• BALLAST | L’abécédaire de Raoul Vaneigem
    https://www.revue-ballast.fr/labecedaire-de-raoul-vaneigem

    Fin 2018, le phi­lo­sophe belge lan­çait : « Tout est pos­sible. » Son par­ti ? Celui qu’il nomme « la vie » — l’é­lan contre la rési­gna­tion, l’in­dif­fé­rence, la muti­la­tion, la mar­chan­dise et la sur­vie. Figure de l’Internationale situa­tion­niste (qu’il quit­ta en 1970 sans jamais revoir Guy Debord), Raoul Vaneigem se tient volon­tai­re­ment loin des médias et invite, inlas­sa­ble­ment, à trans­for­mer le déses­poir en colère joyeuse et quo­ti­dienne : une ving­taine de livres rien que depuis l’an 2000. Battre le capi­ta­lisme glo­bal et le pou­voir mili­ta­ri­sé d’État sur leur ter­rain tient à ses yeux de l’im­passe ; il leur oppose « un réseau de résis­tance » à construire sur des ter­ri­toires libé­rés, affran­chis, sou­cieux de la « vie humaine, ani­male, végé­tale » et capables de se défendre. L’expé­rience zapa­tiste au Mexique irrigue ses pro­po­si­tions ; les ZAD et les gilets jaunes le poussent à n’en pas dou­ter : qu’at­ten­dons-nous pour « faire nos affaires nous-mêmes » ?

  • La crise due au coronavirus a durci le regard porté sur les chômeurs
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/09/25/le-regard-porte-sur-les-chomeurs-s-est-durci-depuis-le-debut-de-la-crise-due

    Près de quatre personnes sur dix considèrent que les demandeurs d’emploi sont des « assistés », d’après une enquête réalisée par l’institut Elabe et l’Unédic. Par Bertrand Bissuel

    Depuis le début de la crise sanitaire, le regard de la population sur les demandeurs d’emploi s’est durci. C’est l’un des enseignements – plutôt inattendu – d’une étude réalisée par l’institut Elabe et l’Unédic, l’association paritaire qui gère le régime d’assurance-chômage. Publiée jeudi 24 septembre, cette enquête d’opinion, conduite auprès de quelque 4 500 individus entre le 17 juin et le 6 juillet, révèle une progression du « soupçon » à l’égard des chômeurs. Un sentiment qui demeure, toutefois, minoritaire.

    Pour aboutir à un tel constat, les résultats de ce « baromètre » ont été comparés à ceux d’un premier sondage, mené à la fin de février et au début de mars avec la même batterie de questions. En quatre mois, les avis ont eu tendance à se radicaliser. Ainsi, 38 % des personnes interrogées considèrent que les inscrits à Pôle emploi sont des « assistés » , soit cinq points de plus par rapport aux réponses recueillies peu avant le confinement.

    La thèse selon laquelle les allocations seraient trop élevées est désormais approuvée par 36 % des sondés – un ratio en augmentation de quatre points. Et ils sont 35 % à penser que « la plupart des chômeurs fraude pour toucher une [prestation] », contre 31 % lors de la précédente enquête d’opinion.

    Enfin, une nette majorité (56 %) estime que les individus sans emploi « ont des difficultés à trouver du travail car ils ne font pas assez de concessions lors de leurs recherches d’emploi » – un pourcentage qui est resté quasi inchangé sur la période. L’idée d’une bienveillance accrue vis-à-vis des chômeurs, du fait de la dureté de la crise, n’est donc nullement corroborée, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer.

    Connaissance « erronée » du régime d’indemnisation

    Les critiques contre ceux qui n’ont plus d’activité reposent sur une connaissance « erronée » ou « partielle » du régime d’indemnisation, d’après l’étude diffusée jeudi. Un exemple : « A peine plus d’un tiers » des personnes questionnées évaluent « correctement » le montant moyen mensuel des allocations chômage, alors que 29 % le sous-estiment et 36 % le surestiment.

    Les auteurs de l’enquête insistent cependant sur le fait que les représentations sur les demandeurs d’emploi restent globalement stables. « La perception d’un chômeur “victime” d’une situation subie » continue de prévaloir chez une majorité des sondés.

    Sans surprise, la récession en cours amplifie les craintes pour l’emploi. Pour 73 % des individus interrogés, le marché du travail se dégrade, soit 27 points en plus en l’espace de quatre mois. La quasi-totalité de la population (93 %) pense que le chômage peut frapper tout le monde – mais ce sentiment-là se situait déjà à un tel niveau, avant le confinement.

    #sondage #chômeurs #assistés

    • lien vers l’étude :
      https://www.unedic.org/sites/default/files/2020-09/Baromètre%20-%202eme%20volet_VF.pdf

      et sa synthèse

      Une amplification des craintes des Français sur l’emploi
      La crise sanitaire1 a confirmé la place centrale du travail dans la vie des Français (83%, +4 points) et tous ont la conviction que le chômage peut toucher tout le monde (93%). La très forte augmentation du sentiment de dégradation de la situation de l’emploi (+27 points) traduit de véritables craintes.

      Pour autant, l’activité partielle n’a pas d’effet sur l’opinion
      Les Français dissocient nettement l’activité partielle (« chômage partiel ») du « chômage ». Bien qu’un Français sur deux déclare avoir été concerné de près ou de loin par l’activité partielle, cette période, jugée comme transitoire et globalement bien vécue par les bénéficiaires, n’a pas eu d’impact sur leur perception du chômage et des demandeurs d’emploi.

      Des Français encore plus attachés à la fonction protectrice de l’Assurance chômage...
      Face à la crise, la perception des allocations chômage en tant que droit utile et bouclier protecteur se confirme. Elles sont considérées comme un droit (88%) qui permet aux chômeurs de vivre dignement (87%) et de lutter contre la pauvreté (79%, +4 points). Dans le même temps, l’attachement à l’Assurance chômage se renforce (65%), notamment parce qu’elle a été jugée « à la hauteur » pendant la crise (61%).

