• « Ah merde, on l’a oubliée » : des femmes politiques racontent - Le Point
    http://www.lepoint.fr/politique/ah-merde-on-l-a-oubliee-des-femmes-politiques-racontent-27-01-2018-2190093_2

    À l’origine de ce phénomène d’occultation, la cooptation entre pairs. Cela commence par de la camaraderie, avance Valérie Pécresse (LR) : « Les goûts masculins sont utilisés pour exclure les femmes : le foot, le combat, la moto, les cigares... Tout ça, ce sont des apanages de mecs et c’est une manière de rester entre eux dans le milieu politique. Ils vont faire une table pour parler bagnoles, matches. » Mais ça se termine par une exclusion pure et simple des cercles du pouvoir : « Le pire, en politique, c’est l’invisible, la cooptation, s’emporte Laurence Rossignol (PS). Regardez encore aujourd’hui, ce matin dans le journal, l’équipe de Macron, c’est qui autour de lui ? Qui Hollande réunit-il chaque semaine pour le petit déjeuner des chefs ? Le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat, etc. Ils mangent une à deux fois par semaine entre sept ou huit hommes et, pas une seule fois, ils ne se posent la question d’avoir une femme avec eux. C’est l’ordre naturel des choses. (…) Le plus pénible, ce ne sont pas les réflexions sexistes, non. C’est juste qu’ils ne nous voient pas. »

    Pour l’ex-ministre chargée du droit des femmes, le phénomène prend aussi sa source dans une caractéristique qu’elle attache au genre féminin : celle de ne pas l’ouvrir pour ne rien dire. « Les mecs parlent pour marquer leur territoire. Les femmes ne veulent pas faire perdre de temps. Il suffit que quelqu’un d’autre avant elles ait dit ce qu’elles avaient à dire et elles se raient de la liste. » Une faiblesse en politique, où « le pouvoir, c’est la parole ».

    @mona
    #invisibilisation
    #femmes


  • Why We Applaud When Woody Allen Insults Women
    https://www.thecut.com/2018/01/woody-allen-american-film-institute-diane-keaton.html

    I don’t like Woody Allen and haven’t for a while — since around 1979, when he made a movie about a self-involved, middle-aged comedy writer dating and dicking around a 17-year-old. I thought Manhattan was creepy, but not half as creepy as the way Allen got lionized for basically filming his own life in black-and-white and giving it a Gershwin soundtrack. So I missed the part of the AFI tribute when Allen proved, yet again, that being him means you can do almost anything and get people to shower you with praise.

    “He did what?” I asked my friend.

    “He called her a ‘fellatrix.’ I think that’s what he said.” She was sounding a little less sure now.

    She warned me that the video clip of the speech on YouTube, while short, was hard to take, but said I should watch it through to the end.

    #WoodyAllen #cinéma #misogynie


  • Marseille : Une patiente « accouche » d’un gant et de compresses oubliés par un chirurgien
    http://www.20minutes.fr/sante/2207431-20180123-marseille-patiente-accouche-gant-compresses-oublies-chiru

    Des gants et des compresses à la place d’un utérus. Le 6 avril dernier, Sylvie, 48 ans, se fait opérer à Marseille ( Bouches-du-Rhône) par le docteur Guy Achache pour une hystérectomie, une ablation de l’utérus. Dès son réveil, la patiente se plaint de fortes douleusr. Elle raconte son calvaire à 20 Minutes : « Je n’arrivais plus à uriner et j’avais une pointe du côté droit du ventre. »

    Le chirurgien ne prend pas au sérieux les douleurs dont elle souffre et ne l’ausculte pas, alors qu’elle est toujours hospitalisée. « Il m’a dit que j’étais une douillette et m’a uniquement donnée des antidouleurs », ajoute Sylvie. Jusqu’à sa sortie, elle ne subit aucune échographie, ni aucune auscultation.

    >> A lire aussi : Eure-et-Loir : Un anesthésiste reconnu responsable de la mort d’un enfant de deux ans
    « Comme si j’accouchais »

    Elle regagne finalement son domicile, et reste alitée à cause de ces fortes douleurs. Le lendemain, soit trois jours après l’opération, Sylvie commence à ressentir des contractions.

    « J’avais toujours mal, je suis allée aux toilettes et là, un gant ainsi que des compresses sont sortis dans une mare de sang. C’était vraiment comme si j’accouchais. »

    Toujours dans un état lamentable, elle retourne à la clinique. « Le chirurgien est arrivé comme si de rien n’était, comme s’il venait boire l’apéro à la maison. Il a remis la faute sur les infirmières et s’est empressé de jeter le gant et les compresses. Heureusement, mon mari avait pris une photo », ajoute Sylvie.

    La seule réponse du chirurgien, lorsque la patiente lui demande des comptes après plusieurs jours de souffrance, aurait été la suivante :

    « Si vous n’êtes pas contente, vous n’avez qu’à saisir ma compagnie d’assurances, je suis très bien assuré. »

    Et pour cause, lorsque Me Patrice Humbert, l’avocat de la patiente, contacte l’assurance, il apprend que le docteur Achache est normalement le médecin en charge des expertises.

    >> A lire aussi : Rennes : La patiente a vécu pendant neuf ans avec deux compresses dans le ventre
    « Aucun comptage des compresses »

    Sa responsabilité semble engagée, comme l’explique Patrice Humbert :

    « L’examen du dossier médical démontrera qu’aucun comptage des compresses n’a été effectué après l’intervention alors que le chirurgien disposait d’une check-list de sécurité pour éviter cette grave erreur. »

    La patiente a saisi le président du tribunal de grande instance de Marseille qui a désigné en procédure de référé un expert pour évaluer les fautes ainsi que ses préjudices. « J’espère qu’il sera puni et qu’il ne pourra jamais reproduire ce qu’il m’a fait », clame Sylvie.

    Depuis sa terrible mésaventure, elle est suivie par un psychiatre qui lui prescrit des médicaments pour pouvoir dormir et a été arrêtée près de six mois, en tout. Contacté par 20 Minutes, l’avocat de Guy Achache n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

    #violence_medicale #sexisme_medicale #maltraitance

    • Le mec a détruit les preuves tranquillou. La photo qui en reste ne sera probablement pas suffisante.

      @monolecte je suis pas très calée en droit mais sur wikipédia illes disent que le tribunal de grand instance c’est aussi du pénal.
      @biggrizzly le mec à l’air de s’en foutre grave, il a une bonne assurance, c’est lui leur expert ! Il y a de fortes chances qu’il soit aussi celui du tribunal ou un pote de cet·te expert·e.

    • Sans témoins en effet, c’est parole contre parole, le plus compliqué pour la justice... et surtout pour les victimes.

      Oublier un gant, je ne comprends pas. Une compresse, pourquoi pas... c’est une faute, mais ça peut se comprendre, et les listes de vérifications sont là pour pallier. Mais un gant... (ou des pinces, comme on peut le lire parfois pour d’autres cas...).
      Puis la réaction du mec. Morgue, malhonnêteté, destruction de preuves... Criminel.

    • Il faut continuer de dénoncer ce système médical qui a complètement oublié ce pour quoi il existe : prendre soins des personnes.
      Alors qu’on sait que le corps affecte directement le mental, la plupart des chirs campent sur leur position de garagiste.
      Celui-là devait aussi être en phase vengeur, même genre de sale type que le chirurgien de V. : pas content qu’elle remette en cause son autorité, hop, punie, près de 4h devant le bloc avant qu’on l’opère. L’usine de #maltraitance bat son plein, verrouiller par une hiérarchie de connaissances tout à fait fallacieuse. Quand 10 ans d’études épuisantes n’apprennent pas à ressentir de l’empathie, mais de l’arrogance, on envie pas la plupart de ces pauvres médecins qui traitent de haut les infirmières ou les femmes de ménage, pourtant interlocutrices privilégiées des malades. On dirait que le truc qu’ils ont le mieux appris c’est à détruire leur humanité.
      Et en plus les histoires de chirurgiens qui oublient des compresses dans le ventre ne manquent pas (2 proches à qui c’est arrivé) mais un gant ?

      Depuis sa terrible mésaventure, elle est suivie par un psychiatre qui lui prescrit des médicaments pour pouvoir dormir et a été arrêtée près de six mois, en tout. Contacté par 20 Minutes, l’avocat de Guy Achache n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

      Dr Guy Achache, Gynécologue obstétricien à Marseille

    • À défaut de compter sur une justice à la botte des puissants, il faut effectivement au moins détruire les réputations. Faire tourner l’histoire, le nom et la photo !
      Moi je l’aurais violemment frappé, quitte à faire de la prison ou fait bouffer son gant !


  • Les « #femmes en rouge » de Wikipédia, l’histoire d’un vide encyclopédique | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/156517/femmes-rouge-wikipedia-vide-encyclopedique

    Alors quid d’un « savoir égalitaire » ? L’expression est sans doute malheureuse, dans la mesure où il s’agirait davantage de penser l’égalité sur le plan de la production et de la transmission des savoirs.

    Or tant que l’histoire des femmes sera conçue comme une histoire des minorités, celle-ci continuera d’être envisagée comme mineure, comme une histoire des marges. La lutte féministe réintroduit à cet égard le politique dans l’écriture même d’une #histoire qui se veut collective.

    Alors que Wikipédia saute par-dessus l’historien et le savant, l’arène redevient proprement publique : s’il est un lieu où l’égalité revendiquée par les féministes pourrait trouver sa libre expression, celui-ci est privilégié. Reste aux contributeurs à faire leur office.

    J’ai vérifié, @mona a sa fiche sur Wikipédia, c’est la moindre des choses. @mad_meg, ça serait bien aussi, non ?

    • C’est très gentil à toi @monolecte
      Je ne pense pas avoir la notoriété qui justifiait ma présence sur wikipédia, mais c’est peut etre le #syndrome_de_l'imposture qui me fait dire ca et d’un point de vue féministe je suis toute à fait pour ce genre d’initiative d’ #historicisation des femmes.
      Du point de vue pratique comment ca fonctionne ? Est-ce que je doit la faire moi même ou demander à cette asso qui fait le marathon de la faire en leur envoyant les infos utiles ou autre solution auquelles je ne pense pas ?


  • Assassinat d’Henri Curiel : la « piste algérienne » sera-t-elle confirmée ? – JeuneAfrique.com

    http://www.jeuneafrique.com/514906/politique/assassinat-dhenri-curiel-la-piste-algerienne-sera-t-elle-confirmee

    Alors que l’enquête sur le meurtre du militant franco-égyptien, tué à Paris le 4 mai 1978, a été rouverte en France. Ses proches continuent de considérer que c’est au soutien du FLN algérien que le commando d’assassins s’en est pris.

    Henri Curiel, juif franco-égyptien, né au Caire en 1914, un temps proche du Parti communiste, a animé un réseau de « porteurs de valises » en soutien au Front de libération national algérien (FLN) et fondé Solidarité, un réseau d’appui aux luttes de libération nationale, notamment à l’ANC sud-africaine, possiblement financé en partie par Alger. Le militant tiers-mondiste a été tué à Paris le 4 mai 1978, dans des circonstances encore non élucidées.
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    inRead invented by Teads

    L’affaire avait été classée en 1992, puis le dossier rouvert et refermé en 2000 et en 2008 à la suite de nouvelles révélations. Le 9 janvier, l’enquête a été rouverte. La juge d’instruction Laurence Lazerges a été désigné pour rouvrir ce « dossier non résolu », comme le révélait Médiapart le 16 janvier. Fils du militant assassiné, Alain Gresh, directeur du journal en ligne OrientXXI, espère que l’annonce permettra de relancer l’intérêt de l’opinion publique pour une affaire dont il dit qu’elle est « avant tout politique ».

    Des zones d’ombres sur les commanditaires

    La famille de Curiel a saisi la justice en octobre 2015, forte de nouveaux éléments : les aveux posthumes du militant d’extrême-droite René Resciniti de Says, contenus dans un livre paru en avril de la même année, Le roman vrai d’un fasciste français (La Manufacture) de Christian Rol.

    L’auteur, qui a recueilli les propos de Resciniti de Says, assure que ce dernier a abattu Curiel de trois balles à bout portant en compagnie d’un complice, alors que le militant franco-égyptien sortait tout juste de l’immeuble où il vivait, rue Rollin, à Paris.

    « Les discussions avec le parquet ont duré un certain temps », concède Me William Bourdon, avocat de la famille Curiel depuis plusieurs années et qui préfère rester discret pour le moment, comme il l’explique à Jeune Afrique, à propos d’une affaire « très sensible ».

    L’avocat reste confiant, persuadé que cette nouvelle enquête « permettra de faire avancer la vérité sur les circonstances de l’assassinat ainsi que les donneurs d’ordre. »

    Car la zone d’ombre de l’affaire Curiel est bien le commanditaire de son assassinat. Dans le livre de Rol, Resciniti de Says confesse aussi sa proximité avec Pierre Debizet, dirigeant du Service d’action civique (SAC), organisation et service d’ordre gaulliste qui entretenait des accointances avec le pouvoir.



  • Et donc, dégoûté de ne pas avoir pu publier les dégueulis antijuifs de Céline, Antoine Gallimard se rattrape avec une belle dégueulasserie anti-musulmans dans le Monde :
    http://www.lemonde.fr/livres/article/2018/01/12/gallimard-renonce-a-publier-les-pamphlets-de-celine_5240776_3260.html

    « Aujourd’hui, l’antisémitisme n’est plus du côté des chrétiens mais des musulmans, et ils ne vont pas lire des textes de Céline. »

    Mais apparemment, il ne faisait là que reprendre les préoccupations répugnantes du très officiel Dilcrah :
    https://www.lexpress.fr/actualite/pourquoi-gallimard-recule-sur-les-pamphlets-de-celine_1975326.html

    Selon nos informations, le 19 décembre, la rencontre entre le délégué interministériel, Frédéric Potier, et Antoine Gallimard (qui était accompagné par Pierre Assouline, pressenti pour écrire la préface de cette réédition) s’est déroulée dans un climat tendu. Cette publication ne risque-t-elle pas d’alimenter une forme d’antisémitisme chez les jeunes musulmans, a notamment relevé le délégué interministériel ? Pierre Assouline fait remarquer que Céline est peu lu dans les banlieues.

    Puisqu’on te dit qu’il n’y a pas de racisme d’État…


  • Daniel Lindenberg : « Loin de reculer la révolution conservatrice se voit favorisée »

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/01/14/daniel-lindenberg-loin-de-reculer-la-revolution-conservatrice-se-voit-favori

    Dans un entretien qu’il a accordé au « Monde » quelques semaines avant son décès survenu le 12 janvier, l’historien des idées analyse l’état des forces du courant « néoréactionnaire » depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron.

