• Violences sexuelles : UNE VOLONTE DE NE PAS CONDAMNER – Révolution Féministe
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2018/04/22/violences-sexuelles-une-volonte-de-ne-pas-condamner

    Et parler de délation dans ce contexte, à propos de crimes graves que théoriquement tout citoyen doit dénoncer, c’est quand même assez indécent. Et en plus, poser que ces crimes ne pouvaient être dénoncés qu’en portant plainte, c’est quand même se moquer du monde : ce n’est pas pour rien qu’il n’y a que 9% de plaintes déposées, qu’au final 70% de ces affaires sont classées et qu’il n’y a que 1% de condamnations. Et on sait que les procédures judiciaires sont maltraitantes : notre enquête a montré que 80% des victimes disent avoir très mal vécu les procédures judiciaires. Et que dans l’état actuel, porter plainte, ce n’est pas du tout une garantie d’être jugée, d’être entendue, en fait, les femmes se retrouvent forcément mises en cause, traitées comme des coupables—on ne peut donc pas leur renvoyer cette injonction de porter plainte.

    Je crois qu’elle fait allusion à des merdes comme ça


    ou à l’inquiétude de Macron que le mouvement mène à la « délation »...

    #culture_du_viol #femmes #metoo #Muriel_Salmona

    • Et ici aussi là https://seenthis.net/messages/710162 chez @touti. On se disperse ! Et c’est moi qui ai posté prem’s !

      Perso, je vais toujours voir les articles du blog de Delphy là où ils sont publiés, je trouve que les autrices et auteurs ne sont pas assez bien crédité·es sur son blog, la faute à la config, j’imagine, mais elle pourrait commencer avec deux lignes en italique qui signalent l’autrice, la date et le lien plutôt que de nous laisser chercher à la fin.

    • @aude_v j’ai vu que @vanderling l’avait mis après avoir posté, mais comme dit @mad_meg ce n’est pas très grave de reposter un texte, d’autant que chacun·e y choisit ses extraits. Ça évite aussi que les références disparaissent quand un compte seenthis est fermé.
      Quant aux duplis chez Delphy, c’est effectivement pénible, d’autant que c’est son image à elle qui apparait quand on récupère un des articles de son site via des scripts comme celui de seenthis. On peut incriminer la technique, mais là c’est clairement au service de l’égo de Madame, ce qui lui est dommageable.

    • Je n’ai pas trop de leçons à faire pour les liens qui disparaissent quand les comptes sont fermés...

      C’est un texte super important qui parle du tort à la société que font les violences sexuelles, notamment sur les enfants, qui revient sur les viols de petites filles en montrant la mauvaise foi avec laquelle la justice a voulu les rendre coupables de ce qui leur était arrivé et blanchir leurs agresseurs, du deux poids-deux mesures avec les autres délits et crimes, qui suggère le mépris du gouvernement (Emmanuel « Pas de délation » Macron et Buzyn) pour ces questions, le manque de formation des médecins sur les violences et pourquoi on a ce genre de situation quand le pouvoir est détenu à 80 % par des hommes et 20 % par des femmes qui ont peur de leur déplaire.

      Vous rappelez que 81% des violences sexuelles sont commises avant 18 ans. Ce qui fait que la fourchette de viols annuels souvent citée par les féministes (70 000 à 82 000) donnerait une image minorée des violences sexuelles—puisque ces chiffres ne concernent que les viols sur personnes majeures. Pouvez-vous nous parler de ces violences sexuelles sur enfants, et de leur impunité ?

      M.S. : Ce sont les enfants, et surtout les filles, qui sont de loin les principales victimes des violences sexuelles : on parle de 93 000 viols subis par les filles, il y a beaucoup plus de filles que de femmes qui sont violées. Et quand on parle de 81% de viols avant 18 ans, c’est 51% avant 11 ans et 21% avant 6 ans ! Et 50% ont lieu dans la famille. Ca, on en parle très peu : en ce qui concerne les violences sexuelles sur enfants, la famille, c’est le lieu le plus dangereux. Il n’y a pas de campagnes là-dessus, c’est comme si ça n’existait pas. Et de toute façon, les enfants appartiennent à leur famille, donc les parents auraient le droit de leur faire ce qu’ils veulent.

      #viol #pédo-viol


  • Des enfants migrants victimes de tortures aux États-Unis
    http://plus.lesoir.be/168945/article/2018-07-19/des-enfants-migrants-victimes-de-tortures-aux-etats-unis

    Tous les jours, les gardes disaient aux enfants qui étaient avec moi en cellule qu’ils ne reverraient plus leurs parents et qu’ils seraient donnés à l’adoption », raconte Angel, un jeune Mexicain de 13 ans séparé de sa mère après être entré illégalement aux États-Unis. Durant ses six journées de détention, les gardes américains ont forcé les jeunes détenus à se lever au milieu de la nuit, secouant violemment les enfants qui n’obéissaient pas. Et ils les obligeaient à rester dans la zone la plus glaciale, juste sous l’air conditionné, parce qu’ils n’étaient « que des Mexicains ». Source : Le Soir Plus


  • Stolen Arab Art: Israeli exhibition showing Arab artwork without artists’ consent | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/news/stolen-arab-art-Israel-arab-artists-BDS-Tel-Aviv-Ireland

    A startup Israeli art gallery has launched its first exhibition, Stolen Arab Art, in which works by prominent contemporary Arab artists are being purposefully shown without their consent or knowledge.

    “We are showing the works in the exhibition in Israel without the artists’ knowledge or consent, acutely aware of this act of expropriation,” the 1:1 Centre for Art and Politics, a gallery in southern Tel Aviv, said in the exhibition’s statement.

    “By delineating these political and geographic boundaries we wish to call attention to Israel’s exclusion from the Middle East family,” the gallery claimed.

    A selection of four video artworks by six acclaimed artists from the Arab world are being shown in the exhibition, without crediting the artists or publishing their names.

