• « Parler des lois scélérates aujourd’hui, c’est donner des outils politiques pour les contester. » | Mathieu Rivat et Thibaut Willems
    https://www.jefklak.org/parler-des-lois-scelerates-aujourdhui-cest-donner-des-outils-politiques-pou

    Depuis le samedi 14 septembre et la tragi-comique affaire du homard à Nantes 1, on sait que la fabrication d’un crustacé en papier mâché peut valoir une garde à vue et une tentative d’inculpation pour « association de malfaiteurs ». Néanmoins, pas de quoi jouer les surpris⋅es, tant les lois liberticides s’enchaînent en France à une vitesse croissante depuis une vingtaine d’années. Source : Jef Klak

  • Builders of Israel’s apartheid walls profit from US border militarization
    Nora Barrows-Friedman 8 October 2019 | The Electronic Intifada
    https://electronicintifada.net/blogs/nora-barrows-friedman/builders-israels-apartheid-walls-profit-us-border-militarization

    US militarization of the border with Mexico uses technology field-tested on Palestinians. (Art Foxall UPI)

    A major Israeli weapons company has been named as one of the top profiteers of US border militarization.

    Elbit Systems has secured border contracts worth $187 million from the US government, according to research by journalist Todd Miller.

    The largest, awarded during the Obama administration, is to build more than 50 surveillance towers near the US-Mexico border for the US government’s Customs and Border Protection (CBP) agency.

    Ten of those towers will be on land belonging to the Indigenous Tohono O’odham Nation in Arizona.

    A 2014 Bloomberg analysis predicted that Elbit’s initial profits could multiply if Congress authorized more funds to militarize the border.

    Miller’s report – “More Than a Wall: Corporate Profiteering and the Militarization of US Borders” – was recently published by human rights research group the Transnational Institute, in collaboration with No More Deaths, a humanitarian organization which protects migrants along the southern US border.

    The report profiles the top 14 companies profiteering from US border militarization, including Elbit.

    #IsraelUSA

  • Des vignerons bordelais demandent un délai pour sortir du glyphosate AFP - 11 Octobre 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_des-vignerons-bordelais-demandent-un-delai-pour-sortir-du-glyphosate?id=

    Des viticulteurs girondins ont exprimé vendredi leur inquiétude pour sortir du glyphosate en 2022 et ont demandé un délai, lors d’une rencontre dans les vignes avec Pierre-Etienne Bisch, coordinateur interministériel du plan de sortie du glyphosate.


    Chargé de coordonner au sein d’une « task force » tous les acteurs publics et privés afin de réduire l’usage des pesticides, il a écouté des représentants de la filière et notamment des viticulteurs de l’Entre-deux mers à Ladaux (Gironde), nouvelle étape de son tour de France des régions qui se termine fin octobre.

    A l’issue de cette tournée, « on va voir émerger des choses communes et en particulier jusqu’où et dans quelles conditions la réduction des phytosanitaires est possible ou pas techniquement », a-t-il déclaré à l’AFP, soulignant que ces « impasses » pouvaient également être économiques.

    « Il y a les surcoûts de l’emploi de main d’oeuvre, un manque de main d’oeuvre formée, des vignes en pente où on ne peut pas intervenir avec un tracteur... », a précisé le préfet honoraire, venu « stimuler la mise en route » du plan Ecophyto, surtout que les ventes de glyphosate ont augmenté de 19% entre 2008 et 2017.

    Sur une parcelle des Vignobles Ducourt, des cépages résistants ont été plantés, réduisant le nombre de traitements phytosanitaires d’environ 80%. Le travail mécanique y a remplacé depuis cinq ans l’utilisation d’herbicide à base de glyphosate, le plus utilisé, sous le rang de vignes, laissant l’herbe pousser entre les rangs. . . . . . . . .

    #glyphosate #bayer #monsanto #pesticides #roundup #agriculture #santé #cancer #herbicide #pollution #lobby #france #environnement

  • La charité et le volontariat comme thérapie de choc pour un grand remplacement des services publics. Acte 3 Carlos Perez - 17 Sep 2019 - Investigaction

    De plus en plus souvent, les missions de l’État providence sont perçues comme un fardeau qui entraîne des « dépenses publiques ». Ces dernières doivent être réduites drastiquement. Carlos Perez nous explique au contraire que ces dépenses sont un investissement qui augmente la plus-value d’une nation. Poursuivant sa réflexion sur la charité et le volontariat, il souligne l’importance d’un secteur non marchand qui échappe en grande partie à l’appétit des capitalistes. Et c’est bien là qu’est tout le problème… (IGA)


     
    Le volontariat en guise de salariat ou comment tirer nos acquis vers le bas en nous faisant croire le contraire. Attention aux réformes des philanthrocapitalistes, l’enfer chez ces gens-là est pavé de bonnes intentions. Ce n’est pas un hasard si la proportion de bénévoles aux États-Unis est la plus forte au monde. La « décence ordinaire » chère à Orwell et le don de soi seraient-ils plus prononcés dans ce pays que dans le reste du monde ? Bien sûr que non.

    Dans les pays anglo-saxons, le don de soi et la philanthropie ont une action bien plus pragmatique et surdéterminée politiquement. Leur mission est de servir de cache-sexe à la misère sociale. Pas besoin de citer Tocqueville et Hayek, adeptes de l’ordre spontané à l’inverse de Rousseau et son contrat social, pour comprendre à quel point la charité et le mécénat sont enracinés dans l’idéologie de l’élite de ces pays. La charité et le don de soi nourrissent les sentiments que se plaisent à éprouver les riches à l’égard des pauvres. Ils pallieraient efficacement, selon ces bourgeois, les actions de l’État.

    Bien qu’il a largement montré ses limites, ce mode de pensée est inscrit dans leurs Constitutions et s’est trouvé stimulé par tous les présidents des États-Unis, démocrates ou républicains. Chacun avec leurs spécificités, ils ont incité le mécénat et le volontariat contre l’État providence qui est une véritable menace pour les capitalistes et leurs représentants au pouvoir. Et ils ne se gênent pas pour le faire savoir.

    « Le service citoyen n’appartient à aucun parti, aucune idéologie. C’est une idée américaine à laquelle tout Américain peut souscrire », affirma le président Clinton lors de son discours d’investiture. Se retournant vers l’ancien président Bush, il ajouta alors déplorer le peu de précédents de ce genre dans l’histoire de l’Amérique.

    C’est pourtant vrai, ce qui nous réunit en tant que citoyens est plus important qu’une personne, un parti, une élection, une idéologie. 

    Les différents présidents des États-Unis ont toujours eu en commun de détester l’État providence. Que ce soit les républicains avec leur bénévolat privé ou les démocrates avec leur bénévolat public, ils ont intégré les associations de bénévoles dans leurs programmes de politiques sociales, de santé, de logement ou d’éducation. Il faut passer par des associations caritatives bénévoles ou volontaires pour finalement ne pas financer de véritables services publics ni rétribuer correctement des salariés pour assurer les missions. En somme, chez les capitalistes et plus particulièrement chez les Anglo-saxons, la charité et les colis alimentaires doivent remplacer une vraie politique d’équité et de droits sociaux.

    Réduire les dépenses publiques est un leitmotiv des capitalistes, quitte à répéter inlassablement les mêmes mensonges. Comme si la dépense dans les services sociaux, la santé, le logement ou l’éducation n’était pas un investissement dans le patrimoine utile et nécessaire qui augmente la plus-value d’une nation. Le but de la manœuvre de ces escrocs est de privatiser le bien commun, l’air, l’eau, les sols et les semences, le patrimoine public et immobilier, les routes, la santé, l’éducation… Bref, tout ce qui peut être commercialisé doit devenir la propriété de quelques multinationales. L’État doit rester subsidiaire, en dernier recours. Son rôle doit être ramené à quelques strictes fonctions régaliennes comme la police, l’armée ou la justice. Les services sociaux, eux, doivent être sous-traités à des bénévoles et des associations, tout en encourageant le mécénat privé.

