• Students who don’t use AI are ahead on every measure – Pivot to AI
    https://pivot-to-ai.com/2026/09/08/students-who-dont-use-ai-are-ahead-on-every-measure

    Every year, the OECD surveys students around the world for the Programme for International Student Assessment. The 2025 results were just released today. [OECD; OECD, PDF]

    Around the world, results have gone down over the past ten years. But PISA includes an AI measurement. How do students do when they use the chatbot in school?

    It turns out that winners don’t do chatbots.

    • Qui a voté pour empêcher le classement d’un captage d’eau comme prioritaire sur la seule présence de polluants aujourd’hui interdits ?

      –—

      Qui a voté pour la proposition de loi visant à protéger l’alimentation des contaminations au cadmium (1ère lecture) ?

      –—

      Qui a voté pour annuler l’interdiction des engrais azotés minéraux dans les aires d’alimentation de captages ?

      –—

      Qui a voté pour évaluer l’impact financier de la prise en charge des protections périodiques réutilisables pour les +26 ans ? (rejeté)

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      Qui a voté pour encadrer le traitement automatisé de détection des adresses web dans le cadre de la lutte contre les ingérences ?

      –—

      Qui a voté pour ne pas transmettre automatiquement à la CAF les décisions de placement, considérées comme des données sensibles ?

      ...

  • Rachida Dati réintègre la magistrature et se voit proposer un poste par le ministère de la justice, une semaine avant son procès pour « corruption » dans l’affaire Renault
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/09/04/rachida-dati-reintegree-dans-la-magistrature-et-proposee-a-un-poste-par-gera

    Rachida Dati cherchait à revenir dans son corps d’origine depuis son départ, en février, du ministère de la culture. Au début du mois de mai, l’ancienne garde des sceaux de Nicolas Sarkozy (2007-2009) – qui avait quitté la magistrature depuis vingt-trois ans au gré de ses mandats électoraux et de ses activités d’avocate – s’était rendue Place Vendôme pour faire part de ses desiderata à son successeur, Gérald Darmanin, avait révélé, début juin, Le Canard enchaîné. Selon les informations du Monde, c’est désormais chose faite.

    Au cœur de l’été, Rachida Dati a fait l’objet d’un arrêté, non publié au Journal officiel, validant la fin de sa mise en disponibilité. Un retour discret à la magistrature, qui s’était fait sans affectation pendant plusieurs semaines – une rareté – avant d’être régularisé, vendredi 4 septembre, par une proposition de nomination de la Chancellerie. Selon nos informations, Rachida Dati s’est vu proposer un poste de premier substitut en administration centrale, au secrétariat général.

    Contacté, le ministère de la justice insiste sur le fait que « la réintégration d’un magistrat en disponibilité est de droit »...

    Et le vrai scandale, c’est que Darmanin a accepté
    Association de malfaiteurs…

  • Les désillusions de Britanniques expatriés en France
    https://www.courrierinternational.com/article/depart-les-desillusions-de-britanniques-expatries-en-france_2
    SOURCE : Courrier Expat

    Amoureux de l’Hexagone, ils décident de tout plaquer pour tenter l’aventure chez le voisin français. La réalité est parfois plus difficile à vivre que ce qu’ils avaient imaginé.

    [Cet article a été publié pour la première fois sur notre site le 26 août 2025 et republié le 31 août 2026]

    “La belle vie française”, “la joie de vivre”… Des expressions (en français dans le texte) qui reflètent les clichés qu’ont nombre d’étrangers de la vie dans l’Hexagone et dont cet article du Daily Telegraph est parsemé. Le quotidien britannique donne la parole à des expatriés qui ont traversé la Manche pour vivre ce qu’ils pensaient être leur meilleure vie, loin de la grisaille londonienne.
    Le journal eurosceptique commence avec Andrew et Carolin. La soixantaine bien mise, ils ont un amour débordant pour leur voisin, et “après avoir visité 250 propriétés”, ils tombent sur une ruine, autrefois faisanderie au XVIIIe siècle.

    Ils retapent de fond en comble la demeure “avec des trous au plafond, des chauves-souris partout, sans chauffage”. Carolin attendrit le lecteur lorsqu’elle se rappelle “regarder Downtown Abbey dans le noir, grelottant et pensant : c’est ça, la vie !” Trois ans plus tard, mission accomplie, le couple en a fait un lieu de réception de 32 chambres sur 80 hectares. Une paille. Jusqu’à ce que le perfide Trésor public français ne vienne s’en mêler.

    Obligés de vendre leur appartement londonien en raison du Covid-19, les Lewis découvrent les joies de la fiscalité française. “En tant que nouveaux résidents fiscaux français après le Brexit, ils ont été soumis à l’impôt sur les plus-values au Royaume-Uni, car il ne s’agissait pas de leur résidence principale, puis à nouveau en France, sans abattement ni réduction progressive”, note dans une ironie grinçante le quotidien conservateur, qui redonne la parole à Andrew :
    “En plus du gouffre financier que nous essayions encore de rendre viable, cela nous a vraiment pris au dépourvu.”

    Si Carolin et Andrew ont fini par faire de leur faisanderie une affaire rentable et vivent leur vie de châtelain dans le Gard, Ann et Chris, tous deux francophones, ont fini par refaire leurs valises après une dizaine d’années passées dans l’Aude “où l’été est insupportable et les hivers sont glacés”.

    Ils ont également peu goûté le manque d’hospitalité des Français. Si le couple s’intéresse à la vie locale en participant aux fêtes de village ou en s’investissant dans le club de sport local, “se faire des amis français a été assez dur. Ils ne sont pas inamicaux, ils évoluent juste dans des sphères très privées. Il nous a fallu cinq ans pour que nos voisins nous invitent, bien que nous-mêmes ayons passé notre temps à les inviter.”

    Le froid de l’Aude et de ses habitants ont donc ont eu raison d’Ann et Chris, qui ont mis en vente leur maison et sont rentrés dans leur Angleterre natale.

    Alors que 508 000 Britanniques ont quitté le royaume en 2023, la France peut certes leur paraître attirante et proche, mais l’herbe n’est que rarement plus verte ailleurs.

    Courrier expat

    • Mazette on serait donc sommé de pleurer pour les propriétaires de manoirs de 32 chambres sur 80 hectares.
      Au fin fond du Limousin, découvre les anglais middle class qui font de la plomberie et des petits boulots manuels en vivant dans des bicoques. C’est curieux, ils ont quelques potes locaux eux :)
      Je me fais l’avocat du diable, car oui les français savent ne pas être accueillants du tout ceci dit.

  • Violences d’extrême droite à Montpellier : les questions qui dérangent avant le procès du 10 septembre
    https://basta.media/violences-d-extreme-droite-a-montpellier-les-questions-qui-derangent-avant-

    Le préfet affirme que les membres du groupe ont alors fait l’objet d’un contrôle d’identité, « seule mesure judiciaire applicable » selon lui, et qu’un commissaire leur a demandé de se disperser. Pourtant, aucun contrôle réalisé à cet endroit n’apparaît dans la procédure que nous avons pu consulter. Cette séquence interroge d’autant plus que plusieurs participants étaient masqués, comme le montre une vidéo, alors que la dissimulation volontaire du visage dans une manifestation peut être punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. On a connu les forces de l’ordre bien moins indulgentes... Interrogée par Basta ! sur cet épisode, la préfecture est restée vague, se contentant d’indiquer que « les forces de l’ordre sont intervenues en début d’après-midi sur la place de la Comédie à Montpellier pour séparer deux groupes antagonistes (ultradroite et ultragauche) », afin d’éviter tout affrontement.

