Nidal

“Actually, throughout my life, my two greatest assets have been mental stability and being, like, really smart.”

  • Pour le cinquième anniversaire d’OrientXXI, la radio télévision suisse consacre cinq émissions à @OrientXXI

    Un certain Orient (1/5)
    Entretien avec Alain Gresh (première partie)

    https://www.rts.ch/play/radio/emission/histoire-vivante?id=1950967&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da

    Cette semaine, Histoire Vivante s’intéresse au Moyen-Orient au travers de la revue ORIENT XXI, (https://orientxxi.info) dirigée par Alain Gresh, journaliste et ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique, auteur de plusieurs ouvrages sur le Proche-Orient et fondateur du journal en ligne Orient XXI. Au cours de la semaine, nous serons en compagnie de différents journalistes et contributeurs de cette revue.

    Dimanche 23 septembre à 21h25 sur RTS Deux, vous pourrez voir « Al-Sissi, notre homme du Caire » un documentaire de Bence Maté (Italie/Allemagne, 2018) :
    depuis le coup dʹÉtat du maréchal Al-Sissi en 2013, les arrestations arbitraires, la torture et les disparitions forcées ont atteint un niveau sans précédent en Égypte. Ce film explore les intérêts stratégiques et économiques qui poussent l’UE et les États-Unis à fermer les yeux sur les violations des droits de l’homme et à considérer Al-Sissi comme un partenaire incontournable.❞


  • Woodward : No Evidence Of Trump-Russia Collusion, I Searched For Two Years
    https://www.realclearpolitics.com/video/2018/09/14/woodward_no_evidence_of_collusion_between_trump_and_russia_i_sear

    In an interview with Hugh Hewitt on Friday, Bob Woodward said that in his two years of investigating for his new book, ’Fear,’ he found no evidence of collusion or espionage between Trump and Russia. Woodward said he looked for it “hard” and yet turned up nothing.

    “[…]. Did you, Bob Woodward, hear anything in your research in your interviews that sounded like espionage or collusion?” Hugh Hewitt asked Woodward.

    “I did not, and of course, I looked for it, looked for it hard,” Woodward answered. “And so you know, there we are. We’re going to see what Mueller has, and Dowd may be right. He has something that Dowd and the president don’t know about, a secret witness or somebody who has changed their testimony. As you know, that often happens, and that can break open or turn a case.”

    “But you’ve seen no collusion?” Hewitt asked again to confirm.

    “I have not,” Woodward affirmed.


  • Selon la Russie, la France participe aux bombardements israéliens en Syrie. (Wait, what ?)

    Russian military aircraft ’disappears’ during Syria strike attributed to Israel, France
    https://www.haaretz.com/middle-east-news/russian-military-aircraft-believed-to-be-shot-down-by-syria-defenses-1.6489

    Russia’s defence ministry said on Tuesday that one if its military aircraft with 14 people on board disappeared from radar screens over Syria at the same time that Israeli and French forces were mounting aerial attacks on targets in Syria.

    […]

    “At the same time Russian air control radar systems detected rocket launches from the French frigate Auvergne which was located in that region.”

    • Au moins, les Britanniques ont été prévenus :
      https://www.dailymail.co.uk/debate/article-6172483/PETER-HITCHENS-brink-war-noticed.html
      Almost everyone missed an amazing and worrying moment in Parliament last week, when Foreign Office Minister Alistair Burt gave us a glimpse of the Government’s thinking. They will go to war without waiting for the facts to be checked, and without recalling Parliament.
      In a very brief debate about the war in Syria, he was asked about plans – now being openly discussed at high levels in Washington – for a devastating attack on Damascus.

    • La France a-t-elle procédé à un tir au large de la Syrie ?
      18 sept. 2018, 10:38
      https://francais.rt.com/international/53963-france-a-t-elle-procede-tir-large-syrie

      Moscou assure avoir détecté un tir français, lancé depuis la frégate Auvergne en mer Méditerranée, au large de la Syrie, le 17 septembre au soir, alors qu’Israël procédait également à des tirs dans la région.

      Parallèlement aux tirs israéliens survenus le 17 septembre au soir en Syrie, le système de contrôle de l’espace aérien russe a annoncé avoir repéré un tir depuis la frégate française Auvergne, qui croise en mer Méditerranée au large de la Syrie, selon un communiqué du ministère russe de la Défense. (...)

    • Avion abattu par Damas : Moscou dénonce les tirs israéliens et se « réserve le droit » de répondre
      18 sept. 2018
      https://francais.rt.com/international/53961-damas-aurait-abattu-avion-militaire-russe-15-soldats-bord-moscou

      Après qu’un avion russe Il-20 a disparu des radars le 17 septembre au soir au-dessus de la mer Méditerranée, Moscou a finalement identifié la provenance de l’attaque : un tir des forces anti-aériennes syriennes.

      12h32 CET

      La Russie a annoncé qu’elle convoquait l’ambassadeur d’Israël. En Israël, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a refusé de commenter cette convocation, assurant n’avoir « rien à dire » à ce sujet.

      11h30 CET

      L’opération de recherche des membres de l’équipage de l’avion russe Il-20 qui s’est abîmé près de la côte de Lattaquié comprend huit bateaux, destroyers et navires d’approvisionnement de la marine russe.

      Pour l’heure, seuls des fragments de corps des membres de l’équipage et des effets personnels, ainsi que des débris de l’avion ont été repêchés à bord des bateaux russes.

      11h23 CET

      Le ministère russe de la Défense a publié une carte de l’incident retraçant ce qu’il estime être la trajectoire des différents acteurs présents dans la zone.


      La Russie a averti Israël de possibles représailles lors d’un appel entre ministres de la Défense respectifs des deux pays.

      Moscou rend directement responsable Israël de la perte de son appareil, précisant n’avoir été prévenu qu’« une minute avant le début des frappes »
      11h00 CET

      Les avions israéliens « ont délibérément créé une situation dangereuse pour les navires de surface et les aéronefs dans la région », d’après le ministère russe de la Défense.

      « En utilisant l’avion russe comme bouclier, les pilotes israéliens l’ont exposé au feu des systèmes de défense aérienne syrienne : ainsi, l’Il-20 dont la surface est d’un ordre supérieure à celle du F-16, a été abattu par un missile du complexe S-200 », a-t-il ajouté. (...)

    • https://francais.rt.com/international/53961-damas-aurait-abattu-avion-militaire-russe-15-soldats-bord-moscou

      15h30 CET

      Recevant son homologue hongrois Victor Orban à Moscou ce 18 septembre, le président russe Vladimir Poutine a répondu à une question de journaliste concernant le crash de l’avion de reconnaissance russe Iliouchine 20. « Cela ressemble à une succession de circonstances tragiques », a-t-il déclaré. « Quand il y a des gens qui meurent, c’est toujours un grand malheur », a poursuivi le chef d’Etat qui a présenté ses condoléances aux proches des 15 soldats russes qui étaient à bord de l’appareil au moment où il a disparu des radars au-dessus de la Méditerranée, au large de la Syrie.
      13h49 CET

      L’armée israélienne a réagi en disant « tenir le régime d’Assad, dont l’armée a abattu l’avion russe, pour entièrement responsable de cet incident ». Israël a ajouté que l’Iran et « l’organisation terroriste du Hezbollah » étaient responsables de ce drame.

