• En Allemagne, l’abandon du nucléaire s’est-il accompagné d’un recours accru aux énergies fossiles ? – Libération
    https://www.liberation.fr/checknews/en-allemagne-labandon-du-nucleaire-sest-il-accompagne-dun-recours-accru-a

    il est faux d’affirmer que le déploiement du renouvelable en Allemagne s’est accompagné d’une augmentation de la part d’énergie imputable au mix charbon-gaz, ou d’une augmentation du nombre de centrales à charbon.

  • Ça se confirme, cette saison de chasse à l’électeur de droite sera un excellent millésime…

    Le contrôle des chômeurs va augmenter de 25 % dans les six prochains mois - Économie - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/economie/le-controle-des-chomeurs-va-augmenter-de-25-dans-les-six-prochains-mois

    Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a indiqué ce mercredi matin que les chômeurs vont davantage être contrôlés dans les six prochains mois pour vérifier qu’ils cherchent activement un emploi.

    C’est l’une des « annonces » à retenir de l’allocution d’Emmanuel Macron, mardi soir : les contrôles vont être renforcés pour vérifier si les chômeurs recherchent bien activement un emploi, sans quoi leur indemnité pourra être « suspendue ». Ce mercredi matin, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a précisé sur franceinfo que les contrôles vont effectivement augmenter de 25 % dans les six prochains mois.

    • Les chômeurs sommés par Emmanuel Macron de démontrer qu’ils veulent travailler
      https://blogs.mediapart.fr/wael-mejrissi/blog/101121/les-chomeurs-sommes-par-emmanuel-macron-de-demontrer-quils-veulent-t

      L’allocution présidentielle a duré vingt-sept minutes mais une phrase ne va pas manquer de faire couler beaucoup d’encre : « les demandeurs d’emploi qui ne démontreront pas une recherche active verront leur allocation suspendue ».

      Une phrase qui résonne comme une déflagration sociale absolument inouïe et dont les retombées vont durer un certain temps. Nul besoin de savoir l’éventail des mesures prises lors de cette intervention télévisée. Emmanuel Macron a livré toute la mesure de son inconséquence morale et sociale aux Français par cette phrase rappelant cruellement qu’il est et restera le président des riches. La réforme tant décriée de l’assurance-chômage est entrée en vigueur le premier octobre et déjà nombre de nouveaux chômeurs sont dans l’impasse. Entre des allocations chômage en baisse et des allocations chômage refusées à des chômeurs parce qu’ils ne cumulent pas au moins six mois d’activité, la pilule était déjà très dure à avaler. Mais voilà ces chômeurs renvoyés au rang de pestiférés de la nation. La vindicte présidentielle lancée contre les privés d’emplois face à des millions de téléspectateurs sera donc la contrepartie de cette allocation qu’ils percevront. Ces rejetés de la nation restent donc désespérément le maillon faible du paradigme macroniste. Les chômeurs, les précaires, les vulnérables, les malades, les intérimaires, les travailleurs pauvres comprennent alors que l’heure n’est plus à la solidarité entre les riches et les nécessiteux mais à une logique du chacun pour soi.

      Quelle arrière pensée sa cache derrière cette assertion prononcée par le président de la République ? Il faut bien évidemment comprendre que les chômeurs aiment l’oisiveté rémunérée et que pour bon nombre d’entre eux, cette situation qui les prive d’un salaire digne serait davantage choisie que subie. Une idée qui en dit long sur cette dichotomie entre Emmanuel Macron et la réalité du marché du travail. Plus subtile encore, ceux n’acceptant pas des emplois sous-payés seront également dans la catégorie de ces mal-aimés qui se complaisent dans le farniente. Face à un discours aux airs de dernière sommation pour les chômeurs, l’allocation chômage devient dans ce contexte non plus un droit mais une aumône piétinant par là-même la dignité de ces privés d’emploi. L’ubérisation de notre économie a créé en effet des milliers d’emplois mais des emplois précaires, sans protection contre les aléas de la vie et qui sont donc loin d’être des vecteurs d’émancipation sociale. Ils enracinement ceux qui les occupent dans une pauvreté persistante créant un cercle vicieux durable pour rester dépendant des quelques subsides gagnés parfois au péril de leur vie.

      Voilà ce qu’il faut donc faire aujourd’hui pour s’attirer les faveurs de l’Élysée et même comme ça, pas sûr que ces travailleurs seront touchés par la grâce présidentielle car ces « riens » ne seront jamais plus que les faire-valoir d’une politique économique prétendument vertueuse au moyen de statistiques montrant la courbe du chômage baisser mais sans jamais dévoiler l’ampleur de la détresse sociale qui se cache derrière ces emplois misérables.

      C’était donc bien ça « notre projet » tant vanté par l’actuel président d’une caste qui ne connaît même pas l’odeur de la pauvreté, c’est une économie qui brade la force de travail des plus fragiles pour financer l’évasion fiscale des plus aisés. En somme un monde qui marche sur la tête.

    • Annonces d’Emmanuel Macron : comment Pôle emploi va contrôler les chômeurs
      https://www.leparisien.fr/economie/emploi/annonces-demmanuel-macron-comment-pole-emploi-va-controler-les-chomeurs-1

      250000 contrôles vont être réalisés entre décembre et mai prochain, soit 25 % de plus qu’en temps normal. Les agents s’inquiètent déjà « de ce rôle de sanction » qui va s’intensifier. Voici comment Pôle emploi va procéder.

      #paywall #chômeurs #emploi #contrôle #ORE

    • Pour paraphraser son allocution et son projet, il devrait afficher dans toutes les préfectures cette pensée impavide du glacial Richelieu : « La raison ne permet pas d’exempter les peuples de toutes charges, parce qu’en perdant en tel cas la marque de leur sujétion, ils perdraient aussi la mémoire de leur condition ; et que s’ils étaient libres de tributs, ils penseraient l’être de l’obéissance. Il faut les comparer aux mulets qui, étant accoutumés à la charge, se gâtent par un long repos plus que par le travail. »
      citation de « Grève en consigne » dans Un anonyme de la fin du XXᵉ siècle – L’INSOMNIAQUE. Collection à couteaux tirés (épuisé)
      illustration du même éditeur


      http://www.insomniaqueediteur.com/publications-categories/a-couteaux-tires

      Macron sur les pas du cardinal de Richelieu « l’esprit de notre nation ». De nation à nationalisme il n’y a qu’un pas.
      En visite sur le site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France, tout juste restauré, le président a salué un lieu d’histoire contribuant à « l’art d’être Français ».
      https://www.lefigaro.fr/culture/a-la-bnf-emmanuel-macron-met-en-garde-contre-le-retrecissement-de-la-france
      Discours du président frappadingue à la BNF le 28 septembre 2021 :
      https://www.elysee.fr/index.php/emmanuel-macron/2021/09/28/le-president-emmanuel-macron-visite-la-fin-de-chantier-de-la-bibliotheque-nat

  • Ils ne voulaient plus aider les sans papiers : démission collective des bénévoles aux Restos du cœur de Fréjus - Var-Matin
    https://www.varmatin.com/humanitaire/ils-ne-voulaient-plus-aider-les-sans-papiers-demission-collective-des-bene

    Depuis quelques mois, des bénévoles des Restos du cœur ne souhaitaient plus se conformer à la charte qui stipule qu’ils doivent accueillir tous les bénéficiaires « sans discrimination et sans sélection ».

    #je_veux_aller_sur_Uranus

  • Ce « fil » historique est beaucoup trop ironico-comique pour ne pas le partager icite !

    Moi aussi je vais me reconvertir en historien de droite. Apparemment il y a moyen de se faire du blé. Et il n’y a pas besoin de faire des études.
    A la base, on était un peuple, les Gaulois. Oui un seul.Arrêtez vos conneries de diversité, on était tous pareils avant et ça se passait très bien
    Bon, on s’est battu contre les Romains,on a fait match nul et on a intégré la République de Rome, parce que porter des toges et manger du raisin allongé c’était pas si mal.
    Ensuite on est devenus chrétiens. Mais c’est pas comme les musulmans, c’est pas une religion étrangère imposé par une colonisation. Jésus avait de très bons arguments, tout simplement.
    Puis on a choisi de prendre notre indépendance, et preuve qu’on est pas raciste, on a choisi un étranger, Clovis, pour négocier pacifiquement. On a voté pour lui comme roi de France, mais il faut être totalement honnête, il y a eu un fort taux d’abstention.
    Donc ça allait bien, on était tous pareil et après, on a subi une vague d’immigration massive en 732. Grâce à Charles Martel on a évité le premier grand remplacement.
    Certains enculeurs de mouches gauchistes diront que c’étaient pas des Arabes mais des Wisigoths et des Berbères convertis mais en fait c’est pareil, vu qu’ils étaient convertis c’était plus des blancs donc ça reste un grand remplacement.
    Il y a eu par la suite des tentatives de construction d’une Union européenne, comme l’Empire Carolingien par exemple, mais bon, le couple franco-allemand n’a pas tenu, dommage. Mais on a fait des bons trucs ensemble par la suite, comme les croisades.
    Comment ça, islamophobes ? Non mais rien à voir, on a attaqué des chrétiens aussi.Les croisades contres les musulmans, les cathares et les byzantins c’était une opération conjointe de lutte contre des dérives sectaires.
    Bon après on a découvert l’Amérique. On est les premiers à être allés la-bas. Ce n’est pas rien on peut être fiers quand même !! Il y avait des gens qui vivaient là bas mais eux c’est pas pareil, ils y vivaient donc ils n’ont pas découvert, il faut rester neutre et objectif.
    On a décidé de faire 50/50 sur le partage des terres mais pas de bol, le choc sceptique a eu raison d’une bonne partie de la population. C’est ballot quand même. Mais faut pas culpabiliser, eux ils nous ont filé la syphilis. De par mon expertise, je considère qu’on est quitte
    Comme il y a tout un territoire à développer, on décide de faire appel à de la main d’oeuvre africaine en Amérique. Certains accuseront la France de participer à une traite esclavagiste mais il convient de rétablir la vérité factuelle.
    L’esclavage a été aboli dans le Royaume de France au XIème siècle donc à un moment il faut arrêter les mensonges historiques. L’esclavage dans les colonies, ce n’est pas la France parce que les colonies ce ne sont pas la France. Je ne cèderai rien au politiquement correct.
    Et ce n’était pas du racisme, puisque les huguenots aussi étaient condamnés à l’esclavage, mais ça, ça n’intéresse pas les antiracistes BLM et compagnie. Et les huguenots en esclavage, c’était pas de l’intolérance, juste de la lutte contre les dérives sectaires.
    Certains aiment bien mettre en avant la Saint-Barthélémy, mais en bon historien, je me dois de préciser qu’ils s’agissait d’individus isolés, dont l’état psychiatrique est à considérer et voir des motivations politiques dedans relève du raccourci idéologique.
    Bon, il est temps de parler de cette insurrection gauchiste qu’on appelle Révolution Française. J’insiste sur « gauchiste » parce que des famines et des crises économiques, il y en a eu bien avant, c’est pas pour autant qu’on a pris la Bastille.
    Au nom de ces pseudos-Lumières, on a aboli des privilèges pour essayer de créer une société égalitariste. On voit bien comment des bourgeois déconnectés des réalités, surement par marxisme, ont essayé de faire croire que les paysans et les nobles ne s’entendaient pas.
    Le plus aberrant a été de déclarer des droits de l’Homme. Comme s’il existait un homme universel, qu’il n’y avait ni nation ni ethnie ni race. On ne parle pas encore d’égalité hommes-femmes mais quand même, Heureusement les déclarations n’engagent que ceux qui y croient.
    Et on a arrêté ce cirque grâce à un homme qui, permettez-moi l’expression, a eu les plus grosses couilles de l’Histoire de France. Je parle bien entendu de Napoléon. Je suis sorti de ma neutralité habituelle, excusez-moi.
    Napoléon a renoncé à ce marxisme et cet antiracisme pour se concentrer sur des projets plus ambitieux, comme la constitution d’une nouvelle Union européenne. Malheureusement, l’Angleterre s’en est mêlé. Comme quoi, leur euroscepticisme ne date pas d’hier.
    Mais les idées marxistes-léninistes ont progressé dans la population et tout les 20 ans, on fait des révolutions en France. On pensait avec Louis-Napoléon Bonaparte que la France retrouverait une certaine stabilité.
    Mais après l’échec des négociations de Sedan avec l’Allemagne sur l’Autre Europe, vous savez ce qu’on fait les gauchistes ? Ils ont transformé Paris en ZAD géante. Heureusement la collaboration franco-allemande a permis d’empêcher que la situation devienne dramatique.
    On a eu par la suite des vagues d’immigration européenne, qui ont été très largement acceptés et qui se sont très bien intégrés. Quand les immigrés sont blancs, il n’y a aucun problème, ce n’est pas un jugement que je fais mais un constat neutre et objectif d’historien
    Même avec les minorités religieuses, ça allait. On nous ressort sans cesse l’affaire Dreyfus mais cette affaire est une manipulation ou on a inventé de toute pièce un antisémitisme qui n’a jamais existé dans la population française, comme l’islamophobie aujourd’hui
    Voyant l’engouement qu’il y avait à devenir français, on s’est dit que ce serait bien de directement donner la nationalité française au monde entier, et ça a donné la période coloniale, ou la France a décidé de tout donner aux autres peuples.
    On leur a donné une belle langue, une vraie religion, des routes et les mathématiques. Quand certains parlent de « crime contre l’humanité », je conçois que Pythagore ne soit pas un sujet très passionnant mais je trouve les termes très excessifs.
    Quand aux soi-disantes exactions, il s’agissait avant tout d’opérations de police pour faire face à l’insécurité. Ce n’est pas la faute de la France si ces populations sont plus criminogènes que d’autres. Encore une fois il s’agit ici d’un constat scientifique et apolitique.
    Ensuite les guerres mondiales. Il n’y pas grand-chose à dire dessus. Vous savez les guerres, ça fait des morts des deux côtés, c’est triste ..... Ces conflits n’ont rien de spécifiques, ils ne méritent pas spécialement qu’on s’y attarde, ce sont des points de détails.
    Cependant, je voudrais corriger un mensonge historique colporté par la gauche. Tout la France a été résistante, même Pétain et Vichy qui ont constitué un formidable bouclier qui a protégé les Français contre la barbarie nazie.
    Et je me permettrais d’être un poil provocateur en disant que même l’extrême-droite à résisté. Quand on lit des gens comme Maurras, viscéralement anti-allemands, on peut pas considérer une seconde que ces gens aient pu collaborer...
    Pour lire la suite, je vous invite à commander mon ouvrage « Comprendre la Douille, comment les bobos-gauchos marxistes ont ruiné notre belle nation » aux Editions Patrie Famille Travail.

