• Je suis Ulysse : la lecture d’Homère par une femme kurde- Info Libertaire
    https://www.infolibertaire.net/je-suis-ulysse-la-lecture-dhomere-par-une-femme-kurde

    Un vieux exemplaire de L’Odyssée a refait surface, tout au fond de mon bureau. C’est mon fils, Nawzad, qui l’a ramené à la vie après avoir vu le film de Christopher Nolan à Lyon il y a deux semaines. Enthousiaste... Lire la suite @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Comedian DESTROYS Zionists In Front Row With Freestyle Rap - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=eyWNOjqr6N0

    Après qu’ils aient déclaré « I support my government »

    I discovered these two audience members in the front row, and what followed was one of the most staggering things that has ever happened to me onstage.

    And no, they weren’t audience plants, and yes, every single word of the rap was completely improvised.

    (And yes, I hid backstage until they left)

    Recorded live whilst headlining the Saturday night show at The Comedy Store, London, June 2026.


  • De tout temps, en tous lieux, la Parole du monde s’est incarnée dans celle, terrestre, du barde, du troubadour ou du griot. Ces artisans poètes, tout autant passeurs que pacificateurs, sont le trait d’union avec les forces de la nature, le divin indicible, la mémoire des anciens. Il leur revient d’entretenir le foyer quotidien de l’âme collective.

    Éternels oiseaux migrateurs, Kiya Tabassian, maître du sétar et défricheur de mémoires, et Ablaye Cissoko, griot de Saint-Louis du Sénégal et maître de la kora sillonnent les scènes du monde ensemble depuis dix ans. Ensemble, avec le virtuose de percussion Patrick Graham, ces libres penseurs et voyageurs font du monde leur jardin.

    https://www.youtube.com/watch?v=E1kFxpNR6Jc&t=1s

  • Quand des symptômes psychiatriques ne relèvent pas de la psychiatrie
    https://www.lemonde.fr/realites-biomedicales/article/2026/06/08/quand-des-symptomes-psychiatriques-ne-relevent-pas-de-la-psychiatrie_6699471

    Le cas de cette jeune femme illustre un phénomène bien connu en médecine : la tendance à attribuer des symptômes physiques à une cause psychiatrique dès lors qu’un patient est orienté en psychiatrie, au risque de ne plus chercher d’étiologie organique. C’est précisément ce qui s’est produit. Le résultat de la première ponction lombaire, qui montrait la présence de bandes oligoclonales - un signe d’inflammation d’origine immunitaire au sein du système nerveux central - n’a pas donné lieu à plus d’investigations, car le prisme psychiatrique dominait l’interprétation du tableau clinique.

  • La hausse des dépenses militaires mondiales se poursuit, portée par l’explosion des dépenses en Europe et en Asie
    https://www.obsarm.info/spip.php?article739

    (Stockholm, 27 avril 2026) - Les dépenses militaires mondiales s’élèvent à 2 887 milliards de dollars en 2025, soit une augmentation de 2,9 % en termes réels par rapport à 2024. Les dépenses militaires ont diminué aux États-Unis, mais elles ont augmenté de 14 % en Europe et de 8,1 % en Asie-Océanie. Les trois plus grands dépensiers — États-Unis, Chine et Russie — totalisent à eux trois 1 480 milliards de dollars, soit 51 % du total des dépenses militaires mondiales, selon les nouvelles (…) #Transferts_d'armements

    / #Industrie_d'armement, #Économie_de_guerre, Dépenses militaires / Budgets, #Guerres, #La_une

    #Dépenses_militaires_/_Budgets
    https://www.obsarm.info/IMG/pdf/2026_milex_pr_fre.pdf

    • Il manque toujours l’info de savoir d’où vient ce fric.
      En gros, c’est la première attaque contre les peuples qui voient se réduire les budgets de la santé et de l’éducation. En effet, pourquoi investir dans l’avenir de ton peuple quand tu sais que tu vas le jeter dans le hachoir à viande ?
      Et bien sûr, cela ne peut se faire qu’en affaiblissant méthodiquement la #démocratie : MacDo s’en fout un peu de l’opinion des vaches.

  • Au Somaliland, la discrète implantation d’une base militaire construite par les Emirats pour les Etats-Unis et Israël

    La ville côtière de la république autoproclamée du Somaliland, connue pour son terminal portuaire flambant neuf, poumon économique du territoire, dispose d’une autre infrastructure stratégique, à 7 kilomètres à l’ouest du centre-ville : son aéroport, en cours de transformation pour accueillir une base militaire à l’usage de trois alliés du Somaliland, les Emirats arabes unis, les Etats-Unis et Israël

    Si l’existence d’un accord de défense entre Israël et le Somaliland a été démentie par les deux parties, la coopération a pourtant débuté sur le terrain. Des membres des services de renseignements somalilandais sont partis suivre une discrète formation à Tel-Aviv tandis que, dans le même temps, des délégations militaires israéliennes séjournent dans la capitale, Hargeisa, ainsi qu’à Berbera.

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/04/06/au-somaliland-la-discrete-implantation-d-une-base-militaire-construite-par-l

  • Handiféminisme : penser le féminisme à l’aune du validisme
    https://auposte.media/emissions/handifeminisme-penser-le-feminisme-a-l-aune-du-validisme

    La militante Céline Extenso vilipende le féminisme valide : « Le validisme, ça n’est pas seulement l’inaccessibilité des luttes, réunions, manifestations. C’est aussi notre absence totale de vos théories. » Femme et handie, femme handie ou handie femme ? Comment ces oppressions croisées se manifestent-elles et pourquoi le handicap reste-t-il un angle mort des luttes féministes ? Pour aborder les méconnues feminist disability studies et crip studies, Nora Bouazzouni reçoit dans ce nouvel épisode de “Qui va faire la vaisselle ?” les sociologues Célia Bouchet (CNRS/Cnam, Sciences Po) et Mathéa Boudinet (Cnam), spécialistes des inégalités sociales sous l’angle du handicap et du genre, coordinatrices du recueil “La théorie féministe au défi du handicap” et Céline Extenso, militante (…)

  • L’Islande et les Pays-Bas rejoignent la plainte de l’Afrique du Sud contre Israël pour génocide
    Par l’Agence Média Palestine, le 13 mars 2026 - Agence Media Palestine
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2026/03/13/lislande-et-les-pays-bas-rejoignent-la-plainte-de-lafrique-du-s

    Deux nouveaux pays européens, l’Islande et les Pays-Bas, ont annoncé rejoindre la plainte pour génocide à l’encontre d’Israël, en cours d’examen la Cour Internationale de Justice (CIJ).

