ZeK

Be subversive. Stay thinking!

  • El baile de los que sobran

    Ce qui se passe actuellement en Amérique latine n’est pas sans précédent. Dans les années 1960 et 1970, les Latino-Américains ont été les protagonistes de révoltes et de manifestations contre les modèles économiques qui maintenaient la population dans une situation de pauvreté et d’inégalités.

    Depuis le grand soulèvement du 18 octobre, l’État a montré son vrai visage, le terrorisme, qui est toujours en dessous de sa légalité supposée et de sa légitimité démocratique.

    La domination capitaliste utilise des formes démocratiques pour imposer sa dictature sociale et l’étendre à tout le corps social en tant que système productif de marchandises. Cela n’est pas du tout incompatible avec le recours à des formes ouvertes de terrorisme d’État : en 1973 et 2019, dans la dictature ou la « démocratie », l’État reste un terroriste, et la continuité de ses moyens de prévention et de contrôle de la révolte le prouvent : enlèvements, torture, viol, agression et emprisonnement collectif.

    L’État est terroriste par définition, et le seul moyen d’écraser le terrorisme d’État est de mettre fin à l’État lui-même ! Nous ne devons pas laisser seuls nos compatriotes qui sont enfermés indéfiniment dans les oubliettes de la dictature démocratique du capitalisme ! Nos mouvements beaux et multiformes régleront tous les comptes avec le passé et ne laisseront plus jamais personne seul ! Sans perdre un millimètre de ce que nous avons conquis jusqu’à présent ! Vive le retour de la révolution sociale !

    Nous relayons ici un communiqué de nos camarades de lutte du Chili, diffusé par Proletarixs en revuelta le 25 octobre 2019 lors de la manifestation sauvage de Santiago du Chili qui a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes dans les rues de la capitale.

    https://zeka.noblogs.org/chili-el-baile-de-los-que-sobran

  • Soutien contre les expulsions forcées de familles réfugiées Géorgiennes
    Le 04 octobre 2019, suite à de multiples interpellations violentes bafouant jusqu’au plus élémentaires des droits fondamentaux humains — certains adultes arrêtés ont été bâillonnés avec du scotch devant leurs jeunes enfants terrifiés —, 33 Géorgiens qui vivaient en Bretagne (et y étaient parfaitement intégrés) ont été expulsés de force par avion charter vers la Georgie ! Voici quelques-uns de leurs témoignages que nous avons pu recueillir.

    https://zeka.noblogs.org/files/2019/10/tentative-expulsion-georgiens-violation-droits-humains.pdf

    https://nantes.indymedia.org/events/46982

    Un rassemblement de soutien est prévu le mercredi 16 octobre à 13h Place de Bretagne à Redon (Ille-et-Vilaine). Un second aura lieu samedi 19/10 à l’aéroport de Rennes.

    REJOIGNEZ-NOUS !
    #soutienmigrantsredon #amnestyinternational #ldh #refugiés

  • #Nantes : une vidéo montre un policier en train d’étrangler un manifestant
    | Par Pascale Pascariello pour Mediapart + ajout d’un témoignage direct
    https://www.mediapart.fr/journal/france/030919/nantes-une-video-montre-un-policier-en-train-d-etrangler-un-manifestant

    Violemment interpellé par des policiers de la Brigade anticriminalité le 3 août, Bruno Kaïk, 51 ans, a dû être hospitalisé. Sur la vidéo que Mediapart publie, un policier lui serre la gorge et l’étrangle avec son bras, contredisant la version de la police nationale. Une plainte pour tentative d’homicide vient d’être déposée auprès du parquet de Nantes, qui a ouvert une enquête préliminaire.

    Témoin direct de la scène, [Bastien Gruchet] confirme tous les témoignages publiés dans cet article de Mediapart.
    https://www.facebook.com/bastien.gruchet/posts/10215250974734248

    Pris de convulsions puis tombé inconscient alors qu’il était menotté après avoir été étranglé, fouillé pendant que les pompiers le brancardaient.

