Philippe De Jonckheere

(1964 - 2064)

  • Sélection d’archives en accès libre à l’heure des élections de mi-mandat 2018 aux États-Unis.

    LES LEÇONS DE L’ÉLECTION DE TRUMP

    Pourquoi Donald Trump a séduit l’électorat populaire, par Arlie Hochschild (août 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/08/HOCHSCHILD/58963

    Dans un État américain très pauvre comme la Louisiane, souillée par les marées noires, une majorité de la population vote pour des candidats républicains hostiles aux allocations sociales et à la protection de l’environnement. Sociologue, femme de gauche, Arlie Hochschild a enquêté sur ce paradoxe. Quelques mois plus tard, Donald Trump l’emportait très largement en Louisiane.

    Stratagème de la droite américaine, mobiliser le peuple contre les intellectuels, par Serge Halimi (mai 2006)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2006/05/HALIMI/13441

    « Bureaucrate », « psychiatre », « éducateur » : l’élite stigmatisée n’est pas forcément riche, mais elle est cultivée. Pour la droite américaine, l’essentiel est en effet qu’appartenir au « peuple » – travailleurs, entrepreneurs et prêtres mêlés – ne soit plus une question de revenus, mais de goûts. Erudition et cosmopolitisme contre simplicité et tradition en somme.

    Toutes les Américaines ne s’appellent pas Hillary Clinton, par Florence Beaugé (novembre 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/11/BEAUGE/56756

    Aux États-Unis, le taux de mortalité maternelle est le plus élevé du monde développé. Loin de diminuer, il a plus que doublé depuis la fin des années 1980. Selon l’organisation Black Women’s Roundtable, le nombre d’Afro-Américaines décédées des suites de leur grossesse ou de leur accouchement est aujourd’hui de 42,8 pour 100 000 naissances vivantes. Pour les femmes blanches, le taux est moindre, mais élevé lui aussi : 12,5, contre 9,6 en France et 4 en Suède.

    Élections américaines : la déroute de l’intelligentsia, par Serge Halimi (décembre 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/HALIMI/56930

    Les Américains n’ont pas seulement élu un président sans expérience politique : ils ont également ignoré l’avis de l’écrasante majorité des journalistes, des artistes, des experts, des universitaires. Le choix en faveur de Donald Trump étant souvent lié au niveau d’instruction des électeurs, certains démocrates reprochent à leurs concitoyens de ne pas être assez cultivés.

    Les progressistes américains cèdent à la misanthropie, par Angela Nagle (avril 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/04/NAGLE/57397

    Alors que le populisme de droite qu’incarne Donald Trump a pris le pouvoir aux États-Unis, une vague de mépris des classes populaires, qui auraient mal voté, monte chez les démocrates. Des militants démoralisés par leur débâcle à l’élection présidentielle de 2016 pansent leurs plaies en se berçant de l’illusion de leur supériorité. Sans toujours le savoir, ils ravivent ainsi une vieille idée.

    Comment le « Russiagate » aveugle les démocrates, par Aaron Maté (mai 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/05/MATE/58650

    Pour justifier leur défaite à la présidentielle de 2016, les démocrates américains ont avancé toutes sortes de raisons : l’iniquité du système électoral, les « fausses nouvelles », ou encore les Russes, accusés de collusion avec Donald Trump. Cette focalisation sur Moscou occulte les véritables causes de la déroute, notamment un programme économique entièrement tourné vers l’« innovation ».

    DES REPORTAGES

    Dans les cabines des routiers américains, icônes en voie de disparition, par Julien Brygo (août 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/08/BRYGO/58949

    En 2016, pour la première fois, un camion sans chauffeur a effectué une livraison commerciale aux États-Unis. Depuis, les essais se sont multipliés, ouvrant la voie à un monde où les marchandises se déplaceraient sans intervention humaine. Face à cette révolution technologique qui menace l’existence même de leur métier, les routiers américains oscillent entre panique, déni et incrédulité.

    Dans une société gangrénée par le crédit, par Maxime Robin (septembre 2015)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2015/09/ROBIN/53713

    Impossible, ou presque, de vivre aux Etats-Unis sans contracter un emprunt. Devant les difficultés de leurs clients à rembourser, les banques augmentent les pénalités et... leurs profits. En revanche, dans certains quartiers défavorisés, elles refusent d’ouvrir des agences. Les habitants doivent alors avoir recours aux échoppes de « prêteurs rapaces ».

    Vingt millions d’Américains au ban de la ville, par Benoît Bréville (février 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/02/BREVILLE/54742

    Aux Etats-Unis, même les pauvres peuvent devenir propriétaires : il leur suffit d’acheter un mobile home, pour un prix qui dépasse à peine celui d’une voiture, puis de lui trouver un terrain. C’est alors que les difficultés commencent…

    En Arizona, le mur de Donald Trump existe déjà, par Maxime Robin (août 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/08/ROBIN/57766

    À en croire Donald Trump, la frontière américano-mexicaine serait une passoire que seule la construction d’un « grand et beau mur », long de 3 200 kilomètres, pourrait obstruer. Les États-Unis n’ont pourtant pas attendu leur nouveau président pour traquer les migrants clandestins. En Arizona, le désert, les patrouilles de police et les milices citoyennes les tiennent en échec.

    Ma maison, ma voiture, mon puits de pétrole, par Christelle Gérand (juillet 2015)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/GERAND/53194

    La chute du prix du baril de brut, quasiment divisé par deux en un an, n’affecte pas seulement les multinationales de l’or noir et les pays producteurs. Aux Etats-Unis, elle touche également des millions de particuliers qui possèdent des puits de pétrole sur leur terrain et les louent à des compagnies privées. Lesquelles entendent profiter de cette période de vaches maigres pour obtenir des contrats plus avantageux.

    Dans les quartiers ravagés par les opiacés, par Maxime Robin (février 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/02/ROBIN/58390

    Ils tuent davantage que les accidents de la route ou les armes à feu. Après avoir ravagé les ghettos noirs dans les années 1990, les opiacés déciment désormais les banlieues pavillonnaires et la petite classe moyenne américaines. Inédite par son ampleur et par ses victimes, cette épidémie d’overdoses l’est aussi par son origine : les consommateurs sont devenus dépendants en avalant des antidouleurs prescrits par leur médecin.