    Wael Shawky, an Egyptian artist whose artwork was shown in the exhibition, was livid.

    #israël #palestine #propagande #marché (via AngryArab)


  • Les « contrats de mariage de plaisir » fleurissent en Syrie - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2018/07/14/les-contrats-de-mariage-de-plaisir-fleurissent-en-syrie_1666412

    La publication il y a dix jours par le site d’information syrien Horrya.net de la copie d’un acte de mariage temporaire conclu par une agence spécialisée à Alep a suscité un nouvel émoi autour de cette pratique. Appelée Sigheh en Iran et autorisée chez les chiites, cette union temporaire est strictement proscrite dans l’islam sunnite majoritaire qui l’assimile à la fornication (zina), car elle équivaut à autoriser les rapports sexuels hors mariage. La pratique s’est répandue ces dernières années dans plusieurs pays arabes, notamment en Irak et en Syrie, dans les zones sous l’influence des milices chiites iraniennes. Elle consiste à contracter un mariage musulman pour une durée déterminée convenue entre l’homme et la femme. Une union allant d’une heure minimum, à un jour, une semaine, et jusqu’à 99 ans au maximum, et pouvant être immédiatement consommée.

    Une fois de plus, Hala Kodmani et Libération se livrent à une très médiocre propagande contre le régime syrien qui emprunte les traits de la haineuse rhétorique confessionnelle anti-chiite...

    Pour un minimum de sérieux, mais ni Libération ni Kodmani ne nous ont habitués à cela sur la question syrienne, on rappellera :
    1) que les "mariages de plaisir" ont (hélas) leurs équivalents ailleurs dans la région, avec toutes sortes de pratiques tout aussi condamnables qui s’appellent "mariages coutumiers" (https://cpa.hypotheses.org/3332) ou encore, notamment en Arabie saoudite, "mariage saisonnier"...
    2) que toutes les sociétés de la région "s’adaptent" comme elles peuvent à cette situation et que l’Irak, lui aussi ravagé par la guerre, a précédé la Syrie sur cette voie (voir ici : https://cpa.hypotheses.org/5939)
    3) que Mme Kodmani et Libération ont été fort silencieux sur la question des jeunes femmes syriennes en exil mariées à de riches protecteurs (https://cpa.hypotheses.org/4260), bien souvent venus du Golfe (une réalité traitée par exemple dans "Yarmouk", du cinéaste palestinien Saleh Bakri (https://cpa.hypotheses.org/5063)
    4) que dans des pays tels que le Yémen, un phénomène aussi détestable que celui du mariage d’enfants est une réalité socio-économique, et non pas doctrinaire (sunnite ou chiite) (https://cpa.hypotheses.org/1291)
    5) que les "mariages de plaisir" sont une des nombreuses variantes (https://cpa.hypotheses.org/1253) d’un phénomène qui tient non pas à des réalités doctrinaires (chiites/sunnites) mais à des évolutions sociétales dans la région, avec notamment une explosion des formes de célibat, imposées et aussi parfois choisies (https://cpa.hypotheses.org/1253)...

    #mariage #propagande #haine_confessionnelle #syrie



  • Pendant la Coupe du Monde, les violences faites aux femmes augmentent
    https://www.francetvinfo.fr/sante/soigner/pendant-la-coupe-du-monde-les-violences-faites-aux-femmes-augmentent_28

    « [En Angleterre], les #violences_domestiques et la #Coupe_du_Monde sont étroitement liées. Le nombre d’incidents augmente de 26% si le pays gagne, et de 38% s’il perd. Le jour suivant, il augmente de 11%, quelle que soit l’issue du match », prévient le National Centre for Domestic Violence (NCDV, un organisme britannique dédié à l’aide aux victimes de violences domestiques). Le NCDV en veut pour preuve une étude de 2013 publiée dans le Journal of Research in Crime and Delinquency. Cette étude se base sur le nombre d’abus domestiques dans le nord-ouest de l’Angleterre rapportés à la police pendant les Coupes du Monde de 2002, 2006 et 2010.

    #foot #virilisme #masculinisme #femmes #sexisme #violence_contre_les_femmes





  • Gaza 2014, les paradoxes d’une guerre pas comme les autres
    Contradictions israéliennes, complicité égyptienne

    Malgré les apparences, le conflit de 2014 à Gaza ne ressemble pas tout à fait à ceux qui l’ont précédé en 2009 et 2012, ni par sa durée, ni par ses protagonistes. L’Égypte notamment y a occupé une place centrale, en rupture avec la stratégie adoptée par le pays sous Hosni Moubarak et Mohammed Morsi. Après un an d’impasse et dans une situation humanitaire catastrophique, pourrait se dessiner un accord de facto entre Hamas et le gouvernement israélien. https://orientxxi.info/magazine/gaza-2014-les-paradoxes-d-une-guerre-pas-comme-les-autres,0961


  • « Game of Thrones » à Gaza : Comment mieux défaire la résistance à l’occupation… (Ramzy Baroud)

    Gaza symbolise une sorte de résistance qui ne pouvait être éliminée, ni par la famine, ni l’emprisonnement de fait, ni la puissance de feu. Près de 5000 Palestiniens ont été tués à Gaza au cours des trois offensives majeures d’Israël contre le territoire assiégé. Pourtant, bien qu’une grande partie de Gaza ait été détruite à la suite des guerres mortelles d’Israël, l’esprit de la résistance est resté fort et a finalement ravivé la résistance des Palestiniens en Cisjordanie.

    En fait, malgré toutes les tentatives visant à créer deux entités politiques séparées en Cisjordanie et à Gaza, les Palestiniens dans les deux secteurs continuent d’être liés par leur résistance.

    Israël, néanmoins, a réussi. Bien qu’il ne puisse pas vaincre Gaza, il a réussi à faire du siège de Gaza une affaire arabe.

