• Humanitaire : Le fléau des « sexpats » - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2018/05/20/humanitaire-le-fleau-des-sexpats_1651503

    Après les révélations du « Times » sur le recours à la prostitution dans une mission d’Oxfam en Haïti, qui ont conduit le directeur de la branche britannique à démissionner la semaine dernière, « Libération » a enquêté auprès de dirigeants et d’employés d’ONG. Tous reconnaissent des dérives et déplorent des obstacles juridiques.

    C’est un énième coup donné à l’image d’Oxfam dans la cascade de scandales qui ne cesse d’éclabousser l’ONG depuis quatre mois. Mark #Goldring a annoncé, mercredi, quitter la direction de la branche britannique de l’organisation. En février, le Times avait révélé qu’en 2011 le directeur d’Oxfam en Haïti, Roland Van Hauwermeiren, avait organisé une soirée avec des prostituées haïtiennes dans les locaux de l’ONG, peu après le tremblement de terre de 2010 qui a ravagé l’île, faisant près de 300 000 morts, autant de blessés et 1,2 million de sans-abri. Lors d’une enquête interne, l’homme a avoué les faits et a pu démissionner via une procédure « progressive » et « avec dignité », d’après le rapport d’enquête publié par Oxfam. Mais ce même homme a été recruté par Action contre la faim entre 2012 et 2014, sans qu’« aucune alerte au sujet d’une conduite inappropriée ou d’éventuels abus sexuels n’ait été donnée », assure l’ONG française.

    « Problème systémique »

    Après que l’affaire a éclaté, Libération a enquêté sur l’ampleur du recours à la prostitution dans le secteur humanitaire. Peu à peu, les langues se sont déliées. Du moins de manière anonyme. Des témoignages qui montrent que l’affaire Oxfam n’est pas un cas isolé. « Il ne s’agit pas d’une ou deux pommes véreuses, mais d’un problème réel et systémique », déclarait le 20 février Kevin Watkins, directeur général de l’ONG Save the Children et ancien cadre d’Oxfam, devant une commission parlementaire britannique. Le phénomène reste malgré tout difficile à cerner car aucune étude exhaustive, ou même étendue sur plusieurs organisations, n’a été menée sur le sujet. Ce n’est que récemment que des ONG internationales ont commencé à publier des rapports internes, à la demande de leurs bailleurs. Par ailleurs, le recours à la prostitution n’est pas considéré comme un abus sexuel par la loi française (à moins que ce ne soient des mineurs). Mais le contexte de l’aide humanitaire ajoute des facteurs aggravants : l’ascendant des employés des ONG sur les populations aidées, la défaillance des systèmes judiciaires dans certains pays d’intervention qui renforce le sentiment d’impunité et des situations d’urgence qui nécessitent des recrutements rapides sans laisser le temps de faire des enquêtes approfondies sur les candidats.

    Sophie (1), la trentaine, nous a contacté spontanément pour témoigner. Cette humanitaire américaine, avec plus de dix ans de missions d’urgence derrière elle, a vu plusieurs fois des collègues avoir recours à la prostitution dans leurs zones d’intervention. Comme au #Nigeria, il y a trois ans, où « plusieurs humanitaires de [son] équipe ont fait venir des prostituées dans leur chambre de la résidence ». Une pratique « courante », selon elle, bien que seuls quelques collègues s’y adonnent. « Un jour, un d’entre eux a même enfermé une prostituée dans sa chambre toute la journée pour ne pas avoir à la payer, raconte-t-elle. Plusieurs fois, des cas ont été rapportés à mes supérieurs mais il n’y a eu aucune sanction. Pour moi, c’est une manière d’approuver ces actions. »

    Emmanuel (1) a vécu la même situation : « Il n’est pas rare de voir des collègues expatriés ramener des prostituées à la résidence ou aller en voir, assure l’#humanitaire qui travaille pour une ONG basée en Afrique de l’Ouest. Il y a un an, un de mes collègues passait ses journées avec des prostituées. Mon chef de mission le savait mais il ne l’a pas signalé au siège et l’homme a pu terminer sa mission sans problème. »

