Nicole Garreau

Poétesse sans talent et dictateuse sans vergogne

  • ne veut pas dire mais vous outrecuidez grave, cher Lectorat : non seulement l’Économie de marché règne éhontément, il fait quatre-vingt-dix degrés à l’ombre, la planète crame de partout et la fin du monde est attendue d’ici dix à douze minutes, mais en sus votre dictateuse préférée galère avec une wifi instable, galère avec un ordinateur plus lent qu’un escargot malade et galère avec son ciboulot ramolli — et vous vous avez le culot de ne même pas vous plaindre un tout petit peu d’une cadence de publication de dazibaos sensiblement moins élevée qu’à l’accoutumée ? La grande époque des deux voire trois ou quatre dazibaos quotidiens ne vous manque donc pas du tout ?

    Franchement ça confirme que la vieille Garreau a bigrement raison de pleurnicher tout le temps que personne ne l’aime.

  • trouve tout de même grave symptomatique qu’à chaque éclipse solaire il faille seriner aux gens de ne pas regarder le pestacle pleine bille sous peine de cécité. Franchement, imaginerait-on devoir préciser ça à des libellules, des écureuils, des ragondins ou des phacochères ? Évidemment que non ! Aucune de ces autres bestioles ne serait suffisamment stupide pour aller délibérément se cramer la rétine !

    « L’espèce la plus intelligente du monde » échoue à un test de QI niveau organisme monocellulaire.

  • doit dire qu’elle commence à lui péter les ovaires, la nouvelle sublaquante, à chouiner tout le temps qu’elle va mourir toute seule puisqu’elle a déjà perdu toute sa famille. Elle n’avait qu’à ranger ses affaires !

    En tout cas si elle croit que la Garreau va l’aider à la chercher, elle se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au nombril.

  • a d’abord essayé de lire mais le bouquin lui tombait littéralement (et littérairement) des mains alors ensuite elle s’est entraînée à être morte durant toute l’après-midi et n’accepta de ressusciter que pour la compote de quatre heures — il ne faudrait tout de même pas que Saint-Pierre et Miquelon pensent avoir affaire à une débutante lorsque d’ici dix à douze minutes elle ira toquer aux portes du Paradis.

    Ça c’est pour clouer le bec à toustes celleux qui pensent que les subclaquant·e·s de sa trempe ne fichent rien de leurs journées.

  • n’avait strictement rien à raconter et ça tombait bien puisque Internet ne fonctionnait pas.

    L’objectivité nous oblige à reconnaître que si la vie est indubitablement un truc dégueulasse, en revanche c’est toujours aussi bien organisé.

  • poursuit sa lecture en buvant du petit lait, hein, en dépit d’une typographie qui justifierait que la personne qui a imprimé le bouquin finisse ses jours à casser des cailloux en Sibérie (cf précédent dazibao), et si elle poursuit sa lecture c’est vous dire à quel point ce petit roman est rudement bath — une moitié de collapsologie, une moitié d’écologie, une moitié de « girl power », toutes ces moitiés au service d’une histoire certes un peu tire-larmes par moments (dans une atmosphère post-apocalyptique deux frangines survivent dans les bois après la mort de leurs parents) mais menée tambour battant, niveau ambiance c’est quelque part entre « Les Raisins de la colère » de Steinbeck, « Malevil » de Merle, « Le Mur invisible » de Haushofer et n’importe quelle histoire de l’Amérique des rednecks, et puis surtout cela n’est bien sûr pas sans évoquer à la vieille Garreau la période où elle-même et sa compagne d’alors vivaient elles aussi dans une cabane perdue au milieu de nulle part — sans eau, sans électricité mais avec les vingt volumes de l’Encyclopædia Universalis édition 1968-1975. Or vous savez quoi ? Eh bien Nell, une des deux héroïnes-malgré-elles du bouquin, passe elle aussi son temps à lire une encyclopédie de la première à la dernière ligne. Incroyab’, non ? Visiblement, l’encyclopédie, c’est un truc de femmes des bois.

    Allez, n’hésitez pas cher Lectorat : quand vous aurez fini de dévorer les 36987014889957145 dazibaos de cet auguste flux SeenThis précipitez-vous sur « Dans la forêt » (« Into The Forest ») de Jean Hegland, traduction française de Josette Chicheportiche — c’est du nanan.

  • vient d’achever péniblement la lecture d’un polar auquel elle n’est pas très sûre d’avoir tout compris, et elle enchaîne avec celle d’un roman qu’elle n’est pas certaine d’être capable de déchiffrer très longtemps puisque celui-ci est imprimé en elzévirs tout petits et tout serrés.

