• Exterminez toutes ces brutes (1/4) - La troublante conviction de l’ignorance - Regarder le documentaire complet | ARTE
    ▻https://www.arte.tv/fr/videos/095727-001-A/exterminez-toutes-ces-brutes-1-4

    « Civilisation, colonisation, extermination » : trois mots qui, selon Raoul Peck, « rĂ©sument toute l’histoire de l’humanitĂ© ». Celui-ci revient sur l’origine coloniale des États-Unis d’AmĂ©rique pour montrer comment la notion inventĂ©e de race s’est institutionnalisĂ©e, puis incarnĂ©e dans la volontĂ© nazie d’exterminer les Juifs d’Europe. Le mĂȘme esprit prĂ©dateur et meurtrier a prĂ©sidĂ© au pillage de ce que l’on nommera un temps « tiers-monde ».

    DĂ©shumanisation
    Avec ce voyage non chronologique dans le temps, racontĂ© par sa propre voix, Ă  laquelle il mĂȘle celles des trois auteurs amis qui l’ont inspirĂ© (l’AmĂ©ricaine Roxanne Dunbar-Ortiz, le SuĂ©dois Sven Lindqvist et Michel-Rolph Trouillot, haĂŻtien comme lui), Raoul Peck revisite de maniĂšre radicale l’histoire de l’Occident Ă  l’aune du suprĂ©macisme blanc. Tissant avec une grande libertĂ© de bouleversantes archives photo et vidĂ©o avec ses propres images familiales, des extraits de sa filmographie mais aussi des sĂ©quences de fiction (incarnĂ©es notamment par l’acteur amĂ©ricain Josh Hartnett) ou encore d’animation, il fait apparaĂźtre un fil rouge occultĂ© de prĂ©dation, de massacre et de racisme dont il analyse la rĂ©currence, l’opposant aux valeurs humanistes et dĂ©mocratiques dont l’Europe et les États-Unis se rĂ©clament. « Exterminez toutes ces brutes », phrase prononcĂ©e par un personnage du rĂ©cit de Joseph Conrad Au cƓur des tĂ©nĂšbres, et que Sven Lindqvist a choisie comme titre d’un essai, rĂ©sume selon Raoul Peck ce qui relie dans un mĂȘme mouvement historique l’esclavage, le gĂ©nocide des Indiens d’AmĂ©rique, le colonialisme et la Shoah : dĂ©shumaniser l’autre pour le dĂ©possĂ©der et l’anĂ©antir. De l’Europe Ă  l’AmĂ©rique, de l’Asie Ă  l’Afrique, du XVIe siĂšcle aux tribuns xĂ©nophobes de notre prĂ©sent, il dĂ©construit ainsi la fabrication et les silences d’une histoire Ă©crite par les vainqueurs pour confronter chacun de nous aux impensĂ©s de sa propre vision du passĂ©.

    #Raoul_Peck #colonialisme #génocides #suprémacisme_blanc

    • C’est bien de rappeller que « Exterminez toutes ces brutes » est d’abord un "essai" de swen Lindqvist que l’on trouve en France dans "Le voyage saharien". Livre qui comprend aussi "Plongeurs du dĂ©sert".
      "Dans le dĂ©sert du Sahara, la lumiĂšre est parfois si blanche qu’elle confond ciel et terre. Est-ce cet Ă©clat qui attira l’aviateur et Ă©crivain Antoine de Saint-ExupĂ©ry, AndrĂ© Gide et Pierre Loti, la sulfureuse Isabelle Eberhardt, le peintre EugĂšne Fromentin et l’explorateur Michel Vieuchange ?

      Un siĂšcle aprĂšs leur passage, Sven Lindqvist tente de comprendre pourquoi tous furent Ă©blouis, au point d’ignorer parfois les massacres perpĂ©trĂ©s en ces lieux, au nom de la colonisation.

      C’est l’histoire des Plongeurs du dĂ©sert, une odyssĂ©e bouleversante et inĂ©dite dans notre passĂ© colonial.

      Quelques annĂ©es plus tard, l’auteur repart dans le dĂ©sert, avec dans ses bagages Au coeur des tĂ©nĂšbres de Joseph Conrad.

      C’est le point de dĂ©part d’Exterminez toutes ces brutes !, une analyse lumineuse oĂč littĂ©rature et histoire dĂ©voilent la part obscure de notre hĂ©ritage europĂ©en.

      Le Voyage saharien rĂ©unit en un volume les deux plus grands essais d’un Ă©crivain majeur, acclamĂ© Ă  l’étranger, indispensable Ă  la comprĂ©hension de l’histoire coloniale en Occident." :

  • Le Medef veut subventionner les automobilistes, et pas les transports publics
    ▻https://www.connaissancedesenergies.org/afp/le-medef-veut-subventionner-les-automobilistes-et-pas-les-t

    AFP parue le 25 janv. 2022 - 20h30
    Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a proposé mardi de remplacer la contribution des entreprises au financement des transports en commun par une indemnité pour aider les salariés à faire le plein, une mesure iconoclaste dans un contexte de lutte contre le réchauffement climatique.

    InterrogĂ© sur France 2 sur la hausse des prix de l’énergie, le patron des patrons a rĂ©pondu vouloir remplacer le versement mobilitĂ©, payĂ© par les entreprises d’au moins 11 personnes, « par une indemnitĂ© essence ou vĂ©hicule ».

    « Cela ferait environ 300 euros par salariĂ© et par an », a-t-il soutenu.

    Les réactions ne se sont pas faites attendre, le versement mobilité finançant en temps normal 45% des transports en commun en France.

    #lol

  • Le panache du volcan du Tonga Ă©tudiĂ© dans le ciel de La RĂ©union | Les Echos
    ▻https://www.lesechos.fr/pme-regions/outre-mer/le-panache-du-volcan-du-tonga-etudie-dans-le-ciel-de-la-reunion-1381460

    « L’objectif est de calculer les consĂ©quences potentielles de l’éruption du Tonga sur le climat, poursuit Jean-Pierre Cammas. Le panache de l’éruption du Pinatubo, en 1991, certes bien plus importante, avait fait baisser les tempĂ©ratures de surface d’un degrĂ© pendant plusieurs mois. Effectuer des mesures trĂšs vite aprĂšs une Ă©ruption permet Ă©galement de mieux mesurer la masse Ă©jectĂ©e dans l’atmosphĂšre par le volcan. »

    Je me pose la question depuis l’éruption . Est-ce qu’on va garder une petite laine cet Ă©té  ?


    • Depuis 10 ans Nantes RĂ©voltĂ©e propose une information indĂ©pendante, au service des mobilisations. Depuis 2012, nous avons publiĂ© des milliers d’articles, d’enquĂȘtes, de visuels, de photos, d’analyses. Nous avons Ă©crit des revues, donnĂ© la parole Ă  celles et ceux qu’on n’entend pas, rĂ©alisĂ© de grandes fresques. Nous sommes dĂ©sormais lu-es par plusieurs millions de personnes chaque mois. Et tout cela de façon totalement auto-produite et bĂ©nĂ©vole, sans publicitĂ© ni subventions.

      Nantes RĂ©voltĂ©e est un contre-pouvoir important. Il dĂ©range donc profondĂ©ment les autoritĂ©s locales. Par exemple notre mĂ©dia rĂ©vĂ©lait dĂšs le lendemain de la fĂȘte de la musique les vidĂ©os de la charge qui a tuĂ© Steve en 2019. Notre mĂ©dia met en lumiĂšre depuis des annĂ©es les violences d’État passĂ©es sous silence, les manƓuvres politiques des Ă©lu-es, documente les mobilisations, donne un contrepoint Ă  la propagande dominante.

      Nous avons dĂ©jĂ  subi plusieurs attaques pour nous faire taire. En 2015, la procureure de Nantes portait plainte contre Nantes RĂ©voltĂ©e aprĂšs la diffusion d’une affiche contre les violences policiĂšres. En 2021, le syndicat d’extrĂȘme droite Alliance rĂ©clamait la censure de notre mĂ©dia Ă  Darmanin suite Ă  des affiches parodiques. Quelques semaines plus tard, l’équipe de Zemmour portait plainte contre nous, aprĂšs avoir relayĂ© un appel Ă  manifester. Dans un contexte de fuite en avant autoritaire, nous dĂ©rangeons. « Depuis des annĂ©es, Nantes rĂ©voltĂ©e est dans le viseur des autoritĂ©s » commente Ouest-France.

      Vendredi 21 janvier, une manifestation contre l’extrĂȘme droite avait lieu Ă  Nantes. Un Ă©vĂ©nement assez courant : des centaines de personnes avaient marchĂ© dans le centre avec des fumigĂšnes. En fin de manifestations, deux vitrines avaient Ă©tĂ© abĂźmĂ©es. Nantes RĂ©voltĂ©e, en tant que mĂ©dia, avait couvert cette manifestation. Cette marche, banale, a Ă©tĂ© le prĂ©texte Ă  un dĂ©chaĂźnement politique. La droite et l’extrĂȘme droite s’emparent de deux morceaux de verre cassĂ© pour rĂ©clamer la dissolution de Nantes RĂ©voltĂ©e Ă  GĂ©rald Darmanin.

      Dans un texte dĂ©lirant, la responsable LREM de Nantes et la prĂ©sidente de la rĂ©gion Pays-de-la-Loire Ă©crivent : « on ne peut plus laisser prospĂ©rer cette idĂ©ologie anarchiste et haineuse plus longtemps », ou encore « depuis prĂšs de dix ans, des centaines de policiers et d’habitants ont Ă©tĂ© blessĂ©s au cours de ces manifestations violentes ». C’est vrai, la police nantaise a blessĂ© des centaines de manifestant-es, dont plusieurs sont mutilĂ©-es Ă  vie. Nous l’avons dĂ©montrĂ©. Nantes RĂ©voltĂ©e est aussi accusĂ©e de nuire « Ă  l’image et Ă  l’attractivitĂ© de la capitale rĂ©gionale ». À l’image de la mĂ©tropole « dynamique » en clair. La lutte dĂ©range les profits des barons de la ville.

      Sur quelle base lĂ©gale aurait lieu cette « dissolution » ? La presse cite « l’article L212-1 du Code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure » : « toutes les associations et groupement de faits qui provoquent Ă  des manifestations armĂ©es ou Ă  des agissements violents Ă  l’encontre des personnes ou des biens » peuvent ĂȘtre dissous par dĂ©cret en conseil des ministres. Si cette loi permet de censurer un mĂ©dia indĂ©pendant parce qu’il a relayĂ© des appels Ă  manifester, c’est la porte ouverte Ă  une vague de censure gigantesque. C’est prĂ©cisĂ©ment l’objectif. Le pouvoir asphyxie la moindre parcelle qui lui Ă©chappe encore, la moindre parole divergente, le moindre contre pouvoir. Il le fait par la matraque, le 49.3 et l’état d’urgence. Rappelons que le 30 juillet dernier, le N°2 du rassemblement National Ă  Nantes, Wilfried Van Liempd, organisait une attaque armĂ©e contre une manifestation. Les faits avaient Ă©tĂ© filmĂ©s et mĂȘme assumĂ©s par le RN. Et ni l’attaquant, ni son parti n’avaient Ă©tĂ© poursuivis, et encore moins menacĂ©s de dissolution.

      Les journalistes ont demandĂ© Ă  la maire socialiste de Nantes de rĂ©agir : « je l’ai toujours dit, rien ne justifie jamais les violences et dĂ©gradations. » Quelles violences ? Celle de la police ? Celles du capitalisme ? Celle qui dĂ©vaste la nature ?

      Notre mĂ©dia est donc menacĂ© comme jamais. Il est possible qu’il soit censurĂ© des plateformes trĂšs prochainement. Dans ce cas, consultez notre site : www.nantes-revoltee.com. Les heures qui viennent nous diront si le gouvernement Macron est fĂ©brile au point de mettre en scĂšne, en pleine campagne prĂ©sidentielle, la censure d’un mĂ©dia indĂ©pendant local.

      Nous reviendrons vers vous trĂšs prochainement. N’hĂ©sitez pas Ă  alerter autour de vous.

      ▻https://www.nantes-revoltee.com/%F0%9F%94%B4-nantes-revoltee-menacee-de-dissolution-%F0%9F%94%B4

  • Ce qui est assez Ă©patant, c’est qu’on est absolument tous persuadĂ©s que si on se prend une vague (genre BA.2) immĂ©diatement aprĂšs le « plateau » d’Omicron, ou si on se prend une vague bien plus tard (genre en septembre prochain), on sait dĂ©jĂ  qu’on ne sera absolument pas plus prĂ©parĂ©s qu’aujourd’hui, qu’on n’aura pas plus de capteurs et d’aĂ©ration ni dans les Ă©coles, ni dans les cinĂ©mas, ni dans aucun lieu public, on sait que ce sera le mĂȘme merdier de protocoles eugĂ©nistes, et Ă©videmment que mĂȘme si le truc est encore plus virulent, on continuera Ă  voir la moitiĂ© des gens le pif Ă  l’air absolument partout.