    « Un décalage de pouvoir »

    Les termes de « zone grise » ou de « question morale » pour qualifier l’échange d’argent contre des actes sexuels reviennent régulièrement dans la bouche de travailleurs du secteur. Pourtant, le recours à la prostitution, bien qu’il ne soit pas illégal dans tous les pays, est interdit par la majorité des ONG humanitaires. Ces prostitués, femmes et hommes, se trouvent souvent réduits à ces activités contre leur gré, qu’ils soient l’objet de traite d’êtres humains ou contraints à vendre leur corps pour survivre. « Le recours à la prostitution dans les pays où nous travaillons est considéré comme de l’exploitation sexuelle, c’est sanctionné par un licenciement, assure Alexandre Giraud, directeur général de l’organisation française Solidarités international, qui compte 2 000 salariés dans le monde. Dans certaines zones de conflit, il existe un décalage de pouvoir, réel ou supposé, entre les humanitaires et les bénéficiaires. Il est important de sensibiliser nos personnels aux risques d’abus de pouvoir, parfois inconscient. » Sur les quatre dernières années, l’organisation a reçu 97 alertes de comportements contraires à son code d’éthique : « corruption, abus de pouvoir, abus sexuel, discrimination ». Parmi celles-ci, 18 cas tenaient du « harcèlement, de l’abus ou de l’exploitation sexuelle », et « 16 ont donné lieu à des fins de contrat », sans que soit précisé combien de ces cas relevaient du recours à la prostitution.

    Le Comité international de la Croix-Rouge (#CICR), basé à Genève, nous a confirmé avoir reçu « en janvier 2017 des informations sur un employé expatrié qui avait commencé une mission en 2016 en république démocratique du Congo. L’employé a été licencié en février 2017. » Un autre cas a été rapporté à Libération sans que le CICR ne puisse confirmer qu’il en ait été informé : « En 2011, je travaillais sur le continent africain, quand un collègue, avec de nombreuses années de CICR derrière lui et qui n’en était probablement pas à sa première faute, a été dénoncé pour avoir utilisé les services de prostituées locales, décrit Sarah (1), qui travaille toujours dans l’ONG. Il a été immédiatement sorti de la mission, mais il a juste reçu un avertissement et il a été envoyé sur une autre mission, où les possibilités de sortir sont plus restreintes. » Le code de conduite du CICR, signé par tous les membres envoyés en mission, précise bien qu’il « est interdit d’acheter des services sexuels et de pratiquer l’exploitation sexuelle ». En 2017, un bureau a été créé au sein de l’ONG pour permettre à ses employés de rapporter des comportements abusifs de manière confidentielle.

    « Problème de culture collective »

    Médecins sans frontières (MSF), avec ses 40 000 employés permanents, n’est pas non plus épargné. En 2017, le siège aurait reçu 146 alertes, dont 24 étaient des cas de harcèlement ou d’abus sexuels, et 19 personnes ont été licenciées, précise un communiqué qui comptabilise les deux ensemble. « On sait qu’on est en dessous des radars pour le nombre de cas rapportés, admet Thierry Allafort-Duverger, directeur général de #MSF France. Notre organisation n’est pas hors-sol. Nos activités peuvent attirer des prédateurs. Il m’est arrivé à plusieurs reprises d’avoir à licencier des collègues qui s’étaient mal comportés avec des bénéficiaires. » Et de reprendre : « Le plus difficile est d’aider à libérer la parole. Les missions se trouvent souvent dans des zones très violentes où les personnes, notamment les bénéficiaires, peuvent craindre des représailles si elles parlent. » Une cellule composée de deux employés et dédiée à la prévention des abus sexuels a été créée en 2007 à Paris.