    source : https://twitter.com/SimonTo79502447/status/1445378359291166721
    archive : https://web.archive.org/web/20211008170200/https://twitter.com/SimonTo79502447/status/1445378359291166721

    • Stimulé par les réactions de ses cibles, il a fait un second fil ... attention, ça pique encore plus !

      Je ne savais si je ferais une suite, je pensais attendre un peu avant de me décider

      Puis j’ai vu ce tweet...
      https://twitter.com/Produkteef/status/1446433624505700380

      Donc encore une fois, je vais tenter de rétablir des vérités historiques sur notre grande nation suite à sa diabolisation par la gauche woke et sa cancel culture.
      Donc la dernière fois, j’étais passé assez rapidement sur la colonisation, et bien évidemment, les bobos droit-de-l’hommistes ont aussi un autre argument pour tenter de gâcher cette magnifique épopée
      Une politique soi-disant raciste a été engagée par la France à cette époque là. C’est abject. Je vais vous citer l’historien Jacques Bainville :"Le peuple français est un composé. C’est mieux qu’une race. C’est une nation". Vous voyez ? En France on ne voit pas les couleurs !!
      La Première guerre Mondiale serait une conséquence du fait colonial... C’est ridicule ! Il y a eu des guerres sur tous les continents tout le temps. On allait forcément finir par se battre tous en même temps. J’y vois une convergence des peuples à titre personnel.
      D’ailleurs pour revenir sur le racisme. On aimait tellement les autres peuples qu’on les a exposés en plein milieu de Vincennes, au milieu de macaques et d’animaux tropicaux pour montrer à quel point on était fiers qu’ils soient français. Et après ça on est toujours racistes ?
      Je rappelle que dans ces années, les Allemand devenaient de moins en moins corrects avec les Juifs, je trouve cela beaucoup plus grave et condamnable. J’en parlais avec mon ami Finkielkraut la semaine dernière d’ailleurs.
      La Shoah, je n’ai pas voulu en parler la dernière fois. Après tout, on est pas sur Arte, et on en parle trop. Vous savez qu’il y a plus d’Allemands qui sont morts durant cette guerre. Ils sont les premières victimes de cette guerre, mais bon, on sait QUI décide des sujets.
      20 millions de soviétiques morts ? Bah voyons ! Pourquoi pas 40 ? Ce sont des statistiques truquées de Staline, j’attends de vraies sources pour corroborer ces affirmations. Comme pour tout ce qui vient de gauche.
      Autre chose : en 1946, on a aboli le travail forcé dans l’Afrique coloniale. Encore une chose positive, non ? C’est le genre d’anecdote qu’on ne relève jamais et qui pourtant est tout à notre gloire. A croire qu’il existe un complot antifrançais chez les universitaires.
      Comment ça de l’esclavage ? C’est ridicule. Les esclaves étaient la propriété du maitre, alors que les travailleurs forcés étaient libre de droit. Ok, ils ne pouvaient pas dire non mais ils avaient des compensations, par exemple en sel ou en tissu. Pourquoi on ne le dit pas ?
      Les colonies étaient un petit peu les enfants de la France. Et ses enfants, on les éduque, on investit en eux, puis ils grandissent, on se dispute et à la fin ils demandent leur indépendance. C’est normal, ces relations ont toujours été saines.
      D’ailleurs, nous ne sommes jamais vraiment partis. Vous savez, quand la France a porté des enfants aussi longtemps, elle ne peut pas les abandonner. Enfin, ça c’était avant la loi Veil mais je m’égare.
      Pour le cas de l’Indochine, ça s’est mal fini. Mais ce n’est pas la France qui est responsable mais cette infâme engeance communiste qu’était Ho-Chi-Minh. Pardonnez mon langage mais vous allez comprendre pourquoi. Et vous savez c’est quoi le pire dans cette histoire ?
      Dans la déclaration d’indépendance de l’Indochine, cet enfoiré de trotkiste cite un passage de la Déclaration des Droits de l’Homme !!! Non mais jusqu’au bout, jusqu’au bout on va nous faire chier avec ces conneries de Droits de l’Homme !!
      Dans le cas de l’Algérie, je suis beaucoup plus perplexe à titre de chercheur. Pour une fois qu’il y avait une colonie ou l’on partait réellement vivre et pas juste faire de l’exploitation économique et du tourisme sexuel, vraiment ça me dépasse. Surement l’islamisme.
      D’ailleurs le Parti Communiste a largement collaboré avec les terroristes du FLN en Algérie. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est l’acte de naissance de l’islamo-gauchisme mais vous admettrez que c’est troublant n’est-ce pas ?
      Bien vous retrouverez plus de détails dans mon livre « Le temps béni des colonies », préfacé par Michel Sardou et dans mon prochain ouvrage, j’aborderais notre Prophète Charles de Gaulle et la guerre civile de 1968.

      source : https://twitter.com/SimonTo79502447/status/1446536936240422915
      archive : https://web.archive.org/web/20211008210843/https://twitter.com/SimonTo79502447/status/1446537065278197763

    • Pas mal ce texte mais ca manque de chattes toutes ces gaules. Il faut complété le travail de cet historien avec un travail d’herstorienne.

      La gaule avec ces gaulois gaulerent les droits de l’homme puis ils eurent De Gaulles et ils firent tous comme si le programme de Zob n’était pas aussi misogyne qu’il est raciste.

      Pour les historiens de gauche on ne perd pas son temps avec cette moitié de l’humanité qui ne compte pas. A peine une mention vite fait du tourisme sexuel (mais peut etre déplore t’il seulement les viols des garçons colonisés puisque seul les hommes comptent en histoire) et de l’égalité femmes-hommes au détour d’une phrase dans ces deux textes, comme si la remise en servitude gestatoire des femmes n’était pas un des deux pilier fondamentaux des discours de droite à la Zob -

      Grand remplacement = SEXISME + RACISME

      Les deux doivent être dénoncé. Or, ici encore une fois le sexisme est dénoncé à la marge, en filigrane comme un sujet mineur. Sortons de l’invisibilité la moitié de l’humanité.

      Le premier livre de Zob De Gaule, c’est « le premier sexe », c’est par là que ca commence le Zobisme, exactement comme le Jupiterisme, le Saucissalisme et le Communisme (qui est en fait la mise en commun les femmes, les chèvres et les chèvreries pour les hommes de gauche) et sur ce bouquin là, il y a consensus entre historiens de droit comme historiens de gauche. Sinon il y aurais autant de dénonciation du sexisme que du racisme. Et même il devrait y avoir plus de dénonciation de la part des hommes qui ont personnellement beaucoup à gagné de l’exploitation des femmes prôné par Zob.

      Dénoncer seulement le racisme de Zob, c’est dire aux femmes que votre problème c’est seulement le mode de partage de nos corps. Les hommes de droite voulant un partage raciste des corps des femmes, et les hommes de gauche voulant un partage fraternel entre hommes, des corps des femmes indifféremment de leurs racialisation.

      Mais à part ca le texte est bien, faut juste le châtrer de la zoberie ordinaire typique d’un membre du premier sexe au clavier qui protège ses privilège de dominant sans en avoir l’air. Voila qui est fait, je me remercie moi même de l’avoir fait car on est jamais mieu servie que par soi même.

  • La fabrication de Z par les médias de milliardaires. Une histoire de la fabrique du consentement.
    Zemmour : un artéfact médiatique à la Une
    https://www.acrimed.org/Zemmour-un-artefact-mediatique-a-la-Une

    Campagne présidentielle naissante, les grands médias propulsent Éric Zemmour – candidat non déclaré – sur le devant de la scène. Et avec lui, un cortège d’idées fascisantes. Retour sur le rouleau compresseur de septembre 2021, à travers un balayage partiel de son défilé, visible et invisible, dans les grands médias.

    Aux trousses d’Éric Zemmour depuis deux décennies, les grands médias n’avaient encore jamais égalé la performance qu’ils ont livrée en septembre 2021. Sans doute l’idée selon laquelle Éric Zemmour est fait par et pour les médias n’a-t-elle jamais été plus vraie qu’aujourd’hui. Il faut dire que la surexposition dont il a bénéficié à intervalles réguliers n’a jamais été sérieusement remise en question par les rédactions – ou alors à la marge, entre parties prenantes acritiques, et en tout cas, sans aucune espèce de conséquence si l’on considère l’ensemble des « Zemmour tour », réglés comme du papier à musique, que nous critiquons depuis 2010.

    Remorques promotionnelles automatiques à chaque nouvel ouvrage, vacarme garanti autour de ce que les médias appellent encore aujourd’hui des « polémiques », le terrain était déjà parfaitement labouré. De telle sorte qu’en cette rentrée, Éric Zemmour a exploité son capital médiatique à plein : à travers la publication d’un livre et l’entretien d’une rumeur sur une possible candidature à l’élection présidentielle de 2022. Deux cartes maîtresses, qui allaient immanquablement lui assurer une campagne d’ampleur dans les médias dominants.

    Point de complot là-dedans ! Suffisent (entre autres) : des pratiques journalistiques moutonnières ; un traitement de l’actualité politique et des élections présidentielles uniformisé dans l’ensemble des médias (sous la forme de match de catch et d’une course de petits chevaux) ; une dépendance accrue et délétère aux sondages et au commentaire artificiel, tous deux prompts à faire exister le rien (rappelons que Zemmour n’a pas déclaré de candidature) ; et last but not least, une normalisation générale de l’extrême droite, processus désormais largement abouti dans les médias dominants.