    L’injonction à la dispersion qu’évoque le préfet reste sans effet. Un peu après 14 heures, un témoin, syndicaliste de la CNT, les voit réapparaître : « Le groupe qui était passé devant la fin de la manifestation est revenu sur l’esplanade par une petite rue du cœur de ville. Ils se sont positionnés proche de la cantine populaire qui prenait fin, puis sont repartis vers le lycée Joffre en voyant les manifestants revenir de la place de la Comédie », raconte-t-il. Plusieurs d’entre eux reviennent ensuite sur l’esplanade, où des tensions entre manifestants « Bloquons tout » et forces de l’ordre persistent. Et prennent à partie un observateur de la LDH.

    « Nous suivions et filmions la brigade anticriminalité (BAC). Un manifestant nous a prévenus que les personnes avec qui les policiers discutaient étaient des personnes d’extrême droite », raconte Camille*, qui participe ce jour-là à une mission de l’Observatoire des libertés de Montpellier. Alors que la BAC procède à l’interpellation d’un manifestant de « Bloquons tout », l’un des membres du groupe exfiltré une heure plus tôt « s’approche masqué par-derrière, fait pression et insulte un observateur qui filmait, lui porte un coup à la gorge, puis un deuxième coup », poursuit Camille.

    Selon elle, l’agent de la BAC à côté d’eux ne réagit pas. Quand l’agresseur s’en prend à elle, donnant un coup sur son téléphone, l’agent s’interpose à peine, témoigne-t-elle. Puis, « il agresse une troisième personne » avant de s’éloigner tranquillement en direction du parking Joffre avec plusieurs membres de son groupe, suivi par des policiers qui ne procèdent à aucune interpellation. Il est un peu plus de 15 heures.

    #police #fascisme

  • « Ce n’est pas négociable. Vous devez l’utiliser » : les patrons des géants de l’IA exhortent les dirigeants des pays du G20 à faire adopter ce progrès, jugé aussi incontournable que « l’eau, les routes, l’électricité »
    https://www.bfmtv.com/tech/intelligence-artificielle/ce-n-est-pas-negociable-vous-devez-l-utiliser-les-patrons-des-geants-de-l-ia-

    (...)

    « Au bout du compte, ce que chaque pays devra reconnaître, c’est que l’IA est une infrastructure, au même titre que l’eau, les routes, l’électricité, internet », a déclaré Jensen Huang. « Chaque pays doit construire des infrastructures pour pouvoir soutenir sa propre économie. »

    (...)

    L’adoption de l’IA, en revanche, n’est pas optionnelle aux yeux du patron d’OpenAI, qui a comparé un pays refusant cette technologie à celui qui aurait refusé l’électricité il y a un siècle : « Ce n’est pas négociable. Vous devez l’utiliser. La valeur pour un pays est trop importante pour être ignorée. »

    (...)

    #tina

  • États-Unis : l’hécatombe des Amérindiennes sort progressivement du silence médiatique - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20260817-%C3%A9tats-unis-l-h%C3%A9catombe-des-am%C3%A9rindiennes-sort-progressiv

    (...) En 2025, le FBI reçoit chaque année plus de 5 000 signalements de femmes autochtones disparues ou assassinées. Mais faute de données complètes, le nombre réel de femmes et de filles autochtones disparues ou tuées reste inconnu à l’échelle nationale, souligne l’ONG Centre national de ressources pour les femmes autochtones (NIWRC). Ces affaires sont aussi moins résolues que la moyenne : selon l’Urban Indian Health Institute, dans l’État de Washington, les populations natives représentent moins de 2% des habitants mais 5% des dossiers non élucidés.

    De l’autre côté de la frontière, au Canada, on estime qu’entre 2009 et 2021, le taux d’homicide des femmes et des filles amérindiennes, métisses et inuites était six fois plus élevé que le reste de la population.

    Derrière ces chiffres, une réalité quotidienne glaçante : « Chaque famille ou presque connaît une femme disparue ou assassinée », pointe Sabrina Van Tassel. Un phénomène massif, ancien, longtemps absent de l’espace médiatique et politique, qui commence à n’être évoqué que depuis le milieu des années 2010. (...)

  • Does AI stop children from learning?

    New data show the peril and promise of the technology

    STUDENTS AND SCHOOLCHILDREN are increasingly using artificial intelligence. A survey last year by Chegg, an ed-tech firm, found that 80% of rich-world undergraduates used it in their studies. More recent polls put the figure at 94% in Britain and 93% in Germany.
    Such widespread adoption has fuelled concerns about the impact the technology might be having on learning. Teachers report marking identikit essays that they suspect are churned out by ChatGPT. Yet firm evidence on AI’s educational effects has been lacking.
    David Stromberg of Stockholm University and Victor Lei and Wu Yanhui of the University of Hong Kong set out to fill the gap. They tracked 27,000 pupils aged 12-18 in China, where AI adoption has been fast. Around 80% reported using models such as Doubao and DeepSeek; the other 20% formed the control group.

    The results are eye-opening. After six months, pupils using AI saw their average homework score rise by 18% across all subjects. The time they took to complete each assignment fell from an average of 64 minutes to 45. But come exam time, the same students scored 20% below their classmates who had not called on AI’s help. Homework scores once predicted exam performance; now those who score highest are, perversely, more likely to do worse in exams.

    Should schools ban AI? Not necessarily. The drop in exam scores was concentrated among students who rushed their homework. Those who used AI but spent as long on assignments as non-users paid little penalty. What matters, then, is how pupils use the technology. Those whose exam results remained strong were not simply copying and pasting answers to save time. More likely they used the chatbots as a personal tutor, perhaps to explain difficult concepts or help solve specific problems.

    In another new study, Zara Contractor and Germán Reyes of Middlebury College had undergraduates learn about an unfamiliar topic, either with or without the help of a chatbot. Students using AI scored higher on tests, and the advantage persisted when they repeated the task a week later.
    The evidence, though still limited, points one way: AI can boost learning productivity, but only for those who use the technology intelligently. Students must resist the temptation to reach for an AI-generated answer before thinking things through for themselves.

    https://www.economist.com/graphic-detail/2026/08/18/does-ai-stop-children-from-learning
    #AI #IA #intelligence_artificielle #apprentissage #éducation #école #statistiques #chiffres

    via @freakonometrics

    • The Generative AI Learning Penalty: Evidence from Chinese Secondary Education

      Using 30 months of panel data on 26,811 Chinese students in grades 7-12, we study how generative AI affects homework productivity and learning. The data combine monthly closed-book exams, high-school and college entrance exams, and homework scores and completion time across nine subjects. We exploit staggered AI adoption in a difference-in-differences design. AI adoption raises homework scores by 18% and reduces completion time by 30%, but lowers monthly exam scores by 20% within six months. High-stakes entrance-exam scores fall by 18 and 24%, with the full penalty emerging only after about two years. The losses are largest in social science subjects, followed by STEM and languages, and are especially large for junior students, high-achieving students, and boys. The learning losses are concentrated among roughly 80% of AI users whose behavior is consistent with homework outsourcing, as indicated by exceptionally short homework completion time coupled with high homework scores. AI users who maintain similar homework completion time as non-AI users experience small learning losses.

      https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=6868618

  • « On a rayé des cartes les petits #cours_d’eau, et la sécheresse s’est répandue »

    En rayant des cartes tous les petits cours d’eau, la France a ainsi alimenté la terrible sécheresse que nous connaissons, écrivent les auteurs de cette tribune. Ceux-ci sont pourtant essentiels pour nourrir les vallées et les #nappes_phréatiques.

