Nepthys

curieuse + chercheuse en histoire et culture des pays de langue allemande + solaviste



    • #désarmons-les. Collectif contre les violences d’Etat

      Nous pensons que le combat contre l’institution policière et ses représentations est fondamentale.

      Elle est fondamentale, parce que les #forces_de_l’ordre sont le bras armé de l’État et qu’à ce titre elles constituent une milice apolitique, chargée contre rémunération d’imposer par la force la #domination de l’Administration (du Pouvoir) sur le peuple, et cela quelle que soit l’idéologie politique du Pouvoir en place.

      La Police (et dans cette notion on inclue les forces militaires de la Gendarmerie et de l’Armée) est et a toujours été l’instrument de la #coercition exercée par les élites sur le peuple, afin de le gérer et de le maintenir dans un état de #soumission permanente. Ceci dans l’idée que le choix des élites ne peut souffrir la contestation du peuple : toute l’hypocrisie de la #démocratie_représentative est de faire croire que les choix des #élites SONT les choix du #peuple, par le truchement du #vote, qui est censé valider le pouvoir et les décisions prises par ces élites.

      Bien qu’elle lutte également contre le crime, la Police est essentiellement là pour gérer les conséquences de la #misère_sociale (#délinquance) et empêcher le peuple de s’insurger (possibilité pourtant formulée hypocritement dans les premières ébauches du droit républicain, notamment dans l’article 35 de la Constitution de 1793, avant d’être abolie quelques mois plus tard). A ce titre, elle n’est en rien différente des forces armées d’ancien régime, qui protégeaient le pouvoir royal de la #sédition.

      Aujourd’hui et depuis la naissance du #capitalisme_d’Etat, la Police constitue plus que jamais le rempart entre les aspirations du peuple et les intérêts de la #bourgeoisie. Avec la #décolonisation et les crises cycliques du capitalisme, le mythe d’une Police en faveur de la #paix_sociale ne tient plus : la Police montre son vrai visage, celui d’une #force brute au service du Pouvoir de celles et ceux qui ont l’argent.

      Les violences à l’encontre du peuple sont quotidiennes, et les prérogatives de la Police en terme de #surveillance et de #contrôle_des_populations sont toujours plus étendues. Chaque loi pour la sécurité engendre de nouvelles entraves aux #libertés_individuelles et à la #Liberté au sens large. Les forces de police se comportent en forces d’occupation et cette domination policière s’impose au peuple par la crainte qu’elle lui inspire.

      Avec l’émergence des armes dites « non létales », et notamment le #gaz_lacrymogène, les #flashballs et autres #lanceurs_de_balles de défense, la #Démocratie a renoué depuis un demi siècle avec les pratiques des forces armées d’ancien régime, en tirant sur la foule. Le seul et unique objectif étant de terroriser, d’en blesser quelques uns pour faire peur à touTEs les autres.

      Plus récemment, les méthodes proactives, la #prévention_des-risques, l’utilisation des technologies de surveillance, le #renseignement et les #sanctions_administratives appliquées sans l’intervention d’un juge (#assignations_à_résidences, #perquisitions, #placements_en_rétention…), sont autant de déclinaisons d’une vision contre-insurrectionnelle du maintien de l’ordre héritée des #guerres_coloniales. L’État mène contre son peuple une #guerre_de_basse_intensité qui, avec les enjeux politiques contemporains et la mondialisation de l’information, peine de plus en plus à rester discrète. L’utilisation récente de l’#État_d’urgence, ultime instrument hérité du temps des colonies donne à voir une version radicalisée de la guerre de basse intensité que l’Etat mène habituellement contre ses ennemiEs intérieurEs.

      L’#État_démocratique, comme avant lui la monarchie, tente par tous les moyens de maintenir son pouvoir, tantôt par la violence, tantôt par la ruse, sa Police ayant entre les mains une panoplie extrêmement étendue d’instruments. L’ensemble de ces moyens, mais également l’assurance décomplexée et les arguments « démocratiques » qui accompagnent leur utilisation, constitue l’armement d’une nouvelle forme de #totalitarisme.

      Si on veut la paix, on se doit de combattre cet armement, selon le vieil adage « Si tu veux la paix, prépare la guerre ».

      Mais le combat, puisque nous ne sommes pas dans la #lutte armée, doit d’abord prendre la forme d’une déconstruction morale de la Police. Celle-ci doit cesser d’être sanctifiée comme une force garante de notre sécurité, de nos libertés et de la paix sociale. Elle doit cesser d’être considérée, appréciée, applaudie, pardonnée pour ses violences, blanchie de ses crimes et protégée par le mensonge et les silences quand elle accomplit sous serment les basses œuvres du Pouvoir politique.

      Elle doit être désarmée, au sens propre comme au sens figuré.

      Nous sommes une poignée à avoir voulu donner un nom à notre combat. Nous avons commencé par réaliser une brochure d’information sur les armements du maintien de l’ordre, afin que chacunE sache ce qui pourrait un jour la/le blesser et puisse trouver les moyens de se prémunir de cette violence légale. Puis, de fil en aiguille, et après avoir rencontré ici ou là des personnes et collectifs luttant contre les #violences_policières et sécuritaires, nous avons voulu rendre cette lutte plus visible, contribuer à unir les volontés, et finalement constituer un collectif.

      Le collectif s’appelle « Désarmons-les ! »

      #police #maintien_de_l'ordre #colonialisme #résistance #collectif

      ping @davduf @mathieup @marty @albertocampiphoto



  • Gilets jaunes
    Fin décembre, avec les gilets jaunes du rond-point de la Paix de Cannet-des-Maures dans le Var.


    Ces citoyen·es de tous âges et de toutes professions sont déterminé·es à se faire entendre et écouter, parce qu’elles et ils défendent l’égalité et la liberté. Elles et ils s’organisent de façon démocratique, sans chefs, juste des référent·es et des pôles de responsabilité pour les différentes activités. Elles et ils n’accepteront pas qu’on récupère leur mouvement.

    Voir : https://fr-fr.facebook.com/Gilets-Jaunes-Coeur-du-Var-320084558586614



  • J’étais là-bas
    https://visionscarto.net/j-etais-la-bas

    Comment situer dans l’espace et visualiser l’expérience personnelle des victimes de la Shoah ? En traitant les lieux et déplacements dans leur relations topologiques et en matérialisant graphiquement la dimension subjective et émotionnelle des évènements, il est possible de dessiner la géographie de cette mémoire particulière. Levi Westerveld Geographer, GRID-Arendal Anne Kelly Knowles Historical Geographer, University of Maine Je travaillais à la gare, tout d’un coup je vois le train arriver, (...)

    #Billets



  • Il y a 100 ans : La Révolution allemande de 1918/1919
    En français !


    Le livre Der Verrat (1969) de Sebastian Haffner (1907-1999), commentateur visionnaire de son époque et qui n’aimait vraiment pas Hitler, a paru en français chez Agone au début de l’année. Ce livre a infléchi en son temps l’historiographie de la Révolution de Novembre en éclairant le rôle sombre joué par la social-démocratie dans la confiscation de la révolution. Depuis, on en discute.
    n.b. : L’image de couverture « Revolution » est de Gerd Arntz.
    https://agone.org/elements/allemagne1918unerevolutiontrahie

    #Révolution_allemande


  • N’oublions pas la Révolution allemande


    cc : National Library of Israel, Schwadron collection

    En ces temps de commémorations impudiques et morbides, il peut être sain de se rappeler les pièces du dramaturge allemand Ernst Toller (1893-1939). A son retour du front, en 1917, Toller s’insurge contre ces pères qui envoient leurs enfants à la mort, eux qui : « […] n’ont jamais été couchés dans les tranchées, n’ont jamais entendu les cris désespérés des mourants, n’ont jamais entendu la plainte des forêts bombardées, n’ont jamais vu les yeux inconsolables des paysans qu’on chasse ». (Eine Jugend in Deutschland, 1933)
    Plutôt que de commémorer, dénonçons l’horreur de la guerre. Et commémorons plutôt la Révolution allemande (novembre 1918-avril 1919), celle de ces jeunes qui ont cru un instant, à l’instar de celles et de ceux de la Commune, que le peuple prendrait enfin le pouvoir. Toller s’est battu jusqu’au bout dans la révolution de Munich et a passé cinq ans en prison. Exilé aux États-Unis, il se suicidera en 1939. A propos de cette Révolution allemande confisquée, il a dit : « Qui veut comprendre la faillite de 1933 doit connaître les évènements des années 1918 et 1919 en Allemagne ».
    En 1930, il avertissait déjà : « La montre indique une minute avant minuit. »
    (pour les germanophones) :
    Die Wandlung (1919) : http://ds.ub.uni-bielefeld.de/viewer/image/519220/1/#topDocAnchor
    Masse Mensch (1920) : http://gutenberg.spiegel.de/buch/masse-mensch-3537/1
    Son autobiographie, Eine Jugend in Deutschland (1933) : http://gutenberg.spiegel.de/buch/eine-jugend-in-deutschland-3538/1
    #Ernst_Toller #Révolution_allemande


  • Pendant ce temps, dans les lycées français...


