• Le scandale Facebook pose avant tout une question politique - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2018/03/23/le-scandale-facebook-pose-avant-tout-une-question-politique_1638346

    L’affaire qui touche en ce moment le réseau social aux 2 milliards d’utilisateurs n’est que le symptôme du naufrage de l’action publique.

    Le scandale Facebook pose avant tout une question politique

    D’abord il y a l’évidence. A l’évidence, quiconque peut disposer d’une partie substantielle et suffisamment ciblée des données collectées et agrégées par Facebook dispose d’un outil d’influence absolument redoutable et tout à fait inédit à l’échelle de l’histoire de l’humanité et de la manipulation de l’opinion. Quantitativement et qualitativement, jamais aucun média n’avait été en capacité de disposer d’autant de données privées et intimes sur autant de personnes en temps réel et à flux constant (plus de 2 milliards d’utilisateurs).« Une version postmoderne de la Stasi », pour reprendre la formule de Julian Assange. Mais en pire.

    Ceci étant posé en préalable, toute agence de « relations publiques » (RP) comme elles se nomment par euphémisme et antiphrase, puisqu’il s’agit surtout d’entretenir des connivences privées, Cambridge Analytica compris, aura une tendance naturelle à surestimer auprès de ses clients et des médias le pouvoir réel dont elle prétend pouvoir disposer pour façonner l’opinion. Au regard de ce que sont ses clients et ses intérêts, cette affaire est cyniquement une extraordinaire publicité pour Cambridge Analytica.
    Facebook et Cambridge Analytica n’ont pas « fait l’élection »

    Mais attention à ne pas rater l’essentiel des enjeux de cette affaire. Certes, la collecte de données est massive. Certes, le mode opératoire de la collecte est suspect (au travers d’applications tierces notamment). Certes, les soupçons de collusion entre Facebook et Cambridge Analytica méritent d’être explorés par la justice. Certes, le laissez-faire de Facebook confine à l’incurie chronique dans cette affaire. Mais n’allons pas pour autant imaginer que l’élection de Trump s’est jouée uniquement sur de l’analyse de données et du profilage marketing, même parfaitement ciblé, même à cette échelle.

    D’autant que rien n’est vraiment nouveau. Un porte-parole de la campagne d’Obama indique que lui aussi a « naturellement » travaillé avec Facebook pour avoir accès aux données personnelles d’utilisateurs d’obédience plutôt démocrate. C’est un fait : tous les candidats de toutes les élections de tous les pays travaillent et travailleront toujours avec toutes les entreprises et médias susceptibles de leur apporter des infos en termes d’analyse de l’opinion et accessoirement leur promettant d’être en capacité d’exercer des actions d’influence.

    Mais pour le reste, choisir pour qui nous allons voter est, heureusement, un processus décisionnel largement multi-factoriel qu’aucune martingale algorithmique ne peut prétendre modéliser de manière fiable, fut-elle gavée d’une immensité de données qualifiées. Et à ce titre, l’élection de Trump en est d’ailleurs la preuve éclatante. Facebook et Cambridge Analytica ont certainement une part de responsabilité dans cette élection mais ils n’ont à eux seuls pas « fait l’élection ». Loin s’en faut.

    A lire aussi :Scandale Facebook : les petits remèdes du Dr Zuckerberg
    Facebook et son projet politique

    Au-delà des agences de com ou de RP, la première question qu’il me semble essentiel de retenir de toute cette affaire, c’est celle de savoir comment garantir que « l’executive board » de Facebook lui-même ne cède pas à la tentation d’exploiter l’immensité des données dont il dispose pour mener une campagne d’influence sur des sujets politiques ou sociétaux. D’autant que l’on sait qu’une place était réservée pour Zuckerberg dans l’équipe Clinton si celle-ci avait remporté l’élection. Et sans pour autant avoir besoin de fantasmer sur les intentions présidentielles de Mark Zuckerberg, il est au moins acquis et avéré qu’à l’échelle qu’atteint aujourd’hui Facebook, il ne peut pas, il ne peut plus faire l’économie d’un projet politique.

    L’autre question liée est celle de l’intentionnalité de la collecte et de l’usage qui est fait de ces immenses volumes de données. L’un des ingénieurs en intelligence artificielle chez Google, François Chollet, a peut-être très opportunément, mais de mon point de vue très justement, indiqué quel était l’enjeu principal de cette intentionnalité en déclarant sur son compte Twitter (je souligne) :

    « Le problème avec Facebook n’est pas « uniquement » la question de la privacy et le fait qu’il puisse être utilisé comme un panoptique totalitaire. L’aspect le plus inquiétant à mon avis est son utilisation de notre consommation d’information comme un outil de contrôle psychologique ("The more worrying issue, in my opinion, is its use of digital information consumption as a psychological control vector"). […] En bref, Facebook est en capacité de simultanément prendre la mesure de tout ce qui nous touche et nous concerne, et de contrôler l’information que nous consommons. Quand vous avez à la fois accès à ces dimensions de perception et d’action, vous faites face à une situation classique en Intelligence Artificielle. Vous pouvez établir une boucle logique optimisée pour le comportement humain. […] Une boucle dans laquelle vous observez l’état actuel de vos cibles et déterminez l’information avec laquelle il est nécessaire de les alimenter, jusqu’à ce que vous observiez les opinions et les comportements que vous voulez obtenir. Une bonne partie du champ de recherche en Intelligence Artificielle (particulièrement celle dans laquelle Facebook investit massivement) concerne le développement d’algorithmes capables de résoudre de tels problèmes d’optimisation, de la manière la plus efficace possible, pour pouvoir clore la boucle et disposer d’un niveau de contrôle total sur le phénomène. »
    Quel impact sur les comportements ?

    Et la dernière question est celle de savoir si cette énième affaire, s’ajoutant à la liste déjà longue des casseroles qui collent à l’image de la plateforme sociale, aura ou non une incidence sur le comportement des usagers, sur nos comportements. Un article du New York Times indiquait que Zuckerberg aurait été averti de l’essentiel des révélations qui allaient être faites quinze jours avant leur sortie, et qu’il aurait sous-estimé le tollé que cela allait susciter. Il est plutôt probable que Zuckerberg ait vu dans cette affaire l’occasion d’un crash test bienvenu : voir jusqu’où les utilisateurs sont prêts à tolérer que la plateforme continue de faire et de laisser-faire absolument n’importe quoi avec leurs données, voir jusqu’où l’idée que Facebook soit reconnu comme un formidable média de manipulation de masse n’empêche en rien d’en avoir un usage trivial nous servant simultanément d’exutoire, de service de mise en relation et un peu aussi de source d’information.

    Croire que cette affaire sera un éclair de lucidité dans l’opinion et permettra une prise de conscience accrue des enjeux posés par une plateforme privée rassemblant deux milliards d’utilisateurs sur un modèle économique de régie publicitaire est une chose. Imaginer que cela impactera les comportements de ces mêmes utilisateurs en est une autre. Ceux qui le pensent font la même erreur que ceux qui pensaient que Trump n’avait objectivement absolument aucune chance de l’emporter tant l’énormité de ses prises de parole ou ses positions était une caricature de caricature.
    Ne pas se tromper de cible

    Par l’architecture de panoptique sur laquelle il repose, Facebook ne peut de toute façon pas être autre chose qu’un instrument de surveillance. L’utiliser comme tel n’est ni « bon » ni « mauvais » mais juste « logique et cohérent ». Et ses 2 milliards d’utilisateurs n’ont pas besoin d’une quelconque perversité pour se mettre à se surveiller les uns les autres dès lors qu’ils sont installés dans cette architecture panoptique. Fenêtre sur cour. La fonction crée l’organe et l’architecture crée la perversité des régimes de sur- ou de sous-veillance. N’espérons donc pas davantage un changement de mentalité, de moralité ou un exode des utilisateurs à la faveur des révélations de ce nouveau scandale ; « révélations » qui ne sont en fait que la répétition et l’incarnation de la fonction panoptique de la plateforme. Et n’espérons pas davantage que les excuses de Zuckerberg changeront quoi que ce soit. Sans changement d’architecture et sans changement de modèle économique, rien ne pourra changer dans les logiques d’usage que la plateforme autorise.

    Entre responsabilité effective et influence relative dans l’élection américaine, et qu’il s’agisse de Facebook ou de Cambridge Analytica, il ne faut pas que nous nous trompions de cible en combattant les symptômes plutôt que le mal. La solution pour empêcher l’accession au pouvoir de personnalités névrotiques ou simplement avides de leur propre suffisance ne se trouve pas dans la régulation de Facebook ou dans l’abolition de son modèle publicitaire mais dans le seul champ de l’action publique. Dans le champ du politique dont Facebook n’est que le reflet le plus souvent hors-cadre.

    C’est sur l’incurie de l’action politique et sur la perte de sens de la parole politique que se fabrique et s’entretient le modèle d’affaire des agences de RP comme Cambridge Analytica. « Building a community », comme ne cesse de le répéter Zuckerberg, n’est rien d’autre qu’un slogan marketing totalement creux. La seule chose que Facebook ait jamais permis de construire c’est une architecture de la surveillance dans laquelle Mark Zuckerberg a constitué une audience dont viennent se repaître annonceurs et agences de RP. Et la seule communauté qui vaille est celle des intérêts financiers de la firme.

    Facebook n’est que le reflet du naufrage de la publicitarisation de l’action publique et de la parole politique. De la société du spectacle de Debord, décidément visionnaire à plus d’un titre. Mais plus qu’un reflet Facebook est aussi un miroir. Le miroir qui nous est tendu de l’Hiroshima démocratique qui nous attend collectivement si nous n’arrivons pas à redresser la barre. Car quand Facebook ou Zuckerberg se mettront vraiment à faire de la politique, alors il sera en effet trop tard.

    Olivier Ertszcheid est l’auteur de l’Appétit des géants (2017, C&F éditions)
    Olivier Ertzscheid Enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la communication à l’université de Nantes

    #Olivier_Ertzscheid #Facebook #Politique_algorithmes


  • #Lycée_militaire de #Saint-Cyr : une machine à broyer les femmes - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/03/22/lycee-saint-cyr-une-machine-a-broyer-les-femmes_1638211

    « Libération » a enquêté sur le #sexisme érigé en système au sein des #classes_préparatoires militaires par un puissant groupe d’élèves : les « tradis ». Entre humiliations et #harcèlement_moral, tout est fait pour saper les ambitions des étudiantes.

    #armée #misogynie

    • C’est une lettre, rédigée avec rage et remplie de rancœur, qui a sonné l’heure de la rébellion au lycée militaire de Saint-Cyr-l’Ecole (Yvelines). Celle de Mathilde (1), 20 ans, élève de deuxième année de classe préparatoire dans l’établissement, envoyée au président Macron, le samedi 2 décembre 2017. Avec ces mots, reflets d’une plaie à vif : « J’avais jusqu’à présent le projet d’intégrer l’Ecole spéciale militaire (ESM) de Saint-Cyr. […] J’ai honte d’avoir voulu aller dans une armée qui n’est pas prête à recevoir des femmes. J’ai appris que porter un vagin ruine une carrière, une vocation, une vie. » Mathilde rêvait d’être officière de l’armée de terre. Ces deux années de prépa au lycée de Saint-Cyr, réputées être le meilleur tremplin pour atteindre cet objectif, ont fracassé son rêve.

      Harcèlement moral, intimidations, insultes, humiliations, marginalisation, coups bas : depuis son arrivée, en septembre 2016, Mathilde se sent « persécutée » par un groupe de garçons « prêts à tout » pour la voir abandonner le concours d’entrée à l’ESM (lire encadré).
      « Réactionnaire »

      Ils se nomment communément les « tradis » et ont réussi leur pari : la jeune femme souhaite retourner dans le civil à la fin de l’année, écœurée par le monde militaire et sa misogynie corrosive. Ce n’est malheureusement pas la seule. Dans la « corniche » de Saint-Cyr (l’ensemble des classes préparatoires du lycée), ce sexisme psychologiquement virulent, orchestré par une minorité puissante (environ 60 élèves sur 230), est subi de manière quotidienne par une large majorité d’étudiantes. « Sans que le commandement ne bouge d’un orteil », s’insurge Mathilde.

      La lettre adressée à Emmanuel Macron était porteuse d’espoir, d’un balbutiement de révolte. Elle a fait pschitt. Quelques tables rondes ont été organisées au lycée… Mais aucune mesure n’a été annoncée après. Alors, face à cette « passivité », Mathilde a choisi de contacter Libération pour alerter sur ce « vase clos réactionnaire et paternaliste ». Au fil des jours, une quinzaine d’autres personnes ont, elles aussi, spontanément souhaité libérer la parole. Leurs témoignages couvrent une période allant de 2013 à aujourd’hui. Filles (très majoritairement) et garçons, ex-étudiants, élèves actuels anciens membres de l’encadrement : tous décrivent à Libé le sexisme systémique des classes préparatoires au lycée militaire de Saint-Cyr. Ou comment sévit depuis des générations le clan des tradis pour évincer leurs camarades féminines et broyer leurs ambitions. En quasi toute impunité.
      « Youle »

      Mercredi 29 novembre 2017, trois jours avant l’envoi de la lettre. Comme tous les ans à cette même date, c’est jour de fête au lycée militaire de Saint-Cyr : l’établissement hanté par le souvenir napoléonien célèbre la fameuse bataille d’Austerlitz en organisant la soirée du « 2S » lors de laquelle les élèves proposent des « sketchs ». Ce soir-là, une dizaine d’élèves (que des garçons) arrivent torse nu pour danser sur scène. Sur la peau, ils ont peint le symbole µ. Prononcé « mu », c’est un nom de code signifiant « misogyne », nous explique Agathe, une ancienne élève d’hypokhâgne du lycée. « Il est tagué dans la cour, il est gravé sur les tables de classe. Bref, il est partout », assure-t-elle. Quelques minutes de show plus tard, une jeune fille, volontaire, entre en scène afin de se faire « faussement » scalper par les jeunes hommes. Qui la mènent ensuite à leur chef en criant : « Youlez les… » avant d’entendre une partie du public masculin répondre d’une seule voix : « …grosses ! »

      « Youlez les grosses » signifie « scalpez les filles ». Car dans le langage interne que les tradis se transmettent d’année en année, les « grosses », ce sont les jeunes femmes. Parce qu’elles « sont juste bonnes à être engrossées », explique à Libération Marie, qui a fait une première année de prépa à Saint-Cyr-l’Ecole avant de changer d’orientation. La « youle » ? « C’est le nom de la coiffure que les tradis arborent pour se différencier du reste des élèves », renchérit Marie. Très court sur les côtés, longue mèche sur le haut du crâne. Mathilde se souvient de cette soirée : « Les filles de l’assemblée sont restées abasourdies. On ne savait pas trop si cela signifiait que nous n’étions pas les bienvenues ou si c’était carrément une menace de mort. Dans tous les cas, c’était de la misogynie clairement exposée. »

      Quelques filles sont bien allées voir la direction du lycée pour protester contre ce sketch douteux. Selon elles, il avait été validé en amont par la direction du lycée qui ne pouvait plus changer son fusil d’épaule. Aurore, 20 ans, étudiante à bout de nerfs, se souvient : « Le commandement nous a répondu qu’il ne fallait pas que nous prenions la mouche pour une simple blague potache. » Du côté du ministère, on affirme à Libération que les sketchs seront interdits lors de la prochaine soirée « 2S ». « Je n’y crois pas. C’est toujours la même hypocrisie. Ici, on laisse les filles se faire opprimer et on ne sanctionne jamais les bourreaux », dénonce Aurore.