    La France a longtemps été un pays de rivières mais aussi de « #petits_chevelus » qui irriguaient merveilleusement les paysages, rechargeaient les nappes phréatiques, nourrissaient les #zones_humides et les grandes vallées. Aujourd’hui, ce réseau fin de milliers de petits #ruisseaux — rus, béals, filets d’eau de tête de bassin versant — se défait silencieusement, et alimente la terrible sécheresse que nous connaissons, tout autant que le déficit de #pluie.

    Cette affirmation n’est pas du catastrophisme. Elle découle de constats d’observation réalisés sur les petits cours d’eau, de bulletins hydrologiques, de mesures des nappes phréatiques, de cartes de sols dégradés réalisés dans toute la France sous le contrôle d’Eau France par Ades, la banque d’accès aux données de quantité et de qualité des #eaux_souterraines.

    Ces relevés racontent la même histoire : la géographie de notre pays bascule vers des changements de #paysages considérables, défavorables aussi bien à l’agriculture qu’aux humains — sans même parler des non-humains, de plus en plus vulnérables avec la prolongation des sécheresses.

    Victimes de l’#agriculture productiviste et de l’#urbanisation aveugle

    Pour comprendre cette disparition des petits cours d’eau, remontons un peu le temps. Le 30 décembre 2006, une #loi_sur_l’eau_et_les_milieux_aquatiques (#Lema) était adoptée en France, qui transposait dans le droit une directive européenne visant à restaurer l’état écologique des masses d’eau douce d’Europe d’ici à 2015.

    Certains syndicats agricoles n’ont pas vu cette ambition d’un bon œil, notamment la #FNSEA, représentant majoritaire de l’#agriculture_productiviste, désormais contrainte d’interdire les rejets de #nitrates dans les cours d’eau. L’Union européenne condamnera d’ailleurs plusieurs fois l’État français pour son laxisme vis-à-vis de ces pratiques (https://www.actu-environnement.com/ae/news/nitrates-cjue-condamnation-france-z).

    Mais grâce au gouvernement socialiste de l’époque (Reporterre l’a raconté en 2017 : https://reporterre.net/La-nouvelle-cartographie-des-cours-d-eau-menace-l-interet-general), un tour de passe-passe résolut le dilemme : de cours d’eau, les petits ruisseaux devinrent des « fossés », « canaux » ou « ravines », privés de la protection instaurée par la loi de 2006. Résultat : plus de bandes-tampons obligatoires pour les préserver des constructions et autres barrages hydrauliques, plus d’encadrement des #épandages de #pesticides. Sortis du droit, ils furent aussi effacés des #cartes administratives hydrologiques que l’on commençait alors à réaliser. Dans certains départements, la moitié d’entre eux ont tout simplement été rayés des cartes.

    Invisibilisés, ces petits cours d’eau ont pu être maltraités sans égards par des #pollutions diverses, malmenés par des sécheresses prolongées, ou tout simplement comblés par des propriétaires, et ainsi à jamais perdus. Leur #ruissellement ne s’effectuant plus, ou plus correctement, ils ne jouent plus leur rôle de capillaires du territoire. Des milliers de vallons se retrouvent ainsi privés d’eau pendant des semaines, voire des mois.

    Leur #disparition n’est pas seule en cause dans l’assèchement des sols, il faudrait aussi parler par exemple de l’abandon des #réseaux_gravitaires et autres #canaux_d’irrigation. Mais elle est essentielle pour comprendre la sécheresse des #sols et l’épuisement des nappes phréatiques, qui a ouvert la voie à des transformations profondes de nos terres et de nos habitats.

    Une véritable fuite en avant

    Chacun peut le constater, la sécheresse transforme les #paysages. Les images prises depuis le ciel sont saisissantes : rivières réduites à des rubans de cailloux, lacs contractés, champs grillés, forêts jaunies au cœur de l’été. Le manque d’eau dans les sols stoppe la croissance des arbres, bloque la photosynthèse (faisant dépérir certaines essences), et réduit leur possibilité de stockage de carbone. Le risque d’incendie et de ravageurs augmente en proportion.

    Les habitats humains en subissent aussi les conséquences. La rétractation des argiles l’été, puis leur gonflement au retour des pluies, fissure les murs, déstabilise les fondations. En France, plus de 60 % des maisons individuelles se situeraient désormais dans des zones d’exposition moyenne ou forte à ce phénomène, ce qui provoque de silencieuses migrations, du fait du coût élevé des réparations.

    Pour tenter de compenser la sécheresse provoquée par la disparition progressive de ces petits cours d’eau, l’agriculture développe l’#irrigation_sous_pression (#aspersion, #goutte-à-goutte), accaparant l’été une part très importante de l’eau, au prix de #conflits_d’usage croissants avec les milieux aquatiques, la production d’énergie, les usages domestiques.

    Des projets fantasmagoriques refont surface, comme les « #autoroutes_de_l’eau » qui détourneraient les eaux du Rhône ou d’autres fleuves vers des territoires en tension. Comme si l’on pouvait corriger la géographie par quelques tuyaux géants, alors que les grands cours d’eau eux-mêmes voient leurs débits diminuer. Une véritable fuite en avant !

    Instaurer une #démocratie_de_l’eau

    Si la sécheresse est bien amplifiée par le réchauffement global, la vulnérabilité de la France face à ce choc est donc largement le produit de ses choix. Elle a trop traité l’eau comme un stock à répartir, et non comme une trame à préserver, préférant contester les contraintes juridiques et écologiques plutôt que de réorganiser ses pratiques agricoles.

    Il faut désormais le reconnaître : nous avançons, année après année, vers un nouveau paysage, une nouvelle géographie. Nous ne retrouverons plus un état antérieur. Pour éviter la déshydratation continue du pays, il faut renouer avec la #géographie_de_l’eau en :

    – cessant de rayer des cartes tous les petits cours d’eau, et en les restaurant pour redessiner une trame vitale du territoire ;
    - en réorganisant l’agriculture autour de la #sobriété_hydrique, avec l’#agroécologie ;
    - en mettant l’eau au centre des politiques d’#aménagement_des_territoires, de l’extension des villes notamment. Plus rien ne devrait être construit sans tenir compte des sources disponibles.