    Tant et si bien qu’au cours de cette séquence, les médias ont fait de Zemmour un « candidat » en soi, tout à la fois « comme les autres » (ses idées fascisantes étant totalement banalisées) et « hors norme » (compte tenu de l’ampleur de la couverture dont il a bénéficié). Nous reviendrons dans un prochain article sur le premier versant de ce diptyque. En attendant, essayons de parcourir le second…

  • Voilà, c’est aujourd’hui jeudi 7 octobre la sortie du livre

    « Cartographie radicale : explorations »
    par Nepthys Zwer @nepthys et @reka de chez
    @visionscarto
    disponible dans toutes les librairies avec une semaine d’avance sur le planning (on a de la chance).

    https://www.editionsladecouverte.fr/cartographie_radicale-9782373680539

    C’est un ouvrage à quatre mains, un dialogue entre l’historienne (Nepthys) et le géographe (Reka) qui abordent les mille et une façons cartographiques de parler, dessiner, représenter le monde, nos espaces de vie. Nous y présentons une multiplicité d’approches théoriques et conceptuelles, et nous exposons le résultat de trois décennies de pratiques et "d’expérimentations" cartographiques.

    Dans l’intro nous écrivons :

    « C’est en imaginant ces nouvelles approches, en se hasardant à inventer de nouvelles formes, en bravant les contraintes techniques et surtout en osant défier, voire pervertir les conventions que la cartographie fait émerger une réflexion alternative riche. Non seulement elle produit un savoir nouveau sur le monde, mais elle instaure aussi un autre rapport à la connaissance. Car le savoir « -politique- » des simples citoyennes et citoyens subissant diverses formes d’aliénation sociale, économique et politique devient un outil d’émancipation quand il prend la forme d’une carte. Même si elle semble, de prime abord, moins engagée, la carte sensible qu’une personne produit sur sa propre vie ou ses propres émotions actionne les mêmes ressorts de la prise de conscience et d’une nouvelle confiance en soi »

    « Cette autre façon de concevoir les cartes constitue, même si elle la bouscule un peu, un prolongement de la cartographie conventionnelle. Cette dernière revendique un statut de science exacte, s’appuyant sur des données réputées fiables, et croit produire des images neutres et fidèles de la réalité. Au mieux, ces cartes s’approchent au plus près de la réalité du terrain, en le représentant le plus fidèlement possible, ce qui les rendabsolument nécessaires : il faut pouvoir se repérer, se déplacer d’un point à un autre, il faut que les avions puissent voler, que les bateaux puissent naviguer. La cartographie alternative se veut plus modeste, car elle questionne en permanence les données et les informations dont elle se nourrit et, surtout, assume – et revendique même – sa nature subjective : les images cartographiques ne sont que des visions, des interprétations du réel. »

    #cartographie #cartoexperiment #truc_super_chouette

    • Explosions nucléaires pour l’économie nationale — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Explosions_nucl%C3%A9aires_pour_l%27%C3%A9conomie_nationale

      En novembre 1949, peu après l’essai de la première bombe nucléaire soviétique le 23 septembre 1949, Andreï Vychinski, le représentant soviétique aux Nations Unies, publia une déclaration les efforts de l’URSS de développer sa propre capacité nucléaire. Il dit : « Bien que l’Union Soviétique ait autant de bombes que nécessaire dans les circonstances malheureuses de la guerre, elle utilise l’énergie atomique pour servir son économie intérieure, faisant exploser des montagnes, changeant le cours des rivières, irriguant des déserts... ».

      Cependant, l’URSS ne suivit pas immédiatement l’exemple des États-Unis en 1958 en établissant un programme. Sa position en faveur d’une interdiction complète des essais nucléaires a contenu tout effort d’établir un tel programme jusqu’au milieu des années 1960.

      Quand le programme d’Explosions Nucléaires pour l’Économie Nationale a été finalement officiellement établi, Alexander D. Zakharenkov, concepteur d’armes chevronné, a été nommé à la tête du programme. Initialement, le programme soviétique se concentrait sur deux applications pratiques, les travaux de terrassement et la stimulation de puits pétroliers, comme le programme des États-Unis. Cependant, d’autres applications éveillèrent rapidement l’intérêt des Soviétiques, et au bout de cinq ans, le programme explorait activement six ou sept applications, impliquant la participation de près de dix organes gouvernementaux.

      Les Soviétiques menèrent un programme bien plus vigoureux que l’opération Plowshare américaine, réalisant environ 156 essais nucléaires entre 1965 et 1989. Une controverse existe sur le nombre exact d’essais : d’après les communications officielles, le Programme 7 aurait réalisé 124 explosions nucléaires, dont 117 en dehors de sites nucléaires, et dont trois (Globus-1, Kraton-3 et Cristal) auraient eu des fuites radioactives ; selon Alexeï Valdimirovitch Yablakov, biologiste russe, le Programme 7 aurait plutôt mené 169 essais impliquant 186 engins nucléaires. Minatom a officiellement estimé que quatre opérations s’étaient accompagnées de fuites radioactives (Globus-1, Kraton-3, Cristal et Taïga). D’après les données de 1994 d’un organe de Minatom, 24 essais sur 115 auraient donné lieu à « une pollution locale autour des forages ».

      Ces essais avaient des objectifs similaires à ceux menés par le programme américain, à l’exception de six d’entre eux, qui n’étaient pas des essais en soi, mais visaient à éteindre des incendies de puits de gaz et des blowouts de méthane.

      suit la liste des 115 explosions nucléaires «  utiles »

      dans la version russe, 124 explosions
      Список мирных ядерных взрывов в СССР — Википедия
      https://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%A1%D0%BF%D0%B8%D1%81%D0%BE%D0%BA_%D0%BC%D0%B8%D1%80%D0%BD%D1%8B%D1

    • Deux explosions étaient particulièrement grosses (140 et 105 kilotonnes) ; toutes les autres étaient relativement petites, avec une moyenne de 12,5 kilotonnes. Par exemple, une explosion de 30 kilotonnes a été utilisée pour fermer le puits de gaz Urtabulak en Ouzbékistan, qui fuyait depuis 1963 ; et quelques mois plus tard, une explosion de 47 kilotonnes a été utilisée pour sceller un blowout à haute pression dans le champ de gaz de Pamuk à proximité. Ces expériences fructueuses ont été par la suite citées comme précédents pour sceller les fuites de Deepwater Horizon.

  • Mort de Clive Sinclair, inventeur de la première calculatrice électronique portable
    https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2021/09/17/mort-de-clive-sinclair-inventeur-de-la-premiere-calculatrice-electronique_60


    Clive Sinclair pose, le 12 juillet 2006 à Londres, à côté de l’une de ses inventions, le A-bike.
    ADRIAN DENNIS / AFP

    Clive Sinclair, l’inventeur britannique à l’origine de la calculatrice de poche et des ordinateurs domestiques abordables, est mort, jeudi 16 septembre, à 81 ans, a annoncé sa famille.
    Il s’est éteint à son domicile de Londres après avoir lutté contre un cancer pendant plus de dix ans, ont précisé les médias britannique.

  • Tirs policiers à Stains : « je me suis vu mourir »
    Par Céline Beaury - Le 16/09/2021 - Bondy Blog
    https://www.bondyblog.fr/societe/police-justice/tirs-policiers-a-stains-je-me-suis-vu-mourir

    Dans la nuit du 15 au 16 aout dernier, Nordine et sa compagne reçoivent près d’une dizaine de coups de feu à Stains, tirés par des policiers sans brassards non identifiables. Près d’un mois après les faits, l’homme toujours choqué, se confie pour la première fois aux médias, pour le BB. Témoignage.

    « Nous aurions pu mourir, je ne comprends pas pourquoi ils ont tiré autant de fois, ils auraient pu viser les roues. » Le récit de Nordine est aussi glaçant que les images publiées en août dernier, qui ont fait le tour des réseaux sociaux. Dans la vidéo, des hommes tirent à plusieurs reprises sur une voiture. Les images enflamment la toile, et suscite l’émotion et l’effroi. Au lendemain des faits, même les Grandes Gueules sur RMC y consacre une émission intitulée « Stains : BAC les nouveaux Cow-boys ?

    Il s’agit de policiers de la BAC de Stains (Seine-Saint-Denis), en civil, sans brassards et dont le véhicule n’est pas équipé de gyrophare. La scène d’une rare violence s’est déroulée dans la nuit du 15 au 16 août dernier, à l’angle du boulevard Maxime-Gorki et la rue Salvador-Allende. (...)

    #violences_policières

  • Octogénaire morte à Mérignac (33) : dans le bus, certains hurlaient “qu’ils s’en foutaient de cet accident”
    https://www.sudouest.fr/gironde/octogenaire-morte-a-merignac-33-dans-le-bus-certains-hurlaient-qu-ils-s-en-

    « Mais dans le bus, c’est comme s’il y avait eu deux mondes qui s’affrontaient, l’ancien et le nouveau, deux clans », n’en revient toujours pas Geoffrey. « Certains se sont mis à insulter le chauffeur pour qu’il passe quand même sur la gauche, d’autres ont râlé qu’ils allaient être en retard au boulot, alors que leur employeur aurait compris, hurlé qu’ils s’en foutaient de cet accident. C’est monté en pression, certains ont failli en venir aux mains. »

  • Echange tendu sur Europe 1 : Sandrine Rousseau fière de « bousculer l’ordre » – Libération
    https://www.liberation.fr/politique/echange-tendu-sur-europe-1-sandrine-rousseau-fiere-de-bousculer-lordre-20

    De quoi éclipser Piolle, présent à ses côtés à l’université d’été. Très proche sur le plan des idées, son rival – qui se définit comme « radical et pragmatique » – a longtemps été considéré comme favori. Mais l’omniprésence médiatique de Rousseau pourrait rebattre les cartes. L’intéressée dément : « Je ne fais pas de stratégie politique là-dessus. Je porte une incarnation et j’entends la mener jusqu’au second tour de l’élection présidentielle. »

    A l’autre bout de la palette verte, Yannick Jadot. Plus centriste sur les questions sécuritaires et identitaires, il apparaît comme l’opposé de la candidate radicale et est souvent jugé plus à même de rassembler un public plus large en vue de la présidentielle. Mais le pari de Rousseau pourrait s’avérer gagnant dans une primaire resserrée où les militants les plus engagés votent. Environ 30 000 personnes pourraient participer au scrutin selon les estimations. Du côté de Jadot, on espère « entre 70 000 et 100 000 votants ».

    • En pleine promotion pour la sortie de son nouveau film France, le metteur en scène plusieurs fois récompensé à Cannes a exprimé son profond mépris pour le groupe télévisuel public au micro d’Europe 1.

      « Ils sont aseptisés, bien-pensants, bienséants. Je ne supporte pas cette espèce de ton, cette espèce de représentation des choses très puritaine, très morale. » Bruno Dumont n’a pas mâché ces mots au sujet de #France_Télévisions dans l’émission de radio, « Culture médias ».

    • Bruno Dumont, réalisateur de « France » : « J’ai appuyé fort pour y voir plus clair »

      Le cinéaste, dont le film cruel contre l’information-spectacle et le journalisme était en compétition au Festival de Cannes, réagit aux critiques parfois sévères qu’il a suscitées.

      France est le onzième long-métrage de Bruno Dumont. Présentée en compétition en juillet au Festival de Cannes, cette charge cruelle, contre l’information-spectacle et le journalisme, a divisé la critique. Le cinéaste dit qu’il comprend que son film, qui mélange mélo et tragique, romanesque et comédie, l’amour et la mort, ait pu désarçonner.

      Vous clouez au pilori dans ce film l’obscénité d’une époque dominée et abêtie par le système de l’information-spectacle et la culture du clash. Concevez-vous votre film comme une satire ?