      ... mais portant un regard toujours intransigeant à l’égard des « chômeurs »
      Si le chômage est toujours perçu par les Français comme une situation subie et non choisie (78%), les représentations des « chômeurs » sont toujours très ancrées. Elles se sont même fortement polarisées, entre bienveillance teintée de misérabilisme et un soupçon croissant quant à la volonté des demandeurs d’emploi de retrouver une activité. On note que l’écart se creuse encore entre le vécu du chômage et la perception. Les intéressés s’estimant persévérants (87%), dynamiques (87%), courageux (82%) et sociables (74%). Comme en avril dernier, les Français les perçoivent comme des individus fragiles, qui se sentent dépendants de la société (78%) et malchanceux (74%).

      Une présomption erronée de « bienveillance » accrue en période de crise
      Tandis que 4 demandeurs d’emploi sur 10 sont convaincus que les Français leur portent un regard critique, l’opinion négative qu’ils prêtent aux Français sur les « chômeurs » recule très fortement sur 4 mois (-12 points). Cela traduit le sentiment d’une bienveillance renforcée face à la dureté de la crise. Or, le regard des Français s’est au contraire durci dans la période : 38% considèrent que les demandeurs d’emploi sont des personnes assistées (+5 points), qui perçoivent des allocations chômage trop élevées (36%, +4 points), et qu’une partie d’entre eux fraude (35%, +4 points).

      Une cartographie de la France fracturée
      Sous l’effet d’une polarisation accrue des perceptions du chômage, quatre groupes structurent l’opinion. La seule ligne de convergence qui efface les clivages, notamment politiques, est le sentiment de vulnérabilité au « risque chômage », unanime et qui s’amplifie au sortir du confinement.

      À noter
      Afin de mesurer l’évolution de l’opinion sur le chômage et les demandeurs d’emploi tout au long de la crise Covid-19 et quant à ses conséquences économiques, une 3ème vague du baromètre sera conduite en 2021. Elle pourra être partagée lors d’une réunion du Bureau au 1er semestre 2021. Comme précédemment, plusieurs publications thématiques seront produites à partir du baromètre, au fil des mois à venir : focus thématique, focus sur certains publics (femmes, catégorie DEFM, etc).

      noter également que l’effectif de 4500 sondés (3000 dans le « grand public » - panel France métro, 1500 demandeurs d’emploi - fichier des allocataires, France métro et Outremers (sauf Mayotte)) signifie que la précision des estimations est environ deux fois plus forte que dans les sondages politiques de 1000 individus.

    • le graphique de l’analyse factorielle (ACM + CAH) est intéressant, l’interprétation des axes (non explicitée dans le document…) est assez évidente :
      • abscisses : droite-gauche
      • ordonnées : "proximité" au chômage (jamais pour soi ou un proche, proche actuellement au chômage, ayant connu précédemment, demandeur d’emploi)

      sans surprise l’axe politique décrit fort bien l’opposition entre assistanat et bouclier

    • Je me disais que ce serait intéressant de refaire ce sondage l’année prochaine, une fois qu’on sera bien enfoncé dans la crise qui nous tombe dessus et puis j’ai repensé à mon père, qui a été au chômage pendant fort longtemps et, quelque temps plus tard, après avoir retrouvé du travail, était capable de tenir un discours anti-chômeurs sans sourciller. Les bourgeois sont très forts pour foutre dans la tête des pauvres des idées de salopards.

    • cf. le à noter ci-dessus. Il figurait ailleurs, mais je l’ai mis à la suite de la synthèse …

      À noter
      Afin de mesurer l’évolution de l’opinion sur le chômage et les demandeurs d’emploi tout au long de la crise Covid-19 et quant à ses conséquences économiques, une 3ème vague du baromètre sera conduite en 2021. Elle pourra être partagée lors d’une réunion du Bureau au 1er semestre 2021.

  • Thread by MartinWinckler on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1309473811889303553.html

    Petit thread sur la #dépression, afin de préciser ma pensée (qui n’est pas seulement la mienne, mais celle que défend un courant de scientifiques).
    1/n - Les arguments s’accumulent pour dire que la dépression, comme la fatigue ou la douleur, sont des phénomènes produits par

    • On le fait aussi avec le diagnostic : la mammographie systématique avant 50 ans fait plus de mal que de bien.

      Je suis vraiment exaspérée de voir ce discours repris et seriné par des personnes comme Winckler, sauf le respect que je lui dois sur certains plans gynécologiques comme la contraception DIU pour toutes, franchement proférer de telles âneries, c’est purement scandaleux. J’ai posté sur seenthis la preuve par des études publiées qu’avec ce genre de campagne débile anti #mammographie, il y a recrudescence des cancers du sein. Mais purée de petit pois, réfléchi seulement 5 minutes, tu es une femme responsable, tu assumes de faire une mammographie régulièrement, et tu sais qu’il peut y avoir un risque mince qu’on t’annonce une mauvaise nouvelle et que tu te fasses opérer pour rien ? Dans ce cas, il y a d’autres tests possibles et même obligatoires et tu pourras choisir ce que tu vas faire. Et non, non et non, ce n’est pas la peur de l’avoir peut-être qui fait le cancer, c’est plein d’autres choses bien plus tangibles sur lesquelles je ne vais pas m’étendre mais la politique de l’ignorance appliqué à notre santé c’est exactement l’inverse de ce qu’il faut aux femmes et je ne comprends pas que Winckler en soit encore à ce niveau dangereux. Ou plutôt, si, la culture (ici médicale, la pire) du savoir mais pour seulement certain·es.

    • Quand à la médicalisation en cas de dépression, de mon expérience et de cette culture de sadiques qu’ont les psys et que plusieurs de mes proches, dont moi, ont du se relever seul·es à plusieurs reprises, je préfère encore un bon psychiatre qui donne les médocs qu’il faut temporairement (qui vont parfois te sauver du pire) qu’un psychanalyste qui reçoit des enfants en difficultés pour les drainer vers son réseau et extirper le fric des parents et dont la salle d’attente est affublée de « simples dessins de mode » qui représentent en fait une ôde aux anorexiques de 35kg.