  • SignalĂ© par le Pr Logos :

    ▻https://twitter.com/Pr_Logos/status/1486066871896055808

    Au Danemark, les hospitalisations des 0-2 ans avec BA.2 explose et a dépassé celles des plus de 80 ans.

    ▻https://twitter.com/Pr_Logos/status/1486087680777768960

    Explosion des hospitalisations d’enfants aux Etats-Unis. La balance bĂ©nĂ©fice risque est pourtant de nature Ă  diviser par 10 au moins ce nombre de mĂŽmes gravement touchĂ©s.

  • 5 Ă  10% des enfants atteints par le Covid-19 auraient des effets secondaires Ă  long terme | Atlantico.fr
    ▻https://atlantico.fr/article/decryptage/5-a-10percent-des-enfants-atteints-par-le-covid-19-auraient-des-effets-sec

    En conclusion, les enfants sont infectĂ©s facilement par le SARS-COV-2, on le sait maintenant. MalgrĂ© le peu de formes graves (heureusement), rien n’indique que le risque de dĂ©velopper des symptĂŽmes persistants aprĂšs Covid (ou covid long) soit moindre que chez les adultes, et diffĂ©rent dans ses manifestations. Ceci nous encourage Ă  les protĂ©ger le plus possible de l’infection, par la vaccination et les mesures barriĂšre adĂ©quates, notamment Ă  l’école.

  • Info ou intox | COVID-19, attention aux fausses informations
    ▻https://unric.org/fr/covid-19-info-ou-intox

    Pas besoin de vaccin si j’ai dĂ©jĂ  eu la COVID.

    INTOX. Une infection au COVID-19 dĂ©veloppe une rĂ©ponse immunitaire qui varie d’une personne Ă  l’autre. La force et la durĂ©e de cette rĂ©ponse, et la maniĂšre dont elle varie selon les personnes, sont toujours Ă  l’étude. 

    MĂȘme si l’on a dĂ©jĂ  eu la COVID-19, le vaccin agit comme un rappel qui renforce la rĂ©ponse immunitaire. Il est Ă©galement arrivĂ© que des personnes soient infectĂ©es par le SARS-CoV-2 une seconde fois, ce qui rend la vaccination encore plus importante.

    C’est un des points aveugles des nombreux tableaux qu’on nous montre : on compare systĂ©matiquement le nombre de cas graves rapportĂ© aux non vaccinĂ©s, aux vaccinĂ©s deux doses, et dĂ©sormais aux vaccinĂ©s trois doses. Mais je ne trouve jamais l’évaluation du niveau de protection des gens qui ont fait un Covid (disons depuis moins de six mois) contre les formes graves et les dĂ©cĂšs.

    Parce que le fait qu’une prĂ©cĂ©dente contamination ne protĂšge pas efficacement contre une re-contamination, ça OK, mais le vaccin non plus, et avec Omicron c’est trĂšs clair. En revanche on insiste bien sur le fait que la vaccination protĂšge trĂšs efficacement contre les formes graves et le dĂ©cĂšs. Par contre, quel est le niveau de protection contre ces formes graves et dĂ©cĂšs que confĂ©rerait une prĂ©cĂ©dente contamination, ça je ne le vois jamais.

    • Par exemple, sur la gravitĂ© d’Omicron, il a Ă©tĂ© initialement suggĂ©rĂ© plusieurs fois que peut-ĂȘtre qu’Omicron « semblait » moins virulent parce qu’il rĂ©infectait des gens qui avaient dĂ©jĂ  eu le virus, et donc Ă©taient ainsi protĂ©gĂ©s contre les formes graves, dans des pays oĂč les premiĂšres vagues avaient circulĂ© assez librement (Afrique du Sud, Grande-Bretagne). Cette idĂ©e semble dĂ©sormais invalidĂ©e, mais n’empĂȘche : cela signifie qu’on estime qu’une prĂ©cĂ©dente infection devrait protĂ©ger contre les formes graves.

      Mais je ne trouve aucune estimation de l’« efficacitĂ© » d’une telle protection, comparĂ©e Ă  une vaccination en bonne et due forme. (Je ne parle Ă©videmment pas des risques encourus, ni de l’aspect moral de faire contaminer massivement sa population avec un virus encore totalement inconnu il y a tout juste deux ans.)

    • @monolecte Oui, mais a priori lĂ  on parle de « simple » recontamination. Ce que j’aimerais savoir, c’est Ă  quel point ces gens qui ont fait un Delta sont protĂ©gĂ©s contre les formes graves et le dĂ©cĂšs d’une nouvelle infection. (De la mĂȘme façon qu’il est dĂ©sormais acquis que des gens vaccinĂ©s trois doses sont relativement facilement contaminĂ©s par Omicron, mais sont trĂšs bien protĂ©gĂ©s contre les formes graves et le dĂ©cĂšs).

    • Apparemment, le variant B2 est proche d’ĂȘtre majoritaire au Danemark, et les premiĂšres publications au sujet des rĂ©infections B2 suite Ă  B1 commencent aussi Ă  dire que ça existe.
      Finalement, c’est pas tous les 6 mois qu’on va se faire rĂ©infecter. Mais peut-ĂȘtre bien tous les deux mois... avec de la « chance ». :-) Ca va ĂȘtre cool. On aura en permanence son pass vaccinal, encore mieux qu’avec la vaccination.
      Il faut vraiment qu’on envisage d’affrĂ©ter un charter pour la NZ...

    • ▻https://www.mesvaccins.net/web/news/18284-duree-de-l-immunite-anti-covid-des-donnees-de-plus-en-plus-precise

      [30 oct. 2021 donc avant omicron qui change la donne : immunitĂ© par infection semble efficace contre formes graves et plus pĂ©renne que par vaccination [edit : Ă©videmment Ă  condition d’avoir Ă©chappĂ© au covid long, Ă  l’hosto ou au cimetiĂšre]]

      Deux rĂ©centes Ă©tudes se sont intĂ©ressĂ©es Ă  l’immunitĂ© persistant chez des personnes ayant prĂ©sentĂ© une infection par le SARS-CoV-2, qu’elle ait Ă©tĂ© inapparente ou symptomatique. La premiĂšre, assez complexe, a suivi des professionnels de santĂ© du CHU de Strasbourg jusqu’à 14 mois aprĂšs la date de leur infection (1). Elle met en Ă©vidence la persistance d’anticorps anti-protĂ©ine S du virus (plus prĂ©cisĂ©ment contre le domaine de fixation au rĂ©cepteur, RBD), dont on sait qu’ils contribuent Ă  la protection contre l’infection ou Ă  la guĂ©rison, Ă  des taux considĂ©rĂ©s comme efficaces, chez prĂšs de 60 % des personnes suivies un an aprĂšs l’infection. La diminution du taux de ces anticorps dans le temps est par ailleurs plutĂŽt lente, en comparaison avec celles des anticorps anti-protĂ©ine N du virus, plus rapide et importante. L’étude montre par ailleurs une protection effective des personnes immunes contre la rĂ©infection et contre les formes graves d’infection durant l’annĂ©e qui suit l’infection initiale : l’incidence des infections-rĂ©infections n’a Ă©tĂ© que de 0,40 pour 100 personnes-annĂ©es dans le groupe des convalescents, contre 12,22 pour 100 personnes-annĂ©es dans le groupe des personnes n’ayant pas prĂ©cĂ©demment Ă©tĂ© infectĂ©es.

    • 
 d’autant plus difficile Ă  dire sans doute qu’aujourd’hui c’est chaud de trouver des immunitĂ©s non croisĂ©es infection/rĂ©infection/1/2/3 doses et avec diffĂ©rents variants concernĂ©s 


      et l’inĂ©vitable et dĂ©sespĂ©rant Pr Logos Ă  propos d’omicron le 10 dĂ©cembre :

      Quand aux croyants dans l’idĂ©e que l’immunitĂ© naturelle est de bien meilleure qualitĂ© que l’immunitĂ© induite, il faudrait intĂ©grer que la province de Gauteng est autour de 70% de prĂ©valence.
      ▻https://www.nicd.ac.za/wp-content/uploads/2021/11/SACMC-Fourth-wave-report-17112021-final.pdf

    • Y a des gens qui racontent se faire + tabasser en janvier qu’il ne l’étaient en dĂ©cembre.

      Il semble aussi que le virus ne s’attaque pas toujours aux mĂȘmes organes selon les gens ou les versions. OĂč, pourquoi, comment  ? on n’en sait foutre rien. Il y a des cas oĂč il attaque directement le systĂšme immunitaire. Je doute que pour ces gens-lĂ , ce soit une protection pour l’avenir.

      La variabilitĂ© des configurations fait que tu ne peux juste pas gĂ©nĂ©raliser. Ce qui est avantageux pour Tartampion est potentiellement mortel pour Bidule. Devant ce degrĂ© d’instabilitĂ© et d’incertitude, je maintiens le cap  : Ă©chapper Ă  cette merde whatever the cost .
      Parce que rien ne te dit que ce qui a fait Ă©ternuer une fois ta voisine ne va pas te crever en moins d’un mois.

  • Il faut que je vous montre ça : dans le salon on a un tableau que les gamins utilisent pour se faire des jeux, des dessins, des exercices de calcul, que sais-je encore


    Depuis une semaine, Mecton (10 ans) se passionne pour Covidtracker, et l’autre jour il nous a fait ça sans demander d’aide Ă  personne :

    Je ne sais pas ce qu’ils leurs apprennent en CM2, mais va falloir se calmer, là.

  • Apparemment, le protocole indiquant qu’en cas de cas positif dans la classe, les Ă©lĂšves « pourront » rester en classe jusqu’à la fin des cours, c’est compris par le collĂšge comme « devront ».

    Ce matin en arrivant au collĂšge, ma grande m’appelle pour me signaler qu’un copain absent « a le Covid ». On appelle la Vie scolaire, qui nous explique qu’ils ne sont pas (encore) au courant, et que de toute façon selon le nouveau protocole, on la rĂ©cupĂšrera ce soir. Nope, on insiste, et la dame de toute façon est dĂ©bordĂ©e, alors OK, vous pouvez passer la prendre. ArrivĂ© au collĂšge pour la rĂ©cupĂ©rer, Ă  l’accueil on me raconte la mĂȘme chose, et je repars avec ma gamine.

    Le copain confirme sur WhatsApp que sa mÚre a prévenu le collÚge au pire vers 10h30.

    Et finalement on est officiellement informĂ©s par le collĂšge via École directe ce soir Ă  16 heures.

    Je le savais, mais c’est un autre aspect du #protocole_tous_infectĂ©s : prĂ©venez les parents le plus tard possible, et laissez les gamins mijoter dans la mĂȘme classe et cantine pendant les six heures qui suivent. Et ensuite seulement exigez un auto test avant de les reprendre en classe.

    Quelle bouffonnerie.

  • Se tenir debout avec les infirmiĂšres est un projet fĂ©ministe, Silvia Federici
    ▻http://www.revue-ouvrage.org/debout-infirmieres

    Les syndicats d’#infirmiĂšres de vingt-huit pays s’attaquent aux gouvernements et Ă  Big Pharma avec une demande simple : renoncer aux #brevets sur les #vaccins contre la #Covid-19 et mettre fin Ă  la pandĂ©mie dĂšs maintenant. Dans son texte, Silvia Federici appelle les #fĂ©ministes Ă  se rallier aux luttes des travailleuses de la santĂ©.

    Quelle est l’image marquante de la pandĂ©mie de la Covid-19 ? À mon avis, c’est celle de l’infirmiĂšre au chevet du malade, en premiĂšre ligne de cette urgence mondiale, surmontant sa propre peur de la maladie pour soigner les patientes et patients et leur apporter du rĂ©confort face Ă  une mort probable. Pour des millions d’infirmiĂšres vivant dans des pays oĂč les vaccins contre la Covid-19 demeurent rares, c’est une image de la vie quotidienne. MĂȘme dans les pays oĂč le pire de la maladie s’est dissipĂ©, on commence seulement Ă  comprendre le poids de ce travail — jour aprĂšs jour — sur les Ă©paules des infirmiĂšres.