    De son côté, l’ONG Care a indiqué à Libération avoir reçu en 2017, pour ses 9 000 employés, « huit cas d’abus ou exploitation sexuelle [qui] ont été confirmés, sept membres du personnel ont été licenciés ».
    « Ambiance sexiste »

    Les ONG sont nombreuses à revendiquer une politique de « tolérance zéro » vis-à-vis du paiement d’actes sexuels. Seulement, la réalité sur le terrain est différente, et les limites entre ce qui est interdit et toléré sont plus floues. Lesley Agams a travaillé entre 2010 et 2011 en tant que directrice pays au Nigeria pour Oxfam. « Les hommes expatriés, nous les appelions les "sexpats", tellement il était courant de les voir avec des prostituées, rapporte-t-elle, en précisant qu’il ne s’agissait pas de ses collègues. On était si habitués à voir cela qu’on ne faisait que détourner le regard. » L’avocate décrit aussi « une ambiance de travail très sexiste et pesante », dans son bureau et celui d’Afrique de l’Est de l’ONG britannique. Des faits qu’elle rapporte à l’époque à sa responsable des ressources humaines, sans que cela ne provoque de réaction.

    Une autre employée d’Oxfam, Marguerite (1), toujours en poste, déclare n’avoir jamais été témoin d’abus sexuels par des humanitaires. Elle regrette en revanche que le scandale d’Oxfam ne se soit concentré que sur certains cas comme s’ils étaient des exceptions, et non sur « le problème de culture collective, où les rapports de domination et de pouvoir exercés par des responsables souvent masculins continuent de prévaloir ». « Il ne faut pas créer d’autres règles, d’autres mécanismes, ajoute-t-elle. Il faut faire respecter ceux qui existent déjà et ouvrir le débat sur la vraie question de fond : le #sexisme inhérent à nos organisations. »

    Il existe des #prédateurs dans tous les secteurs. Mais dans l’humanitaire, l’importante rotation des effectifs sur de courtes missions leur permet de sévir plus longtemps. C’est le cas de Roland Van Hauwermeiren, d’Oxfam. C’est aussi celui de l’homme qui a agressé sexuellement Ellen (1), en Irak, dans la résidence de l’ONG pour laquelle ils travaillaient en 2014. Il a été employé par trois ONG internationales depuis et se trouve toujours dans les circuits de recrutement. L’explication à cela tient à un blocage juridique. Il est illégal de révéler la raison d’un licenciement, même si ce sont des abus sexuels, s’il n’y a pas eu de condamnation judiciaire, souligne-t-on à la Croix-Rouge et à Solidarités international. Un droit à l’oubli garanti par la loi française, et que les organisations essayent de contourner via des codes propres à la profession. Lors des prises de références, un « on ne l’emploiera plus » suffirait à blacklister un ancien employé. Mais certains passent entre les mailles du filet en cachant leur passage dans l’ONG qui les a licenciés. La création d’un fichier commun d’individus auteurs d’abus est maintenant envisagée, mais ne pourraient y figurer que les condamnés par la justice. Or, souvent, les victimes, quand elles dénoncent les faits, craignent les conséquences d’un procès sur leur vie.

    « Notre image va être ternie »

    Patrick (1) n’a, lui, jamais été témoin d’abus sexuels perpétrés par des humanitaires, pendant les dix années où il a travaillé dans le secteur. Mais il a vu des personnes se faire renvoyer pour cela. Aujourd’hui chef de mission pour une #ONG internationale sur le terrain d’une crise humanitaire, il interpelle : « Comment peux-tu faire ce métier et être l’auteur de comportements aussi inacceptables ? » Et prévient : « L’impact va être majeur pour beaucoup d’organisations. Notre image va être ternie, alors qu’elle est essentielle pour garantir la confiance des populations bénéficiaires. C’est la clé de notre sécurité et de la réussite de notre travail. »
    (1) Les prénoms ont été modifiés
    Aude Massiot