      Israel will share all the relevant information with the Russian Government to review the incident and to confirm the facts in this inquiry.— Israel Defense Forces (@IDFSpokesperson) 18 septembre 2018

      Tsahal précise que ses avions n’étaient plus dans la zone lorsque les tirs syriens ont été effectués et que ceux-ci sont dus au caractère « imprécis » des systèmes anti-aériens syriens.

      Israël a également annoncé qu’il partagerait avec l’armée russe toutes les informations pertinentes dont il dispose pour mener à bien l’enquête.


  • Dutch government faces outcry over reported support for Syrian rebels
    https://www.middleeasteye.net/news/dutch-government-faces-outcry-after-report-over-support-syrian-rebels

    The Dutch government faced a storm of protest from lawmakers on Monday after a news report said it supported a Syrian opposition group which Dutch prosecutors had labelled a “terrorist” organisation.

    Parliamentarians demanded answers after the report aired by the national public broadcaster said the Netherlands gave “non-lethal assistance” (NLA) to 22 armed opposition groups battling Syrian government forces.

    The television programme, which worked together with the respected Trouw newspaper, identified one group as Jabhat al-Shamiya, which it said had been supplied with pick-up trucks, uniforms and other equipment last year.

    But at the same time, Dutch officials in the port city of Rotterdam were prosecuting a suspected militant for belonging to Jabhat al-Shamiya, which they labelled in court papers as a “Salafist and jihadist movement striving for a caliphate”.

    It was nothing more than a “criminal organisation with a terrorist aim”, the prosecutors added in the court papers.

    Jabhat al-Shamiya, also known as the Levant Front, is an umbrella group for Turkey-backed rebel fighters based in northern Syria. In 2016, Amnesty International accused it of carrying out summary executions and establishing courts that enforce a strict Islamic-based penal code.

    Monday’s revelations come days after Dutch foreign minister Stef Blok’s announcement that the government was cutting all support to “moderate” opposition groups.


  • Le Quay d’Orsay : une diplomatie de niveau international. Assaut sur Idlib  : Le Drian craint une dispersion des djihadistes
    https://www.ouest-france.fr/monde/syrie/syrie-assaut-sur-idlib-jean-yves-le-drian-craint-le-risque-de-dispersio

    Jean-Yves Le Drian a exprimé ses craintes, ce mardi, face à la perspective d’un assaut du régime syrien sur la province d’Idlib, ultime fief insurgé. «  Il y a un risque sécuritaire dans la mesure où dans cette zone se trouvent beaucoup de djihadistes, se réclamant plutôt d’Al-Qaïda, qui sont entre 10 000 et 15 000 et qui sont des risques pour demain pour notre sécurité  », a-t-il dit sur BFMTV, évaluant à «  quelques dizaines  » le nombre de combattants français parmi eux.

    «  (Ils) risquent de se trouver dispersés si l’offensive syrienne et russe se mettait en œuvre dans les conditions que l’on imagine aujourd’hui  », a relevé le chef de la diplomatie française. Évoquant aussi le risque de catastrophe humanitaire dans cette zone où se concentrent trois millions de personnes, il a averti que le précédent d’Alep, autre bastion rebelle repris par le régime en décembre 2016, ne serait «  rien par rapport à l’horreur que cela peut représenter  ».


  • Forging Islamic science | Aeon
    https://aeon.co/essays/why-fake-miniatures-depicting-islamic-science-are-everywhere

    The irony is that these fake miniatures and objects are the product of a well-intentioned desire: a desire to integrate Muslims into a global political community through the universal narrative of science. That wish seems all the more pressing in the face of a rising tide of Islamophobia. But what happens when we start fabricating objects for the tales we want to tell? Why do we reject the real material remnants of the Islamic past for their confected counterparts? What exactly is the picture of science in Islam that are we hoping to find? These fakes reveal more than just a preference for fiction over truth. Instead, they point to a larger problem about the expectations that scholars and the public alike saddle upon the Islamic past and its scientific legacy.


  • The Angry Arab News Service/وكالة أنباء العربي الغاضب : Beirut, the movie
    http://angryarab.blogspot.com/2018/09/beirut-movie.html

    By far, my favorite scene of Jon Hamm’s movie, Beirut: Camels on the beaches of Beirut. Some Israeli assistant director must have come up with this touch.

    #représentation


  • Algérie : l’Irak indignée par des chants pro-Saddam de supporters de l’USM Alger – JeuneAfrique.com
    http://www.jeuneafrique.com/627295/politique/algerie-lirak-indignee-par-des-chants-pro-saddam-de-supporters-de-lusm

    Des incidents lors d’une rencontre sportive prennent des allures de conflit diplomatique entre l’Irak et l’Algérie. Dimanche, des supporters algériens ont scandé des slogans pro-Saddam lors d’une rencontre avec une équipe irakienne, déclenchant l’ire des autorités irakiennes.
    (...) Les faits qui ont déclenché la polémique se sont déroulés sous l’objectif des caméras, en plein match de football au stade Omar Hamadi de Bologhine, au nord de la capitale algérienne. Dans les tribunes, des supporters de l’USM Alger ont scandé des chants à la gloire de Sadamm Hussein et contre les chiites. En réponse, des joueurs et des membres du club de la Flotte aérienne ont brandit le drapeau irakien, se ont quitté le terrain quinze minutes avant la fin du match.

    #algérie (Il faut comprendre que l’équipe irakienne a une réputation « chiite » et que Saddam Hussein est censé représenter l’honneur des Arabes sunnites".... #catastrophe_arabe


  • For Rosh Hashanah, a picture of Israel’s muddled Jewish soul
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-for-rosh-hashanah-a-picture-of-israel-s-muddled-jewish-soul-1.6462

    Most Israeli Jews believe in God. Among Western democratic countries, Israel’s only competitor for the heavyweight God-fearing title is the United States, hitherto recognized as the most puritan of democracies.

    The figures for the two countries are identical enough to be spooky. They put Israel and the United States squarely in the lead in terms of belief in God, with Western European countries far behind. At a time when Jewish settlers and evangelical Christians seem to be running foreign policies in both Jerusalem and Washington, it’s hard to escape the conclusion that religion has assumed a more pivotal role than ever in the special relationship between the two countries.

    […]

    But perhaps the most startling gaps are generational. In Israel 2018, the younger the Jew, the more likely he or she is to be more religious, observant, conservative and willing to impose his or her beliefs on others. Sixty-five percent of the population would let supermarkets and groceries operate on Shabbat, but that position is supported by only 51 percent of people between 18 and 24, compared with 84 percent of those 65 and older.

    […]

    The phenomenon of a younger generation that’s more devout than its elders is of particular interest, in part, because notwithstanding the near-identical overall results, it stands in stark contrast to current trends in the United States and Western Europe, where millennials are ditching religion in droves. Take participation in religious services. Only 17 percent of Israeli Jews visit a synagogue at least once a week, compared with 36 percent in the United States. In Israel, however, younger Jews go to shul at twice the rate of their parents and grandparents, while in the United States and Western Europe the opposite is true.