    Nous leurs sommes redevables, et c’est pourquoi nous devons suivre leur exemple. À l’heure actuelle, les syndicats d’infirmiĂšres de vingt-huit pays se lĂšvent pour dĂ©fendre les vies de celles-ci et protĂ©ger celles de leurs patientes et patients en attaquant en justice certains des gouvernements les plus puissants du monde avec une demande simple : renoncer aux brevets sur les vaccins contre la Covid-19 afin de mettre fin Ă  la pandĂ©mie dĂšs maintenant. Je crois qu’il est essentiel pour les mouvements fĂ©ministes non seulement de soutenir ces syndicats dans leur bataille juridique, mais aussi de faire de cette lutte l’élĂ©ment central de notre organisation dans les mois Ă  venir.
    En avril 2021, le premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, lors de ses interventions publiques largement diffusĂ©es aprĂšs une semaine passĂ©e Ă  l’hĂŽpital pour se remettre de la Covid-19, a rendu hommage aux « deux infirmiĂšres qui se sont tenues Ă  son chevet » durant son rĂ©tablissement. Environ un mois plus tard, l’une des infirmiĂšres, Jenny McGee, dĂ©missionnait de son poste, lassĂ©e du traitement rĂ©servĂ© aux travailleuses de la santĂ© par son gouvernement. « Le National Health Service m’a sauvĂ© la vie, sans aucun doute », a-t-il dĂ©clarĂ©. Un an plus tard, les travailleuses du NHS sont confrontĂ©es Ă  l’érosion de leurs salaires et de leurs pensions.

    Aux États-Unis, on entend les infirmiĂšres raconter des histoires d’épuisement physique, de manque d’équipement adĂ©quat et de douleur Ă©motionnelle liĂ©e Ă  la perte de patientes et patients dont elles s’occupaient. Des vies d’infirmiĂšres ont Ă©galement Ă©tĂ© perdues. Selon l’Organisation mondiale de la santĂ©, au moins 115 000 infirmiĂšres dans le monde sont mortes des suites d’une infection de la Covid-19, et beaucoup de ces vies auraient pu ĂȘtre Ă©pargnĂ©es si les vaccins avaient Ă©tĂ© produits et distribuĂ©s de maniĂšre Ă©quitable.
    MalgrĂ© ces difficultĂ©s, les infirmiĂšres se mobilisent sans relĂąche. Elles dĂ©noncent l’échec des hĂŽpitaux, des systĂšmes sanitaires et des autoritĂ©s locales et nationales. Et elles ont incitĂ© un mouvement mondial Ă  les rejoindre : devant les fenĂȘtres et debout sur les balcons, nous avons applaudi les infirmiĂšres en tant que « travailleuses essentielles », reconnaissant — pour la premiĂšre fois, de mĂ©moire — le rĂŽle qu’elles jouent dans nos Ă©conomies, nos sociĂ©tĂ©s et nos vies quotidiennes.

    #Silvia_Federici

  • Enfant de Boutin !
    par quelqu’un de pas content·e du tout


    Mattes-moi la taille de ce représentant des mustélidés bailleurs.

    Rappel de contexte :

    En 2009, alors Sinistre au #Logement, #Christine_Boutin, ivre ou pas, on saura jamais — si c’est du vin de messe ça compte double — rĂ©digea une #loi qui allait conditionner l’avenir de tous les #locataires de France et rassurer les #propriĂ©taires bailleurs qui Ă©taient alors victimes — les bichons, faut les plaindre, selon la Fnaim (organisme gauchiste bien connu) — de la bagatelle de 1 % d’impayĂ©s de loyers, UN POUR CENT  ! rends-toi compte du drame, ça valait bien une loi.

    Depuis cette merveilleuse idĂ©e, les pauvres bailleurs sont rassurĂ©s par des assureurs (rassurer, c’est leur mĂ©tier) qui leur garantissent le paiement du loyer POUR PEU QUE le gueux locataire gagne chaque mois trois fois son montant, en salaire de bon mĂ©ritant (et pas en rente de sale assistĂ© ou pire que ça, vieux dĂ©bris Ă  la #retraite).

    Alors on est en 2022 et en effet pour la peine, y a 13 ans qu’on en chie Ă  se loger, vu que le #salaire mĂ©dian pour un temps plein est de 1800 euros tandis que le #loyer mĂ©dian est de 660. ça coince Ă  un poil de cul, pardon Christine, mais c’est peut ĂȘtre le mĂȘme poil que t’avais dans la main quand tu as rĂ©digĂ© cette chose qui n’arrange personne.

    Et c’est lĂ  que ça se passe justement, dans ton cul Christine (je l’ai faite ? Je l’ai faite^^), car ça a fait DES PETITS, cette histoire.
    Dont un enfant prodigue que je viens de dĂ©couvrir et alors celui-lĂ , c’est notre gagnant.

    J’en ai vu des gamins prometteurs, mais celui-lĂ  est splendide  : c’est l’enfant de Boutin et du plus gros des rats proprios (encore un cousin Ă  elle, cherche pas ça reste en famille chez ces gens-lĂ ).

    La caution bancaire #Smartloc.

    Je t’explique : pour rassurer ton RAT , pardon, ton #bailleur victime de nombreux impayĂ©s de « 24 mois en moyenne » selon le site Smartloc (ouais, les expulsions, ça existe pas, les salauds de pauvres, ils restent deux ans sans payer, tavu cĂ©pajuste moi jdis ), tu vas devoir BLOQUER DE L’ARGENT .

    Ton argent, entendons-nous bien. À hauteur de 18 mois du loyer toutes charges, parce que l’impayĂ© moyen est de 24 mois alors dĂ©jĂ , lĂ , on est gentils hein  !

    Sur un compte off shore qui alimente des licornes passionnantes de l’économie disruptive moderne qu’on aime comme air BnB , ce qui est drĂŽle, car c’est un petit peu un responsable de la flambĂ©e des loyers en zone touristique ou Ă  Paris, ce qui fait que tu n’as pas les garanties de #solvabilitĂ©, ce qui fait que tu dois faire un compte sĂ©questre chez Smartloc pour nourrir air BnB, j’espĂšre que tu comprends bien. L’économie circulaire c’est aussi — surtout — ça.

    Ça ne s’arrĂȘte pas lĂ .
    Bin nan.
    Ton argent, 18 mois de loyer toutes charges, va devoir ĂȘtre bloquĂ© et ça a un cout. Bah oui, ça se paie les Bahamas, mon p’tit, alors boum  ! 350 balles de frais d’ouverture. MAIS ouvrir c’est bien aprĂšs faut surveiller ton argent, DONC on va te reprendre 1,2 % des sommes bloquĂ©es chaque annĂ©e.
    C’est toujours ton argent.
    Un jour, tu le reverras.
    MAIS SI  ! ARRÊTE DE COUINER  !

    En revanche avant ce jour bĂ©ni, c’est surtout celui de ton RAT qui va s’en servir comme ceci :
    « â€Ż En cas de retard de paiement supĂ©rieur Ă  30 jours, le propriĂ©taire envoie un email Ă  Smartloc, les fonds concernant l’échĂ©ance impayĂ©e lui sont versĂ©s dans les 15 jours si le locataire n’a pas Ă©tĂ© en mesure de prouver le bon paiement des loyers. »

    Pour rĂ©cupĂ©rer ton argent en cours de bail si un besoin se fait sentir (je sais pas, moi, les gens, des fois, ils ont besoin de LEUR argent ; ça arrive, j’en ai dĂ©jĂ  entendu parler :

    « â€Ż _si le bailleur et le locataire sont d’accord, il est possible de rĂ©silier la caution bancaire sans frais dans les mĂȘmes conditions d’une fin de bail._   »

    On note le « sans frais » en gras parce que c’est GENTIL de pas te faire payer quand dĂ©jĂ  tu dois avoir L’AUTORISATION DE TON RAT pour rĂ©cupĂ©rer TON argent.

    Ton argent ne produit pas d’intĂ©rĂȘts. Non, tais-toi c’est comme ça ils disent. Disons que tu restes 10 ans dans le logement et bien je te laisse compter ce qu’une assurance vie random aurait pu te rapporter avec 18 mois de loyer bloquĂ©s pendant 10 ans parce que ça ne se produira pas, du coup. ENJOY  !

    MAIS C’EST TON ARGENT, TU VAS LE REVOIR

    
 quand ?

    « â€Ż Une fois le bail terminĂ©, le locataire transmet l’état des lieux Ă  Smartloc ; le propriĂ©taire a alors 15 jours pour confirmer la fin de bail. A l’issue de ce dĂ©lai les sommes sont quoi qu’il arrive restituer au locataire. »

    (la faute est d’origine ces gens parlent mal français, c’est surement pour ça qu’ils font du placement offshore)

    Avec quoi de prĂ©levĂ© dessus ?
    « â€Ż Elle couvre le propriĂ©taire contre les impayĂ©s de loyer et de charges du locataire. Elle ne sert par contre pas de garantie pour les dĂ©tĂ©riorations immobiliĂšres non couvertes par le dĂ©pĂŽt de garantie ou encore pour les frais juridiques (avocats, huissiers) que le bailleur engagera pour rĂ©silier le bail et expulser le locataire (ces frais sont souvent remboursĂ©s par la protection juridique de l’assurance propriĂ©taire non occupant).   »

    ALORS ?
    IL EST PAS DE BONNE TAILLE CE RONGEUR ?

  • Covid-19 : « Le port d’un masque FFP2 peut donner un faux sentiment de sĂ©curitĂ© »
    ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/01/24/covid-19-le-port-d-un-masque-ffp2-peut-donner-un-faux-sentiment-de-securite_

    A l’initiative de la SociĂ©tĂ© française d’hygiĂšne hospitaliĂšre, plus de 400 spĂ©cialistes de la prĂ©vention des risques infectieux regrettent, dans une tribune au « Monde », que le dĂ©bat soit focalisĂ© sur le type de masque, alors que dans la majoritĂ© des cas, la source de contamination est le cercle familial ou amical, et le repas entre collĂšgues oĂč l’on ne porte pas son masque.

    Ah mais merde, vous les trouvez oĂč, vos dĂ©biles ?

    – DĂ©jĂ , quand ça commence en te rappelant que « le cercle familial » est la source de contamination principale, tu sais que ça ne va pas voler bien haut.

    – D’oĂč des gens qui sont dĂ©jĂ  vaccinĂ©s et qui ressentent en plus le besoin de porter un FFP2 souffrent d’un « faux sentiment de sĂ©curitĂ© » ?

    PurĂ©e, le Monde, jamais vous ne vous dĂ©collez le pulpe du fond ?

    En tout cas, Ă  la prĂ©cĂ©dente question du Monde « Pourquoi la France bat tous les records de contamination ? », on a une rĂ©ponse assez parfaite : parce que ses sociĂ©tĂ©s « savantes », complaisamment relayĂ©es par ses mĂ©dias, sont les plus connes de la planĂšte. Faisons de la santĂ© publique en expliquant aux gens que les choses qu’ils font de bien, en fait c’est pas bien.

  • Aujourd’hui, on va s’épancher sur les limites du R0 : qu’est-ce qu’il ne nous dit pas sur la propagation d’un virus ?
    ▻https://threadreaderapp.com/thread/1485202069325848577.html

    Ce sera l’occasion pour vous de faire connaissance avec le kappa (SPOILER : il ne s’agit pas de l’équipementier sportif).

    En guise de prĂ©ambule, souffrez que j’énonce deux ou trois rappels.

    Le R0, ou nombre de reproduction, c’est le nombre de personnes qu’un cas positif va infecter au tout dĂ©but d’une Ă©pidĂ©mie, c’est-Ă -dire dans une population susceptible
    (susceptible = sans immunitĂ© prĂ©alable contre l’agent infectieux), et qui n’applique pas les mesures barriĂšres ni ne procĂšde Ă  l’isolement des cas positifs.
    Si ce R0 < 1, cela veut dire qu’une personne va en contaminer moins d’une autre.

    RĂ©sultat : chaque nouvelle gĂ©nĂ©ration va produire de moins en moins de cas, et l’épidĂ©mie s’éteindra d’elle-mĂȘme, progressivement.
    Un virus au R0 < 1 ne peut donc produire de graves épidémies sur le long terme.

    Le MERS-CoV actuel, avec son R0 estimĂ© Ă  0.9, l’a appris Ă  ses dĂ©pens.
    Si R0 = 1, cela implique un nombre constant de nouveau cas.

    La progression de l’épidĂ©mie est alors linĂ©aire (une personne en contaminera une autre Ă  chaque fois), ce qui la rend encore maĂźtrisable.
    Mais si le R0 excĂšde la valeur seuil de 1, ça se complique : le porteur du virus va alors infecter plus d’une personne, ce qui fait que la nouvelle gĂ©nĂ©ration produira toujours plus de cas que la gĂ©nĂ©ration prĂ©cĂ©dente.