  • Pré Carré numéro 12
    https://www.le-terrier.net/concerts/precarre12/index.htm

    Hé bien voilà, c’est déjà le douzième numéro de Pré Carré, notre magazine théorique et critique consacré aux bandes dessinées. Dingue. Quand je pense qu’on se demandait si on atteindrait un jour le troisième !
    La revue vous a habitués aux textes amples, aux feuilletons théoriques, aux développements sans retenue sur tous les sujets qu’elle aborde depuis presque cinq ans.
    Ce douzième numéro est exceptionnellement dédié aux formes courtes, aux écritures brèves, éclats, saillies, fusées, microscopies.
    Il en résulte un numéro nerveux, enlevé, dissonnant, aux sujets hétéroclites et aux angles de vues variés et promeneurs, pour pas moins de 72 livres et sujets abordés.

    Icitte, on voit le truc en train de se faire :

    https://www.youtube.com/watch?v=Fb8Z4hJysv8

    Cette réduction affirmée des textes nous a permis de parler pour une fois de bien plus de livres et de choses passionnantes dans un seul numéro, qui ne suscitaient ou n’exigeaient pas une écriture longue, et surtout de travailler à des formes plus elliptiques ou plus vives, de produire un cadre nouveau pour nous qui devait ouvrir à des formes nouvelles.
    Puisque évidemment plus court ne veut pas dire plus simple, nous avons pu nous attacher à n’écrire que sur un aspect restreint et précis d’un livre choisi, ou bien chercher à tout en dire tout en un minimum de lignes, le but étant de libérer des formes d’écriture qui n’avaient pas eu encore de place dans la revue.
    vous en saurez plus sur tout ça, trouver un extrait de 10 pages en pdf, et vous pourrez commander notre dernier numéro ici :

    https://www.le-terrier.net/concerts/precarre12/index.htm

    Ajoutons ceci, pour les parisiens de seenthis : Pré Carré est présent au salon de la Revue le week end prochain. Halle des Blancs Manteaux, 48, rue Vieille-du-Temple
    Vendredi 9 novembre 20h-22h, Samedi 10 novembre, 10h-20h, Dimanche 11 novembre, 10h-19h30

    #bande_dessinée #critique #revues


  • Une question que je me pose. L’âge de la retraite est pour le moment fixé à 62 ans en France. Bon. Sans doute parce que relevant d’une opération orthopédique lourde et que j’ai le sentiment de vivre dans une carcasse convalescente qui fait nettement plus que son âge (j’ai le sentiment en ce moment d’avoir un aperçu de ce que c’est un corps de 75 ans, à âge de 54 ans, je préfère prévenir, c’est terrifiant), je me pose une question : est-ce qu’en matière d’âge de départ à la retraite on devrait pas s’inspirer de la météo et de parler d’âge ressenti ?


  • Je, tu, il, elle
    https://www.nova-cinema.org/prog/2018/169-pink-screens/10-11/article/je-tu-il-elle

    Chantal Akerman, 1974, BE, 35mm, VO FR ST ANG, 82’

    Le premier long métrage de Chantal Akerman, dont nous présentons ici la copie restaurée en 2015 par Cinematek, est un jalon majeur dans l’œuvre de la cinéaste belge. Julie (Chantal Akerman), seule dans sa chambre, fait l’apprentissage d’elle-même. De « Je » à « Elle », une intense prise de liberté. Entre burlesque minimaliste, art contemporain et sensualité brûlante, l’audace du film est toujours étonnante notamment dans sa représentation de la sexualité entre femmes.

    samedi 10 novembre 2018 à 15h




  • https://www.midilibre.fr/2018/11/02/un-fromager-suisse-sessaie-a-laffinage-musical-de-son-emmental,4753032.php

    Nom de code : « Sonoriser le fromage, expérience entre son et gastronomie ». L’instigateur de cette initiative s’appelle Beat Wampfler, vétérinaire et fromager passionné qui s’est un jour demandé si les sons, la musique ne pouvaient pas modifier le goût de ses meules.

    J’y crois. Les meilleures truites d’élevage que je connaisse, qui rivalisent en fait avec celles des rivières voisines, sont les truites du lac de Villefort en Lozère, truites dont l’éleveur écoute du Zappa du matin jusqu’au soir.






  • certains d’entre vous les connaissent déjà (ils étaient, par exemple,
    présentés dans le Terrier* depuis un moment), mais pour les autres, qui ont découvert le travail de Guillaume Massart avec ses derniers longs (notamment La Liberté, film incroyable dont je vous ai déjà causé ici, qui tourne en ce moment même), c’est une occasion de découvrir une œuvre qui commençait en puissance, avec quatre de ses premiers films (une playlist sur la chaine du Terrier a été créée) :

    https://www.youtube.com/watch?v=47B8KbeCTAE&list=PLeaO_VYIJQiz5LoDtSMkxmgg-MhWWc0pt

    pour ceux qui voudraient être tenus au courant des mises en ligne (je
    n’annonce ici qu’une toute petite partie de celles ci, vous vous en doutez, quand ça me semble plus connexe avec des problématiques seenthisienne),il est assez simple de s’abonner au truc et de cliquer sur une espèce de petite cloche à la con pour recevoir directement les annonces à chaque nouveau film. Bon. C’est youtube, j’imagine que vous connaissez le fonctionnement mieux que moi.