    Il s’agit du livre de Français pour les classes de secondes de chez Magnard, programme 2011, en usage aujourd’hui.
    Donc du XVIIe au XXe siècle en France (pardon Shakespeare), la littérature a été l’œuvre des mâles... Parmi la centaine d’extraits cités dans le corps du livre, cinq sont tirés d’œuvres de femmes. Et dire que Simone trouvait les femmes écrivassières (cf. Le deuxième sexe)
    Ich weiß nicht, was soll es bedeuten, daß ich so traurig bin...
    (Je ne sais pas pourquoi je suis si triste...)
    #neiges_d'antan #invisibilisation_des_femmes



  • Manifestation à Karlsruhe hier, 13 octobre


    « Aucun être humain n’est illégal »
    Toute la gauche locale s’est rassemblée hier à Karlsruhe à l’appel du réseau antiracisme du Baden-Württemberg pour défendre le droit d’asile.

    En scandant : « Les expulsions sont de la torture, les expulsions sont des meurtres / Arrêtez les expulsions - immédiatement !/[...] Droit d’asile pour tous - immédiatement ! / Pas de frontières, pas de nations - arrêtez la déportation ! [...] »
    Mais aussi : « AfD et Pegida ne passeront pas ».
    Nous étions près de 2500.
    A Berlin, elles et ils étaient près de 240 000 à former un cortège de 5,5 km pour défendre une société « indivisible » (#Unteilbar).
    https://www.tagesschau.de/multimedia/video/video-459123.html
    #droit_d'asile #migration #solidarité #devoir_de_civisme #manifestation


  • Portrait


    Photo : Archiv für die Geschichte der Soziologie in Österreich, Uni Graz, Nachlass Marie Jahoda

    Marie Jahoda (1907-2001), grande psychologue et sociologue viennoise, n’a pas d’entrée dans le Wikipédia français (je devrais vraiment m’en occuper !). Elle a pourtant révolutionné la pratique de l’enquête sociologique avec une première étude sur les impacts psycho-sociaux du chômage de longue durée.
    Sociale-démocrate très engagée, évoluant dans Vienne la Rouge de l’entre-deux-guerres, elle obtient son doctorat de psychologie à 25 ans seulement. Elle s’engage dans la résistance, est faite prisonnière en 1936 et doit s’exiler aux USA, puis en Grande-Bretagne et devient une professeure de psychologie sociale de renommée internationale.
    Jahoda s’est inspirée de la « psychologie du développement » de la psychologue Charlotte Bühler (une autre grande scientifique « oubliée »), qui cherchait à quantifier des données psychologiques selon une typologie précise. Pour Jahoda, la science doit avant tout « rendre visible ce qui est invisible » pour « changer le monde ».
    Die Arbeitslosen von Marienthal. Ein soziographischer Versuch über die Wirkungen langandauernder Arbeitslosigkeit, paru en 1933, est la première enquête « sociographique » de l’histoire des sciences sociales. Avec Paul Lazarsfeld et Hans Zeisel, Jahoda a collecté des données quantitatives et qualitatives dans la fabrique textile de Marienthal (près de Vienne), dont tous les ouvrières et ouvriers étaient au chômage. Pendant deux mois, l’équipe s’est installée sur place, a interviewé les habitants sur leur biographies familiales et professionnelles et collecté des données chiffrées sur différents aspects de leur vie. L’équipe est alors arrivée à la conclusion tout à fait surprenante que le chômage de longue durée provoquait chez les gens une apathie politique plutôt que la révolte.

    http://www.dasrotewien.at/seite/jahoda-lazarsfeld-marie

    „Trotz Wirtschaftskrise, Inflation und Arbeitslosigkeit war diese Massenbewegung, deren Grundlage der Austromarxismus war, erfüllt von einem Geist der Lebensbejahung, der – wie ich glaube – im 20. Jahrhundert keine Parallele hat.“ Marie Jahoda, „Aus den Anfängen der sozialwissenschaftlichen Forschung in Österreich“, 1981 [...]

    http://www.fembio.org/biographie.php/frau/biographie/marie-jahoda
    Biografie

    Marie Jahoda ist eine Pionierin der Sozialpsychologie und empirischen Sozialforschung. Ihr erstes bedeutendes Werk “Die Arbeitslosen von Marienthal”, das sie gemeinsam mit Paul Lazarsfeld und Hans Zeisel 1933 veröffentlichte, bescherte ihr Weltruhm. Es wurde in viele Sprachen übersetzt. In der Studie werden Auswirkungen von Langzeitarbeitslosigkeit auf Arbeitslose dargestellt. Arbeitslosigkeit führt nicht zu revolutionärem Verhalten, sondern zu Resignation. Wegen ihrer Originalität ist diese Studie noch immer sehr lesenswert. […]

    Ici, elle est interviewée à l’âge de 90 ans :
    https://vimeo.com/69620688

    #Marie_Jahoda #sociologie #histoire_des_femmes


  • Ce n’est pas la fin du monde !
    La phrase du président du Bundestag me fait aussi, très incorrectement, simplement par association d’idées, penser au tube de Zarah Leander « Davon geht die Welt nicht unter » dans le film à succès national-socialiste « Die große Liebe » (1942) : https://www.youtube.com/watch?v=p8D126NPTrU


    (Attendre la dernière minute de la chanson pour la savourer pleinement…)
    Zarah Leander (1907-1981), sublime chanteuse et actrice suédoise, a fait carrière dans l’Allemagne nazie. Contrairement à Marlene Dietrich, elle estimait qu’en tant qu’artiste elle n’avait pas à prendre position politiquement. Stigmatisée par sa compromission passive (cf. le terme allemand de MitläuferIN, celle ou celui qui court avec) avec le régime, elle deviendra cependant, dans les années 1980, une icône LGBT, en raison de de son alto très particulier et du contenu de ses chansons, qui vantaient... l’amour libre et assumé. Il est vrai que tous les systèmes autoritaires ou très régulés et codifiés ont leurs soupapes de sécurité (Norbert Elias) et les nazis ne semblent pas avoir dérogé à la règle.

    #Zarah_Leander


  • Ce n’est pas la fin du monde !
    Wolfgang Schäuble, président du Bundestag allemand, estime que si la grande coalition (Große Koalition=GroKo) CDU, CSU et SPD implosait, « le monde n’en coulerait pas pour autant ».
    https://www.tagesschau.de/inland/schaeuble-485.html
    Il argumente ainsi : « En raison de l’expérience de l’échec de la République de Weimar, les pères et les mères de la loi fondamentale ont rendu la position du chancelier ou de la chancelière si forte que nous ne devons pas avoir peur de cela. » Et on ne peut que lui donner raison.
    Par nos temps de médiatisation de la peur (ce que font tous les discours de crise), d’instrumentalisation de la haine, de montée des nationalismes et de radicalisation idéologique, il est bon de se rappeler la République de Weimar - pour y chercher les signes d’une évolution similaire à la nôtre. Voir ici un aperçu sur le site de la Bundeszentrale für politische Bildung : http://www.bpb.de/geschichte/nationalsozialismus/dossier-nationalsozialismus/39537/zerstoerung-der-demokratie?p=all
    Paupérisation ou peur du déclassement, radicalisation politique qui s’affiche dans la rue, résultats d’élection surprenantes (en deux ans, entre 1928 et 1930, la NSDAP était passée de 2,6% à 18,3% des voix aux élections du Reichstag et devenait la deuxième fraction après la SPD), nationalisme revendiqué, quête du leader charismatique, élitisme des dirigeants… que cela nous met mal à l’aise…
    Quelle consolation que l’arrêt du déboisement du Hambacher Forst et que d’espoirs nous pouvons placer dans le pouvoir judiciaire !

