eine Mauer. (zu dpa: „Geteilte Geschichte: Wie der Mauerbau bis heute nachwirkt“) © UPI/dpa

    Sonderführungen und Konzerte

    Vom 13. bis 17. August ziehen sich Veranstaltungen durch die ganze Stadt. In der Gedenkstätte Berliner Mauer an der Bernauer Straße gibt es Sonderführungen, Workshops und eine Sonderausstellung zur Flucht aus der DDR über die Ostsee. Das Stasi-Museum, die Berliner Unterwelten und die Landeszentrale für politische Bildung beteiligen sich mit eigenen Formaten, die immer wieder auf die Biografien der mindestens 140 Menschen zurückkommen, die an der Berliner Mauer starben.

    Zum Kulturprogramm zählen Konzerte von hackedepicciotto und Masha Qrella, das Asisi-Panorama, ein geführter Rundgang durch einen historischen Fluchttunnel der Berliner Unterwelten sowie die Lesung „Mauerpogo“ über Punk, Queerness und Widerstand in der DDR. Wegen einer angemeldeten Demonstration bleiben Installation und Ausstellung am Brandenburger Tor am 15. August ausnahmsweise geschlossen, dafür sind sie zum Ausgleich bis zum 17. August verlängert zu sehen.

    Ein leiseres, aber sinnfälliges Element des Programms verbindet die beiden zentralen Orte: Entlang der S-Bahn-Strecke vom Brandenburger Tor über den Grenzbahnhof Friedrichstraße bis zum Nordbahnhof erinnern großformatige Plakate und Ausstellungstafeln an die einstigen Grenz- und Geisterbahnhöfe. Wer diese Strecke fährt, bewegt sich unversehens durch eine Zeitschicht der Teilung – vorbei an Bahnhöfen, die 28 Jahre lang für Ost-Berliner gesperrt waren.

    Wer sich in den kommenden Tagen selbst ein Bild machen will, findet das vollständige Programm mit allen Terminen unter https://mauerbau65.berlin .

    Die Nacht, die Berlin zerschnitt

    Um zu verstehen, was diese Tage im August bedeuten, lohnt der Blick zurück in jenen Sommer 1961. Die DDR verlor damals täglich rund tausend Menschen an den Westen – meist junge, gut ausgebildete Menschen, die über die noch offene Grenze zwischen Ost- und West-Berlin flohen. Am 15. Juni hatte Walter Ulbricht auf einer Pressekonferenz noch behauptet, niemand habe die Absicht, eine Mauer zu errichten. Es war, wie sich zeigen sollte, eine Lüge, die ihresgleichen sucht.

    In der Nacht zum Sonntag, dem 13. August 1961, gab Ulbricht den Befehl zur Abriegelung. Die Wahl des Wochenendes war kein Zufall: Man hoffte, die Berliner seien abgelenkt und würden erst spät reagieren. Kurz nach Mitternacht rückten mehr als zehntausend Volks- und Grenzpolizisten aus, unterstützt von Kampfgruppen der Arbeiterklasse, gesichert von Nationaler Volksarmee und sowjetischen Einheiten.

    „Niemand hat die Absicht, eine Mauer zu errichten“, sagte Walter Ulbricht, Vorsitzender des Staatsrats der DDR, noch am 15. Juni 1961 im Rahmen einer internationalen Pressekonferenz in Ost-Berlin. Doch kaum zwei Monate später begann die SED, West-Berlin mit Stacheldraht und Barrikaden abzuriegeln. © Sovfoto\UIG via www.imago-images

    Unter dem Decknamen „Operation Rose“ rissen sie mitten in der Stadt das Straßenpflaster auf, schichteten Pflastersteine zu Barrikaden, rammten Betonpfähle in den Asphalt und zogen kilometerweise Stacheldraht. Bis auf 13 Kontrollpunkte wurden sämtliche Sektorenübergänge dichtgemacht, der Verkehr von U- und S-Bahn zwischen den Stadthälften unterbrochen, dreizehn Bahnhöfe für Ost-Berliner geschlossen.

    Als die Stadt am Morgen erwachte, war sie eine andere. Straßen endeten plötzlich an Stacheldraht, Nachbarn standen sich über eine neue Grenze hinweg gegenüber, Familien waren von einer Stunde auf die andere getrennt.

    Häuser direkt an der Sektorengrenze wurden zugemauert, Fenster und Türen in Richtung Westen verschlossen. Was zunächst nur Draht und Barrikaden waren, wurde in den folgenden Tagen zur Mauer: In der Nacht vom 17. auf den 18. August ersetzten Bautrupps am Potsdamer Platz den Stacheldraht durch eine Mauer aus Hohlblocksteinen. Die Grenzsoldaten hatten Schießbefehl – und machten davon Gebrauch. Mindestens 140 Menschen starben in den 28 Jahren der Teilung an der Berliner Mauer, bei Fluchtversuchen erschossen, ertrunken oder tödlich verunglückt.

    #Allemagne #Berlin #histoire #mur #anniversaire

  • L’avis du patron du bar-PMU-tabac-journaux (pour ceusses que ça intéresse)

    Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann soutenu par Daniel Cohn-Bendit, qui vante son « positionnement nouveau »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/08/10/presidentielle-2027-raphael-glucksmann-soutenu-par-daniel-cohn-bendit-qui-va

    (...)L’ancien élu franco-allemand est par ailleurs très offensif vis-à-vis du candidat « insoumis », Jean-Luc Mélenchon, qui, selon lui, « n’est plus de gauche » car « il a abandonné les valeurs universalistes ». Il accuse aussi le leader de La France insoumise d’adopter « un positionnement antisémite », estimant, sans le justifier, qu’il « [remet] en cause l’existence même de l’Etat d’Israël », et dénonce ses positions sur la politique étrangère, qu’il voit comme un soutien à « Poutine et Xi Jinping », les présidents russe et chinois.(...)

  • À Téhéran, le régime raconte sa guerre sur les murs de la ville

    https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20260808-%C3%A0-t%C3%A9h%C3%A9ran-le-r%C3%A9gime-raconte-sa-guerre-sur-les

    D’autres images trouvées un peu partout  :


    https://media.cnn.com/api/v1/images/stellar/prod/2026-01-24t070501z-702698059-rc2j7jaec961-rtrmadp-3-iran-trump-usa-military.JPG?c=original&q=w_1202,c_fill/f_avif

  • Crise de Ceuta : en Espagne, début des contrôles aux frontières pour les voyageurs venant d’Italie, en réponse aux mesures similaires prises par Rome
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/08/crise-de-ceuta-en-espagne-debut-des-controles-aux-frontieres-pour-les-voyage

    Crise de Ceuta : en Espagne, début des contrôles aux frontières pour les voyageurs venant d’Italie, en réponse aux mesures similaires prises par Rome
    Le Monde avec AFP
    L’Espagne a commencé, samedi 8 août, à effectuer des contrôles temporaires aux frontières à ses ports et aéroports pour les voyageurs en provenance d’Italie. Il s’agit de la première journée d’application de cette décision annoncée la veille, en réponse aux mesures similaires imposées par Rome après l’afflux massif de migrants à Ceuta. Les autorités effectueront ces contrôles sur les liaisons aériennes et maritimes « de manière aléatoire » jusqu’au 7 septembre, en se concentrant particulièrement « sur les passagers qui sont ressortissants de pays tiers, afin de vérifier le respect des exigences prévues par le code frontières Schengen », a précisé, samedi, le ministère de l’intérieur. Lors des vols contrôlés, les agents effectuent les vérifications à la sortie de la passerelle menant hors de l’avion, a-t-il ajouté.Cette rare brouille entre deux alliés de l’Union européenne (UE) et de l’OTAN intervient après que 72 000 personnes ont franchi la frontière depuis le Maroc vers le territoire espagnol de Ceuta, en Afrique du Nord, la semaine dernière, lors d’un mouvement d’une ampleur sans précédent, au cours duquel au moins 77 d’entre elles sont mortes.
    Des scènes vivement critiquées par d’autres pays de l’UE, partisans d’une ligne intransigeante sur l’immigration irrégulière et la protection des frontières extérieures du bloc, parmi lesquels la première ministre italienne d’extrême droite, Giorgia Meloni.
    Une mesure « contraire aux intérêts de l’UE »Rome a assuré, vendredi, n’avoir « en aucun cas l’intention de revenir sur la décision de suspendre l’application de l’accord de Schengen [de libre circulation des personnes] aux ressortissants de pays tiers en provenance d’Espagne, au moins jusqu’au 15 août ». Le gouvernement espagnol a fustigé cette mesure, qu’il a qualifiée « d’inéquitable, contraire aux intérêts de l’UE et discriminatoire pour la population espagnole ». « Les autorités espagnoles suivent avec attention l’évolution de la situation migratoire dans l’espace Schengen et, en particulier, la pression migratoire constatée sur la route de la Méditerranée centrale qui affecte la République italienne et ses effets sur différents Etats membres », a affirmé samedi le ministre de l’intérieur espagnol, Fernando Grande-Marlaska.
    Magnus Brunner, commissaire de l’Union européenne aux affaires intérieures et aux migrations, a confirmé avoir été en contact, samedi, avec les ministres de l’intérieur espagnol et italien. « Tous deux ont confirmé que les contrôles aux frontières intérieures étaient temporaires », a-t-il affirmé.« J’ai souligné les progrès que nous avons accomplis dans la lutte contre l’immigration clandestine et le fait que la confiance entre les États membres est notre atout le plus précieux », a écrit M. Brunner sur X. Il a également souligné que les autorités espagnoles avaient donné l’assurance que les événements de Ceuta « n’auraient pas d’effet durable sur l’espace Schengen ». « L’Italie laisse entendre que les contrôles pourraient être levés prochainement », a-t-il soutenu, se disant confiant.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#italie#ceuta#UE#schengen#frontiere#crisemigratoire#sante#politiquemigratoire

  • Violences sexuelles sur mineurs : l’association de la PJ dénonce une « trahison » de Darmanin | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/violences-sexuelles-sur-mineurs-lassociation-de-la-pj-denonce-une-trahi

    L’Association nationale de police judiciaire (ANPJ) dénonce ce dimanche « l’hypocrisie » et « la trahison » de Gérald Darmanin, après sa note au ministre de l’Intérieur détaillant les défaillances dans le traitement des violences sexuelles sur mineurs par les services d’enquête.