    Il est temps de faire de la protection et de l’accès égalitaire à la ressource en eau un axe central de la #planification_écologique. Il est temps de simplifier et de rendre transparente pour tous les citoyens la #gestion_de_l’eau et de sortir d’une complexité administrative sans issue. Sans eau, il n’y aura ni territoire, ni économie, ni démocratie viables.

    https://reporterre.net/On-a-gomme-les-petits-cours-d-eau-des-cartes-et-la-secheresse-s-est-repa

    #eau #rivière #France #sécheresse #hydrologie #invisibilisation

    signalé aussi par @colporteur :
    https://seenthis.net/messages/1186226

    voir aussi :
    Une #cartographie inédite des cours d’eau officiels pointe les incohérences de la #réglementation
    https://theconversation.com/une-cartographie-inedite-des-cours-deau-officiels-pointe-les-incohe
    https://seenthis.net/sites/7282461336008050837
    via @sombre

    • Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d’eau
      (publié en 2017)

      La loi sur l’eau de 2006 vise à retrouver un « bon état » écologique des masses d’eau douce. Mais discrètement, pour complaire à la FNSEA, le gouvernement a entrepris de soustraire une partie des cours d’eau à l’application de la loi. Premier volet de la grande enquête de Reporterre

      C’est l’histoire d’un incroyable coup de force. Dans le secret de quelques bureaux, une coalition de politiques et de lobbyistes de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) a décidé de changer la carte géographique et physique de la France. En voici le déroulé, tel que reconstitué par Reporterre.

      Quand François Hollande a été élu président de la République en 2012, la FNSEA n’en éprouve aucune crainte. Ce « syndicat » paysan règne sur la politique agricole depuis plus de soixante ans. La Quatrième République, puis le régime gaulliste après 1958, ont en effet accepté de cogérer avec ses dirigeants les dossiers agricoles essentiels. Un nouveau virage a été pris quand Jacques Chirac, ministre de l’Agriculture dans les années 1970, a instauré la cogestion des politiques publiques agricoles avec la FNSEA, le syndicat ultramajoritaire dans la profession.

      L’industrialisation des campagnes, les élevages concentrationnaires, l’irruption des pesticides, la destruction des haies et des talus boisés, le remembrement, le recalibrage des rus, ruisseaux et rivières, sont une œuvre partagée. Essentiellement entre le ministère de l’Agriculture, les directions départementales de l’Agriculture (DDA), où règnent les Igref — ingénieurs polytechniciens chargés des « eaux et forêts » —, et la FNSEA, qui contrôle les puissantes chambres d’agriculture.

      Le désastre qui s’ensuit est donc le leur, qu’ils présentent pourtant comme un triomphe de la modernité. En 2007, quand Sarkozy lance son Grenelle de l’environnement, promettant une « révolution écologique » qui n’aura jamais lieu, les chefs de la FNSEA s’inquiètent. À tort. Après avoir copieusement brassé le vent, Sarkozy lance en novembre 2011 sa fameuse phrase : « Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d’environnement, parce que là aussi, ça commence à bien faire. »
      L’élection de Hollande n’est pas une mauvaise nouvelle

      La FNSEA aurait sans problème fait affaire avec un Sarkozy réélu président, mais la gauche gouvernementale ne lui a jamais fait défaut. Faut-il rappeler qu’un Henri Nallet, jadis ministre de l’Agriculture de Mitterrand — 1985-1986, puis 1988-1990 —, a commencé sa carrière comme chargé de mission de la FNSEA ? Qu’Edgard Pisani, devenu socialiste sur le tard et vice-président de la Commission européenne en 1984, a été le ministre de l’Agriculture de De Gaulle entre 1961 et 1966, lançant réforme sur réforme en compagnie de Michel Debatisse, futur président de la FNSEA ?

      En bref, l’élection de Hollande n’est pas une mauvaise nouvelle. Et d’autant que la présidence se révèle d’une grande faiblesse politique, donc bien plus impressionnable. La FNSEA de Xavier Beulin — il est devenu son président en 2010 — sent rapidement qu’elle peut espérer beaucoup de la gauche, peut-être davantage que d’une droite sarkozyste. Beulin devient en quelques mois un interlocuteur privilégié de Hollande, ce qui permet de mieux comprendre la suite.

      Les productivistes agricoles n’ont en fait jamais digéré la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (Lema) du 30 décembre 2006. Celle-ci transpose dans le droit français une directive européenne sur l’eau adoptée en octobre 2000. Or cette loi a pour objectif — entre autres — de parvenir à un « bon état » écologique des masses d’eau douce d’Europe d’ici 2015. La FNSEA, qui sait à quoi s’en tenir, y voit une menace directe : l’agriculture industrielle dissémine massivement des pesticides et pollue les rivières et les rivages avec ses nitrates. En 2014, l’Europe a d’ailleurs condamné une nouvelle fois la France pour sa politique trop laxiste contre l’épandage des nitrates.
      Nul n’est censé ignorer la loi, sauf les paysans

      Comment en sortir ? La création en 2006 de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), chargée de la police de l’eau, annonce-t-elle la fin de l’impunité pour les pollueurs ? Possible. En 2010, une circulaire du ministère, alors de l’Écologie, durcit le ton : « Il est impératif de consolider la pratique des contrôles et de mieux coordonner l’intervention des services et établissements chargés des polices de l’eau et de la nature. » Une guérilla invisible commence. Quelques contrôles de terrain de l’Onema aboutissent à des procès-verbaux pour épandage de lisier ou comblement de ruisseaux, qui viennent heurter de plein fouet les habitudes agricoles. Fin 2013 commence un cycle de manifestations musclées de la FNSEA, avec déversement de fumier, devant les sièges décentralisés de l’Onema. On y refuse le principe même des contrôles.

      C’est alors que tout dérape au sommet de l’État. Manuel Valls, devenu Premier ministre, décide de se soumettre au lobby agricole, et commande en novembre 2014 un rapport sur « la mise en œuvre des contrôles » de terrain à la députée socialiste de l’Ariège Frédérique Massat. Le texte, publié fin mai 2015, ne peut que combler la FNSEA, car il prend parti, jusqu’à la caricature. On y lit par exemple cette phrase d’anthologie, qui ridiculise toute inspection de terrain : « La mission recommande qu’aucun constat de non-conformité ne soit dressé pour des points de contrôle dont les règles n’auraient pas été portées à la connaissance des agriculteurs en temps utile ».

      En somme, nul n’est censé ignorer la loi, sauf les paysans. Au-delà, le rapport ouvre une porte à des enjeux plus lourds encore, en réclamant la réalisation de cartes des cours d’eau, département par département. Pour la FNSEA, c’est décisif, car si un ru ou un ruisseau ne sont plus considérés comme des cours d’eau, ils ne relèvent évidemment plus de la loi qui les protège. Tout est alors en place pour une vaste comédie, qui se révélera être un drame.

      https://reporterre.net/Quand-le-gouvernement-et-la-FNSEA-redessinent-la-carte-des-cours-d-eau

  • Swarms of Tiny Robots Remove Microplastics From Soil and Water
    https://hardware.slashdot.org/story/26/08/12/0547231/swarms-of-tiny-robots-remove-microplastics-from-soil-and-water

    Scientists from the Czech Republic have created microscopic cleanup robots that successfully removed microplastics from both soil and aquatic environments in the lab. Details of their work are published in the journal npg Asia Materials. To build the robots, researchers started with microscopic MXene particles made of ultrathin, stacked layers. The material has a large surface area and surface chemistry that help it attract and hold plastic. They then coated the particles with magnetic nickel nanoparticles so rotating magnetic fields could drive the tiny robots.