    Quelque temps après la victoire d’Emmanuel Macron, et observant le désappointement du courant que Daniel Lindenberg qualifiait de « néoréactionnaire » vis-à-vis d’un président qui réhabilitait le « progressisme » face au « conservatisme », Le Monde avait proposé à l’historien des idées de réaliser un entretien sur le sujet. La maladie contre laquelle il luttait, tout comme le rythme de l’actualité, avait reporté ce projet. L’interview se fit par mail à la fin du mois de décembre 2017. Nous publions ci-dessous ce dernier entretien dans lequel Daniel Lindenberg montre, une nouvelle fois et malgré les circonstances, qu’il était un intellectuel capable de mettre la plume dans la plaie et de faire vivre le débat tout comme la République des idées.

    La présidence d’Emmanuel Macron signe-t-elle une défaite – même momentanée – des néoréactionnaires, qui avaient, lors de la présidentielle, soit opté pour François Fillon, soit pour Marine Le Pen ?

    Parler de défaite serait imprudent, surtout dans la mesure où vous choisissez comme critère les résultats électoraux. En réalité, c’est le coup d’arrêt donné à la progression jugée irrésistible de la dynamique néoréactionnaire qui a changé au moins pour un temps le climat idéologique en réhabilitant, par exemple, l’adjectif « progressiste » face à ce que le président appelle « conservatisme » et qui n’est pas obligatoirement une catégorie politique, mais une ouverture vers un optimisme jusque-là disqualifié.

    Il n’est plus honteux aujourd’hui de penser que les nouveaux réacs ne sont pas « dans le sens de l’histoire », vu qu’ils représentent une survivance d’idées rétrogrades, y compris chez des penseurs que l’on se plaît à classer comme progressistes. Mais cette bouffée d’optimisme reste fragile car il faut tenir compte du climat particulier de l’élection de Macron et de l’absence, par exemple, d’intellectuels de référence qui porteraient au même niveau d’autorité la nouvelle parole « progressiste ». Peut-être trouvera-t-on des éléments possibles dans le livre de Michel Serres C’était mieux avant ! [Le Pommier, 96 p., 5 €].

    La réhabilitation du progressisme au détriment du conservatisme par le président de la République marque-t-elle le début de la fin d’une hégémonie intellectuelle, celle de la « révolution conservatrice » en cours ?

    Ce qui précède explique qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, et que quelques propos isolés contredisent par ailleurs d’autres du président et n’annoncent nullement un quelconque renversement global, ce qui, d’ailleurs, ne serait pas dans ses possibilités. Il suffit de penser au succès très net de la mouvance Charlie Hebdo contre le bloc beaucoup moins puissant qui soutient Edwy Plenel et Mediapart pour se convaincre que, sur les questions toujours centrales de l’islam et de la soi-disant laïcité, le rapport de forces n’est pas prêt d’être renversé.

    Emmanuel Macron et certains ministres de son gouvernement n’ont-ils pas, par ailleurs, récupéré des éléments de langage du néoconservatisme ambiant ?

    C’est un fait que le discours de certains ministres du président, je pense à Jean-Michel Blanquer dans le domaine de l’éducation ou encore celui de Gérard Collomb dans celui de l’islam et de la laïcité, n’est nullement en rupture avec les éléments de langage les plus rétrogrades sur ces questions. Ce qui entretient pour le moins la confusion ; cette confusion permet que ce soient les mêmes intellectuels qui soient plébiscités par des organes de droite comme Le Figaro, La Revue des deux mondes, Le Point, Valeurs actuelles et des organes réputés encore être de Gauche (L’Obs, Marianne et France-Culture).

    Comment expliquez-vous la banalisation des interviews d’intellectuels de gauche dans la revue « Eléments » ?

    La revue Eléments a été créée par les intellectuels d’extrême droite qui, voyant la stérilité des stratégies de la violence, ont privilégié ce qu’ils appellent « le combat des valeurs », c’est-à-dire la séduction par la supériorité des arguments (ou de l’argumentation). Les intellectuels de gauche sont flattés par cette attention qui leur est portée par les représentants en pointe de la révolution conservatrice. Ils éprouvent la sensation toujours enivrante de dîner avec le diable tout en sortant d’un certain ghetto. La revue Eléments, créée en 1975, remplit depuis des années cette fonction qui avait d’abord été celles de revues communistes ou communisantes (La Pensée, La Revue internationale).

    Les intellectuels progressistes ont-ils un nouvel espace pour contrer les néoréactionnaires, comme l’a illustré le succès de « Histoire mondiale de la France » ?

    En effet, le succès d’ouvrages à vocation encyclopédiques comme L’Histoire mondialede la France, sous la direction de l’historien progressiste Boucheron, est un signe encourageant. Le fait que cette nouvelle école se soit affranchie à la fois de la vulgate rétrograde ou spiritualiste et des débris des dogmatismes marxistes ouvre des perspectives inespérées pour en finir avec les chaînes de la période précédente, que symbolisaient le choix impossible entre islamophobie et Indigènes de la République. Ce choix n’est sûrement pas celui de Macron, mais on peut lui accorder que c’est lui qui a permis d’échapper à ce dilemme mortifère.

    La nouvelle donne géopolitique mondiale n’offre-t-elle pas une opportunité aux partisans de l’émancipation et des sociétés ouvertes ?

    Bien sûr, comme le dit la sagesse populaire, lorsqu’on a touché le fond, on ne peut que remonter, mais dans le cas d’espèce, cette nouvelle donne géopolitique ou géo-idéologique n’offre à mon sens que des raisons de désespérer, au moins pour une certaine période. Loin de reculer, la révolution conservatrice se voit favorisée par les effets conjugués des mises en cause de ce que ses ennemis appellent sans beaucoup de rigueur les idéologies du progrès prétendument attribuables essentiellement aux deux guerres mondiales. Je veux dire les conséquences positives qu’on a tirées des deux guerres. Ces dernières ont plongé notre époque dans un cercle vicieux. L’optimisme que présuppose votre question me paraît largement injustifié. Ce n’est pas la perspective de nouvelles révolutions démocratiques devant laquelle nous nous trouvons placés mais pour aller au pire la perspective effrayante d’une apocalypse nucléaire.


  • Caliban et la sorcière, ou l’Histoire au bûcher (1/2) | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/blog/101217/caliban-et-la-sorciere-ou-l-histoire-au-bucher-12-0

    Nous sommes bien conscients de longueur inhabituelle (et sans doute rébarbative) de cette note, mais nous y avons été contraints par sa matière elle-même. Caliban... est un gros livre, sur lequel il y a, hélas, beaucoup à dire, et encore plus à redire. Dès lors, pour éviter ce qui serait forcément apparu comme un procès d’intention, nous n’avions d’autre choix que de relever certains des raccourcis, biais, glissements, voire mensonges purs et simples qui émaillent le texte. Nous espérons mettre ainsi en lumière à la fois les procédés sur lesquels est fondé cet ouvrage et, au-delà de son radicalisme affiché, la nature réelle de la perspective politique dans laquelle il s’inscrit.

    On me signale cette critique de « Caliban et la sorcière » par Yann Kindo et Christophe Darmangeat (2e partie ici : http://cdarmangeat.blogspot.fr/2017/12/caliban-et-la-sorciere-silvia-federici.html )

    Ce qu’ils relèvent sur l’iconographie est effectivement problématique, et ils signalent quelques faiblesses réelles (même si on doit pouvoir faire la même chose avec n’importe quel livre si on le lit avec autant de minutie - et de malveillance), mais sur le fond c’est surtout un choc de visions du monde. Personnellement je ne peux pas prendre au sérieux des gens qui refusent toute critique de Descartes ou qui réfutent la longue histoire de la violence de la médecine vis-à-vis des femmes. Quant au pourcentage massif de femmes accusées de sorcellerie, on le retrouve chez de nombreux historiens (y compris tout à fait fiables car de sexe masculin), pas seulement chez Federici.

    D’une manière générale je déteste leur ton arrogant d’hommes supérieurement cultivés et rationnels hérissés par ces bonnes femmes qui viennent bousculer leur cadre de pensée. La conclusion du 2e article dévoile bien d’où ils parlent, d’ailleurs : « Nous vivons une période où il est infiniment plus facile de militer sur le terrain du féminisme – le plus souvent, dans des milieux qui ne sont pas les plus exploités – que sur celui des idées communistes, et auprès des travailleurs du rang. » On en revient à la bonne vieille thèse du combat secondaire, voire de la complicité entre capitalisme et féminisme... Globalement ils sont sur une défense basique de la Raison et de la Science face aux masses (féminines et) hystériques, cf. par exemple cet autre article de Kindo :

    https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/blog/111010/la-peur-des-ogm-construction-mediatique-dune-paranoia

    Mais je serais curieuse de savoir ce qu’en pense @mad_meg ou @entremonde

    #sorcières

    • Cool je vais lire ca de près et je reviens. Merci pour le signalement surtout que c’est la première fois que je lirait une critique de ce livre hors du circuit féministe.

      edit : je vais commenté au fur et à mesure de ma lecture.

      En revanche, quelles que soient les compétences réelles ou supposées des auteurs, un livre d’histoire ne doit pas être un livre d’histoires

      C’est très arbitraire de dire ceci. Le fait de renvoyé l’histoire des femmes à l’anecdote est un classique du point de vue dominant.

      « Le regard que l’auteure porte sur l’historiographie (fort copieuse) qui la précède ne se signale ni par son indulgence ni par sa sobriété : »
      Les auteurs affirment que l’historiographie sur la chasse aux sorcière est copieuse. En fait elle n’est copieuse que depuis les études féministes et études de genre. Dire que cette historiographie est copieuse, sans plus de sources et comme argument pour décrédibilisé Federici c’est pas très cohérent.

      Or, en France, la chasse aux sorcières a été étudiée dès 1862 par le plus fameux historien de cette époque, le rationaliste Jules Michelet ; son ouvrage, La sorcière, encore considéré de nos jours comme une référence internationale, est justement tout entier rédigé du point de vue de la victime, vis-à-vis de laquelle il manifeste en permanence une fort lyrique empathie.

      De leur point de vue de dominants ils ne voient pas ce que veut dire une histoire raconté du point de vue du bourreau (dominant). Michelet est peut être prétenduement écrit du point de vue d’une sorcière mais c’est une enfilade de fantasme. Michelet est important car c’est un des permiers historien qui s’interesse au sujet autrement que pour dire que les sorcières sont les émissaires du diable mais ses traveaux sont largement dépassés aujourd’hui. J’irais chercher des sources là dessus si j’ai la motivation à la fin de cette lecture.
      Juste après il est prétendu que ce sujet à inspiré des générations d’historiens, mais sans aucune source non plus.

      mais l’auteure adopte vis-à-vis des historiens académiques une attitude qui mêle une étonnante ignorance à une très violente arrogance, comme lorsqu’elle attaque nommément son éminent confrère italien Carlo Ginzburg, en écrivant à propos d’une de ses analyses (très brièvement citée) qu’ « il rend ainsi les victimes responsables de leur funeste destin » (p. 310).

      La c’est comique, Federici est arrogante ! Elle ose contester le mâle gaze d’un ponte et là encore pas de quoi jugé, citation incomplète, hors contexte, rien pour se faire un avis à part croire ces messieurs qui n’ont aucune arrogance.

      Bon plus j’avance plus je voie que tout ce qui est reprocher à Federici est applicable à ces deux mecs. Vu que 100% des sources d’historiennes féministes sont irrecevables pour subjectivité c’est impossible de discuté. A plusieurs endroits ils débarquent de la lune et effectivement leur négation totale de la violence medicale sur les corps des femmes rend leur discours assez nul.

      Pour l’utilisation des images comme je l’avais mentionné pour Christine de Pizan, je suis d’accord sur ce problème et c’est vrai que ca jette un voile de suspicion sur le reste du livre. Je remet la discution ou j’en parlais après ma lecture du bouquin et qui contiens d’autres objections ; https://seenthis.net/messages/422612#message520758

      Pour la seconde image mentionné je suis moins d’accord sur leur critique ou partiellement. Le motif misogyne de la femme-ogresse qui bat son époux, est probablement aussi vieux que le patriarcat. La virilité est toujours vécu comme en crise et les hommes dominants se disent toujours castrés alors qu’on leur à même pas tiré un poile de couille ni même menacé de le faire et pendant se temps qu’ils arrachent les clitos à la chaîne.

      Par contre ce qui est affirmé sur le bride est faux, la bride n’est pas limité à l’Ecosse, il y en a dans toute l’Angleterre, Allemagne, Autriche, et les USA jusqu’au XIXeme. Eux disent que ca se limite à l’écosse mais sans aucune source encore une fois.

      Pour l’image du Vesale, ils disent que nulle part il n’est mentionné que l’image est la page de garde du Vesale, mais au milieu de l’image il y a écrit VESALII et il est claire cette fois que le commentaire de Federici est plutot porté sur l’aspect symbolique de l’image et de manière ouvertement subjective.
      C’est vrai que cette manière très subjective et poétique d’interpréter les images n’est pas une bonne idée et ca dessert son discours la plus part du temps. Il aurait fallu un référencement des images car si le livre se prétend historique il doit donner les moyens aux lecteurices de mesuré simplement la distance poétique prise par Federici sur leur interprétation.

      en fait ils reconnaissent eux même plus loin que ce qu’ils viennent de dire est faux :

      Revenons sur la manière dont elle s’insurge à propos de la couverture du livre d’anatomie de Vésale : « Le théâtre anatomique révèle au regard du public un corps désenchanté, profané ». Elle reproche ainsi à Vésale, qu’elle finit par citer plus loin dans le texte, une vision « mécaniste » du corps conçu comme machine. Mais que propose-t-elle à la place ? Une vision plus fantasmée et moins scientifique du corps, comme page 219, où l’on apprend que la science anatomique naissante fait elle aussi partie du grand complot pour asservir les femmes au service du capitalisme :

      « Poser le corps en terme de mécanique, vide de toute téléologie intrinsèque, ces ‘vertus occultes’ que lui attribuaient autant la magie naturelle que les superstitions populaires de l’époque, permit de rendre intelligible la possibilité de le subordonner à un procès de travail reposant de façon croissante sur des formes de comportement uniformes et prévisibles ».

      Ici ils nient toute l’histoire de la domination des femmes par le corps médicale, c’est assez sourcé sur seenthis pour pas détaillé à quel point ces deux types se fourvoient dans le masculinisme crasse.

      Par rapport à l’éthymologie de Cauchemarre - Nightmare, ils disent que ca viens pas de jument mais de Mare (en fait MARA), une créature du folklore germanique, créature qui associé au cheval du coup ce qu’ils disent n’invalide pas ce que dit Federici. http://fracademic.com/dic.nsf/frwiki/1113412


      l’image de Fussli est anachronique mais on trouve ce lien cauchemarre et cheval.