    #République_de_Weimar


  • Le réseau antiraciste du Land Baden-Württemberg organise une grande manifestation à Karlsruhe ce 13 octobre pour rappeler que la migration est tout simplement une affaire de droit :
    http://stop-deportation.de/landesweite-demonstration-am-13-oktober-2018-in-karlsruhe
    Voici son appel pour défendre le droit d’asile :
    http://stop-deportation.de/aufruf-landesweite-demonstration-am-13-oktober-2018-in-karlsruhe

    Gegen nationalistische und rassistische Hetze! Stoppt den Wettlauf zur Ausgrenzung und Entrechtung! Gleiche Rechte und ein gutes Leben für Alle !
    Am 26. Mai 1993 wurde das originäre Asylrecht in Deutschland faktisch abgeschafft.
    Der Deutsche Bundestag entkernte mit der Mehrheit von CDU/CSU, SPD und FDP das aus historischer Erfahrung entstandene Asylrecht des Artikels 16 GG. Ein Grundrecht worauf sich politisch Verfolgte berufen konnten. Es folgte der Kahlschlag: Wer über einen sogenannten sicheren Drittstaat einreist, kann sich nicht mehr auf das Asylrecht berufen. Sichere Herkunftsländer wurden definiert. Geflüchtete werden kategorisiert.
    25 Jahre später will die EU den Zugang zum Recht auf Asyl und Migration in Europa systematisch verhindern.
    Wer an den Grenzen der EU um Asyl bittet, soll zurückgeschickt werden, ohne dass die Fluchtgründe überhaupt inhaltlich geprüft wurden. Der Flüchtlingsschutz soll verstärkt auf ’sichere‘ Drittstaaten außerhalb der Europäischen Union verlagert werden. Wer aus solch einem Staat einreist, soll dorthin zurückgeschoben werden. Schwere Menschenrechtsverletzungen in Drittstaaten wie z.B. in Libyen, werden bereits heute bewusst in Kauf genommen und verschwiegen. Weiterhin soll es in Zukunft irrelevant sein, wie die Flüchtlinge in dem Drittstaat ihr Leben fristen: Weder das Recht auf einen legalen Wohnsitz, noch auf Familiennachzug, noch auf Zugang zum Arbeit und Existenzsicherungsmarkt sollen garantiert sein. Schutzsuchende werden in Lagern isoliert.
    Ob »Hotspot« an der Außengrenze der EU oder »AnKER« in Deutschland (Ankunfts-, Entscheidungs- und Rückführungszentrum), Geflüchteten wird ihre persönliche Freiheit genommen. In Haft- und Massenlagern gibt es für Geflüchtete keinen Zugang zu fairen Asylverfahren, anwaltlicher Beratung und effektivem Rechtsschutz. Das was heute in der Migrationspolitik Realität ist, entspricht der Programmatik der extremen Rechten.
    Warum demonstrieren wir in Karlsruhe?
    Ziel unseres Protestes ist die Landesregierung und ihre Verwaltungen, im Besonderen das Regierungspräsidium Karlsruhe als zentrale Ausländer- und Abschiebebehörde von Baden-Württemberg. Ihre Politik hat über die Jahrzehnte zum massiven Abbau von Rechten für Migrant*innen und Geflüchtete beigetragen. Am 15. September 1980, hat die baden-württembergische CDU-Landesregierung die ersten Massenlager in Deutschland eingerichtet und erstmals Arbeitsverbote, Einschränkung der Bewegungsfreiheit, Leistungssenkungen, Sachleistungen und die Residenzpflicht eingeführt. Für den damaligen CDU-Ministerpräsidenten Lothar Späth hatten die „Asylanten-Sammellager“ die Funktion einer „Abschreckung“.
    Damals wie heute lehnen wir diese Ausgrenzung und Diskriminierung von Menschen in Massenlagern ab.
    Alles begann in der ersten Zentralen Anlaufstelle für Flüchtlinge (ZASt) in Karlsruhe, die für das zuständige Regierungspräsidium Karlsruhe (RP) zum Experimentierfeld wurde. Unter der administrativen Regie des RPs wurden diese „Abschreckungsmaßnahmen“ umgesetzt und später bundesweit eingeführt. In Karlsruhe wurden auch Asyl-Schnellverfahren in „Bezirksstellen für Asyl“, die heutigen Vorbilder für die geplanten AnKER-Zentren und die Landeserstaufnahmeeinrichtungen, entwickelt.
    Seit 2008 ist das RP die zentrale Abschiebebehörde für Baden-Württemberg. Es organisiert u.a. die Abschiebeflüge, ordnet die Polizeieinsätze zur Vollstreckung der Abschiebemaßnahmen und Zwangsvorführungen bei Botschaften zur Beschaffung von „Rückführungsdokumenten“ an. Zwischen Juli 2014 und Mai 2018 wurden mehr als 2.000 Kinder unter 14 Jahre und in den letzten drei Jahren 6.674 Personen aus sicheren Lebensverhältnissen und teilweise langjährigem Aufenthalt vom Baden-Airpark abgeschoben. Im Januar 2018 wurde eine Familie nach 25 Jahren aus Wolfschlugen und eine Mutter im Mai 2018 nach 27 Jahren Aufenthalt aus Schömberg abgeschoben.
    Das RP entscheidet über die Akzeptanz ärztlicher Gutachten zur Feststellung der Reisefähigkeit. Selbst Personen mit schweren Erkrankungen (Tumor, Leukämie, etc.) sind davon betroffen. Das RP ist für die Beantragung von Abschiebehaft zuständig und schiebt auch nach Afghanistan ab. Die Behörde übt vielfältigen Druck auf Geflüchtete aus, an ihrer eigenen Abschiebung mitzuwirken. Wer nicht mitmacht wird mit Arbeitsverbot, Leistungskürzungen und räumlichen Aufenthaltsbeschränkungen bestraft.
    Das Regierungspräsidium Karlsruhe ist die unsichtbare Behörde hinter den sichtbaren Vollstreckern dieser Maßnahmen, wie z.B. Ausländerbehörden und Polizei. Die Abschiebemaschinerie ist menschenverachtend.
    Wir erleben seit den Beschlüssen der Landesregierung vor fast 40 Jahren einen massiven Abbau der Flüchtlingsrechte. Dies wurde über eine ausgrenzende und diskriminierende Massenlagerpolitik erreicht, die vornehmlich den Interessen einer Abschiebepolitik dienen. Mit den neuen Landeserstaufnahmeeinrichtungen in Freiburg, Sigmaringen, Ellwangen, Giengen, Tübingen, Karlsruhe, dem Registrierzentrum in Mannheim und dem Abschiebegefängnis in Pforzheim wird diese Politik fortgeführt. Zahlreiche Menschenrechtsorganisationen haben diese spezielle Lager- und Abschiebehaftpolitik schon immer abgelehnt. Mit zahlreichen Aktionen haben Geflüchtete in den Lagern gegen das repressive System und Abschiebungen protestiert. Sammellager, insbesondere Landessammellager und Abschiebegefängnisse müssen geschlossen werden.
    Wir fordern die sofortige Abschaffung des „Dublin-Regimes“ und des Systems der angeblich „sicheren“ Drittstaaten und Herkunftsländer!
    Fast jede Woche gibt es aus Regierungskreisen neue Vorschläge für eine noch effektivere Flüchtlingsab­wehr und Migrationskontrolle. Aktuell wird von staatlicher Seite eine weitere Militarisierung des Grenzregimes gefordert. Damit soll Menschen die Möglichkeit entzogen werden, Arbeit, Schutz und ein besseres Leben durch Migration zu finden. Die reichen Länder des „Nordens“ schotten sich ab. Diejenigen, die Verelendung, Armut, Kriegsfolgen, Klimakatastrophen entfliehen wollen, sollen ferngehalten bzw. in ihren Herkunftsländern festgehalten werden. Unter kapitalistischen wirtschaftlichen Gesichtspunkten der Nützlichkeit erhalten lediglich ausgewählte
    Personengruppen eine Einreiseerlaubnis. Die Einforderung des Rechts auf Bewegungsfreiheit, Lebensperspektive oder einfach nur Überleben wird den Menschen aus den durch Kolonialismus, Ausbeutung der Rohstoffe und Freihandelsabkommen ausgebeuteten Ländern des Südens verwehrt. Es wird als Angriff auf unsere Sozialsysteme, „Werte“ und Lebensstandard umgedeutet. Wenn von Menschenrechten die Rede ist, gilt dies offensichtlich nur für einen Teil der Menschheit. Wir dürfen nicht länger über die Verhältnisse anderer leben. Alle Ausländer – Sondergesetze müssen deshalb abgeschafft werden.
    Wir können uns in der aktuellen Situation nicht damit begnügen nur gegen erneute Verschlechterungen anzukämpfen. Zehntausende Tote im Mittelmeer, verzweifelte Menschen in den Auffanglagern auf den griechischen Inseln, Menschenhandel und Folter in den Lagern in Libyen: Nicht in unserem Namen! Wir schauen nicht weg!
    Wir werden uns der rassistischen Politik der Ausgrenzung von Geflüchteten und Migrant*innen und der Abschiebemaschinerie entgegenstellen. Es gab schon immer Migration und es wird sie auch weiterhin geben.
    Wir fordern den Stopp aller Abschiebungen und ein sicheres und unbefristetes Bleiberecht für alle mit vollen sozialen und politischen Rechten. Streiten wir gemeinsam für eine Welt ohne Grenzregime, eine Welt in der nicht der Profit sondern die Bedürfnisse der Menschen im Mittelpunkt stehen, eine Welt ohne Ausbeutung und Rassismus. Fangen wir an solidarische Zufluchtsstädte zu schaffen in denen es keine Spaltung zwischen Menschen mit und ohne Aufenthaltsrecht gibt, in denen die Freiheits- und sozialen Rechte Aller garantiert werden.
    Schließt euch unserem Protest an! Verteidigen wir eines der wichtigsten Grundrechte!
    Mischen wir uns ein, wenn Menschen in Massenlagern die Selbstbestimmung abgesprochen und in die Freiheit der Person eingriffen wird.
    Gegen institutionellen Rassismus, Sammellager und das unmenschliche Abschieberegime!
    Globale Bewegungsfreiheit ist unser Ziel! Solidarity4all!