      A lire aussi « J’étais un bourreau » : la confession d’un tradi repenti
      « Contre-nature »

      Les « bourreaux », ce sont eux : les Mohicans, la Mafia, l’Inquisition, la Ferme et les Gaulois. Des « familles » de garçons ultraconservateurs perpétuées chaque année par un système de parrainage, qui n’acceptent toujours pas la présence de jeunes filles dans la corniche. Elles sont pourtant officiellement admises depuis 1986, même si les premières étudiantes sont arrivées au début des années 2000. Ce groupe masculiniste, à la fois occulte et hyperstructuré, est officiellement interdit par l’autorité militaire. Et pour cause. Dans les couloirs de leurs dortoirs, ils brandissent fièrement le drapeau des confédérés américains, devenu dans le monde entier un signe de ralliement raciste, ou s’habillent avec des bretelles à ses couleurs. Selon des sources internes, des croix gammées auraient été retrouvées dessinées à la craie sur certaines chaises, avec l’inscription Deutschland über alles (un extrait de l’hymne allemand utilisé par les nazis). Le 20 novembre dernier, jour de la mort de Franco, des témoins rapportent les avoir entendus louer les « valeurs » du dictateur espagnol. Sur Facebook, les tradis « likent » des groupes qui militent contre l’avortement. Ces jeunes adultes, de 17 à 21 ans, sont nostalgiques « de la religion d’Etat, des colonies… » observe un de leurs anciens professeurs : « Et ils pensent qu’accorder des congés paternité, c’est contre-nature. » Tous les mercredis, ils vont à la messe au lycée et tous les dimanches à Versailles, ville voisine à environ 5 kilomètres de Saint-Cyr-l’Ecole, dans une église où elle est dite en latin. En 2013, une majorité de tradis ont rejoint la Manif pour tous et des autocollants du mouvement fleurissaient dans l’établissement. L’année dernière, ils se sont procuré un drapeau gay pour le brûler au lycée. Une information recoupée par plusieurs témoins. D’ailleurs, un des sketchs organisé lors du « 2S » de 2016 montrait un homme symboliquement envoyé au bûcher (avec des fumigènes). Il portait des bretelles arc-en-ciel.

      Chaque année, les hostilités débutent fin septembre, quand les tradis font le tour des dortoirs pour recruter parmi les nouveaux. « Si tu ne rejoins pas leurs rangs, tu seras considéré comme un "souz" [un sous-homme, ndlr], déplore Pierre, élève de classe prépa. Les tradis sont dans cette logique de "si tu n’es pas avec nous tu es contre nous". Les non-suiveurs sont marginalisés durant le reste de l’année. Mais je ne peux pas vraiment me plaindre quand je vois ce que les tradis réservent aux étudiantes. » Car leur cible, ce sont les filles. Pour s’excuser de vouloir leur mettre des bâtons dans les roues, ils plaident parfois la concurrence logique d’une prépa exigeante comme celle de Saint-Cyr. Les filles leur prendraient des places, qui sont chères. « Mais si ce n’était que ça, ils n’auraient pas de raison de s’entraider entre eux, contrebalance un observateur de l’intérieur. En réalité, selon eux, les filles ne devraient tout simplement pas être là. Les femmes sont des êtres merveilleux, doux et gentils, mais mieux à la maison à faire des enfants. » « Ils n’ont aucune vision complexe du monde, assène un de leurs anciens professeurs. La sensualité, la sexualité, ils ne connaissent pas. Pour certains, une fille c’est une sœur ou une maman. » En clair, elles n’ont rien à faire là.

      A lire aussi « La question du maintien des classes prépa militaires se pose »
      « A mort les grosses »

      Les nombreux témoignages recueillis par Libé parlent de « haine palpable » et de « guerre froide ». Coups de pied dans les portes la nuit pour empêcher les filles de dormir, défécation devant leur chambre, refus de manger à la même table qu’elles à la cantine, menaces de « scalp » (toujours lui), pancartes « à mort les grosses » affichées dans l’internat, chansons composées des termes « salopes » et autres « cuissssss » marmonnées au passage d’une élève en couple (et donc soupçonnée d’avoir des relations sexuelles), remise du « concombre d’or » devant toute la promotion à la jeune fille qui a « le plus cuissé durant l’année »… Sans oublier l’ignorance ritualisée ou « l’indifférence courtoise » comme la surnomment les tradis eux-mêmes : cet usage qui consiste à ne jamais adresser la parole aux filles. Jamais, au point de ne pas transmettre les consignes du commandement ou à les prévenir des contrôles scolaires. Et donc à les pénaliser dans leurs études.

      « On retrouve les filles en pleurs dans les couloirs, prêtes à tout arrêter du jour au lendemain, rapporte une source interne. Entre le stress des concours, l’intensité des semaines de cours et ce sexisme en situation de force, beaucoup d’étudiantes n’arrivent plus à contrôler leur sentiment de détresse. » Aurore n’a pas peur de parler de harcèlement sexiste : « Je me sens humiliée dans mon identité de femme et bafouée dans mon droit d’être ici. Ça m’a rendue malade. J’ai longtemps eu des nausées, des maux de ventre, un corps épuisé. J’en ai parlé à un médecin qui m’a confirmé que tout n’était que psychologique. »

      « Leur but, c’est qu’on décroche en fin de première année », synthétise Rebecca qui est sortie de la prépa en juin 2016 sans concourir pour l’ESM. L’ancienne apprentie officière a tenu trois ans, avec une année de « khûbe » (redoublement), mais en « craquant » à chaque vacance. Aujourd’hui, la jeune femme se dit « dégoûtée » du métier qui la faisait rêver plus jeune. Même constat pour Noémie, ancienne élève de la prépa Saint-Cyr aujourd’hui en réorientation. Elle ambitionnait de devenir pilote de l’armée de l’air, mais elle a entre-temps « totalement perdu confiance en elle ». Déléguée élue lors de son unique année de classe prépa, la jeune fille a été toute l’année « boycottée » au profit de son vice-délégué et membre de la famille tradi. « On me disait toujours "va travailler, va te reposer, ton vice-délégué va s’en charger". Il n’y avait que six tradis sur une classe de 30 élèves mais j’ai fini par être transparente aux yeux de tout le monde. Certains ont commencé à me traiter de salope et à dire que je n’étais bonne à rien. Je pleurais trop régulièrement, je voulais tout le temps rentrer chez moi. Les tradis ont réussi à me faire penser que je n’étais pas assez douée pour devenir officière. Je suis partie. »

      Coralie a tenu trois années de prépa jusqu’à son intégration à l’ESM de Saint-Cyr. Après quelques mois à l’ESM, elle a choisi d’abandonner. Désenchantée. « Je m’étais interdit de craquer en prépa car je pensais qu’à l’Ecole spéciale, les garçons tradis disparaîtraient dans la masse. J’ai cru pouvoir me débarrasser d’eux, je me suis trompée. » C’est une réalité que la jeune femme n’avait pas assez appréhendée : les garçons du groupe des tradis du lycée, fondé sur l’entraide scolaire et la démotivation des concurrents, sont des « bêtes à concours » qu’on retrouve en nombre sur les bancs de l’ESM. « En arrivant à Coëtquidan (Morbihan), j’ai retrouvé les pires, lâche Coralie. On m’a de nouveau traitée comme une sous-merde. Ce sentiment de ne jamais être à sa place est épuisant. J’ai fini par craquer. Je n’ai pas eu la force que je voulais. »

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      Fermer les yeux

      Le phénomène n’est ni nouveau, ni inconnu pour le ministère des Armées. Depuis la rentrée 2014, un « référent mixité » est en poste dans chaque lycée militaire et une inspection générale a lieu chaque année pour faire le tour de l’ambiance qui y règne. En 2015, la section « sciences économiques » de la prépa Saint-Cyr a été purement et simplement supprimée aux motifs de « comportements discriminatoires à l’égard des élèves féminines » et de « conduites vexatoires et blessantes » de la part des tradis. « Une mesure forte », appuie le chef du service d’information de l’armée de terre, le colonel Benoît Brulon, vers qui nous a orientés la direction de l’établissement. Elle aurait permis de « largement améliorer le climat ces quatre dernières années », continue-t-il. D’ailleurs, le rapport Galtier, rendu au ministère des Armées début 2018 à la suite de l’inspection du lycée, établit les mêmes conclusions, selon le général Pierre Liot de Nortbecourt, adjoint au directeur des ressources humaines de l’armée de terre en charge des lycées militaires et des écoles de formation initiales. « Reste une problématique dans une section », reconnaît-il. Les lettres, dans laquelle les tradis sont aujourd’hui les plus actifs. « De la méchanceté, des bêtises, un effet de groupe », brosse le général. Il s’agit de jeunes garçons qui sont déjà dans le collimateur des autorités du lycée. »

      Des témoins dénoncent pourtant un « double discours » entretenu par le commandement à la tête du lycée de Saint-Cyr. C’est vrai, à chaque début de rentrée scolaire, les petits nouveaux sont avertis par le chef de corps et les capitaines de la présence nuisible des familles tradis. « Ils font semblant de prendre les choses en main mais ce n’est que de la forme. Au vu de leur passivité tout le reste de l’année, on se demande s’ils ne cautionnent pas au fond la mentalité des tradis », explique l’une de nos sources. Selon elle, des dizaines de rapports d’élèves ont été transmis à la direction l’an passé, sans qu’aucune sanction ne soit prise. En interne, une majorité de témoins s’entendent pour dire que le véritable blocage se situe au niveau des plus hauts gradés.

      Au fond, le phénomène est simple : les prépas sont noyautées par le groupe des garçons ultras, beaucoup de filles et quelques garçons abandonnent. Les tradis, eux, parviennent à intégrer l’école puis à devenir officiers. Et se retrouvent ainsi dans la potentialité d’encadrer les formations des plus jeunes. Et sont portés, même inconsciemment, à fermer les yeux sur certaines pratiques qui leur rappellent leurs jeunes années. « Que des élèves fascistes me mènent la vie dure, je peux m’en remettre, soupire Marie, une ancienne élève de prépa littéraire. Que mes futurs chefs de régiment fassent la sourde oreille, c’est inadmissible. Le manque d’engagement des cadres encourage les éléments perturbateurs. » Et décourage les autres. Dans sa lettre, Mathilde lâche une terrible formule : « Ainsi, les fraternités se forment, c’est juste qu’il n’y a pas de sœurs. »

      #fraternité #masculinité #virilité #fascisme

    • http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/04/17/je-n-ai-jamais-rencontre-une-soldate-heureuse_1181997_3224.html

      Hypokâgne, khâgne, Sciences Po... et l’armée. Engagée à 22 ans, reçue à Saint-Cyr, Marine Baron a démissionné deux ans plus tard, révoltée par le machisme ordinaire des militaires. Elle relate son expérience dans « Lieutenante »

      Vous vous êtes engagée dans l’armée à 22 ans, vous l’avez quittée à 24 et vous avez écrit un témoignage dans lequel vous dites, dès le début : « Je ne suis pas faite pour l’armée. » Auriez-vous fait tout un livre pour ce simple constat ?

      Certainement pas. J’ai le sentiment que ce que j’ai vécu et ce que je peux en dire dépasse mon cas personnel. Il m’a été naturel d’écrire. Mon rôle dans l’armée était déjà d’écrire, j’étais officier de communication, je devais donner une bonne image de l’institution. En parallèle, il y avait ce que je vivais, et ce qu’il m’a été donné de voir chez certaines femmes militaires - il y en avait peu dans mon unité. Je me suis dit que si je ne disais pas ce que j’avais vu et expérimenté, personne ne le dirait à ma place.

      A quel moment de votre vie avez-vous eu ce désir de devenir militaire ?

      Dès l’adolescence. Je n’ai jamais rêvé d’un autre métier. Mais je ne le formulais pas vraiment, je restais assez fidèle à mon milieu bourgeois, intellectuel. J’ai fait les études qu’on attendait de moi, hypokhâgne, khâgne et Sciences Po. Je me suis mariée à 18 ans et j’ai divorcé à 21 ans. J’avais quitté ma famille pour me marier, puis mon autre famille en divorçant. Je n’avais plus d’attaches ou de comptes à rendre, je pouvais donc consentir à mon désir.

      Mais pourquoi ce désir d’armée et pourquoi la marine ?

      Sur la marine, on a beaucoup plaisanté, comme si je voulais me conformer à mon prénom, Marine... Mais la marine m’a toujours fascinée... Des voyages au long cours, une certaine idée de la liberté. Le désir d’armée ? Peut-être parce que je n’ai pas eu de vrai modèle d’autorité. Ma mère, qui m’a élevée, était... je dirais, un peu bobo soixante-huitarde, même si c’est réducteur. Mes parents étaient divorcés, et mon père n’a pas été très présent dans mon éducation. Venant d’une famille éclatée, je voulais retrouver quelque chose d’uni. C’était certainement aussi un geste de révolte contre ma mère, antimilitariste. Et un désir d’idéal - servir une cause.

      Vous citez une phrase, une sorte de maxime de l’armée : « Il n’y a pas de sexes dans l’armée, il n’y a que des militaires. » Est-ce la réalité ?

      Il y a un seul sexe, le masculin. On le sait d’emblée quand on est une femme : on entre dans l’armée avec le fantasme de s’abstraire du féminin. On a le désir de se fondre dans cette collectivité unisexe. On essaie de faire oublier qu’on est une femme, mais on est toujours rappelée à l’ordre, ramenée et réduite à son sexe. Jamais je ne me suis autant sentie désignée comme femme. Si je faisais une bourde, c’était parce que j’étais une femme. Si on faisait un exercice difficile et que je serrais les dents pour ne rien dire alors que les hommes, eux, se plaignaient, c’est tout de même moi que l’instructeur réprimandait.

      A suivre votre parcours, à lire les portraits de femmes que vous faites, on a le sentiment qu’aucune femme ne peut être heureuse dans l’armée. Pourtant les femmes continuent de s’engager et toutes ne partent pas au bout de deux ans...

      Il y en a aussi qui partent bien avant. Mais je suis persuadée que dans certaines unités où il y a suffisamment de femmes, leur condition est meilleure. Dans la marine, il y a entre 12 % et 15 % de femmes mais dans mon unité, c’était 2 %, voire 1 %. Je pense que certaines femmes militaires ne se sont pas reconnues dans mon discours. Mais je n’ai eu aucune réaction de leur part. En revanche, j’ai reçu des témoignages de femmes qui, contrairement à moi, sont restées dans l’armée et qui m’ont remerciée d’avoir brisé le silence, d’avoir raconté mon expérience dans laquelle elles se sont retrouvées.

      Un de vos supérieurs vous a dit : « Ici, les femmes ont la condition qu’elles méritent. » Avez-vous quelque chose à lui répondre ?

      Je connais ce discours. Si on morfle, c’est qu’on l’a cherché. En fait, on est venue dans l’armée seulement pour se trouver un homme. C’est stupide. Dans mon unité, certains étaient furieux de voir arriver une femme. D’autres étaient contents, mais pour de mauvaises raisons, parce qu’ils ne voient les femmes que comme des objets de désir.