    A noter que l’agent de la BAC avec le pull gris sur la photo, celui qui a mis la personne interpellée à terre en l’étranglant avec une très grande violence, tient tranquillement une grenade désencerclante dans sa main droite. Il semblerait (à la vue du pull et de la carrure) que ce soit la même personne qui, en 2017, avait passé plusieurs personnes à tabac avec sa matraque télescopique dans un camion de la CGT.
    Et c’est lui aussi qui balance de l’eau au visage sans réaction de sa victime, sans que cela ne l’émeuve.

    La #BAC, et tout particulièrement celle de Nantes, est un véritable danger public. Le fait que la #police soit munie d’une telle brigade en dit long sur ce qu’est cette institution... Le fait qu’elle soit envoyée faire du maintien de l’ordre alors qu’elle n’y est pas formée symbolise ce que l’Etat veut faire des mouvements sociaux : les effrayer et les mater dans la violence. Elle doit disparaître, dans les manifestations et ailleurs.

    Ci-dessous, le texte intégral de l’article (_vu le taf qu’on fait à Nantes sur le sujet, pas envie d’être bloqué-e-s par un #paywal_) :

    Violemment interpellé par des policiers de la Brigade anti-criminalité le 3 août, Bruno Kaïk, 51 ans, a dû être hospitalisé. Sur la vidéo que Mediapart publie, un policier lui serre la gorge et l’étrangle avec son bras, contredisant la version de la police nationale. Une plainte pour tentative d’homicide vient d’être déposée auprès du parquet de Nantes, qui a ouvert une enquête préliminaire.
    À Nantes le 3 août, en marge de la marche blanche organisée en hommage à Steve Maia Caniço, les images d’un homme à terre, hagard, paraissant inconscient, entouré de trois policiers en civil, ont fait le tour des médias et des réseaux sociaux.

    Violemment interpellé par des policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC), Bruno Kaïk, 51 ans, perd connaissance et est conduit aux urgences. Trois jours après les faits, la police nationale, par la voix de son service de communication (Sicop), affirme à Libération que ce manifestant avait été hospitalisé « parce qu’il était incommodé par les gaz lacrymogènes ».

    Le ministère évacue de la sorte toute responsabilité policière, nonobstant la parole de la victime qui accuse l’un des policiers de l’avoir « étranglé jusqu’à l’étouffement ».

    Une nouvelle vidéo que Mediapart publie contredit la version du ministère de l’intérieur. Sur ces images, derrière un fourgon, on distingue un policier de la BAC, le visage masqué, qui serre de sa main puis de son bras le cou de Bruno Kaïk. Celui-ci tombe à terre, quasi inanimé.

    Le compte-rendu médical atteste que le « patient interpellé par [la] BAC lors d’une manifestation, a reçu plusieurs coups (…), a présenté une perte de connaissance » et a été « retrouvé inconscient sur la voie publique ». Il souligne l’absence de toute substance toxique qui aurait pu provoquer cet état.

    Le parquet de Nantes vient d’ouvrir une enquête préliminaire à la suite de la plainte déposée par Bruno Kaïk pour tentative d’homicide.

    Contactée par Mediapart, la police nationale nuance désormais sa version initiale. « Un signalement fait par Bruno Kaïk auprès de l’IGPN [Inspection générale de la police nationale] est en cours d’instruction et des éléments complémentaires ont été demandés à la Direction départementale de la sécurité publique de Loire-Atlantique », assure le service de communication.

    Alors pour quelle raison la police nationale s’est-elle autorisée à communiquer une information inexacte ? Notre question est, à ce jour, restée sans réponse.

    « Ce n’est pas la première fois que j’assiste à des dérives des policiers de la BAC », explique Mathilde, l’auteure de la vidéo, dont l’appartement surplombe une des rues de Nantes régulièrement empruntée par les manifestations.

    Le 3 août, cette professeure des écoles et son conjoint décident de filmer ce qui se passe sous leur fenêtre parce qu’ils aperçoivent « une personne blessée ». Mais un autre événement retient rapidement leur attention. Mathilde observe trois policiers de la BAC : « Ils ramenaient derrière les camions et de façon musclée un homme. Ensuite l’un d’entre eux l’a étranglé et un autre l’a menotté. »

    « J’ai été choquée de voir autant de violence, confie-t-elle. Les policiers ont ensuite fait partir les passants qui filmaient. Seuls mon conjoint et moi, à l’abri dans notre appartement, pouvions continuer à filmer pour témoigner de ces dérives. »

    Mathilde ne peut oublier « l’image de cet homme à terre, menotté, qui haletait pour chercher de l’air. J’ai été très inquiète ensuite pour sa santé parce qu’il a commencé à avoir des convulsions ».