    L’Association nationale de police judiciaire (ANPJ) dénonce ce dimanche « l’hypocrisie » et « la trahison » du garde des Sceaux Gérald Darmanin, « resté place Beauvau plus de quatre ans », après sa note au ministre de l’Intérieur détaillant les nombreuses défaillances dans le traitement des violences sexuelles sur mineurs par les services d’enquête. « C’est bien son propre bilan de ministre de l’Intérieur que l’actuel ministre de la Justice torpille aujourd’hui », estime dans un communiqué l’ANPJ.

    « Ces constats et alarmes sont justifiés »
    Dossiers « fantômes », enquêtes à l’abandon ou perdues, manque d’effectifs et de formation : dans cette longue note datée du 29 juillet, révélée samedi par _Le Mond_e et consultée par l’AFP, Gérald Darmanin synthétise à Laurent Nuñez les remontées d’informations établies par les parquets généraux sur ce contentieux devenu la priorité de son ministère depuis la vague d’indignation provoquée par l’affaire Lyhanna.

    Cette collégienne de 11 ans avait été retrouvée morte en juin dans le Gers, le principal suspect de sa mort, Jérôme Barella, mis en examen pour viol et meurtre d’une mineure, avait fait l’objet de plusieurs plaintes pour violences sexuelles sur des mineures sans être inquiété.

    « Ces constats et alarmes sont justifiés », considère l’ANPJ, qui « fustige l’hypocrisie et dénonce la trahison de l’ex-ministre de l’Intérieur, véritable Docteur Darmanin et Mister Gérald ».

    « Dans ce rapport, Docteur Darmanin, ministre de la Justice, se livre à un exercice d’inventaire des lacunes des services de police judiciaire du ministère de l’Intérieur, si longtemps occupé par Mister Gérald, resté place Beauvau plus de quatre ans, soit plus qu’aucun de ses prédécesseurs depuis 50 ans », cingle l’ANPJ.

    « Personne n’a créé autant d’effectifs aux policiers »
    Le ministre « dénonce à raison aujourd’hui le déficit alarmant d’enquêteurs, y compris dans les unités spécialisées, et l’accumulation de procédures en souffrance », poursuit l’association, qui regroupe des enquêteurs de la PJ chargés de la délinquance de haut spectre (criminalité organisée, financière, etc.), hostiles à la réforme de la police menée en 2024.

    Le garde des Sceaux a publié dimanche sur X un courrier de trois pages envoyé à Laurent Nuñez ainsi qu’à la ministre de la Santé et des Familles Stéphanie Rist, « pour que nulle fake news n’existe ». Ce courrier résume la note de 12 pages consultée samedi par l’AFP.

    « Personne n’a créé autant d’effectifs aux policiers et aux gendarmes (plus de 8 000 !), donné autant de moyens, sous l’autorité du président de la République, et s’est intéressé autant à la protection des mineurs que lors de mon passage à l’Intérieur voilà deux ans », se défend-il dans un message sur ce réseau social.

  • Vers un état d’exception pour préparer la guerre
    https://contre-attaque.net/2026/08/09/vers-un-etat-dexception-pour-preparer-la-guerre

    Aucune réserve, aucune limite. Le Conseil Constitutionnel a validé le 6 août l’intégralité des mesures militaristes du gouvernement, en particulier la création d’un « état d’alerte de sécurité nationale », c’est-à-dire un état d’urgence sans aucune limite de temps et aux contours flous, pour préparer la guerre. Le Conseil Constitutionnel avait été saisi par les députés insoumis, écologistes et communistes, et n’a finalement rien censuré ni modifié.

    Dans cette loi, le gouvernement débloque aussi 436 milliards d’euros pour l’armée dans les quatre prochaines années. Relisez ce chiffre, et mémorisez-le pour vous en souvenir quand les médias oseront encore nous dire qu’il faut se serrer la ceinture, ou qu’il n’y a pas de budget pour les retraites, les hôpitaux ou les écoles.

    Il faut reconnaître que les macronistes ne chôment pas cet été. Vote du « permis de tuer » pour la police calqué sur le RN, vote du permis d’empoisonner en réintroduisant des pesticides interdits, mesures néolibérales, nomination d’un militant d’extrême droite au poste de défenseur des droits, instrumentalisation de l’antisémitisme, doublement des franchises médicales… La validation des mesures militaires en plein mois d’août est la cerise empoisonnée sur le gâteau au glyphosate.

    « L’état d’alerte de sécurité nationale » est un état d’urgence militaire, imposé sans véritable débat, sans contre-discours, sans opposition dans la rue. Son promoteur, le député macroniste Yannick Chenevard, se vantait d’avoir créé « un espace entre l’état de guerre et l’état de paix », pour répondre à « l’hybridité des conflits ».

    Ce n’est pas suffisamment rappelé, mais en France, nous vivons déjà dans un régime d’exception depuis plus de 60 ans. Un régime vertical, autoritaire, destiné à une situation de guerre. La Constitution de la Cinquième République est imaginée en 1958 pendant la guerre d’Algérie, pour donner les pleins pouvoirs au Général de Gaulle afin de régler la « crise ». Prévue pour être temporaire, cette République s’est figée, elle n’a jamais été remplacée, c’est une anomalie unique en Europe.

    Notre Constitution comprend des possibilités sans équivalent chez nos voisins : l’article 49.3 qui permet de se passer du vote de l’Assemblée, l’article 16 qui autorise une dictature présidentielle légale, l’état d’urgence… Expliquez à un allemand, un anglais ou un espagnol que, chez nous, un président monarque gouverne depuis des années en étant minoritaire, en ignorant le résultat des élections et en utilisant systématiquement des mesures de passage en force pour décider seul, il tombera des nues.

    Six décennies après l’instauration de la Cinquième République, c’est un manager sociopathe qui a perdu plusieurs élections et qui s’accroche au pouvoir comme un morpion à son poil. Et il n’y a aucun recours légal contre lui. Mais ce n’est pas encore suffisant puisque le gouvernement Macron voulait son « état d’alerte de sécurité nationale ».

    Ce texte prévoit un nouveau régime exceptionnel qui pourrait être déclenché « sur tout ou partie du territoire national, par décret en conseil des ministres en cas de menace grave et actuelle ». Et ces dangers sont volontairement imprécis : une menace sur « la continuité des activités essentielles à la vie de la Nation et la protection de la population », une menace de nature à « justifier la mise en œuvre des engagements internationaux de l’État en matière de défense » ou encore une menace justifiant un déploiement des forces françaises ou alliées. En lisant entre les lignes, on voit très bien qu’au nom de la guerre et de « l’unité nationale », c’est un régime autoritaire qui s’installe, et que n’importe quelle contestation pourra être interdite au prétexte de maintenir les « activités essentielles à la vie de la Nation ».

    Fin mars, le premier ministre Sébastien Lecornu avait déjà expliqué qu’il souhaitait permettre le déploiement « à bref délai », « sur le territoire national », des forces armées, mais aussi élargir les possibilité de réquisitions, non seulement pour l’industrie de l’armement mais aussi pour « l’ensemble d’une chaîne logistique civile et sanitaire ». Une économie de guerre, une population mise au pas.

    Ce nouvel état d’exception pourra permettre de déroger au droit commun, par exemple d’accélérer des projets industriels en suspendant les normes environnementales et les règles d’urbanisme pour aller plus vite. La ministre des Armées parle de construire des hangars pour stocker des Rafales sans passer par les critères du droit commun sur la protection des espèces. Un productivisme de guerre à marche forcée. L’état d’alerte de sécurité nationale permet aussi des fouilles, restrictions d’accès, étend les enquêtes administratives et la surveillance algorithmique sur internet.

    Le 16 mars, le Premier Ministre Lecornu prononçait devant les parlementaires un discours d’une rare violence, appelant à militariser la nation. Le point le plus important du discours était un passage où il détaillait la manière dont « le civil » doit se mobiliser autour du « militaire ». Il expliquait que la solution « ne peut être uniquement budgétaire (…) : elle est aussi organisationnelle, juridique. (…) Elle est aussi politique, intellectuelle et culturelle ». L’État doit donc « se préparer, se mettre à jour ». En d’autres termes, c’est selon le gouvernement toute la société qui doit se mettre moralement en situation de se préparer à la guerre. L’état d’alerte de sécurité nationale vient légaliser et officialiser ces annonces.

    Qui sont les individus qui viennent de valider cette infamie ? Le Conseil Constitutionnel est une institution chargée de veiller à ce que les décisions politiques soient conformes à la Constitution, et son sensés être des garde-fous. En France, il y a des spécialistes de ces sujets : des savants, des juristes, que l’on appelle des constitutionnalistes. Le Conseil Constitutionnel est-il composé de connaisseurs du droit, indépendants du gouvernement ? Absolument pas. Il comporte 9 politiciens à la retraite, nommés par le pouvoir et grassement payés. Macron vient de placer son ami Richard Ferrand à la tête de ce Conseil. Un politicien poursuivi en justice, macroniste de la première heure qui a juré fidélité au président.

    Voilà où nous en sommes : les contre-pouvoirs sont anéantis et l’état d’urgence militaire est validé. Demain, la guerre ou le soulèvement.

  • Sécheresse: «Ce n’est pas en allant creuser des rivières qu’on va inventer de l’eau» - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/environnement/20260808-s%C3%A9cheresse-ce-n-est-pas-en-allant-creuser-des-rivi%C3%A8res-qu-on-

    Bien au contraire. Car l’eau d’une rivière ou d’un fleuves est directement connectée à la nappe phréatique. Par conséquent, si l’on abaisse le lit d’un cours d’eau, le niveau de la nappe s’abaisse à son tour.

    Or, si le niveau de la nappe phréatique baisse, « on va faire baisser de l’eau dans des captages d’eau potable, on va faire baisser l’eau destinée à des fins industrielles, on va faire baisser de l’eau dans des prairies ou des champs agricoles. En fait, en cascade, il va y avoir des effets négatifs sur plein d’autres usages », énumère l’hydrologue.