    À défaut de dominer totalement Gaza, Israël a réussi à écarter sa responsabilité dans la souffrance des Palestiniens en impliquant des mains palestiniennes et arabes, chacune jouant un rôle dans un jeu de politique qui ne respecte ni les droits de l’homme, ni la vie, ni la dignité.
    http://www.pourlapalestine.be/game-of-thrones-a-gaza-comment-mieux-defaire-la-resistance-a-loccupa


  • Le président américain Trump revient en Belgique le 7 juillet prochain pour promouvoir une hausse des dépenses militaires lors d’un sommet de l’OTAN.
    Trump, ce n’est pas que le président des Etats-Unis, c’est aussi un ministre de la politique israélienne d’occupation et un fervent défenseur du système d’ apartheid israélien.
    Depuis son arrivée, l’extrême-droite israélienne au pouvoir a trouvé son meilleur allié à la maison blanche ; transfèrt de l’ambassade américaine à Jérusalem, suspension des budgets accordés à l’Unrwa, l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens, soutien à la colonisation, etc.
    Le monde idéal de Netanyahu et celui de Trump se rejoint : un monde ultramilitarisé où les textes sacrés priment sur le droit international.
    Nous, organisations de solidarité avec le peuple palestinien, souhaitons faire de cette manifestation Trump Not Welcome : Make PEACE great again ! un rassemblement aux couleurs de la Palestine ! Nous appelons les militant.e.s des droits du peuple palestinien à nous rejoindre dès 15H dans le bloque « international » de ce grand rassemblement contre TRUMP et sa politique d’extrême-droite ulta-sioniste.
    https://www.evensi.be/trump-peace-great-vooruitga…/253615034
    Nous disons : TrumpNotWelcome et #MakePeaceGreatAgain
    Rendez-vous 7 juillet 15h Gare de Bruxelles-Nord
    Organisations signataires :
    ABP - Association-belgo-palestinienne
    Intal
    Palestina Solidariteit
    Plateforme Charleroi pour la Palestine
    Présence et action culturelle


  • Systra se retire du projet de #tramway à #Jérusalem - La cgt

    http://cgt.fr/Systra-se-retire-du-projet-de-tramway-a-Jerusalem.html

    Première victoire pour le collectif de campagne « Tramway de Jérusalem : des entreprises françaises contribuent à la #colonisation israélienne du territoire palestinien occupé ». Interpellé pour la deuxième fois lors du comité d’entreprise européen SNCF (CEESNCF), Guillaume Pépy, président de l’entreprise, a annoncé le retrait de sa filiale Systra des lignes « rouge » et « pourpre » du tramway de Jérusalem.

    Cette victoire fait suite à la publication d’un rapport corédigé par les huit organisations du collectif — dont la CGT — mettant en lumière la participation des entreprise françaises (Egis Rail, Alstom et anciennement Systra) à ce projet, qui visait à relier Jérusalem-Ouest aux colonie israélienne de la Jérusalem-Est palestinienne, en totale violation du droit international.

    #israël #palestine


  • L’album perdu de #John_Coltrane

    « C’est comme si on avait trouvé une nouvelle pièce dans une grande pyramide », a déclaré le saxophoniste Sonny Rollins. Oui ce nouvel album posthume n’est pas une collection de raretés poussiéreuses ou d’enregistrements pirates jalousement conservés par quelque collectionneur, mais bien un album inédit avec des compositions originales jamais entendues jusqu’à présent.

    https://www.fip.fr/actualites/l-album-perdu-de-john-coltrane-32940

    https://www.youtube.com/watch?v=q7X2X7LDFok

    #musique #jazz #radioOupah #radioSeenthis


  • Les Brésiliens sont des dribbleurs nés - Libération
    http://www.liberation.fr/sports/2018/06/22/les-bresiliens-sont-des-dribbleurs-nes_1660934

    En fin de thèse à l’université Paris-Descartes, où il travaille sur le thème de la vulnérabilité sociale des athlètes, Seghir Lazri passera pendant le Mondial quelques clichés du foot au tamis des sciences sociales. Aujourd’hui : les Brésiliens, dribbleurs nés.

    Ayant débuté la compétition par un résultat nul, le Brésil devra produire, sans doute, un jeu plus intéressant pour battre le Costa Rica. D’ailleurs, les représentations collectives vous invitent souvent à associer au jeu brésilien, l’art du dribble. De Garrincha à Neymar, en passant évidemment par Pelé ou Ronaldinho, les grands joueurs brésiliens n’ont fait qu’inscrire dans le show footballistique cet ensemble de gestes artistiques mais aussi très sociaux.
    Le dribble, toute une histoire

    Dans un récent et riche ouvrage sur l’histoire populaire du football, le journaliste Mickaël Correia s’attache à retracer l’origine du dribble. Intronisé et popularisé au milieu du XXe siècle après l’accession au niveau professionnel de joueurs issus du métissage brésilien, le dribble auriverde va devenir le symbole d’une autre forme de jeu bien éloignée du style hégémonique européen. Il va revêtir, de nouveau, l’image d’un geste contestataire face à l’ordre établi. A la fermeté de la tactique et de la planification du mouvement sportif va s’opposer la spontanéité du geste et la primauté du spectacle. Au sens où Marcel Mauss l’entendait des pratiques corporelles, le dribble correspond à un fait social total, autrement dit, il est un objet permettant de rendre compte des mécanismes et des structures qui régissent une société. Comprendre le dribble, c’est aller au fondement de ce qui constitue la société brésilienne.