      France est une franche satire de l’information-spectacle où, sous ce ridicule, bien appuyé en surface, perce une quête tragique et romantique de nous-mêmes dans ce monde numérique hypertrophié dans lequel beaucoup perdent naturellement les pédales. Le film y mélange tout à tour de bras le mélo, le tragique, le romanesque, la comédie, le sentimentalisme outré, le film français, le grotesque, la mort, l’amour, pour représenter ce que nous sommes devenus : des déséquilibrés ! J’ai appuyé fort, pour y voir plus clair !

      C’est donc un film enlevé qui – à ce régime artistique forcené – fait autant froid dans le dos que rire à s’en tenir les côtes et pleurer. Notre époque est abêtie par le filtre d’écrans où sévit une nouvelle pensée quasi démente, par sa simplification, sa disproportion et sa moralisation de tout. Les héros de France sont comme ça, aplatis !

      Le genre du film n’est pourtant pas si facile à définir…

      Il relève à la fois du mélodrame, genre « roman-photo » à l’eau de rose, et de la tragédie grecque. France se débat dans un monde aliéné dont elle est la vedette et, pourtant, regimbe comme une vraie héroïne de cinéma, mais cette fois-ci très humaine, petite, pleine de ses vicissitudes, de sa grâce et de ses turpitudes.

      Et comme c’est bête, France, ça tourne en rond et c’est pareil à une danse, un boléro : ça tourne, ça se développe, mais ça se répète, ça ressasse, ça énerve ! Ravel disait lui-même du thème de son Boléro : « Je sais bien que c’est nul, mais il fallait le trouver quand même ! » Ici, c’est à peu près pareil. C’est nul, mais à répéter avec insistance, ça commence à prendre tournure, non ?

      Les premières réactions de la presse au festival de Cannes ont témoigné d’un rejet du film. Un de vos précédents films, « Ma Loute », qui fut plus apprécié, ne parlait pourtant pas d’autre chose : l’aveuglement des élites devant l’injustice et la souffrance dont elles sont la cause. Comment expliquez-vous cette différence d’accueil ?

      Ma Loute se passait loin, au début du XXe siècle, dans la villégiature bourgeoise de l’élite industrielle provinciale. C’était poétique. C’était tranquille. On allait facilement dans le métaphorique. C’était bête aussi, mais on était tenu à distance. Avec France, on est tout près, on a le nez dans le contemporain.

      Dans du stuc pourtant, mais dans du naturel aussi, alors on ne sait plus très bien où on est, on s’y croirait même parfois, alors difficile de faire le malin. Parce que la presse, cette fois-ci, c’est elle qui a les honneurs de la satire ! Alors, oui, le film aurait été hué à la projection de presse. Il faut dire que beaucoup de journalistes en prennent pour leur grade. C’est parfois à la louche ! Mais la satire réclame son dû.

      Le film montre d’entrée la manière dont la presse peut arranger le réel comme bon lui semble. La fiction rôde dans l’information-spectacle, parce que les images et les sons font naturellement d’abord ce qu’ils savent faire : du cinéma – de la fiction – et c’est déjà le monde à l’envers. D’où la haine résiduelle des gens, leur haine du journaliste pour la fiction qu’il renvoie du réel ! Une journaliste d’une TV allemande, lors des inondations de juillet, ne s’est-elle pas mis de la boue sur elle pour faire genre, comme si elle avait aidé les sinistrés, et nous raconter des salades et tout bidonner ? Du France toute crue, non ?

      Le journalisme ne se résume pourtant pas à ces travers…

      C’est pourquoi il ne se borne pas à la seule satire d’une profession de spectacle en perdition, et creuse dans l’âme humaine. Ces héros de l’information sont, au fond, tragiques. Nombre d’entre eux lâchent prise et s’anéantissent. D’autres pas.

      A bien y regarder, le film ne désespère pas d’une profession décriée, fort diverse au demeurant, bien capable de se relever de ses travers et dont France va être paradoxalement l’héroïne. Alors, dans son bouillon, la satire se poétise, elle s’évapore, elle se romance ! J’ai toujours cherché à glorifier humainement mes héros. Si petits soient-ils, je filme leurs sursauts, toujours !

      Pourquoi ce nom, « France » ? N’avez-vous pas eu peur de charger un peu la barque ?

      La Vie de Jésus, déjà, ne fut-elle pas, à cette bascule, la vie d’un homme bien ordinaire ? France, c’est aussi la France, mais dans le rayonnement ! Quand on entend dire à la journaliste en visite « Madame France, on est tellement content de vous voir, chez nous » : ça fait quelque chose, non ? Au fond, selon moi, ce n’est même plus une femme, France. Ni même une journaliste. C’est un ectoplasme cinématographique qui sonde le temps présent où nous sommes.

      Léa Seydoux n’a jamais été aussi magnifiquement filmée. Vous la transformez, entre le kitsch et la rédemption, en une icône de notre temps. Quels ont été vos partis pris formels pour y parvenir ?

      C’est le tour de force que le film devait réussir à représenter sous un régime si théâtral : la transformation continuelle d’une anti-héroïne en héroïne. Si Léa Seydoux est pitoyable et bouleversante, c’est réussi ! Tout l’enjeu du film était là. Cette ligature si humaine et dont Hugo avait fait de Jean Valjean Monsieur Madeleine.

      France, c’est un boléro, et c’est Madeleine. Il fallait que Léa Seydoux soit éblouissante pour sortir France de là où elle était et, surtout, pour en être, de ce barnum de l’information-fiction. Et c’est toute notre vie qui est dans ce dilemme : d’être ou pas, et toujours de tout ! Le cinéma, à transfigurer, nous aide tant à voir clair dans ce magma.

      Comment avez-vous obtenu, sur la foi d’un tel scénario, l’ouverture des portes de l’Elysée et de CNews ?

      On a demandé. Ils ont accepté. Plus facile de tourner à l’Elysée que près de chez moi dans les dunes de la Slack. J’imagine qu’ils doivent avoir le sens de l’humour, à l’Elysée. C’est tellement un signe d’intelligence l’humour, l’ironie surtout. A l’Elysée je me suis senti direct chez moi. On a fait nos plans prévus sans encombre. CNews pareil. On fait du cinéma, vous savez, que du faux, on est des rigolos.

      Ne craignez-vous pas que la violence de votre peinture des élites corrobore un populisme d’autant plus simplificateur et irrationnel qu’il est instrumentalisé par des mouvements totalitaires ?

      Ces mouvements totalitaires n’attendent pas après moi pour avoir de l’eau à leur moulin ; ils viennent mécaniquement des peintures insipides et autres croûtes qu’on a faites des gens eux-mêmes, au cinéma et à la télévision, avec la presse qui va avec, depuis des décennies, et qui, à force, en aura bien décérébré des millions. Les « gilets jaunes » étaient rendus à moitié déments à force de visionner des images dégénérées.

      C’est l’asepsie générale de cette pensée numérique que diffuse l’information-spectacle des élites qui engendre et pond la pensée rance des vindicatifs. C’était au cinéma digne de ce nom d’instrumentaliser la pensée totalitaire pour la garder dans son théâtre et l’y transfigurer à l’éther de sa fiction. Sinon, tout file dans la rue. A tout divertir, tout le temps, on aura rendu les gens moins humains. Voilà tout.

      https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/08/25/bruno-dumont-j-ai-appuye-fort-pour-y-voir-plus-clair_6092272_3246.html

      #blabla

  • At Least 7 Colombians in Haiti Assassination Trained by U.S.
    https://theintercept.com/2021/07/16/haiti-assassination-colombia-us-military

    The Pentagon and the State Department are currently reviewing internal records to determine precisely how many of the alleged assassins were trained by the U.S. “To date, State and DoD have identified seven individuals among a possible 25 alleged to have been involved by Haitian authorities, that previously participated in past U.S. military training and education programs, while previously serving in the Colombian military,” a U.S. government official confirmed in an email to The Intercept. “Individuals had been approved for a variety of training activities held both in Colombia and the United States between 2001-2015.”

  • I’Islande pourrait reposer sur un continent englouti | Journal du Geek
    https://www.journaldugeek.com/2021/07/07/iislande-pourrait-reposer-sur-un-continent-englouti

    Il s’agit d’une information importante, qui dépasse de loin le cadre de la géologie fondamentale. Car la présence d’une croûte non pas océanique, mais continentale a des conséquences très concrètes. C’est elle qui recèle certains des matériaux les plus recherchés par l’espèce humaine. On y trouve notamment des hydrocarbures et des minéraux, dont certains rares. Si l’information est confirmée, Icelandia pourrait donc instantanément devenir un vrai coffre-fort sous-marin ; tout le monde s’empressera de réclamer sa part du gateau.

    En effet, d’après Futura Sciences, les états ont le droit de revendiquer les surfaces immergées et les ressources qu’elles contiennent… à condition qu’il s’agisse de surface continentale !

  • « Considérer que ceux qui ne se font pas vacciner sont forcément anti-vaccins est une grosse erreur » - Basta !
    https://www.bastamag.net/pass-sanitaire-obligation-vaccinale-tests-PCR-payants-annonces-Macron-aucu

    Obligation vaccinale, pass sanitaire... Les nouvelles mesures de Macron pour contrer l’épidémie misent sur la contrainte. « Il n’y a aucune pédagogie », déplore Jérôme Martin, de l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament.

    Basta ! : Obligation vaccinale pour les soignants, pass sanitaire pour entrer dans certains lieux, tests PCR rendus payant... Pourquoi jugez-vous inadéquates ces mesures annoncées par le président de la République le 12 juillet ?

    Jérôme Martin [1] : Il y a l’obligation vaccinale pour les soignants, et aussi une obligation vaccinale indirecte. Quand on conditionne la liberté de circulation à la vaccination, on rend le vaccin obligatoire de fait, mais indirectement, par la contrainte, ce qui pose déjà un problème de clarté. Sur la remise en cause de la gratuité des tests PCR, en matière de santé publique, c’est totalement aberrant. Puisqu’avec cette mesure, on va limiter l’accès au dépistage pour la population non vaccinée, c’est-à-dire la population pour laquelle c’est le plus important d’avoir un dépistage précoce. Ce choix part peut-être d’un jugement moral des autorités selon lequel les personnes non vaccinées devraient être punies, mais du point de vue de la santé publique, les personnes qui sont le plus exposées au virus seront finalement celles qui auront le moins facilement accès à un test PCR.

    Cela risque-t-il d’accentuer les inégalités d’accès au dépistage, alors qu’il existe déjà de fortes inégalités dans l’accès au vaccin ?

    Dans le discours de Macron, on a l’impression que les non-vaccinés le seraient tous volontairement. Or, on sait qu’il existe des facteurs sociaux qui sont des freins à la vaccination, y compris dans la volonté ou pas de se faire vacciner ; car l’accès à l’information est aussi inégalement réparti. La Seine-Saint-Denis est un des départements les moins vaccinés, alors qu’il a été pourtant parmi les plus touchés par la première vague de l’épidémie en 2020. Ce n’est pas parce qu’il y aurait plus d’anti-vaccins en Seine-Saint-Denis, c’est parce que c’est une population qui, du fait notamment des revenus, aussi parfois à cause de la barrière de la langue, de l’exclusion de certains étrangers de la couverture maladie, est confrontée à des inégalités dans l’accès au vaccin. On connaît ces inégalités, elles sont parfaitement documentées. Les collectivités territoriales ont tenté de compenser cela, mais les moyens donnés par l’État ont été totalement insuffisants pour y faire face. Il n’y a pas de traducteurs pour appeler les gens, aucun relais directement sur le terrain.

    Nous sommes dans un pays où les autorités ne veulent pas faire de santé communautaire (voir à ce sujet notre entretien avec le sociologue Gabriel Girard) [2]. Donc, en dehors d’initiatives locales, on s’est très peu appuyé sur des relais communautaires directement auprès des populations. C’est une vision assumée des autorités de nier les inégalités, avec le discours que « quand on veut on peut », et que ceux qui ne se font pas vacciner sont forcément des anti-vaccins. C’est une grosse erreur. Ce sont les mêmes personnes à qui on va maintenant demander de payer les tests PCR, ou de passer par un médecin pour pouvoir se le faire rembourser, ou encore de limiter leur circulation.