    C’est l’Afrique du Sud qui a initialement saisi la CIJ, le 29 décembre 2023, au titre de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948. Plusieurs pays ont depuis rejoint l’Afrique du Sud dans sa plainte, et ces deux nouvelles interventions portent le nombre d’États intervenants à 18, parmi lesquels l’Espagne, l’Irlande, le Brésil, la Belgique, la Norvège.

    • Focus. @FocusinfosFr
      5:39 AM · 13 mars 2026

      🚨ALERTE INFO | Les Pays-Bas et l’Islande se joignent à la plainte pour génocide contre Israël devant la Cour internationale de Justice. Avec l’intervention de deux autres nations, 18 pays se sont désormais joints à la cause, initialement portée devant les tribunaux par l’Afrique du Sud.

      🇿🇦 Afrique du Sud (partie principale / plaignante)
      🇨🇴 Colombie (5 avril 2024)
      🇱🇾 Libye (10 mai 2024)
      🇲🇽 Mexique (24 mai 2024)
      🇵🇸 Palestine (3 juin 2024 – avec demande d’intervention)
      🇪🇸 Espagne (28 juin 2024)
      🇹🇷 Turquie (août 2024)
      🇨🇱 Chili (septembre 2024)
      🇲🇻 Maldives (octobre 2024)
      🇧🇴 Bolivie (octobre 2024)
      🇮🇪 Irlande (janvier 2025)
      🇨🇺 Cuba (janvier 2025)
      🇧🇿 Belize (janvier 2025)
      🇧🇷 Brésil (septembre 2025)
      🇰🇲 Comores (octobre 2025)
      🇧🇪 Belgique (décembre 2025)
      🇵🇾 Paraguay (mars 2026)
      🇳🇱 Pays-Bas (11 mars 2026)
      🇮🇸 Islande (11 mars 2026)

      La France n’en fait pas partie.

  • #Grève à la Clinique de La Borde, quand la psychiatrie institutionnelle se heurte au management néolibéral
    https://lanticapitaliste.org/actualite/sante/greve-la-clinique-de-la-borde-quand-la-psychiatrie-institutionnell

    La situation qui a déclenché la mobilisation est concrète. Une monitrice éducatrice en CDD, investie dans son travail, formée sur le terrain et reconnue par les équipes comme par les usagerEs, n’a pas vu son contrat renouvelé. Le motif avancé est strictement administratif : le refus systématique de dépasser la limite des 18 mois de contrat.

    Ce cas n’est pas isolé. À La Borde, les salariéEs en CDD n’excèdent pas les 18 mois, quelle que soit leur implication ou leur utilité réelle dans les équipes. La gestion de la main-d’œuvre prime sur l’expérience accumulée, sur la continuité du soin et sur la stabilité des collectifs. Pendant un an et demi, les équipes forment les nouveaux arrivantEs, construisent des liens de travail et de soin, pour voir la direction s’en séparer mécaniquement. Tout recommence alors : nouvelles recrues, nouvelles formations, nouvelles ruptures. Cette rotation permanente des équipes est une norme organisationnelle.

    L’ARS (Agence régionale de santé) pousse La Borde à embaucher des infirmierEs, mais dans le Loir-et-Cher, comme dans de nombreux départements ruraux, il y a une pénurie d’infirmierEs. Par conséquent, la direction ne veut pas embaucher des personnes qui ne sont pas infirmierEs, car il faut réserver les places pour elleux. En attendant, les équipes de la clinique psychiatrique sont en sous-effectif et souffrent de leurs conditions de travail.

    Les conséquences sont lourdes, car le savoir-faire collectif se perd, les équipes restantes s’épuisent à reformer sans cesse, et les principes mêmes de la psychiatrie institutionnelle sont mis à mal. Les usagerEs sont directement affectéEs par cette politique. Or, dans le soin, la stabilité des équipes n’est pas un confort : elle est une condition du soin. Ce que la direction détruit, ce ne sont pas seulement des emplois, mais des parcours de soin.
    La revendication est claire : l’embauche pérenne de la salariée concernée et un changement profond du système de recrutement, afin de mettre fin à ce turn-over organisé.

    Salaires de misère et égalisation par le bas

    Cette politique de précarisation s’inscrit dans un cadre salarial tout aussi problématique. À La Borde, peu importe le diplôme, l’ancienneté ou la responsabilité exercée : la majorité des salariéEs est rémunérée autour du SMIC horaire. Les seules exceptions concernent les médecins, qui ne sont pas payéEs par la clinique, et les infirmierEs, qui ont connu récemment une augmentation de salaire pour rendre plus attractif le poste, sans que cela ne suive pour les autres salariéEs. Pour elles et eux, les salaires sont légèrement rehaussés par la prime Ségur, qui, rappelons-le, n’est pas intégrée au salaire et n’est pas cotisée.

    Cette politique salariale traduit un choix politique : la dévalorisation des métiers du soin. Elle rend le recrutement difficile, entretient la précarité des personnels et installe une logique d’économie salariale incompatible avec un travail relationnel exigeant, qui repose sur l’engagement, la disponibilité psychique et la durée. Là encore, la gestion comptable prend le pas sur les exigences du soin.

    #Clinique_de_La_Borde

  • « Comment peut-on laisser quelqu’un agoniser dans une cellule ? » : colère et incompréhension après la mort d’un jeune Kanak en prison
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210226/comment-peut-laisser-quelqu-un-agoniser-dans-une-cellule-colere-et-incompr

    Frédéric Grochain, 31 ans, a été retrouvé mort dans sa cellule du centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand, le 6 février. Son décès interroge sur la prise en charge sanitaire des détenus calédoniens transférés vers des prisons métropolitaines après les révoltes de 2024.

