• The populist social media playbook : the battle for Facebook, Twitter and Instagram
    https://www.theguardian.com/world/2018/dec/17/populist-social-media-playbook-who-is-best-facebook-twitter-instagram-m

    When he received the phone call from the leader of the far-right League party, Edoardo Della Barbara knew he had won an elaborate Facebook contest. It was February – in the midst of Italy’s general election campaign – and Della Barbara was the latest follower to like the most posts by Matteo Salvini in the shortest amount of time. “I knew it was linked to building engagement through social media,” said Della Barbara, a 22-year-old university student from Milan. The prize was a 10-minute (...)

    #Facebook #Instagram #Twitter #élections #manipulation

    https://i.guim.co.uk/img/media/d317212b331be646136ddb620debf9147d9ddda9/0_0_2585_1551/master/2585.png


  • Revealed : how Italy’s populists used Facebook to win power
    https://www.theguardian.com/world/2018/dec/17/revealed-how-italy-populists-used-facebook-win-election-matteo-salvini-

    Matteo Salvini and Luigi Di Maio eclipsed rivals in online election battle, data shows The domination of Facebook by Italy’s two populist political leaders, Matteo Salvini and Luigi Di Maio, is revealed in previously unseen data that shows how they exploited video and live broadcasts to bypass the mainstream media and foment discord during the country’s general election. The data, reviewed by the Guardian, reveals how the leaders massively expanded their reach with inflammatory and visually (...)

    #Facebook #élections #manipulation

    https://i.guim.co.uk/img/media/7df5f5cbdb0d07f16004cf838911a28eb13a485e/0_0_2585_1551/master/2585.png


  • Mafias, Etats : les journalistes dans le viseur des pouvoirs
    https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/culturesmonde-du-lundi-17-decembre-2018

    Assassiné le 2 octobre, le journaliste Jamal Khashoggi a été désigné personnalité de l’année par le Time. C’est la première fois que le magazine décerne cette distinction, symbolisant les risques qu’encourent les journalistes aujourd’hui. Alors d’où viennent les atteintes à l’encontre de la presse ? Jamal Khashoggi, journaliste saoudien, éditorialiste au Washington Post a été assassiné à Istanbul en octobre dernier dans des conditions barbares. Des journalistes qui subissent la foudre des pouvoirs (...)

    #enfants #journalisme #surveillance


  • Algocratie : L’inégalité programmée - #DATAGUEULE 84
    https://www.youtube.com/watch?v=oJHfUv9RIY0

    Ils sont partout autour de nous et pourtant on s’arrête rarement pour les regarder vraiment : les algorithmes. Puissants outils de calcul, ces lignes de code sont aujourd’hui principalement utilisées pour tenter d’optimiser le monde qui nous entoure. Mais que produit cette optimisation ? Quels sont ses effets sur notre perception de la réalité quand il s’agit de trier des infos ? Et que produisent les algorithmes quand ils deviennent des leviers de décisions incontestables ? Prenons le temps de (...)

    #algorithme #domination #criminalité #prédictif #prédiction #santé #solutionnisme #discrimination #NSA #Skynet #Alibaba #Google #Microsoft #Tencent #Apple #Alibaba.com #Baidu #Facebook #BATX (...)

    ##criminalité ##santé ##GAFAM


  • Un brouillon de texte sur les gilets jaunes et l’écologie...

    Quelque chose du gilet jaune

    C’est bientôt Noël et c’est déjà l’overdose. Des pubs qui dégoulinent de rouge, des passant·es avec leurs gros sacs en papier remplis de cadeaux venus du cœur et d’usines où le travail est bon marché, des questions existentielles sur ce qu’on aimerait recevoir alors qu’il faut bien l’admettre, on n’a franchement besoin de rien… ou bien de tout. C’est la grande bouffe et il y a du monde à table. Des week-ends en avion dans une ville où on n’a personne à aller voir (à part un hôte AirBnB) aux changements d’équipement parce qu’un nouveau vient de sortir qui est tellement mieux (et pas parce que l’ancien ne marche plus), tout déborde.

    Et à côté de ça, les histoires de ces familles qui payent les activités de leurs enfants, vingt euros l’année grâce aux aides municipales, en trois fois sans frais ou de ce petit garçon qui raconte à ses copains de classe qu’hier il a dîné – parce que c’est pas tous les soirs que ça arrive.

    Je suis à peu près aussi en colère en écoutant ces histoires de misère sordide qu’en entendant des discours dans lesquelles elles sont censées représenter les fins de mois difficiles des 80 % que je croise dans les magasins en train de s’acheter des merdes (car même si une sortie en magasin me semble plus relever de la nécessité que du loisir, on m’y croise également). Depuis le mouvement des gilets jaunes, je suis sommée d’entendre des adultes sans enfant me tirer des larmes avec leur plein temps au Smic qu’ils doivent absolument compléter d’heures sup pour « [s’]en sortir » alors que notre mode de vie (le monsieur au Smic est tout près du revenu médian avec ses heures sup) est un désastre écologique et que j’ai passé quinze ans à promouvoir un mode de vie plus sobre, à m’organiser avec des gens dont beaucoup étaient aux minima sociaux pour vivre en coloc, manger bio, réparer nous-même nos vélos et ne pas avoir besoin d’autant que ce Smic, que ce soit pour libérer un peu de temps de cerveau disponible que pour penser autrement la vie dans cette société, de manière plus écologique, plus autonome et politiquement plus enthousiasmante. (Tout en acceptant les contraintes pas toujours agréables qui vont avec notre mode de vie.)

    Alors quand j’ai vu débarquer le mouvement des gilets jaunes, j’ai soufflé un bon coup. Les déçu·es du macronisme, il y a dix ans déjà déçu·es du sarkozysme (« travailler plus pour gagner plus » !) et à qui on n’allait pas la refaire, hein, prennent la rue pour défendre leur pouvoir d’économiser toute une année pour aller passer une semaine en club en Tunisie. Merde alors ! Pourquoi est-ce que mon ancien coloc David, fils d’ouvrier·es, vit correctement depuis des années avec son RSA alors que mon ancien coloc Nicolas, lui aussi fils d’ouvrier·es, a une pauvre vie avec ses plus de deux mille euros par mois ? Les yeux rivés sur le petit pavillon pour lequel il économise (et escroque ses colocs (1)), sur tous les objets de consommation qui lui passent devant les yeux (il a craqué l’an dernier pour un gros 4x4 BMW blanc qu’il a été contraint de revendre quelques mois plus tard), Nico pleurniche. Il a beau ne plus être au Smic, il transpire la frustration et le besoin de reconnaissance. Je doute que Nicolas soit sur les barricades, il croit encore pouvoir réussir seul, mais je l’imagine facilement sympathisant : il joue le jeu et c’est comme ça qu’il est récompensé ? Il a beau ne pas être le mec bien qu’il rêve d’être, il a, comme tout le monde, de bonnes raisons.