    Then came the testing phase. The team placed swarms of these microbots into water and soil samples contaminated with plastic. The externally generated magnetic fields made the robots spin and tumble through the liquid and squeeze through tiny water-filled gaps in the soil. “In soil environments, the microrobots can navigate through water-permeated soil microenvironments, actively disrupt microplastic entrapment within soil matrices, and extract them,” the study authors commented in their paper. As they moved, their sticky surfaces collided with microplastics, binding to them and dragging them along. The researchers then used a magnet to pull the microrobots, along with their trapped plastic cargo, out of the samples.

    They performed well. In water, they removed about 94% of test polystyrene particles and 89% of PET (polyethylene terephthalate) in around an hour. In the model soil, they removed about 81% of the polystyrene and 72% of PET. This outperformed the same MXene material used without magnetic motion, which relied on passive adsorption rather than actively moving through soil and water.

    Magnetic MXene-based microrobots for soil microplastics removal
    https://www.nature.com/articles/s41427-026-00670-7

    Abstract

    The widespread accumulation of microplastics in terrestrial environments poses a significant threat to human and planetary health, yet most remediation technologies have focused on aquatic systems, leaving agroecosystem pollution inadequately addressed. Here, we introduce magnetically active 2D MXene microrobots capable of precise, agile, and wireless maneuverability, engineered for the dynamic capture, transport, and retrieval of microplastics in both aqueous and soil environments. These microrobots consist of multi-layered Ti3C2Tx MXene microparticles integrated with Ni nanoparticles, forming highly adsorptive robotic bodies with magnetic engines. Their synchronized tumbling motion, actuated by rotational magnetic fields, allows propulsion in manually steered or pre-programmed trajectories, while collective magnetic swarming enhances localized fluid convection and continuous mechanical interactions, facilitating efficient capture and transport of dispersed microplastics. In soil environments, the microrobots can navigate through water-permeated soil microenvironments, actively disrupt microplastic entrapment within soil matrices, and achieve their extraction. The effectiveness of the microrobotic cleanup strategy was validated in aquatic and soil environments using polystyrene microplastics and polyethylene terephthalate microfragments, demonstrating enhanced efficiencies and dynamic actuation capabilities beyond those of conventional passive adsorbents. Overall, these findings highlight the potential of magnetically driven 2D MXene microrobots as a versatile, and sustainable platform for active pollutant decontamination in both aquatic and terrestrial ecosystems.

  • MIT neuroscientists discover the brain can reason without words | ScienceDaily
    https://www.sciencedaily.com/releases/2026/08/260811011140.htm

    Date:
    August 11, 2026
    Source:
    Massachusetts Institute of Technology
    Summary:
    MIT neuroscientists have found striking evidence that language and logical reasoning are powered by separate systems in the brain. Even people with severe language impairments caused by stroke were able to solve challenging logic puzzles as well as people without those impairments, while brain scans showed that language-processing regions stayed largely quiet during reasoning tasks.

  • La moitié des entreprises européennes ne survivrait pas un jour à un kill switch américain
    https://www.clubic.com/actualite-624649-des-entreprises-europeennes-craignent-un-kill-switch-americ

    Une étude menée auprès de 1500 entreprises britanniques, françaises et allemandes mesure le niveau d’inquiétude face à une coupure d’accès aux plateformes numériques américaines. Ce risque géopolitique est désormais mis au même plan que les cyberattaques.

    #lol

  • Oman Says Massive Oil Spill from Grounded Shadow Fleet Tanker
    https://gcaptain.com/oil-spill-off-oman-from-tanker-under-sanctions-against-russia-spreads-over


    A satellite image shows the Caroline Bezengi, a sanctioned vessel, appeared to be covered in a coat of algae, off the coast of the Dhofar Governorate, Oman, July 19, 2026.
    2026 Planet Labs PBC/Handout via REUTERS THIS IMAGE HAS BEEN SUPPLIED BY A THIRD PARTY. MANDATORY CREDIT.

    Aug 10 (Reuters) – Leaking crude oil from a tanker grounded off a nature reserve in Oman has created a slick covering almost 400 square kilometers, the country’s government said on Monday.

    The Caroline Bezengi is loaded with close to one million barrels of Russian oil bound for Asia and first reported difficulties on June 8 off Yemen, with two maritime ?security sources saying initial assessments indicated a blast had occurred onboard.

    No party has taken responsibility for attacking the vessel.

    Oman, in its first public disclosure on the environmental impact, said on Monday it was seeking to tackle the oil leak near the Hallaniyat Islands.

    Oman’s Sultan Haitham bin Tarik issued a royal decree last year creating a nature reserve around the islands, an area that is home to wildlife including Arabian Sea humpback whales and Socotra cormorants.

    The oil slick covers some 390 square km (150 square miles), Oman’s Environment Authority said in a statement carried by the state news agency, adding that there was no concern for facilities in the area including water desalination plants and tourist facilities.

    Environmental group Greenpeace last week estimated the slick at around 600 square kilometers citing analysis of satellite imagery.

    It extends northeast of the islands and is within an estimated seven kilometers of the coast, the authority said.

    A spill of this scale requires dispersant be sprayed across the affected area by aircraft and the use of booms and other equipment to collect the oil before it reaches the shore or sinks to the sea floor, said Tony Gutierrez, professor of environmental microbiology and biotechnology at Edinburgh’s Heriot-Watt University.

    “If this oil is kept offshore, the impact will be much less than if the oil reaches shallower waters and the actual coastline,” he said, citing the impact on diverse marine life such as coral, birds and fish.

    “You could find oil still there years later. And that’s what happened with Exxon Valdez. Ten years down the line, there still were remnants of oil,” he said, referring to a 1989 spill in Alaska.

    An analysis by Reuters of satellite imagery and shipping specialists showed the spill from the stranded 274-meter (900-foot) tanker was still spreading at the end of last month, raising concern about possible environmental damage.

    The Caroline Bezengi loaded at Russia’s Black Sea port of Novorossiysk in April and passed through the Suez Canal at the end of May, ship-tracking data shows.

    Built in 2001, it is part of the so-called shadow fleet of older oil tankers used by Russia which lack Western insurance cover and sail under the flags of various nations to obscure their true ownership.

    It was listed on public shipping databases as flying the Cameroon flag but was among 39 vessels de-listed from Cameroon’s ship registry in June.

    The ship is subject to sanctions imposed by the European Union, Ukraine, the UK, Canada and Switzerland.

    Its registered owner is Rentoor Shipmanagement Ltd and its manager is Villar Shipmanagement Ltd, according to LSEG data. Reuters could not immediately reach those firms, which appear to be based in China.

  • Aujourd’hui est le jour de la disparition de seenthis.net des indexes des moteurs de recherche, pas vrai ?

