• « Le devoir de corriger par les coups »
    https://justpaste.it/bd2cj

    Enquête Au Moyen Age, la « correction » des #femmes par leurs maris est non seulement un droit, mais un devoir. Il faut attendre le siècle des #Lumières pour que ce principe tombe en désuétude, et la fin du XIXe siècle pour que la tolérance sociale envers les brutalités, peu à peu, recule. (...)

    Si le devoir d’obéissance de la femme à son mari est supprimé du code civil en 1938, si le XXe siècle voit émerger une morale conjugale plus égalitaire, si la masculinité « offensive » du XIXe fait place, dans l’entre-deux-guerres, à une masculinité plus « maîtrisée », les violences conjugales ne sortent vraiment de l’ombre qu’après mai 1968, avec la deuxième vague du féminisme. « Dans l’effervescence révolutionnaire des années 1970, le bilan du féminisme libéral de la première vague est jugé très décevant, constate Christine Bard. L’oppression des femmes est donc pensée dans des termes radicalement nouveaux. »

    #violences_conjugales #violences_sexistes #féminisme #histoire #histoire_des_mentalités #famille

  • Il aurait transmis à sa maîtresse les sujets du concours : un haut fonctionnaire de police révoqué
    https://www.ouest-france.fr/societe/police/il-aurait-transmis-a-sa-maitresse-les-sujets-du-concours-un-haut-foncti

    La révocation a été « décidée et signée » la semaine dernière mais on ne l’a appris que ce vendredi 25 novembre. Le haut fonctionnaire Frédéric Dupuch a été démis de ses fonctions alors qu’il est soupçonné d’avoir transmis les sujets du concours de commissaire à une candidate qui était sa maîtresse.
    La candidate, une commandante en poste au pôle juridique de la Direction générale de la police nationale, a également été révoquée.
    L’affaire révélée à l’occasion d’écoutes judiciaires

    Frédéric Dupuch, qui présidait le jury de cet examen par la voie professionnelle, et la candidate avaient déjà été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire fin mai pour « fraude à un concours public ».

    Cette affaire a été révélée à l’occasion d’écoutes judiciaires visant la candidate, selon des sources proches du dossier. C’est ainsi que les enquêteurs ont intercepté des échanges entre cette femme et le président du jury sur la fuite des sujets.

    La candidate avait été placée sur écoute pour surveiller son frère, visé dans une enquête distincte dans le Nord et qui était difficile à localiser en raison de ses changements réguliers de puces de téléphone.
    En poste au cabinet du directeur général de la police nationale

    Jusqu’à cette affaire, Frédéric Dupuch était en poste au cabinet du directeur général de la police nationale Frédéric Veaux, où il pilotait le controversé projet de réforme de la police nationale et de la police judiciaire. Il a été remplacé dans ces fonctions par l’inspecteur général Grégory-Hugues Frély.

    Avant cela, Frédéric Dupuch avait notamment été directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP). Il avait été limogé après les violences survenues lors des manifestations de Gilets jaunes en 2019.

  • Amparo Poch, femme libre
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#Poch

    En 2018, le gouvernement de la Generalitat de Catalogne a commémoré les cinquante ans du décès à Toulouse d’Amparo Poch y Gascón (1902-1968) avec un court documentaire (10 min, VOSTF). Réalisé par Jordi Algué, il retrace la vie de cette doctoresse espagnole, militante féministe libertaire, pacifiste et anarchiste. Cofondatrice, avec Lucía Sánchez Saornil et Mercedes Comaposada Guillén, de l’organisation Mujeres Libres, elle participa à la révolution sociale espagnole de 1936. On peut trouver cette vidéo, avec d’autres tout aussi intéressantes (Pinelli, Durruti, presse libertaire...), sur la chaîne YouTube d’Alba Lateral. Anarlivres lui a consacré un « tableau bibliographique » : cliquez sur le tableau pour l’agrandir et passez le curseur sur les illustrations pour afficher les légendes.

    #AmparoPoch #libertaire #anarchisme #MujeresLibres #RévolutionEspagnole #Anarlivres #féminisme

    • Et pour celleux qui ne voient pas les images, dans le centre de Toulouse, les plaques des rues indiquent souvent le nom original en Occitan mais également le nom de la rue en français. Ici, on peut lire que la « Carrièra del Salvatge » qui signifie la rue du sauvage est devenue « Rue de l’homme armé ». #civilisation

  • Nastassja Martin, anthropologue : rencontre avec le peuple Even du Kamtchatka
    France-Inter | La Terre au carré | Lundi 21 novembre 2022
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-lundi-21-novembre-2022-3526315

    L’anthropologue Nastassja Martin et autrice de « Croire aux fauves » revient avec un livre sur les Even. Ces éleveurs de rennes du Kamtchatka sédentarisés, dont un collectif a décidé de regagner la forêt pour renouer avec leur manière d’être au monde, en lien avec les animaux et les végétaux.

    #anthropologie

  • Faute de temps- Publico
    https://www.librairie-publico.com/spip.php?article3527

    Une nuit, Max Harrow est arraché brutalement à un cauchemar par la sonnerie de la porte d’entrée. Un agent de police vient de secourir dans la rue un homme inconscient, à la maigreur effroyable… Cette longue nouvelle porte la trace de la terreur qu’inspira le nucléaire dans le monde de la Guerre (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Géolocalisation des enfants : une nouvelle forme de surveillance parentale
    https://theconversation.com/geolocalisation-des-enfants-une-nouvelle-forme-de-surveillance-pare

    Parmi les stratégies des parents pour surveiller les activités de leurs enfants, la géolocalisation est une pratique à la fois singulière et de plus en plus courante. Singulière, dans la mesure où la demande parentale de transparence vis-à-vis des usages numériques de leurs adolescents s’arrête le plus souvent aux frontières du domicile, alors que la géolocalisation dépasse nettement ce cadre. Courante aussi, car de nombreuses applications mobiles sont aujourd’hui focalisées sur le suivi géographique des jeunes au sein du cercle familial (Find My Kids, Google Family Link, Apple FindMy, etc.)

    Comment les jeunes vivent-ils le fait d’être localisés et quelles sont les conséquences potentielles de ce traçage sur leur autonomisation ? Comment le dispositif technique s’inscrit-il dans l’exercice de la parentalité ? Enfin, le recours à la géolocalisation dans le cercle familial joue-t-il un rôle sur la communication ou encore la relation de confiance entre parents et enfants ?