    #droit #migration




  • Warum Migration provoziert. Paul Mecheril zu den Triebkräften des aktuellen Rassismus

    Pourquoi la question de la migration est-elle une provocation ?
    https://www.rosalux.de/publikation/id/14837/warum-migration-provoziert
    L’auteur, Paul Mecheril, est un théoricien des questions de la migration et propose des pistes de réflexion toujours d’actualité, même si l’article date de mai 2017.
    Par exemple :
    Pourquoi est-ce que la question des migrantEs irrite tant de gens ? Parce que leur souffrance nous fait douter de l’ordre du monde instauré par l’Occident et de la légitimité de notre situation privilégiée.
    Pourquoi est-ce que les migrants sont associés au terrorisme et à l’agression sexuelle ? Parce que, confrontéEs à la crise de l’hégémonie occidentale, nous ne pouvons croire en la supériorité de nos valeurs que si l’Autre n’en est pas digne.
    Quelle est la différence entre solidarité et charité ? La solidarité avec des victimes les maintient dans une dépendance infantilisante qui justifie et conditionne justement notre aide ; c’est de la charité. La vraie solidarité s’exprime à l’égard d’un Autre qui est sur un pied d’égalité avec nous.
    Cette solidarité de l’altérité suppose que nous ayons pris conscience de notre communauté de destin dans un monde soumis à la logique capitaliste, où notre bien-être repose sur l’exploitation de l’Autre.
    Pour que nous parvenions à voir l’Autre dans son humanité, il faut que l’éducation prenne en compte la dimension affective de notre perception du monde. Cela nous permettra de comprendre et de désamorcer nos propres réflexes.
    Ces espaces d’apprentissage sont tous les lieux de coopération effective avec des personnes venant de migrer.

    #migration #racisme #altruisme

    Der Erziehungswissenschaftler und Rassismustheoretiker Paul Mecheril zu den Triebkräften des aktuellen Rassismus und zur Frage, warum Solidarität in der Weltgesellschaft nur eine Solidarität unter Unverschwisterten sein kann.

    Unter dem Titel «Die Erweiterung des Terrains. Migrationspolitik als Transformationsprojekt. Eine Baustellenbesichtigung» befragt unser Autor Günter Piening zehn ausgewiesene Expert*innen im Bereich der Migrations- und Rassismusforschung zu Perspektiven (post-)migrantischer Interventionen. Die einzelnen Gespräche thematisieren das europäische Grenzregime, globale Bürgerrechte, die Rolle des Wohlfahrtstaates in den Klassenauseinandersetzungen, die Solidarität in betrieblichen Kämpfen, die Geschlechterfrage in postkolonialen Verhältnissen, die Kämpfe der Geflüchteten um Teilhabe und die Stärke (post-)migrantischer Lebenswelten. Ihnen allen ist gemeinsam, dass sie Migration als ein Vermögen begreifen, die soziale Frage in einem demokratisierenden Sinn zu beantworten. Unser Dossier «Migration» setzt damit der gesellschaftlichen Polarisierung, die gegenwärtig vor allem um die Frage von Einwanderung, Teilhabe und Bürgerrechte kreist, eine linke Position jenseits national-sozialer Kurzschlüsse entgegen.
    Bis Ende Juni 2017 veröffentlichen wir jeden Montag eines der insgesamt zehn Expertengespräche.

    Günter Piening: Das Empfinden von Bedrohung scheint die wesentliche Triebkraft des aktuellen Rassismus zu sein. Wovon fühlen sich die Leute eigentlich bedroht? Und warum gerade jetzt?

    Paul Mecheril: Das Sprechen über den in seinem Sex oder in seinem Terror gefährlichen, unterbemittelten Anderen kann als Bestandteil gesellschaftlicher Praktiken des Otherings und Selfings mit Rückgriff auf Bedrohungsinszenierungen und -szenen verstanden werden. Es geht bei dieser Imagination der Anderen um die Sicherung von materiellen und symbolischen Ansprüchen. Die Affektinszenierungen, die wir gegenwärtig beobachten können, die Intensität mit der auf der einen Seite Bedrohung empfunden wird und auf der anderen Seite die Gefahr, Opfer rassistischer Vorkommnisse zu werden, öffentlich weitgehend unthematisiert bleibt, kann verstanden werden, wenn wir uns klarmachen, dass es um den Kampf um Herrschaft und Privilegien geht und dass in diesem Kampf Bilder und Imaginationen der Anderen notwendig sind.

    Der aktuelle Rassismus ist der Versuch, die in die Krise geratene weiße Vorherrschaft zu stärken. Bedroht ist die Selbstverständlichkeit, die unhinterfragte Legitimität der Vorherrschaft Europas in kulturellen, künstlerischen, zivilisationsbezogenen Fragen, und die Assoziation dieses Europas mit Whiteness. Das Aufflammen von Gewalt und anderen rassistischen Praktiken und der sogenannte Rechtspopulismus sind also Ausdruck von Krisenhaftigkeit, Ausdruck davon, dass ein Kampf als notwendig angesehen wird, der die Verhältnisse so wieder herstellt, wie sie in der Phantasie dieser Leute schon immer gegolten haben.

    Migration provoziert, weil weiße Privilegiertheit in Frage gestellt wird.

    Warum spielt Migration in den Bedrohungsszenarien diese herausragende Rolle? Doch nicht nur, weil hier Konkurrenten um Arbeit und Wohnung auftauchen...?

    Bedroht ist diese hegemoniale Position aufgrund von unterschiedlichen Entwicklungen. Migration spielt darin eine wichtige Rolle. Die migrationsgesellschaftliche Realität verweist ja darauf, dass immer mehr Menschen ihr geopolitisches Selbstbestimmungsrecht in Anspruch nehmen. Es wird jetzt offenkundig, dass die soziale Frage eine globale Frage ist. Das spüre ich nicht nur auf der kognitiven Ebene. Es wird nicht nur mein Status problematisiert, sondern ich erfahre meine Rolle in der Welt, ich erfahre, wie sehr ich von der Ungleichheit der Welt profitiere, welches relativ schöne Leben ich führe. Ich erfahre, dass die Lebenschancen zum Großteil durch die geopolitische Situation bestimmt wird, in der ich mich ohne mein Zutun befinde, meine privilegierte Situation also unverschuldet – oder unverdient – ist. Migration bringt die Kontingenz meiner eigenen Privilegiertheit ins Spiel. Das Moment der Bedrohung ist also nicht nur materiell, sondern hat diese stark affektiv-symbolische Seite.

    Eine paradoxe Wut auf das Leiden Anderer

    Das Bedrohungsgefühl könnte durch die Infragestellung der Privilegienverhältnisse thematisiert werden. Aber die derzeit zu erlebende Reaktion ist das Gegenteil, ist diese allgegenwärtige Gewalt und die paradoxe Wut auf die Leiden Anderer. Wir, die wir geopolitisch privilegiert sind, verzeihen den Flüchtlingen, dem «Abfall der Weltordnung», wie der Soziologe Zygmunt Bauman es formuliert hat, - eine Ordnung, die nicht unwesentlich von westlichen Akteuren und Instanzen errichtet wurde und von der der Westen unermesslich profitiert -, wir verzeihen den Flüchtlingen nicht, dass sie leiden und uns mit ihrem Leid in den gut eingerichteten Vierteln unseres Wohlstands im wahrsten Sinne zu Leibe rücken. Deshalb müssen sie dämonisiert, herabgewürdigt und letztlich entmenschlicht werden.

    «Unsere bedrohte Identität» ist ein beliebtes Bild mit einer offenbar sehr großen Mobilisierungswirkung. Was ist diese Identität?

    Identität ist ein Phänomen der Macht. Die Behauptung, identisch zu sein, kohärent zu sein, ist eine Behauptung, die, soll sie funktionieren, in vielfältiger Weise die Ausübung von Macht benötigt. Sie basiert auf Formen der Selbstbemächtigung. Wenn in der Identitätsbeanspruchung auch noch Superiorität eine Rolle spielt, dann wird auch das zweite Moment dieses Machtspiels deutlich: Für die Behauptung meiner eigenen Superiorität benötige ich die Inferiorität der Anderen.

    In diese Identitätsspiele ist immer diese symbolische Machtdimension eingeschrieben. Macht und Dominanz kommen zu Identität nicht dazu, sondern sind Konstitute von Identität, vor allem jener selbstaufwertenden Identität, die das westliche Denken so prägt. Im Zusammenhang mit den Diskursen zur Gefährlichkeit der Geflüchteten - Terrorismus, Sexualität - kann man dies wunderbar beobachten. Europa befindet sich aus mehreren Gründen in einer grundlegenden Krise und inszeniert sich unter Ausblendung, oder sagen wir lieber im Spiegel der Toten im Mittelmeer, die dort ihr Leben als direkte Folge europäischer Grenzpolitik verloren haben, als Ort des auserwählten Guten, der Werte, als Hort der Geschlechteregalität, zynischerweise der Menschenrechte und im Lichte und Spiegel einer ausgeprägten und zunehmenden sozialen Ungleichheit doppelzüngig als Raum der Gerechtigkeit. Für diese Inszenierung brauchen wir die Anderen, ihre Hässlichkeit, ihre Gefährlichkeit, ihre Unzivilisiertheit. Auch deshalb wird so intensiv und ausgiebig über Geflüchtete gesprochen - ein wunderbares Feld der Krisenbewältigung.