      Vous citez des propos qui semblent d’un autre âge, le moindre étant de désigner toujours une femme comme « la miss ». Mais n’est-ce pas le fait d’une minorité ?

      Chacun a plus ou moins un discours sexiste. Même si seule une grosse minorité est ouvertement misogyne, c’est en fait toléré par tous, ou presque tous. Et c’est cela qui est grave : la plupart laissent faire, comme ils le font avec les propos racistes.

      Les misogynes et les racistes, ce sont les mêmes ?
      Ce serait trop simple. J’ai vu des misogynes carabinés se révolter contre des propos racistes. Et inversement, des racistes ont parfois pris ma défense. On ne peut pas s’en tenir aux idées reçues.

      Vous n’avez pas donné les véritables identités des officiers de votre unité. Mais ils ne pouvaient pas ne pas se reconnaître. Ont-ils réagi ?

      Pas officiellement. Et une fois encore, je n’ai eu que les réactions positives. Ceux qui ont détesté mon propos ne se sont pas manifestés.

      Curieusement, c’est quand vous entrez à Saint-Cyr Coëtquidan, qui apparaît comme la voie royale, que vous craquez.

      Saint-Cyr, c’était la concrétisation de mon intégration dans l’armée. Dans la marine, j’étais « volontaire officier aspirant ». C’était une situation précaire. J’ai passé le concours de Saint-Cyr dans l’enthousiasme, pour faire carrière. J’y tenais. Ma passion pour l’armée était réelle. Je voulais qu’on m’y accepte. Je ne voulais pas admettre que j’étais usée par les deux années que je venais de vivre. Je suis arrivée à Saint-Cyr, persuadée que j’allais signer pour quinze ans minimum. J’avais quelques semaines pour me dédire. J’ai soudain réalisé que je ne tiendrais pas, et je suis partie.

      Vous n’avez pas tenu, mais y a-t-il vraiment un problème de fond, qui toucherait toutes les femmes ?

      Je le crois. Certes, j’étais dans une unité très masculine. Et j’ai sûrement fait des erreurs. Mais pour les quatre femmes qui ont été dans cette unité, ça s’est mal passé. Il est impossible qu’elles aient toutes été anormalement faibles et fragiles.

      Il y a des difficultés pour les femmes dans toutes les entreprises.

      Certainement, mais, dans l’armée, il n’y a aucune acceptation de la mixité. Dès que les hommes ont peur, ils sont traités de gonzesses.

      Cela existe dans le civil aussi.

      Peut-être. Mais, dans l’armée, tant qu’il y aura, accolée au féminin, une image de faiblesse qui est l’antimodèle absolu de la ligne de conduite militaire, la situation des femmes ne sera pas bonne.

      Il y a pourtant des soldates heureuses.

      Je n’en ai pas rencontré. Maintenant que je parle avec d’anciennes militaires, je vois que certaines ont su trouver leur espace. Mais quand j’y étais, je n’ai pas rencontré une seule femme qui me dise « c’est super, l’armée ».

      Avez-vous des regrets ?

      Passé le soulagement, oui, car j’ai toujours un attachement à cette idée de servir la France, et surtout de défendre la démocratie. Je suis attachée à mon pays. D’ailleurs, combien y a-t-il de pays où j’aurais pu écrire un livre critique sur l’armée sans être inquiétée ? Et puis, bien sûr, il y a des choses qui me manquent dans la vie civile. Des rapports humains très forts, où, même dans les affrontements, on se sent vivre.

      A-t-on essayé de vous retenir ?

      Une copine de chambrée m’a dit : « Ne pars pas, tu vas à nouveau dépendre d’un homme ! » Comme si, dans l’armée, on dépendait d’autre chose que des hommes...

    • http://www.liberation.fr/france/2018/03/22/j-etais-un-bourreau-la-confession-d-un-tradi-repenti_1638206

      Oui, je traitais les féminines de « grosses », je pratiquais l’indifférence courtoise [ne plus parler aux filles, ndlr] et j’ai beaucoup ri lors du sketch de la jeune femme scalpée.

      #courtoisie #galanterie #sens_commun #manif_pour_tous #religion #catholicisme #homophobie #racisme #grossophobie

      L’État français donne des armes à ces gens là alors que ca devrait être les derniers de la terre à pouvoir y toucher.

    • C’est pas seulement les valeurs militaire, ce sont les valeurs catholiques. Un papa dans une maman pour tous, les femmes à la maison sans droit sur rien et surtout pas leur corps, soumission à la hiérarchie, croyance aveugle, goût pour la génuflexion, sado-masochisme... Rien de plus logique qu’on trouve autant de catholiques dans cette école d’artisans bouchers et surtout chez les plus agressifs contre les femmes.

    • Dit donc les éditions triomphe ca fait pas révé. Quel dessins monstrueusement moche !

      Un autre article sur l’e-monde sous #paywall
      http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/03/23/harcelement-moral-de-jeunes-filles-au-lycee-militaire-de-saint-cyr-l-enquete

      La jeune femme explique avoir été persécutée pendant deux ans par un petit groupe de garçons, résolus à lui faire abandonner ses études.

      On parle quant même d’un « petit » groupe d’une 60 ène d’élèves sur 230 (26% des élèves, plus d’1 sur 4 ! ) avec la hiérarchie qui les soutiens jusqu’au plus haut niveau.

      Extrêmement influents au sein de l’établissement, ces jeunes hommes gravitent dans la sphère catholique traditionaliste – ils assistent à la messe en latin le mercredi et le dimanche –, se disent souvent proches des milieux d’extrême droite et affichent ouvertement des positions contre les homosexuels et l’avortement.

      Les témoignages recueillis décrivent des jeunes hommes « prêts à tout » pour éliminer toute forme de concurrence pour l’entrée à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr – le Graal pour ces étudiants. Si bien qu’il n’est pas rare de voir arriver « les pires » à Coëtquidan (Morbihan), et par conséquent de les retrouver parmi les officiers de l’armée.

      La direction de l’établissement qui, dans un premier temps, évoquait de simples « blagues potaches », remue depuis ciel et terre pour étouffer l’écho médiatique qu’a reçu l’affaire révélée par Libération. « Ici, on laisse les filles se faire opprimer et on ne sanctionne jamais les bourreaux », déplore une ancienne élève du lycée militaire.

      L’armée veux faire croire que ces élèves misogynes, homophobe et racistes passent leur vie à Saint Cyr et ne vont pas pourrir la vie des femmes, des homos et des personnes racisées partout ou ils se rendent. Si 1/4 des militaires sont des misogynes, homophobes et racistes actifs, les 3/4 restants ça les dérangeait pas tant qu’on en parlait pas dans les journaux.

      .
      .
      .

      Le problème a été « résorbé »

      Ahah

      –----
      Dans le commentaires de l’article, qui sont rigolos pour une fois, les fachos sont aux abois. Je découvre que les élèves de l’école Saint Cyr ont de drôles d’occupations au puy-du-fou pour faire la promo de Villier.

      https://www.youtube.com/watch?v=mBtNbd4KbAs

      https://www.youtube.com/watch?v=cGmxwGyRfNI


      Là on peu voire qu’il y en a plus que 60 « tradi » et que les femmes il n’y en a pas (même si il peut y avoir des femmes « tradi » là on en voie pas).

      –---
      Quand la troupe tolère les femmes elles sont mise à l’arrière.
      https://www.youtube.com/watch?v=BYjW4bHMsbM


      https://www.youtube.com/watch?v=DYWPO6P_G5k

      Dans ces deux videos je remarque que les élèves noirs sont mis plutot dans les premiers rangs (sauf une ou deux exception). Ca veux pas dire qu’il y a pas de racisme, mais je pense que ca reflète la volonté de l’armée de recruté des hommes racisés (mise en avant) et surtout pas des femmes, racisées ou pas.

    • Ben, si, les Éditions du Triomphe, ça fait rêver ! Du moins certains : le Triomphe est le nom de la cérémonie de fin de première année à Saint-Cyr Coëtquidan. Les élèves y passent de rien à tout (ou presque, il reste encore quelques années d’étude…) en passant d’élèves-officiers à aspirants. La cérémonie est nocturne et son moment culminant est lorsque toute la promo est rassemblée et que « l’officiant » donne les ordres :
      – À genoux, les hommes !
      – Debout, les officiers !

      Pour l’ordre dans le défilé, je crois me souvenir de ma jeunesse, que la disposition dans le peloton est régie par taille décroissante. Ceci dit, l’autre école militaire (qui a le privilège d’ouvrir le défilé du 14 juillet) fait de façon constante le choix de mettre des filles au premier rang.

      https://www.youtube.com/watch?v=ByJ4e94yW20

      Palaiseau : ces élèves de Polytechnique vont ouvrir le défilé sur les Champs-Elysées - Le Parisien
      http://www.leparisien.fr/palaiseau-91120/palaiseau-ces-eleves-de-polytechnique-vont-ouvrir-le-defile-sur-les-champ

      Cette année, l’ordre de marche sera différent des précédents. Traditionnellement, les femmes sont devant, puis l’ordre va des plus grands au plus petits par taille, « pour effrayer l’adversaire », ajoute Joséphine. La délégation d’élèves est dirigée par un chasseur alpin et « tout est donc inversé, ce sera par ordre décroissant que nous défilerons, reprend l’étudiante. Peut-être parce qu’en montagne les plus petits ouvrent la voie ».

      Chacun a les traditions qu’il choisit.

      Ceci dit, à l’X les filles ont dû se battre puisqu’au début elles n’avaient pas accès aux vrais symboles polytechniciens :
      • elles portaient un tricorne et non le bicorne de leurs camarades garçons,
      • elles n’avaient pas droit au port de l’épée.
      Comme on peut le vérifier aisément sur cette photo d’Anne Chopinet, major de la première promo qui acceptait des filles (tricorne et absence d’épée - et donc du ceinturon)

    • A la suite de l’enquête de Libération qui a révélé le système bien rodé d’exclusion des filles au sein des classes préparatoires du lycée militaire de Saint-Cyr-l’Ecole (Yvelines), le conseil disciplinaire de l’établissement a voté ce jeudi l’exclusion définitive de deux étudiants impliqués dans des faits de harcèlement sexiste. Il s’agit des deux « chefs » du clan des « tradis », ce groupe minoritaire d’étudiants qui noyaute les classes prépas du lycée pour en exclure les élèves filles au prétexte qu’elles n’auraient pas leur place dans l’armée.

      Selon une source interne, une petite dizaine d’autres élèves « tradis » pourraient eux aussi passer devant le conseil de discipline dans les semaines à venir. Le 4 avril dernier, la ministre des Armées, Florence Parly, s’était engagée devant l’Assemblée nationale à exclure de Saint-Cyr-l’Ecole « les élèves impliqués dans ces faits ».

      Cette première exclusion est surtout symbolique : ces jeunes hommes de deuxième année de prépa sont autorisés à passer les concours (qui débutent la semaine prochaine) et ne manqueront finalement que les sessions de révisions du mois de mai pour préparer les oraux (les cours sont d’ores et déjà terminés).

      http://www.liberation.fr/direct/element/harcelement-au-lycee-militaire-de-saint-cyr-deux-eleves-tradis-definitive

      Je rappel ce que cette brève désigne par « minorité » : un groupe d’une 60 ène d’élèves sur 230 (26% des élèves, plus d’1 sur 4 ! ) avec la hiérarchie qui les soutiens jusqu’au plus haut niveau.
      2 exclusions symboliques des meneurs, 10 élèves en conseil de dicipline ce qui ne changera rien à l’ordinaire de ce que s’infligent ces machos dans leur club fasciste, et pas de conséquences dans la hiérarchie de l’école qui est pourtant clairement impliquée dans tous les témoignages. L’armée valide le comportement des tradis en faisant quelques gesticulations vaguement symboliques pour la presse.


  • La loi instaurant un « secret des affaires » passe en toute discrétion à l’Assemblée
    https://www.bastamag.net/La-loi-instaurant-un-secret-des-affaires-passe-en-toute-discretion-a-l

    Il y a deux ans, malgré les protestations de la société civile, la Commission, le Parlement et le Conseil européens adoptaient un directive très controversée sur le « secret des affaires ». Sous prétexte de lutter plus efficacement contre l’espionnage industriel, ce texte crée un droit général au secret pour les entreprises, qui leur permet potentiellement de traîner devant les tribunaux quiconque porterait à la connaissance du public une information sur leurs activités sur laquelle elles auraient préféré (...)

    En bref

    / #Europe, #Multinationales, Démocratie !

    #Démocratie_ !


  • Weinstein Co : la faillite de l’entreprise libère ses employés de leurs accords de confidentialités
    https://www.ecranlarge.com/films/news/1016210-weinstein-co-la-faillite-de-l-entreprise-libere-ses-employes-de-

    « Aujourd’hui, l’entreprise fait également un pas important vers la justice pour les victimes bâillonnées par Harvey Weinstein. Depuis Octobre, il a été rapporté qu’Harvey Weinstein a utilisé des accords de confidentialités comme des armes secrètes pour réduire ses accusateurs/accusatrices au silence.

    Ces “accords” sont désormais caducs, avec effet immédiat. L’entreprise lève toute clause de confidentialité dans la mesure où elles ont empêché ceux et celles qui ont soufferts ou ont été témoins d’un quelconque mauvais comportement sexuel de la part d’Harvey Weinstein de raconter leurs histoires. Personne ne devrait avoir peur de parler, ou être intimé, poussé à se taire. L’entreprise remercie les personnes braves qui se sont déjà faites connaître. Vos voix ont inspiré un vent de changement à travers le pays et le monde. »


  • #THREAD - Ancienne conseillère de [#Pôle_emploi], membre de Recours Radiation, je ne supporte plus les idées reçues et les mensonges du gouvernement sur la situation des chômeurs. Voici des exemples de l’humanité de @pole_emploi en matière de contrôle des #chomeurs #CHOMAGEVIE
    https://twitter.com/PechallatR/status/976186809121148928

    BFM Business Compte certifié @bfmbusiness
    La ministre du Travail assure que le contrôle des chômeurs sera “humain” http://bit.ly/2FO3vaz

    Les radiations abusives sont courantes, j’ai rencontré sur mon forum des personnes qui ont été radiées pour absence a un contrôle qui s’effectuait par téléphone et qui ont eu le malheur de rater l’appel. Elles servent aussi biensur les chiffres du #chomage et ce depuis longtemps.

    Il y a ensuite les méthodes qui visent à acculer et culpabiliser les #chômeurs : demandes de papiers deja transmis, changement de conseiller, inscription de force à des prestations non sollicitées... Tout ça sans aucune considération pour le stress que cela génère.

    Parlons des trop perçus !! Le forum de @RecourRadiation est envahit par des messages de personnes en détresse, ne comprenant pas pourquoi @pole_emploi leur réclame soudainement des sommes astronomiques, sans expliquer leurs méthodes de calculs.

    Les trop perçus sont générés par des erreurs de traitement internes mais c’est au #chômeur de prouver qu’il n’est pas coupable de #fraude. Imaginez vous apprendre que vous avez 5000euros de dettes et devoir entamer des démarches administratives contre une Institution.