    #prostitution #agression_sexuelle #colonialisme #domination #oxfam #Van_Hauwermeiren



  • L’UE pourra conclure ses prochains accords commerciaux sans Parlements nationaux RTBF avec Agences - 22 Mai 2018

    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_l-ue-pourra-conclure-ses-prochains-accords-commerciaux-sans-parlements-n

    Les ministres du Commerce de l’Union européenne ont validé mardi une nouvelle approche dans la conclusion des futurs accords commerciaux de l’Union qui permettra de se passer, selon les cas, de leur ratification par les Parlements nationaux afin d’accélérer les discussions.

    Cette approche permettra à l’Union européenne d’éviter que les traités qu’elle négocie puissent être stoppés par un seul Parlement national ou régional, comme ce fut le cas dans le passé pour l’accord avec le Canada, le CETA.

    Opposé à certains dispositions du #CETA, le seul Parlement de la région belge francophone de Wallonie avait bloqué, fin 2016, sa signature pendant plusieurs jours, engendrant une mini-crise diplomatique avec Ottawa.


    Décision de la Cour de justice de l’UE
    La nouvelle approche européenne fait également suite à une décision rendue en mai 2017 par la Cour de justice de l’UE (CJUE) qui clarifie les compétences de l’Union et des Etats membres en matière commerciale.

    La #CJUE avait estimé que la quasi-totalité des thématiques négociées dans le cadre d’un accord de #libre-échange était de la compétence exclusive de l’#UE, à l’exception de certaines dispositions relatives à l’investissement.

    A l’avenir, la Commission proposera donc de scinder les accords commerciaux en deux : d’un côté les dispositions purement commerciales qui ne nécessiteront que l’approbation du #Parlement_européen pour entrer en vigueur ; de l’autre, un accord d’investissement qui devra être ratifié par tous les Parlements.

    Cas par cas
    Il appartiendra cependant aux Etats membres de décider, « au cas par cas, de la scission des accords commerciaux » en fonction de leur contenu, souligne le Conseil de l’UE dans son communiqué.

    Les traités de #libre-échange les plus récents conclus par l’UE étaient jusqu’alors ratifiés par les Parlements nationaux après un #vote du #parlement_européen.

    Mais la procédure est longue : il a par exemple fallu quatre ans et demi pour que l’accord avec la Corée du Sud soit ratifié.

    _ En outre, ces accords font face à une opposition publique grandissante dans toute l’Europe, ce qui rend incertaine leur ratification par l’ensemble des Parlements nationaux et régionaux européens. _



  • Dutch TV comedian blasts Israel with spoof of Eurovision winner ‘Toy’ -

    Sanne Wallis de Vries’ pastiche of Netta Barzilai’s winning song criticizes Israeli army for killing of Gazans and has the chorus ‘Look how beautifully I launch missiles’

    Itay Stern May 21, 2018

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-dutch-tv-comedian-blasts-israel-with-spoof-of-eurovision-winner-to

    A satirical Dutch TV show has lampooned Israel’s Eurovision Song Contest-winning song “Toy,” with new lyrics that harshly attack Israel and its treatment of the Palestinians.
    Popular Dutch comedian Sanne Wallis de Vries, starring in the eponymous “Samme Wallis de Vries Show,” appeared looking like Israeli Eurovision winner Netta Barzilai in the spoof, sporting both a kimono and similar distinctive hairstyle.
    skip - Sanne Wallis de Vries’ version of Toy
    Sanne Wallis de Vries’ version of Toy - דלג