    Et ces raisons sont plus convaincantes que les arguments d’un gouvernement qui se fait passer pour le moteur de la « transition écologique » après avoir pleuré de joie lors de l’inauguration du plus grand porte-container de France, promu le car pour pauvres à la place d’un train écologique et attractif, gelé les aides aux paysan·nes qui ne pourrissent pas les nappes phréatiques, grassement subventionné l’industrie de l’extraction au cyanure en Guyane et j’en passe. (Non, je fais pas la liste, je me suis déjà assez fait chier en 2016 pour les camarades de CQFD avec le bilan écolo du précédent et ce sera à peu près la même chose.) Les discours (pro-)gouvernementaux qui mettent en scène l’écologisme de façade de la Macronie m’ont donné envie de revoir ma copie de bobo pauvre devant les perspectives ouvertes par les gilets jaunes.

    D’abord, depuis quinze ans que je bouffe bio, le seul truc qui s’est passé, c’est que c’est devenu un marché plus attractif pour la grande distribution et l’industrie agro-alimentaire. La première ouvre des magasins bio à tous les coins de rue un peu « bien fréquentés » pour fourguer les merdes industrielles que la deuxième nous vend sous l’étiquette rassurante de vrai bio pas industriel qu’elle rachète à des petits producteurs bien connus. Ça n’a servi à rien, d’être consom’actrice et de promouvoir tout ça – sauf à bien bouffer. Et bien bouffer, ça n’a jamais aidé à bien penser, que ce soit après une bonne soupe au potimarron ou après un gros Noël écœurant au foie gras qui pique un peu mais au moins il y en a plein.

    Entre les familles qui sont à vingt euros près et les Nicolas qui galèrent avec deux mille euros mensuels, il y a un monde. Mais entre eux et les bien-pensants qui refusent de comprendre leurs contraintes, il y a peut-être un fossé encore plus grand. Ces contraintes, elles sont de plusieurs ordres mais elles ont en commun de faire des vies pauvres. Les dépenses contraintes (2), justement, font diminuer le revenu disponible. La course à la métropolisation fait grimper en flèche les loyers des villes où on a une chance de trouver du boulot tandis que les autres deviennent d’abordables déserts dotés de services publics encore plus dégradés. Et je vais consacrer un petit développement à une autre de ces contraintes, qui a justement été au centre du débat : la bagnole. (Sans amour excessif pour cet objet puisque la lutte contre la culture de la voiture est mon premier engagement politique et que sur mon vélo je subis presque tous les jours négligence coupable et parfois violence routière gratuite.)

    La dépendance à la bagnole est un trait regrettable des sociétés qui ont été riches et ont créé autour de la tonne de métal qui roule toute seule un monopole radical, c’est à dire une difficulté très forte à vivre sans, quand bien même on le voudrait, notamment parce que, tout le monde ou presque pouvant s’en payer une, les transports en commun sont tombés en déshérence partout où ce n’était pas embouteillé et les formes urbaines ont été adaptées pour devenir hostiles aux autres usages. Cette dépendance ne baisse pas et les budgets qu’elle pompe dans les ménages augmentent, sans rendre plus heureuses les personnes qui ont des bagnoles. La voiture dite « propre », qui semble être le seul argument écolo de la Macronie, est un bon prétexte pour envoyer à la casse une Seat de 1999 avec un contrôle technique toujours plus drastique alors qu’il est possible qu’en dix ans de modestes usages elle pollue moins qu’une Prius avant son premier kilomètre (3). Et cela fait deux ou trois décennies que nos brillants dirigeants, qui se flattent d’avoir une si longue vue, ne touchent pas à la fiscalité du diesel alors qu’on connaît sa nocivité et que plus les ménages sont pauvres, plus leurs investissements automobiles les engagent à long terme. Un terme dans lequel l’action politique, elle, semble incapable de s’inscrire. Une temporalité un peu décente qui donne au moins cinq ans – il en faudrait plus – aux personnes qui viennent d’acquérir un diesel en prenant comme repère les prix à la pompe en 2018. Moi aussi, je serais en rogne si je prenais la bagnole tous les jours, sans plaisir, pour mes obligations et sans véritable choix, si j’étais sommé·e de tirer la croissance avec mes dépenses automobiles et qu’en échange je me faisais traiter de seule responsable de l’état inquiétant dans lequel se trouve la planète.

    Certes, les ravages que l’économie inflige au climat, aux forêts tropicales ou aux sols prend comme prétexte les besoins des classes consommatrices. Des besoins dopés aux amphétamines publicitaires, aux efforts des départements de R&D qui s’emmerdent à trouver des trucs nouveaux à nous vendre et qui au fond ne servent qu’à concentrer les richesses. Les rêves des ménages sont toujours moins toxiques que l’activité économique que s’acharnent à défendre des dirigeants qui se payent ensuite des déclarations écologistes en pointant du doigt le consommateur final. Une écologie dévoyée est devenue le nouveau visage du mépris de classe et une nouvelle menace autoritaire. Ça suffirait presque à donner envie de se vautrer dans tout ce qu’on peut acheter, de se faire un beau Noël qui déborde de partout, de s’acheter la belle bagnole qui fait rêver. Être « rien », mais avoir. C’est le même mécanisme dans les autres classes qui n’ont pas la maîtrise de leur vie même si elles ont la ressource pas négligeable de pouvoir éditorialiser dessus. Et même si elles adoptent des manières de compenser (apparemment) plus immatérielles et plus sortables : le tourisme (4) et le loisir sont de nouvelles drogues qui nous font supporter d’habiter dans des métropoles saturées, de voir nos métiers et nos richesses collectives disparaître sous les politiques d’austérité, de voir les réflexes fascistes et racistes bridés par aucun « barrage démocratique » de la part des élites politiques de ce pays. Tout le monde se soigne comme il peut en compensant, à coups de distinction ou de distraction (et pas assez de révolution). Finalement, nous sommes nombreuses et nombreux à avoir quelque chose du gilet jaune.