    A #PoleEmploi il y a aussi le fléau du refus guichet, c’est à dire les fausses informations qu’on vous donne à l’oral et que vous croyez sur paroles alors qu’elles sont fausses. “Vous n’aurez pas d’allocations” « Ça ne sert a rien » “Vous n’avez pas assez cotiser”.

    La #dematerialisation des services publics à des conséquences graves sur les usagers. Peu importe que vous ayez besoin d’un suivi plus particulier, que vous cherchiez des renseignements, que vous ne soyez pas à l’aise avec un ordinateur=tout se passe sur http://poleemploi.fr

    Le point commun le plus flagrant de toutes les personnes qui sollicitent mon aide c’est l’état d’angoisse dans lequel ils se trouvent. Souvent ces états de stress et d’impuissance s’additionnent à la précarité et certains ont craqués.

    Si j’ai décidé de faire ce témoignage c’est qu’un message que j’ai reçu aujourd’hui m’a, à mon tour, fait craqué. La réalité c’est que le #controledeschomeurs par #PoleEmploi est déjà bien là et n’a rien d’humain. Le témoignage en question :
    https://www.recours-radiation.fr/observatoire_pole_emploi/viewtopic.php?f=24&t=11715#p63264

    Voici des articles sur la question
    Pôle Emploi : bientôt la fin des radiations abusives ? (2013...)
    http://www.liberation.fr/futurs/2013/06/11/pole-emploi-bientot-la-fin-des-radiations-abusives_909670
    Landes : Pôle Emploi aurait-il recours à des radiations dites abusives ?
    https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/landes-pole-emploi-aurait-elle-recours-des-radiations-dites-abusives-1466
    Pôle emploi trop perçu
    https://www.journaldunet.fr/management/guide-du-management/1199723-pole-emploi-trop-percu
    La justice, nouvelle arme des chômeurs face à Pôle emploi
    https://www.lexpress.fr/emploi/gestion-carriere/la-justice-nouvelle-arme-des-chomeurs-face-a-pole-emploi_1578452.html


  • Où sont passés les oiseaux des champs ?
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/ou-sont-passes-les-oiseaux-des-champs

    L’alouette des champs ou la linotte mélodieuse font traditionnellement résonner leur chant dans les campagnes françaises. Mais pour combien de temps encore ? Deux études récentes dressent un constat alarmant : les populations d’oiseaux vivant en milieu agricole ont perdu un tiers de leurs effectifs en 17 ans.


  • Les prisons japonaises accueillent plein de dames âgées qui ont souvent tout fait pour arriver là
    http://mashable.france24.com/monde/20180319-prisons-japon-femmes-personnes-agees-pauvres

    ...près d’une femme sur cinq dans les prisons japonaises a 65 ans ou plus. Ces criminelles ont souvent commis des délits mineurs pour échapper à la pauvreté et à la solitude en passant par la case prison. Certaines sont même des récidivistes. 9 femmes senior sur 10 ont ainsi été condamnées pour vol à l’étalage.

    « La prison est une oasis pour moi – un lieu de détente et de confort »
    Une prisonnière de 78 ans qui se présente sous le nom de Madame O a volé des boissons énergétiques, du café, du thé, des boulettes de riz et une mangue. Elle explique à Bloomberg : « La prison est une oasis pour moi – un lieu de détente et de confort. Je ne suis pas libre ici, mais je n’ai à me soucier de rien, non plus. Il y a plein de gens avec qui parler. On nous fournit des repas nourrissants trois fois par jour. »

    Le situation sociale des femmes âgées au Japon est particulièrement inquiétante. 25 % d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté, contre « seulement » 10 % des hommes, écrit Quartz. La retraite des femmes célibataires ne leur permet pas de vivre au-dessus de ce seuil. Et ces femmes disent souvent n’avoir personne à qui se confier.

    Face à cette situation, le gouvernement japonais cherche des solutions. Il construit des prisons pensées pour les personnes âgées et a lancé un programme de soutien social aux seniors récidivistes. Il met également en place des politiques visant à augmenter le personnel soignant. Mais il y a un décalage notable entre le nombre grandissant de personnes âgées et le manque pregnant d’encadrement spécialisé acceptant ce contact permanent avec la vieillesse.



  • Un #podcast à soi (n°6) : Le #gynécologue et la sorcière | ARTE Radio, via @mona
    https://www.arteradio.com/son/61659783/un_podcast_soi_ndeg6_le_gynecologue_et_la_sorciere

    Paroles blessantes, propos déplacés, gestes brutaux, manque d’empathie, actes réalisés sans explications ni consentement, absence de prise en compte de la douleur... De plus en plus de femmes racontent les #maltraitances et #violences vécues lors de leurs suivis gynécologiques, de leurs IVG et de leurs accouchements. Comment expliquer ces pratiques ? Les faire changer ? Comment les #femmes peuvent elles se réapproprier leurs corps, leur #santé ?

    http://download.www.arte.tv/permanent/arteradio/sites/default/files/sons/07legynecologueetlasorciere_hq_fr.mp3


  • Vu que le flux rss de @rezo a oublié de poster ce signalement sur seenthis, je le mets :
    « Sexe sans consentement : le rôle des hommes », par Les couilles sur la table (#Binge_Audio)
    https://www.binge.audio/sexe-sans-consentement-le-role-des-hommes

    Elles ont cédé, ou capitulé. Ce rapport sexuel, elles n’en voulaient pas. Le garçon avec qui elles étaient n’a pas compris – ou pas voulu comprendre – leur “#non”.

    La journaliste et réalisatrice #Delphine_Dhilly a rencontré des #femmes qui ont eu des rapports sexuels non désirés au début de leur vie sexuelle : une expérience très répandue et souvent traumatisante. Six d’entre elles témoignent face caméra dans son documentaire « Sexe Sans Consentement », diffusé sur France 2 le 6 mars 2018 à 22h55. Delphine Dhilly a aussi pris le parti d’interroger une cinquantaine de garçons sur la #séduction et le #consentement. C’est à eux, à ce qu’ils disent, et à ce qu’ils racontent de notre culture sexuelle, que l’on va s’intéresser dans cet épisode.

    Pourquoi ces garçons ne comprennent-ils pas, ou refusent-ils d’entendre, le non d’une fille à une relation sexuelle ? Comment leur est (ou non) transmise cette notion de consentement ? Dans quelle mesure ces violences peuvent s’expliquer par des injonctions viriles conquérantes, le poids de l’éducation ? Et si toute notre culture nous montrait que le non-consentement d’une femme est plus excitant que son désir ?

    https://soundcloud.com/lescouilles-podcast/sexe-sans-consentement-le-role-des-hommes

    #audio #podcast


  • « L’enfance, autant que l’âge adulte, est structurée par des conflits, des dominations » (Julie Pagis et Wilfried Lignier, Libération)
    http://www.liberation.fr/debats/2017/05/29/julie-pagis-et-wilfried-lignier-l-enfance-autant-que-l-age-adulte-est-str

    Les auteurs de « l’Enfance de l’ordre » ont passé deux ans dans deux classes de primaire pour comprendre comment les enfants appréhendent le monde des grands. Résultat, l’« habitus » se construit socialement, les enfants « recyclent » ce que disent les grands.
    […]
    Les auteurs souhaitaient, grâce à leur immersion, étudier la façon dont l’éducation à l’ordre et au désordre, au propre et au sale, au bien et au mal organise une représentation du monde et des valeurs, détermine nos goûts ou nos amitiés.
    […]
    « Si le livre permettait aussi de revenir sur une vision enchantée de l’enfance, ce serait bien. L’enfance, autant que l’âge adulte, est structurée par des conflits, des dominations. Voici une idée que nous partageons avec la psychanalyse.
    […]
    Les enfants sont constamment soumis à des impératifs dans la sphère familiale ou dans la sphère scolaire, donc ce n’est pas étonnant qu’ils recyclent ces injonctions. […] Ils accordent aussi beaucoup d’importance au corps, au poids, à l’esthétique. […] Quand nous leur avons demandé ce qu’ils feraient s’ils arrivaient au pouvoir, les propositions allaient de mettre tous les voleurs en prison à retirer toutes les cigarettes de France et interdire l’alcool. Les programmes moins excessifs visaient à réparer une situation vécue comme injuste ou humiliante. »

    #éducation #enfants #habitus #stéréotypes #développement_de_l'enfant


    • L’histoire de la fièvre puerpérale est longuement détaillée dans l’ouvrage d’Hempel « Éléments d’épistémologie » dans son chapitre sur la formulation des hypothèses scientifiques, notamment dans la définition de la demarche empirique, la partie consacrée à Semmelweiss qui a été confronté à ce problème dans les services de maternité de son hopital.

    • Sur le cairn il y a ceci que j’ai pas encore lu :
      https://www.cairn.info/revue-spirale-2010-2-page-21.htm
      La tragédie des maternités hospitalières au xixe siècle et les projets de réaménagement
      parScarlett Beauvalet, historienne, professeur d’histoire à l’université de Picardie.
      Il y a peut être la ref que tu cherche dans les notes :

      Notes
      [1]

      E. et J. de Goncourt, Germinie Lacerteux (1865), Le Livre de poche, 1990, p. 100-101.
      [2]

      P. Peu, Pratique des accouchements, Paris, 1682, p. 268.
      [3]

      J. Tenon, Mémoire sur les hôpitaux, Paris, 1788.
      [6]

      S. Beauvalet, La population à l’époque moderne. Démographie et comportements, Paris, Belin, 2008, p. 196.
      [7]

      J.-M. Audin-Rouvière, Essai sur la topographie physique et médicale de Paris, Paris, 1794.
      [8]

      P.J.G. Cabanis, Observations sur les hôpitaux, Paris, 1789-1790.
      [9]

      S. Beauvalet, Naître à l’hôpital au xixe siècle, Paris, Belin, 1999, p. 233.
      [10]

      S. Tarnier, Recherches sur l’état puerpéral et les maladies des femmes en couches, thèse de médecine, Paris, 1857.
      [11]

      A. Husson, Étude sur les hôpitaux considérés sur le rapport de leur construction, de la distribution de leurs bâtiments, de l’ameublement, de l’hygiène, Paris, 1862, p. 7.
      [12]

      E. Hervieux, « Étiologie et prophylaxie des épidémies puerpérales », Gazette médicale de Paris, 1865, pp. 713-716 ; 762-765 ; 799-803 ; 813-820. Il s’agit d’un mémoire lu à la Société des hôpitaux le 23 août 1865.
      [13]

      S. Beauvalet et P. Boutouyrie, « Du geste qui tue au geste qui sauve. Épidémies et procédures médicales invasives à Paris au xixe siècle : l’exemple de la maternité de Port-Royal », Annales de Démographie Historique, 1997, p. 135-156.
      [14]

      E. Hervieux, « Étiologie et prophylaxie des épidémies puerpérales », op. cit., p. 715.
      [19]

      G. Ancelet, « Hygiène des maternités. Conditions générales d’hygiène que doit remplir une maternité modèle », dans Annales d’hygiène publique et de médecine légale, 3e série, tome XXXVI, 1896, p. 216-246. Ancelet est l’auteur d’une thèse sur la question : Essai historique et critique sur la création et transformation des maternités à Paris, thèse pour le doctorat en médecine, Paris, 1896.
      [20]

      Ancelet citant Tarnier et Potocki, De l’aspsie et de l’antisepsie en obstétrique, Paris, 1894.
      [21]

      G. Ancelet, « Hygiène des maternités… », op. cit., p. 245-246.
      [22]

      A. Pinard, « Du fonctionnement de la Maison d’accouchement Baudelocque, clinique de la faculté, depuis sa création jusqu’au 1er janvier 1904 », Bulletin de l’académie de médecine, 1904, tome 1, p. 63-76.

      peut être qu’il y a la ref que tu cherche dans la bibliographie de
      Sorcières, sages-femmes et infirmières. Une histoirE des femmes soignantes par Ehrenreich, English
      https://www.cambourakis.com/spip.php?article550


  • À qui faut-il conseiller d’aller voir un médecin une fois par an ? | Martin Winckler
    https://ecoledessoignants.blogspot.ch/2018/02/quand-et-qui-doit-on-conseiller-daller.html

    On est en plein délire : les femmes seraient incapables de consulter ET quand elles consultent, elles seraient incapables de parler de leurs problèmes de santé à bon escient. On est en droit de s’interroger sur ce « traitement préférentiel » des femmes. Source : L’école des soignant.e.s

    • Pire. Cette injonction laisse entendre que ne pas aller consulter un médecin périodiquement est, au minimum, une erreur ; au maximum, un comportement inconscient ou insensé.

      Tous les potes qui n’ont pas été chez le médecin depuis longtemps (alors qu’ils en ont besoin) repoussent ce moment avec la trouille qu’on leur reproche de ne pas être venu à temps. Et en fait, c’est vrai qu’au mieux ils seront regardé de travers, ça n’intéresse pas les médecins d’aider ces personnes malades, sauf à exercer un pouvoir autoritaire du sachant sur l’ignorant. Les patients qui viennent apeurés sont des crétin·es qu’il faut recadrer.

    • Je n’ai jamais entendu conseiller aux garçons d’aller se faire examiner les testicules et mesurer le pénis à partir de la puberté puis une fois par an pour « vérifier que tout va bien ». (Et pourtant le cancer du testicule est plus fréquent chez l’adolescent que chez l’adulte...) Je n’ai jamais vu nulle part qu’il était de bonne pratique d’interroger les garçons sur leur santé sexuelle. Je n’ai pas vu non plus qu’on devait les inciter à aller se faire dépister régulièrement pour vérifier qu’ils n’ont pas d’Infections sexuellement transmissibles. Or, ils y sont tout autant exposés que les femmes. Mais curieusement ça n’intéresse personne... Ou bien on pense (à juste titre) que s’ils ont quelque chose, ils iront consulter. Qu’ils sont assez intelligents pour ça.

    • On est en plein délire : les femmes seraient incapables de consulter ET quand elles consultent, elles seraient incapables de parler de leurs problèmes de santé à bon escient.

      Pas évident, il y a beaucoup de médecin qui n’écoutent pas les femmes en fait.

      On parle de racisé quand le rapport de domination s’exerce par rapport à une supposé infériorité raciale.
      J’ose dire que dans le même type de rapport, il est difficile d’échapper aux projections genrées dans les consultations médicales, celles-ci sont souvent féminisées. Je dois veiller à esquiver le rapport infantilisant qu’instaure le médecin. Par exemple, l’impression de ne pas être écouté et de déranger alors que le médecin impose son mode opératoire auquel je dois me plier. Quand j’en sors, je me bats avec le sentiment d’être diminuée, et je précise même si le soignant est une femme, ce comportement n’est pas rare.

      Pour pallier à ce problème, je passe beaucoup de temps à trouver de vrais soignants.