  • Lev Goudkov : « Une tentative de restauration du système totalitaire et de la conscience totalitaire est à l’œuvre en Russie »
    https://desk-russie.eu/2022/09/02/lev-goudkov-en-russie-une-tentative.html

    Dans cet entretien accordé au média russe en ligne Meduza (étiqueté « agent de l’étranger » et interdit en Russie), le sociologue Lev Goudkov, directeur scientifique de l’influent centre Levada, explique pourquoi de nombreux Russes ont accepté la guerre et continuent de soutenir les autorités.

    D’après un sondage non publié du VTSIOM dont Meduza a pris connaissance, 30 % des Russes pensent qu’il faut mettre fin immédiatement à la guerre en Ukraine, mais 57 % insistent pour que la guerre se poursuive. Selon le Centre Levada, la proportion de ceux qui soutiennent le régime est encore plus élevée — de l’ordre de 75 %. Dans une publication de « Re : Russia. Expertise, Analysis & Policy Network » (plateforme dirigée par le politologue Kirill Rogov), le sociologue Lev Goudkov, directeur du centre Levada, a indiqué que la société russe était passée depuis le 24 février par trois phases d’acceptation de la guerre mais que le processus de prise de conscience des conséquences et des causes de ce qui se passe n’avait pas encore commencé. Meduza s’est entretenu avec M. Goudkov pour savoir comment avait évolué la perception de la guerre dans l’opinion publique et si les Russes souhaitaient l’avènement d’un nouveau leader de l’opposition (ou pro-régime).

    #Lev_Goudkov #Guerre_en_Ukraine

    • Article cité dans le très bon papier de #François_Bonnet dans la revue du Crieur d’octobre (n°21)
      https://www.editionsladecouverte.fr/revue_du_crieur_n_21-9782348076763

      François Bonnet propose ainsi d’aller au-delà du décryptage d’une idéologie poutinienne qui serait mue par une volonté de relancer la guerre froide et l’opposition entre deux blocs, entre deux systèmes moraux et civilisationnels. Bonnet met lui l’accent sur le système mafieux dont s’est entouré Poutine et voit dans la guerre l’ultime moyen dont dispose le Kremlin pour sécuriser son avenir et préparer sa succession.

    • Bombardement de l’ukraine :

      Lorsque les États-Unis ont envahi l’Irak pour la deuxième fois au cours de l’opération Iraqi Freedom , ils ont anéanti la plupart des ressources vitales du réseau électrique et laissé des millions d’Irakiens sans électricité ni eau.

      Des centaines de milliers de civils sont morts pendant la guerre, dont beaucoup par manque de produits de première nécessité, les enfants d’abord, ensuite leurs parents.

  • COVID-19 : le Pr Perronne relaxé par la justice ordinale
    https://francais.medscape.com/voirarticle/3609257

    Pour avoir exprimé des excuses lors de l’audience, le Dr Peiffer-Smadja n’a écopé que d’un avertissement.

    Le conseil national de l’Ordre des médecins, débouté, a fait savoir, sur le réseau social Twitter, qu’il allait faire appel de cette décision : « Notifié de la décision de la chambre disciplinaire de première instance d’Ile-de-France concernant le Pr Christian Perronne, le président du CNOM va faire appel à titre conservatoire. Cet appel sera ensuite soumis à l’approbation du CNOM lors de sa session de décembre. » D’autres procédures, au pénal cette fois, sont pendantes.

    Le Pr Perronne avait porté plainte contre le Dr Peiffer-Smadja pour diffamation et dénonciations calomnieuses, tandis que le Dr Smadja avait saisi la justice pénale contre X pour menaces de mort et cyber-harcèlement.

  • Autisme : le petit chasseur de fantômes | LCP
    https://lcp.fr/programmes/autisme-le-petit-chasseur-de-fantomes-140434

    Autisme : le petit chasseur de fantômes
    DOCUMENTAIRE
    duration
    52 minutes
    Disponible du 26 octobre 2022 au 24 novembre 2022
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    Tom est né à Fontainebleau, le 25 février 2010. À 2 ans, il ne regarde pas dans les yeux, a un retard de langage, fait des crises inexplicables et a pour passion les fouets de cuisine avec lesquels il joue pendant des heures.
    Tom est mon fils. Après une série d’examens à l’hôpital Sainte-Anne de Paris, le diagnostic tombe : Tom est atteint de troubles du spectre autistique (TSA). C’est le début d’un long combat.

    Documentaire réalisé par Mickey Mahut et Laurent Kouchner - Année : 2022 - Coproduction : Upside Télévision / LCP-Assemblée nationale - Avec le soutien de la Fondation Malakoff Humanis Handicap

  • Dans la série « Demande à ta grand-mère »

    Pour te situer le personnage, ma grand-mère protestante est née en Suisse à Zurich vers 1890, ses parents crevaient la dalle et ont émigré à Paris où ils sont morts de la tuberculose quand elle était pichoune. Orpheline, elle a alors été placée dans une famille pour devenir leur petite servante. Pour fuir, elle a épousé un français catholique blanc qui faisait fortune dans la carte postale avec lequel elle a eu 3 filles, dont deux 15 ans avant ma mère en 1933.
    Elle avait donc 43 ans quand ma mère est née même si mon grand-père n’en voulait pas, avait demandé l’avortement (clandestin) et refusait au final de voir ma mère car ce n’était pas un mâle. Cet homme était fortuné mais a envoyé sous prétexte de la guerre sa femme et sa fille se mettre en Bourgogne en 1939 sans leur donner logement ni sou, pendant ce temps il logeait avec sa maitresse à Paris.
    Le divorce demandé par ma grand-mère a été refusé, mais il a fait modifié le contrat de mariage sous le régime de séparation des biens.
    Ce qui fait qu’elle ne pouvait pas se remarier avec quelqu’un d’autre mais qu’elle n’avait pas un sou pour autant et qu’une fois mort, elle n’avait droit à, juste rien.
    Et donc, comme tu le sais, ce n’est qu’en juillet 1965 (1 an avant la mort de ma grand-mère) que les femmes ont pu avoir un carnet de chèques, un compte bancaire à leur nom et ne plus avoir à demander l’autorisation à leur mari pour s’acheter des chaussettes, et entre autres détails, divorcer.

    Tout ça pour dire, comme ma grand-mère avait la nationalité suisse, je devrais pouvoir être Suisse moi aussi, cool, ou ma mère au moins. Hé ben non, parce que ma grand-mère étant une femme, la nationalité suisse ne s’applique pas à ses descendants et ma mère n’a donc pas pu me transmettre ce droit.

    Et donc être une femme aujourd’hui, c’est aussi hériter de la maltraitance, la pauvreté et des non droits de ses ancêtres femmes.