    (1) Je remercie ici l’Atelier populaire d’urbanisme de Fives qui m’a permis de de faire valoir mon droit comme à tant d’autres de locataires démuni·es.
    (2) Loyer, énergie et toutes ces dépenses qui ne sont pas du « tiens, je vais m’offrir ça » mais qui font que la plupart des dépenses sont déjà fléchées, pré-dépensées.
    (3) J’exagère mais la part des nuisances écologiques à la fabrication ne cesse de croître et les voitures dites « propres » polluent plus que les autres avant leur premier kilomètre. Lire Airvore de Laurent Castaignède (Écosociété, Montréal, 2018) pour en savoir plus sur ce symbole du capitalisme verdi.
    (4) « Le tourisme est une industrie de la compensation : je souffre, je travaille toute l’année, donc je m’octroie ces quelques semaines de répit. » Rodolphe Christin dans CQFD n°167 de juillet-août 2018. Un mécanisme qu’il doit être possible de retrouver dans d’autres dimensions de nos vies, y compris les plus nobles…

    • C’est assez juste, mais il faut mettre en perspective effectivement l’organisation du territoire, avec la métropolisation qui colonise les zones rurales, c’est-à-dire qui les dépouillent de leurs ressources pour satisfaire les besoins exponentiels des grosses villes qui concentrent les jobs à valeur ajoutée, les services publics, les infrastructures, tout.
      Il faut voir que cette concentration, c’est aussi du contrôle de population comme jamais et que le plus gros contrôle, en dehors de l’emploi, c’est la voracité immobilière qui, elle transforme les classes moyennes un peu à l’aise en quasi-indigents.

      Qui se souvient de la fin des années 90 et le début des années 2000, quand déjà, les bicoques voyaient leur prix exploser partout et où le conseil aux locataires strangulés était : « si tu ne peux pas payer un loyer, achète ! ». Sauf que si tu es trop pauvre pour un loyer de proche banlieue, tu ne risques pas d’être assez riche pour un studio de centre-ville.

      Bref, les prolos ont acheté. Massivement. Portés par la propagande gouvernementale et par les émissions télé débiles qui faisaient de chaque petit proprio un millionnaire (en francs !). Et plus ils se sont éloignés des centres-villes bourgeois qui leur sont à présent définitivement interdits et plus on a fermé les moyens de transport qui les desservaient, les services publics, tout.

      La dette, c’est le pouvoir.

      Dans mon coin, il y a des usines qui se sont ouvertes. Vous savez pourquoi : parce que chez nous, les ouvriers sont une population captive . Ils sont prisonniers de leur crédit immobilier qui leur coute 4 fois la valeur réelle de leur bicoque de promoteur : ils ne peuvent plus partir et revendre, il n’y a plus d’acheteurs. Ils doivent rester et prendre ce qu’on veut bien leur donner. Du coup, ton usine, c’est les salaires au plancher et tout le monde qui ferme bien sa gueule, trop contents de ne pas devoir cumuler 3 jobs pour rembourser la banque.
      Ici, c’est banal de faire une heure de route aller et autant au retour pour bosser. 150 km/jour, 5 jours par semaine : je vous laisse sortir les calculettes.

      Oui, il est facile de se foutre de la gueule des Nicolas qui se font des 2000 €/mois et qui ont l’air de chialer la bouche pleine, mais faut voir la réalité en face : ils sont les cocus de la France des propriétaires et des travailler plus pour gagner plus de Sarko.
      Au final, ils sont juste locataires de leur banque pratiquement jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le fric s’évapore dès qu’il arrive sur le compte en banque. Alors oui, ils ont l’air de bien vivre dans de petites maisons encore bien propres et récentes, mais en vrai, quand tu rentres chez eux, tu vois le petit poêle à pétrole planqué dans un coin qui puent et embrume l’atmosphère, parce que la clim’ réversible vendue avec la baraque, ça finit de leur casser les reins avec la note d’électricité, tu vois les patates, riz et pâtes comme aliments de base et des privations à n’en plus finir.
      Et tu vois aussi les iPhone, parce qu’il faut bien avoir l’air de vivre comme tout le monde, ne pas avouer qu’avec 4 fois plus de fric que les vieux parents retraités, tu vis encore et toujours comme un gueux.

      Le bout du chemin.

      Le pire, c’est que rien ne leur sera épargné, aux Nicolas. Leurs gosses grandissent et bientôt, ils découvriront que le ticket d’entrée dans les études supérieures (toutes concentrées dans les métropoles) est hors de leur portée. Déjà, les lycées sont rares et les options-clé encore plus. À résultats égaux, il y a nettement moins de collégiens des bleds qui continuent dans la filière générale que dans les villes, y compris les « quartiers ». Et ne parlons pas de la fac ou des grandes écoles.

      Et à la fin, quand Nicolas n’en pourra plus d’arquer comme un fou pour entretenir sa banque, il lui faudra payer une maison de retraite qui coute encore plus cher que son salaire qui avait l’air si bien.
      Alors, il vendra sa maison, cette source de tous les sacrifices, et il découvrira à ce moment-là à quel point elle ne vaut rien, à quel point, il s’est bien fait rouler dans la farine, toutes ces années.

      Alors ouais, ils sont pathétiques, les Nicolas avec leur « gros » salaire et leur vie de privations, mais ils sont aussi les plus escroqués de l’histoire et il conviendrait plutôt de s’intéresser à ceux qui leur ont fait les poches aussi méthodiquement et qui eux, vont très bien, merci !

    • Complètement d’accord avec toi @monolecte.
      Oui, je me souviens très bien de l’explosion du prix de l’immobilier, notamment quand l’encadrement du prix des loyers autorisait une augmentation annuelle de 5 % par les propriétaires ! 5% par an ! Et c’est que je rappelle toujours toujours autour de moi lorsqu’on aborde ces questions.

    • @odilon : c’est la quadrature du cercle. Quand je vivais à Paris, il en fallait un qui bossait pour le loyer et l’autre pour les factures… et ça ne suffisait pas… et c’était avant le grand boum. On a dû partir.
      Et maintenant, le ticket d’entrée dans les métropoles est le premier obstacle à ma recherche d’emploi. 98% des jobs auxquels je peux prétendre, c’est à Paris (quel manque d’imagination, merde ! Et comment ne pas y voir la cause de l’incapacité de penser le reste de la France !). Mais rien que la double résidence pendant la période d’essai, il faut vraiment un salaire conséquent pour ne pas se retrouver à 0.

    • Gloire à notre bon maitre du mépris et de la récompense.

      Perso je n’ai rien contre les indigents, mais pour les opposer aux travailleurs, il faudrait quand même savoir où est la classe des indigents ? elle existe vraiment ? c’est un peu facile quand même d’opposer les indigents aux travailleurs, distribuer le mépris et les récompenses.
      Et c’est pourtant ce qu’à fait Macron dans son dernier discours : créer une scission dans la distribution des bons points qui à l’air de bien marcher, ainsi on ne tape plus sur les véritables responsables qui sont devenus inatteignables. (au-dessus de 200.000€, on décroche par réflexe de protection ?)

      Tu peux avoir un indigent du CAC40 ou loueur de logement merdique (30 ans à payer des locations insalubres pour permettre aux propriétaires de payer leurs crédits, j’en sais quelque chose)
      Mais de l’autre côté des indigents, tu as aussi, et ce ne sont pas des exceptions, les précaires qui ne partent jamais en vacances, artist·e, écrivain·e, penseur, ouvrier·e, agriculteurice, chomeur·se ou punk à chien ou la nana qui croit choisir sa décroissance bio en yourte pour sauver le monde. (J’en ai fait partie, aussi)

      Et le droit à la paresse bordel ?