    The first verse of her song, freely translated from the original Dutch, says: “Look at me, I’m a very sweet country / The world’s leaders are eating out of my hand / With one kiss I put out every fire. We’re throwing a party, are you coming? Later, at the Al-Aqsa Mosque, which will be empty soon anyway.”
    >> Eurovision organizers tell fans to hold off on booking flights to Israel - sparking instant controversy
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    Just before the chorus, De Vries replaces the original transition that mentioned Wonder Woman with the words: “From Haifa to the Dead Sea, there are fireworks and kosher satay / Come dance with me to the music.”
    Instead of the chorus where Barzilai sings “I’m not your toy,” the Dutch comedian sings, “Look how beautifully I launch missiles.”
    The video accompanying De Vries shows footage of the Palestinian protests on the Gaza border last week, including scenes of smoke and Gazans being taken to hospital on stretchers.
    When De Vries sings about Israel’s 70th anniversary, she notes, “The Palestinians aren’t invited to her party.” As she sings, in the background viewers are shown the opening ceremony for the U.S. Embassy in Jerusalem, with special emphasis on President Donald Trump’s daughter, Ivanka.

    The spoof version triggered much discussion online, with some Dutch viewers tweeting that the song was “anti-Israel” and also “Jew-hating.”


  • Ndate Yalla Mbodj, la reine Wolof qui s’opposa à l’invasion coloniale
    http://www.lisapoyakama.org/ndate-yalla-mbodj-la-reine-wolof-qui-sopposa-a-linvasion-coloniale

    Ndate Yalla Mbodj fait partie de ces nombreuses femmes fortes au cours de l’histoire africaine, qui se sont opposées aux Européens, depuis l’impératrice du Soudan Kandake Amenirenas dans l’antiquité, en passant par la reine Nzinga en Angola pendant la traite, jusqu’à la prêtresse Aline Sitoe Diatta toujours au Sénégal ou la reine Yaa Asantewaa au Ghana actuel.


  • Achieving health equity in the Americas | News | Harvard T.H. Chan School of Public Health
    https://www.hsph.harvard.edu/news/multimedia-article/health-equity-americas

    Health inequalities are not confined to poor health for the poor and reasonable health for everybody else. But it follows the social gradient, which means not only do we have to focus on poverty and its impact on health, but we have to look at inequality. That means addressing the nature of society as a whole.

    #santé #inégalités #Michael_Marmot



  • Trump ME peace plan : Half West Bank for Palestinians, Abu Dis as capital - DEBKAfile
    https://www.debka.com/trump-me-peace-plan-half-west-bank-for-palestinians-abu-dis-as-capital

    The president had discussed the peace plan’s content with three Arab leaders, Saudi Crown Prince Muhammad bin Salman, UAE emir Sheikh Muhammad bin Zayed, the Qatari ruler Sheikh Tamim bin Hamad al-Thani, Egyptian President Abdel-Fatteh El-Sisi, as well as thoroughly briefing Prime Minister Binyamin Netanyahu. Turkish President Tayyip Erdogan was invited to come aboard, but he rebuffed the offer – and that was even before he generated a crisis with Israel for its deadly confrontation with Hamas in Gaza.
    (...)
    A Palestinian state will be established with limited sovereignty across about half of the West Bank and all the Gaza Strip.
    Israel will retain security responsibility for most of the West Bank and the border crossings.
    The Jordan Valley will remain under Israel sovereignty and military control.
    .The Arab neighborhoods of East Jerusalem will pass to the Palestinian state, excepting the Old City, which will be part of Israeli Jerusalem.
    Abu Dis east of Jerusalem is the proposed capital of Palestine.
    Palestine and Jordan will share religious jurisdiction over the city’s mosques.
    Gaza will be integrated in the new Palestinian state provided Hamas agrees to disarm.
    There is no provision in the plan for the Palestinian refugees’ “right of return” – but a compensation mechanism will be established and managed by the international community.
    The Trump plan mandates Israel’s recognition as the homeland of the Jewish people, and Palestine with limited sovereignty as the Palestinian homeland.

    Debka est un site « d’intelligence » qui sert souvent aux Israéliens à faire passer des infos à confirmer par la suite... Les choses seraient décidées à la fin du mois de ramadan...