    • Le problème avec les prescriptions de la plupart des psychiatres est qu’ils prescrivent avec des posologies dignes d’un équidé, ce qui a pour effet de te mettre complètement dans le gaz. De plus, bon nombre te font comprrendre que ton traitement c’est pour la vie. Dans mon parcours thérapeutique, je n’en ai trouvé qu’un qui était à l’écoute concernant les effets désagréables et parfois dévastateurs d’une molécule ou d’une posologie mal adaptée. Par contre aucun ne m’a jamais proposé un sevrage digne de ce nom et le dernier en date (de sevrage), j’ai dû le gérer seul et dieu merci, j’en ai ressenti assez rapidement les bénéfices. Mais voilà : une fois qu’on a subi un état dépressif ou tout autre trouble, la guérison n’est jamais acquise définitivement. Et dans le cas de rechute, il ne faut pas hésiter à consulter de nouveau. Souvent une nouvelle molécule est mieux adaptée ou mieux supportée à un instant T ou lors de circonstances particulières liées à la rechute. Et pour cela je trouve que certain·es généralistes sont beaucoup plus à l’écoute que les spécialistes.

    • @alexcorp héhé, tu pointes ce post, mais ça ne veut rien dire en fait, et j’espère que ça ne t’empêche pas de réfléchir par toi même , après un check hier , je voulais le supprimer ou au moins mettre dessous que c’est du bullshit d’info conspi et vu que le lien est maintenant pourri et aboutit à plus rien, j’ai fait des recherches sur le taux de radioactivité qu’on se prend avec une mammo ou une échographie ou une radiographie, (puis j’ai zappé en fermant TOR, erreur de ma part que je vais réparer vite).

      Mais … je cherche la preuve par un schéma simple que les chiffres donnés sont bidons
      (d’autant que la radioactivité se calcule aujourd’hui en mSv et pas en RAD)
      Quant à la nocivité des mammos, je cherche aussi le rapport qualité/prix.

      Bananas are used because they contain potassium-40, a radioactive isotope that naturally occurs in some foods. Some examples in BED include: a dental X-ray is similar to eating 500 bananas; a mammogram is equivalent to eating 4000 bananas; and a fatal dose of radiation is like eating 80 million bananas.

      Mais c’est juste pas possible que Winckler assène dans une petite phrase via un flux complet sur la psychiatrie cette grosse connerie dangereuse et je maintiens que c’est #criminel et je me bats contre beaucoup ici sur @seenthis depuis longtemps apparemment pour que mes sœurs ne se mettent pas à croire ce genre d’assertion débile et aillent se faire dépister et mammographier avant 50 ans si ça leur chante et si par exemple dans leur famille il y a déjà eu des cas ou après être allé dans des zones de guerre ou d’essais nucléaires … Le cancer du sein aujourd’hui c’est une femme sur 8, 1/8em des femmes, donc les femmes filles de femmes qui ont eu un cancer devraient se faire suivre correctement ou dépister sans qu’on vienne les faire chier.

      PS Et aucun flic ne vient encore te chercher pour t’obliger à te soigner, c’est juste des recommandations remboursés pour surveiller sa santé, vraiment ça dérange qui en fait ? La mode est à un retour bio à la nature et donc on fait pas de mammo ?.

      Je le dis aussi, parce que je suis impliquée au premier rang, parce que portée par ce courant anti mammo qui sévissait j’ai moi même refusé de m’y rendre et j’ai fait cette grave erreur et les médecins m’ont alors conforté à ne pas en faire, et à 49 ans j’ai eu une saloperie de merde de cancer qui avait déjà métastasé. Alors chacun·e fait bien comme elle veut, mais qu’on arrête de dire que ça ne sert à rien ou que c’est dangereux !

      Le lien que je n’ai pas donné ici "Cancer du sein : « Les détracteurs du dépistage sont #irresponsables »"
      https://seenthis.net/messages/733908

      En France, moins d’une femme sur deux participe au dépistage organisé.

    • un article (de novembre 2000 de la RMS, n°2320) sur le risque radiologique de la mammographie (après 50 ans). Le tableau présentant les résultats mentionné dans l’extrait ne figure pas en ligne.

      Dépistage du cancer du sein organisé : qu’en est-il de l’irradiation des patients ? - Revue Médicale Suisse
      https://www.revmed.ch/RMS/2000/RMS-2320/20878

      L’exploitation des données actuellement disponibles dans ce domaine montre que le facteur de risque d’induction du cancer du sein à partir de 40 ans est de l’ordre de 5.0 10^-4 par Sv. année. Il est important de noter que ce risque diminue avec l’âge.

      En utilisant ce type d’estimation, une comparaison entre le risque d’induction de cancer lié à la mammographie (en considérant une période latente de dix ans) et l’incidence naturelle du cancer du sein est présentée dans le tableau 1. Ces données concernent les Pays-Bas, mais sont tout à fait transposables à la Suisse.8 Elles ont été adaptées à un dépistage bisannuel débutant à 50 ans, et où la dose délivrée est de 2 mSv par examen.

      Pour cette population, une femme qui entre dans un programme de dépistage à 50 ans, et qui fait une mammographie tous les deux ans avec une dose de 2 mSv, a 520 fois moins de risque de développer un cancer radio-induit qu’un cancer spontané. Ainsi, le risque associé à la mammographie est largement compensé par l’avantage qu’offre le dépistage, puisqu’il permet de réduire le risque de décéder consécutivement à un cancer du sein.

    • Juste pour info, voici ce que dit Winckler sur son site :

      Si vous avez plus de 40 ans sans antécédents familiaux de cancer du sein, faites vous examiner une fois par an.
      Cela peut très bien être fait par votre généraliste. Inutile d’aller voir le gynéco seulement pour ça.