    La capoeira, mère du dribble…

    Comme le souligne le journaliste Olivier Guez, l’essence même du dribble provient de la ginga, un mouvement rythmé de balancement du corps propre à la capoeira, une pratique apparue au XVIe siècle, suite à l’arrivée au Brésil d’esclaves en provenance d’Afrique. Ces derniers avaient apporté différentes techniques de luttes guerrières, qu’ils ont dû transformer sous le régime esclavagiste. La ginga a donc été une animation incorporée à ces techniques de combats, afin de présenter la capoeira comme un rituel dansé et, surtout, dissimuler au maître son côté martial. La ginga était alors une tromperie, une ruse permettant à l’esclave de se réapproprier son corps pour résister. Pour preuve, la pratique de la capoeira a permis la fuite de nombreux esclaves et la mise en place de communautés autonomes organisées dans l’arrière-pays brésilien (que les autorités mettront plus deux siècles à détruire). Tout cela entraînant la prohibition de cette pratique par le gouvernement brésilien au XVIIIe.

    Du corps à l’esprit

    Officiellement interdite, la pratique de la capoeira sera l’adage d’initiés, et sa transmission ne se fera que dans les milieux populaires afro-indigènes marqués par une forte présence de la culture candomblé (syncrétisme entre christianisme, religions africaines, et rites indigènes). Et c’est dans l’illégalité la plus totale que l’idée de la ruse propre à la ginga va se trouver plus accentuée, se transformant en un état d’esprit, et se déployant bien en dehors de la pratique. Elle deviendra un véritable éthos, prenant le nom de malandragem et faisant émerger la figure sociale du malandro. Ce dernier étant, selon les propos de Mickaël Correia, « un voyou hédoniste et séducteur qui se joue de l’ordre établi ». Vêtu comme un bourgeois, mais issu des classes laborieuses, il réinvente sans cesse les codes et les comportements, devenant, très rapidement, la figure d’une nouvelle contre-culture, mais aussi d’un nouveau contre-pouvoir, inspirant toute une nouvelle classe populaire.

    Par la suite, la mutation plus démocratique du Brésil au début du XXe siècle va permettre de populariser cette mentalité, au point de retrouver cet esprit de ruse dans un ensemble de nouvelles pratiques, dont le football. Pour exemple, l’usage de surnom qui est apparu dans les années 40 est, au-delà de l’aspect pratique (des noms beaucoup trop longs), un véritable héritage culturel issu de la contre-culture afro-brésilienne. Cet appelido (littéralement le surnom) provenant de cette tradition de la dissimulation et de la tromperie, permet aussi une réinvention de l’identité. Ainsi, Manoel Francisco Dos Santos se voit attribuer l’appelido de Garrincha (petit oiseau préférant mourir que de se laisser prendre) pour souligner son caractère tenace.

    Néanmoins, c’est surtout à travers le dribble que les joueurs métis afro-brésiliens vont faire valoir la malandragem, en la reproduisant, essentiellement, dans une nouvelle technique du corps. Dribbler devient le moyen de tromper l’adversaire, de contester les plans établis, mais aussi de se réinventer sur le terrain. Le dribble est une lutte émancipatrice. Au fond, comprendre un geste footballistique, comme le dribble, c’est déchiffrer l’histoire d’une société, saisir ses rapports de force, mais aussi mieux appréhender ses problèmes.

    Passionnant le lien entre dribble et capoeira. Ça ouvre plein de perspectives de réflexions.

    #football #capoeira #brésil #esclavage #seghir_lazri


  • En mathématiques, les filles restent des inconnues - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2018/06/21/en-mathematiques-les-filles-restent-des-inconnues_1660876

    Article déjà mis en lien ici : https://seenthis.net/messages/703974 mais j’ai fait un copier coller pour les personnes qui ne savent pas désactiver javascript vu le paywall de Liberation à partir d’un certain nombre d’articles lus.

    Normale Sup, Polytechnique… Les grandes écoles scientifiques peinent à faire de la place aux filles. Une discrimination insidieuse que certaines vont jusqu’à intégrer. « Libération » a rencontré de jeunes mathématiciennes qui racontent les stéréotypes auxquels elles font face et leur combat pour s’en affranchir.

    Zéro. Aucune fille n’a intégré le département de mathé­­ma­tiques de l’Ecole normale ­supérieure (ENS) de la rue d’Ulm (Paris) l’an dernier. Voilà, un problème réglé. Après la disparition, en 1985, de l’ENS jeunes filles de Sèvres la prédominance des « mâles » n’a cessé de se confirmer.

    Elles s’appellent Edwige, Lola, ­Sonia, Camille, elles ont réalisé un parcours sans faute, mais pas sans douleurs, pour s’imposer parmi les meilleurs élèves de la filière des mathématiques. Elles ont intégré l’une des ENS ou l’Ecole polytechnique, et racontent les petites vexations et les grands préjugés, les révoltes et les victoires remportées contre le mécanisme qui voudrait qu’elles n’aient rien à faire dans le domaine des mathématiques, qu’elles soient appliquées ou fondamentales.

    Il y a d’abord Camille (2), une trajectoire rectiligne à « Stan », Stanislas un établissement privé situé dans le VIe arrondissement de Paris, du collège à la prépa. Brillante, elle a le choix des meilleurs  : l’ENS et Polytechnique, l’X. Elle choisit la seconde. Neuf filles sur 30 élèves en terminale S, neuf sur 50 en math sup, et quatre sur 42 en math spé, sans que cela suscite d’interrogation  : « Je n’ai jamais senti de différence de traitement entre filles et garçons. »

    Pourtant Edwige, Sonia et Lola ont une autre vision des choses. A des degrés différents, elles racontent une discrimination palpable ou impalpable qui leur donne des envies de combattre pour l’égalité des filles et des garçons en maths.

    Egaux devant Pythagore

    A la veille de l’été 2017, Lola était aussi admise à l’ENS, rue d’Ulm d’où sont sorties toutes les médailles Fields de France à l’exception d’Alexandre Grothendieck. Elle préférera elle aussi le campus de l’X à Palaiseau. Au collège à Vanves, celui que les contourneurs de carte scolaire évitent et où elle a voulu rester, Lola est dans les meilleures élèves. Les 17, succèdent aux 19, sans efforts particuliers. Filles ou garçons, il n’y a pas de différence. Tous égaux devant Pythagore.