    #palestine


  • Le @CRIF et les arabes mangeurs d’enfants |
    Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/melusine-2/blog/210518/le-crif-et-les-arabes-mangeurs-d-enfants

    Il y a six jours, le CRIF a publié sur Twitter une souriante photographie de l’ancienne Première ministre israélienne Golda Meir. Elle y dit : « Nous pouvons pardonner aux arabes de tuer nos enfants, mais nous ne pouvons pas leur pardonner de nous forcer à tuer leurs enfants. La paix s’installera le jour où les arabes aimeront leurs enfants plus qu’ils nous haïssent. » La photographie de Golda Meir sourit et le chargé de communication du CRIF commente : « #Actu – Golda Meir disait cela il y a près de 50 ans, et c’est toujours d’actualité ».

     #Actu : la veille, les snipers israéliens avaient abattu par balles plus de cinquante Palestiniens, dont huit enfants, et blessé près de deux mille sept cents, alors qu’ils manifestaient pacifiquement pour commémorer leur catastrophe, leur exil, leur absence de droits fondamentaux, de droits civils, de droit à vivre. Pacifiquement, parce que les frondes ne menacent pas la vie des soldats israéliens – encore moins celle des civils israéliens – parce que les soldats sont à plusieurs centaines de mètres, derrière une clôture, derrière des miradors, derrière la « frontière », de l’autre côté de l’enclos. Parce qu’il n’y a que dans la Bible qu’on vainc l’injustice avec des pierres, et dans cette région, on sait que la Bible ne dit pas toujours la vérité.

    Les arabes tuent les enfants des autres. Pire encore, ils forcent leurs ennemis à se rendre coupables du meurtre de leurs propres enfants. Ils les forcent à se souiller du sang des innocents. Ils les forcent, oui, ils ne voulaient, ils y ont été forcés, ils auraient préféré l’éviter, éviter de tirer une balle dans la tête de Wesal Khalil, de viser la tête d’une enfant de quatorze ans, mais elle avait une fronde, et elle était palestinienne, alors ils y ont été forcés, d’ailleurs elle voulait mourir. Ce n’est plus seulement le Hamas qui utilise des enfants comme boucliers humains, ce sont les Palestiniens qui apprennent à leurs enfants à monter au front. Mieux, ce sont les arabes qui font des enfants dans le seul but de les envoyer se faire tuer pour que France 2 puisse filmer des balles dans la tête et que ça fasse des images terribles et que ces images nuisent à la réputation de l’armée israélienne.


  • @MadaniyaInfo : "Sept ans après le lancement du « printemps arabe », tous les vecteurs d’accompagnement de la stratégie islamo-atlantiste sont en déconfiture, sanction inéluctable de leur alignement sectaire.

    Ce constat vaut également pour les Médias français, particulièrement Le Monde (tirage 40.000 ex/jour) et Libération (30.000 ex/jour) les amplificateurs idéologiques pour le compte du Quai d’Orsay de la guerre de prédation économique du Monde arabe. Propriété de milliardaires, –le trio BNP (Bergé Niel Pigasse) pour le Monde, le franco-israélien Patrick Drahi pour Libération–, ces deux titres n’en bénéficient pas moins d’une subvention gouvernementale française à titre du pluralisme de la presse, sans que ce privilège ne les incite à la décence dans leur entreprise de criminalisation permanente de toute pensée contestataire. En dépit de leurs dérives, plutôt que de se livrer à leur auto-critique, ils s’érigent désormais en aiguillon de la bien-pensance, sous le mot d’ordre « DECODEX » en un pathétique dévoiement de la fonction journalistique.