      Si vous avez plus de 40 ans avec des antécédents familiaux (cancer du sein chez une mère, une soeur, une tante ou grand-mère maternelles), faites-vous faire en plus une mammographie tous les 2 ans (mais pas plus).

      http://www.martinwinckler.com/spip.php?article752

      On est loin du « la mammographie ne sert à rien ».

    • C’est déjà pas mal qu’il soit moins bouché sur les mammographies que sur les antidépresseurs, une classe de médicaments sur laquelle il semble tout simplement partager la vision et les habitudes de généralistes aussi peu formés sur les troubles psys que sur les psychotropes, eux qui contribuent à colmater la souffrance psychique à coups d’anxiolytiques. On aboutit à une prescription massive d’anxiolytiques sur une longue durée alors qu’ils ne devraient être utilisés que pour des périodes limitées.
      Et puisque c’est agrémenté d’évidences (non) du genre ça passe avec le temps et en ayant une vie affective et sociale qui vaut le coup sans oublier de pas laisser toute la place à la tête par laquelle tout pourri en s’activant avec son corps, il faut s’efforcer de pas être déçu par le type (estimable) en se souvenant que le droit à la connerie est imprescriptible.

    • Je ne connais pas « toutes les études » :) et veux bien croire que de nombreuses études qui ne parviennent pas à démontrer une efficacité des antidépresseurs ne sont pas publiées. Et, bien sûr, il y a aussi surprescription d’AD (à chaque trouble, et pour chaque joie, son produit), mais M.W. doit lui même concéder, « Au total, il est très possible que certains antidépresseurs soient efficaces, mais sur un petit nombre de personnes, sans qu’on sache lesquelles. »
      Possible ? Petit nombre ? Sans accorder une confiance exagérée aux psychiatres (eux-aussi confrontés à leur impuissance et poussés à prescrire, y compris pour masquer celle-ci), face à des dépressions sévères, à des dépressions mélancoliques, se fier un tant soit peu à l’expérience clinique de praticiens de la psychiatrie me parait inévitable.

  • Funérailles interdites : le pouvoir à la botte de l’industrie néerlandaise

    La sentence est tombée, irrévocable. Les Funérailles de la pêche artisanale, co-organisées par BLOOM, LIFE, la Plateforme de la Petite Pêche et Pleine Mer et qui devaient réunir de nombreux pêcheurs et citoyens pour dénoncer le baptême du chalutier géant SCOMBRUS de 81 mètres, ont été interdites par arrêté préfectoral.

    https://www.bloomassociation.org/funerailles-interdites

    https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/a-concarneau-pecheurs-et-associations-se-mobilisent-contre-l-arrivee-d-un

    #société #environnement #biodiversité #pêche #pillage_ressources #mer #europe

  • Le bonus aux héritiers de La République en marche : une gifle pour la France populaire.

    Une exonération de 100 000 euros par enfant de droits de donation a été votée cet été. Une mesure choquante dans une période de crise profonde et contradictoire avec le discours de la majorité sur « les inégalités de destin », qu’elle renforce. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
    https://www.inegalites.fr/Le-bonus-aux-heritiers-de-La-Republique-en-marche-une-gifle-pour-la-Franc
    #société #politique #inégalités #lrem #la_potence

  • Tour d’horizon du #mal-logement par un expert
    https://www.inegalites.fr/Les-inegalites-de-logement-expliquees-par-un-expert

    Manuel Domergue, de la Fondation Abbé Pierre, donne son éclairage sur les #inégalités de #logement à travers des #vidéos courtes, dans un langage accessible. Issues de notre webdoc sur les inégalités, ces interviews sont à votre disposition pour apprendre, réfléchir ou animer un débat.

  • Atlas sonore des langues régionales de France


    #LanguesVivantes. Un trésor pour les amoureux des mots et des accents ! Créé par deux linguistes, cet atlas sonore permet d’explorer la richesse des langues régionales. Les plus connues — le #breton, le #chtimi, le #corse — continuent d’être enseignées dans les lycées mais d’autres ne comptent plus qu’une poignée de locuteurs.

    https://atlas.limsi.fr/?tab=Hexagone

    #atlas #langue #france #AtlasSonore @cdb_77 @reka

  • BALLAST | David Dufresne : « En critiquant la police, on s’en prend plein la gueule »
    18 septembre 2020

    https://www.revue-ballast.fr/david-dufresne-en-critiquant-la-police-on-sen-prend-plein-la-gueule

    Passé de la presse rock au repor­tage pour la grande presse, dans les années 1990, David Dufresne s’est peu à peu éloi­gné du jour­na­lisme — un « jour­na­lisme de pes­ti­cides », dit-il, obnu­bi­lé par la nou­veau­té et la sur­face de l’in­for­ma­tion — pour tra­vailler sur le long cours : une enquête consa­crée au main­tien de l’ordre, sui­vie d’une autre sur l’af­faire Tarnac. Si la musique n’est jamais bien loin (un livre sur un club de rock, un autre sur Brel), c’est par son compte Twitter et son inter­pel­la­tion « Allô Place Beauveau », lan­cée en plein sou­lè­ve­ment des gilets jaunes, que Dufresne s’est impo­sé comme l’une des voix média­tiques cri­tiques de la vio­lence poli­cière et éta­tique. En 2019, il racon­tait, sous les traits de son alter ego Étienne Dardel, cette mobi­li­sa­tion écra­sée dans les pages du roman Dernière som­ma­tion ; il revient des­sus, au ciné­ma cette fois, avec Un pays qui se tient sage. L’occasion de le retrou­ver, convi­vial, autour d’un café sous le soleil de plomb de la capi­tale. (...)

  • L’ADN - Interview de Fred Turner : Comment la Silicon Valleyr réagit au COVID19 et à BlackLivesMatter ?
    https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/silicon-valley-covid19-black-lives-matter-interview-fred-turner

    Alors que la pandémie mondiale de COVID-19 est pour les GAFAM une opportunité de marché en or, les grandes entreprises des nouvelles technologies font face à des contestations venues de différents pans de la société américaine.