      Par rapport au crapaud symbole de vagin c’est un motif qu’on trouve dans les amants trépassés du Maître Souabe (circa 1470)

      et je pense aussi à une sculpture du louvre mais en fait c’est un serpent pas un crapeau.

      Je sais pas si le motif est commun ou si Federici prend le tableau des amants comme seul référence. Faudra que je cherche si je trouve d’autres vagins-crapaud pour le moment sur gogol vagin+crapaud ca le fait pas et c’est horrible comme mot clé de recherche image.

      Pour l’éthmologie ils se servent de wikipédia comme source ce qui niveau théories féministes est une source très hostile et peu fiable. Mais j’ai déja rencontré des féministes passionné de soricères qui ont une utilisation de l’étymologie assez farfelue. Par exemple on m’avais expliqué que « Sabbat » venait de « sabot » et du bruit des sabots des danse de sorcières (la dame était fana de danse aussi). Sabbat ca viens certainement du Shabbat vu que les premières persécutions ciblaient les jui·f·ves et que la Sabbat des sorcières était aussi appelé « synagogue du diable ».
      Et je source ca avec ...

      ... wikipédia :) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sabbat_(sorcellerie)

      Enfin, du fait à la fois des choix de vocabulaire et de l’élasticité des concepts utilisés, le lecteur est confronté tout au long du livre à une plus ou moins forte mais assez permanente impression d’anachronisme. Ainsi, lorsqu’elle décrit les luttes de classes au XVe et XVIe siècles, Federici peint au bazooka une « classe dominante » dans laquelle bourgeois et nobles ont semble-t-il déjà complètement fusionné, face à un prolétariat déjà largement constitué 200 ans avant la Révolution Industrielle. Les luttes des hérétiques, quant à elles, sont identifiées (fût-ce entre guillemets mais de manière « pas exagérée[e] ») à une « première ‘internationale prolétarienne’ ». De même pour le soulèvement dit des Cabochiens, à Paris en 1413, qualifié (toujours avec des guillemets) de « démocratie ouvrière » (p. 85), ou celui des Ciompi, à Florence, promu à la page suivante – et cette fois, sans guillemets – au rang de « dictature du prolétariat ». Quant aux mentalités du XVe au XVIIIe siècle, elles sont décrites p. 299-300 comme complètement dominées par la bourgeoisie… qui n’est pourtant pas (encore) la classe dominante dans la plupart des régions concernées. La noblesse a d’ailleurs tendance à disparaître de l’ouvrage, comme si elle était déjà un épiphénomène à l’époque moderne.

      Ici il lui reproche l’objet même de son livre et de sa théorie et de joué du vocabulaire associé. L’idée que les hérésies étaient en fait des révoltes prolétariennes accusées à tord de sorcellerie est justement une des nouveautés apporté par Federici.
      Quant à l’absence des nobles, je suis pas d’accord, illes sont mentionné en lien avec le clergé, l’histoire de la banque. Il y a aussi de longues parties sur le servage qui implique les nobles. Les guerres menées par les nobles et les problèmes de mercenaires laissé libre par les nobles de se payé par les viols des filles et femmes et pillages.

      Dans un autre ordre d’idées (mais dans le même esprit), on relèvera l’affirmation gratuite de la page 376[13], selon laquelle les calomnies déversées sur les « pétroleuses » durant la Commune de Paris de 1871 étaient « tirées du répertoire de la chasse aux sorcières ».

      Ici je voie pas pourquoi cette mention serait gratuite et je la trouve personnellement interessante.

      C’est long dit donc et j’en suis pas encore à la moitié !
      Je suis d’accord sur le fait qu’il faudrait une vérification des sources et un approfondissement de ces idées et thèses par d’autres historien·nes, mais certainement pas ces deux masculinistes.

      La partie 4 est de la pure Phallosophie. Comment cette arrogante Federici ose parler de phallosophie et critiquer Descartes et Hobbs, deux mecs qui n’ont pas à etre contestés par des femmes, mais uniquement par d’autres phallosophes phallophores. A part des injures et des démonstrations par les monty python je voie pas trop l’interet de la partie 4.

      Mais surtout, il existe un contre-exemple majeur à la thèse de Silvia Federici, qu’elle se garde bien d’évoquer, en la personne de Jean Wier (ou Johann Weyer), médecin et philosophe du XVIe siècle, ancêtre de la psychiatrie, qui a joué un rôle dans la lutte contre la chasse aux sorcières en expliquant que celles-ci n’étaient pas possédées par le démon mais victimes d’hallucinations.

      Ici un seul contre-exemple suffit à abattre toute la théorie de Federici. Ca n’est qu’une exception, ils le disent eux même et elle est plutot interessante pour ce qu’elle revelle du basculement de la figure de la sorcière à celle de l’hystérique du XIXeme « rationaliste » et industriel.

      Enfin la ccl de la partie 1 - A part les images et surtout celle de Christine de Pizan (les autres images incriminés c’est moins convainquant) le reste des critiques est plus fondé ni sourcé que par les monty python et des autres qui ne donnent pas leurs source.

      Par exemple la théorie de Barbara Ehrenreich et Deirdre English est sois disant invalidé par Alison Rowlands qui dit simplement :

      Les historiens ont réfuté l’idée que les sages-femmes et les guérisseuses aient été les cibles spécifiques d’une chasse aux sorcières orchestrée par les élites.

      C’est qui les historiens de Alison Rowlands ? Peggy Sastre ? Ca suffit pas à me convaincre. Federici fournis des sources même si c’est pas toujours le cas pour l’iconographie. Plutôt que de l’insulté j’aurais voulu des sources parceque là en fait il y en a pas, ils disent qu’elle sort des chiffres de son chapeau mais en fait leur démonstration montre que non.

    • Partie 2

      Le natalisme, fruit d’une crise démographique ?
      Jean-Baptiste Colbert,
      un fervent populationniste
      Le premier, sans doute le plus original, est que le capitalisme naissant aurait été confronté à un risque de pénurie de main d’œuvre (risque réel ou fantasmé, le texte n’est pas clair sur ce point et de toutes façons n’avance pas de sources pour établir l’existence de cette panique).

      Ca c’est pas vrai, Federici parle de la peste et je sais pas si elle fourni des chiffres mais bon on peu les trouver et c’est assez notoire que la peste causé 2 ou 3 décès en Europe ! Meme chose sur le reproche sur le droit romain. C’est pas son sujet, elle fournis des références là dessus mais ne développe pas je voie pas le pbl.

      Il ressort de ce passage une idée somme toute incontestable : toutes choses égales par ailleurs, la fourniture de travail gratuit (il serait plus exact de dire quasi-gratuit) par une fraction de la classe travailleuse, pour la production d’une marchandise utilisée dans la production – en l’occurrence, la force de travail – représente un gain supplémentaire pour la classe capitaliste.

      Ici le (quasi-gratuit) fait référence au fait que les femmes sont nourries et vétus ce qui fait que le travail n’est pas jugé gratuit. C’est bien sale comme parenthèse car ceci s’applique à l’esclavage et il y a une petit pointe de bourgoise entretenue dans cette remarque.

      « Il s’agit également d’une stratégie d’enclosure qui, suivant les contextes, pouvait être une enclosure de la terre, du corps, ou des relations sociales. » (p. 382).

      Le lecteur qui n’a pas encore perdu la raison se dit alors que soit le terme « enclosure » est un fourre-tout censé pouvoir qualifier à peu près n‘importe quoi ; soit il est utilisé dans son sens normal, à savoir « l’instauration de barrières » (y compris pour les corps ou les relations sociales, donc). Mais alors quelles sont concrètement ces « enclosures » qui privatisent et enferment ainsi les corps des femmes ?

      Peut être le #viol et la #culture_du_viol banane ! Il est encore pire que le premier celui là.

      Il recommence juste après :

      En quoi, dans la nouvelle société, chaque femme non bourgeoise devenait-elle une ressource « commune » ? Mystère.

      Prostitution, viol des femmes célibataires et veuves non-bourgeoises, obligation de vie au couvent (si ca c’est pas de l’enclosure !), injonction à la reproduction, humiliation des femmes qui parlent en publique (cf bride par exemple), menaces de torture, mise à mort publique... C’est quoi le mystère là dedans et tout ceci est mentionné par Federici.

      Pour en revenir au fond de la thèse, s’il est un aspect pour lequel on peut de manière assez sûre établir un lien de cause à effet entre la montée des rapports capitalistes et les modifications des rapports sociaux « de reproduction », c’est l’émergence de la famille nucléaire. On a pu, par exemple, expliquer de manière très convaincante comment la marchandisation des relations économiques tend à dissoudre les anciennes formes familiales, plus étendues, et à favoriser l’unité socio-économique composée d’un couple et de ses enfants. Il est en revanche beaucoup plus difficile de situer, dans ce mouvement, la place et la nécessité de la domination masculine, ainsi que celle de la relégation des femmes aux tâches domestiques. On a déjà évoqué la prudence qui s’imposait sur les conclusions à tirer de l’impact du travail domestique sur la rentabilité du capital. Mais il faut également remarquer qu’en soi, il est parfaitement indifférent au capital que ce travail domestique soit effectué par des femmes à titre exclusif ou principal, plutôt que par des hommes. Du travail gratuit est du travail gratuit, quel que soit le sexe de celui qui l’effectue, et la plus-value n’a pas davantage de genre qu’elle n’a d’odeur.

      La famille nucléaire est en lien avec la puissance paternelle ( cf droit romain qu’il prétend connaître au debut de son texte et qu’il oublie subitement) et c’est différent d’etre seule à faire le ménage qu’en collectivité. D’autre part ce mec fait comme si tous les travaux avaient la même valeur symbolique et comme si ces taches n’étaient pas aussi imposé aux hommes dans le cadre de l’esclavage.

      Je le rejoint par contre sur cette partie :

      Mais ce sont aussi, et surtout, les sociétés colonisées, telles celles de l’Amérique précolombienne, qui font l’objet d’une fascination rétrospective qui tient largement du fantasme. On apprend donc non sans surprise que les femmes y étaient « en position de pouvoir (…) [ce qui] se reflète dans l’existence de nombreuses divinités féminines ». (p. 401) Si les mots ont un sens, il s’agissait donc de matriarcats. Une telle révélation, qui contredit toute les connaissances ethnologiques, ne s’encombre d’aucune référence (et pour cause), et ne s’appuie que sur un argument réfuté depuis longtemps, nombre de sociétés ayant adoré des divinités féminines tout en étant parfaitement patriarcales.

      Je suis d’accord que l’existence de divinités femelles n’est pas un gage de matriarcat et le matriarcat ca me broute.

    • @mad_meg Oui, sur la démographie j’ai bondi aussi, dire que les autorités « ne pouvaient pas savoir » alors que la peste de 1347 a tué au moins un tiers de la population européenne...

    • Ca y est j’ai fini cette lecture. Je suis d’accord avec les auteurs pour une vérification sérieuse mais du coup pas de la part de scientifiques aussi anti-féministes. Je pense que l’histoire est une vision de notre présent et de ses préoccupations, et effectivment aujourd’hui les femmes voient leur histoire. Federici propose un prisme de lecture qui a l’interet de lié féminisme, marxisme et anti-colonialisme et elle ne prétend pas qu’il recouvre l’integralité du réel ou que ca devrait être l’unique moyen de lire l’histoire. C’est celui qu’elle propose forgé à partir des éléments qu’elle a assemblé. Par rapport au matriarcat et à certains trucs essentialistes je rejoint les auteurs, mais c’est un point de détail par rapport au travail de Federici.

      C’est bien qu’il y ai enfin des critiques non-enthousiastes de ce livre et j’espère que des historiennes féministes vont faire ce travail de vérification, approfondissement et parfois invalidation des théories de Federici.

    • Quelques images de crapauds


      L’araignée et le crapaud (f°176v) — « Les dits de Watriquet de Couvin », par le scribe "au long nez" (Rouse), miniatures attribuées au Maître de Watriquet, 1329, France [BNF, Arsenal Ms 3225] — « Ci comence le dit de l’Yraigne & du crapot. » — See more at : https://archive.org/details/ditsdewatriquetd00watruoft


      L’image s’appelle Crapaud-sorcière-Maroilles

      au Moyen Âge, le crapaud était censé contenir une crapaudine, pierre magique qui servait d’antidote à tout type de poison.

      il était volontiers associé à la sorcellerie et aux maléfices et à la laideur, il entrait dans la composition des philtres et était utilisé dans des rituels magiques.
      Certains crapauds possèdent effectivement des propriétés médicinales et hallucinogènes encore utilisées de nos jours7. On le considère aussi comme la face ténébreuse, infernale et lunaire de la grenouille et des théophanies lunaires en font l’attribut mort8.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Crapaud


      ci dessus un alchimiste ou sorcier extrayant la crapaudine


      Cette sculpture pourrait représenter un crapaud associé au vagin mais vu son etat c’est certain non plus.

      Au passage sur les crapauds et l’histoire je suis tombé sur ceci qui est amusant.

      Les chroniqueurs du Moyen-Âge , étaient surtout des religieux , clercs ou moines , et une de leurs attributions était de copier les manuscrits . Comme ils étaient également de fins illustrateurs , ils nous ont laissé des quantités phénoménales d’enluminures , gravures , dessins , lettrines , etc... pour notre plus grand plaisir , ce sont les BD de l’Histoire. Et la folie du dessin héraldique leur est montée à la tête, comme une drogue , à vouloir blasonner tout et n’importe quoi ! Les personnages légendaires ( comme les Chevaliers de la Table Ronde) , les personnages de la Bible et du Nouveau Testament , y compris Dieu , Jésus-Christ , même le Diable , et aussi la Mort , tout y est passé. Et donc aussi les grands personnages de la vraie Histoire antérieure au XIIè siècle ; pour l’Antiquité : le roi David, Alexandre le Grand, Jules César, etc...


      Voici donc comment Clovis et les rois mérovingiens , ses successeurs se sont vu attribuer des crapauds , et surtout à l’étranger , d’ailleurs , bizarrement ! Est-ce que nous n’étions pas déjà des froggies en ce temps-là ?