    Bing
    https://www.bing.com
    site:seenthis.net -> rien

    Startpage
    https://www.startpage.com/sp/search
    site:seenthis.net -> rien
    seenthis.net -> n’importe quoi sauf du comtenu de seenthis.net

    Ecosia
    https://www.ecosia.org
    host:seenthis.net -> n’importe quoi sauf du comtenu de seenthis.net
    site:seenthis.net -> rien

    Qwant
    https://www.qwant.com
    pareil

    Lilo
    https://www.lilo.org
    Recherche de : seenthis.net -> O.K. pertinent
    Loin d’être complet, je ne sais pas, si Lilo archive les pages seenthis.
    Le recherche pour « seenthis.net #Attualità » de donne aucun résultat et je ne trouve pas de documentation de la syntaxe de Lilo.

    Google
    https://www.google.com/search?q=host%3Aseenthis.net+Taxinotruf
    site:seenthis.net -> rien
    site:seenthis.net Taxinotruf -> pareil sauf que Google me pose des questions sur l’endroit où je me trouve etc. ...

    Duckduckgo
    https://duckduckgo.com
    site:seenthis.net -> rien
    seenthis.net -> n’importe quoi sauf du comtenu de seenthis.net

    Duck.AI
    https://duckduckgo.com/#chat

    Question :

    Est-ce que duckduckgo connaît le site web https://seenthis.net ?

    Réponse GPT 5.4. :

    Oui, DuckDuckGo (et donc l’interface Duck.ai) peut connaître et référencer des pages de seenthis.net via son moteur de recherche, comme pour beaucoup d’autres sites.

    Question :

    Alors montre moi le lien vers un billet seenthis avec l’expression Taxinotruf

    Réponse GPT 5.4 nano :

    Je n’ai pas trouvé de billet seenthis.net qui contienne l’expression “Taxinotruf”. Si tu veux, je peux réessayer avec une variante (maj/min, “Taxino truf”, ou juste une partie du mot).

    Recherche dans seenthis :
    https://seenthis.net/recherche?recherche=Taxinotruf
    Résultats
    https://seenthis.net/messages/1156583 (c’est précis, il y 6 mois))
    https://seenthis.net/messages/799490 (c’est précis. 31/08/2019)

    Je n’ai pas testé davantage et il est possible que cette situation dure déjà depuis un certain temps.

    J’ai testé avec d’autres domains tld et j’obtiens des résultats pertinents. Conclusion : les moteurs n’indexent plus seenthis.net.

    Je crois que depuis l’installation d’Anubis qu’il y a un problème d’archivage de seenthis.net par archive.org ...

    Recherche dans archive.org
    https://web.archive.org
    https://web.archive.org/web/20260000000000*/https://seenthis.net
    Ca y est mais ce n’est pas complet. Il faudrait compléter les archives suivant cette page d’explications :
    https://help.archive.org/help/uploading-a-basic-guide

    Sur la page https://web.archive.org on peut simplement indiquer l’URL à archiver. J’ai l’impression qu’Anubis crée un problème ici car archive.org produit un message avertissant l’utilisateur d’un délai inattendu. En chechant pour la page à archiver on obtient un message qui indique que la page n’a pas été archivée.

    Cette page est assez compréhensible :
    https://help.archive.org/help/using-the-wayback-machine

    L’archive internet étant sous pression cette page ne correspond plus exactement à l’interface il faudrait se référer à ce guide ou creuser davantage :
    https://archive.org/developers/internetarchive

    Conclusion : Le projet de seenthis.net est plus important que jamais car il faut recommencer à construire ses propres archives et indexes après la disparition d’un nombre important de fonctions des moteurs de recherche. Ce processus a commencé avec le « personnalisation » des résultats de Google et prend des formes hallucinantes depuis le rempacement des méthodes de recherche avancée par l’IA industrielle. Cette IA est utile entre autres pour les condensés de pages web, mais les monopoles de l’internet rendent de plus en plus difficile d’identifier des sources précises et de raconter les histoires sur base de résultats des recherches dans l’internet.

    Pour rendre plus utile et efficace #seenthis.net il faudrait revoir qui peut l’indexer et ouvrir un peu les portes pour archive.org et les autres #white_hat de l’internet.

    #seenthis #archives #moteur_de_recherche #IA #Anubis

  • ne voudrait pas avoir l’air de radoter mais ça la met hors d’elle lorsqu’elle entend les ceusses aller pérorer de conserve quant à ce qu’il faudrait désormais « faire » pour éviter la prolifération de nouveaux incendies. Que ne comprennent-iels pas quand on leur explique et démontre par a + b que ceux-ci sont précisément et presque exclusivement dus à l’activité de notre saleté d’espèce animale, et que si l’on veut avoir une petite chance que les feux se raréfient il est justement urgent de ne plus rien faire du tout dans quelque domaine que ce soit — hormis peut-être gober un des buvards du bon docteur Hofmann et s’asseoir par terre pour y attendre psychédéliquement (sic) la fin du monde sans bouger le petit doigt, ce qui vous en conviendrez constitue la seule attitude raisonnable en toutes circonstances ?

    Tenez, d’ailleurs, cher Lectorat exclusivement composé d’esthètes et d’érudit·e·s, vous souvenez-vous que « Faire » était il y a presque un demi-siècle de cela le titre d’une feuille de chou publiée par l’aile rocardienne (1) du Parti Saucissialiste ? Quand on voit le cénacle de petit·e·s bourgeois·es autosatisfait·e·s et de traîtres·ses patenté·e·s que ledit parti est devenu depuis, on obtient la preuve irréfutable que « faire » n’est JAMAIS une bonne idée.

    –-------------------
    (1) Bon, d’accord, on avait dit « pas le physique », mais admettez qu’avec sa tête de corbac ce n’est guère étonnant que Rocard ait pu avoir au moins une aile quelque part.

  • est grave maltraitée, dans cet établissement : alors qu’elle demandait seulement à une stagiaire de bien vouloir lui peinturlurer en rouge les ongles des orteils du pied gauche et en vert ceux du pied droit — c’est une astuce qu’elle a trouvée pour ne pas se tromper de côté en enfilant ses pieds le matin, quand elle habitait encore chez elle elle faisait ça toute seule mais depuis qu’elle est ici primo elle n’a pas de peinture et secundo sa rigidité cadavérique croissante l’empêche de se pencher suffisamment bas —, la jeune effrontée lui a répondu en substance que « tout le personnel commence à en avoir sa claque de vos délires madame Garreau, on n’a pas que ça à faire puisqu’il y a dans le bâtiment d’autres subclaquant·e·s qui subclaquent de manière autrement plus critique qu’une zinzin qui ne fraye jamais avec personne, qui passe son temps à faire des trucs chelous sur son ordinateur et ne sait plus quoi inventer pour enquiquiner le monde ».

    Non mais vous imaginez un peu l’outrecuidance ? Comme si cela ne suffisait pas que la vieille Garreau soit contrainte de se déplacer arc-boutée sur un déambulateur (son « youpala », comme elle dit), voilà qu’on lui ajoute délibérément un handicap en l’obligeant à prendre le risque de devoir le faire avec le pied gauche à la place du droit et inversement !

    Vous voyez bien que quand elle répète ad libitum que personne ne l’aime ce n’est ni de l’exagération ni de la paranoïa : c’est seulement la vérité vraie.