    Historien, professeur à l’université de Stanford, Fred Turner est un spécialiste de la contre-culture américaine, de l’utopie numérique et de l’histoire des médias américains. Il est notamment l’auteur de Aux sources de l’utopie numérique : De la contre culture à la cyberculture, C&F Editions, 2013. Son prochain essai, qui paraît à l’automne, analyse le marché de l’art dans la Silicon Valley.
    Les Etats-Unis sont le pays le plus touché par la pandémie. Dans le même temps, les entreprises de la Silicon Valley réalisent des profits exceptionnels à la faveur de cette crise. Que dit cette situation des enjeux actuels du pays ?

    Fred Turner : La crise du coronavirus est pour les Big Tech ce que le 11 Septembre 2011 a été pour l’industrie de la défense : une opportunité de marché parfaite. Ces entreprises ont logiquement profité de la crise pour générer du chiffre d’affaires et de la croissance. D’autant que les outils technologiques qui sont utiles pour contenir la pandémie (applications de traçing, données de santé) sont contrôlées par ces mêmes entreprises. Imaginez donc l’opportunité que cette situation représente.

    À mon sens, il s’agit d’un problème social majeur. Notamment parce que l’État américain est incapable d’encadrer ce phénomène. En fait, c’est l’inaction de l’administration qui crée la faille dans laquelle se sont engouffrées les grandes entreprises du numérique. La responsabilité de Donald Trump est immense dans cette situation. Son incompétence est directement responsable de la mort de centaines de milliers de personnes.
    Le pays vit également une période très intense sur le plan des revendications pour la justice sociale, contre le racisme et les violences policières. Comment réagissent les entreprises de la Silicon Valley ?

    F. T. : Il y a deux manières de voir les choses. D’un côté, la Silicon Valley a produit les infrastructures qui permettent au mouvement #BlackLivesMatter de se déployer et aux groupes de se coordonner. Les réseaux sociaux contribuent largement à mettre le mouvement en action. Mais, d’un autre côté, l’enjeu de la diversité ethno-raciale continue d’être très largement ignoré par ces mêmes entreprises dès lors qu’il est question de recrutement. Ce décalage ne se résorbera qu’à une condition : que le mouvement #BlackLivesMatter parvienne à avoir une influence qui ne soit pas que symbolique et performative. Il faut que ce mouvement conduise à un véritable changement institutionnel. J’ai l’habitude de dire que les mouvements sociaux n’ont d’impact que s’ils se transposent de la rue au Congrès. Si le mouvement y parvient, les entreprises devront opérer des changements structurels, elles ne pourront plus se contenter de faire circuler des images ou afficher des déclarations d’intention.
    L’idéologie selon laquelle les entreprises des nouvelles technologies contribuent à « rendre le monde meilleur » est très prégnante. Cette intention contraste-t-elle avec la réalité de ces entreprises ?

    F. T. : Cette idée n’est pas neuve, elle préside à la naissance de la Silicon Valley. Elle a émergé dans la contre-culture américaine au moment de la guerre du Vietnam (1955-1973). L’enjeu était alors d’utiliser le progrès technologique comme un outil pour faire évoluer la société dans le sens de plus de bienveillance, mais aussi d’utilitarisme. À l’époque, l’idée de cette transformation culturelle et technologique laissait déjà largement de côté les populations autochtones, les afro-américains ou les hispaniques.

    L’utopie numérique se pense comme profondément apolitique, or c’est tout l’inverse. La dimension politique est soigneusement évitée dans le discours des GAFAM. Ces dernières années, pour les dirigeants de la tech, les affaires politiques, telles qu’elles ont court à Washington DC, étaient considérées comme de la « politique à papa », quelque chose de dépassé et anachronique. Pour les Big Tech la transformation positive du monde est affaire de réseaux et de technologies. Une technologie performante, mise à disposition du grand nombre, permettra aux utilisateurs et utilisatrices de nouer des liens plus honnêtes, authentiques, et donc de faire société d’une meilleure manière.

    Il faut comprendre que ce positionnement - qui peut paraître simpliste - est aussi excellent pour le business. C’est plus compliqué de remettre en question une entreprise qui explique qu’elle « fait le bien dans le monde ». Par ailleurs, l’une des stratégies pour les dirigeants consiste à brandir les bons résultats financiers comme un argument pour justifier que leur produit a du succès, donc qu’il est bon. Il ne faut jamais oublier que l’aspect financier est au fondement de cette utopie technologique.
    Les Big Tech sont-elles capables de se réformer et de faire évoluer leurs pratiques ?

    F. T. : Je pense qu’un changement structurel ne s’obtient que par la pression exercée de l’extérieur par les institutions en charge de l’intérêt général. L’industrie des nouvelles technologies n’est finalement qu’une industrie parmi tant d’autres, dotée des mêmes rouages. La motivation principale de Facebook, Google ou Apple n’est pas la qualité du service, c’est le profit, comme pour toutes les firmes industrielles. Dans ce contexte, le profit passera toujours avant les conséquences socialement néfastes des produits que ces entreprises développent. C’est dont à l’état et à ses institutions de les réguler.
    L’affaire Cambridge Analytica a-t-elle eu des répercussions concrètes ? Qu’en est-il aujourd’hui, les choses ont-elles changé depuis ?

    F. T. : J’aurais aimé vous dire que les choses se sont arrangées depuis l’affaire Cambridge Analytica, mais ce n’est pas le cas. Nous vivons des Cambridge Analytica tous les jours. C’est directement lié au fait que les plateformes sociales des GAFA sont plus que des « réseaux sociaux », ce sont des espaces de publication de contenu. De ce fait, tout ce qui apparaît devrait être régulé, selon les mêmes règles qui s’appliquent pour les médias et les éditeurs. Or ce n’est pas encore le cas. Des pas timides ont été réalisés, comme par exemple Twitter qui a retiré de sa plateforme les posts émanant du groupe conspirationniste QAnon. Je pense que cette décision est un effet collatéral positif de l’affaire Cambridge Analytica.