      Par la suite , découlant de ces extravagances, des phantasmes ont eu cours, à toutes les époques, pour prétendre que le symbole de la fleur de lys serait une déformation progressive du crapaud vers la fleur.

      source : http://herald-dick-magazine.blogspot.fr/2011/11/1500-eme-anniversaire-de-la-mort-de.html

      Pour savoir d’où viens le nom "froggies" pour désigné les français·es : http://www.lehman.cuny.edu/lehman/depts/depts/langlit/tbj/01dec/b3.pdf

      –---
      Par rapport au crapaud il me semble qu’il est aussi associé à un pêcher captial. J’aurais pensé la gloutonnerie mais Caillot s’en est servit pour l’avarice


      Pareil chez Bruegel

      –—
      Mais chez Bosch on retrouve ce vagin-crapaud associé à l’orgueil

      et ici on retrouve le motif crapaud-orgueil mais le crapaud n’est plus sur le vagin.

      encore chez Bosch probablement un détail de la tentation de saint Antoine (à vérifier) cette fois le crapaud est sur un sexe d’homme

      encore bosch et encore une tentation de saint antoine et encore un crapaud

      Il y a quand meme beaucoup d’iconographie associant crapaud, diable, péchés, sorcières (les miroirs associant orgeuil, féminité et crapaud sont appelés miroir aux sorcières). Le motif du crapaud sur sexe féminin est pas difficile à trouvé et du coup là dessus rien d’abusif dans ce que dit Federici.

      Pour le plaisir j’ajoute ce crapaud communiant qui consacre une hostie au diable :)

    • Tout le raisonnement de Marx, tout le caractère « scientifique » de son socialisme reposait sur l’idée que le capitalisme, en développant les forces productives, mettait en place, pour la première fois dans l’évolution sociale humaine, les conditions du socialisme. Ainsi qu’on vient de le dire, il faudrait ajouter à cela que le capitalisme a également jeté les fondements de la disparition de la division sexuelle du travail, c’est-à-dire de l’émancipation des femmes.

      Les deux affirmations sont fausses et/ou incomplètes.

      La première partie ne concerne pas uniquement Marx, mais déjà seulement une partie de l’œuvre de Marx, qui tout au long de ses écrits se contredit lui-même en permanence, avec parfois un accent sur la lutte des classes et le fait que le capitalisme pose les bases de… etc, et d’autres passages où il remet fondamentalement en cause le travail, la marchandise, l’automatisation avec le machinisme. Cette première affirmation est avant tout le cœur de l’utopie (ou de la dystopie pour d’autres !) du marxisme orthodoxe, des paléo-marxistes bas du front, du léninisme, bref, vraiment pas ce qu’il faut garder de Marx (et par ailleurs certaines choses qu’il n’a pas dit lui-même parfois, mais seulement les marxistes qui ont suivi).
      #paléo-marxisme

      La deuxième partie est même entièrement fausse suivant la théorie de la dissociation-valeur (Roswitha Sholz et Robert Kurz). Le libéralisme récent a donné quelques libertés à certaines femmes (et suivant des rapports de force et de dures batailles, pas juste comme ça pour faire plaisir ni même structurellement), mais le capitalisme lui-même d’après Roswitha Sholz est, exactement inversement, basé entièrement sur une dissociation sexuelle !

      Le côté obscur du capital. « Masculinité » et « féminité » comme piliers de la modernité
      https://seenthis.net/messages/638929
      http://www.palim-psao.fr/2017/10/le-cote-obscur-du-capital.masculinite-et-feminite-comme-piliers-de-la-mod

      Remarques sur les notions de « valeur » et de « dissociation-valeur »
      http://www.palim-psao.fr/2017/03/remarques-sur-les-notions-de-valeur-et-de-dissociation-valeur-par-roswith

      Marie, étends ton manteau
      Production et reproduction à l’heure du capitalisme en crise
      http://www.palim-psao.fr/article-marie-etends-to-manteau-production-et-reproduction-a-l-heure-du-c

    • Y a pas de quoi c’était amusant et j’ai trouvé plein d’images de crapaud sympas. D’ailleur je vais chercher les juments aussi car contrairement à ce que disent ces critiques la jument est associé à la femme dans pas mal de systhèmes symboliques pas que la Mara du cauchemarre.

      Sur les Mara et la version occitane de la croyance :

      Dans la tradition scandinave, la chevauchée s’applique par tradition aux sorcières, notamment la mara, être féminin qui chevauche les gens ou animaux pendant leur sommeil.

      Dans la mythologie scandinave, profondément magique, la chevauchée s’inscrit dans le langage : chevaucher le soir (kveldrídha), chevaucher dans le noir (túnrídha), chevaucher sous forme de troll (trollrídha), rídha signifiant « chevaucher ». Selon Régis Boyer4, par chevauchée il faut entendre capter et domestiquer le Hugr à des fins hostiles. Or le Hugr est un principe actif universel qui peut parfois être capté par des gens malveillants pour produire des effets nuisibles. Le Hugr se matérialise alors à des fins utilitaires et provoque notamment des maladies, riska, contraction de ridska (de rídha, « chevaucher »).
      Sarramauca en Occitanie

      La sarramauca est un personnage féminin imaginaire qui, dans les croyances populaires de l’Occitanie et des Pyrénées, venait la nuit perturber le sommeil des dormeurs en les écrasant sous son poids.

      Sarramauca signifie en occitan « serre (la) poitrine (ou le ventre) ». C’est l’équivalent de la Chauchevieille, Caucavielha que l’on retrouve jusqu’à Lyon, de la pesadilla des Pyrénées espagnoles ou une foule d’autres personnages assimilés au Cauchemar5, dont la caractéristique est d’intervenir dans le sommeil et de provoquer sensations d’oppression et d’étouffement, d’écrasement, pouvant aller jusqu’à la mort.

      La sarramauca était souvent invoquée dans des morts inexpliquées de personnes, dont beaucoup d’enfants. Il est à peu près certain que les symptômes ressentis pouvaient être aussi bien ceux d’une mauvaise digestion, que de maladies diverses, et pour beaucoup de nourrissons l’étouffement provoqué par leur propre mère ou leur nourrice, compte tenu des conditions de promiscuité fréquentes aux siècles passés.

      La protection contre la sarramauca ou ses équivalents était la même que celle employée contre la sorcellerie : prières et formules à réciter, rameaux de fenouil ou d’aubépine, etc.

      Une légende dit qu’une femme, tourmentée par la sarramauca, imagina de se protéger en posant sur sa poitrine des penches, peignes à carder à longues dents acérées. Dans la nuit, elle entendit une voix épouvantable lui crier : « Et si je les retournais ? », et c’est ce qui lui arriva : elle fut transpercée par ses propres peignes6.

      Plusieurs procès de sorcellerie ont eu pour objet des accusations d’étouffement nocturne, notamment à Seix, en Couserans (Ariège).

      Autre source sur le sujet plus fournie :
      http://www.paranormal-encyclopedie.com/wiki/Articles/Cauquemar


      Mara chevauchant un loup

    • Il y a quelque chose qui me gène avec la manière dont la critique de l’ouvrage de Silvia Federici est discutée ici. Kindo et Darmangeat discutent de ce que Federici écrit. Ils considèrent que la valeur de ce que dit un être humain n’est pas lié à la couleur de sa peau ou la forme de ses organes génitaux, mais au sérieux avec lequel les affirmations sont énoncées et les arguments avancés. Au contraire, une part importante de la réponse qui leur est faite ici n’est pas sur ce qu’ils disent, mais sur ce qu’ils sont : des hommes. Quelques exemples parmi d’autres : « ton arrogant d’hommes supérieurement cultivés », « De leur point de vue de dominants », "le mâle gaze d’un ponte, « ces deux mecs », « phallosophes phallophores », « ce mec »

      Il s’agit d’une essentialisation tout à fait contraire à l’idée que je me fais du féminisme. Pour ma part, je milite pour une société où le fait d’être un homme ou une femme ne devrait pas avoir plus de signification que n’importe quelle autre caractéristique physique, mais où chacun est considéré comme un être humain pour ce qu’il dit ou fait. La moindre des choses lorsqu’on est féministe est de faire de même dès que nous le pouvons. Bien entendu, personne ne nie que dans la société actuelle, nous sommes élevés différemment, mais aucune d’entre nous n’accepterait que son combat féministe ne soit dénié parce qu’elle est une femme. Les féministes ne sont-elles pas régulièrement dépeintes par leurs adversaires non en fonction de ce qu’elles disent mais de ce qu’elles sont ? La moindre des choses est de ne pas dénier le droit des hommes de défendre des positions féministes, même si tel ou tel argument qu’il avance ne vous convainc pas. S’il ne vous convainc pas très bien, discutez l’argument. Le fait que Federici multiplie par 10, sans référence, le nombre de femmes exécutées pour sorcellerie ne vous dérange pas ? très bien, dites simplement pourquoi. Vous avez d’autres sources, qui contredisent celles qu’ils ont ? Fantastique, donnez-les. Mais nos idées féministes avanceront plus vite si nous ne reproduisons pas le plus ridicule essentialisme que nos adversaires nous opposent.

      Par ailleurs, les auteurs sont qualifiés plusieurs fois de « scientifiques aussi anti-féministes » ou de « masculinistes ». Renseignez-vous avant de qualifier ainsi un militant, spécialiste de la domination masculine (qui écrit un titre aussi anti-féministe et phallocratique que « L’oppression des femmes hier et aujourd’hui : pour en finir demain ! » : http://cdarmangeat.free.fr/?p=d). Un auteur féministe n’est pas d’accord avec une auteure féministe. Cela vous gène ? Voulez vous dire que parmi ceux qui défendent l’idée d’émancipation des femmes tout le monde doit être d’accord sur tout ? Qu’il est impossible de critiquer un travail sans être immédiatement taxé de pallosophe pallophore masculiniste ? Que si un travail féministe n’est pas sérieux cela remettrait en cause tout le féminisme ? Cette vision stalinienne du féminisme n’est pas la mienne : parmi tous ceux qui défendent l’émancipation des femmes, des arguments me convainquent, d’autres moins, certains sont sérieux, d’autres moins. La discussion doit porter sur cela et c’est bien ce que font les auteurs. Les réponses ici consistent en attaques ad hominem et l’excommunication. C’est triste.

    • J’avais pas vu ta contribution @agnes1
      Vu les mots qui te font réagir je présume que c’est à moi que tu fait ce commentaire.
      Je suis une mauvaise femme. Je cultive ca depuis mon enfance, quant j’ai compris qu’être une bonne femme c’etait se faire baiser.

      Pour ma part, je milite pour une société où le fait d’être un homme ou une femme ne devrait pas avoir plus de signification que n’importe quelle autre caractéristique physique, mais où chacun est considéré comme un être humain pour ce qu’il dit ou fait.

      Oui c’est une belle perspective, mais si tu pense qu’on doit allé vers ceci, c’est bien que nous n’y sommes pas déjà. Comme on n’y est pas déjà, faire comme si on y était c’est pas forcement la solution. Pour moi qui pense comme toi que c’est un objectif à atteindre, je pense qu’à 9h44 le 27 avril 2018, ca fait une différence de point de vue d’etre femme, homme, intersexe, racisé·e, petit·e, pauvre, diplomé·e...

      Je travail sur le vocabulaire et je m’amuse souvent à inverser les insultes ou à rendre visible les travers des dominants. Je range ca sur @seenthis avec le tag #mégèrisme

      J’ai répondu sur le fond de ce que disent ces historiens, j’ai été cherché des sources, et je critique aussi Federicci pour son utilisation des images depuis que le livre est sorti et que je l’ai lu il y a 2ans. Quand je parle de phallosophe et phallophore c’est pour souligner leur style de dominant. Je les trouve condescendants, je trouve qu’ils ne fournissent pas de sources non plus de ce qu’ils affirment, que certaines choses qu’ils reprochent à Federicci sont fausses, par exemple la partie sur l’éthymologie de « nightmare » et « mare » en anglais.... Je refait pas les commentaires détaillés que j’ai fournis.
      Domage que tu n’ai retenu que mes critiques sur le style et que tu les ai prises pour de l’essentialisme. Le phallus ce n’est pas le penis. Le phallus c’est un concepte de domination masculine, le penis c’est un organe urinaire et sexuel. Quant je dit « phallosophe » ca veut dire qui pense selon le concepte de domination masculine et « phallophore » c’est qu’il le porte ce concepte, le transmet, le vehicule. Ce n’est pas essentialiste mais je comprend que ca sois difficile à comprendre si on est pas familiarisé·e avec mon écriture.
      En tout cas sois pas triste, perso ton commentaire m’a fait rire.
      Bonne journée

    • Merci @mad_meg .

      Je suis plutôt d’accord avec les remarques de @agnes1

      Concernant l’étymologie de nightmare j’ai trouvé ceci :
      http://ombresvertes.blogspot.com/2007/09/en-qute-des-juments-de-la-nuit-1.html
      http://ombresvertes.blogspot.fr/2007/09/en-qute-des-juments-de-la-nuit-2.html
      http://ombresvertes.blogspot.com/2007/10/en-qute-des-juments-de-la-nuit-3.html

      Christopher Frayling nous informe que l’étymologie de « nightmare » ne provient pas de « nuit » et de « jument », mais de « nuit » et du nom d’un esprit qui dans la mythologie nordique se fait appeler « mare » ou « mara » (provenant du vieil allemand « Mahr »), et vient oppresser les dormeurs dans leur sommeil. Le dictionnaire de Johnson (1755), qui fait autorité à l’époque de Fuseli, donne cette étymologie à l’entrée « Nightmare » (cauchemar) :

      Nightmare : [night, and according to Temple, mara, a spirit that, in the northern mythology, was related to torment or suffocate sleepers]. A morbid oppression in the night, resembling the pressure of weight upon the breast.

    • Je le sais @crapaud ton féminisme me semble assez proche de celui de @agnes1

      Pour le lien entre nightmare et mara je l’ai deja fournis et si on va chercher plus loin que ta source et voire ce qu’est une MARA, tu verra qu’une MARA est une entité chevaline. Du coup il y a bien un lien entre cheval et nightmare.


  • Les femmes de droite : qui sont-elles ? Quels sont leurs réseaux ?
    http://aucreuxdemoname.fr/blog/100-femmes-pour-la-liberte-de-harceler

    les femmes ont trois possibilités :

    Se soumettre dans le silence et la rage
    Se révolter, au risque d’être victimes de violence
    Pactiser avec l’ennemi pour être tranquilles
    Concrètement, nos femmes de droites ont choisi la troisième voie. Devant le constat de ces violences existantes, c’est une stratégie somme toute assez logique :

    Les hommes exercent une violence. Si je me révolte je subirai encore plus de violence. Je choisis donc de me mettre sous la protection du patriarcat pour ne pas subir cette violence. Et je fais en sorte de permettre que ce système perdure.