    La gratuité de cette violence a également affligé Grégory. Venu couvrir la marche, ce photographe de 34 ans passait à côté des fourgons de police lorsqu’il a « entendu plusieurs personnes qui demandaient aux policiers d’appeler les pompiers ».

    « J’ai vu cet homme à genoux, quasi inconscient, raconte Grégory. Il avait la bouche ouverte et avait du mal à respirer. J’ai alors demandé une bouteille d’eau à une passante pour la donner aux policiers. »

    L’un des agents de la BAC asperge alors la tête de Bruno Kaïk qui « n’a eu aucune réaction. J’ai été choqué. Et ce qui m’a interpellé c’est que les policiers ne faisaient rien pour lui venir en aide. Ils étaient davantage préoccupés par les témoins et ils nous ont demandé de partir de façon agressive. L’un d’eux me marchait sur les pieds alors que je reculais. C’était absurde. Ils ont même placé un caddie de supermarché devant cet homme pour le cacher », témoigne Grégory.

    Pris de convulsions, Bruno Kaïk sera gardé en observation plusieurs heures à l’hôpital. À sa sortie et après 24 heures de garde à vue, il ressort libre du commissariat sans qu’aucune poursuite ne lui soit notifiée. Le parquet de Nantes n’a pas apporté plus de précisions concernant cette procédure.

    Un policier formateur, qui a aussi fait du maintien de l’ordre et auquel nous avons fait visionner ces images, commente : « Tout d’abord, saisir à une main le cou d’un individu, ce n’est pas une technique référencée au sein de la police. Ensuite, concernant l’étranglement qu’il fait avec son bras, il ne respecte pas la technique de l’étranglement arrière. Cette technique est utilisée comme moyen d’amener un individu d’un endroit à un autre ou pour le neutraliser s’il est très récalcitrant voire dangereux, c’est-à-dire susceptible d’être armé. Or là, non seulement elle est mal maîtrisée mais elle n’est ni adaptée ni justifiée. La personne ne montre ni de signe d’opposition ni de dangerosité. C’est donc disproportionné. »

    Consterné par ces images, ce formateur déplore l’intervention de la BAC sur des manifestations. « Ils ne sont pas formés pour cela et on ne peut que constater les dérives qui en découlent. On ne doit pas s’arrêter à la responsabilité individuelle mais remonter à celle de notre hiérarchie qui décide de mettre des unités non formées sur ces dispositifs. Aujourd’hui, il y a un manque de formation continue dans la police nationale. Elle a quasiment disparu et se limite désormais aux tirs réglementaires, mais le métier de policier est plus complexe et il est impératif de revenir à une formation plus complète. »

    De son côté, un ancien policier de la BAC rappelle, sans les dédouaner, que « ses collègues doivent gérer des violences urbaines et surtout sont habitués à faire du “crâne”, c’est-à-dire le maximum d’interpellations ».

    Ce policier regrette cette évolution du maintien de l’ordre. « Quand vous avez une foule, hostile ou non, qui manifeste et que vous y opposez des spécialistes du maintien de l’ordre, équipés, formés, comme les CRS ou les gendarmes mobiles, la stratégie est de maintenir à distance les manifestants de manière à éviter tout contact direct. Et, à ce moment-là, la foule s’adapte. »

    « Or, depuis quelques années, notamment depuis 2016 et les mouvements contre la loi El Khomri, lors des manifestations, la BAC intervient en première ligne. Ce qui est la plus mauvaise des réponses, car la présence de la BAC n’apaise pas la situation mais engendre des tensions supplémentaires puisqu’il y a une volonté d’interpeller, souvent exacerbée par les ordres de la hiérarchie », déplore-t-il.