    Voilà ce que nous disait déjà le mouvement du solidarisme initié en France par Jean-Jacques Rousseau dans son contrat social. L’escroquerie était déjà très claire pour les militants des droits sociaux et les pauvres au 18e siècle. « Pour l’essentiel, Bouglé et Fouillée opposent à la charité une éthique des droits : « L’absolue liberté de la charité est », dit Fouillée, « un préjugé religieux et moral qui vient d’une insuffisante analyse des droits ». C’est à ce titre qu’ils s’élèvent avec vigueur contre la charité chrétienne, son injustice, ses aspects culpabilisateurs, son moralisme. Bouglé insiste sur le fait que ce sont les « déshérités » eux-mêmes qui condamnent la charité « Les déshérités qui crient « À bas Ia charité » montrent une colère farouche contre cette pourriture chrétienne qui entretient l’injustice. »

    La bourgeoisie, cette classe de parasites et de prédateurs, veut nous faire croire que soutenir nos services sociaux est une gabegie qui va coûter beaucoup d’argent aux contribuables. C’est faux. C’est même tout le contraire qui se produit, les fonctionnaires sont responsables de la production de la valeur d’usage non lucrative éminemment utile à la collectivité. Le fonctionnaire ne produit pas de plus-value pour le capital marchand et pour les prédateurs, mais pour la société. La part des services non marchands augmente, ce qui est une très bonne chose, car tout n’est pas forcément à vendre. Et si la part des services marchands diminue, c’est tant mieux. Notre terre et nos vies ne sont pas à vendre.

    Dans l’économie aujourd’hui, le tiers du PIB est produit en dehors de la pratique capitaliste. La fonction publique et ses services sociaux, c’est une autre façon de produire de la valeur. Pour le dire autrement, les fonctionnaires sont les producteurs de la monnaie qu’on leur paie, ils produisent l’impôt qui les finance. Les fonctionnaires socialisent déjà 45% du salaire, mais plus de 800 milliards d’euros, soit 40% du PIB relève d’une production non capitaliste[1]. En gros, les 40% du PIB relèvent d’une production de valeur d’usage non lucrative produite par les fonctionnaires dans le cadre des services publics et de la sécurité sociale. Ces travailleurs ne sont pas productifs pour le capital, mais ils sont productifs pour le public, le paiement est collectif et validé socialement.

    « Face à cette offensive qui vise à détricoter par tous les bouts le manteau collectif qui protège la société, tous les intellectuels dignes de ce nom devraient joindre leurs forces pour expliquer que les travailleurs dans les services non marchands sont productifs », relève l’économiste Jean-Marie Harribey[2]. » Eux, qui fournissent éducation publique, santé publique, services municipaux, services dans les associations à but non lucratif, etc. produisent des choses utiles que l’on peut qualifier de valeurs d’usage. Mais ils produisent aussi de la valeur économique, qui est monétaire, bien que non marchande, et qui n’est pas un prélèvement sur la production marchande. On peut le démontrer logiquement. La part du non marchand par rapport au marchand dans la production totale augmente tendanciellement grosso modo depuis la Seconde Guerre mondiale. L’idée même qu’une part déclinante puisse financer une part croissante est un non-sens. Que faut-il en déduire ? Lesdits prélèvements obligatoires sont effectués sur un PIB déjà augmenté du fruit de l’activité non marchande, et non pas sur le seul produit marchand. »

    « Les impôts et cotisations sociales sont le prix collectif, socialisé, des services non marchands. Ils jouent le même rôle que les prix des marchandises achetées et payées individuellement. La différence est que, dans un cas, la validation de l’existence et du paiement collectif de services non marchands passe par une décision politique collective démocratique (pour des besoins sociaux à satisfaire), et que, dans l’autre cas, la validation sociale passe par le marché (pour des besoins solvables, bien que tous ne le soient pas). »

    La contribution des fonctionnaires à l’économie n’est absolument plus à mettre en doute, sauf pour les réformateurs qui s’aperçoivent du danger qui pourrait se généraliser à tous les secteurs. La peur de perdre des parts de profits lucratifs est la hantise des classes capitalistes et la généralisation d’un système non lucratif comme celui de la fonction publique est à tout prix ce qu’il faut éviter pour ces réformateurs.

    Les fonctionnaires et leur caisse de cotisation sociale, cette grande invention révolutionnaire de la classe ouvrière, ne ponctionne pas par le profit ni par la rémunération capitaliste de la force de travail, ces deux institutions rapaces du capitalisme. Ils les remplacent pour financer une croissance non capitaliste. La collectivité investit dans ces fonctionnaires pour générer de la valeur d’usage utile socialement. Voilà la bonne façon, juste, honnête et véritablement révolutionnaire, d’appréhender cette question. Les fonctionnaires créent une valeur d’usage non lucrative socialement utile et autrement productive. C’est indispensable à l’émancipation des classes populaires en diminuant très fortement la croissance des inégalités sociales d’un pays.

    Vouloir à tout prix remplacer les services sociaux par de la charité, c’est-à-dire un droit collectif par une aumône individuelle et des colis alimentaires ; limiter et contraindre l’État aux seuls services régaliens en limitant le financement des services sociaux au strict minimum… C’est le propos que se sont assigné les capitalistes qui souhaitent d’une certaine manière le retour d’un État féodal et font de Germinal leur programme social. 
     
    [1] https://www.cairn.info/revue-mouvements-2013-1-page-60.htm
    [2] https://www.liberation.fr/futurs/2013/10/28/les-fonctionnaires-createurs-de-richesse_942937

    Source : https://www.investigaction.net/fr/la-charite-et-le-volontariat-comme-therapie-de-choc-pour-un-grand-re

    #services_publics #privatisation #service_public #travail #surveillance #santé #femmes #économie #police #politique #éducation #droits_sociaux_-_santé_-_services_publics #eau #charity_business #guerre_aux_pauvres #pauvreté #fiscalité #sécurité_sociale #charité

  • Cows painted with zebra-like striping can avoid biting fly attack
    https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0223447

    Experimental and comparative studies suggest that the striped coats of zebras can prevent biting fly attacks. Biting flies are serious pests of livestock that cause economic losses in animal production. We hypothesized that cows painted with black and white stripes on their body could avoid biting fly attacks and show fewer fly-repelling behaviors.

    #étude_récente :)

    • #audio #histoire #colonisation

      Lien avec

      L’Exploration du monde, Collectif, Sciences humaines - Seuil | Editions Seuil
      http://www.seuil.com/ouvrage/l-exploration-du-monde-collectif/9782021406252

      L’Exploration du monde
      Une autre histoire des Grandes Découvertes
      Collectif

      Voici une histoire par dates du VIIe au XXe siècle, riche en surprises, qui rend compte des profonds renouvellements qui ont transformé notre vision de ce qu’on appelait autrefois les « Grandes Découvertes ». Les dates « canoniques », revisitées à l’aune d’une réflexion critique sur les raisons de leur élection par les chronologies officielles, alternent avec les dates « décalées » qui font surgir des paysages et des personnages méconnus. Il est ici question de détricoter le discours qui, associant exploration du monde et « entrée dans la modernité », en réserve le privilège et le bénéfice à l’Europe, et, pour ce faire, de documenter d’autres voyages au long cours – extra-européens. Il est également question, prenant le contre-pied d’une histoire héroïque des expéditions lointaines qui en attribue le mérite à quelques singularités, de rappeler qu’il faut beaucoup d’illusions, et plus encore d’intérêts, pour faire un « rêve », et que Christophe Colomb n’aurait jamais appareillé sans les vaisseaux des frères Pinzón.
      Il s’agit ainsi de substituer des lieux, des instants et des visages aux cultures en carton-pâte et aux croyances en papier mâché ; de donner à voir les échecs autant que les réussites, les naufrages dans les estuaires de la même façon que les entrées triomphales dans les cités soumises ; d’inclure amiraux ottomans, navigateurs chinois, interprètes nahuatls et pilotes arabes dans le musée imaginaire de l’histoire globale ; de mettre en lumière tout un petit peuple d’assistants et d’auxiliaires, de sherpas et de supplétifs (que serait Magellan sans le Malais Enrique ? ou Cortés sans la Malinche ?) ; de passer outre une histoire au masculin en rendant droit de cité aux voyageuses et aux exploratrices ; et enfin de prêter une égale attention aux êtres et aux choses, sachant que, s’il faut une nef pour traverser un océan, une vague ou un bacille suffisent à la vider de ses occupants.

  • Grève victorieuse de travailleurs sans papiers : « Nous régulariser, c’est tirer tout le monde vers le haut »
    https://www.bastamag.net/debat-immigration-travailleurs-sans-papiers-CGT-regularisation-prefecture

    Alors que le gouvernement a lancé un énième « débat » sur l’immigration, Basta ! est allé à la rencontre de travailleurs sans titre de séjour en lutte pour leurs droits. Suite à une grève coordonnée sur une douzaine de sites en région parisienne, une centaine d’entre eux viennent d’obtenir gain de cause. « Patron, y’a beaucoup de gilets jaunes dans le restaurant. » Ce matin-là, un employé chinois prévient par téléphone le propriétaire de Sukiyaki (Paris 11ème) du fait que plusieurs syndicalistes ont pénétré (...) #Résister

    / #Conditions_de_travail, #Discriminations, #Migrations, #Reportages, #Luttes_sociales, #Syndicalisme, A la (...)