  • Souveraineté numérique : qu’est-ce qu’Eurosky, ce projet de web social européen ?

    https://next.ink/249061/souverainete-numerique-quest-ce-queurosky-ce-projet-de-web-social-europeen

    via https://piaille.fr/@mathildesaliou.com@bsky.brid.gy/116992204094761008

    Quelle est la philosophie du projet #Eurosky ? Pourquoi passer par l’ #ATmosphère (l’écosystème autour de #Bluesky) plutôt que par le #Fédivers (celui autour de #Mastodon) ?

    Dans @next.ink@bsky.brid.gy, j’en discute avec @robin.berjon.com@bsky.brid.gy (et un peu @renchap@oisaur.com)

  • Le procureur de la Cour pénale internationale Karim Khan relevé de ses fonctions par l’Assemblée des États membres
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/le-procureur-de-la-cour-penale-internationale-karim-khan-releve-de-ses-fonc

    Quelle surprise !

    L’Assemblée des 125 États membres de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé vendredi de relever de ses fonctions le procureur général Karim Khan, visé par des allégations d’agression sexuelle contre une membre de son équipe, accusations qu’il rejette, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources diplomatiques.

    Lors d’un vote à bulletins secrets pendant une réunion exceptionnelle et à huis clos au siège de l’ONU à New York, 82 États membres ont voté pour mettre un terme au mandat du Britannique, ont-elles précisé, alors que 63 voix étaient nécessaires. Selon une de ces sources, seuls 13 États ont voté pour le maintenir à son poste.

    Aucun rapport bien entendu, Israël annonce que Netanyahu se rend à Washington mardi prochain, et Israël travaille déjà à faire annuler le mandat d’arrêt à l’encontre du PM israélien.

  • Rapports, présentations, tableaux de bord, veille... L’étude qui révèle les vrais usages de l’IA en entreprise
    LD (avec AFP)
    https://www.latribune.fr/article/tech/21931737264033/rapports-presentations-tableaux-de-bord-veille-letude-qui-revele-ce-que-le

    En analysant 1,2 million de sessions de Claude, Anthropic dévoile pour la première fois une cartographie des usages dans les entreprises. Verdict : l’IA sert d’abord à regrouper l’information, préparer des documents et alimenter le reporting.

    Pendant des mois, le débat sur l’intelligence artificielle générative s’est focalisé sur les développeurs et l’écriture de code. Mais la réalité des usages de l’IA en entreprise est pourtant bien différente. Dans une étude publiée par Anthropic, l’éditeur de Claude dévoile, pour la première fois à grande échelle, les usages « réels » de son assistant IA au sein des organisations. Principal enseignement de cette étude : l’IA est d’abord mobilisée pour accomplir tout ce qui gravite autour du cœur de métier plutôt que pour le remplacer. A ce stade.

    L’analyse, qui met de côté l’utilisation de Claude Code dédié aux développeurs, repose sur 1,2 million de sessions anonymisées de Claude Cowork, réalisées entre le 11 et le 31 mai 2026 dans plus de 600.000 organisations. L’objectif étant de comprendre, concrètement, quelles tâches les salariés délèguent à leur assistant IA.

    Le premier enseignement est sans appel : 33,4 % des usages concernent les processus métiers et les tâches périphériques – mais indispensables – qui les accompagnent. Il s’agit par exemple de rassembler des informations éparses pour rédiger un rapport, consolider des données chiffrées, établir des check-lists ou suivre l’avancement de projets.

    En d’autres termes, l’IA est moins mobilisée pour réaliser le cœur d’un métier que pour alléger toute la charge administrative et organisationnelle qui l’entoure, donc dans une logique assumée de performance. Sans surprise, les fonctions finance, ressources humaines et administration figurent parmi les plus fortes utilisatrices dans ce domaine.

    Vient ensuite la « création de contenus » (16,4 % des usages selon Anthropic), avec la rédaction de notes, de présentations, de propositions commerciales ou encore de publications internes. Le développement logiciel, souvent présenté comme le principal terrain de jeu de l’IA générative, n’arrive qu’en troisième position avec 8,7 % des usages sur Claude Cowork (dont ce n’est pas la spécialité), devant l’ingénierie logicielle et la gestion des infrastructures informatiques (7 %), la recherche d’informations, la veille et l’intelligence économique (6,4 %), l’extraction et l’analyse de données (5,8 %), et enfin les opérations commerciales (4 %).

    L’IA s’attaque au « travail autour du travail »
    Pour Anthropic, cette photographie révèle un phénomène jusqu’ici peu documenté : les entreprises utilisent avant tout l’IA pour automatiser ce que l’éditeur appelle « le travail autour du travail », c’est-à-dire toutes ces tâches administratives ou de coordination indispensables mais rarement considérées comme le cœur d’un métier. « Près de la moitié des usages concerne ce ’travail autour du travail’, ces tâches qui font partie d’un grand nombre de métiers mais constituent rarement la responsabilité principale d’une personne », estime ainsi Anthropic.

    Autrement dit, un recruteur demande à l’IA de synthétiser des entretiens, un responsable d’équipe de préparer une présentation, un juriste de mettre en forme des documents ou un chef de projet de compiler des rapports d’avancement. L’assistant ne remplace pas leur expertise ; il prend en charge les tâches de préparation, de consolidation et de communication. « Nos données suggèrent que les utilisateurs se servent de l’IA pour assembler et structurer les informations qui leur permettront ensuite de mettre leur expertise en action », résume Anthropic, qui trouve là un bon argument pour éviter d’ouvrir le débat sensible sur le « grand big bang RH de l’IA » chez les cols blancs.

    Reste que ces tâches « périphériques », de plus en plus absorbées par l’IA, représentent un terrain de jeu bien identifié au sein des entreprises : celui des juniors. En regroupant les données, en les traitant puis en les synthétisant, les jeunes diplômés faisaient généralement - jusqu’alors - leurs armes dans les organisations avant de basculer dans l’expertise métier. Une voie d’intégration qui risque, de facto, de se transformer en... impasse.

    Des gains de productivité… mais aussi des risques
    Ces usages croissants de l’intelligence artificielle dans l’univers des entreprises suscitent une autre interrogation fondamentale, celle de la « délégation cognitive ». Plusieurs travaux scientifiques récents mettent ainsi en garde contre les effets d’une dépendance excessive à l’IA générative dans une cadre professionnel, même pour des missions périphériques.

    Une étude américano-britannique, menée notamment par des chercheurs de l’université Carnegie Mellon et dont l’évaluation par les pairs est toujours en cours, montre que l’assistance de l’IA améliore, certes, les performances immédiates mais réduit aussi les capacités d’apprentissage à long terme et, plus grave encore, la capacité à persévérer si l’assistance IA est retirée. « Ces résultats sont particulièrement préoccupants, car la persévérance est au cœur de l’acquisition de compétences et constitue l’un des meilleurs indicateurs de l’apprentissage sur le long terme », écrivent les auteurs de cette recherche, menée auprès de 1.222 participants et dévoilée sous la forme d’une prépublication en avril.

    « Le risque de délégation cognitive excessive est réel, en particulier si l’IA est utilisée pour automatiser des tâches qui servent aussi à développer des compétences », reconnaît même Microsoft, qui indique avoir intégré dans Copilot des avertissements invitant notamment les utilisateurs à conserver un regard critique sur les réponses générées.