    Une proximité du pouvoir entrave inévitablement la marge de manœuvre d’un média et une proximité avec les puissances d’argent altère irrémédiablement sa fonction critique. Les effets de plume les plus talentueux ne sauraient faire l’économie d’une sérieuse remise en cause de la fonction journalistique. A moins d’un sursaut éditorial qui introduirait une dissonance dans le concert unanimiste pro américain de la zone euro-arabe à l’effet de faire contrepoint aux vecteurs transnationaux occidentaux, la presse arabe, particulièrement libanaise, risque une relégation dans un domaine qui a longtemps constitué son champ d’action privilégié et les médias arabe au XXI me siècle représenteront alors pour la grande presse internationale ce que l’homéopathie constitue pour la pharmacologie, une dose infinitésimale ."

    ▶︎ Médias arabes 1/2 : La déconfiture des médias arabes pro-atlantistes du « printemps arabe » http://www.madaniya.info/2018/05/16/la-deconfiture-des-medias-arabes-pro-atlantistes-du-printemps-arabe

    ▶︎ Médias arabes 2/2 : La fin annoncée de la presse off shore arabe
    http://www.madaniya.info/2018/05/21/medias-arabes-2-2-la-fin-annoncee-de-la-presse-off-shore-arabe




  • Vous ne nous écraserez pas
    https://reporterre.net/Vous-ne-nous-ecraserez-pas

    Au total, environ 40 habitats sur les quelque 100 que comptait la Zad ont été détruits ou murés, et leurs occupants chassés. En termes monétaires, l’opération a coûté 300.000 € par jour selon une estimation de journalistes de France Inter : environ 100.000 € pour chaque cabane ou habitat détruit !

    Ce qui s’est passé est la plus importante opération de « maintien de l’ordre » engagée depuis 1968. Avec, pour la première fois depuis encore beaucoup plus longtemps, l’emploi de moyens militaires, confirmant l’analyse que la guerre civile est engagée à bruit plus ou moins bas.

    Le plus impressionnant, et qui apparaîtra nettement avec le recul du temps, est que cette force démesurée a été déployée pour mater quelque… trois cents personnes, qui se revendiquaient paysans, boulangers, brasseurs, charpentiers… ou rien du tout. Quelle menace justifiait-elle une si invraisemblable disproportion des forces ?

    L’enjeu apparent était de faire croire que « l’ordre républicain » — une invention de la novlangue macronienne — était « de retour », de satisfaire l’envie de vengeance de tous ceux qui rêvaient d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, de tenter de persuader tous les mouvements sociaux — réprimés par ailleurs — que l’État des riches ne lâcherait rien, d’affirmer la position autoritaire de M. Macron.

    #zad #répression #maintien_de_l'ordre #police







  • Viet Nam, le catalyseur
    Hommage à Ho Chi Minh


    Il marche dans nos rêves
    L’homme aux sandales de caoutchouc
    L’homme de l’ombre et de la grève

    L’homme qui ne dort pas beaucoup

    Il marche dans nos rêves
    Le balayeur et le stratège
    Le paria au front si haut

    L’homme qu’on appelle l’oncle Ho

    Ho Chi-Minh, l’homme qui éclaire
    L’homme que tout un peuple appelle
    L’homme qui ne dort pas beaucoup

    Il marche dans nos rêves
    L’homme aux sandales de caoutchouc

    ( Extrait de la pièce de théâtre L’homme aux sandales de caoutchouc de Kateb Yacine)



  • Malcolm X: “When you hear me say ‘by any means necessary,’ I mean exactly that. I believe in anything that is necessary to correct unjust conditions-political, economic, social, physical, anything that is necessary.”


    Photo: A Saudi woman tries on a mask at a shop during a festival to celebrate Ramadan in the Saudi coastal city of Jeddah on June 25, 2015.


  • La force historique de l’utopie

    Considérant que le capitalisme doit être détruit, notamment du fait qu’il met en péril les limites et ressources finies de notre planète, Jean Ziegler en appelle, dans le dernier chapitre à une « insurrection des consciences ». Optimiste et ardent défenseur de la « force historique formidable qu’est l’utopie », il rappelle que l’esclavage a été vaincu et que l’émancipation des femmes ou la création d’une sécurité sociale sont devenues des réalités. Modeste, il laisse le soin aux mouvements sociaux de par le monde de penser l’émancipation prochaine de l’humanité. « Je ne sais encore rien du système social et économique qui doit le remplacer, mais cela ne m’empêche pas d’espérer que ce sera ta génération qui abattra le capitalisme », conclut-il.