    Bonne élève, elle intègre le lycée Louis-le-Grand en seconde. Les notes chutent, mais elle bosse et intègre « la » 1ère S1, et la TS1, « la » terminale S qui donne accès à « la » classe prépa qui permettra d’accéder à l’une des quatre ENS (Ulm, Rennes, Lyon, Paris-Saclay, l’ex-Cachan) ou à l’X. En TS1, la parité est respectée 50 % de filles 50 % de garçons.

    C’est ensuite que tout se complique. Lola se voit reléguée tout au fond la classe  : 35e, 35e, 36e aux trois premiers contrôles. En janvier, elle doit choisir entre faire autre chose ou s’accrocher. A la maison, son père ne cesse de lui répéter que les filles sont meilleures que les garçons. Le stéréotype qui veut que les mathématiques ne sont pas faites pour les filles tourne dans l’autre sens. « J’ai repris les bases, repassé les programmes de 1ère et de TS, quand le professeur était déjà passé au programme de math sup. » C’est à ce moment qu’elle découvre le sexisme très ordinaire qui traîne dans les couloirs d’un grand lycée parisien. « On pardonne très facilement aux garçons de ne faire que des maths. Ils peuvent s’enfermer dans le travail, ne faire que bosser, passer de l’internat aux salles de cours en peignoir, en survêtement ou même en pyjama. C’est presque normal. On dira  : “C’est un bosseur”. Des filles, on attend autre chose. Il faut qu’elles soient sympathiques, qu’elles préparent le buffet pour les fêtes, qu’elles s’investissent dans la vie de la classe. Elles doivent “jouer les princesses” et passer du temps à se préparer. On perd un temps fou, et pendant ce temps, les garçons bossent et passent devant. Moi, je descendais comme j’étais, et tant pis si ça provoquait des remarques », s’agace Lola qui refuse la division surhommes et princesses, nouvelle version du « Sois belle et tais toi  ! ». Elle remonte à la 17e place et intègre finalement « la » bonne prépa.

    « Travailler dur »

    Sonia raconte un parcours similaire. Elle aussi se dit « ni bonne ni mauvaise » élève, quand les garçons souligneraient la puissance de leur machine cérébrale. Elle aussi échappe aux stéréotypes familiaux, avec une mère anglaise féministe virulente, un père mexicain, l’un et l’autre artistes plasticiens. Après la seconde à Louis-le-Grand, elle voit les garçons lui passer devant sans qu’elle comprenne bien pourquoi. Pas de 1ère S1, pas de TS1, pas de prépa « étoilée ». « On proposait à des garçons moins bien notés que moi d’aller dans les bonnes math sup, et je me suis retrouvée en MP5 [la classe préparatoire qui ne prépare pas aux meilleures écoles, ndlr]. Ça m’a révoltée, et, du coup, je me suis mise à travailler dur. » Elle raconte les perles du sexisme ordinaire en classe prépa  : « Pour une matheuse t’es bonne », sous entendu « t’es mignonne  ! ». « Une fille, enfin elle compte pour une demie. »« Un jour, un garçon fait le décompte des filles en prépa et il ajoute  : “Elle, elle compte pour une demie.” Il fallait la disqualifier parce qu’elle ne faisait pas assez ­attention à son look  ! » L’un des meilleurs élèves de la prépa lancera en cours de philo que la place de la femme est à la maison pour s’occuper des enfants. Plus tard, une fois intégrée l’X, Lola entendra dire en stage qu’elle n’allait pas toute sa vie faire des maths, qu’il fallait songer à se marier et à faire des enfants.

    Le syndrome de la vieille fille allume des clignotants dans tous les sens  : « Le garçon est prêt à s’enfermer dans les études, quand la fille n’a pas de temps à perdre pour trouver un mec. » En dépit des obstacles, elle intégrera l’ENS-Lyon où le sexisme s’atténue peut-être parce que les femmes ont disparu, elles sont quatre sur 40 élèves. Pour décrire un monde où les mâles dominants s’agrègent, elle évoque la salle du concours où se retrouvent les postulants à Polytechnique  : « Un océan de mecs. Là, j’ai senti la différence, ça n’était pas la place pour une fille. »

    Conscience collective

    Edwige partage le constat de Lola et Sonia sur la mise à l’écart ­insidieuse des filles, mais elle veut transformer le discours individuel en une arme collective dans un domaine où la solidarité féminine est presque inexistante. « Les filles ne se voient pas comme les victimes d’un système, la solidarité féminine est inexistante. Chacune pense qu’il s’agit d’un problème individuel. A chacune de trouver la solution, il n’y a pas de sororité, vraiment il n’y a aucune solidarité », estime Edwige qui a choisi l’ENS-Lyon.

    Pour susciter une prise de conscience collective, Edwige organise dans le cadre d’Animath (1) des week-ends « Filles et Maths » avec des rencontres avec des mathéma­ticiennes de métier et des ateliers d’algèbres, de géométrie ou d’arithmétique. Faut-il faire des quotas dans les préparations aux grandes écoles pour les filles  ? « Pourquoi pas  ? La loi ORE (3) a fixé des quotas pour les boursiers, pourquoi pas pour les filles  ? »

    L’idée a été évoquée à l’ENS-Lyon tant le désarroi est grand face à la raréfaction des filles dans le département de mathématiques, admet Emmanuelle Picard, sociologue impliquée dans un groupe d’études mis en place par les ENS pour comprendre l’incompréhensible. Pourquoi les filles représentent 20 % des élèves en prépa, 16 % des candidats au concours MP des ENS, celui qui privilégie les maths, 8 % des admissibles et 5 % des intégrées par concours  ? Et question subsidiaire  : comment remédier à cette situation  ? « La pression sociale, les stéréotypes qui classent, rangent les garçons du côté des chiffres et les filles du côté des lettres tout cela est vrai, mais il faut comprendre ces phénomènes pour comprendre à quel moment les filles s’éliminent », explique la sociologue.