    *https://www.le-terrier.net/massart/index.html

    #video #guillaume_massart #terrier


  • L’hélicoptère du président Donald Trump s’écrase aux abords du camp républicain
    Après l’attaque de Pittsburgh, le club et stade de Leicester accusés d’attiser la haine

    Rixe mortelle à Sarcelles : Les pharmaciens mis en examen pour « homicide volontaire »
    L’Assemblée rejette la possibilité pour trois adolescents de prescrire certains médicaments

    Près de 80 % des têtes de listes aux élections européennes menacées par la précampagne
    Le casse-tête des espèces d’oiseaux migrateurs anime le changement climatique d’ici 2050
    #de_la_dyslexie_créative

    https://www.youtube.com/watch?v=4hWHUHALlz8


    Warum Joe - Ballroom au Ritz


  • D’une pierre deux coups (parce que la grande agitation entourant la période de création du précédent numéro m’a complètement fait zapper l’annonce de sa sortie) avec les dernières sorties du Fanzine Amici, qui clôtureront cette passionnante et gratifiante expérience éditoriale :

    le dixième Amici (Pubis) reçoit les planches de C. de Trogoff, Jean-Pierre Marquet, Robert Varlez, Antoine Ronco
    Loïc Largier, L.L. de Mars et une création exceptionnelle de
    Guillaume Chailleux qui s’est vu confier les planches réalisées par Marie-Florentine Geoffroy et moi lors d’un « Ressac » commencé au cours d’une rencontre Pierre Feuille ciseaux et que la mort de Marie florentine nous a interdits d’achever. Guillaume a poursuivi le travail, l’a augmenté, a donné un sens et une cohérence à tout ça.

    https://www.le-terrier.net/pccba/10_pubis/index.htm

    Le onzième numéro accueille les travaux de L.L. de Mars, Muzotroimil, Jérôme LeGlatin & blexBolex qui, in extremis, trouvent une fin à leurs « Dernières nouvelles de Randolph Carter », J.M. Bertoyas qui nous fournit enfin ses planches après 10 numéros, Loïc Largier, C. de Trogoff et Jean-Pierre Marquet.

    https://www.le-terrier.net/pccba/11_plus/index.htm

    Nous avons atteint notre objectif, qui était de dix numéros, et nous l’avons même excédé de ce numéro + qui vient conclure en beauté cette belle histoire.

    #micro_édition #fanzine #bande_dessinée


  • Faurisson, piège à cons ! — Retour aux sources « littéraires » d’un pseudo- faussaire
    http://www.archyves.net/html/Blog/?p=7505

    Parcours d’un infatigable négationniste, de Rimbaud aux chambres à gaz, en passant par Lautréamont, Nerval et le « Journal d’Anne Frank ». Rappel salutaire et décorticage brillant par Yves Pagès

    Bien avant de devenir l’éminence grise du négationnisme, l’ancien élève du petit séminaire de Versailles puis khâgneux au lycée Henri IV Robert Faurisson a commencé par défrayer la chronique… littéraire au début des années 60. Et, malgré les apparences, ses coups d’éclat en ce domaine étaient loin d’être anodins ; ils portaient en germe une torsion du raisonnement qui annonce, dans son hiatus logique initial, ses dénis ultérieurs concernant le gazage massif des Juifs sous le IIIe Reich ainsi que l’idée même d’une planification génocidaire du régime hitlérien. D’où l’intérêt de revenir plus en détail sur ces premiers travaux, sur leur axiome méthodologique, pour mieux comprendre la suite.

    #nuisances #négationnisme #antisémitisme


  • Didier Guillaume, ministre de l’agriculture, demande « l’annulation des perquisitions » sur la santé des pesticides
    Jean-Luc Mélenchon demande aux scientifiques de « faire la preuve » des conséquences ayant visé LFI

    Le prix de l’album posthume de Johnny Halliday pourrait beaucoup augmenter
    Avec le changement climatique, succès inédit pour la bière
    #de_la_dyslexie_créative


  • « Mélenchongate » : demandez le programme ! Régis de Castelnau - Vu du Droit - 21 Octobre 2018

    http://www.vududroit.com/2018/10/melenchongate-demandez-programme

    J’avais conclu mon précédent article http://www.vududroit.com/2018/10/derives-liberticides-cest-tour-de-melenchon relatif à ce que l’on va désormais appeler le « Mélenchongate » en prévenant le patron de la France Insoumise qu’il allait vivre des moments assez difficiles et qu’il devait s’y préparer. A-t-il compris ce qui l’attendait ?

     ?

    L’utilisation cynique de la violence d’État
    On passera rapidement sur l’outrance maladroite de ses réactions, où il n’a pas compris que l’imprécation furieuse, registre où il excelle, n’était vraiment pas adaptée. Pas plus que ses attitudes précédentes face aux opérations judiciaires contre ses adversaires politiques. D’ailleurs, ses excès semblent le fruit d’une douloureuse surprise face à l’utilisation cynique de la violence d’État par le pouvoir. Comment ose-t-on infliger à Jean-Luc Mélenchon, pourtant consacré « adversaire et non ennemi » sur le Vieux-Port, le même traitement qu’à Sarkozy, Fillon et Le Pen ? Depuis le temps Jean-Luc Mélenchon, vous devriez savoir qu’en matière de justice politique, la recherche de la connivence avec celui qui tient le manche est toujours vouée à l’échec, mais également que l’innocence ne protège de rien. Là comme ailleurs seul compte le rapport de force, et privilégier la tactique au détriment de la défense des principes est toujours un très mauvais placement.

    Alors bien sûr cher Monsieur Mélenchon, vos emportements ont permis aux gens d’en haut d’exprimer la haine qu’ils vous portent. Non seulement ce n’est pas grave mais cela va présenter quelques avantages. D’abord ces gens-là, parmi lesquels tous les anciens amis du PS que vous essayez actuellement de débaucher, vous combattront toujours, quoi qu’il arrive, puisqu’ils ont définitivement choisi le camp d’en face. Quant aux couches populaires, celles à qui vous devriez vous adresser autrement qu’en enfilant les gilets de sauvetage de l’Aquarius, https://lafranceinsoumise.fr/2018/10/08/vagues-oranges-pour-sauver-laquarius il y a longtemps qu’elles ne sont plus dupes et qu’elles savent très bien à quoi s’en tenir concernant l’attitude et les discours des serviteurs de l’oligarchie. À quelque chose malheur est bon, vous pourrez ainsi compter ceux qui vous ont soutenu dans l’épreuve.