    « Et à un moment il n’y aura plus assez d’eau, même pour cette rivière qui aura été creusée. Cela s’appelle de la mal-adaptation ». D’autant plus qu’une rivière ou un fleuve ne transporte pas que de l’eau et des bateaux, mais aussi « des sédiments et des organismes. A partir du moment où on enlève le sédiment qui est au fonds de la rivière, on enlève l’habitat de tous les habitants de la rivière », prévient Thibault Datry.

  • Stewart Mills :
    https://x.com/StewartMills/status/2085828365752398110

    « Les ordres que le gouvernement donne à l’armée aujourd’hui sont un crime. Donner l’ordre de tirer sur des enfants affamés et des parents cherchant un morceau de pain est un crime, c’est un génocide, et c’est ce que nous faisons là-bas. »
    Amiram Levin (général-major israélien à la retraite ; ancien directeur adjoint du Mossad). 2/8/25

  • Violences sexuelles sur mineurs : le gouvernement se penche sur les défaillances des enquêtes
    https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/080826/violences-sexuelles-sur-mineurs-le-gouvernement-se-penche-sur-les-defailla

    Dossiers « fantômes », enquêtes à l’abandon ou perdues, manque d’effectifs... Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a transmis à son homologue de l’Intérieur une note qui détaille des défaillances majeures dans la prise en compte des violences sexuelles faites aux enfants.

    • Dans le courrier de 12 pages daté du 29 juillet, révélé samedi par Le Monde et consulté par l’AFP, le garde des Sceaux synthétise à Laurent Nuñez les remontées d’informations établies par les parquets généraux sur ces contentieux devenus la priorité de son ministère depuis la vague d’indignation provoquée par l’affaire Lyhanna.

      Il en ressort une litanie de dysfonctionnements « d’ordre structurel », écrit M. Darmanin, qui tiennent à la question des moyens, de la formation, des outils et du pilotage, mais pas « à la volonté des personnels de terrain ».

      Principale défaillance découverte par les procureurs : un gigantesque « stock fantôme », des dossiers non répertoriés par la justice faute de lui avoir été transmis.

      Le stock révèle l’écart entre le nombre de procédures dont les parquets ont connaissance et celles détenues par les services d’enquêteurs.

      – « Purement et simplement perdues » -

      A Nîmes, par exemple, les procureurs ont découvert 1.275 procédures « fantômes », 905 à Caen, tandis qu’à Agen, « un nombre important de procédures en cours » n’a « donné lieu à aucune information du parquet ».

      A Melun, « de très nombreuses procédures (ont été) laissées sans investigation pendant des mois, voire des années, alors même que l’auteur était souvent désigné ou aisément identifiable ».

      Les « écarts entre extractions de données effectuées par les tribunaux judiciaires et la réalité des services sont systématiques », relève le ministre. Ailleurs, à Bourges, une quinzaine de procédures ont été « purement et simplement perdues ». C’est 17 à Angers, six à Annecy, 23 « non localisées » à Paris...

      Au vu des défaillances identifiées, Gérald Darmanin suggère au ministre de l’Intérieur une rencontre le 3 septembre afin « d’engager un échange constructif avec l’ensemble des services ».

      Les chantiers mis en lumière par les parquets généraux sont nombreux.

      Le manque d’effectifs est le plus criant, avec un « sous-dimensionnement parfois extrême » pour un enjeu théoriquement prioritaire : « Cinq OPJ (officiers de police judiciaire) et un APJ (agent de police judiciaire) au groupe de protection des familles du Mans pour plus de 4.000 procédures ».

      Autre enjeu qui peut avoir des conséquences graves sur le traitement de certains dossiers : la formation des enquêteurs.

      A Bordeaux, un réserviste auditionnait des enfants de moins de 10 ans par téléphone, tandis qu’à Besançon, on signale « la persistance d’auditions de mineurs victimes mal faites, avec des questions fermées ou des observations déplacées ».

      – « Flux qui explosent » -

      Le manque d’intérêt de certains commissariats ou gendarmeries, où la « hiérarchie (faisait) manifestement primer des priorités locales, notamment d’ordre public », a également été pointé.

      A Limoges, le parquet général a relevé un « investissement professionnel insuffisant, y compris dans les unités spécialisées », selon le courrier.

      Sollicité par l’AFP, le ministre de l’Intérieur a fait savoir par son entourage qu’il « regrette la fuite prématurée de ce document qui est un document de travail en cours d’expertise par ses services, qui s’appliquent à élaborer des solutions avec rigueur et pragmatisme ».

      Ludovic Friat, président du principal syndicat de magistrats (USM), voit dans le courrier la confirmation « des constats » mis en lumière par l’USM, en particulier « sur les moyens, notamment des services d’enquête ».

      « On a des portefeuilles saturés, des flux qui explosent et font augmenter le stock, un manque d’enquêteurs » et « des outils pas adaptés », résume à l’AFP Grégory Joron, secrétaire général du syndicat Un1té police FO.

      Les ministres qui se sont succédé place Beauvau, dont Gérald Darmanin, sont « les responsables » des difficultés des services d’enquête, estime Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance, « pas mes pauvres collègues qui ont un ordinateur qui s’allume une fois sur deux », « 300 procédures à gauche, 300 procédures à droite », « des horaires de dingues » et « sont essorés ».

      Les deux responsables syndicaux dénoncent la succession de réformes de la police qui « déstabilise le système ».

      « Perdre un dossier, c’est parfois perdre une chance de protéger un enfant », a souligné le président de l’association de protection de l’enfance Les Papillons, Laurent Boyet, sollicité par l’AFP, qui estime que « la responsabilité est avant tout celle d’un système qui n’a pas pris la mesure de l’ampleur du phénomène ».

      Jérôme Barella, principal suspect dans l’affaire Lyhanna, 11 ans, retrouvée morte le 4 juin dans le Gers, a été mis en examen pour meurtre et viol sur mineure de moins de 15 ans.

      Après l’onde de choc suscitée par cette affaire, Gérald Darmanin avait révélé l’existence de 85.047 plaintes en cours de traitement pour violences sexuelles sur mineurs.

  • AASH : un nouveau métier face à la pénurie d’AESH et d’animateurs
    https://www.lagazettedescommunes.com/club-rh/aash-un-nouveau-metier-face-a-la-penurie-daesh-et-danimateurs.
    https://www.lagazettedescommunes.com/resizer/v2/VNWOCRAXENGVHJ36SL4KYPFKD4.jpg?smart=true&auth=d63f61ed4797eed

    Contrats précaires, temps partiel : les métiers d’animateur du périscolaire et d’accompagnant d’enfant en situation de handicap (#AESH) sont en tension. En 2024, la direction académique des Hauts-de-Seine, France Travail et le Greta (*) des Hauts-de-Seine ont donc imaginé former des demandeurs d’emploi aux compétences nécessaires à ces deux champs professionnels.

    Cela a permis de leur proposer deux contrats : 24 heures avec l’#Éducation_nationale pour accompagner individuellement des enfants en situation de handicap en classe, et 11 heures avec l’une des deux #villes des Hauts-de-Seine partenaires, Châtenay-Malabry (700 agents) et Asnières-sur-Seine (1400 agents), pour être animateur sur le temps de cantine, le mercredi et durant les vacances scolaires.

    Des employeurs publics qui collectivisent la gestion de leur cheptel d’employé.es précaires, ça permet d’approcher le SMIC mensuel. Un modèle.

    #animateurs_périscolaires

  • Insolite : le CRIF accuse une marque de vêtements qui signifie « bon appétit » en arabe de faire l’apologie des attaques du 7 octobre
    https://contre-attaque.net/2026/08/07/insolite-le-crif-accuse-une-marque-de-vetements-qui-signifie-bon-app

    Nous avons tous croisé des personnes, souvent de grands fumeurs, qui pensent qu’en pliant un billet d’une certaine manière on voit apparaître Satan, qu’il y a des messages cachés dans le logo de Coca Cola ou de Marlboro, ou encore que ce sont des reptiles déguisés en humain qui dirigent le monde. Les sionistes du CRIF font exactement pareil, mais eux sont pris au sérieux, invités à l’Élysée, et reçus dans tous les médias. Plus grave, leurs délires peuvent conduire à des polémiques nationales, des condamnations et des censures.

    Le CRIF, qui prétend représenter les juifs de France mais qui n’est qu’une officine pro-Israël et anti-palestinienne, vient d’inventer une nouvelle règle. Après avoir qualifié le verbe « camper » utilisé par Mélenchon d’antisémite, après avoir accusé les mains peintes en rouge d’étudiants pro-palestiniens d’être le symbole occulte d’un massacre de juifs, après avoir estimé que le député Insoumis du nord de la France David Guiraud surnommé « roi du Nord » par le rappeur Médine était une référence au roi biblique David, après avoir dit que Radio Nova était une référence cachée au festival israélien Nova, après avoir qualifié d’antisémite l’ONU, le Pape, et la plupart des associations… les sionistes accusent une marque de vêtement voulant dire « bon appétit » d’être une apologie cachée du 7 octobre.

    C’est la radio Europe 1 du groupe Bolloré qui a lancé la polémique. Elle explique que le CRIF a saisi le Ministère de l’Intérieur pour interdire la marque de vêtements Sa7ten, qui ferait secrètement référence aux attaques du Hamas en 2023. Pour le CRIF, en décomposant ce mot en trois parties – Sa-7-ten – cela donnerait le début du mot « samedi », puis 7 et ten pour le dixième mois de l’année, octobre. « C’est fondamentalement une forme d’apologie du terrorisme » déclare très sérieusement le président du CRIF, Yonathan Arfi, qui dit ne pas se « souvenir d’avoir vu des marques commerciales essayer de tirer profit d’une forme d’apologie du terrorisme. À mes yeux, cela mérite une interdiction de ces productions ».

    Cette théorie tortueuse ne résiste pas aux faits. D’abord parce que Sa7ten est une association créée en février 2023 par deux Palestiniens vivant à Paris. À moins d’être devins, ils ne pouvaient pas connaître la date à l’avance. Leur marque de vêtement portant le même nom a été officiellement déposée en 2024.