    « Avoir une barbe »  ?

    Rozzen Texier-Picard, mathématicienne et vice-présidente chargée des questions liées à la diversité à l’ENS-Rennes, avoue ne pas avoir trouvé la solution à un problème qu’elle examine depuis plusieurs années  : « Nous avons intégré les matières littéraires, le français et les langues dès l’admissibilité pour le concours 2018, et nous allons voir ce que cela donne », dit-elle sans attendre un bond spectaculaire.

    Elyès Jouini, mathématicien, vice-président de l’université Paris-Dauphine et coauteur de plusieurs études, n’a pas beaucoup plus de certitudes pour expliquer la sexuation des maths. « Beaucoup d’efforts ont été réalisés pour réduire l’écart entre le niveau moyen des filles et des garçons. Mais, quand on regarde le haut du panier, les 5 % qui se trouvent tout en haut de la pyramide, les garçons s’imposent à chaque fois qu’il y a une sélection. Là, les archétypes et les stéréotypes fonctionnent, et quand il s’agit de se présenter à un concours réputé difficile, les garçons iront quand ils ont 12 ou 13, les filles attendront d’avoir 15 ou 16. Prenez un pays comme la Norvège qui a sans doute le plus fait pour effacer les écarts entre femmes et hommes, le biais mathématiques demeure. »

    La situation est-elle désespérée  ? Pas tout à fait. Elyès Jouini rappelle qu’au XVIIIe siècle, l’un des cerveaux les plus brillants de l’Europe s’éclairant à la raison, Emmanuel Kant, estimait que les filles n’étaient pas faites pour les lettres classiques  : « Une femme qui sait le grec est si peu une femme qu’elle pourrait aussi bien avoir une barbe. » Faudra-t-il attendre un siècle ou deux pour que les choses s’arrangent  ? « Si nous voulons maintenir le niveau de l’école française de mathématiques, on ne peut pas se passer de la moitié de la population », constate un mathématicien pressé de voir les choses bouger, sans savoir comment faire. Inutile de porter attention aux explications mettant en cause des différences fondamentales entre les deux sexes, sinon en donnant la parole à un enfant de 5 ans rentrant de l’école  : « Le cerveau des filles ne tourne pas dans le même sens que celui des garçons. »

    Une autre scène vaut la peine d’être racontée. Un matin de juin, les enfants de l’école maternelle de la rue Clauzel à Paris sont déguisés pour fêter la fin de l’année. Toutes les filles sont en princesses, sauf une, habillée en catwoman. Les garçons sont tous en super-héros, sauf un pirate. Et un tigre pas du tout méchant.
    (1) Animath est une association qui cherche à promouvoir les mathématiques auprès des jeunes.
    (2) Nous ne parlerons à aucun moment du physique des jeunes femmes que nous avons rencontrées, pour ne pas avoir à aborder cette question qui voudrait qu’une fille qui fait des maths sacrifie sa féminité.
    (3) Loi du 8 mars 2018 relative à l’orientation et à la réussite des étudiants.

    Philippe Douroux , Magalie Danican

    Par contre je ne suis pas d’accord avec l’argument qui cite Kant et les lettres classiques. Tout le monde le sait, le problème ce ne sont pas les maths en eux mêmes mais le fait que c’est la matière qui est considérée comme un marqueur d’excellence et de sélection. Donc si les maths cessent d’être cet outil de sélection, il n’y aura aucun souci et les filles deviendront aussi bonnes en maths que les garçons pendant que la matière qui sera devenue matière marqueur d’excellence, la géographie par exemple, sera squattée par les garçons. Ça ne voudra absolument pas dire que l’éducation mettre filles et garçons sur le même pied d’égalité. C’est ce qui s’est passé avec les humanités qui jouaient ce rôle avant les maths, raison pour laquelle Kant évoque les lettres classiques.

    #mathématiques #sexisme #orientation #éducation #discriminations #école #filles #genre

    • Je sais plus ou j’avaiis lu ca et je vais chercher ou c’étais, mais le pbl des choix d’orientations n’est pas lié au fait que les filles ne vont pas en sciences, maths, mais ce déséquillibre serait lié au fait que les garcons desertent les secteurs féminisés. Les filles font des maths, mais les garçons evitent totalement les branches féminisées pour ne pas passer pour féminins. Il ne manque pas de programmes pour inciter les filles a faire des etudes de math, mais des programmes pour inciter les garçons à choisir les fillières féminisées (qui sont méprisées e dévalorisées parceque féminisées, avec tres faibles salaires et progressions de carrières) c’est ca dont on aurais besoin.

      edit c’est ici : https://seenthis.net/messages/704072

      [Les garçons] se retrouvent de manière très concentrée en S (69 %) alors que les filles se répartissent dans les 3 séries de manière plus équilibrée et choisissent préférentiellement la section S, à l’opposé de ce que l’on pense généralement (…). Contrairement aux injonctions qui leur sont faites, les filles n’ont pas, du moins au niveau de l’enseignement secondaire général, un problème de diversification des choix d’#orientation.

      […] C’est l’observation de la répartition des filles et des garçons, pas seulement la proportion des filles dans les filières, qui révèle le jeu du #genre, c’est-à-dire l’impact du système féminin/masculin sur les orientations des deux sexes. C’est cela qui doit nous poser question et non pas seulement le constat de la moindre orientation des filles vers les sciences et techniques. On devrait effectivement se demander d’une part, pourquoi les filles sont attirées par les secteurs du soin, de l’éducation, du social et, d’autre part, pourquoi l’absence des garçons dans ces filières et métiers ne fait pas problème.