    Si on n’intervient pas, l’épidĂ©mie va s’étendre.
    Naturellement, plus le R0 est élevé, plus grande devient la menace épidémique.

    bbc.com/news/health-52
 Image
    Coronavirus : What is the R number and how is it calculated ?
    The R number is a simple but crucial figure at the heart of lockdown decisions across the UK.
    ▻https://www.bbc.com/news/health-52473523
    Le R0 de SARS-CoV-2 en janvier 2020 (je veux bien sĂ»r parler de la souche ancestrale de Wuhan) a fait l’objet de nombreuses estimations donnant parfois des valeurs trĂšs diffĂ©rentes (de 2 Ă  8), mais Ă  l’arrivĂ©e, il s’est Ă©tabli un certain consensus autour de 3. Plus ou moins.
    Ainsi, Ă  Wuhan, au dĂ©but de l’épidĂ©mie, sans mesures barriĂšres et dans une population naĂŻve (non-immunisĂ©e), un cas positif contaminait trois personnes.

    C’était bien plus que nĂ©cessaire pour provoquer une flambĂ©e massive.
    S’agissant du variant Delta, son R0 serait compris entre 6 et 8 !

    Heureusement qu’il a dĂ©barquĂ© dans une population rompue aux gestes barriĂšres (laissez-moi y croire, merci) et qui commençait Ă  se faire vacciner.

    (Sans oublier l’immunitĂ© acquise par infection mais c’est caca.)
    En effet, et comme je l’ai dit, le R0 vous donne simplement une idĂ©e du pouvoir de propagation d’un virus au dĂ©but d’une Ă©pidĂ©mie.
    Une fois que l’épidĂ©mie s’installe, qu’on applique des mesures barriĂšres et que la population s’immunise petit Ă  petit (ou meurt), le R0 tel quel ne vous sert plus Ă  grand-chose : il ne rend pas compte de la progression du virus en temps rĂ©el.
    On va donc le remplacer par un autre indicateur : le R-eff(ectif), qui est le nombre de reproduction de notre virus Ă  un moment donnĂ© (pas exactement en temps rĂ©el : en effet, il y a toujours un certain dĂ©calage)
    Contrairement au R0, ce R-eff subit l’influence, notamment des mesures barriĂšres, de l’isolement des cas positifs ou des cas contacts, de la densitĂ© de population mais aussi bien sĂ»r de l’immunitĂ© acquise au fil du temps, qu’elle soit vaccinale ou malheureusement infectieuse.
    NĂ©anmoins, c’est bien le R-eff qui rend compte de la situation Ă©pidĂ©mique Ă  un moment donnĂ©, et qui, selon sa position par rapport Ă  la valeur seuil de 1, nous annonce (avec un temps de dĂ©calage parce qu’il faut bien le calculer !) si l’épidĂ©mie stagne, rĂ©gresse ou s’étend.
    Oui, la valeur du R-eff dĂ©termine la dynamique de l’épidĂ©mie.

    Alors je sais qu’on se demande parfois si les variations, et plus prĂ©cisĂ©ment les augmentations du taux d’incidence ont pour effet d’impacter (euh, je veux dire influencer, pardon @cialdella01) le R-eff.
    Par exemple : une augmentation du taux d’incidence peut-elle entraĂźner celle du R-eff ?

    Eh bien non !
    Des taux d’incidence effroyables ne provoquent pas la croissance du R-eff.

    On le voit bien en ce moment grĂące Ă  (ou plutĂŽt, Ă  cause de) la vague Omicron en France : avec un taux d’incidence supĂ©rieur Ă  3 000, le R-eff devrait s’envoler, pourtant il est restĂ© fort loin de 2,5.
    Pourquoi ? Tout simplement car le R-eff ne correspond qu’à la probabilitĂ© pour un infecteur (enfin, un mec ou une femme qui a le virus, quoi) de trouver des personnes susceptibles.

    Et non au risque pour une personne susceptible de se faire contaminer !
    En fait, si un taux d’incidence astronomique doit exercer un effet sur le R-eff, ce sera plutît dans le sens inverse.
    Supposons un taux d’incidence si Ă©levĂ© (j’espĂšre qu’on n’en arrivera pas lĂ  IRL) qu’il devienne de plus en plus difficile, presque impossible pour des infecteurs de trouver des personnes Ă  contaminer.

    Dans ce cas-là, forcément, ils vont transmettre le virus à moins de personnes
    et le R-eff va alors baisser, permettant peu à peu le reflux épidémique.

    NĂ©anmoins, le R-eff reste aux commandes.
    Alors, que nous reste-t-il Ă  comprendre de la propagation d’un virus si le R0 tout d’abord, et le R-eff peu aprĂšs, nous disent avec justesse s’il faut s’inquiĂ©ter ou pas ?

    C’est ce que nous allons voir dans la seconde partie de ce thread.
    Mais avant, laissez-nous déguster un petit en-cas. Image
    Nous revoilĂ  !
    DĂ©solĂ©e pour l’attente.

    Comme promis, voici quatre paramĂštres qui vous permettront d’affiner votre comprĂ©hension du mode de propagation d’un virus !
    1⃣ La période contagieuse.

    D’aprĂšs les estimations, le virus SARS-CoV-1 (responsable du SRAS) prĂ©sentait un R0 de 3 environ. C’est-Ă -dire Ă  peu prĂšs le mĂȘme que celui de SARS-CoV-2 sauce Wuhan.
    Pourtant, SARS-CoV-1 a fait pschitt, lĂ  oĂč SARS-CoV-2 a crĂ©Ă© une pandĂ©mie centennale.
    Pour quelle raison des fortunes si diverses ?

    Tout simplement car ces deux virus ne se transmettent pas au mĂȘme stade de l’infection.
    C’est tout le malheur de SARS-CoV-1 : comme il ne se transmettait qu’aprĂšs l’apparition des symptĂŽmes, ça nous laissait tout le temps d’isoler les cas positifs avant qu’ils ne contaminent. Image
    Au contraire, ce diable de SARS-CoV-2 se transmet, lui, avant mĂȘme l’apparition des symptĂŽmes : c’est d’ailleurs Ă  ce stade de l’infection que dĂ©bute le pic de contagiositĂ© !

    Dans ces conditions, on ne peut plus repĂ©rer tous les cas positifs avant qu’ils ne contaminent.
    Conclusion : si le R0 d’un virus dĂ©termine son pouvoir de propagation, notre marge de manoeuvre face Ă  lui dĂ©pend Ă©galement de la pĂ©riode contagieuse.
    2⃣ La sévérité de la maladie

    Pour illustrer ce paramùtre, je vais encore m’appuyer sur la comparaison SARS-CoV-1 / SARS-CoV-2.
    SARS-CoV-1 descendait vite dans les poumons pour se répliquer.

    Il avait donc une forte propension à causer des formes trÚs symptomatiques (voire sévÚres avec hospitalisation à la clé) qui ne passaient pas inaperçues, facilitant ainsi le travail des autorités sanitaires.
    SARS-CoV-2, lui, est friand des voies respiratoires supérieures, et génÚre volontiers des formes asymptomatiques ou paucisymptomatiques qui ne poussent pas les gens à se (faire) tester.

    D’oĂč le maintenant cĂ©lĂšbre : « Oui, j’ai un rhume, et non, ce n’est pas le COVID tkt. »
    Le constat est donc sans appel : exception faite du R0, tout sĂ©pare les deux SARS-CoV. L’un est clairement (et dĂ©finitivement) plus insaisissable que l’autre.
    3⃣ Le temps de génération

    Oublions provisoirement SARS-CoV-1, et passons Ă  la rougeole.
    Il est arrivĂ© que les rĂ©fractaires aux mesures de santĂ© publique se servent de son R0 pour dĂ©montrer (dans leurs rĂȘves) qu’il n’y avait pas besoin de confiner Ă  cause du COVID.
    « Nous Ă©tions obligĂ©s de confiner.
    – Mensonge ! Faux d’État ! Perroquet ! La rougeole est bien plus transmissible et pourtant on n’a pas confinĂ© Ă  cause d’elle ! »

    Si l’on s’en tient aux chiffres du R0, oui, il y a une part de vrai : la rougeole est bien plus contagieuse.
    R0 de la rougeole : bien supĂ©rieur Ă  10 (pour donner une fourchette trĂšs large, les estimations oscillent entre 12 et 20).

    R0 de SARS-CoV-2 : infĂ©rieur Ă  10 quel que soit le variant (au 23/01/2022).
    Pourtant, si on veut comparer la vitesse de propagation de ces deux virus, et donc la violence des Ă©pidĂ©mies induites, il faut tenir compte d’un autre paramĂštre : le temps de gĂ©nĂ©ration.
    Le temps de gĂ©nĂ©ration correspond au nombre de jours (en moyenne) entre le moment oĂč une personne est infectĂ©e et le moment oĂč elle infecte Ă  son tour.

    Pour le variant Delta, ce temps de génération est de 5 jours.
    Pour la rougeole, on est plutĂŽt, environ, sur 15 jours.
    Pour illustrer l’effet du temps de gĂ©nĂ©ration sur la violence d’une Ă©pidĂ©mie, je vais donc calculer le nombre d’infections causĂ©es en un mois par l’un et l’autre virus Ă  partir d’un seul cas index.
    J’ai dit que pour Delta, le temps de gĂ©nĂ©ration Ă©tait de 5 jours.

    Son R0, lui, se situe entre 6 et 8, mais je vais prendre la plus basse valeur : 6.
    Commençons.
    Une personne vient d’attraper le variant Delta.
    Cinq jours plus tard, elle a transmis le virus Ă  6 personnes.
    Ces 6 personnes vont en contaminer Ă  leur tour 6 autres au terme d’un nouveau dĂ©lai de cinq jours.
    Et ainsi de suite.
    Au bout de 30 jours, cela fait donc 46 656 contaminations (6 x 6 x 6 x 6 x 6 x 6) à partir du seul cas index (ou patient zéro).
    Reproduisons ce calcul avec la rougeole, en choisissant arbitrairement un R0 de 20 (la plus haute valeur estimée).

    Son temps de génération est de... 15 jours.
    Quinze jours plus tard, le cas index aura transmis le virus Ă  20 personnes, lesquelles en auront infectĂ© 20 autres au terme d’un nouveau dĂ©lai de 15 jours.

    Au bout de 30 jours, on obtient donc... 400 cas (20 x 20) à partir du patient zéro.
    Comme on peut le voir, et nonobstant son R0 (trĂšs) infĂ©rieur, c’est bien le COVID-19 qui pulvĂ©rise la rougeole sur la vitesse de propagation.

    D’oĂč ce besoin de freiner la circulation du virus pour ne pas saturer les hĂŽpitaux.
    Celui ou celle qui vous dit : « Oui mais la rougeole est plus contagieuse et on n’a pas confinĂ© Ă  cause d’elle, mĂȘme sans vaccin », soit ignore ce qu’est un temps de gĂ©nĂ©ration et devrait donc s’abstenir de pĂ©rorer, soit cherche Ă  vous manipuler en toute connaissance de cause.
    4⃣ Le kappa

    Le R0 (tout comme le R-eff) n’est qu’une moyenne !
    Et comme toute moyenne, il ne rend pas compte des disparitĂ©s qui existent (ou pas) d’une personne Ă  l’autre.
    Pour se faire une idĂ©e plus exacte du mode de propagation d’un virus, il faut vĂ©rifier si la plupart des gens sont resserrĂ©es autour de la moyenne ou pas.

    Dans ce but, on fait intervenir un nouveau paramĂštre : le Kappa (ou paramĂštre k) du virus.
    Le paramĂštre k, c’est le facteur de dispersion. Il vous informe si la transmission d’un virus est homogĂšne d’un infecteur Ă  l’autre (dans ce cas, tout le monde infecte Ă  peu prĂšs le nombre de personnes indiquĂ© par le R0), ou, au contraire, hĂ©tĂ©rogĂšne (on trouvera alors un certain
    nombre de personnes qui contaminent beaucoup plus que la moyenne, alors que d’autres seront beaucoup moins contaminatrices).

    Estimer le k d’un virus n’est pas aisĂ©, mais il faut savoir que plus on obtient un rĂ©sultat proche de 0, plus la transmission d’un virus est hĂ©tĂ©rogĂšne.
    A l’inverse, plus on approche de 1, plus la diffusion du virus est homogùne.
    Voyez ce tableau.

    Si k = 0.1, alors 10% des cas actuels seront à l’origine de 80% des nouvelles infections.

    Corollaire : les 90% qui restent ne seront responsables que de 20% des nouvelles infections ! Image
    Tout ça n’est pas sans rappeler la loi de Pareto : 20% des causes Ă  l’origine de 80% des consĂ©quences. ^^
    Mais prenons un exemple concret : la grippe espagnole de 1918.
    Son k est estimé à 0.94, soit trÚs proche de 1.
    La progression du virus est donc relativement homogĂšne. La plupart des cas ne vont infecter ni beaucoup plus, ni beaucoup moins que la moyenne.

    academic.oup.com/aje/article/17

    SARS-CoV-1, lui, affichait un k de 0.16.

    Là, ça signifie qu’un petit nombre de cas infecte beaucoup plus que la moyenne, et sera responsable de la plupart des contaminations.