    Deutschland tut sich besonders schwer, Rassismus zu thematisieren, heißt es. Woran liegt das?

    Die Gründung der Bundesrepublik war von dem Versuch gekennzeichnet, in der Proklamation eines Neuanfangs die nationalsozialistische Vergangenheit hinter sich zu lassen. Rassismus als Diagnose gegenwärtiger Verhältnisse war in Deutschland ab der Stunde Null lange Zeit wenig aushaltbar. Dies wirkt nach wie vor. Jüngst zeigte sich dies in der öffentlichen Debatte um rassistische Sprache und Muster in Kinderbüchern und noch viel mehr in der Heftigkeit, in der darauf reagiert wurde, dass es sich um strukturellen und institutionalisierten Rassismus handele, der im Laufe der Ermittlungen zu den Morden durch den NSU deutlich wurde. Der Hinweis darauf, es handele sich möglicherweise um rassistische Vorkommnisse, an denen öffentliche Institutionen und Akteure beteiligt sind, stößt besonders in Deutschland sehr schnell, zuweilen automatisiert auf Zurückweisung. Vor dem Hintergrund der nationalsozialistischen Geschichte hat der Rassismusvorwurf zu einem abwehrenden Umgang mit rassistischer Gewalt geführt, der zugespitzt dem Muster folgt, dass nicht sein kann, was nicht sein darf.

    Zugleich wird im kritischen Sprechen über Rassismus Deutschland gelegentlich zu einem kulturell homogenen Raum, der sich von anderen Räumen unterscheide. Hier wäre ich vorsichtig. Rassismus ist eine Logik der Identitätsbehauptungen, also muss Rassismuskritik sehr wachsam sein, nicht in diese Falle zu tappen.

    Menschenrechtsdiskurs und Rassismus

    Man tut sich eben nicht nur in Deutschland schwer, Rassismus zu thematisieren. Man tut sich unter Bedingungen eines rhetorischen universalistischen Menschenrechtsdiskurses, der Diskriminierungs- und Herabwürdigungsverbote artikuliert, paradoxerweise allgemein schwer, Rassismus anzuerkennen, weil die Anerkennung, ja selbst die Inmöglichstellung von Rassismus zu einer grundlegenden Legitimationskrise führt. Das ist eine generelle Paradoxie: dass die Behauptung von universellen Formen von Gerechtigkeit mit einer verminderten Sensibilität für das Gegenteil verbunden ist, weil dies in der Programmatik schwer darzustellen ist.

    Eine weitere Relativierung: Unter den gegenwärtigen Bedingungen haben wir ein was die biographischen Zusammenhänge, die geopolitischen Verweise, was die Erinnerungskulturen angeht, die in diese Imagination Deutschland eingebracht werden, ein so plurales Deutschland, dass eine Monogeschichte Deutschlands selbst in kritischer Absicht problematisch wird.

    Es ist also nicht hilfreich, von einem „deutschen Sonderweg“ zu sprechen. Die Schwierigkeiten, über Rassismus zu sprechen, sind immer innerhalb ihrer Kontexte zu klären. In der Analogie zum Diktum der Rassismustheorie, dass es nicht einen Rassismus, sondern viele Rassismen gibt, könnte man sagen: Es gibt viele kontextspezifische, auch mikrokontextspezifische Schwierigkeiten in der Thematisierung von Rassismus.

    Eines aber ist doch bemerkenswert: die unerwartet breite Solidarität mit den Geflüchteten in Deutschland ...

    Ist das Solidarität? Ich würde eher von Barmherzigkeit reden. Fokussiert wird - auch in der wissenschaftlichen Reflexion, zum Beispiel in der Pädagogik - auf die Zielgruppe, „die Geflüchteten“, denen Hilfe und Integrationsunterstützung angeboten wird. Dieses doppelte Manöver - man fokussiert die Zielgruppe der Anderen und versucht, sie in einen imaginierten nationalen Zusammenhang einzugliedern - ist in seiner Einseitigkeit hochproblematisch. Im ärgsten Ergebnis führt es zu einer Entmündigung des Anderen und zur Stabilisierung des Privilegierten, der lernt, besser mit der eigenen Privilegiertheit umzugehen, sie besser in Worte zu fassen, noch effektiver seine Betroffenheit zu kultivieren.
    Demonstration zum 1. Jahrestag des Einsturzes einer Textilfabrik in Sabhar/Bangladesh
    «Wie können wir hier in Europa gut leben, ohne dass dafür Kinder und Frauen in Bangladesch unter erbärmlichsten Bedingungen arbeiten müssen? Meines Erachtens ist das die ethische Frage des 21. Jahrhunderts!» (Paul Mecheril)
    Demonstration zum 1. Jahrestag des Einsturzes einer Textilfabrik in Sabhar/Bangladesh, bei dem 1127 Menschen getötet und 2438 verletzt wurden., CC BY-ND 2.0, Foto: Solidarity Center/Sifat Sharmin Amita, Flickr (2014)
    Solidarität statt Barmherzigkeit

    Die Alternative wäre die Ermöglichung von Bildungs- und Lernprozessen, die diese Zielgruppenorientierung transzendieren, die allgemeiner Natur sind und die globale Ungleichheit als Thema aufrufen, das alle etwas angeht, von dem alle angegangen worden sein sollten. Das würde ich Solidarität nennen. Solidarität in der Weltgesellschaft ist eine Solidarität unter Unverschwisterten, eine Solidarität, die nicht mehr im Modell von Gemeinschaft - wie traditionelle Gewerkschaften oder die Idee der Nation - ausbuchstabiert wird, sondern sich auf Andere bezieht, mit denen ich zwar in einem praktischen Zusammenhang stehe - etwa über mein Hemd mit der Näherin in Bangladesch -, die aber geographisch oder kulturell-sozial weit entfernt sind. Wie können wir hier in Europa gut leben, ohne dass dafür Kinder und Frauen in Bangladesch unter erbärmlichsten Bedingungen arbeiten müssen? Meines Erachtens ist das die ethische Frage des 21. Jahrhunderts.

    Das ist mehr und anderes als jene Barmherzigkeit, die in Deutschland als eine Art nationaler Selbstgenuss im Sommermärchen der Barmherzigkeit 2015 gefeiert wurde. Solidarität ist mehr und anderes, da es den Anderen auch als politisches Subjekt anerkennt, das für sich sprechen kann und darf.

    Grundlage für Solidarität generell ist in meinem Verständnis das Erkennen von gemeinsamem Interesse. Wenn ich aber mein T-Shirt nicht mehr für 7,99 € bekomme, sondern 20 € dafür zahlen soll, verletzt das zunächst einmal mein Interesse. Wie schafft man es dennoch, diese «Solidarität unter Unverschwisterten» aufzubauen?

    Die Relevanz gemeinsamer Interessen und der Umstand, dass ich Interessen, die Andere und ich teilen oder teilen könnten, in Rechnung stelle für mein Handeln, funktioniert nur dann, wenn ich erkannt habe, dass mich der Andere etwas angeht. Das ist eine Art zirkuläre Figur, aus der wir nicht herauskommen. In dem Moment, wo der Andere mich nichts angeht, kann ich meine Interessen totalisieren. In dem Moment, wo die Andere mich nichts angeht, ist es unmöglich, eine Solidarität unter Unvertrauten aufzubauen.

    Hier spätestens kommt also Pädagogik ins Spiel. Deren Maximen und Leitlinien sind heute ausgerichtet auf die Ausbildung von als Humankapital tauglichen Subjekten, die der mehr und mehr total werdenden ökonomistischen Logik dienlich sind. Diese können, ja dürfen eine Bezugnahme auf Andere letztlich auch nur instrumentell entwickeln.

    Es bräuchte eine andere Pädagogik, eine, die dem materiellen und identitären Paradigma nicht verhaftet ist, die sich zum Anliegen macht, wie es etwa Hartmut von Hentig formuliert, dass Menschen lernen, Menschliches von Unmenschlichem zu unterscheiden, dass sie ein Sensorium entwickeln für das Leid des Anderen, aber auch für die Genussfähigkeit der anderen Person. Wie können wir in der global relativ privilegierten Region Mitteleuropas leben angesichts des Leidens, der massiven Entrechtungs- und Missachtungserfahrungen in vielen Teilen der Welt, deren Situation nicht unmaßgeblich auch mit europäischer Ökologie-, Ökonomie- und Rüstungspolitik verknüpft ist? Was geht mich der Andere an? Diese zentralen Fragen von Bildung in der Migrationsgesellschaft, die in Zeiten von PISA und dem Deutschlern-Wahn keine große Rolle spielen dürfen, gehören ins Zentrum von Bildung.