  • #Tourbière Bassin du Congo : un énorme puits de #carbone | adiac-congo.com : toute l’actualité du Bassin du Congo
    http://www.adiac-congo.com/content/tourbiere-bassin-du-congo-un-enorme-puits-de-carbone-71726

    Un énorme puits de carbone, contenant 30 milliards de tonnes de dioxyde de carbone piégé dans une tourbière, dans la partie centrale du Bassin du Congo, entre le Congo et la République démocratique du Congo (RDC) a été découvert récemment. L’information a été publiée en février 2017, dans la revue « Nature ». Ce stock de carbone piégé équivaut à trois ans d’émissions mondiales liées aux énergies fossiles, ou à vingt années des émissions des Etats-Unis liées aux énergies fossiles ou autant que l’ensemble du carbone stocké au-dessus du sol dans les 228 millions d’hectares des forêts du Bassin du Congo.

    Selon les analyses isotopiques menées par Greta Dargie, géographe à l’université de Leeds, et ses collègues, la tourbe a commencé à s’y accumuler il y a 10 600 ans. Elle forme désormais une couche épaisse de 2,4 mètres en moyenne (jusqu’à 5,9 mètres par endroits), sur une superficie de 145 500 km2.

    Mais, les forêts du Bassin du Congo sont soumises à des pressions croissantes qui pourraient, à terme, entraîner une très forte dégradation et accroître la #pauvreté de la population, très nombreuse, qui dépende encore étroitement des ressources spontanées qu’offre la forêt. La transformation des tourbières à des fins agricoles, pétrolières ou minières aurait des conséquences environnementales très lourdes, selon les experts.

    « 13h15 le samedi ». La bombe carbone - France 2 - 2 décembre 2017 - En replay
    https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/13h15/13h15-du-samedi-2-decembre-2017_2485137.html

    Le magazine « 13h15 le samedi » (Facebook, Twitter, #13h15) a suivi Simon Lewis, qui a participé à une expédition lancée fin octobre 2017 par Greenpeace pour évaluer cette découverte. Il s’est notamment rendu dans le village pygmée le plus proche de la tourbière.

    Jean-Sébastien Desbordes et Nicolas Berthelot sont également allés à la rencontre de Valentin, le chef de la tribu avec qui le chercheur veut tout mettre en œuvre pour protéger le marécage. Il s’agit de l’empêcher de libérer les milliards de tonnes de dioxyde de carbone dans l’#atmosphère

  • Précarité énergétique : « Le véritable enjeu, c’est la rénovation des “passoires énergétiques” »
    http://www.lemonde.fr/logement/article/2017/12/02/precarite-energetique-le-veritable-enjeu-c-est-la-renovation-des-passoires-e

    Alors que la première vague de froid touche la France, Christophe Robert, directeur général de la fondation Abbé Pierre, revient sur un enjeu qui touche près de quatre millions de ménages.

  • Violences faites aux femmes : au commencement était l’inégalité nutritionnelle - Science - RFI
    http://www.rfi.fr/science/20171124-journee-internationale-violence-femmes-piscille-touraille-inegalite-nut

    Une étude interdisciplinaire récente suggère que l’écart de taille entre les hommes et les femmes (de 6 à 18 cm en moyenne suivant les populations) aurait pour origine l’appropriation de la meilleure nourriture par les mâles aux dépens des femelles chez les Homo Sapiens depuis la nuit des temps. Spécialiste de l’anthropologie évolutive, la chercheuse Priscille Touraille montre que ce dimorphisme sexuel de stature n’est pas une adaptation « positive » du point de vue de la sélection naturelle. Elle estime que ce sont les femmes qui devraient être aussi grandes, voire plus grandes, que les hommes. Une remise en question de la pensée commune.

  • Oaxaca: Plans for New, Enlarged Military Base on Communal Lands - It’s Going Down
    https://itsgoingdown.org/oaxaca-military-base-communal-lands

    By Ñaní Pinto

    In the beginning of 2017 after an order from the federal government, Alejandro Murat, the governor of Oaxaca, announced that the 28th Military Zone’s campus, today located in the municipality of Santa Lucia del Camino, would be enlarged in terms of infrastructure as well as number of soldiers and relocated to Tlacolula de Matamoros, just 30 kilometers [19 miles] from the city of Oaxaca. This announcement provoked an immediate response from the region’s inhabitants, who made it known that they would not allow the installation of the base.

    The donation of 300 hectares [741 acres] of communal lands was initially proposed to the state government for the relocation of this new military complex, although these lands are legally under the responsibility and protection of the community members of this region, where the highest authorities are the community assemblies. The SEDENA (Ministry of National Defense) and the state government first attempted to approach San Mateo Macuilxóchitl, where they were rejected in a general assembly. Afterwards they approached the neighboring community of Teotitlán del Valle, and finally, Tlacolula de Matamoros and Villa de Mitla, where they received the same response from the assemblies.

  • Très coûteux, polluant et inefficace : l’absurdité française du chauffage électrique - Basta !
    http://www.bastamag.net/Precarite-energetique-surcout-emissions-carbone-l-absurdite-francaise-du

    Plus de neuf millions de logements français sont chauffés à l’électricité, soit autant que dans tout le reste de l’Europe ! Engagée pour absorber la production du parc nucléaire français, la systématisation du chauffage électrique affiche un bilan catastrophique. Radiateurs et convecteurs, peu onéreux à l’installation, s’avèrent très chers à l’usage. Les factures flambent, la précarité énergétique aussi, sans compter les tensions provoquées sur le réseau électrique et un bilan carbone déplorable. Nous sommes à un point de rupture : pour éviter les blackouts, faut-il construire de nouveaux réacteurs nucléaires ou investir massivement dans la rénovation thermique des logements ?

    (Les commentaires sont intéressants)

    #chauffage #énergie #habitat #nucléaire #France

    • Il pomodoro? Troppo spesso è sfruttamento

      “Spolpati”, il report dell’associazione onlus Terra!, accusa: ogni anno in Italia sono prodotte cinque milioni di tonnellate di pomodori su soli 70mila ettari. Ma gli effetti negativi sull’ambiente, sul sociale e sulla qualità dei prodotti porteranno grandi guai

      http://www.lastampa.it/2017/05/26/scienza/ambiente/il-caso/il-pomodoro-troppo-spesso-sfruttamento-xfVstgIbdDzpIXtAXfAC8M/pagina.html

      Lien pour télécharger le #rapport:
      http://www.filierasporca.org/wp-content/uploads/2016/11/Terzo-Rapporto-Filierasporca_WEB1.pdf

    • Caporalato, a un anno dalla legge «non è cambiato quasi nulla»

      La lotta allo sfruttamento del lavoro agricolo fatica a raccogliere risultati nonostante ci sia una legge, un protocollo nazionale e una rete del lavoro agricolo di qualità. Preoccupa la situazione in provincia di Foggia: nuovi ghetti e pochi controlli. La denuncia di Giovanni Mininni (Flai Cgil): “Buona legge ma inapplicata. Una sconfitta per lo stato”

      http://www.redattoresociale.it/Notiziario/Articolo/545527/Caporalato-a-un-anno-dalla-legge-non-e-cambiato-quasi-nulla

    • Nei ghetti foggiani è calato il silenzio sui nuovi schiavi

      Il ghetto di Borgo Mezzanone, in provincia di Foggia, è imponente. Oggi, la pista dell’ex aeroporto militare, a ridosso del Centro di accoglienza per richiedenti asilo (#Cara), ospita circa 3 mila migranti. Secondo le forze dell’ordine, forse, molti di più. A riguardo, non esistono dati ufficiali. Non ci sono numeri, censimenti, registri. È una situazione al limite, che le istituzioni, a vari livelli, non riescono a gestire.


      http://www.terredifrontiera.info/ghetto-borgo-mezzanone

    • Lavoratrici romene sfruttate in Sicilia: nulla è cambiato

      Sono trascorsi mesi dalle denunce di Observer e Guardian sullo stato di semi-schiavitù di centinaia di lavoratrici romene in Sicilia. Da allora qualcosa si è mosso, nulla è però cambiato.