      J’ai du travailler un temps pour Pierre&Vacances (2 mois au service photo), le réflexe pavlovien des loisirs/vacances est très très bien entretenu. C’est la base même du système consumériste dans lequel nous sommes et où les 80% de personnes que tu croises dans les magasins vont se récompenser en achetant des merdes. C’est un peu naïf de penser que donner l’exemple en bouffant bio et en se chauffant au solaire va modifier ces positions. J’y ai quand même gagné la haine du travail salarié et j’ai ensuite fait le choix de la pauvreté, pour être « indépendante » (quelle blague sémantique). Il est très bien entretenu le mythe de la récréation/vacance qui doit suivre le travail/souffrance. Chez P&V (ce n’est qu’un exemple) tout est fait pour te faire croire que tu es libre pendant 15 jours dans un monde idéal et sans voitures (de grands parkings aux portes de ces cités du bonheur), que les autres vont te servir, que tu grimpes dans l’échelle sociale et que l’argent n’existe pas (tu payes en collier) pendant ce laps de temps ou tu claques tout pour oublier que tu vas retourner bosser. Il ne faut pas s’étonner que les beaufs si bien éduqués depuis l’école de la république (8h sur un banc pour 30min de récréation) visitent la belle planète des autres pauvres pour 30€ l’aller/retour et en rammène les trophées de leurs souffrances. Faut-il encore qu’ils aient les 30€ et le temps dans la course à chacun pour soi et surtout où chaque individu ne doit surtout pas se sentir responsable du bordel créé, ben oui, ça a été construit sciemment. Depuis Giscard, avec ce que rappelle @monolecte, la maison individuelle tout comme la voiture individuelle c’était la suprème récompense, prime à l’appui, le livret A à 6%, et cela au prix de la destruction du sentiment de communauté, de solidarité, de politique. (tu as vu comment les syndicats vendus lui lèche les chaussettes à force d’avoir cirer ses pompes)

      Et là, ça rediscute de politique aux ronds-points, mais c’est génial, tant mieux ! Aujourd’hui, pour aller se prendre des coups, se faire gazer, revenir estropier par les flics, faut vraiment avoir envie d’en démordre, être dans la merde et ne plus avoir à manger. Et pour ceux qui restent devant la télé ou qui rechignent à rejoindre les GJ ne serait-ce que pour leur apporter du thé chaud, ben, faites un peu acte de solidarité avant que ce mot ne disparaisse totalement des dictionnaires.

    • Je n’avais pas pensé à la dépendance immobilière qui pourtant m’est à peu près aussi étrangère que la dépendance automobile. J’échappe aux deux parce que je n’ai pas assez de pognon ou parce que je suis privilégiée d’une autre manière. Nicolas, c’est le contraire : il gagne bien, sa meuf en école de commerce va bien gagner s’il est assez malin pour ne pas la charger de travail domestique mais il n’est pas privilégié (encore qu’il a eu la chance de vivre avec des copains permaculteurs et de les voir vivre autrement). Il rêve de péri-urbain, de 4x4 blancs BMW et il paye cher, mais alors cher, la satisfaction de ses petits rêves de mec qui veut s’entourer de ce qu’il imagine être des signes de richesse, des petits rêves égoïstes (transport privé, pavillon pour être tranquille, sans colocs, sans voisins, avec sa meuf et bientôt ses gosses).

      Être dans un groupe qui promeut la décroissance, c’était pas seulement pour la soupe au potimarron, c’était pour casser ces rêves de merde, le mal qu’ils font aux gens qui les ont, les satisfont en partie et en partie se font broyer. Le mal qu’ils font à ceux et celles qui les voient passer de très, très loin, dans leur bled d’Afrique ou d’Asie. Le mal qu’ils font à la nature.

      Il paraît que Hulot a causé de ça...
      https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/video-gilets-jaunes-pour-nicolas-hulot-la-crise-etait-evitable_3047315.

      Jean Gadrey aussi.
      https://blogs.alternatives-economiques.fr/gadrey/2018/12/05/dix-mesures-de-fiscalite-juste-pour-gilets-jaunes-rou

      Et il y en a plein, des économistes qui font marcher ensemble écologie et social, qui ne se servent pas de l’écologie pour faire marcher la machine à revenir au XIXe siècle.

    • Merci pour ce texte. Ces 2 articles sur le traitement sociologique des gilets jaunes sont également intéressants :
      http://geographiesenmouvement.blogs.liberation.fr/2018/12/14/50-nuances-de-jaune-1-la-fausse-question-du-choix
      http://geographiesenmouvement.blogs.liberation.fr/2018/12/16/50-nuances-de-jaune-2-mepris-de-classe-mepris-despace

      Moi qui appartiens à la classe moyenne plutôt favorisée et qui travaille dans un ministère bien concerné par l’écologie, je vois pas mal de mépris à l’égard des gilets jaunes parmi mes collègues. Je pense que cela tient à la volonté de se différencier d’eux, la classe sociale juste en dessous de la nôtre, sur le plan des valeurs. Aux « vrais » pauvres, la pitié, aux gilets jaunes, le mépris.
      J’avoue que j’ai eu aussi des a prioris sur le mouvement à ses débuts, car je l’apparentais à celui des bonnets rouges. C’est la lecture de divers articles qui m’a fait changer d’avis.


  • Identité et immigration : à quoi joue Emmanuel Macron ? - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/12/11/identite-et-immigration-a-quoi-joue-emmanuel-macron_1697271

    Les oreilles traînaient ailleurs. Du côté de ces acronymes synonymes de hausses ou de baisses de revenus, les smic, CSG et autres ISF… Pourtant, après une avalanche de formules alambiquées annonçant de vraies fausses mesures économiques, l’allocution présidentielle a dérivé vers un rivage qu’il avait jusqu’alors évité. En parallèle de « l’état d’urgence économique et social », Emmanuel Macron veut mettre « d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde ». Il faut « que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter », a glissé le chef de l’Etat à la fin de son allocution, après avoir ajouté à la liste des « malaises » français la « laïcité bousculée ».

    L’incrédulité est d’autant plus grande que cette phrase – dans un discours où chaque mot était pesé au milligramme près sur la balance de la colère – est venue se glisser juste avant l’annonce, évasive, d’un « débat sans précédent » sur tous les « changements de fond » nécessaires pour le pays. Débat, laïcité, identité, immigration, affronter. L’association politiquement sulfureuse rappelle les grandes heures du sarkozysme, quand « l’identité nationale » était un concept logé dans un ministère en bonne et due forme. C’est la résurgence des « démons de l’ancien monde », s’alarme David Cormand, secrétaire général d’Europe Ecologie-les Verts.