    […]

    It’s far more realistic, however, to see the poll as a warning that if you think Israel is religious, conservative and hawkish enough as it is, wait for the fundamentalist theocracy that’s lurking around the corner.

    Younger Jews, amazingly, also lead the pack in adhering to supernatural beliefs that are seen as primitive superstitions by the secular majority.

    […]

    This meshes well with the fact that only 44 percent of the public believes in the theory of evolution, but if Israeli schools continue to avoid teaching it, as recently reported, people soon won’t know about Darwin or his theories anyway.


  • Inside Israel’s Secret Program to Back Syrian Rebels
    https://foreignpolicy.com/2018/09/06/in-secret-program-israel-armed-and-funded-rebel-groups-in-southern-sy

    Israel secretly armed and funded at least 12 rebel groups in southern Syria that helped prevent Iran-backed fighters and militants of the Islamic State from taking up positions near the Israeli border in recent years, according to more than two dozen commanders and rank-and-file members of these groups.

    The military transfers, which ended in July of this year, included assault rifles, machine guns, mortar launchers and transport vehicles. Israeli security agencies delivered the weapons through three gates connecting the Israeli-occupied Golan Heights to Syria—the same crossings Israel used to deliver humanitarian aid to residents of southern Syria suffering from years of civil war.


  • Vanessa Redgrave backs ’Zionist hoodlums’ comment made during 1978 Oscar speech
    Haaretz - Aug 31, 2018 7:03 PM
    https://www.haaretz.com/jewish/vanessa-redgrave-backs-zionist-hoodlums-comment-during-oscar-speech-1.64338

    Vanessa Redgrave is unapologetic for referring to “Zionist hoodlums” during her Academy Award acceptance speech 40 years ago.

    On Thursday, the veteran actress told the Hollywood Reporter in an interview ahead of receiving a lifetime achievement Golden Lion Award from the Vienna Film Festival that she felt a responsibility to speak out no matter the consequences.

    Redgrave, 81, was referring in her remarks at the 1978 Oscars to the members of the Jewish Defense League who objected to her funding and narrating “The Palestinian,” a 1977 documentary about the Palestinians’ situation and the activities of the Palestinian Liberation Organization.

    She received the best supporting actress Oscar for her performance in the 1977 film “Julia,” in which Redgrave played the title role — a woman murdered by Nazis prior to World War II for her anti-fascist activism.

    Following her nomination, members of the JDL burned her in effigy and allegedly offered a bounty on her head. There was a firebombing at one of the theaters that screened the documentary. The JDL also picketed the Academy Awards ceremony where she received her Oscar opposite pro-PLO demonstrators.

    “In the last few weeks you have stood firm and you have refused to be intimidated by the threat of a small bunch of Zionist hoodlums, whose behavior is an insult to the stature of Jews all over the world, and to their great and heroic record of struggle against fascism and oppression,” Redgrave told her supporters during her acceptance speech.

    She concluded the speech by pledging “to fight anti-Semitism and fascism for as long as I live.”

    The controversial statement about “Zionist hoodlums” reportedly cost her many roles over the years.

    “I didn’t realize pledging to fight anti-Semitism and fascism was controversial. I’m learning that it is,” she told the Hollywood Reporter this week. (...)


  • À la lecture de Twitter ces derniers temps, j’ai la nette impression que si la glorieuse Révolution Syrienne a échoué, c’est la faute à Frédéric Pichon.

    (Le niveau des fanboys, en ce moment, c’est assez stupéfiant.)


  • La merveilleuse boîte en bois de Joseph Bahout

    Ziad Majed continue à espérer gagner la révolution en établissant des listes de « journalistes » et de « chercheurs » indignes auxquels il met des guillemets…
    https://twitter.com/ziadmajed/status/1022424232247152640

    Sur le travail de terrain que certains « journalistes » & « chercheurs » évoquent s’agissant de la Syrie. Des photos de F. Balanche, F. Pichon & R. Le Sommier (entre autres) en mission dans la terre d’Assad. (Voir le post facebook)
    https://www.facebook.com/ziad.majed/posts/1850121331737570

    Ce à quoi Joseph Bahout contribue :
    https://twitter.com/jobahout/status/1022671633197289477

    Et l’aimable participation de Julien Rochedy, Richard Millet, et autres belles âmes... ;)

    Et vlan, Pichon rétorque (mystère, mystère…) :
    https://twitter.com/Fred_Pichon/status/1034740467672465409

    On a parle de vos visites à Damas aussi ? Assad a toujours été un dictateur, même avant 2011 non ?
    Et des petits cadeaux de la Présidence ? Samer Abuquba, ça vous parle ? 😉

    Alors, en cherchant un peu : le mail expédié par Joseph Bahout à Samer Abu Quba, « officier du protocole du Président », fin décembre 2010 (source Wikileaks) :
    https://wikileaks.org/syria-files/docs/2119804_re-thank-you-.html

    On Sun 19/12/10 6:06 PM , <Joseph Bahout> <jobahout@gmail.com> wrote:
    Thank you!!

    Dear Samer,

    I hope your return to Syria after the Paris difficult week was good and safe.

    I just wanted to tell you I was pleased to meet you and to have had the occasion of working with you on an event that, by all standards, according to us, was great and successful.

    I also wanted to thank you for the very beautiful and luxurious gift you left to me (I did not notice that then! This wooden box is marvelous…), and I must tell you it will be put in a very dear place in my home!

    I hope we will have occasions to meet again.

    Take care, good luck, and best regards,

    Joseph Bahout


  • John McCain : In Memoriam | Human Rights Watch
    https://www.hrw.org/news/2018/08/26/john-mccain-memoriam

    John S. McCain III, the senior Republican senator from Arizona who died of brain cancer on August 25, 2018, left behind a strong record of commitment to the bipartisan promotion and defense of human rights in the United States and abroad. He was 81.

    Signalé par Angry Arab cet hommage surréaliste de Human Rights Watch à McCain !


  • Lobby israélien aux Etats-Unis, le documentaire interdit,

    par Alain Gresh (Le Monde diplomatique, septembre 2018)

    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/09/GRESH/59047

    À l’écran, il a tout du parfait gentleman. Malgré sa dégaine d’étudiant, James Anthony Kleinfeld, jeune Britannique juif bien sous tous rapports, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, dont le néerlandais et le yiddish, s’orientant sans difficulté dans les arcanes des conflits au Proche-Orient, trouverait facilement sa place dans les bureaux d’un ministère des affaires étrangères occidental ou d’un think tank renommé. Pour l’heure, il a d’autres desseins : s’investir dans les organisations américaines favorables à Israël. Il est recruté par The Israel Project (TIP), qui s’occupe de soigner l’image d’Israël dans les médias. Accueilli à bras ouverts du fait de ses compétences, il côtoie durant cinq mois le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël, notamment du puissant lobby pro-israélien aux États-Unis, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac). Il fraie avec eux dans les cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants, se liant avec les uns et les autres. Avenant, chaleureux, efficace, il gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les « éléments de langage » convenus. Et leurs confidences sont explosives.