      Sono passati cinque mesi dalle rivelazioni dell’Observer e del Guardian in cui emergeva l’avvilente e cruda realtà di migliaia di donne romene sfruttate nei campi siciliani e spesso vittime di abusi da parte dei datori di lavoro. Cinque mesi in cui si sono succeduti clamore, sdegno, incontri, visite d’urgenza, operazioni di polizia e contatti Roma-Bucarest sia a livello politico che associativo. Cinque mesi in cui, però, la situazione sul campo sembra essere rimasta quasi invariata. Resta il timore di denunciare, resta il bisogno di lavorare e di mandare più soldi possibile a casa, resta la mancanza di una vera e propria task force o di un punto di riferimento per coloro che pur a fatica ne volessero uscire.
      Accordi

      Alcuni passi, però, sono stati fatti. Tra questi collaborazione diretta tra gli Ispettorati del lavoro di Romania e Italia, dialogo tra ministeri, uno sportello informativo per i romeni presso il centro polifunzionale del comune di Vittoria, una campagna informativa e di prevenzione già in campo e che è in procinto di essere ampliata. Lo ha spiegato l’ambasciatore romeno in Italia George Bologan, che è stato in visita a Catania e Ragusa a metà luglio. “La tutela della dignità umana come valore universale è interesse comune dei nostri stati – ha dichiarato dopo la visita - ho incontrato le autorità pubbliche e i rappresentanti della società civile e potrei affermare che qualcosa si è fatto e sono fiducioso in quello che di positivo si fa. Ho incontrato anche cittadini romeni e italiani che lavorano insieme senza problemi, con regolare contratto di lavoro e hanno tutti i benefici previsti dalla legge. Sono buoni esempi da seguire. Il lavoro nero, lo sfruttamento, sono come una cancrena che deve essere eliminata per salvaguardare l’intero corpo sociale”.

      Le migliaia di lavoratrici impiegate nei campi e nelle serre, però, restano sostanzialmente nella stessa situazione. Anche se subito dopo le notizie apparse sui giornali il governo romeno aveva raggiunto un’intesa per collaborare con le autorità italiane per fermare abusi e sfruttamenti tra Ragusa e Vittoria, non è ancora chiaro quale sia in Romania il ministero incaricato di trovare soluzioni e spingere le autorità italiane ad avviare strategie per interrompere il circolo vizioso in atto. Complice una breve crisi di governo in Romania, in cui il premier Sorin Grindeanu è stato sconfessato dal suo stesso partito, resta in sospeso la decisione su chi abbia il budget per avviare i progetti, se il ministero per i Romeni all’estero, se la Giustizia o gli Interni. Grindeanu, infatti, aveva chiesto subito dopo le rivelazioni stampa, che venisse redatto un piano sulla situazione con dati e suggerimenti e che successivamente si sarebbe provveduto a decidere il ministero competente. Ma la scelta resta ancora in sospeso.
      Una comunità d’accoglienza

      Secondo i dati emersi dalle indagini della stampa britannica delle circa 5.000 donne che lavorano nel settore agricolo nel ragusano, un terzo è duramente sfruttato e spesso vittima di abusi sessuali da parte dei datori di lavoro, con il tacito assenso di mariti che vivono alle spalle della moglie. Don Beniamino Sacco, che da anni denuncia quanto avviene nelle campagne della zona, ha le idee ben precise su cosa non rompe questo circolo e su cosa potrebbe, invece, essere d’aiuto. “Quello che succede nelle campagne è un mondo sommerso. Come al solito quando esplode una notizia c’è stato clamore, ma poi tutto torna nel dimenticatoio. Negli incontri con le autorità il mio suggerimento è stato quello di costruire una comunità, un punto di appoggio, di riferimento che possa fare da parafulmine per coloro che vogliono uscire da questa situazione – ha dichiarato Don Sacco – la Chiesa ortodossa potrebbe avere questo ruolo.

      "Fino ad ora è stata la Chiesa cattolica ad accogliere i pochi disperati che hanno voluto denunciare - continua Don Sacco - ma i romeni non sono uniti e non c’è chi li tiene uniti per risolvere questo problema. Le romene, che hanno sostituito i tunisini nei campi, sono costrette a lavorare, a guadagnare, per poter mandare il denaro ai figli lasciati a casa. Spesso hanno accanto un marito violento e che non le difende dalle aggressioni del datore di lavoro. Un andazzo che mortifica la dignità della persona. E in questo caso c’è chi non si pone il problema e chi difficoltosamente denuncia”. Nel concreto “con padre Nicolae (il giovane prete ortodosso che gira per le campagne per sostenere la comunità) stiamo cercando di acquistare un terreno per creare un punto di raccolta per la comunità. Sarebbe un passo importante”.
      20 euro al giorno

      Secondo le stime della polizia italiana nel settore agricolo siciliano lavorano oltre 7.500 donne, la maggior parte romene, e moltissime sono in condizioni di sfruttamento.

      Le ragioni di questa presenza massiccia dipendono da un lato dalla necessità dei datori di lavoro di assumere forza lavoro comunitaria, dall’altro, da parte delle lavoratrici, dalla chimera di una paga 56 euro al giorno per otto ore, come previsto dalla legge. Ma la realtà è ben diversa e le lavoratrici percepiscono, nonostante quanto sia stato accordato sulla carta, al massimo 20 euro al giorno, sotto continue minacce e violenze.


      https://www.balcanicaucaso.org/aree/Romania/Lavoratrici-romene-sfruttate-in-Sicilia-nulla-e-cambiato-181825
      #Roumanie #femmes

    • Le “schiave” romene dietro ai pomodori di Ragusa

      Nelle campagne della Sicilia vi sono centinaia di donne emigrate dalla Romania per lavoro e ridotte in una sorta di «schiavitù» contemporanea. La vicenda è approdata al Parlamento europeo, dove diversi deputati vogliono spingere l’Ue a intervenire.

      Silvia Dumitrache mi mette in guardia: “Spero che lei abbia un bel po’ di tempo per ascoltare” la storia di quello che è successo negli ultimi undici anni in Italia, paese membro dell’Unione europea.

      Alla fine chiedo il permesso di abbassare il telefono: avevo ascoltato non una storia da incubo, ma la quotidianità di molte donne romene emigrate. La schiavitù esiste ancora. Ed è tanto più terribile in quanto, molto spesso, è accettata.

      “Tutto comincia in Romania”, racconta Dumitrache, presidente dell’Associazione delle donne romene in Italia” (Adri), “a Botosani, in una delle zone più arretrate del paese, da dove le donne hanno cominciato a emigrare nel 2007. L’esodo non si è mai interrotto. Vanno a raccogliere i pomodori in Italia, a Ragusa. E spesso partono senza sapere a cosa vanno incontro. Quello che è più triste è che anche quando qualcuna di loro riesce a scappare da quell’inferno, finisce sempre per tornarci, obbligata in qualche modo dalla spirale dei debiti, dai vicini a cui ha chiesto un prestito, e che la spingono a partire di nuovo per riavere i loro soldi”.

      Il filo del racconto si dipana, sempre più terrificante, come se fosse tratto dai vecchi romanzi che parlano di schiavi. Lo scandalo non è nuovo, riemerge periodicamente e si gonfia come una bolla di sapone. Ci sono le retate della polizia, le visite delle autorità, e a volte si intravede qualche barlume di speranza.
      Un sordida vicenda alle porte dell’Europa

      Gli ingredienti di questa brutta storia proprio davanti alla nostra porta? In Sicilia? Il banale affare della produzione dei pomodori a Ragusa, che con il tempo è diventata la più grande esportatrice di pomodori italiani in Europa, è anche una delle più sordide vicende del nostro continente.

      All’inizio c’è stata l’adesione della Romania all’Unione europea, nel 2007. E un’ondata massiccia di forza lavoro è arrivata sui mercati d’Italia, Spagna, Francia e Gran Bretagna. Donne partite per lavorare, ma che una volta arrivate a Ragusa vengono obbligate a prestare servizi sessuali ai padroni per poter conservare il proprio posto di lavoro. “La forza lavoro che arrivava dalla Romania era più la accomodante, la più disposta ad accettare compromessi”, spiega Silvia Dumitrache.

      “Le donne romene sono già tenute in una sorta di stato di schiavitù dai loro uomini, vengono picchiate… Molte di loro se ne vanno dalla Romania proprio per sfuggire a queste violenze. Raccontano che, anche se sono sfruttate, almeno in Italia guadagnano qualche soldo. Poi c’è un altro aspetto: in questo tipo di lavoro, se accettano le richieste di favori sessuali da parte dei padroni, possono tenersi vicini i figli, mentre se dovessero fare le badanti non sarebbe possibile”. Ma il lavoro nei campi, sotto la soffocante sorveglianza dei padroni? E gli anni in cui un osservatore attento avrebbe potuto farsi delle domande sul numero abnorme di aborti compiuti all’ospedale di Vittoria?

