quitterie

Be the change / goutte d’eau, toussa

  • La déconnexion des élites
    Comment internet dérange l’ordre établi
    Une enquête de Laure Belot
    http://ladeconnexiondeselites.fr

    Le fait est que cette #société est déjà la nôtre. #Ordinateur ou #smartphone en main, les citoyens s’informent, s’expriment, achètent, se financent en court-circuitant les #intermédiaires classiques. Des secteurs économiques entiers sont bousculés. Cette accélération du monde laisse sur le bord de la route une élite dépassée  : des #énarques, des #intellectuels, des #politiques, des #chercheurs, des #banquiers, des #chefs_d’entreprise ne saisissent pas les nouveaux usages qui sont en train de balayer les habitudes et les normes. #Internet a contrecarré l’ordre établi. Le pouvoir change de mains.

    Quel avenir nous réservent ces nouveaux acteurs  ? Jusqu’où a-t-on le droit d’analyser nos données personnelles  ? Qui pose les limites dans ce monde, où quelques groupes privés surpuissants sont déjà plus influents que nombre d’États  ? Qui pense ce monde qui vient  ?

    Enquête pionnière et passionnante, La Déconnexion des élites nous dévoile cette révolution qui nous concerne tous. Et raconte un monde qui avance comme une fusée.

    #livre

    • En tout cas, la tournure du titre indique déjà clairement une manière de voir les choses.

      Personnellement, je ne dirais pas que « les élites sont déconnectées », comme si en général les élites étaient à la masse et que des non-élites (blanches comme neige) s’emparaient de je-ne-sais-quoi. Mais plutôt qu’une partie des anciennes élites change et est remplacée par une autre élite, qui compose un nouvel ordre établi, avec toujours les mêmes pouvoirs, mais tenus par d’autres, organisés différemment.


  • Brésil : Le féminicide reconnu dans son code pénal
    Le Parlement brésilien a approuvé mardi un projet de loi aggravant les peines de ceux qui tuent une femme parce qu’elle est une femme.
    http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Le-feminicide-reconnu-dans-son-code-penal-30174412

    « Le féminicide distingue le crime violent contre les femmes des crimes en général. C’est un projet pour le bien du Brésil parce qu’il est favorable aux femmes et contre la violence qui touche n’importe quelle femme, nous leur donnons un instrument de protection et de garantie », a déclaré la ministre chargée des droits des femmes, Eleonora Menicucci, au cours de la séance parlementaire, mardi soir.

    La nouvelle loi considère qu’une femme est tuée en raison de son sexe quand le crime implique des violences domestiques et familiales, le mépris ou la discrimination contre sa condition de femme. Elle stipule aussi que le féminicide est une condition aggravante au crime d’homicide. La peine peut varier de 12 à 30 ans de prison.

    50’000 victimes en dix ans

    De plus, si une femme est tuée lorsqu’elle est enceinte, devant ses enfants ou autres proches, la peine augmente d’un tiers. De même que si la victime a moins de 14 ans ou plus de 60 ans ou est handicapée. Quelque 50’000 femmes sont mortes, victimes de féminicide au Brésil de 2001 à 2011, selon les derniers chiffres de l’Institut de recherche économique du gouvernement.

    #feminicide #feminisme #femme #femmes #historiciastion


  • Snowden / Assange / Manning : précurseurs d’une nouvelle démocratie / nouvelles formes de politique / Nouveaux pays ?
    Entretiens de Geoffroy de Lagasnerie / Michel Abescat / Olivier Tesquet

    « Ils inaugurent de nouvelles formes de la politique, l’anonymat, le refus des appartenances considérées comme évidentes, comme la citoyenneté. Avec eux, ce sont des notions aussi importantes que celles d’espace public, d’Etat ou de nation qui sont remises en cause. »

    http://www.telerama.fr/idees/les-lanceurs-d-alerte-inventent-ils-une-nouvelle-forme-de-democratie,123715


  • HSBC : du commerce de l’opium à l’évasion fiscale massive, l’histoire d’une banque au présent sulfureux
    http://www.bastamag.net/HSBC-une-banque-au-lourd-passe-et

    Les scandales n’ont pas fini de rattraper la Hong Kong and Shanghai Banking Corporation (HSBC). Après avoir été l’arme financière de l’empire britannique en Asie, la banque est désormais éclaboussée par le dossier SwissLeaks, un scandale aux multiples facettes, de la fraude fiscale en France aux affaires politiques et financières en Espagne ou en Grèce. Sans oublier d’autres délits et manipulations. La banque HSBC est revenue sur le devant de la scène. Selon les informations publiées par plusieurs (...)

    #Décrypter

    / A la une, Que faire face à la crise financière ?, #Capitalisme, #Finance, #Paradis_fiscaux, Spéculation (...)

    #Que_faire_face_à_la_crise_financière_ ? #Spéculation_financière



  • Le lobby #nucléaire au coeur de la préparation de la Conférence Climat de Paris
    http://multinationales.org/Le-lobby-nucleaire-au-coeur-de-la

    À la fin de l’année 2015, Paris accueille la 21ème Conférence sur le climat (COP21), censée déboucher sur un nouvel accord international pour succéder au protocole de Kyoto. En mai, dans le cadre de la préparation de la COP21, aura lieu à l’Unesco un grand sommet « Entreprises et climat », au cours duquel les industriels se préparent à mettre en avant leurs propres « solutions » - outils financiers, technologies de capture du carbone, nucléaire... - dont la plupart sont très contestées par les défenseurs (...)