    Dégénérescence cognitive et dégénérescence maculaire sont les deux mamelles des vieilles lectrices.

  • ne suit plus guère cette chose toujours un peu vulgaire nommée « actualité » (de toute façon sur cette planète il ne se passe jamais rien), cependant lors de ses dernières revues de presse deux toutes petites informations ont retenu son attention : primo Glucksmann commence déjà à dire que quand il aura perdu les élections ce sera de la faute des Russes, secundo les primatologues ont remarqué que les chimpanzés en captivité ont tendance à s’insérer des brins d’herbe (en les laissant un peu dépasser pour faire joli) dans un endroit que la décence et l’extrême jeunesse du Lectorat nous interdisent de nommer, et ce comportement ne présentant aucune utilité d’aucune sorte les scientifiques ont conclu qu’il s’agit vraisemblablement là d’un simple effet de mode vestimentaire — 98,8 % d’ADN commun avec nous, hein, il n’y a donc pas de raison qu’iels soient beaucoup plus futes-futes.

    La vieille Garreau pense que l’on n’aura sans doute pas besoin de creuser beaucoup pour trouver d’autres liens entre ces deux « événements » — en attendant elle est très fière d’avoir été une précurseuse en les réunissant dans un même dazibao.

    #ÉpiqueÉpoqueOpaque.

  • sait que quand il y a des paysages que l’on aime bien il faut éviter d’en mettre les photographies sur les réseaux asociaux sinon ça donne l’envie à plein de gens d’y aller et après c’est fichu, dès qu’il y a des Sapiens Sapiens quelque part on ne peut plus aimer les paysages que l’on aime bien.

    Pourtant c’est plus fort qu’elle, la Garreau ne résiste pas à la tentation de montrer au Lectorat émerveillé qu’elle est encore une grande exploratrice.

    #VanitasVanitatumEtOmniaVanitas.

    https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10244973019768563&type=3

  • rigole parce que la stagiaire lui a donné... une baballe ! Une baballe, oui, parfaitement, une baballe en caoutchouc garnie de petits picots, comme si elle était une petite chièchienne primesautière et insouciante — sauf qu’elle ce n’est pas pour la mordiller, forcément, non, d’ailleurs même si elle le voulait elle ne pourrait pas, elle c’est soi-disant pour qu’à ses moments perdus elle puisse entretenir sa motricité fine et même s’auto-masser, hop, elle est censée jouer à la faire passer entre ses doigts et puis la faire rouler à sa guise sur des parties de son corps tant qu’elle reste dans les limites de la décence, il paraît que « vous allez voir mâme Garreau ça fait du bien par où qu’ ça passe » — m’enfin la madame Garreau en question s’inquiète un peu quand même car si elle n’est pas très sûre que la baballe soit neuve ou au moins désinfectée en revanche elle connaît suffisamment bien les autres subclaquant·e·s pour savoir que toustes n’ont pas sa déontologie et elle n’ose subséquemment imaginer où le truc à traîné, et pour ce qui est de sa motricité fine elle trouve immodestement qu’elle ne s’en sort encore pas si mal sans ça, il n’y a qu’à voir la vitesse à laquelle elle dactylote ses dazibaos et même si elle en avait l’occasion elle ne doute pas qu’elle serait encore capable de rouler un dix-huit feuilles les yeux fermés. Faut dire qu’elle était drôlement fortiche en la matière, à l’époque où elle frayait encore avec les milieux interlopes : c’était quasiment toujours à elle qu’incombait la charge de rouler les pétos, elle te vous faisait ça en deux-deux, des machins coniques jusqu’à l’iconique, longs, fins, élégants, réguliers, symétriques, tassés juste comme il fallait, jamais un Rizla+® mal collé, franchement pour quelqu’une qui n’était pas trop manuelle c’était incroyab’, comme quoi la dextérité c’est juste une question de motivation.

    Mais elle digresse, elle digresse. Où voulait-elle en venir, déjà ? Ah oui, voilà, elle voulait dire que si jusqu’à aujourd’hui elle passait le plus clair de ses journées à regarder le plafond, désormais elle va pouvoir les passer à regarder le plafond tout en malaxant une baballe — elle qui voulait juste être tranquille, quel chambardement dans sa fin de vie !

  • a calculé qu’il lui faudrait au moins huit autres vies si elle voulait avoir le temps d’expier toutes les fois où elle a été méchante, arrogante, prétentieuse, inique, égoïste, revêche, roublarde et complètement à côté de la plaque dans celle-ci.