    Comment influence-t-on le Congrès ? « Les membres du Congrès ne font rien si on ne fait pas pression sur eux, et la seule manière, c’est l’argent. » Comment combat-on les militants favorables aux droits des Palestiniens sur les campus universitaires ? « Avec les anti-Israéliens, le plus efficace est de faire des recherches sur eux, que vous mettez en ligne sur un site Web anonyme et que vous diffusez par des annonces ciblées sur Facebook. » Avec une candeur d’autant plus grande qu’ils croient s’épancher auprès d’un ami, les interlocuteurs de Kleinfeld admettent qu’ils se livrent à des opérations d’espionnage de citoyens américains, avec l’aide du ministère des affaires stratégiques israélien.

    Créé en (...)

    • Lobby israélien, le #documentaire interdit

      Une enquête menée par la chaîne qatarie #Al-Jazira dévoile les méthodes des groupes de pression américains favorables à Israël. Mais, soucieux de ne pas s’aliéner ces organisations dans son contentieux avec l’Arabie saoudite, le Qatar a gelé la diffusion du reportage.

      À l’écran, il a tout du parfait gentleman. Malgré sa dégaine d’étudiant, James Anthony Kleinfeld, jeune Britannique juif bien sous tous rapports, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, dont le néerlandais et le yiddish, s’orientant sans difficulté dans les arcanes des conflits au Proche-Orient, trouverait facilement sa place dans les bureaux d’un ministère des affaires étrangères occidental ou d’un think tank renommé. Pour l’heure, il a d’autres desseins : s’investir dans les organisations américaines favorables à Israël. Il est recruté par The Israel Project (TIP), qui s’occupe de soigner l’image d’Israël dans les médias. Accueilli à bras ouverts du fait de ses compétences, il côtoie durant cinq mois le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël, notamment du puissant lobby pro-israélien aux États-Unis, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac) (1). Il fraie avec eux dans les cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants, se liant avec les uns et les autres. Avenant, chaleureux, efficace, il gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les « éléments de langage » convenus. Et leurs confidences sont explosives.

      Comment influence-t-on le Congrès ? « Les membres du Congrès ne font rien si on ne fait pas pression sur eux, et la seule manière, c’est l’argent. » Comment combat-on les militants favorables aux droits des Palestiniens sur les campus universitaires ? « Avec les anti-Israéliens, le plus efficace est de faire des recherches sur eux, que vous mettez en ligne sur un site Web anonyme et que vous diffusez par des annonces ciblées sur Facebook. » Avec une candeur d’autant plus grande qu’ils croient s’épancher auprès d’un ami, les interlocuteurs de Kleinfeld admettent qu’ils se livrent à des opérations d’espionnage de citoyens américains, avec l’aide du ministère des affaires stratégiques israélien.

      Créé en 2006, ce dernier dépend directement du premier ministre Benyamin Netanyahou. L’une de ses responsables confie : « Nous sommes un gouvernement qui travaille sur un territoire étranger et nous devons être très, très prudents. » En effet, car certaines de ces actions pourraient se révéler passibles des tribunaux américains.

      À la fin du stage de « Tony », M. Eric Gallagher, son chef à TIP, se montre si satisfait de ses services qu’il lui propose de l’embaucher. « J’adorerais que tu viennes travailler pour moi. J’ai besoin de quelqu’un qui a l’esprit d’équipe, qui travaille dur, qui est passionné, curieux, bien formé, qui parle bien, qui a beaucoup lu. Tu es tout cela. »Mais son poulain refuse. Car, on l’aura deviné, il n’est pas tout à fait celui qu’il prétend être, même si ses diplômes et ses compétences ne sont pas contestables : il est un infiltré, missionné par la chaîne Al-Jazira, propriété de l’émirat du Qatar, pour réaliser un documentaire sur le lobby pro-israélien. Il a filmé en caméra cachée une partie des confidences qu’il a recueillies et il a réuni, avec d’autres membres d’une équipe dirigée par Phil Rees, de la cellule d’investigation de la chaîne, tous les ingrédients d’une enquête spectaculaire. La diffusion de celle-ci était d’autant plus attendue que, en 2017 déjà, un reportage d’Al-Jazira sur le lobby pro-israélien au Royaume-Uni (2) avait montré les ingérences d’Israël dans les affaires internes d’un pays étranger, et ses tentatives pour faire chuter un ministre considéré comme propalestinien — ce qui avait abouti à des excuses publiques de l’ambassadeur d’Israël à Londres et au retour précipité à Tel-Aviv d’un diplomate de haut rang.

      On pouvait donc s’attendre à un événement médiatique, avec ses démentis outragés et ses violentes polémiques. Mais non : la diffusion, programmée pour début 2018, a été reportée sine die, sans explications officielles. On a fini par apprendre, grâce à des articles dans la presse juive américaine (3), que le documentaire ne passerait pas, ce qu’a confirmé Clayton Swisher, directeur de la cellule d’investigation de la chaîne, dans un article où il regrettait ce choix ; quelques jours plus tard, la chaîne annonçait qu’il prenait un congé sabbatique (4). L’enquête a été sacrifiée dans la bataille sans merci que se livrent le Qatar d’un côté et l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis de l’autre pour gagner les faveurs de Washington dans le conflit qui les oppose depuis juin 2017 (5). Et quelle meilleure manière de l’emporter que de s’attirer les faveurs du puissant lobby pro-israélien, dont on connaît l’influence sur la politique américaine au Proche-Orient ?

      Pour faire pencher la balance, le Qatar a donc fait « reporter » la diffusion, obtenant en échange le secours inespéré d’une partie de l’aile droite d’un lobby déjà très à droite dans son ensemble. M. Morton Klein, le président de l’Organisation sioniste américaine (ZOA), un proche de M. Stephen Bannon, ancien conseiller du président Donald Trump, s’est même rendu à Doha et s’est réjoui d’avoir enterré le documentaire (lire « Le Qatar en quête d’amis »). Que de tels groupes, qui accusaient il y a peu le Qatar de financer le Hamas et le terrorisme, aient accepté de virer de bord en échange de la rétention de l’enquête en dit long sur le caractère embarrassant des révélations qu’elle contient.

      Cet enfouissement d’un travail qui a duré plus d’une année a suscité des remous au sein de la chaîne. Certains ont souhaité que ces révélations ne sombrent pas dans les sables mouvants des compromis géopolitiques. C’est la raison pour laquelle nous avons pu voir, grâce à un ami résidant dans le Golfe, les quatre épisodes du documentaire, de cinquante minutes chacun, dans leur version presque définitive.