      […] Le survol rapide que l’on vient d’en faire [des politiques de promotion de l’égalité] pour les quarante dernières années révèle qu’il est quasi exclusivement question de l’orientation des filles vers les sciences et techniques. On ne se préoccupe pas réellement du fait que la division sexuée de l’orientation touche aussi les choix des garçons, comme nous l’avons souligné plus haut. L’absence des garçons des filières littéraires et sociales, du soin et de l’éducation, ne fait pas question, elle n’est pas une préoccupation sociale et politique. Par ailleurs, ces politiques concentrent beaucoup d’énergie sur l’information, comme si l’absence des filles dans les filières visées provenait essentiellement de leur manque d’informations objectives sur ces secteurs. Enfin, on semble croire que la diversification des choix d’orientation des filles produira de facto l’égalité des sexes en matière de formation et d’emploi. Il suffirait que les filles soient présentes pour que disparaissent les inégalités entre sexes… L’aveuglement, aux rapports sociaux de sexes qui régissent la société, donc l’école et le travail, laisse perplexe.

      Comme d’habitude on rend les filles et les femmes responsables des discriminations qu’elles subissent et jamais on ne dit ni ne fait rien qui puisse vaguement incommodé le moindre garçon ou homme.




  • « Regarde ailleurs », pour rendre une humanité au terme « migrant »
    https://www.bastamag.net/Regarde-ailleurs-pour-rendre-une-humanite-au-terme-migrant

    Lutter contre les préjugés, comprendre la politique de dissuasion, montrer le décalage qui existe entre les discours officiels et la réalité du terrain : tels sont les objectifs du documentaire « Regarde ailleurs » de Arthur Levivier. Le documentariste a passé plusieurs mois auprès des exilés, et avec les bénévoles et habitants de Calais. Son film, disponible en anglais et en arabe, s’attache à rendre leur humanité aux migrants, en mettant en avant leur force et leur humour. Un documentaire d’une grande (...)

    ça bouge !

    / #Luttes_sociales, #Atteintes_aux_libertés, #Droits_fondamentaux, #Migrations

    #ça_bouge_ !


  • Des employés de Disneyland réclament des salaires leur permettant de « vivre » Belga - 15 Juin 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_des-employes-de-disneyland-reclament-des-salaires-leur-permettant-de-viv

    Manifestation, pétition : les employés du parc d’attraction Disneyland en Californie font monter la pression sur le géant du divertissement pour réclamer des salaires leur « permettant de vivre », Disney dénonçant de son côté une « mise en scène politique ».


    Une lettre signée par plus de 120.000 personnes d’après le site de pétitions Actionnetwork.org https://actionnetwork.org/petitions/tell-disney-ceo-pay-your-workers-a-living-wage?nowrapper=true&referre a été remise à la direction du groupe vendredi. La veille, des centaines d’employés de « l’endroit le plus heureux du monde » _surnom du célèbre parc ont manifesté dans le site d’Anaheim, au sud de Los Angeles, a affirmé le syndicat SEIU qui a diffusé des vidéos de ce rassemblement sur les réseaux sociaux.

    « Les bénéfices de Disney n’apparaissent pas par magie : ils sont gagnés par les employés qui travaillent dur pour s’assurer que les visiteurs bénéficient d’une agréable expérience » et « devraient être partagés », dénonce la lettre, qui souligne que la multinationale va bénéficier « de retombées de 1,5 milliard de dollars des baisses d’impôts » _ de l’administration Trump. Les derniers résultats trimestriels du groupe affichaient un bond des bénéfices de 23% sur un an, notamment grâce à la bonne santé des parcs d’attraction.

    Une étude de l’université californienne Occidental, publiée en début d’année, affirmait qu’un dixième des employés de Disneyland a été sans domicile fixe et que la majorité d’entre eux ne pouvait se payer trois repas quotidiens. Disney qualifie cette enquête d’"inexacte" et biaisée, ajoutant que la crise du logement et des SDF en Californie dépasse largement le cadre du parc d’attraction.

    Verser au moins 15 dollars de l’heure
    Les syndicats représentant les employés de Disneyland ont aussi déposé une pétition auprès des autorités du comté d’Orange, où se trouve Anaheim, pour demander un référendum visant à forcer les principaux employeurs de la ville -Disneyland est le premier avec 30.000 travailleurs- à verser au moins 15 dollars de l’heure à leurs salariés à partir de 2019, 18 dollars d’ici 2022.

    Disney affirme qu’une telle mesure « aurait des conséquences graves et non souhaitées » sur l’emploi, qu’il paie déjà ses salariés au-dessus du salaire minimal et a proposé aux syndicats une augmentation de ses taux horaires planchers de 36% en trois ans pour 9500 employés.

    Cela les ferait passer de 11 dollars actuellement à 15 dollars de l’heure d’ici 2020, « deux ans avant le relèvement obligatoire en Californie » du salaire minimum à 15 dollars. Ce serait l’une des augmentations « les plus fortes dans l’histoire du groupe », insiste Disney, qui se targue d’avoir créé 10.000 nouveaux emplois en une décennie.

     #disney #disneyland #pauvreté #économie #travail #états-unis #stopDisneyPoverty

    • 120,697 Signatures Collected : Tell Disney CEO : Pay your workers a living wage Actionnetwork.org - 15 Juin 2018
      https://actionnetwork.org/petitions/tell-disney-ceo-pay-your-workers-a-living-wage?nowrapper=true&referre

      To: Disney CEO, Robert Iger 
From:
      [Your Name]

      Workers are the backbone of Disney’s theme parks, and they deserve to be paid fairly so they can afford a good quality of life. Disney’s profits do not magically appear — they’re gained by the employees who work hard to ensure that visitors have a joyful experience. And these profits should be shared with the people who make them happen.

      And now Disney is getting a $1.5 billion a year windfall from the Trump-GOP tax cuts. This is your opportunity to lead by example and do the just and moral thing for the workers who make Disney a special place to visit. Workers should not be forced to sleep in their cars because Disney pays them so little. They deserve to be treated with dignity and respect. They deserve a living wage.