    Benoît Godin, 21 février 2026

    FrédéricFrédéric Grochain a été retrouvé mort le vendredi 6 février au matin, seul dans sa cellule du centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand (Saône-et-Loire). Comment ce jeune Kanak originaire de Ponérihouen, en Nouvelle-Calédonie, a-t-il pu mourir en détention si loin de chez lui, à 31 ans ? « On est confrontés ici à un double scandale, dénonce son avocate Julie Jarno. Une défaillance flagrante de la prise en charge médicale d’un détenu et la déportation inacceptable de prisonniers kanak, y compris de personnes vulnérables comme Frédéric Grochain. »

    Le jeune homme fait en effet partie des dizaines de détenus transférés vers la métropole dans la foulée des révoltes du 13 mai 2024. Ce jour-là, alors que le Grand Nouméa s’embrase, une mutinerie éclate également au Camp Est, prison surpeuplée et insalubre, occupée à plus de 90 % par des Kanak. La répression est particulièrement brutale – un prisonnier meurt après l’intervention des forces de l’ordre. Quelques semaines plus tard, l’administration pénitentiaire lance une vague de transferts dans l’opacité la plus totale.

    D’après les décomptes du collectif Solidarité Kanaky, du 8 juin 2024 au 22 avril 2025, 69 détenus ont ainsi été envoyés, sans leur consentement, à 17 000 kilomètres de chez eux, dans différentes prisons métropolitaines. Une situation dont s’est récemment émue la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH). Selon Julie Jarno, « l’administration aurait ciblé ceux qu’elle considère avoir été actifs pendant la mutinerie et ceux qui portaient des revendications, notamment sur les conditions indignes de détention ».
    Illustration 1

    « Mais mon client ne correspondait à aucun de ces deux cas, ajoute l’avocate. Visiblement, l’administration a aussi pris des gens au hasard pour faire de la place. » Frédéric, détenu depuis fin 2023 pour différents larcins, fait partie du second convoi, parti de Nouméa le 22 juin. Sa famille n’a pas été informée de son départ forcé et précipité. Ce n’est que plusieurs jours plus tard, lorsque sa mère se rend directement au Camp Est en compagnie d’autres parents de détenus alertés par les rumeurs, que la direction de l’établissement leur confirme ces transferts.
    « Un très grand isolement »

    Défendant bénévolement les intérêts d’une douzaine de ces détenus, pour la plupart en grande précarité, Julie Jarno rencontre Frédéric Grochain pour la première fois à Varennes-le-Grand, à l’automne 2024. « Il avait déjà passé six à huit mois sans voir personne », précise-t-elle, affirmant découvrir « un homme sympa, qui fait des blagues », mais « complètement perdu ». « Il chuchotait comme s’il était épié, avait toujours l’impression que tout le monde était contre lui », témoigne-t-elle. Une fragilité psychologique qui interroge l’avocate sur sa prise en charge.

    Julie Jarno s’en inquiète alors auprès de la conseillère d’insertion et de probation de son client, qui lui indique que Frédéric Grochain a en effet connu une hospitalisation en mars 2025 pour des troubles psychiques et qu’il fait l’objet d’un suivi. Les deux femmes n’en sauront pas plus, secret médical oblige.

    Ce qui est certain, c’est que le jeune homme souffre d’une grande solitude. Il n’utilise la cabine téléphonique de la prison que pour appeler, rarement, une cousine vivant en région parisienne. En revanche, il ne peut joindre ses proches en Nouvelle-Calédonie, vu le coût exorbitant d’un appel – équivalent à un appel international. Durant près de dix-neuf mois, ses seules visites sont celles de son avocate – quatre en tout, la dernière remontant au 19 décembre 2025.

    « Ce très grand isolement, on le retrouve chez beaucoup de ces déportés kanak déracinés, souligne Julie Chapon, membre de Solidarité Kanaky. Très peu ont des proches ici, très peu ont des parloirs. On fait ce qu’on peut avec le collectif pour leur rendre visite, mais nous sommes peu nombreux. »

    Une victime directe du système judiciaire et carcéral colonial.

    Christian Tein, président du FLNKS

    Peu avant la mort de Frédéric Grochain, son frère venait d’arriver dans l’Hexagone pour s’y installer avec sa compagne. C’est en téléphonant au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand pour obtenir un droit de visite que Judygael Grochain a appris la triste nouvelle. « Les dernières fois que je l’ai vu, avant son entrée au Camp Est, il allait bien, s’étonne-t-il. Je pense que sa situation s’est aggravée par la suite. »

    Une autopsie, demandée par le procureur de la République de Chalon-sur-Saône pour établir les raisons de la mort, a révélé que le jeune Kanak souffrait de tuberculose. Contactée par Mediapart, l’administration pénitentiaire affirme ne pas en avoir été informée avant sa mort, rappelant que la prise en charge sanitaire des personnes incarcérées dépend du ministère de la santé.

    L’agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté se refuse quant à elle à tout commentaire, invoquant le « respect du secret médical et de l’indépendance des soignants ». Dans un communiqué du syndicat Ufap daté du 12 février, les surveillants de Varennes-le-Grand renvoient dos à dos les deux administrations, indiquant avoir « signalé la dégradation rapide de [l’]état physique » de Frédéric Grochain à chacune.

    Une dilution des responsabilités qui indigne Judygael Grochain : « Un gendarme [chargé de l’enquête] nous a dit que mon petit frère était très faible, qu’il ne s’alimentait plus, raconte-t-il. Je n’ai pas fait l’école de médecine, mais quand on voit une personne comme ça, on sait qu’il faut faire quelque chose ! Je n’arrive pas à comprendre comment on peut laisser quelqu’un agoniser dans une cellule jusqu’à son dernier souffle sans que personne réagisse. »
    Peu de retours en Nouvelle-Calédonie

    « Frédéric Grochain souhaitait rentrer en Nouvelle-Calédonie », indique Julie Jarno, précisant qu’il avait déposé une demande de transfert vers Nouméa dès la fin de l’année 2024. Elle restera sans réponse. « Il aurait vraiment fallu qu’il puisse rentrer, insiste l’avocate. Le Camp Est est certes une des pires prisons de France, mais les détenus kanak peuvent au moins y voir leurs proches, obtiennent plus facilement des permissions de sortie et des aménagements de peine. Dans le cas de Frédéric, qui n’était pas forcément en capacité d’alerter lui-même sur son état de santé, cela aurait sans doute permis de repérer qu’il allait mal. »

    Selon Solidarité Kanaky, un seul des détenus envoyés en métropole a pu rentrer dans l’archipel sur un vol payé par l’administration pénitentiaire en raison d’une procédure en cours en Nouvelle-Calédonie. Deux autres ont vu leur demande de transfert acceptée et ont même été conduits à l’aéroport de Paris-Orly le 24 novembre 2025… sans jamais embarquer. Ils attendent toujours un autre vol au centre pénitentiaire du Sud francilien (Seine-et-Marne).