      Ce qui frappe au visionnage, c’est la fébrilité qui a saisi le lobby depuis quelques années, due à une peur sourde de perdre son influence. Comment l’expliquer, alors que le soutien à Israël est massif aux États-Unis et que les élus des deux partis, républicain et démocrate, apportent un appui sans faille à n’importe quelle aventure d’Israël ? L’élection de M. Trump n’a-t-elle pas amené Washington à abandonner toute volonté de jouer les intermédiaires dans le conflit israélo-arabe et à se ranger sans aucun faux-semblant aux côtés du gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël ? Sans doute ; mais, dans ce paysage en apparence favorable, un spectre hante le lobby : celui de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

      Ce mouvement lancé en 2005 se propose d’appliquer à Israël les méthodes non violentes qui ont fait leurs preuves contre l’Afrique du Sud de l’apartheid. Il a connu un essor sur les campus américains. Mais faut-il vraiment s’en alarmer, s’interroge M. David Brog, directeur des affaires stratégiques de Chrétiens unis pour Israël (CUFI) et directeur exécutif de la Maccabee Task Force, l’un des groupes qui combattent BDS ? « Israël est la “start-up nation”. Il reçoit plus d’investissements étrangers qu’à n’importe quel autre moment de son histoire. Alors pourquoi ne pas se calmer, comprendre que BDS ne vaut rien et l’ignorer ? » Il insiste : « Je ne pense pas que BDS ait jamais eu pour objectif que les universités retirent leurs investissements en Israël. En ce qui concerne l’argent, nous n’avons pas d’inquiétude à avoir ; mais les efforts déployés pour creuser un fossé entre nous, qui aimons Israël, et la génération montante, sont préoccupants. Parmi les jeunes nés après l’an 2000 et les étudiants, on en arrive au point où la majorité est plus favorable aux Palestiniens qu’aux Israéliens. » M. Jacob Baime, directeur exécutif de l’Israel on Campus Coalition, un groupe d’organisations qui emploie plus d’une centaine de personnes pour lutter contre BDS dans les universités, s’inquiète : « La seule chose que tous les membres du Congrès, tous les présidents, tous les ambassadeurs ont en commun est le fait d’avoir passé du temps sur les campus, et c’est durant cette période qu’ils ont été formés. » Seront-ils encore demain des « amis d’Israël » ?

      Discréditer le messager

      Un élément supplémentaire alarme le lobby. Le soutien à Israël a toujours transcendé les clivages entre démocrates et républicains. N’est-ce pas M. Barack Obama qui, quelques mois avant la fin de son mandat, a fait voter une aide inconditionnelle de 38 milliards de dollars (33 milliards d’euros) à Israël sur dix ans, en dépit de ses relations détestables avec M. Netanyahou ? Mais le paysage politique se transforme, et le ralliement inconditionnel du lobby à M. Trump réduit sa base, qui se résume de plus en plus au Parti républicain et à la droite évangélique. M. David Hazony, ancien directeur de The Tower Magazine et membre influent de TIP, le reconnaît dans le documentaire : « Le boycott immédiat d’Israël, ce n’est pas un problème. Le plus gros problème, c’est le Parti démocrate, les partisans de Bernie Sanders, tous ces anti-Israéliens qu’ils amènent dans le Parti démocrate. Être pro-israélien ne relèvera bientôt plus d’un consensus bipartisan, et chaque fois que la présidence changera, la politique à l’égard d’Israël risquera de changer. C’est une chose dangereuse pour Israël. C’est cela qui est en jeu dans la bataille sur les campus. » Ce que confirme John Mearsheimer, coauteur d’un célèbre livre (6) sur le lobby, dont les commentaires ponctuent le documentaire. Il constate que, désormais, le soutien à Israël croît au Parti républicain alors qu’il diminue au Parti démocrate : « Il y a une différence substantielle entre les deux partis. »

      Comment contrer cette évolution ? En engageant un débat politique ? Difficile, alors que, depuis l’échec des accords d’Oslo, signés en 1993, Israël est dirigé par des partis d’extrême droite qui refusent toute solution diplomatique. Il ne peut être question de discuter du sort des Palestiniens, de l’avenir des colonies ou du drame de Gaza. Et le ralliement du lobby à M. Netanyahou et à M. Trump est peu propice à susciter l’enthousiasme des étudiants américains. Le journaliste Max Blumenthal fait remarquer (Twitter, 15 février 2018) que c’est cette tactique du refus de la discussion que le lobby déploie au sujet du documentaire d’Al-Jazira : assimiler le journalisme d’investigation à de l’espionnage ; discréditer la chaîne en la réduisant à son propriétaire, le Qatar ; affirmer que le sujet est le « lobby juif », et non le soutien à Israël. Et ainsi éviter toute discussion sur le fond des révélations et sur la politique israélienne.

      Directeur exécutif du Comité d’urgence pour Israël (ECI), M. Noah Pollak synthétise la ligne adoptée face aux critiques : « Pour discréditer le message, il faut discréditer le messager. Quand vous évoquez BDS, vous devez dire que c’est un groupe qui prône la haine, la violence contre les civils. C’est-à-dire qu’il soutient le terrorisme. » Et, bien sûr, qu’il est antisémite. L’organisation Voix juives pour la paix (JVP) ? Il préfère l’appeler « Voix juives pour le Hamas »… Mais il reste optimiste, car, comme il l’explique à « Tony », la majorité des Américains reste favorable à Israël, alors qu’au Royaume-Uni « c’est de la haine pure. Vous avez laissé la moitié de ces Pakistanais de m… s’installer chez vous ».

      Pour « discréditer le messager », il faut accumuler des informations variées, qui vont de sa vie privée à ses activités professionnelles, en passant par ses convictions politiques. Le lobby pro-israélien a instauré ces dernières années un réseau d’espionnage. « Nos opérations de recherche,s’enorgueillit M. Baime, disposent d’une technologie de pointe. Quand je suis arrivé, il y a quelques années, notre budget était de quelques milliers de dollars ; il est aujourd’hui de 1,5 million, sans doute 2. Je ne sais même pas ; c’est énorme. » Mais ses amis et lui tiennent à rester « invisibles » : « Nous faisons cela de manière sécurisée et anonyme ; c’est la clé. »

      Parmi les groupes les plus redoutés par les militants favorables aux droits des Palestiniens figure Canary Mission (7), dont le financement, les membres et le fonctionnement restent secrets. Une journaliste proche du lobby explique son rôle : « Ceux qui le haïssent, ceux qui sont visés parlent de “liste noire”. Vous avez des noms, des étudiants et des professeurs d’université, des organisations qui ont des liens avec le terrorisme ou avec des terroristes qui ont appelé à la destruction de l’État juif. » Le site de l’organisation résume ainsi son objectif : « Assurez-vous que les radicaux d’aujourd’hui ne deviendront pas vos employés demain. » Surplombant la biographie de chaque victime clouée au pilori, ce slogan : « Si vous êtes raciste, le monde doit le savoir. »
      Kleinfeld a réussi à remonter à son fondateur et financier, M. Adam Milstein, président du Conseil israélien américain (IAC), condamné à une peine de prison pour fraude fiscale en 2009, ce qui ne l’a pas empêché de poursuivre ses activités du fond de sa cellule. Il expose au jeune homme sa philosophie : « Tout d’abord, mener des enquêtes sur eux [les militants favorables à la Palestine].. Quel est leur projet ? S’attaquer aux Juifs parce que c’est facile, parce que c’est populaire. Nous devons les démasquer pour ce qu’ils sont : des racistes, des gens hostiles à la démocratie. Nous devons les mettre sur la défensive. »