    Voir la vidéo
    https://www.francetvinfo.fr/societe/le-13-juillet-1965-les-femmes-prenaient-leur-independance-financiere_99

    #femmes #suisse #mariage #autorisation_maritale #1965 #code_civil_napoléonien #droits_des_femmes

    • Merci pour ce témoignage @touti. Il appelle le mien, dans la série « Demande à ta grand-mère ».

      Ma grand mère maternelle est née en 1901, elle s’appelait Marcelline, car sans doute on attendait un petit Marcel, et qu’à l’époque, les prénoms de fille étaient souvent des prénoms de garçons auxquels on ajoutait un diminutif.
      Marcelline, d’origine modeste mais instruite — certificat d’études en poche —, rencontre Étienne, fils de notable. Ils se marient. Elle aura six enfants, et lui, des maitresses. Elle lavera le linge à la rivière, il boira, signera, ivre, des reconnaissances de dette et perdra tous ses biens. Il battra quatre de ses filles car elles ont le nez de sa femme. Parmi les deux enfants qui ont la chance d’avoir son nez à lui, il y a ma mère, née en 1936, qui me racontera comment elle, ses quatre sœurs et son frère se construisent dans ce chaos, cet abandon doublé de la morsure la faim et du froid. Mon grand-père mourra jeune laissant des dettes impossibles à éponger. Ceux qui ont connu Marcelline disent qu’elle était un véritable puits de science, surtout en histoire, mais il ne reste d’elle que de rares photos et peu de ses paroles car la pauvreté l’a effacée, la maltraitance l’a réduite. Il me reste ainsi comme une rage en héritage.

    • Merci @jacotte pour ton témoignage émouvant. C’est d’autant plus important de faire parler celleux encore vivant·es pour savoir ce qu’il en était de la vie de nos aïeules et comprendre la maigre mémoire des femmes et ce que cela signifie d’être femme.
      #féminisme

    • « Rêves de grandeurs et nauffrage familial » *

      Ma grand-mère maternelle Louise nait à Paris en 1890, sa mère travaille dans une blanchisserie des Batignoles un quartier populaire alors. Elle devient couturière et se marie à un homme comptable chez ATO, fournisseur des horloges des gares du réseau de chemin de fer. Elle a une fille Marcelle née en 1910 qui deviendra « demoiselle du téléphone » ou téléphoniste à Creil puis au « central »rue de Provence à Paris.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Demoiselle_du_t%C3%A9l%C3%A9phone

      Une première fille donc à qui elle refusera de donner son accord lorsqu’elle voudra épouser un homme veuf et père de deux enfants : « ça ne se fait pas ».

      Ma grand-mère s’installe « à son compte » dans un grand appartement du 9 éme arrondissement dont le salon servira d’atelier ainsi qu’à recevoir les clientes. Vingt ans après sa première fille, une seconde nait, ma mère. Elle sera élevé par ma tante de 20 ans son ainée sous la sévère surveillance de sa mère.

      Mon grand-père effacé ne boit pas, ne joue pas, ne court pas, ne fume pas, ne parle pas. Il est assis sur son fauteuil près de la fenêtre qui donne sur la cour et observe d’un œil en lisant son journal.

      Sa seconde fille, ma mère devient secrétaire de direction (méthode pigier).

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Pigier

      sa mère la destine à faire un beau mariage (un énarque, un polytechnicien…), rien n’est jamais assez beau pour elle : robes sur mesure, théatre, cinéma, tennis, natation, vacances avec des amies au Club Med en Corse où elle rencontre mon père. Il est beau, gentil, il vient de s’acheter une 2CV avec la solde de ces 18 mois de service militaire au Maroc. Il est fils d’agriculteur et titulaire d’un vague diplôme de commerce.

      Les parents s’opposent, résistent, « ce n’est pas un bon parti » puis de guerre lasse finissent par céder. Un mariage d’amour. Le couple s’installe dans le même immeuble que ma grand-mère dans une autre cage d’escalier après un lobbying intensif auprès de la propriétaire de l’immeuble par ma grand-mère (c’est déjà et encore la crise du logement). Un interphone est installé entre les deux appartements et chaque soir quand la lumière s’allume chez mes parents, la sonnerie de l’interphone retentie puis la voix de ma grand-mère qui veut savoir comment la journée s’est passée. Mon père mettra vingt ans avant d’arracher la prise.

      Ma sœur nait deux ans après le mariage, puis moi deux années plus tard.

      Ma grand-mère nous garde le mercredi et le soir avant que mes parents ne rentrent du travail.

      Mon grand-père muet lecteur de journal meurt quand je suis bébé. Ma grand-mère meurt quand j’ ai 14 ans, « femme de caractère » elle tente depuis son brancard d’empêcher les infirmiers de l’emmener à l’hôpital pour : « mourir chez moi ».

      Ma tante reste seule dans le grand appartement.

      Mon père s’avère moins brillant qu’espéré, il gagne mal sa vie, ne sort pas, ne s’intéresse ni au théatre, ni au cinéma, ni à la littérature, c’est un paysan exilé qui a fuit la terre. Ma mère s’ennuie, elle est moins heureuse qu’on lui avait promis.

      Finis les belles robes, les vacances au Club-med, les bals mais toujours des désirs de beauté, des désirs des richesses promises, la consommation, le confort. Elle s’endette, laisse des ardoises chez tous les commerçants de la rue des Martyrs près de laquelle nous habitons, ma tante passe derrière payer les notes. Les commerçants viennent sonner à la porte le soir avec leurs ardoises, les quelques bijoux de la famille sont placés en secret « chez ma tante » au Crédit Municipal

      https://www.parismarais.com/fr/arts-et-culture/hotels-particuliers-du-marais/chez-ma-tante-ou-le-credit-municipal-de-paris.html

      Le temps passe, ma mère se mets à boire, mon père devient violent, ma sœur se réfugie dans l’étude, les études, les livres, moi dans la rue. Ma mère meurt d’une embolie pulmonaire après une chute.

      Dans ses armoires des dizaines d’ensemble de nappes et serviettes fantaisie, des centaines de robes, et autant de bibelots de toutes sortes. Et puis des cadavres de bouteilles de whisky qu’enfant il fallait discrètement trouver avant l’ivresse avec la colère et le désespoir renouvelé de devoir les vider dans les toilettes pour espérer une soirée « calme » en sachant la trahison que cela représentait.

      Femme puissante, homme objet, homme outil , femme sacrifiée, perdue dans des rêves qui ne sont pas les siens. Homme discret dépassé par la réalité entre rêve consommatoire et exode rural.

      Les vitrines qui brillent, le débordement de la marchandise, les lumières des villes, le clignotement des écrans, ce qui s’écrit dans les journaux, les promesses murmurées et les créanciers du rêve de confort qui sonnent à la porte.