    Quant aux personnes libérées, elles ne peuvent compter que sur elles-mêmes et leurs proches pour se payer l’onéreux billet retour vers Nouméa. « Et les déportations se poursuivent, assure Julie Chapon. Nous en sommes maintenant à plus de quatre-vingt-dix. En décembre, encore deux prisonniers kanak ont été conduits ici contre leur volonté. » Pour la militante, la question ne peut se régler sur le seul plan juridique : « Il faut saluer l’action des avocats, mais elle ne suffit pas. C’est un sujet politique qui doit faire l’objet d’une mobilisation politique. »

    Jusqu’ici assez discret sur le sujet, le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) a réagi le 13 février dans un communiqué signé de son président. Évoquant « une blessure collective pour [leur] nation », Christian Tein présente Frédéric Grochain comme « une victime directe du système judiciaire et carcéral colonial, qui s’est durci de manière inédite depuis les événements de 2024 ».

    « L’enfermement prolongé, l’isolement, l’éloignement forcé et les défaillances dans la prise en charge sanitaire constituent des violences institutionnelles dont l’État français porte l’entière responsabilité », poursuit l’homme qui a lui-même passé près d’un an en détention à Mulhouse-Lutterbach (Haut-Rhin). De leur côté, Judygael Grochain et Me Julie Jarno attendent de connaître les premiers résultats de l’enquête en cours, mais se disent déjà prêts à engager la responsabilité des administrations pénitentiaire et hospitalière dans cette affaire.

    Benoît Godin❞

    #Nouvelle-Calédonie #Prisons #répression #colonialité

  • Association Pour une M.E.U.F.
    https://www.pourunemeuf.org/quisommesnous

    Pour une M.E.U.F. (Pour une Médecine Engagée Unie et Féministe) est une association loi 1901 qui regroupe des soignant·es engagé·es dans la lutte contre le sexisme et toutes les autres discriminations dans le domaine de la santé et du soin. L’association a été fondée en 2017. Elle est financée par vos dons et adhésions.

  • https://afriquexxi.info/Au-Gabon-l-echec-de-la-prison-a-l-occidentale

    Prisons et passé colonial
    Au Gabon, l’échec de la prison « à l’occidentale »

    Série · Surpopulation, violence, manque d’hygiène, absence de réinsertion, dossiers à la traîne, voire perdus… Le système carcéral gabonais, directement inspiré de l’ancienne puissance coloniale, est en souffrance depuis très longtemps, faute de réforme et de volonté politique.

    Caroline Chauvet Abalo, 28 janvier 2026

    En 1887, près des plages de sable fin, de l’océan translucide et de la forêt vierge s’implante un bagne. Dans ce pénitencier de Libreville – alors capitale du « Congo français » –, des condamnés asiatiques du protectorat d’Anname (actuel Vietnam) y sont condamnés à des travaux forcés. Mais le bagne ne fait pas long feu : les forçats d’Asie ne supportent ni le climat équatorial ni, surtout, la dureté des travaux. En 1900, l’établissement ferme pour quelques années, puis se transforme en prison coloniale. À Ndjolé (centre du Gabon), sur une île du fleuve Ogooué, le pénitencier ouvert en 1898 accueille, lui, des Gabonais et des prisonniers de toute l’Afrique-Occidentale française (AOF). Il est réputé pour avoir reçu des figures de l’opposition à la colonisation, comme le Guinéen Samory Touré, ou Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, le fondateur de la confrérie mouride au Sénégal.

    Entre 1900 et 1910, le nombre de centres de détention a augmenté dans le sillage de l’installation des postes administratifs. Ceux-ci suscitent d’ailleurs de nombreux mouvements de résistance de la part des populations face à cette expansion coloniale. De 1910 à 1946, la loi sur l’indigénat confère des pouvoirs exceptionnels aux responsables administratifs, ce qui permet de sanctionner rapidement tout fauteur de troubles.
    La construction d’établissements pénitentiaires s’est poursuivie à un rythme soutenu. En 1958, deux années avant l’indépendance, une nouvelle prison voit le jour à Libreville. Dans les années 1980-1990, elle est surnommée « Sans Famille », signe de la désolation qui y règne. Depuis l’indépendance, de nombreux autres centres de détention ont poussé en province.

    Pourtant, pour de nombreux chercheurs et défenseurs des droits humains, la captivité, telle qu’elle existe aujourd’hui, est un échec dans le sens où elle n’a pas permis de réduire la délinquance. Elle est plutôt synonyme, au Gabon comme dans beaucoup d’autres pays, de nombreuses violations des droits fondamentaux.
    Un « poison épreuve » comme jugement

    La colonisation a importé un système qui a bouleversé les sociétés traditionnelles au sein desquelles la justice était appliquée différemment. Il n’existait pas de corpus législatif écrit et tout se transmettait oralement. « Les populations gabonaises avaient élaboré des lois intimement incorporées dans leurs coutumes », explique Fabrice Nguiabama-Makaya, enseignant-chercheur à l’université de Libreville et spécialiste des systèmes judiciaires et d’enfermement pré- et postcoloniaux.

    (...)