    Superspreading and the effect of individual variation on disease emergence - Nature
    From Typhoid Mary to SARS, it has long been known that some people spread disease more than others. But for diseases transmitted via casual contact, contagiousness arises from a plethora of social and

    ▻https://www.nature.com/articles/nature04153
    Pendant ce temps, les autres - qui constituent l’écrasante majoritĂ© des cas - vont beaucoup moins transmettre ce virus que la moyenne, voire pas du tout.

    Il y a un réel déséquilibre. Une dispersion.
    Les personnes qui transmettent beaucoup plus que la moyenne sont appelĂ©es « superspreaders », ou, en français, super-contaminateurs (super-propagateurs).

    Ce qualificatif a Ă©tĂ© propulsĂ© sur le devant de la scĂšne par l’épidĂ©mie de SRAS en 2002-2003. Image
    Néanmoins, les superspreaders ne sont pas la chasse gardée du SRAS.

    Le virus Ebola, pour ne citer que lui, en produit Ă©galement des redoutables : au cours de l’épidĂ©mie de 2014-2015 en Afrique de l’Ouest, 3% des cas ont gĂ©nĂ©rĂ© 61% des contaminations !

    Spatial and temporal dynamics of superspreading events in the 2014–2015 West Africa Ebola epidemic
    For many infections, some infected individuals transmit to disproportionately more susceptibles than others, a phenomenon referred to as “superspreading.” Understanding superspreading can facilitate d

    ▻https://www.pnas.org/content/114/9/2337
    Quid de SARS-CoV-2 ?

    Au dĂ©but, on pouvait tabler sur une diffusion homogĂšne de ce virus Ă©tant donnĂ© qu’il se rĂ©plique largement dans les voies respiratoires supĂ©rieures et se transmet abondamment en phase prĂ©-symptomatique
    (NDLB : j’ai dit que le pic de contagiositĂ© commençait avec SARS-CoV-2 avant le dĂ©but des symptĂŽmes, mais ça ne semble plus vrai avec Omicron).
    Pourtant, les premiÚres estimations du k de SARS-CoV-2 ont fait état de valeurs oscillant souvent entre 0.1 et 0.5, suggérant, là aussi, plutÎt une diffusion hétérogÚne.
    Et dĂ©sormais, on affirme que 10 Ă  20% des cas seraient responsables de 80% des nouvelles infections (ce qui situerait le k entre 0.1 et 0.3), tandis que 60 Ă  75% des cas n’infecteraient personne !

    Understanding why superspreading drives the COVID-19 pandemic but not the H1N1 pandemic
    Two epidemiological parameters often characterise the transmissibility of infectious diseases : the basic reproductive number (R0) and the dispersion parameter (k). R0 describes, on average, how many i

    ▻https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(21)00406-0/fulltext
    Nantis de ces rĂ©sultats, on comprend mieux pourquoi ce virus a tardĂ© Ă  produire une flambĂ©e Ă©pidĂ©mique (fin fĂ©vrier - dĂ©but mars 2020) alors mĂȘme qu’il Ă©tait dĂ©jĂ  sur notre territoire en novembre 2020.

    Evidence of early circulation of SARS-CoV-2 in France : findings from the population-based “CONSTANCES” cohort - European Journal of Epidemiology
    Using serum samples routinely collected in 9144 adults from a French general population-based cohort, we identified 353 participants with a positive anti-SARS-CoV-2 IgG test, among whom 13 were sample

    ▻https://link.springer.com/article/10.1007%2Fs10654-020-00716-2
    En effet, si, au lieu de tomber trĂšs vite sur un superspreader (denrĂ©e rare), ce virus ne trouve que des personnes (majoritaires) qui vont peu le transmettre, voire pas du tout, sa progression sera laborieuse ou mĂȘme empĂȘchĂ©e.
    Dans ce dernier cas, on parle d’auto-extinction.
    Cela nous explique aussi pourquoi la progression du virus n’a pas Ă©tĂ© la mĂȘme d’une rĂ©gion Ă  l’autre (alors qu’un virus comme celui de la grippe, pourtant moins contagieux, envahit rapidement tout le territoire français chaque annĂ©e). Tout ça est une affaire de hasard.
    Sur 10 cas positifs, il n’y a qu’un ou deux superspreaders. Quand ce virus a l’heur de tomber trĂšs vite sur l’un d’entre eux, l’épidĂ©mie prospĂšre, flambe.

    Dans le cas inverse, elle peut trĂšs bien s’éteindre. Jusqu’à la prochaine introduction du virus sur le territoire.
    Ainsi, il faut gĂ©nĂ©ralement plusieurs introductions Ă  ce virus pour vraiment s’implanter sur un territoire, au moins quatre.
    Les superspreaders nourrissent pratiquement à eux seuls cette épidémie.

    Si on pouvait mettre la main sur eux avant qu’ils ne contaminent, on rĂ©soudrait la plus grande partie du problĂšme, en tout cas Ă  l’échelle de la sociĂ©tĂ©. De la santĂ© publique.
    Les superspreaders. Qui sont-ils ? Quels sont leurs rĂ©seaux ? Comment les repĂ©rer ? Ma classe doit en abriter un ou deux si je m’en tiens aux statistiques. Mais alors, de qui s’agit-il ? Image
    Mon Adrien ? Impossible, il est tellement parfait ! 😍 ImageImageImageImage
    Quant Ă  cette peste de ChloĂ©, je suis sĂ»re qu’elle contaminerait la moitiĂ© de la ville. ImageImageImageImage
    Tikki : « Il ne faut pas raisonner comme ça, Marinette ! Ce n’est pas du fond de l’ñme que dĂ©pend la contagiositĂ© intrinsĂšque ! » Image
    – Tu as raison Tikki, je vais trop vite en besogne quand il s’agit de ChloĂ©.
    – Et si le superspreader c’était toi, Marinette ?
    – Je m’enfermerais à triple tour, hahaha.
    Blague Ă  part, il n’existe pas, Ă  ce jour, de solution miracle pour identifier les superspreaders Ă  l’avance : ce n’est pas Ă©crit sur leur front !

    Nous savons juste que pour infecter un grand nombre de personnes, au moins deux facteurs entrent en ligne de compte.
    1⃣ La composante biologique

    On me reprochera d’enfoncer une porte ouverte, mais la condition sine qua non pour ĂȘtre un super-infecteur, c’est un haut niveau d’excrĂ©tion virale.
    Comment repĂ©rer ces forts excrĂ©teurs ?
    La tentation est grande d’utiliser le test PCR comme un test de contagiositĂ©... Alors, voyons un peu comment marche un test PCR.

    Ce test, comme chacun sait, ne permet pas la dĂ©tection du virus lui-mĂȘme, mais celle de son matĂ©riel gĂ©nĂ©tique. L’ARN.
    Or, si on dispose de mĂ©thodes sensibles pour dĂ©tecter l’ADN Ă  haut dĂ©bit chez de nombreux patients, cela n’existe pas pour l’ARN.
    Une premiĂšre Ă©tape sera donc de rĂ©trotranscrire l’ARN en ADN Ă  l’aide d’une enzyme appelĂ©e transcriptase inverse (c’est-Ă -dire une ADN polymĂ©rase ARN dĂ©pendante qui va donc synthĂ©tiser un brin d’ADN complĂ©mentaire Ă  partir d’un ARN matrice, ou si vous prĂ©fĂ©rez, modĂšle)
    de sorte qu’au final, on ne recherchera pas vraiment l’ARN du virus, mais l’ADN issu de sa copie.

    microbiologie-clinique.com/RT-PCR-SARS-Co
 Image
    À ce stade, nous n’avons qu’un seul brin d’ADN.
    On va donc synthĂ©tiser, Ă  partir de ce brin, le brin complĂ©mentaire en s’appuyant cette fois-ci sur le travail d’une ADN polymĂ©rase ADN dĂ©pendante.
    Ensuite, on va faire en sorte de multiplier (amplifier) cet ADN recherchĂ© jusqu’à ce qu’il se trouve en quantitĂ© dĂ©tectable (encore une fois, s’il Ă©tait bien prĂ©sent dans l’échantillon).
    Pour amplifier l’ADN recherchĂ©, on introduit, dans le tube de la PCR, une trĂšs grande quantitĂ© de petits ADN de synthĂšse qui sont des copies d’une rĂ©gion de l’ADN (issu de la copie de l’ARN) viral : on les appelle les amorces (j’aurais dĂ» en parler plus tĂŽt !)
    Se trouvera aussi dans le tube de la PCR une enzyme, la Taq polymérase.

    Extraite de Thermus aquaticus, une bactérie découverte dans des sources chaudes, cette Taq polymérase peut tolérer de trÚs hautes températures
    et va assurer la fonction d’ADN polymĂ©rase dĂ©pendante de l’ADN (c’est-Ă -dire qu’elle va utiliser un ADN simple brin dĂ©jĂ  existant comme matrice pour synthĂ©tiser le brin d’ADN complĂ©mentaire).
    Si ce n’est pas encore trĂšs clair, ne vous inquiĂ©tez pas, vous allez finir par comprendre.
    Une fois qu’on a rĂ©uni tous les "ingrĂ©dients", on chauffe l’échantillon Ă  95-100 °C.

    Cette chaleur va provoquer la sĂ©paration des deux brins de l’ADN viral recherchĂ© (dit l’ADN d’intĂ©rĂȘt).

    CrĂ©dit : UniversitĂ© de Strasbourg. Image
    Peu aprĂšs, on fait redescendre la tempĂ©rature jusqu’à retrouver des conditions qui permettent aux brins d’ADN de se rĂ©apparier.

    Mais cette fois, les amorces vont intervenir...
    J’ai dit que les amorces Ă©taient des copies d’une rĂ©gion de l’ADN (issu de la copie de l’ARN, mais je ne vais pas l’écrire Ă  chaque fois) viral.

    Elles sont donc complĂ©mentaires de l’un ou l’autre brin du grand ADN viral qu’on recherche.
    Du coup, au lieu de laisser les deux brins du grand ADN se réapparier entre eux, les amorces vont se jumeler avec le brin qui leur correspond, en respectant les complémentarités entre bases azotées. Image
    Comment font les amorces pour se fixer Ă  un brin A avant qu’il ne se rĂ©associe au brin B ?

    Comme soulignĂ© plus haut, c’est la force du nombre. Les amorces se trouvent en excĂšs dans le tube de la PCR, ce qui leur permet de gagner la compĂ©tition face aux brins d’ADN concurrents.
    Une fois les amorces appariĂ©es aux longs brins d’ADN, la Taq polymĂ©rase entre en jeu pour allonger nos amorces en prenant comme modĂšle la sĂ©quence du long ADN complĂ©mentaire.

    A-T, G-C. Image
    VoilĂ , on vient de doubler le nombre de copies de l’ADN d’intĂ©rĂȘt.
    C’est la fin du premier cycle.
    Il ne nous reste plus qu’à recommencer.

    On chauffe Ă  nouveau, les brins d’ADN se sĂ©parent, et, comme les amorces sont toujours majoritaires dans le tube, elle vont encore gagner la compĂ©tition, se fixer au longs brins d’ADN, et la Taq polymĂ©rase va allonger tout ça.
    Et ainsi de suite.

    ThĂ©oriquement, Ă  chaque cycle, la quantitĂ© d’ADN bicatĂ©naire (double brin) va doubler.

    Je dis thĂ©oriquement, parce que dans les faits, la quantitĂ© d’ADN n’est pas doublĂ©e de cycle en cycle.
    D’abord, parce que la Taq polymĂ©rase est moins fonctionnelle Ă  force de se faire chauffer et refroidir, ensuite parce que le stock d’amorces n’est pas inĂ©puisable : au fil des cycles, elles vont se rarĂ©fier tandis que la quantitĂ© d’ADN bicatĂ©naires ne fera qu’augmenter.
    RĂ©sultat : nos amorces vont de moins en moins devancer les ADN bicatĂ©naires, et l’amplification va donc ralentir, puis cesser.

    Cependant, au bout d’un certain nombre de cycles, si l’échantillon Ă©tait positif, l’ADN viral finira par se trouver en quantitĂ© dĂ©tectable.
    On appelle ce nombre de cycles la valeur Ct.

    Plus la quantitĂ© d’ADN dans l’échantillon est grande, moins il faut effectuer de cycles pour que le signal soit dĂ©tectable. À l’inverse, plus grand est le nombre de cycles nĂ©cessaires, moins il y avait d’ADN viral dans l’échantillon.
    Peut-on alors dĂ©duire de la valeur Ct la prĂ©sence ou l’absence d’un superspreader selon qu’elle soit petite ou Ă©levĂ©e ?

    Eh bien, pas exactement.
    DĂ©jĂ , les valeurs Ct dĂ©pendent du stade de l’infection.