    Mais maintenant qu’il ne lui reste plus que dix à douze minutes avant d’être morte et enterrée, hein, que pourrait-elle faire ? Se contenter de demander pardon globalement ? Mais à qui ? Au Bon Dieu ? Ha ha, pas question ! Compte tenu de la tronche dont il l’a affublée, ce serait plutôt à lui de présenter ses excuses en premier.

    #RuminationsPostprandiales.

  • porta même de la lingerie censément affriolante, dans le temps. Si si si ! Ce n’est qu’au fil des années et des décennies que les petites culottes minimalistes ont progressivement laissé place à des modèles grimpant jusqu’au nombril, puis jusque sous la poitrine, et dorénavant la cacochyme et valétudinaire Garreau ne peut pas nier que ses couches-confiance lui grattent un peu sous les aisselles.

    Heureusement que votre subclaquante préférée n’en a plus que pour dix à douze minutes « d’espérance » de vie, parce que sinon à l’arrière-train où vont les choses d’ici quelques mois ses slips lui remonteraient par-dessus la tête — il n’y aurait plus qu’à faire un nœud à la manière d’un Prop’Sac® et hop ! tout dans la poubelle jaune.

    Ah bah non, flûte, c’est vrai que dans une vieille carne de cet acabit ça fait Gai-Luron et Belle Lurette qu’il n’y a plus rien à recycler.

    #LaVieillesseEstUnNaufrage.

  • a bien peur que la nouvelle stagiaire soit un drôle de pistolet : la meuf ne cesse de se vanter auprès de qui veut bien l’entendre « qu’elle vient travailler à vélo électrique », or après une enquête rondement menée en regardant par la fenêtre la vieille Garreau (qui a décidément bien des points communs avec la Stasi) a remarqué que la longueur du fil avec lequel la drôlesse branche sa bicyclette sur la prise située devant le bâtiment n’excède pas deux mètres !

    De deux choses l’une (1) : soit la gamine se fiche du monde, soit elle n’habite vraiment pas loin.

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    (1) « L’autre le Soleil », comme aurait enchéri Prévert.

  • a une mauvaise et une bonne nouvelle : la mauvaise est que l’on ne peut pas réussir à la fois sa vie sociale et sa vie intellectuelle — les deux sont profondément antinomiques —, la bonne est que si l’on ne parvient pas à se décider pour l’une ou l’autre il est en revanche tout à fait possible de rater les deux.

    La vieille Garreau étayerait volontiers son propos à l’aide d’un exemple bien connu des abonné·e·s du présent flux SeenThis, mais elle a peur qu’on lui reproche encore un coup de toujours tout ramener à sa petite personne.

    #LaModestieAuraSaPeau.

  • refuse catégoriquement ! Non mais allô ! Vous avez bu l’eau des pâtes, ou quoi ? Non, non et non, elle vous répète qu’il n’en est pas question qu’elle participe à vos fichues séances de « gymnastique douce » ! D’ailleurs qu’est-ce que c’est encore que cette invention ? Vains dieux, elle n’a pas brûlé son soutif sur les barricades, gardaremé lo Larzac, vécu dans des squats ou des cabanes au milieu des bois, elle n’a pas été punkàchienne, muse néo-expressionniste, pompiste échelon Trois et dictateuse pour maintenant aller avec d’autres subclaquant·e·s faire tourner des ballons sur son ventre dans une sorte de resucée à bas coût de « La Complainte du phoque en Alaska » ! Et elle vous prévient, si vous insistez elle rédigera un dazibao pour raconter au Lectorat combien elle est malheureuse et persécutée !

    Zyva, on dirait que la Garreau a trouvé le truc pour avoir la paix : cette menace n’a pas sa pareille pour qu’on la laisse tranquille.

    #LaVieillesseEstUnNaufrage.

  • n’en crut point ses oreilles (1) : dans « La Grande librairie » de Trapenard, contre toute attente elle a entendu Tesson, l’écrivain à qui on a envie de flanquer des coups de sac à main, dire quelque chose d’intelligent ! Ça alors ! En écho aux propos d’un autre auteur qu’elle ne connaissait ni Dave ni d’Adamo (un certain Duroy), l’infâme gratte-papier plus ou moins naziste exposait en effet la corrélation — de fait presque une intrication — entre la marche et l’écriture, racontant combien ces deux-là se motivaient et se nourrissaient l’une l’autre.

    Oh comme à son corps défendant la vieille Garreau corrobore ! Elle-même c’est pendant qu’elle déambule « du lit à la fenêtre puis du lit au fauteuil puis du lit au lit « (© Brel) ou qu’elle part en expédition sur les trente mètres qui la séparent du réfectoire et de la salle de bave-devant-la-télé qu’elle rédige dans sa tête une bonne partie des « dazibaos beaux » (© Lamy) qui émerveilleront ensuite son Lectorat !