    #Prison #Gabon #répression #legcolonial

  • France : deux nouveaux décrets réforment l’AME, une « offensive contre l’accès aux soins », dénonce Médecins du Monde - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69740/france--deux-nouveaux-decrets-reforment-lame-une-offensive-contre-lacc

    France : deux nouveaux décrets réforment l’AME, une « offensive contre l’accès aux soins », dénonce Médecins du Monde
    Par La rédaction Publié le : 10/02/2026
    Deux nouveaux décrets encadrant l’Aide médicale d’État (AME) ont été publiés au Journal officiel. Le premier indique qu’il faudra désormais fournir des documents d’identité officiels munis d’une « photo d’identité », le second vise à « moderniser les systèmes informatiques de l’État ». Pour le gouvernement, ces mesures visent à lutter contre la fraude dans les dossiers déposés. Pour les associations, au contraire, ces décrets sont un nouvel obstacle dans le parcours déjà semé d’embûches des sans-papiers en France.
    Dimanche 8 février, deux décrets modifiant l’Aide médicale d’État (AME) ont été publiés au Journal officiel. Le premier indique qu’il faudra désormais obligatoirement fournir des documents d’identité officiels munis d’une « photo d’identité ».
    Or, jusqu’ici, faute de documents d’identité, il était possible de fournir « tout autre document de nature à attester l’identité du demandeur et celle des personnes à sa charge ». « Plus d’un tiers des personnes que nous accueillons dans nos centres n’ont pas de pièce d’identité avec photo pour cause de papiers perdus, volés, confisqués ou impossibles à renouveler », alerte Matthias Thibeaud, représentant de Médecins du Monde (MdM).
    « Ce décret aggrave un non-recours déjà massif à l’AME, retardant ou empêchant les soins, dégradant l’état de santé des personnes concernées, avec un impact direct sur la santé publique. Sans parler du coût réel du non-recours : exclure aujourd’hui, c’est hospitaliser plus cher demain », prévient encore MdM dans un communiqué publié mardi. « Cela s’inscrit dans une offensive sans précédent contre l’accès aux soins ».
    Le deuxième décret « modernise les systèmes informatiques de l’État afin que tous les fonctionnaires en charge du dossier [des consulats notamment, ndlr] puissent y avoir accès », a développé le Premier ministre français Sébastien Lecornu.Pour l’heure, pas question de toucher au panier de soins de l’AME, régulièrement dans le viseur de la droite et de l’extrême droite. Le Premier ministre estime qu’il « faudra sans doute » le réformer, mais « les choses ne sont pas prêtes » à ce stade, a-t-il indiqué.
    Pour le gouvernement, ces deux décrets renforcent « la lutte contre la fraude » dans les dossiers déposés, « avec des perspectives d’économies de 180 millions d’euros ». La présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen a, elle, accusé Sébastien Lecornu « d’aggraver un des facteurs d’attractivité migratoire dont le coût exorbitant pour les finances publiques (plus d’1,3 milliard d’euros) n’est plus tolérable. » L’Aide médicale d’État représente effectivement 1,3 milliard d’euros par an des dépenses de l’Assurance maladie. Mais contrairement à ce qu’affirme Marine Le Pen, ce montant n’est pas « exorbitant », il correspond à environ 0,4 % des dépenses de santé (appelées ONDAM estimés à 270 milliards d’euros en 2026). Cette proportion est stable depuis des années. Et donc une goutte d’eau dans le budget de l’État.
    Rappelons aussi que Sébastien Lecornu avait reçu peu après son arrivée à Matignon en septembre 2025 les auteurs d’un rapport de 2023 sur l’Aide médicale d’État. Dans ce document, les auteurs, l’ancien ministre socialiste Claude Evin et le haut-fonctionnaire Les Républicains Patrick Stefanini, défendaient globalement l’AME parlant « d’un dispositif sanitaire utile, maîtrisé pour l’essentiel ».
    De manière plus générale, l’AME est une aide sociale qui garantit aux étrangers en situation irrégulière présents depuis au moins trois mois sur le territoire français la prise en charge de certains soins médicaux. C’est la seule aide dont peuvent bénéficier les sans-papiers en France. Les soins concernés sont remboursés par l’État, mais sur une base tarifaire de la Sécurité sociale. Cela signifie que le migrant a souvent un « reste à charge ».
    Exemple : si un sans-papiers a besoin d’une couronne dentaire à 500 euros et que la base de remboursement est de 100 euros, le migrant devra payer de sa poche 400 euros. Surtout, l’AME répond à un impératif humanitaire et sanitaire : permettre aux plus vulnérables de se soigner avant d’engorger un système hospitalier déjà sous pression. « Si on ne permet pas aux étrangers de se soigner, ils vont tomber malades. Et s’ils tombent malades, il y a de grandes raisons que la population tombe malade elle aussi […] Si les étrangers n’ont plus accès à l’AME, ils vont sursaturer l’hôpital public », s’était ému en 2024 Mathieu Quinette, coordinateur du programme mineurs non accompagnés de Médecins du Monde.
    Pourtant, la droite et l’extrême droite souhaitent réduire, voire supprimer l’AME au nom d’un supposé « appel d’air migratoire ». Depuis les années 2000, le panier de soins auxquels ont droit les étrangers sans-papiers a été réduit. Les sans-papiers ne peuvent plus profiter des « cures thermales », de « frais d’hébergement enfants et adolescents handicapés », des « examens bucco-dentaires pour les enfants », ou encore de « parcours de procréation médicalement assistée (PMA) ». Ces soins restent intégralement à la charge du patient.Hormis cette liste, le bénéficiaire de l’AME peut accéder à tous les autres soins (médecine générale, dentiste, ophtalmologue...), comme n’importe quel assuré social. Mais dans la réalité du quotidien, le niveau de prise en charge de l’AME se révèle insuffisant pour couvrir les frais réels d’un soin, comme celle d’une paire de lunettes. « C’est un vrai problème pour les lunettes des enfants, par exemple. Deux verres simples de lunettes d’enfant doivent coûter environ 200 euros. Si le tarif 100 % de la sécurité sociale est de 60 euros. Comment les parents vont-ils trouver le reste de la somme ? », avait expliqué en 2022 Didier Maille, coordinateur du pôle social du Comede (Comité pour la santé des exilé.e.s) à Paris.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#santementale#AME#politiquemigratoire#droit

  • SO’ NATA SFORTUNATA - CANTU E CUNTU / #Lavinia_Mancusi & #Simona_Sciacca
    https://youtu.be/IBjugmWDoho?si=FYM3W2OM_-zgkP4t

    SO’ NATA SFORTUNATA
    Canto popolare femminile, originariamente un #saltarello, registrato nel quartiere #Tiburtino_III dagli sfollati provenienti dai rioni rasi al suolo da Mussolini negli anni ’30 del ’900 e raccolto dalla musicista e ricercatrice originaria di Sezze (LT) #Graziella_di_Prospero negli anni ’70.