      Poi sono arrivati gli articoli. Prima pubblicati sulla stampa italiana, poi dal Guardian. È uscito un libro, Voi li chiamate clandestini , e i fatti sono stati raccontati dall’ong italiana Proxima.

      Di questa storia sono al corrente sia la polizia sia la procura, ma senza grandi risultati, perché in Italia le risorse di queste istituzioni sono piuttosto ridotte. Come racconta Silvia Dumitrache, per sollevare il problema c’è stato bisogno – per ironia della sorte – delle proteste di alcuni padroni, preoccupati perché sul mercato internazionale i prodotti etichettati Ragusa venivano boicottati a causa dallo scandalo scoppiato. “Le loro pressioni, che si sono concretizzate in un opera di lobbismo a livello europeo, hanno smosso le cose. Da allora sono cominciati gli arresti, a danno della mafia, che di fatto controlla questa situazione. Ma non basta ancora”.

      Gli eventi, finiti più volte sotto i riflettori dei mezzi d’informazione europei, hanno catturato l’attenzione dell’opinione pubblica internazionale e, soprattutto, delle istituzioni europee. In qualche modo era prevedibile, dato che la legislazione in questo settore esiste ma non è sufficientemente applicata.

      Su richiesta di alcuni deputati europei, la commissione del parlamento europeo per i diritti della donna e l’uguaglianza di genere, Femm – di cui ha fatto parte anche l’attuale premier romena, Viorica Dancila, deputa europea fino al gennaio del 2018 – ha intrapreso una visita a Ragusa . Molti eurodeputati hanno presentato un’interpellanza alla Commissione europea e i governi romeno e italiano hanno avviato un tavolo di lavoro bilaterale sul tema.

      Sul piano politico europeo sono seguite risoluzioni, gruppi di lavoro, interpellanze; a livello locale, invece, ci sono stati arresti e retate. Le visite bilaterali italo-romene si sono intensificate e, nel mese di maggio, il governo romeno ha lanciato il programma “Parti informato!”, che punta a dare informazioni a chi desidera emigrare. “Inoltre”, osserva il deputato europeo Emilian Pavel , “il ministero del Lavoro e romeno e il ministero romeno per la Diaspora hanno adottato provvedimenti congiunti con il ministero del Lavoro italiano”. Emilian Pavel, membro del Gruppo dell’Alleanza progressista di socialisti e democratici al Parlamento europeo è solo uno dei deputati che dall’autunno scorso continuano a battersi per mettere fine ai casi di schiavitù che sopravvivono in pieno XXI secolo.
      Boicottaggio paneuropeo contro i prodotti che provengono da Ragusa?

      “Certe rivelazioni producono necessariamente reazioni forti, e i deputati del Parlamento europeo sono estremamente sensibili e attenti a questioni del genere. Non è ancora troppo tardi per pensare di organizzare un boicottaggio paneuropeo contro i prodotti che arrivano da luoghi dove si pratica la schiavitù o che sono il frutto di tali pratiche. Tenere un essere umano, una donna, in schiavitù, è un’umiliazione per ogni essere umano”, dice Emilian Pavel.

      “Le istituzioni europee possono e devono agire conformemente alla loro missione e ai trattati. Sicuramente ci sono cose che possono essere fatte a livello europeo, come monitorare l’applicazione della legislazione europea attualmente in vigore, fare pressioni per accelerare l’implementazione di tutti gli accordi internazionali. Ma soprattutto bisogna dare appoggio concreto alle vittime! Questi fatti devono arrivare davanti ai giudici. Purtroppo è un traguardo difficile, e possiamo comprendere a livello umano che le vittime di schiavitù, dopo anni di umiliazioni, difficilmente avranno la forza per cercare di portare i colpevoli davanti alla giustizia. Io faccio parte della Commissione per le libertà civili, la giustizia e gli affari interni del parlamento europeo; lottiamo contro le discriminazioni di genere e facciamo pressioni sugli stati affinché applichino la Convenzione di Istanbul, approvata nel 2011 dal Consiglio d’Europa, sulla prevenzione e la lotta alle violenze domestiche e contro le donne”.

      Secondo l’eurodeputato Pavel, tuttavia, una delle cause che più hanno contribuito a creare un simile problema è l’esistenza stessa del lavoro nero. Molte donne si sono ritrovate in questa situazione perché le autorità italiane non sono riuscite a combattere con successo il lavoro nero. “Il principio è semplice. È tanto semplice in via di principio quanto è terribile nella vita reale. Il lavoro in nero porta agli abusi, fa crescere le disuguaglianze, è causa di tragedie. Dobbiamo essere tutti molto più determinati nel combatterlo”, afferma.

      https://www.balcanicaucaso.org/aree/Romania/Le-schiave-romene-dietro-ai-pomodori-di-Ragusa-187940

  • There is more than one truth to tell in the awful story of Aleppo | The Independent

    http://www.independent.co.uk/voices/aleppo-falls-to-syrian-regime-bashar-al-assad-rebels-uk-government-mo

    Robert Fisk à propos d’Alep et l’Orient compliqué

    Western politicians, “experts” and journalists are going to have to reboot their stories over the next few days now that Bashar al-Assad’s army has retaken control of eastern Aleppo. We’re going to find out if the 250,000 civilians “trapped” in the city were indeed that numerous. We’re going to hear far more about why they were not able to leave when the Syrian government and Russian air force staged their ferocious bombardment of the eastern part of the city.

    And we’re going to learn a lot more about the “rebels” whom we in the West – the US, Britain and our head-chopping mates in the Gulf – have been supporting.

    #syrie #alep

  • #Loi_travail : chacun pour soi, la défaite pour tous
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article845

    Nos grands syndicats l’avaient promis, juré la main sur le cœur, la lutte contre la loi scandaleuse MEDEF-El Khomri devait reprendre à la rentrée, sous des formes diverses mais effectives. La rentrée est passée et, à part une misérable manif, on n’a rien vu du tout. Il fallait s’y attendre : l’objectif réel était de noyer le poisson, et, si possible, de faire même oublier qu’il y a eu une lutte… raison de plus pour revenir sur cette situation.

    Alors que plus de 70 pour cent des citoyens, pour reprendre la terminologie du pouvoir, exprimaient leur opposition au contenu de la loi travail, celle-ci a néanmoins été imposée. Comment moins d’un tiers des personnes, qui se recrutent essentiellement d’ailleurs parmi celles qui ne subiront pas les conséquences de ces mesures, a-t-elle pu servir de base pour défaire l’immense majorité et imposer ses points de vue ? Quelles orientations stratégiques et tactiques ont-elles été développées par le pouvoir afin d’arriver à cette fin ?

    Le premier acte a consisté à favoriser la fragmentation de l’opposition. Le mouvement de contestation contre la loi travail était d’autant plus intéressant qu’il était composé d’une part importante d’ouvriers. La crainte du pouvoir était de le voir rallier à lui d’autres composantes de la population comme les lycéens, les étudiants ou les fonctionnaires. Il a donc tout mis en œuvre pour isoler les ouvriers. Deux grandes méthodes : il a « arrosé » avec modération divers secteurs (mais c’était suffisant, surtout là où il disposait de la complicité des organisations dites représentatives) et il a détourné l’attention en favorisant la diffusion d’autres revendications, très éloignées des conditions de travail.

    « L’arrosage » a concerné, en tout premier point les chauffeurs routiers. Une grève des transports, jointe aux multiples grèves et manifestations, était de nature à faire basculer irrémédiablement le processus dans le bon sens. Le gouvernement, dès qu’il a senti un frémissement chez les chauffeurs routiers les a sortis du champ de la loi MEDEF-El Khomri, arrêtant tout net leur contestation. C’est bien sûr pour les chauffeurs routiers une victoire à la Pyrrhus : ils ne perdent rien pour attendre et finiront pas être « alignés » (dans tous les sens du terme) sur les autres salariés.