    Il n’y a aucune pédagogie. Les spots publicitaires du gouvernement pour inciter à se vacciner sont des spots d’injonction. Si on aime jouer au rugby en écoutant Johnny Hallyday, c’est très bien (voir le spot), mais ces spots n’expliquent pas du tout pourquoi il faut vacciner, comment ça fonctionne, ils ne rassurent pas sur ce qu’est l’ARN messager, ils ne répondent pas aux préoccupations des personnes. Or, il faut y répondre, même si ces préoccupations peuvent paraître parfois idiotes aux spécialistes. C’est légitime que des personnes puissent se poser des questions sur des produits qui ont été développés en si peu de temps. La pédagogie prend certes du temps, mais c’est bien plus efficace.

    Vous n’êtes pas pour une obligation vaccinale généralisée ?

    Pour nous, l’obligation vaccinale n’est pas la solution. La question peut se poser de façon résiduelle sur les soignants, mais de façon générale, c’est la pédagogie qu’il faut nourrir. Et qu’on ne vienne pas nous dire que cela n’a pas marché en France, puisque cela n’a pas été fait. Le travail sur les inégalités non plus n’a pas été fait. Les dernières annonces de Macron sont d’une très grande violence, avec encore un ton autoritariste. Elles viennent de la personne, le président, qui n’a pas suivi les recommandations médicales en janvier, et qui est en cela responsable de nombreuses contaminations et morts, et qui nous fait aujourd’hui la leçon. Elles viennent d’un chef de l’État qui était incapable de fournir masques et dépistage en mars dernier, incapable de prendre les mesures indispensables pour contrôler l’épidémie avant la deuxième vague.

    Même en imaginant que le problème ne soit que la défiance vaccinale, cette façon de considérer le courant anti-vaccin comme une réalité contre laquelle on ne peut rien faire sinon donner des coups de marteau, c’est une erreur. La confiance vaccinale se construit par la transparence, sur les essais des laboratoires, sur le suivi des remontées des effets indésirables. Il faut aussi une transparence pour comprendre sur quelle base sont prises les décisions. Sans cette transparence, cela ne peut pas marcher. Aujourd’hui, il y a une très grande opacité d’un bout à l’autre, depuis la recherche la plus fondamentale jusqu’à la prise de décision. Ce qui a aussi nourri la défiance vis-à-vis des vaccins, ce sont les grands ratés de la mise en place de la campagne de vaccination en janvier. Mes parents, qui ont plus de 75 ans, ont par exemple dû reporter leur rendez-vous deux fois parce que les doses n’étaient pas là.
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    Comprenez-vous la méfiance sur la vaccination des adolescents notamment ?

    Je pense qu’il faut vraiment faire la différence entre les craintes légitimes de la plupart des personnes et des personnalités qui ont un intérêt politique à exploiter les peurs et les angoisses, des stars en mal de reconnaissance, qui sont des personnes qu’il faut ouvertement dénoncer comme anti-vaccins, comme obscurantistes, comme dangereuses pour la santé publique et la sécurité des citoyens.

    Nous sommes ici face à des produits qui se basent sur une technologie nouvelle et qui ont fait l’objet d’autorisations accélérées. Le rapport bénéfice-risque est complètement en faveur des vaccins, mais c’est tout à fait logique que les personnes aient besoin de temps pour réfléchir, se posent des questions, que cela suscite des interrogations. C’est précisément le rôle des pouvoirs publics que de faire de la pédagogie.

    Comment a évolué ces derniers mois l’action de la France pour l’accès aux vaccins dans les pays à faible revenus ?

    Macron avait dit en juin à des ONG qu’il soutiendrait la demande de levée des brevets sur les vaccins contre le Covid pour en garantir l’accès partout. Mais il n’en a plus du tout parlé dans son discours du 12 juillet. En revanche, il a annoncé qu’il y aurait dès janvier une troisième dose de vaccin en France pour les personnes déjà vaccinées [3]. Je n’ai pourtant vu aucune recommandation officielle indiquant qu’il y avait besoin d’une troisième dose. Les laboratoires ont dit que ce serait bien de faire ça, c’est tout. Nous avons donc un président de la République qui reprend immédiatement les discours des laboratoires sans aucun filtre. Et cette annonce est aussi problématique quand on voit la situation dans le monde : on est en train de pré-réserver des doses pour une troisième injection pour les personnes qui n’en ont pas forcément besoin ici alors même que seulement 2 % des personnes sont vaccinées en Afrique.

    [1] Ancien président d’Act Up-Paris, Jérôme Martin est cofondateur de l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament.

    • Il y a quand même un courant anti-vaccinal assez fort en France, qui date de bien avant le Covid. Cela me paraît assez utopique de parier sur la pédagogie auprès de celleux qui adhèrent à ce genre d’idées. On se rapproche plus du Trumpisme les concernant que d’une opposition qui se baserait sur de vrais arguments. Dès lors je ne vois pas comment on peut échapper à une certaine confrontation.

    • @alexcorp « Il y a quand même un courant anti-vaccinal assez fort en France »

      Tu as des chiffres, des sources ? Parce que le taux de vaccination contre la rougeole (par exemple) dit plutôt que cette tendance est faible : moins de 10% des enfants et adolescents ne sont pas vaccinés.
      (source : https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/vaccination/articles/donnees-de-couverture-vaccinale-rougeole-rubeole-oreillons-par-g )

      Personnellement j’en ai un peu raz-le-bol d’entendre et de lire ces assertions sur le courant antivax. Il est ridiculement faible mais sur-représenté dans les médias. Ça me fait penser à ce que les mêmes nous assènent sur le RN, fort dans les sondages, et dont on a vu dernièrement qu’il ne s’agit que d’un fantasme, un chiffon rouge agité sous nos yeux. On va continuer longtemps encore à tenter de nous faire gober n’importe quoi pour mieux nous convaincre « du vote républicain » ou de la nécéssité d’un vaccin bricolé à la va-vite dans des labos soumis à la volonté de l’actionnariat ?

    • #Bruxelles : Pas d’ordinateur, pas de vaccin C’est donc que vacciner n’est pas si important que cela
      https://bx1.be/categories/news/probleme-informatique-au-centre-de-vaccination-du-heysel-les-files-sallongent/?theme=classic

      Problème informatique au centre de vaccination du Heysel : les files s’allongent
      https://bx1.be/categories/news/probleme-informatique-au-centre-de-vaccination-du-heysel-les-files-sallongent/?theme=classic

      Les vaccinations ont été à l’arrêt.

      Devant le centre de vaccination du Heysel, les files d’attente s’allongent ce samedi après-midi : en effet, un problème informatique a empêché la poursuite des vaccinations, nous signale notre journaliste sur place.

      Contactée, la Commission communautaire commune nous indique qu’il s’agit “d’un routeur Internet qui est tombé en panne. Le temps de le réparer, cela a pris une heure… Et puisque le samedi est une journée chargée au Heysel, la file s’est allongée“, explique Fatima Boudjaoui, porte-parole de la COCOM.

      “Les personnes à l’extérieur ont été informées de la panne, et qu’un délai supplémentaire serait nécessaire pour être vacciné“, ajoute-t-elle.
      . . . . . . .

    • Personnellement j’en ai un peu raz-le-bol d’entendre et de lire ces assertions sur le courant antivax. Il est ridiculement faible mais sur-représenté dans les médias. Ça me fait penser à ce que les mêmes nous assènent sur le RN, fort dans les sondages, et dont on a vu dernièrement qu’il ne s’agit que d’un fantasme, un chiffon rouge agité sous nos yeux. On va continuer longtemps encore à tenter de nous faire gober n’importe quoi pour mieux nous convaincre « du vote républicain » ou de la nécéssité d’un vaccin bricolé à la va-vite dans des labos soumis à la volonté de l’actionnariat ?

      @fsoulabaille : si je suis assez d’accord avec ton analyse de la surmédiatisation des antivax, qui tient probablement plus de la posture rebelle mal ciblée que de la conviction, en revanche je te suis moyennement sur le bricolage à la va-vite des vaccins actuels. Pour avoir lu pas mal de littérature en source primaire (revues scientifiques, secondé par ma fille qui est en master dans le même domaine, parce que c’est pas le mien), ça n’a rien du bricolage (nombreuses références disponibles, il suffit de suivre @kassem ). C’est une technologie qui certes est arrivée plus vite que prévu à une telle échelle, urgence oblige, mais qui est développée depuis des années. Et visiblement, de ce que je lis, il y a bien moins de pari ou d’aléa dans la diffusion de ces vaccins que dans la bouche de Prépotent 1er quand il a fait son pari à la con de « la troisième vague même pas mal » en février...

    • @alexcorp
      1/ tu n’est pas obligé de me traiter d’antivax.
      2/ un sondage cité par wikipédia n’est pas une référence.
      3/ Déjà il y a 25 ans quand j’ai fait vacciner mes gosses (vaccin ROR) les médias nous gonflaient avec les antivax. C’est d’ailleurs à cette époque qu’ils les ont mis en lumière, jusque là seuls quelques illuminé·es les connaissaient. Désormais ce sont les gens comme toi qui me gonflent à me traiter d’antivax.
      4/ je ne suis pas antivax, j’ai tous mes vaccins, y compris celui contre l’hépatite pour lequel j’ai accepté d’être testeur dans les années 80. J’ai même eu droit au TABDT pendant mon service militaire (effets secondaires : fièvre et 2 jours de diète sous peine de coma). Donc va jouer ailleurs, merci.

    • Je n’ai pas dit que tu étais anti-vax, mais cette phrase

      la nécéssité d’un vaccin bricolé à la va-vite dans des labos soumis à la volonté de l’actionnariat

      reprend les éléments de langage des anti-vax. Et moi j’en ai ras-le-bol des discours anti-vax.
      Et encore une fois, on n’est pas sur quelque chose d’ultra minoritaire (on ne parle pas des partisans de la terre plate), je pourrais te donner encore d’autres sources, ça se trouve facilement sur le net (mais puisque tu as décidé que ça ne représentait rien, je ne vais pas faire d’effort supplémentaire). Une dernière chose : il y a un peu plus d’une dizaine d’années, je frayais un peu avec le milieu altermondialiste et je me souviens très bien avoir vu des stands antivax dans les forums, ils étaient vus avec bienveillance. On retrouve d’ailleurs aujourd’hui cette sorte d’alliance gauche alter et extrême droite (Rivasi d’EELV utilise les mêmes mots que Philippot et je commence à voir au niveau local des anciens « insoumis » ne pas voir de problème à manifester avec les « patriotes »).
      Tout le monde n’est pas radicalement anti-vaccin (la preuve, il suffit d’une obligation pour que la plupart s’y soumettent) mais la méfiance est très répandue, je l’entends partout autour de moi. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a aucune responsabilité du côté des autorités évidemment, qui ont accumulé les erreurs ces derniers mois (et si on remonte plus loin, on retrouvera d’autres erreurs du même type)...

    • On le signalait en toute fin d’année dernière, les premiers antivaxxx sont au gvt, et ils ont obtenus la mise en place d’une commission de 35 citoyens pour évaluer les vaccins... et faire perdre quelques semaines.

      Le gvt n’a mis en œuvre la campagne de vaccination que contraint et forcé par la société civile.

      Les transfuges au gvt de la manif pour tous nous pourrissent gravement la vie collective.