    Mais chez Facebook, Mark Zuckerberg, qui assume ses liens avec le financier libertarien Peter Thiel, fait tout ce qui est en son pouvoir pour préserver la fameuse « liberté d’expression ». Dans ce contexte là, liberté d’expression est synonyme d’autorisation implicite à la diffusion de contenus haineux et conspirationnistes par l’alt-right. Tout est fait pour encourager la diffusion de contenus de ce type. Tout ce qui est clivant, stimulant, excitant est valorisé par l’algorithme de Facebook. C’est une manière de susciter les réactions, pour retenir les utilisateurs et utilisatrices plus longtemps et ainsi générer plus de données donc de revenus publicitaires. Mark Zuckerberg dirige une entreprise qui autorise ce genre de publications, les laisse se déployer. En ne prenant pas de mesures strictes, il est indirectement responsable du fait que de nouvelles affaires Cambridge Analytica ont lieu tous les jours.
    Comment répondre à cette menace ?

    F. T. : L’enjeu majeur est la taille de ces entreprises. Lorsque l’on regarde Amazon, Facebook, on voit l’équivalent de la Standard Oil du XIXème siècle [première compagnie majeure des Etats-Unis qui a par la suite dominé le marché mondial, ndlr]. Ou bien l’équivalent des quatre majors de l’automobile au 20ème siècle. Ce sont des multinationales colossales avec un pouvoir d’influence démesuré. L’état américain a la responsabilité de les réguler, comme il l’a fait avec les compagnies pétrolières au 20ème siècle.
    La sénatrice Elizabeth Warren avait fait du démantèlement des GAFAM un pilier de son programme lors de la primaire démocrate. Que pensez-vous de cette proposition ?

    F. T. : Je défends l’idée d’Elizabeth Warren de démanteler les GAFAM, mais je n’ai pas le même avis qu’elle quant à la méthode à appliquer pour le faire. Je me reconnais plus dans les idées que défends Timothy Wu, professeur à l’université Columbia. Nous avons deux options : la première, démanteler purement et simplement les GAFAM. L’autre option consiste à les nationaliser, comme ce qui a été fait au 19ème siècle pour les chemins de fer. Les réseaux sociaux sont devenus des services utilisés chaque jour par des milliards de personnes. Mais, aujourd’hui, on les traite juridiquement comme des objets légaux neutres, alors qu’elles sont tout sauf neutres. Elles ont même une influence majeure sur nos démocraties. Il faut donc un nouveau cadre juridique pour les GAFAM. C’est en substance ce que défend Timothy Wu.
    Shoshana Zuboff, professeure à Harvard, a publié l’an dernier un ouvrage sur le capitalisme de surveillance. En quoi est-il complémentaire avec la réflexion sur le démantèlement des GAFAM ?

    F. T. : Le cadre de réflexion du capitalisme de surveillance est extrêmement puissant. Il permet de rassembler toutes les pièces du puzzle, de les connecter entre elles. La surveillance s’est instillée dans notre vie quotidienne et elle est utilisée pour nous vendre des produits, mais aussi pour nous manipuler en orientant nos comportements. Shoshana Zuboff dévoile l’architecture qui sous-tend ce système. Elle révèle les intérêts de ceux qui l’ont construit mais aussi de ceux qui en profitent : les entreprises mais aussi l’état.
    Cet ouvrage a-t-il rencontré un écho en dehors des cercles universitaires, chez les décideurs politiques notamment ?

    F. T. : La critique de Shoshana Zuboff est systémique, mais le discours public américain est avant tout centré sur l’individu. C’est comme si on n’avait pas le langage pour comprendre les logiques systémiques qui traversent le corps social, précisément parce que l’on ne se concentre que sur la dimension individuelle. De ce fait, aux Etats-Unis, le discours qui consiste à appeler à une politique publique centralisée pour répondre à des problèmes sociaux collectifs, comme le racisme ou les pandémies, a tôt fait de se faire taxer de communiste.

    Friends, watch this great conversation for insight into #SurveillanceCapitalism right now. Comprehension is the first step toward resistance. Thank you, #RightsCon. https://t.co/X14L9zSYpj

    — Shoshana Zuboff (@shoshanazuboff) August 12, 2020

    #Fred_Turner #Interview

  • Le Monde annonçait dès ce matin son article hagiographique du jour, devenu depuis le sublime : Au Panthéon, Emmanuel Macron précise sa vision de la République
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/09/04/emmanuel-macron-celebre-la-republique-au-pantheon-pour-en-devoiler-sa-concep

    Et donc, le bulletin érémiste (je veux dire : de la REM) se fend d’un paragraphe d’introduction digne de Jaurès :

    Emmanuel Macron devait apporter, vendredi 4 septembre, une nouvelle touche à son tableau impressionniste. Celui d’un chef de l’Etat sans histoire politique qui esquisse depuis trois ans sa vision de la République, de la citoyenneté, de la laïcité, reprenant son travail par endroits, laissant des blancs à d’autres, quand certains (rares) pans de la fresque apparaissent, eux, figés pour de bon.

    Oui, sans déconner : « une nouvelle touche à son tableau impressionniste ». (Mon dieu mon dieu mon dieu…)

    Alors en fait, en guise de « tableau impressionniste » et de « vision de la République », tout ça pue le frelaté :
    https://www.lefigaro.fr/actualite-france/la-republique-n-admet-aucune-aventure-separatiste-declare-emmanuel-macron-2

    Le président a toutefois mis en garde : la République est « précaire » et est « toujours à protéger ». Il a pointé du doigt « ceux qui, souvent au nom d’un dieu, parfois avec l’aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d’un groupe ». « La République, parce qu’elle est indivisible, n’admet aucune aventure séparatiste », a affirmé Emmanuel Macron, rappelant qu’un projet de loi serait débattu à l’automne sur le sujet.

    Ah tiens donc, « un dieu », une « aventure séparatiste » ? Mais de quelle religion parle-t-il de manière aussi mystérieuse ? Quelle religion menace ainsi sa « vision de la République », sur les marches du Panthéon ?