    Répétons une fois de plus que l’opération du 16 octobre avec ses 15 (17 ?) perquisitions n’a pas pu être organisée sans que non seulement le pouvoir exécutif soit au courant, mais ait pris lui-même la décision. Tout permet de l’affirmer et notamment, au-delà de l’expérience professionnelle, l’utilisation du simple bon sens. Une opération de cette ampleur, le jour de l’annonce du remaniement, menée par le parquet mobilisant 100 policiers (!) et dirigée contre un des premiers partis d’opposition, sans que les services de la place Vendôme et notamment le Garde des Sceaux soient au courant ? Sans que Madame Belloubet l’ait décidé en liaison étroite avec l’Élysée ? Une telle mobilisation policière sans que le ministère de l’intérieur ne soit au courant et ait donné son feu vert ? Il faut être sérieux.

    Demandez le programme !
    Je ne pense pas m’avancer beaucoup, en disant que la fameuse enquête préliminaire a dû déjà être fructueuse et que le parquet dispose d’un dossier bien étoffé. De la même façon il me semble probable que la décision de l’ouverture de l’information judiciaire et la saisine d’un ou plusieurs juges d’instruction est déjà prise, et les magistrats instructeurs choisis. Lors du déclenchement de l’affaire Fillon par le Parquet National Financier, tout le monde savait à l’avance dans le monde judiciaire qui serait le juge d’instruction désigné et que le candidat LR serait immédiatement mis en examen.

    Avec le grand cirque médiatico-judiciaire qui va se dérouler, le raid du 16 octobre va rapidement apparaître comme un léger hors-d’œuvre. Collection de convocations diverses et variées aux dirigeants et collaborateurs de la France Insoumise. Soit pour des mises en examen spectaculaires avec des qualifications sonores, de celles qui enjolivent les manchettes, « escroqueries en bande organisée, détournement de fonds publics en réunion, blanchiment de fraude fiscale etc. etc. ». Soit pour des gardes à vue fatigantes dont les durées seront fonctions des qualifications et pourront aller jusqu’à 96 heures… Nouvelles perquisitions bien sûr chez les mêmes, avec des écoutes téléphoniques tous azimuts. La presse sera comme d’habitude scrupuleusement alimentée de copies partielles de procès-verbaux, de pièces de procédure de toute nature, de transcriptions trafiquées d’écoutes téléphoniques. Il est d’ailleurs probable que les interlocuteurs privilégiés sont déjà choisis, l’officine Mediapart, fidèle et zélé petit télégraphiste du pouvoir étant bien sûr de la fête. Et dans les médias, la surenchère et l’effet de meute joueront à fond. Et naturellement comme d’habitude aussi toutes les plaintes pour violation du secret de l’instruction (protégé, il faut le rappeler, par la loi), seront soigneusement rangées par le parquet avec les autres dans l’armoire prévue à cet effet. Et comme d’habitude encore, rapidement couverts de poussière, ils ne donneront jamais lieu à la moindre investigation.

    Alors j’espère, qu’à la France Insoumise on ne va plus entendre psalmodier l’incantation imbécile : « il faut faire confiance à la Justice ! ». Tout le système judiciaire d’un pays démocratique repose sur la défiance qu’il faut avoir vis-à-vis de l’institution. Sinon, pourquoi avoir un avocat ? Pourquoi celui-ci doit-il disposer de prérogatives et de privilèges importants ? Pourquoi le double degré de juridiction, pourquoi la collégialité, pourquoi toutes ces règles de procédure ? Parce que l’on donne l’usage de la violence légitime de l’État à des Hommes faillibles qu’il faut impérativement encadrer en rappelant « qu’adversaire acharnée de l’arbitraire, la forme est- la sœur jumelle de la liberté ». Il y a ensuite l’autre incantation : « mais puisqu’on n’a rien fait ! » Je partage depuis longtemps l’opinion du cardinal de Richelieu qui disait : « Donnez-moi deux lignes de la main d’un homme, et j’y trouverai de quoi suffire à sa condamnation. » Je sais bien qu’en France où l’on préfère l’ordre à la justice, prétendre que l’innocence ne protège de rien est blasphématoire, alors que c’est pourtant la réalité. CE QUI PROTÈGE L’INNOCENT C’EST LE DÉBAT CONTRADICTOIRE DANS LE RESPECT DES RÈGLES ET DES PRINCIPES FONDAMENTAUX, DEVANT DES JUGES IMPARTIAUX. On ajoutera que dans les affaires politico-judiciaires le risque est moins la sanction finale si elle arrive un jour, que dans les mises en cause et le cirque médiatique qui les accompagne. Après son démarrage en fanfare, l’affaire Fillon a dormi paisiblement pendant près de deux ans. Les objectifs qui avaient justifié l’urgence initiale ayant été atteints avec l’élimination du candidat de droite. La particularité de ces affaires, et cela se vérifie à chaque fois, est que chaque emportement médiatique provoqué par des révélations opportunes issues des dossiers judiciaires, est toujours directement corrélé à une actualité politique concernant les mis en cause. Et c’est justement cette expérience de ce qui s’est produit pour Nicolas Sarkozy, François Fillon et Marine Le Pen, pour ne citer que les leaders politiques opposés au pouvoir de Hollande puis de Macron, qui permettent de faire ces prévisions.

    En route vers le gouvernement des juges ?
    Mais il y a deux autres facteurs qui viennent nourrir ce diagnostic. Tout d’abord Emmanuel Macron lui-même a délivré le verdict et annoncé à quelle sauce celui dont il avait dit qu’il n’était pas son ennemi va être dévoré. « L’autorité judiciaire est une autorité indépendante dans notre pays, et j’en suis le garant. Pour tout le monde. N’en déplaise à certains, il n’y a pas d’exception ». Invocation habituelle du mantra « indépendance » qui n’a aucun sens dès lors que l’on n’en fait pas uniquement le moyen de ce qui est essentiel à l’office du juge : l’impartialité. Et là, le président de la République sait parfaitement à quoi s’en tenir, il dispose d’un haut appareil judiciaire qui n’a plus besoin de recevoir des ordres pour agir selon ses vœux. Il existe désormais des connivences sociologiques, politiques professionnelles et idéologiques qui rendent en partie inutile la mise en place de courroies de transmission. C’est ici le deuxième facteur qui permet de prévoir ce qui va se passer. Dans la conduite des affaires politiques, les juridictions soi-disant spécialisées se sont transformées en juridictions d’exception appuyées par les chambres d’instruction et validées par la Cour de cassation. Utilisant des méthodes et mettant en place des jurisprudences qui portent directement atteinte à la liberté politique.