    • Ça me rappelle mon premier rdv chez l’orl pour des problèmes d’encombrement nez-gorge. Quand j’ai commencé à lui exposer mes problèmes, il m’a imposer le silence en me disant que c’était lui qui posait les questions. Du coup j’ai joué le jeu : je l’ai laissé me poser ses questions sans rien ajouter alors que certaines infos manquaient à son interrogatoire. J’ai juste émis l’hypothèse d’une allergie qu’il évacuée d’un geste de la main.
      J’ai passé un scanner qui a eu le mérite de déceler une dent cassée qui me faisait mal depuis longtemps mais qu’aucun dentiste (deux en fait) n’avait décelé. Mais cela n’avait rien à voir avec mes problèmes orl.
      Pendant ce temps, j’essayais d’avoir un rdv chez l’allergologue.
      Retour chez l’orl qui ne trouve rien et commence à évoquer un possible problème d’allergie (ha ha ha ! ). Prise de sang pour voir si un truc déconne.
      Je fais faire la prise de sang et obtiens mon rdv chez l’allergologue. Je rappelle l’orl pour annuler le rdv qu’il m’avait fixé. Au final, je suis simplement, et comme beaucoup, allergique aux acariens. Au moins, je pense qu’il y a autre chose mais comme je ne suis pas passée par le fameux parcours je_ne_sais_plus_comment_on_dit (je ne voulais plus voir mon médecin traitant), j’étais mal remboursée.

    • Juste une piste en passant : a force de lire des témoignages de maltraitance (que mon commentaire ne remet aucunement en cause), je lis aussi un profond malaise des soignants, ce que je qualifierais comme des réactions de protection du type « je ne veux rien savoir de toi, tu me dégoûtes », réaction assurément incompatible avec le rôle qu’ils prétendent avoir... mais parfois, comme on dit, on ne choisit pas le métier qu’on fait... ou en tout cas, on y reste alors qu’on ne devrait pas. Pour être soignant, on devrait autant que possible être bien dans sa tête au préalable et savoir détecter le moment où sa répulsion devient nocive.

    • @biggrizzly pour avoir, en consultation, discuté de cela avec une médecin, j’ai remarqué qu’elle se protégeait avec de grands murs d’ignorance (pas question que je lise ce livre sur les maltraitances médicales m’a-t-elle dit) et qu’il n’était pas possible qu’elle remette en question les pratiques médicales comme si son identité en dépendait. Le souci c’est que ça retombe forcément sur ses patient·es.

      @odilon
      je crois que ça s’appelle le parcours coordonné ? tu n’es plus remboursé qu’à 30%, oui, c’est vraiment dégueulasse ce système

      je ne voulais plus voir mon médecin traitant

      pareil pour moi, mais j’ai du y retourner juste pour lui faire signer ce papier (et bouffer ma chemise en entendant ses âneries) comme ça tu t’assures d’être chaperonné, sinon les autres médecins spécialistes se sentent en roue libre …

    • Se dire qu’en tant que patient, il va falloir être plus malin que le soignant et détecter le moment où par tous les moyens, il va falloir parvenir à le mettre à l’aise... ou le fuir à tout prix. Méchante galère décidément.
      Je rigole encore de la fois où cette jeune médecin ne savait pas quoi me dire pour ces petits boutons sur mon bras... et qu’elle m’envoyait faire une prise de sang pour vérifier l’absence de syphilis... elle ne m’avait pas posé la question du type de rapports que j’entretiens en général avec les autres... finalement, après RDV avec un dermato (en parcours coordonné :-D) il s’est simplement avéré que c’était de l’eczéma.
      J’ai laissé faire... mais ma compagne était au désespoir... on ne va plus voir cette soignante... pas parce qu’elle est maltraitante... juste parce qu’elle passe plus de temps à regarder son PC et Internet à la recherche de ce que ses patients ont, qu’à discuter avec eux :-D


  • Les confidences (alarmistes) de certain·es climatologues et un commentaire de Pablo Servigne :
    « Des climatologues commencent à s’exprimer publiquement (enfin !) sur leurs peurs, leur tristesse, la dépression, leur choix de faire des enfants ou pas, etc.
    Croire que ça les rend moins objectifs est une idée totalement absurde et ridicule. Et même dangereuse. »

    https://www.youtube.com/watch?v=cS9AmOO9Jc4

    #climat #effondrement #global_collapse #collapsologie

    • En quelques mots : Les résultats de leurs travaux les inquiètent au plus au point… dépression, réflexions sur la parentalité, sur où habiter pour moins subir les fortes chaleurs, sur comment s’adapter (être mobile, bilingue...)…

      Et #ineluctable peut être…

    • Je suis pas dépressive, je suis pas chercheuse, mais depuis l’âge de 5 ans je sais que nous pédalons dans le mur que les terriens ont fabriqué. Je n’ai rien d’exceptionnel, mais je me demande si nous ne nous sommes pas éloignés tout seuls de notre capacité à ressentir la vie et à transmettre l’humanité, seule moyen de la sauvegarder. Et c’est particulièrement ici quand je vois qu’il y a des spécialistes, des sachants (mais bordel, 3 passeports ça ne sauve que ta petite gueule), que ce système considèrent les autres humains comme tout juste bons à être confinés dans l’ignorance et dans le mépris

      Il y a un problème politique, dans le sens où il n’est plus possible de faire croire que le savoir (qui ne serait que scientifique ou que autoritaire) est réservé à certain·es et de persévérer dans cet égoïsme. Il faut reconnaitre la capacité humaine de chacun·e à anticiper et à percevoir la vie au lieu de perdre son temps à apprendre l’ignorance pour ne pas souffrir.

    • Tu étais précoce @touti :)

      Et oui, il y a un côté individualiste à réfléchir à se sauver en premier, mais ça a aussi je crois quelque chose d’humain si tu te sens accolé à un danger, si tu admets qu’il n’y a pas de solution pour contrer l’emballement de ces événements climatiques, que tu as un peu de moyens pour déménager. C’est certainement regrettable, surtout lorsque ça laisse les autres derrière soi, mais on peut comprendre que les gens cherchent avant tout à protéger leur famille.

      Aussi, je ne pense pas que ces scientifiques climatologues cherchent à maintenir des gens ignorants ; mais je te rejoins sur la futilité d’avoir 3 passeports si le monde s’écroule autour de toi, et permettre d’anticiper au mieux… Mais savoir ne donne pas forcément les moyens d’agir non plus. Notre société est complexe avec une énorme inertie, on va devoir s’adapter malgré nous faute d’avoir pu anticiper ensemble.

    • Notre société est complexe avec une énorme inertie ...

      Et plus nous ferons confiance à la technologie, plus nous serons vulnérables en tant qu’individu. Collectivement, nous devrons accepter de vivre contraints pour nous adapter aux menaces que font peser sur nous les dégradations (inéluctables) de l’environnement. Pour certains « solutionistes », consentir à ces contraintes est la seule planche de salut mais ça ne leur pose pas trop de problèmes éthiques car ils se sont déjà adaptés à vivre « hors-sol ».
      Depuis un bout de temps, je pense « low tech ».

      Ceci dit, je viens de lire un article que je trouve intéressant. Je ne sais pas trop ce que vaut la source (pas pris le temps de passer ça à la moulinette), mais bon ...
      https://www.buzzfeed.com/karlazabludovsky/parts-of-mexico-city-have-already-run-dry

      (Et sinon, je n’ai pas non plus les moyens de vivre avec trois passeports et d’être « mobile » en ayant plusieurs points de chute en cas de grabuge. Donc, c’est vrai que les angoisses de ces Messieurs-dames les expert·es, me laissent un peu, comment dire ... froid ?)

    • @marcimat j’essayais de dire qu’il faut se questionner sur le fait que les enfants ont un cerveau clair que notre société s’applique à détruire pour y coller du préformaté angoissé et une scientificité pompeuse qui éloigne des personnes aux grandes capacités de changement. Je suis pour qu’on écoute les enfants et pourquoi pas dans les prises de décisions politiques, mais surtout pas pour leur faire singer les adultes. Je n’étais pas précoce, il suffit d’observer et d’avoir confiance en son ressenti pour faire des déductions, un enfant de 5 ans peut le faire. Je « savais » juste que nous nous trouvions à un moment de basculement de l’humanité et je croyais que ma génération agirait. Je regardais les enfants de ma petite classe et j’espérais sincèrement que nous ne grandirions pas étriqués comme les adultes. Cette génération s’est laissé pourrir par les NT comme dit @sombre soit la télé, le sucre et un égo démesuré.

      Je ne comprends pas si il y a une stratégie à diffuser les paroles égoïstes de ces scientifiques de haut niveau qui ne peuvent anticiper que quand ils ont amassé au bout de cinquante ans les preuves que la banquise fond, y’a un sacré problème. Il n’y a donc plus que ce moyen là, je veux dire, tout d’un coup on voit ceux qui sautent du bateau avec leurs 3 passeports et il faudrait commencer à s’inquiéter maintenant ?
      Et là, tu comprends qu’il leur manque une case politique. Mais c’est pas leur spécialité.

    • Hum… l’esprit humain a une résistance naturelle au changement. C’est déjà un effort à réaliser pour accepter de modifier ses comportements, actions individuelles, même sur des trucs qui paraissent faciles (au hasard, reféminiser la grammaire…) … alors collectivement…

      Il me semble au contraire qu’il y a eu des tentatives d’actions politiques, civiles, depuis longtemps (au moins depuis le rapport « Meadows », même avant avec la peur d’un hiver nucléaire), mais tentatives tellement peu écoutées, tellement peu suivies de concret, à peine quelques belles paroles parfois de hauts dirigeants… Alors oui, on peut dire qu’on a échoué et la génération d’avant nous aussi… De là à blâmer tout le monde ou les NT je sais pas.

      Mais il y a un côté effectivement où on est assez peu à observer ou écouter de nos émotions, sensations intérieures ; on les refoule facilement… C’est dommage, il y aurait certainement plus de belles choses en écoutant autant ou plus le corps que la tête. On tolèrerait certainement moins le stress permanent et le béton…

      Toujours est-il qu’on est fichtrement dans une belle mouise :)

    • Disons que ce qui est assez inédit c’est que l’humanité se trouve confrontée à sa propre finitude et notre « civilisation » à son infinie vacuité. Maintenant, « humanité », « civilisation », qu’est-ce donc au juste ?

    • Dans le pire des cas, je ne suis pas sur que leurs passeports soient utiles. De leur vivant, peut-être mais pour leurs enfants, petits enfants ça m’étonnerais. Peut-être, aussi, seront-ils pucés comme les brebis. J’ai pas le souvenir de voir des papirs d’identity dans #Mad_Max. Je viens de lire "Saison Brune" de Philippe Squarzoni et je suis de son avis sur sa conclusion et sur les trois choses qu’il croit en restant honnête avec lui-même :
      1 - Il existe une porte par laquelle passer. Techniquement, il
      est encore possible d’éviter les conséquences les plus graves du #changement_climatique. Et de prendre les mesures d’adaptation nécessaires pour affronter les bouleversements qui sont déjà inévitables.
      2 - Cette porte n’est pas très large. Elle se referme chaque jour un peu plus. Et il nous reste peu de temps pour la franchir.
      3 - Il ne croit pas qu’on la prendra.
      Moi non plus !
      https://seenthis.net/messages/126815
      https://seenthis.net/messages/499739
      à pied, à cheval ou en voiture ces climatologues peuvent se coller leurs papiers au cul si la planète devient un désert, la signification de frontière en aura plus beaucoup. Un gourdin sera plus utile qu’un #passeport.
      https://www.youtube.com/watch?v=SMO1OutlC1U


      Léo Ferré - Poète...vos papiers !!!

    • Je crois au contraire que plus ça avance dans la merde plus la notion de frontière est prégnante, justement parce que les zones où ça se passe mieux qu’ailleurs font tout pour se murer et filtrer, puisque les conséquences climatiques, ce sont des milliers (puis millions) de réfugié⋅es climatiques, d’émeutes de la faim, de nouvelles guerres, etc. Donc que ce soit des frontières à l’échelle d’un pays ou à l’échelle d’une ville de riches plus ou moins autonomes, à mon avis les frontières ont encore de mauvais jours devant elles…

    • Bon, en tout cas, vortex ou pas, je me pèle dans ma cagna (chauffée électriquement). Il faut dire que je mets un point d’honneur à mettre EDF-ENEDIS-ERDF en faillite et mon stock de bois a drastiquement diminué avec ces vagues de froid . Dis maman, c’était comment le printemps avant ?


  • Hommage à Nathalie Magnan - aka @volt sur seenthis.

    Cela fait un moment qu’un groupe de personnes dont quelques seenthisiens (@fil, @demeter ...) et amis, préparent une série de rencontres, ateliers, projections, soirées et conférences, inspirées du travail de Nathalie. Des rétrospectives de ses films ont eu lieu, des écoles sont au travail sur ses thématiques de cœur.


    Un temps fort de ces hom/fem/mages s’appelle :
    Trans//border, les enseignements de Nathalie Magnan.
    http://nathaliemagnan.net/transborder
    http://www.mucem.org/programme/exposition-et-temps-fort/trans-border
    Et se tiendra du 14 au 18 mars à Marseille.

    Difficile de synthétiser, ça me prendra plusieurs posts.
    Je vais commencer avec la séquence la plus seenthis, puisque comme seenthis elle est fille d’une période que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître (minirezo, uzine, altern, samizdat, zelig, penelopes, melanine et j’en passe), à savoir la :

    Rencontres Zelig LTS .

    Ces rencontres au sein de trans//border réuniront au cours d’ateliers - programme encore en cours de stabilisation - les 14 et 15 mars à la Friche de la belle de mai et alentours, h/a/g/c/ktivistes en tout genre, de 10h à 19h pour discuter, expérimenter.
    #genre #féminisme #activisme #media #santé #corps #hactivisme #bidouille #genderfucking #genderbender #serveurs #chatons

    puis le Samedi 17 mars de 11h à 19h
    ce sera la
    Zelig RTM – (H)acktivismes : l’information veut toujours être libre

    Au Mucem – Auditorium - Entrée libre
    #media #surveillance #chelsea_manning

    Tables rondes, projections et performance
    http://www.mucem.org/programme/zelig-rtm-hacktivismes-linformation-veut-toujours-etre-libre
    Quelle articulation entre les paroles et pratiques féministes/LGBT et les questions
    technologiques (internet, logiciels, outils techniques)
     ? Depuis l’élection américaine de 2016,
    internet peut être perçu comme une arme de « désinformation massive ». L’opposition binaire des années 1990-2000 entre « mass médias » et « médias alternatifs » est
    aujourd’hui à réévaluer. À l’heure des réseaux sociaux omniscients et des « téléphones espions » (
    smart-phones), une analyse critique d’internet s’avère indispensable.

    Plus d’infos et discussion du programme de la #zelig peuvent s’échanger ici sur #seenthis puisque certains d’entre nous (@aris, @valentin, @manhack, @etraces @constant ...) sont au programme.

    Il y aura pas mal d’autres, choses, on parlera #archivage_militant #ecosexe, #cancer, #internet, #technologie #cartographie #migration... mais j’y reviendrai ou @fil :)


  • Sandra Muller : « Ce n’est pas parce qu’on protège les femmes qu’on va entraver leur liberté sexuelle »
    http://www.liberation.fr/france/2018/02/09/sandra-muller-ce-n-est-pas-parce-qu-on-protege-les-femmes-qu-on-va-entrav

    Sandra Muller, 46 ans, est la créatrice du hashtag controversé #BalanceTonPorc, qui a mis le feu à Twitter le 13 octobre. Dans deux tweets consécutifs, cette journaliste française installée à New York appelait à dénoncer nommément les harceleurs et leurs pratiques. Pour Libération, elle a accepté, avec fougue, de revenir (par téléphone) sur les raisons de son initiative, trois mois après le début du mouvement international de libération de la parole féminine, auquel #BalanceTonPorc a contribué. Ces dernières semaines, Sandra Muller avait observé un « silence judiciaire » requis à la suite de la plainte en diffamation d’Eric Brion, son « porc » présumé et ancien patron de la chaîne Equidia qu’elle avait « balancé » dans son deuxième tweet.
    Pourquoi accepter de vous exprimer maintenant ?