    Il en va de même avec les fonctionnaires. Policiers et gendarmes, bien sûr ont vu leur rémunération augmenter, mais les autres fonctionnaires, en particulier la masse des enseignants (dont la grève peut jeter dans la rue une partie de la jeunesse) ont obtenu aussi quelques maigres avantages, juste de quoi « justifier » l’absence d’engagement réel de leurs syndicats. Pourtant, les débats électoraux d’aujourd’hui le montrent, la fonction publique est une des cibles du pouvoir, et, tout comme les camionneurs, le gouvernement, tout comme le feront les suivants, « travaille » à laminer le statut de la fonction publique et, par pseudo-souci d’égalité, à le ramener à celui du privé. Comme pour la réforme des retraites les fonctionnaires comprendront peut-être un jour, mais un peu tard, qu’il eut été dans leurs intérêts de se battre auprès des salariés du privé…

    Côté « diversion », il faut souligner le rôle des « Nuits debout ». Le fait que des individus se réunissent sur la place publique afin d’analyser et critiquer la société contemporaine est une très bonne chose en soi. Il y a en ça une part de démocratie au sens réel du terme. Mais cela devrait être un travail quotidien conduit en permanence, en dehors de toute crise sociale. Il y a un temps pour chaque chose, la réflexion, le débat et la maturation des idées d’une part, la lutte et le combat social d’une autre. Je me souviens avoir été surpris à l’époque de l’écho médiatique qu’avait rencontré « Nuit debout ». Les grands médias faisaient leur une sur ces quelques centaines de personnes réunies à Paris (et plus tard, sur les quelques dizaines qui se sont réunies dans les différentes villes de province) et reléguaient à la rubrique faits divers les centaines de milliers d’autres personnes qui manifestaient dans les rues. Notez ici que « Nuit debout » n’existait pas avant le mouvement de contestation et qu’il a pris fin avec celui-ci. Il a donc servi, bien malgré lui peut-être, à faire un contre-feu. Une guerre se gagne bataille après bataille. Le gouvernement avait ici engagé le conflit sur un terrain spécifique, celui de la pulvérisation de la réglementation du travail, et envoyé une partie de l’opposition sur un autre front (réforme de la constitution,…).

    Une des grandes craintes, parfaitement fondée, du gouvernement était que les futurs salariés que sont majoritairement les étudiants, comprennent que leurs conditions de travail à venir étaient gravement en jeu. Il s’agissait donc pour le pouvoir de neutraliser ce groupe pouvant se révéler particulièrement remuant. Aussi les « syndicats » étudiants ont-ils été rapidement reçus et quelques mesurettes ridicules leur ont été accordées. Ce fut suffisant pour que ces « syndicats » (du même bord que le gouvernement) crient victoire et n’appellent pas à la mobilisation massive. Ensuite le gouvernement n’a eu qu’à attendre que le mouvement étudiant, déjà moins que moyennement mobilisé lors des premières manifestations, entre de lui-même dans un processus de décomposition. Cela a été très rapide : SUD, les gauchistes, les totoïdes et autres pseudo-anars, imprégnés de post-modernisme, ont perdu de vu l’essentiel (la lutte contre une loi qui va gravement affaiblir la condition de tous les travailleurs) pour avancer des revendications au particularisme poussé. On a même vu une « coordination » mettre au premier plan des revendications la discrimination contre les « trans ». Qu’il y ait des discriminations contre les « trans » à l’embauche ou après celle-ci, personne n’en doute. Mais mettre en première ligne cette revendication, c’était prendre le risque de démobiliser tous les autres étudiants (ce qui s’est produit) et ne pas comprendre que c’était fragiliser encore plus les « trans » : avec la terrible loi MEDEF-El Khomri, tous les salariés vont être encore plus maltraités, et il est évident que ceux qui présentent des particularités « socialement non admises » le seront encore plus que les autres et encore plus qu’ils ne le sont actuellement. Les deux tactiques (arrosage et décomposition) ayant parfaitement marché, la participation étudiante au mouvement s’est ainsi rapidement effilochée, et il n’y a pas eu de participation lycéenne (qui aurait pu être entraînée par un mouvement étudiant fort). Le mouvement anti-loi travail a ainsi manqué de la force de la jeunesse, ce qui a largement contribué à le faire échouer.

    Un autre angle d’attaque du pouvoir reste la fameuse cinquième colonne désormais institutionnalisée : les syndicats. Dans ce mouvement, la base exprimait un fort mécontentement et a poussé les directions syndicales tant qu’elle a pu. Les tensions internes étaient très palpables : des cortèges d’un même syndicat ont parfois été siscionnés durant quelques manifestations, certains syndicalistes CFDT ont manifesté contre les positions de leurs chefs. Les chefs syndicaux se sont sentis contraints, pour éviter l’explosion de leurs organisations, à faire bonne figure en appelant à des journées de grèves, en surface tout du moins. Au vu du mécontentement ambiant, il aurait été possible d’aller beaucoup plus loin et de durcir le mouvement. Cela n’a pas été le cas. Nous avons pu constater que, dans les grandes entreprises, les panneaux d’affichage syndicaux restaient le plus souvent muets, à l’instar des délégués qui ne se bousculaient pas pour battre le rappel. Pourtant, un blocage entreprise par entreprise durant une même semaine par exemple aurait certainement pu permettre de déborder les forces coercitives d’Etat, cela sans même avoir besoin de tomber des chemises. Mais il n’en a rien été car le gouvernement a su récompenser ses alliés. Ainsi est-il prévu, dans la loi MEDEF-El Khomri qu’au vu des accords d’entreprise, les élus syndicaux bénéficieront d’heures de délégation supplémentaires et de formations complémentaires. Formations dispensées à leurs propres troupes par les syndicats grâce à des financements dodus qu’ils recevront de l’Etat, donc des impôts, donc de vous. Ces systèmes de « formation », qui, en général sont du bla-bla et ne forment qu’à la langue de bois, permettent de payer (en général très très correctement) une foule d’individus (formateurs, organisateurs des formations, directeurs…), véritables parasites du mouvement social.

    Un autre facteur de non-mobilisation de la classe ouvrière, que tout le monde s’est empressé de passer sous silence, a été la religion. Il est patent que, depuis la révolte des banlieues, le pouvoir a soutenu une politique massive d’islamisation à la fois de la jeunesse mais aussi des adultes. L’objectif était double : neutraliser le fort potentiel de révolte de la jeunesse populaire de ces quartiers, couper l’ensemble de ces habitants du reste de la population en exacerbant les particularismes. Pour qui habite dans les quartiers d’immigration, « l’efficacité » de cette politique rétrograde phénomène saute aux yeux. Pour en revenir à notre sujet, il faut constater que, malgré un chômage massif, il y a dans les quartiers beaucoup de travailleurs, souvent dans le nettoyage industriel pour les femmes, dans le bâtiment pour les hommes les plus âgés, dans différents secteurs pour les autres (commerce, santé, éducation, informatique…). Or, si pendant toute la période de la lutte contre la loi MEDEF-El Khomri les mosquées n’ont pas désemplie, on a vu très peu de ces travailleurs, qui seront pourtant parmi les premiers touchés, dans les manifs ou dans les grèves. La religion est toujours une soumission à l’ordre établi.

    Il faut également souligner la tactique de communication utilisée. Si les travailleurs étaient divisés pour les raisons exposées ci-dessus tout en affichant une « unité » de façade, le patronat, la droite et le pouvoir nous ont joué la comédie inverse : celle du désaccord de façade alors qu’ils étaient parfaitement d’accord sur le fond. Cette manœuvre, destinée à intoxiquer l’adversaire, à le déstabiliser, a joué aussi son rôle, certains travailleurs pensant que le texte ne « passerait pas » puisque les patrons étaient contre.

    C’est que le Medef n’y est pas allé par quatre chemins, en criant sur tous les tons qu’il désapprouvait un texte qui lui était pourtant à cent pour cent favorable. Nous avons vu ce Medef tonitruer, menacer de rompre toute négociation si la loi n’allait pas beaucoup plus loin... Les LR lui donnaient la réplique : ce projet, qui reprenait ses propres propositions faites de longue date, ne les satisfaisait plus du tout. Ils ont multiplié les amendements pour aller encore plus loin, pour faire de la surenchère… Le FN quant à lui a ménagé la chèvre et le chou dans sa perspective électoraliste. La palme du meilleur acteur revient sans conteste au PS qui nous a fait une démonstration éclatante de son cynisme. Alors qu’il passait en force cette loi scélérate, il envoyé dans un même temps les jeunes socialistes dans les cortèges pour exiger son retrait, comme s’il s’agissait d’un malentendu provisoire qui se résoudrait de lui-même après que nous ayons rendu les armes...

    Il en va de même pour l’ensemble de « l’aile de gauche » qui a crié au scandale lors de l’utilisation du 49-3, soulagée en réalité de ne pas avoir à admettre publiquement son serment d’allégeance prêté au capitalisme et dont les motions de défiance ont échoué à deux voix près, soit juste ce qu’il faut pour afficher un mécontentement de façade sans prendre le risque de renverser le texte. Un bien mauvais vaudeville dont les travailleurs n’ont pas fini de payer les frais.

    Article d’@Anarchosyndicalisme ! n°152 déc 2016 - Janv 2017
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article844

  • Ulaanbaatar’s silent killer | The UB Post
    http://theubpost.mn/2016/12/14/ulaanbaatars-silent-killer-2

    At a small medical clinic on the outskirts of Ulaanbaatar’s ger district, the waiting room is full of mothers and fathers cradling their sick children.