    Arrêtons-nous sur les questions en cause dans les deux dossiers qui concernent Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise, les attachés parlementaires et les frais de campagne électorale. Les lois de 1988 et 1990 et les textes qui les ont complétées ont mis en place un système de financement public de la vie politique. Dont les trois principes essentiels étaient, le financement par l’État en fonction des résultats électoraux, la limitation des dépenses pendant les campagnes électorales, le contrôle financier enfin exercé par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Ce contrôle porte sur les recettes des partis afin d’éviter les dons interdits, et sur les dépenses en période électorale. Mais le contrôle des dépenses, ne doit porter que sur la réalité celle-ci afin de vérifier si celles-ci n’ont pas été minorées pour empêcher le dépassement du plafond avec toutes les conséquences désagréables qui en découlent. Mais, la stratégie électorale est libre et la commission nationale ne peut pas déterminer à la place du candidat ou du parti les dépenses qui étaient bonnes pour sa stratégie. Si un candidat pense que c’est bon pour son image de circuler en Ferrari, c’est son droit le plus strict. De même s’il pense qu’il faut s’adresser à un grand traiteur plutôt que de demander à ses militants de passer chez Picard surgelés, c’est également sa liberté. À condition d’inscrire les factures correspondantes à leur prix réel dans le compte de campagne. Les magistrats du pôle financier ont trouvé une astuce pour contourner cette évidence. Comme l’État rembourse une partie des frais de campagne aux candidats qui ont atteint un pourcentage minimum, leur raisonnement consiste à dire que du fait de ce versement de fonds publics le juge a un droit de regard sur la nature des dépenses exposées. Il peut contrôler si elles étaient bien justifiées par la campagne mais du point de vue du juge. Donc adieu la Ferrari, le traiteur Le Nôtre et les rémunérations conséquentes éventuellement versées à la société de Madame Chikirou. Ou tout autres dépenses qui auront l’heur de déplaire au président de la Commission nationale https://www.marianne.net/politique/comptes-de-campagne-de-melenchon-le-parquet-ouvre-une-enquete-pour-des-ver ou au juge d’instruction. Qui pourront ainsi les qualifier d’escroquerie non pas vis-à-vis du candidat, des équipes de campagnes, ou des militants mais vis-à-vis de l’État rembourseur. https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/07/22/comptes-de-campagne-le-parquet-demande-un-proces-pour-le-fn-et-deux-dirigean Adieu la liberté d’organiser votre campagne comme vous l’entendez, cette prérogative appartient désormais au juge.

    Aucune surprise quand on voit de quelle façon la même Cour de cassation, suivant le pôle financier, a balancé par-dessus les moulins les principes de liberté politique et de séparation des pouvoirs à propos des assistants parlementaires. Un certain nombre de moyens matériels sont mis à la disposition de celui qui a recueilli les suffrages nécessaires pour devenir représentant de la nation. Il n’a de compte à rendre sur l’exécution de son mandat qu’à ses électeurs. Le choix des assistants parlementaires l’organisation et la nature du travail qu’ils effectuent relèvent de sa liberté politique. Dans une affaire qui concernait le Sénat et en justifiant indirectement le raid judiciaire contre François Fillon, la Cour de cassation vient de considérer que le juge avait un droit de regard sur l’organisation de leur travail par les parlementaires. https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/arrets_publies_8743/2018_8744/juin_8746/1469_27_39733.html C’est aussi ce qui s’est passé dans l’affaire Fillon et ce qui se passera dans l’affaire Mélenchon. Nouvelles atteintes aux principes, et par la grâce de la cour suprême, les députés de la République devront renoncer à la liberté d’exécuter leur mandat comme ils l’entendent, c’est désormais le juge qui imposera ses choix.

    La liberté politique sous la grêle
    Cette volonté devenue évidente de la haute fonction publique judiciaire de s’abstraire des principes fondamentaux de la liberté politique et de la séparation des pouvoirs génère des dérives particulièrement inquiétantes. Inquiétude renforcée par le fait qu’aux procédures spectaculaires dirigées contre les représentants de l’opposition politique, s’ajoute une passivité troublante vis-à-vis des affaires concernant les entourages du pouvoir. Comment ne pas soupçonner que la gestion de ces dossiers puisse être conduite par des subjectivités politiques et idéologiques qui n’ont rien à y faire ?

    Ce que nous rappelle l’agression médiatico-judiciaire dont sont l’objet aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon et son organisation politique c’est bien l’existence de ces dérives dangereuses pour les libertés publiques. Alors quoi qu’on pense de Jean-Luc Mélenchon, il est nécessaire aujourd’hui de le défendre. Parce que ce sera défendre nos libertés et « quand elles sont sous la grêle, fol qui fait le délicat ».

    #justice #juges #répression #france #censure #violence #police #violence_judiciaire #connivence #PS #magistrats #mediapart #politico-judiciaire #cirque_médiatique #partialité #juridictions_d_exception #dépenses_électorales #mélenchon #FI #France_Insoumise

    • Je souris. Mélenchon est en train de se prendre dans la gueule ce qu’avant lui se sont pris Lula ou Roussef. De quoi le mettre au placard, avec l’étiquette ignomineuse du corrompu, et ce sans même avoir frôlé le pouvoir.

      Mais chez nous, on va continuer à faire comme si ce gars était un collabo de la fausse gauche.

      srsly ? :-) Oui, srsly, l’opposition, ça se mate par la voie judiciaire... dès que l’indépendance de la justice est suffisamment maltraitée pour que l’exécutif et l’oligarchie puisse en faire ce qu’elle veut. Même chez nous, où rien de « grave » ne peut arriver.