    CANTU E CUNTU o ROSA CANTA E CUNTA
    Brano del repertorio della cantautrice ed interprete Siciliana #Rosa_Balistreri, originaria di Licata (AG), scritto insieme al poeta e attore drammatico siciliano #Bernardino_Giuliano

    #chanson #musique #femmes #féminisme #fierté #Italie #chant_populaire #Sicile #Latium

    • So’ nata sfortunata, #BandaJorona

      https://www.youtube.com/watch?v=-zUqDc1g-RM

      [Strofa 1]
      So’ nata sfortunata in de le fasce
      E puro la barbuja me lo disse
      E puro la barbuja me lo disse:
      «Eccola n’antra femmena che nasce»

      [Strofa 2]
      Embè, so’ nata donna e me ne vanto!
      E me ne vojo annà lontano tanto
      E me ne vojo annà lontano tanto
      Addove nun m’ariva manco lo vento

      [Strofa 3]
      Noi semo donne, sì, e nun tremamo
      E lo spadino in testa lo tenemo
      E lo spadino in testa lo tenemo
      Er cortelluccio ’n petto, er sercio ’n mano

      [Ritornello]
      Noi semo donne, sì, noi semo donne
      E a litigà c’annamo senza l’arme
      E a litigà c’annamo senza l’arme
      Sеmo più forti noi che le culonne
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      Bolero alla romana
      BandaJorona
      Nun te svejà
      BandaJorona
      Serenata di Graziella (Alziti bbella)
      BandaJorona
      [Strofa 4]
      E chi vò malе a noi, sassate ’n petto
      O puramente senza fiato affatto
      O puramente senza fiato affatto
      Croci riverse e un gran tormento ar petto

      [Ritornello]
      Noi semo donne, sì, noi semo donne
      E a litigà c’annamo senza l’arme
      E a litigà c’annamo senza l’arme
      Semo più forti noi che le culonne

    • Cantu e cuntu

      https://www.youtube.com/watch?v=bTv-woBMv1I

      Stasira vaju e curru cu lu ventu
      A grapiri li porti di la storia
      Stasira vogliu dari p’un mumentu
      La vita a lu passatu e a la memoria
      Stasira cu la vampa di l’amuri
      Scavu ’na fossa, ’na fossa a lu duluri
      Cc’è cchiù duluri, cc’è cchiù turmentu
      Ca gioia e amuri pi l’umanità
      Nun è lu chiantu ca cancia lu distinu
      Nun è lu scantu ca ferma lu caminu

      [Ritornello]
      Grapu li pugna, cuntu li jita
      Restu cu’ sugnu, scurru la vita
      Cantu e cuntu, cuntu e cantu
      Pi nun perdiri lu cuntu

      Nuddu binidicìu lu me caminu
      Mancu la manu nica d’un parrinu
      E vaju ancora comu va lu ventu
      ’Ncerca di paci sulu p’un mumentu
      Vogliu spaccari, spaccari li cieli
      Pi fari chioviri, chioviri amuri
      Cc’è cu’ t’inganna, cc’è cu’ cumanna
      E cu’ ’nsilenziu mutu si nni sta
      È lu putiri ca afforza li putenti
      È lu silenziu c’ammazza li ’nnuccenti
      You might also like
      Cu ti lu dissi
      Rosa Balistreri
      Lamentu di un servu a un Santu Crucifissu
      Rosa Balistreri
      Last Christmas
      Wham!
      [Ritornello]

      Vinni a ’stu munnu quannu lu voscienza
      Si schifiava pi li strati strati
      Tempi d’abusi, di fami e di guerra
      Criscivu ’nmenzu di li malannati
      Lacrimi muti nni chiancivu, e quanti!
      La me ’nnuccenza si la sparteru ’ntanti
      La malagenti, li priputenti
      Tanti, su’ tanti ni ’sta sucità
      Nun è l’amuri ca crisci ad ogni banna
      Ma lu favuri ca sparti cu’ cumanna

      [Ritornello]

      La ra la la la la
      La ra la la la la
      La ra la la

      https://genius.com/Rosa-balistreri-rosa-canta-e-cunta-lyrics

  • Vaccin contre l’hépatite B : un essai clinique arrêté en Guinée-Bissau après avoir provoqué l’indignation des scientifiques
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/01/16/un-essai-clinique-sur-le-vaccin-contre-l-hepatite-b-arrete-en-guinee-bissau-

    L’étude, menée par une équipe danoise et financée par les Etats-Unis, prévoyait de priver 7 000 nouveau-nés d’une dose de vaccin les protégeant des risques de cirrhose et de cancer du foie.

    • Pour le pédiatre américain et directeur du centre d’éducation à la vaccination de l’Hôpital pour enfants de Philadelphie Paul Offit, qui s’est publiquement exprimé contre l’essai, ce protocole n’évoque rien d’autre que l’« expérience de Tuskegee ». Cette étude, menée par les services de santé américains entre 1932 et 1972, a sciemment privé 600 métayers afro-américains de l’Alabama d’antibiotiques afin d’étudier les conséquences neurologiques de la syphilis non traitée. La mise à l’arrêt de l’étude danoise peut ainsi être perçue comme une victoire de la mobilisation scientifique. D’autant plus que les résultats attendus de l’étude étaient jugés très contestables. Le fait que l’essai soit conduit en « simple aveugle », c’est-à-dire que certaines parties prenantes sachent quel enfant était dans quel groupe, induisait de forts risques de biais.
      « RFK Jr croit à tort que le vaccin contre l’hépatite B cause des problèmes neurodéveloppementaux quand il est donné à la naissance. Il veut faire cette expérience uniquement pour prouver qu’il a raison », estime Paul Offit. Un risque de conflit d’intérêts a notamment été révélé par la presse américaine : la chercheuse danoise Christine Stabell Benn, qui devait mener l’essai, entretient des liens étroits avec Tracy Beth Hoeg, conseillère de la Food and Drug Administration – l’agence américaine chargée des médicaments – qui participe au comité orientant la stratégie vaccinale américaine.

      Reste désormais à savoir à quoi vont aboutir les échanges entre les Etats-Unis et la Guinée-Bissau, et si le prochain protocole d’étude sera jugé plus acceptable que le dernier.