    Actualités

    / #Mediapart, #France, #Énergie, #Lobbying, #Énergie_nucléaire, #Énergies_fossiles, nucléaire, #influence, #Areva, #changement_climatique, #gaz_à_effet_de_serre, #Greenwashing, Global (...)

    #Global_Compact
    « http://www.mediapart.fr/journal/economie/310115/climat-le-lobby-nucleaire-prend-position-au-plus-haut-niveau »


  • "Il y a aujourd’hui, en France par exemple, une véritable soif de politique qui parcourt l’ensemble de la société, mais elle s’exprime en dehors des cadres institutionnels et même contre eux. La montée de l’abstention, loin de traduire un phénomène de dépolitisation, révèle une défiance vis-à-vis du système : en refusant d’aller voter, les abstentionnistes, de plus en plus nombreux, expriment leur rejet de l’offre qui leur est faite, leur désir d’une autre proposition politique." ... "Tous ces mouvements traduisent un changement du rapport des citoyens au politique. Ce rapport est devenu plus exigeant, plus investi et aboutit à la revendication d’une « démocratie réelle », c’est-à-dire qui ne se limite pas à l’élection et à la règle de la majorité. C’est une critique interne de la démocratie qu’il ne faut pas confondre avec la critique externe, réactionnaire, qui vise à substituer un régime autoritaire à la démocratie qu’elle juge vermoulue et corrompue. La critique interne refuse de réduire la démocratie au schéma suivant : les électeurs votent, et puis basta, les élus font ce qu’ils veulent jusqu’à la prochaine élection. Elle ne réclame donc pas la fin du système représentatif, comme on le dit souvent pour la disqualifier, elle s’attache à l’améliorer et à le compléter. Elle critique les dysfonctionnements et l’usure du système, la professionnalisation de la politique, la distance entre les préoccupations des élus et des citoyens. Elle réclame une radicalisation du « principe démocratie », une plus grande participation des citoyens au processus de décision."
    Merci Emmanuelle Vibert !
    http://www.telerama.fr/idees/il-y-a-aujourd-hui-une-veritable-soif-de-politique-albert-ogien-sociologue,
    #abstention #crisedelegitimité #democratie


  • Il n’y a, en fait, qu’une certitude ce soir, comme chaque soir depuis de longues années, ils ont tous perdus les élections.

    61 % des inscrits n’a pas adhéré à l’offre politique présentée. C’est intéressant d’inclure cette donnée dans la représentation de ce vote. Ca changera.

    Il met en exergue un phénomène passionnant. La proméminence de la zone grise. Cette tâche qui grossit d’année en année. Celle que les partis ignorent, oublient, évitent. La zone grise n’existe pas pour les partis. Ils nient sa progression car elle représente l’origine, le point de bascule de leur perte de légitimité.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/quitterie-de-villepin/010215/la-zone-grise-progresse-la-crise-de-legitimite-des-partis-aussi-4eme
    #4emecircoduDoubs
    #abstention
    #circo2504
    #crisedelégitimitédespartis
    #democratie
    #democratieexsangue
    #zonegrise

    • Est-ce que c’est par perte de légitimité qu’ils excluent la zone grise, ou alors juste parce que ça rentre pas dans leurs schémas, c’est à dire de voir quel parti a gagné, de combien, etc. J’ai l’impression qu’il n’y a plus que ça qui compte comme à chaque élection. La politique se résume à des couleurs et puis faut se préparer car toutes les X années y a un match et on compte les points pour savoir qui gagne ou pas. Des « points » qui ne servent pas à ça ne servent à rien.


  •  » [Folie collective] Ahmed, 8 ans, convoqué au commissariat pour “apologie d’acte de terrorisme”…
    http://www.les-crises.fr/ahmed-8-ans-convoque-pour-apologie-du-terrorisme

    Vous savez, c’est un peu pour éviter ce genre de trucs que je me mobilise depuis 3 semaines tout rond…

    Vous imaginez les dégâts que fera une telle histoire sur la cohésion nationale ? (je t’en foutrais des “marches républicaines” moi…)

    • vous l’avez déjà lu mais au cas où pas : Maitre Eolas

      Le terrorisme lance un défi à nos sociétés démocratiques qu’il déteste fondamentalement. Et ne pas se confronter par la raison à ce défi nous condamne à le perdre. Ainsi, le terrorisme ne menace pas l’existence de notre pays. Jamais le terrorisme n’a réussi à détruire un pays. Jamais il n’a réussi à détruire un de ses ennemis. Voyez combien le terrorisme a tué en 20 ans. Comparez à d’autres causes, aux accidents de la route, à la grippe, ou même à la foudre.

      Le terrorisme est pour le corps social comme une piqûre de guêpe. C’est douloureux, l’auteur de ces lignes en sait quelque chose. Cela arrache un cri de douleur, parfois des larmes. Mais ce n’est jamais mortel. Ce qui peut provoquer la mort, c’est la réaction excessive du corps face à cette agression. C’est le choc anaphylactique, le système immunitaire du corps qui en, sur-réagissant, finit par se détruire lui-même. C’est cette image qu’évoque pour moi cette pluie de condamnations. Un choc anaphylactique judiciaire. L’exécutif, qui, pour des raisons politiques, a besoin de montrer qu’il réagit, sous peine de s’exposer à l’accusation de laxisme, a donné des consignes de fermeté par une circulaire du 12 janvier 2015. L’autorité judiciaire, les juges, dont l’une des fonctions, et pas la moindre, est d’arrêter le bras de l’État et qui devraient s’assurer que ces consignes soient exécutées avec la mesure qu’impose la gravité réelle des faits, faillissent à leur mission en accompagnant cet excès dans la répression qui frappe à côté des véritables coupables. Nous envoyons en prison des mois, voire des années, des gens pour des mots qu’ils ont prononcés. Des mots stupides. Des mots bêtes. Des mots méchants. Mais des mots. Des mots qui ne méritaient guère plus qu’un haussement d’épaules méprisant.