    « Aujourd’hui, on met à la tête de dispositifs de maintien de l’ordre des commissaires qui ne sont pas habitués à cela. Ils connaissent mal notamment le cadre d’emploi du LBD [lanceur de balles de défense – ndlr], qui a largement été dévié de son utilisation d’origine. Ces commissaires ont sous leurs ordres des policiers de la BAC dont beaucoup sont équipés de LBD et qui tirent sur tout manifestant un peu plus provocateur ou véhément que les autres. C’est du grand n’importe quoi, explique-t-il. Il est urgent de revenir à la doctrine de maintien de l’ordre fait par des professionnels et surtout dirigé par des spécialistes. »

    Pour Bruno Kaïk, faire le récit de cette interpellation est encore douloureux. « J’ai vécu un véritable cauchemar qui n’en finissait pas », confie-t-il.

    Le samedi 3 août, vers 15 h 30, ce traducteur rejoint avec son fils la marche organisée en mémoire de Steve Maia Caniço. « Très vite, les tirs de lacrymogènes se sont succédé à une cadence infernale. Nous étions pris au piège. D’un côté les nuages de gaz, de l’autre les agents de la BAC qui nous mettaient en joue avec leur LBD. J’ai alors décidé de filmer. Le chaos s’en est suivi. Mon fils a été victime d’un tir dans le dos. Plus tard, un autre manifestant est blessé », raconte Bruno Kaïk qui demande alors aux forces de l’ordre de laisser passer les pompiers afin qu’ils viennent secourir ce blessé.

    « Impuissant, j’étais ulcéré par les exactions répétées des forces de l’ordre. J’ai alors lancé une bouteille vide en direction de policiers cagoulés et casqués qui se trouvaient à quelque trente mètres de moi. Elle a échoué à plusieurs mètres devant eux », assure-t-il.

    Bruno Kaïk ne comprend pas la violence dont il a été victime. « Je n’ai blessé personne. Mon geste n’était que dérision et symbole face aux armes des policiers. Comme seule réponse, je n’ai eu que violence. Agressé sans sommation par-derrière, violemment jeté au sol et étranglé une première fois. Derrière les camions de police, j’ai à nouveau été victime de strangulations. Je ne trouvais plus mon souffle. Je me rappelle avoir hurlé de douleur lorsqu’ils m’ont menotté. Ensuite le silence et le néant. Plus rien. C’est le visage d’un pompier que je verrai lorsque je reprendrai enfin connaissance », explique-t-il.

    « J’ai décidé de faire un signalement auprès de l’IGPN, une semaine après. Le temps de reprendre mes esprits. Et je n’étais pas très convaincu d’un tel procédé. On voit bien comment l’IGPN enterre systématiquement les enquêtes et blanchit les policiers », regrette-t-il en précisant qu’il n’a pas été, à ce jour, contacté par l’IGPN.

    « Non seulement, j’ai eu très peur de la violence de la BAC mais après j’ai été confronté à la violence de la police nationale qui a menti en contestant publiquement les violences que j’avais subies », déplore-t-il.

  • Journalistes & sources : le danger du faux sentiment de #sécurité
    L’art lent et minutieux de solliciter une #source digne de confiance est l’une des compétences les plus excitantes de la trousse à outils du #journaliste d’investigation. Mais comment cela fonctionne-t-il lorsque la source ne peut être atteinte que par des moyens numériques ou ne présente qu’une identité #anonyme en premier lieu ?

    Dans cet article, nous avons examiné comment l’art de cultiver une source fonctionne dans un monde où la confiance doit être gagnée à distance — et si les pratiques de l’ère #numérique peuvent transformer les méthodes traditionnelles.

    https://zeka.noblogs.org/le-danger-du-faux-sentiment-de-securite-la-protection-des-sources-pour

  • Lors du Symposium USENIX 2019 sur la #sécurité, des spécialistes de l’Université de Georgetown & de la US Navy Research Laboratory ont présenté un rapport inquiétant concernant la dégradation des performances du réseau Tor.

    Les chercheurs avancent que certains maillons composant le réseau peuvent être sérieusement endommagé par de simples attaques #DDoS sur #TorFlow (le système de répartition de charge du réseau #Tor), ses ponts et certains nœuds.