      Plusieurs étudiants témoignent des risques qu’ils encourent. Mme Summer Awad, qui a participé à la campagne pour les droits des Palestiniens à Knoxville (Tennessee), raconte comment elle a été harcelée sur Twitter, comment « ils » ont mis en ligne des informations à son sujet datant de plus de dix ans : « Ils creusent et creusent encore. Quelqu’un a contacté mon employeur et lui a demandé de me licencier, en le menaçant de le dénoncer comme antisémite s’il n’obtempérait pas. » Ces méthodes de délation peuvent signifier une mise à mort professionnelle ou, pour un étudiant, compliquer la recherche d’un emploi à la fin de son cursus. Certains des accusés ont donc envoyé des « messages de repentir » qui sont publiés dans une rubrique spéciale du site de Canary Mission (8) en échange du retrait de leur nom de la liste noire : des « aveux » anonymisés dans lesquels ils expliquent qu’ils ont été « trompés » et qui ressemblent à ceux arrachés aux suspects de sympathies communistes du temps du maccarthysme aux États-Unis dans les années 1950, ou dans les régimes autoritaires aujourd’hui. « C’est la guerre psychologique. Ils sont terrifiés, se réjouit M. Baime. Soit ils la ferment, soit ils passent leur temps à faire des recherches [sur les accusations portées contre eux] au lieu d’attaquer Israël. C’est très efficace. » Un autre interlocuteur de « Tony » regrette cependant que « diffamer quelqu’un en le traitant d’antisémite n’ait plus le même impact ».

      Ces croisades, qui s’appuient sur la récolte de données personnelles de citoyens américains, ne seraient pas possibles sans les moyens accordés par le ministère des affaires stratégiques israélien. Mme Sima Vaknin-Gil, sa directrice générale, le reconnaît lors d’une conférence à l’IAC : « En ce qui concerne la collecte de données, l’analyse de l’information, le travail sur les organisations militantes, la piste de l’argent, c’est quelque chose que seul un pays, avec les ressources dont il dispose, peut faire au mieux. » Elle ajoute : « Le fait que le gouvernement israélien ait décidé d’être un acteur-clé signifie beaucoup, parce que nous pouvons apporter des compétences que ne possèdent pas les organisations non gouvernementales impliquées dans cette affaire. Nous sommes le seul acteur du réseau pro-israélien à pouvoir combler les lacunes. (…) Nous avons le budget, et nous pouvons mettre sur la table des choses bien différentes. » Puis son propos se fait menaçant : « Tous ceux qui ont quelque chose à voir avec BDS doivent s’interroger à deux fois : est-ce que je dois choisir ce camp ou bien l’autre ? »

      Une violation des lois américaines

      Dans ce travail de collecte d’informations, Mme Vaknin-Gil admet : « Nous avons la FDD et d’autres qui travaillent [pour nous]. » La Fondation pour la défense des démocraties (FDD) est un think tank néoconservateur qui a joué ces dernières années un rôle important dans le rapprochement entre les Émirats arabes unis et Israël. Il a participé l’été dernier à la campagne contre le Qatar et contre Al-Jazira, accusée d’être un instrument de déstabilisation régionale. Or, selon la loi américaine, les organisations ou les individus travaillant pour un gouvernement étranger doivent s’enregistrer en tant que tels au ministère de la justice. Ce dernier osera-t-il traîner devant les tribunaux la FDD, qui n’a pas accompli ces démarches ?

      Comme le remarque Ali Abunimah, animateur du site The Electronic Intifada, « si vous aviez un enregistrement d’un haut responsable russe ou iranien, ou même canadien, reconnaissant que son pays mène des opérations clandestines d’espionnage de citoyens américains et utilise pour cela la couverture d’une organisation américaine, ce serait une bombe ! ». Car cette coopération ne se limite pas à la FDD, et nombre des interlocuteurs de Kleinfeld, comme M. Baime, l’admettent sous le sceau de la confidence, même s’ils ajoutent que le sujet est « délicat » et qu’il vaut mieux ne pas s’étendre.

      Le documentaire contient d’autres révélations, comme la manière dont les journalistes américains sont « pris en charge » à Jérusalem par TIP (9), cornaqués, mais aussi alimentés en sujets « clés en main » qu’ils n’ont plus qu’à diffuser aux États-Unis ; ou les pressions exercées sur les médias et les agences de presse pour qu’ils modifient leurs dépêches ou leurs articles…

      Bien que tout semble aujourd’hui sourire à Israël, ses partisans américains, en dépit de tous leurs moyens, sont nerveux. L’avenir leur paraît s’assombrir, y compris dans les milieux les plus susceptibles de les appuyer. Mme Vaknin-Gil l’admet : « Nous avons perdu la génération des Juifs nés après l’an 2000. Leurs parents viennent m’expliquer les difficultés qu’ils rencontrent avec leurs enfants durant des dîners de shabbat. [Les plus jeunes] ne reconnaissent pas l’État d’Israël et ne nous voient pas comme une entité à admirer. »

      #Alain_Gresh
      Directeur du journal en ligne Orient XXI

      #Palestine #BDS


  • « J’ai voyagé en Israël, alors je vais t’expliquer le Rroumous » : Houmous, cuisine et diplomatie
    https://www.franceinter.fr/vie-quotidienne/houmous-cuisine-et-diplomatie

    Le houmous, définition

    Première chose, il faut savoir le nommer. Houmous se prononce _ROU_mous, car en hébreu comme en arabe, le « h » se prononce "r". Le houmous est une préparation à base de pois chiche réduite en purée avec du citron, de l’huile d’olive et du « tahiné » (une purée de sésame).

    J’ai voyagé en Israël, où on en consomme beaucoup.

    Je te rappelle que j’avais commis ceci en 2008 : Loubnan ya Loubnan : Le Rrrizbollah aime le rrroumous
    http://tokborni.blogspot.com/2008/10/le-rrrizbollah-aime-le-rrroumous.html

    Savez-vous comment on peut reconnaître un journaliste qui vient soit de se faire expliquer le danger islamiste, la dhimmitude et l’Eurabia par l’ambassadeur d’Israël à Paris, soit de trouver l’inspiration après plusieurs heures de visionnage de Guysen TV ? C’est très simple, et il n’est pas nécessaire de recourir à une théorie du complot trop compliquée. Ce journaliste se reconnaît aisément : il dit « Rrrezbollah » (ou, pire, « Rrrizbollah ») et « Rrramas », au lieu de « Hhezbollah » (« h » expiré) et « Hhamas » (même « h » expiré).

    [...]

    Bref, n’importe qui dira : « Hhassan Nasrallah du Hhezbollah aime le Hhoumous ». Si un éditorialiste analyse : « Rrrassan Nasrallah du Rrrizbollah aime le Rrroumous », maintenant vous le savez : c’est un thuriféraire du sionisme.