      http://www.dalloz-actualite.fr/chronique/juge-et-guepe


  • Devoir de vigilance des multinationales / secret des affaires- loi Macron :

    Parlementaires français, qui représentez-vous ?
    Manifestement plus les êtres humains, mais les intérêts des personnes morales qui définitivement vous tiennent par la barbichette. Ne vous cassez pas, on a bien compris que ce sont ces entités là qui ont pris le pouvoir. Sur vous. Donc sur nous. Sur un plan législatif, vous leur déroulez le tapis rouge au nom de la compétitivité. Nous, de notre côté, nous nourrissons leur chiffre d’affaire en tant que clients. Vous et nous sommes complices du modèle de civilisation qu’ils dessinent. C’est pas glamour, hein. Derrière les belles pages de pub sur papier glacé, c’est effrayant ce qu’on réussit à faire à des êtres humains et à la planète au nom de la compétitivité. Comme dans les scénarios de SF, les transnationales font la loi sur la Terre mise à feu et à sang pour nourrir leur insatiable appétit de pouvoir.

    On subodore que vous n’êtes plus avec nous, mais avec eux, ces maximonstres de business, rien qu’à voir votre dégaine sur les bancs de l’Assemblée. Regardez-vous, on dirait une armée de clones. Ou d’esclaves, certes en habit d’apparat, mais esclaves quand même. Vos cravates autour du cou, comme des menottes à ces intérêts privés. Vous êtes vieux, hommes, blancs, issus des mêmes castes. Sans que ce soit vraiment votre faute, votre façon de faire est anachronique. On s’en ficherait si elle n’était pas éminemment toxique pour notre présent et notre avenir.

    En fait, si, à bien vous observer, vous êtes les dignes représentants de notre société. Coté face. Vous êtes le miroir hideux de nos renoncements, nos arrangements de conscience, nos divisions, notre incapacité à nous projeter, à mettre en cohérence nos convictions et nos actes, nos conflits d’intérêt, notre manque de courage.
    Pour des vulgaires questions de marketing électoral, vous nous dressez les uns contre les autres à longueur de carrières politiques qui semblent durer une éternité. Le "Fini, parti", c’est à vous qui faudrait l’appliquer. Vous freinez l’innovation, vous maintenez le sentiment d’injustice, vous avez vous-même pourri votre image avec des dizaines d’années d’affaires de corruption, nous interdisant de vous accorder notre confiance. Tout ça en passant votre temps à nous donner des leçons et nous bouffer 3/4 de part de voix médiatique.

    Côté pile de notre société : des femmes et des hommes qui inventent, qui créent, qui entreprennent, qui se parlent, qui sont conscients des Everest qui nous attendent, qui écrivent, qui enseignent, qui soignent, qui cherchent, qui se passionnent pour la chose publique, qui "disruptent", qui vivent ensemble avec leurs différences, dans les mêmes villages, immeubles, quartiers, entreprises, associations, médias.

    Coté pile et coté face de la même société. De ses maux et de ses espoirs. Le problème avec vous, c’est que vous n’incarnez plus que nos maux, ou plutôt notre incapacité à faire face à ces maux. Et jamais vous n’incarnez nos espoirs.
    Nous, Vous, notre miroir. On va inventer. Avec vous si vous avez envie, on ne rejette personne à priori, ni aucune bonne volonté. Sans vous si vous ne voulez pas. Soyez en sûrs en tous les cas, messieurs les parlementaires français (comme on dit chez les jeunes) : "@ +".

    "Les grandes entreprises françaises ne seront pas soumises à un « devoir de vigilance » vis-à-vis de leurs sous-traitants. Cette proposition de loi issue d’une poignée de députés socialistes et écologistes sera, au mieux, vidée de son contenu, au pire jetée à la poubelle. Le projet de loi Macron obligeait de son côté les entreprises à être gérées « dans le respect de l’intérêt général économique, social et environnemental ». Cette définition a disparu de la loi pendant que journalistes et lanceurs d’alertes sont criminalisés au nom du « secret des affaires ». Pourtant, l’opinion publique est largement favorable à une meilleure régulation des multinationales."
    Gouvernement et députés sacralisent l’irresponsabilité des multinationales
    Les grandes entreprises françaises ne seront pas soumises à un « devoir de vigilance » vis-à-vis de leurs sous-traitants. Cette proposition de loi (...)

    http://www.bastamag.net/Responsabilite-des-entreprises-la
    bastamag.net

    #Investigation . #RanaPlaza . #contrepouvoirs . #crisedereprésentativité . #crisedesinstitutions . #devoirdevigilancedesmultinationales . #lobby . #multinationales

    • Vendredi 30 matin, le gouvernement annonce le retrait de l’amendement secret des affaires. Tant mieux. La mobilisation de la puissante corpo des journalistes a écarté le danger immédiat. Et c’est vraiment bien et important. Pendant ce temps, la ppl #devoirdevigilance des multinationales est enterrée dans un silence assourdissant. Bref, Macron est fort en tactique politique, et les multinationales sauvées . Pour une fois qu’une loi pouvait changer pour de vrai une des faces du monde...
      Secret des affaires à la lumière de la concomitance avec la PPL devoir de vigilance des multinationales = Allumer des contre feux : pour 1. Voir si ça marche on sait jamais, si en passant on peut museler tout le monde avec la loi Secret des affaires 2. Offrir une victoire au 4ème pouvoir qui va diffuser l’idée que la « société civile » peut faire plier le gouvernement. Et dans le même coup, dans les joies de la célébration et satisfaction, oublier de parler de cette loi #devoirdevigilance dont l’enterrement magistral nourrit plus d’un doute sur la puissance des lobbys (AFEP) à Bercy notamment. cf très bonne synthèse de Contexte : https://www.contexte.com/.../le-gouvernement-renvoie-la... Bon en fait, c’est business as usual à l’assemblée. Il faut avancer, créer, hacker les institutions, proposer . Go, go, go !