    Mais le plus alarmant, c’est que de telles attaques ne coûteraient pas plus que quelques dizaines de milliers de dollars, ce qui semble ridicule pour les États et cybercriminels gouvernementaux.

    https://frama.link/hacktor

  • Archive ouverte HAL - A la recherche des femmes… philosophes. La femme philosophe, une espèce disparue ?
    https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01217769


    (montage préparatoire de ma série « L’Athénée des Femmes » #mad_meg )

    Dans le catalogue très original des éditions Arléa se trouve un ouvrage du grammairien Gilles Ménage Histoire des femmes philosophes, traduit du latin par Manuella Varey et présenté par Claude Tarrène avec comme sous-titre « Réparation d’une injustice ». Cet ouvrage, paru en latin en 1690 sous le titre Mulierum philosopharum historia, est dédié à Mme Dacier. Il énumère 65 femmes philosophes de l’Antiquité jusqu’au haut Moyen-Age classées par écoles et par ordre alphabétique. Ces notices contiennent de longues citations des mentions concernant la vie et l’œuvre de ces femmes, citations d’autant plus précieuses qu’il s’agit pour beaucoup de textes païens ou chrétiens difficilement accessibles.

    #femmes #historicisation #philosophie

  • Quelques guides d’informations & d’#autodéfense juridique

    La vindicte sociétaire organisée, communément appelée « Justice », est une survivance d’un passé de servitude, développée par les intérêts des classes privilégiées. Elle fonctionne donc comme le reste de la société : dans un rapport de classes.

    Lorsqu’on participe à des luttes ou à des mouvements sociaux, nous sommes confronté à la #répression. Face à elle, nous ne nous retrouvons pas toujours dans la même situation.

    L’objectif de cet article est de partager plusieurs guides — la plupart d’autodéfense juridique — afin d’aider celles et ceux qui se retrouvent confrontés à la répression (avant, pendant, après) et pour assurer leur défense.

    https://frama.link/guides-juridiques-antirep

  • G7 : Mediamanif.com la cartographie collaborative mise à jour

    Des icônes figurent désormais à gauche de la carte et vous permettent de visualiser directement la situation à Biarritz, à Hendaye ou à Paris (en cas de diversion).

    Rappelons-le, Mediamanif.com est un site collaboratif, une sorte de Waze pour manifestants consciencieux, sa fiabilité repose en partie sur le nombre d’utilisateurs qui confirment et mettent à jours les informations, il n’est donc pas inutile d’en partager l’adresse.

    Pour plus d’informations : https://lundi.am/MediaManif-com-une-cartographie-collaborative-des-gilets-jaunes

  • Guide de Protection Numérique
    « Nothing2hide anime des formations autour de la sécurité numérique en école de journalisme, auprès des professionnels en exercice et auprès des défenseurs des droits humains.

    Zeka publie aujourd’hui une compilation vulgarisée de ces ressources, sous la forme d’un guide de protection numérique. Il est diffusé sous licence Creative Commons CC BY SA. »

    Partagez, copiez, réutilisez et diffusez !

    https://frama.link/guide-protection-numerique

  • #OùEstSteve ? Mes pensées accompagnent la famille & les proches de Steve Maïa Caniço en ce nouveau moment de recueillement à #Nantes. Les responsables de cette action policière meurtrière doivent tomber, même #Chassaing, #Dharcourt, #Castaner...
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/48329779052

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Nantes, le 18 juillet 2019. Depuis samedi 22 juin à 4h40 du matin, Steve Maia Caniço est porté disparu suite à une attaque policière extrêmement violente lors de la fin de la Fête de la Musique, ici même au bord de la Loire, Quai Wilson. Désormais, et devant le déni méprisant des responsables, la question se pose, partout : OU EST STEVE ? Infos et affiches : frama.link/oueststeve .