    C’est d’autant plus idiot, pour les analystes sionistes, de se faire piéger aussi facilement que, par ailleurs, il ne leur viendrait pas à l’idée de prononcer « Rafiq Rrrariri ». C’est la même lettre. Au pire, ils diront « Rafikariri » d’une seule traite, mais pas « Rrrariri ». (Pourtant, Rafiq Rrrariri aimait beaucoup le rrroumous.)

    Prononcer « Rrrizbollah », ça vous trahit le propagandiste sioniste aussi sûrement que s’il disait « Eretz Yisrael » au lieu de « régime illégitime qui occupe al-Quds » au journal de 20 heures...


  • The Other Side of John McCain
    https://consortiumnews.com/2018/08/27/the-other-side-of-john-mccain

    When she attended what was listed as the “Gala Dinner with keynote speech”, she quickly learned that the virtual theme of the evening was, “Adopt a Muj.”

    “I remember mingling with all of these wealthy Republican women from the Phoenix suburbs and being asked, ‘Have you adopted a muj?” Cobban told me. “Each one had pledged money to sponsor a member of the Afghan mujahedin in the name of beating the communists. Some were even seated at the event next to their personal ‘muj.’”

    The keynote speaker of the evening, according to Cobban, was a hard-charging freshman member of Congress named John McCain.




  • Ahed Tamimi remercie Hassan Nasrallah pour son soutien (à partir de la 3e minute), et à son tour l’assure du soutien des Palestiniens :
    https://www.youtube.com/watch?v=qJNCHAvl55w&t=3m1s

    Une des premières traductions qui est apparue :

    (via Louis Allday)

    Et si tu te bouches le nez, une version courte et sous-titrée par Memri (officine israélienne) :
    https://www.memri.org/tv/palestinian-activist-ahed-tamimi-salutes-hizbullah-leader-nasrallah


  • Pamela Anderson déçue d’Adil Rami : elle ne veut plus vivre à Marseille
    https://www.voici.fr/news-people/actu-people/pamela-anderson-decue-dadil-rami-elle-ne-veut-plus-vivre-a-marseille-649519

    Ami très intime de l’actrice, le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, ne serait « pas un fan d’Adil » et essaierait même de lui trouver un nouveau compagnon : « Il a présenté Pamela au philosophe croate Srecko Horvat ». L’activiste, qui aurait tenté de séduire Pamela Anderson avant sa rencontre avec le footballeur, préfèrerait la voir avec « quelqu’un d’intelligent et d’intéressant ».

    #wtf


  • i24NEWS - Le ministère israélien des AE fustige la BBC après une Une sur Gaza
    https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/181346-180809-le-ministre-israelien-des-ae-fustige-la-bbc-apres-un-article-m

    Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Emmanuel Nahshon, a publié jeudi au nom de l’Etat hébreu, une plainte cinglante contre les informations de la BBC concernant un article annonçant en Une la mort d’une femme gazaouïe enceinte et de sa fille dans des raids israéliens, sans mentionner les 150 roquettes tirées mercredi soir par l’organisation terroriste Hamas sur Israël.

    L’article en question, publié sur le fil Twitter du service d’information de la BBC World, titrait “Les frappes aériennes israéliennes tuent une femme enceinte et son bébé”, faisant référence à la mort d’Enas Khammash, 23 ans, et de sa fille Bayan dans une frappe qui a eu lieu jeudi soir à Jafarawi, dans le centre de Gaza.

    « Ce titre est une déformation délibérée de la réalité (ce qui est l’équivalent poli de “ceci est un MENSONGE”, si vous ne l’aviez pas compris) », s’est-il révolté dans un tweet.

    De l’art du #fake_news


  • AP Investigation: US allies, al-Qaida battle rebels in Yemen
    https://apnews.com/f38788a561d74ca78c77cb43612d50da

    Coalition-backed militias actively recruit al-Qaida militants, or those who were recently members, because they’re considered exceptional fighters, the AP found.

    The coalition forces are comprised of a dizzying mix of militias, factions, tribal warlords and tribes with very local interests. And AQAP militants are intertwined with many of them.

    One Yemeni commander who was put on the U.S. terrorism list for al-Qaida ties last year continues to receive money from the UAE to run his militia, his own aide told the AP. Another commander, recently granted $12 million for his fighting force by Yemen’s president, has a known al-Qaida figure as his closest aide.


  • L’interview de la mère d’Oussama Ben Laden, Alia Ghanem, par Martin Chulov dans le Guardian est l’évènement médiatique du moment :
    https://www.theguardian.com/world/2018/aug/03/osama-bin-laden-mother-speaks-out-family-interview
    L’article a été largement signalé et commenté (positivement) dans les grands médias français.

    Or, en dehors d’Angry Arab, personne ne semble vouloir remarquer que l’interview reprend tous les talking points de la propagande séoudienne de l’ère Mohamed Bin Salman.

    D’entrée de jeu, Chulov admet qu’il interviewe la famille Ben Laden sous le contrôle du régime séoudien :

    Now, Saudi Arabia’s new leadership – spearheaded by the ambitious 32-year-old heir to the throne, Crown Prince Mohammed bin Salman – has agreed to my request to speak to the family. (As one of the country’s most influential families, their movements and engagements remain closely monitored.)

    Voilà l’une des dictatures les plus violentes de la planète, où le déplaisir du prince vous vaudra la ruine, ou la prison, ou la réclusion à vie dans une résidence privée, ou quelques centaines de coups de fouets, voire la décapitation. Un pays où des milliardaires parmi les plus puissants ont été retenus dans un hôtel, possiblement torturés, avant d’être proprement ruinés. Où un Premier ministre étranger a été retenu et démissionné d’office.

    Mais si la famille accepte enfin de parler – avec l’accord de la nouvelle direction du régime – c’est, selon Chulov, pour éviter de « réouvrir d’anciennes plaies » :

    Unsurprisingly, Osama bin Laden’s family are cautious in our initial negotiations; they are not sure whether opening old wounds will prove cathartic or harmful. But after several days of discussion, they are willing to talk.

    L’idée qu’il n’est pas bien sain, d’un point de vue journalistique, de présenter dans de telles conditions la parole de ces gens comme un authentique entretien, est soulevée dans la fin de l’article par une demi-sœur de Ben Laden installée (réfugiée ?) à Paris. Objection balayée d’une phrase et l’euphémisme « complicated status in the kingdom » :

    From her home in Paris, she later emailed to say she strongly objected to her mother being interviewed, asking that it be rearranged through her. Despite the blessing of her brothers and father, she felt her mother had been pressured into talking. Ghanem, however, insisted she was happy to talk and could have talked longer. It is, perhaps, a sign of the extended family’s complicated status in the kingdom that such tensions exist.

    D’ailleurs la conversation se fait ouvertement en présence d’un commissaire politique du régime mais, précise notre grand reporter : qui ne fait aucune tentative pour influencer la conversation…

    When we meet on a hot day in early June, a minder from the Saudi government sits in the room, though she makes no attempt to influence the conversation.