    Si on ne se fait pas tester au moment du pic de contagiositĂ©, mais, par exemple, plus tard, il se peut qu’on obtienne une valeur Ct (Ă©levĂ©e) faussement rassurante.
    Parfois, le test PCR va dĂ©tecter des personnes qui ont Ă©tĂ© massivement contagieuses, et qui ne le sont plus beaucoup au moment du test !
    Ensuite, il faut bien se rappeler qu’on ne contrĂŽle pas, hĂ©las, la quantitĂ© de l’échantillon recueilli d’une personne Ă  l’autre.

    Si on prélÚve plus ou moins de matériel biologique, ça va fausser la valeur Ct.
    Insaisissables superspreaders ! Image
    2⃣ La composante sociale

    Le fort excrĂ©teur qui reste Ă  la maison devant l’ancĂȘtre d’internet, il va contaminer dĂ©gun, comme on dit Ă  Marseille.
    La deuxiùme condition pour infecter beaucoup de gens, c’est donc d’en rencontrer un maximum.

    Ou, plutĂŽt, qu’un maximum de personnes se trouvent Ă  portĂ©e de vos aĂ©rosols.
    Cela est possible dans des lieux clos (qui permettent la rétention des aérosols), mal aérés et trÚs fréquentés.

    Cependant, un certain nombre de ces lieux sont encore plus à risque que d’autres. Voyons lesquels.
    On va définir trois types de contacts entre individus.

    1) Proches (entre personnes d’un mĂȘme foyer)
    2) RĂ©guliers (qui ont lieu dans une entreprise ou Ă  l’école)
    3) AlĂ©atoires (ex : deux inconnus qui passent une soirĂ©e au mĂȘme endroit puis retournent Ă  leurs vies respectives)
    Eh bien ! D’aprĂšs cette Ă©tude de modĂ©lisation, les rencontres alĂ©atoires sont les plus dangereuses, les plus promptes Ă  faire dĂ©coller l’épidĂ©mie.

    (Ce n’est pas le rassemblement religieux de Mulhouse en fĂ©vrier 2020 qui va contredire cette estimation.)

    Overdispersion in COVID-19 increases the effectiveness of limiting nonrepetitive contacts for transmission control
    Evidence indicates that superspreading plays a dominant role in COVID-19 transmission, so that a small fraction of infected people causes a large proportion of new COVID-19 cases. We developed an agen

    ▻https://www.pnas.org/content/118/14/e2016623118
    RĂ©capitulons.

    Le lieu idĂ©al pour un Ă©vĂšnement de superspreading remplit les critĂšres suivants :

    1) Il est mal ou pas aéré.
    2) Les gens s’y entassent.
    3) Y demeurent un certain temps.
    4) Y font des rencontres aléatoires.
    Vous pensez au mĂ©tro ? Moi aussi.

    Mais l’on peut gravir encore des degrĂ©s sur l’échelle du risque, en songeant Ă  des lieux qui rĂ©pondent non seulement aux critĂšres suscitĂ©s, mais oĂč, en plus de ça, on retire son masque.

    Oui, je parle des restaurants et des bars.
    D’autant mieux que les bars diffusent des rencontres sportives allant de pair avec les cris et les chants.

    Or, nous savons bien que crier ou chanter multiplie l’éxcrĂ©tion de micro-gouttelettes aĂ©rosolisĂ©es qui peuvent contenir du virus.

    Mais j’y pense, Tikki : si un jour l’irascible ChloĂ© venait Ă  s’infecter, elle exploiterait le maximum de sa contagiositĂ© intrinsĂšque : elle parle fort, s’agite en permanence, et lorsqu’elle se met Ă  crier, on l’entend jusque sur la planĂšte Namek !
    C’est une plaie ambulante... Image
    – ... Ce n’est pas faux, je te l’accorde.
    – Un point pour moi ! ImageImage
    Mais crier ou chanter ne sont pas les seules actions qui produisent beaucoup d’aĂ©rosols.

    Le simple fait de se dĂ©penser physiquement nous amĂšne Ă  respirer plus vite, et du coup, Ă  Ă©mettre une plus grande quantitĂ© d’aĂ©rosols.
    Quels sont les lieux fermĂ©s oĂč on crie, chante et danse avec des contacts alĂ©atoires ? Les discothĂšques.

    Vous comprenez bien que si on y tombe le masque, les consĂ©quences peuvent ĂȘtre catastrophiques.
    Enfin, je voudrais citer les salles de sport, oĂč les gens n’ont pas l’habitude de se mĂ©nager, et cela, sans masque.

    On me rétorquera que les salles de sports sont un peu une zone grise entre un lieu de rencontres aléatoires et un lieu de rencontres réguliÚres. En effet,
    on s’abonne Ă  une salle de sport, et quand on est motivĂ©, on y va plusieurs fois par semaine, et plutĂŽt Ă  heure fixe pour les personnes actives.

    NĂ©anmoins, on y produit des efforts sans masque...
    Bref ! VoilĂ  en gros les lieux susceptibles de faire exploser cette Ă©pidĂ©mie.

    D’ailleurs, il serait finalement plus juste de parler de clusterĂ©mie.

    Et point de salut contre une clusterĂ©mie en utilisant les mĂȘmes armes que contre une Ă©pidĂ©mie de grippe !
    Si la plus grande partie du problĂšme vient des 10 ou 20% de superspreaders, et notamment des lieux clos oĂč ils sĂ©vissent, il est impĂ©ratif - comme je l’ai suggĂ©rĂ© plus haut - de concentrer nos efforts de surveillance sur eux.
    ArrĂȘtons de voir ce virus comme s’il se propageait de façon homogĂšne quels que soient les personnes et les lieux impliquĂ©s.

    Il est grand temps que nos dĂ©cideurs changent de logiciel ! Image
    Mettre fin aux Ă©vĂšnements de superspreading, c’est couper les jambes de cette clusterĂ©mie.

    Comment s’y prendre ?
    On sait que dans la plupart de ces endroits clos, l’aĂ©ration est au mieux insuffisante, au pire, impossible.
    Il faudrait donc s’attacher au traitement de l’air dans tous les lieux Ă  risque, en installant des purificateurs (NDLB : le collĂšge Françoise Dupont, toujours Ă  l’avant-garde, en est dĂ©jĂ  Ă©quipĂ©).

    Cela nous profiterait bien au-delà de cette pandémie, du reste.
    Malheureusement, comme ce n’est pas pour demain, il se produira toujours des contaminations.
    Il faut donc s’y prendre autrement.

    C’est lĂ  qu’intervient la mĂ©thode japonaise, fondĂ©e sur ce que l’on appelle le traçage rĂ©trospectif.
    Traçage rĂ©trospectif ? KĂ©zako ?
    On va reprendre depuis le début.
    Il existe deux maniĂšres de tracer des contacts.

    La premiùre, c’est le traçage dit prospectif. Il consiste à rechercher les cas contacts d’un patient positif pour les tester et, si besoin, les isoler.
    Ici, pas de distinction : tous les cas positifs sont prĂ©sumĂ©s contaminants.
    Or, on a vu que 70% des cas n’infectaient personne, et que le plus gros de la clusterĂ©mie Ă©tait drivĂ©e par 10 Ă  20% des cas.
    Riche de cette information, le Japon a privilĂ©giĂ© le traçage dit rĂ©trospectif, qui vise non pas Ă  chercher les contacts d’un nouveau cas positif, mais Ă  identifier la personne qui l’a contaminĂ©.
    Autrement dit, au lieu de se concentrer sur ce nouveau cas, qui a peu de chances d’ĂȘtre un superspreader, on focalise ses efforts sur le contaminateur avĂ©rĂ© (en effet, le risque d’avoir affaire Ă  un superspreader est bien plus Ă©levĂ© le concernant).
    Une fois qu’on a rĂ©ussi Ă  mettre la main sur un suspect, si ce dernier est bel et bien positif, on cherche alors Ă  identifier ses contacts afin de les convoquer, les tester puis les isoler si positifs.
    En agissant trĂšs vite (c’est d’autant plus nĂ©cessaire si nous sommes confrontĂ©s Ă  des variants au temps de gĂ©nĂ©ration trĂšs court), en agissant trĂšs vite, disais-je, on peut alors Ă©teindre un cluster avant qu’il n’essaime.

    Alors oui, il faut se montrer réactifs...
    Attention : rien n’empĂȘche d’appliquer les traçages prospectifs et rĂ©trospectives ensemble.

    Dans l’idĂ©al, il faudrait pouvoir combiner les deux, car le traçage prospectif permet d’éviter un certain nombre de transmissions malgrĂ© tout (d’autant mieux que je pars du principe
    qu’aucune infection n’est anodine jusqu’à preuve du contraire, n’en dĂ©plaise au covidiot Pujadas).

    Mais quand ça n’est pas possible, la prioritĂ© revient (en tout cas, ça le devrait) au traçage rĂ©trospectif.
    ProblĂšme : plus l’incidence est Ă©levĂ©e, plus le traçage devient difficile.

    Et au-delà de... 50, c’est Mission impossible.

    En effet, comment retrouver qui vous a infectĂ© si vous avez rencontrĂ© 120 cas positifs en trois jours dans plein de lieux diffĂ©rents ? Bon courage !
    Au point oĂč nous en sommes actuellement, il n’y a donc pas 36 solutions :

    1⃣ Soit on regarde la maison brûler sans rien faire en attendant que ça passe
    2⃣ Soit on rĂ©tablit de lourdes restrictions qui peuvent aller de la fermeture des lieux de superspreading jusqu’au confinement
    Nous avons optĂ© pour le premier choix et ce n’est donc pas demain qu’on reprendra le contrĂŽle de la clusterĂ©mie, sous rĂ©serve que la volontĂ© soit toujours bien prĂ©sente.

    Attendons que ça baisse tout seul...
    Mais d’ici lĂ , je conseillerais bien Ă  tous ceux qui veulent encore faire preuve de civisime Ă  leur petite Ă©chelle d’utiliser les tests rapides avant de rejoindre un lieu potentiel de superspreading.
    MalgrĂ© leur dĂ©faut de sensibilitĂ© (comparĂ©s Ă  la PCR), ils pourront dĂ©busquer une partie des plus contagieux et donc motiver l’auto-isolement (avant confirmation ultĂ©rieure de la positivitĂ© par PCR).
    Malheureusement, les faux nĂ©gatifs n’étant pas rares, ils peuvent aussi entraĂźner des comportements bien plus Ă  risque que si vous n’aviez pas fait de test du tout...
    Encore une fois, aucune mesure n’est parfaite, il n’y a que des solutions imparfaites dont seule la combinaison peut dresser une barriùre solide devant ce virus.

    Pensez Emmental.

  • Attentats du 13 novembre : un chirurgien de l’AP-HP met en vente la radiographie d’une rescapĂ©e du Bataclan
    ▻https://www.lefigaro.fr/actualite-france/attentats-du-13-novembre-un-chirurgien-de-l-ap-hp-met-en-vente-la-radiograp

    « Bataclan terrorist attack – November 13, 2015 – Paris, France ». Sur le site de vente d’art en ligne OpenSea, la lĂ©gende est aussi claire que la photo est nette. Un chirurgien de l’Assistance publique-HĂŽpitaux de Paris (AP-HP) a mis aux enchĂšres la radiographie d’une victime du Bataclan, blessĂ©e d’une balle sur l’avant-bras. Le prix de dĂ©part, de 2777 dollars, a Ă©tĂ© retirĂ© aprĂšs l’article de MĂ©diapart publiĂ© samedi soir. L’annonce, elle, est toujours en ligne.

    ▻https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/un-chirurgien-de-l-hopital-pompidou-met-en-vente-une-radio-d-une-victim

    « Cet acte est contraire Ă  la dĂ©ontologie » et « met en cause le secret mĂ©dical », dĂ©plore Martin Hirsch, le directeur gĂ©nĂ©ral des hĂŽpitaux de Paris (AP-HP). Il annonce ce samedi 22 janvier, sur Twitter, qu’il va saisir le Conseil de l’ordre et faire un signalement Ă  la justice, aprĂšs les rĂ©vĂ©lations de MĂ©diapart. Il compte Ă©galement « saisir les ministres qui disposent du pouvoir disciplinaire ».

    #vautour

  • Omicron : les raisons du raz-de-marĂ©e français
    ▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/01/23/omicron-les-raisons-du-raz-de-maree-francais_6110665_3244.html

    Mais derriĂšre, le trou est creusĂ© : le Portugal, la Belgique et la Suisse comptent entre 3 000 et 4 000 cas, le Royaume-Uni poursuit sa dĂ©crue avec 1 300 cas, l’Allemagne a tout juste dĂ©passĂ© les 1 000. « Quelle que soit la maniĂšre dont on prend les chiffres, ce constat reste pour nous un mystĂšre, admet Hajo Zeeb, professeur d’épidĂ©miologie Ă  l’universitĂ© de BrĂȘme, en Allemagne. Soit cela vient des tests, soit cela vient des chances que vous laissez au virus de circuler en France. Je crains que la deuxiĂšme hypothĂšse ne soit la bonne. »

    Et Ă  nouveau, toujours ce constat : la politique imposĂ©e par le gouvernement n’est possible et « justifiable » que si nos mĂ©dias font le choix de ne jamais regarder ce qui se passe et ce qui ce fait chez nos voisins immĂ©diats.