    Aber Vorstellungen von einer anderen, ganzheitlichen Pädagogik, wie sie Hartmut von Hentig und andere entworfen haben, konnten sich nicht durchsetzen, sondern sind – um es schlicht zu sagen – an den übermächtigen Interessen der Ökonomie an verwertbarer Arbeitskraft gescheitert. Warum sollen heute die Chancen für diese paradigmatische Neuausrichtung besser sein als in den reformgierigen 70er- und 80er-Jahren des letzten Jahrhunderts?

    Der Kampf um die prinzipielle Ausrichtung von Bildung wird heute unter den Bedingungen der Krise einer Hegemonie geführt. Die Krise besteht in vielfältigen Momenten. Mehr und mehr sickert etwa in das Bewusstsein der Menschen ein, dass sie ein falsches Leben führen. Man fühlt sich entfremdet, im Burnout, und fragt sich «Wozu mache ich das eigentlich?» In dieser Hilflosigkeit, aus dem Hamsterrad herauszukommen, und in anderen mehr und mehr bedrückten Lebensformen artikuliert sich in einer zuweilen sehr undifferenzierten Art und Weise Kritik an den gesellschaftlichen Verhältnissen. Das sind kleine Beispiele für die Krisenhaftigkeit, die mit der Totalisierung kapitalistischer Logik entsteht. In dem Moment, in dem es nicht mehr das Äußere des Kapitalismus gibt, steigt seine Krisenhaftigkeit.

    Für eine andere Pädagogik

    Die globalen Verflechtungen sind nicht abstrakt, wir sind konfrontiert mit praktischen Verweisen auf diese Zusammenhänge, sie werden leiblich spürbar. Diese Erfahrungen zu thematisieren, dafür eine Sprache zu finden, ist eine pädagogische Aufgabe und kann in Lern- und Bildungsräumen gelingen. Lernen heißt, sich eine andere Praxis über Einübung anzueignen. Lernen ist nicht beschränkt auf die Anhäufung von Wissen. Ich will das Informiertsein und das Wissen nicht aus den Köpfen austreiben. Das ist eine wichtige, aber nicht allein ausreichende Dimension. Es geht auch um die Dimension des Affektiven. Die Furcht, die sich etwa im Umgang mit Migration artikuliert, zeigt uns die Bedeutsamkeit von Affekten in Lernprozessen, es geht um die Auseinandersetzung mit der Herkunft und der Angemessenheit der eigenen Gefühle und Affekte. Darum gehört eine «migrationsgesellschaftliche Herzensbildung», wie ich dies nennen möchte, zum Leitbild einer neuen Pädagogik dazu.

    Wo sind Orte, an denen Lernprozesse in Ihrem Sinne stattfinden?

    Als reflexiver Pädagoge, der zu sein ich mich bemühe, muss ich immer vor der Gefahr der Pädagogisierung gesellschaftlicher Verhältnisse warnen. Mein pädagogischer Ansatz ist darum ein doppelter: Ich bin überzeugt, dass sich gesellschaftliche Verhältnisse durch pädagogische Arbeit beeinflussen lassen - und zugleich warne ich davor, gesellschaftliche Veränderungen auf die Organisierung von Lernprozessen zu reduzieren.

    Enden wir also positiv. Es gibt unendlich viele Orte des Lernens. Beispielsweise in politischen Bewegungen, die von Geflüchteten mitgetragen werden, maßgeblich mitorganisiert werden, in denen unterschiedlich positionierte Menschen eine gemeinsame, nicht definitorisch festgezurrte Idee des guten Lebens entwickeln und verfolgen. Mit Blick auf die Universität erlebe ich, dass viele Studierende aufgewühlt und angefixt sind durch die globale Situation und sich in einer intensiven Art und Weise damit auseinandersetzen und das heißt immer auch mit ihrer eigenen Position, so wie sie ist und so wie sie sein sollte. Dort, wo diese kollektiven Auseinandersetzungen offen stattfinden, entstehen und gelten interessante neue Lernräume.

    Paul Mecheril ist Professor für Migration und Bildung am Institut für Pädagogik der Carl von Ossietzky Universität Oldenburg und Direktor des dortigen Center for Migration, Education and Cultural Studies (CMC). Seine Veröffentlichungen über Rassismus, Differenz, Bildung haben die Fachdiskurse in Deutschland maßgeblich beeinflusst. Letztveröffentlicht (gemeinsam mit María do Mar Castro Varela): Die Dämonisierung der Anderen. Rassismuskritik der Gegenwart.



  • Portrait
    Käthe Leichter, née Pick (1895-1942) est une figure importante de l’histoire de Vienne la Rouge (1918-1934). Cependant, en tant que femme, femme de gauche, autrichienne, juive et féministe, la sociologue cumule les handicaps (!) et ne jouit d’aucune reconnaissance internationale. Ses études documentaires et statistiques constituent pourtant de remarquables témoignages sur les conditions de vie et de travail des ouvrières entre les deux guerres mondiales.
    En 1918, elle obtient son doctorat de Staatswissenschaften (sociologie, droit, économie, science politique) à Heidelberg (directeur de thèse : Max Weber) et travaille ensuite à Vienne pour les sociaux-démocrates en dirigeant le Referat für Frauenarbeit (département pour le travail des femmes). Elle diligente et publie alors de grandes études sur la vie professionnelle des femmes.
    En 1932 parait „So leben wir… 1.320 Industriearbeiterinnen berichten über ihr Leben“, une étude sur la vie des ouvrières, dont les résultats sont transcrits selon la méthode de la Bildstatistik (futur Isotype) d’Otto Neurath. Voici un exemple qui montre le mode de garde des enfants pendant que leur mère travaille :

    Sur 10 enfants, 2 sont au jardin d’enfants, 2 sont gardés par les voisinEs ou la fratrie, 3 par les grands-parents, 1,5 par le père et 1,5 sont livrés à eux-mêmes.

    En 1934 éclate la guerre civile et les austrofascistes prennent le pouvoir. Käthe Leichter s’engage dans la résistance et poursuit ses travaux dans la clandestinité. Elle est dénoncée et arrêtée par la Gestapo en 1938, l’année de l’Anschluss. Déportée au KZ Ravensbrück, elle sera assassinée en 1942.

    Une bio pour les germanophones : http://www.portraittheater.net/?page_id=1361

    Un film documentaire (1931) réalisé par les syndicalistes Anna Boschek et Wilhelmine Moik, deux collègues de Käthe Leichter, qui montre la vraie vie des ouvrières :
    https://www.youtube.com/watch?v=WLc2AwC_yIU


    #histoire_des_femmes #ou_sont_les_femmes #Käthe_Leichter

    • Merci@Reka ! Oui ! Même si Käthe Leichter n’était pas, comme l’architecte Margarete Schütte-Lihotzky, l’une des amies fidèles de l’économiste et philosophe Otto Neurath (1882-1945), elle a travaillé avec lui au Forschungsinstitut für Gemeinwirtschaft (*1920) et au Zentralverband für Gemeinwirtschaft (*1922), instituts viennois œuvrant à la mise en place d’une économie sociale et coopérative. Leurs points de vue sur la socialisation différaient cependant [la « socialisation » revendiquée par la population de nombreux pays européens au sortir de la Première Guerre mondiale exigeait le contrôle social (par la société civile) de l’économie]. Conformément à la ligne sociale-démocrate (=austromarxiste), Leichter prônait une socialisation prudente, mais Neurath, penseur inorthodoxe de l’économie, réclamait une socialisation exhaustive.
      Tous deux s’appréciaient cependant : Leichter a recouru à la méthode de visualisation de Neurath pour illustrer ses statistiques en dépit des critiques formulées alors à l’encontre de la Bildstatistik. Par la suite, cette méthode (Isotype) est devenue un standard international de l’information graphique…
      En fait, la Wiener Moderne – l’essor intellectuel, culturel et scientifique de Vienne au tournant du XIXe au XXe siècle – a trouvé dans l’expérience austromarxiste (1919-1934) un terrain de mise en pratique d’idées absolument novatrices dans les champs du savoir et de l’expérimentation sociale. Des femmes et des hommes extraordinaires (souvent des migrantEs originaires de la Mitteleuropa…) ont mis leur science au service du bien commun. [Je pourrais vous en parler pendant des heures :) ] Les fascistes ont tué cette dynamique en les forçant à l’exil ou en les assassinant, comme ce fut le cas pour Käthe Leichter. Ils ont ainsi privé l’Europe de la fleur de son intelligence.

    • https://de.wikipedia.org/wiki/K%C3%A4the_Leichter

      [...]

      Der Abschluss ihres Studiums war zu dieser Zeit in Österreich nicht möglich, daher übersiedelte sie 1917 nach Heidelberg. Sie war als aktive Pazifistin bekannt, und veröffentlichte Ende November 1917 als Anführerin einer Lesegruppe einen Aufruf gegen den Krieg, was zu einer Anklage wegen Hochverrats und letztlich am 26. Dezember 1917 zu einem Einreiseverbot nach Deutschland für die Dauer des Krieges führte. Mit einer Sondergenehmigung „zwecks Ablegung der nationalökonomischen Doktorprüfung“ promovierte Käthe Pick am 24. Juli 1918 mit Auszeichnung bei Max Weber in Heidelberg.