    On est heureux de constater que les méthodes séoudienness se sont affinées depuis l’interview grotesque de Saad Hariri.

    Bref, l’entretien commence.

    D’entrée de jeu, premier élément de langage tiré de la propagande officielle saoudienne : Oussame Ben Laden s’est radicalisé sous l’influence d’un membre des Frères musulmans. Subtile…

    “The people at university changed him,” Ghanem says. “He became a different man.” One of the men he met there was Abdullah Azzam, a member of the Muslim Brotherhood who was later exiled from Saudi Arabia and became Osama’s spiritual adviser.

    Un autre élément de langage, central, reviendra plusieurs fois dans l’interview : en Afghanistan, Ben Laden est un type très bien : il n’est pas encore un jihadiste (jusqu’en 1999…).

    “[…] He spent all his money on Afghanistan – he would sneak off under the guise of family business.” Did she ever suspect he might become a jihadist? “It never crossed my mind.”

    Tant qu’à faire, le petit détail sectaire qui ne trompe pas : la maman de Ben Laden est alaouite :

    Ghanem begins to relax, and talks about her childhood in the coastal Syrian city of Latakia, where she grew up in a family of Alawites, an offshoot of Shia Islam.

    Évidemment, le bon fan-boy de la rébellitude syrienne ne tarde pas à en faire la bonne lecture : la mère de Ben Laden est alaouite « comme les Assad ». Par exemple Sam Dagher te conseille l’article en commençant par cette remarque (subtile) :
    https://twitter.com/samdagher/status/1025343757229678597

    Must read by ⁦@martinchulov⁩ on Bin Laden’s mother. She’s Syrian Alawite like the Assads. […]

    Un autre talking point typique de MBS : l’Arabie séoudite était un pays relativement libéral dans les années 70 (ah ah… comment traduire « freewheeling » ici sans paraître totalement ridicule), mais a adopté une interprétation rigoriste du wahhabisme en réaction à la révolution iranienne (dont le but, écrit-il, était d’exporter le chiisme dans le monde arabe sunnite).

    Osama bin Laden’s formative years in Jeddah came in the relatively freewheeling 1970s, before the Iranian Revolution of 1979, which aimed to export Shia zeal into the Sunni Arab world. From then on, Saudi’s rulers enforced a rigid interpretation of Sunni Islam – one that had been widely practised across the Arabian peninsula since the 18th century, the era of cleric Muhammed ibn Abdul Wahhab.

    Ah, il faut te dire qu’à ce moment de ce long article, l’interview proprement dite de la mère de Ben Laden est terminée depuis longtemps, et n’a dû occuper que deux gros paragraphes…

    À la place, on part dans des considérations enthousiastes sur cette nouvelle direction saoudienne, sous l’influence de Bin Salman, qui voudrait instaurer un « islam modéré » en Arabie (Chulov est d’ailleurs sans surprise coupable, dans le Guardian, de plusieurs articles enthousiastes sur les femmes séoudiennes autorisées à conduire) :

    In 2018, Saudi’s new leadership wants to draw a line under this era and introduce what bin Salman calls “moderate Islam”. This he sees as essential to the survival of a state where a large, restless and often disaffected young population has, for nearly four decades, had little access to entertainment, a social life or individual freedoms. Saudi’s new rulers believe such rigid societal norms, enforced by clerics, could prove fodder for extremists who tap into such feelings of frustration.

    Reform is beginning to creep through many aspects of Saudi society; among the most visible was June’s lifting of the ban on women drivers. There have been changes to the labour markets and a bloated public sector; cinemas have opened, and an anti-corruption drive launched across the private sector and some quarters of government. The government also claims to have stopped all funding to Wahhabi institutions outside the kingdom, which had been supported with missionary zeal for nearly four decades.

    Such radical shock therapy is slowly being absorbed across the country, where communities conditioned to decades of uncompromising doctrine don’t always know what to make of it. Contradictions abound: some officials and institutions eschew conservatism, while others wholeheartedly embrace it. Meanwhile, political freedoms remain off-limits; power has become more centralised and dissent is routinely crushed.

    Toujours plus éloigné du sujet initial (la maman d’Oussama), le prince Turki al-Faisal, l’« érudit » ancien chef des services secrets saoudiens :

    I meet Prince Turki al-Faisal, who was the head of Saudi intelligence for 24 years, between 1977 and 1 September 2001 (10 days before the 9/11 attacks), at his villa in Jeddah. An erudite man now in his mid-70s, Turki wears green cufflinks bearing the Saudi flag on the sleeves of his thobe.

    Lequel te synthétise l’élément de langage central de l’article : en Afghanistan c’est un combattant de la liberté, et c’est après que ça se gâte :

    “There are two Osama bin Ladens,” he tells me. “One before the end of the Soviet occupation of Afghanistan, and one after it. Before, he was very much an idealistic mujahid. He was not a fighter. By his own admission, he fainted during a battle, and when he woke up, the Soviet assault on his position had been defeated.”

    As Bin Laden moved from Afghanistan to Sudan, and as his links to Saudi Arabia soured, it was Turki who spoke with him on behalf of the kingdom. In the wake of 9/11, these direct dealings came under intense scrutiny.

    Et une autre explication totalement tirée par les cheveux : si la plupart des terroristes du 11 Septembre étaient séoudiens, ce n’était pas parce que les Séoudiens vivent dans un environnement toxique depuis l’enfance, mais parce que Ben Laden voulait tourner le monde occidental contre l’Arabie… Oui, c’est une très jolie théorie du complot dans laquelle on présente le royaume comme une victime du 11 Septembre :

    “There is no doubt that he deliberately chose Saudi citizens for the 9/11 plot,” a British intelligence officer tells me. “He was convinced that was going to turn the west against his ... home country. He did indeed succeed in inciting a war, but not the one he expected.”

    Et pour terminer, enfonçons le clou sur l’authentique conviction réformatrice (« mais pourra-t-il réussir ? ») de ce brave Mohammed Bin Salman :

    While change has been attempted in Saudi Arabia before, it has been nowhere near as extensive as the current reforms. How hard Mohammed bin Salman can push against a society indoctrinated in such an uncompromising worldview remains an open question.

    Saudia Arabia’s allies are optimistic, but offer a note of caution. The British intelligence officer I spoke to told me, “If Salman doesn’t break through, there will be many more Osamas. And I’m not sure they’ll be able to shake the curse.”

    • Objection balayée d’une phrase et l’euphémisme « complicated status in the kingdom »

      Je n’arrive plus à me rappeler où j’ai entendu la réplique « It’s complicated », réponse typique de profiteurs qui se font du pognon dans un pays dictatorial. En fait, je ne me souviens plus si c’est dans un docu ou dans une comédie (grinçante) !

      Ah oui, c’est dans Mariage gay à Tel Aviv et Jean Stern finit par en faire une blague. Tout le monde (État et business) se pâme sur la liberté sexuelle à Tel Aviv et chaque fois qu’il pose une question sur le conflit avec la Palestine, il obtient cette réponse. « It’s complicated. » Traduction : je n’en ai rien à foutre et j’aimerais beaucoup que toi aussi.