    • je vois moi aussi ce type de subjectivités et de convergences se manifester, contre le big pharma (cosmopolite), tablant sur on ne sait quelle bonté de la nature. Des proches FI, des anars (la FA de Besançon a diffusé un tract anti vax le 17/7, mais c’est beaucoup plus diffus que ça). si la minorité anti vax est plus présente ici, on peut pas y assimiler ceux qui manifestent ou se méfient. la recherche d’une appropriation politique, collective, de la pandémie passe pour l’heure par de très mauvais moments, c’est là que sont les « erreurs » (Philippot, Lalane, étoiles jaunes, etc), dont on peut escompter qu’elles deviennent des passages dans un apprentissage, une découverte, une action plus autonome qui sache s’écarter de diverses représentations idéologiques en circulation, comme ce fut le cas pour les Gilets jeunes, avant que la défaite fasse refluer beaucoup d’entre eux vers des positions conspis et droitières.

      en revanche, je parlerais pas d’erreurs pour ce qui concerne le gouvernement. il en est de même avec Johnson (qui avait su opérer un revirement complet, contrairement aux nôtres) qui réouvre les boites de nuit et lève les mesures barrières en se fondant sur un seul critère : delta entrainera beaucoup moins d’hospitalisations grâce à la vaccination. c’est un pari qui sera gagné (ici on a pu « accepter » 300 morts par jours durant des semaines). là-bas comme ici, il le sera au détriment des morts et covid longs que cette vague va causer. leurs politiques, nos sacrifices, c’est aussi banal que ça, et c’est criminel.

    • @alexcorp « je pourrais te donner encore d’autres sources, ça se trouve facilement sur le net (mais puisque tu as décidé que ça ne représentait rien »

      Tu peux te draper dans un manteau de vertu et tenter de faire croire que tu ne m’insultes pas, personne n’est dupe.

      Je n’ai rien ’décidé’, tu proposes un sondage cité par science et vie et repris dans wikipedia. Ce n’est pas une source fiable : c’est un sondage d’opinion dont on ne connait pas la méthodologie d’enquête ni le commanditaire.

      Et oui, le vaccin a été développé en moins de deux ans, donc oui il a été fait à la va vite.

      Et oui, il a été bricolé, ce n’est pas un vaccin classique c’est une technologie qui n’a encore jamais été employée sur l’humain et encore moins à une telle échelle et avec une efficacité plutôt douteuse puisque :
      1/ il n’est efficace qu’à 90% pour les meilleurs
      2/ il n’est absolument pas certain qu’il fonctionne contre certains variants actuels et futurs.

      On n’est plus à l’époque de Pasteur qui pouvait vacciner un gamin mordu par un chien enragé. Ni même à celle de Jenner qui pouvait inoculer la vaccine à un gosse atteint de variole. Aujourd’hui c’est 8 milliards de personnes d’un seul coup qu’on veut faire vacciner avec ce truc. On joue avec le feu et on n’a pas de quoi l’éteindre si ça crame.

    • 1/ il n’est efficace qu’à 90% pour les meilleurs

      Cette affirmation est bancal voire fallacieux surtout quand on se dit « pas anti vaccins », car justement, tous les vaccins pour lesquels tu serais apparemment ok, « super bien testés », etc… ils ont pour beaucoup une efficacité moindre que celui contre le covid ! Tu connais beaucoup de médicaments (vaccins ou autre d’ailleurs) qui ont une efficacité de 99% ? Au contraire, « peu de vaccins ont montré une telle efficacité » comme le rappelle Dominique Dupagne.

      C’est un grand classique de l’argumentation de faire comme si on devait attendre qu’un produit résolve 100% d’un problème alors que ça n’arrive à peu près jamais dans la vie, et ensuite de dire que tel produit qu’on critique ne remplit pas le cahier des charges… alors que personne n’a jamais attendu ce niveau pour autoriser l’utilisation.

      D’ailleurs pour ce qui est des formes graves, qui est l’objectif principal à réduire voire supprimer, il réduit « quasiment à zéro le risque de faire une forme grave de la maladie », ce qui est bien plus que 90%.

      https://www.atoute.org/n/article401.html

    • 1/ il n’est efficace qu’à 90% pour les meilleurs
      2/ il n’est absolument pas certain qu’il fonctionne contre certains variants actuels et futurs.

      À ce compte là, que dire du vaccin contre la grippe ? (disclaimer : je ne suis pas vacciné contre la grippe, et n’envisage pas de l’être à moyen terme)

      1. son efficacité varie entre 40% et 60% (10% les mauvaises années !…), malgré son ancienneté (1945, mais surtout depuis 1985, à grande échelle pour les personnes âgées en France)
      (source WP, citant le Lancet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vaccin_contre_la_grippe_saisonnière#Efficacité_et_utilité_du_vaccin_an )

      2. il faut un nouveau vaccin annuel pour les variants des virus grippaux. Il est probable, d’ailleurs, que les labos anticipent une telle évolution pour les coronavirus, ce qui leur promettrait une jolie vache à lait.

      btw :

      On n’est plus à l’époque de Pasteur…

      la rage était mortelle à 100%, le rapport coût/bénéfice est vite fait

      de ce point de vue, on est TOUJOURS à l’époque de Pasteur : voir, Le protocole compassionnel où la démarche est rigoureusement la même avec, en plus, le comité d’éthique.
      cf. p. ex : https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Protocole_compassionnel

    • @simplicissimus je me fais régulièrement vacciner contre la grippe, son efficacité moyenne est due à la multiplicité des virus grippaux. ça n’est pas comparable. Dans le cas de la grippe les labos choisissent le virus le plus susceptible d’être la cause d’une épidémie.

      @rastapopoulos

      ROR :

      On estime que l’efficacité d’une dose unique du vaccin antirougeoleux administrée entre l’âge de 12 à 15 mois, varie de 85 % à 95 %. Avec l’administration d’une deuxième dose, l’efficacité est d’environ 97 %

      https://www.health.gov.on.ca/fr/public/publications/immune/mmr.aspx

      Hépatite :

      Les meilleurs taux sont obtenus chez les nourrissons (99%), puis les enfants (95%) et les adultes immunocompétents (90-95%). Les données actuelles montrent que la protection reste efficace au moins jusqu’à 30 ans après la vaccination et peut s’étendre sur la vie entière

      http://www.bichat-larib.com/revue.presse/revue.presse.resume.affichage.php?numero_etudiant=&numero_resume=770

      Tétanos :

      La vaccination contre le tétanos est efficace à 100 % et cette maladie a quasiment disparu dans les pays, dont la France, où une politique vaccinale complète est appliquée et réalisée.

      https://www.vidal.fr/medicaments/utilisation/vaccins/vaccin-tetanos.html

      Je continue ou bien tu sources tes affirmations ?

    • pourquoi continuer ? c’est pourtant clair : je ne parlais que du vaccin contre la grippe et cette affirmation est sourcée. (c’est un peu fatigant, cette mise en demeure)

      Le virus de la grippe, comme le coronavirus, est extrêmement mutable. Comme ça fait bien longtemps qu’il circule, il s’est diversifié en plusieurs familles qui, toutes continuent leurs nombreuses mutations

      Le coronavirus, du moins celui-là, est plus récent ; il est plus que probable que ses – très nombreuses – mutations débouchent sur différentes familles (en fait avec les divers nCoV, on en a déjà plusieurs). Et donc, à terme – puisqu’il est là pour rester, il est probable que la situation devienne comparable à celle des virus grippaux. Avec une technologie de vaccin (à ARN messager) disposant d’un temps de mise au point beaucoup plus court que les vaccins classiques contre la grippe.

    • Partons plutôt sur les points d’accord. Il me semble que nous en avons quelques uns :
      • chaque vaccin est un cas particulier et doit être considéré pour lui-même en fonction du rapport avantages/inconvénients
      • d’où la vaccination est un choix individuel, sauf…
      • pour un certain nombre d’entre eux où une approche de santé publique décrète l’obligation (voir plus bas)
      • le gouvernement, pour ne pas dire M. Macron, fait absolument tout ce qu’il peut pour saboter une démarche intelligente et provoquer le clivage, massif, que l’on peut constater

      Pour le caractère obligatoire de la vaccination, il existe, normalement, un Comité technique des vaccinations, créé en 2017, dont s’est exactement la fonction.

      La commission a pour missions, dans le cadre de la participation de la HAS à l’élaboration de la politique de vaccination, de préparer les délibérations du collège relatives notamment :
      • aux recommandations vaccinales, y compris en urgence à la demande du ministre chargé de la santé ;
      • au calendrier vaccinal arrêté par le ministre chargé de la santé ;
      • aux mentions minimales obligatoires des campagnes publicitaires portant sur des vaccins.

      La CTV collabore également à la préparation des avis de la commission de la transparence et la commission évaluation économique et de santé publique portant sur des vaccins.

      La CTV propose au collège les outils méthodologiques nécessaires à l’exercice de ses missions en matière de vaccination.

      https://www.has-sante.fr/jcms/c_2755844/fr/commission-technique-des-vaccinations

      Emmanuel Macron considérant sans doute que rien de valable n’existe en dehors de lui (cf. l’ignorance totale du Plan de préparation à la pandémie grippale (p. ex. https://www.gouvernement.fr/risques/plan-pandemie-grippale en 2011) qui avait été élaboré exactement pour faire face à ce type de situation) et, surtout, que c’est quand même mieux d’avoir un comité ad hoc à sa main, l’a doublé, fin 2020, d’un Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale.
      https://solidarites-sante.gouv.fr/grands-dossiers/vaccin-covid-19/covid-19-conseil-d-orientation-de-la-strategie-vaccinale

      À qui, semble-t-il, on n’a même pas été demander son avis. Ah oui, c’est vrai, la vaccination n’est pas obligatoire, c’est le passe sanitaire qui le sera pour une liste d’activités au départ restreinte, mais dont on voit bien qu’elle a vocation à s’étendre de façon incontrôlée. Obligation qui sera vérifiée par des agents dispensés de ladite obligation.

      Autre exemple récent, le passage de 4 à 11 du nombre de vaccins obligatoires qui ne répond pas à un choix raisonné pour chacun des 7 nouveaux vaccins obligatoires mais bien à une pression intense des labos pharmaceutiques mettant en avant une logique industrielle, ou plutôt commerciale de pure protection de leurs fabrications brevetées et de barrage aux vaccins génériques.

      Personnellement, je considère cette décision désastreuse (et je me trouve de ce fait régulièrement assimilé à un antivax pur et dur) entre autres parce qu’elle sape la confiance en la puissance publique pour décider de la #santé_publique, celle-ci n’étant plus que l’affaire des labos.

      Et on (Macron) continue ostensiblement dans cette approche de mépris absolu des instances de concertation, tout doit devenir courroie de transmission des décisions du présipotent.

    • @simplicissimus « Personnellement, je considère cette décision désastreuse (et je me trouve de ce fait régulièrement assimilé à un antivax pur et dur) »

      Non non, je pense qu’on est un paquet à penser que cette obligation des 11 vaccins est une connerie monumentale (ça fait partie de ce que j’appelais plus haut « erreurs », quand je dis erreur je ne préjuge pas de l’intentionnalité derrière, il s’agit parfois d’actes délibérés).

      L’obligation vaccinale est vraiment à manier avec des pincettes. Pour le Covid ça ne me choquerait pas qu’elle soit mise en place, ce serait beaucoup plus simple et égalitaire que ce foutu pass (et cela créerait un véritable droit à la vaccination, bref l’État aurait une obligation de résultat lui aussi).

  • L’#Azerbaïdjan a mis la main sur des ressources en eau stratégiques dans le #Haut-Karabakh
    https://www.courrierinternational.com/article/controle-lazerbaidjan-mis-la-main-sur-des-ressources-en-eau-s

    La récupération des deux tiers du Haut-Karabakh au terme de la récente guerre contre l’#Arménie a permis à l’Azerbaïdjan de reprendre le contrôle des ressources en #eau de cette région. Les autorités d’Arménie et du Haut-Karabakh, sentant la sécurité de leur approvisionnement en eau menacée, tirent la sonnette d’alarme.

    • Le contrôle du grand réservoir de Särsäng, au nord du Karabakh occupé a été pendant 30 ans un enjeu stratégique entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, ce réservoir (dont le débit a été réduit au minimum) servant, au temps de l’URSS a irriguer des centaines de milliers d’hectares de cultures dans la plaine azerbaïdjanaise en contrebas. Inauguré par Brejnev dans les années 1970... :

    • Je retrouve d’ailleurs dans mes archives quelques informations intéressantes :

      The Sarsang-Terter Hydrological Complex

      As a consequence of the conflict the territories East of the foothills of Nagorno-Karabakh have been cut off from water supply from the mountains of Nagorno-Karabakh, notably from the Sarsang water reservoir. The Sarsang water reservoir was put into commission in 1976. According to the report to the Mission provided by Azerbaijan the capacity of the reservoir amounts to 565 million cubic meters. Prior to the conflict the reservoir used to provide water for irrigation of 100,000 hectares of lands both in currently occupied as well as in the adjacent regions. The majority of the irrigation infrastructure was either destroyed during the fighting or degraded in the years after the military operations.