  • Repression des Gilets Jaunes : appel à témoignage de Amnesty International

    2/Nous souhaitons rentrer en contact avec des personnes qui ont été interpellées/mises en garde à vue/poursuivies pour groupement et/ou outrage et/ou rébellion à l’encontre des personnes dépositaire de l’autorité publique, ou encore dissimulation du visage
    3/Pourquoi ?
    Nous entamons une enquête ayant pour but d’analyser les conséquences de l’application de certaines dispositions du droit pénal sur le respect du droit à la liberté de manifestation pacifique.
    4/Comment ?
    La première prise de contact se fera par mail. Ensuite votre témoignage individuel pourra être récolté par téléphone, en utilisant une messagerie sécurisée, ou lors d’une entretien face à face.
    5/Votre témoignage servira à apporter des éléments d’analyse aux restrictions de la liberté de manifester. Certains témoignages pourront éventuellement être publié dans un rapport public, avec l’accord des personnes concernées et la possibilité de préserver son anonymat.
    contactez moi ici ou par mail : marco.perolini@amnesty.org

    Source twitter : https://twitter.com/esteban80paris/status/1147146677637308418

    #gilets_jaunes #répression #violences_policieres #violences_judiciaires #maintien_de_l'ordre

  • Neurosciences : comment Blanquer veut entrer dans la tête de vos enfants (L’Obs)
    https://www.nouvelobs.com/education/20190121.OBS10418/neurosciences-comment-blanquer-veut-entrer-dans-la-tete-de-vos-enfants.ht

    Les évaluations de CP et CE1, dont la deuxième session démarre cette semaine, sont la partie visible d’une révolution qui n’ose pas dire son nom.

    La lecture de cet article au titre effrayant est édifiante. Quelques extraits, à mon sens, significatifs :

    1. Les neurosciences de Stanislas Dehaene, cette nouvelle phrénologie

    Ces images, ce sont celles de l’activité cérébrale de nos enfants : rouge vif quand les synapses s’affolent, bleu profond quand elles sont au repos. Elles nourrissent les travaux du chercheur sur les différentes régions du cortex dévolues aux apprentissages – « bosse des maths » ou « boîte aux lettres » de la lecture.

    La « bosse des maths » est une expression qu’on doit à la phrénologie, une pseudo-science du XIXème siècle qui associait capacités cognitives et formes du crâne (cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Phr%C3%A9nologie). « La Bosse des Maths » est d’ailleurs le titre d’un livre de Stanislas Dehaene qui semble revendiquer lui-même une forme de filiation (cf. https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences/mathematiques/bosse-des-maths_9782738125248.php).
    Stanislas Dehaene, psychologue cognitiviste et neuroscientifique, qualifié par ses détracteurs le « Raspoutine de Blanquer », est le Président du Conseil scientifique de l’Éducation nationale (https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_scientifique_de_l%27%C3%89ducation_nationale).

    2. Une vision mécaniste des apprentissages

    Pour le scientifique, cela justifie d’adopter une méthode d’apprentissage explicite, répétitive et progressive : décoder des syllabes (ba, bo, bu), puis des pseudo-mots (tarba, rabata), puis des mots et des phrases entièrement décryptables – « la banane du bébé est belle ».

    3. Une idéologie et non une pédagogie

    Deux des membres du CSEN, Dehaene lui-même et le Marseillais Jo Ziegler développent des logiciels qui permettent aux élèves à besoin de s’entraîner « en fond de classe sans accaparer leurs enseignants ».

    Accaparer … tout est dit. Dehaene et Blanquer sont les meilleurs élèves du macronisme. Sous des propos consensuels ("aider les élèves les plus fragiles") et des argumentaires scientistes, il s’agit bien de construire une école efficace qui ne perd pas de temps avec les derniers de cordée à besoin .

    #éducation #neurosciences #apprentissage

    NB : L’article est sous #paywall, mais… on peut en retrouver l’intégralité dans la revue de presse (à la gloire) du Ministère qui gère moyennement le respect du droit d’auteur (ou de propriété ?), ici : https://www.ac-strasbourg.fr/fileadmin/public/Presse/Panorama_presse/Janvier_2019/Panoramanational_20190122.pdf

  • Publication : Avis de Tempêtes n°15 - Mars 2019
    « Avis de Tempêtes // bulletin anarchiste pour la guerre sociale » n°15 (mars 2019) vient d’arriver !