    [Dworkin] De la maison du père à la maison du mari et jusqu’à la tombe qui risque encore de ne pas être la sienne, une femme acquiesce à l’autorité masculine, dans l’espoir d’une certaine protection contre la violence masculine. Elle se conforme, pour se mettre à l’abri dans la mesure du possible. C’est parfois une conformité léthargique, en quel cas les exigences masculines la circonviennent progressivement, comme une enterrée vive dans un conte d’Edgar Allan Poe. Et c’est parfois une conformité militante. Elle sauvera sa peau en se démontrant loyale, obéissante, utile et même fanatique au service des hommes qui l’entourent. […]. Quelles que soient les valeurs ambiantes, elle les incarnera avec une fidélité sans faille.
    Les hommes respectent rarement leur part du marché tel qu’elle l’entend : la protéger contre la violence masculine.
    [Dworkin] Les femmes de droite ont examiné le monde ; elles trouvent que c’est un endroit dangereux. Elles voient que le travail les expose à davantage de danger de la part de plus d’hommes ; il accroît le risque d’exploitation sexuelle.[…] Elles voient que le mariage traditionnel signifie se vendre à un homme, plutôt qu’à des centaines : c’est le marché le plus avantageux. […]. Elles savent également que la gauche n’a rien de mieux à offrir : les hommes de gauche veulent eux aussi des épouses et des putains ; les hommes de gauche estiment trop les putains et pas assez les épouses. Les femmes de droite n’ont pas tort. Elles craignent que la gauche, qui élève le sexe impersonnel et la promiscuité au rang de valeurs, les rendra plus vulnérables à l’agression sexuelle masculine, et qu’elles seront méprisées de ne pas aimer ça. Elles n’ont pas tort. Les femmes de droite voient que, dans le système où elles vivent, si elles ne peuvent s’approprier leur corps, elles peu-vent consentir à devenir une propriété masculine privatisée : s’en tenir à un contre un, en quelque sorte.

    • Je cherche la liste complète de ces prétendues 100 femmes et dans le meilleur des cas je trouve une 15-20 ène de noms. Sur la tribune féministe qui y répond les signatures sont toutes mentionnées https://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/tribune-les-porcs-et-leurs-allie-e-s-ont-raison-de-sinquieter-caroline-

      Le titre de la tribune violophile de Peggy Sastre est quant même pas claire. « La liberté d’importuné » j’avais cru que c’était la revendication de la part de femmes d’avoir le droit d’agresser les agresseurs, de harceler les harceleurs et d’humilier les humilieurs, ou alors la revendication d’une sexualité féminine prédatrice.

      Mais bien sur il y a #inversion_patriarcale C’est pas la « liberté d’importuné » que ce femmes revendiquent, c’est pas une liberté pour elles mêmes, ni une liberté pour les femmes. C’est la liberté pour les hommes d’importuner n’importe quelle femme, n’importe ou, n’importe quant et n’importe comment.

      Parceque je vois pas trop ce qui empêche ces 20 femmes (prétenduement 100) d’être « importunées ». Elles peuvent très bien ne pas dénoncer les agressions qu’elles subissent et taire les viols qui ont été perpétrés contre elles. Elles peuvent aussi choisir d’interagir sexuellement avec des hommes qui se comportent comme des bourgeois du XIXeme.

      La liberté revendiqué ici c’est la liberté de ne pas être libre. Comme disait l’autre « la liberté c’est l’esclavage »

      Par rapport à Catherine Millet j’avais raté ses déclarations de décembre dernier sur le viol qui sont des enfilades de sophisme et d’inversion patriarcales
      http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/quand-catherine-millet-regrettait-pas-avoir-ete-violee-pas-grave-traumati

      Ça c’est mon grand problème, je regrette beaucoup de ne pas avoir été violée. Parce que je pourrais témoigner que du viol on s’en sort.

      Inversion car on ne peu pas consentir au viol.
      Sophisme car, on se sort de tout, tant qu’on en est pas mort·e. C’est un peu le principe d’être en vie, être en vie ca veut dire qu’on se sort de tout jusqu’au jour ou on s’en sort pas et on en crève.
      Cruauté cynique aussi puisque ce que veux dire cette phrase c’est que les victimes de viol qui dénoncent le viol qu’elles ont subi sont des puritaines qui font des histoires pour rien.

      Pour elle, « l’intégrité » des femmes n’est pas touchée après un viol puisque la conscience reste « intacte ». Elle a cependant souligné que « si la fille était vierge d’accord il lui manque désormais quelque chose » avant d’ajouter qu’elle considérait qu’il était « plus grave » de perdre un ou plusieurs membres dans un accident de voiture.

      C’est une variation du « y a pas mort d’homme ».

      On retrouve cette comparaison du viol à un accident qui est l’idée centrale du manifeste ; ne surtout jamais nommé les agresseurs quitte à prétendre qu’il n’y a pas d’agression, seulement des accidents.

      Pour le sophisme, d’un coté elle reproche aux victimes d’intégré une vision d’elles même qui serait traditionaliste et pourtant elle utilise le concept de virginité. La virginité c’est l’expression d’une souillure intrinsèque à la sexualité. En face de la vierge il y a la salope et rien d’autre. Elle parle d’un manque de quelquechose, et c’est pas si grave d’être violé une fois qu’on la perdu ce quelquechose. Si il manque quelquechose à une femme elle n’a plus de valeur ni d’alternative, la soumission et le silence. Angot dirait « On se débrouille ».

      Mais par contre ça m’est arrivé d’avoir des rapports sexuels avec des gens qui ne me plaisaient pas spécialement. Parce que voilà c’était plus facile de céder à la personne ou parce que c’était une partouze et qu’on était en groupe.

      Elle confirme cette idée, une fois que la vierges a été souillé par un homme, elle est irrémédiablement souillé. Plus aucun homme ne peut la salir. Les femmes dé-viérgées n’ont plus aucune raison de refusé la sexualité avec tout homme qui en ferais la demande.
      D’un coté Millet refuse aux femmes de pensé que la sexualité puisse être une souillure, mais de l’autre elle fonde son système de valeur sur la notion de souillure.

      #violophilie #anti-féminisme #victim_blaming #blâmer_la_victime #silenciation #victime #vierge #virginité

    • J’ai ôté le portrait de Catherine Deneuve suite à la lecture d’un message.
      Jusqu’à présent toutes les photos parues sont retouchées sauf celle qui illustre la tribune qui elle est brute.
      1 On replace CD dans son age pour assoir le texte de la tribune.
      2 On fait monter le commentaires sexistes sous le portrait pour annimer les débats.

    • http://www.le-blog-de-la-pintade.fr/2018/01/reponse-a-catherine-deneuve-pas-neuve-et-sa-clique.html

      – Sarah Chiche (écrivain, psychologue clinicienne et psychanalyste)
      – Catherine Millet (critique d’art, écrivain)
      – Catherine Robbe-Grillet (comédienne et écrivain)
      – Peggy Sastre (auteur, journaliste et traductrice)
      – Abnousse Shalmani (écrivain et journaliste)
      – Alexandra Alévêque (journaliste)
      – Kathy Alliou (curatrice)
      – Françoise Arnaud (historienne de l’art)
      – Celina Barahona (consultante marketing)
      – Sophie Bastide-Foltz (traductrice littéraire)
      – Marie-Laure Béraud (auteur-interprète, musicienne)
      – Marie-Laure Bernadac (conservateur général honoraire)
      – Léa Bismuth (critique d’art, curatrice)
      – Catherine Bizern (productrice et programmatrice indépendante)
      – Stéphanie Blake (auteur de livres pour enfants)
      – Linda Blake Pibarot (traductrice)
      – Sonia Bogdanovsky (chef monteuse cinéma)
      – Christine Boisson (actrice)
      – Ariane Bouissou (journaliste)
      – Odile Buisson (gynécologue-obstétricienne)
      – Sophie Cadalen (psychanalyste)
      – Farideh Cadot (galeriste)
      – Cristina Campodonico (responsable de l’action culturelle de la S.G.D. L.)
      – Nickie Caro (normalienne, agrégée de Lettres, ancien professeur de Khâgne)
      – Ingrid Caven (actrice et chanteuse)
      – Monique Chatenet (conservateur en chef du Patrimoine au Centre André Chastel)
      – Julie du Chemin (écrivain et sexologue)
      – Erika Maria Cool-Troch (manager Yak Immo)
      – Véronique Coquet-Caubère (productrice)
      – Sabine Dauré (viticultrice)
      – Catherine Deneuve (actrice)
      – Frederique Dolphijn (cinéaste, metteur en scène et romancière)
      – Christine Domine (professeur)
      – Nathalie Dray (journaliste)
      – Corinne Ehrenberg (psychanalyste)
      – Méline Engerbeau (entrepreneuse)
      – Caroline Faillet (experte en stratégie digitale)
      – Nouhad Fathi (journaliste et blogueuse)
      – Marguerite Ferry (paysagiste)
      – Adeline Fleury (écrivain)
      – Catherine Francblin (critique et historienne d’art)
      – Gloria Friedmann (artiste plasticienne)
      – Sophie Gaillard (présentatrice du 6-7h sur Sud Radio)
      – Bernadette de Gasquet (médecin et auteur)
      – Véronique Gérard-Powell (spécialiste de l’Art européen XVe-XVIIIe siècles, Centre André Chastel)
      – Christine Goémé (femme de radio)
      – Reine Grave (vidéaste)
      – Aliette Griz (écrivain et membre du Réseau Kalame)
      – Cécile Guilbert (écrivain)
      – Clarisse Hahn (réalisatrice, vidéaste et photographe)
      – Anne Hautecoeur (éditrice)
      – Marie Herbreteau (graphiste)
      – Brigitte Jaques-Wajeman (metteur en scène)
      – Claudine Junien (généticienne, membre de l’Académie de Médecine)
      – Brigitte Lahaie (actrice et présentatrice radio)
      – Rachel Laurent (artiste)
      – Sylvie Le Bihan (écrivain)
      – Anne-Marie Lesage (retraitée)
      – Myriam Le Strat (dentiste)
      – Martine Lerude (psychiatre, psychanalyste)
      – Elisabeth Lévy (directrice de la rédaction de Causeur)
      – Jacqueline Lichtenstein (philosophe)
      – Christine Lombard (créatrice de mode)
      – Joëlle Losfeld (éditrice)
      – Vanessa Luciano (chroniqueuse radio, sexothérapeute)
      – Mademoiselle A (chanteuse, comédienne et modèle)
      – Valérie Maës (actrice et vidéaste)
      – Abeline Majorel (responsable pédagogique et business developer)
      – Claire Margat (critique d’art, traductrice)
      – Isabelle Marlier (anthropologue et écrivain)
      – Isabelle Martin (enseignante)
      – Christelle Mata (attachée de presse)
      – Sophie de Menthon (présidente du Mouvement ETHIC et membre du CESE)
      – Karine Miermont (écrivain)
      – Anne Morelli (professeure à l’Université libre de Bruxelles)
      – Anne-Elisabeth Moutet (journaliste)
      – Latifa Najar (retraitée)
      – Natacha Nikouline (photographe)
      – Karine Papillaud (journaliste littéraire)
      – Julia Palombe (chanteuse, auteur)
      – Nelly Perotin (retraitée)
      – Camille Pier (auteure, compositeure et interprète)
      – Sylvie Pierson (secrétaire)
      – Francesca Piolot (productrice radio)
      – Barbara Polla (médecin, écrivain, commissaire d’exposition)
      – Joana Preiss (actrice, réalisatrice)
      – Isabelle Prim (réalisatrice et comédienne)
      – Nicole Priollaud (chargée de la communication de l’Académie nationale de Pharmacie)
      – Anne Rudisuhli (psychopraticienne)
      – Nora Sahara (journaliste et infirmière)
      – Sylviane Sainclair (retraitée)
      – Marie Sellier, (auteure, Présidente de la S.G.D.L. - Société des Gens de Lettres)
      – Joëlle Smets (journaliste et sexologue)
      – Hélène Soulodre (documentaliste)
      – Brigitte Sy (réalisatrice et actrice)
      – Catherine Thieron (auteure et vocaliste)
      – Catherine Titeux (architecte, Bruxelles)
      – Trinidad (humoriste, imitatrice, chanteuse)
      – Gabriela Trujilo (historienne du cinéma et critique)
      – Christine Van Acker (auteur)
      – Roxane Varone (chirurgienne)
      – Alexandra Varrin (écrivain)
      – Hélène Vecchiali (psychanalyste et coach)
      – Martine Vercruysse (animatrice)
      – Sonia Verstappen (travailleuse du sexe et anthropologue)
      – Caroline Vié (journaliste et romancière)
      – Bérengère Viennot (traductrice et chroniqueuse)
      – Evelyne Vitkine (consultante en marketing)

    • Merci @touti pour la liste
      Je voie qu’il y a – Odile Buisson (gynécologue-obstétricienne) - je me souviens d’une emission de radio dans laquelle elle niait les violences gynécologiques et obstétricales mais je le retrouve pas, ca a du disparaître avec @audeV

      J’en profite pour archiver ca :

      Mercredi soir, sur le plateau de BFMTV, Caroline De Haas, qui a elle-même été victime de viol, s’est retrouvée face à l’une des signataires de la tribune du Monde, Brigitte Lahaie. Dans l’émission NewséCompagnie menée par Nathalie Levy, les deux femmes s’interrogeaient sur la façon de redonner aux femmes la puissance de leur corps.

      « Il y a un truc très simple, c’est d’arrêter les violences, affirme alors Caroline De Haas. Parce que les violences, elles empêchent la jouissance. Quand vous avez été victime de viol, vous jouissez moins bien en fait, en général. » Brigitte Lahaie, qui a longuement animé sur RMC Lahaie, l’amour et vous, répond alors : « On peut jouir lors d’un viol, je vous signale. »

      https://www.lexpress.fr/actualite/medias/on-peut-jouir-lors-d-un-viol-je-vous-signale-brigitte-lahaie-choque-sur-bfm

      –---

      J’archive aussi les declaration de Deneuve sur le viol perpetré par polansky :

      « C’est une jeune fille qui avait été amenée chez Roman par sa mère, qui ne faisait pas son âge de toute façon », avait déclaré l’actrice le 16 mars dernier. « Et de toute façon, on peut imaginer qu’une jeune femme de 13 ans puisse faire 15, 16 ans. Il ne lui a pas demandé sa carte de visite. Il a toujours aimé les jeunes femmes. J’ai toujours trouvé que le mot de viol avait été excessif », avait-elle conclu.

      http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/07/05/03002-20170705ARTFIG00310-affaire-polanski-les-propos-de-catherine-deneuve-

      –----

      Meme sujet discuté ici aussi ; https://seenthis.net/messages/658841

    • Non c’est pas celui là car avec Taddei et Peggy Sastre je me serais pas infligé ca. C’est une autre emission probablement sur france culture. Je vais voire si je la retrouve.