    L’aventure est une source d’inspiration presque aussi importante que la longue contemplation du plafond blanc.

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    (1) Qu’elle a au demeurant fort jolies, vous l’avait-elle déjà dit ? Auparavant ses admirateurices faisaient des kilomètres rien que pour les voir — bon, à l’époque ses orteils et ses nichons n’étaient pas trop mal non plus, mais maintenant les premiers sont arthritiques et champignonnent tous les quatre matins tandis que les seconds traînent sur le lino.

  • confesse avoir un peu de mal à comprendre pourquoi « Angine de Poitrine » est considéré comme un groupe musical ré-vo-lu-tion-nai-re ; elle a beau tenter de se faire expliquer les subtilités de la microtonalité, des quarts de ton, du looper ou de la superposition de rythmes complexes par des érudit·e·s en la matière elle n’y entrave que pouic — il faut dire aussi qu’elle-même n’a jamais été fichue de jouer ne serait-ce que « Au Clair de la Lune » à la flûte en plastoc, ceci explique peut-être cela.

    Quoi qu’il en soit (ou en coton) elle aime plutôt bien les prestations du duo et ajoute subséquemment quelques uns de leurs morceaux comme « Tamebsz » ou « Sahardnieh » à la playlist à diffuser en intégralité au moment de son enterrement.

    Prévoyez de commencer à creuser de bonne heure : ça porte actuellement à 30789 ou 30790 le nombre de titres à jouer impérativement pendant l’oraison funèbre.

  • ne voudrait pas avoir l’air de radoter mais ça la met hors d’elle lorsqu’elle entend les ceusses aller pérorer de conserve quant à ce qu’il faudrait désormais « faire » pour éviter la prolifération de nouveaux incendies. Que ne comprennent-iels pas quand on leur explique et démontre par a + b que ceux-ci sont précisément et presque exclusivement dus à l’activité de notre saleté d’espèce animale, et que si l’on veut avoir une petite chance que les feux se raréfient il est justement urgent de ne plus rien faire du tout dans quelque domaine que ce soit — hormis peut-être gober un des buvards du bon docteur Hofmann et s’asseoir par terre pour y attendre psychédéliquement (sic) la fin du monde sans bouger le petit doigt, ce qui vous en conviendrez constitue la seule attitude raisonnable en toutes circonstances ?

    Tenez, d’ailleurs, cher Lectorat exclusivement composé d’esthètes et d’érudit·e·s, vous souvenez-vous que « Faire » était il y a presque un demi-siècle de cela le titre d’une feuille de chou publiée par l’aile rocardienne (1) du Parti Saucissialiste ? Quand on voit le cénacle de petit·e·s bourgeois·es autosatisfait·e·s et de traîtres·ses patenté·e·s que ledit parti est devenu depuis, on obtient la preuve irréfutable que « faire » n’est JAMAIS une bonne idée.

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    (1) Bon, d’accord, on avait dit « pas le physique », mais admettez qu’avec sa tête de corbac ce n’est guère étonnant que Rocard ait pu avoir au moins une aile quelque part.

  • regarde une gouttelette de pluie (il en est tombé au moins sept depuis ce matin, elle a compté) dégouliner le long de la vitre — c’est beau, on se croirait dans un film de Bergman.

    N’empêche, quel temps pourri ! On n’aura vraiment pas eu d’été, cette année. C’est quand, la dernière fois qu’on a pu avoir un peu de Soleil et de chaleur ? Elle ne sait plus, c’est trop loin, elle a oublié.

    Il fait si froid dans son âââââââme qu’elle se demande si elle a bien fait de la vendre au Diable.

    #MehrLicht.

  • est grave maltraitée, dans cet établissement : alors qu’elle demandait seulement à une stagiaire de bien vouloir lui peinturlurer en rouge les ongles des orteils du pied gauche et en vert ceux du pied droit — c’est une astuce qu’elle a trouvée pour ne pas se tromper de côté en enfilant ses pieds le matin, quand elle habitait encore chez elle elle faisait ça toute seule mais depuis qu’elle est ici primo elle n’a pas de peinture et secundo sa rigidité cadavérique croissante l’empêche de se pencher suffisamment bas —, la jeune effrontée lui a répondu en substance que « tout le personnel commence à en avoir sa claque de vos délires madame Garreau, on n’a pas que ça à faire puisqu’il y a dans le bâtiment d’autres subclaquant·e·s qui subclaquent de manière autrement plus critique qu’une zinzin qui ne fraye jamais avec personne, qui passe son temps à faire des trucs chelous sur son ordinateur et ne sait plus quoi inventer pour enquiquiner le monde ».