      Before the armed conflict the irrigation canals were used for water collection for fire-suppression and served also as natural barriers for fire expansion. As mentioned above the degradation of water canals and the overall desiccation of the lowlands around the LoC allowed spotting fires to cross empty irrigation canals (see photographic documentation in Annex V).

      The need for the reconstruction of the water supply system in the region around the LoC has been discussed during the Mission. It is obvious that all parties would benefit from a restored water supply system. From the point of view of the prevention of wildfire spread and fire suppression a restored irrigation system with functioning infrastructures and the restoration of artesian wells would greatly improve the situation. The representatives of Azerbaijan and Nagorno-Karabakh both underscored the willingness for cooperation in this regards.

      While these observations from the OSCE-lead fire assessment mission to Azerbaijan and Nagorno Karabakh in October 2006 point at a classical upland - lowland water sharing issue aggravated by conflict, unfiltered comments coming directly from the parties show an even grimmer picture of conflicting interests and accusations:

      ’The Armenian side blocks the water reservoir when our other provinces are badly in need of irrigation but open it in summer and the nearby villages are flooded, especially in the raining seasons. Besides, Armenians pollute the Agstafa-chay river very strongly’, Minister Baghirov remarked.

      (Economic News Bulletin, No. 31 2004, Embassy of the Republic of Azerbaijan, Vienna, quoting Minister of Ecology Baghirov of Azerbaijan)

    • Et cette archive de la position azerbaïdjanaise, confidentielle à l’époque, provenant d’une mission commune AZ ARM :

      Annex: Document provided to the Mission by Azerbaijan

      Presentation on the melioration and hydro-infrastructure
      installations in the occupied territories of Azerbaijan
      Occupation of the Azerbaijani territories have inflicted a grave damage upon melioration and hydroinfrastructure of these areas, which are of a great importance for the economy of Azerbaijan.

      The following infrastructure sites are located in the occupied territories:
      – 6 426 km-long canals, which were used for irrigation of 130 000 hectares of lands
      – 16 main installations
      – 539 hydro-technical installations
      – 22 hydro-posts
      – 88 pumping stations
      – 185 km-long collector and drain network
      – 8 water reservoirs with total volume of approximately 640 million cubic meters

      The total cost of the melioration and hydro-infrastructure in the occupied territories amounts to 110
      milion new Azerbaijani manats. Majority of this infrastructure sites were either destroyed during
      fighting or ruined due to the lack of proper technical service in the years after the occupation.
      The damage caused by the occupation of these installations cannot be limited to the occupied zones
      only. Prior to the occupation the Sarsang water reservoir used to provide water for irrigation of
      100 000 hectares of lands both in currently occupied as well as in the adjacent regions. Some 600-700
      million cubic meters of water used to be taken from the Sarsang reservoir to irrigate forests and lands,
      where cotton, tobacco, grain and fodder crops, multiyear crops were cultivated. The Sarsang water
      reservoir was put into commission in 1976. Its capacity amounts to 565 million cubic meters.
      Because of the occupation of the Sarsang reservoir (together with the 50 megawatt hydro power
      plant), the Madagiz hydro installation (capacity of 5.9 million cubic meters) on the Terterchay river and the 80-km long part of the Terter right and left main canals more than 60 000 hectares of lands in
      Terter, Barda, Agdam (not occupied part), Goranboy, Yevlakh and Agjabedi have not been receiving
      water for irrigation for many years now. This gravely affects the economy of these regions. The
      forestry has been completely destroyed because of lack of water.

      The Armenian side intentionally pours off great volumes of water out of the Sarsang water reservoir in
      autumn-winter period, mostly at night. This causes a danger of flooding for the cities and villages of
      Terter and Barda regions, which are located in lower areas in comparison to Sarsang, and keeps the
      population in constant fear. This practice results in flooding of localities and thousands of hectares of
      agricultural lands in these regions. On the other hand, when need of water for the agricultural
      purposes increases in summer season the practice of pouring water off ceases.

      The Sarsang water reservoir has the highest dam in Azerbaijan (125 m). However, it has not had a
      proper technical service for many years and therefore represents a real danger for 400 000 people
      living in lower areas, where the water could suddenly flow.

      In 2000 the OSCE put forward an initiative to provide technical services to the Sarsang water reservoir
      and use its water resources. However, until this day no relevant conditions were created for study of
      the present condition of this reservoir.

      The massive fires taking place in the occupied territories constitute a great danger for the
      environmental system of these and other areas of Azerbaijan. These fires destroy the vegetation cover
      of lands and disrupt the natural process of water transformation. This causes inter alia a lack of water
      and degradation of soil. It is necessary to take urgent measures address these negative processes
      and to prevent their long-term grave implications.

  • Soul Cap : Afro swim cap Olympic rejection ’heartbreaking’ for black swimmers - BBC News
    https://www.bbc.com/news/newsbeat-57688380

    Young black swimmers are “disappointed and heartbroken” by a decision to ban a swimming cap from the Olympics that’s made to cover their hair.

    Soul Cap say the international governing body for swimming rejected an application for their caps to be certified for use at competitions.

    They say Fina told them the caps are unsuitable because they don’t follow “the natural form of the head”.

    Soul Cap makes swimming caps to fit over and protect dreadlocks, afros, weaves, hair extensions, braids, and thick and curly hair.

    (...) Fina’s decision could “stop the ripple effect” of black children like Kejai being inspired by swimmers such as Alice Dearing - who will be the first black woman to represent Great Britain in an Olympic swimming event at Tokyo 2020 later this summer.

    (les autorités sportives, toujours championnes du patriarcat et du racisme institutionnel)

    • Albert Jacquard en parlait vachement bien.
      http://www.ethologie.info/revue/spip.php?article15#Competition

      Imaginez une société où au lieu d’être en état de méfiance permanente, on est en état de confiance, d’ouverture ! Vous me direz : « oui mais alors on va tout perdre au début... » Peut-être... ce n’est pas sûr, c’est pas sûr ! Le fameux tendre la joue, ça n’a jamais été essayé, alors on peut peut-être imaginer que cela pourrait marcher, pourquoi pas. Mais essayons d’être concrets... Je me dis, mais, qu’est-ce qui empêche la société dans laquelle je vis d’appliquer cette règle si simple de l’ouverture à l’autre pour se construire soi ? En cherchant, il me semble que le ver est dans le fruit, car notre société a beaucoup de qualité, je ne le nie pas, nous vivons dans une démocratie, on a le droit de parler etc, je ne dis pas de mal de ma société occidentale, mais je suis bien obligé quand même d’être lucide ! Je veux dire qu’elle a quelques petits défauts ! Et elle a un défaut majeur, le ver qui fait pourrir le fruit, ce ver c’est, il me semble, l’esprit de compétition ! L’esprit de compétition, je regarde l’autre et j’ai peur,et je l’emporte sur lui, et je gagne ! Et on essaie de faire des gagnants ! Mais chaque fois qu’on fait un gagnant, on fait toute une multitude de perdants ! Je n’ai pas le droit de faire des perdants !

    • Une autre raison d’abolir la compétition sportive
      https://mailchi.mp/revueladeferlante/tests-de-feminite-aux-jo-5931220

      Elles s’appellent Christine Mboma et Beatrice Masilingi. À 18 ans, ces deux athlètes namibiennes sont championnes dans leur catégorie, le 400 mètres. Christine Mboma est la septième meilleure performeuse de tous les temps, avec un record de 48,54 secondes. À 49,53 secondes, Beatrice Masilingi a réalisé la troisième meilleure performance de l’année 2021. Pourtant, ni l’une ni l’autre ne pourront courir cette distance sur les pistes des Jeux olympiques qui s’ouvrent ce vendredi à Tokyo. La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) a rayé leur nom de la liste des athlètes aptes à participer au 400 mètres, non pas parce qu’elles auraient triché, mais parce que leur corps présente naturellement un taux élevé de testostérone

    • Mboma, Masilingi deal with fabricated controversy due to being born outside reactionary rule | CBC Sports
      https://www.cbc.ca/sports/olympics/summer/opinion-christine-mboma-beatrice-masilingi-tokyo-2020-1.6128427

      Retired Polish sprinter Marcin Urbas demanded a gender test for Mboma.

      (...) World Athletics’ gerrymandering of naturally-occurring testosterone for women in a narrow range of events is highly controversial. The rule is a successful culmination of a long-running campaign to sideline Caster Semenya, the South African 800m star, who recently moved up to the 5,000m. Any number of other 200m runners in Tokyo might have as much natural testosterone as Mboma and Masilingi, but if they don’t run the 400, they’re not subject to screening. Men don’t face that scrutiny, and the rules don’t extend to other hormones, like EPO, that can boost performance but are present in different levels among different people. Critics have assailed the rule as sexist and arbitrary — and it’s both.

      (...) If Mboma and Masilingi had grown up in North America, we wouldn’t have this much controversy. We’d just call them prodigies.

      le combo #raciste #misogyne #transphobe

  • Les mains, les couilles et le trou du cul | Pierre Tevanian
    https://lmsi.net/Les-mains-les-couilles-et-le-trou-du-cul

    « Remettre la couille au centre du débat » : c’est ce mot d’ordre pathétique, grotesque, mais apparemment porteur, que martelle dans ses vidéos un youtubeur nommé Papacito, qui défraie le chronique après ses appels au meurtre d’électeurs de gauche. C’est aussi le programme d’un autre fasciste bodybuildé, le dénommé Julien Rochedy, lui aussi youtubeur à succès, formé à l’atroce école du Rassemblement National et des vidéoconférences sur canapé d’un pionnier du genre : un certain Alain Soral. Ces cas extrêmes, et extrêmement dangereux, ont au moins un mérite, ils rendent visible, et même flagrante, une réalité longtemps ignorée, minorée en tout cas dans les analyses, y compris de gauche, concernant la montée de l’extrême-droite, du néo-fascisme et de leurs différents avatars : une virilité inquiète, une phobie de (...)

  • Ammoniac : en Bretagne, l’air est grave - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140621/ammoniac-en-bretagne-l-air-est-grave

    Côté #pollution de l’#air, la #Bretagne remporte un triste trophée. Elle ne couvre que 5 % de l’Hexagone, et la voilà classée par #Air_Breizh première région émettrice d’#ammoniac, un gaz qui inquiète médecins, défenseurs de l’environnement et professions agricoles elles-mêmes.

    La péninsule concentre à elle seule 58 % du #cheptel et de la production porcine française, majoritairement dans le Finistère et les Côtes-d’Armor. Un poulet sur trois vient de Bretagne, et la région possède 21 % des #élevages laitiers. Or, selon l’Inrae (Institut national de recherche pour l’#agriculture, l’alimentation et l’environnement, ex-Inra), 95 % des émissions d’ammoniac sont d’origine agricole, dont 80 % issues de l’élevage. En Bretagne, cette part monte à 99 %.

    • Justement je suis en Bretagne actuellement et j’ai pu voir le journal régional, dans lequel une intervenante soulignait que parmi les organismes chargé de la surveillance de l’air en France, Air Breizh est le moins doté de tous.
      Cherchez l’erreur.
      #agro_industrie

  • Promising Young Woman - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Promising-Young-Woman

    La culture du viol implique des réponses masculines hyper violentes contre des violeurs emblématiques (le violeur d’enfants, de femmes inconnues dans une ruelle sombre, a fortiori quand il est pauvre et étranger). À ceux-là il n’est fait aucun cadeau, ils font l’objet de la plus grande violence. Laurent Gayer et Gilles Favarel-Garrigues, auteurs d’un ouvrage sur les simulacres de justice populaire dans le monde, rendent compte de la place importante de la justice expéditive qui est exercée contre des violeurs présumés, en particulier d’enfants. Il faut gratter un peu pour comprendre que derrière cette détestation consensuelle, il y a le déni de tous les autres viols, ceux qui sortent de l’évidence de la ruelle sombre. J’en parlais ici.