    One baby vomits in the hallway, while another tiny boy struggles to breathe, wheezing and gasping for air.

    The three-room Orkhon Tushee Murun medical center in the 17th Khoroo of Bayanzurkh District sees 115 patients a day. Around 30 to 40 patients are children who have symptoms of pneumonia.
    […]
    Pneumonia is the second most common cause of infant and under-five mortality in Mongolia, accounting for 15 percent of infant deaths. For adults, air pollution-related diseases – Ischemic heart disease, stroke and chronic obstructive pulmonary disease – were the top three causes of premature death in 2013.

  • Après Calais : comment l’Etat cherche à se débarrasser des réfugiés
    https://rebellyon.info/Apres-Calais-comment-l-Etat-cherche-a-se-17286

    En Indre-et-Loire, voici un peu plus d’un mois, 114 réfugiés sont arrivés depuis Calais, dans des CAO (Centre d’accueil et d’orientation) situés à Grandmont, Saint-Pierre-des-Corps et dans le Chinonais. Ils doivent y rester au maximum quatre mois. Si leurs conditions de vie se sont incontestablement améliorées, leur situation juridique et leur avenir restent des plus incertains. Mais cette fois dans la plus grande indifférence. Retour sur ce que l’Etat promet aux réfugiés.

    #A_lire_sur_d'autres_sites

    / #Migrations_-_sans-papiers, Une

  • En route pour un #état_d’urgence durable, garanti sans libertés ajoutées, issu à 100% de la culture policière
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article791

    Sous couvert de lutte antiterroriste, le gouvernement, appuyé par l’Assemblée nationale (551 voix pour, 6 contre, 1 abstention) a promulgué « l’état d’urgence » ; législation d’exception qui, en accroissant très considérablement les pouvoirs de la police, se situe entre le droit commun de la paix et « l’état de siège » du temps de guerre.

    La démocratie est censée reposer sur l’équilibre des trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire). On sait déjà que cet équilibre instable penche souvent du côté de l’autorité, mais, en temps d’exception, l’un des trois piliers, la justice, passe en partie à la trappe.

    « Tout individu dont le comportement est susceptible de porter atteinte à la sécurité ou à l’ordre public » est donc désormais interpellable, sans mandat judiciaire. Le degré de dangerosité potentielle des suspects à arrêter est laissé à l’aimable appréciation de la police, dont on connaît la légendaire finesse alliée à un sens profond de la mesure et du respect des droits de l’homme.

    Quand la suspicion policière (sans preuves) suffit à légitimer une arrestation – d’autant que ce soupçon concerne des actes que la personne pourrait éventuellement commettre dans un futur indéterminé – on entre de plain-pied dans le domaine de l’arbitraire.

    Le pouvoir a donc lâché sa meute et si, bien sûr, des « milieux salafistes » ont été ciblés, perquisitions et assignations à résidence se sont étendues aux milieux écologistes radicaux, libertaires ou autonomes. A peu près partout où ces perquisitions ont eu lieu, les « forces du désordre » ont montré leur inégalable savoir-faire en matière de dévastation et de brutalité  : portes enfoncées au bélier, appartements retournés de fond en comble, saccagés, humains plaqués au sol et menottés…

    A Nice, un couple de Tunisiens a vu sa porte exploser à 4 h 30 du matin, leur fillette de 6 ans a été blessée par des éclats au cou et à la tête, et la police a quitté les lieux sans un mot après avoir constaté qu’elle s’était trompée d’adresse. En Dordogne, un couple de maraîchers bio de sensibilité libertaire voit sa maison investie à l’aube : 3 ans auparavant, ils avaient participé à une manifestation à Notre-Dame-des-Landes. A Montauban, un de nos compagnons a également eu droit à une visite nocturne accompagnée d’une assignation à résidence pendant la durée de la COP21. Pas salafiste pour un sou, il a le malheur de porter nom et prénom arabe et il a participé aux luttes de Sivens. Résultat  : il a perdu son emploi à cause de la contrainte de pointer au commissariat plusieurs fois par jour. Les exemples d’erreurs diverses, de bavures variées et de « violences excessives » abondent.

    Le résultat de ce déchaînement policier (3021 perquisitions et 381 assignations à résidence à la date du 7 janvier 2016) est, au vu du but affiché de l’opération (la recherche de terroristes), éloquent  : il prouve avec la plus grande clarté que l’objectif affiché n’était pas l’objectif véritable.

     UN « RENDEMENT » DE 1 POUR 850

    En effet, malgré le « secret » dont s’entoure le gouvernement pour écarter toute question déplaisante pour lui, (en particulier sur le « profil » des personnes inquiétées, et les raisons pour lesquelles elles ont été « choisies »), les 3402 interventions policières ont donné lieu tout au plus à 25 constats d’infractions en lien avec le « terrorisme », dont 4 seulement ont été assez graves pour faire l’objet d’une procédure judiciaire [1]. Soit un « rendement » de une mise en examen toutes les 850 interventions policières.

    Mais alors, quel est le véritable objectif du gouvernement ?

    L’odieux carnage de masse de novembre constitue pour un gouvernement, à juste titre déconsidéré dans la population, une opportunité de tenter de se refaire une santé. Il va chercher l’appui d’un électorat réactionnaire qu’il espère sensible à ses postures autoritaires et aux appels à « l’union sacrée de la patrie », électorat qu’il sait franchement hostile non seulement aux « islamistes » mais aussi aux écologistes, zadistes, syndicalistes, libertaires.

    C’est pourquoi, si « Tout individu dont le comportement est susceptible de porter atteinte à la sécurité ou à l’ordre public » est en principe visé par l’état d’urgence, on remarquera, sans étonnement de notre part, que les membres de la FNSEA, les nervis d’extrême-droite, les nationaux-régionalistes n’ont été que peu ou pas inquiétés. Pourtant, en termes de violences, de dégradation d’édifices publics, de destruction de bien publics, d’utilisation d’armes par destination… les agro-industriels ne se sont pas privés de passer à l’acte, et cela dans le passé le plus récent, tout comme les nationaux-régionalistes d’une certaine île (avec pour ces derniers, en plus, l’usage d’armes à feu).

    En opérant, par des campagnes massives de perquisitions à spectre élargi (mais dans une seule direction) un début d’amalgame entre les terroristes jihadistes et toute une frange de l’opposition radicale, le pouvoir tente de cacher derrière un rideau de fumée son incompétence sur les sujets majeurs de société (chômage, logement, laïcité,…) et de rallier à lui la frange la plus stupide de l’opinion en criminalisant ceux qui lui font peur parce qu’ils contestent le désordre établi. Sont, pêle-mêle, visés ceux qui occupent des lieux pour s’opposer à des projets nuisibles ou tout simplement pour y habiter, mais aussi les travailleurs qui défendent, face au crime économique de leurs patrons, leur droit à la vie quitte à arracher une chemise ou à bloquer pendant quelques heures une paire de cadres. La simple observation de l’actualité de ces dernières semaines montre que l’état d’urgence est une des deux mâchoires de la tenaille dans laquelle les contestataires sont pris, tandis que l’autre mors est constitué par des condamnations totalement disproportionnées et des licenciements-sanction, le tout sur fond de propos provocateurs de Macron et autres ministres.

    L’une des fonctions premières – sinon la toute première – de l’état d’urgence est donc de tenter d’intimider, encore plus que par le passé, ceux qui, malgré l’extrême morosité ambiante, veulent encore lutter pour un autre futur, un autre monde.

    Réincarner l’État fort et guerrier, c’est la métaphore qui permet à un gouvernement ayant atteint des sommets d’impopularité, de proclamer des lois exceptionnelles. Réclamé à cor et à cris à chaque élection par la partie de la population conquise aux idées néofascistes, l’avènement d’un « Etat fort », remède universel à tous les maux, est tout simplement repris à son compte par notre très fine équipe socialiste dirigeante.

    En 1981, Robert Badinter [2], argumentant en faveur de la suppression de la Cour de sûreté de l’État, déclarait : «  Je le dis donc très simplement : les principes du droit commun, sauf pour la commodité ou les arrière-pensées des gouvernants, permettent de faire face à toutes les situations en matière d’atteinte à la sûreté de l’État ». Ce qui était vrai en 1981 l’était encore plus en 2015, après 35 ans d’inflation du code pénal et du code de procédure pénale. Point de doute donc, nous sommes bien pris dans le filet des « arrière-pensées des gouvernants ».