  • Bravo à Terra eco pour son numéro « Les Nouveaux Résistants » qui sonne comme un appel à chacune et à chacun d’entre nous.
    Inside :
    Adrienne Charmet-Alix de la La Quadrature du Net qui lutte sans merci pour défendre nos libertés numériques.

    Et aussi : Mina Stra (Indonésie), Pablo Iglesias (Espagne), Susan Spicer (US), Veronica Cruz Sanchez (Mexique), Salman Khan (US), Asmelash Dagne (Ethiopie), Sofia Gatica (Argentine) etc...
    #terraeco #quadraturedunet #democratie #againstmonsanto #education


  • Cadeau pour 2014. Bisous.

    "Le Système n’est pas « méchant », il est dépassé.
    Le Système est conscient de sa propre vétusté.
    Et il attendait depuis longtemps que quelqu’un comme toi ait le courage de proposer autre chose.
    Les enchaînés commencent à discuter entre eux.
    Ils se disent qu’ils peuvent faire de même.
    Soutiens-les.
    Plus il y aura de créations originales, plus le Système ancien devra renoncer à ses prérogatives."

    Passage : « Lutte contre le système » dans « Le Livre du Voyage » Bernard Werbet.

    Sur l’excellent blog http://coreight.com/content/werber-livre-voyage
    Merci mille fois pour le partage @coreight !

    Version longue, magnifique !

    "Il est cubique, titanesque, froid.
    Il est doté de chenilles qui écrasent tout.
    C’est le système social dans lequel tu es inséré.
    Sur ses tours tu reconnais plusieurs têtes. Il y a celles
    de tes professeurs,
    de tes chefs hiérarchiques,
    des policiers,
    des militaires,
    des prêtres,
    des politiciens,
    des fonctionnaires,
    des médecins,
    qui sont censés toujours te dire si tu as agi bien ou mal.
    Et le comportement que tu dois adopter pour rester dans le troupeau.
    C’est le Système.
    Contre lui ton épée ne peut rien.
    Quand tu le frappes, le Système te bombarde de feuilles :
    carnets de notes,
    P.V.,
    formulaires de Sécurité sociale à compléter si tu veux être remboursé,
    feuilles d’impôts majorés pour cause de retard de paiement,
    formulaires de licenciement,
    déclarations de fin de droit au chômage,
    quittances de loyer, charges locatives, électricité, téléphone, eau, impôts locaux, impôts fonciers, redevance, avis de saisie d’huissier, menace de fichage à la Banque de France, convocations pour éclaircir ta situation familiale, réclamations de fiche d’état civil datée de moins de deux mois...
    Le Système est trop grand, trop lourd, trop ancien, trop complexe.
    Derrière lui, tous les assujettis au Système avancent, enchaînés.
    Ils remplissent hâtivement au stylo des formulaires.
    Certains sont affolés car la date limite est dépassée.
    D’autres paniquent car il leur manque un papier officiel.
    Certains essaient, quand c’est trop inconfortable, de se dégager un peu le cou.
    Le Système approche.
    Il tend vers toi un collier de fer qui va te relier à la chaîne de tous ceux qui sont déjà ses prisonniers.
    Il avance en sachant que tout va se passer automatiquement et que tu n’as aucun choix ni aucun moyen de l’éviter.
    Tu me demandes que faire.
    Je te réponds que, contre le Système, il faut faire la révolution.
    La quoi ?
    LA RÉVOLUTION.
    Tu noues alors un turban rouge sur ton front, tu saisis le premier drapeau qui traîne et tu le brandis en criant :
    « Mort au Système. »
    Je crains que tu ne te trompes.
    En agissant ainsi, non seulement tu n’as aucune chance de gagner, mais tu renforces le Système.
    Regarde, il vient de resserrer les colliers d’un cran en prétextant que c’est pour se défendre contre « ta » révolution.
    Les enchaînés ne te remercient pas.
    Avant, ils avaient encore un petit espoir d’élargir le métal en le tordant.
    À cause de toi, c’est encore plus difficile.
    Désormais, tu as non seulement le Système contre toi, mais tous les enchaînés.
    Et ce drapeau que tu brandis, est-il vraiment le « tien » ?
    Désolé, j’aurais dû t’avertir.
    Le Système se nourrit de l’énergie de ses adversaires.
    Parfois il fabrique leurs drapeaux, puis les leur tend.
    Tu t’es fait piéger !
    Ne t’inquiète pas : tu n’es pas le premier.
    Alors, que faire, se soumettre ?
    Non.
    Tu es ici pour apprendre à vaincre et non pour te résigner.
    Contre le Système il va donc te falloir inventer une autre forme de révolution.
    Je te propose de mettre entre parenthèses une lettre.
    Au lieu de faire la révolution des autres, fais ta (r)évolution personnelle.
    Plutôt que de vouloir que les autres soient parfaits, évolue toi-même.
    Cherche, explore, invente.
    Les inventeurs, voilà les vrais rebelles !
    Ton cerveau est le seul territoire à conquérir.
    Pose ton épée.
    Renonce à tout esprit de violence, de vengeance ou d’envie.
    Au lieu de détruire ce colosse ambulant sur lequel tout le monde s’est déjà cassé les dents, ramasse un peu de terre et bâtis ton propre édifice dans ton coin.
    Invente. Crée. Propose autre chose.
    Même si ça ne ressemble au début qu’à un château de sable, c’est la meilleure manière de t’attaquer à cet adversaire.
    Sois ambitieux.
    Essaie de faire que ton propre système soit meilleur que le Système en place.
    Automatiquement le système ancien sera dépassé.
    C’est parce que personne ne propose autre chose d’intéressant que le Système écrase les gens.
    De nos jours, il y a d’un côté les forces de l’immobilisme qui veulent la continuité, et de l’autre, les forces de la réaction qui, par nostalgie du passé, te proposent de lutter contre l’immobilisme en revenant à des systèmes archaïques.
    Méfie-toi de ces deux impasses.
    Il existe forcément une troisième voie qui consiste à aller de l’avant.
    Invente-la.
    Ne t’attaque pas au Système, démode-le !
    Allez, construis vite.
    Appelle ton symbole et introduis-le dans ton château de sable.
    Mets-y tout ce que tu es : tes couleurs, tes musiques, les images de tes rêves.
    Regarde.
    Non seulement le Système commence à se lézarder.
    Mais c’est lui qui vient examiner ton travail.
    Le Système t’encourage à continuer.
    C’est ça qui est incroyable.
    Le Système n’est pas « méchant », il est dépassé.
    Le Système est conscient de sa propre vétusté.
    Et il attendait depuis longtemps que quelqu’un comme toi ait le courage de proposer autre chose.
    Les enchaînés commencent à discuter entre eux.
    Ils se disent qu’ils peuvent faire de même.
    Soutiens-les.
    Plus il y aura de créations originales, plus le Système ancien devra renoncer à ses prérogatives."