  • Épisode 1/2 : #Fabrizio_de_André, #cantautore en toute liberté

    Chantée en italien, son œuvre compte parmi les plus importantes de la chanson européenne. Hommage au cantautore Fabrizio de André (1940-1999), qui vit en #Brassens un véritable Socrate, et qui chanta les #marginaux, la #vie et l’#amour avec #humanité.

    Véritable #conteur, Fabrizio de André décida de chanter l’amour par la #fable et mit au centre de ses textes les #antihéros de la société dans laquelle il vivait. Dans les années 1960, c’est un titre comme “La Canzone di Marinella” qui lui a permis de gagner sa vie comme cantautore, un terme désignant les gens qui chantent, qui écrivent et qui composent leurs propres #chansons.

    Chanter les marginaux

    Né à Gênes en 1940, juste avant la guerre et dans une famille très bourgeoise, Fabrizio de André vit sa petite enfance dans une grande liberté, habitant notamment à la campagne, où la guerre les mène. Il retourne ensuite à Gênes, ville au port labyrinthique où l’on retrouve marins, pêcheurs, artisans mais aussi prostituées et voleurs. Gênes que Fabrizio de André chante dans des titres comme “La città vecchia” (1965), qui évoque la vieille ville tout en se référant aux nombreux textes qui ont formé sa plume. Parmi ces derniers, Embrasse-moi de Jacques Prévert, une évocation de la figure des prostituées.

    Toute sa vie, Fabrizio de André sera le chanteur des marginaux. Il se sent lui-même en marge de sa famille très bourgeoise, dont le père, grand lecteur, lui transmet l’amour de la langue française. D’abord marié à Enrika avec qui il a un enfant, Fabrizio choisit de s’éloigner de cette vie conventionnelle au profit de l’#alcool et de l’#anarchie.

    #Georges_Brassens, un maître à penser

    Fabrizio de André ne serait sans doute pas devenu Fabrizio de André s’il n’avait pas écouté un certain Georges Brassens dans les années 1950. Une découverte musicale qui lui montre à quel point les chansons peuvent parler du monde réel. En outre, son premier album, Tutto Fabrizio De André (1966), comprend deux chansons de Brassens, dont La marche nuptiale.

    Il fait également référence à l’oeuvre de Brassens dans des chansons comme Bocca di Rosa, qui peut faire penser au titre Brave Margot de ce dernier. Bocca di Rosa est devenue si mythique qu’on l’utilise plus ou moins dans la langue italienne comme synonyme d’une femme légère ou d’une prostituée. Car c’est un peu l’histoire que raconte cette chanson inspirée à Fabrizio de André par l’une de ses premières fiancées, une prostituée surnommée Anna “la gorilla”.

    Un engagement pacifiste

    La #violence et la #guerre comptent parmi les thématiques qui habitent Fabrizio de André. On les retrouve dans une chanson comme “La ballata dell’eroe”, chantée par un certain #Luigi_Tenco, camarade de Fabrizio, compagnon de Dalida et dont le suicide tragique en 1967 au festival de la chanson italienne de Sanremo fut longtemps entouré de mystère. En outre, la mort de son ami marqua durablement Fabrizio de André.

    Avant cela, dans la chanson antimilitariste “La guerra di Piero” (1964), Fabrizio de André affirme son #pacifisme radical. Préfigurant l’#engagement social et politique du cantautore, ce titre fait autant référence à un oncle revenu des camps de concentration qu’au Dormeur du Val de Rimbaud et aux textes pacifistes de l’écrivain et résistant #Italo_Calvino, notamment Dove vola l’avvoltoio ?.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-serie-musicale/fabrizio-de-andre-cantautore-libre-et-myhte-italien-6191275

    #chanson #chanson_italienne #musique #antimilitarisme
    #podcast #audio

  • USA - VENEZUELA : UNE OPÉRATION MAFIEUSE SALUÉE PAR LES « COLLABOS » - Maurice Lemoine - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=cv3HLXHV798

    Maurice Lemoine est journaliste, ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique (2006-2010) et spécialiste du monde caraïbe et de l’Amérique latine. Ses travaux portent principalement sur les mouvements sociaux, les tentatives de déstabilisation politique et les enjeux géopolitiques de la région, avec un focus marqué sur le Venezuela et Cuba. Il participe au site Mémoire des Luttes et il est l’auteur notamment du livre « Les enfants cachés du général Pinochet » qui revient sur l’histoire du continent.

  • Des féministes chinoises réinventent la langue pour s’attaquer au patriarcat | Radio-Canada
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2206758/feministes-chinoises-langage-patriarcat

    En Chine, des féministes remodèlent le mandarin écrit en modifiant d’anciens caractères et en inventant de nouveaux termes afin de contester le système patriarcal qui a longtemps dévalorisé les femmes.

    Le printemps dernier, une jeune femme qui se fait appeler « Puff » en ligne a créé un compte sur le réseau social XiaoHongShu afin de déverser sa colère contre le harcèlement sexuel en ligne et la discrimination contre les femmes enracinée dans la langue écrite.

    "Nous faisons passer une radiographie à la langue. Notre but est d’en révéler les biais de genre et de reprendre possession de notre langage et de notre regard culturel, avec un point de vue féminin. La langue façonne notre vision du monde et de nous-mêmes", soutient Puff.

    Sur son compte, elle invente de nouveaux mots. Elle remplace aussi des expressions qui stigmatisaient à l’origine les femmes et les remplace par d’autres qui stigmatisent les hommes afin que les Chinois prennent conscience de l’objectification et de la marginalisation que les femmes subissent en raison de la langue.

    Elle cite en exemple un dicton populaire en Chine : "les femmes sont naturellement faibles, mais les mères sont fortes".
    AILLEURS SUR INFO : Fusillade à l’université américaine Brown : la police appréhende un suspect

    Elle dénonce que la seule voie vers la force pour une femme soit la maternité, en affirmant que c’est un piège du patriarcat.

    Pour démanteler ce narratif et exprimer son absurdité, elle a créé sa propre version : "les hommes sont naturellement faibles, mais les Dengs sont forts". Elle fait référence à un terme péjoratif désignant les hommes âgés.