    • Je cite la conclusion en doublon du post initial...

      Cette volonté devenue évidente de la haute fonction publique judiciaire de s’abstraire des principes fondamentaux de la liberté politique et de la séparation des pouvoirs génère des dérives particulièrement inquiétantes. Inquiétude renforcée par le fait qu’aux procédures spectaculaires dirigées contre les représentants de l’opposition politique, s’ajoute une passivité troublante vis-à-vis des affaires concernant les entourages du pouvoir. Comment ne pas soupçonner que la gestion de ces dossiers puisse être conduite par des subjectivités politiques et idéologiques qui n’ont rien à y faire ?

      Ce que nous rappelle l’agression médiatico-judiciaire dont sont l’objet aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon et son organisation politique c’est bien l’existence de ces dérives dangereuses pour les libertés publiques. Alors quoi qu’on pense de Jean-Luc Mélenchon, il est nécessaire aujourd’hui de le défendre. Parce que ce sera défendre nos libertés et « quand elles sont sous la grêle, fol qui fait le délicat ».

    • Ah ben y’en a qui tombe du nid quand c’est pour Mélenchon ? ça fait des années qu’il y a des militant·es qui dénoncent les dérives liberticides, mais sans que personne du beau monde ne dise rien, eilles se font dézinguer par la police ou la justice : perquisitions, arrestations arbitraires, contrôle fiscaux, contrôle sociaux, humiliations continuelles de la part des services administratifs, coupe des allocations, surveillance et filage dans la rue. Sans parler de ceux qui se font buter par la BAC et autres services de fachos en liberté. Des fois on se demande qui a de la merde dans les yeux quand journalistes et juristes ne dénoncent ces dérives que si ça vient lécher les pantoufles de leur caste.

    • Benedetti : « La colère de Mélenchon va bien au-delà d’un coup de sang ou d’un coup de com’ »

      Duc de Saint-Frippon @MFrippon
      Cet homme est de droite, écrit dans le Figarovox, pour servir d’autres buts que les nôtres, mais il est actuellement l’un des plus puissants analystes politiques actuels :

      « Les excès de Monsieur Mélenchon sont le produit d’une époque, et il conviendrait d’abord de les lire comme tels et non avec cette paresse qui consiste à n’y voir qu’une faute de com’, ou l’expression d’un ego démesuré en surchauffe psycho-politique. Quelque chose se fissure que la mediasphère, sans doute, amplifie mais qui s’enracine dans ce qui de près comme de loin relève d’un autre phénomène : les mœurs se reconnaissent de moins en moins dans les institutions, leur fonctionnement, les professionnels censés les incarner et les opérer. Ce hiatus grandissant, aucune com’, aucun spin doctor ne peut non seulement l’apprivoiser, mais le comprendre car il se développe sur le refus de la com’, du politically correct, des conformismes d’analyse et de pensée à partir desquels se fondent et se légitiment, dans un même moment, les pratiques de gouvernance et de communication.

      Tout se passe comme si l’inaltérable sentiment de solidité de notre ancrage institutionnel se désagrégeait sous nos yeux. Du fin fond de cet « entre-deux », entre l’à-bout-de-souffle d’un régime et l’indicible de temps encore informes, prospère ce que les élites, au prix de leurs pires cauchemars, désignent sous le vocable volontairement dépréciateur de « populisme ». Passé les premières émotions et réprobations portées par l’instantanéité médiatique le travail de sape, inexorable, continuera sa métastase. C’est ce constat qui fonde le pari de Jean-Luc Mélenchon : le moment est venu d’accélérer dans une atmosphère de décomposition que tout le monde pressent mais n’ose sur le fond reconnaître et regarder en face. Lui, Mélenchon ne doute pas de son diagnostic ; à tort ou à raison, à la roulette des événements, il est le « joueur » qui, emporté par son intuition, mise gros pour s’approprier tous les gains. Il ne construit pas sur l’instant mais sur la dynamique dont il estime qu’imprévisible par nature, elle est habitée néanmoins par un rejet grandissant des vieilles structures dont le « nouveau monde » ne serait que la queue de la comète.

      C’est à cette liquidation qu’il se prépare , non sans audace, estimant que si le populisme a un avenir en France c’est en partant de la gauche, de son imaginaire qui en dépit de toutes ses erreurs historiques n’en demeure pas moins « fréquentable », à l’inverse de son jumeau qui à droite resterait enfermé dans l’enfer de la désapprobation. À ce jeu, Mélenchon ne gagnera peut-être pas mais il aura apporté sa contribution essentielle à « la cause du peuple » dont il se veut le porte-voix . Se moquant de la com’, il la piétine dans ce qu’elle dit de la bienséance des institutions, des convenances auxquelles elle s’attache pour préserver l’ordre systémique des tenants d’une pensée consensuelle, mollement définitive, quasi-unique. Il réintroduit la politique dans ce qu’elle exprime de conflictualité et de rapports de force à vif contre une politique de basse intensité, d’usage prioritairement technique et d’alternatives faibles. C’est à l’aune de la durée, et non le nez sur le sismographe de l’instant,t qu’il faudra évaluer le coup d’éclat de Monsieur Mélenchon. »

      http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2018/10/22/31001-20181022ARTFIG00158-benedetti-la-colere-de-melenchon-va-bien-au-dela-

      J’attends avec impatience l’analyse de Frédéric Lordon sur cette crise démocratique.