    Surtout, cette marque est la transcription du mot صحتين ou « sahten » en alphabet latin, qui est une expression arabe usuelle, signifiant « bon appétit » et qui dérive de « santé ». Dans une interview, une des fondatrices explique que l’association organise des repas parce que « nous souhaitons nourrir avant toute chose » et a pour projet « le soin, l’organisation autonome et la préservation de la dignité humaine ». Sa7ten a réussi à lever des fonds qui ont permis de faire évacuer plusieurs familles de Gaza et d’en aider d’autres sur place.

    Derrière les théories fumeuses du CRIF, il s’agit une nouvelle fois de réprimer la solidarité avec la Palestine, et en particulier des palestiniens et palestiniennes qui s’organisent pour s’entraider. C’est aussi une manière d’entretenir un climat de suspicion et de chasse aux sorcières envers tout ce qui a trait à l’anticolonialisme et aux musulmans.

    Tout ceci n’aurait jamais du être pris au sérieux, et le CRIF aurait dû être ridiculisé. Mais cette fois ci, le « fact cheking » officiel, les « anti-complotistes » de plateaux qui passent leur temps à pinailler sur la moindre imprécision, ou encore le site subventionné « conspiracywatch » géré par des soutiens d’Israël, n’ont rien trouvé de problématique derrière les délires mensongers du CRIF. Il y a le bon et le mauvais complotisme.

  • L’institut Iliade, Bolloré, Stérin et Křetínský attaquent en meute le Planning Familial- Paris Luttes
    https://paris-luttes.info/l-institut-iliade-bollore-sterin-21023

    Texte paru dans le numéro 1885 du magazine mensuel de la Fédération Anarchiste (FA) « Le Monde Libertaire » sur les attaques médiatiques contre le Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) orchestrées notamment par Marianne, Valeurs Actuelles, Franc-Tireur, Charlie Hebdo et les médias (…) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • L’effacement de l’effacement - Le Courrier
    https://lecourrier.ch/2026/08/05/leffacement-de-leffacement

    En arasant des quartiers et des villages entiers, en détruisant des cimetières et des mosquées, des hôpitaux, des universités et des écoles, en brisant des réseaux énergétiques, d’adduction d’eau et d’égouts, en oblitérant des champs, en arrachant des vergers et des oliveraies, en empêchant les rivières et ruisseaux de couler, en utilisant les restes des bâtiments détruits pour construire des remblais, l’action des bulldozers fait plus que de « terraformer » le territoire gazaoui, elle gomme ses traits les plus singuliers, ceux-là mêmes qui font que des personnes puissent s’y reconnaître, y inscrire des souvenirs, des projets, et bien sûr y vivre.

    Eyal Weizman nomme ungrounding cette guerre totale menée contre la géographie gazaouie, ne laissant absolument rien en l’état, pas même les ruines et les traces des destructions précédentes. Ce terme forme d’ailleurs le titre de son dernier livre, dont le sous-titre rappelle qu’il s’agit d’une lecture aussi urgente qu’essentielle11. Lors d’un récent entretien donné à la revue +972, on lui demanda d’en expliquer le sens. Aussi laconique soit-elle, sa réponse est peut-être la description la plus convaincante du processus en cours à Gaza : « l’effacement de l’effacement »12.

  • Un ange gardien de la clinique psychiatrique de La Borde
    https://www.lejournalcorrosif.fr/sante-mentale/clinique-de-la-borde

    Témoignage de Lionel Belarbi sur son séjour de pensionnaire à la clinique de psychothérapie institutionnelle de La Borde où il la définit à travers son regard d’ange gardien. Aujourd’hui, il n’est plus en hospitalisation complète, mais à l’hôpital de jour. <p>The post Un ange gardien de la clinique psychiatrique de La Borde first appeared on Le Journal Corrosif.</p>

  • Liberté des médias : la France accuse plus d’un an de retard dans la mise en œuvre des règles européennes
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/08/08/liberte-des-medias-la-france-accuse-plus-d-un-an-de-retard-dans-la-mise-en-u

    Voilà un an, jour pour jour, que le règlement européen sur la liberté des médias est entré en application. Pourtant, la France et la grande majorité des Etats membres tardent à se mettre en règle. « Ce retard est d’autant plus regrettable que des échéances électorales majeures sont attendues en 2027 », notait un rapport d’information du Sénat, début juillet.

    Le texte européen dit « EMFA » (pour European Media Freedom Act), selon l’acronyme anglais en usage à Bruxelles, entend assurer l’indépendance de l’audiovisuel public en encadrant son financement ou la nomination de ses dirigeants. Il limite les concentrations des médias et protège le secret des sources en interdisant, en particulier, les logiciels de surveillance des journalistes.

    Sur tous ces aspects, « la loi française est assez obsolète », constate Laure Chauvel, responsable France de l’ONG Reporters sans frontières. Faute d’adaptation au droit de l’Union européenne depuis un an, le pays est même en « situation d’illégalité ».

  • Yaël Braun-Pivet se dit « dépassée » devant les critiques contre le projet de nouveau pavillon de l’Assemblée nationale
    https://www.lefigaro.fr/culture/patrimoine/yael-braun-pivet-se-dit-depassee-face-aux-critiques-contre-le-projet-de-nou

    Alors que les critiques se multiplient contre la construction d’un nouveau pavillon d’entrée de l’Assemblée nationale, sa présidente Yaël Braun-Pivet s’est dite « dépassée », vendredi, selon des propos rapportés par Franceinfo. La députée des Yvelines soutient ce chantier estimé à 52,8 millions d’euros depuis 2025. Aux détracteurs, elle répond qu’ils ne « connaissent pas » le projet architectural qui vise à faciliter l’accès des visiteurs au Palais Bourbon.

    Les gens sont méchants, tout de même.

  • Aux Etats-Unis, un militant anti-police et écologiste poursuivi pour avoir supprimé les données de son smartphone – franceinfo
    https://www.franceinfo.fr/monde/usa/aux-etats-unis-un-militant-anti-police-et-ecologiste-poursuivi-pour-avoir

    Après avoir donné au policier un faux mot de passe qui a écrasé toutes les informations de son téléphone, un militant est poursuivi pour « destruction de preuves ». Cette histoire illustre les atteintes aux libertés civiles qui se multiplient aujourd’hui aux Etats-Unis.

    #Graphene #surveillance

  • „Wieder will die Regierung die Jugend für den Krieg vorbereiten“
    https://www.unsere-zeit.de/wieder-will-die-regierung-die-jugend-fuer-den-krieg-vorbereiten-4816893

    Solidaritätskundgebung für Betroffene antikommunistischer Repression in den 1950er Jahren (Foto : Anton Tripp / UZ-Archiv)

    Et pourtant ils existent, les communistes. C’est le soixante dixième anniversaire de l’interdiction du parti communiste allemand KPD .

    Aujourd’hui l’état sous domination de la classe bourgeoise fait tout pour ne pas devoir interdire le parti cryptofasciste AfD alors qu’il constitue un danger pour "notre démocratie" tout au contraire du KPD historique. C’est un des multiples indices pour le fait que "la démocratie" allemande est essentiellement une dictature du capital à façade démocratique.

    7.8.2026 von Valentin Zill - Vor 70 Jahren verbot das Bundesverfassungsgericht die KPD • Ein Gespräch mit dem Zeitzeugen Paul Schnittker

    Der Essener Kommunist Paul Schnittker trat 1949 der FDJ bei, und Anfang 1952 der KPD. Beide Organisationen wurden von der Bundesregierung verboten – weil sie gegen die Remilitarisierung Westdeutschlands kämpften. UZ sprach mit Paul Schnittker über sein Wirken gegen die Aufrüstung, über die Verbote von FDJ und KPD und Parallelen, die der Zeitzeuge heute zieht angesichts des Kriegskurses der Regierung Merz und des Kampfes der Jugend gegen die Wiedereinführung der Wehrpflicht.

    UZ: Paul, du wurdest 1941 eingeschult, mitten im Zweiten Weltkrieg.

    Paul Schnittker: Ich wurde 1935 geboren, in einer Arbeiterfamilie in Essen. Als ich vier Jahre alt war, begann der Zweite Weltkrieg. Ich war noch keine zehn Jahre alt, da war das tausendjährige Reich wieder beendet. 1941 bin ich eingeschult worden. Die Schule hieß Dechenschule, dort war ich von 1941 bis Ende 1942. Dann wurde diese Schule zu einem Kriegsgefangenenlager. Es kamen die ersten sowjetischen Kriegsgefangenen, aber auch Kriegsgefangene aus Frankreich, Polen und anderen europäischen Ländern, die von Deutschland überfallen worden waren. Wir mussten die Schule wechseln. 1942, 1943 begannen die Bombenangriffe. Daraufhin haben meine Eltern mich zusammen mit meinem Bruder zu Verwandten nach Delbrück bei Paderborn gebracht. Meine ältere Schwester war schon berufstätig. Meine zweite Schwester war in ein Lager hinter Prag verschickt worden.

    UZ: Hat deine Familie Widerstand gegen den Faschismus geleistet?

    Paul Schnittker: Meine Eltern waren zu der Zeit noch nicht politisch tätig. Mein Vater wurde zwar 1928 nach einem Streik bei Krupp entlassen. Er war mit dem Bruder meiner Mutter, Franz Düsing, befreundet, und der war schon in der Kommunistischen Partei und wurde 1934 im sogenannten „Straßenbahner-Prozess“ in Essen wegen illegaler Verbreitung von Flugblättern und Aufbau einer kommunistischen Zelle zu sechs Jahren Zuchthaus verurteilt. Diese sechs Jahre hat er im Zuchthaus Münster verbracht. Ein zweiter Onkel, auch ein Bruder meiner Mutter, wurde aus der Zeche heraus verhaftet. Er wurde auf der Herkules-Zeche eingesperrt und von den Faschisten fürchterlich gefoltert. Diese Zeche diente den Nazis als Durchgangslager. Anschließend wurde er ohne Urteil für zwei Jahre in das Aachener Braunkohlerevier verfrachtet. Danach wurde er wieder entlassen. Er war Bergmann, und für die Kriegswirtschaft brauchte man Kohle. Der Widerstand und die Verfolgung wurden mir erst nach dem Krieg bekannt und haben mich nachhaltig beeinflusst.