      Le tyran est mort c’était une femme « admirable » et sur le champ de bataille on continue à compter les blessés.

      *j’ai mis un titre c’est plus gai...

    • Merci @olivier_aubert de ton témoignage, quelles vies derrière ces murs de mémoire !

      Pour poursuivre le récit inepte de la femme admirable lieutenant de cavalerie, ma mère froide, distante, maltraitante avec ses enfants, essentiellement ses filles et pourtant élevée uniquement par des femmes, par ses sœurs également. Et malgré l’expérience continuelle des hommes maltraitants, son père, ses beaux-frères (moches-frères), le patriarcat de l’époque, elle voue toujours une …, seul terme adéquat, une dévotion sans pareil pour les hommes. Surtout ses fils, l’aîné, le seul qui existe pour elle de ces 4 enfants-choses, sa réponse/lapsus hier, malgré 20 ans sans la voir et parce que j’exige de comprendre : « … car je suis sa femm’ (…) mère ».
      La réparation par le mâle, la rédemption pour avoir su concevoir de la bite mêlé d’un mépris profond pour les hommes. Elle les a brisé à force de s’accaparer leur vie, mettant dehors leur femmes, élevant leurs enfants, dégoulinante d’une fausse bonté, d’un masque social de conventions sur la bonne mère et de chèques à leurs seuls noms.

      Comment survivre à de telles injonctions contradictoires, à ce profond manque d’amour.

      #survivant·es

    • Merci pour ta réponse et le développement de la conversation possible, mon texte était largement à « contre-pieds » et il aurait été plus facile de faire semblant de ne pas l’avoir lu…

      En faisant des reportages en prison ou parmi les SDF, je me suis aperçu qu’il y avait plein de types qui avaient un parcours similaire au mien et que je m’en sortais bien sans avoir à ce jour encore compris pourquoi...

      Quel boulot de déconstruire tout ça et de veiller à ne pas reproduire ces systèmes d’oppression, de maltraitance de distinction, d’assignations et de maintien à distance par le silence (mépris)

      Quel boulot que d’essayer de créer des relations respectueuses, symétriques, équitables détachées des tentatives de prise de pouvoir symboliques ou psychologiques, éloignés des systémes de domination culturels ou économiques

      Préserver la mémoire de cette histoire du patriarcat et de la domination certainement mais il faut aussi créer des « modèles identificatoires positifs » tant féminins que masculins, d’autres voies possibles pour échapper aux modèles dominants que les sociétés véhiculent de générations en générations, prendre des chemins de traverse, boycotter les lieux, les structures,les situations, « faire dissidence »

      une vigilance permanente, des choix permanents...

      j’en suis à un point ou je n’arrive plus à regarder les 2/3 des films diffusés tellement je trouve les modèles proposés : toxiques ou manipulatoires

      Il n’y aura pas d’égalité si il n’y a pas un bouleversement total de l’éducation des garçons et des filles et des systèmes de valeur des sociétés, les gens sont prisonniers de modèles auxquels ils ne savent pas comment échapper…

      C’est comme à l’escrime, il faut se garder à droite et se garder à gauche en tentant de créer d’autres choses désirables...

  • Un chevrier qui fait des émules | Les pieds sur terre - Inès Léraud
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-pieds-sur-terre/un-chevrier-qui-fait-des-emules-9647200

    En 2019, Jean-Yves Ruelloux, chevrier en centre-Bretagne, racontait la façon dont il menait son troupeau en #lactation_longue, méthode permettant de ne pas faire naître de chevreaux, de se passer de l’abattoir et de vivre avec ses bêtes jusqu’à leur belle mort. Son témoignage en a inspiré plus d’un.

    #élevage #chèvres

    • Ah oui, j’avais écouté cette émission. Il y avait aussi l’histoire touchante de ce jeune homme parti en voyage en bateau avec pour seule compagnie une poule récupérée d’un élevage intensif et qui lui avait sauvé la vie en lui faisant des œufs quand il n’avait plus rien à manger.

    • Petit retour de mon frère et ma belle sœur, chevriers dans la Drôme, petit troupeau (100 chèvres environ), très observateurs de leurs propres pratiques, élevage en sylvo-pastoralisme, mono-traite à la main. C’est eux :

      https://www.farigoule-et-cie.com

      Du retour que j’ai eu d’Annabelle, il y a un truc qui la chiffonne dans ce doc : l’absence de cycle, et donc de pause dans la production de lait et que finalement, sous couvert d’éviter une barbarie, on tombe dans une exploitation sans fin.

      Et de plus, une fois de plus on élude la mort, ce qui est un peu problématique.

      De leur point de vue, la taille des exploitations est à reconsidérer absolument et avant tout chose.

      (et là c’est moi qui ajoute) Cela permettrait très certainement d(’avoir un débat non biaisé sur le rapport de l’humain à l’animal, et de placer la mort dans ce débat de façon sereine.

    • Tu n’expliques pas en quoi « éluder » (en quoi ça élude déjà ?) la mort serait « problématique ». Il évite d’être dans une situation où il doit tuer des bêtes soit plus tôt que ce qu’elles auraient pu vivre (les chèvres qui mettent bas tous les ans sont crevées et meurent toutes beaucoup beaucoup plus tôt), soit qui n’ont pas à mourir s’ils ne sont pas nés du tout (tous les chevreaux qu’on fait naitre pour rien si le but c’est juste de faire du fromage et non pas de la viande). Pour quelle fichue raison on s’obligerait à subir toutes ses morts si le but c’est juste de faire du fromage ?

      Quand à « l’exploitation », cet aspect est pourtant un peu détaillé dans l’interview : récolter du lait un peu chaque jour ne les fatigue sans aucune mesure avec le fait de les forcer à mettre bas tous les ans ou même tous les deux ans, ce qui est extrêmement dur physiquement et psychologiquement (être en gestation + mettre bas + le bébé enlevé qui crie, et ça tous les ans). Dans ces conditions c’est même tellement dur qu’elles en meurent super tôt. Quand on compare avec celles qui sont juste traites et qui vivent 16 ans et meurent de vieillesse… j’ai du mal à voir comment on peut mettre ça sur le même plan « d’exploitation ». :)

    • Loin de l’image d’Épinal de la production de fromage de chèvre. Un élevage intensif de 2 000 chèvres.
      https://www.l214.com/enquetes/2022/adjani-chevres-chevenet
      La conduite d’élevage de l’exploitant est choquante. Au vu des images, du témoignage de salariés et de la déclaration même du dirigeant « C’est à ce prix que mon cheptel ne souffre d’aucune maladie car seuls les animaux les plus sains subsistent et donnent le meilleur lait » , les animaux les plus faibles sont donc laissés sans soins, souvent jusqu’à la mort.
      https://player.vimeo.com/video/761842460?h=3a9a63d251

  • Le PDG de Total se dit « fatigué de cette accusation de "m’être augmenté de 52%" » alors qu’il ne s’est augmenté que de 51,7% Par Loïc Le Clerc - Regards

    Pour le mépris, on sait qu’on peut faire confiance à Emmanuel Macron. Désormais, l’indécence a elle aussi un nom : Patrick Pouyanné.