    Parce que Omicron est si anodin, si on sait « scientifiquement » que c’est une bonne idĂ©e de laisser tout le monde se contaminer, pourquoi alors nos voisins ne font pas ce choix ? Qu’est-ce qui autorise le gouvernement français a ĂȘtre si confiant qu’il laisse le taux de contamination Ă  au moins deux fois le niveau de nos voisins immĂ©diats, sans rigoureusement rien faire ? Qu’est-ce que VĂ©ran et Attal savent que nos imbĂ©ciles de voisins ignorent ?

    • Sur le site Our world in data, le graphique stupĂ©fie. Les auteurs de cette publication en ligne, de l’universitĂ© d’Oxford, y tracent l’évolution du nombre de cas quotidiens positifs au Covid-19. A chaque pays d’Europe, sa couleur. En rouge, l’un d’eux sort du lot : la France. Avec sa pente trĂšs raide, presque constante depuis le 27 dĂ©cembre 2021, elle offre un profil unique, et un nombre record de contaminations. Au 20 janvier, la moyenne hebdomadaire des nouveaux cas enregistrĂ©s chaque jour y atteint 337 446, quand le deuxiĂšme pays, l’Italie, affiche 180 373 tests positifs. Le Royaume-Uni et l’Allemagne plafonnent, quant Ă  elles, Ă  92 000 et 90 000 nouvelles contaminations quotidiennes. Les autres suivent loin derriĂšre.

      Cette reprĂ©sentation est quelque peu trompeuse. Pour mesurer l’impact rĂ©el de la vague Omicron qui dĂ©ferle sur l’Europe, depuis la fin de l’annĂ©e 2021, il faut cocher la case « par rapport Ă  la population ». Cette fois, le Danemark accompagne la France parmi les pays comptant, chaque jour, plus de 5 000 nouveaux cas par million d’habitants. Depuis le 18 janvier, le pays scandinave nous a mĂȘme dĂ©passĂ©s.

      Mais derriĂšre, le trou est creusĂ© : le Portugal, la Belgique et la Suisse comptent entre 3 000 et 4 000 cas, le Royaume-Uni poursuit sa dĂ©crue avec 1 300 cas, l’Allemagne a tout juste dĂ©passĂ© les 1 000. « Quelle que soit la maniĂšre dont on prend les chiffres, ce constat reste pour nous un mystĂšre, admet Hajo Zeeb, professeur d’épidĂ©miologie Ă  l’universitĂ© de BrĂȘme, en Allemagne. Soit cela vient des tests, soit cela vient des chances que vous laissez au virus de circuler en France. Je crains que la deuxiĂšme hypothĂšse ne soit la bonne. »
      Plus de tests au Danemark qu’en France

      La premiĂšre, trĂšs mise en avant par le gouvernement, mĂ©rite d’ĂȘtre examinĂ©e. Le 3 janvier, sur France Inter, le ministre de la santĂ© Olivier Veran l’avait assurĂ© : « Il n’y a aucun pays, quasiment, qui teste autant que nous ». Le 6 janvier, le premier ministre, Jean Castex, avait renchĂ©ri sur BFMTV : « La France est le deuxiĂšme pays au monde Ă  tester. » Il s’agissait alors de relativiser les files d’attente observĂ©e devant les pharmacies.

      Aujourd’hui, l’argument pourrait permettre d’expliquer le nombre record de contaminations, dont 96 % sont provoquĂ©es par le variant Omicron. On le comprend aisĂ©ment, plus on teste, plus on trouve de cas positifs. Sauf que l’affirmation apparaĂźt sans fondement. Les calculs du Monde, publiĂ©s le 7 janvier, l’avaient montrĂ©, les chiffres actuels le confirment : la France teste plus que l’Italie, la Belgique ou l’Allemagne. Mais moins que la Grande-Bretagne, le Portugal et surtout le Danemark qui, lui, pourrait lĂ©gitimement avancer cette explication.

      « Le Danemark fait partie des pays au monde qui pratiquent le plus grand nombre de tests quotidiens, il n’est pas surprenant que l’incidence y soit trĂšs Ă©levĂ©e », confirme Kare Molbak, professeur d’épidĂ©miologie Ă  l’universitĂ© de Copenhague. PlutĂŽt que les chiffres d’incidence Ă  un instant donnĂ©e, mieux vaut scruter les tendances qui se dessinent dans chaque pays, ajoute-t-il. LĂ  encore, la flambĂ©e du nombre de nouveaux cas en France est plus rapide que partout ailleurs.
      Baisse de l’adhĂ©sion aux gestes barriĂšres

      Certains experts Ă©voquent une autre hypothĂšse : celle des autotests. « Si le recours rĂ©cent aux autotests s’est accentuĂ©, cela peut participer Ă  augmenter les taux de positivitĂ© dans les bases de donnĂ©es. Mais ce n’est pas la cause principale de la hausse de l’incidence », relĂšve Mahmoud Zureik, professeur d’épidĂ©miologie et de santĂ© publique Ă  l’universitĂ© de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. La France, en effet, recommande de confirmer un autotest positif par un test antigĂ©nique ou PCR (seuls ceux-ci Ă©tant enregistrĂ©s dans la base de donnĂ©es SI-Dep), ce qui, de facto, augmente le taux de positivitĂ© national.

      Mais la France utilise-t-elle plus d’autotests qu’ailleurs ? Une telle explication devrait s’accompagner d’un taux de positivitĂ© clairement plus important. Or, Ă  22,7 %, il est similaire en France et en Allemagne, supĂ©rieur aux taux britannique, portugais ou danois, mais largement infĂ©rieur Ă  ceux enregistrĂ©s en Belgique ou en Suisse.

      Aussi, c’est bien vers le contexte sanitaire français, le profil vaccinal de la population, mais surtout la rĂ©alitĂ© des mesures barriĂšres, que la plupart des experts invitent Ă  se tourner. Chef du service des maladies infectieuses Ă  l’hĂŽpital Tenon, Ă  Paris, le professeur Gilles Pialoux voit trois explications Ă  cette rĂ©cente explosion de cas positifs, qui conduit son service Ă  « voir le stock de malades continuer d’augmenter, malgrĂ© toutes les paroles lĂ©nifiantes ».

      « D’abord, il y a une baisse de l’adhĂ©sion aux gestes barriĂšres, enregistrĂ©e dans toutes les enquĂȘtes. Le masque, le lavage de mains, la distanciation, le tĂ©lĂ©travail : dĂšs le 3e trimestre 2021, on avait vu un relĂąchement des comportements, il se poursuit. » La politique du gouvernement de tout miser sur le vaccin, encore illustrĂ©e par les annonces de Jean Castex, jeudi 20 janvier, pourrait amplifier un mouvement particuliĂšrement fort en France.

      Deux indicateurs, collectĂ©s grĂące aux donnĂ©es de mobilitĂ© de Google, en tĂ©moignent avec force. Le premier a mesurĂ© la frĂ©quentation des principales stations de transports collectifs : des six pays observĂ©s (France, Espagne, Suisse, Allemagne, Royaume-Uni, SuĂšde), la France est celui dans lequel la baisse est la plus faible. Les experts ont Ă©galement suivi l’évolution du temps passĂ© Ă  domicile – de quoi observer les changements de pratiques vis-Ă -vis du travail, des loisirs et des courses. Les Espagnols, avec + 6,14 % au 17 janvier, ont moins modifiĂ© leurs comportements que nous (6,86 %). Mais tous les autres pays font mieux.
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      INFOGRAPHIE LE MONDE
      Circulation du virus chez les enfants

      DeuxiĂšme explication avancĂ©e par le professeur Pialoux : « le taux hallucinant de circulation observĂ© chez les enfants, avec une augmentation de 56 % en semaine 2, juste aprĂšs la rentrĂ©e, et des taux quotidiens de nouveaux cas de 5,5 % chez les 10-19 ans et de 4 % chez les 0-9 ans. C’est considĂ©rable. Leurs parents sont ensuite les premiers touchĂ©s, par l’intermĂ©diaire des clusters familiaux. Puis, tous les autres. »

      Une explication privilĂ©giĂ©e par le conseil scientifique, dans son dernier avis, datĂ© du 19 janvier. « La cinquiĂšme vague, liĂ©e au variant Omicron, demeure Ă  un niveau trĂšs Ă©levĂ© au niveau national, avec un regain Ă©pidĂ©mique possiblement liĂ© Ă  la reprise de la vie scolaire », Ă©crit cette instance.

      TroisiĂšme hypothĂšse du professeur Pialoux, « l’incapacitĂ© Ă  entendre autre chose que l’idĂ©e rassurante qu’Omicron n’est pas si mĂ©chant, que ce “gros rhume” va nous offrir l’immunitĂ© collective, et qu’on a Ă©vitĂ© le pire ». « Il est vrai qu’on avait envisagĂ©, dans notre groupe hospitalier, de transformer le rĂ©fectoire en salle de soins critiques et qu’on n’aura pas Ă  le faire, mais la tension hospitaliĂšre demeure forte, poursuit-il. La rĂ©animation est encore essentiellement occupĂ©e par des patients [atteints du] Covid, Delta et Omicron, dont certains meurent, des opĂ©rations ont Ă©tĂ© reportĂ©es. Et ça restera comme ça, tant qu’on gardera un tel niveau de contamination. Mais c’est inaudible pour la population. Et donc je crains que l’on reste pendant quelques semaines encore sur ce haut plateau. »
      Pas de mesures fortes en France

      A ces explications, l’écologue de l’évolution Samuel Alizon en ajoute quelques autres. D’abord « la forte couverture vaccinale. Elle permet de “tolĂ©rer” un fardeau plus Ă©levĂ© en termes d’incidence, car le nombre d’hospitalisations associĂ©es est plus faible ».

      Ensuite, et Ă  l’inverse, le niveau limitĂ© d’injections de rappel en France, par rapport Ă  plusieurs autres pays europĂ©ens, qui pourrait entraĂźner « une immunitĂ© plus ancienne en France que dans les pays voisins avec, du coup, un effet encore robuste sur les formes sĂ©vĂšres, mais trĂšs limitĂ© sur la protection contre l’infection ». « Enfin il y a les diffĂ©rences de politiques sanitaires entre pays », souligne-t-il Ă  son tour, avec, selon lui, un choix de l’exĂ©cutif français de « laisser filer l’épidĂ©mie », particuliĂšrement chez les plus jeunes.

      Tous les Ă©pidĂ©miologistes le soulignent : la France n’a pas pris de mesures vĂ©ritablement fortes, ni pendant la vague Delta, ni mĂȘme lorsque Omicron est venu s’y ajouter, sans laisser le moindre rĂ©pit. Pour l’épidĂ©miologiste Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santĂ© globale (universitĂ© de GenĂšve), le constat est pourtant assez simple : le virus SARS-CoV-2 –
      et le variant Omicron par-dessus tout – se transmet dans les lieux clos, frĂ©quentĂ©s, mal aĂ©rĂ©s ou mal ventilĂ©s. « Il faudrait donc les rendre aussi sĂ»rs que les milieux extĂ©rieurs », en les Ă©quipant de capteurs de CO2, de ventilateurs ou de purificateurs d’air.
      Menace du sous-variant BA.2

      Les Ă©coles n’échappent pas Ă  cette rĂšgle. C’est d’ailleurs une recommandation forte du conseil scientifique : « S’il s’avĂšre que la reprise Ă©pidĂ©mique constatĂ©e depuis le 18 janvier 2022 est bien liĂ©e Ă  une circulation trĂšs active du virus dans les Ă©coles primaires, les maternelles, et les crĂšches, il conviendra d’y allouer au plus vite des moyens supplĂ©mentaires pour renforcer les protocoles sanitaires de prĂ©vention et dĂ©pistage des infections en milieu scolaire et dans les crĂšches. »

      Les couches d’immunitĂ© protectrice accumulĂ©es, grĂące aux doses de vaccins et aux infections passĂ©es, finiront-elles par faire barrage au virus ? C’est ce sur quoi, Ă  l’évidence, misent les pouvoirs publics. Tout en pariant sur la responsabilitĂ© des Français, que prĂ©conise le conseil scientifique. Un pari non dĂ©nuĂ© de risques, si l’on en croit le relĂąchement dĂ©jĂ  observĂ©.