    Aujourd’hui, je suis devenue une personnalité publique, et c’est mon devoir de continuer à assumer ma démarche. Je pense aux victimes et je me dis qu’il ne faut jamais lâcher et laisser retomber le débat. J’avais beaucoup parlé au début du mouvement, j’acceptais tous les entretiens des journalistes, c’était un peu la spirale infernale médiatique. Mais bon, je suis moi-même journaliste et je n’aime pas lorsqu’on me refuse une interview, donc c’était aussi par respect pour mes confrères. J’ai été ensuite soumise au respect du « silence judiciaire » durant quelque temps, après la poursuite en diffamation d’Eric Brion, mais j’ai à nouveau le droit de m’exprimer. J’en profite !
    Où en est cette poursuite en diffamation ?

    Début janvier, Eric Brion a décidé de porter plainte contre moi pour diffamation. Un changement de stratégie illogique puisqu’il avait reconnu les faits et s’était excusé fin décembre dans une tribune publiée par le Monde. Une fois la plainte déposée, il m’a aussi, via une mise en demeure, demandé de retirer mon tweet. J’ai refusé. Avec moi, l’intimidation, ça ne marche pas. Et puis ça ne rimait à rien : le tweet avait fait le tour du monde avec des captures d’écran… Je n’allais pas faire machine arrière, j’ai dit la vérité, je ne vois pas pourquoi je devrais la cacher. Concernant le calendrier judiciaire, je sais seulement que mon avocat doit rendre ses conclusions au tribunal le 9 mai.
    Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

    Cette attaque en justice me donne encore plus de hargne ! Aujourd’hui, j’ai décidé de m’engager à fond dans la cause, en parallèle de ma carrière professionnelle. J’ai un livre en préparation et je suis en train de fonder une association pour lutter contre le harcèlement sexuel et les agressions dans le milieu du travail. J’aimerais suivre les entreprises pour voir si elles font des progrès en la matière, créer un fonds d’aide pour les victimes, offrir une aide juridique et psychologique… Avec mon avocat, Alexis Guedj, et son assistante Thaïs Boukella, on vient de juste déposer le nom de l’association : We Work Safe (1).
    Comment avez-vous traversé la période depuis le 13 octobre, ce jour où vous avez lancé #BalanceTonPorc ?

    Ce n’est que cinq ou six heures après mon tweet que j’ai vu les notifications dans tous les sens sur mon téléphone. J’étais déjà dépassée. Tout de suite, trop de médias, de tous pays, m’ont sollicitée et je n’étais pas prête pour tout ça. Alors je me suis mise en mode robot, sans avoir préparé aucun discours, et j’y suis allée avec mes tripes. Je n’ai vite plus vu le jour, j’étais crevée – sur une photo de l’AFP datant de deux jours après le début du mouvement, je ne me reconnais pas ! Aujourd’hui, j’en suis à 800 000 messages reçus concernant #BalanceTonPorc, c’est la folie. Le fait de vivre aux Etats-Unis ne m’a pas permis de prendre tout de suite conscience de l’ampleur du phénomène en France. Ce n’est que le 30 janvier, lorsque j’ai été invitée par l’Elysée et célébrée parmi les « héros 2017 » que j’ai pleinement réalisé les conséquences de mon initiative.
    Comment vous est venu #BalanceTonPorc ? Pourquoi avoir fait le choix de dévoiler dans votre tweet le nom de votre harceleur présumé ?

    C’était à l’heure du thé, j’étais avec une amie au téléphone et on se disait que les « pigs », comme était surnommé Harvey Weinstein, déjà en pleine tourmente, ne se limitaient pas seulement au monde du cinéma. J’ai tout de suite pensé à Eric Brion. Cette soirée m’est revenue en tête, surtout cette phrase : « Je vais te faire jouir toute la nuit. » Je voulais que ces propos restent dans l’esprit des gens comme ils étaient restés dans le mien. Pourquoi avoir décidé de donner son nom ? Sur le coup, la menace de la diffamation ne m’a même pas traversé l’esprit. Et puis, pourquoi je ne l’aurais pas mis ? A un moment donné, quand on dit la vérité, qu’on a toutes les preuves, je ne vois pas pourquoi on devrait continuer à protéger les harceleurs et autres agresseurs. Cela a sans doute aussi été plus facile pour moi parce que je ne travaillais pas avec cet homme [l’incident se serait produit dans le cadre du travail, au Festival de Cannes : Sandra Muller est journaliste à la Lettre de l’Audiovisuel et Eric Brion était à l’époque patron de la chaîne Equidia, ndlr].
    Certains dénoncent une « chasse aux sorcières » et de la « délation »…

    C’est recevable : comme dans un commissariat de police, certaines dépositions sont fausses. Pareil dans les manifestations, il y a des casseurs qui vont contredire le bien-fondé de l’action menée. Evidemment, le risque de mettre en l’air, à tort, la vie d’un homme me navre, et il peut y avoir des « dommages collatéraux ». Mais le bienfait du mouvement est tellement important ! Et il y a plus de victimes que de mythomanes. Aux Etats-Unis, on ne se pose pas trop la question, on n’hésite pas à dénoncer : il y a une culture de l’affichage, et peu d’innocents ont été « balancés » à tort sur la place publique. Il faut arrêter de faire passer les victimes pour les bourreaux, n’inversons rien.
    Que pensez-vous de la tribune des « 100 femmes », dont Catherine Deneuve et Catherine Millet, qui défendaient le « droit d’importuner » dans « le Monde » ?

    Elle m’a paru invraisemblable, rien n’était cohérent. Mais je ne suis pas là pour entrer dans le conflit, alimenter le buzz et donner de la valeur à leur argumentation erronée. Tout ce que je peux vous dire, c’est que cette tribune donne une très mauvaise image de la France et qu’elle a surtout déstabilisé certaines victimes. Bien sûr, tout le monde a le droit d’expression, mais ce genre d’acte de désolidarisation a découragé certaines femmes à libérer leur parole. Certaines d’entre elles m’ont envoyé des messages pour me faire part de leur hésitation. Du style : si je parle, est-ce que je deviens une puritaine avec la croix autour du cou ?
    Cette tribune n’est pas la seule à accuser les mouvements #BalanceTonPorc et #MeToo d’alimenter un climat moralisateur, réactionnaire…

    Rose McGowan et Asia Argento sont-elles des figures du puritanisme ? Il faut arrêter un petit peu ! Ce n’est pas parce qu’on protège les femmes qu’on va entraver leur liberté sexuelle. On n’enlève rien, on ajoute seulement quelque chose de positif. Idem, certains nous accusent de vouloir entrer dans une « guerre des sexes » et je trouve cela consternant. Bien sûr que les hommes peuvent continuer à draguer, ce serait déplorable autrement, mais il y a quand même différentes étapes dans la « séduction ». Et je ne nie pas les violences sexuelles dont les hommes peuvent être victimes ! Dans le numéro du Time Magazine consacré au mouvement de libération de la parole, il y a le portrait de deux de ces hommes, et je trouve cela primordial.
    Vous considérez-vous comme féministe ?

    Si on parle de ces féministes qui signent le manifeste des 343 salopes et qui, derrière, prennent la parole au nom de la « liberté d’importuner », non merci ! Avant toute cette histoire de #BalanceTonPorc, je n’étais ni activiste, ni féministe née, ni rien du tout. Je suis simplement issue d’une famille matriarcale de trois générations dans laquelle je n’ai pas eu besoin de me faire une place par rapport aux hommes. « Silence Breaker », « briseuse de silence », comme m’a surnommée le Time Magazine, je trouve que ça me va mieux. Moi je ne me sens pas féministe, je suis une justicière, une grande gueule, et là, en l’occurrence, c’est tombé sur une cause en faveur des femmes.
    Aux USA, les « porcs » ne cessent de tomber. Que pensez-vous de ce qui se passe (ou ne se passe pas assez) en France ?

    Je crois que les femmes sont plus puissantes aux Etats-Unis et qu’on prend leur prise de parole au sérieux. Quand une femme se dit victime outre-Atlantique, on ne va pas remettre en doute ses propos comme on peut le faire en France. Au contraire, on va tout de suite écouter ce qu’elle a à dire et essayer de la protéger au mieux. Peut-être que c’est une question culturelle. En France, on a peut-être ce côté latin, un peu macho. En tout cas, c’est ce que pensent les Américains. Difficile de les contredire…

    (1) https://www.gofundme.com/balancetonporc
    Anaïs Moran

    • Il faudrait aussi chercher de quoi le mot féministe est devenu synonyme et à quelle occasion.
      Ça m’a questionné de comprendre que la loi sur l’avortement est passée au moment où les femmes commençaient à s’entraider pour ne plus en crever et qu’elles se formaient avec l’aide de médecins en communauté scientifique alternative très prometteuse. Que le pouvoir des médecins et des hommes politiques se devait de faire rentrer dans le champ législatif ce qui était en train de leur échapper. Et tant qu’elles en crevaient tout allait bien.

      A chaque fois finalement que l’on a dit aux femmes ce qu’il fallait qu’elles pensent ou qu’elles fassent, elles se sont retrouvées à payer très cher ensuite leur nouvelle subordination. On ne se défait pas des systèmes de dépendances aussi bien ancrés dans les interstices du quotidien, les déplacements se sont faits à d’autres niveaux de transactions sociales, comme la liberté sexuelle par l’assujettissement des corps.
      Ma supposition est que les féministes militantes des années 70 ont du exercer, avec raison, du pouvoir pour convaincre de la nécessité d’agir pour s’émanciper, construisant une image de femme forte ayant temps et argent pour s’instruire et engager la révolte et l’émancipation. Pas vraiment à l’image des travailleuses qui trimaient pour survivre.
      Petite phrase piquée à @philippe_de_jonckheere

      Vous remarquerez que les gens qui souffrent le plus
      Se sentent illégitime pour témoigner
      Cela devrait vous faire réfléchir

      Je ne sais plus qui disait que pour penser la révolte il faut avoir le ventre plein.

      D’autre part, pour Libé qui fait l’interview, il est plus facile de faire passer le message de quelqu’un qui ne se revendique d’aucun mouvement pour ensuite remettre le couvercle. Oui il y a twitter, mais le choix des « têtes d’affiches » ce sont les #médias_massifs qui l’exerce ensuite.


  • Une Chambre à soi - #art_thérapie et #shamless_autopromo

    En 2015 j’ai entrepris une thérapie psy pour résoudre mes problèmes de troubles post-traumatiques. Mon psy m’a encourager à dessiner et si possible en couleur. J’en ai fait une série des grands dessins avec des encres légèrement colorées (j’appele ca ma période rose) regroupé sous le titre de Virginia Wolf « Une chambre à soi ».


    Le premier la clé de ma chambre est un portrait de ma mère avec Landru. http://madmeg.org/clef


    Le second la chambre du Roy est un portrait de mon père avec sa mère. http://madmeg.org/roy


    Ensuite Va DATA chambre parle des agressions sexuelles que j’ai subie - Celui là est violent vu le sujet - TW http://madmeg.org/data


    Enfin le dernier La chambre du réacteur - Fukushima dans ma tête - est un autoportrait. http://madmeg.org/fukushima
    Ce dessin dispose d’une bande son qui se trouve ici http://www.madmeg.org/base/fukushima.html

    –-------


    Dans une autre série - Une Charogne - @Fil à mis en ligne Le Phoque mort http://madmeg.org/phoque
    qui accompagne Une Charogne aux Fezouata
    http://www.madmeg.org/fezouata

    –------


    Enfin il y a un sort qui est venu rejoindre les 8 premier -
    http://madmeg.org/ma3
    On en parle en détail ici : https://seenthis.net/messages/586025

    –------

    Merci @fil pour toutes ces applis fabuleuses et ses mises à jour en cascade. Bonne exploration et bon dimanche @seenthis

    #mad_meg


  • Il serait difficile de nier l’influence de la Déclaration d’indépendance du Cyberespace, écrite par John Perry Barlow en février 1996 :
    http://editions-hache.com/essais/barlow/barlow2.html
    sur notre propre Manifeste du Web indépendant, publié en février 1997 :
    http://www.uzine.net/article60.html

    Mais on oublie aussi beaucoup la forte méfiance que suscitait le courant libéral-libertaire américain auprès des militants français, nettement plus libertaires. Et même, sérieusement, des libertariens en France, je n’ai pas souvenir qu’on en croisait beaucoup.

    Au contraire, l’épouvantail libéral-libertaire était régulièrement agité par les tenants de la « régulation » pour, prétendument, ne pas laisser notre beau pays sombrer dans le libre-marché-à-l’américaine. Évidemment, tous ces peigne-culs étaient, eux, d’authentiques néo-libéraux, et aucun d’entre eux n’a jamais réellement proposé de loi ou de « régulation » qui ne soit un cadeau au « marché » et aux entreprises de l’internet et de la culture. La liberté d’expression n’étant pour eux, déjà, qu’un hochet un peu encombrant qu’il fallait bien encore un tout petit peu agiter si l’on voulait espérer faire du fric avec.


  • Claude François :

    J’aime les filles jusqu’à 17-18 ans, après je commence à me méfier. Dieu si j’ai des aventures au delà de 18 ans, bien sûr, heureusement. Mais après 18 ans, je me méfie parce qu’elles commencent à réfléchir, elles sont plus naturelles. Cela commence même quelque fois avant.

    #amour #hétérosexisme #misogynie #citation #âgisme #sexisme #domination_masculine #grand_homme #prédation #domination #pédophilie

    • J’ignorais.

      Sinon, Luc Besson (« mais c’est légal ») :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Luc_Besson

      C’est lors de cette cérémonie qu’il rencontre la jeune Maïwenn Le Besco, âgée de 15 ans.

      En 1992, il se marie avec Maïwenn, de 17 ans sa cadette. À l’époque, le mariage pour les mineurs de plus de 15 ans était autorisé en France avec l’accord des parents. Elle donnera naissance quelques mois après leur mariage, le 3 janvier 1993, à la deuxième fille du cinéaste : Shanna.

      Relation dont Besson dit avoir tiré le scénario de Léon, qui prévoyait que Mathilda, 12 ans, se donnait à Léon « parce qu’il le mérite » :
      http://followatch.fr/leon-luc-besson-jean-reno-natalie-portman

      4. LA PREMIÈRE VERSION DU SCÉNARIO INCLUAIT DES SCÈNES D’AMOUR ENTRE MATHILDA ET LÉON.

      Elles ont été supprimées à la demande des parents de Natalie Portman. Dans la version sortie en salles aux Etats-Unis, les scènes qui pourraient passer pour de la “tension sexuelle” entre la fillette et le tueur ont également été supprimées après des projections-test désastreuses.