  • La #métropolisation de la France, un danger pour la République
    https://lvsl.fr/les-metropoles-et-la-metropolisation-de-la-france-sont-un-danger-pour-la-republ

    La métropolisation est une tendance lourde de nos sociétés. Né aux États-Unis, ce phénomène de concentration de la production de richesses dans de très grandes agglomérations a gagné la France au cours des dernières décennies et l’a profondément transformée. La métropolisation a conduit à une éviction des classes moyennes et populaires des métropoles, renvoyées dans une France périphérique appauvrie. La crise des Gilets jaunes a mis en lumière les dommages démocratiques de cette partition sociale et territoriale. C’est la thèse de Pierre Vermeren, professeur d’histoire contemporaine à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, qui vient de publier dans la collection Le Débat chez Gallimard L’impasse de la métropolisation. L’historien souligne que la conquête électorale des métropoles par l’écologisme politique paraît relever davantage d’un réflexe de fermeture sur soi que d’une prise en compte du problème posé.

  • Les compensations versées aux propriétaires d’esclaves par la France au XIXe siècle rendues publiques
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/05/08/les-compensations-versees-aux-proprietaires-d-esclaves-par-la-france-au-xixe

    Cent cinquante-trois ans après l’abolition définitive de l’esclavage en France, le 27 avril 1848, une équipe de chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a mis en ligne, vendredi 7 mai, dans le cadre du projet « Repairs », une base de données détaillant les indemnités versées par l’Etat français aux propriétaires d’esclaves [1]. Des informations qui permettent de mieux comprendre la société esclavagiste de l’époque et de retracer l’origine d’investissements qui ont donné naissance à des dynasties entrepreneuriales ou des entreprises qui existent encore aujourd’hui.

    [1] https://esclavage-indemnites.fr/public

    #esclavage #esclavagisme #Empire_industriel #capitalisme

    • #paywall

      Contrairement aux idées reçues, les 10 000 propriétaires d’esclaves qui ont reçu à partir de 1849 des indemnités de 126 millions de francs or (1,3 % du revenu national, soit l’équivalent de 27 milliards d’euros d’aujourd’hui) n’étaient pas tous des colons blancs.

      Ah oui, c’est quand même essentiel de donner du grain à moudre aux racistes hein li’mmonde

    • J ai bien la rage (en tant que descendant d esclave et issu d une famille modeste).
      Ca confirme mon ressenti quand je percois la richesse de grandes villes de l ouest de la France...vs l activité economique reelle qui s y trouve...

    • […] 30 % des propriétaires d’esclaves en Martinique étaient noirs ou métis, pour la plupart des petits propriétaires. Parmi eux, on retrouve certains affranchis, appelés « libres de couleur », ayant racheté leurs enfants ou petits-enfants sans avoir les moyens de payer les taxes à l’Etat pour les émanciper.

      Article sous #paywall, alors je n’ai pas accès au reste : au lieu de compter les « 30% » de propriétaires qui seraient noirs ou métis, qui seraient par ailleurs des affranchis obligés de racheter leur propre famille, est-ce qu’il est indiqué plus loin le pourcentage du montant total des répartitions que représentent ces gens ?

      Parce que je suspecte que les 30% des propriétaires sans doute les plus pauvres et possédant le plus faible nombre d’esclaves, c’est un pourcentage très faible du montant total des indemnisations. La chercheuse évoque dans l’interview vidéo « des très grands propriétaires terriens », ainsi que des « spéculateurs » de métropole, qui ont raflé l’essentiel du magot : je doute qu’aucun d’entre eux soit « noir ou métis »…

      (Par exemple en France de nos jours, à titre d’exemple d’inégalité : 7 individus milliardaires possèdent autant que 30% de la population du pays. Du coup, si on titrait sur ces « 30% de la population » qui profitent du capitalisme en France, « contrairement aux idées reçues », on serait surtout en train de dire une bêtise.)

    • Les compensations versées aux propriétaires d’esclaves par la France au XIXe siècle publiées en ligne

      Une équipe de chercheurs du CNRS a rassemblé la liste des bénéficiaires des indemnisations décidées par la IIe République à la suite de l’abolition de l’esclavage de 1848.

      Par Coumba Kane et Julien Bouissou
      Publié hier à 12h12, mis à jour à 18h31

      Cent cinquante-trois ans après l’abolition définitive de l’esclavage en France, le 27 avril 1848, une équipe de chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a mis en ligne, vendredi 7 mai, dans le cadre du projet « Repairs », une base de données détaillant les indemnités versées par l’Etat français aux propriétaires d’esclaves. Des informations qui permettent de mieux comprendre la société esclavagiste de l’époque et de retracer l’origine d’investissements qui ont donné naissance à des dynasties entrepreneuriales ou des entreprises qui existent encore aujourd’hui.
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      Contrairement aux idées reçues, les 10 000 propriétaires d’esclaves qui ont reçu à partir de 1849 des indemnités de 126 millions de francs or (1,3 % du revenu national, soit l’équivalent de 27 milliards d’euros d’aujourd’hui) n’étaient pas tous des colons blancs. « La loi d’abolition du 27 avril 1848 est à l’origine d’une confusion sémantique, explique Myriam Cottias, chercheuse au CNRS à la tête du projet de recherche “Repairs”. On peut y lire que les “colons”, c’est-à-dire des Blancs, doivent être indemnisés, alors que ce sont les propriétaires d’esclaves, dont certains sont de couleur, qui reçoivent les indemnités. »

      Selon les calculs de Jessica Balguy, doctorante à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), 30 % des propriétaires d’esclaves en Martinique étaient noirs ou métis, pour la plupart des petits propriétaires. Parmi eux, on retrouve certains affranchis, appelés « libres de couleur », ayant racheté leurs enfants ou petits-enfants sans avoir les moyens de payer les taxes à l’Etat pour les émanciper. Les femmes occupent également une place significative parmi les bénéficiaires de l’indemnité coloniale. « On compte parmi ces femmes beaucoup de veuves de colons et des célibataires qui possédaient quelques esclaves », explique la chercheuse.
      Profils d’une grande hétérogénéité

      Les indemnités versées par l’Etat français ont été fixées en fonction du prix des esclaves dans chaque territoire. C’est dans les colonies sucrières, et en particulier à La Réunion, là où les plantations sont en plein essor au moment de l’abolition, que les prix sont les plus élevés. La Réunion (où un propriétaire perçoit 671 francs or par esclave), la Martinique (409 francs or) et la Guadeloupe (447 francs or) reçoivent l’essentiel des indemnités, suivies par la Guyane, le Sénégal, Nosy Be (moins de 40 francs or) ou encore Sainte-Marie de Madagascar.

      Les données révèlent comment des spéculateurs se sont enrichis grâce à l’indemnité. Ainsi d’un métropolitain venu en Martinique, quelques mois avant l’abolition, racheter titre sur titre

      Autre découverte intéressante : les titres d’indemnité terminent souvent dans la poche de négociants de la métropole, ou de créanciers en guise de remboursement de dettes. Autrement dit, tous les propriétaires ne sont pas de riches exploitants de plantations. Leurs profils sont d’une grande hétérogénéité. Parmi les plus grands propriétaires figure Louis Marie Gabriel Le Coat de Kerveguen, originaire de La Réunion, qui a perçu 1,9 million de francs or contre l’émancipation de 1 680 esclaves. Ou encore la famille Gradis, des négociants qui possédaient des centaines d’esclaves et perçurent des centaines de milliers de francs or et dont les descendants gèrent désormais une société de gestion d’investissements financiers.

      La base de données révèle également comment des spéculateurs se sont enrichis grâce à l’indemnité. Ainsi, dans les registres de la Martinique apparaît le nom d’un métropolitain venu quelques mois avant l’abolition racheter titre sur titre, dans l’espoir d’en tirer un meilleur prix une fois le montant des compensations établi. « Il a remporté les plus gros montants de l’île alors qu’il n’avait rien à avoir avec l’esclavage. Beaucoup ont fait comme lui dans la période qui a précédé l’abolition », constate Jessica Balguy.
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      Plus tôt, à la reconnaissance par la France de l’indépendance d’Haïti, en 1825, ce n’est pas l’Etat français qui a donné des indemnités à des propriétaires d’esclaves, mais ces derniers qui en ont demandé à la nouvelle République haïtienne. Une dette qui ne sera soldée par Haïti qu’en 1883 [et dont les agios courront jusqu’au milieu du XXe siècle]. Ces indemnités ont été rassemblées dans une autre base de données du projet « Repairs », dont les informations sont extrêmement précises, puisque même les adresses des propriétaires d’esclaves sont renseignées.
      Débats sur les réparations

      Au milieu du XIXe siècle, la question des réparations a fait l’objet de débats. Partant du constat que la propriété d’esclaves était légale, certains considéraient l’abolition comme une expropriation méritant compensation. D’autres s’y opposaient, au nom de la justice morale et du principe selon lequel aucun être humain ne peut être assimilé à une propriété, voire demandaient réparation pour les désormais anciens esclaves. « Même si Victor Schœlcher, l’un des artisans de l’abolition, défend au départ l’indemnisation des esclaves, il cède aux pressions des colons par calcul politique, pour que le décret soit adopté », explique Myriam Cottias.

      Une base de données britannique de 2013 montre que la manne de l’indemnité coloniale a permis de soutenir le développement de secteurs-clés de l’industrie

      La base de données française succède à celle qui avait été publiée, en 2013, aux Royaume-Uni. Le travail minutieux mené par les chercheurs du Legacies of British Slave-Ownership (LBS), un institut rattaché à l’University College de Londres, a permis d’exhumer les noms des 47 000 bénéficiaires de l’indemnité coloniale, répertoriés dans un catalogue en ligne. En Grande-Bretagne, à la suite de l’abolition de l’esclavage, en 1833, 20 millions de livres, soit 40 % du budget national, avaient été versés aux anciens propriétaires. Comme dans le cas français, la proportion de femmes parmi les indemnisés est significative, aux alentours de 40 %.

      Tandis que les chercheurs français veulent montrer les complexités d’une société esclavagiste, en Angleterre, la base de données ne distingue pas les personnes de couleur et donne des indications sur le développement du capitalisme pendant la révolution industrielle. La manne de l’indemnité coloniale a permis de soutenir le développement de secteurs-clés de l’industrie, comme le coton et les chemins de fer. Dans un article publié en 2015 par la Revue d’histoire du XIXe siècle, l’historien Fabrice Bensimon écrit que la base de données britannique a permis d’établir une « continuité entre l’argent de l’abolition et les patrimoines contemporains, comme celui de la famille de l’ancien premier ministre David Cameron ».

      L’ouverture de ces archives a aussi relancé le débat sur les réparations pour le préjudice subi pendant l’esclavage. Dans les Caraïbes, une quinzaine d’Etats ont ainsi porté une demande officielle depuis la publication de cette base de données. « La demande de réparation est à prendre au sérieux, c’est aussi une demande d’égalité qui peut difficilement se traduire par un remboursement en nom individuel », insiste Myriam Cottias.
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      Pour l’historien Pap Ndiaye, professeur à Sciences Po, ces archives, « précieuses », peuvent difficilement servir de socle aux revendications de réparations. « La base de données apporte des réponses en clair-obscur à nos questions contemporaines. Elle ne permet pas d’identifier de manière limpide les personnes à qui demander des réparations », explique-t-il. L’historien met en garde contre toute instrumentalisation à des fins politiques. « Au lieu de nous interroger sur les réparations, partons des inégalités actuelles. Qui, dans les anciennes colonies françaises, souffre le plus des inégalités ? Qui possède la terre ? Les descendants d’esclaves sont au plus bas de l’échelle sociale. Partons de ces réalités pour apporter plus de justice sociale. »

      Coumba Kane et Julien Bouissou