    "Politiquement, l’innovation verbale se rebelle contre le discours dominant que l’autoritarisme a intégré dans le langage. Culturellement, c’est une protestation contre un système rempli de mots qui rabaissent les femmes", soulignent Aviva Wei Xue et Kate Rose dans leur livre Weibo Feminism.
    Un nouveau clavier et un radical « solidaire » aux femmes

    Ce mouvement de contestation en ligne a pris de l’ampleur en juillet dernier lorsqu’une doctorante en Europe, connue sous le pseudonyme "鸟惠" (Niǎo Huì), a dévoilé sa création, un clavier féministe pour le mandarin.

    Dans cette méthode de saisie, les mots ayant des significations positives et admirables acquièrent le radical féminin (女) pour évoquer la solidarité entre les femmes, tandis que les caractères avec un radical féminin qui portent des significations négatives sont retravaillés avec des radicaux neutres.

    Le mandarin écrit est souvent décrit comme grammaticalement asexué, mais il comporte des biais de genre.

    Le radical sémantique 女 ("femme/féminin") apparaît dans de nombreux caractères aux connotations négatives, tels que 妒 ("jaloux"), 妖 ("traître") ou 嫉 ("avide"). Ces termes ne sont pas directement liés aux femmes, mais lient sémantiquement des traits indésirables à l’identité féminine.
    La parole « plus crédible » des hommes

    Les termes de référence privilégient également les hommes. Ceux-ci sont désignés par des titres comme 先生 ("monsieur" ou "maître/professeur"), qui portent des connotations de respect et d’autorité.

    En revanche, les formes d’adresse envers les femmes font souvent référence au statut matrimonial, à l’âge ou à l’apparence plutôt qu’aux réalisations professionnelles ou sociales.

    "Dans notre culture est-asiatique, quand il s’agit de nombreux sujets, de certaines positions importantes ou de divers aspects du statut social, les hommes ont généralement plus d’avantages que nous", constate l’influenceuse Kiv.

    Cette ancienne vendeuse de produits en direct sur TikTok a constaté que ses collègues masculins réalisaient de meilleures ventes parce que leur parole était jugée plus crédible.

    Le phénomène de protestation contre la langue écrite traditionnelle gagne en popularité sur le web chinois.
    Un nouveau langage pour l’autonomie des femmes

    Comme de nombreuses autres personnalités des réseaux sociaux, Kiv s’est donné pour mission d’utiliser un langage exprimant l’autonomisation des femmes.

    Elle popularise des néologismes comme "shero", qui est une contraction de "she", qui veut dire "elle" en anglais, et de héros. L’équivalent en mandarin est 英雌 (yīng cí), qui veut dire "une aigle".

    Yee, qui a réalisé sa transition de genre il y a quelques années, se souvient d’avoir pris conscience de son identité transgenre dès l’âge de 12 ans.

    Sa transition a accru son intérêt pour le féminisme.

    "Je me suis demandé : mais qu’est-ce que c’est que ça ? Pourquoi les femmes sont-elles dans une telle situation de dévalorisation ?" confie-t-elle.
    De nouveaux mots pour alimenter la réflexion

    Grâce à sa formation en linguistique anglaise, Yee a une sensibilité particulière aux nuances du langage et à son pouvoir de perpétuer ou de déconstruire les inégalités.

    Elle met en lumière les différences entre l’anglais et le mandarin au sujet du respect envers les femmes.

    Elle s’interroge aujourd’hui sur les stéréotypes de beauté ancrés dans la langue et la culture chinoises.

    "Les femmes devraient être minces. Beaucoup de femmes en Chine perdent du poids à cause de ce standard de beauté. Pourquoi une femme ne pourrait-elle pas être forte, pourquoi ne peut-on pas utiliser ce terme ?"

    Yee observe d’ailleurs une tendance croissante sur les réseaux sociaux où les femmes s’efforcent de changer la perception des mots, qualifiant une femme de "forte", cet adjectif autrefois perçu négativement.

    Le changement des habitudes linguistiques est vu comme la première étape vers le démantèlement du patriarcat.

    Puff explique que l’objectif de l’invention de nouveaux termes n’est pas de forcer l’acceptation de ses idées, mais de faire réfléchir les gens.

    "Cette démarche offre une nouvelle perspective, mais son influence ne sera pas immédiate. Nos perceptions ont été façonnées par la langue pendant des décennies. Il faudra autant de temps pour les transformer", croit-elle.

    • Étranges idéogrammes utilisant les kanji d’une femme 女
      https://skdesu.com/fr/10-ideogrammes-qui-utilisent-les-femmes-significations
      (traduction automatique d’un blog originellement en portugais)

      Pour une raison quelconque, un pervers a eu l’idée géniale de faire en sorte que l’idéogramme composé de 3 femmes kan [姦] signifie fornication, malice, séduction, viol, orgie et bruit. C’est l’un des idéogrammes les plus controversés de tous.

      Pourquoi trois femmes ensemble représenteraient-elles l’adultère ou le viol ? Ou pire, comment en sont-ils arrivés à la conclusion que trois femmes ensemble signifient quelque chose de bruyant ? Probablement que celui qui a eu cette idée aimait beaucoup un harem.
      Étranges idéogrammes utilisant les kanji d’une femme [女]

      Cet idéogramme est rarement utilisé, mais il peut encore composer certains verbes même s’il existe de meilleures alternatives. Énumérons quelques verbes ci-dessous :

      姦する - Kansuru - Ce verbe signifie commettre l’adultère, forniquer, avoir des relations illicites, violer, agresser et abuser ;
      姦しい - Kashimashi - Ce verbe signifie bruyant ;
      姦悪 - Kanaku - Malice, personne malveillante ;
      佞姦 - Neikan - Traître, malveillant, perverse ;

      Il convient de rappeler qu’il existe également 2 variantes de cet idéogramme avec des significations similaires et c’est probablement la manière d’écrire la plus courante. Nous avons [姧] qui réunit 2 femmes et le radical [干] qui signifie sécher, drainer, interférer et intercéder.

      En plus de [姧], nous avons la variante la plus courante de l’idéogramme qui ne contient qu’une seule femme [奸] et qui ont les mêmes significations que [姧] et [姦]. La principale différence est que ces idéogrammes [奸] et [姧] se réfèrent davantage à une personne rusée ou astucieuse. Les deux sont des variations l’une de l’autre avec la même lecture