    *
    Jean Ziegler, Le capitalisme expliqué à ma petite-fille (en espérant qu’elle en verra la fin), éd. du Seuil, 2018,117 pages.
    https://www.gauchebdo.ch/2018/05/17/jean-ziegler-propose-son-breviaire-anticapitaliste-le-capitalisme-explique

    Jean Ziegler fut l’invité de Payot Libraire et de l’Association des étudiant-e-s en Science politique & Relations internationales (AESPRI) pour une conférence exceptionnelle autour de son nouvel essai Le capitalisme expliqué à ma petite-fille (en espérant qu’elle en verra la fin). Débat animé par Roland Rossier, journaliste de La Tribune de Genève, et Matthieu Debief, étudiant en sciences politiques. —> https://www.youtube.com/watch?v=u70Rc8_ybpE


  • Ce que l’affaire de la Manada dit de nos sociétés
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2018/05/13/ce-que-laffaire-de-la-manada-dit-de-nos-societes

    Les #agressions elles-mêmes plongent la victime, mais aussi les autres #femmes dans un état de sidération et de terreur, le message implicite des agresseurs aux femmes est le suivant : « Voilà ce qui vous attend, voilà ce que vous risquez si vous vous aventurez seules dans l’espace public. » Le résultat est un climat de #terreur qui imprègne les sociétés où nous vivons. La diffusion d’images captées lors de l’agression constitue une #violence psychologique supplémentaire pour la victime, et sert d’avertissement aux autres femmes qui seraient tentées de transgresser l’ordre patriarcal. On est bien face à des #stratégies violentes et coercitives pour briser la victime, et à travers elle, toutes les autres femmes. Les bûchers des sorcières ont disparu pour céder la place à ces viols barbares, et à ces lynchages en ligne.

    Après la violence de l’agression physique, les violences verbales et psychologiques, vient enfin la violence institutionnelle : les juges, en se basant sur les mêmes prémisses que ceux que pourraient avoir les pornographes ou les proxénètes partent du principe que la victime a plus ou moins consenti à ce qui lui est arrivé. La qualification du #viol en abus sexuel vient banaliser, minimiser des faits gravissimes, qui, s’ils étaient infligés à un homme seraient considérés comme de la #torture ou comme une violation des droits humains. Là aussi il ne faut pas négliger la dimension systémique, la #justice adresse le message suivant aux autres femmes : « Vous ne serez pas protégées » tandis qu’aux agresseurs et aux autres hommes, la justice dit : « Vous ne risquez rien ou si peu… ».


  • Le massacre à Gaza et l’humiliation ajoutée aux blessures palestiniennes, par Al-Quds Al-Araby - Actuarabe
    http://actuarabe.com/le-massacre-a-gaza-et-lhumiliation-ajoutee-aux-blessures-palestiniennes

    L’humiliation est encore aggravée, après les souffrances des martyrs et des blessés, par la couverture médiatique en Europe et aux Etats-Unis. Ces médias parlent « d’affrontements » aux « frontières » entre les manifestants et l’armée d’occupation. Comme si les hommes, femmes, vieillards et enfants de Gaza, sans oublier les invalides, possédaient des armes lourdes ; et comme si l’occupation reconnaissait l’Etat de Palestine ou les frontières avec la Bande de Gaza et la Cisjordanie. Ils ignorent aussi la présence militaire, coloniale et économique effective de l’occupation israélienne dans Gaza même, qui ne se matérialise pas seulement par le blocus terrestre, maritime et aérien, mais aussi par une agression méthodique permanente et des opérations militaires sans interruption.