    • « Cette crise aura au moins donc eu une vertu : elle démontre que la gauche n’existe pas, qu’elle n’est qu’un panier de crabes prêts à s’entre-tuer à la moindre opportunité de placer un coup de couteau entre les côtes, si celui-ci permet de piquer 0,5% au concurrent. Elle est cet espace d’injonctions et d’assassinats politiques qui se regarde le nombril et dégoûte toujours plus les Français de la politique. Sa suffisance n’a pourtant pas de limites, alors qu’elle ne représente plus que 25% du corps électoral, et que le spectre du destin de la gauche italienne ou polonaise pèse sur elle. Sortie de l’Histoire, elle se contente des chicaneries. »

      La meute est irresponsable :

      Tous les coups sont permis. Les quelques journalistes qui se livrent à ce genre de besognes semblent animés par un sentiment de toute-puissance. L’ubris qui gagne les cellules d’investigation accouche de cet exercice puéril qui consiste à briser les idoles, à couper les têtes qui dépassent, à désacraliser ce qui ne l’a pas encore été. Cela vaut tout autant pour les révélations actuelles que pour les autres affaires du même type. Serait-ce cette “irresponsabilité de l’intelligence” que redoutait le De Gaulle dépeint par Malraux dans Les chênes qu’on abat ? On s’attaque à l’honneur d’un homme sous le feu des projecteurs et les gloussements satisfaits d’un Yann Barthès plus transgressif que jamais. La transgression est érigée en norme. Le subversivisme, déjà décrit par Gramsci, est à la mode.

      Surtout, on en oublie la dimension humaine. Qu’est-ce qui justifie un tel acharnement contre un homme blessé dans son honneur ? Comme on avait “jeté un homme aux chiens” avec l’affaire Bérégovoy, comme on avait lynché avant lui Salengro, la meute s’est aujourd’hui trouvé une nouvelle proie.

      En ce mois d’octobre, le goût de la vérité a comme une odeur de sang. Si le coup politique en train de se jouer a des allures de 9 thermidor, on n’y trouve pas la plus petite once de grandeur. La tentative d’exécution en place publique a bien lieu, mais la bassesse des attaques n’est pas à la hauteur de la gravité des conséquences. On n’assassine plus les opposants, on les salit, leur reniant, ainsi, le droit de s’effacer derrière le tragique de l’histoire ; leur imposant, ainsi, de subir le lent supplice du spectacle de la farce médiatique. »

      Antoine CARGOET

      http://lvsl.fr/affaires-melenchon-thermidor-en-octobre

      https://seenthis.net/messages/730823


  • https://www.lemonde.fr/festival/article/2014/05/22/le-jour-ou-le-monde-a-publie-la-tribune-de-faurisson_4422239_4415198.html

    Un article pour le coup assez équilibré qui revient sur la fameuse bourde du Monde publiant la tristement célèbre tribune de Faurisson intitulée le problème des chambres à gaz

    Robert Faurisson connaît chaque signature du Monde, guette chaque promotion ou chaque disparition dans l’ours du journal. Il est venu, au début des années 1950, trouver Hubert Beuve-Méry, à l’issue d’une conférence en Isère, pour lui expliquer que, vraiment, ses colonnes donnaient trop de place aux communistes. Il n’hésite pas à se déplacer jusqu’à la rue des Italiens, se pointe à l’accueil, monte les vieux escaliers, demande le « rédacteur en chef, Bernard Lauzanne », ou un autre.

    Et puis, évidemment, il abreuve le quotidien de courriers postés de Vichy. Des lettres tapées à la machine, avec son adresse et son numéro de téléphone, souvent précédées d’un « à publier » autoritaire. Sans succès. Les tribunes où il argue que « plus aucun institut historique ne persiste à dire qu’il a existé une seule chambre à gaz dans tout l’ancien Reich » atterrissent à la poubelle ou, au mieux, dans les archives de la « doc », comme la lettre jaunie de juin 1977. « En quatre ans, il a écrit vingt-neuf fois au Monde au sujet des chambres à gaz », recensera, en 1980, l’historienne Nadine Fresco dans un article fondateur des Temps modernes, « Les redresseurs de morts ».



  • Damien Adam
    Aude Amadou
    Didier Baichère
    Aurore Bergé
    Pascal Bois
    Céline Calvez
    Émilie Cariou
    Lionel Causse
    Jean-René Cazeneuve
    Sylvie Charrière
    Fannette Charvier
    Fabienne Colboc
    François Cormier-Bouligeon
    Dominique David
    Marc Delatte
    Nicolas Démoulin
    Jacqueline Dubois
    Laurence Gayte
    Perrine Goulet
    Véronique Hammerer
    Pierre Henriet
    Sacha Houlié
    Yannick Kerlogot
    Rodrigue Kokouendo
    Aina Kuric
    Frédérique Lardet
    Célia de Lavergne
    Fiona Lazaar
    Gaël Le Bohec
    Fabrice Le Vigoureux
    Jean-Claude Leclabart
    Roland Lescure
    Monique Limon
    Richard Lioger
    Didier Martin
    Thomas Mesnier
    Amélie de Montchalin
    Sandrine Mörch
    Zivka Park
    Patrice Perrot
    Béatrice Piron
    Pierre-Alain Raphan
    Cécile Rilhac
    Véronique Riotton
    Stéphanie Rist
    Mireille Robert
    Laurianne Rossi
    Laurent Saint-Martin
    Jean-Bernard Sempastous
    Bertrand Sorre
    Bruno Studer
    Marie Tamarelle-Verhaeghe
    Adrien Taquet
    Stéphane Testé
    Huguette Tiegna
    Laurence Vanceunebrock-Mialon
    Annie Vidal
    Patrick Vignal
    Brigitte Kuster
    Philippe Berta
    Marguerite Deprez-Audebert
    Marc Fesneau
    Isabelle Florennes
    Jean-Luc Lagleize
    Fabien Lainé
    Philippe Latombe
    Jean-Paul Mattéi
    Philippe Michel-Kleisbauer
    Bruno Millienne
    et Michèle de Vaucouleurs...