  • "J’ai une femme exceptionnelle". #Carrières des hommes hauts fonctionnaires et arrangements conjugaux

    Très bon boulot qui est à développer au-delà du champs d’étude premier, à savoir sur l’ensemble de la population active.
    J’ai noté le même genre de biais dans les trajectoires professionnels lors de mes études en sciences sociales, donc, dans la population des universitaires.

    Mon directeur de recherche me reprochait de ne pas investir assez de temps dans mon travail. Je lui faisais remarquer que j’avais des contraintes externes indépassables, comme m’occuper des factures, des approvisionnements et de l’entretien de mes affaires et que c’était donc un temps que je ne pouvais consacrer à mon travail, par définition.

    C’est là que mon directeur de recherche a fini par me parler de la femme extraordinaire (eh oui, les mots sont importants !) qu’il avait. Chercheuse de haut niveau, tout comme lui, elle avait laissé tomber sa carrière universitaire pour s’occuper des contingences domestiques. Ainsi, il avait pu avoir une famille nombreuse et une belle carrière... sur le dos de sa femme. Mais ce n’est pas tout. En plus de prendre en charge 100% des petites contraintes physiologiques, d’éloigner les enfants pour qu’ils ne le dérangent pas dans son travail, d’inviter les meilleurs universitaires à leur table (ce qui est un bon booster de carrière, le dîner formalisé à la maison, avec apparat discret et mise en scène de la stabilité familiale), elle trouvait le temps de relire et corriger intégralement les travaux de monsieur le professeur...

    Il a fini par m’avouer que sans elle, il était perdu... mais je ne sais pas s’il a pris conscience de la réalité de ce qu’il lui avait fait... surtout que, comme dans les cas cités dans l’étude, cette femme brillante avait « choisi » de laisser tomber sa carrière pour se mettre à 100% au service de celle de monsieur.

    Plus tard, dans les entreprises privées, j’ai retrouvé systématiquement la même configuration dans les postes de haute direction DG, PDG, DO : des hommes 100% assistés dans le cadre de couples très stables et totalement inégalitaires. Parfois la femme n’avait pas un bagage culturel ou éducatif suffisant pour avoir eu un meilleur choix que la « domesticité », mais la plupart du temps, les hommes à haut poste de responsabilité se retrouvent avec des femmes brillantes et totalement à leur service.

    Et souvent, ils mettent en avant leur vie familiale comme démonstration même de leur réussite, quand bien même, ils n’y interviennent concrètement que de manière financière.

    En gros, cette enquête mérite d’être développée avec des moyens importants !
    http://www.cee-recherche.fr/publications/connaissance-de-lemploi/jai-une-femme-exceptionnelle-carrieres-des-hommes-hauts-fonctionnaires

    Majoritaires au sein de de la Fonction publique d’État (54 %), les #femmes n’étaient en 2011 que 26,5 % des cadres à y occuper des fonctions d’encadrement et de direction. Une inégalité professionnelle qui persiste en dépit du développement de politiques d’égalité. C’est pour mieux en comprendre les mécanismes que la Direction générale de l’administration et de la fonction publique a commandité une recherche qualitative auprès d’agent.e.s de la haute administration.
    Cette enquête montre à quel point, même (ou a fortiori) dans la Haute Fonction publique, la conciliation entre sphères professionnelle et privée reste un problème essentiellement féminin. En effet, l’organisation du #travail y est telle que seuls peuvent se plier aux exigences de leurs postes les cadres dont la conjointe, bien que tout aussi diplômée, assume l’exclusivité des charges familiales et désinvestit la vie professionnelle, devenant « une femme exceptionnelle » au service de la carrière de son conjoint. Ces cadres ne modifient leurs arrangements conjugaux que lorsque leur couple est en danger ou qu’ils éprouvent des déconvenues dans leur carrière. Des constats qui font mesurer le chemin restant à parcourir sur la voie de l’égalité professionnelle.