    UZ: Deine Mutter zog 1945 mit einer weißen Fahne den US-Amerikanern entgegen.

    Paul Schnittker: Man muss sich das Kriegsende so vorstellen: Für uns in einem friedlichen Dorf in der Paderborner Gegend gab es zwei große Ereignisse. Das erste war, dass dort kurz vor Kriegsende tausende Zwangsarbeiter und Kriegsgefangene verschleppt wurden, und zwar durch dieses Dorf nach Stukenbrock. Das war uns als Kindern noch nicht bekannt. Das zweite Ereignis: Kurz bevor die Amerikaner in das Dorf einmarschierten, wollte eine Gruppe der Wehrmacht die Alliierten mit Panzersperren und Panzerfäusten aufhalten. Die Amerikaner haben kurz ihre Panzer in Stellung gebracht und das Bauernhaus in Brand geschossen, in dem sich die deutschen Soldaten verschanzt hatten. Daraufhin sind 17 Bürgerinnen und Bürger mit einem katholischen Vikar mit weißer Fahne zu den Amerikanern gegangen und haben so verhindert, dass das Dorf in Brand gesteckt wurde. Meine Mutter war mit dabei. Das hat sie mir erst später erzählt.

    UZ: 1949 bist du in die Freie Deutsche Jugend (FDJ) eingetreten. Was hat dich dazu bewogen?

    Paul Schnittker: Als ich im Sommer 1945 zurück nach Essen kam, gab es dort schon wieder politische Bewegungen. Als Kind habe ich das mitbekommen. Es gab die 1.-Mai-Demonstration, an der haben wir teilgenommen. Meine Schwester war schon 1947 Mitglied der FDJ geworden. Mit 14 bin ich auch eingetreten.

    UZ: Was war damals eure dringendste Aufgabe?

    Paul Schnittker: Wir wollten uns ein fröhliches Leben aufbauen – ohne Krieg, ohne Trümmer. Wir wollten, dass die Jugend eine bessere Zukunft hat, auch wirtschaftlich und beruflich. Wir wollten eine andere Perspektive für die Jugend als die derer, die während des Krieges Soldat geworden waren. Das waren die wesentlichen Aufgaben. Wir haben, würde ich heute sagen, eine fröhliche Jugend erlebt, haben Fahrradtouren unternommen, gezeltet, Gruppenabende organisiert. Auf denen haben wir die Forderungen der Jugend besprochen und Aktionen vorbereitet.

    UZ: Wie stand die Bevölkerung in Westdeutschland damals zu Konrad Adenauers Projekt der Remilitarisierung?
    12 13 Paul Schnittker - „Wieder will die Regierung die Jugend für den Krieg vorbereiten“ - Aktion „Ohne mich“, Albert Stasch, Antikommunismus, Clemens Kraienhorst, Emil Sander, Essen, FdJ, FDJ-Verbot, Jupp Angenfort, Kampf gegen die Remilitarisierung, Karl Schabrod, KPD, KPD-Verbot, Manfred Scholz, Max Reimann, NaturFreunde, Paul Schnittker, Philipp Müller, Remilitarisierung, Repression, SPD - Hintergrund
    Paul Schnittker (Foto: Johannes Hör)

    Paul Schnittker: Viele Menschen haben nach 1945 erst mal wieder Hoffnung geschöpft. Die Bevölkerung war kriegsmüde, die Jugend sowieso. Es gab aber auch viele, die der Ansicht waren, sie hätten den Krieg verloren. Sie haben nicht davon gesprochen, befreit worden zu sein. So war oft auch die Stimmung in den Betrieben. Der Bevölkerung ging es vor allem darum, endlich wieder Wohnungen zu haben.

    Wir hatten in der Siemensstraße gewohnt. Dort stand kein Haus mehr. Auch wir waren ausgebombt worden und brauchten dringend eine Wohnung und Arbeit. Es war eine Grundstimmung, gegen den Krieg zu sein und gegen die Wiederbewaffnung. Franz Josef Strauß sagte 1946 oder 1947, wer noch einmal ein Gewehr in die Hand nehmen wolle, dem solle die Hand abfallen. Und Konrad Adenauer äußerte damals, er habe nichts dagegen, wenn Deutschland ein neutraler Staat werde. Er positionierte sich anfangs gegen die Wiederbewaffnung. Die SPD auch, und die KPD sowieso. Zugleich wurde die Remilitarisierung vorbereitet. Adenauer verhandelte mit den US-Amerikanern über den Aufbau einer neuen Bundesarmee.

    UZ: Wie habt ihr euch mit der FDJ gegen die Remilitarisierung gewehrt?

    Paul Schnittker: Das ist ein langer Kampf gewesen. Es gab schon 1950 die ersten Demonstrationen gegen Wiederbewaffnung. Solche Aktionen haben wir mit vorbereitet, teilweise selbst organisiert. 1950 gab es einen ersten Kongress in Essen gegen die Wiederaufrüstung und für eine Volksbefragung in der Sache. Daran war auch die FDJ beteiligt. Diese Volksbefragung wurde aber verboten. Trotzdem haben wir etwa 9 Millionen Unterschriften gesammelt. Davon waren über 90 Prozent gegen Wiederbewaffnung und für die Wiedervereinigung Deutschlands. Deshalb kann man sagen, es gab insgesamt eine Anti-Kriegs-Stimmung. Außer vielleicht in der CDU.

    UZ: Trotzdem haben wir den Kampf gegen die Remilitarisierung verloren, die Bundeswehr wurde gegründet. Ist die Anti-Kriegs-Stimmung Anfang der 1950er Jahre gekippt in Westdeutschland?

    Paul Schnittker: Die Stimmung insgesamt unter jungen Menschen war gegen die Wehrpflicht. Es entwickelte sich 1951 die Aktion „Ohne mich“. Auch da haben wir über 6 Millionen Unterschriften gesammelt. Zugleich gab es Repression gegen die Gegner von Wehrpflicht und Wiederbewaffnung. Besonders hart ging die Bundesregierung gegen die FDJ vor. Die Regierung wusste: Um eine Bundeswehr aufzubauen, musste sie diese antimilitaristische Jugendorganisation ausschalten.

    UZ: Am 26. Juni 1951 hat die Bundesregierung die FDJ verboten. Erinnerst du dich noch daran, wie du davon erfahren hast?

    Paul Schnittker: Über die KPD und ihre Organe. In der bürgerlichen Presse gab es nur kurze Meldungen, was uns nicht sehr überrascht hat. Wir hatten zwar mit einem Verbot gerechnet, aber so recht glauben wollten wir es auch nicht. Man muss wissen, dass es zu der Zeit noch kein Bundesverfassungsgericht gab. Die Bundesregierung hat weder das Bundesverwaltungsgericht noch den Bundesgerichtshof eingeschaltet, sie hat das Verbot willkürlich durchgesetzt. Der damalige Innenminister Robert Lehr war ein alter Nazi.

    Im Zuge des Verbots gab es viel Repression, viele Verhaftungen junger Menschen. Viele wurden eingesperrt, oft ohne jegliches Gerichtsurteil. Mal zwei Monate lang, mal zwölf. Irgendwann wurden sie entlassen. Ihre Arbeit hatten sie verloren, waren isoliert und ausgebrannt. Es war eine schwierige Zeit. Trotzdem gab es relativ großen Widerstand.

    UZ: Wurdest du auch eingesperrt?

    Paul Schnittker: Nein. Ich hatte schon fast ein schlechtes Gewissen deshalb. Aber ich war berufstätig und hatte Glück, in Ruhe gelassen zu werden. Wir hatten allerdings Hausdurchsuchungen und Besuch von der politischen Polizei, der K14. Meine Mutter hat sie einfach rausgeschmissen.

    UZ: Wie habt ihr euch gegen das Verbot gewehrt?

    Paul Schnittker: In der Öffentlichkeit war der Widerstand gegen das FDJ-Verbot nicht sehr groß. Es gab zwar Erklärungen anderer Organisationen wie die der Naturfreunde und Proteste aus gewerkschaftlichen Kreisen. Große Demonstrationen und laute Forderungen gab es nicht. Auch Juristen haben das Verbot verurteilt, aber sie waren eine Minderheit.

    UZ: Trauriger Höhepunkt der Repression war die Ermordung Philipp Müllers durch die Polizei in Essen. Du hast am Tag seiner Ermordung an der Demonstration in Essen teilgenommen.

    Paul Schnittker: Das war am Blutsonntag, dem 11. Mai 1952. Im Vorfeld hatte ein Kongress in Darmstadt stattgefunden mit über 1.500 Jugendlichen. Die haben beschlossen, eine friedliche Karawane durch Essen durchzuführen.

    Ich bin oft gefragt worden: Warum gerade in Essen? Man muss wissen: Essen war damals die größte Industriestadt Europas mit über 36 Schachtanlagen. Krupp und der Stahl spielten schon wieder eine große Rolle. Wir waren der Meinung, aus der Waffenschmiede müsse eine Friedensstadt werden. Das fordern wir heute noch! Wir wollten am 11. Mai 1952 vor der Gruga demonstrieren. Tags zuvor verbot Innenminister Lehr die Demonstration. Damals gab es noch kein Internet und kaum Fernsehen – es war schwierig, das Verbot bekannt zu machen. Deshalb sind trotz Verbots viele nach Essen gereist. Wir gehen davon aus, dass es etwa 30.000 junge Menschen waren. Dagegen stand ein großes Polizeiaufgebot.

    Wir trafen uns in unserem Stadtteil. Weil wir Essener schon wussten, dass die Demo verboten worden war, haben wir Transparente unter dem Hemd getragen. Wir wollten zur Gruga, wo die zentrale Kundgebung stattfinden sollte. Es war Muttertag. Die Polizei hielt uns auf und fragte, wo wir hin wollten. Wir wollen zur Gruga, sagten wir. Dorthin dürften wir nicht, entgegneten uns die Beamten. Aber heute ist doch Muttertag, sagten wir. So sind wir doch durchgekommen.