      Nach ihrer Rückkehr nach Wien schloss sie sich der Rätebewegung an, wo sie ihren späteren Mann, den sozialdemokratischen Journalisten Otto Leichter, kennenlernte (er promovierte 1920 in Wien an der Rechtswissenschaftlichen Fakultät). Ab April 1919 war sie bei Otto Bauer als wissenschaftliche Mitarbeiterin in der Staatskommission für Sozialisierung tätig. 1921 heirateten Käthe Pick und Otto Leichter. 1924 wurde beider erster Sohn, Heinz (der sich später Henry O.[tto] nannte, † 20. Dezember 2010), geboren, am 19. August 1930 Sohn Franz.

      1925 übernahm Käthe Leichter den Aufbau des Frauenreferats in der Wiener Arbeiterkammer. In dieser Position baute sie systematisch eine Datenbank mit Material über arbeitende Frauen auf und erhob mit Fragebögen detailliert deren private und berufliche Lebensumstände. Daraus resultierten der Film Frauenleben. Frauenlos.[2] aus dem Jahr 1931, sowie zahlreiche Studien, darunter So leben wir... 1320 Industriearbeiterinnen berichten über ihr Leben[3] aus dem Jahr 1932.

      Nach der Zerschlagung der Sozialdemokratie durch die austrofaschistische Regierung Dollfuß in den Februarkämpfen 1934 flüchtete die Familie in die Schweiz. Im September 1934 kehrten Käthe und Otto Leichter nach Österreich zurück und betätigten sich im Untergrund für die Partei. Käthe Leichter gehörte dem Schulungsausschuss der Revolutionären Sozialisten Österreichs (RS) an. Ihr Haus in Mauer bei Wien (heute Rosenhügelstraße 245 im 23. Wiener Bezirk) wurde ein Treffpunkt von Funktionären der verfolgten Arbeiterbewegung.

      In dieser Zeit erschien in der österreichischen sozialdemokratischen Monatsschrift „Der Kampf“, zu deren Mitarbeitern von 1919 bis 1934 auch Otto Leichter zählte, unter ihrem Decknamen „Anna Gärtner“ Käthe Leichters Artikel Erfahrungen und Aufgaben sozialistischer Schulungsarbeit. Die internationale Revue „Der Kampf“ war eine Weiterführung der österreichischen Zeitschrift im tschechischen Exil. Nach dem Verbot der Partei am 12. Februar 1934 hatte der Parteiapparat der österreichischen Sozialdemokratie seine Arbeit in Brünn, Tschechoslowakei, organisiert. Es kam zu einer engen Zusammenarbeit mit den deutschen Sozialdemokraten in der ČSR, wobei das Organ „Der Kampf“ mit der sozialdemokratischen Monatsschrift „Tribüne“ der Deutschen sozialdemokratischen Arbeiterpartei in der Tschechoslowakischen Republik (DSAP) vereinigt wurde. Von der daraus entstandenen „Internationalen Revue“ gab es eine Ausgabe für Österreich und eine für die ČSR.

      Der Einmarsch der Truppen des nationalsozialistischen Deutschlands am 12. März 1938 in Österreich hatte für die Familie Leichter die Folge, dass sie aufgrund ihrer politischen Gesinnung sowie des Rassenwahns verfolgt wurde.

      Otto Leichter konnte im März 1938 mit einem gefälschten Pass in die Schweiz flüchten. Die Söhne Heinz und Franz, später Rechtsanwalt bzw. Politiker in den USA, konnten mit Hilfe einer befreundeten Familie und der ehemaligen Hausgehilfin ins Ausland gebracht werden.

      Käthe Leichter wurde, während sie ihre legale Ausreise vorbereitete, nach Verrat durch den Spitzel Hans Pav (geb. 1902), einen ehemaligen Sportredakteur der „Arbeiter-Zeitung“,[4] am 30. Mai 1938 von der Gestapo festgenommen. Sie blieb zunächst in Gestapo-Haft und wurde dann ins Gefängnis im Wiener Landesgericht eingeliefert. Sie verfasste in der Haft ihre Lebenserinnerungen, die sie ihrer Freundin Frieda Nödl übergeben konnte.[5] Hans Pav wurde 1947 vom Volksgericht in Wien zu 15 Jahren Kerkers verurteilt (1953 vorzeitig entlassen).[6][7]

      Trotz zahlreicher ausländischer Interventionen deportierte das NS-Regime Käthe Leichter im Jänner 1940 ins Frauen-KZ Ravensbrück. Ihre Mitgefangene, die Sozialistin Rosa Jochmann, schrieb über Käthe Leichter im Dezember 1945:

      „Genossin Leichter war die Seele ihres Blockes und uns ‚Politischen‘ die Lehrerin, die sie draußen gewesen war. Die Juden waren alle auf einem Block untergebracht, 500 im Jahre 1940, niemand wurde so gequält wie sie… Viele wunderbare Gedichte hat Käthe Leichter geschrieben, wir mussten sie über ihren Wunsch alle vernichten, da sie immer sagte: ‚Ich habe sie ja im Kopf, und ich weiß, ich komme bestimmt nach Hause.‘ Leider sind nun alle bis auf ein einziges verloren gegangen.“

      Käthe Leichter starb im März 1942. Sie wurde im Alter von 46 Jahren als Häftling des KZ Ravensbrück in der NS-Tötungsanstalt Bernburg in Deutschland im Zuge der sogenannten Aktion 14f13 mit Giftgas ermordet. Zwei Grabsteine erinnern in Wien an sie: Einerseits ist sie am Grab ihres 1973 in New York verstorbenen Ehemanns im Urnenhain der Feuerhalle Simmering mitgenannt, außerdem befindet sich dort eine Urne die laut Aufschrift mit Erde aus Ravensbrück gefüllt ist. Dieses Grab zählt zu den ehrenhalber gewidmeten bzw. ehrenhalber in Obhut genommenen Grabstellen der Stadt Wien.[8] Ein zweites Grabdenkmal für Käthe Leichter befindet sich in Gruppe 16A in der Neuen israelitischen Abteilung des Zentralfriedhofs Wien (Tor 4). Nach einer Intervention ihres Sohnes Franz wurde Käthe Leichter von der Universität Heidelberg 2013 die Doktorwürde zurückgegeben, die ihr 1939 aberkannt worden war.

      [...]

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      Begründerin des Frauenreferats der Arbeiterkammer Wien

      http://www.renner-institut.at/fileadmin/frauenmachengeschichte/sozdemokratinnen/leichter.htm

      [...]

      Käthe Leichter gilt zu Recht als eine der bemerkenswertesten Frauen der österreichischen Sozialdemokratie. Als AK-Referentin und sozialdemokratische Frauenfunktionärin kämpfte sie vehement für die sozialen und wirtschaftlichen Interessen der Arbeiterinnen. Ebenfalls im Mittelpunkt ihrer politischen Aktivitäten stand die Auseinandersetzung mit dem Faschismus, wobei sie die abwartend-zögerliche Haltung der SDAP-Führung kritisierte. Nach dem Februar 1934 gehörten sie und ihr Mann Otto Leichter zu den GründerInnen der „Revolutionären Sozialisten“.

      Die Themen und Ergebnisse ihrer wissenschaftlichen Studien waren nicht nur bahnbrechend für viele gewerkschaftspolitische Verbesserungen der Ersten Republik, sondern haben auch heute noch nichts von ihrer Aktualität verloren. 1927 erschien die erste große Untersuchung des Frauenreferats der Arbeiterkammer Wien unter der Führung von Käthe Leichter, nämlich „Frauenarbeit und Arbeiterinnenschutz in Österreich“, die die Auswirkungen der Massenarbeitslosigkeit beleuchtet. Weitere systematische Erhebungen und Berichte zur Erwerbsarbeit von Frauen, etwa „Wie leben die Wiener Heimarbeiter?“ (1928) oder „So leben wir ...1.320 Industriearbeiterinnen berichten über ihr Leben“ (1932), folgten. In der Sozialwissenschaftlichen Bibliothek der AK Wien liegen alle ihre Studien auf.

      Die Studienergebnisse bzw. „Erlebnisberichte“ der befragten Frauen zu Themen wie Berufsausbildung für Mädchen, Doppelbelastung der berufstätigen Frau, Vereinbarkeit von Beruf und Familie, Lohnunterschied Mann-Frau oder Gewinnung und Ausbildung von Funktionärinnen machten eine intensive Öffentlichkeitsarbeit notwendig und sind auch heute immer wiederkehrende aktuelle Fragen und Probleme.
      In puncto Öffentlichkeitsarbeit nutzte Käthe Leichter nicht nur das damals neue Medium Radio, sondern ließ ganz bewusst im Rundfunk und in diversen Publikationen zur Frauenarbeit nicht nur Wissenschaftlerinnen, sondern auch ganz „einfache“ Arbeiterinnen zu Wort kommen. Zu dem breiten Spektrum ihres ca. hundertköpfigen „Frauennetzwerkes“ gehörten unter anderem auch die später berühmt gewordene Soziologin Marie Jahoda („Die Arbeitslosen von Marienthal“) sowie Rosa Jochmann, Betriebsrätin und dann Verbandssekretärin der Chemiearbeitergewerkschaft, später SPÖ-Nationalratsabgeordnete und engagierte Zeitzeugin gegen den Faschismus.