  • http://www.ted.com/talks/pia_mancini_how_to_upgrade_democracy_for_the_internet_era

    #democratie #democracyOs #piamancini #democratiedirecte

    I have the feeling that we can all agree that we’re moving towards a new model of the state and society. But, we’re absolutely clueless as to what this is or what it should be. It seems like we need to have a conversation about democracy

    0:31 in our day and age. Let’s think about it this way: We are 21st-century citizens, doing our very, very best to interact with 19th century-designed institutions that are based on an information technology of the 15th century. Let’s have a look at some of the characteristics of this system. First of all, it’s designed for an information technology that’s over 500 years old. And the best possible system that could be designed for it is one where the few make daily decisions in the name of the many. And the many get to vote once every couple of years. In the second place, the costs of participating in this system are incredibly high. You either have to have a fair bit of money and influence, or you have to devote your entire life to politics. You have to become a party member and slowly start working up the ranks until maybe, one day, you’ll get to sit at a table where a decision is being made. And last but not least, the language of the system — it’s incredibly cryptic. It’s done for lawyers, by lawyers,

    1:51 and no one else can understand. So, it’s a system where we can choose our authorities, but we are completely left out on how those authorities reach their decisions. So, in a day where a new information technology allows us to participate globally in any conversation, our barriers of information are completely lowered and we can, more than ever before, express our desires and our concerns. Our political system remains the same for the past 200 years and expects us to be contented with being simply passive recipients

    2:37 of a monologue. So, it’s really not surprising that this kind of system is only able to produce two kinds of results: silence or noise. Silence, in terms of citizens not engaging, simply not wanting to participate. There’s this commonplace [idea] that I truly, truly dislike, and it’s this idea that we citizens are naturally apathetic. That we shun commitment. But, can you really blame us for not jumping at the opportunity of going to the middle of the city in the middle of a working day to attend, physically, a public hearing that has no impact whatsoever? Conflict is bound to happen between a system that no longer represents, nor has any dialogue capacity, and citizens that are increasingly used to representing themselves. And, then we find noise: Chile, Argentina, Brazil, Mexico Italy, France, Spain, the United States, they’re all democracies. Their citizens have access to the ballot boxes. But they still feel the need,

    3:56 they need to take to the streets in order to be heard. To me, it seems like the 18th-century slogan that was the basis for the formation of our modern democracies, “No taxation without representation,” can now be updated to “No representation without a conversation.” We want our seat at the table.

    4:26 And rightly so. But in order to be part of this conversation, we need to know what we want to do next, because political action is being able to move from agitation to construction. My generation has been incredibly good at using new networks and technologies to organize protests, protests that were able to successfully impose agendas, roll back extremely pernicious legislation, and even overthrow authoritarian governments. And we should be immensely proud of this. But, we also must admit that we haven’t been good at using those same networks and technologies to successfully articulate an alternative to what we’re seeing and find the consensus and build the alliances that are needed

    5:24 to make it happen. And so the risk that we face is that we can create these huge power vacuums that will very quickly get filled up by de facto powers, like the military or highly motivated and already organized groups

    5:42 that generally lie on the extremes. But our democracy is neither just a matter of voting once every couple of years. But it’s not either the ability to bring millions onto the streets. So the question I’d like to raise here, and I do believe it’s the most important question we need to answer, is this one: If Internet is the new printing press, then what is democracy for the Internet era? What institutions do we want to build

    6:16 for the 21st-century society? I don’t have the answer, just in case. I don’t think anyone does. But I truly believe we can’t afford to ignore this question anymore. So, I’d like to share our experience and what we’ve learned so far and hopefully contribute two cents

    6:36 to this conversation. Two years ago, with a group of friends from Argentina, we started thinking, “how can we get our representatives, our elected representatives, to represent us?” Marshall McLuhan once said that politics is solving today’s problems with yesterday’s tools. So the question that motivated us was, can we try and solve some of today’s problems with the tools that we use every single day of our lives? Our first approach was to design and develop a piece of software called DemocracyOS. DemocracyOS is an open-source web application that is designed to become a bridge between citizens and their elected representatives

    7:27 to make it easier for us to participate from our everyday lives. So first of all, you can get informed so every new project that gets introduced in Congress gets immediately translated and explained in plain language on this platform. But we all know that social change is not going to come from just knowing more information, but from doing something with it. So better access to information should lead to a conversation about what we’re going to do next, and DemocracyOS allows for that. Because we believe that democracy is not just a matter of stacking up preferences, one on top of each other, but that our healthy and robust public debate

    8:14 should be, once again, one of its fundamental values. So DemocracyOS is about persuading and being persuaded. It’s about reaching a consensus as much as finding a proper way of channeling our disagreement. And finally, you can vote how you would like your elected representative to vote. And if you do not feel comfortable voting on a certain issue, you can always delegate your vote to someone else, allowing