    Pour le lire, l’imprimer et le diffuser largement, retrouvez chaque nouveau numéro (ainsi que les précédents) sur : https://avisdetempetes.noblogs.org

    « Le type sourit aux photographes, lunettes de soleil vissées sur le nez et sommets enneigés en arrière-plan. Arrivé jeudi soir dans une station de ski des Hautes-Pyrénées, il a prévu d’y passer le week-end. Cet homme est Président de la République. Il est venu fêter au calme la fin d’un Grand Débat censé remettre sur les rails institutionnels un mouvement de révolte qui dure depuis quatre mois. […] »

  • Pour l’Émancipation Individuelle & la Libre-Association des Individus
    https://zeka.noblogs.org/viva-liberte-emancipation-individuelle-libre-association-des-individus

    « Nos sociétés et nos États existent, sans que nous les fassions, ils sont réunis sans notre assentiment, ils sont prédestinés, ils ont une existence propre, indépendante, ils sont contre nous, les individualistes, ce qui existe de façon indissoluble. Le monde d’aujourd’hui est, comme on dit, en lutte contre “l’état des choses existant”. Cependant, on se méprend, en général, sur le sens de cette lutte, comme s’il ne s’agissait que de troquer ce qui existe actuellement contre un nouvel ordre qui serait meilleur. »

    #émancipation #politique #peuples #frontières #liberté_totale

  • Le Chant du Styrène, Alain Resnais (1958)
    La caméra remonte le temps, suivant la conception d’un bol de plastique – vulgaire utilitaire de la vie quotidienne de cette époque – depuis les granulés de polystyrène jusqu’aux fumées d’usines pétrochimiques. Une voix off récite le poème de Queneau, en accompagnement des images. Aucunement sarcastique, le film est un hommage à l’industrialisation du Monde dans les années 60 et à l’ère nouvelle du plastique !

    Malgré cela, la récitation grandiloquente en voix-off apporte un sens ironique à l’ensemble.

    Ô temps, suspends ton bol, ô matière plastique
    D’où viens-tu ? Qui es-tu ? Et qu’est-ce qui explique
    Tes rares qualités ? De quoi donc es-tu fait ?
    Quelle est ton origine ? En partant de l’objet
    Retrouvons ses aïeux ! Qu’à l’envers se déroule
    Son histoire exemplaire...

    https://peertube.social/videos/watch/6a477f4a-5c64-428b-a735-cc0de6a045fc

  • Israël/ TPO. Les conclusions de l’enquête de l’ONU sur les homicides à Gaza doivent ouvrir la voie à la justice pour les crimes de guerre | Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2019/02/israel-opt-findings-of-un-inquiry-into-gaza-killings-must-pave-way-for-just

    En réaction aux conclusions du rapport publié par la commission d’enquête de l’ONU le 28 février 2019, qui affirme que les forces israéliennes ont pu commettre des crimes de guerre lors des manifestations qui ont eu lieu à Gaza l’an dernier en tirant délibérément sur des civils palestiniens, Saleh Higazi, directeur adjoint pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à Amnesty International, a déclaré :

    « Les conclusions de ce rapport font écho à celles d’Amnesty International : de nombreux homicides de manifestants palestiniens imputables aux forces israéliennes lors des manifestations de la " Grande marche du retour " en 2018 pourraient avoir été intentionnels et constituer des crimes de guerre.

    « Ce rapport brosse un tableau accablant des forces israéliennes, qui ont tiré délibérément sur des enfants, des professionnels de santé, des journalistes et des personnes souffrant de handicaps, témoignant d’un mépris cruel et impitoyable pour le droit international humanitaire. Plus de 6 000 personnes ont été blessées par des tirs à balles réelles, ce qui a accru la pression sur le système de santé de Gaza déjà au bord de l’asphyxie. La plupart n’ont pas été autorisées à sortir de Gaza pour bénéficier des soins dont elles avaient besoin.

    #Israel #Gaza #Guerre

  • BD – Martine au Lycée

    Ou comment Macron veut détruire l’avenir de nos enfants

    Par Baptiste Alchourroun

    Scénario : Des lycéen⋅nes et des profs des Ardennes

    https://www.jefklak.org/bd-martine-au-lycee

    « Lutter, c’est créer », disait l’autre. Quand, sur les terres oubliées des Ardennes, profs et lycéen·nes se réunissent hors des heures de cours pour discuter ensemble de la réforme Blanquer, cela donne une magnifique bande-dessinée illustrée par l’excellentissime Baptiste Alchourroun. En deux pages, tout comprendre ou presque des injustices sociales en marche dans l’école publique ! Du matos à télécharger pour informer sur les piquets de grève, dans les salles de profs et manifs lycéennes. Ou pour créer de nouvelles alliances. Cadeau.