    Depuis le début des blocages des raffineries, c’est la guerre (médiatique) des chiffres : les grévistes sont-ils des privilégiés capricieux ? Total a fait appel à tous porte-flingues, le premier d’entre eux se nommant Dominique Seux, pour faire passer le mot : les ouvriers en raffinerie gagneraient en moyenne 5000 euros brut par mois. On serait plus sur du 3000€ brut mensuel, « pour les postes à haute, très haute qualification » , selon la FNIC-CGT
     


    Les salariés de Total demandent 10% d’augmentation, des investissements dans l’appareil productif et des embauches alors que, en parallèle, ce sont les bénéfices, la rémunération du patron de TotalEnergies ainsi que les dividendes versés aux actionnaires qui font tâche d’huile. Voyez plutôt :
    • 19 milliards de bénéfice au premier semestre 2022
    • 2,62 milliards d’euros de dividendes exceptionnels versés aux actionnaires

    Et le salaire de Patrick Pouyanné ? 5,9 millions d’euros annuel. Et les grévistes et leurs soutiens de marteler que le bougre s’est augmenté de 3 millions en 2021, soit une hausse de 52%. De quoi faire enrager le premier concerné, qui crie à la calomnie sur Twitter :

    « Je suis fatigué de cette accusation de "m’être augmenté de 52%" – voici la vraie évolution de ma rémunération depuis 2017 – elle est constante sauf 2020 car j’ai volontairement amputé mon salaire et ma part variable a normalement baissé avec les résultats de TotalEnergies ».

    Il est vrai que Patrick Pouyanné ne s’est pas augmenté de 52% entre 2020 et 2021, mais de… 51,7%. Il est vrai que cette baisse de salaire en 2020 (-36,4%) l’a fait vertigineusement chuté à la neuvième place du classement des patrons du CAC 40.

    Ou, comme l’a calculé l’économiste Maxime Combes, en cinq ans, Patrick Pouyanné a gagné l’équivalent de 1919 années de Smic net, « soit grosso-modo une année de Smic net par jour ».

    Donc merci au PDG de Total de mettre fin à cette polémique sur son augmentation de 51,7% car, en effet, l’indécence ne se calcule pas à trois millions d’euros près.
     
    Loïc Le Clerc
    #total #économie #richesse #SMIC #indécence #salaires #bénéfices #dividendes

    Source : http://www.regards.fr/actu/article/le-pdg-de-total-se-dit-fatigue-de-cette-accusation-de-m-etre-augmente-de-52

    • 1974, la pénurie d’impôts frappe Total
      https://lesjours.fr/obsessions/total/ep2-rapport-schvartz

      Total criminel climatique », « Total exploiteur des peuples du monde entier »… Ce dimanche, on a entendu pas mal de slogans anti-Total lors de la marche « contre la vie chère et l’inaction climatique » organisée par la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes). Faire des compagnies pétrolières un thème de mobilisation politique et sociale est efficace – d’ailleurs, la gauche réclame un référendum d’initiative partagé sur les superprofits de la multinationale française. Mais ce n’est pas très original, ainsi que nous allons vous le raconter en poursuivant notre voyage dans le passé de Total, à partir d’archives historiques inédites.

      S’attaquer à Total, qui s’appelait alors la Compagnie française des pétroles (CFP), c’est ce qu’avait décidé de faire le Parti communiste au milieu des années 1970. Durant quelques mois, le parti dirigé par Georges Marchais tonne ainsi contre le « scandale pétrolier ». Conférence de presse, émission spéciale à la télévision et enfin une journée d’action dans toute la France, le 19 mars 1975, pour « dénoncer le scandale pétrolier et démasquer les profiteurs du gaspillage et du pillage ». Ces derniers, ce sont les patrons des compagnies pétrolières, des « trafiquants » dixit le secrétaire général du PC, qui « devraient être en prison » car ils « trichent avec les prix », sont une « mafia » et « ne paient pratiquement pas d’impôt ». Tout cela avec le soutien d’un gouvernement qui s’en prend aux « petits contribuables » et défend « les milliardaires ».

      https://www.cinearchives.org/Films-447-305-0-0.html
      #scandaaale

  • Les nobles montés, dos droit sur une selle à dossier et accoudoirs, pieds glissés au creux de lourds étriers, tenant d’un poing une lance et de l’autre des rênes, éperonnent leur cheval dans le but de n’aller affronter que des lords et des sirs.

    S’ils dédaignent s’en prendre aux archers, ceux-ci, moins bégueules, veulent bien leur tirer dessus.

    Pendant que les montures masquées et flanquées de métal écrabouillent de leurs sabots les côtes du percheron tué qui, du coup, lâche de gros pets à la tronche d’Antoine de Chartres (décidément…) qui se trouve lui-même piétiné par d’autres chevaux le faisant entièrement disparaître sous plus d’un mètre de boue (ah ben dis donc, ce n’était pas sa journée), les longbowmen vident une partie de leur second carquois sur des étalons en longue robe à pompons dorés jetant leur cavalier.

    -- Ça ne se passe pas bien, ça ne se passe pas bien ! râle l’un d’eux, duc à terre qui aura bien du souci pour se relever.

    Une quinzaine de canassons canardés ayant claqué, leurs carcasses gisant sur un flanc ou pattes en l’air tapissent ce coin de bourbier et facilitent le passage au galop du cortège de la cavalerie lourde.

    Comme quoi, à tout malheur quelque chose est bon.

    Ce qui pose en revanche un nouveau problème, c’est comment contourner l’archerie anglaise ?

    Qu’Henry V ait positionné son armée au point le plus étroit du champ empêche le contournement de ses troupes par les Français. Le comte de Vendôme, accroché au harnais d’or de son cheval, se scandalise :

    -- Pourquoi a-t-on laissé l’ennemi avancer jusque-là ? Quel grave manque d’organisation !

    À ses côtés, le seigneur de Dampierre regrette :

    -- Si le champ n’avait pas été étranglé par les deux forêts il aurait été aisé de les prendre à revers ! Ils n’auraient plus su de quel côté tirer leurs flèches, pendant que notre avant-garde démontée serait venue s’en débarrasser à coups d’épée.