      In Anna Boschek, seit 1919 erste Gewerkschafterin im Parlament und ab 1928 Vorsitzende der Frauensektion der Freien Gewerkschaften, fand Käthe Leichter ebenfalls eine kongeniale Partnerin. Gestützt auf die Studien des Frauenreferats wirkten die beiden an vielen Verbesserungen, wie zum Beispiel den Achtstundentag, Gewerbeinspektion, Krankenversicherung und Mindestlöhne auch für Hausangestellte, entscheidend mit.
      Ob in der gewerkschaftlichen Arbeit oder als Funktionärin der Sozialdemokratischen Arbeiterpartei: Die Warnung vor dem aufkeimenden Faschismus war für Käthe Leichter ein immer wiederkehrender Schwerpunkt. Ihr Redebeitrag anlässlich der Sozialdemokratischen Frauenreichskonferenz am 15. November 1931 in Graz dokumentierte ihre konsequente Haltung: „Der faschistischen Massenbeeinflussung und ihren gefährlichen politischen Schlagworten sollen wir unsere Hauptagitation auf gemütlichen Frauenveranstaltungen mit Nähkursen und Haushaltsvorschlägen entgegensetzen? Nochmals: Auch das möge getan werden, aber auch: in Massenveranstaltungen, Flugschriften, Betriebs-und Arbeitslosenpropaganda dem verlogenen Dritten Reich gegenüber unser sozialistisches Ziel entwickeln.“

      [...]

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      Audio

      Chronisten, Reporter, Aufklärer - Käthe Leichter

      Österreichische Mediathek
      https://www.mediathek.at/atom/1377AAE5-05C-004C1-00000758-1376DCC9

      oAnth: Würdigung ihrer Tätigkeit (2:30 min.) mit m.E. präziser Bewerterung ihres Verständnisses von politischem Engagement auf dem Hintergrund ihrer intensiven soziologischen Forschungstätigkeit mit hohem wissenschaftlichem Anspruch, sowie unter Verwendung moderner Kommunikationsmedien der 20-er und 30-er-Jahre (Radio und Film).

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      filmische Dokumentation (nicht im Netz)

      Käthe Leichter - Eine Frau wie diese

      http://www.dor-film.com/filme/kathe-leichter
      https://tv.orf.at/orf3/stories/2761616

      Eine Ko-Produktion von Dor Film und ORF in Zusammenabeit mit der AK Wien

      Gefördert vom Fernsehfonds Austria und dem Filmfonds Wien.

      Regie: Helene Maimann

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      https://www.uni-heidelberg.de/universitaet/heidelberger_profile/historisch/leichter.html

      [...]

      Im Zuge ihrer Verhaftung durch die Gestapo wurde Käthe Leichter 1938 auch der Doktortitel durch die Universität Heidelberg entzogen. Begründet wurde das seinerzeit mit der strafrechtlichen Verurteilung. Zwar hat der Senat der Ruperto Carola im Jahr 1946 erklärt, dass der während der NS-Diktatur praktizierte Entzug von Doktortiteln aus politischen Gründen – und das war bei Käthe Leichter der Fall – „als annuliert betrachtet werden“ muss. Allerdings wurde versäumt, diesen Sachverhalt den betroffenen Personen oder ihren Nachkommen aktiv mitzuteilen. So wandte sich 2013 der in den USA lebende Rechtsanwalt und Politiker Franz Leichter an die Universität und bat um Wiederanerkennung des Doktortitels seiner Mutter. Anfang November 2014 wurde ihm anlässlich eines Besuchs in Heidelberg ein Faksimile der Doktorurkunde als symbolische Geste vom Rektor der Universität, Prof. Dr. Bernhard Eitel, feierlich überreicht.

      [...]


  • Portrait : Margarete Schütte-Lihotzky, architecte autrichienne
    mais aussi résistante et communiste, l’immense Margarete Schütte-Lihotzky est peu connue en France. Pourtant sa création, la « Frankfurter Küche » est tout simplement l’archétype de nos cuisines actuelles.
    http://www.fembio.org/biographie.php/frau/biographie/margarete-schuette-lihotzky

    Biografie
    Gerade 20 Jahre alt und im dritten Jahr ihres Architekturstudiums an der Wiener Kunstgewerbeschule war Grete Lihotzky, als sie den ersten Preis für ihren Entwurf einer Arbeiterwohnung gewann. Vorher hatte die Tochter aus bürgerlich-intellektuellem Haus sich auf Anraten ihres Professors das Elend in den armseligen Arbeiterunterkünften mit eigenen Augen angesehen – sieben bis acht Personen lebten dort am Ende des Ersten Weltkriegs in einem Raum und unter unglaublichen sanitären Verhältnissen. Ihre aus diesen Eindrücken gewonnene soziale Berufseinstellung behielt sie ihr Leben lang bei.
    Mit 22 schloss sie als erste Frau in Österreich ihr Architekturstudium ab und wurde sofort von Alfred Loos engagiert, dem Chefarchitekten des Städtischen Siedlungsamtes. Sie entwarf den Prototyp der »Siedlerhütte«, einen ganz aus Holz gefertigten Würfel mit 4,5 Metern Seitenlänge, in dem sie unter perfekter Ausnutzung des Raumes alle notwendigen Einrichtungsstücke unterbrachte. Diese Hütte diente als erste anständige Unterkunft für Tausende von Flüchtlingsfamilien am Ende des Krieges und die vielen obdachlosen Arbeiter, die seit Beginn des Jahrhunderts auf der Suche nach Arbeit vom Land in die Stadt gezogen waren.
    Nach dem Tod ihrer Eltern wechselte sie 1926 nach Frankfurt am Main, wo sie vom Stadtplaner Ernst May ebenfalls für Neuerungen im Massenwohnbau engagiert wurde. Besonders zeit- und platzsparende Einrichtungen zur Erleichterung der Hausarbeit für berufstätige Frauen lagen ihr am Herzen, ihre »Frankfurter Küche« ging als ideale Einbauküche in die Architekturgeschichte ein.
    Doch Ende der 1920er Jahre verschärfte sich die politische Lage in Deutschland durch die Weltwirtschaftskrise. Und als Ernst May 1930 ein Angebot aus der Sowjetunion erhielt, ging er mit einer Gruppe von 17 Planern in den Osten. Lihotzky, sie hatte inzwischen ihren deutschen Kollegen Wilhelm Schütte geheiratet, war als einzige Frau dabei. Das Land befand sich im Aufbau, ganze Städte wurden aus dem Boden gestampft mit Wohnungen, Schulen und Kindergärten, bis auch hier das politische Klima umkippte. 1937 wurden alle ausländischen Architekten von Bauplanungen ausgeschlossen.
    Nach einer kurzen Zwischenphase in Paris fand das ArchitektInnenpaar schließlich Arbeit in der Türkei, vermittelt durch den bekannten deutschen Kollegen Bruno Taut. Dort schloss sich Lihotzky, inzwischen Mitglied der Kommunistischen Partei, dem österreichischen Widerstand an.
    Im Dezember 1940 fuhr sie in geheimer Mission nach Wien, um mit den Genossen Kontakte zu knüpfen. Verraten von einem Spitzel wurde sie verhaftet, wochenlang verhört, monatelang in Einzelhaft gehalten, schließlich als »Hochverräterin« verurteilt und in ein Frauengefängnis nach Bayern verlegt, aus dem sie erst 1945 von den Amerikanern befreit wurde. Die Erlebnisse dieser schrecklichen Zeit beschrieb sie später in ihren Erinnerungen aus dem Widerstand.
    Nach dem Krieg kehrte Lihotzky in die elterliche Wohnung nach Wien zurück, doch als Kommunistin hatte sie wenig Chancen auf öffentliche Aufträge. International aber erhielt sie viel Anerkennung, arbeitete in Kuba und in der DDR und engagierte sich in der Friedensbewegung.
    Erst in den 1980er Jahren wurde sie auch wieder im eigenen Land gewürdigt, erhielt vier Ehrendoktortitel, Interviews in den Medien, schließlich eine Ausstellung über ihr Lebenswerk im Museum für angewandte Kunst in Wien.
    Auch als Hundertjährige, wie immer brennend an Tagespolitik interessiert, dachte sie noch an die Zukunft: »Man wird wieder mehr in großen Gruppen, Wohn- oder Hausgemeinschaften zusammenleben«, war ihre Überzeugung, und sie forderte das »Grundrecht auf menschenwürdiges Wohnen für alle«.

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