    ... sont des #peigne-culs (liste non exhaustive)

    https://seenthis.net/messages/729384


  • Documentaire sur le film Mon oncle de Jacques TATI - Vidéo dailymotion

    https://www.dailymotion.com/video/x15dahg

    Documentaire sur le film « Mon oncle » de #Jacques_TATI
    réalisé en 1958, qui remporta l’Oscar du meilleur film étranger, et le prix spécial du jury au Festival de Cannes.
    Le réalisateur Jacques TATI met en scène, Monsieur Hulot, un personnage dégingandé,
    souvent dépassé par les événements, maladroit et provoquant des catastrophes dans un univers géométrique et aseptisé.
    Ce documentaire évoque le parcours et la personnalité de Jacques TATI,
    la genèse et la confection du film avec de nombreuses interviews, dont plusieurs archives de Jacques TATI, mais évoque aussi les thèmes qui y sont abordés et qui reflétaient l’époque :
    la troisième semaine de congés payés,
    le plein emploi,
    la forte consommation,
    la situation internationale et française,
    la politique du gouvernement français,
    l’architecture...

    #cinéma #fiction #documentaire


  • « Vous mangerez mieux demain » : les auxiliaires de vie scolaire landais se rassemblent - Sud Ouest.fr
    https://www.sudouest.fr/2018/10/11/landes-les-auxiliaires-de-vie-scolaire-se-rassemblent-contre-le-mepris-de-l

    une grande partie des AVS (Auxiliaires de vie scolaire) et des Accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) des Landes n’ont pas été rémunérés au mois de septembre par l’administration. Employés généralement à temps partiel (souvent en contrats de 20 heures), ils interviennent dans les écoles et les collèges au côté des enfants en situation de handicap.

    Mais devant leur colère, l’administration a seulement répondu qu’ils toucheraient, à partir du 12 octobre, 70% de leur salaire. « Et quand ils essaient de demander la raison de ce report, explique Éric Boulagnon, secrétaire du syndicat Snuipp-FSU, on leur répond qu’ils peuvent faire un emprunt pour tenir le coup, aller aux Restos du coeur, ou on leur dit tout simplement : “Vous mangerez mieux demain !” »

    • " CE VOTE VOUS COLLERA À LA PEAU COMME UNE INFAMIE ! "
      https://youtu.be/sVIt6RT7Nn0?t=13


      « Sur ce thème, les enfants handicapés, leurs accompagnants, j’espère que le pays ne vous le pardonnera pas.
      Nous demandons un scrutin public !
      Les noms des votants seront publics !
      Je les publierai sur ma page Facebook.
      Ils circuleront à travers la France.
      Et ce vote, j’en suis convaincu, ce vote vous collera à la peau comme une infamie. »

      Chose promise, chose due. Voici les noms des 70 députés qui ont empêché qu’un débat ait lieu sur le statut des accompagnant.es pour enfants handicapés. Nulle délation, juste de l’information sur les choix de vos élus.

      Damien Adam
      Aude Amadou
      Didier Baichère
      Aurore Bergé
      Pascal Bois
      Céline Calvez
      Émilie Cariou
      Lionel Causse
      Jean-René Cazeneuve
      Sylvie Charrière
      Fannette Charvier
      Fabienne Colboc
      François Cormier-Bouligeon
      Dominique David
      Marc Delatte
      Nicolas Démoulin
      Jacqueline Dubois
      Laurence Gayte
      Perrine Goulet
      Véronique Hammerer
      Pierre Henriet
      Sacha Houlié
      Yannick Kerlogot
      Rodrigue Kokouendo
      Aina Kuric
      Frédérique Lardet
      Célia de Lavergne
      Fiona Lazaar
      Gaël Le Bohec
      Fabrice Le Vigoureux
      Jean-Claude Leclabart
      Roland Lescure
      Monique Limon
      Richard Lioger
      Didier Martin
      Thomas Mesnier
      Amélie de Montchalin
      Sandrine Mörch
      Zivka Park
      Patrice Perrot
      Béatrice Piron
      Pierre-Alain Raphan
      Cécile Rilhac
      Véronique Riotton
      Stéphanie Rist
      Mireille Robert
      Laurianne Rossi
      Laurent Saint-Martin
      Jean-Bernard Sempastous
      Bertrand Sorre
      Bruno Studer
      Marie Tamarelle-Verhaeghe
      Adrien Taquet
      Stéphane Testé
      Huguette Tiegna
      Laurence Vanceunebrock-Mialon
      Annie Vidal
      Patrick Vignal
      Brigitte Kuster
      Philippe Berta
      Marguerite Deprez-Audebert
      Marc Fesneau
      Isabelle Florennes
      Jean-Luc Lagleize
      Fabien Lainé
      Philippe Latombe
      Jean-Paul Mattéi
      Philippe Michel-Kleisbauer
      Bruno Millienne
      Michèle de Vaucouleurs



  • La dépression a progressé en UE entre 2010 et 2017
    Sous la pression, le Maroc fait la chasse aux migrants en France.

    Sous la dépression, l’UE fait la chasse aux migrants au Maroc
    La pression a progressé en France entre 2010 et 2017

    Sous la pression de Johnny Halliday, le Maroc fait la chasse aux migrants
    l’UE, un dernier album à la couleur rock affirmée.

    Dépression : vers un épilogue mardi ?
    Le remaniement a progressé en France entre 2010 et 2017

    Remaniement : l’Aude meurtrie panse ses plaies et évalue ses dégâts.
    Inondations : vers un épilogue mardi ?

    Sagesse posthume de Johnny Hallyday
    Stephen Hawking, un dernier album à la couleur rock affirmée.

    Le conseil d’Etat annule un week end sans fusillade à New York
    Une décision du CSA visant Zemmour, une première depuis 1993

    Le conseil d’Etat annule une décision du CSA visant les opiacés
    L’addiction à Zemmour, première cause par overdose en France

    Midterms 2018 : la cuisine à l’avance
    Les secrets du batch cooking : qui va l’emporter aux élections américaines ?.

    #de_la_dyslexie_creative


  • Italie : à la cantine, les enfants étrangers déjeunent à l’écart des autres
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/10/14/97001-20181014FILWWW00078-italie-a-la-cantine-les-enfants-etrangers-dejeune

    L’autorité italienne garante des droits des enfants a appelé dimanche une municipalité dirigée par le parti La Ligue à remettre en cause une mesure qui aboutit à faire déjeuner des enfants étrangers à l’écart de leurs camarades.

    #it_has_begun