    Plus qu’une seule solution : dévier notre course vers le centre pour traverser l’archerie jusqu’aux milords en acte d’apothéose !

    Extrait du livre

    "Azincourt par temps de pluie"
    de Jean Teulé

    chez Mialet-Barrault éditeurs
    décédé hier à Paris.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Teul%C3%A9

    #littérature#Jean_Teulé#histoire

  • La France va « former jusqu’à 2000 soldats ukrainiens » sur son sol
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1925058/ukraine-guerre-soldats-formation-france

    La France va former « jusqu’à 2000 soldats ukrainiens » sur son sol, a annoncé samedi le ministre français des Armées Sébastien Lecornu, dans un entretien avec le quotidien Le Parisien.

    Ces militaires "seront affectés dans nos unités pour plusieurs semaines", a-t-il expliqué, soulignant que les formations porteront sur trois niveaux : "la formation généraliste du combattant", "ensuite, sur des besoins spécifiques signalés par les Ukrainiens, comme la logistique", et "un troisième niveau de formation sur les matériels fournis".

    "Nous faisons cela en respectant les règles de droit, sans jamais être dans la cobelligérance, car nous ne sommes pas en guerre. Nous aidons un pays qui est en guerre après l’invasion de la Russie", fait valoir le ministre.

    #Ukraine

  • Rentrée 2022 !!! | Brasero
    https://www.canalsud.net/brasero-rentree-2022

    On a eu envie de faire une émission spéciale, en direct et avec une foule d’invité.es, pour ne pas se laisser abattre, et souffler ensemble sur les braises... Avec, par ordre d’apparition : Clar-T, la vie des nôtres, le placard brûle, le planning familial 31, Appelle ça comme tu veux, Coeurs fièr.es, Collectif la Roue, Collectif Palestine vaincra, Syndicat Asso Solidaire 31, Association Faire Face, La COL, la case de santé, les Shakirals, Iaata.info. Durée : 2h. Source : Canal Sud

    https://www.canalsud.net/IMG/mp3/braserorentree20222_20220926.mp3

  • Michael Hudson : Une feuille de route pour échapper à l’emprise de l’Occident | Le Saker Francophone
    https://lesakerfrancophone.fr/michael-hudson-une-feuille-de-route-pour-echapper-a-lemprise-de-l

    The Cradle : Quelle est votre analyse sur la confirmation par Gazprom que la ligne B du Nord Stream 2 n’a pas été touchée par le Pipeline Terror ? Cela signifie que le Nord Stream 2 est pratiquement prêt à fonctionner – avec une capacité de pompage de 27,5 milliards de mètres cubes de gaz par an, ce qui se trouve être la moitié de la capacité totale du Nord Stream – endommagé. L’Allemagne n’est donc pas condamnée. Cela ouvre un tout nouveau chapitre ; une solution dépendra d’une décision politique sérieuse du gouvernement allemand.

    Hudson : Voici le point crucial : La Russie ne supportera certainement pas une nouvelle fois le coût de l’explosion du gazoduc. La décision reviendra à l’Allemagne. Je parie que le régime actuel dira « non ». Cela devrait donner lieu à une montée intéressante des partis alternatifs.

    Le problème ultime est que la seule façon pour l’Allemagne de rétablir le commerce avec la Russie est de se retirer de l’OTAN, en réalisant qu’elle est la principale victime de la guerre de l’OTAN. Cela ne pourrait réussir qu’en s’étendant à l’Italie, et aussi à la Grèce (pour ne pas l’avoir protégée contre la Turquie, depuis Chypre). Cela ressemble à un long combat.

    Peut-être est-il plus facile pour l’industrie allemande de faire ses bagages et de déménager en Russie pour aider à moderniser sa production industrielle, notamment BASF pour la chimie, Siemens pour l’ingénierie, etc. Si les entreprises allemandes se délocalisent aux États-Unis pour obtenir du gaz, cela sera perçu comme un raid américain sur l’industrie allemande, capturant son avance technologique au profit des États-Unis. Même ainsi, cela ne réussira pas, étant donné l’économie post-industrielle de l’Amérique.

    L’industrie allemande ne peut donc se déplacer vers l’est que si elle crée son propre parti politique, un parti nationaliste anti-OTAN. La constitution de l’UE exigerait que l’Allemagne se retire de l’UE, ce qui fait passer les intérêts de l’OTAN en premier au niveau fédéral. Le scénario suivant consiste à discuter de l’entrée de l’Allemagne dans l’OCS. Prenons les paris pour savoir combien de temps cela prendra.

    C’est la fin mais ce qui vient avant est tout aussi passionnant.

    • C’est l’interview en elle-même qui est intéressante.
      Le reste du site, de mon côté, je ne suis pas allé voir.

      Les thèmes traités étaient largement traités dans les années 90 dans les enseignements d’économie d’alors. La bascule vers le néolibéralisme n’était pas encore achevée (à l’époque malgré tout, déjà, étudier ceux qui se disaient héritiers de Keynes, c’était être désigné comme un idéaliste).

      Quant à l’analyse de ce qu’il peut se passer en Allemagne, c’est familier aussi (politiques vs industriels) et ne fait pas appel au complotisme à mon sens.

    • Ok pour l’interview, je ne me sens pas compétent sur le sujet. J’ai regardé les pages qui concernent la Chine et là il y a un problème... ce problème c’est clairement d’embrouiller les choses pour en rendre certaines acceptables et de jeter le doute sur d’autres, d’en occulter d’autres encore et ça s’appelle du soft power ou de l’influence au profit de puissances qui ne sont ni nos amis, ni les amis de leurs peuples (à court, moyen ou long terme) ...

    • Je pense que c’est là tout l’intérêt pour un site comme celui là que de diffuser des articles de personnes, d’experts pas identifiés comme « problématiques » pour attirer des lecteurs sur le reste qui lui peut l’être tout à fait. Une sorte de politique de légitimation comme l’a pratiqué dans des colloques ou des revues : la nouvelle droite, l’institut Schiller, la WACL ou d’autres plus farfelus encore. On est en pleine gabegie mondiale, internet est par conséquent un terrain de manoeuvre pas cher et très pratiqué.