      (Tu te rends comptes, ces ricains… choqués par des scènes de « tension sexuelle » entre une gamine de 12 ans et un homme de 46 ans…)

    • La scène qui circule sur le Web, et qui serait la première version du script :

      The Professional – Version 1 Script | Az eredeti forgatókönyv
      http://the-professional.uw.hu/Version_1_Script.html

      Léon gets to the window and looks out. Something changed in Léon. He’s tired by all this, maybe. He sits on the chair. Mathilda’s walkman is on. He hesitates, then eventually puts on the headphones. It’s a sweet, almost classical music. Very beautiful, like the arriving Mathilda. She wears the dress Léon offered her, she is made up. She looks 20-year-old. Léon’s mouth is open. She smiles and heels down before him. He gets off the headphones.

      […]
       

      Mathilda smiles and stands up. She gets in the kitchen. Léon feels weird, like he was falling in a trap, without being able to do anything. Mathilda comes back with a glass of milk she hands to Léon. She lowers the tents to dim the strong sunlight. Mathilda heels down in front of him. Léon doesn’t dare moving any more.

      […]

      MATHILDA (sweetly)

      I love you, Léon…. Totally. It’s the first time I feel it that strong. It’s also the first time I trust a man. I trust you.

      She caresses his hand.

      …I love your hands….

      (pause)

      Léon…in your hands…I’d like you to be my first lover.

      Léon retracts his hand and finishes the milk. He looks at Mathilda with as much sadness as happiness. By a fingertip, Mathilda takes the milkdrop on Léon’s lips and gets it in her mouth. Léon is going to cry.

      […]

      MATHILDA

      Why? Did you have too many and you fear it may shock me? I won’t get shocked. I’m used to this! My father was a real pig. He fucked the bitch I’d as mother all around the apartment. Whenever a door was closed, you could be sure they were having sex behind it! And my sister, if you didn’t sleep with her, you’re the building’s exception!

      LÉON

      Stop, Mathilda! Don’t talk like that!

      Mathilda’s going to cry.

      MATHILDA

      I talk because you don’t talk, Léon. I declare my love and you say nothing. That’s why I’m nervous and I can’t stop talking. Tell me you love me, or you don’t love me, or you love someone else. … But tell me something.

      […]

      LÉON

      …Yes. The day he got out of jail. I allowed him to make ten steps…not more. And bang. Two hundred meters. By telescope. That night, I left my country and came here, to join my father, who worked for Tony. … I was 17. Since then, I’ve never left the city…and never had another girlfriend….

      Léon sweetly looks at her.

      …You see, I wouldn’t be a good lover, Mathilda.

      MATHILDA

      Léon, I don’t know life very much…I just know I love you…. And love is stronger than anything else.

      Léon is more and more nervous, like a child.

      LÉON

      Maybe…sure…. But…I’m scared, Mathilda.

      Léon cries. Mathilda caresses his face.

      MATHILDA

      Don’t fear, Léon. You mustn’t fear love, when it’s this beautiful.

      She caresses his chest.

      I want you to be the first to touch me…. The first to make love with me. Nobody before you.

      She stands up and modestly gets off her briefs without taking off her dress. Léon cries, unable to oppose her. Mathilda is too young, but she’s also too beautiful and lovely and sweet and tender…. She sweetly, very sweetly, gets on him.

      LÉON (crying)

      Why me, Mathilda, why me?

      Mathilda leans over to speak in his ear.

      MATHILDA

      …Because you deserve it, Léon….

      Léon embraces her. He’s full of happiness, shame, so many emotions, he can’t control very well. But, hell, how beautiful it is seeing them sweetly making love.

    • http://www.lejdd.fr/culture/people/le-megot-et-les-enfants-caches-de-claude-francois-3572222

      Isabelle Catélan a pris la rédaction en chef de Podium un an et demi après la mort de Claude François, héritant de toutes les notes et de l’agenda de la star qu’elle va publier ces prochains jours chez Michel Lafon sous le titre Claude François, ses notes confidentielles. Elle parle d’un artiste déifié, harcelé par ses fans, qu’il mettait aussi en scène dans Absolu, son magazine de charme… « Il n’était pas le seul chanteur à coucher avec ses fans. D’autres, toujours en activité, le faisaient aussi. Mais lui a eu la naïveté d’en parler. »


  • « #Claude_Ponti, tombé du nid »
    http://www.lejdd.fr/culture/livres/claude-ponti-tombe-du-nid-3558752

    Star des auteurs d’albums pour la jeunesse, Claude Ponti invente des poussins facétieux qui aident les #enfants à grandir. Ses héros triomphent des épreuves, comme lui.

    (...) L’écrivain-illustrateur les embarque dans des épopées où il est question de deuil, de perte, où d’affreux monstres surgissent en chemin et où les grandes personnes ne sont guère dignes de confiance. « Certains parents trouvent que j’évoque des thèmes trop graves, comme la #maltraitance ou la #domination, mais les gosses ne s’y trompent pas, remarque Claude Ponti. La vie est parfois vraiment difficile, dangereuse, ils le savent très bien. »

    #édition_jeunesse


  • Dire les féminicides : Gilberte Chazottes, assassinée par son mari René Couzinet

    Aucune trace biographique de Gilberte Chazottes, elle se maria à Mermoz puis à René Couzinet qui fut son meurtrier, aussi j’ai corrigé sur Wikipédia les textes qui occultent son assassinat. (J’espère que ça restera …) d’autant qu’il a fallut que je tique sur le ils se suicident ensemble et fasse des recherches pour me rendre compte que Gilberte Chazottes ne s’était pas suicidée.

    Modification de Jean Mermoz — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Mermoz

    En 1930, Jean Mermoz épouse Gilberte Chazottes, qui, après la mort de Jean, se remariera avec l’ingénieur René Couzinet. Tous les deux se suicideront le 16 décembre 1956[1].

    corrigé par

    (…) Le 16 décembre 1956 Gilberte est assassinée par son mari qui se suicide ensuite.

    –-------
    Modification de René Couzinet— Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/René_Couzinet

    Désespéré, il se suicide avec un revolver en entraînant dans la mort son épouse Gilberte née Chazottes, veuve de Jean Mermoz, le 16 décembre 1956.

    corrigé par

    Le 16 décembre 1956, il assassine sa femme Gilberte, née Chazottes et veuve de Jean Mermoz, avant de se suicider avec un revolver. Il est enterré au cimetière parisien de Bagneux.

    J’ai trouvé les traces de cet assassinat sur https://en.wikipedia.org/wiki/1956_in_aviation

    December 16 – French aeronautical engineer and aircraft manufacturer René Couzinet kills his wife Gilberte (née Chazottes) – the widow of aviator Jean Mermoz – and commits suicide.

    • éléments biographique de Gilberte Chazottes

      http://remb.free.fr/dossier/Biographiejm.htm

      A l’été 1928, son destin semble basculer quand il rencontre, à Bahia Blanca, Gilberte Chazottes, 18 ans, fille d’une famille française installée au Brésil. Gilberte, qu’il épouse le 23 août 1930 à Paris, qu’il aimera sans lui donner une vie de famille normale, pas même un enfant, et qu’il délaissera si souvent pour d’éphémères aventures féminines. Après la mort de Mermoz, Gilberte épousera en secondes noces René Couzinet, l’ingénieur aéronautique ami du pilote, qui avait conçu un de ses avions, le fameux Arc-en-Ciel.

      https://acheterunemaisonausoleil.wordpress.com/2013/09/29/jean-mermoz-et-laeropostale

      Juin 1928
      Jean Mermoz fait la connaissance à Bahia de Gilberte Chazottes, sa future épouse.

      23 Août 1930
      Jean Mermoz épouse Gilberte Henriette Rose Chazottes à la mairie du 15e arrondissement de Paris.

      7 décembre 1936
      Disparition de Mermoz

      https://www.myheritage.fr/names/jean_mermoz

      Gilberte est née le 2 août 1908, à Bahia Blanca Argentine

      confirmation sur
      http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/celebrations2001/mermoz.htm

      Bahia Blanca
      Cérémonie du souvenir dans la ville natale de Gilberte Chazottes, épouse de Mermoz.

      Le mensonge se poursuit ici
      https://gw.geneanet.org/garric?n=chazottes&p=gilberte
      F Gilberte CHAZOTTESImprimer son arbre
      Née le 2 août 1908 (dimanche) - BAHIA-BIANCA (Argentine)
      Décédée le 16 décembre 1956 (dimanche) - BOULOGNE-BILLANCOURT 92 , à l’âge de 48 ans
      .mit fin à ses jours et à ses nuits, avec son second époux

      Union(s)
      Mariée le 23 août 1930 (samedi) avec Jean l’Archange MERMOZ, Aviateur 1901-1936
      Mariée le 14 octobre 1939 (samedi) avec René COUZINET, Constructeur Aéronautique 1904-1956

      La source semble être http://remb.free.fr/dossier/jean.htm

    • Je suis d’ailleurs surpris que nos journaux désormais ne soient plus capables d’être aussi clairs. « On » dit qu’on a fait des progrès. Ce cas particulier tendrait à démontrer le contraire., Cela mériterait une enquête approfondie, mais il semblerait plutôt qu’on soit dans une époque de régression complète du point de vue du « parler clair » dans les médias. Il y aurait une tendance à l’euphémisation systématique... de peur de choquer les clients/lecteurs et de les faire fuir ? Ou parce que notre société est plus sexiste que jamais ?

    • Bonjour @curieux_de, je te souhaite la bienvenue si tu découvres seenthis.
      J’avoue que pour tes trois questions/propositions, je vais (me garder de te rentrer dans le lard) supposer que tu es sincère, mais passer mon tour car je n’ai pas aucune aptitude pédagogique quand on aborde ainsi le sujet du féminicide.
      Prends ton temps pour lire les messages liés à #culture_du_viol #féminisme et éventuellement #féminicide
      #good_luck #no_troll

    • @biggrizzly, j’ai cru aussi que le féminisme avait fait son œuvre et qu’il n’y aurait pas à recommencer à expliquer les choses, à faire de l’éducatif mais non, rien n’est acquis, il faut sans cesse recommencer, répéter, montrer, se battre pour ne pas se faire étouffer. Ça parait absurde toute cette énergie dépensé pour survivre.
      Et là, c’est quand même une histoire qui a plus de 60 ans, 1956, la révolution sexuelle et le féminisme faudra attendre encore 20 ans sauf que les journaux ne font pas de papiers cadeaux conciliatoires comme aujourd’hui : meurtre passionnel ou coup de folie, non, ils disent bien qu’il l’a tué avant de se suicider.
      Donc, il faut recommencer et montrer que cette culture est biaisée, que par les mots utilisés, elle donne le droit à un homme d’assassiner sa femme et de faire disparaitre ce meurtre dans le vocabulaire de Wikipedia.
      Alors tu vois, il faut persévérer, la preuve, on a des nouveaux venus qui arrivent la bouche en cœur pour demander à quoi ça sert de nommer les féminicides … et j’ai envie de sortir les couteaux.

    • En un seul message, il coche plusieurs cases du bingo tout de même. Et ses autres messages ailleurs sont du même type, sur d’autres sujets, du style, le racisme n’existe pas, et juste après, le féminisme est un racisme... et toute la palanquée du parfait crétin.

      1956, c’est aussi la période où le CNR a fait le nécessaire pour rendre les publications indépendantes du fric... et cette indépendance n’a pas encore été remise en cause.

    • Bravo @touti et @b_b : la modif a été rétablie sur l’une des pages :)

      D’accord, mais vous n’aviez pas fourni de pièce jointe. J’ai donc rétabli votre version, puisque vous avez fourni la preuve de ce que vous avancez. Cordialement —Carlassimo 4 février 2018 à 19:04 (CET)

      (Soit dit en passant, comment fournit-on une « pièce jointe » sur Wikipedia ? Cela existe-t-il seulement ?)

      Il serait intéressant de voir quand et comment la réécriture a été faite, comment s’est opérée la rupture entre la presse de l’époque, factuelle, et les biographies posthumes, hagiographiques.

    • Bonne idée @intempestive
      Désolée, mais c’est un peu fastidieux et long de faire des recherches sur Gilberte car il n’y a pas grand chose sur elle. Je n’ai pas été chercher dans des bibliothèques mais seulement sur internet, et je pense que là est la source des changements problématiques par rapport aux journaux d’époque. Je trouve quelque signes de cette femme sur l’histoire de l’aéronautique et les biographies de René Couzinet mais avec le plus souvent pour unique source … Wikipédia !

      Et sur Wikipédia, les sources c’est internet … l’article anglais https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Ren%C3%A9_Couzinet écrit depuis le 7 janvier 2014 cite en document la bio de Couzinet mis en ligne le 4 mai 2013 (d’après les infos du fichier pdf) par Claude FAIX
      http://www.hydroretro.net/etudegh/arc-en-ciel_atlantique_vol1.pdf qui réécrit le meurtre page 5 en ces termes

      Aigri par tous ces échecs et tentatives infructueuses, oublié par les Services Officiels français et industriels de
      l’aéronautique, le 16 décembre 1956 René Couzinet se donne la mort, accompagné de son épouse. Il avait 52 ans.

      On appréciera le sens dévoué, voire dévoyé, de l’accompagnement … mais qu’est-ce qu’une femme, épouse de héros, pour ces rewriters sinon une accompagnatrice ?

      La page 86 du 2em PDF citée signale les documents consultés :
      Archives Couzinet
      Journal Les Ailes
      Mes Vols (Flammarion)
      Revue Icare
      Revue Trait d’Union

      Il faudrait y chercher ce qui est écrit sur Gilberte pour comprendre à quel moment ça a basculé.
      Claude Faix est en 1966 passionné de modélisme et devint ami du frère de Couzinet http://nvsouffle-aec.asso.fr/crbst_8.html

      L’autre source de départ de l’article en anglais, et aussi en français de WP est plus ancienne, sur l’historique ça remonte à 2006
      http://aerostories.free.fr/constructeurs/couzinet

      Ces nouvelles désillusions expliquent au moins en partie sa fin de vie tragique, quand, le dimanche 16 décembre 1956, il mit fin à ses jours, entraînant dans la mort son épouse, Gilberte, l’ancienne femme de Jean Mermoz.

      Ici la pauvre Gilberte s’est fait entraîner, l’article anglais reprenait le texte mot à mot au début … mais ça a été encore amélioré … ça à l’air de leur faire mal aux doigts d’écrire qu’il l’a abattu !

      Les pages qui nous intéressent, en anglais et français, sont copyrightées Aérostories, 2001 et signées Emmanuel Caloyanni, rédacteur en chef du Courrier de l’Ouest jusqu’en 2013, date à laquelle il devient conseiller média au conseil général du Maine et Loire et auteur d’un livre paru en avril 2003 Rene couzinet de Lindbergh a Mermoz. Si c’est lui, il semble avoir servi à étouffer des affaires de racisme à l’époque du mariage pour tous https://municipales-angers-2014.blogspot.fr/2013/11/la-presse-angevine-est-elle-aux-ordres.html, un journaliste apparemment aux ordres.

      sur WP français c’est toujours repris de la même façon

      Désespéré, il se suicide avec un revolver en entraînant dans la mort son épouse Gilberte née Chazottes, veuve de Jean Mermoz, le 16 décembre 1956.

      Les différents stades sur le WP anglais

      In despair he committed suicide on 16 December 1956, which lead to the death of his wife Gilberte.

      In despair he and his wife committed suicide on 16 December 1956.

      In despair, on 16 December 1956 he killed both himself and his wife Gilberte.