    #racisme #clivage #nationalisme #EnMarcheVersLeFN

    • Diviser pour mieux régner : ses conseillers ont lu toutes les analyses et ils savent que c’est le point de friction du mouvement.
      Diversion et stratégie du bouc émissaire : tout le monde a aussi remarqué que les gilets jaunes ont visé les quartiers à PIB stratosphériques, c’est à dire qu’ils ont enfin compris qui était l’ennemi. Et ça, c’est l’horreur pour eux. Ils aimeraient bien qu’on se rappelle que l’ennemi, ce sont les pauvres types basanés du palier d’en face et surtout pas eux.

      Autrement dit, nous sommes vraiment gouvernés par des ordures qui aimeraient par dessus tout qu’on s’entre-tue entre nous, qu’on disparaisse et qu’on les laisse se gaver en paix.
      CQFD


  • Lending algorithms discriminate against ethnic minorities, The Daly Californian, December 2018, the 10th
    http://www.dailycal.org/2018/12/05/uc-berkeley-researchers-find-that-lending-algorithms-discriminate-against-

    Après la police, les algorithmes, au service des riches et des fachistes !

    Interest rate discrimination from algorithms results in interest rates 5.6 basis points higher for African Americans and Latinx, the study found

    the use of strategic pricing creates discrimination, fintech allows borrowers to obtain better loans and digital lending eliminates the loan rejection discrimination associated with face-to-face lending

    African American and Latinx mortgage borrowers are paying $500 million more in interest in the U.S.

    L’article conclut que c’est toujours mieux qu’en face-to-face. Le bon vieux pipeau des techno-belivers.




  • Fiche : La garde à vue en 10 questions
    Solidaires, le 7 décembre 2018
    https://solidaires.org/Fiche-La-garde-a-vue-en-10-questions

    Un policier ou un gendarme n’a pas tous les droits. Il peut vous demander vos papiers (c’est le relevé ou contrôle d’identité), vous emmener au poste ( c’est la vérification d’identité), vous interpeller (c’est la garde à vue).

    La garde à vue est une mesure de privation de liberté prise par un officier de police judiciaire pour « maintenir à la disposition des enquêteurs une personne soupçonnée d’un crime ou d’un délit ».

    Cette mesure doit constituer l’unique moyen de parvenir à certains objectifs comme empêcher que la personne ne modifie les preuves, ne fuit ou ne consulte ses complices.

    Mais même en garde à vue, vous avez des droits à faire respecter, calmement et poliment (si possible) pour éviter toute accusation d’outrage et rébellion.
    Plus de 500 000 gardes à vue ont lieu chaque année : chacun-e d’entre nous, dans sa vie privée ou dans son activité militante peut y être confronté-e.

    La Vérification d’identité, c’est pareil ?

    Non, la vérification d’identité effectuée par un officier de police judiciaire (OPJ), le plus souvent au poste de police, ne peut durer plus de 4 heures. Cette mesure n’a pour seul but que de déterminer l’identité de la personne qui en fait l’objet. Il y est mis fin dès le but atteint. Il ne s’agit pas d’une garde à vue. Toutefois la vérification d’identité fait l’objet d’une procédure définie par le Code de Procédure Pénale, et garantit à la personne qui en fait l’objet le droit d’aviser une personne de sa famille.

    Les policiers ont 4 heures pour établir votre identité ; au delà de ce délai, ils doivent vous relâcher ou vous placer en garde à vue.

    Tous les moyens, sous réserve de leur prise en compte par la police (témoignage d’un tiers, quittance de loyer, appels téléphoniques,…) peuvent être utilisés pour établir votre identité.

    En cas d’impossibilité d’établir votre identité, la police peut prendre vos empreintes et une photo, et si vous le refusez, vous risquez 3 mois de prison et 3 750 euros d’amende…

    En Garde à vue (GAV), la prise de photos et d’empreintes, est prévue par l’article 55-1 CPP, afin de comparaison avec les traces relevées sur les lieux du délit ou dans le cadre d’autres délits. Le refus est plus lourdement sanctionné.

    Conseils :
    ♦ Ne répondez qu’aux questions qui ont un rapport avec la vérification d’identité.
    ♦ Demandez à informer le Procureur ou toute personne de votre choix.
    ♦ Vérifiez avant de signer le procès verbal qu’il mentionne la raison et qu’il précise que les policiers vous ont bien informé de vos droits.
    ♦ Ne signez le procès-verbal que si vous êtes d’accord avec son contenu.

    Quelle durée de garde à vue ?

    La durée de la garde à vue est de 24 heures.

    Elle ne peut être prolongée jusqu’à 48 heures que si la peine encourue est d’au moins 1 an d’emprisonnement.

    Pour les affaires particulièrement complexes et graves, la prolongation peut être aller jusqu’à 72 heures (voire 96 heures ou 120 heures, en cas de risque terroriste), sur décision du juge des libertés et de la détention (JLD) ou du juge d’instruction.

    La garde à vue démarre généralement au moment de l’interpellation.

    On a le droit de prévenir un proche ?

    Oui, et ce droit doit être notifié à la personne immédiatement au moment de son placement en GAV.

    C’est à l’intéressé-e d’en faire la demande : Toute personne placée en garde à vue peut, à sa demande, faire prévenir, par téléphone, une personne avec laquelle elle vit habituellement ou l’un de ses parents en ligne directe, l’un de ses frères et soeurs ou son curateur ou son tuteur de la mesure dont elle est l’objet. Elle peut en outre faire prévenir son employeur. Lorsque la personne gardée à vue est de nationalité étrangère, elle peut faire contacter les autorités consulaires de son pays. Dans ce cas, elle fournit un numéro.

    Il n’y a pas d’entretien direct entre la personne gardée à vue et son destinataire, c’est le policier qui passe l’appel. Dans certaines affaires, l’OPJ peut refuser, mais il doit alors en informer le procureur qui seul a le pouvoir de décider...

    On a le droit de garder le silence ?

    Oui, on a le droit, lors des auditions, après avoir décliné son identité, de faire des déclarations, de répondre aux questions posées ou de se taire.

    Ce droit doit être notifié à la personne en GAV.

    Il n’empêche cependant pas l’OPJ de poser les questions qu’il juge nécessaires, même si on refuse d’y répondre.

    Conseil : on a tout intérêt à ne pas répondre aux questions afin de ne pas communiquer d’éléments qui pourraient être ensuite réutilisés à son encontre.

    C’est aussi utile pour ne pas charger involontairement une autre personne également en garde à vue... ou risquer d’être contredit par un tiers … même si cela peut allonger un peu la durée de la GAV.

    Et physiquement ?

    Le menottage n’est pas automatique. Il s’effectue lorsque la personne interpellée est susceptible d’être dangereuse pour elle-même ou pour autrui ou lorsque celle-ci est susceptible de prendre la fuite.