    Dort haben wir versucht, uns zu formieren. Dagegen schritt die Polizei ein. Es wurde später behauptet, die Jugend habe geschossen. Das war gelogen. Selbst in einem Polizeibericht war später von 22 Schüssen aus Polizeipistolen die Rede. Dabei sind mehrere Menschen verletzt worden – Philipp Müller leider tödlich.

    Mein Freund Manfred Scholz, der später Bildredakteur der UZ wurde, hat damals schon fotografiert. Auf seinen Fotos sieht man, dass die Polizei mit gezogenen Waffen hinter Jugendlichen herlief. Dafür ist nie ein Polizist verurteilt worden, obwohl der Einsatzleiter bekannt war.

    An jenem 11. Mai 1952 haben wir dennoch weiter Widerstand geleistet. Acht Kilometer von der Gruga entfernt haben wir in einem anderen Stadtteil demonstriert. Zwei Wochen darauf haben wir eine große Kundgebung auf dem Gerlingplatz organisiert. An die 10.000 junge Menschen nahmen teil.

    UZ: 1951 hat die Bundesregierung nicht nur die FDJ verboten, sondern auch den Verbotsantrag gegen die KPD gestellt. Der Prozess hat sich fünf Jahre hingezogen.

    Paul Schnittker: Die KPD hat die FDJ in all ihren Jahren unterstützt, auch nach dem FDJ-Verbot. Wir haben uns zum Beispiel im Schlosspark Borbeck getroffen, haben diskutiert, zusammen gesungen – und anschließend sind wir in ein Büro der KPD gezogen, um mit den Genossen dort zu besprechen, was zu tun ist.

    1951 haben die Weltfestspiele der Jugend in Berlin stattgefunden, der Hauptstadt der DDR. Viele von uns wollten dort hin. Das war nicht ganz einfach. Mit Hilfe der KPD kamen wir zumindest bis zur Grenze der DDR. Ab da waren wir auf uns allein gestellt. Auf der Rückreise wurden wir, etwa 10.000 junge Menschen, in Bad Harzburg von der Polizei in ein Stadion gelenkt. Dort haben Bundestagsabgeordnete der KPD verhandelt, sodass wir letztendlich straffrei nach Hause fahren konnten, in Sonderzügen. Abgenommen wurden uns nur die blauen FDJ-Hemden.
    320121302 - „Wieder will die Regierung die Jugend für den Krieg vorbereiten“ - Aktion „Ohne mich“, Albert Stasch, Antikommunismus, Clemens Kraienhorst, Emil Sander, Essen, FdJ, FDJ-Verbot, Jupp Angenfort, Kampf gegen die Remilitarisierung, Karl Schabrod, KPD, KPD-Verbot, Manfred Scholz, Max Reimann, NaturFreunde, Paul Schnittker, Philipp Müller, Remilitarisierung, Repression, SPD - Hintergrund
    Die Frage konkret gestellt: Angst vor einer Volksbefragung hat, wer das Volk gegen dessen Willen kriegstüchtig machen möchte. (Foto: UZ-Archiv)

    UZ: Wann bist du in die KPD eingetreten?

    Paul Schnittker: Ich bin Anfang 1952 Mitglied der KPD geworden. Ich war damals in Essen das jüngste Mitglied. In meinem Stadtteil, in Steele-Freisenbruch, gab es damals ein großes Kino. Dort wurden wir feierlich in die KPD aufgenommen. Zu der Zeit brauchte man Bürgen, um in die Partei aufgenommen zu werden. Zwei ältere Genossen, die im KZ gesessen hatten, haben für mich gebürgt. Mein Onkel Franz hat sich als dritter Bürge dazugesellt und sich sehr gefreut.

    UZ: Hast du in der Parteiarbeit andere Schwerpunkte gesetzt als vorher in der FDJ?

    Paul Schnittker: In den ersten Jahren nach meinem Beitritt war mein Schwerpunkt nach wie vor Jugendarbeit. Ich war Gewerkschafter, Jugendvertreter in meinem Betrieb und Gruppenvorsitzender einer Jugendgruppe der IG Metall. In der Partei haben wir gewerkschaftliche Themen behandelt. Gleichzeitig haben wir Demonstrationen organisiert, manchmal unter der Losung, das FDJ-Verbot aufzuheben und die Jugendorganisation wieder zuzulassen. Wir haben Demos angeführt für bessere Arbeitsbedingungen, insbesondere für Lehrlinge.

    UZ: Wie hast du die Repression zwischen 1951 und dem Verbot der KPD 1956 wahrgenommen?

    Paul Schnittker: Es gab sehr viele Verhaftungen, insbesondere von ehemaligen Funktionären der FDJ. Man spricht heute davon, dass es in Westdeutschland etwa 150.000 Verfahren gab und weit über 10.000 Verurteilungen. Selbst, wenn man auf Bewährung freikam, hatte das Konsequenzen: Die Arbeit war man los.

    Wir haben Unterstützung organisiert und Geld gesammelt. Mit den Eingesperrten haben wir Solidarität geübt, indem wir uns vor Knäste gestellt und laut gerufen haben. Das konnte man drinnen hören. Auch Mithäftlinge zeigten sich solidarisch mit unseren eingesperrten Genossen. Wir haben viele Aktivitäten entwickelt, um den durchaus vorhandenen Frust zu überwinden.

    UZ: Hast du auch Unterschriften gesammelt gegen die Remilitarisierung?

    Paul Schnittker: Ja, natürlich. Obwohl ich berufstätig war und bis 1953 in der Lehre, habe ich immer an der Unterschriftenaktion teilgenommen. Das lief so: Wir haben uns morgens gegen vier, fünf Uhr vor einen Betrieb gestellt, einen Tisch aufgebaut, mit den Arbeitern diskutiert und Unterschriften gesammelt. Innerhalb der Gewerkschaft haben wir natürlich auch dafür geworben. So sind wir auf 9 Millionen Unterschriften gekommen.

    Ein Selbstläufer war das nicht. In Essen haben wir zum Beispiel auf der Kettwiger Straße gesammelt, der Einkaufsstraße. Da haben sich schnell Menschentrauben gebildet. Oft kam dann jemand, der behauptete, „Ich war in Russland.“ Dann haben wir argumentiert, ach, Sie waren in Russland mit einem Maschinengewehr und haben Menschen ermordet. So haben wir viele Zuhörer auf unsere Seite gezogen und die haben dann auch unterschrieben. Antikommunismus war vorhanden, aber hatte die Bevölkerung noch nicht so durchdrungen. Das hat sich dann schnell gewandelt.

    UZ: Wie kam das?

    Paul Schnittker: Der Widerstand gegen die Remilitarisierung hat nie ganz aufgehört, aber in der Bevölkerung gab es Veränderungen. Das fing 1948 an mit der Währungsreform. Plötzlich konnte man alles kaufen. Dazu kam, dass viele Menschen wieder in Arbeit und Brot waren. Es gab ein Wiederaufbauprogramm, die Wohnungsnot ging zurück. Zugleich gab es die Propaganda, die Russen hätten unsere Frauen vergewaltigt, wollten uns überfallen und alles wegnehmen. Das ist die gleiche Propaganda, die die Bundesregierung heute wieder verbreitet.

    Das fruchtete zum Teil in der Bevölkerung. Dazu kamen viele Flüchtlinge aus Ostpreußen und der Tschechei, die behaupteten, sie seien von „den Russen“ vertrieben worden. Das war eine schwierige Situation. Das Ergebnis war, dass die KPD 1953 an der Fünfprozentklausel scheiterte.

    UZ: Drei Jahre später verbot das Bundesverfassungsgericht die KPD. Konnten ihre Landtagsabgeordneten in Nordrhein-Westfalen während des Verbotsprozesses noch ihrer Arbeit nachgehen?

    Paul Schnittker: Ich war nicht sehr nah an der Landtagsfraktion, kannte aber einige Abgeordnete wie Clemens Kraienhorst. In den Ausschüssen konnte die KPD durchaus arbeiten, aber ihre Abgeordneten waren immer in der Minderheit. Ihre Anträge wurden durchwegs abgelehnt. Im März 1953 wurde Jupp Angenfort auf offener Straße verhaftet – obwohl er als Landtagsabgeordneter Immunität genoss. Er wurde zu fünf Jahren Zuchthaus verurteilt und in Münster eingekerkert. Er konnte später bei einem Gerichtstermin, ich glaube in München, fliehen und ist dann in der DDR aufgetaucht.

    Im Grunde haben die Behörden versucht, die Immunität der Landtagsabgeordneten immer weiter einzuschränken, bis zu Jupps Verhaftung. Die war ein Novum. Die Bevölkerung verhielt sich eher gleichgültig. Es gab hier und da Aktivitäten dagegen, aber keine Riesenproteste. Es gab Resolutionen von Betriebsräten, die meistens von Kommunisten initiiert worden waren. Sozialdemokraten haben sie häufig mit unterzeichnet.

    UZ: Im Faschismus war die KPD verboten, ab dem 17. August 1956 war sie es in der BRD wieder. Haben euch die Erfahrungen aus der Illegalität im Faschismus geholfen, euch auf das Verbot in der bürgerlichen Demokratie vorzubereiten?

    Paul Schnittker: Ja, wir waren vorbereitet und haben die Erfahrungen unserer älteren Genossinnen und Genossen berücksichtigt. Getroffen haben wir uns nur noch in Gruppen von drei bis höchstens fünf Genossinnen und Genossen. So haben wir beraten, wie wir politisch weiter arbeiten. Für uns galt: So wenig Illegalität wie nötig, so viel Legalität wie möglich. Wir haben nie aufgegeben. Ganz viele haben sich allerdings zurückgezogen, das muss man schon sagen. Wir sind stark genug geblieben, um Aktivitäten entwickeln zu können. Ich war beteiligt an der Bildung einer Jugendaktion, und lange verantwortlich dafür. Wir haben Jugendforen organisiert im Wesentlichen, parallel zu Friedensaktivitäten. An den Jugendforen haben nicht nur Kommunisten und ehemalige FDJler mitgewirkt, sondern auch Bündnispartner wie die Naturfreunde. Diese Foren wurden jeweils von 150 bis 200 Jugendlichen besucht.