      Le vrai problème est finalement de n’avoir que peu de sources au départ, car le Wikipédia français a diffusé des informations qui ne sont pas seulement mensongères, mais modifient notre représentation de ce féminicide en un accompagnement, voire un souhait personnel (le suicide), ces infos ont ensuite été reprises partout en étant diffusées dans toutes les langues des sites de WP. D’où la nécessité de veiller à la vérification de l’exactitude des sources pour faire cesser ce genre d’idéologie phallocrate.

    • Début de l’article du Monde du 19/12/1956

      LE CONSTRUCTEUR D’AVIONS RENÉ COUZINET met fin à ses jours et entraîne sa femme dans la mort
      http://www.lemonde.fr/archives/article/1956/12/19/le-constructeur-d-avions-rene-couzinet-met-fin-a-ses-jours-et-entraine-sa-fe

      Le célèbre constructeur d’avions René Couzinet a rais fin à ses jours après avoir donné la mort à sa femme, veuve de Jean Mermoz. Découvert hier, le drame s’est déroulé dimanche dans le living-room de l’appartement que le couple occupait dans un immeuble de la porte d’Auteuil, 24, rue Nungesser-et-Coli. Mme Couzinet gisait sur le tapis de la pièce. Elle avait été atteinte d’une balle au cœur alors qu’elle se trouvait dans un fauteuil, d’où elle glissa. Retournant le revolver contre lui et braquant le canon de l’arme contre son front, son mari se tua aussitôt.

      L’heure du drame a pu être précisée : 23 heures. C’est à ce moment-là, en effet, que des voisins, Mme Hornez, épouse du compositeur, et M. Krasniak, industriel, entendirent les coups de feu. Ils ne soupçonnèrent pas un instant qu’il pût s’agir d’un meurtre et d’un suicide, mais crurent à des jeux d’enfants s’exerçant à la carabine. M. René Couzinet et sa femme étaient un couple uni et paraissaient heureux. On les avait vus se promener ensemble la Teille.

      M. René Couzinet n’ayant laissé aucune lettre, les mobiles de son geste seraient difficiles à déterminer si M. Alexandre Couzinet, frère du constructeur, n’avait fourni aux policiers, dont l’enquête est désormais close, une explication parfaitement plausible. Il apparaît en effet que le constructeur d’avions a agi au cours d’une crise de dépression provoquée par les difficultés professionnelles auxquelles il se heurtait.

      la suite est sous #paywall mais retrace le contexte récent tandis qu’un deuxième article plus long retrace l’histoire du constructeur

      UN PRÉCURSEUR GÉNIAL mais un malchanceux homme d’affaires
      http://www.lemonde.fr/archives/article/1956/12/19/un-precurseur-genial-mais-un-malchanceux-homme-d-affaires_2242521_1819218.ht

    • se donne la mort, accompagné de son épouse

      Quelle énormité, pour qualifier un meurtre...

      Merci pour ton exploration des archives @touti. C’est sans doute l’un des grands biais de Wikipedia, que les contributions se font selon les centres d’intérêt d’une personne, par empathie (les encyclopédies à comité de rédaction ne se montrent pas plus « neutres », elles présentent bien d’autres biais, comme celui de refléter la doxa de leur époque). L’on peut imaginer que celles et ceux qui ont créé puis enrichi la bio de Couzinet sont des féru·es d’histoire de l’aviation par exemple, pas forcément enclin·es à déboulonner les statues des #grands_hommes. D’où le grand intérêt, spécifiquement sur Wikipedia, que des personnes qui n’ont pas d’empathie pour le sujet s’en emparent de façon critique, comme tu l’as fait.

    • On pourrait faire un parallèle avec les personnes qui tuent avant de se tuer à l’aide de fusils mitrailleurs ou de bombes. Je pense que ça pourrait faire tilt chez certaines personnes de voir une manchette factice de journal qui titre « Le terroriste se donne la mort, accompagné de XX personnes qui étaient venues YYYY ce soir là »

    • Bonjour @phil3, bienvenu, j’ai reçu votre témoignage par mail que vous avez publié brièvement sur un autre post de seenthis. Votre témoignage est très intéressant, pourriez-vous le reposter ici ou m’autorisez vous à le publier ? (en retirant votre numéro de tel)
      En vous remerciant.
      @touti

    • j’ai eu votre message je vous ai répondu mais mon mail est revenu j’ai du mal à correspondre avec ce site pouvez vous me donner un mail ? Je parle de René Couzinet dans le livre que je viens de publier

    • Lorsque vous souhaitez envoyer un mail à une personne sur seenthis, repérez son pseudo puis mettez un @ devant, comme ceci @phil3.
      Sinon mon mail est toutati suivi d’un arobase puis free.fr

    • Je republie ici le témoignage de @phil3

      Je connais bien toute l’histoire
      Elle était une grande amie de ma mère et la marraine de mon frère Jean Louis
      La seule façon de l’avoir pour Mermoz a été de l’épouser Elle avait 20 ans Ma mère et sa sœur furent demoiselles d’honneur

      Mermoz fiancé entretenait toujours une liaison à Paris décidant de rompre sa maîtresse se suicida pendant la Nuit dans leur lit à côté de Mermoz !
      Une fois marié il continua ses multiples liaisons Lorsque le frère de Gilberte que fascinait Mermoz se tua en voulant devenir pilote les relations avec Mermoz se tendirent
      Enceinte il la fit avorter et ensuite elle n’a pas plus avoir d’enfants

      Ma mère était avec Gilberte dans son appartement d’Auteuil lorsque lanouvelle arriva de la disparition de Mermoz La mère de Mermoz s’est très mal comportée alors vis à vis d’elle en l’occultant complètement

      J’ai connu le Couple Couzinet très lié avec mes parents mon père était aviateur pendant 14/18 Il était venu nous rendre visite aux Ponts de Cé en 1956 il testait un bateau à hélice sur la Loire

      Il m’a parlé de son projet de soucoupe volante

      Peu de temps après il tenta de se suicider il fut tiré d’affaire et pour lui donner l’envie de vivre Gilberte lui dit qu’elle l’aimait et qu’elle avait besoin de lui (conversation téléphonique avec ma mère) Et trois semaines après il l’a assassinée alors qu’elle lisait dans son fauteuil puis il s’est tué
      Jamais Gilberte ne se serait suicidée avec lui

      Philippe Grümmer


  • #Pionnières du ciel
    http://matrimoine2016.esy.es/ciel/index.html
    Initié et soutenu par https://histoireparlesfemmes.com

    Un site sur lequel je tombe par hasard alors que je me suis mise en tête de faire une liste des premières femmes pilotes. Plutôt sympa, ce site de type #documentaire romancé est un peu trop dirigiste à mon gout mais surtout avec un format non ouvert où par exemple on ne peut pas copier le texte ou les éléments facilement. Dommage, avec un sujet comme les pionnières du ciel cela mériterait évidemment d’autoriser une réappropriation par tout·es.

    #matrimoine
    #femmes
    #pilotes_de_l'air
    #ouvrir_internet_merde_alors

    Du coup voici également le début de la liste que j’étais en train de constituer, incomplète et non exhaustive, mais dans laquelle on peut facilement puiser, voir la compléter, ayant seulement Prénom Nom/Dates/texte court/photo

    Aviatrices

    Thérèse Peltier (26 septembre 1873 - 18 février 1926)
    première femme pilote

    Amelia Earhart (24 juillet 1897 - disparue 2 juillet 1937)
    première femme à traverser l’océan Atlantique en avion

    Elinor Smith (17 août 1911 - 19 mars 2010)
    première femme pilote d’essai pour Fairchild et Bellanca

    Adrienne Bolland (25 novembre 1895 - 18 mars 1975)

    Hélène Boucher (1908 – 1934)
    

    Maryse Hilsz (7 mars 1901 - 30 janvier 1946)

    Beryl Markham (26 octobre 1902 - 3 août 1986)
    première femme à faire un vol solo transatlantique d’est en ouest

    Amy Johnson ( 1er juillet 1903 - 5 janvier 1941) première femme à effectuer un vol solo entre le Royaume-Uni et l’Australie.

    Bessie Coleman (26 janvier 1892 - 30 avril 1926)
    

    Harriet Quimby (11 mai 1875 - 1er juillet 1912) Américaine
    16 avril 1912, première femme à traverser la Manche aux commandes d’un avion

    Maryse Bastié (27 février 1898 - 6 juillet 1952)

    Anne-Marie Jeanne Imbrecq (18 juin 1911 - 28 novembre 2005)

    Élisabeth Lion (11 décembre 1904 - 9 janvier 1988)

    Élisabeth Boselli (11 Mars 1914 - 25 Novembre 2005)


    L’ouverture officielle des quotas pour les femmes pilotes de chasse dans l’Armée de l’air française n’a débuté qu’en 1998 avec Caroline Aigle.

    –------

    Willa Brown (January 22, 1906 - July 18, 1992)


  • Rebecca Solnit : « Réduire les femmes au silence a toujours été la stratégie en vigueur »
    https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/idees/reduire-les-femmes-au-silence-strategie-en-vigueur

     ?

    Jugez-vous toujours le terme « mansplaining » (ou « mecsplication » en français) imparfait ? Vous regrettiez, à l’époque, qu’il essentialise un défaut masculin.

    Aujourd’hui, il me plaît. J’avais des réserves mais, il y a plusieurs années, une jeune femme m’a confié que jusqu’à l’apparition de ce mot, ces expériences vécues ne pouvaient pas être nommées, empêchant ainsi le lien avec des tendances plus vastes et des courants plus souterrains. Le terme est donc très utile et souvent utilisé en anglais. J’aimerais que la blogueuse qui l’a inventé en réponse à mon essai se l’approprie car, à l’origine, il ne vient pas de moi…

    En quoi la répartition de la parole est-elle genrée ?

    Des études ont démontré que les femmes sont plus souvent interrompues – même à la Cour suprême ! Le statut et le respect dont bénéficient traditionnellement les hommes se manifestent par la place que prennent leur parole et l’écoute suscitée. Mais cela évolue puisque les femmes accèdent à des postes à responsabilités et que de plus en plus de personnes sont prêtes à les écouter – même si, paradoxalement, les femmes sont aussi éduquées à se discréditer les unes les autres.

    Spéciale dédicace aux Seenthisien·nes (@intempestive et @simplicissimus, au moins) qui avaient contribué à la traduction du titre dans une autre version.

    [infokiosques.net] - Quand les hommes m’expliquent
    https://infokiosques.net/spip.php?article1501

    Oui, des personnes des deux sexes surgissent lors d’événements publics pour disserter sur des choses qui n’ont rien à voir ou des théories complotistes mais cette pure confiance en soi agressive de parfaits ignorants est, dans mon expérience, genrée. Les hommes m’expliquent, à moi et à d’autres femmes, qu’ils sachent ou non de quoi ils parlent. Certains hommes.

    • Ils sont nombreux mais se résument globalement à : « N’écoutez pas cette personne, ne la croyez pas, ne laissez pas ses mots avoir de conséquences. » Ce qui sous-entend que la femme serait folle, qu’elle se fait des idées, qu’elle a tout inventé (voire, selon Freud, qu’elle aurait aimé que cela arrive). Les femmes seraient donc toujours trop (ou pas assez !) émotives. Les victimes doivent même faire très attention à leur « performance » lors des procès, sinon leur témoignage pourrait être perçu comme l’expression d’une rancune pour blesser un homme, là se trouve la formule magique qui permet de détourner l’attention du délit commis par un homme – par exemple, un viol – pour se concentrer sur les conséquences dramatiques que ce crime aura pour lui. Comme si la victime, et non pas le système judiciaire (ou l’accusé), était responsable des conséquences.

      Réduire au silence et ignorer les femmes a toujours été la stratégie en vigueur, c’est d’ailleurs ainsi que Harvey Weinstein a pu s’en prendre à 109 femmes sans aucune conséquence, tout comme (ndlr : le comédien) Bill Cosby, qui aurait agressé et drogué des femmes pendant une cinquante d’années. Ces femmes ont été raillées, voire punies pour avoir élevé la voix. Aux États-Unis, 70 % des femmes qui se plaignent de harcèlement sexuel au travail subissent d’ailleurs des représailles. Cela encourage les femmes à se taire tout en permettant à la violence sexiste de perdurer.

    • Désolée le curieux, tu peux te garder tes remarques anti-féministe super bien argumentées à coups de memes. Tu ne feras pas de vieux os sur Seenthis, c’est pas le genre d’endroits où le trolling sexiste est apprécié.

      Et oui, @simplicissimus, la discussion a disparu mais son souvenir demeure ;-).

      Encore une ressource autour de ce chouette texte.
      http://blog.ecologie-politique.eu/post/Quand-les-hommes-m-expliquent


  • « Ah merde, on l’a oubliée » : des femmes politiques racontent - Le Point
    http://www.lepoint.fr/politique/ah-merde-on-l-a-oubliee-des-femmes-politiques-racontent-27-01-2018-2190093_2

    À l’origine de ce phénomène d’occultation, la cooptation entre pairs. Cela commence par de la camaraderie, avance Valérie Pécresse (LR) : « Les goûts masculins sont utilisés pour exclure les femmes : le foot, le combat, la moto, les cigares... Tout ça, ce sont des apanages de mecs et c’est une manière de rester entre eux dans le milieu politique. Ils vont faire une table pour parler bagnoles, matches. » Mais ça se termine par une exclusion pure et simple des cercles du pouvoir : « Le pire, en politique, c’est l’invisible, la cooptation, s’emporte Laurence Rossignol (PS). Regardez encore aujourd’hui, ce matin dans le journal, l’équipe de Macron, c’est qui autour de lui ? Qui Hollande réunit-il chaque semaine pour le petit déjeuner des chefs ? Le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat, etc. Ils mangent une à deux fois par semaine entre sept ou huit hommes et, pas une seule fois, ils ne se posent la question d’avoir une femme avec eux. C’est l’ordre naturel des choses. (…) Le plus pénible, ce ne sont pas les réflexions sexistes, non. C’est juste qu’ils ne nous voient pas. »

    Pour l’ex-ministre chargée du droit des femmes, le phénomène prend aussi sa source dans une caractéristique qu’elle attache au genre féminin : celle de ne pas l’ouvrir pour ne rien dire. « Les mecs parlent pour marquer leur territoire. Les femmes ne veulent pas faire perdre de temps. Il suffit que quelqu’un d’autre avant elles ait dit ce qu’elles avaient à dire et elles se raient de la liste. » Une faiblesse en politique, où « le pouvoir, c’est la parole ».

    @mona
    #invisibilisation
    #femmes


  • Why We Applaud When Woody Allen Insults Women
    https://www.thecut.com/2018/01/woody-allen-american-film-institute-diane-keaton.html

    I don’t like Woody Allen and haven’t for a while — since around 1979, when he made a movie about a self-involved, middle-aged comedy writer dating and dicking around a 17-year-old. I thought Manhattan was creepy, but not half as creepy as the way Allen got lionized for basically filming his own life in black-and-white and giving it a Gershwin soundtrack. So I missed the part of the AFI tribute when Allen proved, yet again, that being him means you can do almost anything and get people to shower you with praise.

    “He did what?” I asked my friend.

    “He called her a ‘fellatrix.’ I think that’s what he said.” She was sounding a little less sure now.

    She warned me that the video clip of the speech on YouTube, while short, was hard to take, but said I should watch it through to the end.

    #WoodyAllen #cinéma #misogynie