      Je pense que c’était l’émission dont il est question ici : http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr/2017/07/20/debat-sur-les-maltraitances-medicales-sur-france-inter-
      C’est pas france cul c’est france inter.
      https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-17-juillet-2017

    • Il est insupportable pour ces femmes, non qu’elles imaginent que le monde va s’écrouler si elles ne sont plus traitées comme des objets par les hommes, mais que d’autres femmes puissent sans autorisation réclamer leur libération. Quelle déchéance de perdre leur position de pouvoir de représentation face à l’ensemble les #meetoo qui ont gravé leur souffrance du patriarcat dans l’anonymat d’un mouvement de grande ampleur. Qui a besoin d’entendre déclamer d’une voix tellement égoïste ces femmes de droite, ultime ressort du patriarcat qui s’étouffe dans ces soubresauts fétides. A part le système lui même pour maintenir l’illusion de la liberté de quelques élues. Ce n’est pas pour elles qu’elles réclament la subordination face aux hommes,mais pour faire taire toutes ces femmes courageuses, les punir d’avoir oser prendre la parole sans les prévenir.

      Je vois bien un banquet de femmes, ou certaines refuseraient d’être serveuses, soubrettes, debouts toute la soirée et renverseraient les plats de bites en gelée sur la tête de ces privilégiées.

    • Jolie image @touti très inspirante !

      Je trouve quand même qu’elle font très fin d’époque comme le disait @odilon et qu’elles s’autosabotent merveilleusement toutes seules. Je rapportait toute à l’heure les propos de Millet et Lahaie à mes voisin·es qui trouvaient quand même un peu que la galanterie et la séduction sont a distingué. Mais illes ont été horrifiés et ont revu leur jugement sur ce manifeste (bon c’est des voisin·es cools et très à gauche celleux-là).

      Je pense que c’est une belle opportunité de poursuivre et affiner la discutions sur la sexualité patriarcale. Leur manifeste maintiens la tension et réactive l’attention sur les violences sexuelles et ca fait des exemples précis de culture du viol à déconstruire. J’ai presque envie de dire merci à ces femmes de droite tellement elles y vont franco de porc.

      En plus c’est un bon outil pour détecté les machos et les toxiques, y compris chez les gauchistes : https://seenthis.net/messages/659363

    • Deneuve hier a écrit dans libé pour essayé de se rattraper aux branches tout en réaffirmant ce qu’elle à écrit.
      D’abord elle ne manque pas de montrer son mépris pour Brigitte Lahaie, qui n’est manifestement pas de même monde que les autres signataires car les propose de Millet encore plus choquant ne sont pas dénoncés.
      Ensuite elle dit que le manifeste ne dit pas que le harcelement c’est bien mais il dit que le harcelement c’est pas grave et qu’il faut etre puritaine pour en faire une histoire et qu’on devrait avoir de la peine pour les frotteurs plutot qu’autre chose. Il dit aussi que les victimes confondent drague maladroite et harcelement alors que cette confusion on la trouve dans ce manifeste. Le texte dit aussi que les utilisatrices et utilisateurs (les hommes victimes sont totalement effacés par ce manifeste) sont dans la haine des hommes et la haine de la sexualité.
      En somme elle s’excuse de ce qu’elle a dit mais elle dit qu’elle a rien dit de mal (B.Lahaie a fait pareil). Technique de faux-cul qui a toujours rien compris au problème.
      Il y a quand meme une différence avec l’apologie de la séduction à la française de l’époque DSK, c’est que cette fois les signataires de ces tribunes pro-viol, pro-violences sexuelles sont contraintes de s’excusé, meme si elles le font hypocritement sans comprendre.
      Au passage j’étais étonné de pas trouvé Iacub sur ce manifeste mais elle a quand même fait un papier sur libé que j’ai pas lu et pas envie de lire.

    • contribution de B.B :

      « Concernant les actrices, et pas les femmes en général, c’est, dans la grande majorité des cas, hypocrite, ridicule, sans intérêt. Cela prend la place de thèmes importants qui pourraient être discutés. Moi, je n’ai jamais été victime d’un harcèlement sexuel. Et je trouvais charmant qu’on me dise que j’étais belle ou que j’avais un joli petit cul. Ce genre de compliment est agréable. Or il y a beaucoup d’actrices qui font les allumeuses avec les producteurs afin de décrocher un rôle. Ensuite, pour qu’on parle d’elles, elles viennent raconter qu’elles ont été harcelées… En réalité, plutôt que de leur profiter, cela leur nuit. »


  • « Je suis arabe car je parle arabe. Quant à mon appartenance à la nation arabe, quant à savoir si elle est fondée d’aspirer à l’unité, c’est une tout autre question. Je suis arabe, et ma langue a connu son plus grand épanouissement lorsqu’elle était ouverte sur les autres, sur l’humanité tout entière. Parmi les éléments de son développement, il y a le pluralisme. C’est ainsi que je lis les siècles d’or de la culture arabe. A aucune période de l’Histoire nous n’avons été totalement repliés sur nous-mêmes, comme certains voudraient nous voir aujourd’hui. Il n’y a pas de ghetto dans mon identité. Mon problème réside dans ce que l’Autre a décidé de voir dans mon identité. Je lui dis pourtant : voici mon identité, partage-la avec moi, elle est suffisamment large pour t’accueillir ; et nous, les Arabes, nous n’avons eu de vraies civilisations que lorsque nous sommes sortis de nos tentes pour nous ouvrir au multiple et au différent. Je ne fais pas partie de ceux qui souffrent d’une crise d’identité, ni de ceux qui ne cessent de se demander : qui est arabe ? Qu’est-ce que la nation arabe ? Je suis arabe parce que l’arabe est ma langue, et, dans le débat en cours, je mène une défense acharnée de la langue arabe, non pour sauvegarder mon identité, mais pour mon existence, ma poésie, mon droit de chanter. »

    Mahmoud Darwich, "Qui impose son récit hérite la Terre du Récit", Entretien avec le poète libanais Abbas Beydoun, Al-Wasat (Londres), N° 191, 192, 193, septembre-octobre 1995. Repris dans Mashârif (Haïfa-Jérusalem), n° 3, octobre 1995, traduit en français par Elias Sanbar pour le recueil La Palestine comme métaphore, Actes Sud, coll. Babel, 2002, p. 36.


  • « Nos vies se déploient au-delà de notre peau » - La méridienne
    http://www.la-meridienne.info/Nos-vies-se-deploient-au-dela-de-notre-peau

    En supposant que toutes nos pulsions soient égo-générées, les thérapeutes ont tendance à considérer les sentiments de désespoir à l’égard de notre planète comme des manifestations de quelque névrose privée. Une fois, alors que j’avais confié à une psychothérapeute mon indignation concernant la destruction de forêts anciennes, elle m’expliqua que les bulldozers représentaient ma libido et que ma détresse jaillissait de la peur de ma propre sexualité. Un professeur m’a écrit ceci : “Même dans mon groupe de thérapie, j’ai arrêté de mentionner mes craintes de contamination par la décharge toxique située près de notre ville. Les autres ne cessaient de me dire : “Que cherchez-vous à fuir dans votre vie en vous créant ces soucis ?”” (...)

    #écologie #individualisme #écoféminisme


  • hypathie - Blog féministe et anti-spéciste : Noël iconoclaste : de la #maternité
    http://hypathie.blogspot.fr/2017/12/noel-iconoclaste-de-la-maternite.html

    Voilà, c’est Noël encore une fois, cette fête de famille où on finit par s’engueuler en fin de repas, après un long trajet dans les embouteillages ou dans des trains bondés, puisque tout le monde part en même temps, après avoir dévalisé les magasins, tout ça pour fêter la naissance d’un garçon -je sais on nous le vend comme la naissance d’un enfant, sauf que si une fille était née, on n’en parlerait pas. Et bien sûr, tout bénéfice, c’est de la propagande patriarcale pour la maternité.


  • « Comme si ta vocation était de me conforter dans la mienne » - La méridienne
    http://www.la-meridienne.info/Comme-si-ta-vocation-etait-de-me-conforter-dans-la-mienne

    « Lui, il écrit jour et nuit ; elle, elle l’aime et l’aide par sa présence », disait Laure Adler en introduction à la dernière de ses trois émissions consacrées à André Gorz (1923-2007) et à sa relation avec sa femme Dorine Keir (France Inter, 25-27 décembre 2017). Figure centrale de la pensée écologiste et de la critique du travail, théoricien du revenu garanti, Gorz est un intellectuel important pour moi. Et pourtant ces émissions m’ont exaspérée — et pas seulement par le choix d’inviter Daniel Cohn-Bendit dans la dernière.

    #féminisme #Gorz #écologie #amour


  • Il y a en ce moment un bel engouement éditorial autour de l’#histoire_des_femmes, aussi bien dans l’#édition_jeunesse que dans des #livres s’adressant plutôt aux adultes, et souvent sous forme graphique (#BD ou #roman_graphique). C’est on ne peut plus pertinent, comme l’indique, si besoin était, cette vidéo d’une petite fille qui évacue progressivement de sa #bibliothèque les livres qui n’ont pas de personnage masculin, pas de personnage féminin, pas de personnage féminin qui parle, pas de princesse (une sorte de #test_de_Bechdel appliqué à la littérature en somme) :

    https://www.youtube.com/watch?v=Z1Jbd4-fPOE

    Ci-dessous, donc, une petite sélection de livres qui proposent des collections de biographies. Avec ces précisions : d’une part, j’en ai lu plusieurs mais pas tous, si bien que cette liste ne vaut pas prescription. Ensuite, il importe, ô combien, d’écrire l’histoire des femmes - mais cela n’empêche pas de travailler à déboulonner le #mythe de la #figure_d'exception, très problématique.

    Histoires du soir pour filles rebelles, d’#Elena_Favilli et #Francesca_Cavallo (Les Arènes)
    https://www.arenes.fr/livre/histoires-de-soir-filles-rebelles

    100 destins de femmes héroïques du monde entier, d’hier et d’aujourd’hui.

    Mieux que tous les livres de contes de fées :
    Elles sont pirates, scientifiques, espionnes, sportives, chanteuses, guerrières, reines, romancières…
    100 femmes aux vies extraordinaires qui brisent les stéréotypes et encouragent filles et garçons à suivre leurs rêves.


    Dures à cuire, de #Till_Lukat (Cambourakis)
    https://www.cambourakis.com/spip.php?article689

    Quel est le point commun entre Marie Curie, Tina Turner et Lady Diana ? Saviez-vous que Ma Dalton avait vraiment existé ? Que la personne la plus recherchée par la Gestapo fut une femme ? Et que le premier sex-shop au monde fut ouvert... par une femme ? Pétillant et culotté, Dures à cuire (premier prix du Ligatura Pitching en 2014) nous invite à plonger dans les vies ordinaires ou atypiques de cinquante femmes, célèbres ou non, qui ont marqué l’Histoire.

    Les culottées de #Pénélope_Bagieu, sous forme de blog puis de BD en 2 tomes (Gallimard)
    http://lesculottees.blog.lemonde.fr
    +
    http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD-JEUNESSE/Bandes-dessinees-hors-collection/Culottees

    Guerrière apache ou sirène hollywoodienne, gardienne de phare ou créatrice de trolls, gynécologue ou impératrice, les Culottées ont fait voler en éclats les préjugés.

    Quinze portraits de femmes qui ont inventé leur destin.

    Ni vues ni connues, du #Collectif_Georgette_Sand (Editions Hugo & Compagnie), qui inclue même des méchantes
    http://www.georgettesand.org/actualites/georgette-sand-publie-premier-ouvrage-vues-connues

    Georgette Sand a décidé d’écrire un livre pour décrypter les mécanismes qui maintiennent les femmes dans l’ombre et a sélectionné 75 figures permettant de les les comprendre.

    Savez-vous que la plupart des chefs dont on accuse Aliénor d’Aquitaine, sanguinaire, incestueuse et dépensière, ne sont que des fake news diffusées par son ex-mari, roi de France, jaloux de son remariage ? Qu’Hypatie connaissait le système solaire 12 siècles avant Copernic ? Que les pulsions de mort ont été théorisées par Sabina Spielrein, avant Sigmund Freud ? Qu’Houdini n’était pas le seul magicien à prendre des risques inconsidérés ? Qu’il y a eu des théoriciennes de la révolution, pas uniquement Lénine et Trotsky ? Que Rosa Parks n’était pas une simple couturière ? Que les tortionnaires nazis n’étaient pas tous des hommes ? Qu’au Japon personne ne critique les femmes qui prennent les armes ? Que George Sand a contribué à l’avènement de la démocratie ?

    Une émission de Fréquence Paris Plurielle sur ce livre :
    https://seenthis.net/messages/654257

    100 grandes femmes de l’histoire, de #Clémentine_V._Baron (Quelle histoire)
    https://www.quellehistoire.com/boutique/livres/encyclopedie-100-femmes

    Connaissez-vous Enheduanna, la première poétesse de l’histoire ? Cléopâtre, la célèbre reine d’Égypte ? La savante Hypatie d’Alexandrie ? Tomoe Gozen, Jane Austen, Joséphine Baker, Anastasia… Savez-vous à quel siècle et dans quel pays elles vivaient, et pourquoi elles sont devenues célèbres ? Partez à la découverte de ces cent femmes hors du commun qui ont marqué l’histoire de notre monde, de l’antiquité à nos jours.

    – Également de multiples anecdotes biographiques dans Les sentiments du Prince Charles, de #Liv_Strömquist (Rackham)
    http://www.editions-rackham.com/produit/les-sentiments-du-prince-charles

    Les moindres faits et gestes de Charles, Diana, Whitney, Bobby Brown (et d’une foule de philosophes, écrivains et hommes politiques qui peuplent les pages de Les sentiments du Prince Charles) se mêlent à des faits historiques ou à des situations tirées du quotidien. À force d’exemples choisis, Liv Strömquist démontre méthodiquement qu’en amour, les rôles et les comportements de chacun sont loin d’être des données de fait inhérentes à une nature humaine immuable. En replaçant les liaisons sentimentales dans leur contexte socio-culturel, elle invite à reconsidérer la relation amoureuse autrement que selon la norme hétérosexuelle-monogame. En refermant Les sentiments du Prince Charles, nous en sauront certainement un peu plus sur le pourquoi Charles a quitté Diana et Whitney est tombée amoureuse de Bobby Brown mais, plus important encore, nous ne regarderons plus du même œil notre vie de couple.

    Elles ont osé ! 100 femmes d’exception à travers l’histoire, de #Nathalie_Kaufmann (Glénat)
    http://licences.glenatlivres.com/livre/elles-ont-ose-9782344022122.htm

    100 femmes d’exception qui ont su s’imposer et qui ont à jamais changé la face du monde !