    Wir haben zum Beispiel ein Jugendforum durchgeführt zu Friedenspolitischen Problemen, und sind dann mit einer kleinen Delegation in meinem Fiat 600 nach Genf zu einer Außenministerkonferenz gefahren. Dort wollten wir eine Resolution übergeben. Die Botschaft der BRD hat uns am Tor abgewiesen. In der Botschaft der DDR wurden wir von Peter Florin empfangen, damals Stellvertretender Außenminister der DDR. Zu ihm gab es eine besondere Verbindung: Sein Vater hatte im Ruhrgebiet als KPD-Vorsitzender gewirkt.

    Die zweite Form unserer Arbeit in der Illegalität war, in den Gewerkschaften und bei den Naturfreunden mitzuwirken. Letztlich ging es immer gegen weitere Aufrüstung, gegen den Griff der BRD nach Atomwaffen.

    Wir haben immer überlegt, wie wir marxistisches Wissen vermitteln können. In Essen haben wir Arbeiterbildungsabende organisiert. In einer großen Kneipe in Altenessen haben wir Marx, Engels und Lenin gelesen. Wir haben kleine Broschüren veröffentlicht wie „Marx: Mit oder ohne Bart?“ Die haben wir auch in Gewerkschaftskreisen verbreitet.

    Der „Kampf gegen den Atomtod“, 1958 von der SPD initiiert, war eine recht große Aktion, die wir unterstützt haben. In Oberhausen haben wir einmal eine Tagung mit FDJ-Mitgliedern aus der DDR organisiert. Das war schwierig. Natürlich sind wir beobachtet worden durch die politische Polizei. Die Herrschenden fürchteten immer noch die Vereinigung Deutschlands, obwohl diese Frage zu dem Zeitpunkt nicht mehr auf der Tagesordnung stand.

    Anfang der 1960er Jahre begannen dann die Ostermärsche in Deutschland. Erst in Hamburg, dann hier im Ruhrgebiet. Eine völlige Unterbrechung unserer Tätigkeit gab es nicht. Wir haben immer überlegt, was zu tun ist.

    Im Zuge des Verbots war das Eigentum der KPD beschlagnahmt worden. Im Vorfeld gab es Überlegungen, etwa Drucker-Abzugsgeräte zu sichern. Das ist auch gelungen. So konnten wir später noch Flugblätter drucken.

    Eine ganz wichtige Aktion war 1961, als sich vor allem ältere Kommunisten zu einer Wählergemeinschaft organisierten, um legal an der Bundestagswahl teilzunehmen. Darunter waren Karl Schabrod, der Vorsitzender der KPD-Landtagsfraktion in Nordrhein-Westfalen gewesen war, mein Schwiegervater Albert Stasch, der Widerstandskämpfer Emil Sander und viele mehr. Sie sind alle wegen Fortsetzung der KPD-Organisation verhaftet und verurteilt worden. Mein Schwiegervater hat, glaube ich, neun Monate bekommen.

    UZ: Wie haben sich die Gewerkschaften positioniert zum KPD-Verbot?

    Paul Schnittker: Widersprüchlich. Einerseits gab es durchaus Beschlüsse gegen das Verbotsverfahren – das zu Beginn übrigens noch von der SPD abgelehnt wurde. Andererseits gab es keine großen Proteste, als die KPD dann verboten wurde. Die Gewerkschaften waren schon damals von der SPD dominiert.

    Auch gegen die Remilitarisierung gab es Beschlüsse der Gewerkschaften. Als die Bundeswehr dann gegründet wurde – das war nicht möglich ohne die SPD. Die hat später sogar mehrere Verteidigungsminister gestellt. Die Gewerkschaftsführungen waren immer problematisch in ihren Grundhaltungen. An der Basis gab es durchaus Sympathien für uns Kommunisten. Versteckt haben wir uns nicht. Wir sind als Kommunisten aufgetreten und wurden als Kommunisten gewählt. Es gab mal einen großen Bericht in einer Zeitung, Kommunisten würden gerne als Betriebsräte gewählt, aber bei Wahlen würden sie nicht die Fünfprozenthürde überspringen.

    UZ: Inhaftierte Kommunisten und Sozialdemokraten hatten in den KZ der Nazis verabredet, ihre Parteien zusammenzulegen. Im sowjetisch befreiten Teil Deutschlands haben die Genossen das umgesetzt, in Westdeutschland wurde das verhindert. Wie haben sich denn Sozialdemokraten in Essen verhalten in dieser Frage?

    Paul Schnittker: Ich war ja noch jung, gefestigte Sozialdemokraten gab es in meinem Dunstkreis nicht. Aber 1946 gab es eine große Kundgebung auf dem Marktplatz in Essen für die Vereinigung beider Parteien. 20.000 Menschen sprachen sich darauf für die Vereinigung aus. Als Kind habe ich daran teilgenommen.

    Als Elfjähriger war ich auf einer großen Kundgebung auf dem Burgplatz in Essen mit Wilhelm Pieck und Otto Grotewohl. Unser damaliger Oberbürgermeister war Heinz Renner, später Bundestagsabgeordneter der KPD. Auf dieser Kundgebung waren wahnsinnig viele Sozialdemokraten, auch mit Transparenten für die Vereinigung der Arbeiterparteien. Die wurde von den Besatzungsmächten, vor allem der britischen, verhindert. In der SPD waren es vor allem Kurt Schumacher und Erich Ollenhauer, die gegen die Vereinigung arbeiteten. Das weiß heute kaum noch jemand. Die haben alles daran gesetzt, die Vereinigung zu verhindern – immer mit antisowjetischen, antikommunistischen Argumenten.

    UZ: Auf dieser Kundgebung durftest du den Genossen Pieck und Grotewohl einen Blumenstrauß überreichen.

    Paul Schnittker: Als junger Pionier hatte ich die Ehre, genau. Leider gibt es kein Foto davon.

    UZ: Hast du den Verbotsprozess in Karlsruhe verfolgt?

    Paul Schnittker: So weit ich konnte, ja. Aus der Erfahrung mit der FDJ wusste ich, dass die Genossinnen und Genossen, die beauftragt waren, die KPD zu vertreten, einen schweren Stand hatten. Die haben versucht, bekanntzugeben, wie der Prozess läuft – über Drucksachen und Mund-zu-Mund-Propaganda. Die bürgerlichen Medien haben kaum berichtet, und wenn, dann nicht objektiv. Die deutsche Öffentlichkeit hat den Prozess kaum wahrgenommen. International war das anders. Proteste gab es nicht nur in den sozialistischen Ländern, auch in Frankreich, Italien und weiteren Ländern.

    UZ: Stimmt es, dass der unmittelbare Repressionsdruck nach dem Verbot etwas nachließ – weil die KPD als verboten galt und man nicht mehr wegen Mitgliedschaft in ihr angeklagt werden konnte?

    Paul Schnittker: Das stimmt nicht ganz. Zum einen wurden KPD-Mitglieder nach wie vor beobachtet und verfolgt. Zum zweiten wurden ja 1961 viele Kommunisten verhaftet. Die Strafprozesse liefen im Grunde bis 1964. Es ging schon etwas anders zu als vor dem Verbot, dennoch gab es weiterhin viele Verhaftungen und Prozesse.

    UZ: Heute engagiert sich die SDAJ im Kampf gegen die Wiedereinführung der Wehrpflicht und gegen die Kriegspläne der Bundesregierung. Damit hat sich der Jugendverband Schmutzkampagnen der Herrschenden eingefangen. Angesichts des Versuchs des Bundeswahlleiters im Juli 2021, der DKP den Parteistatus zu entziehen, und diverser Debanking-Kampagnen, auch gegen die DKP – wenn du heute Zeitung liest, siehst du Parallelen zu den Kämpfen, die du in deiner Jugend geführt hast?

    Paul Schnittker: Sehr starke, obwohl man heute anders vorgeht. Wieder will die Regierung die Jugend für den Krieg vorbereiten. Damals war die Kriegsgefahr weiter weg als heute. Damals ging es darum, Westdeutschland als imperialistischen Staat und als Schaufenster Richtung Osten aufzubauen, also gegen die sozialistischen Länder in Stellung zu bringen. Heute ist die Propaganda etwas anders. Sie ist offensiver geworden! Man muss Russland „ruinieren“, wie die ehemalige Außenministerin Annalena Baer­bock gefordert hat. Es werden wieder Gesetze entwickelt, um junge Menschen davon abzuhalten, Widerstand zu leisten – wie das Versammlungsgesetz in Nordrhein-Westfalen oder neue Polizeigesetze. Die Palästina-Solidarität ist besonders massiv von Repression betroffen. Einerseits kann man noch demonstrieren, können Schüler noch Aktionen durchführen. Andererseits wird Druck ausgeübt, und zwar in allen Bereichen – auch in Schulen.

    Deswegen finde ich es bewundernswert, dass sich so viele Schülerinnen und Schüler gegen die Wehrpflicht wehren, demonstrieren und streiken. Man darf nie vergessen: Wir haben es mit einem starken politischen Gegner zu tun, der alles daransetzt, neue Kriege anzufachen. So sehe ich im Moment die Lage. Ich bin trotzdem ein bisschen optimistisch: Solange man lebt, will man kämpfen und muss man kämpfen.

    UZ: Was rätst du Jugendlichen, die Angst vor Repression haben?

    Paul Schnittker: Angst lähmt. Wir dürfen aber keine Illusionen schüren. Die Wahrheit ist: Alles steuert auf einen Krieg hin. Dazu gehört, dass man aufklärt über die Lügen, die verbreitet werden, um diesen Krieg vorzubereiten. Der Kampf dagegen wird schwer. Dafür braucht man Mut. Und, vor allen Dingen, Solidarität untereinander. Alleine ist man verloren!