    • @O.A Et en plus il a vraiment une tête de conspirationniste Hudson ! Tu as bien raison, j’aurais dû me méfier !

      https://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Hudson_(economist)

      Michael Hudson (born March 14, 1939) is an American economist, Professor of Economics at the University of Missouri–Kansas City and a researcher at the Levy Economics Institute at Bard College, former Wall Street analyst, political consultant, commentator and journalist. He is a contributor to The Hudson Report, a weekly economic and financial news podcast produced by Left Out.[1]

      Hudson graduated from the University of Chicago (BA, 1959) and New York University (MA, 1965, PhD, 1968) and worked as a balance of payments economist in Chase Manhattan Bank (1964–1968). He was assistant professor of economics at the New School for Social Research (1969–1972) and worked for various governmental and non-governmental organizations as an economic consultant (1980s–1990s).[2]

    • Le Saker diffuse de tout, et en particulier du « hum hum » de l’alt-right, oui. Mais c’est avant tout une sorte d’agrégateur de pleins de choses. Et parfois, il agrège des trucs d’intérêt.
      Sur SeenThis, on partage les trucs qui nous semblent d’intérêt, mais le partage ne veut pas (du tout) dire, à mon sens, « c’est bon mangez-en ». Là, cet économiste dit des choses intéressantes, et je crois qu’il ne faut pas aller plus loin et par exemple penser que le Saker est un site à prendre au sérieux sur tous les sujets.

      La géopolitique est un objet fascinant en ce que ça ne peut pas être appréhendé d’un point de vue strictement moral. Et de ce fait, quand on s’intéresse à ce sujet, on se retrouve à devoir côtoyer des gens de tous bords, émettant des informations tout à fait pertinentes sur la géopolitique ou l’économie, mais qui par ailleurs vont dérailler complètement dès qu’il s’agit des matières sociétales ou humanitaires.

    • OK pas de problème... je m’intéresse à la Chine et aux routes de la soie et puis à la corne de l’Afrique et là c’est un terrain de manoeuvres permanent qui incite à la circonspection... Maintenant on agrége ou on diffuse ce qu’on veut bien agréger ou diffuser... a plus forte raison quand on crée un site avec des centaines d’articles publiés dessus, donc je crois que les intentions du Saker ne sont pas dénuées d’intentions.

    • Je ne suis pas journaliste, juste curieux, mais je suis malheureux (intellectuellement parlant) depuis le début de l’année, du fait que la guerre entre les blocs est bel et bien de retour et à un niveau élevé, et que des dizaines de sources sont devenues illisibles, parce qu’il est difficile de démêler l’analyse de la propagande, et ce de tous les côtés.

  • L’eau de millions de personnes en France redevient conforme aux normes de qualité après le relèvement des seuils réglementaires
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/10/12/le-relevement-des-seuils-rend-l-eau-de-millions-de-francais-a-nouveau-confor

    Relevez les seuils de tolérance, et tout s’arrange aussitôt. Dans de nombreuses régions françaises touchées par la pollution des ressources hydriques aux pesticides, l’eau du robinet est redevenue conforme aux critères de qualité. Pas de disparition soudaine des contaminations, mais le simple déclassement de deux produits de dégradation (ou « métabolites ») de l’herbicide S-métolachlore, fréquemment retrouvés dans les eaux de surface et souterraines.

    Qu’on trouve aussi ici :
    https://seenthis.net/messages/973928#message976128

    #énorme #effondrement

  • L’Univers n’est pas localement réel : une découverte récompensée par le prix Nobel de Physique 2022
    https://trustmyscience.com/nobel-physique-2022-intrication-quantique-univers-non-reel-localemen

    Les avancées en physique quantique ne font que remettre en question toutes nos croyances sur le monde qui nous entoure. Cette année, le prix Nobel de Physique récompense un trio de chercheurs ayant mis en évidence de manière irréfutable, après 50 ans de travaux, une réalité plus que controversée : le phénomène d’intrication quantique — où l’état quantique de deux particules est lié quel que soit la distance qui les sépare. Il est à la base du développement des ordinateurs quantiques actuels et a permis de comprendre ce qu’Einstein qualifiait « d’action effrayante à distance ».

    Jusqu’à la fin du XIXe siècle, il est considéré que la réalité nous est accessible, et que les scientifiques sont des observateurs extérieurs aux phénomènes qu’ils peuvent alors décrire objectivement. La physique quantique, celle œuvrant au sein de l’infiniment petit, déclenche un vif débat sur le rapport de la science au réel.

    En effet, nous pouvons connaître de manière objective le monde qui nous entoure en le mesurant. Mais l’acte de mesurer dans le monde quantique modifie et donc perturbe l’objet étudié. De facto, il est impossible de connaitre son état avant la mesure. D’où la question : les particules sont-elles des « choses » en soi, peut-on leur attribuer une réalité physique autonome en dehors de l’observation ? Einstein s’amusait à dire : « Croyez-vous vraiment que la lune n’est pas là quand vous ne la regardez pas ? ». Ce sont les bases de ce que l’on nomme intrication quantique.

    Il faut savoir que l’intrication quantique est le phénomène dans lequel deux particules (ou plus) existent dans un état dit intriqué, c’est-à-dire que malgré la distance qui les sépare, elles se comportent comme un tout : une modification sur l’une d’elles entraine un changement sur l’autre.

    Travaillant indépendamment, chacun des trois chercheurs récompensés par le prix Nobel de Physique de 2022, a forgé de nouvelles expériences démontrant et étudiant l’intrication quantique. Si un observateur détermine l’état d’une telle particule, ses homologues intriqués refléteront instantanément cet état, qu’ils se trouvent dans la même pièce que l’observateur ou dans une galaxie de l’autre côté de l’univers ! Leurs résultats ont établi la violation des inégalités dites de Bell et ont ouvert la voie à de nouvelles technologies basées sur l’information quantique, utilisée actuellement pour développer les ordinateurs quantiques, la cryptographie quantique et le futur Internet quantique.

    Inégalités de Bell, une démonstration de l’intrication quantique

    Élucidée pour la première fois par Erwin Schrödinger en 1935, menant à son célèbre paradoxe du chat, l’intrication a été rejetée par Albert Einstein comme une « action effrayante à distance » et a déclenché un long débat philosophique sur l’interprétation physique de la mécanique quantique. Était-ce une théorie complète, ou l’intrication quantique était-elle due à des « variables cachées », car ses lois n’avaient aucun sens dans le monde macroscopique.

    En 1964, le théoricien du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire), John Bell a proposé un théorème connu sous le nom d’inégalités de Bell, qui a permis de mettre cette question à l’épreuve. Concrètement, il explique que si des valeurs cachées sont en jeu, la corrélation entre les résultats d’un grand nombre de mesures ne dépassera jamais une certaine valeur ; à l’inverse, si la mécanique quantique est complète et donc une théorie valide, cette valeur peut être dépassée. C’est effectivement ce qu’il se passe : toutes les expériences qui ont mis en pratique ces inégalités, dont celles des trois nobélisés, montrent qu’elles sont transgressées et que la physique quantique est bien une théorie complète.