    Les policiers doivent vous donner la possibilité de boire lorsque vous le désirez.
    « Sauf exceptions circonstancielles, les personnes gardées à vue doivent être alimentées avec des repas chauds, aux heures normales, et composés selon les principes religieux dont elles font état ».

    On a le droit à un-e avocat-e ?

    0ui, c’est à l’OPJ d’informer la personne de cette possibilité. Elle peut y renoncer. _
    Elle peut également revenir sur ce refus à tout moment. Soit le/la gardé-e à vue désigne un avocat, et alors le policier doit tout faire pour le joindre, soit il demande la désignation d’un avocat d’office. Dans ce cas, le policier doit accomplir les démarches nécessaires, mais il n’est pas responsable du résultat : c’est au Barreau de prévoir une permanence. En attendant, la GAV se poursuit normalement. L’avocat intervient dès le début de la GAV, puis dès le début de la prolongation. Si le personne a renoncé à ce droit au début de la GAV, en clair s’il a raté le coche, il ne pourra réclamer un entretien immédiat. Et ne pourra user de ce droit jusqu’à la prochaine prolongation éventuelle. La rencontre avec l’avocat est limitée à 30 minutes. Elle doit s’effectuer en tête-à-tête, en principe dans un local réservé à cet usage.

    La personne gardée à vue bénéficie désormais du droit d’être assistée d’un avocat lors de tous les interrogatoires et confrontations.

    L’avocat peut être désigné par la personne gardée à vue ou par le proche qui a été prévenu lors du placement en GAV.

    La personne placée en GAV peut demande à bénéficier d’un avocat gratuit, désigné par le bâtonnier.

    On peut voir un médecin ?

    Oui, à tout moment au cours des premières 24 heures, on peut demander un examen médical. C’est le policier qui choisit le médecin et en attendant sa venue, la GAV se poursuit normalement. En cas de prolongation, un nouvel examen est possible.

    Quelle fouille ?

    Les mesures de sécurité ayant pour objet de s’assurer que la personne gardée à vue ne détient aucun objet dangereux pour elle-même ou pour autrui ne peuvent consister en une fouille intégrale. Seuls sont autorisés :

    la palpation de sécurité, pratiquée par une personne du même sexe au travers des vêtements,
    l’utilisation de moyens de détection électronique,
    le retrait d’objets et d’effets pouvant constituer un danger pour la personne ou pour autrui,
    le retrait de vêtements, effectué de façon non systématique et si les circonstances l’imposent

    Et après la garde à vue ?

    Plusieurs solutions :

    vous sortez libre du commissariat,

    vous sortez libre du commissariat avec une convocation devant le Tribunal,

    * vous êtes « déféré au Parquet » : après avoir été transféré au Palais de justice, vous rencontrerez le procureur de la République :

    ● Celui-ci pourra vous convoquer à une audience quelques jours plus tard devant le Tribunal et vous sortirez libre du Tribunal.

    ● Si vous avez reconnu les faits, le procureur pourra vous proposer de « plaider coupable » (CRPC). Il vous proposera une peine que vous pourrez accepter ou refuser avec votre avocat.

    ● Le procureur pourra également désigner un juge d’instruction. Après un entretien avec un avocat, vous serez alors présenté à ce juge d’instruction qui pourra envisager avec le Juge des libertés et de la détention (JLD), votre placement sous contrôle judiciaire ou votre placement en détention provisoire.
    ● Le procureur pourra décider de vous faire passer en « comparution immédiate » : vous serez alors jugé dans quelques heures par le Tribunal après vous être entretenu pendant quelques minutes avec un avocat…

    Vous pourrez accepter d’être jugé immédiatement ou vous pourrez demander un délai pour préparer votre défense avant d’être jugé. Dans les deux cas, vous pouvez ressortir libre ou bien être placé en détention… Parlez-en avec votre avocat, mais la comparution immédiate est rarement un bon calcul.

    Et les prélèvements ADN ?

    Les prélèvements ADN sont possibles pour un nombre limité d’infractions, par exemple dans le cas où une personne est suspectée d’avoir commis ou tenté de commettre des violences, des dégradations ou destructions de biens, ou menacé de le faire, ou dans les affaires de terrorisme. Par contre, ça n’est pas prévu pour les simples manifestations sans autorisation, attroupement, ni les délits d’outrage ou de rébellion.

    Plus d’informations sur les sites
    http://www.ldh-france.org
    http://www.lesaf.org
    http://www.syndicat-magistrature.org

    #Garde_à_vue #France #Police #Justice #Gilets_Jaunes


  • La vidéo de l’#interpellation collective de dizaines de lycéens à #Mantes-la-Jolie provoque de vives réactions
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/12/06/mantes-la-jolie-des-images-choquantes-de-lyceens-interpelles-par-la-police_5

    « Comment 70 policiers maintiennent-ils au calme 150 jeunes ? Il leur fallait bien trouver des moyens pour les faire tenir tranquilles. Je ne connais pas d’autres méthodes »

    Le plus jeune a 12 ans, le plus âgé, 20 ans.

    #ah_ok

    « Et pour la plupart, il n’y avait rien d’autre à leur reprocher que la participation à un attroupement armé »

    Certains avaient des bouteilles d’essence, précise le procureur Lesclous. Les images de ces arrestations collectives peuvent frapper, c’est certain, et il est vrai que, de mémoire, on n’a jamais vu ça dans les Yvelines, mais face aux violences de ces derniers jours, il fallait opter pour une solution de #maintien_de_l_ordre. »


  • ’Good for the world’ ? Facebook emails reveal what really drives the site
    https://www.theguardian.com/technology/2018/dec/05/facebook-emails-analysis-user-data-parliament

    Analysis : documents show internal discussions focused on exploiting developers’ hunger for user data to increase revenue The central mythos of Facebook is that what’s good for Facebook is good for the world. More sharing, more friends and more connection will “make the world more open and connected” and “bring the world closer together”, Mark Zuckerberg has argued, even as his company has been engulfed by scandal. But confidential emails, released Wednesday by the British Parliament, reveal (...)

    #Facebook #algorithme #domination #bénéfices #données #BigData #marketing #profiling


  • The age of Amazon : a closeup examination of Bezos’s behemoth
    https://www.theguardian.com/technology/2018/apr/24/the-age-of-amazon-a-closeup-examination-of-bezoss-behemoth

    With the retailer poised to report blockbuster results, we look at the story behind its success “I see them as kind of a great white shark. You don’t really want to mess with them.” The words are those of a former manager at Amazon – and she is describing her former employer. It is an apt analogy. Amazon is huge – worth $740bn (£530bn) at Monday night’s share price – but it moves fast and is a lethal predator. This week, the Guardian is shining a spotlight on Amazon, examining how the company (...)