    Lucy, « hominidée », vieille de 3,2 millions d’années, est aussi appelée Dinknesh ce qui, en langue éthiopienne, signifie : « tu es merveilleuse ». Des femmes merveilleuses qui réussissent à s’imposer ainsi qu’à faire avancer les mentalités, il y en a eu, et il y en aura tant que les injustices et les discriminations envers les femmes existeront. Elles sont nombreuses, de tous les milieux sociaux, de toutes les époques et de tous les pays à avoir changé le cours de l’histoire, qu’il s’agisse de Zénobie, qui depuis Palmyre, défie l’Empire romain, à la Finlandaise Vigdis Finnbogadottir, première présidente élue : chacune, à sa façon, a osé ! De Tomoé Gozen, la première femme samouraï au XIIe siècle, à Olympe de Gouge, qui rédige durant la Révolution française « Le droit de la Femme et de la citoyenne », en passant par la Suédoise Selma Lagerlöf, qui reçut le Prix Nobel de littérature en 1909, Marie Curie qui contribua à révolutionner la science au XXè siècle ou encore Malala Yousafzai, qui a mis sa vie en péril pour que les jeunes filles puissent aller à l’école, ce livre retrace les vies de ces femmes d’exception qui, quels que soient leurs domaines d’activité, ont su s’imposer dans un univers dominé par les hommes. Ce faisant, elles ont à jamais changé la face du monde. Bien qu’elles représentent un peu plus de la moitié de l’Humanité, il est encore des pays où les femmes ne comptent pas. Heureusement, certaines oseront encore et changeront les lois. Comme leurs sœurs des siècles précédents, par leur intelligence, leur courage et leurs convictions, elles bouleverseront l’ordre moral archaïque. À travers ces portraits, Nathalie Kauffmann nous montre comment des femmes ont participé, pour la première fois, à des domaines de la société jusque-là réservés aux hommes et comment elles y jouent dorénavant un rôle actif. C’est l’histoire de ces combats, aussi différents que les femmes qui les ont portés, qui sont valorisés dans cet ouvrage passionnant.

    – Et des références plus universitaires par ici :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_femmes#Bibliographie

    Parmi lesquelles, s’il faut en relever une, on mentionnera l’Histoire des femmes en Occident, sous la direction de #Georges_Duby et de #Michelle_Perrot (Plon)
    http://www.lemonde.fr/livres/article/2008/08/18/histoire-des-femmes-en-occident-par-clarisse-fabre_1084982_3260.html

    #histoire #femmes


  • Mouvement d’occupation des écoles : « On demande juste l’application de la loi »
    https://rebellyon.info/Mouvement-d-occupation-des-ecoles-Quand-18526

    Nicolas est enseignant auprès d’élèves dont la langue parlée n’est pas le Français (allophones). Il participe au mouvement d’occupation des écoles pour loger les familles de ses élèves. Il a raconté à une contributrice de Rebellyon la vie de ses élèves qui dorment dehors, celle d’une école qui se mobilise et les pressions de l’inspecteur d’académie qu’il subit.

    #Infos_locales

    / #Migrations_-_sans-papiers, #Éducation_-_partage_des_savoirs, #Manchette, #Logement_-_Squat, #Luttes_dans_les_écoles_pour_le_logement


  • Palestine : A girl’s chutzpah -

    Ahed Tamimi, 16, is a heroine, a Palestinian heroine. Maybe the intifada of slappings will succeed where all other methods of resistance have failed

    Gideon Levy Dec 20, 2017
    read more: https://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.830229

    Last Tuesday, Israel Defense Forces soldiers shot Hamed al-Masri, 15, in the head, wounding the unarmed boy from Salfit severely. On Friday, soldiers shot the unarmed Mohammed Tamimi, also 15, in the head, wounding the Nabi Saleh boy severely. Also on Friday, soldiers killed Ibrahim Abu Thuraya, a double amputee, shooting him in the head, too. On the same day Ahed Tamimi, 16, stood in the courtyard of her home with her girlfriend and slapped an IDF officer who had invaded her home.
    Israel woke from its slumber angry: How dare she. The three victims of the barbaric shooting didn’t interest Israelis, and the media didn’t even bother to report on them. But the slap (and kick) by Tamimi provoked rage. How dare she slap an IDF soldier? A soldier whose friends slap, beat, abduct and of course shoot Palestinians almost every day.
    She really has chutzpah, Tamimi. She broke the rules. Slapping is permitted only by soldiers. She is the real provocation, not the soldier who invaded her house. She, who had three close relatives killed by the occupation, whose parents have been detained countless times and whose father was sentenced to four months in prison for participating in a demonstration at the entrance to a grocery store – she dared to resist a soldier. Palestinian chutzpah. Tamimi was supposed to fall in love with the soldier who invaded her house, to toss rice at him, but, ingrate that she is, she rewarded him with a slap. It’s all because of the “incitement.” Otherwise she certainly wouldn’t hate her conqueror.
    But there are other sources of the unbridled lust for revenge against Tamimi. (Education Minister Naftali Bennett: “She should finish her life in prison.”) The girl from Nabi Saleh shattered several myths for Israelis. Worst of all, she dared to damage the Israeli myth of masculinity. Suddenly it turns out that the heroic soldier, who watches over us day and night with daring and courage, is being pitted against a girl with empty hands. What’s going to happen to our machismo, which Tamimi shattered so easily, and our testosterone?
    Suddenly Israelis saw the cruel, dangerous enemy they are confronting: a curly-haired 16-year-old girl. All the demonization and dehumanization in the sycophantic media were shattered at once when confronted by a girl in a blue sweater.
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    Israelis lost their heads. This is not what they were told. They’re used to hearing about terrorists and terror and murderous behavior. It’s hard to accuse Ahed Tamimi of all that; she didn’t even have scissors in her hands. Where’s the Palestinian cruelty? Where’s the danger? Where’s the evil? You could lose your mind. Suddenly all the cards were reshuffled: For one rare moment the enemy looked so human. Of course you can rely on Israel’s machinery of propaganda and brainwashing, which are so efficient, to assassinate Tamimi’s character soon enough. She too will be labeled a cruel terrorist who was born to kill; it will be said she has no justifiable motives and that there’s no context for her behavior.

    Ahed Tamimi is a heroine, a Palestinian heroine. She succeeded in driving Israelis crazy. What will the military correspondents and right-wing inciters and security experts say? Why good are 8200, Oketz, Duvdevan, Kfir and all these other special units if at the end of the day the IDF is confronting a helpless civilian population that is tired of the occupation, embodied by a girl with a kaffiyeh on her shoulder?
    If only there were many more like her. Maybe girls like her will be able to shake Israelis up. Maybe the intifada of slappings will succeed where all other methods of resistance, violent and non-violent, have failed.
    Meanwhile Israel has reacted the only way it knows how: a nighttime abduction from her home and detention with her mother. But in his heart of hearts, every decent Israeli likely knows not only who is right and who isn’t, but also who is strong and who is weak. The soldier armed from head to toe who invades a house that doesn’t belong to him, or the unarmed girl defending her home and her lost honor with her bare hands, with a slap?

    • Mardi dernier, les soldats des Forces de défense israéliennes ont tiré sur Hamed al-Masri, 15 ans, dans la tête, blessant gravement le garçon désarmé de Salfit. Vendredi, des soldats ont tiré sur Mohammed Tamimi, un homme non armé, également âgé de 15 ans, dans la tête, blessant gravement le garçon Nabi Saleh. Vendredi également, des soldats ont tué Ibrahim Abu Thuraya, un double amputé, lui tirant aussi dans la tête. Le même jour, Ahed Tamimi, 16 ans, se tenait dans la cour de sa maison avec sa petite amie et a giflé un officier des FDI qui avait envahi sa maison. Israël s’est réveillé de son sommeil en colère : Comment ose-t-elle. Les trois victimes de la fusillade barbare n’ont pas intéressé les Israéliens, et les médias n’ont même pas pris la peine d’en parler. B La gifle (et le coup) de Tamimi provoqua la rage. Comment ose-t-elle gifler un soldat de Tsahal ? Un soldat dont les amis giflent, battent, enlèvent et, bien sûr, fusillent les Palestiniens presque tous les jours. Elle a vraiment chutzpah, Tamimi. Elle a enfreint les règles. Les gifles ne sont autorisées que par les soldats. Elle est la vraie provocation, pas le soldat qui a envahi sa maison. Elle, qui a eu trois proches parents tués par l’occupation, dont les parents ont été détenus plusieurs fois et dont le père a été condamné à quatre mois de prison pour avoir participé à une manifestation à l’entrée d’une épicerie - elle a osé résister à un soldat. Chutzpah palestinien. Tamimi était censée tomber amoureuse du soldat qui envahissait sa maison, lui lancer du riz, mais, bien qu’elle le sache, elle le récompensa d’une gifle. C’est tout à cause de « l’incitation ». Sinon, elle ne détesterait certainement pas son conquérant. Mais il existe d’autres sources de la convoitise débridée pour se venger de Tamimi. (Ministre de l’Education Naftali Bennett : « Elle devrait finir sa vie en prison. ») La fille de Nabi Saleh a brisé plusieurs mythes pour les Israéliens. Le pire de tout, elle a osé endommager le mythe israélien de la masculinité. Soudain, il s’avère que le soldat héroïque, qui veille sur nous jour et nuit avec audace et courage, est confronté à une fille aux mains vides. Que va-t-il arriver à notre machisme, que Tamimi a brisé si facilement, et à notre testostérone ? Soudain, les Israéliens ont vu l’ennemi cruel et dangereux auquel ils sont confrontés : une fille de 16 ans aux cheveux bouclés. Toute la diabolisation et la déshumanisation dans les médias sycophantiques ont été brisées à la fois quand confronté par une fille dans un chandail bleu. Restez à jour : Inscrivez-vous à notre newsletter Email * S’inscrire

      Les Israéliens ont perdu la tête. Ce n’est pas ce qu’on leur a dit. Ils ont l’habitude d’entendre parler de terroristes et de la terreur et du comportement meurtrier. Il est difficile d’accuser Ahed Tamimi de tout ça ; elle n’avait même pas de ciseaux dans ses mains. Où est la cruauté palestinienne ? Où est le danger ? Où est le mal ? Vous pourriez perdre votre esprit. Soudain, toutes les cartes furent remaniées : pendant un moment rare, l’ennemi semblait si humain. Bien sûr, vous pouvez compter sur la machinerie israélienne de propagande et de lavage de cerveau, qui sont si efficaces, pour assassiner le personnage de Tamimi assez tôt. Elle aussi sera étiquetée comme un terroriste cruel qui est né pour tuer ; on dira qu’elle n’a aucun motif justifiable et qu’il n’y a pas de contexte pour son comportement.

      Ahed Tamimi est une héroïne, une héroïne palestinienne. Elle a réussi à rendre les Israéliens fous. Que diront les correspondants militaires et les incitateurs de droite et les experts en sécurité ? Pourquoi bien sont 8200, Oketz, Duvdevan, Kfir et toutes ces autres unités spéciales si en fin de compte les FDI affrontent une population civile sans défense qui est fatiguée de l’occupation, incarnée par une fille avec un kaffiyeh sur son épaule ? Si seulement il y en avait beaucoup plus comme elle. Peut-être que des filles comme elle seront capables de secouer les Israéliens. Peut-être que l’intifada des slappings réussira là où toutes les autres méthodes de résistance, violentes et non-violentes, ont échoué. Pendant ce temps, Israël a réagi de la seule façon dont il sait comment : un enlèvement nocturne de sa maison et sa détention avec sa mère. Mais dans son cœur, chaque Israélien décent sait probablement non seulement qui a raison et qui ne l’est pas, mais aussi qui est fort et qui est faible. Le soldat armé de la tête aux pieds qui envahit une maison qui ne lui appartient pas, ou la fille désarmée qui défend sa maison et son honneur perdu à mains nues, avec une gifle ?


  • « Jamais un gouvernement n’était allé aussi loin. » En France, une politique migratoire d’une dureté sans précédent
    http://lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2017/12/16/en-france-une-politique-migratoire-d-une-durete-sans-precedent_5230634_16542

    Au fil des jours, la « ligne Macron » devient plus nette et dessine une politique migratoire d’une rudesse sans précédent. Vendredi 15 décembre, en fin de journée, une réunion interministérielle sur le projet de loi immigration, qui arrivera en discussion au printemps 2018, a révélé que les tenants de la ligne dure avaient la main. La même philosophie prévalant déjà sur le terrain et dans les textes ministériels.

    A Calais (Pas-de-Calais), alors que la ville grelotte, les couvertures des 700 exilés sont jetées au gré des opérations policières, les abris détruits. A Paris, les petites toiles de tente des plus chanceux des 800 migrants vivant dans les rues ont été lacérées cette semaine. Dans ces deux départements, la consigne donnée aux forces de l’ordre d’éviter la reconstitution de campements efface toute autre considération.

    Dans la Roya ou l’arrière-Briançonnais, la frontière se gère à coups de « refus d’entrée » notifiés en série. Et, dans les terres, les centres de rétention administrative se referment chaque soir sur de nouveaux prisonniers – de plus en plus souvent des familles –, comme dans celui du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), où un homme, marié avec une femme ayant obtenu le statut de réfugiée et père d’une petite fille, a entamé une grève de la faim et de la soif début décembre.

    Outre cette dissuasion policière, les dernières semaines ont été marquées par la publication de circulaires signant une volonté d’expulser massivement. Dans un texte daté du 20 novembre, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a demandé à chaque préfet de multiplier les renvois et d’élaborer un plan de bataille départemental. Les déboutés du droit d’asile, mais aussi des « dublinés », ces demandeurs qui ont laissé trace de leur passage dans un autre pays d’Europe avant d’arriver en France, sont dans la ligne de mire du ministère.

    Pour parvenir à expulser, l’intérieur va même désormais prendre la main sur l’hébergement d’urgence qu’il sait être une réserve de sans-papiers. Une autre circulaire, en date du 12 décembre, instaure la création de « brigades mobiles » envoyées pour contrôler les personnes hébergées dans les hôtels sociaux.

    Jamais un gouvernement n’était allé aussi loin. C’est la première fois, en effet, que le ministère de l’intérieur met un pied dans l’hébergement d’urgence géré par les affaires sociales. Depuis la création du ministère de l’identité nationale, au début du quinquennat Nicolas Sarkozy en 2007, l’immigration glisse doucement vers l’option sécuritaire, donc sous la coupe de la Place Beauvau.

    Le quinquennat Hollande n’a pas mis de coup d’arrêt à ce transfert. Et un nouveau pas est désormais franchi. C’est d’ailleurs l’analyse du Conseil de Paris, qui rappelle dans un vœu voté lundi 11 décembre « qu’un débat de nature comparable [sur les contrôles dans les centres d’hébergement] a déjà été ouvert en 2007 à l’occasion de l’examen du projet de loi sur l’immigration ».

    M. Sarkozy y avait renoncé. Emmanuel Macron ira-t-il plus loin ? La question s’invite dans le débat alors qu’au vu de sa campagne présidentielle la France s’attendait à une politique plus nuancée. Le candidat d’En marche ! avait parlé d’« honneur de la France à accueillir les réfugiés » et avait cité l’Allemagne en modèle. Cet été, le président avait ouvert un autre espoir, promettant qu’à la fin de l’année plus personne ne dormirait « dans les rues, dans les bois ».