    Pour les entreprises, le défi ne consiste donc plus seulement à déployer massivement des outils IA, dont la facture peut vite exploser. Il s’agit aussi de déterminer quelles tâches peuvent être déléguées sans éroder, à terme, les compétences humaines qui font encore la différence.

  • Quel modèle d’épicerie collective ouvrir ? - Revue Silence
    https://www.revuesilence.net/numeros/520-On-ouvre-une-epicerie-collective/quel-modele-d-epicerie-collective-ouvrir

    Silence520.pdf
    https://editions-libertaires.org/wp-content/uploads/2018/07/Silence520.pdf

    Les épiceries collectives se sont multipliées, passant d’une trentaine il y a 10 ans à plus de 300 aujourd’hui. Elles se sont développées suivant plusieurs modèles qui sont présentés dans ce dossier : Épis, supermarchés coopératifs, coopératives alimentaires autogérées,... Parallèlement, certaines Biocoop et certains magasins de vrac connaissent des difficultés. C’est pour comprendre où nous en sommes aujourd’hui que Silence est allé pousser de nouveau la porte des épiceries collectives, analyses et reportages à l’appui.

    https://www.revuesilence.net/auteur/jean-claude-richard

    Jean-Claude Richard
    Articles de cet auteur (5)

    Les Diony-Coop, c’est l’anarchie… la vraie !
    Éloge de la simplicité

    Quel modèle d’épicerie collective ouvrir ?
    Oser l’autogestion dans les coopératives alimentaires
    L’informatisation, une fausse bonne idée

    #epicerie_collective
    #simplicité
    #autonomie
    #autogestion
    #alimentation
    #alternative
    #gestion_alternative
    #groupes_libertaires
    #anarchie_au_quotidien

    • https://dionycoop.org
      Coopérative et AMAP autogéré de Saint-Denis

      Ce qui m’intéresse de voir ici c’est la proposition d’une organisation sans réunion pour simplifier les implications de toustes et de ne pas différencier les sachants des moins sachants et comment dans un groupe se méfier des rapports et postes de pouvoir, notamment de l’informatique.

      Dommage que ce soit en wordprss.

  • « Aucun n’est en bon état » : dans l’Atlantique Nord, des déchets nucléaires sous l’œil des scientifiques

    https://www.rfi.fr/fr/environnement/20260702-aucun-n-est-en-bon-%C3%A9tat-dans-l-atlantique-nord-des-d%C3%A9chets-nu

    C’est une véritable décharge radioactive sous-marine qui s’étend à 4 700 mètres de profondeur au milieu de l’Atlantique Nord. Entre 1950 et 1990, plusieurs États européens y ont jeté plus de 200 000 barils contenant des déchets de l’industrie #nucléaire.

    40 ans plus tard, la situation est bien différente. « Aucun n’est en bon état », résume Patrick Chardon, du laboratoire de physique de Clermont Auvergne et co-directeur de la mission. En cause, il y a « une dégradation mécanique dès le départ au moment de l’immersion et une dégradation au fil du temps par altération de la surface métallique de ces fûts », explique-t-il. Le contenu de certains s’est même déversé à l’extérieur.

  • Les « Chutes de Sang » antarctiques « saignent » depuis 1,5 million d’années
    https://sciencepost.fr/les-chutes-de-sang-antarctiques-saignent-depuis-15-million-dannees

    Depuis plus d’un siècle, un glacier antarctique « saigne » un flot d’eau rouge qui reste liquide par des températures largement négatives. Une nouvelle étude vient de percer le dernier mystère de ces Chutes de Sang — comment la saumure emprisonnée depuis 1,5 million d’années s’échappe par impulsions, déformant physiquement le glacier à chaque éruption.

    Ce que vous allez apprendre

    Pourquoi cette eau reste liquide et rouge dans l’un des environnements les plus froids du monde
    Comment une vie microbienne florissante survit depuis plus d’un million d’années sans soleil ni oxygène sous ce glacier
    Ce que ces chutes représentent comme modèle pour la recherche de vie extraterrestre dans le système solaire

    Depuis 1911, une énigme en rouge dans le blanc

    Quand le géologue australien Griffith Taylor découvrit les Chutes de Sang en 1911, il supposa que des algues rouges expliquaient la couleur et baptisa le site en conséquence. Il se trompait. La véritable explication est bien plus étrange : l’eau qui s’écoule est une saumure ultra-saline riche en fer, piégée sous le glacier Taylor depuis au moins 1,5 million d’années, quand une ancienne poche d’eau de mer s’est retrouvée scellée par l’avancée du glacier.

    Au fil du temps, cette eau est devenue si saline qu’elle ne peut plus geler aux températures habituelles. Quand elle atteint enfin la surface et rencontre l’oxygène, le fer s’oxyde — exactement comme la rouille — colorant l’écoulement en rouge profond.
    Comment l’eau liquide traverse de la glace à moins zéro

    Pendant des décennies, personne ne savait comment cette saumure remontait de sa source, à des centaines de mètres sous la glace, jusqu’à la surface. En 2017, une équipe de l’Université d’Alaska Fairbanks a cartographié un réseau de canaux pressurisés sur 300 mètres à l’intérieur du glacier grâce à un radar.

    Le mécanisme est paradoxal : la salinité de la saumure abaisse son point de congélation pour la maintenir liquide. Là où elle finit par geler, elle libère de la chaleur qui réchauffe la glace environnante, maintenant le reste du canal ouvert. Le glacier Taylor est ainsi devenu le glacier connu le plus froid à posséder un écoulement d’eau permanent.

    Le dernier mystère résolu : les éruptions par impulsions

    Un nouvel article publié dans Antarctic Science, dirigé par Peter Doran de l’Université d’État de Louisiane, apporte la dernière pièce du puzzle. En septembre 2018, une combinaison fortuite de trois instruments — une station GPS, une caméra quotidienne et des capteurs de température dans le lac voisin — a capturé simultanément un événement de flux sortant.

    Les données révèlent que la saumure ne s’écoule pas en continu mais par impulsions. Quand la pression augmente suffisamment dans la poche souterraine, elle se fraie un chemin vers l’extérieur — et chaque impulsion abaisse visiblement la surface du glacier d’environ 15 millimètres et ralentit sa progression de près de 10 %, avant que le cycle se réinitialise. Le lac enregistre simultanément une anomalie de refroidissement, et la caméra capture de nouvelles traces rouges presque quotidiennement pendant ces périodes.

    Une vie sans soleil depuis plus d’un million d’années

    Mais l’aspect peut-être le plus fascinant de Blood Falls n’est pas sa chimie — c’est ce qui vit dans ses profondeurs. Coupée du soleil, de l’oxygène et du reste du monde depuis plus d’un million d’années, une communauté entière de bactéries survit sous le glacier, utilisant le sulfate comme unique source d’énergie. La microbiologiste Jill Mikucki a mis plusieurs années à obtenir un échantillon exploitable — et l’analyse a révélé un écosystème microbien florissant dans ces conditions d’extrême isolation.

    Ce modèle d’environnement glacé, pressurisé et pauvre en oxygène fait désormais de Blood Falls un site de référence pour l’astrobiologie — une fenêtre sur ce que pourraient être des environnements habitables ailleurs dans le système solaire, notamment dans les océans sous-glaciaires d’Europe ou d’Encelade.