    Le chef de l’État a notamment salué « les policiers, les gendarmes, les magistrats, les maires, toutes celles et ceux qui luttent contre la violence, contre le racisme et l’antisémitisme » et qui « jouent un rôle déterminant » dans la République. « Ceux qui s’en prennent à eux, doivent être lourdement condamnés », a réclamé le président alors que les violences se sont multipliées au cours de ces derniers mois.

    Oui, « les violences se sont multipliées », mais quand on parle des policiers, j’ai comme qui dirait l’impression que c’est avec une vue un peu borgne de la question…

    Enfin, sur le déboulonnement des statues, réclamé par plusieurs mouvances de l’antiracisme, Emmanuel Macron a répliqué que « La République ne déboulonne pas de statues ». « On choisit la France, on ne choisit pas une part de son histoire », a demandé le chef de l’État.

    Et aïe donc. Outre exiger que l’on remette en place les statues de Pétain, j’aimerais bien savoir ce que c’est que cette histoire de « on choisit la France »… C’est quoi, c’est genre « la France, on l’aime ou on la quitte ? » Parce que ceux qui gueulent contre les statuts de négriers sont forcément d’origine pas-de-chez-nous ? (Moi j’ai choisi que dalle, je suis né là, et je peux te dire que la critique des statues d’entrecouillistes racistes, je comprends très bien.)

    Bon, bref, le Monde t’annonce une grandiose vision de la République, du chéfissime qui t’affine l’idéal républicain, et au final on a une parodie des Mégret gèrent la ville : les narabes, les narabes, les narabes !

  • « Les SUV sont des machines à tuer »
    https://usbeketrica.com/article/les-suv-sont-des-machines-a-tuer

    En octobre 2019, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) aboutissait à une conclusion qui avait surpris ses propres chercheurs : les SUV ont été la 2e source d’augmentation des émissions de CO2 dans le monde entre 2010 et 2018, après le secteur de l’énergie, mais devant l’industrie lourde, les poids lourds ou l’aviation... Chaque année, les SUV émettent 700 mégatonnes de CO2, environ l’équivalent de ce qu’émettent le Royaume-Uni et les Pays-Bas réunis, note le Guardian. Si tous les conducteurs de SUV s’alliaient pour former un pays, celui-ci se classerait à la 7e place des plus grands émetteurs au monde.

    Le lobbying de l’industrie automobile ayant permis de les classer, dans les années 1980, comme des « camions légers » plutôt que comme des voitures, les SUV échappent à la régulation classique de consommation de carburant. Ils ont aussi été « marketés » par les constructeurs « en suivant les critères auxquels les gens accordent de l’importance, estime Harvey Miller : machisme (« macho-ness », ndlr), robustesse, protection de la famille, et en les exploitant. » « Les SUV ont des noms de montagnes et d’endroits où vous n’irez jamais », poursuit-il - nous avons en effet admiré les paysages désertiques de l’Utah sur la plupart des photos de SUV consultées pour illustrer pour cet article - tandis qu’ils sont de plus en plus utilisés en ville, pour des trajets courts, loin de toute aventure. Et ce en consommant un espace toujours plus grand : en témoigne la place dédiée aux parkings à Los Angeles, « qui équivaut à la superficie de Manhattan. »

    En 2019, 38% des véhicules vendus en France étaient des SUV, « alors qu’en 2009, on était à 5% », rappellait Mathieu Chassignet, ingénieur mobilité et qualité de l’air à l’ADEME, dans un article où nous évoquions quatre pistes pour sortir du « tout voiture » en ville. Les SUV se vendent toujours plus, en polluant plus, sans qu’un malus soit pour l’instant imposé. Un amendement déposé en ce sens en octobre 2019 à l’Assemblée a été rejeté. Mais en France comme dans d’autres pays en Europe, le débat existe désormais. Aux États-Unis, en revanche, « la domination des SUV ne va faire que s’étendre », assure Stephanie Brinley, une analyste du secteur chez IHS Markit, un cabinet qui prévoit qu’en 2020 les SUV représenteront pour la première fois la moitié des ventes de voitures neuves, et que ce niveau pourrait atteindre 54% en 2025.

  • Like A Mother Fucker
    Walter Lure : last man rockin’
    https://pleasekillme.com/walter-lure

    The death earlier this week of Walter Lure, one of the original Heartbreakers, was yet another tough blow laid on us by the year 2020. James Marshall offers a tribute to the guitarist and songwriter who served as both a front man and perfect match for Johnny Thunders.

    The Heartbreakers dissolved over the bewildering muddy mix of LAMF (there are dozens of alternate mixes released available now, I think the best is LAMF Revisited)

    https://www.discogs.com/Heartbreakers-LAMF/master/13149
    selon James Marshall, la meilleure version de L.A.M.F (1977) Johnny Thunders & The Heartbreakers est celle de 1984 L.A.M.F. Revisited
    https://www.discogs.com/Johnny-Thunders-The-Heartbreakers-LAMF-Revisited/master/410564

    Voilà, maintenant que #Walter_Lure a cassé sa pipe, je découvre Walter & les Waldos Wacka Lacka Loom Bop A Loom Bam Boo (2018)

    https://www.discogs.com/Walter-Lure-The-Waldos-Wacka-Lacka-Loom-Bop-A-Loom-Bam-Boo/master/1427145

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=Zs7unJOO29E&feature=emb_logo


    Walter Lure & The Waldos “Crazy Kids” (Official Video) from the film “Thunders - Room 37"

    https://www.youtube.com/watch?v=w_LareWi82g


    L.A.M.F. 40th Anniversary “Too Much Junkie Business”

    https://www.youtube.com/watch?v=YKw4tZIVUiI


    Walter Lure on Johnny Thunders

  • Amazon : il alerte sur les conditions de travail, il est viré
    https://www.lamarseillaise.fr/societe/amazon-il-alerte-sur-les-conditions-de-travail-il-est-vire-BX4374524

    Mohammed, salarié de la sécurité, licencié par Amazon Bouc-Bel-Air pour avoir alerté sur les conditions de travail au début de l’épidémie, devrait être fixé sur son sort dans la semaine. On sait que le géant américain de la distribution en ligne, de culture américaine, regarde le syndicalisme français avec des yeux ronds. Quant au droit du travail... Au début de l’épidémie, Amazon s’est assis sur les deux. Jusqu’à virer Mohammed Benguesmia, employé du sous-traitant Séris à la sécurité du site de Bouc-Bel-Air (...)