      D’autant qu’une nouvelle menace plane, incertaine : l’arrivĂ©e d’un nouvel intrus, le sous-variant d’Omicron BA.2, au visage encore flou. En France, le sĂ©quençage n’a permis de dĂ©tecter, au total, que 17 cas de BA.2 sur l’ensemble du territoire. Un nombre sous-estimĂ© : le criblage ne permet pas distinguer les diffĂ©rents sous-variants d’Omicron, et les remontĂ©es du sĂ©quençage sont lentes.

      Une fois encore, le virus dĂ©joue les certitudes. « Va-t-on vivre le scĂ©nario favorable espĂ©rĂ© par tous : une dĂ©crue des nouvelles contaminations, s’accompagnant d’une dĂ©crue des hospitalisations Ă  partir de fĂ©vrier-mars ?, s’interroge Antoine Flahault. Ou bien allons-nous revivre une dynamique analogue Ă  celle de la mi-dĂ©cembre, avec une nouvelle flambĂ©e liĂ©e Ă  l’arrivĂ©e d’un nouveau variant, qui Ă©chappe en partie Ă  l’immunitĂ© laissĂ©e par le prĂ©cĂ©dent ? » Vertigineuses questions.

    • Qu’est-ce que VĂ©ran et Attal savent que nos imbĂ©ciles de voisins ignorent ?

      ils savent ce que Manu compte faire pour gagner l’élection en avril :-)

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    [1/18] Depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie, il y a, particuliĂšrement en France, un problĂšme fondamental de mĂ©thode eu Ă©gard Ă  l’état de nos connaissances, et quant aux choix d’action qui en dĂ©coulent.
    [2/18] Plus prĂ©cisĂ©ment, le rapport Ă  l’état de nos connaissances est conditionnĂ© par des choix d’action qui les prĂ©cĂšdent, au lieu que l’action soit fondĂ©e sur le niveau de connaissance.
    [3/18] Ce qui caractĂ©rise l’état de nos connaissances sur le SarsCoV2 est l’incertitude, mĂȘme si nos connaissances depuis 2 ans ont considĂ©rablement progressĂ©. L’incertitude dĂ©signe les situations oĂč l’on connaĂźt un certain nombre d’élĂ©ments et oĂč on en ignore d’autres.
    [4/18] En particulier, on ignore les probabilitĂ©s de survenue que l’on peut attribuer Ă  des Ă©vĂ©nements possibles caractĂ©ristiques de la situation pandĂ©mique : variant +/- contagieux, +/- virulent, +/- avec Ă©chappement immunitaire, incidence des effets cliniques de ces variations.
    [5/18] Ces éléments sont modifiés avec certains variants. Interviennent également la couverture vaccinale et les comportements, ces derniers étant en partie modifiés selon les saisons (sociabilité +/- en intérieur/extérieur en particulier),
    [6/18] mais aussi par le rapport psychologique à la situation (se sentir rassuré/inquiet selon les discours qui circulent sur la situation, avec +/- respect des gestes barriÚres, lassitude, frustrations...),
    [7/18] et les prismes d’apprĂ©hension (rĂ©duction de la cinĂ©tique Ă©pidĂ©mique Ă  un mouvement strictement naturel ou aussi comme un phĂ©nomĂšne social...).
    [8/18] Tous ces Ă©lĂ©ments rendent complexe les projections quant Ă  la suite de l’évolution de la pandĂ©mie, qui ne peuvent que formuler des hypothĂšses provisoires et incertaines, qui peuvent ĂȘtre rapidement dĂ©menties par les faits.
    [9/18] Nous avons en revanche acquis un certain nombre de connaissances, soit sur le SarsCoV2, soit par le passĂ© sur d’autres virus. Nous savons que la principale voie de diffusion du SarsCoV2 est aĂ©rosole, et que plus il circule, plus il mute.
    [10/18] L’erreur de mĂ©thode rĂ©side dans le fait de remplacer les Ă©lĂ©ments d’incertitude par des Ă©lĂ©ments connus, et transformer ainsi une situation incertaine en situation dont les risques seraient parfaitement Ă©valuĂ©s (calcul de la probabilitĂ© pour chaque rĂ©sultat possible).
    [11/18] Cette erreur se double du choix systĂ©matique de privilĂ©gier l’hypothĂšse la plus optimiste Ă  chaque tentative d’évaluation de la suite de l’évolution de l’épidĂ©mie. Cela a conduit Ă  se tromper presque aussi systĂ©matiquement.
    [12/18] Tomber Ă©ventuellement juste 1 fois ne valide pas le procĂ©dĂ©, car cela est dĂ» au hasard et non au procĂ©dĂ© lui-mĂȘme.
    [13/18] Pour les situations d’incertitude, et pour ne pas justifier l’inaction, a Ă©tĂ© conçu le principe de prĂ©caution, d’abord dans le champ de la politique environnementale, puis dans celui de la santĂ©. Il s’agit de prendre des mesures de prĂ©vention en attendant d’en savoir +.
    [14/18] Dans ce cadre, l’hypothĂšse retenue pour l’avenir n’est pas la + optimiste, qui justifierait au contraire l’inaction, ou la dĂ©cision de lever toutes les mesures de prĂ©vention.
    [15/18] Ce choix de l’action prĂ©cautionneuse n’est jamais celui qui a Ă©tĂ© fait en France. Nous n’avons cessĂ© de le payer chĂšrement, en malades sĂ©vĂšres et en vies humaines. Peut-ĂȘtre aussi en sĂ©quelles et maladies persistantes pour toute une partie de la population.
    [16/18] Il a au contraire Ă©tĂ© choisi de privilĂ©gier des considĂ©rations politiciennes, habillĂ©es d’élĂ©ments de langage, opposant artificiellement santĂ© et Ă©conomie, mesures sanitaires et qualitĂ© Ă©ducative, en retenant systĂ©matiquement les hypothĂšses les + optimistes,
    [17/18] non seulement concernant les Ă©lĂ©ments d’incertitude, mais Ă©galement contre des Ă©lĂ©ments de connaissance (diffusion par aĂ©rosols, transmission par les enfants...). Le champ des connaissances a ainsi Ă©tĂ© parasitĂ© par celui de l’action aux finalitĂ©s politiciennes,
    [18/18] ce qui Ă©clate au grand jour avec l’approche de l’élection prĂ©sidentielle.

  • New Zealand PM Jacinda Ardern cancels wedding plans due to Omicron surge - CNN
    ▻https://edition.cnn.com/2022/01/22/asia/new-zealand-pm-cancels-wedding-due-to-omicron/index.html

    New Zealand’s Prime Minister Jacinda Ardern on Sunday revealed she has canceled her wedding as the country continues to curb a new wave of Omicron cases.
    Speaking at a regular Covid-19 news conference, Ardern said health authorities have reported nine Omicron cases in Motueka in a single-family household. The family traveled to Auckland to attend a wedding, a funeral, an amusement park, and a tourist attraction last weekend, prompting the country to move to the highest “red light” setting.
    Ardern told reporters, “My wedding won’t be going ahead but I just join many other New Zealanders who have had an experience like that as a result of the pandemic.”

    A la place, en France, on a le mariage de Blanquer Ă  Ibiza... Et le gars te dit que c’est toi qui a un problĂšme. :-/

  • Coronavirus (COVID-19) Infection Survey, characteristics of people testing positive for #COVID-19, UK - Office for National Statistics
    ▻https://www.ons.gov.uk/peoplepopulationandcommunity/healthandsocialcare/conditionsanddiseases/bulletins/coronaviruscovid19infectionsurveycharacteristicsofpeopletestingpositiveforcovid19uk/19january2022

    The risk of #reinfection was 16 times higher in the Omicron-dominant period (20 December 2021 to 9 January 2022) compared with the Delta-dominant period (17 May to 19 December 2021).

    Covid reinfection: how likely are you to catch virus multiple times? | Coronavirus | The Guardian
    ▻https://www.theguardian.com/world/2022/jan/21/covid-reinfection-how-likely-are-you-to-catch-virus-multiple-times

    The team add that this means protection against catching Covid arising from a previous infection within the past six months has fallen from about 85% before Omicron turned up to somewhere between 0% and 27%.

    Covid-19 : avec #Omicron, 16 fois plus de risques d’ĂȘtre rĂ©infectĂ© qu’avec Delta ? | LCI
    ▻https://www.lci.fr/sante/covid-19-avec-omicron-16-fois-plus-de-risques-d-etre-reinfecte-qu-avec-delta-sel

    Face Ă  ce risque plus Ă©levĂ© de rĂ©infection, certains sont plus exposĂ©s que d’autres. Les personnes non vaccinĂ©es, par exemple, sont environ deux fois plus susceptibles d’ĂȘtre rĂ©infectĂ©es que les personnes ayant reçu leur deuxiĂšme dose il y a 14 Ă  89 jours.

  • Martin Blachier et GĂ©rald Kierzek accusĂ©s de “dĂ©crĂ©dibiliser la vaccination” : les langues se dĂ©lient
 - Gala
    ▻https://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:azAP_0X11ukJ:https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/martin-blachier-et-gerald-kierzek-accuses-de-decredibili

    Le journal Le Parisien a donnĂ© la parole Ă  plusieurs mĂ©decins en leur demandant ce qu’ils pensaient des nombreuses interventions tĂ©lĂ© de Martin Blachier et GĂ©rald Kierzek.

    Difficile d’allumer la tĂ©lĂ©vision sans tomber sur un mĂ©decin ou un Ă©pidĂ©miologiste. Depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie de Covid-19, ces derniers trustent les plateaux des chaĂźnes d’information, notamment BFMTV et LCI. Parmi ceux qui sont le plus souvent invitĂ©s, Martin Blachier et GĂ©rald Kierzek. Ces deux mĂ©decins ont fait l’objet d’un article du journal Le Parisien, qui a demandĂ© Ă  plusieurs mĂ©decins leur avis sur leurs interventions. Pour Alice Desbiolles, mĂ©decin de santĂ© publique, la situation est claire : « Tout expert qui s’exprime de maniĂšre publique doit faire preuve de prudence et d’humilitĂ©. » Selon elle, ce n’est pas ce que fait Martin Blachier, qui a souvent fait preuve d’un excĂšs d’optimisme, ce qui l’a poussĂ© Ă  donner des informations qui se sont rĂ©vĂ©lĂ©es fausses.

    RĂ©mi Salomon, lui, va plus loin : « Martin Blachier et GĂ©rald Kierzek sont des gens qui ont des paroles dont la consĂ©quence est dĂ©sastreuse, comme dĂ©crĂ©dibiliser la vaccination », a expliquĂ© le prĂ©sident de la commission mĂ©dicale d’établissement de l’Assistance publique HĂŽpitaux de Paris (AP-HP). De mĂȘme, le Conseil scientifique s’en est pris ce jeudi 20 janvier Ă  plusieurs mĂ©dias, non nommĂ©s, qui « opposent d’un cĂŽtĂ© des opinions scientifiquement marginales, douteuses ou erronĂ©es, et d’un autre cĂŽtĂ© des avis largement partagĂ©s par les communautĂ©s scientifiques ».
    La course à l’image

    Au sein du monde mĂ©dical, la prĂ©sence de Martin Blachier et de GĂ©rald Kierzek dans de nombreuses chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision relĂšve d’une volontĂ© de devenir une personnalitĂ© mĂ©diatique importante. Ainsi, le mĂ©decin retraitĂ© Christian Lehmann tacle Martin Blachier : Il « s’est trompĂ© constamment, il est inintĂ©ressant et il fait partie de ces invitĂ©s qui sont dĂ©jĂ  dans le taxi lorsqu’on les invite ». Aujourd’hui, l’épidĂ©miologiste n’est plus invitĂ© sur BFMTV mais reste un intervenant rĂ©current de LCI.

    Article Ă©crit en collaboration avec 6Medias.

    URL originale de l’article chez Gala, en 404 dĂ©sormais, retrouvĂ© en cache chez Google :
    ▻https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/martin-blachier-et-gerald-kierzek-accuses-de-decredibiliser-la-vaccination-les-

     :-)

    La source serait celle-ci :

    Covid-19 : Martin Blachier et GĂ©rald Kierzek, ces influents mĂ©decins « rassuristes » qui divisent - Le Parisien
    ▻https://www.leparisien.fr/societe/martin-blachier-et-gerald-kierzek-ce-duo-clivant-de-medecins-rassuristes-

    Martin Blachier et GĂ©rald Kierzek ont trois choses en commun. Ils ont une parole divergente de celle de la majoritĂ© des scientifiques qui prennent la parole sur le Covid-19, et sont souvent taxĂ©s de « rassuristes ». Ils l’expriment trĂšs souvent sur certains plateaux tĂ©lĂ© et Ă  l’antenne de diffĂ©rentes radios : LCI (surtout) et Sud Radio sont leurs principaux repĂšres. Enfin, ils ont dĂ©jĂ  assurĂ© avoir l’oreille du couple Macron, Monsieur pour l’un, Madame pour l’autre.