    #Amazon #domination #concurrence #marketing #facial



  • The secret deal to destroy paradise
    https://news.mongabay.com/2018/11/the-secret-deal-to-destroy-paradise

    In December 2012, at a press conference on the sidelines of an Islamic business forum in Malaysia, a man named Chairul Anhar made a bold claim. His company, he said, held the rights to 4,000 square kilometers of land for oil palm plantations in Indonesia.

    If true, it would make Chairul one of the biggest landowners in the country. That land was not just anywhere, but in New Guinea, a giant island that glittered in the eyes of investors. Shared by Indonesia and Papua New Guinea, the island had the world’s biggest gold mine, untapped oil and gas, and the largest remaining tract of pristine rainforest in Asia. For the companies that had steadily logged their way through the rest of Southeast Asia, New Guinea was the last frontier. For the investor who could tame it, a fortune awaited.

    #déforestation #Indonésie #Papouasie #colonisation



    • In a recent study in IEEE Transactions on Computational Social Systems, Mingliang Xu and colleagues at Zhengzhou University developed a model that brings us one step closer to predicting social contagion that occurs at political rallies.

      Group conflicts are gradually becoming a more severe potential threat to public safety, especially for people with different political beliefs. So we decided to model social contagion under political rally circumstances,” explains Xu, whose team received funding for the research through China’s National Key R&D Program.
      […]
      A major, outstanding limitation of the model now is that it cannot capture the true personality of people present at a real-life rally. And different political groups attract people with different personality types. Wu says, “In the future, we plan to improve the accuracy of initial parameters by using some specialized data measurement or data learning methods, such as wearable devices.”

    • Le papier commenté (pdf non accessible)

      Crowd Behavior Evolution With Emotional Contagion in Political Rallies - IEEE Journals & Magazine
      https://ieeexplore.ieee.org/document/8536474

      Abstract:
      In this paper, we present a novel crowd behavior evolution method with emotional contagion in political rallies. We first analyze the most representative political rally scenes in detail and model them into two kinds of abstract scenario. Furthermore, the `extroversion'' and `empathy’’ factors from the OCEAN model are chosen to describe the most important individual personalities in such scenarios. Based on this, an improved emotional contagion model is proposed by combining the Susceptible-Infected-Recovered model and individual personality under different political viewpoints. Finally, the crowd in a political rally is driven to move according to the new potential moving direction generated by emotional contagion and the original direction of the individual together. The experiments show that our method can intuitively demonstrate the emotional changes of those individuals with different political perspectives and reasonably simulate the crowd movement under the political rally scenes.


  • Because insects are legion, inconspicuous and hard to meaningfully track, the fear that there might be far fewer than before was more felt than documented. People noticed it by canals or in backyards or under streetlights at night — familiar places that had become unfamiliarly empty. The feeling was so common that entomologists developed a shorthand for it, named for the way many people first began to notice that they weren’t seeing as many bugs. They called it the windshield phenomenon.

    #pare-brise #insectes #entomologie


    https://www.nytimes.com/2018/11/27/magazine/insect-apocalypse.html


  • L’avenir d’Amazon Echo et de Google Home s’annonce effrayant
    https://www.zdnet.fr/actualites/l-avenir-d-amazon-echo-et-de-google-home-s-annonce-effrayant-39877403.htm#xtor

    A quel point les enceintes intelligentes deviendront-elles intrusives ? Une nouvelle vidéo troublante tente d’imaginer leur rôle dans nos vies futures. Indice : ce n’est pas radieux. Nous avons tendance à suivre un chemin bien tracé en ce qui concerne les nouvelles technologies. Premièrement, nous sommes conquis par elles. Ensuite, nous en devenons dépendants. Ce n’est qu’après qu’un temps non négligeable se soit écoulé que nous réalisons - ou crions : « Que diable suis-je en train de faire ? » L1ZY, (...)

    #Google #Amazon #algorithme #Echo #Home #domotique #famille #surveillance #écoutes (...)

    ##profiling


  • Lutter contre la pénibilité (et la baisse tendancielle du taux de profit) : Ford équipe ses ouvriers d’un exosquelette
    https://www.bfmtv.com/tech/ford-equipe-ses-ouvriers-d-un-exosquelette-1504400.html

    Ford a déployé dans quinze usines l’EksoVest, un gilet technologiquement augmenté qui aide les ouvriers dans leurs gestes du quotidien. Le constructeur entend ainsi diminuer le risque de blessure et a fortiori augmenter la productivité.



  • Engineered for Dystopia
    https://thebaffler.com/latest/engineered-for-dystopia-banks

    Engineering is full of authoritarians who, predictably, take all the wrong lessons from pop culture Some of the first people to be called “engineers” operated siege engines. A siege engine is a very old device used to tear down the walls of an enemy city. Depending on the century and the army it might have had a battering ram, a catapult, or even a simple ramp that would let soldiers jump over the walls. Engineering has long had a reputation as a “war-built” discipline, to borrow a phrase from (...)

    #algorithme #domination #démocratie #militarisation #solutionnisme #discrimination

    • On a glance :

      the mentality that corporate-led engineering accreditation organizations have fostered over the years.

      They are taught early on that the most moral thing they can do is build what they are told to build to the best of their ability, so that the will of the user is accurately and faithfully carried out. It is only in malfunction that engineers may be said to have exerted their own will.

      Technology is ordering our lives and inflicting stricter, more authoritarian modes of control. For the modal engineer, this is a good thing. It brings order to entropy, limiting individual autonomy in favor of systems performance.

      [The best would-be engineers] notice that the career fairs are dominated by military contractors and vigorously apolitical tech companies. They chafe at the needlessly imposed hierarchy and sacrifice-the-body-for-the-mind culture.

      Demanding recognition outside given categories, radically changing the environment a system must work in, and dismantling long-held practices and theories are equally frustrating for the aspiring dictator and the aspiring engineer. It is that tradeoff between latitude and freedom, as Kelly puts it, that is at the center of the authoritarian–neoliberal–engineer Venn diagram.

      there is something about engineering pedagogy that encourages authoritarianism.

      Those students who brave out the bait-and-switch still make up a diverse cohort but it is increasingly the case that the STEM fields are not only crowding out other subjects in curriculums, but are increasingly being lobbied for, to the disadvantage of other college majors

      Most of the talk of the liberal arts in technology rarely goes further than justifications for letting the children of petit-bourgeois parents major in literature.

      The subservient role of the critical disciplines to engineering, has left the door open for a particularly robust version of hegemonic ideology. That is, without conscious training in more critical fields of study, engineers interpret media as technocrats even in the face of obvious satire.

      The people at Axon (né TASER) have interpreted both of these movies as roadmaps for utopia, not obvious warnings of a path toward dystopia.