    D’un point de vue politicien, au sens manœuvrier du terme, l’état d’urgence vise à « siphonner » les voix des courants réactionnaires et néofascistes en appliquant à peu de chose près leur programme.

    Malheureusement, pour ces petits Machiavels de la manœuvre (manœuvre marine, bien entendu…), le coup de l’État fort que l’on sort du chapeau (dans le fol espoir de rester au pouvoir) profite toujours à la concurrence qui prend ensuite les commandes et qui dispose de l’arsenal impressionnant élaboré par ceux-là mêmes qui sont censés être ses adversaires.

    Au cours de l’Histoire, les différentes Républiques d’ici et d’ailleurs, ont prévu dans leurs constitutions que, dans certaines circonstances, la démocratie devait pour se défendre d’un danger grave, renoncer à elle-même. Les lois d’exception prétendent défendre la liberté générale en limitant considérablement les libertés individuelles (déjà susceptibles d’être sérieusement malmenées en temps normal). Cette lourde contradiction n’a pas semblé heurter les divers législateurs. Pourtant, comme l’écrivait avec beaucoup de raison Bakounine, « La liberté est indivisible, on ne peut en retrancher une partie sans la tuer toute entière », c’est pourquoi les liaisons dangereuses de la démocratie avec les lois d’exception ont toujours abouti à de grandes catastrophes.

    1848, 1871, 1955, 1984, 2005

    En juin 1848, confronté à l’insurrection ouvrière, la République se dote de lois spéciales qui lui permettent de réprimer sauvagement le mouvement. Trois ans plus tard, elle succombe : en utilisant ces mêmes lois, Napoléon III liquide la République et prend le pouvoir.

    En 1871, ce sont toujours ces lois qui servent de cadre légal au gouvernement versaillais pour écraser dans le sang la Commune…

    Plus près de nous, c’est en avril 1955 qu’apparaît pour la première fois la fameuse loi dite d’état d’urgence. C’est une loi coloniale destinée à écraser le mouvement d’insurrection algérien. Promulguée pour une durée de 12 mois, elle ne parvient pas, malgré des mesures répressives féroces, à stopper la révolte. C’est pourquoi un certain Mitterrand demande avec Guy Mollet [3] aux députés de voter la loi dite des «  pouvoirs spéciaux » qui a pour conséquence immédiate de généraliser l’emploi de la torture (que l’état d’urgence avait déjà instaurée). Durant les huit années que dure la guerre d’Algérie, armée et police pourront torturer des milliers et des milliers de suspects en toute « légalité ».

    Les lois d’exception traînent dans leur sillage une forte odeur de sang et de carnage. Ce fut le cas avec la proclamation de l’état d’urgence en Nouvelle-Calédonie en 1984.

    En 2005, face à la révolte des banlieues, l’état d’urgence est imposé dans une vingtaine de départements. Il donne un puissant coup d’accélérateur à l’islamisation en profondeur de toute une frange de la population.

    Réactiver en 2015 cette loi coloniale dans un contexte extrêmement tendu, alors que la xénophobie et le racisme tiennent de nouveau le haut du pavé, relève de la manœuvre à haut risque pour l’avenir.

    Quant aux fanatiques prêts à mourir après avoir tué, ils sont parfaitement insensibles à ce genre de pression. Pire, l’état d’urgence leur offre une superbe possibilité d’augmenter leur « vivier ». Il suffit, pour comprendre cela, d’avoir assisté à l’une de ces magnifiques opérations dans un quartier sensible. Le bouclage pendant plusieurs heures de toute une zone, l’agitation de dizaines et de dizaines de « RoboCops », encagoulés, casqués, surprotégés, surarmés, les cris, l’explosion des portes, les pleurs des enfants de tout un immeuble, l’hélicoptère qui tourne par-dessus, le tout en pleine nuit, à l’improviste, contre des gens qui n’ont rien à se reprocher ne peut produire, dans tout le voisinage, qu’un sentiment de dégoût profond, d’injustice, de rancœur, qui se transformera, chez quelques uns, en désir de revanche. Les jihadistes peuvent donc se frotter les mains, tout comme les Sarkozy et autres Le Pen qui voient dans l’état d’urgence le début de concrétisation de leur ligne politique, celle qui peut conduire jusqu’à des camps d’internement dont ils réclament déjà l’ouverture.

    [1] Chiffres tirés de la très droitière BFM-Télé, « Deux mois d’état d’urgence : le bilan en chiffres », http://www.bfmtv.com/societe/deux-mois-d-etat-d-urgence-le-bilan-943247.html. Par ailleurs, les perquisitions ont permis de saisir des armes, des stupéfiants et de la viande halal périmée dans certains magasins, toutes choses qui auraient été aussi bien saisies lors de procédures normales.

    [2] Ministre de la Justice lors de cette déclaration, puis président du Conseil constitutionnel

    [3] A l’époque, Président du conseil.

    Article d’@anarchosyndicalisme ! n°148

  • Un lieu participatif, à la fois épicerie bio et atelier de #Recyclage, pour « restaurer » le monde de demain
    http://www.bastamag.net/Aujourd-hui-restaurons-demain-une

    C’est un lieu plein d’utopies concrètes mais difficilement définissable. On y vend très peu cher des produits bio et locaux. On y partage un café ou un repas. On s’active dans des ateliers pour cuisiner d’abondantes quantités de fruits et légumes recyclés, ou réparer un vélo. On y échange des vêtements, on y prête du matériel de bricolage. Autant de services regroupés dans un même lieu, à Nantes, animé par l’association Aujourd’hui, restaurons demain (Adda). Elle fonctionne avec des principes d’autogestion, (...)

    #Inventer

    / #Alternatives_concrètes, #Sideways, #Alimentation, #Vidéos, #Agriculture_biologique, #Redistribution_des_richesses, #Economie_sociale_et_solidaire, Recyclage, A la (...)

  • A story of drinkers, genocide and unborn girls
    http://qz.com/335183/heres-why-men-on-earth-outnumber-women-by-60-million
    avec tout pleins de graphiques

    Men now outnumber women on the planet by 60 million, the highest ever recorded. Preference for sons in India and China is driving the trend, but those two countries are not the only ones struggling with an imbalanced population. Here’s a look at five decades of data: In 2013, 49.59% of the global population were women.
    81 countries had a majority of women, 37 countries had a majority of men, 75 were within 0.5% of gender parity.

    #femmes #hommes #genre
    https://qzprod.files.wordpress.com/2015/01/qz_sex_map.png?w=1600

  • “La prison c’est un peu comme le copyright” dit Peter Sunde, fondateur de The Pirate Bay
    http://senficon.eu/2014/08/la-prison-cest-un-peu-comme-le-copyright-peter-sunde-piratebay

    Le prisonnier que je suis venue rencontrer est Peter Sunde. Son crime ? “Complicité de violation de copyright”. Il a aidé à construire et faire tourner The Pirate Bay, qui facilite le partage de fichiers. Durant 11 ans, l’industrie du divertissement a fait de son mieux pour faire fermer ce site extrêmement populaire – sans succès.
    [...]
    Il n’a pas été facile de rencontrer Peter. Au début, sa demande d’autorisation pour ma visite a été rejetée, comme l’ont été les demandes pour le compte d’autres amis qui souhaitaient lui porter assistance. C’est seulement lorsqu’il a lu les règlements et porté plainte – en mettant en avant mon statut d’élue membre du Parlement Européen – que ma visite a été autorisée.

    #Copyright #Numérique #Peter_Sunde #Politique #Prison #The_Pirate_Bay

  • Comment #Boko_Haram a amené la #faim dans le nord du #Cameroun

    MAROUA, 30 janvier 2015 (IRIN) - Plus d’un demi-million de personnes dans la région de l’Extrême-Nord au Cameroun ont un besoin urgent d’#aide_alimentaire, a déclaré le gouvernement. En effet, à cause des attaques du groupe extrémiste Boko Haram, les #agriculteurs ont déserté leurs champs, les marchés locaux ont fermés et la circulation des personnes et des biens a cessé.

    http://www.irinnews.org/fr/reportfrench.aspx?ReportID=101067
    #agriculture
    cc @odilon

  • 50 Reasons Why We Won’t Be Celebrating SeaWorld’s 50th Anniversary | One Green Planet
    http://www.onegreenplanet.org/animalsandnature/50-reasons-why-we-wont-be-celebrating-seaworlds-50th-anniversary

    It’s SeaWorld’s 50th anniversary this year – but before you put on your party hats and pour out the champagne, make sure you read up on these 50 not-so-celebratory facts about the entertainment giant.

    Shady Beginnings


    #SeaWorld