    Non mais vous imaginez un peu l’outrecuidance ? Comme si cela ne suffisait pas que la vieille Garreau soit contrainte de se déplacer arc-boutée sur un déambulateur (son « youpala », comme elle dit), voilà qu’on lui ajoute délibérément un handicap en l’obligeant à prendre le risque de devoir le faire avec le pied gauche à la place du droit et inversement !

    Vous voyez bien que quand elle répète ad libitum que personne ne l’aime ce n’est ni de l’exagération ni de la paranoïa : c’est seulement la vérité vraie.

  • croit que s’il y a une expression de la langue française qui a bigrement perdu de sa substance, c’est bien « ne pas être né·e de la dernière pluie » puisque désormais les ceusses qui seraient né·e·s pendant celle-ci — voire légèrement après — ne seraient déjà plus de toute première jeunesse et commenceraient même à avoir de la bouteille (vide).

    M’enfin comme toujours sur ce flux SeenThis restons positivifs car avec un peu de chance (et si la fin du monde n’advient pas d’ici là), d’ici une toute petite poignée de dodos la saison des inondations nous fera bien vite oublier celle des incendies.

    • Tenez, à propos, question d’une béotienne, certes, mais question sérieuse tout de même : puisqu’il semble désormais acté qu’il faudra balancer tous les ans des millions de litres de flotte pour éteindre les incendies de forêts, pourquoi ne les balance-t-on pas… préventivement, avant que les feux ne se déclarent ? Hein ? Tous les trois ou quatre jours on arrose bien comme il faut tous les bois du pays, comme ce serait juste pour humidifier et pas pour éteindre des flammes on aurait besoin d’utiliser beaucoup moins de flotte, on se ferait certes un peu enguirlander par les écureuils facétieux, les chênes philosophes, les biches graciles et les châtaigniers coquins à cause de ces douches inopinées mais iels nous remercieraient ensuite bien vite d’avoir sauvé leur maison.

      Pardon ? Non non, inutile de me remercier pour l’idée : vous savez que je suis viscéralement kimilsungiste-kimjongiliste-kimjonguniste, or chez nous autres les kimilsungistes-kimjongilistes-kimjongunistes le pragmatisme est une seconde nature.

  • s’est tout de même améliorée sur un point : elle ne s’endort plus devant les films. M’enfin faut dire que là elle vient de regarder « Blaga’s Lessons » (« Уроците на Блага ») de Stephan Komandarev, sur Arte, et elle a rarement vu un truc aussi sombre avec une chute aussi immorale.

    Enfin si : la vie, peut-être.

    (Lien en premier commentaire parce que les images dans le corps des dazibaos ça fait racoleur et cracra.)

  • n’est pas complètement neuneu (1), elle se rend bien compte que ce n’est qu’un petit truisme pouvant à peine servir à enfoncer une porte ouverte, cependant cela l’a remplie d’aise lorsqu’elle entendit tout à l’heure un ceusse pérorer dans la radio que « la taille de l’infini ça va dans les deux sens » car oui, même si c’est une évidence celle-ci ne fait pas de mal à être rappelée, si jamais il existe l’infini n’est pas seulement l’infiniment grand mais aussi l’infiniment petit ce qui fait que nous autres n’avons aucun moyen de savoir où nous nous situons là-dedans, si nous sommes plutôt du côté de l’infini gros ou de l’infini minuscule — en tout cas pas au milieu puisque par définition l’infini ne saurait en avoir.

    D’ailleurs la vieille Garreau croit se souvenir avoir déjà dazibaoté à ce sujet, lorsqu’elle avait quelques années de moins, elle bavassait en substance que nous étions des matriochkas, des matriochkas contenant des matriochkas dans des matriochkas, et que ça ne pouvait s’arrêter puisque si la plus grande contenait la plus petite la réciproque était vraie aussi — bien sûr cela dépasse l’entendement si l’on accorde une quelconque matérialité à l’Univers, mais tout est possible si on ne lui en accorde pas (or son actuel statut de subclaquante prostrée vingt-trois heures trente sur vingt-quatre face à un plafond blanc fait qu’elle lui en accorde de moins en moins), il n’est pas nécessaire que les choses existent pour exister, il suffit d’une suite de 0 et de 1, et d’ailleurs même ça c’est peut-être déjà superfétatoire, c’est juste pour rendre l’idée accessible à nos ciboulots étriqués.

    #ÇaVaÊtreLHeureDeVosGouttesMadameGarreau.

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    (1) Information à vérifier.