      The authors of the report [about the U.S. National Academy of Engineering’s report, Grand Challenges for Engineering] warned that the United States was in danger of experiencing the main plot of the film [Live Free or Die Hard}: a wholesale hijacking of the nation’s digital infrastructure.

      Perhaps, instead of such fictions, we should have more stories about engineers coming to terms with the consequences of their creations.

      [Instead,] Every time a new privacy invention is produced under the auspices of individual privacy, that technology is no doubt also useful to the powerful entities that we want privacy from.

      James Damore, the former Google engineer who wrote a memo decrying Google’s diversity initiatives as a “politically correct monoculture that maintains its hold by shaming dissenters into silence.” He was quickly fired

      Engineers need to think of their work as both a humble contribution to the ongoing social order but also as an imposition—as a normative statement with politics and consequences.


  • Cathy O’Neil : « Les algorithmes exacerbent les inégalités »
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/11/07/cathy-o-neil-les-algorithmes-exacerbent-les-inegalites_5380202_4408996.html

    Dans son livre « Algorithmes, la bombe à retardement », Cathy O’Neil, ex-analyste à Wall Street, étudie les dérives de ces algorithmes qui influencent tous les domaines de la société. Education, justice, emploi, politique… Les algorithmes s’invitent dans tous les pans de la société, avec des conséquences parfois dramatiques. C’est, en tout cas, le constat de Cathy O’Neil, ancienne analyste à Wall Street, frappée par le rôle joué par ces « armes de destruction mathématique », comme elle les surnomme, dans (...)

    #algorithme #Compas #domination #criminalité #solutionnisme #BigData #profiling #discrimination

    ##criminalité


  • Et si on s’attachait davantage à la sangsue ?

    https://www.liberation.fr/france/2018/11/04/et-si-on-s-attachait-davantage-a-la-sangsue_1689425

    Aujourd’hui, on en sait davantage sur les véritables propriétés des hirudo. Leur salive contient des composés anti-inflammatoires et un puissant anticoagulant, l’hirudine. Une fois les sangsues retirées, un fin saignement continue pendant plusieurs heures, ce qui a un effet décongestionnant. Tendinites, hématomes ou encore arthrose sont traités par certains naturopathes grâce à ce type de thérapie. Même la médecine conventionnelle s’y est mise : presque tous les CHU mettent les sangsues médicinales à contribution. Utilisées en chirurgie réparatrice depuis une vingtaine d’années, elles permettent de drainer les accumulations de sang et d’accélérer la cicatrisation après des greffes de doigts coupés, de peau ou encore une reconstruction mammaire. Pour s’assurer que les bestioles auront faim, on les fait jeûner pendant trente jours avant. Rien d’insurmontable puisqu’elles sont capables de ne rien manger pendant près d’un an.

    « En France, nous utilisons 20 000 sangsues par an, essentiellement pour l’homme (mais pas pour la femme). Elles sont beaucoup plus populaires en Allemagne, où c’est 600 000. En Suisse, certaines mutuelles remboursent même l’hirudothérapie », souligne Emmanuel Lecoutey, docteur en biologie et hirudothérapeute. Il soigne les humains et les chevaux grâce à ces auxiliaires médicales. « Sur une tendinite, j’appose entre 4 et 6 sangsues pour un être humain, c’est 15 à 20 sur un cheval si le tendon est lésé sur une vingtaine de centimètres », précise celui qui est en train de se constituer son propre élevage de petites bienfaitrices.

    Face à ses patients, il doit défaire les fantasmes : non les sangsues ne vont pas se balader, elles resteront accrochées une vingtaine de minutes, non elles ne s’enfonceront pas sous la peau, non ça n’est pas douloureux. « C’est plutôt une légère gêne. On sent surtout la sangsue dans les premières minutes qui suivent l’apposition, lorsqu’elle incise la peau avec sa mâchoire. Les patients comparent souvent la morsure à une piqûre d’ortie ou à de petites décharges électriques. Une fois qu’elle a injecté sa salive qui contient des composés analgésiques, on ne sent quasiment plus rien », précise-t-il. Et de conclure : « C’est juste un cap psychologique à passer. »


  • The contribution of cats in times of war.
    https://paulineconolly.com/2018/the-brave-cats-of-war

    I must thank my friend Rosie Wood for mentioning the possible role of cats in warfare. I can’t remember how the subject came up now, but my research produced some interesting results.

    It transpires that they were employed as far back as the reign of Cambyses II, king of Persia. I suggest skipping the next few paragraphs if you are a cat lover.

    Sad to say, the cats were made savage by ill-treatment then hurled over the walls of a city by invaders. The story goes that it was enough to make the terrified inhabitants throw open the gates.

    In the 16th century cats were sent into battle with miniature ‘canons’ strapped to their backs. The canons were filled with unpleasant vapours, released by an early form of detonator.

    During the siege of Paris in 1870 …….oh dear this is truly awful, cats became an alternative to jugged hare and helped save the city from famine.
    OK, time for something more positive (I think), from WWI. The following was reported in 1919;

    The story of British cats did their bit towards saving the world whilst serving in the trenches has been ‘released’ for general circulation, and is told in ‘Jon O’London’s Weekly’. The cats, which were gathered from the highways and by-ways of London, were used to detect gas in the trenches. They were obtained through an advertisement which appeared in the London papers asking for ‘common cats-any number’, to be delivered to Charles Harris’ bird store……But even Mr Harris did not know what the cats were wanted for.

    It’s to be hoped they didn’t die from the gas, like canaries in coalmines. They were delivered up and down the British lines. As a sideline to their active military service the furry troops kept down the rat population and provided companionship to the men. I love this photo of a British soldier with a kitten, taken in 1918. Such a tender moment in terrible times.

    Cat with British soldier in 1918

    Sometimes cats ‘changed side’ in the middle of battle. The Gympie Times raised morale in 1918 by publishing this piece;

    A story of a cat is told in British letters from the front. The lookout men saw a cat emerge from the German trenches in front of them, make her way calmly to their trenches, pass through, and proceed to the rear, where she carefully inspected the officers’ billets. Then she retraced her steps to the German lines and the Englishmen supposed they had seen the last of her. To their amazement she re-appeared with a kitten in her mouth, passed by them to the zone of comparative safety in the rear, dropped her kitten in the dugout, went back to the German trenches and got kitten number two. Finally she had three kittens safe in the English lines. Speculation as to the reason for her removal of the kittens was in vain. She never told why she deserted the Germans.

    Here is a story reported in The Newcastle Herald & Miners’ Advocate about a cat who lived with the ANZACS at Gallipoli;

    ‘Again, when we were in the trenches in the front line a cat came up from the support trench and wandered in and out amongst us, and the most extraordinary thing was that during the day she only wandered about below the parapet- it would have been fatal for her to have appeared above it, just as it was with us….Well, directly it got dark and we were able to look over and fire, she would make no bones about running along the very top.’