    8:44 for a dynamic and emerging social leadership. It suddenly became very easy for us to simply compare these results with how our representatives were voting in Congress. But, it also became very evident that technology was not going to do the trick. What we needed to do to was to find actors that were able to grab this distributed knowledge in society and use it to make better and more fair decisions. So we reached out to traditional political parties and we offered them DemocracyOS. We said, “Look, here you have a platform that you can use to build a two-way conversation with your constituencies.” And yes, we failed. We failed big time. We were sent to play outside like little kids. Amongst other things, we were called naive. And I must be honest: I think, in hindsight, we were. Because the challenges that we face, they’re not technological, they’re cultural. Political parties were never willing to change the way they make their decisions. So it suddenly became a bit obvious that if we wanted to move forward with this idea,

    10:04 we needed to do it ourselves. And so we took quite a leap of faith, and in August last year, we founded our own political party, El Partido de la Red, or the Net Party, in the city of Buenos Aires. And taking an even bigger leap of faith, we ran for elections in October last year with this idea: if we want a seat in Congress, our candidate, our representatives were always going to vote according to what citizens decided on DemocracyOS. Every single project that got introduced in Congress, we were going vote according to what citizens decided on an online platform. It was our way of hacking the political system. We understood that if we wanted to become part of the conversation, to have a seat at the table, we needed to become valid stakeholders,

    11:02 and the only way of doing it is to play by the system rules. But we were hacking it in the sense that we were radically changing the way a political party makes its decisions. For the first time, we were making our decisions together with those who we were

    11:21 affecting directly by those decisions. It was a very, very bold move for a two-month-old party in the city of Buenos Aires. But it got attention. We got 22,000 votes, that’s 1.2 percent of the votes, and we came in second for the local options. So, even if that wasn’t enough to win a seat in Congress, it was enough for us to become part of the conversation, to the extent that next month, Congress, as an institution, is launching for the first time in Argentina’s history, a DemocracyOS to discuss, with the citizens, three pieces of legislation: two on urban transportation and

    12:07 one on the use of public space. Of course, our elected representatives are not saying, “Yes, we’re going to vote according to what citizens decide,” but they’re willing to try. They’re willing to open up a new space for citizen engagement and hopefully

    12:25 they’ll be willing to listen as well. Our political system can be transformed, and not by subverting it, by destroying it, but by rewiring it with the tools that

    12:40 Internet affords us now. But a real challenge is to find, to design to create, to empower those connectors that are able to innovate, to transform noise and silence into signal and finally bring our democracies

    12:59 to the 21st century. I’m not saying it’s easy. But in our experience, we actually stand a chance of making it work. And in my heart, it’s most definitely worth trying. Thank you.



  • Sans la connaître au moment de sa rédaction, ma pensée s’est trouvée à rejoindre celle d’une éminente philosophe française, Simone Weil (1909-1943), considérée par Albert Camus comme « le plus grand esprit de notre temps. » Au début des années 1940, Simone Weil rédigeait en effet une « Note sur la suppression générale des partis politiques ». Elle y affirmait, entre autres, que « la première fin et, en dernière analyse, l’unique fin de tout parti politique est sa propre croissance, et cela sans aucune limite. » Encore : « Les partis sont des organismes publiquement, officiellement constitués de manière à tuer dans les âmes le sens de la vérité et de la justice. »

    Simone Weil milita elle-même dans un parti politique français. Éprise de justice sociale, elle s’aperçut vite que tous les partis politiques, bien loin de la réaliser, ne luttaient en somme que pour leur propre pouvoir. Dans la pensée de Simone Weil, combattre pour la vérité et la justice ne peut se faire que par des esprits libres. Non assujettis à l’idéologie commune d’un parti, ils deviennent capables de la transcender, pour le triomphe des valeurs universelles : le vrai, le bien, le juste, auxquelles une société démocratique doit adhérer.

    http://globaliznow.com/2014/12/06/la-fin-des-partis-politiques-bientot-en-france

    #democratie #findespartispolitiques #simoneweil #philosophiepolitique


  • Les publicitaires français veulent empêcher l’usage de AdBlock Plus.
    Déjà qu’on paye la publicité plusieurs fois (a minima en achetant le produit) faudrait qu’en plus elle continue a nous être imposé.
    Je ne sais pas ce qu’il se passera si jamais il gagne leur procès, mais j’espère qu’on pourra toujours utiliser AdBlock en le téléchargeant d’un site dans une autre langue.

    http://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/0203983694287-les-editeurs-francais-prets-a-poursuivre-en-justice-les-bloqu


  • Violences à l’encontre des femmes en Syrie (1/5)
    http://syrie.blog.lemonde.fr/2014/12/06/violences-a-lencontre-des-femmes-en-syrie-15

    A l’occasion de la journée internationale de l’ONU pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, une conférence spéciale sur les violences à l’encontre des femmes en Syrie devait avoir se tenir à Genève, le 25 novembre. Elle devait dénoncer les violences subies par les femmes syriennes de la part du régime Assad et de l’Etat Islamique (Daesh). Les intervenants prévus étaient Noura al-Ameer, vice-présidente de la coalition nationale syrienne et responsable du dossier des droits humains, Tarek Kurdi juriste syrien en droit international et trois anciennes détenues : Alaa, Kinda et Eman. Seule la première a été autorisée à se rendre à Genève. Alaa a été retenue à l’aéroport d’Istanbul. Les trois autres intervenants n’ont pu obtenir de visa. La conférence à l’ONU a donc dû être annulée. Pour sa part, FemmeS pour la Démocratie (FSD) a maintenu la conférence publique organisée le même soir en présence de Noura Al-Ameer, avec le soutien d’Amnesty International - Groupe Uni Genève, du Mouvement pour le Socialisme (MPS) et du site alencontre.org, SolidaritéS Genève.