    #Amazon #GigEconomy #licenciement #santé #travail #COVID-19 #CGT

    ##santé

  • Ce que cache le masque – Hervé Kempf (Reporterre)
    https://reporterre.net/Ce-que-cache-le-masque

    Donc, le masque, d’accord. Mais à condition qu’il ne nous cache pas la réalité des autres menaces tout aussi importantes que celle que pose le Covid. Et que l’on agisse aussi sérieusement à leur propos qu’à celui du coronavirus.

    Alors soit le texte de Kempf est dangereusement borderline (sa série de « Loin de moi… » par exemple) et va chasser sur les terres de Jean-Dominique Michel, soit c’est écrit avec les pieds. Parce que si ce n’est pas écrit avec les pieds, la tournure finale « le masque, d’accord, mais à condition que… », par exemple, c’est très niais.

    Vraiment, c’est #grosse_fatigue une fois de plus…

    • Ça ressemble à une énième variation sur le thème de l’ennemi principal... ce thème qui fait dire aux vrais révolutionnaires, par exemple, que le féminisme, c’est une diversion pour faire oublier la lutte contre le capitalisme. Etc.

      Je constate surtout que Kempf n’a pas su exprimer combien cette focalisation sur le masque est tout à fait significative du fait que nos gouvernants ne savent pas quoi en foutre, de cette pandémie, et qu’ils ne mettront en œuvre une politique cohérente qu’au pied du mur, quand ils se rendront que ça ne peut être « business as usual », et que leurs stratégies de démantèlements sociaux et de mise en coupe des communs sont inefficientes voire contre-productives et donc tout à fait médiocres, relativement aux temps que nous vivons. Kempf parle des problèmes climatiques, et ils sont essentiels, oui, mais qui parle de l’effondrement actuel des USA et de ce qu’il signifie à moyen terme, pour nous occidentaux, et de ce qu’on décidera dans ce délai sera déterminant pour la suite à plus long terme ?

  • Des milliers de paysans mauritaniens agissent contre l’accaparement de leurs terres
    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200823-milliers-paysans-mauritaniens-accaparement-leurs-terres?ref=tw

    Les quelque 9200 paysans qui peuplent la région du Brakna de Dar el Barka dans le sud mauritanien manifestent depuis quelques jours contre la cession par l’État de leurs terres de culture de céréales à un investisseur arabe du Golfe. Depuis 2015, l’investisseur qui s’est associé à deux hommes d’affaires mauritaniens, détient un permis foncier pour la mise en valeur d’une superficie de 3200 hectares de terres agricoles. Mais le projet est bloqué du fait de l’hostilité des populations autochtones.

    #Mauritanie #terres #résistance depuis le temps j’aurais pu tagguer #résistance_paysanne quelle #nouille :)

  • Usine à frites géante, addition salée pour les habitant.es
    https://labrique.net/index.php/thematiques/droit-a-la-ville/1162-usine-a-frites-geante-addition-salee-pour-les-habitant-es

    https://labrique.net/images/numeros/numéro_63/Clarebout_St-Georges-sur-lAa_v4.jpg

    Au delà de la frontière, mais pourtant juste à côté de nous, sévit depuis bientôt 33 ans un nouveau géant belge. Clarebout Potatoes s’est installé d’abord à Neuve-Église, entre Bailleul et Armentières, puis à Warneton en 2008. L’année passée, l’entreprise familiale a essayé de s’installer près de Mons en Belgique, mais les habitant.es du village de Frameries ne se sont pas laissé.es faire et soutenu.es par quelques élu.es, les Belges ont refusé. Le projet : avoir une nouvelle chaîne de production qui alignerait plus de 2500 tonnes de frites par jour. De quoi nourrir plus qu’un Plat-Pays. Après cet échec, Clarebout tente son installation en France et plus précisément à St-Georges-sur-l’Aa, un village de 300 habitant.es entre Dunkerque et Calais. Un désastre écologique, économique, olfactif et humain dénoncé (...)

    #En_vedette #Droit_à_la_ville

  • Oyez, braves punks ! La première biographie des #Thugs est en pré commande et Despentes en signe la préface
    http://www.davduf.net/oyez-braves-punks-la-premiere-biographie-des

    La première grande histoire des immenses Thugs est annoncée pour la fin du monde (octobre 2020) ! Concoctée par Patrick Foulhoux, en collaboration avec les 5 membres du groupe et une quinzaine de personnes de leur entourage, la biographie tant attendue est en orbite aux éditions Le boulon (sortie octobre 2020) Une préface de Virgine Despentes et le son du meilleur son ! (et on pardonnera dans la bande annonce les citations de tous ces journaux qui ont mis tant d’années à saisir le groupe (...) #sous-culture

    / Une, Thugs

    https://fr.ulule.com/les-thugs-radical-history

  • Chômage partiel. Casino verse 655.000€ de primes à son PDG après avoir économisé des milliers d’euros
    https://www.revolutionpermanente.fr/Chomage-partiel-Casino-verse-655-000EUR-de-primes-a-son-PDG-apr

    Alors que Casino a bénéficié « d’un montant estimé à 450K€ » au titre du chômage-partiel selon la CFE-CGC, et que l’ensemble des salariés qui ont continué à travailler pendant le confinement n’ont pas pu bénéficier d’une prime, le groupe a décidé d’octroyer une prime de 655K€ à son PDG Jean-Charles Naouri.

    #profiteurs_de_guerre (puisque nous y sommes ... en guerre)