    BD à télécharger pour affiches, tracts, etc.

  • #Algérie : Le président #Bouteflika reporte / remporte l’élection présidentielle... Il prolonge son règne et met fin aux fonctions du président et des membres désignés de la HIISE, la « Haute instance indépendante de surveillance des élections »... Désolée, pour l’instant il n’y a pas vraiment de bonne nouvelle.

    L’annonce a fait sont effet : dans la précipitation et l’envie d’une « victoire », tous mes médias ont repris le (mauvais) résumé du communiqué présidentiel : « Bouteflika renonce à un 5e mandat en Algérie, la présidentielle reportée »
    Sauf qu’à y regarder de plus près, c’est plutôt : Bouteflika prolonge in-extremis son 4ème mandat, sine die puisque le report de l’élection prévue initialement le 18 avril 2019 n’a aucune date fixée, devant se tenir après un remaniement ministériel (qui a commencé dans la foulée) et une « Conférence nationale inclusive ».
    Meilleur résumé donc : Le président Bouteflika reporte / remporte l’élection présidentielle
    https://twitter.com/BenkhelifSaad/status/1105184208379625472

    Texte intégral du communiqué : "Le président Bouteflika adresse un message à la nation annonçant le report de l’élection présidentielle"

    Chères concitoyennes,
    Chers concitoyens,
    L’Algérie traverse une étape sensible de son Histoire. Ce 8 mars, pour le troisième vendredi consécutif, d’importantes marches populaires ont eu lieu à travers le pays. J’ai suivi ces développements et, comme je vous l’ai déjà annoncé le 3 de ce mois, je comprends les motivations des nombreux compatriotes qui ont choisi ce mode d’expression dont je tiens, une fois de plus, à saluer le caractère pacifique. /.../

    http://www.aps.dz/algerie/86748-le-president-bouteflika-adresse-un-message-a-la-nation-annoncant-le-report

    "Le président Bouteflika signe deux décrets"

    Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a signé lundi deux décrets présidentiels, dont un portant création de poste de vice-Premier ministre, indique un communiqué de la Présidence de la République.

    http://www.aps.dz/algerie/86752-le-president-bouteflika-signe-deux-decrets

    ALGER - Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a signé lundi un décret présidentiel mettant fin aux fonctions du président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), Abdelouahab Derbal, et des membres désignés de cette instance, indique un communiqué de la Présidence de la République.

    http://www.aps.dz/algerie/86755-le-president-bouteflika-met-fin-aux-fonctions-du-president-et-des-membres-

    La Une de El Watan demain : « La dernière ruse de Bouteflika : il annule la présidentielle mais reste au pouvoir »
    https://twitter.com/sofiaouahib/status/1105218318590509056


    Autre compte à suivre : https://twitter.com/LeilaBeratto

    • Vu d’Algérie.Présidentielle : les “zones d’ombre” derrière le prétendu retrait de Bouteflika
      https://www.courrierinternational.com/article/vu-dalgerie-presidentielle-les-zones-dombre-derriere-le-prete

      Mais il subsiste beaucoup de zones d’ombre dans le texte présidentiel. À la fin du message, il est clairement indiqué que le président restera jusqu’à l’élection de son successeur.

      Je m’engage enfin, si Dieu m’accorde vie et assistance, à remettre les charges et les prérogatives de Président de la République au successeur que le peuple algérien aura librement élu.”

      Ce qui signifie qu’il restera en poste au-delà du 18 avril, sans préciser sur quelle base juridique la décision a été prise puisque la constitution ne prévoit pas la prolongation de mandat. Ce qui ressemblerait à la proposition faite en décembre dernier par certains partis de l’Alliance présidentielle, soit le report de l’élection et la prolongation du mandat actuel du président. En résumé, le pouvoir cède sur le cinquième mandat mais garde la main sur la gestion de la transition.

      L’idée fut rejetée unanimement par l’opposition. Qu’en pensera-t-elle maintenant ? Et surtout, que pensera la rue maintenant que Bouteflika propose une transition gérée par le pouvoir ?