    Dans la pratique, depuis l’élection de M. Macron, la Place Beauvau et son ministre d’Etat, Gérard Collomb, ont la main sur la gestion territoriale, l’Elysée se penche sur les flux africains et se garde les opérations à haute portée symboliques comme la réinstallation de réfugiés venus d’Afrique ou de Turquie. Dans le fond, MM. Macron et Collomb semblent partager la même vision de la politique migratoire et s’accordent sur une stratégie en trois temps.

    D’abord ils souhaitent limiter les arrivées en France. Ce qui explique la politique menée en Afrique et notamment en Libye. Ensuite, M. Collomb déploie beaucoup d’énergie pour monter des dispositifs permettant de renvoyer tous ceux qui n’obtiennent pas l’asile. Et, dans un troisième temps, une fois les deux premiers points mis en place, il s’agira de mieux accueillir des réfugiés, qui, de fait, seront bien moins nombreux compte tenu de la politique de dissuasion migratoire appliquée.

    « On semble surpris, mais, en quelques phrases prononcées devant la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg, M. Macron avait déjà tout dit », remarque Yves Pascouau, chercheur à l’université de Nantes et à l’Institut Jacques-Delors. Ce 31 octobre, il avait rappelé qu’il souhaitait une « petite révolution » qui consiste à donner le statut de réfugié « dès le pays d’origine », puis à « être intraitable avec celles et ceux qui ne relèvent pas du droit d’asile, accélérer nos procédures de manière drastique pour qu’en six mois, recours compris, nous puissions y voir clair, que la décision prise soit notifiée ». La raison était simple : « pouvoir efficacement reconduire dans leur pays celles et ceux qui n’ont pas ces titres à l’issue de la procédure ».

    Sept mois après l’arrivée à l’Elysée d’Emmanuel Macron, plus question donc de penser qu’il y aurait deux lignes sur ce sujet. Le chef de l’Etat et Gérard Collomb semblent au diapason. Ce qui laisse d’autant moins de marges de manœuvre au secteur associatif, qui pallie quotidiennement ce que l’Etat n’offre pas en termes d’hébergement et de nourriture, et s’inquiète de la suite.

    « Le contrôle dans les hôtels sociaux va casser ce lien de confiance établi avec des populations en difficulté dans ces lieux sanctuarisés. Je reste très dubitatif sur les résultats, car les gens auront peur de nous et on risque de renvoyer à la rue des personnes qu’on avait sorties », observe Bruno Morel, le directeur d’Emmaüs Solidarité.
    Une crainte partagée par Laurent Giovannoni du Secours catholique, pour qui les mesures annoncées révèlent « un manque criant de pragmatisme ou de réalisme ». Selon lui, « des milliers de personnes et de familles seront à la rue dont les pouvoirs publics ne sauront que faire, malgré ce qu’ils prétendent ». Preuve que personne ne croit vraiment à la possibilité de renvoyer très massivement.

    Dans le silence des bureaux, certains observateurs évoquent quand même une possible ouverture pour les sans-papiers non expulsables auxquels il manquait juste un titre de séjour pour prendre le chemin de l’intégration. La circulaire qui autorise les recensements dans les foyers va concentrer l’attention sur eux. Rien n’empêchera demain les préfets de regarder les dossiers au plus près pour régulariser au cas par cas. Une vague de régularisations massives comme la France en a connu ces dernières décennies n’est plus dans l’air du temps. Mais il existe des manières moins voyantes de parvenir au même but.

    Si les associations comptent bien faire entendre leur voix sur ce point, elles espèrent aussi occuper le terrain lundi 18 décembre. La Journée internationale des migrants devrait marquer un temps fort dans leurs états généraux des migrations.

    Une initiative portée par 470 collectifs locaux ou nationaux qui ont envie, comme le rappelle Jean-François Dubost, d’Amnesty International, « de remettre au cœur des choix du gouvernement le respect des droits des migrants et des réfugiés, quel que soit leur statut, comme l’exigent les textes internationaux de protection des droits humains ». Et de montrer qu’il existe bien une France de l’accueil.

    #migration #réfugiés #frontières #macronie



  • « J’ai pris le merlin pour la tuer et la hache pour la finir »
    http://www.epris-de-justice.info/jai-pris-le-merlin-pour-la-tuer-et-la-hache-pour-la-finir

    « J’ai tué ma femme. Je viens me rendre. » Il est minuit passé, dimanche 10 août 2014, lorsque Jean, 79 ans, se présente à la caserne Margueritte à Rennes. Petit, en plein pendant la Seconde Guerre mondiale, il a grandi un temps dans des baraquements non loin. C’est pour ça qu’il a choisi cette caserne, à une dizaine de kilomètres de chez lui, pour se constituer prisonnier. Margueritte, il connaît. Le retraité est si calme que les gendarmes lui font répéter. Il réclame un verre d’eau, puis s’accuse avec les mêmes mots.

    • Au quotidien, Jean, qui a « toujours été dur, très très dur », selon sa sœur Odette, n’épargne pas Yolande. Les anecdotes malheureuses se sont succédé pendant les deux jours de procès. « Il la traitait souvent de "fille de divorcée" », accuse Laurence, « la meneuse » pour son père. « Elle avait pas le droit de cueillir du persil, elle cueillait mal », hurle de douleur Claudine, la benjamine, dernier témoin de la première journée. Elle poursuit, tout essoufflée : « Quand elle allait chez le coiffeur, il lui disait qu’elle était moche. Je peux vous dire plein de choses, il n’arrêtait pas. »
      « Elle avait pas le droit »

      Le lendemain matin, c’est au tour d’Odette de déposer. Elle y va calmement, après que son frère, trop agité, a été expulsé, en vociférant jusque derrière les lourdes portes dorées. « Elle avait le droit de rien, elle n’était qu’une feignante. » Silence. « A la fin, elle n’avait plus le droit de faire ses courses, sa cuisine. Elle avait pas le droit de sortir de table avant qu’il sorte. » Silence. « Elle avait très mal aux pieds. Je lui avais dit d’aller voir la pédicure, mais mon frère ne voulait pas. » Silence. « Elle a vécu un calvaire ma belle-soeur ; un calvaire elle a vécu. Oui, on peut dire un calvaire. » Long long silence.

      Yolande n’avait pas non plus le droit de recevoir. A l’heure du thé, « il fallait ranger vite fait les tasses pour pas que monsieur se rende compte, se rappelle une voisine. Alors la plupart du temps, on allait chez moi, c’était plus pratique. » Pas le droit non plus d’utiliser l’eau comme elle voulait. Pas le droit de se doucher comme bon lui semblait. Pas de le droit de tirer la chasse, surtout pas la nuit. « Elle a été obligée de mettre un seau dans sa chambre, rage Laurence. C’est même pas des économies, c’est juste pour l’emmerder. »

      Une fois, Yolande a eu le droit. Ou plutôt le permis. « Alors le permis de conduire, c’est encore autre chose… se remémore Laurence, sur un ton blasé. Monsieur avait un cancer du rein, donc il a dit à maman de passer son permis pour l’emmener là où il voulait. Elle avait 42 ans... Elle l’a eu du premier coup. Une fois revenu de l’hôpital, il a récupéré très vite. Il l’a emmenée conduire dans les remparts de Saint-Malo. Elle a paniqué. C’était terminé. »

      #culture_du_viol #patriarcat #emprise #féminicide

    • Avec en toile de fond les acteurs et traumatisés des violences de la #guerre_d'algérie
      Est-ce qu’un jour des historiens mesureront l’impact que cette guerre a eu sur les femmes et les enfants de ces soldats ?
      Les témoignages de faits terribles ne manquent pas, violence, abandon, maltraitance et surtout, aucun remord avouable, parce qu’un soldat doit supporter l’horreur.
      #soumission_à_l'armée
      #colonisation
      #mariage

    • Mon avis que c’est plutôt son goût pour l’ordre et la domination qui l’ont fait rentrer dans l’armée, ce qu’il y a vu et fait ont mis la dernière couche.
      Il est l’exemple exacerbé et poussé jusqu’au bout de la domination masculine et du patriarcat : l’emprise sur sa femme, l’emprise sur ses filles qui n’ont droit à aucune existence en tant que telle à part le servir. Il y en a beaucoup, beaucoup d’autres que lui sans forcément le passage à l’acte final.

    • @ninachani je ne suis pas en train d’excuser ce criminel, je souligne le rôle de la guerre d’Algérie en toile de fond.

      Commettre des crimes ordonnés par un Etat légitime l’immonde et détruit toute notion d’humanité pour ériger la violence en norme. Il faut une sacré résistance pour ne pas renoncer à penser l’avenir et sombrer dans un comportement de violence.

      Vu les tabous et inconnus qui règnent encore sur cette *$# !& de guerre coloniale d’Algérie, je fais l’hypothèse que les femmes et les enfants des soldats ont payé un lourd tribu à leur retour. Cette guerre a alimenté la haine raciale et exacerbé l’idée qu’il y aurait des êtres humains indignes de vivre comme les algériens ou les femmes. Mais aussi que les hommes rentrés n’ont eu aucun soutien et que beaucoup ont ensuite menés des vies suicidaires.

      Je n’ai pas envie de noter ici les familles détruites que je connais à la suite du retour de la guerre d’Algérie, souvent il est difficile de les faire parler.

    • @touti Je n’ai pas pris ton commentaire comme une excuse de ses actes. Mais il n’était pas appelé, il était soldat de métier, et en plus dans les paras. D’où mon insistance sur sa personnalité qui l’a poussé à faire ce choix et surtout d’y rester dans l’armée.


  • Cartographier la guerre nucléaire avec William Bunge - Alexandre Chollier - Visionscarto
    https://visionscarto.net/cartographier-la-guerre-nucleaire

    Si l’actualité nucléaire ne nous laisse aucun répit, elle n’offre en revanche que peu de prise à la réflexion. La cartographie peut-elle être un outil pour prendre la mesure d’une menace aussi fondamentale pour la survie de l’humanité ?

    par Alexandre Chollier

    #cartographie #nucléaire #guerre #anti-guerre


  • Gros effort contre l’écriture inclusive, aujourd’hui…

    – Harcèlement : les "briseurs de silence" désignés "personnalité de l’année" par "Time magazine"
    https://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20171206.OBS8812/harcelement-les-briseurs-de-silence-designes-personnalite-de-l-

    – Harcèlement : Merkel salue les "Briseurs de silence" récompensés par le magazine Time
    http://www.bfmtv.com/international/harcelement-merkel-salue-les-briseurs-de-silence-recompenses-par-le-magazine-

    – Celles qui ont « brisé le silence » désignées « personnalité de l’année » par le « Time »
    http://www.lepoint.fr/monde/time-designe-les-briseurs-de-silence-comme-personnalite-de-l-annee-06-12-201

    « Pour avoir donné une voix à des secrets de Polichinelle, pour être passés du réseau des chuchotements aux réseaux sociaux, pour nous avoir tous poussés à arrêter d’accepter l’inacceptable, les briseurs de silence sont personnalité de l’année », a-t-il ajouté, cité dans un communiqué du magazine.

    – Les "briseurs de silence", "personnalité de l’année" 2017 selon "Time Magazine"
    http://www.ozap.com/actu/les-briseurs-de-silence-personnalite-de-l-annee-2017-selon-time-magazine/544532

    Et comme ça sur des dizaines de (gros) supports…

    C’est d’autant plus crétin que le Time a ostensiblement rebaptisé le titre « Man of Year »/« Woman of the Year » en « Person of the Year » depuis… 1999.


  • Ancient Trees: This Woman Spent 14 Years Photographing The World’s Oldest Trees
    https://anewkindofhuman.com/ancient-trees-woman-spent-14-years-photographing-worlds-oldest-tree

    In this collection of breath taking photographs, Beth Moon — a photographer based out of San Francisco — traveled all around the world to capture some of the most remarkable ancient trees that she could find.

    “Standing as the earth’s largest and oldest living monuments, I believe these symbolic trees will take on a greater significance, especially at a time when our focus is directed at finding better ways to live with the environment” explains Beth Moon.

    She published her incredible photos in her book “Ancient Trees: Portraits Of Time” which will be linked at the bottom of this article. Here you can have a sneak preview of her journey.

    #arbre #photographie #magnifique

    Je veux habiter là :)


  • Des sorcières de toutes origines vont se réunir à Washington pour jeter un sort à Trump
    http://www.konbini.com/fr/tendances-2/les-sorcieres-de-toutes-origines-se-donnent-rendez-vous-a-washington-pour-j

    Le 20 janvier 2018, les #sorcières de couleur du monde entier se réuniront à Washington DC afin de jeter un sort à Donald Trump. C’est le site Web #féministe consacré à l’#intersectionnalité des luttes Wear Your Voice qui nous l’apprend. Il s’agit, par la magie, de réagir aux menaces qui planent sur les personnes marginalisées par la politique stigmatisante de Donald Trump.

    L’appel à la mobilisation de Witches of Color, écrit par Asé, la responsable de publication du site, insiste sur l’importance de réunir les personnes de couleur pratiquant la sorcellerie. Dans son communiqué, elle explique :

    « Au-delà des clichés sur les sorcières blanches, de nombreuses formes de magie sont des pratiques culturelles fortes pour les Noirs, les Indigènes et les gens de couleurs de cette nation. En tant que sorcières de couleur, notre magie aux vertus soignantes s’ancre dans le pouvoir de nos ancêtres qui nous ont transmis ce savoir durant les centaines d’années qu’a duré l’oppression #suprémaciste_blanche ».

    #femmes #féminisme merci @mona


  • Elles sont trentenaires et ne veulent pas avoir d’enfant
    Marion Galy-Ramounot, Madame Figaro (eh oui !), le 23 octobre 2017
    http://madame.lefigaro.fr/societe/ces-femmes-trentenaires-qui-ne-veulent-pas-denfant-etre-mere-201017-

    J’ai l’impression qu’il y a deux catégories d’enquêtes sur le sujet : celles qui montrent que les femmes qui ne veulent pas d’enfants ont fait ce choix pour des raisons politiques (comme le film de Magenta Baribeau par exemple), et celles qui au contraire n’en parlent même pas (comme cet article (+) ou celui de Charlotte Debest) et avancent d’autres raisons. Je suis surpris de ne pas trouver d’article qui, quand il interviewe des femmes sur ce sujet, ne trouve pas un peu des deux ! Comme s’il y avait un biais, soit dans le choix des femmes, soit dans les questions ?

    (+) sauf la dernière phrase, et encore elle est au négatif...

    #childfree #no_kids #nullipare