    Concrètement, John Clauser (JF Clauser & Associates, États-Unis) a été le premier à étudier expérimentalement le théorème de Bell, obtenant des mesures qui violaient clairement une inégalité de Bell et soutenaient ainsi la mécanique quantique. Puis Alain Aspect (Université Paris-Saclay et École Polytechnique, France) a mis les résultats sur un terrain plus solide en imaginant des moyens d’effectuer des mesures de paires de photons intriqués après qu’ils ont quitté leur source, éliminant ainsi les effets du milieu dans lequel ils étaient émis. Finalement, à l’aide d’outils raffinés et d’une longue série d’expériences, Anton Zeilinger (Université de Vienne, Autriche) a commencé à utiliser des états quantiques intriqués pour démontrer, entre autres, la téléportation quantique, qui permet de transférer un état quantique d’une particule à une autre.

    Comme le résume le communiqué du CERN, ces expériences délicates et pionnières ont non seulement confirmé la théorie quantique, mais ont également jeté les bases d’un nouveau domaine de la science et de la technologie, qui a des applications dans l’informatique, la communication, la détection et la simulation.
    L’Univers n’est pas réel localement, un principe de base de l’informatique quantique

    Actuellement, l’intrication est donc acceptée comme l’une des principales caractéristiques de la mécanique quantique et est mise en œuvre dans la cryptographie, l’informatique quantique et un futur « Internet quantique » à hauteur de plus d’un milliard dollars par an. L’un de ses premiers succès en cryptographie est l’envoi de messages à l’aide de paires de photons intriqués, créant des clés cryptographiques de manière sécurisée — toute écoute clandestine détruira l’intrication, alertant le destinataire du piratage.

    Il s’agirait ainsi d’une illustration flagrante que l’Univers n’est pas localement réel, démontrée par les scientifiques nobélisés cette année. Comme l’explique un article de Scientific American, « réel » signifie que les objets ont des propriétés définies indépendantes de l’observation : une pomme peut être rouge même lorsque personne ne la regarde, ce qui n’est pas le cas dans le monde quantique. Les propriétés des objets sont interdépendantes de l’observation.

    « Local » signifie que les objets ne peuvent être influencés que par leur environnement et que toute influence ne peut pas voyager plus vite que la lumière. Ce n’est également pas le cas en physique quantique « à cause » de l’intrication quantique. Le trio de scientifiques a ainsi démontré que les objets ne sont pas influencés uniquement par leur environnement, une modification sur une particule se répercutera sur sa particule intriquée, distante de plusieurs années-lumière par exemple.

    En 2017, le Dr Zeilinger a utilisé cette technique via un satellite chinois appelé Micius pour avoir une conversation vidéo cryptée de 15 minutes avec Jian-Wei Pan de l’Académie chinoise des sciences, l’un de ses anciens étudiants. Le satellite, construit en partie grâce aux découvertes de John Clauser, utilise plusieurs propriétés de la mécanique quantique appliquée aux photons, les particules élémentaires de la lumière. Le satellite est capable de fabriquer et d’émettre des paires de photons intriqués, dans deux télescopes séparés de 1203 kilomètres.

    Bien qu’il ait reconnu que le prix honorait les applications futures de son travail, le Dr Zeilinger souligne dans une interview au New-York Times : « Mon conseil serait : faites ce que vous trouvez intéressant et ne vous souciez pas trop des applications possibles ». De son côté, le Dr Clauser déclare : « J’avoue encore aujourd’hui que je ne comprends toujours pas la mécanique quantique, et je ne suis même pas sûr de savoir vraiment bien l’utiliser ».

    Néanmoins, dans un article de SciencesNews, Nicolas Gisin, physicien à l’Université de Genève en Suisse souligne : « Ce prix est très mérité, mais arrive un peu tard. La majorité ce travail a été fait dans les [années 1970 et 1980], mais le comité Nobel a été très lent et se précipite maintenant après le boom des technologies quantiques ».

    Ce boom se produit à l’échelle mondiale. Gisin conclut : « Aux États-Unis, en Europe et en Chine, des milliards – littéralement des milliards de dollars sont versés dans ce domaine. Donc, ça change complètement. Au lieu d’avoir quelques individus pionniers dans le domaine, nous avons maintenant de très grandes foules de physiciens et d’ingénieurs qui travaillent ensemble ».

    Bien que certaines des applications quantiques en soient à leurs balbutiements, les expériences de Clauser, Aspect et Zeilinger, introduisent la mécanique quantique et ses implications dans le monde macroscopique. Leurs contributions valident certaines des idées clés, autrefois controversées, de la mécanique quantique, et promettent de nouvelles applications qui pourraient un jour se retrouver dans la vie quotidienne.

  • Pour lutter contre l’inflation, un responsable de la BCE suggère de taxer les riches et les superprofits – La Tribune
    https://www.latribune.fr/economie/international/pour-lutter-contre-l-inflation-un-responsable-de-la-bce-suggere-de-taxer-l

    Le chef économiste de la Banque centrale européenne, Philip Lane, évoque l’idée de taxer les hauts revenus ou les superprofits d’entreprises pour financer les aides aux plus démunis face à l’inflation. Une mesure qui permettrait d’éviter de creuser les déficits publics. Un sujet régulièrement évoqué ces dernières semaines, notamment en France. Plébiscité par la gauche, le gouvernement a promis d’en « reparler » lors du débat budgétaire.

    Pour Philip Lane, soutenir « ceux qui sont dans le besoin en augmentant les impôts a moins d’effet sur l’inflation que si vous augmentez les déficits ».

    Taxer les plus riches est un sujet qui anime les débats dans un contexte de crise énergétique et d’inflation au sommet. Philip Lane, chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE) a tranché. Pour lui, pour des raisons à la fois macroéconomiques et d’équité, « les gouvernements devraient soutenir les revenus et la consommation des ménages et des entreprises qui souffrent le plus  », a-t-il déclaré dans une interview au quotidien autrichien "der Standard" publiée ce mardi 27 septembre.

    « La grande question est de savoir si une partie de ce soutien doit être financée par des hausses d’impôts pour les mieux nantis. Cela pourrait prendre la forme d’une hausse des impôts sur les hauts revenus ou sur les industries et les entreprises qui sont très rentables malgré le choc énergétique », estime cet influent membre du conseil des gouverneurs de l’institut monétaire.

    La BCE prône des aides ciblées des États afin de protéger les ménages de l’impact de l’inflation, comme l’a encore déclaré sa présidente Christine Lagarde devant le Parlement européen ce lundi. « Si vous soutenez ceux qui sont dans le besoin en augmentant les impôts, cela a moins d’effet sur l’inflation que si vous augmentez les déficits », justifie Philip Lane.