      Every year, Walt Disney Co. profits tens of billions of dollars, including earnings directly from their Disney theme parks. The corporation even receives subsidies from the city of Anaheim at Disneyland in California. But their workers still aren’t being paid a living wage.

      Disneyland employees report that they struggle to make ends meet and pay for basic necessities as a result of pay cuts and low wages; two-thirds don’t have enough food to eat and 1 in 10 have recently been homeless. Meanwhile, Disney’s CEO, Robert Iger, reportedly made over $36 million in 2017 alone, and over the next four years will make the same as 6,178 of his employees. Where is the justice?

      Plus, thanks to the Trump-GOP tax cuts, Disney is raking in another $1.5 billion in profits this year but is sharing just one-tenth of that amount with its workers in one-time bonuses.

      A coalition of workers and unions in Southern California have come together to propose a ballot measure that will raise wages for workers of hospitality businesses like Disney to $18 an hour by 2022. But profit-hungry local entities like the California Restaurant Association and the Anaheim Chamber of Commerce don’t want this to pass. They’re more concerned with generating revenue and future profits than they are with their workers’ quality of life and eradicating income inequality.

      Workers at the “happiest place on earth” deserve to earn livable wages that reflect how hard they work. And Disney’s profits and anticipated $1.5 Billion in tax cuts annually are more than sufficient to provide much-needed wage hike to its employees. Sign now to demand that Disney CEO Robert Iger end the culture of greed and guarantee Disney workers a living wage.


  • Un député israélien proclame la suprématie de la « race juive » | The Times of Israël

    Miki Zohar, affilié au Likud, affirme que les Juifs, étant « les plus intelligents au monde », savent que Netanyhau n’est pas corrompu

    Par STUART WINER

    https://fr.timesofisrael.com/un-depute-israelien-proclame-la-suprematie-de-la-race-juive

    Un député du parti au pouvoir du Likud a déclaré mercredi que « la race juive » était la plus intelligente au monde et possédait le « plus grand capital humain », et c’est pour cela, a-t-il dit, que le public israélien ne se laisse pas berner par les accusations portées contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

    Miki Zohar a tenu ces propos durant un débat à la radio avec le journaliste Dan Margalit, au sujet des enquêtes pour corruption, dans lesquelles Netanyahu est suspect, ou au sujet desquelles il a été interrogé.

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    Ses affirmations ont déclenché une querelle avec le député de la Liste arabe unie Ahmad Tibi, qui a fait remarquer que les nazis traitaient les Juifs comme une race pendant la Shoah.

    Selon un récent sondage d’opinion, Netanyahu bénéficie d’un soutien important, en dépit du fait qu’il soit suspect dans trois enquêtes pour corruption, a déclaré Zohar, ajoutant que la focalisation des médias sur les enquêtes n’a pas permis de convaincre le public israélien que Netanyahu est inapte à gouverner.

    « Je peux vous dire quelque chose de fondamental », a dit Zohar durant un débat sur la station 103FM.

    « Vous ne pouvez pas berner les Juifs, quoi qu’en disent les médias. Le public israélien est un public qui appartient à la race juive, et l’ensemble de la race juive a le plus haut capital humain, le plus intelligent, le plus apte à comprendre. Le public sait ce que le Premier ministre fait pour le pays, et qu’il excelle dans ses fonctions. »

    Tibi a répondu en publiant sur Twitter une photo de Zohar avec le message : « Un élu officiel dans ‘l’état juif’ présente : la théorie de la race ».

    Tibi, dont le parti et ses membres ont déjà suscité la colère de ses confrères juifs, pour son soutien ouvert à la cause palestinienne, a ensuite publié une photo de lui en train de lire Requiem allemand, un livre d’Amos Elon qui se penche sur les effets de la Shoah sur le judaïsme allemand.


  • Sommet de Singapour : Israël grand absent, par @alqudsalarabi - Actuarabe
    http://actuarabe.com/sommet-de-singapour-israel-grand-absent

    Entre la Libye, où le programme nucléaire était une des folies de Muammar Khadafi, et l’Iran, dont le programme n’a pas atteint le stade de la fabrication d’armes après l’enrichissement, le programme nord-coréen est arrivé à son terme, ce qui donne une importance toute particulière au sommet de Singapour. En attendant la suite, ce sommet nous rappelle l’hypocrisie de l’Occident face au programme nucléaire israélien puisque l’occupant est membre de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique mais refuse de signer le traité de non-prolifération des armes nucléaires. Il refuse aussi d’autoriser l’Agence à examiner ses sites nucléaires. Tant que la politique du deux poids deux mesures sera la norme chez les grandes puissances, la paix internationale restera un vœu pieux.


  • Silwan, a model for oppression - Haaretz Editorial
    `
    The state and a right-wing group are shamefully fighting to evict Palestinians from a Jerusalem neighborhood, citing technical grounds

    Haaretz EditorialSendSend me email alerts
    Jun 11, 2018 4:42 AM

    https://www.haaretz.com/opinion/editorial/silwan-a-model-for-oppression-1.6163339

    Even given the corruption and legal chicanery typical of the settlement enterprise, the case of the Silwan neighborhood’s Batan al-Hawa section stands out. In this case, the state, through the Justice Ministry’s administrator general, transferred an entire neighborhood of 700 people to right-wing group Ateret Cohanim without bothering to inform the Palestinians living in this part of Jerusalem.
    To be more precise, in 2002 the administrator general released the land in the center of Silwan to a trust established way back in 1899. A year earlier, with the administrator’s approval, three Ateret Cohanim activists were appointed trustees. Since then, the organization has invested considerable efforts to get rid of the Palestinian families; to date a number of families have been evicted and dozens are conducting legal battles to fight eviction.
    On Sunday, around 100 Silwan residents came to the Supreme Court building for a hearing on their petition to the High Court of Justice against the original decision to release the land to the trust. The petition addresses the question of whether the original trust was for the land or for the buildings on it, all but one of which was demolished in the 1940s.