    #Allemagne #histoire #KPD #répression #KPD #AfD #démocratie

  • Sprengen, Aufbrechen, Löschen
    https://www.unsere-zeit.de/sprengen-aufbrechen-loeschen-4816953

    Kaum beachtet : Treffen des neuen BND-Chefs Martin Jäger (rechts) mit Wladimir Selenski (links) in Kiew am 14. Mai 2026 (Foto : x / @MJaegerT)

    Nous assistons à la transformation de l’état en machine de guerre. Une nouvelle loi donne des compétences étendues au service secret principal allemand. Désormais chaque journaliste et les militants de l’opposition aux guerres allemandes devront apprendre les méthodes d’autoprotection clandestine.

    L’état de guerre même non déclaré signifie la fin de l’état de droit pour les citoyens.

    7.8.2026 vin Ralf Hohmann - Reform von BND und „Verfassungsschutz“ macht Grenze zwischen Krieg und Frieden unkenntlich

    Es ist die Geschichte von Tino, Lothar und Katja. Erzählt wird sie an prominenter Stelle auf der Internetseite des Bundesnachrichtendienstes (BND). Auch wenn die Diktion von Anklängen an die „Tagesschau in einfacher Sprache“ nicht frei ist und Ältere sich an die Spionagegeschichten mit Tim und Struppi erinnert fühlen, geht es um ganz ernste Dinge. Der Satellitenbildauswerter Tino klickt sich kurz vor dem Feierabend schnell noch einmal durch eine „Flut neuer Bilder“. Seine „militärische Vorerfahrung“ bei der Bundeswehr zeigt ihm: Da baut doch tatsächlich der Feind Raketenabschussanlagen. Lothar, sein Bildbetrachterkollege mit bloß „zivilem Hintergrund“, pflichtet ihm bei. Ihre „enorm wichtigen Erkenntnisse“ müssen schnellstmöglich an Abteilungschefin Katja weitergegeben werden. Lothar, Tino und Katja haben sich den Feierabend nun redlich verdient, denn „dank Tinos wachem Auge und der schnellen Informationsweitergabe an Katja ist die Bundesregierung nun schnellstmöglich über die neuen, noch im Bau befindlichen Raketensilos informiert“. Über den Rest der Geschichte, die von Zerstörung und Tod handelt, schweigt das Internetportal der Schlapphüte.

    Seit Frühsommer 2022 liefert der BND unter der Ägide des US-Auslandsgeheimdienstes CIA Satellitenbilder aus dem „SAR-Lupe“-System der Bundeswehr, abgehörte Kommunikation russischer Einheiten und Analysen zu russischen Truppenbewegungen, Stellungen, Munitionslagern und Flugplätzen an Kiew. Viele hundert Berichte sind es inzwischen. Damit die Ukraine weiß, dass der deutsche Dienst auch in Zeiten transatlantischer Turbulenzen treu zur übernommenen Aufgabe steht, stattete der frischgebackene BND-Chef Martin Jäger, im früheren Leben Cheflobbyist von Daimler und Botschafter in Kiew, dem ukrainischen Präsidenten Wladimir Selenski am 14. Mai seinen Antrittsbesuch ab. Das Ganze sollte wohl nicht an die große Glocke gehängt werden, blieb von bürgerlichen Medien unbeachtet. Lediglich ein Instagram-Post der deutschen Botschaft in Kiew lässt wissen, dass es um die „Stärkung der Luftabwehr“ und „den Ausbau der Sicherheitszusammenarbeit“ ging. Um zu erahnen, worüber da im Detail gesprochen wurde, braucht es keine große Fantasie.

    Unter dem regierungsoffiziellen Deckmantel, zwar nicht unmittelbare Kriegspartei zu sein, aber die deutschen Werte doch irgendwie am Dnepr zu verteidigen, hatte der BND vier Jahre Gelegenheit, sein Agieren im kriegerischen Umfeld zu üben. Die am 13. August im Bundeskabinett anstehende Verabschiedung des neuen Geheimdienstgesetzentwurfs (siehe UZ vom 24. Juli) wird den BND nicht nur mit einer bis dato ungeahnten Fülle neuer Kompetenzen ausstatten, sie wird die Grenze zwischen Krieg und Frieden für Geheimdienstaktivitäten strukturell unkenntlich machen. Ganz getreu dem Wort des Bundeskanzlers Friedrich Merz auf der diesjährigen Sommerpressekonferenz: „Wir leben nicht im Krieg, aber wir leben auch nicht mehr im Frieden.“ Im „Zeitalter der hybriden Bedrohung“ sind die Übergänge fließend.

    Das neue Geheimdienstgesetz weicht die angestammten Kategorien des Grundgesetzes auf: Trotz aller Kriegsrhetorik konnte man bisher jedenfalls davon ausgehen, es müsse wenigstens der Spannungsfall ausgerufen werden, bevor das öffentliche Leben vollends militärischen Belangen untergeordnet wird. Schon der konturenlose Spannungsfall kommt im Gewand des puren politischen Zufalls daher. Wie sonst sollte man den Erklärungsversuch des Wissenschaftlichen Dienstes des Bundestags vom 4. November 2024 werten, wenn es dort heißt: „Da die mit der Feststellung des Spannungsfalles verbundene Krisenprognose von zahlreichen außenpolitischen Faktoren sowie von der gesamteuropäischen Sicherheitslage zum entsprechenden Zeitpunkt abhängt, genießt der Deutsche Bundestag bei der Feststellung des Spannungsfalls einen erheblichen politischen Einschätzungs- und Beurteilungsspielraum“?

    Der neue Regierungsentwurf gibt dem BND die Zauberformel der „spezifischen Gefährdungslage“ an die Hand. Liegt diese vor, gibt es grünes Licht für ein „aktives Einwirken mit dem Ziel einer Abwendung oder Einschränkung dieser Gefährdung“, erweiterte nachrichtendienstliche Maßnahmen also. Im Klartext heißt das: Eine spezifische Gefährdungslage kann bestehen, ohne dass ein Spannungs- oder Verteidigungsfall ausgerufen wurde. Nämlich schon dann, wenn „Anhaltspunkte“ dafür vorliegen, dass eine ausländische Macht oder ein ihr zurechenbarer Akteur besonders wichtige Rechtsgüter wie die äußere Sicherheit, die Funktionsfähigkeit des Staates oder die kritische Infrastruktur gefährdet. Die „Grundanordnung“ zur Durchführung der erweiterten Maßnahmen trifft die „Behördenleitung oder ihre Vertretung“, sprich: Martin Jäger, die Vizepräsidentin für zentrale Aufgaben Dr. Gabriele Monschau oder gleich Generalmajor Dag Baehr. Der Katalog „erlaubter“ Handlungen reicht weit: heimliche Sabotagehandlungen im Ausland, physische Manipulation oder Unbrauchbarmachung von Waffensystemen, Raketentechnik oder Zentrifugen, Cyberoperationen wie das Lahmlegen der gegnerischen IT-Infrastruktur oder das Abfangen und Umleiten von Datenströmen und Anbringen von Tracking-Technik. Personell und organisatorisch sind Bundeswehr und BND ohnehin seit Langem eng verflochten. Die etwa 800 Bundeswehrdienstgrade innerhalb des BND unterstehen dessen Präsidenten. Im BND nennt man sie das „Amt für Militärkunde“.

    #Allemagne #service_secret #BND #guerre

  • Mortalité infantile : un rapport d’abord dissimulé dévoile la gravité de la situation en France | Mediapart
    https://www-mediapart-fr.bnf.idm.oclc.org/journal/france/070826/mortalite-infantile-un-rapport-d-abord-dissimule-devo
    https://static-mediapart-fr.bnf.idm.oclc.org/etmagine/og/journal/files/2026/08/07/260807-img-mortalite-infantile-un-rapport-d-abord-

    « On a quand même des enfants qui tombent malades constamment. Je me souviens d’un bébé de 8 mois qui est mort d’une insuffisance respiratoire en 2025. Elle était hébergée dans un de ces lieux et tombait malade constamment et allait d’infection en surinfection… », rapporte la sage-femme.

    Le docteur Patrick Daoud est le président du réseau périnatal Naître dans l’Est francilien (Nef) et chef du pôle femme enfant du groupement hospitalier Grand Paris Nord-Est. Il exerce depuis trente ans en Seine-Saint-Denis, l’un des départements les plus pauvres de France et les plus touchés par la mortalité infantile.

    Depuis une dizaine d’années, il constate quotidiennement un accroissement de la grande précarité. Cela se traduit par une hausse du nombre de femmes à la rue, vivant dans des bidonvilles ou dépendantes du 115. Outre les problèmes majeurs de logement, ces dernières rencontrent aussi des difficultés pour se nourrir correctement, ce qui aggrave les facteurs de risque comme l’obésité et le diabète. Certaines présentent aussi plus de risques de complications vasculo-placentaires.

  • Surenchère de souffrances et soif de sang
    http://cqfd-journal.org/Surenchere-de-souffrances-et-soif

    A croire que le nom du lieu était prédestiné. Condé ! Ou plus exactement Condé-sur-Sarthe, petit bourg de deux mille habitants à l’ouest d’Alençon dans le département de l’Orne. C’est là qu’a été bâti un lieu de détention ultra sécuritaire – conçu par des cervelles exsangues – concentrant « les résultats de douze années d’études ministérielles sur les types d’établissement censés tenir enfermés des prisonniers difficiles et condamnés à de très longues peines ». Installé sur presque trois hectares, composé de trois bâtiments dont seuls deux sont pour l’heure en fonction, ce dernier né des centres pénitentiaires se distingue, ainsi que le précise la plaquette promotionnelle du produit, par « la haute technologie des moyens de sureté et la gestion en petits groupes de personnes détenues ». Dans les faits, aucune communication n’est possible entre les bâtiments, les soixante-huit détenus actuels, encadrés par cent quatre-vingt neufs surveillants, sont maintenus dans un quartier d’isolement ayant la taille d’une prison. Les fenêtres ont été faites de telle manière que les prisonniers ne puissent ni voir à l’extérieur, ni être vus. Contrairement aux maisons centrales où l’usage permettait auparavant une relative circulation entre les cellules, ici les portes sont closes en permanence.

    #prison #répression #France