    [...]Comme toutes les dictatures, dont la créativité se manifeste surtout dans la mise en oeuvre de nouvelles méthodes de répression des populations, le régime Assad a décidé de châtier les Syriens en utilisant la femme comme moyen de dissuasion et de punition collective. On a vu dès ce moment les services secrets et les milices pro-Assad perpétrer leurs crimes à l’encontre des femmes syriennes. Le premier cas documenté d’enlèvement, de torture et de viol a eu lieu le 13 mai 2011, moins de deux mois après le début de la révolution.[...]


  • « Si Internet n’est nullement à l’origine des révoltes populaires, il est néanmoins leur instrument le plus amplificateur aujourd’hui. Révolution culturelle ? Révolution numérique ? On s’entendra au moins sur l’item commun. » Cynthia Fleury.

    http://www.humanite.fr/le-numerique-du-doigt-et-du-nombre-559408#sthash.rz797bXt.ZOHi5PzF.dpbs

    L’article s’appelle : « du doigt et du nombre ». Incroyable @monolecte, non ?

    #numerique #revolutions #opensource


  • Last minute / Les copains de Sherpa ont besoin de nos sous pour envoyer des enquêteurs faire toute la lumière sur la responsabilité (niée) d’Auchan dans l’effondrement du Rana Paza (1138 victimes) et nourrir la plainte déposée au Parquet de Lille.
    http://citizencase.org/projet/rana-plaza
    #neverforgetranaplaza
    Au passage, la nouvelle plateforme Citizencase.org pour financer les attaques juridiques de la société civile VS les multinationales dans les dommages sociaux et environnementaux.
    #multinationales



  • “Il y en a marre des politiques affligeantes menés par de vieux bouffons.”

    « Nous parlons de tout et de n’importe quoi. Des troubles liés à la ménopause aux problèmes de pipi au lit des enfants, en passant par les conflits territoriaux [que le Japon connaît avec la Chine, la Corée et la Russie]. Nous allons même jusqu’à évoquer la situation en Afghanistan. La vie quotidienne est indissociable de la politique. Ce qui est bien chez nous, c’est que, contrairement aux hommes qui ne se soucient que des rapports hiérarchiques, on est unies, on échange des idées d’égale à égale. Même lorsque nous ne sommes pas d’accord, le respect mutuel nous permet toujours d’arriver à un certain consensus. »

    « C’est pour ça qu’il ne faut pas que le mouvement soit uniquement réservé aux femmes de l’élite, comme les médecins ou les professeurs. Le mélange des classes sociales va permettre à celles-ci d’apprendre à s’exprimer avec des mots simples, comme les femmes ordinaires. Et, pour les autres qui ne sont pas habituées à débattre, ça sera l’occasion de s’y entraîner. »

    http://www.courrierinternational.com/article/2012/12/17/femmes-nous-unir-contre-les-vieux-bouffons

    #femmes #obachan #histoire #prendrenotreplace #democratie #politique #japon #mouvementdefemmes #inspiration

    • Que pensez-vous de la politique d’aujourd’hui ?
      La politique d’aujourd’hui est une politique de vieux schnocks, faite par de vieux schnocks pour de vieux schnocks. Vous vous rendez compte ? Au classement des inégalités entre les hommes et les femmes – établi par le Forum économique mondial selon quatre critères : l’éducation, la santé, l’insertion dans la vie économique et politique –, le Japon est classé cette année 101e sur 135. Si l’on prend uniquement en compte l’insertion politique, le Japon sombre à la 110e place. Il y a de quoi faire retourner dans sa tombe la féministe Fusae Ichikawa, qui s’est battue pour l’obtention du droit de vote des femmes !

      Sinon les Obachan d’Osaka dont elle parle, semblent s’habiller de léopard !

      Il est vrai que les traits caractéristiques des obachan d’Osaka sont les vêtements léopard et les friandises qu’elles offrent à tout bout de champ aux coins des rues. Mais elles sont par-dessus tout des femmes bienveillantes qui savent rire d’elles-mêmes sans jamais offenser autrui, ce qui est l’une de leurs plus grandes qualités.

      http://www.answers.com/Q/What_does_the_word_obachan_mean

      ’Oba-chan,’ (also could be called ’Oba-san’) means aunt in Japanese, this is used when refering to someone else’s aunt, or your own aunt in a polite manner. Though this is rather used, because it also mean ’middle aged woman,’ and can be taken offensively for that reason.

      I noticed several people said it means grandmother. This is incorrect, they got it confused with ’Obaa-chan,’ or ’Obaa-san,’ which is the formal way to refer to your grandmother or when speaking about someone else’s grandmother. It also means ’female senior citizen,’ though is not taken offensivley, like ’Oba-chan,’ is.


  • VI.

    La Loi doit être l’expression de la volonté générale ; toutes les Citoyennes et Citoyens doivent concourir personnellement ou par leurs représentants, à sa formation ; elle doit être la même pour tous : toutes les Citoyennes et tous les Citoyens, étant égaux à ses yeux, doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités, & sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents.

    http://fr.wikisource.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_la_femme_et_de_la_citoyenne

    #femmes #olympedegouges #histoire #prendrenotreplace #democratie #politique #inspiration


  • Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous.

    http://fr.wikisource.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_la_femme_et_de_la_citoyenne

    #femmes #olympedegouges #histoire #prendrenotreplace #democratie #politique #inspiration